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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 23 janvier 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-01-23, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.1» MONTREAL, JEUDI 23 JANVIER, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : ____________ • Edition Quotidienne ; CANADA ET ETATS-UNIS.93.00 ÜNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .gl.OO ETATS UNIS .$1.50 CNZON POSTALS $2.00 r - - Rédaction et Administration i 7li RUE SAINT-JACQUES MONTP * A L.V.TELEPHONE.3v- ADMINISTRATi i REDACTION: Mi» 7461 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE RAPPORT ASSELIN Il aura suffi à nos lecteurs de parcourir les extraits que nous avons (tonnés hier du rapport de M.Asselin pour en mesurer toute l’impor-'dhce.Il y a longtemps qu’on n’avait déposé devant la Chambre une j-ièce de cet intérêt.Tos frais compris, ce rapport coûte au gouvernement moins de cinq cents piastres: nos ministres peuvent se vanter d’en avoir pour leur argent.M.Asselin a bien soin de préciser qu’il ne donne pas son avis personnel “sur le principe même de l’encouragement à l’émigration,” mais qu’il se place “au seul point de vue du ministère,” c’est-à-dire, “l’opportunité d’attirer au Canada, par tous les moyens légitimes et possibles, le plus grand nombre possible de sujets sains de corps et d’esprit, susceptibles de s’adapter aux conditions de la vie canadienne.” Or, de ce point de vue, il démontre avec un luxe de renseignements et de statistiques remarquable, que si l’on a fait un effort énorme, et su-périeusement dirigé, pour amener ici des immigrants britanniques, on n’a presque rien fait, par contre, pour y amener des immigrants de langue française.La preuve est d’autant plus forte qu’elle sort des fftits sans que l’auteur ait paru 'vouloir construire une thèse.Il expose—et c’est assez.Après avoir, par exemple, fait le tableau de la propagande anglaise: emploi des agents régionaux, missions de colons anglo-canadiens, conférences illustrées, propagande par la réclame et l’article de journal, prime aux agents maritimes, distribution gratuite d’imprimés, expositions, coopération avec les bureaux d’assistance publique et privée, etc., et mis en regard la propagande modeste et fragmentaire faite en Belgique, l’auteur écrit, résumant, pôur ainsi dire, tout ce qui ne se fait pas et tout ce qui pourrait se faire en Belgique “J’ai demandé à M.de Coeli si quelque chose dans la loi belge empêcherait l’envoi de colons-missionnaires en Belgique.Il m’a répondu non; de fait, il en vint un ou deux durant l’hiver de 1909-1910; il en vint un antre durant l’hiver de 1910-11; il s'appelait Mercier; il arriva sans instructions, entrevit à peine notre agent, et repartit au printemps, sans avoir fait ni bien ni mal.La participation du Canada aux foires agricoles?Non.—L’étalage permanent de produits canadiens dans les agences maritimes?Non.—Lu coopération de notre agent avec les bureaux d’assistance?Non.—Un contrôle plus rigide du travail des agents maritimes, avec la suppression de la prime pour sanction?Non.—La publication de nos besoins de main-d’oeuvre agricole et domestique, par l’intermédiaire des agents maritimes?Non.—L’envoi périodique des conférenciers et des agents au Canada?Non.—Les expositions circulantes?Non.—La publicité (te journaux?Non.“I/, de Coeli me résuma finalement toutes ses réponses en disant que rien dans la législation ni dans les reglements de police belges ne, nous empêcherait de faire virtuellement en Belgique, avec ^certaines modifications, le même travail qu’en Angleterre; qu’avec une dépense beaucoup moins grande on pourrait, proportionnellement à la population, obtenir des résultats aussi considérables.” On a vu aussi que M.Asselin n’a pas cru devoir celer son opinion sur certaines méthodes du ministère auquel s’adresse son rapport.Il a vigoureusement prolesté contre la négligence du français dans la correspondance et montré sa fâcheuse répercussion sur le mouvement d’immigration d’origine française et belge; il a réclamé la nomination d’interprètes français et souligne—sur un ton où le polémiste transparaît encore—les faiblesses de rédaction de notre littérature de propagande, etc.Le rapport est d’une telle importance, il touche à tant de choses qu’il suscitera certainement de nombreuses divergences d’opinion.Du reste, l’auteur indique lui-même qu’il écarte la discussion du principe même de l’encouragement à l’immigration.Mais tel quel, il offre un beau sujet d’étude et de réflexion.Orner HERQUX LA TRADUCTION DES DOCUMENTS OFFICIELS NOUVELLE AGREABLE Nous recevions ces jours derniers la version française de documents officiels pour l’année 1911.C’est le vieux système de traduire sur le rapport imprimé en anglais qui continue, qui met la presse canadienne-française, obligée de ; consulter ces documents, dans une position d’infériorité, qui force les députés canadiens-français à se renseigner dans la version anglaise, bref, qui réduit à zéro l’utilité de la version française.Un ministère a fait exception à cette règle depuis quelques années, le ministère de l’Agriculture, mais nous n’avons jamais eu à remercier l’un des nôtres pour cet acte de justice et de bon sens: c’est un Anglais, M.Fisher, qui a compris combien il était ridicule de nous servir des pièces officielles vieilles de deux à trois ans.L’on nous dit que tout cela va changer prochainement.Nous avons peine à le croire tant les mauvaises habitudes sont difficiles à corriger, mais enfin la nouvelle est si bonne que nous voulons être les premiers à la donner.11 paraît donc que l’on va organiser un bureau de traduction pour les rapports des ministères comme il en existe déjà un pour le Han sard; que la traduction se fera sur le manuscrit même au lieu d’atten dre l’imprimé anglais et que l’impression se fera simultanément.Mais n’en disons pas trop pour le moment.Si la frayeur allait prendre ceux qui ont décidé cette réforme.Attendons et souhaitons seulement que cela arrive et que le bureau des traducteurs soit composé d’hommes compétents.J.D.Le “ News v et Lord Grey La polémique autour de lord Grey continue dans les journaux anglais.Le plus violent des dénonciateurs de notre ancien gouverneur-général est le News, de Toronto.