Le devoir, 10 juin 1985, lundi 10 juin 1985
Vol.LXXVI No 133 Passages nuageux et vents de 40 à 60 Km/h Max.: 20.(détail page 13) Montréal, lundi 10 juin 1985 Côte-Nord Abitibi a Qaspesie 45 cents Nouveau Brunswick 50 cents Toronto 50 cents 35 CENTS t' ' i-i |j,.~ L’ENQUÊTE BIRKS: Mulroney songe à créer un parti conservateur au Québec CLAUDE PAPINEAU \ Avant de procéder, le ministère de la Justice a consulté une firme d’avocats proche des intéressés JEAN-CLAUDE LECLERC Avant de porter d’autres accusations criminelles dans l’affaire Birks ou de fermer le dossier, le ministère québécois de la Justice a requis une opinion juridique du bureau de Stikeman Elliott, firme dont quatre membres éminents ont des liens d’affaires avec les gens sous enquête.Le mandat, inusité, n’a été ni confirmé ni nié, jeudi, au bureau du ministre, M.Pierre-Marc Johnson, où un porte-parole, renvoyant la question à la Couronne, assurait que le ministre n’a demandé ni reçu aucun rapport au sujet de l’affaire Birks.L’enquête, assure-t-on, n’est pas fermée, et suit son cours.D’après des sources proches de l’enquête.Le DEVOIR a appris que ie mandat d’expertise extérieure a été donné par la Couronne, à la fin de novembre 1984, peu de temps après que le substitut du procureur général à Montréal, Me Claude Mlllette, eut arrêté les procédures dans des accusations de conspiration et de fraude portées contre le président de Henry Birks & Sons (HB & S), M.Drummond Birks, et ses trois fils : Jonathan, Thomas et Barrie.Les dénonciations, assermentées par un enquêteur de l’escouade des crimes économiques à la Sûreté du Québec (SQ), M.Raymond Dallaire, le 24 octobre 1984, avaient été autorisées, la veille, par un procureur du ministère.Me Réginald Michiels.Les quatre hommes d’affaires devaient normalement comparaître avant le 13 décembre, mais le 16 novembre leurs avocats annonçaient que les accusations étaient retirées, ce que confirmait le même jour le substitut du procureur général.Les quatre membres de la célèbre famille de joailliers étaient accusés d’avoir conspiré le 10 février 1978 en vue de frauder la Birks Family Foundation, un organisme charitable fondé en 1961, ainsi que deux membres d’une autre branche de la famille, M.Victor Birks et son fils, Robert.Mais les avocats des accusés avaient réussi à persuader le ministère que les accusations n’avaient aucun fondement.Peu de jours après, cependant, LE DEVOIR obtenait, de source gouvernementale bien informée, confirmation que l’enquête se poursuivait.Peu après, le bureau des substituts du procureur général, avec l’autorisation du sous-ministre.Me Rémi Bouchard, donnait mandat à la firme Stikeman Elliott de dire, notamment, quels étaient les devoirs et les obligations des administrateurs de la fondation.Les administrateurs de la fondation avaient vendu en février 1978 à trois compagnies à numéro formées et établies peu de mois avant à Cal- gary, en Alberta, par les trois fils Jonathan, Barrie et Thomas, quelque 366,000 actions de H B & S appartenant à la Birks Family Foundation, soit plus de 80 % du patrimoine de l’organisme chantable.Dans cette vente, de l’ordre de $ 8,5 millions, les compagnies à numéro n’avaient versé, en contrepartie des actions, que des débentures ou billets promissoires (« income debentures » ) portant intérêt à 3 % la première année, 4 % la deuxième et 5 % les trois autres années.Une garantie de H B & S s’y serait ajoutée par la suite.La Fondation avait acquis ces actions de Henry Birks & Sons en les payant avec le produit de dons importants, plus de $ 1 million au total, reçus de divers membres de la famille et de la compagnie elle-même.La Birks Family Foundation jouit du privilège fiscal des organismes de charité et, d’après sa charte, elle ne OTTAWA (PC) — Le premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney, envisage de s’engager dans la création d’un parti conservateur provincial au lendemain des prochaines élections générales au Québec.« Il est important que nous ayions des assises au niveau provincial dans toutes les provinces », a-t-il déclaré au cours d’une entrevue à la Presse Canadienne.Interrogé à savoir s’il entend s’en mêler personnellement, M.Mulroney n’hésite pas : « Absolument, je suis Québécois ».Le premier ministre prend toutefois la peine de préciser que l’aventure actuelle du parti d’André As-selin est prématurée.Ce dernier s’est classé deuxième lors de la partielle de lundi dernier dans L’Assomption, devant le représentant du Parti québécois.« On ne sera pas pressé par les événements, comme la tenue d’élections complémentaires, pour poser des gestes qui ne concordent pas avec notre stratégie », dit M.Mulroney.« Nous qui sommes responsables de notre base au Québec, prendrons nos décisions en temps opportun », ajoute-t-il.Qu’est-ce à dire plus précisément ?Après les prochaines élections générales au Québec?«Probablement», réplique-t-il d’un air entendu.Le rétablissement d’une aile provinciale du Parti conservateur mettrait ainsi fin à une situation qui dure depuis 1935 alors que les conservateurs québécois se sabordaient pour se fusionner à la nouvelle Union nationale.Se référant à la formation d’André Assehn, M.Mulroney a dit déplorer que « sans préavis, des individus, que je ne connais pas mais que je respecte sans aucun doute, aient annoncé leur intention de procéder à la formation d’un parti provincial».Le premier ministre a d’ailleurs rappelé que la dernière fois qu’il avait entendu parler de l’ancien président de l’Union des municipalités régionales de comté du Québec, M.Asselin kait candidat libéral.M.Mulroney estime qu’à ce jour, « il était prudent et sage de consolider notre appui au niveau fédéral avant de se lancer dans une aventure provinciale sans aucune préparation.L’enfer de Chalatenango PAULE DES RIVIÈRES SAN SALVADOR — Nous sommes dans la région rurale de Chalatenango, une des trois « zones de résistance » de la