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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 3 juin 1985
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1985-06-03, Collections de BAnQ.

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Nordest AUDI 10395 Pie IX (Fieury) Le.temfxi.de &ien uoui.ACTirtT.325-3422 ¦cuze fzxyux uoui.accueiLXii, Vol.LXXVI — No 127 Ensoleillé et frais.Vents modérés Max .17.(détail page 13) Montréal, lundi 3 juin 1985 Côte-Nor(3 Abitibi à Gâspésie 45 cents Nouveau-Brunswick 50 cents.Toronto 50 cents 3S CENTS CAMPAGNOLO SE RÉJOUIT DE L'OSMOSE ENTRE LIBÉRAUX FÉDÉRAUX ET PROVINCIAUX La popularité de Bourassa relancera le PLC à la conquête du Québec PIERRE O’NEILL Les dirigeants du Parti libéral du Canada notent un rapprochement sensible entre les militants libéraux fédéraux et provinciaux au Québec.Ils se réjouissent des succès et de la forte popularité de Robert Bourassa et comptent en tirer profit.Ce phénomène d’osmose, c’est la présidente du PLC qui l’a mis en relief au terme de la réunion que les 40 membres de l’exécutif national du parti ont tenue, ce weekend, à Montréal.Accompagnée du vice-président francophone du parti, M.Andre Li-zotte, Mme lona Campagnolo a indiqué que ce mouvement d’interpénétration est tout ce qu’il y a de plus naturel, considérant que les deux partis s’inspirent de la même philosophie politique.Selon Mme Campagnolo, une puissante injection de « sang neuf » a contribué au rajeunissement du parti fédéral, ces derniers mois au Québec, où le membership est passé de 90,000 à plus de 100,000 membres.Ravie de la disparition de la méfiance qui caractérisait jadis les rapports entre les deux partis, Mme Campagnolo estime qu’aujourd’hui 35 % des militants de la base oeuvrent parallèlement au sein du Parti libéral du Québec et du Parti libéral du Canada (section Québec).« Dans plusieurs comtés, les organisateurs sont les mêmes».En conférence de presse, Mme Campagnolo s’est dite convaincue que le PLQ remportera quatre nouvelles victoires dans les comtés où se tiennent aujourd’hui des élections partielles.Ces nouveaux succès, souü-gne-t-elle, auront pour effet d’accroître la force politique de Robert Bourassa au Qué- bec.Elle applaudit à sa remontée spectaculaire, se disant que cette popularité continuera à servir les libéraux fédéraux.D’ailleurs, il n’y a pas qu’au Québec que les dirigeants du PLC constatent la remontée des Ubéraux provinciaux.Depuis la victoire du Parti conservateur de septembre 1984, il y a eu des élections partielles dans cinq autres provinces et partout, les libéraux ont quadruplé le membre de voix qu’ils avaient recueillies dans des élections antérieures.Pour Mme Campagnolo, le succès remporté par les libéraux de l’Ontario démontre l’existence d’un mouvement de fond à la grandeur du pays, une sorte de réaction nationale à travers laquelle les Canadiens semblent exprimer leur regret d’avoir voté aussi massivement en faveur des conservateurs, le 4 septembre.« Les Canadiens sont enclins à la modération et ils font mainte- nant contrepoids en élisant des libéraux dans toutes les provinces».Mais ce n’est pas le seul facteur que Mme Campagnolo tient pour responsable du revirement de l’électorat canadien en faveur des libéraux.Il lui apparaît que le chef du parti, John Turner, n’est plus le même leader qu’il était dans la campagne électorale qui a mené à la défaite.Elle reconnaît qu’à l’époque, il était rouillé et n'a pas su rivaliser efficacement avec le style théâtral, le discours démagogique et les performances de Brian Mulroney à la télévision.Pour elle, c’est aussi compréhensible que si on privait Wayne Grestky de ses patins pendant huit ans et qu’on le jeter du jour au lendemain sur la patinoire.« Il serait lent à retrouver sa rapidité».Aujourd’hui, Mme Campagnolo a retrouvé dans John Turner un redoutable devoir page 8: Libéraux i\ FESIIVAL DES AMÉRiÛÜES Le rire noir venu de Terre- Neuve ROBERT LEVESQUE Il aura fallu un comédien sans vergogne, venu de la lointaine Terre-Neuve, bête et méchant, mais d’une tendresse à couper au couteau, pour relever d’un cran la participation canadienne au Festival des Amériques.Andy Jones, avec Out of the Bin, les confessions anarcho-farfelues d’un comédien en dépression active, a donné au FTA sa première comédie débridée, rafraîchissante pause dans un festival dominé par des oeuvres des plus fortes et des plus sérieuses.La première édition du Festival des Amériques tire à sa fin (tout se termine demain) et l’on peut déjà conclure, comme l’ont fait six critiques de théâtre samedi à la clôture du colloque international de la critique, que cette manifestation culturelle aura été, en plus d’un événement politico-culturel majeur puisque l’on réunissait pour la première fois des gens de théâtre des trois Amériques, un festival d’un très bon calibre artistique.Un festival aux oeuvres riches, profondes, souvent tragiques, toujours interrogatives, où l’on a évoqué de bien des manières le sort de l’homme et de la femme contemporains aux prises avec un poignant désespoir.(iue ce soit VAIbertine de Michel Tremblay, la Facundina de Graciela Serra, le couple Annette-Victor de Through the Leaves, l’Alexandra qui dérive dans Dreamland Burns, les acteurs-prisonniers de Bolivar, le « payo » malheureux de Novedad de la Patna, la putain sacrifiée de Maria Antonia, l’auteur névrosé de Pro-vincetown Playhouse, ou Le porteur des peines du monde de l’A-mérindien Yves Sioui Durand, le FTA a affiché des drames en abondance.Seuls les Canadiens anglais, avec la comédie The real People Talking Show du Tamah-nousde Vancouver, Afe/ndu Nec-cessary Angel de Toronto et Out of the Bin d’Andy Jones ont tenté d’amuser.Si les deux premiers groupes (aux méthodes conventionnelles) ont plutôt échoué dans leurs tentatives d’optimisme à la canadienne, Andy Jones, lui, a visé plus juste.Dans son manège d’amuseur, qui tourne en grinçant, tout est prétexte à dérision, son humour est noir, agressif, mais son tempérament, au contraire, dégage une bonhommie attachante.D’où le secret de son étrange réussite à faire rire des pires idioties (il se rentre un clou dans le nez, il fait deviner des noms de villes canadiennes par des charades invraisemblables, il affirme que son contrat stipule qu’il n’a pas le droit de parler de sa femme.qui vit avec Ricardo Montalban, etc.) avec un bonheur d’expression exceptionnel.Son one-man show (un autre, le FTA étant particuUèrement riche en spectacles-solo) débute alors Voir page 8: Festival Une forte participation électorale marque les législatives Grèce: nette victoire des socialistes r Téléphoto AP A l’instar de millions de compatriotes, le premier ministre grec, M.Andreas Papandreou, s’est rendu aux urnes hier.ATHENES (AFP.AP,Reuter) -Le PASOK a remporté hier une nette victoire dans les élections législatives anticipées.Après 80 % du dépouillement, l’avance des socialistes se stabilisait en effet à près de 6 %, ce qui constitue « un triomphe », a déclaré le premier ministre M.Andréas Papandréou, président du parti socialiste panhellénique.En effet, pour 11,500 bureaux de scrutin sur 14,738, les résultats sont les suivants : ¦ PASOK : 46,35% ¦ Nouvelle Démocratie: 40,7 ¦ Parti communiste pro-soviéti-que : 9,7 ¦ Parti communiste de l’intérieur : 1,6 Selon le ministère de l’intérieur, ces résultats permettraient au PASOK d’obtenir 161 sièges (sur 300), contre 126 à la Nouvelle démocratie, 12 au parti communiste pro-sovié-tique, et 1 au parti communiste de l’intérieur.En 1981, le PASOK (48.07%) avait obtenu 172 députés, la Nouvelle Démocratie (35.87 %) 115, et le parti communiste pro-soviétique 13.Le président de la Nouvelle Démocratie (conservateur), M.Constantin Mitsotakis, a d’ailleurs tôt fait de reconnaître soir la victoire du PASOK (socialiste) aux élections législatives.« Il est sur que le PASOK est le premier parti et disposera de la majorité dans le prochain parlement », a ajouté M.Mitsotakis qui a exprimé ses « profondes inquiétudes » quant à l’avenir du pays.« Nos questions nationales se trouvent dans une courbe critique, notre économie se dirige vers une complète catastrophe et le problème de la démocratie n’a jamais été si aigu », a ajouté le leader conservateur.M.Mitsotakis a fortement critiqué les conditions dans lesquelles s’est déroulée la campagne électo- rale et a accusé le gouvernement socialiste d’avoir « monopolisé » la télévision pendant trois ans et denli, ce qui, selon lui, a empêché le peuple grec d’avoir un jugement libre.La Nouvelle Démocratie, a-t-il conclu, « continuera de se battre pour défendre la démocratie, les questions nationales et les intérêts des grecs et pour améliorer l’économie ».Les leaders des deux partis communistes ont de leur côté condamné la bipolarisation de la campagne électorale qui leur a, selon eux, coûté des voix.Le secrétaire du PCG (pro-soviétique), M.Harilaos P'iorakis, a déclaré que la victoire du Pasok renforçait dans le même temps la force électorale de la droite.Il a prédit que la prochaine législature du Pasok sera « plus conservatrice » que la précédente.M.Leonidas Kyrkos, président du parti communiste de l’intérieur (eurocommuniste), qui devrait représenter son parti au parlement, a quant lui souligné que « la défaite de la droite était un élément très positif prouvant que le peuple grec ne voulait pas retourner vers le passé ».Les Grecs se sont rendus massivement aux urnes hier pour élire 300 députés, un scrutin décisif pour la poursuite de l’expérience socialiste menée depuis quatre ans par le premier ministre Andreas Papandreou.Bien qu’aucun taux de participation n’ait encore été publié par les services officiels, on qualifiait de très importante la participation, en ce jour de Pentecôte orthodoxe.On estimait que plus des trois-quarts des 7.7 millions d’électeurs avaient accompli leur devoir électoral avant midi (heure locale).Le scrutin est intervenu au terme d’une campagne émaillée de nombreux incidents entre les deux Voir page 8: Grèce Alliance Québec et les garanties linguistiques de la communauté anglophone Goldbloom qualifie « d’historique » l’offre de Johnson de négocier entre Québécois LOUIS-GILLES FRANCOEUR Dotée d’une organisation provinciale bien rodée et désormais consciente de pouvoir mettre en échec le gouvernement via les tribunaux, la communauté anglophone du Québec a reçu en fin de semaine comme un geste « historique » l’offre du ministre québécois de la Justice, M.Pierre-Marc Johnson, de « négocier entre Québécois » ses garanties linguistiques ainsi que la manière de les mettre à Tabri des coups de vent politiques.C’est ce qu’a déclaré hier le nouveau président d’Alliance Québec, M.Michael Goldbloom, dans le discours de clôture du congrès annuel de cet organisme, qui se tenait sur le campus du John Abbott College, à Sainte-Anne de Bellevue.Le virage dans les relations entre les communautés francophone et anglophone, proposé par M.Johnson, a trouvé un écho immédiat dans le ton et les propos du nouveau président d’Alliance Québec, qui annonce aux journalistes un nouveau style « moins présent dans les manchettes de journaux ».Aux délégués, il décrira l’orientation qu’il entend donner désormais à Alliance Québec en expliquant que la communauté anglophone sort d’une « période de crise » et qu’elle est désormais prête à s’engager dans « une période d’implication, de planification et de participation active » avec le reste de la province.« Tout en demeurant fermement engagés dans la lutte pour nos aspirations légitimes, nous devrions nous permettre d’être plus exigeants pour les besoins du Québec dans son entier », a indiqué M.Goldbloom, qui est le fils de l’ancien ministre libéral, M.Victor Goldbloom.Le nouveau président a ainsi évoqué les liens « croissants » d’Alliance-Québec avec ceux des francophones hors-Québec.Il a aussi indiqué qu’il profiterait de toutes les tribunes canadiennes pour véhiculer sa vision de la dualité linguistique canadienne et faire contre-poids aux irréductibles anglo-saxons, qui voudraient confiner le fait français au Québec.Samedi, le ministre québécois de la Justice avait lui aussi invité les anglophones québécois à non seulement travailler de concert avec les francophones au bien-être général mais aussi à régler « entre nous » une fois pour toutes la question des droits linguistiques.Cela est d’autant plus facile maintenant, a dit M.Johnson, que « l’affirmation du Québec comme société francophone constitue un fait accompli » et que les anglophones « ont découvert que leur place est assurée » dans la province.Les deux évolutions, a soutenu le ministre, ont été rendue en grande partie possible par les pressions du Parti québécois et d’Alliance-Québec sur leurs communautés respectives.Dans son discours prononcé en an- glais — sans même une version française pour les journalistes — M.Johnson s’est dit prêt à reconnaître « le droit de la minorité anglophone à ses propres institutions culturelles et éducatives aussi bien que le droit de recevoir des services sociaux et de santé dans sa langue ».Le ministre de la Justice a aussi rappelé que le Québec était prêt à modifier la loi 101 pour assurer aux jeunes anglophones venant des autres provinces un accès aux écoles de leur choix au Québec.Pour M.Goldbloom, ce n’ést là que « la moitié de ce que nous demandons ».En effet, le congrès demande à Québec de garantir le droit pour les anglophones de contrôler les institutions qui desservent cette communauté, à tous les niveaux idéalement mais en particulier dans le domaine de l’éducation, de la santé et des services sociaux.Les anglophones des réglons périphériques se seraient vi-Volr page 8: Goldbloom REVENU QUÉBEC Les contestataires n'auront plus à rembourser avant la révision PIERRE TOURANGEAU QUEBEC (PC) — Nouvelle étape dans l’humanisation des rapports entre le ministère québécois du Revenu et les contribuables: les citoyens ou les entreprises qui contestent leur dette fiscale n’auront plus à la rembourser durant les proc^ures de révision.C’est ce qu’a confirmé en entrevue à la Presse canadienne le ministre du Revenu, M.Maucice Martel, qui ajoute qu’il s’agit là d’une mesure originale et unique au Canada.« Cette mesure, dont le principe est inscrit dans le projet de loi 35 qui sera débattu cette semaine en deuxième lecture, a-t-il expUqué, contribuera à mettre le ministère au service du citoyen, » Actuellement, un contribuable ou une compagnie qui décide de contester, auprès du ministère ou en cour, le montant que le fisc lui réclame, doit quand même payer sa dette ou offrir des garanties financières que les fonctionnaires de Revenu Québec peuvent ou non accepter selon leur bon vouloir.Il arrivait même que certaines ' personnes soient mises en situation Voir page 8: Révision Chtcharansky pourrait être libéré JOHANNESBURG (AFP) - L’of-ficier de marine sud-africain Dieter Gerhardt et sa femme Ruth, emprisonnés depuis 1984 pour espionnage au profit de l’URSS, pourraient être échangés contre le juif soviétique dissident Anatoly Chtcharansky, affirmait hier le journal sud-africain The Sunday Times.Selon le journal, un important échange impliquant les époux Gerhardt, des agents occidentaux détenus dans des pays du bloc de l’Est et des dissidents soviétiques, dont Chtcharansky, serait actuellement en cours de négociations.Gerhardt, 49 ans, ancien commandant des ateliers navals de Simons-town, près du Cap, avait été condamné en janvier 1984 à la prison à vie pour haute trahison.Sa femme d’origine suisse, Ruth, 42 ans, a été condamnée à dix ans de prison pour les mêmes motifs, à Tissue d’un procès à huis-clos de 45 jours.Pour sa part, Chtcharansky a été condamné en 1978 à 13 ans de travaux forcés pour haute trahison, espionnage et agitation antisoviétique.L’homme qui mène les négociations pour l’Occident est le rabbin new-yorkais Ronald Greenwald, qui a regagné les États-Unis jeudi dernier à Tissue d’une série d’entretiens en Europe avec des responsables de TEst, ajoute le Sunday Times.M.Greenwald est inscrit au ministère américain de la Justice comme agent du gouvernement sud-africain, indique le journal.Il a déclaré au Voir page 8: Chtharansky Êtes-vous intelligent ?Utilisez l’intelligence artificielle des produits Turgeon: les best-sellers de l’informatique Pour mi texte prufessmiiel, le Meaieet Blieck TOIRCEOINI: L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE.Pour le PC de IBM (et ses compatibles) Le Devoir, lundi 3 juin 1985 Les partielles La série noire du PQ menace de se prolonger PIERRE O’NEILL Le vole débutera à 10 heures ce matin pour se terminer à 20 heures dans les bureaux de scrutin des comtés de Bertrand, Bourget, L’Assomption et Trois-Rivières.Kt sur la foi des sondages et des analystes politiques, la victoire paraît acquise au PLQ.de Robert Bourassa, qui 'menace de prolonger la série noire du PQ à 26 défaites en partielles et de faire élire quatre nouveaux députés à l’Assemblée nationale. défaut de convoquer des élections générales, le premier ministre Lévesque a décidé de tenir ces partielles pour se conformer à la loi et combler dans les délais prescrits de six mois, les sièges laissés vacants par les démissions des ex-députés: Denis Lazure, Camille Laurin, Jacques Parizeau et Denis Vaugeois.Départs provoqués par l’étal de crise dans lequel le PQ s’est retrouvé au lendemain du congrès du 19 janvier, qui avait consacré le virage constitutionnel néo-fédéraliste du tandem Lévesque-Johnson.Somme toute, ces UN ARTICLE À VENDRE?LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR SONT UNE SOLUTION FACILE 286-1200 J 1 DISPONIBLE ^ COLLECTION ÉLÉMENTS D’ÉLECTRONIQUE Michel McDuff 20 tascicules d'environ 40 (nombreux graphiques) 1.25 ch APPROUVÉE PAR LE M.E 4560 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél.(514) 849-1112 Rivières, alors que dans le comté de L’Assomption, il pourrait arriver troisième et être devancé, au deuxième rang, par le chef du Parti conservateur, André AsseUn.Ces considérations générales étant rappelées, il importe de souligner qu’à la fermeture des bureaux de scrutin, ce soir à 20 heures, l’attention publique sera davantage tournée vers le comté de Bertrand.Aux élections de 1981, l’ancien ministre Denis Lazure y avait recueiUi une majorité de 7,425 voix.Outre M.Bourassa et Mme Lalonde, cinq autres candidats sollicitent les suffrages: Paul Ro-chon(Parti républicain), Joseph Ranger(Crédit social uni), Joseph Alie(indépendant), Carole Caron(indépendante), Patricia Méti-vier( indépendante ).Dans le comté de Bourget, six candidats se font la lutte: Claude Trudel(PLQ), Réal La-fontaine(PQ), André Gi-rard(PCQ), Roland Mi-chaud(Crédit social uni), Gilles Bourque-( Parti des travailleurs du Québec), Colette Re-naud(Parti humaniste du Québec).Aux élections de 1981, l’ex-minis-tre Camille Laurin s’y était fait élire par une majorité de 4,254 voix.L’élection du candidat libéral, Jean-Guy Ger-vais, est également acquise dans le comté de L’Assomption.Il reste à savoir si le chef du Parti conservateur du Québec, M.André Asselin, doublera le candidat du PQ, Denis Taillon, au deuxième rang.Deux autres candidats sont sur les rangs: Jacques Lambert(Parti républicain) et Jean-Paul Pou-lin(Crédit social uni).La performance de l’ex-mi-nistre Jacques Parizeau fut remarquable aux élections de 1981 alors qu’il s’était bâti une ma-jorité de 10,455 voix.Dans ce comté, c’est l’assainissement des eaux de la rivière L’Assomption qui s’est avéré l’enjeu local de la campagne.Dans Trois-Rivières, la candidature du chef de l’Union nationale, M.Jean-Marc Béliveau, aura été le seul attrait de la campagne.Encore là, la victoire du candidat libéral, en l’occurence M.Paul Philibert, ne fait pas de doute.Deux autres candidats sont Sur les rangs: Jacques Lessard du Parti québécois et Mme Aurore Lamer, pour le Parti républicain du Québec.Les élections de 1981 avaient donné au député péquiste Denis Vaugeois la mince majorité de 1,950 voix.1 Composants électroniques passifs 2 Lampes électroniques et semi-conducteurs spéciaux 3 Les relais 4 Circuits imprimés 5 Blocs d'alimentation électroniques 6 Amplificateurs audiofréquence 7 Oscillateurs 8.Amplificateurs et oscillateurs de vidéofréquence 9 Oscilloscopes 10.Mesures et instruments électroniques 11 Propagation des ondes, antennes et lignes de transmission 12 Introduction aux circuits intégrés 13 Récepteur M-F de radiodiffusion 15.Enregistrement et reproduction audio (1) 16 Enregistrement et reproduction audio (2) 17 Ultrasons 18 Accessoires électroniques d’automobile 19 Optaélectronique 20 Systèmes de distribution de signaux vidéos En vente dans les librairies: élections partielles n’auront suscité que très peu d’intérêt mais pourraient néanmoins affecter sensiblement le climat poUtique québécois.L’opposition en sortira dangereusement renforcée tandis que la situation déjà précaire du gouvernement à l’Assemblée nationale risque de s’en trouvée aggravée.La défaite appréhendée des candidats du PQ promet également d’affaiblir davantage le leadership de M.Lévesque et pourrait régler du même coup le sort des chefs de l’Union nationale et du Parti conservateur du Québec.MM.Jean-Marc Béliveau et André Asselin.Autre conséquence prévisible, la ministre déléguée à la Condition féminine, Mme Francine Lalonde, se retrouvera dans une situation intenable et sera sans doute tenue de démissionner du Cabinet I.évesque.