“On ne pouvait demander, dit-il, que lord Grey combattît comme gouverneur-général la politique de ses ministres.Mais les convenances et ses devoirs officiels l'obligeaient de tenir la balance égale entre les partis politiques en Canada el de s’abstenir de toute participation active dans une question qui continue d’être violemment discutée.Au lieu de cela, quand le sujet est encore ouvert, il manifeste sa sympathie complète pour sir Wilfrid Laurier et ses associés, et il trouve en faveur de ce pacte des raisons impériales que personne autre n’a découvert, et ne découvrira probablement."A cause de cela, dorénavant, beaucoup de Canadiens considéreront qu’il n’a pas été un gouverneur-général impartial.On le considérera comme un homme qui a été l’allié politique secret des hommes au pouvoir, et qui a profité de la première occasion pour révéler ses alliances.Si l’offense dont le comte Grey s’est rendu coupable se répétait trop souvent elle provoquerait une agitation hostile aux gou-yerneurt de nomination britanni- que, qui secouerait l’institution jus que dans ses fondations.” L’on voit que le News n’y va pas de main morte.La violence du News ne nous surprend pas; elle est si bien de mise dans la presse anglaise chaque fois que celle-ci se sent combattue dans ses projets.Mais elle devra surprendre lord Grey dont le séjour au Canada n’a été qu’une propagande active et passionnée en faveur du jingoïs-mc, *ians provoquer la moindre critique dans la presse anglo-canadienne.Car s’il est mal aujourd’hui pour lord Grey de défendre un acte des anciens ministres en qui il a eu confiance, n’était-il pas aussi mal pour lui de mettre son prestige de gouverneur-général au service de la campagne jingoe dont le Canada est le théâtre depuis plusieurs années?Lord Grey a souvent tenu au Canada un rôle que le Roi lui-même se garde bien d’assumer en Angleterre.La question ries relations | impériales est discutée en Angle-j terre depuis des années.Se rap-pelle-t-on que le Bol ait jamais prononcé une seule parole dans un sens ou dans l’autre de nature à influencer l’opinion, soit en Angleterre, soit aux colonies?Cependant, ceux qui au Canada protestaient beaucoup moins vio-lemment que le News contre la conduite de lord Grey étaient accusés de déloyauté.L’attitude du News nous apprendra-t-elle enfin à nous montrer plus fiers el plus dignes à l’occasion?.1.D.BILLET DU SOIR AMERICANISME J’ai revu mon ami.Il n’était pas gai.Ahuri d’entendre parler d’argent, d’affaires plus ou moins bonnes, de transactions d’immeubles, il jugeait sans pitié ses compatriotes el les vouait fermement aux gémonies! — Gratte, me disait ce spiritualiste, gratte le vernis d’idéalisme qui recouvre la plupart des Canadiens-français; tu trouveras an matérialisme épanoui.Le désir de la richesse prime celui du perfectionnement moral; on calcule, on ne lit.pas; on transige, on ne pense pas.Certes, il est légitime d’acquérir une honnête aisance, quand ce n’est pas aux dépens du coeur ni de l’esprit.Mais, aujourd'hui, un homme n’est considéré qu’en raison directe de son pesant d’or, et ses vertus, en fût-il ruisselant, brillent moins que ses écus.De sorte que pour devenir millionnaiite, il faut jeter bas ses sentimentalités, ses scrupules et ses principes.On les jette.Qu’adviendra-t-il de tout cela, au point de vue de la race?Je crois que chaque année un peu davantage, nous nous éloignons du type français et nous rapprochons du modèle américain; nous nous éloignons de nos origines, nous serions incapables de reprendre Jes actes de nos pères de 1837, — mais nous sommes de force à bâtir un “sky scraper”.C’est notre condamnation, car ce sont là des signes de décadence.Nous courons à notre perte; incessamment, l’anglais empiète sur le parler ancestral et la Société Roycric du Canada n’a pas un mot de français à l’adresse de ses membres de ta province de Québec, même pour leur réclamer de l’argent! Je suis au désespoir!.Je n’ai rien dit, et pour cause, venant justement d'acheter des terrains dans l’intention de les revendre à gros bénéfice, et de signer un papier dont je n’ai rien compris.Mais, soit dit pour plaire à mon ami, je doute que cette transaction me.rende meilleur et me soit comptée au ciel des patriotes! Albert LOZEAU.En Amérique latine Un rapport du gouvernement des Etats-Unis constate que, l’un de ces derniers mois, les immigrants sont débarqués à Buenos-Ayres en plus grand’ nombre qu’à New-York.Si le fait est exact—et il n*y a aucune raison d’en douter—il est assurément exceptionnel et ne porte aucune signfiication réelle au point de vue de l’activité relative des deux grands ports de mer de l’Atlantique.La république Argentine a une population remarquablement cosmopolite.Elle attire de tous les pays européens des petites armées d’immigrants.Elle tient un compte fidèle du nombre des arrivants, car son organisation administrative est à la hauteur des derniers perfectionnements.Depuis cinq ans, le nombre des immigrants arrivés en Argentine a été de 230,000,en moyenne.En 1910, il a même atteint 289,000.Ges chiffres n’établissent pas que la suprématie de New-York comme port de débarquement est en danger; ils n’en sont pas moins impressionnants et prouvent la puissance d’attraction que l’Argentine exerce sur les émigrants à la recherche d’un établissement ou de travail.Sans qu’on y fasse attention, not.plus qu’aux conséquences qui peuvent en résulter, de grands changements se préparent peut-être en Amérique du Sud, où l’élément latin venu d’Europe tend à acquérir une prédominance marquée.Il n’est pas surprenant que Buenos-Ayres soit une ville européenne en terre étrangère.La métropole de l’Argentine, dont la splendeur étonne les voyageurs, résumé les caractéristiques sociales et économiques du pays lui-même.Depuis un demi-siècle, elle a recueilli, au total, environ 4,000,000 d’immigrants, au nombre desquels les Latins sont en très grande majprité.Les Italiens comptent ,dans cette masse, pour 1,-994,740; les Espagnols viennent ensuite, ^u nombre de 1,013,737, et les Français tiennent la troisième place.A l’heure actuelle, on calcule que la population fixe de l’Argentine contient 850,000 Italiens, 425,-000 Espagnols et environ 195,000 Français.Au Brésil,- l’élément latin s’est également fortifié, quoique dans une mesure moindre, par l’apport d’une forte immigration.Depuis quatre-vingt-dix ans, environ 3,000,-000 d’immigrants se sont établis dans le pays.Sur ce nombre on compte 1,255,000 Italiens, 734,000 Portugais et 340,070 Espagnols .Ce mouvement de latinisation de l’Amérique du Sud n’a été notable que sur la côte orientale du continent.Au Chili et au Pérou, l’immigration est si faible qu’elle reste un facteur négligeable dans l’évolution sociale et politique.A Cuba, la population espagnole a été remarquablement accrue par l’immigration venant de l’ancienne mère-patrie.Immédiatement après] LE CAPITAL FRANÇAIS ET LE CANADA A propos d’une note de la “ Gazette.’’ — Opinions de financiers La Gazette publiait hier matin dans sa page financière une note sur la difficulté de placer des valeurs canadiennes en France à cause des impôts et des formalités exigées par la loi.Causant du sujet hier avec des financiers au fait de la loi et du tempérament français, nous avons noté certaines réflexions qui peuvent intéresser nos lecteurs.D’abord, nous disent-ils, la version de la Gazette est exagérée.Les perquisitions qu’on a faites dans certains bureaux n’auront probablement pas de suite, et si les placements ne sont pas aussi faciles en France actuellement, cela dépend beaucoup plus de la situation politique européenne qu’autre chose.Naturellement, il ne faut jamais abuser de la confiance et peut-être en France moins qu’ailleurs, parce que les valeurs canadiennes placées là étant moins nombreuses, si quelques-unes ne réussissent pas, la déception sur l’ensemble sera beaucoup plus vivement ressentie.Toutes les valeurs canadiennes placées en Angleterre n’ont pas réussi, il y en a qui ont fait faillite il n’y a pas encore longtemps, et cependant aucune réaction due à cet échec n’a été remarquée, parce que la quantité des valeurs canadiennes est si considérable que les bénéfices dans l’ensemble, sont satsifaisants.Les capitalistes français, peut-être un peu plus craintifs que d’autres, ne sont pas plus exigeants sur le rapport de leur argent.Ils ne nous demandent ni du cent ni du cinquante pour cent; ils veulent simplement un intérêt convenable, et du moment que nous leur présentons une affaire sérieuse et de tout repos, nous réussissons.Quant à la facilité de placer, elle est incontestablement plus grande en Angleterre qu’en France à cause des impôts et des formalités et sur ce point la note de la Gazette est exacte.Cela vous explique pourquoi les obligations municipales et de chemins de fer, presque toujours indiscutables même dans le dernier cas ,ne se placent généralement pas en France, parce que les frais de formalité et l’impôts représentent une différence de 4 à 5 pour cent entre Paris et Londres.Il n’y a pas lieu de se décourager cependant.IL n’y a pas longtemps en somme que nous avons aborde le capital français.Il s’agit de persévérer et surtout d’être prudent et de ne lui offrir que des valeurs de première classe.Nous avons ici de telles ressources et de tels avantages que nous ne pouvons faire autrement que réussir.J.D.LETTRE D’OTTAWA ENCORE LES CHEMINS DE FER la guerre hispano-américaine, les Espagnols en quête d’un établissement et d’occasions nouvelles de faire fortune, se dirigèrent en grand nombre vers la Perle des Antilles, sans se soucier des changements survenus dans la situation politique de File.Pour eux, Cuba est aujourd’hui la patrie d’adoption.L’an dernier, pas moins de 20,000 Espagnols ont émigré à Cuba, et dans les douze mois précédents ce chiffre avait été dépasse.Uldérie TREMBLAY.Sur le Pont d’Avignon.Le jour n’est pas éloigné où les coloniaux auront droit de vote dans les conseils de l’Empire, a dit hier SaSn Hughes, devant une réunion de Juifs.Le ministre anticipe un peu fort.Mais pourquoi pas quand son chef, M.Borden prétend voir l’urgence \ là où les ministres anglais nient qu’elle existe.* * * Le leader du gouvernement au Sénat a répondu à une interpellation de M.Cloran que le choix d’un solliciteur-général est toujours à l’étude.Si l’on a pu se passer d’un solliciteur-général pendant quinze mois, pourquoi ne s’en dispenserait-on pas complètement?* * * La làtyal Bank construira à Toronto l’édifice le plus élevé du Canada; il aura vingt étages.Ce sera très laid, mais on verra probablement quelque chose de plus laid encore à Montréal, sous prétexte de battre le record.* * * Bien que la Turquie consente à céder Andrinoplé, la paix est loin d’être signée, dit le Dr Daneff, chef de la délégation bulgare.Il re*-te la question des îles de la mer Egée et l’indemnité de guerre: c’est assez pour prolonger le débat pendant des semaines.Les Turcs peuvent perdre du terrain, mais ils gardent leur caractère.« s • Rouges et bleus continuent de parler de corrpution à propos de l’élection de Macdonald, les uns et les autres se dénonçant réciproquement.Il n’y a que devant les tribunaux qu’ils se gardent d’aller s’accuser.S * # La volte-face de l’Evénement et de M.Pelletier sur la question navale est complète, sans doute, mais c’est une fausseté de dire comme le Canada, que l’on n’a jamais vu politicien et journal “jeter leurs opinions au panier avec une pareille désinvolture.” Le Canada avec sa chair à canon, les députés libéraux avec leur campagne contre les fusils de 1896, M.Laurier avec ses promesses de justice entière et complète aux catholiques inanitobains sont de tristes nrécurseurs de M.L.P.Pelletier et de l’Evénement.Les élections municipales du Sault au Recollât nous donnent un nouvel exemple de la largeur de vue des Canadiens-français.S’il y a dix familles anglaises au Sault c’est au plus.Dr, on laisse entrer au conseil un représentant anglais sans opposition.Voilà comment noire race et l’Eglise de Rome veulent dominer.* * * Le Herald commençait naguère une campagne contre le tramway.Aussitôt que le Star s’aperçut de l’intérêt nue son rival provoquait, il voulut en tirer tout ravantage à lui en suggérant nue le seul moyen d’arriver à quelque chose de pratique était d’appeler un expert, et 11 procéda à recueillir des opinions favorables à son idée.Or le Herald vient de couper l’herbe sous le pied du Star en convoquant un j certain nombre de citoyens à choisir le dit expert.C’esl l’un des meilleurs tovjrs nue l’intérêt de boutique ait jeûnais suggéré.Le Veilleur.La langue française et lé commerce UNE LEÇON Nous signalions, la semaine dernière, la funeste manie d’échanger entre Canadiens-français, par car-tes-postales, des Merry Chrismas et des Happy New Year.Une maison d’Ontario nous donne à ce sujet une bonne leçon.La Toronto Phannacal Co, Limited vient en effet d’adresser à tous les pharmaciens montréalais de langue française la lettre suivante: Toronto, le 31 décembre 1912.Cher monsieur, L’année qui vient de s’écouler a été pour nous d’une prospérité sans précédente et nous tenons à en exprimer notre gratitude à nos amis les Pharmaciens de la Province de Québec dont le patronage libéral a été la cause directe de ce beau succès.Nous leur offrons nos remerciements les plus sincères pour la faveur qu’ils ont daigné nous faire en appréciant ainsi nos marchandises et les prions d’accepter pour eux et leur famille à l’occasion du nouvel an nos meilleurs souhaits d e bonheur et de prospérité.Vos bien dévoués, HARRY SHERRIS, prés,, (.ILS.1).DANIEL, sec.-trés., FRED POLIWKA, Mgr Montreal Branch.Un pharmacien a eu l’amabilité de nous envoyer sa copie.Nous nous sommes permis d’écrire aussitôt quelques mots de félicitations au secrétaire de la compagnie, à Toronto, et au gérant de la succursale montréalaise.Peul-ètre que si nous encouragions davantage les maisons qui nous traitent ainsi et rebutions plus vivement celles qui nous servent du Parisian French, la langue française reprendrait son rang naturel dans le commerce canadien.L’action d’un simple particulier, je le sais, n’aura jamais l’efficacité d’une démarche collective.La croire nulle cependant serait une erreur.Modérée mais ferme, elle produit presque toujours de bons effets.Qui nous assure d’ailleurs que notre acte sera isolé.Notre lettre peut bien arriver à son destinataire, en compagnie de cinq ou six missives du même genre.Nous tenons toutefois à le répéter: combien plus facile et plus ef-licace serait la défense de notre langue si à ces interventions personnelles et intermittentes se substituait l’action continue d’un groupe autorisé.Les cercles du Parler français établis dans plusieurs villes de la province, me semblent désignés naturellement pour remplir cette tâche.Ils concentreraient les différentes observations des^CamT-diens-français de leur région sur tout ce qui a trait à la langue et, quand ils le jugeraient opportun, feraient une démarche privée ou publique auprès des intéressés.Cette activité serait utile aux cercles eux-mêmes.Plus que l’étude l’action plait aux hommes.Quelques-uns de leurs membres somnolent sur des travaux linguistiques peu conformes à leurs goûts.Ils s’éveilleraient à ce labeur plus entraînant.Surtout quantité de faits, aujourd’hui inaperçus ou vite oubliés, seraient mis en lumière, dont la publicité importe nu succès de notre cause.Ge n’est là qu’un projet, .t’aimerais pourtant que les hommes de bonne volonté y réfléchissent.Pierre HOMIER.Ottawa, 22.