guérilla salvado-rienne, à Coyolito, dans une vieille raffinerie abandonnée.Bienvenue en enfer.Quelque 500 familles déplacées par la guerre civile y vivent dans des conditions misérables, qui rappellent l’univers de Dickens.Les soldats du gouvernement surveillent la région en permanence parce que 5 kilomètres plus loin commence le territoire contrôlé par la guérilla salvadorienne.Bien sûr, les affrontements sont beaucoup moins fréquents qu’il y a cinq ans et quelques personnes comme Mgr Gregorio Rosa Chavez, du diocèse de San Salvador, croient qu’un jour les deux parties se parleront.Mais en attendant, les Salvadoriens sont coincés.Plus de 460,000 d’entre eux ont qui n’avaient déjà rien ont dû fuir leur terre lorsque l’un ou l’autre des idéologies les envahissaient.L’archevêque Rivera y Damas et son évêque auxiliaire sont présentement au coeur d’une délicate opération de rapprochement et si les parties ne se parlent pas directement, l’Église a tout de même, à l’heure actuelle, la confiance de la guérilla et du gouvernement — du moins de leurs dirigeants.L’Église catholique s’occupe depuis de nom- breuses années de ceux qui perdent leurs droits et sont persécutés et elle continue de dénoncer, à l’homélie du dimanche, les cas de violations des droits qu’eUe ne fieut résoudre en privé, pratique que Mgr Oscar Romero, qui a été tué en 1980, avait lancée en 1977 lorsque la dictature de droite au pouvoir se livrait à une « répression horrible ».L’implication poUtique de l’Église catholique salvadorienne remonte donc bien loin.Et elle aura besoin de toute son expérience car la mission est délicate.Ceci dit, la question de l’extrême droite reste entière mais les optimistes croient que le haut taux de participation aux élections de mars dernier, qui a porté M.Napoleon Duarte au pouvoir, est de bon augure parce que les extrêmes ont été écartés.« C’est à nous de trouver des idées nouvelles qui doivent débloquer la situation, a expliqué le Padre Chavez au cours d’un entretien ce weekend.Expliquant sa foi il dit que «avant il y avait une polarisation.Il fallait être pour ou contre.Mais la sagesse populaire et la grande souffrance ont fait comprendre que les gens ne sont plus pour des solutions extrémistes ».En attendant, les déplacés ne bénéficient d’aucun organisme gouvernemental pour les aider et les secours dépendent des religieux et des organismes internationaux.L’Église est la seule à recenser les déplacés.Voir page 8: Salvador H ¦Ils ïf te M L’Église du Salvador a la confiance du peuple, de la guéri gouvernement.Photo: AP la et du 21 CASQUES BLEUS FINLANDAIS SONT TOUJOURS DÉTENUS AU LIBAN Pérès obtient la libération d’un Français fi" ¦> Shimon Pérès BEYROUTH (AFP) - L’« Armée du Sud-Liban» (ASL), une milice créée et financée par Israël, a capturé, puis relâché sain et sauf, hier, un officier français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), a annoncé un porte-parole de la FINUL, M.Timour Goksel.Le chef de l’ASL, le général Antoine Lahad, avait annoncé peu auparavant qu’il allait libérer l’officier français après s’être rendu compte qu’il n’était « pas impliqué dans l’enlèvement » de ses hommes capturés vendredi par le mouvement chiite Amal.( À Paris, le ministère français de la Défense a précisé que le lieutenant-colonel Bilemdjian avait été libéré à la suite d’une intervention de M.Shimon Pérès, le premier ministre israélien.Le ministre français des Relations extérieures, M.Roland Dumas, a « immédiatement appelé au sujet de celte affaire » M.Pérès, qui « est entré en contact avec le général Lahad », indique le ministère de la Défense.« C’est sur cette intervention que le lieutenant-colonel Bilemdjian a été libéré », ajoute le mi- nistère.) L’ASL, qui détient 21 Casques bleus finlandais, accuse le contingent finlandais d’avoir « livré » ses miliciens à Amal.Deux Casques bleus finlandais restent détenus à Kantara.Dix-neuf autres sont également aux mains des miliciens pro-israéliens.Ils avaient été capturés vendredi dernier à Ad-dayssé, près de la frontière israélo-libanaise, alors qu’ils revenaient de congé en autobus.Pour sa part, le ministre israélien de la Défense, M.Yitzhak Rabin, a accusé hier la FINUL d’avoir « délibérément » provoqué l’incident au cours duquel 11 miliciens de l’ASL ont été capturés par Amal.S’exprimant à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, à son retour des États-Unis, M.Rabin a déclaré : « Nous avons de bonnes raisons de penser que la FINUL a délibérément désarme une unité de l’ASL dont tous les membres étaient chiites et résidents de la zone de sécurité au Sud-Liban.» « Nous considérons la FINUL comme directement responsable de cet incident extrêmement grave (.) La FINUL doit savoir qu’elle ne peut faire de discrimination entre une milice armée et une autre.Ce sont les réalités du Liban et elle ne peut les changer comme nous ne l’avons pu le faire nous-mêmes.» Le lieutenant-colonel Jean-Michel Bilemdjian, libéré à Kantara (27 km à l’est de Tyr), a été emmené par hélicoptère au quartier général de la FINUL, à Nakoura (sur la frontière israélo-libanaise).Le lieutenant-colonel Bilemdjian, attaché à l’état-major pour les opérations de la FINUL, avait été envoyé vendredi à Kantara pour maintenir le contact avec les otages finlandais et les miliciens de l’ASL.Lorsque le quartier général de la FI-N U L avait envoyé hier un autre officier pour le relever, l’ASL avait refusé de le laisser partir.Le général Lahad a déclaré que l’ASL garderait en détention les Casques bleus finlandais tant que ses 11 hommes ne lui seraient pas rendus.Selon lui, le nombre des otages finlandais s’élève à 20, alors qu’ils sont Voir page 8: Liban peut nen distribuer de son capital ni de ses revenus si ce n’est à des organisations de charité reconnues (« legal charities», dit le document des lettres patentes).La valeur des actions de la compagnie détenues par la fondation avait