Le devoir, 9 janvier 1913, jeudi 9 janvier 1913
VOLUME IV—No.6 MONTREAL, JEUDI 9 JANVIER.1913 UN SCU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne ï CANADA BT ETATS-UNIS .$3.00 ÜNION POSTALE .$6.00 Edition Hebdomadaire : mm m CANADA.$1.00 M ETATS-UNIS .$1.50 Jü M ÜNION POSTALE .***,.$2.00 Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et Administration j 71 a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONE: ADMINISTRAI Mai» 7461 REDACTION : N Téléphone Main 7722 Û 1913 Téléphone Main 8437 MEILLEURE QUE JAHAIS LIMOUSINE  7 PLACÜS TOkFLOO A 4 PLACES v.ROUTIERE A 2 PLACES 6| Allez voir notre Exposition à la Salle ^Exercices Militaires, rue Craig.Plus de pouvoir Plus d’Empattement Un plus grand luxe Des centaines de propriétaires satisfaits de la “Cadillac” 1912 prouvent la valeur de cette automobile.NOTRE “CADILLAC” 1913 Eli MEILLEURE Le démarreur automatique Delco de la Cadillac 1912 est reconnu maintenant comme le plus effectif.Notre modèle de 1913 a un système Delco perfectionné, et est de ce fait en avance d’une année sur toutes les autres autos.i [jlMilijtt COUPE A 4 PLACES PHAETON A 4 PLACES AUTO A 7 PLACES AUTO DE TOURISME A 5 PLACES ur atteindre le but qu’ils se sont proposé.Vendredi soir dernier, la salle du Gymnase de l’Association était trop petite pour contenir tous les amateurs qui s’y étaient donné rendez-vous pour assister à la séance de lutte et de boxe hebdomadaire Le programme de cette séance avait été préparé avec soin et intéressa grandement tous les spectateurs.Cette séance fut certainement celle qui a remporté le plus de succès de toutes celles organisées par le comité de lutte et boxe ; en voici le program me avec les résultats : lo—Lutte : Richer vs Loftus, lutte courte mais rapide et très intéres santé ; 1ère période, nulle ; 2ème, en faveur de Richer ; 3e, en faveur de Loftus.2o—Démonstrations et exercices de “Punching Bag’’ par J.Elio.3o—Lutte : Bernard vs Guyot.Ces deux lutteurs firent du beau travail ct furent souvent applaudis.1ère période en faveur de Bernard ; 2e, en faveur de Guyot ; 3e, en faveur de Guyc.t.4o—Exhibition de boxe : Paullet vs Langevin, tout à l’avantage de Paullet qui se montra très supérieur à Langevin Ho—Exhibition de boxe : Delasge vs Elie.6o—Exhibition tie boxe : Devcadlt vs Lapointe.MM.R.Contant et.A.L.Parent firent les frais de la musique.Pour vendredi prochain, on nous annonce une séance qui sera encore plus intéressante.Que tous les membres sc fassent un devoir d’être présents, c’est le plus beau remerciement qu’ils peuvent donner au président du Comité de lutte et boxe, M.A.Sauriol, qui mérite beaucoup de félicitations pour son beau travail.Le comité de hockey fait du beau et bon travail.La première équipe de l’Association est maintenant formée et prête à se mesurer avec n’importe quel club amateur de la province.L’Association de la Casquette ne compte dans cos rangs et sur ses équipes que des amateurs véritables n’ayant aucune relation avec les amateurs (?) “ semi-profession- nels", retirant un salaire souvent assez élevé et leur interdisant à jamais de se servir du n(*n d’amateurs.Dans le but de défendre les droits de l’amateurisme les équipes de la Casquette ne se mesureront qu’avec des clubs strictement "amateurs”.La seconde équipe de hockey de l’Association sera farmée d’ici deux ou trois jours, et sera prête, elle aussi à rencontrer tout club amateur de la province.Toutes les informations au sujet du hockey seront fournies par le gérant du hockey, Ph.Baribeau, qui est au local de la Casquette tous les soirs.Tél.Saint-Louis 5169.Pour les amateurs h’Art dramatique il nous plaît d’annoncer que M.J.Cadieux.autrefois de l’Association Dramatique a maintenant joint les rangs de la Casquette et qu’il y exercera là ses talents d’artiste dramatique.La construction du nouveau local de l’Association de la Casquette touche à sa fin et l’inauguration do c* splendide édifice se fera dans les premiers jours de février.Ce sera certainement ce que nos jeunes canadiens français ont possédé de mieux jusqu’à présent.Dimanche prochain aura Heu à Saint-Vincent de Paul le fameux dîner d'habitant attendu depuis longtemps.On se propose de s’y amuser ferme et nous souhaitons bien que nos amis de la Casquette s’y amusent comme ils l’ont toujours fait partout.Le Collège d'Ottawa est déclassé par le New-Edinburgh fl ROIS MILLE PERSONNES ONT; ASSISTE A CETTE JOUTE DANS LA ( APITA LE.- LES COLLE Cl ENS ONT ETE ECRASES PAR LEURS ADVERSAIRES.Ottawa, 9.— l.cs New-Edinburgh out défait le Collège d’Ottawa dans une partie de hockey de i’Interprovinciale jouée, hier soir, à l'Arena divant S.immi personnes.Le score fut de IJ à 1.club du Collège était affaibli par l’absence de Chart rand.Convocations LE MONTAGNARD l ne assemblée générale des membres du club de raquetteurs Le Montagnard aura lieu vendredi soir à ses salles, H9 rue Berri.Par ordre, H.PINET, Prés.TRICOLORE DE MAISONNEUVE.Grande assemblée de tous les membres, ce spir, à la salle du club, 421 Lasalle, pour affaires tràs importantes.Avis d’être présents à sept heures précises.Par ordre, LE COMITE, Sec.de la Raquette.Toronto, 9.—Les Ottawa ont éprouvé un échec très inattendu, hier soir, à 1 Arena.Ceux-là même qu’ils s’étaient plu à ridiculiser les ont défaits par un score de lai.Ea défense des Tecum-seh réduisit toutes les attaques des Ottawa à néant.Les frères McNamara et sur la tête de Donald Smith, mais I ;’s*lcllolson se distinguèrent.Arthur comme les arbitres sont occupés ail- P, hro,ops ,fut.io’U'iir le plus brillant leurs, le coupable reste impuni.i ‘ ,“'nx équipes.Art.Ross veut à tout prix éviter ¦ n.période vit surtout du la défaite et fait une de ses courses ' n'1 '‘idividueî par Throops et La U*, favorites mais Laviolette intercepte1 owar< ,‘'Nan'lira JO_ua tellement du et envoie la rondelle dans le camp .M Wngons.Bnriun et waecns-ialon.^ J BUREAUX DES BILLETS : 14t 14.1 run finlnl .Inrniinn.Têl.Mnin SI 011 RH ms Place Vigor et Windsor VOL.IV.\0.f).CE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI, y JANVIER 1913 7 «g* ¦ [Notre Page Féminine r Lettre de Fadette L’autre Amour 20Ï D’ESCOMPTE SUR TOUTES NOS MARCHANDISES VAISSELLE, VERRERIE, COUTELLERIE ETC.Durant tout le Mois de Janvier Le diable, dit un proverbe, sc charge de trouver du travail pour , veux qui n’en ont pas.” Et naturellement, il les fait travailler pour son \ 'oinptel El savez-vous, jeunes filles paresseuses, comment il vous fait Ira- ; raille- pour lui?En vous dégoûtant de toute occupation utile, et en 'réuni, pour vous amuser, des chimères dont il encombre votre cervelle in point de forcer la Raison d’en sortir, car elle déteste les cohues.Puis il inspire à votre imagination de donner de la vie à ces chimères, il vous pousse à habiter familièrement avec elles.vous rêvez, \ vous vous complaisez dans la rêverie, et vous vous éloignez avec une i répugnance grandissante de ce qui est réel et sensé.Il est une rêverie ailée que la raison surveille: elle tend ci planer | 'omme les grands oiseaux qui ne volent bien qu'en s'élevant dans les , tirs.Ce n’est pas ce rêve que je condamne: loin de dériver de la pa-\ resse, il est une effervescence de vie, l’épanouissement de ce qui est i plus délicat et plus idéal en vous.Le rêve que je redoute pour vous, c’est la pensée qui flotte au ha- j sard des images