—Calme plat.La Chambre somnole.M.Laurier feuil* lette pendant presque toute la séance une encyclopédie française.M.Borden dit quelques mots, puis s’en va.Le ministre de la marine cause amicalement avec deux ou trois députés de la droite.Le ministre des postes signe sa correspondance, grille quelques cigarettes dans les couloirs, et s’en va, lui aussi, après s’être attiré, pour avoir dit qu’il n’a pas interrompu un orateur, des remarques désagréables de celui-ci.Aurait-il voulu que le ministre des postes l’interrompit?Le reste de l’assistance subit quelques discours sans grand intérêt, et la séance se termine dans le calme même où elle a commencé.On a parlé grèves, et embranchements de l’Intercolonial dans la Nouvelle-Ecosse.• • « Tout au début de la journée, M.Oliver, la moustache en bataille, proteste contre des paroles de M.Roblin, premier ministre du Manitoba, au sujet de la part que lui, M.Oliver, aurait prise à la récente élection de Macdonald.M.Roblin a accusé, parait-il, M.Oliver et son collègue, M.McNult, député aux Communes, lui aussi, d’avoir amené une foule de cabaleurs d’élections libéraux, dans Macdonald, pendant la lutte électorale.M.Oliver nie la véracité de ces assertions.Il nie aussi avoir fait distribuer du whisky dans ce comté.Mais alors, avec quoi ces gens ont-ite fait leurs élections, s’ils n’avaient ni whisky ni cabaleurs?se demande un sceptique.M.Oliver affirme que M.Roblin a dit sciemment des faussetés, à son intention.Et, au ton où il donne ce démenti au premier ministre manitobain, Ton devine que si ces deux adversaires étaient en présence l’un de l’autre, l’incident n’en resterait pas là.Quelques minutes plus tard, protestation analogue, faite par M.McNutt.Décidément, de la part de l’opposition ,l’élection de Macdonald a été des plus vertueusement conduites! • • • Il y a eu, Tan dernier, une grève de fonctionnaires à l’emploi du Pacifique, dans certaines régions du Canada.M .Lemieux voudrait obtenir toute la correspondance échangée entre le ministre du Travail et les grévistes, au sujet de la demande de nomination d’une commission pour conciliation et enquête.Tout un petit débat surgit, à ce propos, auxquels prennent part MM.Lemieux, Carvell, Crotbers, Laurier, Borden, Carroll, Blain et une couple d’autres députés.M.Lemieux dit trouver étrange que la loi des différends ouvriers n’ait pas été appliquée, dans cette affaire.M.Carvell ajoute (pie les salaires de ces grévistes sont insignifiants, que la compagnie du Pacifique ne tient pas compte qu’ils sont pères de famille, ne leur paie que de $30 à $45 par mois, et refuse même de reconnaître leur union.Le Pacifique aurait même, paraît-il, refusé de recevoir, et congédié du service, les petits fonctionnaires qui favorisaient une demande d’arbitration.Et, qui plus est, le ministre du Travail aurait fait preuve, en cette circonstance, de par-tialité manifeste, en faveur du Pacifique Canadien.Le .ministre du Travail, M.Crotbers, mis en cause, commence par reprocher à M.Lemieux d’avoir soulevé ce débat sans Ten avoir averti, sans même avoir la correspondance des grévistes avec le ministère.H note que rien n’oblige celui-ci à accorder une demande de bureau de conciliation, si les deux parties ne le requièrent pas, el affirme que les grévistes demandaient une enquête s’étendant à tout le réseau du Pacifique.Après maintes démarches, ils ont accepté une enquête partielle, dont le résultat final fut la réinstallation des grévistes congédiés, à leur salaire originaire; mais ils furent payés pour le temps de la grève, tout comme s’ils eussent continué de travailler.A quoi M.Laurier répond: “Vous n’aviez pas le droit de dire à ces petits fonctionnaires que leurs demandes étaient trop nombreuses.Vous n’aviez pas le droit non plus de ne pas entendre les chefs unionistes représentant ces petits employés.Votre conduite a été injuste.Les employés voulaient obtenir un bureau d’enquête afin d’exposer une trentaine de leurs griefs et, quel qu’en fût le nombre, vous ne pouviez décemment leur refuser cette enquête.Vous vous exposiez à provoquer une grève générale sur tout le réseau du Pacifique, à cause de voire manque de tact.” M.Borden déclare, de son côté, qu’il faudrait au moins attendre les documents ’e-mandés par M.Lemieux avant d’examiner cette cause au mérite.Il déclare même que M.Lemieux a agi précipitamment, en provoquant ce débat avant d’avoir la correspondance et même sans avoir au préalable, prévenu le ministre, comme l’exige la courtoisie parlementaire la plus simple.M.Crotbers a agi convenablement, et fait tout en son pouvoir pour faire rendre justice aux grévistes, conclut le premier ministre.Finalement, M.Lemieux se défend d’avoir voulu soulever un débat à ce sujet, proleste contre l’accusation de manque de courtoisie dirigée contre lui, déclare s’abstenir, pour l’heure, de traiter la question à fond, et fait Reloge de la loi Lemieux, grâce à laquelle ,dit-il, depuis cinq ou six ans, les neuf-dixièmes des différends ouvriers, au Canada, se sont réglés à l’amiable, T.’affaire en resje là, après des remarques du président de la Chambre sur un point de procédure parlementaire.• • • •Lundi, M.Emmerson, grâce à une résolution relative aux voies auxiliaires de TIntercolonial, faisait perdre toute une journée aux Communes.11 est vrai qu’elles ne sont guère avares de leur temps.Cet après-midi, un de ses collègues de gauche, M.MacKenzie, du Cap Breton, ancien magistrat, et d’une prolixité à rendre des points à M.Emmerson, veut faire déclarer à la Chambre qu’elle croit que, “afin de favoriser le développement commercial d industriel de la province de la Nouvelle-Ecosse, il serait temps de construire des embranchements de l’Intercolonial dans les comtés de la partie est de cette province encore dépourvus de voies ferrées.” La Chambre ne se prononce pas, car la séance prend fin avant que le débat engagé à cr propos ne se soit terminé.Tout au début de son discours, M.Mackenzie déclare que, vu l’attitude du ministère, il importe peu qu’il saisisse ou non la Chambre de celte proposition.Un malin, à droite, désireux sans doute d’éviter le discours de M.MacKenzie, crie: “Ecoutez! Ecoutez!” M.MacKenzie s’en froisse.11 se lance dans une Brade à fond de train contre M.Hazen, le ministre de la marine, qui traite si légèrement, au point d’en rire, une question d’intérêt vital pour les Provinces Maritimes.M.Hazen, intéressé, et qui n’a pas même murmuré de l’après-midi, dans, le débat, Tin-terrompt, et déclare: “Je n’ai pas ouvert la bouche de la journée, mon ami fait erreur.”—“Si ce n’est vous, c’est donc votre voisin, M.Barnard, de la Colombie Anglaise, ou encore votre autre voisin, le ministre des postes!” affirme M.MacKenzie.