¦ Cette mini-campagne électorale aura été pour le premier ministre Lévesque et le chef libéral, Robert Bourassa, l’occasion de croiser le fer à plusieurs reprises.M.Bourassa a parcouru les quatre comtés, faisant partout le procès du gouvernement et plaidant en faveur de son projet de développement des ressources hydroélectriques des rivières du nord.Le premier ministre Lévesque lui a sans cesse donné la réplique, en rappelant les déboires des Québécois sous l’administration Bourassa de 1970 à 1976.Sur les traces du chef péquiste, des dizaines de ministres se sont succédés d’un comté à l’autre, s’arrêtant plus longuement dans Bertrand, qu’ils ont, sans pudeur, inondé de promesses électorales, dont l’annonce de l’investissement de $ 30 millions pour la remise à flots de l'industrie pétrochimique de Pétromont.Conformément à la coutume maintenant établie dans les moeurs électorales dii Québec, la campagne a été marquée egalement par les résultats d’un sondage, réalisé par l’IQOP, et précurseur de malheurs pour les candidats pé-quistes.Les intentions de vote ainsi exprimées du 5 au 24 mai annonçaient que le PQ serait lamentablement faible dans le comté de Trois- En vente dans toutes les llbrai ries pages O.Station Métro-Longueuil Longueuil, Québec Tél: (514) 677-6525 168 est, rue Sdinte-Catherine Montréal, Québec Tél: (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (514) 843-6241 La tornade fait 12 victimes en Ontario PC et AFP — Au moins 87 personnes ont été tuées et plusieurs centaines d’autres blessées vendredi lors du passage de tornades d’une extreme violence dans le nord-est des Ktats-Unis et dans le centre de l’Ontario, selon des bilans provisoires qui faisaient également état samedi de plusieurs dizaines de disparus.En Ontario, la tornade qui a sévi vendredi après-midi dans le centre et le sud de la province a fait au moins 12 morts, une foule de blessés et des centaines de sans-abri.La tornade, en sillonnant un chemin tordu de 100 kilomètres, a détruit ou endommagé environ 400 maisons sur son passage avant de se diriger vers l’est où elle a.causé relativement peu de dommages.Plusieurs clients d’un centre commercial de 10 étages ont été pris au piège à Orangeville, au nord de l’Ontario, l’établissement ayant été démoli sous l’effet des tornades.Soixante-’ sept personnes ont dû être conduites à l’hôpital Dufferin, en banheue d’Oranjgeville.La police a fait savoir qu’une piste de chevaux à Barrie avait aussi été détruite et que les chevaux qui s’étaient échappés ont pris le mors aux dents, complètement affolés.Au plus fort de la tempête, camions et automobiles ont été balayés comme des jouets sur l’autoroute 400, qui relie le nord et le sud de la province.La police et les autorités de Barrie, une petite ville de 45,000 habitants située près d’Oran-geville, ont confirmé samedi matin la mort de 12 personnes, nombre qui avait auparavant été porté a 18.Plusieurs personnes se trouvent présentement dans un état critique ou grave dans des hôpitaux et les policiers continuent leur porte-à-porte afin de secourir d’autres victimes.Un porte-parole de l’hôpital de Barrie a déclaré que’huit personnmes —dont quatre enfants âgés de moins de 10 ans — avaient perdu la vie à la suite de cette tornade.La police provinciale a rapporté la mort de deux personnes dans la région d’Alliston, à 20 km au sud-ouest de Barrie, et deux autres dans le village de Grand Valley, 20 kilomètres plus à l’ouest.Le premier ministre de l’Ontario M.Frank Miller, qui effectuait samedi une tournée des endroits touchés par la tornade, a déclaré que les victimes pourront bénéficier d’une aide gouvernementale d’urgence.Il a ajouté que les membres de son cabinet se rencontreraient à cet effet aujourd’hui.À Ottawa, le premier ministre Brian Mulroney a mandaté le piinistre du Revenu, Perrin Beatty, pour déterminer le montant de l’aide qui sera accordée pour les sinistrés.Aux Etats-Unis, 75 personnes ont été tuées et une trentaine étaient portéesdisparues samedi, selon un bilan établi par les autorités locales.L’Etat le plus touché a été la Pennsylvanie, où l’on découvrait d’heure en heure plus de corps, samedi, ensevelis sous les ruines de milliers d’habitations.Des villages entiers ont été rayés de la carte, les vents arrachant en outre des kilomètres de lignes électriques et téléphoniques.Des unités de la Garde natio- nale de Pennsylvanie et de l’Ohio voisin prêtent main-forte aux polices locales pour les travaux de déblaiement et de recherché des victimes.Des chiens sont utilisés pour tenter de repérer les corps sous les monceaux de débris.Quelques actes de pillage ont été signalés par la police mais des équipes de surveillance ont été constituées dans les différentes communautés ravagées.Les vents, soufflant parfois jusqu’à 150 km-heure, ont même fait dérailler vendredi soir un train de marchandises à Newton Falls, également en Pennsylvanie.A Pittsburgh (Pennsylvanie), les services météorologiques ont indiqué que ces tornades avaient été provoquées par le ¦ passage d’un front froid, venu de l’ouest, sur des terres chauffées par plusieurs heures d’un ensoleillement exceptionnel.Avant de franchir le lac Erié et de frapper l’Ontario, les tornades ont provoqué des dommages considérables dans l’Ohio.Quelques victimes étaient aussi signalées dans l’ouest de l’Etat de New York.La traite des fourrures à Montréal LE PATRIMOINE ALAIN DUHAMEL Sous le régime française! jusqu’à la fusion, en 1821, des compagnies du Nord-Ouest et de la Baie • d’Hudson, la traite de la fourrure passait inévitablement par Montréal, au confluent des grandes voies de pénétration du continent.Il y a quelques jours, Montréal se trouvait à nouveau au centre du commerce de la fourrure puisque la ville accueillait la Cinquième conférence nord-américaine sur la traite des fourrures.La métropole n’a pas perdu l’ambition de reprendre dans ce domaine une place prépondérante.La Commission d’initiative et de développement économique de Montréal identifie les produits de la fourrure comme l’un des secteurs de son industrie traditionnelle dans lequel elle devrait investir des efforts de promotion et de développement.La fourrure a fait sa fortune pendant près de deux siècles.Dans la mémoire de son histoire, conservée en plusieurs endroits, une abondante documentation témoigne de l’importance de la traite des fourrures comme le démontre l’exposition des Archives nationales sur le thème Montréal, plaque tournante de la traite des fourrures.Une centaine de pièces, exposé au 100 est de la rue Notre-Dame, donne un aperçu de « la mine colassale de documents » conservés, selon l’expression du conservateur adjoint, M.Jacques Ducharme.À la bibliothèque de l’université McGill, le professeur Lawrence M.Lande, expose les documents de .sa collection personnelle sur le déve-loppemenl du commerce en Amérique, en donc de la traite-des fourrures, et de l’in-flueence, au début du XVIIIe siècle, de John 1 Compagnie ont le siège Law et de sa i des Indes dont le siège social se trouvait au Château Ramezay.Le Centre d’interprétation de l’histoire de Montréal, Place d’You-vilje, avec le concours de Parcs Canada, présente quelques aspects de la vie des coureurs des bois et des voyageurs.Enfin, Le Centre d’interprétation du commerce de la fourrure, au canal Lachine, inaugurée officiellement en fin de semaine, offre dans un ancien entrepôt de la compagnie de la Baie d’Hudson, une in-tiation plus poussée à là vie des commerçants et des voyageurs.Rarement, sur un thème historique, le public aura-t-il eu autant d’occasions de se renseigner sur les origines de Montréal.Le commerce des fourrures, fréquemment confondu avec la mission d’évangélisation des Amérindiens, a lancé dans toutes les directions à la fois l’exploration du continent.L’île de Montréal, bien située, devait s’imposer comme le centre de cette activité.« Ville frontière et carrefour naturel, Montréal était le centre de transbordement et d’entreposage des marchandises à destination de l’Ouest, de même que le point de départ et de retour de la majorité des expéditions vers les pays d’en-haut » écrit l’historien Jean-Marc Palazzo dans le catalogue de l’exposition des Archives nationales.Dans la ville fortifié d’alors, aux côtés des immeubles institutionnels tels le Séminaire et l’église Notre-Dame, se multiplient les entrepôts et les résidences des marchands.Après la conquête, les marchands britanniques auront tôt fait de s’installer à Montréal et de ^ *X C04t • •^4*— "t; -P ' •/y yi.L#—- Requête des habitants des Trois-Rivières au Conseil de Québec au sujet de la traite.reprendre à leur compte le commerce de la fourrure.Leurs compagnies se développent en absorbant les plus petites sociétés et en prenant à leur service les voyageurs, de solides rameurs qui, au mois de mai, partaient en groupe vers les territoires les plus reculés en chantant pour maintenir une cadence d’environ 40 coups à la minute.La cession de Détroit et de Michilimakinac aux Américains, en 1796, devait couper les routes commerciales vers le sud-ouest, au-delà des Grands lacs.Au nord, deux grandes compa- gnies, la Baie d’Hudson et la Nord-Ouest, se livrent une guerre commerciale pour le contrôle de la traite.La fusion des deux sociétés devait marqué le déclin de Montréal.La compagnie du Nord-Ouest en avait le centre de toutes ses opérations.Aussi longtemps qu’elle a pu tenir, Montréal demeurait un important centre.Pour la compagnie de la Baie d’Hudson, Montréal ne constituait que l’un des centres où elle entretenait des installations.Sir George Simpson, gouverneur de la compa- gnie, avait installé sa'résidence et son bureau près du canal Lachine.À son décès, en 1860, la compagnie vendait ses installations du canal Lachine.Montréal ne constituait plus une tête de réseau dans le commerce de là fourrure-.Mais déjà la ville avait entrepris sa révolution industrielle.A l’âge de la voile - — Les éditions Asticou viennent de publier dans la collection Les hiers un ouvrage de Paul Terrien, journaliste, intitulé Québec à l’âge de la voile.Pendant près plus d’un siècle, entre 1787 et 1896, Québec constituait l’un des plus importants chantiers de construction des voiliers en bois.M.Terrien recense plus de 2,000 navires de plus de cent tonneaux.Férue d’histoire maritime, Paul Terrien fait dans cet ouvrage des incursions dans les ramifications sociales et économiques de cette industrie qui, avec le commerce du bois, constituait l’une des principales activités de la région, une activité qui n’est pas toujours de tout repos comme en témoignent les conflits entre Irlandais et Canadiens français qui se disputent les emplois sur le bord de l’eau au point où le cardinal Taschereau doit, en 1889, diffuser une lettre pastorale menaçante à l’égard des Irlandais.L’ouvrage, en vente au prix de $14.95, comporte une liste complète des navires de 100 tonneaux et plus enregistrés au port de Québec et quelques notes d’identification.Il comprend aussi, ce qui n’a rien de superflu, un petit glossaire des principaux termes techniques employés.SERVICES PSYCHOLOGIQUES • Évaluation, consultation et psychothérapie (enfants, adolescents, et adultes) Centre d’Orientation 39 ouest, boul.Gouin, Montréal 331-5530 (Fondé en 1943, adminitiré par ACORM) RenseignŒ-\ous le budget federal ous |()urs )se/ sans mssi 1-800-267-0470 Ministère des Finances Canada Department of Finance Canada les brochures < i-contrc à voire liureau (le poste ou au eeiitre (l’information (lu (entre eommereial le plus piès (le (liez vous.Clontnile de la dette Meilleure équité Trscale l'n impôt minimum Gestion plus efficace de l’État Canada Le Devoir, lundi 3 juin 1985 Le besoin d’un nouveau type de pouvoir en Acadie NATHALIE PETROWSKI Que veulent les Acadiens du Nouveau-Brunswick en 1985 ?Ils veulent d’abord et avant tout le maintien des deux langues officielles dans leur province.Ils veulent aussi un journal de langue française dont ils sont privés depuis la mort en 1982 du quotidien L’Êvangéline.Ils veulent que la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick redevienne un porte-parole privilégié et serve de tremplin à de nouvelles actions collectives.Et finalement, ils veulent resserrer et développer leurs échanges économiques et culturels avec le Québec.Ces propositions et une dizaine d’autres ont fait consensus et rallumé la flamme mobilisatrice, ce week-end lors de l’assemblée générale annuelle de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick, tenue au Village historique de Ca-raquet.En tout, 350 délégués des trois régions d’Acadie, participaient à rassemblée à laquelle avait été convié le ministre Pierre-Marc Johnson, à titre de conférencier d’honneur.Le thème choisi cette année portait sur « Un nouveau type de pouvoir en Acadie », un pouvoir d’infiltration et d'action au mum-cipal, dans les media, dans les hôpitaux et dans les institutions.Quatre conférenciers se sont penchés sur le sujet en insistant à chaque fois sur la nécessité que les Acadiens se prennent en main et cessent de dépendre du pouvoir anglais.Les conférenciers étaient Louise Imbeault pour le pouvoir des media, Germain Blanchard pour le pouvoir des municipalités, Marie-France Lefort pour le pouvoir et les jeunes, Jean-Bernard Robichaud pour la planification sociale et le pouvoir et finalement Martin J.Légère pour le pouvoir et les institutions.Aurèle Thériault, le directeur général de la SANB déclarait au téléphone, que les tempêtes qui ont entouré la question des deux langues officielles, ont rapproché les communautés acadiennes au cours de la dernière année.Au lieu d’être découragés et démobilisés par l’opposition anglophone.les Acadiens ont plus que jamais envie de se lancer dans des actions collectives.« Les Acadiens ont compris que cela ne sert à rien d’être amers ou anti-anglais et que la meilleure solution, c’est d’arrêtèr de dépendre du pouvoir anglais, de prendre en main notre destinée et de nous donner notre propres outils d’action» expliquait le directeur général.Le nouveau type de pouvoir c’est donc cette prise en charge.Par le biais d’un journal d’abord.Car depuis la mort du quotidien l’Évangéline, les Acadiens sont orphelins d’un journal qui reflète leur réalité.Ils sont orphelins et ils sont aussi en manque.Il n’existe en effet qu’un seul quotidien francophone, L’Acadie Nouvelle, distribué dans une seule des trois régions.Depuis un an, il est question d’un nouveau journal.Le Matin du Nouveau Brunswick, mais subventionné par le gouvernement provincial.Le projet a soulevé de nombreuses polémiques, plusieurs Acadiens craignant l’ingérence politique.C’est pourquoi ils ont demandé en assemblée un moratoire sur le projet ainsi qu'une étude approfondie du marché pour trouver une formule idéale.Par ailleurs, les Acadiens demandent que la SANB redevienne un porte-parole privilégié.Aurèle Thériault explique à ce sujet que depuis cinq ans, la SANB s’est ouverte au pluralisme et s’est tranquillement éparpillée et disloquée.» On a besoin aujourd’hui de se doter de mécanismes qui sauront tisser des liens plus forts entre les différentes régions.Les régions veulent se rapprocher, se concentrer et entreprendre une action plus cohérente » a-t-il soutenu.L'assemblée annuelle s’est terminée avec le discours du ministre Pierre-Marc Johnson.Celui-ci s’était empressé d’accepter l’invitation des Acadiens, en dépit du fait que 24 heures plus tôt, il livrait un autre genre de message aux gens d’Alliance-Québec.Hier matin, le ministre sautait donc dans le premier avion pour Ca-raquet et livrait son discours, entre deux dégustations de homard, sur le coup de midi et demi.Selon Aurèle Thibeault, direc- teur général de la SANB, le ministre a été accueilh très chaleureusement par les Acadiens.« Son texte était fort intéressant et a déclenché des réactions positives, déclarait le directeur général.Pendant longtemps les Québécois de passage ont eu une attitude très paternaliste à l’endroit des Acadiens.Le message de M.Johnson était différent dans le sens où il a reconnu au départ que le Québec et l’Acadie étaient deux sociétés distinctes.» Le message du ministre avait en effet de quoi plaire aux Acadiens.Insistant sur la spécificité des deux communautés francophones, il a repris une célèbre phrase de Claude Morin pour convaincre l’auditoire de l’importance du Québec pour les francophones hors Québec.« Y aurait-il des politiques fédérales et provinciales visant les minorités si le Québec n’était pas sorti de sa docilité depuis les années 60’.’ Poser la question c’est y répondre » a-t-il répété.Le ministre s’est toutefois gardé d’ériger le Québec en ins- tance suprême, en déclarant « Le peuple québécois doit contribuer au développement des populations francophones vivant sur le territoire canadien en tenant compte de leurs priorités et de leurs besoins tout en respectant leur autonomie.» Une fois ces balises étabhes, le discours du ministre a pris une couleur nettement économique.Coopération intergouvemementale, intensification et consolidation des échanges commerciaux entre l’Acadie et le Québec, Maison de l’Acadie au Québec, circuit touristique Québec-Acadie assaisonné de formules forfaitaires, tous les espoirs semblaient permis pour resserrer les liens du commerce et de l’amitié.En conclusion, le ministre répétait ce que tous les Acadiens voulaient entendre.« Le Québec vous offre ses ressources, son potentiel humain et économique, sa volonté de collaboration avec le souci de respecter ce que vous êtes.» Il n’en fallait pas moins pour rassurer l’auditoire sur l’avenir de ses relations avec le Québec.àè ''Kl^ ' ' i^.l i ¥ Mes amours.mes affaires FEMININ PLURIEL RENÉE ROWAN L’ASSOCIATION des femmes collaboratrice (ADFC) ne veut pas être prise de court.Dès maintenant, elle lance aux femmes des autres provinces une invitation à son premier colloque pan-canadien qui aura lieu à Montréal les 29 et ,30.Organisée sous le thème évocateur de « Mes amours.mes affaires », cette rencontre de deux jours fournira l’occasion d’étudier la situation des femmes qui travaillent avec leur conjoint dans une entreprise familiale.Ce n’est pas la première fois qu’on se livrera à cet exercice, objecterez-vous.C’est vrai.Cependant, ce qui fait l’originalité de cette rencontre, c’est que les conjoints — maris ou conjoints de fait — sont invités à participer au colloque.Les objectifs de ce rassemblement où l’on attend 300 personnes venues de tous les coins du Canada, sont de faire le point sur les 10 dernières années de recherche concernant le statut des femmes collaboratrices, de stimuler les échanges avec les couples en affaires dans les autres provinces, de célébrer les cinq ans d’existence de l’ADFC, et surtout, de dresser un plan d’action pour les prochaines années.On estime à 500,000 au Canada — dont l‘25,000 au Québec — le nombre de femmes qui travaillent à titre de collaboratrices de leur conjoint dans des petites entreprises de type familial.Exerçant des métiers divers tels que secrétaire, comptable, travailleuse agricole, gestionnaire, les femmes collaboratrices contribuent à la réussite de nombreuses entreprises.L’économiste Ruth Rose, de rUQAM, estime que leur contribution à l’économie canadienne représente $9 milliards, soit un peu plus de 3% du revenu national brut.Toutefois, dans bien des cas, leur travail reste invisible, non rémunéré et souvent considéré comme une simple facette des tâches domestiques.En outre, ces travailleuses même lorsqu’elles sont rémunérées, n’ont pas droit à l’as-surance-chômage.La protection de la loi sur les normes minimales du travail se limite au salaire minimum.En cas de vente, de séparation, de divorce ou de décès de leur conjoint, les femmes collaboratrices perdent en général les bénéfices de leurs années de collaboration à l’entreprise.La reconnaissance économique de leur travail demeure à la discrétion du conjoint et/ou d'un juge, rappelle l’ADFC.L’association a déjà obtenu des gains dans le passé.Ainsi, en 1980, les deux paliers de gouvernement ont-iis accepté que le conjoint puisse déduire pour fins d’impôt le salaire versé à l’épouse collaboratrice.Malgré ces dispositions, la situation de l’ensemble des collaboratrices ne s’est pas suffisamment améliorée, affirme-t-elle.Alors que seulement 12.5 % des femmes collaboratrices québécoises recevaient un salaire en 1975, les chiffres de 1981 montrent que ce pourcentage n’est toujours que de.13%.Dix ans après la recherche de l’A-FEAS sur la femme collaboratrice, l’ADFC vient de réaliser une nouvelle enquête sur le même sujet.Elle en dévoilera les résultats au colloque.L’association a élaboré un projet qui propose pour ces femmes un choix entre deux statuts distincts, celui de salariée et celui de collaboratrice.Le premier donnerait droit au salaire, à la protection de la RRQ et de la CSST, à l’assurance-chômage, à la participation à un organisme professionnel, à une protection en cas de cessation de l’entreprise ainsi qu’un droit de continuer l’entreprise dans l’éventualité du décès du partenaire.Quant au statut de collaboratrice, il impliquerait une reconnaissance du travail à titre de travaillaise autonome.Ce statut impliquerait les mêmes droits que précédemment, auxquels s’ajoute le droit de recevoir 50 % de l’actif net en cas de cessation de l’entreprise.Le colloque » Mes amours.mes affaires » permettra de discuter des avantages et des inconvénients de l’un et de l’autre de ces deux statuts.¦ Pourquoi, M.Mulroney?Le budget fédéral inquiète la présidente du Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme (CCCSF).Tout en reconnaissant l’importance de réduire le déficit, Sylvia Gold regrette qu’Ottawa n’ait pas su le faire sans pénaliser les groupes de personnes les plus vulnérables dont les femmes.Au gouvernement de M.Mulroney, elle a plusieurs questions à poser, des questions de fond auxquelles les réponses sont loin d’être évidentes.Comment, par exemple, le gouvernement peut-il justifier une désindexation partielle des deux plus importants programmes sociaux — les allocations familiales et la sécurité de la vieillesse - touchant les mères de famille et les femmes âgées, alors q^ue leur situation économique est déjà fort précaire?Où sont les mesures précises obligeant les entreprises à utiliser leurs avantages fiscaux sous forme d’inves- tissement en ressources humaines pour créer des emplois?Quelles sont les mesures étabhes pour s’assurer que les entreprises offriront des programmes de formation répondant aux besoins des différents groupes cibles sur le marché du travail, notamment les femmes?Celles-ci peuvent-elles être assurées que les $900 millions affectés à la réforme des programmes de formation permettront leur intégration à part entière et ouvriront sur un travail rémunéré significatif?Dans la mesure où la plupart des femmes n’ont pas accès aux régimes de retraite des employeurs et ne pourront, par conséquent, bénéficier des modifications au régime de pensions suggérées dans le budget, comment le gouvernement compte-t-il s’acquitter de rengagement qu’il a pris visant à améliorer les pensions des Canadiennes, qu’elles occupent un emploi rémunéré ou non?Pourquoi enfin, demande Sylvia Gold, multipUer les processus de consultation auprès des groupes de femmes et autres si on n’a pas l’intention de prendre leurs recommandations en considération.« Qu’advient-il de toutes ces belles promesses électorales concernant les services de garde, les maisons d’hébergement pour femmes battues, la création d’emplois, le programme salaire égal pour un travail d’égal valeur et l’accès au crédit facilité pour les femmes chefs d’entreprises?Nous sommes en droit de poser la question au gouvernement.» .