émanant du fond d’ennui et d'égoisme, qui se depose dans les âmes engourdies comme la vase dans les eaux dormantes.Ce rêve, bijou du diable, ouvre la porte à tontes les extravagances sentimen- \ tides, à la hantise de tontes les possibilités qui embuent l’êinie d’une va-near malsaine.Que de pauvres petites fîmes ont commencé leur démoralisation par Ve rêve troublant qui les habituait insensiblement d’abord aux conccs-iiinns dangereuses puis aux capitulations irrémédiables! Je redoute plus les rêveries habituelles dans lesquelles vivent avec complaisance les jeunes filles qui n’ont rien à faire, que la lecture d’un livre franchement mauvais.Cette lecture peut soulever une généreuse indignation : le jugement veuf clairement démêler le vrai du faux, la conscience demeure droite, oour condamner le mal, mais dans la rêverie, le jugement s’émousse, la 'onscience s’aveugle, la volonté s’émiette, pendant que l’imagination éamuse à brouiller, entortiller, déguiser cl fausser tout ce tin'clle louche.Quand l’esprit aveuglé et la volonté affaiblie ne protestent plus -outre les folies romanesques, s'arrêtent même avec complaisance aux erreurs coupables, la pauvre petite rêveuse est prête pour les plus tristes aventures.Rendant le rêve, la volonté du rêveur ne s'oppose à rien, et elle se content'' de s niir vaguement qu’elle saurait sc rettaisir dans la realite.C'est une illusion! La volonté s’affaiblit dans l'inaction comme l'ins-’incl grandit dans l'exercice, et quand, dans ta vie réelle, il faudra de la •lairvogance, de l’c ergie, de la conscience, tout cela aura sombre dans 'habitude de rêver, de laisser faire, de ne s’opposer à rien.Enfin la rêverie gâte le coeur lui-même qui vaut surtout par la dé-icalesse el le désintéressement.Mais pour s'occuper des autres, il faut être attentif, et la rêverie supprime l'attention comme elle dissout la volonté.Elle ramène lout ci soi, éi ses désirs, à ses ambitions, et pour le plus grand repos de la rêveuse, elle ferme les yeux sur foui ce qui la forcerait à s'occuper des autres surtout pour les consoler ou les aider.Voilà du bien sérieux, penî-être?Mais qui sait si des jeunes rêveuses n'g trouveront pas des motifs de se défier de leur passe-temps favo- FADETTE.A une jeune fille Via chère enfant, Il y a plusieurs noms pour ciuali-Tier les femmes dont tu me parles, ce sont tantôt, et même successivement parfois, des “endormies”, des “indécises” et des “désabusées.'' Les endormies sont celles qui, par ignorance de leur devoir, par paresse ou par lâcheté, ne veulent pas agir.Boit inconsciemment soit par ïfforts répétés, elles se sont fait un “tat d’âme de commande qui sied à leur nature apathique et comme inapte à se laisser entamer par les impressions extérieures.Ce n’est pas la pleine léthargie où '.oute sensation s’efface tant l’orga-ilsme est devenu impuissant à se mouvoir sous le choc d’un éhranle-nent quelque fort soit-il ; mais une sorte de coma qui leur permet tout 4 îa fois de voir et d’entendre ce q.fii se fait autour d’elles et de demeurer inertes, affadies, dans une prostration apparente infiniment commode et agréable.Il fait si bon voir les autres se demener quand on se repose soi-même ! Les endormies doivent faire partie de ces “tièdes que Dieu vomit de sa Bouché ” parce que ne se donnant pas le plaisir pervers d’être nuisibles.ils ne s’appliquent pas â être utiles.“L’état de maladie est peut-être bon en ce qu’il sort de l’orniêre la manière de sentir,” disait Bayle.Que si la .ioic ne suffit pas â réveiller ces endormies, mieux leur vaudrait d’être visitées par la douleur, peut-être alors comprendraient-elles que l'inaction est le débilitant par excellence, et qu’il est préférable pour l'esprit et le coeur, d’aller au-delà de sas forces que de demeurer en deçà, Jo dis peut-être.Et il arrive, en îffet, que la douleur ne.parvient pas à pousser certains êtres à s’évader d'eux mêmes, ne fftt-ce què pour sa sentir souffrir.Ces êtres rentrent alors dans la catégorie des incurables qui.une fois pour toutes, ont fuit alliance avec les soporifiques, lesquels les laissent ployfs dans une hébétude béate et ne gardent même plus le désir de guérir.Il en est d’autres, moins simplistes qui, tout en voyant clairement le bien à faire, ne savent pas prendre sur elles pour t’accomplir : ce sont les “indécises”.Celles-ci ne pêchent point par manque d’ampleur ou volonté mauvaise ; seulement cette volonté n'est pas assez forte pour vaincre la tendance au farniente ; par dessus tout, elles ne développent pas suffisamment en elles l’esprit d’initiative qui pouvait faire d’elle des ciiefs alors qu’elles ne restent que des troupiers vulgaires.Certes, elles se rendent très bien compte de l’influence salvatrice qu’elles pourraient exercer autour d’elles, mais leur indolence naturelle les prédispose à suivre l’impulsion d’autrui.Le seul mot d’apostolat les fait vibrer autant que d’autres elles voudraient se montrer au dehors ce qu’elles sont au dedans : pieuses, compatissantes, serviables, laborieuses et bonnes ; mais que l’occasion se présente de porter haut le drapeau de leur foi, de s’attrister avec quelqu’un qui souffre, d’apaiser une inquiétude, de faire oeuvre utile à la société, d’oublier une injure ou un malentendu, elles la laissent échapper par manque de spontanéité dans l’action : il leur taut le loisir nécessaire pour raisonner le moindre, do leurs actes.Et elles liassent dans le monde avec de gros soupirs au bord de leurs lèvres en voyant s’éloigner chaque jour davantage l’instant où il leur sera donné de montrer l’envers de leur âme qui reste pure, ouverte, patiente et douce, mais qui ne sait pas être opportunément active.Bien souvent elles tressaillent de regret en considérant la vaillance des autres qui ne les valent pas toujours et qui, pourtant, remportent de plus grandes victoires sur le mal ; quant à elles, elles se contentent de l’acceptation ou plutôt de l’adaptation aux r'rconstances qui les laissent danr l’ombre, de mettre à la tête d’une oeuvre, en fonder de nouvelles, elles le voudraient bien, seulement.elles n’osant pas, ce qui encore est de la lâcheté sous le couvert d'une humilité, trompeuse, en tout cas, d'une timidité par trop craintive.De là une lutte perpétuelle entre leur désir d’être secourables à quiconque aurait besoin d’elles et la Comme on condamne une porte Que nul pas ne doit franchir, Voulant enfin l’affranchir Des maux que l’amour apporte, De mon coeur souffrant et las J’avais condamné l’entrée Murmurant, l’âme assurée: Pour toujours, on n’enlre pas! Longtemps, bien longtemps, personne Chez mon coeur seul ne frappa; Et l’ennui l’enveloppa De son long glas qui résonne.Triste comme un ciel d’hiver, Jamais, meme aux jours d’alarmes.Aux nuits d’effrois et de larmes, Mon coeur n’avait tant souffert! Enfin passant, une femme, Voyant ce coeur refermé.Eut un sourire charmé.Moqueur, mais tout chargé d’âme.Comme chez elle, elle entra, Entra malgré la défense El la gaieté de l'enfance Chez mon coeur soudain vibra.Du mal qu’un amour nous cause En antre amour nous guérit : La nuit qui souffrants nous prit, D'une autre nuit nous repose.Chez mon coeur d’où sont exclus Xoir souci, peine méchante.Une voix joyeuse chante: Pour toujours, on n’en sort plus! Albert LOZEAU.H A nos quatre Magasins 14-86 Rue Saint-Pierre 327 Boulevard Saint-Laurent 