—“Ce n’est pas moi, dit M.Pelletier, je n’ai pas ouvert la bouche de l’après-midi, moi non plus!”—“C’est heureux, riposte M.MacKenzie, car quand vous l’ouvrez, c’est pour faire une maladresse!” La gauche rit de ce trait, un peu émoussé, M.Pelletier ne répond rien, prend sa correspondance, se retire, et M.MacKenzie, content de soi, reprend son discolors à l’endroit où il l’avait interrompu.MM.Emmerson, Sinclair, Stanfield et Rhodes, tous députés des Provinces Maritimes, lui succèdent.Et Tun d’eux, M.Rhodes, saisit la Chambre d’un amendement félicitant le ministère d’avcfr fait une partie de ce que réclame M.MacKenzie.Comme il s’agit de prolonger le débat jusqu’à six heures, où se terminera la séance, la droite fait donner M.Cochrane.Il se surpasse et prononce un long discours: celui-ci dure cinq minutes bien comptées, pendant lesquelles le ministre s’efforce de ne pas répondre tout en faisant mine de répondre.Mais M.Cochrane n’est pas expert en l’art de dire en dix mille mois ce que Ton pourrait dire en un seul.Et il faut que M.Borden lui succède et parle quelques minutes de plus afin de gagner du temps.• * * Comme c’est un mercredi, la Chambre clôt à six heures cette séance de peu d’intérêt.Et maints députés courent à leur appartement en-* dosser l’habit de soirée, les uns, afin d’assister à un dîner de politiciens, d’autres, à une cérémonie mondaine, certains, afin d’aller plastronner au cercle, au théâtre ou dans les salons du Château Laurier.Demain, M.Foster essaiera de faire adopter par la Chambre un bill relatif à une entente commerciale entre le Canada et les Indes Occidentales, avant de s’embarquer pour l’Australie, où il doit négocier une convention analogue.Et vendredi, l’urgence, reviendra sur la scène politique: on reparlera du bill nayal.Il n’intéresse plus guère grand monde, aux Commune’s; et il n’y a plus beaucoup de députés pour croire sincèrement à Vurgence de faire ce cadeau de 35 millions^à la Grande-Bretagne.Mais il se tire bien des ficelles, dans les coulisses, et bien des pantins s’agitent désespérément! Georges PELLETjER.DEMAÊN : Le “Devoir” publiera un article de M.Henri Bourassa 2 LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI, 23 JANVIER 1915 VOL.IV.— No.18.LA QUESTION DU TRAMWAY LA M.Duncan MacDonald agira-t-il comme expert ?—L’opinion du notaire Nadeau et de quelques autres correspondants BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Le développement le plus intéres-1 rue St-Denis par les rues Gosford, sant, dans la question du Tramway, ! Notre-Dame et Saint-Jacques, ceci c’est la demande faite à M.Duncan éclaircirait davantage les nombreux MacDonald par un groupe de citoyens, ! services qui convergent sur la rue sur l’initiative du “Herald”, de pré- ! Craig.parer un rapport général sur la si- j Tant que la compagnie pourra dé tuation et ses remèdes possibles.M.montrer de l’encombrement sur la MacDonald est l’ancien gérant de la | rue Craig, elle pourra, avec un sem- L’Assemblée Générale Annuelle des Actionnaires cette Institution a eu lieu hier, à midi, à son Bureau Chef, 7 et 9 Place d’Armes.Etaient présents : Hon.Louis Beaubien, Hon.Sir Alex.Lacoste, MM.Alphonse Racine, H.Lajoie, G.-M.Bosworth, W.-F.Carsley, L.-J.-O.Beauche-rnin, Dr.E.-P.Lachapelle, M.Chevalier, Thomas Préfontaine, P.-M.McCaffrey, G.-N.Moncel, Seargent, P.Stearns, Chs.Bruchési, Honorable N.Péro-deau.H.-G.Lajoie, Alf.St-Cyr, F.Guibord, etc.,, , -__| i Sur motion de monsieur Alphonse Racine, secondé par THonorable Louis compagnie.Il donnera sa repo .e .- f 1 .Beaubien, "monsieur H.Laporte agit comme Président, et monsieur Tanerède;merc® leurs industries._ v v ¦ s'* s s* * ' .r .— .* .• lin rx , k ri rs 1 s* née est excellente, nous croyons, et d'ailleurs les grandes banques en Angle-i terre ont adopté depuis très longtemps cette audition spéciale et les actionnaires en sont très satisfaits, nous dit-on.Le Président, Monsieur H.Laporte, secondé par Monsieur W.-F.Carsley, propose alors l’adoption du Rapport des Administrateurs, celui des Commissaires Censeurs et aussi le Bilan Général de la Banque et le compte de Profits et Pertes, dont lecture vient d’être faite.Ces différents rapports sont adoptes à l'unanimité.Sur proposition de Monsieur Alfred St-Cyr, secondé par Monsieur G.-N.de ! Moncel, un vote de remerciements est offert aux Directeurs et aux Commis-j saires Censeurs de la Banque pour les services signalés rendus à l’Institution durant l’année.Ces remerciements sont adoptés à Tunanimité.Le Président remercie les Actionnaires en son nom et en celui des Directeurs, il fait toutefois la remarque que les heureux résultats obtenus sont plutôt dûs au travail constant et énergique du Gérant Général et des divers officiers et employés de la Banque.L’Honorable Sir Alex.Lacoste, Président du Bureau des Commissaires Censeurs remercie également les Actionnaires en son nom et en celui de ses collègues.Il ajoute que dans son opinion La Banque Provinciale du Canada qui a déjà un record de succès étonnant verra sans doute des années de grande prospérité, et de concert avec nos autres banques Canadiennes-Françaises continuera à rendre des services signalés à nos compatriotes en aidant leur coin- PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES Pour apprendre le métier de barbier; taux spéciaux, outils gratuits, quel-ques semaines pour compléter 1< cours; positions assurées.Ecrive» pour détails: Modem Barber College, «2 Blvd.Saint-Laurent, Montréal.A VENDRE medi, on croit qu’elle sera favorable.QUELQUES OPINIONS M.LE NOTAIRE J.A.NADEAU M.le notaire J.A.Nadeau voit la cause principale du mal dans le manque de fierté civique de nos échevins yt la singulière conception que les députés se font de leurs devoirs.Cette conduite de nos échevins et de nos représentants à Québec permet à la compagnie des tramways toutes les insolences.Si elle avait à faire face à des hommes résolus, elle devrait tôt céder.L’exemple de Détroit le prouve.Le maire Thompson et les échevins entrèrent en lice contre la compagnie des tramways qui se moquait du public.Elle refusa de se soumettre; ils tinrent bon et gagnèrent facilement la partie.Mais ici, la compagnie fait ce qu’elle veut.Le peuple devrait entrer en lutte.Quand les tramways sont encombrés, tous les hommes devraient refuser de payer s’ils n’ont un siège ou du moins une courroie à laquelle se tenir.Le meilleur moyen de décongestionner le trafic et d’éviter l’extrême encombrement aux heures de travail serait l’élargissement de plusieurs des rues allant vers le nord.Aussi longtemps que nous aurons un conseil municipal nous n’obtiendrons rien qui vaille.Il faudra tout d’abord l’abolir.Un bureau de contrôle suffirait.L’ENCOMBREMENT, RUE CRAIG Vous demandez l’opinion de vos lecteurs sur le service des p’tits chars et leurs suggestions sur la manière d’améliorer le service ; je veux bien m’essayer la main si vous voulez bien me corriger ma copie au lieu d’y mettre des (sic) comme j’en vois souvent.D’abord quelle est la raison de l’encombrement des chars ?.Pourquoi le service de la rue Craig est-il si foulé, encombré, bloqué ?voilà le grand point et voici, à mon point de vue, les trois principales raisons, savoir : La traverse de la rue Ht-Laurent, A cause de la côte St-Lambert ; le bureau principal de la compagnie situé à la Côte de la Place d’Armes ; et le Garage (les shops) des chars à la rue Côté.Qu’on élimine ces trois causes d’arrêts prolongés et le petit nombre, relativement, de chars J qui se bloquent maintenant sur lai rue Craig, pourra être doublé sans Inconvénient.Qu’on enlève de la rue Côté, le garage, qui déverse ses chars sur la rue Craig et le bureau principal, qui fait descendre ses conducteurs à tout propos, et pour un rien, retient le service du square Victoria à la rue St-Denis, et de suite on obtiendra un courant ininterrompu de Dleury à St-Laurent.Si on faisait tourner le service de la rue St-Laurent sur la rue Craig Ouest au lieu d’à la rue 8t-Jacques et si on le remplaçait par le eerviee de la rue St-Denis qui monterait la Côte St-Lambert pour prendre la rue St-Jacques, il n’y aurait plus de traverse à angle droit, la cause de tous les troubles actuels, et les retards seraient amoindris de moitié.Si au lieu de l’élargissement de la rue Vitré, amélioration très onéreuse, on faisait d’abord celui de la rue Notre-Dame entre le palais de Justice et le Boulevard ! ?(quelle ironie) St-Laurent, un seul pâté de maison, et qu’on fît passer le service de la velles rues.C’est pourquoi elle ne fc ra rien pour améliorer cette partie de son système.Si la compagnie avait tant besoin de nouvelles rues, demanderait-elle à ajouter un service de transport de marchandises sur des lignes qu’elle déclare déjà encombrées ?pourquoi ne se sert-elle pas, ou presque pas, de l’avenue de l’Hôtel de Ville qu’elle a déjà et dont le service donne des haut-le-! cœur ?Quant à l’encombrement des chars, dont tout le monde se plaint, le malin et le soir, il n’y a pas trop à redire, c’est général dans presque le monde entier ; mais qu’il y ait encombrement comme nous en avons à B, 9 et 10 a.m., à 2 et 3 p.m.et surtout de 4.30 à 5 p.m.p:-.ste avant la grande foule, c’est trop manifeste et ce serait se rendre ridicule que d’en discuter la cause ; l’encombrement de tous les soirs de 7 à 8 et de 10 à 11, rien qu’à cause des théâtres, est aussi une preuve que l’administration de la compagnie se préoccupe peu de l’encombrement.Donc la solution, c’est la munici palisation envers et contre toutes les difficultés qui, de prime abord, pourraient paraître insurmontables.Nous pouvons changer nos contrôleurs tous les quatre ans ; nos échevins tous les deux ans et notre inspecteur de la voirie tous les jours.Nous sommes impuissants contre les gens de la Compagnie.MUNICIP ALISONS.Bienvenu, Gérant Général est prié d’en être le Secrétaire.Après lecture de l’Avis Public convoquant l’Assemblée, il est proposé par monsieur W.-F.Carsley, secondé par monsieur Alphonse Racine, que MM.Seargent, P.Stearns et Chs.Bruchési soient nommés Scrutateurs.A la demande du Président, le Secrétaire fait la lecture suivante du Rapport du Conseil d’Administration et celui des Commissaires Censeurs.Rapport du Conseil d’Administration présenté aux Actionnaires à semblée Générale Annuelle, le 22 janvier 1913 MESSIEURS— ¦ ,- ’As- UNE VOIE ELEVEE Vous avez été assez bon d’inviter une suggestion pour faciliter le trafic.Je ne vois d’autre solution que de construire une voie élevée, double, décrivant un demi cercle dans le bas de la ville, partant de la côte de la rue Windsor, et aboutissant à la rue Sherbrooke, entre St-Denis et St-Laurent, avec embranchement vers la Pointe St-Charles.En annulant ainsi les côtes de notre ville, ceci permettrait la formation de convois de trois, quatre, cinq voitures, sous la direction du conducteur, et qui n’arrêteraient qu’à des stations assez espacées, fournissant ainsi à notre population le “Transit Rapide’’ rêvé.Les chars de rues seront toujours synonymes de lenteur.A bas les expropriations ! Passer la voie au-dessus de ruelles, j constructions basses, rues de peu j d’importance, ne nuirait guère à l’esthétique, hélas minime du bas de la ville, en certaines places.D’ailleurs le C.N.R.y passera.Rue Ste-Catherine, aux heures de presse, les tramways ne devraient arrêter qu’à certaines places, points de correspondance, etc.Comment font les compagnies de chemins de fer pour nous rendre d’un point à un autre, qftand la distance est grande ?Elles n’arrêtent les trains qu’à certaines places.Elles engagent des agents pour voir au trafic.Notre ! ^'**e*'s Le Bureau de Direction a l’honneur de vous présenter le treizième rapport annuel de votre Banque couvrant les opérations pour Tannée 1912; aussi le Bilan Général, ainsi que le compte de Profits et Pertes, le tout arrêté au 31 décembre dernier.Cet exercice a été très profitable et les résultats obtenus ont permis aux Administrateurs de faire la distribution de Dividendes au taux de 6% Tan, tout en continuant la politique adoptée d’augmenter les “Fonds de Réserves” et faire les réductions jugées nécessaires sur les Ameublements et Allocation pour le maintien des nouvelles Succursales.L’an dernier, nous avions le plaisir de vous faire part que le compte de frais de premier établissement des succursales ou Agences de cette Banque était déjà complètement amorti, cet item représente des déboursés très considérables et nous croyons de nouveau vous faire part de ce fait, afin de vous permettre d’apprécier à sa juste valeur votre jeune Institution, avec les 50 Succursales qu’elle possède maintenant.Cette année nous avons également le plaisir de vous informer qu’il a été possible de faire provision d’un montant jugé nécessaire pour le rabais des intérêts perçus d’avance sur les billets sous escompte et non encore échus au 31 Décembre écoulé; cet item sera maintenant ajusté chaque année.Le total des obligations de votre Banque au public, s’élève à au-delà de onze millions de dollars et nous constatons le fait avec grande satisfaction car cela démontre la confiance qu’inspire votre institution.Durant Tannée écoulée des nouvelles succursales ont été ouvertes dans les endroits suivants: à Montréal, rue Sainte-Catherine Est; Saint-André Avellin, Saint-Barnabé, Sainte-Ursule, Drummondville, Ahuntsic, Saint-Malachie, Lau-rentides.Les succursales de la Banque et le Bureau-Chef ont été minutieusement inspectés durant Tannée écoulée; de plus, Messieurs les Commissaires Censeurs ont vérifié et compté eux-mêmes mensuellement les valeurs de l’Actif immédiatement réalisables ou sur lesquelles des emprunts pourraient être faits le tout en conformité à vos règlements.Un Rapport de ce Bureau de Contrôle va vous être lu.Il nous fait plaisir de porter à votre connaissance, notre haute appréciation des services signalés rendus à l’Institution par le Gérant Général, les Inspecteurs, les Officiers et employés généralement.Pour Messieurs les Administrateurs, (Signé) H.LAPORTE, Président.On procède alors à l’élection des Directeurs et sur proposition de Monsieur H.