¦ Préséance de l’épouse sur le créancier Une femme mariée a réussi à obtenir la moitié de la demeure familiale d’une valeur de $160,000 aux dépens des créanciers qui tentaient d’enlever la maison à son époux en failUte, rapporte une nouvelle de la Presse canadienne.Un juge de la Cour suprême de l’Ontario a accordé à Huguette Croteau une part de 50 % de leur maison d’Orléans, près d’Ottawa, tandis que son mari a perdu sa part.L’affaire est plutôt inhabituelle puisque les Croteau sont toujours mariés et vivent ensemble.La maison était au nom de M.Croteau uniquement.Le juge a déclaré ne pas douter que le couple avait toujours considéré la maison comme leur appartenant à tous lesdeux, même si elle n’était pas au nom de l’épouse.Si Mme Croteau avait été légalement séparée de son mari, elle aurait automatiquement reçu sa part de 50 % en vertu de la loi sur la réforme du droit de la famille, sans avoir à craindre les réclamations des créanciers.Charte des droits et libertés La première cause portera sur le refus de la stérilisation par les retardés mentaux OTTAWA(PC) — La Cour suprême du Canada entendra demain une première cause invoquant la Charte des droits et libertés en vigueur depuis le 17 avril.Cette cause met en jeu le droit des retardés mentaux de refuser la stérilisation en tant que mesure contraceptive.Elle est défendue par l’Association canadienne pour les retardés mentaux qui s’appuie sur le droit de tous à l’égalité devant la loi, « sans discrimination basée sur la race, la nationalité, l’o- rigine ethnique, la couleur, le sexe, l’âge ou une déficience mentale ou physique ».On se rappelle qu’en 1978, la mère d’une jeune femme mentalement retardée, originaire de rile-du-Prince-Edouard, s’était adressée aux tribunaux pour obtenir que sa fille subisse la stérilisation.La cause a été déférée devant la Cour suprême après un jugement favorable à la demande de stérUisation rendu par la Cour d’appel.L’Association cana- dienne pour les retardés mentaux estime que les adultes déficients sont généralement en mesure de décider s’ils désirent ou non se soumettre à une telle opération, et elle soutient que les tribunaux devraient le reconnaître, à moins de circonstances exceptionnelles.L’association prétend en outre que le recours à la stérilisation non-thérapeutique des adultes retardés devrait dépendre de l’intérêt de la personne concernée.La Cour suprême sera également appelée à garantir aux personnes retardées la « liberté du choix de procréer ».L’Association canadienne pour les retardés mentaux espère que cette cause permettra de statuer une fois pour toutes sur les droits des retardés mentaux, qui ont été trop longtemps dominés par la théorie eugénique.Cette théorie se fonde sur l’idée que les déficiences mentales pourraient être éliminées si l’on ne permet pas aux personnes retardées de se reproduire.Téiéphoto AP La violence a éclaté samedi matin près du célèbre ensemble mégalithique de Stonehenge, en Angleterre, après que la police eût érigé des barrages routiers pour éviter la tenue illégale d'un festival pop en ces lieux.140 véhicules formant une « caravane de la paix » ont ainsi été interceptés, et une bataille rangée s’en est ensuivie entre les forces de l'ordre et les festivaliers.Sondage en Ontario : les deux chefs sont responsables TORONTO(PC) - Le chef libéral David Peterson a contribué de façon positive aux succès de son parti, alors que le premier ministre Frank Miller est en grande partie responsable des déboires des conservateurs aux élections ontariennes du 2 mai dernier, indique un sondage réalisé pour le compte du quotidien Toronto Star.Le sondage, effectué la semaine dernière par la maison Goldfarb Consultants, révèle par ailleurs que plus de 61 % des électeurs ontariens souhaitent voir M.Pe- terson gouverner la province si l’occasion lui en est offerte.Le sondage donne à penser que l’idée que se sont fait les électeurs des forces et des faiblesses de chacun des chefs de parti a joué un rôle déterminant dans le résultat du dernier scrutin.53 % des personnes interrogées ont exprimé l’opinion que le premier ministre Frank Miller constituait une faiblesse pour le Parti conservateur, alors que 57 % ont estimé que M.Peterson représentait une force pour les libéraux, qui formeront vraisembla- blement te prochain gouvernement à Queen’s Park.On s’attend en effet à ce que le gouvernement minoritaire de M.Miller soit renversé dès ce mois-ci par l’alliance des libéraux et des néo-démocrates.Seulement 10 % des répondants croient que M.Miller est une force pour son parti et M.Peterson une faiblesse pour les libéraux.Quant au chef néo-démocrate Bob Rae, 52 % des personnes questionnées voient en lui une contribution positive au NPD.8 % croient le contraire.Seulement 30 % des répondants ont dit préférer voir M.Miller à la tête de la province, plutôt que M.Peterson.Les résultats du sondage indiquent que si le gouvernement conservateur est défait à l’occasion d’un vote à l’Assemblée législative, 57 % des électeurs interrogés voudraient que le heutenant-gouverneur John Aird confie aux libéraux le soin de former le gouvernement.Par ailleurs, 40 % des répondants pensent que M.Aird devrait déclencher de nouvelles élections.Achetez des obligations d'épargne du Québec sans vous déplacer Chic“^*g3 9657 «68-5223 .,,514)6’'' 2810 370, )286 3225 Sher»'"" 6920 Savez-vous qu'il n'est plus nécessaire de vous déplacer pour profiter des avantages des obligations d'épargne du Québec?Un simple appel téléphonique à la Fiducie du Québec, et vous recevez une confirmation d'achat dans les plus brefs délais.C'est simple, rapide et efficace.Mais vous devez vous hâter parce que ce placement judicieux n'est en vente que pour un temps limité.De plus, vous pouvez augmenter encore le rendement de vos obligations d'épargne du Québec en les déposant dans le Reér Obligations d'épargne.C'est un moyen facile d'ajouter l'économie d’impôt au rendement garanti et à la sécurité du capital.FoV Renseignez-vous davantage en communiquant avec l'un de nos conseillers.Et rappelez-vous que la Fiducie du Québec peut aussi vous aider 67 en matière de financement, de services fiduciaires et de placements.Fiducie du Québec Le rendement, c'est important; le service /'est tout autant.^ desjardins Le Devoir, lundi 3 juin 1985 INFORMATIONS INTERNATIONALES Surprise et inquiétude en Israël au sujet d’une prochaine relance diplomatique américaine au Proche-Orient JÉRUSALEM (AFP) — La perspective d’une prochaine relance diplomatique américaine au Proche-Orient a surpris hier les responsables israéliens et créé une profonde inquiétude quant à la survie du cabinet d’union nationale israélien, estiment tes observateurs à Jérusalem.Le « OUI » de Washington à l’éta-bhssement de contacts officiels avec une délégation jordano-palesti-menne, a en effet ramené au premier plan la question de l’avenir des territoires occupés de Cisjordanie et Gaza, et cela au moment où va s’a- chever dans les prochains jours la guerre du Liban Dans un premier temps, les responsables israéliens s’étaient montrés plutôt sceptiques à propos des résulats des rencontres de la semaine dernière entre le président américain Ronald Reagan et le roi Hussem de Jordame.Les États-Unis avaient d’ailleurs rejeté vendredi une proposition du roi Hussem visant la tenue d’une conférence mternatio-nale sur la paix au Proche-Orient, avec la participation de l’Union soviétique, qui servirait de « para- pluie » à des négociations directes entre Israel et l’OLP Mais le message transmis hier par le secrétaire d’Etat américain, M.George Shultz, au premier ministre israélien, M.Shimon Pérès, et divulgué hier lors du conseil des ministres, a contramt Israel à « rectifier le tir», souhgnent les observateurs « Les responsables israéliens étaient persuadés que les États-Ums, préoccupés par le lancement de leurs projets de ‘guerre des étoiles’ et de réductions fiscales n’allaient pas s’aventurer de sitôt à tenter une nouvelle percée diplomatique au Proche-Orient », souligne ainsi le quotidien al-Harmshmar (opposition de gauche).Lts travaïUistes (gauche) et le Likoud (droite nationaliste), principaux partenaires du cabinet d’umon nationale, n’ont jamais fait mystère de leurs profondes divergences sur la question des temtoires occupés.Alors que les travaillistes se sont toujours déclarés favorables à un compromis territorial en échange de la paix avec la J ordanie, comme le Les secouristes évacuent les blessés sur Beyrouth Un calme précaire règne dans les camps BEYROUTH (AFP) - Une vingtaine de blessés ont été évacués hier après-midi du camp de réfugiés palestiniens de Bourj el-Barajneh, encerclé depuis deux semaines par les mihciens du mouvement chute Amal et la 6e brigade de l’armée hbanaise.Le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi dernier était globalement respecté hier dans les camps de Bourj el-Barajneh et Chatila, rompu par intermittence par des rafales de tirs à l’arme automatique et des explosions.En fin d’après-midi, un tronçon de la route menant à l’aéroport international de Beyrouth a été fermée à la circulation, en raison de la présence de francs-tireurs.Le Front du salut national palestinien ( FSNP, coalition des organisations prosyriennes hostiles à M Yasser Arafat), le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP,deM Nayef Hawatmeh) et le Parti communiste palestinien (PCP) ont, dans un commumqué distribué à Damas, demandé à Amal de « respecter le cessez-le-feu » Ils ont également souhaité « un retour à la normale, la recherche d’une solution politique à la crise qui soit susceptible de garantir la securité des camps et les intérêts des forces nationalistes hbanaises pour mtensi-fier la lutte contre l’occupant israélien » L’évacuation hier des blessés de Bourj el-Barajneh s’est passée dans des conditions mouvementées.Des mihciens d’Amal ont tenté d’extraire l’un d’entre eux de l’ambulance pour l’amener dans une Jeep Cette action n’a pu être empêchée que sur l’mter-vention directe de M.Akel Hamiyeh, responsable militaire d’Amal pour la ré^on de Beyrouth.Les blessés ont été conduits par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge libanaise (CRL) vers l’hôpital Kamal-Joumblatt à Choueifate, dans la montagne druze.Samedi, 32 blessés et deux enfants avaient été évacués de ce même camp.De source palestinienne, on indique que 100 morts et 260 blessés — dont 60 dans un état grave — attendent d’être évacués du camp de Bourj el-Barajneh.D’autre part, plusieurs organisations humanitaires ont retiré 40 corps de Palestiniens du camp de Sabra pour les transporter à la morgue de l’Hôpital améncam de Beyrouth Une source palestinienne a indiqué que 40 autres personnes ont été enterrées dans le camp de Chatila, dont une partie est toujours tenue par les combattants palestmiens.Parmi ces morts figurent 20 enfants, décédés des suites de fortes fièvres qui pourraient résulter d’une épidémie de choléra.Aux Nations unies, par ailleurs, le Conseil de sécurité a appelé vendredi soir à l’arrêt des actes de violences contre les populations civiles du Liban, en particulier dans et autour des camps palestiniens.Après de longues et laborieuses consulta- Incident frontalier Managua réclame la présence d’observateurs étrangers M \N.\GUA (AFP) — Le président nicaraguayen, M Daniel Ortega, a annoncé .samedi que Managua avait demandé au groupe de Contadora (Mexique, Panama, Colombie, Venezuela) de dépêcher d’urgence une commission d’enquête et de contrôle à la frontière entre le Nicaragua et le Costa-Rica afin d’éclaircir les circonstances d’un incident frontalier entre les deux pays Le gouvernement nicaraguayen a catégoriquement nié samedi les accusations des autorités costaricien-nes selon lesquelles l’armée nicaraguayenne aurait attaqué vendredi une patrouille de Gardes civils cos-tariciens près de la frontière entre le Costa-Rica et le Nicaragua Dans un communiqué publié samedi après-midi, le mimstere des Affaires étrangères dément également que des soldats sandinistes aient mené des incursions en territoire co.slancien Un Garde civil costaricien a été tué et neuf autres ont blessés dans cet incident frontalier qui s’est pro- duit dans la région de Las Tiricias, en territoire costaricien, a-t-on indiqué de sources officielles à San José Le Costa-Rica a attribué la responsabilité de cet accrochage à l’armée sandiniste À Caracas, d’autre part, des experts commerciaux nicaraguayens et des exportateurs vénézuéliens ont annoncé samedi qu’ils avaient l’intention de relancer le commerce bilatéral pour compenser les effets de l’embargo imposé à Managua il y a un mois par les États-Ums Un communiqué commun, publié par la mission commerciale du Nicaragua et l’Association des exportateurs vénézuéliens du secteur privé (AVFIX), annonce que les deux pays espèrent consolider les liens commerciaux bilatéraux Le Système économique latino-américain (SELA), organisation dont le siège est à Caracas, avait condamné le mois dernier l’embargo américain et avait appelé les pays latino-américains à faire des offres d’aide au Nicaragua SRI-LANKA Gandhi et Jayewerdene discutent des affrontements NEW DELHI (Reuter, AFP)- Le premier ministre indien, M Rajiv Gandhi, et le président du Sri-Lanka, M .lunius .layewardene, se sont rencontrés hier à New Delhi pour tenter de trouver un moyen de mettre fin aux affrontements qui opposent la majorité cinghalaise à la minorité tamoule au Sri Lanka Ces discussions coïncident avec l'annonce, hier par le gouvernement de Colombo, que six séparatistes tamouls et un officier de marine ont été tués dans l’attaque, samedi soir, d'un commissariat à Kuchchavelli, à une trentaine de kilomètres de Trin-comalee, principale ville de la province orientale Huit policiers ont été bles.sés Un communiqué dément par ailleurs que les rebelles aient tué une cinquantaine de personnes vendredi, dans des raids contre des villages cinghalais de la province orientale II précise qu’il y a eu cinq morts et trois blessés graves Depuis jeudi, il y aurait donc eu au total, selon les autorités, 19 morts sept passagers d’un autocar, un officier, SIX « terroristes » et les cinq morts dans l’attaque du village Selon des habitants de Trincoma-lee, les heurts entre musulmans.Cinghalais et Tamouls ont éclaté à propos d’un problème d’eau M H G P Nelson, mim.stre responsable de Trincomalee, a indiqué de son côté que les rebelles avaient fait sauter un pont reliant Kuchchavelli à Nilaveli tions, les membres du Conseil se sont finalement mis d’accord pour présenter cet appel sous forme de résolution qui a été adoptée à l’unanimi-té.L’ambassadeur du Liban à l’ONU, M.Rachid Fakhoury, a pns la parole Eour manifester le désaccord du Li-an à cette réunion du Conseil, qui avait été demandée par l’Égypte.Il a souligné qu’il s’agissait là d’une mter-vention grossière dans les affaires intérieures du Liban et que son gouvernement ne pouvait donc que refuser toute décision du Conseü prise dans ce contexte.Le texte de la résolution exprime la plus profonde préoccupation du Conseil devant les lourdes pertes en vies humaines et les graves dégâts matériels qui touchent la population civile du Liban.Il demande aussi à toutes les parties de prendre les mesures nécessaires pour soulager les souffrances causées par les actes de violence Le texte insiste en particulier sur la nécessité de faciliter la tâche des organismes humanitaires, tels que l’UNRWA (Office de secours de l’ONU aux réfugiés palestiniens) et la Croix-Rouge mtemationale.réclame la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies, le Likoud revendique énergiquement la souveraineté d’Israël sur l’ensemble de ces temtomes.Cette dernière position a de nouveau été réaffirmée avec force hier par le ministre des Affaires étrangères et leader du Likoud, M.Yitzhak Shamu-.« Israel refusera de rencontrer des membres du Conseil national palestimen (CNP, ‘Parlement’ en exil) qui est le cerveau qui mspire la poütique terroriste de l’OLP et qm est à Torigine de la charte qui préconise la destruction d’Israël (.) il n’existe aucune différence entre l’OLP et le CNP », a souligné M Shamir.Le roi Hussein avait annoncé, la semaine dernière lors de sa visite aux États-Unis, que l’OLP était désormais disposée à accepter de négocier sur la base de la résolution 242 La centrale palestinienne avait jusqu’à maintenant rejeté la résolution 242 parce qu’elle ne fait pas spécifiquement allusion à la création d’un État palestimen indépendant et parce qu’elle considère les Palesti-mens comme des réfugiés À Tissue du conseil des ministres, MM David Levy, vice-premier ministre et Ariel Sharon, ministre du Commerce et de l’Industrie, ont insisté pour qu’Israel « rejette immédiatement et vigoureusement les nouvelles et dangereuses propositions améncaines ».« Négocier avec des membres du CNP revient à négocier avec l’OLP, ce qui est inac- ce ÿ.table», a affirmé M.Levy.Levy s’est également élevé contre l’établissement de contacts entre les États-Unis et une délégation jordano-palestmienne avant l’ouverture de négociations directes entre cette délégation et Israel.M.Pérès, en revanche, a fait preuve de beaucoup de prudence et s’est contenté d’indiquer, dans un commumqué publié à Tissue du conseil des ministres, qu’il « accueillait favorablement toute mtiative de paix », tout en rejettant des négociations avec l’OLP.Le premier ministre a rappellé à plusieurs reprises ces dernières semaines qu’il était favorable à des négociations avec des Palestiniens, à condition que ces dermers se démarquent des articles de la charte palestinienne préconisant la destruction d’Israël et abandonnent le recours à la terreur Cette attitude de M.Pérès va dans le sens de propos tenus vendredi par M Shultz « Ce que nous voulons, ce sont des gens de bonne volonté, responsables, sincèrement attachés à une solution non violente.» Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement israélien, M.Aba Eban, une des grandes figures du Parti travailliste, est, pour sa part persuadé qu’Israël ne doit pas chercher des responsables palestiniens « qui l’arrangent, mais des interlocuteurs qui représentent véritablement le peuple palestmien » Les Sri-I,ankais .se .sont rendus par milliers dans les temples boudhistes ou les églises, hier, afin de prier pour le succès des discussions Gandhi-Jayewardene Après une première série de discussions, darts la matinée, les deux hommes devaient se rendre ensem ble au Bangla Desh dans les régions côtières ravagées il y a une semaine par un cyclone et un raz-de-marée On dit de source diplomatique que c’est Tlnde qui a eu l’idée d’organi.ser ce déplacement pour montrer la solidarité des pays de la région et exprimer leur sympathie au président Hossain Mohammad Er.shad du Ban gla Desh Les relations entre l’Inde et le Sri-Lanka, déjà tendues en raison de la question tamoule, se sont encore détériorées le mois dernier à la suite d’une déclaration d’un ministre indien qui a été considérée par Colombo comme une ingérence dans .ses affaires mtérieures Le président Jayewardene compte annoncer au premier mini.stre indien son intention d’engager des discussions pohtiques avec les TamouLs qui considèrent l’Inde comme leur protectrice face aux discriminations dont, selon eux, ils sont victimes au Sn-Lanka, déclare-t-on de source diplomatique Ptu.sieurs milliers de Tamouls du Sn-Lanka se sont réfugiés dans l’État indien de Tamil-Nadou dont la population partage leur culture et leur religion LE MONDE EN BREF ¦ Inde : arrestations NEW DELHI (AFP) — Trois militants sikhs ont été arrêtés et 52 bombes artisanales découvertes dans un village au nord de Delhi, a annoncé samedi la police indienne, alors que débute la « semaine du génocide » organisée par les organisations pohtiques séparatistes sikhs Les trois sikhs arrêtés ont déclaré que les bombes artisanales devaient être utiüsées la semaine prochaine, a déclaré la pohce Les attentats commis le 10 et 11 mai dernier à New Delhi et dans trois États du nord de Tlnde, provoquant la mort de 84 personnes, ont été attribués aux séparatistes sikhs qui demandent la création d’un État sikh indépendant dans le Pendjab La « semaine du génocide » a été organisée par le principal parti séparatiste sikh, TAkali Dal, pour commémorer l’assaut de juin 1984 contre le le Temple d’or d’Amritsar (Pendjab) ¦ Dayan et l’émigration arabe TELAVIV (AFP) —M Moshe Dayan,ancien ministre israélien de la Défense, avait mis au point en 1967 un projet d’émigration des Arabes de Cisjordanie (occupée par Israel) en Amérique latine, a affirmé hier le professeur Raanan Weiss, ancien chef du département de colonisation de l’Agence juive Le professeur Weiss, personnalité éminente du Parti travaïUiste qui a démussionné de son poste pour protester contre la politique d’implantation en Ci.sjordanie suivie par les gouvernements du Likoud, a précisé à la presse que le plan avait été élaboré par M Dayan quelques mois apres la guerre de juin 1967 et l’occupation par Israël de la Cisjordanie et Gaza Le projet qui, selon M Weiss, avait connu un début d’exécution, prévoyait que toute famille arabe désireuse d’émigrer en Amérique du Sud, recevrait du gouvernement israélien les frais du voyage ainsi qu’une prime de Î5,000 US « Quelques centaines de familles arabes quittèrent ainsi la Cisjordanie et Gaza mais y revinrent quelques mois plus tard et le projet fut alors abandonné », a-t-il dit ¦ Le Caire ; « ville fermée » ?LE CAIRE (AFP) — La capitale égyptienne, Le Caire, qui compte environ 12 millions d’habitants, pourrait être déclarée prochainement « ville fermée » à Timmigration interne, a annoncé son gouverneur, le général Youssef Sabri Abou Taleb, dans des déclarations rapportées hier par la presse égyptienne M Sabri Abou Taleb a précisé qu’il ferait officiellement une proposition en ce sens à la Conférence nationale des collectivités locales, en présence du président Hosni Moubarak Il a indiqué qu’il propo.serait une série de mesures administratives pour empêcher ou dissuader les « non-Cairotes » de venir s’m.staller durablement au Caire refus d’inscrire les enfants dans les écoles et de délivrer des cartes d’approvi.sionnement alimentaire, refus d’emplois, de logement, de prêts à Tha-bilal, etc Devenez Traducteur Inscrivez-vous au programme donnant accès à un certificat d aptitude à la traduction et à un diplôme au bout de la quatrième année Examen d’admission obligatoire Le 12 juin à 18h Conditions préalables: Excellente