été fixée, malgré la protestation de membres dissidents de la famille, à $ 23,20 l’unité lors de l’a-ssem-blée annuelle de H B & S en avril 1977.L'année suivante, en avril, après la cession des actions détenuts par la Fondation aux compagnies à numéro des trois fils, leur père, Drummond, prenait le contrôle de Henri Birks & Sons avec le concours d’employés seniors de l’entreprise, et la valeur de ces actions était alors fixée à $ 25,40 l’unité.La valeur des actions cédées aux compagnies à numéro a grimpé ensuite à $ 33 en 1979, puis à $ 41,75 en Voir page 8; Birks LE DEVOIR ECONOMiaUE HYDRO-QUÉBEC LANCE UN NOUVEAU PROGRAMME Hydro-Québec lancera vraisemblablement aujourd’hui un important programme pour la diffusion des électrotechnologies.La société d’État espère ainsi accroître ses ventes et susciter une amélioration importante des procédés de production dans de nombreuses industries.Page 9 SAUMIER PARLE DE «REVOLUTION» Prenant la parole au cours du congrès annuel de la Chambre de commerce de Montréal, le nouveau président de la Bourse de Montréal, M.André Saumier, a déclaré que le courant de gestion participative était là pour rester et qu’il constituait même une véritable « révolution conceptuelle ».Page 9 LE WEEK-END SPORTIF LES EXPOS ONT FAIT BEAU VOYAGE Les Expos ont subi une défaite de 4-1 hier face aux Phillies de Philadelphie.Malgré ce revers, les joueurs de Buck Rodgers ont réalisé un très beau séjour à l’étranger en remportant sept victoires en 12 parties.C’est de bon augure puisque les Expos entreprennent dè's ce soir au Stade olympique deux importantes séries contre les Cubs de Chicago et les Mets de New York.Page 15 WILANDER ET EVERT-LLOYD TRIOMPHENT Le Suédois Mats Wilander a remporté pour la seconde fois les Internationaux de tennis de France en battant en finale le champion sortant, le Tchécoslovaque Ivan Lendl, 3-6, 6-4, 6-2, 6-2.La veiHe, l'Américaine Chris Evert-Lloyd avait créé une belle surprise en triomphant de sa compatriote Martina Navratilova au terme d’un match d’anthologie, 6-3, 6-7, 7-5 Page 15 Êtes-vous intelligent ?— Mon ami l’ordinateur — Pascai sans peine — Programmer ie Macintosh — La puissance de symphonie — La pratique de DBase II — La puissance de Lotus 1.2.3.—1.2.3 et les affaires — La puissance des calculs financiers pour Lotus 1.2.3.COMPRENDRE L’INFORMATIQUE C’EST AUSSI LA LIRE! TURGEON: L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE.Diffuseur en librairies: Diffulivre, 2973 Sartelon, St-Laurent H4R 1E6 • Tél.: 336-2663 c,- vV V Le Devoir, lundi 10 juin 1985 politique canadienne Amérique centrale: ménager la chèvre et le chou PAULE DES RIVIÈRES SAN SALVADOR — Espérant trouver son équilibre en appuyant des modèles différents, la politique canadienne en Amérique centrale s’asseoit sur deux pôles, le Salvador et le Nicaragua.Dans une région où la polarisation est généralisée, où les intérêts sont clairement identifiés, le Canada espère déjouer les habitudes et ménager à la fois la chèvre et le chou.C’est ainsi que cette semaine, au cours de sa visite dans trois pays d’Amérique centrale, le ministre des Relations extérieures, Mme Monique Vézina, a donné l’appui humanitaire du Canada à deux régimes qui se tournent le dos, au Nicaragua san-diniste et à l’embryon de démocratie au Salvador.Dans le premier cas, elle a servi une mise en garde au gouvernement de Managua en rappelant que dans l’esprit des Canadiens, le développement ne prenait son sens que dans le respect d’une société pluraliste.Dans le second, elle n'a imposé aucune condition et elle a félicité le président Napoleon Duarte pour ses efforts de démocratisation, s’assurant un pendant au Nicaragua.Le Canada ne donnait plus d’aide au Salvador depuis 1981, en raison du climat politique insoutenable qui y régnait: les coopérants canadiens ne pouvaient plus rester sans risquer leur vie et les violations massives des droits de la personnes rendaient gênante toute forme d’aide.La situation s’est quelque peu améliorée et il est devenu urgent d’accroitre la visibilité canadienne dans ce pays, après avoir tant répété, de l’autre cOté, qu’au Nicaragua, le Canada n’était pas les États-Unis.Ainsi, cette année, le Salvador est le seul pays des Amériques où l’Agence canadienne de développement international ( ACDI) n’a pas réduit le fonds de la mission canadienne,qui est l’outil de visibilité par excellence s les pa i - $ 351 sion — $ 350,000 avant les compressions — sont confiés aux ambassades qui en disposent à leur guise, le plus souvent pour des petits projets ou des urgences.Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le gouvernement canadien a associé le gouvernement salvadorien à la reprise de l’aide, malgré toutes les difficultés que la méthode retenue entraine dans la distribution de l’aide : d’un point de vue politique, il était important de reconnaitre le gouvernement du Salvador.Cet appui consiste en une ügne de crédit de $ 8 millions probablement remboursable dans 50 ans, garantissant des achats de biens canadiens; l’ACDI paiera les industries canadiennes qui vendront et l’argent des hommes d’affaires salvadoriens sera mis dans un fonds destiné aux personnes déplacées.Mais personne ne sait quand l’argent atteindra les déplacés.Cet appui sera servi aux députés conservateurs qui se plaindront parce que le Canada continue d’aider le Nicaragua.Le gouvernement sait par ailleurs que le régime sandiniste du Nicaragua a créé un courant de sympathie au sein de la population canadienne comme il sait que pour chaque demande de subvention de la part d’organismes non gouvernementaux pour réaliser un projet, il y 20 demandes pour des projets au Nicaragua.Dans ce contexte explosif, on comprend que ce soit le ministre de l’aide et non pas le chef de la diplomatie canadienne qui se soit risqué sur le terrain miné de l’Amérique centrale.Il est beaucoup plus facile pour Mme Vézina de s’abriter derrière le