-G.Lajoie, secondé par THonorable N.Pérodeau, un seul bulletin est déposé contenant les noms des mêmes Directeurs pour l’année 1913 et les Scrutateurs déclarent les Messieurs suivants élus Directeurs pour l’année courante: Nous, soussignés, Scrutateurs, dûment nommés à l’Assemblée Générale Annuelle des Actionnaires de la Banque Provinciale du Canada, déclarons les Messieurs suivants élus Directeurs de cette Banque pour l’année courante, savoir: MM.H.Laporte.W.-F.Carsley, Hon.Louis Beaubien, G.-M.Bosworth, Alph.Racine, L.-J.-O.Beauchemin, Tanerède Bienvenu.(Signé) SERGT.P.STEARNS, (Signé) CHARLES BRUCHESI.L’on procède ensuite à la nomination des Commissaires Censeurs et sur proposition de Monsieur Thomas Préfontaine, jr., secondé par Monsieur L.-J.-O.Beauchemin, les Messieurs suivants sont élus Commissaires Censeurs pour l’exercice 1913, savoir: Hon.Sir Alex.Lacoste, Docteur E.-P.Lachapelle, Monsieur Martial Che-valier.Sur motion de Monsieur P.-M.McCaffrey, secondé par Monsieur G.-N.Moncel, Monsieur Alexandre Desmarteau, comptable public de cette ville est nommé Auditeur pour l’année courante et sa charge sera de représenter les Actionnaires comme le propose le nouvel Acte des Banques si toutefois cette proposition est sanctionnée par le Parlement.Cette résolution a été adoptée à Tunanimité.Le Président remercie de nouveau les Actionnaires.Et l’Assemblée s’ajourne.RAPPORT DE MESSIEURS LES COMMISSAIRES-CENSEURS Présenté à l’Assemblée Générale Annuelle des Actionnaires, le 22 janvier 1913 i MESSIEURS LES ACTIONNAIRES, Nous avons l’honneur de vous présenter notre rapport pour l’exercice de 1912.Ainsi que nous le prescrivent les règlements de la Banque, nous avons eu nos séances mensuelles régulièrement et à chacune d’elles, nous avons compté et vérifié des valeurs de tout repos qui garantissent les emprunts faits à cette Banque, et aussi des effets publics, municipaux et autres, appartenant à cette Banque, acquis comme placements.Le montant réalisable de ces valeurs et prêts, ajouté aux argents en caisse et en Banque s’élevaient en tout temps à au-delà de la somme prescrite par vos règlements, pour répondre aux exigences possibles des déposants, à savoir 50% des Dépôts d’Epargnes.En conséquence, il nous fait plaisir de vous dire que votre Institution est administrée avec zèle et prudence, et nous nous réjouissons avec vous de la voir grandir aussi rapidement et de la voir prendre place parmi les grandes Institutions financières du Pays.Pour les Commissaires-Censeurs, (Signé) A.LACOSTE, Président.RAPPORT GENERAL DE LA BANQUE, ARRETE AU 31 DECEMBRE 1912 - -~ ~ Lir: ".'v: -t—f-, PASSIF de la Banque en compagnie nous confine, malgré un équipement supérieur, à un système de “charrette’’ arrêtant à tout bout de champ, souvent pour rien.Nous, citadins, laisserons les chars “de terre” traîner les rues, qui pour-, ront servir à transporter les rentiers, j les femmes et les enfants, et les poli- i cemen, pour prendre le “Transit Ra-j pide”.“Miracle, criera-t-on, venez; voir les “rois” de montréalais.Bien à vous, A.LAVALLEE, Sténographe 448 Ave Laval.circulation Dépôts courants ne portant pas intérêt .Dépôts d’E-pargne portant intérêt .D0 aux cor-respon -dants Européens .$2,000,710.51 6,655,450.53 1,313,999.82 $1,108,273.00 Un livre qui s impose La 3e édition du “Manuel d’E-ronomie politique” du P.Schryvers vient de paraître chez Dewit, Bruxelles.Quand on se rappelle que la 1ère édition de cet ouvrage a vu le jour en 1907, que depuis lorn de nombreuses traductions en ont été faites en anglais, espagnol, néerlandais, on ne peut douter des grands mérites de ce travail et de l’opportunité de cette 3e édition.Comme l’écrit le R.P.Hutten, O.P., dans la préface de l'ouvrage, les éléments de l’Economie politique sont devenus aussi les éléments indispensables de toute culture intellectuelle quelque peu complète.Or, le livre du P.Schryvers rsl un parfait instrument d’initiation à cette science si actuelle, et c'est là le secret du succès toujours grandissant de celle oeuvre.Après un lumineux exposé des principes qui régissent les trois grandes écoles libérale, socialiste et catholique, l’auteur traite de la production des richesses (fie partie) il s’occupe des diverses indus-Iries, agriculture, industrie extractive, manufacturière, des transports, du commerce el des conditions de la production des richesses (unions professionnelles, rôle de l’Etal el de l’Eglise).Puis sous le tilre: “Circulation des richesses (IHe partie) viennent de très complètes et méthodiques explications sur la monnaie et la législation monétaire, le crédit et les banques, enfin le commerce international.Dans une “IVe partie” “Répartition des richesses”, nous trouvons entre autres exposés la question du salaire, enfin “Consommation des riehesses(Ve partie)consommations privées et publiques (impôts, dctles publics, cic., etc.) Les lois sociales, les oeuvres prin-7ipaies sont signalées à l’attention t1 u lecteur.Les bibliographies qu’on trouve à la lêle de chaque chapitre d article sont vraiment remarquâmes cl foi*pissent à ceux qui délirent se spécialiser les plus utiles références.Quant à la forme, elle esl stric-lement didactique; des plans géné- Brof, c’csl le manuel parfait, clair Dividendes el methodiquè, toujours scientifi- Dividende que et facilitant singulièrement ! payable l'accès de cette science des ques-1 1313 • .lions sociales dont la nécessité s’af-1 firme'de plus en plus dans notre pays.Dans cette 3c édition, l’auteur a mis son livre au courant des derniers progrès de la science économique.Signalons entre autres de précieuses additions sur le socialisme et la question de la petite bourgeoisie.Souhaitons la diffusion la plus large à cet ouvrage, destiné à faire le plus grand bien à nos hommes d’oeuvres et à tous ceux qui veulent suivre leur trace.G.M.non-réclamês trimestriel le 2 janvier 9,970,160.86 955.64 15,000.00 Total des obligations au public.Capital Payé.Fonds de Réserve .Balance au compte Profits et Pertes .de 11,094,389.50 1,000,000.00 575,000.00 13,866.11 $12,683,255.61 Albert Huberty dans “ Hérodiade ” LE GRAND ARTISTE CHANTERA LE ROLE DE PH AN DEL SAMEDI SOIR.— LE CONCERT D’ORCHESTRE.La différencef.avec un club ordinaire!.CTEST qu’à l'entrée, vous subksseï un interroga* toire conmlpt sur vos ANTECEDENTS HEREDITAIRES et PER.S O N N E LS, mi BON EXA-MEN MEDI-On N’Y FUME PAS! On N’Y BOIT l ALCOOL! On N’Y VEILLE PAS TARD! CAL lont dépend Je programme qu’on vous donnera pour votre régime.les exercices, douches, massage, ou toutes autres applications d’air e n ts physiques jugées nécessaires à v o t -• e casl C’EST qu’on y respecte les LOIS de L’HYGIENE! incore moins de ARENE DE LA SANTE ou- Institut de Physiothérapie -DU-——- Docteur HENRI LASNIER Pour la NEURASTHENIE, l’OBESITE, la DYSPEPSIE, le RHUMATISME.(fermeture à 10 heures le »oir> ON Y JOUE BEAUCOUP!.mais des muscles.Pas.à î argent! On S’Y ECHAUFFE! aussi par 1» GYMNASTIQUE SUEDOISE sans avoir h redouter les BRONCHITES à la sortie, car un SERVICE D’HYDROTHERAPIE qui fait suite au GYMNASE vous immunisera contre tous les refroidissements possibles! Vous en reviendrez toujours PLUS RICHE J (le.placement ou’on fait sur sa 8**nté paye toujours au centuple!) 