connaissance de I anglais et du français notamment de la langue écrite Date limite de demande: Le 11 )uin 1985 Veuillez vous adresser à Département des langues vivantes 392-8301 Pavillon de la bibliothèque Redpath salle 214 Adresse postale 3461 rue McTavish Montréal Qué H3A 1Y1 Centre de Tétlutiifion permanente L'endroit parfait pour vous perfectionner.Résultats N’UMKROS LOTS Tirage du 31-05-85 926319 26319 6319 319 19 50 000$ 5 000$ 250$ 50$ M 500 lots de 500 $ chacun Numéros non-décomposables McGill 102H576 126Hyi4 147H959 150H024 154H717 156ri70Û 161H688 16iH7ô9 167Hi08 lô7H81â iô8H03ô ld2H226 194H576 196H959 2Ü5H047 21JH8ii 216H267 218H828 224H53Ü 2i>8H912 260H3Ü5 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1491500 1541920 1891687 19216 72 1961381 2051992 2141821 2571279 2921045 3161576 3721238 3 7416 74 3751618 3811472 4181860 4201152 4241147 4321429 4331146 4431482 4571605 4651263 4711218 4721539 4821225 4821764 4861243 4941772 5131762 5151946 5191901 5331732 5421485 57616 72 3881190 5971084 6271686 6501170 6511134 6661345 6761662 6771854 6811740 6821316 7111617 7241290 7331888 7431571 7471647 7511393 7841055 78416 73 7861759 7861825 7881932 8001267 8131272 8241373 864168/ 8661290 a 761095 8831321 88413 78 8911712 8971166 131M539 136M920 139rtl32 146M909 156M082 165M6 75 167M613 177M163 17 7M816 ia7M392 189M588 191M4Ü9 192H555 193M312 203M494 2 06M043 2lOrt533 213H783 252M772 272M508 274M083 2 75M962 289H^8b 312M606 316H852 325M959 330H393 346M671 419M725 443M102 44 7M705 44aM252 451M458 456M134 460M683 460M688 465M934 466M226 475M608 487M576 491H088 521M208 534M629 541M113 545M092 562M454 566H95 7 574M250 5 76M46.8 576M538 581H2:>6 &01M180 604M100 622M665 623^119 639M230 680M886 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verso des billets En cas de disparité la liste officielle, cette dernière a priorité. ARTS ET SPECTACLES Le Devoir, lundi 3 juin 1985 Musiques des Amériques : cinq volets MUSIGLUE MARIE LAURIER La programmation du festival Musiques des Amériques, qui aura lieu au Canada du 21 au 31 juillet dans le cadre du 32e Congrès mondial de la Fédération internationale des Jeunesses musicales, se présente en cinq volets différents de façon à démontrer la diversité des ressources des 37 différents pays participants.En voici un aperçu: L’Orchestre mondial des Jeunesses musicales jouera en concert à Montréal, à Ottawa et à Toronto sous la direction du chef suisse Michel Tabachnik.Il dirigera des oeuvres de Pierre Merçure, Leonard Bernstein, Villa-Lobos, Stravinsky, Beethoven et Tchaikovsky.Le Festival Alcan du jeune interprète présentera huit concerts regroupant plus de 50 jeunes artistes, petits ensembles ou solistes de toutes disciplines représentant quinze pays.Le festival se déroulera dans les quatre villes ca-nadiennes visitées: Montréal, Ottawa, Québec, Toronto.Le concert d’ouverture du dimanche 21 juillet à l’Expo-Théâtre mettra en vedette le ba- ryton Louis Quilico — il est aussi président d’honneur du congrès des J MC — et le violoncelliste Offra Harnoy accompagnés de l’Orchestre métropolitain du Grand-Montreal sous la direction de Boris Brott.Il y aura également une foule de concerts populaires où tous les genres de musiques des Amériques seront mis en valeur: le jazz, le rock, le folklore, la musique ethnique et la musique de danse.Des conférences-ateliers seront animés par des spécialistes venus de neuf pays: Canada, Venézuela, États-Unis, Guatemala, Pérou, Argentine, Cuba, Brésil, Puerto-Rico.Enfin, Montréal et Toronto offriront à tous les amateurs deux soirées dansantes.L’Orchestre symphonique de Montréal dirigé par Charles Dutoit sera de la partie pour un concert-gala au profit des JMC.Il aura lieu le 12 juillet à 19h 30 à l’église Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Les artistes invités seront la mezzo-soprano Tatiana Troya-nos et le pianiste canadien Jon Kimura Parker.Les billets pour ces nombreuses manifestations culturelles et musicales seront en vente à compter du 10 juin aux comptoirs Ticketron.Pour plus de renseignements sur les lieux, dates et programmes de cette série du festival Musiques des Amériques, appeler 845-6262.?La Chorale Donovan et Les Chanteurs d’Orphée dirigés par Bernadette Donavan tiennent présentement des auditions pour recruter des sopranos, contraltos, ténors et basses pour la saison 1985-1986 jusqu’au 14 juin.Pour plus de renseignements: 481-1478.’*¦ Prix d’Europe — Mme Gertrude Perreault, secrétaire de l’Académie de musique du Québec confirme la tenue du 74e concours du Prix d’Europe qui se tiendra à Québec les 12,13 et 14 juin à l’Institut canadien et à l’église des Saints-Martyrs canadiens.Les juges seront Mme Jo-sephte Dufresne, pianiste, MM.Jean Valle-rand, compositeur et chef d’orchestre, Gyorgy Terebesi, violoniste, Denis Regnaud, organiste, Timothy Hutchins, flûtiste.?La première réalisation de l’Opéra-Comique du Québec, La Fille du tambour major de Jacques Offenbach est à l’affiche cette semaine (les 6,8,9 et 11 juin) à la salle Émile-Legault de Ville Saint-Laurent à 20 h avec le soprano canadien Linda Figiel dans le rôle-titre.Le choeur mixte formé d’une quarantaine de voix est dirigé par René Lacourse et la direction artistique est assurée par Mme Fernande Chicchio.Yvon Coutu signe la mise en scène, Jean Bé-lisle les décors et costumes et le pianiste-accompagnateur est M.Jacques St-Jean.?Le nouvel engouement pour le tango continue de plus belle.-La troupe Tango Argentino formée de trente chanteurs, danseurs et instrumentistes a fait un ravage à Paris cette saison et elle sera en première canadienne a la Place des arts du 12 au 15 juin, avant de se produire à New York.Les dirigeants argentins Claudio Segovia et Hector Orezzoli, avant tout des hommes de théâtre, ont formé cette troupe pour raconter le tango centenaire dans un spectacle où se succèdent les tangos de tous les styles et de toutes les époques ?Les Jeunes et l’OSM — Le Comité des jeunes de l’Orchestre symphonique de Montréal qui réunit 225 membres de 18 à 40 ans dans le but de former la relève de l’as- sistance aux concerts symphoniques et de recueillir des fonds pour l’orchestre organise un brunch-recrutement au Jardin botanique dimanche prochain, 9 juin, à llh 30.Pour billets et renseignements: 842-3402, poste 33.Mme France-Élaine Villemaire et M.Daniel Picotte sont les co-pré-sidents du comité et Mme Marie-Josée Drouin la présidente honoraire.Mme André Champagne, ministre d’État a la jeunesse sera l'invitée d’honneur au déjeuner.?C’est demain, mardi, à 19h 30 à la Basilique No-tre-Darrie que l'OSM et de nombreux artistes québécois — le pianiste Pascal Rogé, le contralto Maureen Forrester, les chanteurs Daniel Lavoie, Ginette Reno et Fabienne Thibault— participeront à l’enregistrement de la partie musicale de l’émission Le Grand Échiquier qui sera diffusée en France sur antenne 2 au cours de ce mois et à la télévision de Radio-Canada à l’automne.Gilles Vi-gneault en est le coanimateur avec Jacques Chancel.Le public est invité moyennant un prix d’entrée de $ 2.Les profits seront versés à un fonds d’aide à l’Éthiopie.m Photo Jacquot Gronlar Quand on a dévoilé l'affiche du Festival d'été de Lanaudière la semaine dernière, tous les invités se sont esclaffés en voyant le très sérieux Bach enfoui dans un cornet de crème glacée et portant lunettes solaires .Le concepteur voulait ainsi donner une image détendue au festival d'été qui a pour thème Surtout Bach et qui réunira de nombreux artistes dont Zamfir (à gauche) flûtiste de Pan et Angèle Dubeau, violoniste que l'on voit ici en compagnie du père Fernand Lindsay,c.s.v., directeur artistique du festival.FESTIVAL DE THÉÂTRE DES AMÉRIÛHES '85 La fille du tambour major Débuts peu convaincants de l’Opéra-comique DE RIO A INUKJUAK; | LE THÉÂTRE DES AMÉRIQUES M À MONTRÉAL 1 DU 22 MAI AU 4 JUIN BILLETS DE 8$ A 12$ 6 BILLETS ET PLUS: RÉDUCTIONS DE 15% À 25% EN VENTE AUX COMPTOIRS TICKETRON ET À LA BILLETTERIE DU FESTIVAL 1682, RUE ST-DENIS, MONTRÉAL •7 .4* a Hydro-Québec Bell Canada Telegbbe Canada LE JOUR MEME: TICKETRON ET BILLEHERIE JUSQU'À 17H ET AUX SALLES DE SPECTACLES UNE HEURE AVANT LA REPRÉSENTATION RENSEIGNEMENTS.(514) 288-6792, 10H À 20H CAROL BERGERON La fille du tambour major de Jacques Offenbach (1819-1880) à l'Opéra-Comique du Québec : ¦yvon Coutu (metteur en scène), René Lacourse (directeur musical), Jean Bélisie (décors et costumes) avec Lyne Comtois, Linda Figiel, Solange Lessard, André Marfelli, Jacques Pichette, Pierre Viau, Suzanne Aubin, Morel Michaud, Simon Chaussé, Joceiyne Durand et Gilbert Massé ; Jacques Saint-Jean au piano et ies choeurs de rOCQ.Jeudi 30 mai à la Salle Émile-Legault de Ville Saint-Laurent ; autres représentations, le 6, 8, 9 et 11 juin.On dit que l’histoire patriotique et républicaine de La fille au tambour major, dernier opéra-comique de Jacques Offenbach qu’il lui fut donné d’entendre avant sa mort en 1880, réconcilia le compositeur et son public parisien.L’ouvrage s’achève aux accents du Chant du départ emprunté au compositeur français Étienne-Nicolas Méhul (1763-1817) : les troupes françaises de Bonaparte entrent à Milan en 1800.Ce centième ouvrage lyrique d’Offenbach n’est pas sans rappeler, par ailleurs, La fille du régiment, opéra-comique de Donizetti (1797-1848) créé à Paris en 1840.Quant au reste, ni l’his- Décès de l’acteur Richard Greene LONDRKS (Reuter) — L’acteur britannique Richard Greene, qui avait joué le rôle de Robin des Bois dans un feuilleton télévisé de 143 épisodes, Photoiaser AP Richard Greene est décédé samedi à l’âge de 66 ans.Richard Greene avait également tourné dans plus de 40 films, notamment Le chien de Bas-kerville et Ambre.- Le feuilleton Robin des Bois avait été réalisé dans les années 50.11 s’élail ensuite élabh en Irlande, où il était devenu éleveur de chevaux, avant d’entamer une deuxième carrière sur la scène et à la télévision.Selon sa famille, Richard Greene ne s’était jamais complètement remis d’une opération subie à la suite d’une chute, il y a deux ans.toire de cette fausse aristocrate trop heureuse de retrouver ses origines plébéiennes, ni même la musique ne peuvent sérieusement nous intéresser, encore moins nous émouvoir.Dans un pays, le Québec, où les occasions ne sont pas assez nombreuses pour un jeune chanteur d’apprendre son métier, on ne peut pas rejeter du revers de la main les louables efforts de ceux qui dans l’action veulent modifier cette situation.Cela dit, la production de La fille du.tambour major de l’O-péra-Comique du Québec (OCQ) ne dépassait guère l’amateurisme de bonne volonté des spectacles de sous-sol d’église.Seule la mise en place musicale de René Lacourse portait la trace évidente du pro-fessionnaUsme.Une oeuvrette du genre peut à la rigueur passer quand elle est somptueusement présentée.Il faut un orchestre et non un piano, même si le pianiste fait bien son travail, comme ce fut le cas avec Jacques Saint-Jean.Il faut des décors, des costumes et surtout une mise en scène spectaculaires.Il faut des interprètes qui savent non seulement chanter mais encore danser et bien entendu parler.Dans la distribution de 11 rôles chantants, trois ou quatre possédaient de joUes voix : trop peu.Quant au parler, il faut avouer qu’il est proprement consternant que d’avoir à se faire l’oreille à trois ou quatre niveaux de langage.Rock et Belles Oreilles lauréats LA ROCllKLLK (AFP) - L’équipe québécoise Rock et Belles Oreilles a remporté le marathon radiophonique, l’une des manifestations les plus spectaculaires du 4ème festival de la FM qui vient de se dérouler à La Rochelle, port de l’ouest de la France.Le marathon radiophonique est une émission réalisée en direct pendant le festival.L’équipe québécoise, qui avait été déjà remarquée l’an passé, remporte ainsi un prix de 10.000 francs.D’autre part, au cours du festival de la Rochelle, principale manifestation de la FM en France, a été présenté le programme du festival Francofolies-85 qui se déroulera du 10 au 14 juillet à La Rochelle et qui associera un grand nombre d’artistes québécois à des chanteurs et groupes français.Le public pourra ainsi voir Diane Dufresne (10 juillet), Fabienne Thibeault (11 juillet), Edith Butler, Zachary Richard (12 juillet).Plume Latraverse (13 jullet), Daniel Lavoie (12 juillet).LUNDI 3 JUIN_______________________ ^ 19H: OUT OF THE BIN (Canada) SALLE ANDRÉ-PAGÉ 19H: PROVINCETOWN PLAYHOUSE, JUILLET 1919, J'AVAIS 19 ANS (Québec) ÊSStfniam ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE IsallPfl**»»^ 19H30: CONFERENCE-SPECTACLE THÉÂTRE DE L'OPPRIMÉ (Paris) la'in'"^^ MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL ______________________________ 22H: NE BLÂMEZ JAMAIS LES BÉDOUINS (Québec) ATELIER CONTINU______________ ESPACE LIBRE MARDI 4 JUIN __________________________ 19H: OUT OF THE BIN (Canada) SALLE ANDRÉ-PAGÉ 19H: PROVINCETOWN PLAYHOUSE, JUILLET 1919, J'AVAIS 19 ANS (Québec) ^.ll| ii ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE (salleTr**^ 22H: NE BLÂMEZ JAMAIS LES BÉDOUINS (Québec) ' ATELIER CONTINU ___________________________ 22H: LE RAIL (Québec)___liilM ESPACE LIBRE AUTOUR DU FESTIVAL TOUS LES JOURS OE 10H À MIOI RENCONTRES OU MATIN HÔTEL DU PARC 3625, AVENUE DU PARC liACICCITE Atelier Continu: 1200, riie Laurier est (Métro Laurier, autobus 471 270-1 175 ÉltSIItf École Nationale de Théâtre (salle 1) 5030, rue St-Dems (Métro Laurierl 842 7954 Espace Libre: 1945, rue Fullum (Métro Frontenac! 521-4198 „ Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal: 465, rue Mont-Royal est (Métro Mont Royall 872 2266 Salle'André-Pagé (Ecole Nationale de Théâtrel: 360, rue Laurier est (Métro Laurierl 842 7954 16' FESTIVAL QUÉBÉCOIS DU JEUNE THÉÂTRE Les Cinémas Odéoni Le nouveau film de WOODY ALLEN' Tous les jours: 1.30, 3.20, St DENIS SIECSIHÎRINE SflS rilS 5.10,7.00,8.50.BERRI 3 CARMEN Ven 2 00.7 00.9 45 Som , dim I )5, 4 10, 7 00.9 45 lun O leu 2 00.0 00 (Loi$«z-poMer non occeple») EN 70 fVIM CRÊMAZIE ST DENIS CREMAZIE 38B4PI0 ORNELLA MUTI • BEN GAZZARA LA FILLE DE TRIESTE la folle (Lamour BEAUBIEN PRES DIBERVILlE 721 6060 7.30, 9.30.¦—7w fl"" H™'*’ noul-4'''*' Le nouveau tilm de DAVID LLAN ST DENIS JARRT 36B »77 ' l'\ssV ,1 luINPIN MAIL CHIMPIAIN 465 SM A coBiipter de ce soir à 20h STATION du lundi au vendredi Jean-Pierre Ferland et ses collaborateurs vous offrent variétés et informations dons une ambiance à leur image, chaleureuse, sympathique et animée.Producteur-délégué: Pierre Duceppe Bon été à notre antenne! Lautre àSA Radio télévision Québec Le Devoir, lundi 3 juin 1985 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Jean-Louis Roy Rôdactnce en chef Lise Bissonnette Rédacteurs en chef ad/oints Jean Francoeur, Christian Bellavance Directeur de l'information Jean-Guy Ouguay Directeurs adjoints Denis Lord, Pierre Beaulieu Directeur des services administratifs Michel Paradis POUR UNE POLITIQUE DE LA SANTÉ Deux mois après rannonce par le muustre des Affaires sociales, M.Guy Chevrette, de la création éventuelle d’une commission d’enquête sur les services de santé, la grande oeuvre n’a pas encore été lançée.Le projet languit toujours sur la table du conseil des mmistres.A ce niveau, on soupèse les mérites de deux propositions irréconciliables.La première est limitée à l’examen des seules questions soulevées par l’état actuel des soins de santé au Québec et du fonctionnement des réseaux qui en assurent l’encadrement.La seconde élargit les perspectives d’une éventuelle recherche aux dimensions de la santé elle-même, à la mise en ordre de matériaux pouvant conduire à l’élaboration d’une véritable politique québécoise de la santé.Un apparent paradoxe alimente les doutes des mmistres québécois.Doivent-ils privilégier une démarche limitée à l’examen de la structure qui soutient présentement chez-nous les soins de santé, sa rénovation et son financement?Doivent-ils au contraire définir un mandat plus large, placer les conditions mêmes de la santé et de sa promotion au coeur d’une éventuelle recherche financée par les fonds publics?En conséquence conjuguer voire même subordonner l’examen des structures et du financement des soins et des réseaux à cette première visée?Un caricaturiste trouverait dans ce dilemme matière à dessin quel avenir M.Chevrette choi-sira-t-ü pour ses successeurs: seront-ils mmistres de la maladie ou mimstres de la santé?Méchante et bête, simpliste même, cette question est troublante tant elle colle aux réahtés.¦ Tout ce qui compte dans l’empire des soins de santé au Québec, tous les pouvoirs ayant prises sur la gestion des réseaux sont unanimes.À leur jugement, le temps est venu de faire enfin un grand ménage et de décider des investissements neufs qui s’imposent.D’où leur préoccupation centrale pour la question du financement et celles en découlant: dépenses d’immobilisation, investissement dans les nouvelles technologies, ouverture de nouveaux programmes et autres nécessités.La plupart des grands et petits patrons de la fonction pubhque oeuvrant dans ce secteur, les fédérations d’administrateurs, de médecins et d’in-firmières, les syndicats, bref toutes les troupes engagées sur ce champ de bataille font de la question du financement le pivot des travaux de l’éventuelle commission d’enquête.En clair, le plan susceptible d’obtemr la faveur de cette coalition d’intérêts habituée à se partager le buffet, absorbée à gérer sa dispendieuse et houleuse cohabitation et soucieuse aussi de ne pas trop étaler les mystères du système se limiterait largement à une croisière au sein du système lui-même.Les commissaires devraient finalement faire des recommandations visant à établir le mveau des budgets supplémentaires requis ou l’émondage dans les services actuellement offerts pour assurer l’équilibre budgétaire.Voilà qm est clam.Le pomt de départ et le pomt d’arrivée se recoupent parfaitement.Selon cette vision du passé projetée dans l’avenir, on ne qmtte jamais l’univers sensible mais limité du finance- ment des soms de santé, un modèle aussi, celui de la commission Castonguay qui faisait de la demande de soins une notion hmitée.Mais nous savons aujourd’hui et d’expérience certaine que cette manière de plamfier les services repose sur une erreur profonde d’évaluation, la demande de soins étant potentiellement illimitée.Dans le monde tel qu’il est, c’est-à-dire tel que nous l’avons pensé et cadré, les ressources versées aux soins de santé sont et seront éternellement inadéquates.Si le gouvernement faisait sienne cette hypothèse et en conséquence définissait un mandat compatible, l’entreprise pourrait être juteuse au mveau de certains constats, à moms que d’habiles commissaires issus des deux camps protègent et justifient le « meilleur système au monde, » le système, ses géniteurs, ses ingénieurs, ses comptables et ses techniciens.Mais l’entreprise serait stérile si elle devait couvrir de sa froide indifférence la nécessaire reconversion d’une philosophie et d’un système qui a pour lui les promesses d’une croissance éternelle.D’un système aussi qui fait de la maladie réelle, appréhendée ou fictive le pivot des mvestissements publics faussement ms-crits à la rubrique santé.Mais il est une autre voie, plus large et plus féconde qui divise apparemment le conseil des mi-mstres et fait hésiter M.Chevrette lui-même.Au heu de s’en temr à la radiographie du statu-quo et à d’éventuels consensus, ces plus bas communs dénominateurs visant sa mise-à-jour, on chercherait plutôt à intégrer cette nécessaire évaluation à ta définition et à l’implantation d’une politique de la santé.Certes, la question budgétaire ne serait pas évacuée.Mais on ferait aussi porter la recherche sur des facteurs qui lui sont préalables.On pense notamment à l’analyse approfondie de ce qui crée cette élasticité indéfinie de la demande et le rythme incontrôlé de sa croissance.On pense de plus à la nécessaire mise à jour et à la correction de facteurs sociaux qui haussent le mveau des recours aux soins de santé.À la compréhension et au refroidissement aussi de la spirale infernale qui nourrit la maladie en assurant l’effacement provisoire des symptômes et en laissant les causes profondes, voraces des éqmhbres physiques et psychologiques, accomplir leur oeuvre permanente.Enfin, la mise en parallèle de notre système, de son fonctionnement et de son rendement réels avec les formules retenues ailleurs s’imposent absolument.¦ Malgré les pressions des corporations et des syndicats, l’un et l’autre maîtres du jeu sur le terrain, le gouvernement doit opter pour la seconde voie.La mission essentielle d’une éventuelle commission d’enquête sur les services de santé ne saurait s’apparenter aux simples travaux d’un évaluateur-conseil.Si ce choix Im est mterdit pour des raisons obscures, pohtiques et/ou électorales, le conseil des mmistres devra alors fermer le dossier, l’abstention étant miUe fois préférable à une décision irresponsable.