chapeau de l’aide lorsque les questions deviennent trop dangeureuses.Une délégation hétérogène formée de représentants de l’Agence canadienne de dévveloppement international, du ministère des Relations extérieures ainsi que du Secrétariat aux Affaires extérieures et de l’ambassade cana- dienne à Costa Rica accompagnait Mme Vézina.Hier, interrogée à savoir si elle allait tenter de faire des représentations discrètes auprès des Etats Unis pour leur faire valoir les avantages d’une certaine souplesse à l’endroit u Nicaragua, Mme Vézina a répondu que:« comme ministre ce n’est pas à moi de prendre la position du gouvernement et de décider que le gouvernement rencontrera l’autre gouvernement ».Le Secrétaire d’État aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, aurait difficilement pu éviter de répondre à une telle question.Mme Vézina n’en a pas pour autant eu la tâche facile.À Managua, elle a appris à ses dépens que les principes généraux prennent un sens précis lorsqu’on les applique à certains cas: ainsi en fut-il lorsqu’elle a dit qu’elle appuyait toutes les formes de dialogue, y compris avec les contras.Le lendemain elle corrigeait et insistait à nouveau sur le processus de Contadora, outil de distinction entre le Canada et États-U nis et qui confirme que le présent gouvernement ne rompt pas avec les habitudes du régime libéral dans cette région du globe.Comme c’était cas sous M.Pierre Trudeau, le gouvernement de M.Brian Mulroney croit en une solution latino-américaine comme il croit que c’est l’axe Nord-Sud des inégalités économiques plutôt que l’axe Est-ôuest des blocs idéologiques en Amérique centrale.Et comme sous le régime précédent, Ottawa trouve important de cultiver, en appuyant l’initiative de Contadora, des sympathies latinoaméricai-nes.Finalement, Mme Vézina aura elle aussi gagné en visibilité et se sera débarrassée de son titre de « ministre de l’Afrique»: « Dorénavant, lorsque l’on discutera de ces trois pays, on aura au cabinet des ministres une ministre qui pourra dire oui j’ai vu, oui j’ai entendu, non c’est pas vrai ».Selon un sondage commandé par le Parti québécois Libéraux et péquistes croient que Québec devrait renforcer la défense du français RUDY LE COURS QUEBEC (PC) - La majorité des francophones ayant voté pour le Parti libéral du Québec en 1981 sont d’avis que le gouvernement devrait prendre de nouvelles mesures afin de renforcer la défense du français.Paradoxalement, ceux et celles qui ont voté pour le Parti québécois en 1981 ne sont majoritairement pas d’accord ( 52 % ) avec les dispositions de la Charte de la langue française prévoyant l’affichage uniquement en français.Voilà deux conclusions de sondages effectués auprès de quelque 700 francophones par M.Michel Lepage pour les besoins internes du Parti québécois, dont la l’rcsse canadienne a pu prendre connaissance.Les sondages ont été faits par téléphone entre le 13 et le 19 mars puis entre le 9 et le 14 avril.^érin rédlteur Approuvé par le M.E.Q.CARTES MUETTES EN SCIENCES HUMAINES AU PRIMAIRE Auteurs: R Damian/ L Deschênes-Damian/E Pauly A la question « seriez-vous plutôt en accord ou plutôt en désaccord à ce que le gouvernement du Québec prenne de nouvelles mesures afin de mieux protéger la langue française au Québec », 59 % des répondants ayant voté pour le PLQ en 1981 se disaient d’accord ( 75 % de ceux ayant voté pour le PQ ) au mois de mars et 64 % en avril (76% chez les péquistes).Dans les deux coups de sonde, le taux d’indécis est inférieur à 10%.Le sondage confirme également la grande popularité dont jouit la loi 101 chez les francophones de toutes allégeances puisque 74 % d’entre d’eux considèrent qu’il s’agit d’une bonne loi pour protéger la langue française au Québec.Si les résultats de ces sondages s’avéraient exacts, il faudrait en conclure que le gouvernement québécois est justifié de revendiquer « que la Constitution reconnaisse au Québec le droit exclusif de déterminer sa langue officielle et de légiférer sur toute matière linguistique dans les secteurs de sa compétence » tel que formulé dans le Projet d’accord constitutionnel, pré.senté au gouvernement fédéral le En vente dans toutes les llbrsi- CARTES MUEÜES EN SCIENCES HUMAINES AU PRIMAIRE frépoowt Qux cortM m cmx octMtét d opofeotiuog» 1.Guide didoctique mois dernier.En effet, 64 % des francophones ( 70 % de ceux ayant voté PQ et 59 % de ceux ayant voté PLQ ) jugent que c’est l’Assemblée nationale et non les tribunaux qui devraient établir en dernier lieu la place du français au Québec.Qui plus est, 61 % des francophones ( 70 % ayant voté PQ mais 45 %ayant voté libéral ) se disent d’accord pour « que le gouvernement du Québec amende sa charte des droits et libertés de façon à accorder une priorité » à la loi 101 concernant la langue d’affichage.Comme la popularité du PQ a beaucoup diminué depuis 1981, en grande partie au profit du PLQ, il est plausible que la majorité des répondants qui se seraient dit prêts à accorder leur vote aux troupes de Robert Bourassa soient d’accord avec cette proposition.C’est au chapitre de l’affichage que l’opinion des francophones se révèle difficile à cerner.D’abord, 54 % d’entre d’eux ( 52% PQ, 66% PLQ ) ne sont pas d’accord pour que les enseignes des commerces et des entreprises soient uniquement en français.Toutefois, 82 % d’entre eux ne veulent pas non plus que les commerçants pui.ssent faire leur publicité seulement en anglais dans les municipalités où les anglophones sont majoritaires.Seulement 14 % des francophones ayant voté pour le PLQ en 1981 seraient d’accord avec pareille mesure.En outre, 75 % des répondants souhaitent que les commerçants et les employés des services gouvernementaux abordent leurs clients en français.Fait à noter, cette question suit immédiatement la précédente dans le questionnaire mais ne s’applique plus aux seules municipalités majoritairement anglophones.Il importe aussi de ne pas confondre ce coup de sonde du PQ avec le sondage commandé par le ministre responsable de la loi 101.M.Gérald Godin voulait connaître l’opinion des Québécois à la suite du jugement Beaudry rendant inopérantes les dispositions sur l’affichage parce qu’incompatibles avec la liberté d’expression reconnue par la Charte québécoise des droits et libertés.