533 Rue Sainte-Catherine-Est.1827 Rue Sainte-Catherine-Est.peur d’agir, de se placer au premier plan.Et ces hésitations constantes sont des semeuses de souffrances dont elles jouissent avec une âpre volupté ; il ne leur déplaît point de poser pour les méconnues, les incomprises.Les indécises ne sont que des renchéries devant la vie, ce ne sont pas de vrais apôtres.Et c’est sans doute grâce à elles qu’on a pu appeler notre temps : le siècle de la “Mêdiacratie”, car, enfin, plus qu’à aucune autre époque, il faudrait pour guider les foules vers des cimes élevées, des cerveaux assez puissants pour comprendre le mal dont elles se meurent, des cœurs assez généreux pour le vaincre après s’être domptés eux-mêmes.Je suis bien de l’avis de Joubert: “Il y a des défauts dont nous ne pouvons tirer d’autres parti que de nous en fame une vertu par la patience et par notre soumission à les avoir,” tels, par exemple, un jugement faussé dès sa première formation, ou encore une inaptitude absolue à agir ; mais dès l’instant qu’on éprouve le besoin d’agir et que l’on a en soi le pouvoir de le faire dans l’intérêt d’autrui, pourquoi ne pas y céder dans toute la mesure du dévouement que Dieu fit naître en nous ?Moins que personne, ma petite, je ne saurais te ranger parmi les endormies, même parmi les indécises : tu as su comprendre ta tâche familiale et sociale, et j'ai été témoin de tes efforts primesautiers pour la remplir; mais peut-être l’heure' sonnerait-elle, si tu n’y prenais garde, où tu grossirais le nombre des “désabusées”.Celles-là aussi ont senti le bien à faire, toutefois elles sont retombées dans l'inaction non point tant pat veuterie que par découragement et par pessimisme outrancier.Parce qu’elles étaient droites et généreuses, jadis, elles se lancèrent dans la mêlée avec la belle furia des Françaises pour qui l’apostolat est comme une des raisons de vivre ; puis les déceptions sont venues qui les ont ténues meurtries et pantelantes devant leur tâche inachevée ; et cette tâche elles se croient désormais impuissantes à la terminer tant elles ont perdu con- ne pas trahir son devoir faute de courage.Sans le devoir, la vie est molle, désossée ; elle ne peut plus se tenir”, écrivait naguère Joubert.Or, pour remplir tout son devoir, l’espoir est nécessaire.L’espoir est le grand levier des êtres humains, tout particulièrement des jeunes.Si fort qu’on soit, on en a besoin, crois-moi.Où voudrais-tu atteindre sans ce levier ?______ Pas bien haut, ma pauvre petite, car | qu’elles ont sûreté admirables, qui s'explique par l’intérêt continuel qu'elle a à observer les hommes et ses rivales.”—“Les hommes et ses rivales.”—“Les hommes, dit de même Rousseau, philosophent mieux que la femme sur le cœur humain, mais elle lira mieux qu’eux dans le cœur des hommes.La femme observe et les hommes raisonnent.” Elle semblé avoir dos “lumières naturelles” qui nous manquent.Aussi arrive-t-elle souvent au but quand l’homme calcule encore les distances ; et le terrain qu’il sillonne avec effort, elle le parcourt avec une étonnante légèreté.Mais il faut prendre garde que c'est ordinairement du cœur que lui vient cette heureuse faculté d’intuition.Je ne sais si le poète croyait aussi bien dire qu’il a fait ; en écrivant cette malice : “Comment l’esprit vient aux filles”.“Le senti-! ment peut tout faire entrer dans l’esprit d’une femme”, dit Paul Bourget; vérité profonde que l’on peut prendre dans le sens que l’on voudra, car elle est vraie dans tous les sens.Nous l’avons déjà dit que le cœur donne de l’esprit.Il donne tous les genres d’esprit plus ou moins ; car “il a ses raisons”, il a “sa logique" qui pour être moins froide que l’autre et moins critique, n’en est que plus admirable quelquefois.C’est dans le cœur dit Lamartine, que Dieu a placé le génie des femmes.11 fait leur éloquence souvent, il fait leur jugement si vil et si clairvoyant, tout spécialement dans les choses de l’âme.Voilà pourquoi, dans la pratique, ou a tant d'occasions de constater que “tous les raisonnements des hommes ne valent pas un sentiment des femmes.” Rousseau remarque, et nous avons vu déjà, qu’elles ont “le jugement plus tôt formé que les hommes." Elles l'ont aussi plus rapide le plus souvent, et non pas toujours moins sûr, même quand elles ne savent pas ou ne veulent pas en analyser les raisons.Et elles en relèvent la valeur encore par le bonheur de l’expressi m.Presque toutes les femmes parlent bien, aussi bien ou mieux que les hommes à égale culture, et pour ce à dire.Elles discutent LE MODE DU PAIEMENT DE LA GLACE "CRYSTAL PURE” Au lieu de payer la glace *‘Crystal Pure” au mois ou à la saison, vous payez, sur livraison, la quantité qu’il vous faut.Toute personne prenant cette glace est pourvue d’un livret à coupons.Quand vient la glace, vous échangez un coupon ou plus, selon la quantité livrée; et le paiement du livret-coupon ne se fait que lorsque tous les coupons ont été employés.Le prix de la glace ‘‘Crystal Pure” est de 45c par 100 livres, ou tout au plus 56c par 100 livres.Si vous considérez qu’en moyenne, une maison dépense 10 livres de glace par jour, vous voyez aisément quelle épargne vous faites en prenant la glace ‘‘Crystal Pure”.POUR PLUS DE DETAILS, TELEPHONEZ A MAIN 8283 ICE CO.LTD 132 Edifice du Board of Trade, 1 Montréal.il moins serré, elles convainquent au-1 moins, mais elles persuadent nÿeux.pour monter plus haut que soi, faut qu’une force nous emporte dessus des infirmités de notre nature.| Foutenellr- résume tout cela dans' cet-Au lieu donc d’écouter les conseils j te phrase aimable et malicieuse : déprimants de telle ou telle “désabu-‘ “Pour les recherches laborieuses, sée” de ton entourage, va de l'avant pour la solidité du raisonnement, avec toujours plus de vaillance et pour la profondeur, il ne faut que des d’espoir dans le cœur.Souffrir, soit; mourir, soit ; mais comme le dit Sully Prudbomme : "S’allonger dans la tombe après avoir lutté.” C'est aussi ce que pense un jeune poète, René Fraudet alors que dans ses 'Tierres de lune”, il célèbre Notre-Dame d’Energie : “Regarder-bien la vie en face est nécessaire.L’œil inspiré, le front hautain ; Soyez fils de l’audace allez d’un cœur sincère A l’assaut de vos destins.B.BOUTOUX.L’intelligence féminine C’est une intelligence essentiellement “primesautière”, c’est-à-dire tout intuitive, qui va droit à son objet, sans effort et sans méthode.“On ne nous apprend rien, nous devinons tout, a dit l'une d'elles : formule deux fois bonne, car l’intelligence des femmes est, en effet, une sorte de divination, et peut-être est-ce justement parce qu’on ne leur apprenait rien, c’est-à-dire par suite de manque de culture expresse, que s’est affinée hommes.Pour une élégance naïve, pour line simplicité fine et piquante, pour le sentiment délicat des convenances, pour une certaine fleur d’esprit, il faut.des hommes polis par le commerce des femmes.” Pourquoi ne dit-il pas des femmes tout simplement ?Il insinue par là, sans aucun doute, que la femme, ce qui est vrai, a les défauts de ses qualités à un point qui trop souvent les gâte.Pour peu, on effet, qu'elle passe la mesure, et qu’elle abonde trop dans son propre sens, vous rencontrez des défauts graves pour rançon de ses admirables qualités.Ce sent les ombres du tableau, je les indiquerai rapidement.Henri MARION.