— JEAN-LOUIS ROY L’indésirable Stroessner L’ACTUALITE ANDRÉ PATRY A PEINE SORTIE de la controverse suscitée par la visite du président Reagan au cimetière de Bittburg, la République fédérale s’attend a de nouvelles polémiques, celles que ne manquera sans doute pas d’alimenter le voyage officiel que doit bientôt faire en Allemagne le général Alfredo Stroessner, président du Paraguay Stroessner, qui a inauguré le 15 août 1983 son septième mandat présidentiel, est devenu cette année l’homme d’un record politique il est, de tous les présidents que les États de l’Amérique latine se sont donnés depuis les débuts de leur histoire, celui qui aura exercé le pouvoir pendant le plus grand nombre d’années II y a maintenant plus de 30 ans que ce descendant de Bavarois dirige en maître absolu les destinées d’un État tout aussi singuher que lui-même Le Paraguay offre, en effet, des caractéristiques lui conférant une personnalité bien distmcte au sein de l’Amérique hispanophone II faut d’abord rappeler que ce pays a été, pendant un siècle et demi, sous l’autorité des jésuites qui, parvenus à le soustraire au régime despotique de la vice-royauté de Lima, en avaient regroupé les habitants dans des agglomérations appelées reducciones, afin de préserver leur mode de vie comme agriculteurs et d’assurer leur survivance culturelle Grâce en partie à l’action des jésuites, le Paraguay est aujourd’hui le seul État de toute l’Amérique latine dont la langue courante est une langue indigène, le guarani, qui, plus répandu que l’espagnol, est officiel au même titre que celui-ci Le président lui-même s’exprime souvent en guarani dans ses discours et le peuple tout entier voit dans cet idiome la marque par excellence de sa personnalité Dans la deuxième moitié du 19e siècle, plus précisément de 1865 à 1870, le Paraguay a vécu la plus grande tragédie de son histoire.Voulant une façade sur l’océan Atlantique — auquel il n’accède toujours, du reste, que par deux fleuves navi-g^ables —, il a engagé contre trois Etats — l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay — une guerre suicidaire au terme de laquelle il s’est retrouvé avec 22,000 mâles pour une population originelle de 525,000 personnes Ce n’est qu’en 1912 qu’il réussira, grâce à l’immigration européenne, à rétabhr dans le pays une répartition à peu près égale des deux sexes En 1932, le Paraguay se lancera dans une nouvelle aventure mihtame, cette fois contre la Bolivie, dans le but d’annexer la vaste contrée du Chaco, zone tenue pour riche en pétrole Après trois ans de lutte, les Paraguayens sortiront vainqueurs mais exsangues, et la région pétrolifère, située au-delà de la hgne d’armistice, restera en possession des Bohviens.Porté au pouvoir en mai 1954 par un coup d’État, Alfredo Stroessner est parvenu à se succéder à lui-même, d’abord en faisant amender la constitution, puis en faisant supprimer l’article de la loi fondamentale qui gênait sa réélection Pour gouverner, il s’appuie sur l’armée et le Parti Colorado auquel le système garantit les deux tiers des sieges au Parlement.C’est, en fait, ce parti qui contrôle le fonctionnement de l’État et du pays tout entier, car, pour accéder à la moindre charge ou être admis à l’école militaire, il faut en être membre La politique de Stroessner s’inspire de deux principes fondamentaux un anti-communisme militant poursuivi au nom des « convictions chrétiennes » de la nation, et un libéralisme économique capable de satisfaire les capitalistes les plus voraces.Il convient d’ajouter que le général-président, exprimant à l’occasion son souci de préserver la liberté et la justice, précise toujours qu’il n’est pas question de transiger sur la protection des droits de l’homme Or, dans ce dernier domaine, Stroessner n’a cessé d’ordonner ou d’encourager les pires abus Lors de la terrible répression de 1969-1971, des centaines smon des milliers de Paraguayens ont été fusillés ou torturés a mort on pouvait apercevoir à tout instant leurs cadavres ensanglantés dans les eaux fluviales qui lescharroyaientversla mer Si, depuis les années où le président Car ter a fait campagne contre la violation des droits de l’homme, les autorités paraguayennes se montrent moins empressées à combattre les adversaires réels ou présumés du régime, elles ne continuent pas moins de s’opposer au libre exercice des institutions démocratiques Dans la capitale, Asuncion, et dans les régions frontaüères, l’kat de siège est toujours en vigueur, ce qui permet à l’État d’emprisonner toute personne suspecte, sans recours possible à l’habeas corpus Le Paraguay, comme quelques-uns de ses voisins où vivent d’importantes communautés d’origine allemande, a donné asile à plusieurs nazis, dont le tristement célébré Josef Mengele, médecin du camp d’Auschwitz, qui, après s’être fait accorder la citoyenneté paraguayenne, est devenu exploitant d’une entreprise agricole Aux États-Unis et en Europe occidentale, l’accueil réserve par Stroessner aux anciens collaborateurs de Hitler continue de soulever la réprobation, et c’est surtout pour cette raison que la visite prochaine à Bonn du général-président embarrasse le gouvernement allemand Mais là-bas, semble-t-il, la présence des ex-nazis n’est pas un problème prioritaire les Paraguayens souhaitent avant tout retrouver leur pleine liberté de vivre dans un État démocratique, 5,000 personnes l’ont démontré, le 14 mai der-nier.au cours d’une manifestation à Asuncion en protestant contre la torture et les emprisonnements arbitraires Riche en terres arables et en métaux utiles, bientôt pourvu du plus grand barrage au monde, celui d’Itaipu, construit avec les Brésiliens, et de deux autres barrages édifiés avec les Argentins, le Paraguay deviendra avant la fin du siècle le premier exportateur mondial d’électricité et, sans doute, l’un des pays les plus prospères de l’Amérique latine Déjà les capitaux affluent des États-Unis, d’Allemagne, du Brésil et du Japon, faisant confiance à la période de transition qui succédera au départ de Stroessner Uelui-ci, maintenant septuagéname, montre des signes d’épuisement Les partis d’opposition, qui ont droit au tiers des sièges au Parlement, sont divisés et quelques-uns de leurs leaders sont en exil Mais ces partis tiennent le langage de la maturité et plusieurs de leurs chefs sont remarquables Une question essentielle se pose toutefois que fera l’armée ’ Depuis longtemps au service d’une système corrompu et profitable, acceptera-t-elle de ,se soumettre au civils ’’ Il n’e.st pas exclu que le retour à la démocratie des États voisins l’y contraigne LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 Il est composé et Imprimé par l’Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc, dont les ateliers sont situés à 9130 rue Bol- vin, Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisés é employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques division du Groupe Québécor Inc , située à 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent, H4N 1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2,50$ par semaine Le samedi seulement 75' Pour Information à Montréal 332-3891, é Québec (418) 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne 120$ par année 6 mois 62$, 3 mois 32$ A I étranger 225$ par année 6 mois 115$, 3 mois 60$ édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR, 211 rue St-Sacrement, Montréal, Québec H2Y 1X1 Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0358 DépOt légal Bibliothèque nationale du Québec Faire semblant d’être différent LE MOT DU SILENCIEUX ALBERT BRIE SI VOUS CHASSEZ votre naturel et qu’il revient au galop, c’est que vous êtes un cheval « Les États-Unis et l’URSS ne sont pas en tout jalousement impériahs-tes, n’abandonnent-ils pas généreusement aux autres nations le privilège de se faire la guerre.?Le fédéralisme canadien est la sénilité de son nationahsme * L’homme et la femme Jamais plus semblables ne sont si différents.* Picasso n’est pas Picasso.C’est le surnom qu’on lui a donné pour faire croire que Picasso, c’était lui.* Les grands hommes ont presque tous lâché une phrase célèbre sur leur ht de mort, par ailleurs, aucun n’en a proférée dans son berceau.« Dans une discussion, je crois les contradicteurs quand ils disent respecter mutuellement leurs opmions respectives, cela les dispense de se respecter l’un l’autre.* L’absurdité de la vie, c’est le premier homo sapiens qui en a pris conscience II l’a prouvé en inventant le ciel qui serait le lieu de la parfaite cohérence J’ai entendu un annonceur de radio dire, avec le plus grand sérieux du monde, ces mots d’introduction à un numéro musical : « Voici un pot-pourri où sont réunies en bouquet les fleurs les plus fraîches de la chanson » * Parfois, on voit l’avenir dans une perspective si brillante que l’on dirait déjà de beaux souvenirs * Nous pensons par accident, mais il ne faut pas s’en inquiéter : ça n’est jamais un accident mortel.* Les ministres des Finances, Du-haime et Wilson, viennent de nous donner de claires illustrations de la duplicité des gouvernements, mélange de prodigalité et d’avance.* Pour rendre par une métaphore la formidable difficulté de retrouver un objet, nous disons : « Autant chercher une aiguille dans une botte de foin, x Mais il y a plus difficile encore, voire impossible : « Trouver une botte de foin dans une aiguille » ?L’homme a pu croire pendant longtemps que le travail était libérateur Plus maintenant.Il découvre que c’est l’argent.Dorénavant, le travail, c’est le prétexte.* La musique, celle des chefs-d’oeuvres, a quelque chose à dire.Il est cependant remarquable que la musique que le public comprend le mieux est celle qui n’a précisément rien à dire L’optimiste est un vaniteux .il croit que ça ira mieux parce qu’il sera de la partie * Le bonheur serait un état d’inconscience On ne serait donc vraiment heureux que dans son sommeil.Mieux encore ' une fois mort * Le publicitaire prétend s’adresser à l’intelligence du pubhc.Celui-ci n’a qu’à faire usage de son discernement, selon lui.Mais voilà ' ce monsieur le respecte-t-il quand il s’emploie à déjouer sa vigilance ?« La peine capitale a une force de dissuasion certaine Par exemple, quand un condamné à mort vient d’être pendu, il perd à jamais l’envie de tuer * On ne peut contenter tout le monde et son père; prmcipalement quand le père est nombreux.* L’individu ordinaire trouverait torturant de faire le voeu de ne pas parler; mais comme il trouverait avantageux de faire le voeu de ne pas écouter ! i * Le moi est haïssable quand ce n’est pas le nôtre.* La modestie est un état de grâce par omission.^ ?La disponibilité est la mère de tous les services ?— C’est le Créateur Lui-Même qui fait la première déclaration dé guerre, lorsqu’il a pensé .« Il n’est"-pas bon que l’homme soit seul » " ¦ Un budget désavantageux pour les femmes l.elliu Mlie'ysée à M \ \es Diihaime.mini'll le des /-'(«ance.s LE CONSEIL exécutif de l’AFÉ AS, lors de sa dernière réunion, prenait connaissance de différentes mesures présentées lors du dépôt de votre dernier budget Nous tenons à vous faire part de nos réactions Depuis plusieurs années, les 35,000 membres de l’AF'ÉAS réclament la reconnaissance des travailleuses au foyer comme des personnes à part entière et non pas comme dépendantes de leur conjoint rémunéré Nous considérons que plusieurs des propositions de votre dernier budget accentuent cette dépendance Selon nous, deux propositions vont directement à l’encontre du développement de l’autonomie financière des femmes 1) L’augmentation de l’exemption de personne mariée le bénéfice financier de cette augmentation ira aux conjoints rémunérés alors que ce sont les travailleuses au foyer qui assument les tâches au foyer 2) L’élimination de l'exonération pour le travail à l’extérieur la travailleuse au foyer pouvait gagner auparavant $ 1,420 avant que l’exemption du conjoint soit diminuée Par cette mesure, vous incitez les femmes à renoncer à un petit revenu personnel Vous découragez également le retour progressif de plusieurs femmes sur le marché du travail rémunéré Par le fait même, cette mesure entraînera une dépendance économique accrue chez les Québécoises Plusieurs mesures de votre budget touchent les familles Nous ne nions pas la nécessité de favoriser, par des mesures appropriées, les familles ayant charge d’enfants Toutefois, cette aide ne doit pas être accordée au détriment des femmes Ainsi, en favorisant des exemptions pour enfants plutôt qu'une bonification des allocations familiales et des allocations de disponibilité, vous avantagez, une fois de plus, le conjoint rémunéré au détriment de la mère Voire choix de privilégier des exemptions dans notre .structure actuelle d’impôt dirigera l'aide prévue aux familles les mieux nanties Peut-on alors vraiment parler de mesures les mieux appropriées pour soutenir les familles •' Depuis plusieurs années, les membres de l’AKÉAS réclament des mesures fiscales favorisant l’accès aux services de garde pour les travailleuses au foyer Nous considérons qu’il est injuste qu’aucun avantage fiscal ne re-connai.s.se l’apport social des travailleuses au foyer Que ce soit pour des causes de maladie, études, congés, activités communautaires, bénévolat ., aucune mesure fi.scale ne permet d’alléger le coût des services de garde qui de meurent entièrement à la charge des travailleuses au foyer Nous notons que plusieurs des mesures de votre budget sont inspirées du livre blanc sur la fiscalité Vous les mettez en place .sans consultation, et ce, au moment où le gouvernement termine, d’autre pari, une consultation à travers le Québec .sur4e livre vert pour une politique familiale Nous espérons que les orientations de votre budget n’expnment pas la volonté définitive du gouvernement par rapport à l’étabhs-sement d’une politique familiale et d’une véritable réforme de la fiscalité Le comité de consultation sur la politique de la famille n’a pas encore remis son rapport et la population n’a pas été consultée sur le livre blanc sur la fiscalité des particuhers.Nous osons croire que nos remarques seront prises en considération — MICHELLE OUELLET chargée du programme d’action de l’Association féminine d’éducation et d’action sociales Montréal, 15 mai ¦ Baie-James, deuxième édition LE PROJET de « deuxième Baie-James» que Robert Bourassa souhaite voir mis en oeuvre a sus cité de nombreux commentaires dans les médias Mais, dans l’ensemble, ces commentaires s’en tenaient strictement aux aspects économiques du projet.Ils laissaient de côté les droits des populations autochtones vivant sur les territoires concernés et certames conséquences politiques majeures qu’entraînerait la réalisation d’un tel projet.Il est certain que si les populations autochtones avaient eu le choix, l’aménagement d’une partie du potentiel hydro-électrique de la Baie-James n’aurait jamais eu lieu.A preuve, l’injonction interlocutoire obtenue par les représentants des Cris et des Inuit en 1973, ordonnant l’arrêt des travaux Des pressions politiques très fortes ont amené la Cour d’appel du Québec à renverser la décision de la Cour supérieure sept jours plus tard seulement.Que vaut alors la convention de la Baie-James signée par les représentants des communautés crie et inuktitut, cédant l’ensemble des droits de ces communautés sur une vaste portion du territome nordique québécois, alors qu’ils étaient déjà dépossédés de leurs droits ’’ l.es droits des populations autochtones habitant le territoire nordique québécois sont fictifs aux yeux de notre sy.stème jundique Je crois donc, naïvement, que d’un point de vue éthique, le gouvernement du Québec n’est pas en droit de mettre en oeuvre des projets d’aménagement hydro-électrtiques des rivières du Nord québécois Le Québec est un grand espace aux ressources stratégiques.IJeau est l’une des plus stratégiques entre toutes.Bientôt les Américains viendront frapper à notre porte pour disposer des ressources en eaux du territoire québécois Devrions-nous aider les Américains à augmenter leur consommation d’énergie alors qu’ils corusomment déjà une large part des ressources énergétiques mondiales ’’ Le Québec est déjà une société très intégrée économiquement à l’ensemble nord-américain, notamment avec la région du Nord-Est des États-Unis.Le projet Bourassa, par son ampleur, intégrerait inextricablement le Québec aux États-Unis Il ne serait plus possible alors, pour les Qué-bécoKs, de mettre sur pied un projet de société original et relativement autonome, sans que le gouvernement américain ne se sente pour le moins très concerné Il faut conserver le peu de marge de manoeuvre qu’il nous reste.M Bourassa exploite l’a.spect mythologique du Nord québécois Un tel projet se prête bien à une démagogie politique facile qui lui vaudra certains avantages à court terme Mais ce projet ramène le statut du Québec à celui de région des États-Unis, “u, Une fois cette Baie-Jaraes phase II réalisée, les eaux québécoises détournées vers les Grands Lacs et les États-Unis, les Québécois seront devenus des porteurs d’eau dans tous les sens du terme II ne restera plus-au Québec que la souverameté culturelle dont parlait M Bourassa il y a quelques années.Et encore-là, ce n’est pas certain.— DANIEL DUVAL Montréal, 10 mai ¦ Vive Victor Hugo ! - LE VENDREDI 22 mai 188.ô;:à une heure vingt-sept de Tapf,^,?-midi, Victor Hugo décédait, à l’âge de quatre-vingt-trois anâ Quatre ans plus tôt, devant la même maison, où il venait de rendre l’âme, 600,000 admirateur^ et admiratrices s’étalent déplacés pour lui souhaiter longue et Itçp-reuse vie, à l’occasion de son soixante-dix-neuvième anniversaire Cet événement joyeux, cette fête exceptionnelle, à pré-sent, se trouvait remplacée par une immense tristesse Mais un poèUifà vrai dire, ne meurt jamais ' Sfes contemporains acquiesçaient Hugo était entré dans l’immortalité, de son vivant Dans l’histoire de l’humaiMte, aucun autre adieu ne se compare à l’hommage rendu à Victor Hugo Les funérailles d’État (lîl mai-ler juin 1885) furent quïfli-fiées d’« apothéose », de « mar^e triomphale » La foule assistant aux obsèques, entre 700,000-el 2,000,000 L’histoire a retenu, dans cétte multitude, un parmi tant d’iMi très Louis Pasteur sur son bal con Chacun désirait, véritable défi, apercevoir le cortège A Pans, la plupart des commerces^af-fichaient.« Fermé pour cause de deuil national Obsèques de Victor Hugo » Le 26 mai 1885, Jules Grévy, le président de la République, signait le décret Victor Hugo reposera au Panthéon Le gouvernement décide de restaurer l’ins-cription sur la façade de ce lieu « Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante ».Debout devant le PanthéolKJa fin du voyage, les orateurs succèdent à ceux qui avaient prononcé les éloges funèbres, sous l’Arc de triomphe.En ce lundi 1er juin 1885, le cortège funéraire avait quitté l’Arc de triomphe à onze heures trente du matin L’arrivée au Panthéon prend place à deux heures'de l’après-midi II est six heures du soir Victor Hugo finalement repose pour l’éternité Le génie de Victor Hugo, génie multiple poète, écrivain, romancier, homme de théâtre, dessinateur, politicien l.e 19e siècle, le siècle de Hugo Ses derniers rù^js écrits, du 19 mai 1885 ¦ « Aimer, c’est agir » Toute sa vie, il a^lt ' En 1852, il disait déjà n’écrire que d’une main, mais combattre des deux Chaque jour de sa vie, Hugo ressentait l’impérieuse nécessité d’écrire Debout, il écrivait, pi'es-qu’exclu.sivement Debout, i) se battit pour ses idées, au nom de (a liberté et de la justice.Un gràfld homme, point de doute, .selon Bal zac I.a mort, Hugo l’entrevoÿklt comme une récompense poqr te bien réalisé en ce monde.’Il croyait fermement en l’avertir, qu’il appelait la « Cour suprême » Il avait raison d’y croire.A ses funérailles, on entendit ce cri répété « Vive Victor Hugo'».Un siècle plus tard, Victor Hugoyit toujours ! — ÉLIE FEUERWERKER Montréal, 27 mai — DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, lundi 3 juin 1985 U 7 Il faut aller de Pavant et participer à la consultation POLlTiaUE INTERNATIONALE PAUL PAINCHAUD Le livre vert du ministre Joe Clark sur les relations extérieures du Canada, nous l’avons vu la semaine dermère, est décevant du point de vue de son contenu.Mais même comme instrument de consultation, ce document se devait d’être plus complet 'Il y a des enjeux importants de la diplomatie canadienne qui n’y apparaissent pas et à propos desquels la consultation projetée aurait été l’occasion d’un véritable exercice pédagogique.De plus, si l’on exclut quelques mcantations moralisatrices et sirupeuses, tirées du livre d’heures de John Diefenbaker, le ^document de M Clark est essentiellement défaitiste.Il ne devrait pas l’être, car définir des objectifs de politique étrangère, à l’heure actuelle — et cela est vrai pour le .Québec —, c’est en même temps défimr le profil d’une société.Ce ü-vre vert est pauvre en spécificités canadiennes sur la scène internationale Enfin, ce document est sans courage réel.Sous prétexte de laisser les Canadiens s’exprimer librement, il se refuse à proposer des choix motivés.Il pose des questions, comme s’il s’agissait d’aménager un vaste séminaire d’université.Mais on ne fait pas une bonne politique étrangère dans le bla-bla-bla.Il aurait fallu que le gouvernement dise aux Canadiens « Voici ce que je ferai et pourquoi Avez-vous d’autres propositions » À partir de là, un vrai débat aurait pu s’engager.En vérité, en cherchant à rejoindre un public très vaste, supposément peu accoutumé • à discuter de politique internationale, le livre vert prend les Canadiens pour des ignorants.Il dilue l’mformation et les choix à un point qui rend la consultation elle-même très difficile, smon superflue.C’est là un document bâcle, que le gouvernement lui-même ne semble pas avoir pris très au sérieux Il faut donc considérer ce document comme une pièce, parmi d’autres possibles, pour amorcer le processus de consultation.Car c’est ce processus lui-même qui est désormais important Si l’on s’entend bien sur ce que doit être une consultation en politique étrangère, cet exercice peut être d’un intérêt réel pour l’avenir de la diplomatie canadienne Surcepoint, le gouvernement a raison Après plus de 40 ans d’une pohtique étrangère assez stable dans ses postulats et ses orientations, le moment est venu de permettre aux Canadiens de se regarder eux-mêmes dans cette projection vers l’extérieur.Cela, ils n’ont jamais eu l’occasion vraiment de le faire Si un consensus pouvait se dégager autour de quelques propositions dominantes, le gouvernement disposerait ainsi du principal outil qui Im permettrait d’agir avec efficacité sur la scène internationale.Cette consultation doit donc être considérée comme un instrument de la diplomatie canadienne elle-même, et non une entreprise parallèle Pour cette raison, les Canadiens ont un intérêt réel à s’y engager II serait irresponsable de la part des partis d’opposition de ne pas y participer avec vigueur Mais, en même temps, il faut reconnaître ce que cette consultation ne peut pas donner Et tout d’abord, elle ne peut pas se substituer au processus normal de la diplomatie, qui suppose souvent des décisions rapides sur des questions difficiles Là-dessus, le gouvernement a raison de mettre en garde l’opinion et les partis d’opposition Pour cette raison, la consultation ne pourra porter sur des sujets trop précis La commission parlementaire devra donc décider du niveau des pro blêmes à aborder.Par ailleurs, cette consultation ne devrait pas remettre en cause les grandes options de la diplomatie canadienne, celles qui ont été façonnées au cours des ans après 1945, et sur lesquelles il y a consensus sérieux .ce serait l’occasion d’un bavardage inutile.De plus, cette consultation ne devra pas être perçue comme un sondage on doit acceptei d’avance que seuls quelques éléments de la société canadienne pourront vraiment s’y intéresser d’une manière active et réfléchie Enfin, le gouvernement doit garder toute sa hberté devant les propositions qui en émaneront, car les choix de politique étrangère sont souvent davantage déterminés par des facteurs externes et des decisions des autres États que par le gouvernement lui-même.Il serait dangereux de créer des attentes qui ne pourraient pas être satisfai tes Si, donc, on se garde de trop d’illusions et SI l’on en circonscrit les limites, le processus de consultation peut être l’occasion d’une prise de conscience importante au sein de l’opinion publique canadienne Car le livre vert du ministre Joe Clark a tout de même le mérite d’introduire dans le débat public deux dimensions qui en étaient autrefois à peu près totalement ab sentes 1) le Canada ne peut pas tout faire sur la scène internationale , des choix précis s’imposent quant aux niveaux, aux modes et aux beux de nos interventions, ‘2) la politique internationale coûte de plus en plus cher, exige de plus en plus de ressources, et les Canadiens doivent accepter d’investir à ce niveau dans une perspective à long terme Les deux dimensions sont liées, mais distinctes.C’est à partir de cette problématique fondamentale que la commission parlementaire devrait engager le processus de consultation à savoir que parce qu’il faut payer, on ne peut pas tout faire Par conséquent, où sont les vrais intérêts du Canada, où celui-ci peut-il être le plus utile Si un consensus se dégage sur ces questions, il s’agira d’une véritable révolution, car la tradition canadienne a voulu jusq^u’ici qu’il faille être beau et bon a tous et à tout Reconnaître avec lucidité les limites de l’action internationale du Canada constituerait donc un pro-giès majeur Mais, en meme temps, la diplomatie canadienne pourrait se donner des objectifs précis de rendement et d’efficacité L’ego national en souffrira peut-être, mais la politique étrangère a d’abord pour fonction de régler des problèmes, et non de créer des états d’âme M * Le sondage sur la langue d’affichage : une preuve de tolérance MORTON WEINFELD L'auteur est professeur agrégé et directeur du département de sociologie de l’université McGill.Le GOUVERNEMENT du Québec a fait part de son intention d’effectuer un sondage auprès desi Québécois pour connaître leur attitude vis-à-vis de la langue d’affichage dans les magasins et les éta-bhssements commerciaux.Avant de parler de l’essence d’un tel sondage, J’aimerais préciser que l’idée même de ce sondage pose des problèmes d’ordre philosophique.En effet, les droits hngmstiques (qui s’expriment de diverses façons) et la liberté d’expression sont garantis par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et par la constitution canadienne.Si'ces droits sont véritablement fondamentaux, leur respect ne doit pas dépendre des résultats d’un sondage d’opimon publique, surtout que, dans ce cas, nous parlons des droits d’une minorité linguistique, à savoir la minorité anglophone.