« Les résultats de ce sondage sont confidentiels », a déclaré M.Godin à la Presse canadienne, indiquant seulement qu’ils étaient conformes aux revendications constitutionnelles du gouvernement au chapitre des droits linguistiques.Près du tiers des répondants ( 32 % ) croient que la loi 101 porte atteinte aux droits des anglophones.Toutefois, lorsqu’on demande si les droits des anglophones sont « suffisamment reconnus » par le gouvernement du Québec, 26 % seulement ( 42 % ) répondent qu’ils ne le sont pas suffisamment.Enfin, la moitié des répondants ( 51 % ) pensent que le gouverne ment du Québec devrait réaffirmer les droits des anglophones.Notons, en terminant, que le PQ a interrompu cette pri.se du pouls de la population durant le mois de mai à cause des quatre élections partielles qui absorbaient entièrement son sondeur-expert, M.Lepage.Un autre sondage est toutefois en cours, nous a-t-on précisé.EVROPA !««• \Aii'•* âMJ'J AFRICA ,• 1 » ./-f ^ -fl 4 ^ A 4 ^ 'a 1 * î 7|/ ?.Le monde, tel que l’on pouvait le concevoir vers 1581 dans les voyages selon les saintes écritures de Heinrich Buntig.Le Nouveau Monde apparaît dans le coin inférieur gauche tandis que le centre du monde se situe à Jérusalem.Le Nouveau Monde dans la cartographie ancienne LE PATRIMOINE ALAIN DUHAMEL ES voyages des grands explorateurs de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle ont modifié la conception du monde que ce faisaient alors les cartographes.Il leur fallait ajouter un continent nouveau dont la situation et les contours ne leur étaient connus que par des récits et des compte-rendus, incomplets et imprécis.« Quels que soient leurs défauts, notre verdict doit être que la plupart des cartographes acceptaient leur rôle d’interprètes et de publicistes avec un sens profond des responsabilités » écrit Mme Helen Wallis dans les documents d’accompagnement à l’exposition La découverte du Monde, cartographes et cosmosgra-phes, présentée cet été au musée Macdonald Stewart, à l’île Sainte-Hélène.L’exposition comprend une soixantaine de cartes anciennes provenant de la collection David Macdonald Stewart, fondateur du musée du Vieux fort de l’île Sainte-Hélène, auquel on vient de donner son nom, en hommage à son oeuvre considérable, à la fois à titre de mécène, à titre de collectionneur et à titre de conservateur éclairé du patrimoine du pays.L’exposition, montrée l’an dernier en Europe pour souligner le premier voyage de Jacques Cartier, est présentée pour la première fois au Canada.Avec l’exposition Ramsès II, à Terre des hommes, et Picasso, au musée des Beaux-arts, l’exposition des cartes anciennes à l’île Sainte-Hélène constitue l’un des grands événements de cet été de découverte.L’italien Amerigo Vespucci (1454-1512) avait effectué plusieurs expé^ditions dans le Nouveau Monde.A Saint-Dié, en Lorraine, où étaient connus les récits de Vespucci, l’allemand Martin Waldseemuïler (1470-1521) publie, en 1507, Cosmographia introductioet donne au nouveau continent le nom d’Amérique, inspiré du prénom de celui que l’on tenait alors pour le découvreur du Nouveau Monde.Plus tard, en 1513, le cartographe allemand réhabilitera dans ses travaux la place que doit tenir Christophe Colomb dans la découverte du Nouveau Monde.Le nom d’Amérique s’imposa dans les esprits et dans les usages, même si, comme l’écrivait Peter Hey-lyn, cosmographe anglais, dans son Microcosm us àe 1621, ce nom apparaît moins convenable que celui de Nouveau Monde ou encore que ceux de Columbana, Se-bastiana ou Cabotia, en l’honneur de Christophe Colomb et Sebastian Cabot.La compilation des nouvelles données tirées des récits des explorateurs s’ajoute à la vision du monde inspirée de la carte de Ptolémée, publiée pour la première fois au Ile siècle et imprimée en 1477.Une réédition de la Geographia de Ptolémée, corrigée et augmentée, préparée par Lorenz Frisius en 1522, fait ap-paître pour le première fois le nom America dans ce qui était alors le principal ouvrage de référence.La cartographie française, grâce aux récits et descriptions de Jacques Cartier, de Samuel de Champlain et des relations des Jésuites, parviendra à illustrer la Nouvelle-France, d’une manière à peu près reconnaissable, vers 1650 dans une carte pr^aree Nicolas Sanson.Qù est alors le Canada?« Ce qui est aux deux costés de la Grande rivière de Canada, ou de S.Laurens; depuis les Isles, qui sont au devant de son emboucheure, jusques si avant que cette Rivière sera connue, et depuis les Golfes, et Destroits de Davis, et de Hudson jusques à la Nouvelle Espagne » écrit Sanson dans L'Amérique en plusieurs cartes ( 1657) tel que nous le rapporte Mme Monique Pelletier, directeur du département des cartes et plans à la Bibliothèque nationale, à Paris.Les cartographes dont les ouvrages ont fait autorité en leur temps n’ont pas voyagé eux-mêmes et devaient donc se fier aux rapports que leur faisaient les explorateurs.Par la compilation de plusieurs données et l’étude critique des travaux antérieurs, ils parviennent peu à peu à reconstituer dans leur cabinet moins la géographie exacte du nouveau continent que l’état des connaissances acquises et, en plusieurs cas, des rêves imaginés.