(A suivre) DE L’ARGENT POUR TOUS! OPERATION DE PRET COOPERATIF Inscrivez-vous immédiatement pour avoir droit à UTS EMPRUNT PE 81,000 REMBOURSABLE 4$5.00 PAR MOIS PENDANT 20 ANS (Intérêt et capital compris) ' PROSPECTUS adressé franco sur demande.“ LA CAISSE HYPOTHECAIRE, LIMITEE, CHAMBRE 307 - N.B.- 103 RUE ST FliANCOIS-XAVim AGENTS DEMANDES Le Comptoir Mobilier Franco-Canadien 117-119 RUE CRAIG OUEST Fait des avances d’argent sur tous objets ou effets ayant une valeur commerciale et déposés à ses Bureaux.Nos Recettes fiance en elles-mêmes et désespèrent ’ ainsi on elle l’intelligence instinctive, d® ,!i vie- j Mais il se peut très bien aussi que ce Que d'autres sc dépensent à leur ; là surtout l’effet d'une souplesse tour, disent-elles, pour nous, nous ! ®t d’une agilité d’esprit aussi natu-avons assez fait, puisque nous nous relies aux femmes que leur constitu-sommes usées sans aboutir.Et leur tl°u organique.Elles sont faites pour influence est néfaste comme le souffle pénétrer les sentiments les plus se-délêtère qui s’exhale des poumons crets du coeur, pour saisir les plus d’un phtisique agonisant.Quelques fugitifs, pour les deviner à un geste, consolations, beaucoup de contre- à un changement de visage.“La temps, c’est ça la vie “ouvrière” ; me a une sagaciiê, dit Cabanis POTAGE PUREE A LA BRETONNE Détail.— 1 1b.ou 2 tasses 1-4 de fèves blanches, 4 pintes d’eau froide, 2 tasses de lait, 1 cuil.à soup de sel, 1 oignon piqué de 2 clous de girofle, 1 petite carotte, 1 feuille de laurier, 2 cuil.à soupe de beurre, 1 cuil.à soupe de sucre, 1 jaune d’œuf quelques cuil.à soup de crème, poivre, croutons.Faire tremper les fèves la veille au soir dans un peu d’eau légèrement salée.Les mettre à l’eau froide, ajouter les légumes et les assaisonnements.Lorsque l’eau est bouillante, laisser cuire 3 à 4 heures, passer les fèves au tamis, remettre la purée dans la casserole, ajouter le lait eu la crème, assaisonner.Donner une minute d’ébullition.au moment de servir, lier le potage avec le jaune d’œuf, servir avec de petits croutons feml j au beurre.un i OMELETTE AUX HUITRES Détail : 1 jaune d’œuf, 1 blanc, 1 cuil.à table d’eau, sel.Sauce : 1 tasse d’huîtres, 1 tasse de jus d’huîtres oo de lait, 3-4 dr cuillêrêe à soup de beurre, 3 4 d une cuillérée à soupe de farine, atl, poivre.Battre le jaune avec l’eau et le sel, monter le blanc, l’ajouter au jaune.Faire blondir b- beurre dans une petite poêle, y verser l’omelette, cuire à ieu doux.Préparer une sauce avec le beurre, la farine, le jus d’huîtres ou le lait ; lorsqu’elle est cuite, y 'errer les huîtres, les cuire 2 minutes, assaisonner, verser sur l’omelette roulée.Servir aussitôt.DOMINION GOAL CO.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS DR CHARBON DOMINION pour VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements s’adresser aux BUREAUX DE VENTE ils rue St-Jacque» .Montréal.Téiénhone Main 401 TA VI K POT-AU-FEU.11 Chimiquement U stage Pn- il faut savoir s’en arranger et instinct d’une promptitude et d’une Proportions pour 1 personne.ÛXYGEE |,our -4- n a 1, Pneumonie, i Dyspnée, Syncopes, etc.Crises asphyx-Ue Journal est imprime, au No 71a.| iques.Compagnie d ’Oxygène du Cane-rue Saint-Jacques, a Montréal, paf j ;e fermaient.Il y a des moments ainsi où tout se ternit et se voile où, si l’on ne suivait que son im pression, on en viendrait à douter ! élerneilc beauté des choses.— Ma tante, rentrez vite, il pleuvoir!.Apercevant Vaiérien qui était nu a sa recherche, îa princesse leva et essaya de sourire.E n'y parvint pas si bien qu’il remarquai son trouble et ne s criât avec un emportement su!» — C’est encore, je gage, ce ms dit Spanden qui aura fait des su nés! Avez-vous vu en quel état a déjà laissé Mme de Soyssel?M: confiez-vous donc à moi totï deux, que j’aie enfin le droit vous débarrasser de ce drôle.— Non, il ne s’agit pas seu ment de Spanden.La princ:' c avait pris le br (le son neveu et, tout en regagna précipitamment la maison, de va l’orage qui se hâtait: Ah! mon enfanl, snupira-t-el exhalant d'un mot la tristesse q l'accablait, il ne fait pas bon èl trop riche!.— Ce serait bien pire d’être tr pauvre! acheva le prince.int< rompu par un coup de tonner qui fut le dernier mot de tonies 1 discussions.(A tnirr») 999746 & LE DEVOIR, MONTREAL, JEL'IJl, *J JANVIER 1913 VOL.IV.VJ TEMPERATURE Bulletin d'après le thermomètre de Hear & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame-Est.R.de Mesle, gérant.Aujourd’hui maximum .5 Même date l’an dernier .20 Aujourd’hui minimum .—4 Alême date l’an dernier .—5 BAROMETRE 8 heures matin 11 heures matin Midi DEMAIN BEAU ET FROID ËPHËMÉRIDES 9 JANVIER 1911 —Le “Devoir” publie une analyse des déclarations et revendications faites à l'enquête royale sur la situation scolaire à Montréal.—Le notaire Trudel, de Saint Roch, Québec, intente la première poursuite en vertu de la loi Lavergne.Les renouvellements d’abonnements Les abonnements au “Devoir” expirent, pour la plupart, entre le dix et le quinze janvier.Nos lecteurs épargneraient un travail considérable à l’administration du “Devoir” s’il nous adressaient leur réabonnement sans attendre l’envoi de leur note.La Duchesse de Connaught —A une heure cet après-midi, nous recevons, concernant l’état de santé de *a duchesse de Con naught, le bulletin suivant : “Son Altesse Royale la duchesse de Connaught n’a pas passé une excellente nuit ; elle n’a pas dormi et s’est plainte de grandes douleurs.Ce ma-iin, toutefois, elle était un peu nieux." Signé : E.S.Worthington, A.E.Harrow et W.W.Chipman.- Assermentation du juge Panneton Le juge L.J.Panneton, sera ns-lerment juge de la Cour Supérieure, demain malin à dix heures, à a chambre du juge en chef C.P.Davidson.Tous les juges de la cour locale assisteront à cette cérémonie.La lecture de la commission du nouveau juge aura lieu un quart d’heure plus tard, à la chambre 24 devant les juges et les avocats.M.J L.Archambault présentera une adresse de félicitations au nom des nvocals.Feu le docteur Hervieux Les restes du docteur Henri Hervieux sont arrivés de New-York ce matin.Ils ont été transporté à sa résidence, 490 Saint-Denis.Nouveau professeur à TUniversité L’INTERVENTION EST DECIDEE Les puissances ont décidé de s’unir pour amener aujourd’hui même une entente amicale entre la Turquie et la Confédération balkanique.— Les derniers jours d’Andrinople (Service particulier) Londres, — On s’attend à ce que les puissances fassent aujourd’hui un pas décisif dans la direction de la paix.Les ambassadeurs se sont mis d’accord sur le principe de l’intervention.Ils ont communiqué celte entente â leurs gouvernements respectifs et demandé des instructions au sujet de la forme que doit prendre l’intervention.Us attendent maintenant les réponses aujourd’hui même, el si elles sont transmises à temps, l’intervention conjointe des puissances européennes pour mettre un terme à la guerer aura lieu avant ce soir.Noradunghian EfTendi a exprimé l’espoir que la paix sera signée d’ici une semaine.NOUVELLES INSTRUCTIONS (Serrice particulier^ Londres, 9.