À vrai dire, la logique du concept de droits des minorités exige qu’ils soient entourés de gâranties particulières et qu’ils ne fassent pas l'objet de sondages qui reflètent le point de vue de la majorité et dont les résultats dépendent de la formulation de la question et de l’mlètprétation des résultats.De toute façon, les Québécois feront l’objet d’un sondage.Mais il est important de noter que toute question sur les panneaux d’affichage bilingues peut sigmfier différentes choses pour les Québécois, notamment pour les Québécois francophones, selon l’endroit où ils vivent.Les Québécois qui vivent en dehors de Montréal, dans des régions francophones à 95 % ou plus, pourraient bien établir un rapport entre cette question et leur entourage immédiat.Dans ces régions du Québec, des panneaux unilingues en français semblent tout indiqués, étant donné que la population est presque exclusivement francophone et que les non-francophones savent indubitablement parler et lire le français.Par ailleurs, les panneaux commerciaux dans leur région sont déjà pratiquement tous en français uniquement, ce qui renforce cette interprétation de normahté.Et, enfin, l’absence de tout groupe anglophone important dans ces régions signifie qu’il n’existe pas d’électorat local qui risque de se plaindre de cet état de choses ou dont les droits semblent être violés par des écriteaux unilingues.Il semble ainsi probable que la population de ces régions appuie un affichage unilingue ou, en d’autres termes, éprouve moms le besoin de panneaux d’affichage bihngues.Une situation bien différente prévaut à Montréal où les populations anglophone et allophone sont beaucoup plus importantes.L’affichage bilmgue représente un véritable problème à Montréal, compte tenu de la présence de ces groupes démographiques et du caractère touristique de Montréal.On pourrait logiquement s’attendre à ce que les Montréalais, notamment les francophones, soient davantage en faveur d’un affichage bilingue, à la fois pour des raisons de bon sens et de sensibilité vis-à-vis des droits des minorités Or la tenue d’un référendum à l’échelon québécois risque d’obscurcir cette importante distmction.La formulation de la question revêt une égale importance.La question reflétera-t-elle les différentes concentrations Imguistiques dans les différentes régions ?Sera-t-elle formulée de manière à rendre compte du caractère volontaire ou obligatoire de la décision des commerçants et autres relativement à la langue ou aux langues qu’ils souhaitent utiliser pour leur étabhssement ’’ Et quel éventail de choix les répondants se verront-ils offrir ?Je soutiens qu’une seule question risque bien de ne pas permettre de déterminer l’opimon publique à cet égard À l’automne 1979, j’ai dirigé un sondage pour une entreprise privée faisant affaire au Québec, lequel sondage comportait des questions sur la langue d’affichage.Ce sondage a été réalisé par un orgamsme de sondage professionnel fort respecté au Québec, auprès d’un échantillon de 820 Québécois d’âge adulte sélectionnés au hasard.Les résultats de ce genre de sondage sont exacts à plus ou moms 4 %, 19 fois sur 20 On trouvera Langue* dm écrituux et dm eervicm Tout le Québec Langue angl.Iran.Partisma du parti Québéeoto Dans les grands magasins desservant 1® public.N = là où la clientèle est principalement francophone, estimez-vous que les écriteaux et les avis doivent être affichés en (820) (78) (642) (220) français seulement 30 9 36 52 français et anglais 69 88 64 48 anglais seulement 1 3 0 0 100 100 100 100 Dans les grands magasins desservant le public.là où la clientèle est principalement anglophone, estimez-vous que les écriteaux et les avis doivent être affichés en français seulement 5 2 10 français et anglais 87 92 81 anglais seulement 8 6 9 100 100 100 100 ci-contre les résultats qui nous intéressent Comme on le constate clairement à la lecture des deux questions, très peu de Québécois, des deux groupes linguistiques, sont en faveur d’écriteaux unilingues français Là où la clientèle était principalement francophone, seulement 36 % des Québécois francophones étaient en faveur de panneaux d’affichage en français seulement Là où la clientèle était principalement anglo- phone, ce pourcentage tombait à 5 %, même parmi les partisans du Parti québécois, 81 % penchait en faveur d’écriteaux bilingues dans les magasins Même si ces questions sont mani festement différentes de celles qui feraient une distinction nette entre Montréal et le reste du Québec, il existe des analogies manifestes II n’est donc pas surprenant que la faveur du public pour des écriteaux umhngues soit sensiblement plus éle- vée dans le premier cas que dans le deuxième Ce qui ressort clairement de ce sondage, c’est que la majorité des Québécois penchent pour un affichage bilingue, surtout dans les régions où ce genre d’affichage est nécessaire.Ces conclusions témoignent clairement du bon sens et de la tolérance fondamentale des Québécois francophones moyens, quahtés dont ne semblent pas toujours pourvus leurs dirigeants politiques et les législateurs hngmstiques.Dépioiementl Idel’lntercepteurl Tête mliitaire | Vérification de la destruction Site de la destruction I Initiative de défense stratégique (IDS) : la solution est à Genève Entrée en orbite du “Smart projectile"! Couverture I Océan -Pacifique Radars propulseurs M# Atoll de Kwadjalein Hawaii Missile lancé à la base aérienne * de l’armée de l’air à Vandenbe^, Californie REPLICLUE FRANÇOIS SÉGUIN Détenteur d’une maîtrise en science politique, l’auteur participe actuellement ^ une recherche sur la politique canadienne en matière de défense i'fÀNS un long article publié dans LE DEVOIR des 9 et 10 mai, le professeur Albert Legault, après avoir scruté — sur le mode interrogatif, il faut le préciser — les conséquences stratégiques du projet d’IDS, convie le Canada à collaborer aux recherches sur la « guerre des étoiles ».En faisant miroiter les avantages économiques et technologiques potentiels que pourrait en tirer le Canada, un article concourt à favoriser une certaine mobilisation psychologique et politique en faveur de l’IDS et à banaliser aux yeux de l’opinion publique les tenants et aboutissants stratégiques d’un tel projet.Ce que le New York T/mes qualifie de « plus outré et de moins réfléchi des entre-pl;ises de l’âge nucléaire » (25 février 1985) devient peu ou prou, pour M Legault, un âtbul dont le Canada doit savoir tirer profit., ^Secondarisant les effets délétères de l’IDS sur la donne stratégique globale, il ne fonde St)' conclusion que sur certains avantages économiques résiduaires et bien aléatoires dont pourrait profiter le Canada."L’IOS: stade ultime a,de révolution stratégique Précisons d’emblée, pour la gouverne de ceux qui ont la propension à présenter le pro- jet IDS comme un simple programme de recherche sans conséquences militaires subséquentes, que le secrétaire américain â la Défense, M Caspar Weinberger, déclarait le 13 janvier 1985 au New York Times qu’il écartait « de renoncer â une défense stratégique, soit dans la phase de recherche, soit dans la phase de déploiement, si elle se révélait reahsable ».Contrairement à ce qu’écrit M.Legault, riDS n’est pas le fruit d’une improvisation du président Reagan, mais le produit des recherches récentes en matière d’armes à énergie dirigée ainsi que de l’évolution des stratégies nucléaires au cours des dix der-mères années.S’il est vrai que le discours du 23 mars 1983 a pns par surprise les stratèges du Pentagone — entre autres le major général Donald Lamberson, directeur des programmes sur les armes à énergie dirigée —, ceux-ci se sont rapidement rangés à l’avis du président De toute façon, le concept d’armes ABM n’est pas nouveau et certains systèmes avaient déjà été mis au point dans les années 1950 et 60 Nike-Zeus, Nike X et Sentinel Safeguard.Les recherches et expériences mihtaires en matière d’armes à énergie dirigée étaient également enclenchées bien avant le discours du 23 mars 1983 .— Au milieu des années 70, des ingénieurs militaires avaient conçu !’« antenne mobile d’essai » (« Mobile Test Unit») à l’acide car-bomque capable d’abattre des avions-cibles — En 1982, l’armée de terre a mis au point un laser du champ de bataille le « Close-Corn-bat Assault Weapon» (C-CLAW) — En juillet 1983, le Pentagone révélait qu’un laser de haute puissance, au dioxyde de carbone, avait été utilisé depuis un avion KC-135 en vol pour détruire cinq missiles Sidewinder se déplaçant à 3,500 km/h.— Dans le cadre du programme « Homing Overlay Experiment », un missile Minu-teman lancé de l’île de Meck, dans le Pacifique, était intercepté dans l’espace extra-atmosphérique par un engin non nucléaire (11 juin 1984).— Des armes à énergie dirigée sont actuellement opérationnelles au sein de l’armée américaine : télémètres au laser sur les chars, indicateurs d’objectif, systèmes de navigation inertielle gyrométrique au laser, etc.Ce qui est nouveau depuis le discours présidentiel, c’est l’ampleur des recherches ainsi que le gigantisme des moyens mis en oeuvre pour les réaliser.Mais il faut être clair ¦ le projet d’IDS participe de révolution des pohtiques stratégiques des deux superpuissances enclenchée au début des années 70; loin d’être en rupture avec cette évolution, il n’en constitue que l’aboutissement naturel.Au cours de ces années, nous sommes progressivement passés de la doctrine de la «destruction mutuellement assurée r (MAD) à celle des « options limitées » (doctrine Schlesinger), à la stratégie anti-forces et anti-silos (directive présidentielle 59) pour aboutir à la « survie mutuellement assurée » (IDS).Chacune de ces étapes a contribué à sa façon, sous prétexte de limiter les conséquences d’un conflit nucléaire, à relancer la course aux armements et à rendre plus instable la balance centrale des forces Bien que la stratégie des « options limitées » prévoyait des « ripostes sélectives » pour imposer la négociation, elle ne s’éloignait pas substantiellement du MAD et n’avait pas tendance à émousser la dissuasion.La stratégie anti-forces issue de la DP-59, qui se matérialise dans le plan de ciblage SIOP-6, va beaucoup plus loin elle comprend une option de frappe préemptive anti-silos, anti-forces et anti-centres de décision civils Soit dit en passant, l’option anti-silos n’a de sens que si un pays est résolu à frapper le premier de ses ICBM (et bientôt de ses SLBM) les silos ennemis; s’il tire en second, il touchera des silos vides.Cette stratégie procède donc de la dangereuse menta-üté du « use them or loose them ».Le paradoxe de la stratégie anti-forces, consacrée par la DP-59, réside dans le fait que les moyens techniques permettant de multiplier les options de représailles afin de limiter un conflit nucléaire sont indiscernables des moyens requis pour tenter une première frappe désarmante.Avec riDS, on ne parle plus seulement de hmiter un conflit nuclélaire mais de nous affranchir totalement des conséquences désastreuses qui pourraient résulter de l’emploi des armes nucléaires et ce, par la sanctuarisation du territoire des protagonistes potentiels Malheureusement, il n’en sera rien.La course au déploiement d’un bouclier défensif couplée à l’acquisition d’armes stratégiques ultra-précises (MX, Midgetman pour les États-Unis, SS-18, SS-X-24e\.25pour l’URSS) ne peut qu’aiguillonner une nouvelle course pour l’obtention d’une capacité de première frappe désarmante.Loin d’être une panacée à la course aux armements, l’IDS est le paroxysme de cette course, son stade ultime.Les conséquences pour le Canada Le professeur Legault écrit : « Il faut cependant reconnaître une nouvelle réalité Les États-Unis recherchent une division internationale du travail.Le Canada devra donc identifier les priorités qui l’intéresseront » En fait, l’offre américaine vise avant tout un objectif politique : une fois impliqués dans le programme de recherche sur l’I DS, les participants pourront difficilement s’opposer au déploiement d’un système qu’ils auront contribué à rendre réahsable.Économiquement, le Pentagone sera le maître d’oeuvre de l’opération et n’accordera que des contrats de sous-traitance aux partenaires.Cette nouvelle division du travail permettra de structurer la recherche de pointe dans les pays alliés en fonction des priorités américaines, tout en réservant aux Américains l’accès à l’expertise développée par ces pays dans certains créneaux de recherche ¦Même d’un point de vue étroitement mercantile, le Canada doit se méfier du miroir aux alouettes que constituent les propositions américaines II faut se souvenir que dans les années 60, sous les instances des États-Unis, le Canada a abandonné la production de l’intercepteur Arrow de la compagnie canadienne A.V.Roe.À l’époque, les Etats-Unis et le Norad avaient convaincu le Canada que l’interception se ferait plus efficacement avec des missiles Bomarc Pourtant, même à la lumière des standards actuels, r Arrow était un intercepteur très performant Alors que les États-Unis ont continué à produire des intercepteurs, le Ca- nada a détruit les Arrow déjà produits, a mis au chômage des miUiers d’ouvriers quahfiés et s’en est remis à la division du travail proposée par les États-Unis Cette décision a donné le coup de grâce à l’mdustne aéronautique mihtaire canadienne Les avantages économiques douteux que tirera le Canada ne compenseront jamais les sommes énormes qu’il devra débourser pour faire face aux nouvelles menaces soviétiques induites par la course au bouclier spatial Pour déjouer l’IDS, l’URSS ne tardera pas à multiplier bombardiers stratégiques et missiles de croisière invulnérables aux tirs d’un bouclier .spatial L’URSS dote actuellement ses bombardiers de missiles de croisière AS-X-15 et de missiles air-sol AS-3et AS-4 Kitchen Qui plus est, le nouveau bombardier stratégique Blackjack sera opérationnel dès 1986 Selon James Schlesinger, pour assurer l’étanchéité du continent nord-américain, riDS devra être couplée à un renforcement des capacités de détection et d’interception aériennes du Norad qui engendrera des coûts annuels d’environ $ 50 milüards Iæ Canada, seul partenau-e des États-Unis au sem du Norad, sera probablement convié à défrayer une partie de la facture Il ne faut pas oublier qu’à l’apogée de la , menace bombardier, durant les années 60, le 1 Norad mobflisait près de 3,000 intercepteurs, ' dont quelque 200 canadiens, et environ 90 formations de missiles sol-air Bomarc et Nike.Et la menace à laquelle était alors confronté le Norad était minime comparée à ce que nous promettent les Soviétiques dans l’éventualité du déploiement d’un boucher spatial.Actuellement, le Norad n’a que 348 mtercep-teurs opérationnels, dont 36 CF-18A Hornet canadiens (24 autres de prévus).CONCLUSION Tout comme la France, la Norvège, le Danemark et l’Austraüe jusqu’à maintenant, le Canada doit refuser de participer à la recherche sur ri DS.Ce qui doit guider la décision canadienne, ce n’est pas le volume de contrats que procurera ce programme de recherche — contrats d’ailleurs bien hypothétiques —, mais plutôt les conséquences de ce projet mégalomane sur la paix, la stabilité stratégique et la sécurité du contment.Notre sécurité, celle des États-Unis et de nos autres alliés passe par des accords d’« arms control» et non par le déploiement d’un bouclier stratégique.La solution se trouve à Genève et non au Space Command de Colorado Sprmgs. 8 ¦ Le Devoir, lundi 3 juin 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Chtcharansky Sunday Times qu’il ne ferait aucun commentaire sur cet échange qui est une « affaire très délicate » et « doit rester confidentielle ».M.Greenwald a négocié la libération de plusieurs détenus dans les pays de l’Est depuis six ans.En 1981, il et venu secrètement en Afrique du Sud pour négocier un échange entre un agent du KGB détenu en Afrique du Sud et Chtcharansky.L’affaire, ayant été rendue publique, avait finalement échoué, a-t-il indiqué.L’agent du KGB, le major Alexei Kozlov, avait été échangé ultérieurement contre huit espions ouest-allemands et la libération d’un soldat sud-africain détenu en Angola.Toujours selon le Sunday Times, la police sud-africaine a mené une enquête pour déterminer si les époux Gerhardt pouvaient être relâchés sans danger pour la sécurité des pays occidentaux.Cette enquête ayant révélé que leur libération ne poserait pas de danger, les autorités sud-africaines seraient désormais prêtes à un échange, poursuit le journal.^ Révision de faillite par des décisions arbitraires.« La modification qu’on va apporter, ajoute le ministre, éliminera ce pouvoir arbitraire et obligera, à travers un cadre règlementaire, le fisc à accepte'r les garanties du contribuable.» M.Martel a par ailleurs indiqué qu’il annoncerait bientôt dans une déclaration ministérielle à l’Assemblée nationale que le taux d’intérêt de 14 %, imposé aux contribuables qui tardent à rembourser le fisc sera abaissé.« Le nouveau taux tiendra compte du marché mais aussi du fait que les citoyens ne doivent pas être tentés de se financer à même le ministère du Revenu.11 sera modifié régulièrement à tous les trois mois, a dit le ministre, en fonction de certains critères qui restent à définir.» Revenu-Québec devra donc accepter à l’avenir, à défaut du paiement de la créance d’un contribuable, que celui-ci fournisse une « sûreté jugée satisfaisante » en garantie de paiement.Ce sont les règlements que pu-bUera le ministre dans la Gazette officielle après l’adoption du projet de loi 35 qui détermineront les critères en vertu desquels les fonctionnaires pourront juger du caractère satisfaisant ou non de la sûreté offerte en garantie par le contribuable.Pour tous les contribuables dont l’offre de garantie ou de paiement sera jugée insatisfaisante, le ministère devra procéder à une évaluation de leur situation financière.