« La carte, écrit Mme Pelletier dans un document de l’exposition, servait à enregistrer, avec le maximum de précision possible, les progrès de la connaissance du monde, mais elle pouvait aussi figurer des hypothèses, plus ou moins fondées, concernant les zones du globe les moins connues.Elle était le support de projets, voire même de rêves, qu’on trouve à l’origine des voyages de découverte; le texte, qu’elle complète en l’illustrant ou qui la complète, est alors un élément indispensable à sa compréhension.» Pour la durée de cette exposition, pleine de curiosités et de découvertes, le musée acceuillera le grand public tous les jours jusqu’au 30 octobre, de 10 heures à 17 heures ( droits d’entrée $3 pour les adultes, $2 pour les enfant^.Le Royal George — L’université Concordia interjettera appel de la décision du comité exécutif de la vUle de Montréal lui refusant le prmis de démolir le Royal George, une conciergerie du centre-ville située à proximité d’un monument historique classé, le Bishop (^ourt.L’université compte ériger dans un vaste quadrilatère où seul le Royal George est encore debout une nouvelle bibliothèque.Elle se proposait de démolir la conciergerie tout en intégrant à son nouvel immeuble la façade en terre cuite, l’élément architectural le plus remarquable du Royal George.Le Service des permis et inspections de la ville de Montréal a jugé l’immeuble en bon état relatif.Invoquant le règlement municipal sur la conservation du patrimoine résidentiel, le comité exécutif a refusé la requête de l’université même si elle avait convenu, il y a quatre ans, d’un accord sur l’intégration de la façade avec le ministère des Affaires culturelles.La villa Ogilvy — C’est contre l’avis de la Commission des biens culturels que le ministère des Affaires culturelles a donné la permission à la Communauté urbaine de Montréal de démolir la viUa Ogilvy, dans l’arrondissement naturel de Saraguay.Récemment, le comité exécutif de la CUM décidait de lancer un second appel d’offre pour la démolition de cet immeuble en pierre abîmé par des vandales et des incendiaires.Le premier appel d’offre, en septembre dernier, n’a pu être exécute compte tenu des délais de délivrance du permis au MAC.La Commission avait recommandé la conservation de l’immeuble en attendant que se précise la mise en valeur de l’arrondissement naturel.« La CUM n’a pas encore produit son plan d’aménagement du parc régional du Bois de Saraguay, plan qui devrait comprendre de toute façon des lieux de service, d’accueil et/ou d’interprétation » note la Commission dans son avis.« Les murs, ajoute-t-elle, semblent d’une solidité à toute épreuve et il serait opportun de les réutiliser pour l’un ou l’autre des usages ci-haut mentionnés, et ce, à un coût nettement concurrentiel par rapport à des aménagements nouveaux.» La CUM justifiait la démolition en invoquant la sécurité, le vandalisme et les coûts élevés (environ $1.5 millions, selon ses évaluations) de remise en état.La Commission affirme que la démolition ne modifiera en rien le comportement des indésirables; une bonne surveillance des lieux y parviendrait mieux.Ailleurs, la CUM se propose de mettre en valeur les vestiges des moulins et des barrages.Elle pourrait faire la même chose à Saraguay, croit la Commission.Justement, la CUM vient de demander au MAC une subvention de $150,000 pour la restauration de la maison du Pressoir, dans le Sault-au-RécoUet.Il s’agit d’un monument historique classé intégré au parc de l’île de la Visitation.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSF-.HI.U UNI.ANN(.)NCK S(JUS IA HIIBKIQIII.CAKUir.KKS f.l IW)( KSSIONS 844-3361 4560 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél: (514)049-1112 Les cartes muettes portant les noms suivant • Ma région • (4e année) • Le Québec » (Se année) « Le Canada » (6e année) ont été élaborées en fonction des obiectils généraux et terminaux des trois nouveaux programmes de sciences humaines au primaire Le • Corrigé » de chaque carte muette est accompagné d'une feuille d'activités d'apprentissage Celles-ci seront sélectionnées et adaptées par le professeur selon la capacité de compréhension de ses élèves.Guide didactique — 25,00$ ISBN-2-7601 -1160-7 (146 pages) Fn vente dans les librairies: Station 168 est, rue Métro-Longueuil Sainte-Catherine Longueuil, Québec Montréal.Québec Tél: (514) 677-6525 Tél: (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél (514)843-6241 Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente Comprendre et intervenir TOXICOMANIES: PRÉVENTION ET INTERVENTION • Vous êtes préoccupé(e) par la question des drogues psychotropes: médicaments, alcool, drogues de rue, sous l'angle de la prévention ou du traitement?• Vous voulez satisfaire un besoin d’information ou de formation dans ce domaine?• Vous êtes lntéressé(e) par le phénomène de la toxicomanie, tant dans ses dimensions Individuelles que sociales?La Faculté de l'éducation permanente vous propose le programme de toxicomanies.prévention et intervention, de trente (30) crédits Les cours sont donnés le soir ou les tins de semaine La durée des études peut varier de un a trois ans, si l'étudiant est à temps complet ou à temps partiel Conditions d'admission; Avoir atteint 21 ans: détenir un DEC ou posséder des connaissances pertinentes au certificat.Les personnes qui ne possèdent pas de formation académique suffisante pourront être admises en s’inscrivant à certains cours préalables Date limite d'admlssi"" de Javier Arroyuelo et Rafael Lopez-San-chez, m en s Matieu Gaumond, du 13 juin au 13 juillet, mar.au sam 20h.30 THÉATRE DE L'ILE: Hull (771-6669)— ¦ Mesdames de Monlen-Iriche • de Eugène Labiche, du 29 mal au 28 juin, du mer au ven 20h 30, sam.19h et 22h 15, 9 h 15.ÉLYSÉE I: (842-6053) - "Je vous salue Marie " 7 h 05.9 h 10.ÉLYSÉE II: — "La déchirure" 6 h 20.9 h.ESPACE 9:(272-1080)-FAIRVIEW I: (697-8095) - “Lost In America" 7 h 35, 9 h 25.FAIRVIEW II: - Goonles' 7 h, 9 h 20 GREENFIELD 1: (671-6129)-"A view to a kill” 7 h 10.9 h 35.GREENFIELD 2: - "Witness” fr.7 h 20, 9 h 30 GREENFIELD 3: - “Le kid de la place” 6 h.7 h 50.9 h 40 IMPERIAL: (288-7102) - "Lady Hawke” 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15.JEAN-TALON:(725-7000) -"Les saisons du coeur” 7 h.