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Amherst.Tél.Est 5442.AVIS.— Avez-vous besoin d’argent sur hypothèque, gros et petits montants.Adressez-vous à Ths.Touzin, notaire, 76 Saint-Gabriel, Main 7051.Le soir, 947 Saint-Denis, Saint-Louis 1514.ACTIF Or, Argent, Billets de la Puissance, Billets et Chèques d’autms Banques, etc.$1,396,139.64 Dépôts dans les Banques Canadiennes, Américaines et Européennes.926,822.43 Dépôts au Gouvernement Fédéral, en garantie de la circulation .Effets Publics, Municipaux et autres autorisés par la loi .Prêts à demande sur actions et dêbentures .53,560.00 2,678,664.41 1,875,386.66 $6,930,573.14 Les joyaux de “Madame X.” mis en vente PARIS EST ANXIEUX DE CONNAITRE LTDENTITE DE CELLE QUI VIENT DE METTRE A L’ENCHERE, UN COLLIER DE PERLES PRECIEUSES.Billets escomptés courants et autres valeurs .5,339,780.21 Billets promissoires passés dus (pertes déduites) .Propriétés Foncières autres que les Bureaux de la Banque .Créances hypothécaires sur immeubles vendus par la Banque .Edifices de la Banque .7,560.27 COMPTE DES PROFITS ET PERTES AU 31 DECEMBRE 1912 La dernière semaine d’Opéra bat son plein.Nous avons déjà mentionné les oeuvres au programme.On sait que samedi soir, “Hérodiade” est à t’affiche.M.Albert Huberty chantera le rôle de Phanuel que M.James Goddard à tenu aux représentations précédentes.Huberty a remporté un grand succès en Europe dans ce rôle et nul doute qu’un public nombreux tiendra à aller l’entendre samedi soir.LE CONCERT Nous publions ci-après le programme du concert de samedi après-midi.M.Louis Hassehuans dirigera.1.Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg (Ouverture).Wagner 2.(a) Dans Les Steppes de l’Asie i Centrale.Borodino I (2) La Danse Macabre, St-Saens! 3.Chant.Frances Ingram I 4.(a) La Procession Nocturne, Rabaud (b) L’Apprenti Sorcier (Scherzo).Dukas (c) Le Dernier Sommeil de la Vierge.Massenet] Adieux de Wotan .R, Wagner 6.Marche Hongroise .Berlioz Extrait de “La Valkyrie”, accompagné par l’Orchestre de l’Opéra.M.James Goddard $ 15,000.00 15,000.00 15,000.00 15,000.00 7,893.76 15,868.34 CREDIT Profits du Bureau Chef et des Succursales de la Banque, déduction faite des frais d'Administration, intérêts sur dépôts, réserve pour intérêts perçus sur Billets non échus, et provision pour pertes.$185,163.02 Balance au Crédit du Compte Profits et Pertes au 31 décembre 1911 12,463.19 Pas de marché d’échantillons Dt.EN MOINS : DIVIDENDE No 33, 1 1-2 payé aux actionnaires le 1er avril 1912 .DIVIDENDE No 34, 1 1-2 p.c.payé aux action- 1912.DIVIDENDE No 35, 1 1-2, p.c.payé aux actionnaires le 1er octobre, naires le 1er juillet 1912.DIVIDENDE No 36, 1 1-2 p.c.crédité le 31 décembre et payable aux actionnaires le 2 janvier 1913.Taxes Provinciales, Mu nicipale< et autres payées durant l’année .Réduction sur A meuble ments, et Allocation pour le maintien des nouvelles succursales .Porté au “Fonds Contingent Spécial” au soutien de l'Actif généralement .Porté au FONDS DE RESERVE le 31 décembre 1912.Balance au Crédit de Profits et Pertes le 31 £»-cembre 1912.COMPTE -FONDS DE RESERVE \u crédit du compte “Fonds de Réserve” le 31 décembre 1912 $575,000.00 Vérifié et trouvé exact, (Signé) TANCREDE BIENVENU, (Signé) J.-W.-L.FORGET, Inspecteur en Chef.Paris, 23.— Toutes les daines de Paris travaillent en ce moment pour découvrir à qui appartiennent les bi-j >ux qu’on vendra prochainement à l’enchère à la galerie George Petit.On | évalue la collection à un prix fabuleux.19,064.78 Seul, le collier en perles est estimé à un quart de million de dollars.On ignore le nom de la propriétaire des bijoux.Dans le catalogue de la gallerie George Petit, les joyaux sont indiqués sous la rubrique : “ Collection de Madame X ”.Inutile de dire combien la curiosité féminine est piquée au vif par la discrétion des gardiens de la galerie.| Outre le fameux collier, la collection Comprend encore un bracelet serti de diamants, une aigrette ou brillent diverses pierres précieuses, des bagues, des broches, etc.| La collection de Madame X est plus belle que celle d’Abdul Hamid, vendue en 191), et qui a rapporté au proprié-I taire la somme de 81,400.000.41,831.74 344,445.47 $12,683,255.61 75,000.00 13,866.11 $197,628.21 $197,628.21 25,000.00 Révoltes constantes dans les provinces chinoises Amoy, Chine, 23.— La puissance des factions rebelles dans la province deFu-Kien est devenue si formidable que les autorités ne peuvent lutter contre elles avec succès.Dans le voisinage de Hingwha, le trafic est rendu presqeu impossible.Seuls les convois bien escortés de gens armés peuvent-ils passer dans ces endroits, et encore doivent-ils se tenir dans les routes principales.Les actes de piraterie sont assez fréquents sur la rivière Dragon où Ton a vu de gros vaisseaux se faire attaquer.Une jonque appartenant à une compagnie américaine de pétrole fut abordée par les pirates qui tuèrent le capitaine.La culture du coton au Soudan (Service particulier) Londres, 23.— M.Asquith, premier ministre de l’Angleterre, a promis ce matin aux délégués de l'Association britannique des planteurs de coton qu’on introduirait aux Communes un bill pour autoriser le ministère des Finances à garantir les intérêts d’un prêt de $15,000,-000, pour le développement de la culture du coton dans le Soudan.DESIREZ-VOUS VENDRE?Acheter, ou échanger propriétés, terres, lots, hôtels, épiceries, magasins de cigares, maisons meublées, s’adresser à Jean Castelli & Cie, 117 Sainte-Catherine-Est, établi dans cette ligne depuis 23 ans.Les recrues de l'armée allemande (Service particulier) Berlin, 23.— Le “Frankfurter /eilung,’’ annonce que le nouveau projet de loi concernant l’armée de terre, sera présenté au Reichstag au cours de la présente session.Ce journal ne donne aucun détail précis sur la teneur de la nouvelle mesure, mais on croit qu’elle pourvoira surtout à créer de nouveaux cadres pour permettre aux recrues qu’on est obligé de refuser chaque année, de prendre place sous les drapeaux.•-— -—.PDIimilIll ?Le Nationaliste eét le journal français du dimanche le plus lu.POURQUOI ?Lisez-le et vous saurez.Grève de théâtres Buenos Ayres, Argentine.23.— Les autorités ayant envoyé à tous les théâtres l’ordre de laisser entre chaque rangée de sièges un espace suffisant pour que les retardataires pussent gagner leur place sans déranger ceux qui sont déjà assis, les directeurs ont préféré fermer leurs salles plutôt que d'obéir.Gérant-Général, Succès du bazar de charité de Joliette PROVINCE DE Ql’EBEC, district do : Montréal.Cour de Circuit, No 13270.t.R.Vinet ci al., demandeurs; vs Do A.Lacombo et vir, défenderesse.Le 1er jour de février 1913, à trois heures an l’après-midi, au domicile do la dite défondornsso, au No I2s||) rue dos Erables, on la oité do Montréal, seront Vendus par autorité do justice, les biens et effets de la dite défende: •esse, saisis en cette cause, consistant en meubles de menage, etc.Conditions : Argent comptant.E.ARMAIS, II.C.S.Montréal, 23 janvier 1913.Calgary, Alberta, 23.— A la réunion annuelle des fermiers unis de l’Alberta, représentant 14.000 fer- *"» ">"* «
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