— Le correspondant du Times à Constantinople annonce (tue les nouvelles instructions transmises aux délégués turcs à Londres autorisent ces derniers à faire d’autres propositions relativement aux frontières de la Thrace.Ces propositions ont été approuvées par les autorités militaires.Mais, ajoute le correspondant, rien n’indique un fléchissement sur la question d’Andrinople.Le correspondant du Times à Sofia dit que l’initiative de la conférence de Nazim Pacha et Noradunghian EfTendi avec le général Savoff est due à la Turquie.On y a discuté les possibilités de paix, mais le général Savoff a insisté sur a reddition d’Andrinople.LE SORT D’ANDRINOPLE (Service particulier) Londres, 9.—Le Times croit qu’-un règlement amical au sujet de Constantinople est encore possible et qu’il a été virtuellement conclu en effet au cours des négociations consultatives qui ont eu lieu entre le docteur Daneff et Rechad Pacha, ii y a une dizaine de jours.Cependant, l’intervention de la Roumanie a apparemment engagé la Turquie a changer son attitude.Les nouvelles de Constantinople et de Sofia s’accordent à dire que l’entrevue de mardi entre Nazim Pacha et le général Savoff concernait Andrinople, mais elles diffèrent sur les résultats de la discussion.On appréhende un désastre LE “PANTHER”, UN ENORME VAISSEAU DE LA MARINE AMERICAINE, N’A PAS DONNE DE SES NOUVELLES DEPUIS UNE SEMAINE.A WASHINGTON, ON CROIT QUE LE NAVIRE A SIMPLEMENT ETE ELOIGNE DE SA COURSE PAR LA TEMPETE ET QU’IL EST SAIN ET SAUF.A SA RECHERCHE TROIS MINISTRES A C00KSHIRE • Au banquet en l’honneur du député de Compton hier soir, M.Coderre dit que Ee peuple canadien ne sera consulté que lorsqu’il s’agira d’établir une politique navale permanente LA MANIERE VIGOUREUSE (Service particulier) Cologne, 9.— Une dépêche de Berlin à la Gazette de Cologne dit qui les représentations qui seront faites à la Porte auront la forme d’une action conjointe des puissances.“Ce n’est pas seulement le désir des puissances, ajoute la dépêche, mais c’est aussi l’intérêt de la Turquie de voir la guerre se terminer qui sera exprimé de la manière la plus vigoureuse.” La duchesse de Connaught est malade UN TRAIN SPECIAL AMENE D’URGENCE SON ALTESSE A MONTREAL.— UNE SECONDE ATTAQUE DE PERITONITE.M.Antonio Perrault, avocat, est nommé professeur de droit commercial et maritime à l’Université Laval.M.Antonio Perrault, avocat, vient d’être nommé, par les autorités de l’Université Lavai, professeur de droit commercial et maritime, en remplacement de l’honorable juge Horace Archambault.Le juge en chef de cette province qui occupait cette chaire depuis plusieurs années, a dû abandonner ce cours, maintenant que la présidence de la Cour d’Appel lui apporte un surcroit de besogne.M, Archambault restera cependant attaché à la Faculté de Droit, et donnera, à l’avenir, le cours de législation financière et industrielle, fondé par feu le sénateur L.J.Forget.L’Université Laval a choisi M.Antonio Perrault pour succéder à M.Archambault, dans la chaire de droit commercial et maritime.Admis au Barreau en 1906, après avoir obtenu sa licence en droit, avec très grande distinction, M.Perrault a depuis exercé sa profession à Montréal, comme membre de la société légale Gouin, Lemieux, Murphy, Bérard, Perrault et Dillon.M.Perrault, doué d’un talent re-(narquable, s’est déjà acquis dans le Barreau de Montréal, une place considérable.M.Perrault a épousé en 1909, Mademoiselle Marguerite, fille de feu le juge J.A.Mousseau, ancien premier ministre de la province de Québec.tf-— Asile de la Providence Les Dames de Charité de cette institution ont l’honneur d’informer tous les membres de l’Association, que la conférence du lundi, 1!1 janvier sera donnée par le Révérend P.Ange-Marie, Provincial des Franciscains.La retraite prêchée à ces Dames est encore présente à toutes les mémoires et les fera venir nombreuses, écouter à nouveau cette parole vibrante et sincère, qui va à tous les coeurs et à toutes les âmes.-f- Gomez proteste Mexico, 8.— Le docteur Francisco Gomez, qui a été arrêté, samedi, sous l’accusation de rébellion, a publié, aujourd’hui, un long manifeste dans lequel il accuse les agents du gouvernement américain d’avoir agi illégalement.Il en appelle au public.Québec fait un emprunt CDe TMitro corronpoodantl Québec, 9.— La ville de Québec a déridé de faire un emprunt d’un mil ,;«r» à I 1-2 à Londres.Ottawa, 9.— Son Altesse Royale la duchesse de Connaught souffre depuis dimanche dernier d’une nouvelle attaque de péritonite, dont elle fut déjà frappée en juin 1912, lors de sa visite à Québec.La nouvelle de cette maladie a causé une pénible sensation à Ottawa, où tous les amusements qui devaient avoir lieu durant cette semaine ont été contremandés.Le docteur Garrow, appelé de Montréal au commencement de la semaine à Rideau Hall, après consultation avec les principaux médecins de la maison royale, fut d’avis qu’il était nécessaire de transporter la malade à l’hôpital Royal Victoria, à Montréal.Hier soir, un train spécial du C.P.R., composé d’un wagon de première et d’im fourgon, quittait la capitale à 6 heures 15, ayant à son bord la distinguée malade, accompagnée de Leurs Altesses Royales le duc et la princesse Patricia, le Dr Garrow, l’éminent .chirurgien de Montréal, le major Worthington, aide-de-camp, le capitaine Bulkeley, écuyer et contrôleur et Mlle Pelly, dame d’honneur.Quelques instants avant le départ du train à Ottawa, l’honorable premier ministre s’est rendu à la résidence du gouverneur pour s’enquérir de l’état de Son Altesse Royale la duchesse.Le train spécial entra en gare à 9 heures 40.Un grand nombre de personnages marquants s’étaient rendus à l’arrivée de Leurs Altesses Royales.La malade fut aussitôt conduite à l’hôpital Victoria dans une ambulance puis Sir Montagu Allan fit à la maison royale les honneurs de l’hospitalité dans sa jolie villa de Ravenscrag.L’hôpital Royal Victoria communiquait ce matin le bulletin suivant au sujet de la santé de Son Altesse Royale la duchesse de Connaugh.“Son Altesse Royale, la Duchesse de Connaught, a très bien supporté le voyage d'Ottawa à Montréal et repose aussi confortablement que Ton pourrait désirer dans les circonstan- CeS(Signé), E.S.WORTHINGTON.Hôpital Royal Victoria, 8 janvier 1913.” L'ancien premier minisire de !a Nouv.-Zélande SIR J.WARD, UN IMPERIALISTE AVERE, DECLARE QU’IL FAUT RENFORCER LA MARINE ANGLAISE AVANT DE PROTEGER LES COLONIES.Londres, 9.— Sir J.Ward est arrivé à Londres hier soir, accompagné de son lils et de sa fille.L’ancien premier ministre de la Nouvelle-Zélande vient faire une visite privée à l’un de ses amis.Pariant de la question impérialiste, Sir J.Ward a déclaré qu’il avait toujours été en faveur du mouvement impérialiste.“Je crois, a-l-il dit, qu’il est de nature à resserrer les liens qui unissent l’Angleterre à ses colonies.” “Quant à la question de la défense navale, a-t-il ajouté, je suis parfaitement convaincu qu’il vaut mieux travailler à renforcer la marine anglaise plutôt que de songer à la défense respective des colonies d’outre-mer.” (Service surticulier) New-York, 9.— Le vaisseau améri cain “Panther” a-t-il disparu à tout jamais?C’est ce qu’on se demande en ce moment.Depuis les fortes tempêtes de la semaine dernière on n’a reçu aucun marconigramme du vaisseau et on craint qu’il ne soit perdu.Le “Panther” était en route pour Guantanamo et, d’après certaines ru meurs, il aurait coulé à pic vis-à-vis Charleston, C.S.Les télégraphistes sont d’avis que le vaisseau a sombré.Aux chantiers de Brooklyn, on a déclaré que le croiseur “Wyoming” faisait en ce moment des sondages en face de Charleston.Le “Dixie” se tient vis-à-vis l’île Watiing faisant également des recherches.Le département de la Marine à Washington a ordonné que des messages télégraphiques soient expédiés sans retard au “Panther”.D’autre part, on est d’avis que si le “Panther” n’a envoyé aucune nouvelle c’est que son appareil télégraphique était brisé.Washington, 9.