— “Le moment de vérité" 9 h 10.KENT l:(489-9707) - "A view to a kill” 7 h 10, 9 h 35.KENT II:— Witness " 7 h 20, 9 h 30.CINÉMA DU PARC l:(844-9470) -"A view to a kill" 7 h 10, 9 h 30.CINÉMA DU PARC II:- “A view to a kill" 6 h.8 h 20 CINÉMA DU PARC III: -“Witness” 7 h, 9 h.L'AUTRE CINÉMA:(722-1451) — "Qullombo” 7 h — "Los toiles aventures de Picasso" 7 h 15— "Qullombo" 9 h 15— "India song” 9 h 30 LAVAL l:(688-7776) - "Goonles" 7 h, 9 h 20.LAVAL II:- “A view to kill” 7 h 10, 9 h 35 LAVAL III:- Le tllc de Be-verty hills” 7 h 25, 9 h 35 LAVAL IV:- "La kid de la place” 6 h, 7 h 50, 9 h 40 LAVAL V:- "WlInoss” 7 h 20.9 h 30.LAVAL-ODÉON l:(687-5207 )-"Rambo"7h10.9h10 LAVAL-ODÉON II:- “Fleich" 7h,9h LOEWS l:(861-7437) - "Goonles” 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 LOEWS II:-"Witness” 1 h 05.3h 10.5h 15, 7h20, 9 h 25.LOEWS III:— "Old enough” 12 h 35, 2 h 20, 4 h 05, 5 h 50, 7 h 35, 9 h 20 LOEWS IV:- Police academy 11 " 12 h 45.2 h 30.4 h15, 6 h, 7 h 45.9 h 30 LOEWS V:- "Paris Texas” 1 hlO, 3 h 50, 6 h 30, 9 h 10 MERCIER:(255-6224)- "Starman” 7 h.9 h 15 OUIMETOSCOPE:(525-860 0) — “1900' 7 h —"Comédie érotique d'une nuit d'été" 7 h 30.9 h 30 OUTREMONT:(277-4145)— "Soeurs de sang" 7 h 30.— "L’amour à mort" 9 h 30 PALACE l:(866-g991) - "A view to a kill" 12 h .2 h 20.4 h 40, 7 h 05, 9 h 30 PALACE II:— “Moving violation' 1 h, 2 h 40, 4 h 20, 6 h, 7 h 40.9 h 20 PALACE III:- The killing Ilelds”12h45, 3h30, 6h 15.9 h.PALACE IV:— "Flesh burn " 12h30,2h15,4h,5h45, 7 h 30, 9 h 15 PALACE V:-"Cat's eyes 1 h, 3 h.5 h, 7 h, 9 h.PALACE VI:- "Beverly hills cop” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30.PARADIS l:(866-6991) — "Les entants de l'horreur” 7 h 45— "Angel" 9 h 20.PARADIS II:- “Terminator " 9 h 10— "Oeil pour oeil” 7 h 20.PARADIS III:- Gremlins” 9 h 15— "Police académie” 7 h 30.CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001)— "Jacques et Novembre” 19 h 30, "Tokyo Ga” 21 h 30 PARISIEN l:(866-3856) — "Witness' fr.12 h 50, 3 h.5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 PARISIEN II:- “Le file de Beverley Hills " 12 h 20, 2 h 15, 4 h 10, 6 h 05.8 h, 9 h 55 PARISIEN III:- "Frank et mol”1 hlO, 2h50, 4h30, 6 h 10, 7 h 50, 9 h 30 PARISIEN IV:- "La kid de la place”12h10.2h05.4h.5 h 55.7 h 50.9 h 45 PARISIEN V:- "Par où t es rentré on t'as pas vu sortir" 12 h 10, 2 h.3 h 50, 5 h 40, 7 h 30, 9 h 20 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451)- "SUrman" 9 h 30— "Tonnerre do leu" 7 h 30 PLACE LONGUEUIL II:-"Les entants de l'horreur" 7 h 30— "Coup pour coup"9 h 10 PLACE VILLE-MARIE l:(866-0689) — "Ml-Manda Plcono" 12 h 20, 2 h 35, 4 h 50, 7 h 05, 9 h 20.PLACE VILLE-MARIE II:-Lost In America " 12 h 15, 2 h 05, 3 h 55, 5 h 45, 7 h 35, 9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) — "Rambo " 12 h, 2 h, 4 h, 6 h, 8 h, 10 h.ven dern.spect 11 h 45 PLACE ALEXIS NIHON II:-Fletch " 1 h,3h, 5h, 7h,9 h, PLACE ALEXIS NIHON III:-Nlght ol the comet' 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE DU CANADA:(861 4595) — ‘Brewster's million” 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 SAINT-DENIS ll:(845-3222) - 'Sandy' 12 h 55, 16 h 10, 19 h 30— “Ensorcelée" 14 h 30, 17 h 45, 21 h 05 SAINT-DENIS III:- "Massacre au camp d'été'14 h 20, 17 h 50, 21 h 20 — "Epouvante sur New York" 12 h 30, 16 h, 19 h 30 VERDUN:(768-2092)- "Les ripoux” 9 h 30— “La lièvre de l’or” 7 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - "A view to a klH” 7 h 10, 9 h 35 VERSAILLES II:- "Witness’ 7 h 20, 9 h 30 VERSAILLES III:- “Le kid de la place” 6 h, 7 h 50, 9 h 40 L’ERMITAGE:(388-5577) - “La route des Indes" B h.WESTMOUNT SQUARE:(931-2477) - “Yentl” 6 h 15, 9 h YORK:(937-8978) - “Fantasia " 12 h 20, 2 h 35, 4 h 50, 7 h, 9 h 10 Les Cinémas Odéoni ¦/.e nouveau film de WOODY G Tous 1*1 jour«: 1.30y ST DEMIS STt CÂTHIHIMI ?ft8?IIS 3.20, 5.10, 7.00, B.15.BERRI 3 CARMEN) Ver 2 00.7 00,9 45 Som , d.m 1 I 5, 4 10, 7 00, 9 45 lun O jCu 2 00.S 00 .(Lome/ poMer non occeptesi y- — CRÉMAZIE EN 70 MM STOENIS CFtÉMAZK 3U4?I0 ; ORNELUl MUTI • BEN GAZZARA LA FILLE DE TRIESTE la folle d*amour 14a muveâu film de DAVID LiAN ( eux 7 cinés, lun.à {«U.: 8.00 '•'NsV .1 K-IM»!'' BROSSARD I STQENiS jARRTJMSsi; Mill CNAMRLIIII 46S $906 6 Le Devoir, lundi 10 juin 1985 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Jean-Louis Roy Rédactrice en chef Lise Bissonnette Rédacteurs en chef ad/oints Jean Francoeur, Christian Bellavance Directeur de l'information Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints Denis Lord, Pierre Beaulieu Directeur des services administratifs.Michel Paradis UNE POLITIQUE DISTINCTE Le ministre canadien des relations extérieures, Mme Monique Vézina a effectué la semaine derraère sa première grande sortie solo à l’étranger, en visitant trois pays d’Amérique centrale, le Salvador, le Costa Rica et le Nicaragua.Cette tournée dans une des régions les plus chaudes du globe représentait un défi de taille pour Mme Vézina.La ministre n’avait pas caché avant son départ qu’elle voulait démarquer la politque d’Ottawa de celle de Washington.Par les ententes qu’elle a conclues et les positions qu’elle a prises, Mme Vézina a tenu parole.Elle a montre que le Canada pouvait pratiquer une politique distincte de son grand voisin.