« Cette analyse, explique M.Martel, nous permettra d’élargir la notion de sûreté et d’adapter les modalités de paiements à la capacité de payer des contribuables.» Ainsi armés, les fonctionnaires pourront accepter des garanties autres que celles prévues par le règlement ou conclure des ententes de paiement total ou partiel et accepter des garanties, même insuffisantes.Ils pourraient même conclure avec les contribuables des ententes sans garanties si, comme le dit M.Martel, » l’exigence d’une sûreté met en péril la situation financière d’une entreprise ou d’un contribuable qui conteste les montants que lui réclame le fisc.» Autrement dit, dans certains cas, on pourrait même se contenter uniquement d’une signature.Les autres garanties non prévues aux futurs règlements que pourrait quand même accepter le ministère sont: ¦ une hypothèque légale (sans frais pour le débiteur) ou conventionnelle même avec équité inférieure à la créance; ¦ des cautions de tiers; ¦ des transports spécifiques de créances valables même avec une équité inférieure à la créance; ¦ des valeurs cédées au ministère, autres que celles prévues aux règlements, même si celles-ci ne couvrent pas la créance.4 Festival qu’il est au lit, épuisé, dégoûté, trouvant la force de piger dans un désordre général quelques chocolats bien plaçés près de son lit.Ensuite il se lèvera pour entreprendre un véritable marathon de gags, jeux de mots crus, humour cruel (genre le « soft spot murder » qui tue les bébés d’une pression de doigt au bon endroit du crâne mou), et amorcer un défilé de personnages tel un sénateur idiot, un évêque fanatique, un anchorman (« I’m your host ») débile.Il ira jusqu’à se déshabiller comme s’il était seul chez lui, avec une audace qui ne peut que susciter l’adhésion d’une salle qui l’adopte.Le rire noir d’Andy Jones fait mouche.Il donne son spectacle encore ce soir et demain à 19 heures à la salle André-Pagé de l’École nationale de théâtre.Le second et dernier week-end du F’estival des Amériques a été marqué par l’ouverture samedi à 17 heures du 21ème congrès mondial de l’Institut international du théâtre (HT).La réunion de tant de gens de théâtre du monde entier (64 pays, de la Chine à l’Islande, de la Syrie au Sénégal) pour la seconde fois en Amérique depuis la fondation de cet organisme créé en 1948 sous l’égide de ru NESCO, est un autre des grands événements importants du printemps théâtral de Montréal.Lors de l’ouverture du congrès à la salle Marie-Gérin Lajoie le président de l’Institut international du théâtre, le Polonais Janusz Warminski, s’est attiré des applaudissements nourris lorsqu’il a déclaré que, gens de théâtre, « nous ne pourrons pas rester passifs chaque jour au bruit de la démagogie de paix, de la solennelle phraséologie du désarmement et de regarder fondre en même temps avec une effroyable rapidité les sommes destinées à la culture, à l’art, à l’éducation, au profit de visions folles de domination sur le monde par des idéologues militaires ou fanatiques religieux ».Représentant le Québec à l’ouverture du congrès de l’IIT, le ministre des Affaires culturelles, M.Clément Richard, a lu avec trop d’emphase un texte fait de généralités que la salle a reçu avec beaucoup de scepticisme et peu d’applaudissements.Quant au ministre fédéral des Communications, M.Marcel Masse, ayant décliné l’invitation, ce sont des rires bruyants qui ont acceuilli la lecture de son télégramme dans lequel il se disait peiné de rater le spectacle inaugural du congrès qui « entrerait dans l’histoire des heures importantes du théâtre à Montréal».Ce spectacle ( Le travail de la mémoire et du désir, créé pour l’occa sion et joué une seule fois), amusant sans plus, prétexte à quelques belles répliques sur le métier d’acteur du dramaturge Michel Garneau, mis en scène par André Brassard, avait toutes les allures d’un impromptu classique, touchant mais d’une valeur instantanée.Le FT A se terminera mardi par la remise d’un Prix des Amériques à la meilleure production de tout le festival, et l’attribution de certaines mentions particulières.Un jury de sept membres commençait ses délibérations hier soir à minuit.4 Grèce grands partis, le Parti socialiste pan-hellénique (PASOK) de M.Pa-pandreou et la « Nouvelle démocratie » du conservateur Constantin Mitsotakis.Aucun incident majeur , n’a toutefois été signalé hier.Si le PASOK n’avait pas obtenu de majorité décisive sur son principal adversaire, il aurait fallu, selon les observateurs, que la formation de M.Papandreou cherche à obtenir l’appui du Parti communiste grec (KKE, prosoviétique).Le PASOK a promis de poursuivre sa politique sociale en consacrant de fortes sommes à l’éducation, la santé et aux travaux public.La Nouvelle démocratie, quant à elle, défendait un programme néo-li-béral prévoyant des réductions d’impôts et des mesures favorisant le secteur privé.Au cours des dernières 48 heures, on a assisté à une intense mobilisation de la part des supporters des deux camps qui, hier encore, à Athènes comme dans les principales villes de la province, ont improvisé des carrousels motorisés, à bord de voitures décorées de drapeaux du PASOK (soleil levant vert sur fond blanc) ou de la Nouvelle démocratie (flamme blanche et bleue).La circulation sur les routes a été particulièrement intense hier.Ainsi, c’est pare-choc à pare-choc que circulaient les automobiles sur l’autoroute Corinthe-Athènes (80 km).Deux jours avant le scrutin, l’ancien président Constantin Caraman-lis, qui a démissionné en mars dernier, a accusé le PASOK de plonger le pays « dans la confusion et l’incertitude ».La dernière réforme constitutionnelle adoptée par le gouvernement du premier ministre Papandreou réduit les pouvoirs du chef de l’État au sein du système politique grec.En politique extérieure, le premier ministre Papandreou s’est signalé par ses attaques contre l’alliance atlantique.Le vote est obligatoire en Grèce pour les électeurs âgés de 18 à 70 ans.Mais le taux d’abstention atteint généralement quelque 20 % de l’électorat.Une douzaine de formations sont en lice, mais cinq seulement peuvent prétendre avoir des élus.Outre le PASOK et la Nouvelle démocratie, il s’agit du KKE, du Parti communiste grec dit « de l’intérieur » (eurocommuniste) et de TUnion patriotique (extrême-droite).Comme c’est la règle depuis la chute du régime militaire en 1974, les forces armées ont été consignées dans les casernes en ce jour d’élections, une mesure qui symbolise leur respect du processus démocratique.^ Libéraux beater qui n’a pas fini de faire mordre la poussière à Brian Mulroney.Outre ses quelque trente membres élus par le congres national biennal du parti, l’exécutif national du PLC est composé des présidents des sections provinciales, dont celui du Québec, l’ancien ministre fédéral Marcel Lessard.Ces délibérations auxquelles a participé le chef, M.John Turner, ont permis d’arriver à deux principales décisions: un nouveau partage des finances entre la direction national du parti et les provinces; la mise au point du processus d’élaboration des orientations politiques en vue du congrès qui se tiendra en sep- tembre 1986.Au lendemain de la défaite du 4 septembre, le PLC s’est réveillé avec une dette de 13.5 millions.Pour renflouer sa caisse, John Turner avait alors songé à puiser dans les riches coffres de certaines sections provinciales, dont celle du Québec.Mais le projet a vite suscité de vives réactions du Québec et le député de Laval-des-Rapides, M.Raymond Garneau, avait alors déclaré qu’il n’était lias question que Taile québécoise devienne « la vache à lait » du national.Un comité spcécial présidé par l’ancien ministre Judd Buccha-nan a formulé des recommandations que l’exécutif a entériné pendant le weekend et qui prévoient trois formes de partage : la direction nationale du parti recevra dorénavant 25 % des fonds recueillis par une section provinciale ou par une association de comté; la direction nationale partagera moitié-moitié, les fonds qu’elle recueillera au moyen de sol-licitationspar la poste, auprès des partisans libéraux d’une section provinciale.Dans le processus de ressource-ment de la pensée du parti, l’excutif a formé des comités de travail sur les thèmes de l’agriculture; l’emploi, la productivité et la réforme du régime fiscal; la vieillesse; le commerce extérieur; les relations avec les Etats-Unis; l’environnement et les ressources naturelles.Un autre comité, présidé par l’ancien ministre Jean Chrétien, a déjà entreprises ses audiences à travers le Canada et il fait porter ses travaux sur la paix, la sécurité et le désarmement mondial.Aux journalistes qui lui demandaient d’expliquer comment on peut parler d’une entreprise de rajeunissement du parti en confiant les postes-clés à des vétérans comme Jean Chrétien, André Ouellet et d’autres, Mme lona Campagnolo a répondu simplement : « Ce n’est pas nécessaire de jeter les vieux dehors pour faire place aux jeunes.Il est préférable de joindre la vigueur des jeunes à l’expérience des vieux».4 Goldbloom siblement contentés d’un « accès en anglais » aux services gouvernementaux.Mais le poids de la région métropolitaine, ou se trouve le principal bastion anglophone du Québec, a fait pencher la position officielle vers la notion de « contrôle ».Sur cette question, M.Goldbloom a parlé de divergence « fondamentale » avec le ministre tout comme sur la question de l’enchâssement des droits linguistiques.Alliance Québec préfère placer sa protection sous le manteau de la constitution fédérale plutôt que d’une éventuelle Constitution québécoise même si M.Johnson indique qu’il hausserait à 66 % la majorité requise pour permettre à l’Assemblée nationale de la modifier.En dépit de ces divergences manifestes, le discours de M.Johnson a été très favorablement accueilli par les délégués, qui l’ont applaudi à plusieurs reprises.M.Goldbloom a résumé en ces termes — version française officielle — la réaction d’Alliance Québec au discours du ministre: « Nous avons écouté un discours qui, tant par sa forme que son contenu, était différent de tout ce que nous avions entendu auparavant.L’Honorable Pierre-Marc Johnson nous a dit que la légitimité de notre communauté était acquise.Il a ajouté que les fondations d’une compréhension mutuelle sont aujourd’hui posées.Nos échanges, a-t-il dit, ne doivent pas être des confrontations entre des parties opposées à partir de frontières immuables mais plutôt des relations entre québécois qui parlent d’un avenir commun.Le dialogue qui doit s’engager, selon lui, est un pro- Harney élu chef du NPD-Québec MARIE TISON (PC) — Le président de Taile québécoise du NPD, Jean-Paul Harney, a été élu samedi chef intérimaire du Nouveau Parti démocratique du Québec.Un seul autre candidat était en lice, Pierre Bourgeois, de la circonscription de Robert-Baldwin, dans la ré^on de Montréal.Environ 125 délégués, réunis en conseil national à Québec samedi, ont également résolu de demander la reconnaissance officielle du NPD du Québec auprès du Directeur général des élections dès aujourd’hui.Pour être reconnu officiellement, un parti doit avoir élu un chef et avoir recueilli les signatures de 60 personnes dans au moins 10 comtés.Au cours d’une entrevue téléphonique, M.Harney a dit s’attendre à ce que son parti soit reconnu officiellement avant la Saint-Jean-Baptiste.cessus par lequel les éléments constitutifs du Québec détermineront ensemble la structure de la société dans laquelle ils entendent évoluer.» Le président d’Alliance Québec devait, en comparaison, marginaliser complètement le discours du député libéral de Gatineau, M.Michel Grat-ton, qui a soutenu en termes partisans que la communauté anglophone du Québec n’obtiendrait vraiment satisfaction qu’avec un changement de gouvernement.« Si quelqu’un ici a l’impression que notre mission serait terminée à partir d’un changement de gouvernement, laissez-moi vous dire qu’il est dans Terreur, a déclaré M.Goldbloom.J’affirme cela avec tout le respect qui est dû à Monsieur Grat-ton et ses collègues.Un changement de gouvernement pourrait signifier une approche nouveUe mais la communauté anglophone aura toujours besoin d’un d’un forum où elle peut se réunir, définir ses objectifs, établir ses priorités, mettre au point ses stratégies et passer à l’action collectivement.» En clair, Alliance Québec n’alignera ses batteries derrière aucun parti politique, se contentant d’applaudir aux pas qu’ils feront dans sa direction et en leur demandant d’en faire d’autres.A court terme, les objectifs d’Alliance-Québec sont les suivants: ¦ Accès à la Justice : « au strict minimum », bilinguisme officiel dans les causes pénales et criminelles ainsi qu’en matière civile dans les quatre provinces centrales; ¦ Éducation: « Non seulement l’accès à l’école anglaise ou française, mais aussi le droit constitutionnel exploite pour la minorité linguistique de gérer et de contrôler son réseau scolaire»; ¦ Services gouvernementaux: bilinguisme officiel aux trois niveaux de l’administration publique; ¦ Fonction publique: bilinguisme et représentation équitable de la communauté anglophone qui ne compte que pour 2 % de la fonction publique provinciale; ¦ Communications; le droit de recevoir des services de diffusion dans les deux langues, services que Radio-Canada devrait mieux adapter au niveau régional même en période de restrictions budgétaires; ¦ Services sociaux: le droit de recevoir des soins dans sa propre langue d’une institution ou d’une agence « adéquatement structurée ».« Ca prend normalement de 10 à 15 jours», a-t-il affirmé.Il a révélé que 27 associations de comté étaient déjà formées, et que près de 50 autres devraient s’ajouter d’ici la fin de juin.M.Harney sera chef du NPD du Québec jusqu’à la tenue du congrès de fondation, les 7 et 8 septembre prochain, à Montréal.D’ici là, les militants s’affaireront à préparer des résolutions qui seront acheminées à un autre conseil national, en août, avant d’être présentées au congrès.Interrogé au sujet des relations entre le Nouveau Parti démocratique du Québec et le Mouvement socialiste, qui s’est décidé dernièrement à se transformer en parti politique, Jean-Paul Harney a soutenu que, contrairement à ce qu’a déjà laissé entendre une rumeur, aucune coalition n’a jamais été proposée entre les deux mouvements.« 11 n’y a pas de projets de liens formels, a-t-il déclaré, mais on maintient le contact avec des particuliers ».« Il y a beaucoup de points qui nous lient », a ajouté M.Harney, expliquant que le dialogue, s’il n’est pas rompu, se poursuit maintenant au niveau des militants.Le NPD du Québec compte actuellement 2,500 membres actifs.Il en comptait 400 au printemps 1984.3 juin par la PC et t'AP 1984: le Pendjab, où le.s autonomi.s-les sikh.s mami'eslent, e.st placé virluellenienl en étal de siège par rarmée indienne.198:i: manifestation anti nucléaire aux abords de la base aérienne américaine d'Upper Wayl'ord (Angleterre): 752 arre.slations.1982: l'ambassadeur d’Israël à Londres est giièxemenl blessé d'une balle dans la tête tirée par un lerroriste.1981: le pape Jean-Paul II quitte rtiôpilal, trois semaines après l'attentat dont il a été victime sur la place Samt-Pierre et dans lequel il a élé grièvement blessé.1979: la conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement s'achève à Manille par un désaccord majeur entre pays industrialisés et pays du tiers-nionde.1978: l'ancien pré.sulenl bolivien .luan .lose Torres est découvert as-.sa.ssiné en .Argentine.I97:i un 'Tupolev-144, avion supersonique soviétique rival de Concorde, s’écrase sur Goussainville au cours du salon aérien du Bourget: les six membres d'équipage sont tués ain.si que .sept personnes au sol.197:i londation de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick.1988 Peng Gheng, maire de Pékin et personnalité politique chinoise, e.st évincé.I98:t: mort du pajie Jean XXIII.1982.un avion s'écrase près de l'aéroport d'Orly: 130morts.19.i9 Singapour devient autonome.I94.Î ¦ plus de 150,000 militaires allemands se rendent aux Anglo-Américains sur l’Elbe.1943 constitution du comité français de libération nationale.1942.raid aérien japonais sur Dulch Harbor, en Ala.ska.1940.fin de l’évacuation des forces alliées de l'rance.AUJOURD’HUI si- l.c centre .l 'écoule \ leni (l'mu nr ses poi tes et of-Irira (les ser\ ices à la communauté (le la Côle-des-Neigesel des en\ irons.Ce ser\ ice esl confidentiel, anonvme et gratuit.Le cen-t re esl situé au 3000.rue Van llorne 7:i7-:!l)04 Si vous désire/(hneiiir bénévole, il laut tous adresser à Danielle Papineau ou Carole Paraflis au 7:!7-:ît)04 ¦ Le service de recrutement des donneurs de sang (le la société canadienne de la ( idix Rouge sera présent sur la place lors de la collecte de sang du complexe Desjardins l.’objectif esl de :i0fl donneurs ¦ Pour souligner le mois (les zoos et aquariums au Canada et aux Etats-Unis, le iilanélarium Dow de la Ville de Montréal présentera un sjiectacle sur l ull-lisalion des objets célestes par les animaux pour s'orienter lors des migrations Ce sjiectacle.intitulé « Le ciel, point de repère des animaux migrateurs ».sera présenté ce lundi et les lundis 10 el 17 juin ù 20 h 30 K72-4.')3fl ¦ 1, IRPC tous invite à une rencontre d'information sur votre lonclionnemenl personnel en relation avec les couleurs, à 20 h au 5030, rue Saint-Denis, salle 418 270-8051 ¦ Sat le/ t ous que vous pou-t ez relourner aux éludes à plein temps tout en recevant des prestations d’assurance-chômage '.' Le Comité-Chômage vous donnera plus d'informations sur la question au 9,33-5915.¦ La chorale Donovan et le.s Chanteurs d'Orphée, dirigés par Bernadette Donovan, tiennent des auditions pour les sopranos, contraltos, ténors et basses pour la saison 1985-86, jusqu'au 14 juin 481-1478.¦ La Société canadienne du stress offre un cours inten- .sil de quaire .semaines pour l'aiiprenlissage de la tech-mi|ue de relaxation Jacob-.son .5'27-35'23.¦ La bibliothèijue municipale de Longueuil offre dorénavant une collection de journaux sur microfilm l.c ( 'oiirncr du Sud depuis 1947 el LE.DEVOIR depuis 1976 D'autre part, la succursale Claude-llenri-Ciri-gnon olfre le service de cas.selles de musique en location 646-8615 ¦ Les membres du club des lecteurs de la bibliothèque niunici|)ale de Longueuil in-\ lient tous le.s citoyens intéressés à venir participer à leur jirochaine discu.ssion, sur le thème'.Ramsès II, une exposition » Rendez \ ous ce lundi à 19 h 30 au Cent re culturel de Lon-giieuil (100, rue Saint-Laurent ouest) 646-8611 ¦ Les jiersonnes intéressées à participer, en tant (jue cyclistes ou dans Tor-ganisation du premier « cycle! hon » à Rulère-des-Prairies sont priées de faire parvenir leurs coordonnées au Centre des femmes (le Rivière des-Prai-ries (12077, rue Alexis-Car-rel) 1.événement aura heu le dimanche 7 juillet.648-10:t0 ¦ Soirée d'information sur le DES au Centre des femmes de Rivière-des-Prai-ries, à 19 h 30 Rendez vous au 12077, rue Alexis-Carrel, 648-10:i0 ¦ Les .\teliers d’éducation pojiulaire de Mercier vous informent que leur .service de banque de logements •sera ouvert à tous à compter de ce lundi.Pour Infor-malion : tous les jours de 9 h 30 à midi et de 13 h 30 à 16 h.‘271-4084 ¦ La garderie Plein Soleil du collège Marie-Victorin accueille les enfants de 18 mois à cinq ans.325-0150, poste 243 pre Preh^S'ï.votre Prêt-à-partir^ pour le succès."M L- Rapidair Le choix éclair • La fréquence La meilleure entre Montréal et 'Toronto.:î() l’rét-à-partir par jour, en semaine.Des horaires adaptés à vos besoins.• La ponctualité Incontestalile.Un service fiable, éprouvé depuis des années, • La rapidité d'enregistrement Le seul comptoir d'enregistrement distinct.Clairement identifié.36 Prêt-à-partir par jour, en semaine entre Montréal et Toronto La facilité d'embarquement Pour le voyageur pressé.La seule porte d'embarquement exclusive.Lu plus proche de l'entrée de l'aéroport.La qualité du service à bord Un petit déjeuner ou une collation de qualité supérieure.Consommations gratuites.L'Aéroplan Le meilleur programme de primes-voyages pour les grands voyageurs.A ta réservation, mentionnez te DRF-5948 Rapidair.Pour voyager sans même y penser.Montréal Toronto Toronto Montréal départ arrivée départ arrivée 06 h 50 08 6 05 06 h 50 07 6 50 07 h 20 08 h 35 07 6 00 08 6 10 08 h 00 09 h 15 08 6 00 09 6 10 09 h 00 106 10 08 6 10 09 h 15 10 h 00 11 h 10 09 6 00 10h02 11 h 00 12 h 10 10 h 00 11 602 12 h 00 13 h 10 11 h 00 12 h 00 12 h 30 13 h 45 12 6 00 13 6 00 14 h 00 15 h 10 13 6 00 14 h 00 15 h 00 16 6 10 14 6 00 15 6 00 16 h 00 17 h 20 15 6 00 16 h 00 17 h 00 18 6 20 16 6 00 17 h 10 17 h 55 19 6 08 17 6 00 18 h 05 18 h 00 19 h 20 17 h 30 18 h 40 19 h 00 20 6 13 18 6 00 19 h 10 20 h 00 21 h 13 19 h 00 206 10 22 h 00 23 h 10 20 6 00 21 6 00 22 6 55 21 605 22 6 00 AIR CANADA ^ LE DEVOIR CAHIER I Montréal, lundi 3 juin 1985 Avec rachat de 60.2 % de Gulf Canada, Olympia & York fait une tentative dans un secteur complètement nouveau pour elle DOUGLAS MARTIN du New York Times traduit par Jean-Philippe Tastet TORONTO — La famille Reich-mann, fondatnce de Olympia & York Developments Ltd , attache une grande importance à sa vie privée Mais la perspicacité avec laquelle ses membres mènent leurs affaires et les formidables succès qu’ils connaissent l’ont plus d’une fois placée sous le feu des projecteurs.En 1976, Olympia & York achetait huit édifices à bureaux de la ville de New York pour $ 320 milbons, ce qui représentait leur valeur minimale Quelque temps plus tard, cette der-mère devait passer à î 2 milliards En 1981, après une longue lutte avec Thomson Newspapers, la com-pagme se portait acquéreur d’Abitibi Price Inc., le plus gros producteur mondial de papier journal, alors que ce secteur industriel était considéré comme un secteur faible Après avoir mvesti plus de $ 150 milhons en travaux d’améhoration et de modernisation, les Reichmann devaient s’apercevoir qu’ils étaient entrés sur le marché de papier journal à la veille d’une reprise La valeur sur le marché des actions ordinaires de la famille — 93 % de la compagnie — a presque doublé depuis la fin de 1983, passant à $900 millions.Tout récemment, la très discrète compagme familiale a acheté 60.2 % de Gulf Canada Ltd, quatrième compagnie pétrolière canadienne Pour ce faire, eUe a dû verser quelque $ 2 2 milliards à la Chevron Corporation.Ceci en a amené plusieurs à se demander SI ce ne serait pas un signe avant-coureur d’une reprise des cours du pétrole Une telle prise de position de la famille pourrait en effet signifier que ses membres ont pressenti la fm de la baisse des cours du pétrole et l’imminence d’une reprise Mais sans aller chercher aussi lom, les analystes présentent ce marché comme une très bonne affaire pour les acheteurs.