-— Ici on est d’avis que le “Panther” n’a pas sombré mais que la tempête l’a éloigné de sa route ordinaire.On s’attend sous peu à une dépêche rassurante.Un point de droit intéressant LA CAUSE DE ROLAND MOFFATT vs.WILLIAM SCOTT MONTGOMERY ET L’EASTERN TRUST CO.PROVOQUE UNE INTERESSANTE DISCUSSION LEGALE.Notre ministre des chemins de fer à New-York La campagne dans Westmount Ijcs électeurs de Westmount ne savent pas comment voter aux prochaines éjections, s'il faut en croire l’ex-mairc Galbraith.Dans une assemblée tenue, hier soir, il a déclaré que la charte est si pleine de contradictions, qu’on n’en sortira pas.On ne sail pas s’il y aura ou s’il n’y aura pas d’élection, si l’on devra voter pour, un candidat ou pour cinq, on ne sait pas qui gagnera, do celui qui sera élu dans un quartier ou de celui qui sera élu par toute la ville.' D’après les derniers amendements les échevins doivent être élus par toute la ville, mais M.Galbraith prétend qu’on n’a pas abrogé les autres chartes.y L’échovin Hyde a répondu à Al.Galbraith qu’il n’y a pus de quoi per dre la tête, cpie le critique du conseil a mêlé ensemble l’Acte des Cités et Villes avec la charte de Westmount, et (pie les derniers amendements annulent toutes les clauses de la charte avec lesquelles ils sont en conflit.Ottawa, 9.— M.Frank Cochrane, ministre des chemins de fer et canaux vient de recevoir l’invitation d’aller à New-York afin de présider à l’ouverture officielle de ITnterna-tional Travel & Vacation Exhibition qui aura lieu au Grand Central Palace au mois de mars prochain.M.E.P.Either, président de la Bourse dès Marchands et des Manufacturiers de New-York était dans la capitale hier et a rendu visite à M.Borden et aux ministres de l’Agriculture et des chemins de fer.On croit que le Canada aura un pavillon à l’exposition de New-York et que le gouvernement votera $20,000 à cet effet.Une dénégation Ottawa, 9.- AL R.L.Borden fait publier la dénégation suivante concernant la nouvelle, publiée en Angleterre et au Canada, (pie le premier ministre avait, pendant son voyage en Angleterre, fait des promesses à AI.Bo-nar Law, au sujet de la préférence commerciale Le premier ministre déclare que ni lui, ni aucun membre du gouvernement, canadien n’a fait de promesse ou de convention avec les chefs du parti unioniste.Les cours de justice locales ont-elles le pouvoir de décréter l’internement d’une personne dont le domicile se trouve dans une autre province que celle de Québec?Le curateur nommé à la suite de cet internement en une province autre que celle de la résidence, est-il légalement nommé?Telles sont les questions que M.le juge Beaudin est appelé à résoudre dans la cause de Roland Moffat contre William Scott Montgomery et la Eastern Trust Co.Le plaignant réclame des défendeurs la somme de $65,-000 que son père aurait irrégulièrement transférées à W.S.Montgomery- Le plaignant est curateur à son père qui fut interné pour démence par le protonotaire d’une cour locale.Le défendeur prétend que l’interdit ayant toujours résidé dans la ville de Dalhousie, Nouveau-Brunswick, ne pouvait être interdit par un tribunal de Québec, et qu'en conséquence la poursuite devrait être renvoyée à cause de cette irrégularité.Le plaignant répond que dans l’intérêt public, on doit se débarrasser des déments et que par le simple fait qu’il se trouvait dans les limites de la ville quand il fut interné, les cours locales avaient droit de disposer de sa personne.Si la cour devait renvoyer dans leur province natale toutes les personnes démentes, le public pourrait en souffrir.On attend avec une légitime impatience le jugement de M.le juge Beaudin qui créera une nouvelle jurisprudence.Mtre H.J.Elliott représente le plaignant, et Mtre S.L.Dale Harris, l’autre partie.Le du Home Rule Treize nouvelles clauses y ont été ajoutées à la séance d'hier.-4.—- Les listes électorales Les nouvelles listes électorales pro-, vinciales ont été remises au secrétai-: re municipal et l’on a jusqu’au 25 | janvier pour faire des réclamations.; Les évaluateurs ont biffé 35,000 noms qui avaient plus qu’un droit de vote, conformément à la nouvelle loi.Chaque électeur n’a plus désormais le droit de voter qu’une fois, au lieu de son domicile.On a entièrement rejeté 2,728 inscriptions.Le nombre total des nouvelles inscriptions est de 19,916 vo-teur* et les listes renferment en tout 139,796 noms.Deux nouveaux paquebots pour Se Pacifique Aussitôt que possible on va cons truire deux nouveaux paquebots qui feront le service dans l’Océan Pacifique.C'est la British Columbian Coast Steamship Service du Pacifique Canadien qui fera construire ces nouveaux navires qui remplaceront le “Princess Charlotte’’ et le “Princess Victoria’’.Les paquebots seront construits en Angleterre et jauge ront chacun 5,000 tonneaux.Le "Princess Charlotte” et le "Princess Victoria” seront employés à faire un autre service.Au tribunal des jeunes délinquants Le juge Choque! a déclaré, hier, qu’il préfère que les policiers viennent en eivul au tribunal des jeunes délinquants.Il est préférable que cc tribunal ait l’aspect d’une maison ordinaire.La présence d’un policier en uniforme énerve toujours le jeune accusé et rend plus difficile cl moins fructueuse la lâche du juge.-f- Incendie mortel (Service nnniculitr) Toronto, 9 — Un incendie a dé-truit, hier soir, la résidence de Mme Wm.Cough, avenue Clendenan.Trois enfants ont été gravement brfiiêa.La mère et deux autres enfants n’ont reçu que de légères blessures.M.Cough a été sérieusement blessé en tentant de sauver sa famille.Londres, 9.— Treize nouvelles clauses ont été ajoutées hier au bill du Home Rule.M.Hayes Fisher a présenté un amendement à la clause quinzième, cherchant à priver la législature irlandaise de sa prérogative d’intervention dans la taxe impériale, soit en la modifiant ou en l’abrogeant.M.Samuel, maître général des postes, s’est opposé à la proposition de M.Hayes Fisher, “qui, a-t-il dit, priverait la Chambre des Communes de l’Irlande de la faculté d’imposer ou de lever de nouvelles taxes.” Il soutint que si l’amendement était mis en vigueur, il créerait une intervention constante de cette chambre dans la politique du Chancelier de l’Echiquier.L’amendement a été renvoyé.M.W.Guinness a aussi présenté un amendement à la clause vingt-deuxième, concernant le terme d’office des membres du bureau de direction du trésor royal qu’il veut prolonger jusqu’à dix ans.Aucune décision n’a cependant été prise à ce sujet.-4- Quatre morts et quatorze blessés (Service paniculter) Lisbonne, 9.— Un accident terrible s’est produit ici, hier dans l’a-rêne où se font les combats de taureaux.Chaque année c’est la coutume de faire le choix des animaux qui prendront part aux combats.On avait donc réuni les toureaux mugissants dans l’arène lorsque l’estrade s’effondra.Trois personnes furent broyées à mort et quatorze grièvement blessées.Les animaux furieux se ruèrent dans la foule et on eut toutes les peines du monde à les maîtriser.Suffragettes en prison (Service particulier) Londres ,9.