« Ils ont obtenu un prix tout à fait raisonnable », commente M.Denis Mote de la firme d’investissements Maisson Placements Canada Le marché est partagé entre un secteur de production de pétrole susceptible de bénéficier d’une hausse des cours du pétrole, et un secteur de raffinage et de mise en marché susceptible de bénéficier d’une chute des cours Environ $ 1.3 milliard du capital de Gulf est échu à chacun de ces secteurs.Jusqu’à présent, on n’a pas obtenu de commentaires sur cette transaction ni de la part des Reichmann ni de celle de leurs employés.Il est toutefois de notoriété pubhque qu’Olym-pia & York convoitait Gulf Canada depuis mars 1984.Grâce en partie à la coopération des services de contrôle des mvestissements du gouvernement canadien, Olympia & York a pu réduire d’environ 15 % le prix que l’on croit avou été demandé par Chevron, ramenant les enchères à $ 16.21 l’action.Beaucoup plus discrète que celle concernant Pétro-Canada, cette transaction augmente toutefois de 5 % le pourcentage de propriété canadienne dans des ressources pétrolières du pays.Celui-ci passe de 40 % à 45 %.Gulf, dont la propriété canadienne est passée de 26 % à 86 %, est maintenant la plus importante com- pagme pétrolière canadienne, dépassant Petro-Canada Ceci contribue à ajouter au patno-tisme des Reichmann qui, en plus, ont fait une excellente affaire L’ensemble sied bien à leur réputation La famille, fondatnce d’Olvmpia & York, est le plus gros propnétaire de bureaux au monde, possède la plus importante compagnie de papier journal au monde et est en tram de construire le plus grand ensemble résidentiel d’Amérique du Nord .le Battery Park Complex situé dans Manhattan et dont le coût est estimé à $ 1.5 milliard La famille a pour plus de $ 1 milhard de participation dans des ensembles de construction répartis dans huit autres villes des États-Ums.Olympia & York est contrôlée à 92% par trois frères — M Paul Reichmann 54 ans, M.Albert Reichmann 56 ans et M.Ralph Reichmann 51 ans Le reste de la compagnie serait réparti entre d’autres membres de la famille Edward qui vit en Israel, Louis, à New York et Eva Heller, leur soeur, qui habite Londres Les trois pnncipaux propriétaires, portant calotte et costume sombre reflétant leurs convictions de juifs orthodoxes, ferment leurs chantiers de construction lors des congés juifs aussi bien que pour les autres jours fériés, et consacreraient un dixième de leurs immenses revenus à des causes chantables L’effectif du personnel qu’ils emploient pour faire fonctionner Olympia & York est assez réduit — 700 employés — surtout si on le compare à celui de Cadillac Fairview Corporation — 1,900 employés — la compagnie torontoise d’immobilier La rumeur veut que la plupart des décisions au niveau des investissements soient prises par MM Albert et Paul Reichmann, président et vice-président, et ce d’après certams associés, sur la simple base d’une rapide concertation dans le coulou En 1956, les frères Reichmann ont fondé une compagnie de tuiles au terme de périples les ayant amenés au Canada Leur père avait été un entrepreneur prospère en Autriche avant d’aller s’installer au Maroc, puis au Canada En 1958, la famille faisait ses premiers pas dans le domaine de l’immobilier nord-améri-cam Aujourd’hui, on estime à $ 500,000 les revenus quotidiens qu’elle retire de son réseau mondial d’une cen-tame de gratte-ciel ou d’autres mvestissements.En plus de ses propres avoirs, la compagnie a des investissements immobiliers dans d’autres compagnies et, en outre, une participation de 22.5% dans Cadillac Fairview, contrôle^e par la famille Bronfman, et une autre participation de 36 % dans Tnzec Corjxiration, l’un des plus importants promoteurs de centres d’achats et d’édifices à bureaux au Canada Les Reichmann n’ont pas précisé de quelle façon ils entendaient fman-cer l’achat de Gulf, mais nombre d’analystes pensent que leurs ressources en liquide sont si considérables qu’ils auraient pu, s’ils l’avaient voulu, faire un chèque de $ 2 2 mil-hards.Toutefois, d’après M James Doak, analyste chez First Marathon Securities Ltd à Toronto, si la transaction devait être fmancée par les banques à un taux de 11 %, l’mtérêt pourrait s’élever à $ 120 millions par an Les intérêts de la famille Reichmann T~M|||II Olympia 4 York 9î% Gull Cafwidu ltd 60 2%* Exploration pétrolière et développement 49% Mines incluant les operations d Asbestos H«»r?WaHtM Rewtrces Ltd Développement pétrolier I îrtoftnancsaltxup Ud Papier lournal 13% 13% 93% L’optimisation de l’exploitation n’est pas encore complétée à La Laurentienne assurances générales ¦ D’autres coupures sont à prévoir PAUL DURIVAGE Les sociétés d’assurances générales parentes La Prévoyance et Les Prévoyants ont finalement complété leur fusion entamé il y a quatre ans en appelant le premier jum dermer leur nouvelle raison sociale La Laurentienne assurances générales La fusion des deux sociétés ne se sera toutefois pas fait sans heurts.Plus de cinq cents personnes y ont laissé leur emplois Les employés étaient en effet au nombre de 1,500 avant la fusion, en 1980.Ils étaient 1,150 l’an dermer II n’y en aurait plus que 950 aujourd’hui Au cours d’une entrevue exclusive au DEVOIR, le président et chef de la direction, M.Jacques A Drouin, a prévenu que le processus d’optimisation de l’exploitation n’é-tait pas encore complètement terminé et que d’autres coupures pourraient s’imposer avant que la société résultante ne prenne son véritable an d’aller L’ancien associé de la société de conseiller en gestion Drouin, Pa-qum et Associés, qui signa la fusion de Culinar et Vachon a par ailleurs expliqué la difficulté de fusionner deux entreprises ayant des cultures différentes II fit à ce propos la comparaison avec la difficile fusion qui devait donner lieu à la Banque Nationale, dont l’un des édifices obstrue depuis lors la vue de son bureau.Place d’Armes à Montréal « Les Prévoyants était plutôt tra-ditionnaliste », a fait remarquer le président.Il faut savoir en effet qu’elle fut fondée par l’Umon catho-hque des cultivateurs en 1905 avant d’être acquis du Groupe Prenor, le SIX mars 1981.« Au contraire, La Prévoyance avait des valeurs modernes », a-t-il ajouté.La compagnie fondée en 1905 fut acquise avec les autres filiales de la société de portefeuille F-I-C Inc., (pour Finances, Industrie et Commerce), en 1975.« De plus, les deux compagnies étaient des compétitrices de toujours », devait-il poursuivre soulignant que la similitude de nom entre les deux sociétés n’étaient que le fruit du hasard.Afin de faciliter le processus d’intégration, sans choquer indûment les deux organisations, on choisit de procéder par étapes.Les services nouveaux d’informatique et d’actuariat furent ainsi établis sur une base conjointe Après quoi, on s’attaqua à la première ligne, celle de la gestion, avec l’amalgamation des deux sièges sociaux le 17 juillet 1984.« On demanda en suite aux dirigeants de choisir leur équipe », a complété M.Jean Bouchard, vice-president et chef de l’exploitation Selon M.Drouin, la nouvelle raison sociale s’imposait d’elle même alors que La Laurentienne se veut un pomt de ralhement pour les consommateurs.Il infirma que la directive soit venue du bureau du président Castonguay de la mutuelle de Québec, dans le cadre de son projet de supermarché financier.Appelé à commenter la piètre performance relative de ses com-pagmes au cours du dermer exercice, M.Drouin a expliqué que 1- ils subissaient encore les coûts de la fusion et 2- « il ne faut pas compa rer des pommes avec des oranges».Les sociétés d’assurance du Groupe La Laurentienne ont essuyé un déficit technique de $ 9 7 millions en 1984 C’est grâce à ses revenus de placement qu’elles ont pu inscrire un faible bénéfice de $ 4.8 millions.Au contraire, la ma- jorité des compagnies québécoises ont réalisé des profits techniques auxquels sont venus s’ajouter aux bénéfices tirés des placements Selon M Drouin, la division des assurances générales de La Laurentienne fait bande à part, puisque une partie importante de ses affaires est réalisée à l’extérieur du Québec.Elle se compare donc plus adéquatement aux compagnies à charte canadienne ou ontarienne, lesquelles affichent effectivement des résultats défavorables pour 1984 « Les conditions de marché sont tout à fait différentes », a-t-il expliqué.Les filiales oeuvrant à l’extérieur du Québec sont en effet appelées à couvrir les dommages corporels résultant d’accidents automobiles, un secteur d’activité extrêmement coûteux que le gouvernement du Québec a pris en charge.L’administrateur du Bureau d’Assurances du Canada (le BAC) se garde toutefois de bénir aujourd’hui Tmterventionmsme qu’il condamna alors À son avis, le secteur peut être profitable, si les gouvernements, comme le Québec l’a fait, établissent par lois des limites à l’indemmsation des victimes L,, Étant donné que les dividendes de leur portion de Gulf Canada ne leur rapporteraient pas plus de $ 52 millions par an, il resterait encore un « écart fmancier » de $ 68 miUions M Doak envisage deux mesures qu’Ottawa pourrait prendre pour aider à combler ce fossé L’une, serait de traiter Gulf Canada, fondée en 1909, comme une nouvelle compagnie.Ceci permettrait à Olympia & York de faire valoir ses droits à plus d’avantages fiscaux et d’amortissement portant sur l’ensemble des avoirs de Gulf, soit $ 2.2 milhards.Une autre mesure serait de récompenser les nouveaux propriétaires canadiens de Gulf en prolongeant d’une année la période de subvention pour fins d’exploration recevable dans les zones frontalières propriétés du gouvernement fédéral Ce dernier verse de telles subventions aux compagnies afin de couvrir certains frais de forage en mer Un problème plus important que celui de cet écart financier pourrait surgir d’ici quelques années, dans le cas où Gulf serait forcée de participer à la phase d’exploitation de deux projets de plusieurs milliards de doll; —Hibernia et la Mer de Beaufo: Si les nouveaux propriétaires de lu compagnie devaient trouver qu’ils ont besoin de plus d’argent que ne leur en rapporte Gulf, ils pourraient très bien vendre certains avoirs de Gulf à d’autres compa-gmes.D’autres spéciahstes pensent que les Reichmann pourraient former une société à portefeuille et offrir des parts au public — un peu comme ce qui a été fait avec Bras-can Ltd par la famille Bronfman de Toronto Les Reichmann se sont également lancés dans l’arène financière canadienne Ils possèdent 13 % de Trilon Financial Corporation, et ont une CHytnpM S York Id 100% Développement immobilier Parmi les edifices que possèdent les membres de la famille Reicmann on compte notamment Park Avenue Atrium {New York) Arco Tower (Dallas) Exchange Square (Boston) Olympia Center (Chicago) et le World Financial Center qui est présentement en construction a New York ^ SkîCk 1 Valeurs immobilières L., f ftufnpny Pt C ' Cmlitet F îirv!€>% Développement immobilier 100% 22! 36% h îruecCorp Centre commercial et location de bureaux b iiiHice des actions detenues pas les membtes de 11 iniille Au teiine final des négociations le domaine de la assurances, et de l’im- participation dans banque, des assurt mobiher Avant de s’engager dans leur transaction avec Chevron, leur participation dans le secteur pétrolier regroupait 13 % chez Hiram Walker Resources Ltd., 49% chez Brinco Ltd et une participation indirecte dans Coseka Resources Ltd Avec Gulf, les analystes pensent que les Reichmann ont acquis la compagnie la mieux placée pour tirer bénéfice des ressources potentielles enfouies au large des côtes canadiennes.Gulf possède 25% des champs pétrolifères d’Hibernia au • large de Terre-Neuve L’année dernière, Gulf a procédé au forage des puits les plus productifs de la portion canadienne de la Mer de Beaufort — 13,200 banls par jour De plus.Gulf a peut-être été la compagnie la plus active dans le forage à l’intérieur des terres Elle a aidé aux découvertes faites dans le Golfe Rumsey au nord-est de Cal-gary, participé à des forages en Colombie Britannique et au Lac Peerless dans le nord de l’Alberta Avec une production de 123,000 barils par jour, G ulf est juste derrière Imperial Oil Ltd, qui est contrôlée par Exxon Corporation et Texaco Canada Inc.Tableau REA COMPAGNIES AYANT DISTRIBUÉ DES VALEURS ADMISSIBLES AU R.É.A.Q.Date Montant Prix à Prix au marché Date Montant Prix à Prix au marché d'inscription Émetteur Déduction (millions) l’émission 26-05-85 01-06-85 Var.d'inscription Émetteur Déduction (millions) l’émission 26-05-85 01-06-85 Var.24-04-84 ‘ Aligro 150% 35$ 5$ 9$ 9% $ 22-06-84 * Papiers Bercley pr conv 150% 40$ 4$ 490 480$ 10 16-12-83 * Amusecor Inc 150% 24$ 200 105 105 22-11-84 * Papiers Perkins Ltee 150% 72$ 574 $ 395 400 1 5 06-10-83 Banque d'Épargne 100% 22 2$ i8yii$ 2074 $ 2072 $ -^'/4 15-11-84 Petro-Sun pr conv sr 1 150% 4 0$ 3'/2$(2) 240 260 ' 20 27-11-84 ¦* Biotech Electronics 150% 70$ 5$ 574 5'/2 $ + '/t 14-09-83 * Pro-Optic Inc 150% 20$ 200 220 210 -10 16-06-83 Québécor Inc 100% 130$ 13 $(1) 34'/j $ 37$ 1 2'/î 15-06-84 * Canam Manac Inc A 100% 95$ 972 $ 13$ 12%$ 01 -09-83 * Ressources Aiguebelle Inc 150% 108$ 12$ 490$ 475 -15 27-09-84 Cascades 100% 113$ 9H$ 1374$ 1374 $ — 06 07-83 Sensormatic Canada Ltee 150% 25$ 8'/4 $ 200 215 + 15 22-03-84 * CB Pak Inc 75% 27 0$ 12V4$(2) 19$ 18% $ -7, 09-04-85 • Techmire Ltée 150% 26$ 4$ 380 380 .MO.27-12-84 CB Pack Inc 75% 24 0$ i2y.$ 574$ 51/2$ ~'/4 21-12-84 * Télé-Capitale inc 100% 23 0$ 5$ 8$ 77,$ -% 18-10-84 Ciment St-Laurent A 75% 100$ 12$(1) 1974$ 1972 $ + 7.12-12-83 • Tembec Inc 100% 100$ 5$(2) 250 265 f 15 03-10-84 • Circo Craft Inc 150% 23 1 $ 8V4$ 8%$ 8% $ 05-11-84 UAP Inc 100% 80$ 17’/s$ 22%$ 22%$ — 16-06-83 * Circuits Hélix Inc 100% 7 1 $ 425(2) 774$ 6% $ -1% 27-12-84 Unigesco Inc pr conv 1 100% 80$ 6$ 574 $ 6$ -f V4 08-12-83 • Cancom 150% 20 0$ 5$ 7711$ 7$ Indice RÉA — Lévesque, Beaubien (1,000 en Janvier 1982) 1925 1688 -37 08-12-83 Comlerm Inc 150% 28 5$ 8H$ 130 126 4 ÉMISSIONS EN COURS DE VALEURS ADMISSIBLES AU R.É.A.Q.11-12-84 * Datagram Inc 150% 30$ 3$ 290 270 -20 Prospectus 14-09-83 Donohue Inc 100% 42 5$ 10%$(1) 1872 $ 1874 $ + 74 08-02-85 ’ Sumabus Inc 150% 100$ 5$ —- — * 22-03-83 Dufresnoy Inc 100% 07$ 60 30 26 -4 07-05-85 * Locations Tréco (1981) Ltée 150% 04$ 10$ — — r- 18-12-84 * Entreprises Hartco Inc 150% 70$ 7$ 400 400 12-03-85 Ressources Aiguebelle 150% 90$ 5$ — — -M.07-11-84 FCA Internationale 100% 125$ 18$ 197.$ 19% $ -'/4 15-03-85 ' Investissements Guardcor 150% 100$ 9'/j$(2) —• — — 24-11-83 Gaz Métropolitain Inc 100% .163$ 7%$ 11'/!!$ 11'% $ -% 29-03-85 Consolidated Bathurst 50% 100 $ — — — “ 07-05-85 Corp Financière Power 50% 27 4 $ 27% MM.29-10-84 * Goodfellow 150% 50$ 5$ 410 440 ; 30 02-05-85 *CFCF Inc 75% 40 0$ 4— 29-10-84 ‘Groupe Trans GTC 150% 100$ 8Ver.O O (S THREE’S COMPANY g CS) M*A*S*H X) WHEEL OF FORTUNE Anim.: Pat Sajak.O* BENSON g Avec Robert Guillaume.CB CD LA PCRIODE DE QUESTIONS La diffusion de l'un des moments les plus intéressonts des travaux porlementoires à l'Assemblée no-tionole de Québec.(1h.) (S^ 3-2-1 CONTACT g @ LE JOURNAL (SE) LE MARCHAND DE SABLE (FC) SPECTRUM O CD QUINCY LES MOTS LES PLUS CRUELS ovec Jack Klugnsan et Robert Ito.Un gongster meurt dons des circonstances mystérieuses, le Dr Quincy lemûe s'éprendre de la jeune et jolie veuve.Pourro-t-il poursuivre son ertquéte sans porti pris?( Y h.) (DUNSON Avec Robert Guilloume.O O O CD CHIPS FORCE SEPT.(1h.) C9 O VIDEO HITS Anim.: Somontha Taylor.CE) JEOPARDY Anim.: Alex Krebec.X) THRIE’S COMPANY O* WKRP IN CINCINNATI PATTER OF LITTLE FEET.— Carmen onnonce à son mori qu'elle est enceirtte.REPRISE.CD VIOAS ¦mm O m Cl SOIR Les grands titres des nouvelles nationales et internationales suivis d'un bulletin régional.Anim.: Mo-rie-Cloude Lovallée.Météo; Jocelyne Blouin.— les actualités régionoles.Anim.: Pierre Maisonneuve.X) THE NEWS (Yh.) O O O LE MONDE O THE PRICE IS RIGHT Anim.: Bob Barker.(Yh.) CD NIGHTLY NEWS ON 5 O NEWSWATCH Avec Kothy Keefler.(Yh.) œ WWNY NEWS O* NEWSLINE Avec Max Keeping et Noncy Wilson.(Y h.) 3; TV8 NEWS CED LE 18 HEURES Avec Pierre Bruneou.Les nouvelles de dernière heure, les sports et la météo.CB PULSE Avec Bill Houglond.(Yh.) 22 NEWS CSNHR 22 ® THE MACNEIL / UHRER NEWSHOUR (Yh.) QB LA BOUTEILU A LA MER Anim.; Jeon Chotel.(FC) HALLAOAHS ¦i-i.m m us NOUVILUS RÏOIONAUS ima m us NOUVILUS DU SPORT ¦mvH (D Cl SOIR IN VILU wrtwt a us NOUVILUS DU SPORT O O O UN AIR D'ÉTÉ (Ih.) (X) NBC NIGHTLY NEWS Avec Torn Brokaw.(D CBS EVENING NEWS ID 37 ABC WORLD NEWS TONIGHT g D LE 9 vous INFORME (Q FORUM Anim.: Jean Cournoyer et Mallhias Rioux.(1h.) (B U 13 vous INFORME CB (D SB EDWARD r MRS.SIMPSON LE PETIT PRINCE avec Edvrord Fox et Cynthio Horris.— Premier épisode d'une série 'oui évoque lo vie et les amours d'Eaword VIII, ce roi qui renonça en î 936, ou trône bri-tonnique ofin d'épouser une femme divorcée d'origine américaine, Mme Wallis Simpson.(Ih.) ES DES CHIFFRES H DES LETTRES Anim.: Potrice Loffonl.a (D AVIS DE RECHERCHE Anim.: Gaston L'Heureux.Coo-nim.: Aline Desjardins.Présentation d'une personnolité o l'aide d'une photo prise à l'école dons son jeune âge.Ses compognes ou compo^nons de classe sont invités o se presenter en studio ou à communiquer por téléphone avec lo personnolité invitee.Inv.: Jean-Paul Nolet.Séminoire de Nicolet.Rhétorique Y 942-Y 943.¦mm m ATOLH PIC ¦ H.T.T.l a D O) trouvez L'ERREUR Anim.; Louis-Paul Allord.(X CBS NEWS Avec Don Rother.O QUEBEC TODAY CD WHEEL OF FORTUNE Anim,: Pot Sojok.Q COUNTRY REPORT Anim.: Woyne Rostod.REPRISE.X) SILLY GRAHAM (IM O* CB ENTERTAINMENT TONIGHT Anim.: Mary Hart et Robb Weller.— Rendons-nous en compagnie de Don Johnson, vedette de lo série ‘ Miami Vice”, sur le plateau de tournoge de la minisérie "Long Hot Summer".(Dtaxi CD OILUT, PURE LAINE SARNIY MILUR HD ACTION AUCTION (4h.) m LIS CHOSES DU LUNDI FAUT.IL EXPERTISER LES EXPERTS?Anim.: Jean Bertho et Ffonçois Chesneou.— L» titre d'expert n'étont orotégé par ou-cune définition legale, existe-t-il deux roces d'experts, les sérieux et les pas sérieux?( 1 h.20) (SS) LES AVENTURIERS DU bout DU MONDE O (£) CD CD POIVRE n SEL g Avec Janine Sutto, Gilles Lotu-lippe, More Géiinas, Morthe Choquette, Danielle Fichaud et Charles Mignoult.— Marie-Rose et Hector reçoivent un couple d'omis et réalisent que la fidélité n’est pos comprise de la même façon par tout le monde.REPRISE.CD CD FAMILY FEUD Anim.: Richord Dawson.O O O CD LE QUCBEC a la carte Anim.; Claude Boulard et Danielle Godin.— Un quiz, un concours et une visite du Québec.O O VENTURE Anim.: Patrick Watson.CD M*A*S*H O* CB THRILL OF A LIFETIME g Anim.: Teri Austin et Doug Paul-son.— Une mère porticipe à une course de chevoux; un professeur rencontre Ella Fitzgerald; un adolescent tente d'être plus rapide que le nageur Alex Boumonn.CD CD €D les P’TITS PLATS DU QUÉBEC LE DORÉ.Anim.: Reine Molo.Une tournée du Témiscomingue où l'on prépare le "filet de doré soute".(2) THE BENNY HILL SHOW (FC) SWAMP THING CS CD €S) TIRAGE DE *’LA QUOTIDIENNE” rencontre d'un grand-père qui, depuis que so beflefille a obtenu la gorde de son enfant, ne peut plus voir son petit-fils.Mike passe des auditions.Webster obtiendra-t-elle une augmentotion de salaire?REPRISE.O* CB LIVE IT UP g Anim.: Aion Edmonds, Liz Grogan et Jock McGow.— Les hauts et les bas de la course automobile; test: les jouets; quels condiments préférezvous sur vos hombour-geois?CD (S) ABC’S MONDAY NIGHT BASEBALL Équipes à communiquer.(3h.appr.) CD CD 69 STATION-SOLEIL Jean-Pierre Ferlond et ses collaborateurs proposent aux téléspectateurs une émiseion où la musique, les variétés et la verve font une place généreuse aux affaires publiques et aux informations culturelles.Un rendezvous ferme du lundi ou vendredi.(Yh.) En reprise à 22h45 O CD CD CD TÉLÉ-LUNDI REILLY, L'AS DES ESPIONS (dern.de 1 2j.COUP DE GRACE.Avec Som Neiil, Normon Rodway, Torn Bell et Laura Dovenport.— Son pouvoir étant menacé par le icheko, Staline veut tuer tous les membres de l'Union, à moins que Reilly rre soit exécuté.(Yh.) CD œ SCARECROW AND MRS.KING Avec Kate Jackson et Bruce 8ox-leitner.(Yh.) O O O CD PEAU DE BANANE L'OBJET DU DESIR av.c Louis.Oeschâtelets et Yves Corbeil.— Claude ne soit pas trop comment oborder les choses de la vie ovec son fils Renaud.REPRISE.O BILLY GRAHAM SOUTHERN FLORIDA CRUSADE (Ih.) CD TV’S BLOOPERS AND PRACTICAL JOKES Anim.: Dick Ctork, Ed McMohon et Robert Klein.—> L'oeteur Chorles Sieber et tes Ook Ridge Boys sont lo cible de pioisonteries.(Yh.) REPRISE.O HANGIN* IN OPERATION GRANDAD avec Pir>a et Reno diBlossi, Tom Horvey et Milo Konev.— Alors que Kote se trouve à l'hôpital, elle fait la m INnRMÉDE: CHAMPS ÉLECTRIQUES O O O CD LES PCTITS GÉNIES UN ORDINATEUR DE TROP avec Motthew Loborteoux, Todd Porter et Jeffrey Jocquet.Ritchie Adler est victime d'une machination lorsqu'un importent détournement de fonds se produit dons une bar>que de Los Angeles.(Yh.) O ME AND MY GIRL WILD ABOUT HARRY avec Ri-chord O'Sullivon et Joanne Ridley.— Simon refuse que Somontho re-gorde un match de boxe à la télévision.Il lui raconte un incident survenu il y o quelques années.O* CB BIZARRE Anim.: John Byner.CD PIC CT POKE CD THALASSA UN TABARLY PEUT EN CACHER UN AUTRE.Anim.: Georges Per-noud.— Un jeune enseigne de 33 ans, inconnu du grand public, remportait le Tronsot en solitaire et pulvérisait te record de l'épreuve.A son retour en France, accueilli comme un héros, il recevait lo Légion d'honneur des moins du gèlerai de Goulle.O CD CD CD ÉMISSION SPÉCIAU Élections partielles dons les comtés de Bertrand, Trois-Rivières, de l'Assomption et de Bourget au Québec.CD O O œ KAn AND AUIE Avec Jane Curtin et Susan Saint Jomes (D NBC MONDAT NIGHT AT THE MOVIES g M A.O.O.: MOTHERS AGAINST DRUNK DRIVERS.(2h.) O* IB CTV MONDAY NIGHT MOVIE g WELCOME TO SUCCESS: THE MARVA COLLINS STORY.(2h.) CD CD CD CINÉMANIA LE CRIME ÉTAIT PRESQUE PARFAIT.(Yh.45 oppr.) (SE) HUD (PC) FINAL OPTION O (Ï) ID CD LA VIE PROMISE g Avec Gilles Pelletier, Monique Lepage, Mireille Deyglun, Louise Turcot, Louise Morleau, Jean-François Blanchord, Lucie Lemay, Anne Bryan, Paul Hébert, Béotrice Picard, Guy Nadon, Robert Toupin et Patricia Nolin.— Quel sera le destin des fomilles Simord et McGuire.DERNIÈRE.Cî) O O dD NEWHART Avec Mory Frann et Bob Newhort.•— Dick découvre qui sont ses véritables omis lorsqu'il est poursuivi en dommoges-intérêts.REPRISE.O O O CD ÉLECTIONS PARTIELLES: QUÉBEC *8S QD LES JEUX DU STADE Basket: finale de la Coupe de la Fédération; Moto: les 24 heures du Mans.(3h.YS) a CE) ID EB U TELEJOURNALP Anim.: Bernord Derome.Nouvelles notionoles et internotionoles.CS) OD CAONEY AND LACEY g Avec Tyne Doly et S);aron Gless.(Ih.) O O O Œ) RENDEZ-VOUS Anim.; Gérard-Marie Boivin.(Ih.) aOYHE NATIONAL g e O THE JOURNAL a (X> ID OE) U POINT Anim.; Simon Durivoge et Pierre Nodeou.— Mogoiine d'information.Reportages et entrevues sur l'actualité nationale et internationale.a a a station-souil (1 h.) Reprise de 20h00 REGIONALES ISl NEWS CENTER 71 37 BURNS AND ALUN (SE) CAUCHEMAR (FC) TWO WOMEN IN GOLD a (E a LES NÔUVELLES DU SPORT ¦l-l.T.T;! a us NOUVELUS DU SPORT ¦SilUM a TEUXARTS CE LE 9 VOUS INFORME a CE SOIR EN VILU a LE 13 VOUS INFORME ¦WIVM a a THE NATIONAL UPDATED a lametEo a PULSE ¦H.'VH a* NIGHTLINE Avec Leigh Chappie.a a SCIENCE-RÉALITÉ Anim.: Gitles-Philippe Delorme.Reprise de dimanche, 15h30 (E CINt-SOIR LES GIRLS.a CINÉ-SOIR Il NE FRAPPE QUE LA NUIT, ¦yiivvj a e barney MILLER CE œ SIMON AND SIMON DOUBLE ENTRY avec Gerald McRaney et Jameson Parker.(Ih.lO).O U MONDE CE THE TONIGHT SHOW ¦T.ÜT.M a CE a LA meteo CE THE NEWS O O a a US NOUVELUS TVA Avec Jacques Moiion.Bilan de l'octualité nationale, internotionale et régiortale.a a NEWSWATCH Avec Yvon Huneault.CE NIGHTLY NEWS ON S CE WWNY NEWS a* a CTV NATIONAL NEWS g CE TVS NEWS a LIS FéOUVELUS a etn 7 noir CE WCAX 3 blanc O CFCM 4 noir a CKMI S noir CE WPTZ S blanc a CBMT A noir O CHLT 7 noir (E WWNTTbtaK a CHEM I noir a* CJOH t noir avec '•' CE WMTW S Wane CE CKSH 9 UocK a CnM 10 noir aCBVTII noir aCKFISnoIr aCKTMISnoIr a CIVQ IS noir a CIVM 17 noir IB) WVNY 13 Manc a CIVO 30 noir 37 WCFl S7 bkme a TVFO 99 noir (SI) tupor ocron (FC) flret cholco
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