— Des suffragettes qui ont essayé de briser des boîtes postales ont été condamnées à de longues peines; ce sont Alay Bil-linghurst et Louisa Gay, elles ont été condamnées à huit mois de prison.May Billinghurst qui est une infirme et ne peut circuler autrement que sur un tricycle a déjà comparu plusieurs fois devant hs tribunaux et été condamnée.La preuve a montre que plusieurs boiles ont été ondonum .qces avec leur contenu dans la partie Ouest de Londres.Cookshire, Québec, 9.— Les conservateurs du comté de Compton !ont fait hier une manifestation à Cookshire où un banquet a été donné en l’honneur de M.F.R.Cromwell, député du comté, et de M.le sénateur Rufus H.Pope.MM.George Perley, Louis Coderre, secrétaire d’Etat, et F.W.Cro-thers, ministre du travail, étaient au nombre des convives.Le docteur W.F.Shurtliff, de Co-aticooke, présidait le banquet.La carte du menu portait les photographies des invités.Au revers élait dessiné un dreadnought sous lequel étaient inscrites les paroles de sir Etienne Taché: “Le dernier coup de canon pour le maintien du lien britannique sera tiré par un Canadien-français.” M.PERLEY Le toast à l’armée et à la marine a été proposé par le major Duns-more qui a insisté sur les devoirs du Canada envers l’Empire.M.Perley a répondu à la santé du cabinet, proposée par M.A.W.Gi-ard, ancien député à la législature.Il a fait l’éloge des héros de la fête, MM.Pope et Cromwell.Parlant de (’association conservatrice, qui avait tenu son assemblée annuelle dans l’après-midi, M.Perley a prié les conservateurs d’attacher plus d’importance à l’organisation, qui est le point faible des deux partis au Canada.On ne devrait pas laisser au hasard la révision des listes électorales.Les dames devraient jouer un rôle dans les périodes électorales.M.Perley a aussi fait l’éloge du premier ministre, M.Borden, dont il a loué l’oeuvre à peine commencée et déjà fructueuse, et il s’est déclaré prêt à le suivre dans l’application de sa politique.Au sujet de la question navale, AL Perley a dit: “Personne ne nous demande rien, ni ne nous dit que nous devrions aider l’Empire; niais nous agissons de plein gré en faisant une libre offrande à l’Angleterre en un temps difficile”.M.LOUIS CODERRE M.Louis Coderre a été bien accueilli et a parlé en français.Il a rendu justice aux mérite des hôtes de la soirée.Il a dit qu’il n’a pas rencontré d’ami plus sincère des Canadiens-français que le député de Compton.M.Coderre est allé à Ottawa pour montrer sa loyauté à son chef ! estimé, sans avoir rêvé des honneurs qui sont venus à lui; mais quand ces honneurs lui ont été offerts, il les a acceptés pour le peuple qu’il représente.Parlant de l’élection d’Hochelaga M.Coderre dit que c’était la première fois que l’idée d’une contri- bution était discutée dans une division électorale.Quel fut le résultat?Non seulement les.localités de langue anglaise, telles que West-mount et Saint-Gabriel, mais aussi les quartiers canadiens-français de Saini-Henri et Sainte-Cunégonde ont donné des majorités favorables au gouvernement.M.Coderre affirme que la contribution de trente-(jifiq millions esl une offre spontanée el que le peuple sera consulté sur la question navale, au moment voulu.Partout il a entendu ses compatriotes dire qu’ils sont.«rôts à marcher côte à côte avec flairs compatriotes d’autre origine pour la défense de l’Empire auquel ils doivent les libertés dont ils jouissent.M.W.F.CROTHERS Le ministre du travail dit qu’un principe du gouvernement veut que tes grandes questions soient soumises à l’électorat avant d’être résolues, et il mentionne ta promesse faite par le premier ministre avant les élections au sujet des travaux publics et de la politique navale.Ces promesses ont été remplies, à l’exception des propositions navales actuellement à l’étude.Le gouvernement actuel a fait plus en une seule session que son prédécesseur en trois sessions.M.Crothers dit que le parti libéra] ne se soucie pas d’aller devant le peuple, mais qu’au parlement, quand les libéraux sont à bout d’arguments ils se vantent d’être prêts.Sept élections partielles ont eu lieu depuis le 21 septembre 1911, dont trois par acclamation et deux remportées par les conservateurs avec augmentation des majorités.Ce n’est pas l’indice d’un succès certain pour les libéraux dans le cas d’un appel au peuple.Sur la question navale, M.Crothers dit que le gouvernement,’ouit de l’autorité qu’il a reçueMe 21 septembre 1911, alors que la politique de M Laurier a éié rejetée.Nous nous proposons d’exercer cette autorité, ajoute-t-il, jusqu’à ce que notre po-litiqeu ait été appliquée.Le militarisme répugne au peuple du Canada et les conditions du pays ne le favorisent pas.Alais si le Canada veut conserver ses droits, il lui faut se préparer à les défendre.Ce n’est psa une contribution de guerre qui est demandée, mais une contribution de paix.Nous voulons la paix, et parce que nous voulons la paix, nous avons besoin des armes qui la rendent forte à tel point que les marines du monde baissent pavillon devant la marine britannique.AIM.Pope et Cromwell ont fait l’éloge des ministres présents et de la politique du gouvernement Borden.M.Landry restera à son poste LE PRESIDENT DU SENAT A LE DROIT DE PARLER ET DE VOTER.— IL JOUIT DU RESPECT DE TOUS.ON RESPECTE SON COURAGE Les incendies de l’an dernier RAPPORT DE MM.RITCHIE ET R.LATULIPPE, COMMISSAIRES-ENQUETEURS SUR LES OPERATIONS DE LEUR SERVICE EN 1912.Les commissaires d’incendie publient leur rapport sur l’année 1912.MAI.Ritchie et R.Latulippe constatent qu’il y a eu 2,003 incendies en 1912, ce qui fait une diminution de 96 sur le nombre de 1911.M i » a G) "o .Il Si 0 OT S Vs O 0) S c 2 4) 3 a *-ns «s ^ L* ft t~ >-» £ & C 5 p VI Ë g ft &'ï & C Sa 1912 Janvier .279 57 185 Février .183 33 105 Mars 140 25 86 Avril 153 33 111 Mai 155 20 59 Juin 146 23 65 Juillet .214 23 82 Août 165 34 94 Septembre .114 24 75 Octobre .133 17 61 Novembre .138 24 103 Décembre .168 18 65 2003 331 1091 ed (D m a ¦*"* M o> sif 4.VI U ~ Ë ¦ê8 _E| ’° g.h 0) ^ £ •- Cu .s! S2 t « c © il'È o s G £ = 1911 Janvier .174 60 166 Février .166 50 173 Mars 140 37 125 Avril 169 35 140 Mai 234 24 98 Juin 139 19 65 Juillet .212 19 76 Août 216 41 101 Septembre .176 26 90 Octobre .166 19 61 Novembre .144 22 64 Décembre .163 40 122 2099 392 1281 RECAPITULATION Nombre de feux inscrits en 1912 2003 Nombre de feux inscrits en 1911 2099 Nombre d’enquêtes tenues en 1912.331 Nombre d’enauêtes tenues en 1911.392 Nombre de témoins entendus en 1912.1091 Nombre de témoins entendus en 1911.1281 Une personne a été arrêtée sur le soupçon d’avoir mis le feu volontairement, mais elle a été relâchée, à cause d’une irrégularité dans la procédure.-?-— Mine Edwina à Boston Boston, 9.— Plusieurs Canadiens nont en ce moment à Boston.Ils sont venus dans le but d’entendre et d’applaudir Mme Edwina (pii doit chanter te rôle (le Mélisandc dans l’œuvre si belle de Debussy “Petleas et Méltsande.” Une attaque contre le C.P.R.L’AVOCAT DE LA SASKATCHEWAN ET DE L'ALBERTA FAIT UN VIOLENT REQUISITOIRE DEVANT LA COMMISSION DES CHEMINS DE FER.Ottawa ,9.— M.M.K.Cowan, avocat pour les provinces d’Alberta et de Saskatchewan a violemment attaqué, aujourd’hui, devant la Commission des Chemins de Fer, la Compagnie du C.P.R., au sujet des réductions qu’elle prétend avoir faites dans ses taux de transport du fret pour l’Ouest.AI.Cowan a déclaré que les lignes sur lesquelles le C.P.R.prétendait avoir réduit ses taux n’existaient pas à ce moment-là.Il mon-tra_ un nombre de tarifs spéciaux qui, d’après lui, sont ceux actuellement imposés au lieu du tarif à tant par mille que le C.P.R.montre comme base_ de comparaison avec les taux actuels et que ces derniers ne représentaient que les tarifs du papier.Dans l’après-midi, M.Cowan continua son interrogatoire de M.W.R.Mclnnes au sujet des réductions.Les taux spéciaux, mentionnés plus haut, étaient, d’après AI.Cowan, aussi hauts que ceux en vigueur à présent, indiquant qu’il y avait eu bien peu de réductions faites par le C.P.R., depuis 1898.En ce qui concerne le tarif du charbon, M.Cowan montra que les chiffres du C.P.R., indiquant une réduction dans le tarif à tant par mille depuis 1896 de Lethbridge à Edmonton, alors qu’en réalité, il n’y avait aucune ligne du C.P.R.entre ces deux villes, et à Red Dcer, quand Red Deer n’était pas sur la carte.M.Cowan parla ensuite des taux de transport des poteaux, des rails, du bois de chauffage.La commission s’ajourna à demain matin, alors que M.Cowan continuera sa plaidoirie.Le transport des facteurs La Compagnie des Tramways demande au Gouvernement fédéral une augmentation de $12,000 pour le prix du transport gratuit des employés des Postes.Ottawa, 9.— Èa Compagnie des Tramways demande au gouvernement la somme de $20,000, soit $12,000 de plus que l’an dernier, pour transporter les facteurs dans Montréal.Le ministre des postes a offert $12,000 puis $14,000, mais lu compagnie a refusé.Al.Pelletier a écrit au président Robert que c’est la dernière fois qu’il fait cotte offre.Si la compagnie ne cède pas, le ministre peut acheter des billets pour ses faeleurs ou mettre des voitures à leur disposition.Le moyen le plus simple et le plus probable sera de faire une loi forçant les compagnies à accepter une offre raisonnable pour faire un service d'intérêt général.(Service particulier) Ottawa, 9 — La "Patrie” contenait hier une dépêche d’Ottawa qui a bien amiieê les politiciens.Cette dépêche dont l’inspiration est bien connue disait, entre autres choses, qu’on ne pardonnait pas au sénateur Landry ses relations avec les nationalistes, son attitude sur la contribution Borden et qu’on ne serait pas surpris de voir éclater un mouvement pour enlever la présidence du sénat à M.Landry.D’abord, on pardonne très facilement à M.Landry de rester conséquent au pouvoir avec son attitude dans l’opposition et l'on a beaucoup plus de respect pour celui qui reste fidèle à sa parole que pour celui qui la trahit.En fait M.Landry jouit à Ottawa d’une autre considération que les politiciens opportunistes précisément parce que le président du sénat sait se faire respecter.Qu'un mouvement éclate contre lui parmi les courtisans d’occasion c’est toujours possible, mais qu’il réussisse c’est une autre affaire.Celui qui ira lui demander sa démission aura besoin d’être “ferré à glace” comme on dit.Le président du sénat n’est pas le président de la Chambre des Communes.Le président du sénat a le droit de parler et de voter.D’autres présidents avant M.Landry ont pris part aux débats de la Chambre haute sans, que personne s'en soit scandalisé.Or/ s'il a le droit de parler c'est pourf exprimer son opinion.Tant pis si elle ne s'accorde pas avec celle du gouvernement.D’ailleurs le gouvernement connaissait les opinions de M.Landry avant de le choisir et il ne pourrait lui demander sa démission qu’en confessant qu’il a cru pouvoir acheter son silence et sa complicité.Le président de la chambre haute est nommé pour la durée du parlement.Il n’est même pas certain que le gouvernement pourrait le destituer.En tout cas ce n'est pas M.Borden qui songera à cela.Et ce sera tant mieux pour les Canadiens-français.Tout de même un mouvement comme celui que suggère l’inspirateur de la “Patrie” serait amusant à observer devant ta crânerie du président du sénat.- M.Guthrie ne veut pas compromettre ses amis ( Service particulier ) Flora, Ont.9.— M.Hugh Guthrie, député de Xorth-Wellington, ne veut ' pas qu’il soit dit dans les journaux qu’il a conseillé aux députés libéraux de faire de.l’obstruction, en parlement, à la proposition du gouvernement Borden de faire un don de trois dreadnoughts à la marine impériale.Ce que j’ai dit, déclare M.Guthrie, c’est que le peuple devrait être consulté avant qu’il soit permis au parlement de décider de cette importante question.Il croit cependant que le parti libéral serait justifiable d’obliger M.Borden d’en appeler au peuple.Il déclare que son attitude n’est p» incon-séquente avec celle qu’il a tenue au sujet de la piolitiquo Laurier.Le parlement a le droit de pourvoir à la défense militaire et navale du pays, sans que les chambres soient dissoutes, mai?il n’a pas le droit d’établir un service naval pour l’Angleterre sans consulter le peuple.Le Théâtre Royal UNE NOMBREUSE DELEGATION DEMANDE AUX COMA1ISSAI-RES DE FERMER CE THEATRE ET D’INSTITUER UNE SURVEILLANCE SEVERE SUR LES AUTRES.Une nombreuse délégation s’est présentée devant les commissaires, ce matin, pour demander la fermeture du Théâtre Royal.Etaient présents: AI AL les pasteurs R.W.Dickie, W.D.Reid, J.R.Dobson.J.H.Baker, Sparling, W.A.Young, E.I.Hart, W.R.Burgess, E.T.Capel, MM.S.J.Carter, J.H.Roberts, J.H.Carson, Gerald Birks, W.H.Goodwin, l’échevin Ward, etc.M.Carter a pris le premiet la parole pour dénoncer le Théâtre Royal et ses représentations.Puisque la police assiste à ces représentations, dit-il, pourquoi ne fait-elle pas son devoir ?Il devrait y avoir une enquête à ee au-jet.MM, Roberts, Goodwin, Birks, Sparling et Dickie ont aussi pris la parole et ont terminé en demandant la fermeture du théâtre, une surveillance étroite des autres théâtres et une enquête sur le rôle de la police.Le maire a répondu à la délégation qu’il ne pouvait rien leur promettre avant d’avoir consulté les avocats de la ville sur les pouvoirs que possèdent les commissaires et le conseil.Il a défendu la police, dont la présence, dit-il, empêche Alontréai de devenir un enfer.Le Board of Trade El l’appauvisionnement de l'eau à Montréal.Hier après-midi le Conseil du Board of Trade a pris connaissance d’une lettre signée par M.Geo.Ja-nin, ingénieur en chef des travaux de la Ville, et par M.T.W.Lesage, surintendant de l’aqueduc.Les deux signataires attirent l’attention du Board of Trade sur le service d’eau fourni par la Montreal Water & Power Company, en cas d’incendie, et demandent qu’une enquête soit faite sur les opérations de la dite Com pagnie.Le Board of Trade est d’avis que lorsque les Coenmissaires municipaux auront accédé à son désir de faire faire une enquête Sur le service d’eau de la Ville, ce sera alors temps d’inclure *a Montreal Power dans l’enquête.La chambre Anglaise de Commère» d’Italie écrit au Board of Trade, lui demandant d’insister auprès des manufacturiers canadiens afin qu’ils envoient.la valeur des marchandisea en franc* et qu’ils se servent du syst* y me métrique pour les poids et le mesurage.Le Board of Trade a reçu une lettre du secrétaire de l’InMiittit des journalistes déclarant que Plnstltut tiendra *a prochaine conférence annuelle dans notre v^P'• sr
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