¦ Ce voyage a eu pour premier effet d’assurer la continuité de la politique étrangère canadienne dans cette région du monde.Les propos et les décisions de Mme Vézina tendent en tout cas à démontrer que le gouvernement conservateur, à cette étape-ci maintient l’orientation générale d’une pohtique dont il a hérité.On a craint un instant que la ministre remette en question la position du Canada à l’égard du Nicaragua.On pense ici à ses déclarations favorables à l’émergence d’un dialogue entre le gouvernement sandimste et les forces armées rebelles (contras).C’était la première fois qu’un membre du cabinet Mulroney se disait partisan de négociations avec les contras.Mais la ministre s’est corrigée par la suite en réaffirmant la fidélité du Canada au processus de paix engagé par le groupe de Contadora.Composé de quatre pays ( Mexique, Colombie, Venezuela et Panama), ce groupe tente de favoriser une solution politique et latino-américaine aux problèmes de l’Amérique centrale.Ce voyage a eu pour second effet de concrétiser la décision prise en décembre dernier par le gouvernement fédéral, décision visant la reprise de l’aide canadienne au Salvador.En raison des violations des droits de l’homme et des dangers encourus par les coopérants canadiens, cette aide avait été interrompue en 1981.Le Costa Rica et le Nicaragua ont été ajoutés par la suite à la liste des pays bénéficiaires.Il revenait à Mme Vézina, à titre de ministre responsable de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), d’assurer la mise en oeuvre de cette aide.Les résultats obtenus ne doivent pas tromper.Malgré son ouverture et sa générosité, la politique canadienne se heurte à toutes sortes d’obstacles échappant à son contrôle.Au Salvador, le Canada a accordé une ligne de crédit de $ 8 milhons pour financer l’achat de biens canadiens, mais la formule retenue est complexe et difficile d’application.L’ACDI paiera les entreprises canadiennes et les acheteurs salvadoriens verseront leurs paiements dans un fonds destiné aux personnes déplacées par les combats qui font rage dans le pays.Reste à décider de la gestion de ce fonds.Aucune entente n’a été conclue jusqu’à main- tenant.La société salvadorienne est à ce pomt polarisée qu’il est difficile pour le Canada de traiter avec un groupe (pro-gouvernemental ou la guérilla), sans être rejeté par l’autre.En réalité, l’ACDI se trouve devant un problème pratiquement insoluble: trouver des Salvadoriens qui soient acceptables par les factions en présence et qui pourraient en conséquence participer à la gestion du fonds.Les organismes non gouvernementaux canadiens ne sont pas intéressés à collaborer à des projets impliquant le gouvernement salvadorien, ce qui ne facilite pas la mise en place de la politique canadienne et notamment ce problème de gestion du fonds spécial.Le Conseil canadien pour la Coopération international, qui représente un centaine d’orgamsmes volontaires, prétend qu’il est impossible de « neutraliser » l’argent dès qu’il passe par les mains du gouvernement.Au Nicaragua, la politique du Canada a un peu plus de poids.En annonçant une nouvelle hgne de crédit de $ 13 millions, Mme Vézina a porté l’aide totale canadienne pour les trois dernières années à $ 34 millions.Pour l’année 1984, les échanges commerciaux entre le Canada et le Nicaragua ont dépassé les $ 70 millions.Pour la même année, le commerce États-Unis-Nicaragua ne comptait que pour $ 165 millions.On se souviendra qu’au début de mai, le président Reagan a décrété un am-bargo commercial avec le Nicaragua.À l’instar de presque tous les pays d’Europe occidentale et d’Amérique latine, Ottawa avait exprimé alors son désaccord avec une telle mesure.Chassé des États-Unis, Managua s’apprête à ouvrir un bureau commercial à Toronto pour remplacer celui de Miami.Après avoir refusé à la fin d’avril une aide de $ 14 millions aux contras, le Sénat américain, à majorité républicaine, est revenu sur sa décision la semaine dernière, en proposant une assistance humanitaire de $ 38 millions.La Chambre des représentants, dominée par les démocrates, appuiera vraisemblement dès cette semaine une version amendée du projet.Le Nicaragua et les États-Unis sont engagés dans un véritable engrenage qui rappelle étrangement le scénario cubain.¦ Pour éviter que le problème nicaraguayen ne devienne un simple enjeu des rapports Est-Ouest, le Canada doit continuer à appuyer une solution politique et pacifique.Mme Vézina a raison de vouloir poursuivre et même d’mtensifier les programmes canadiens d’aide et de coopération avec le Nicaragua.Elle a aussi raison de rappeler aux Sandinistes les engagements qu’ils ont pris à l’égard du pluralisme politique.Cette manière de rapeller les exigences démocratiques perdrait son sens si en même temps Ottawa coupait ses liens et refusait de fournir une asistance un peu significative.Mme Vézma a conjugué les deux perspectives et assuré ainsi le maintien d’une politique canadienne distincte.— ALBERT JUNEAU L’amour ne se commande pas LE MOT DU SILENCIEUX ALBERT BRIE LK COMMANDEMENT le plus révolutionnaire de tous les temps : « Aimez-vous les uns les autres.» * Les mauvais spectacles présentés à la télévision sont des péchés d’émission.* Mieux vaut ne rien savoir de la péripétie d’un événement que de ne connaître que la moitié des faits.* Le fou ne perd pas la tête ; c’est la complexion de son cerveau qui est l’objet de remamements.* Il n’y a que le premier pas qui nous coûte, cela va de soi, puisque les suivants, nous les faisons faire par d’autres.?Il n’y a que la tristesse d’habitude que le puritanisme ne dénonce pas comme un bonheur interdit.?Pour devenir général, un soldat doit mettre toutes les chances de son côté, par exemple, sur les champs de bataille, il doit toujours s’arranger pour être hors du champ de tir de Tennemi.Il doit donc savoir combiner l’habileté à la lâcheté.* Le militaire de génie est constitué de un pour cent d’inspiration et de quatre-vingt-dix-neuf pour cent de scotch.?Un mariage parfait ne peut être possible qu’entre deux personnes qui souffrent d’un masochisme infantile.« Les politiciens, quand ils se vendent, ne sont pas des hommes, mais des marchandises; c’est ce qui explique qu’ils appellent leurs partisans leur chentele.* M.Trudeau, on se plaît à le reconnaître, était un homme d’une grande mtelhgence.Il avait en supplément cette habileté qui a consisté à ne pas en faire un étalage, pour ne pas inquiéter le peuple, qui est enclin à associer grande intel-hgence et géme de duphcité.* On dit que la pohtique s’intéresse à tout le monde ; mais elle ne s’inquiète vraiment que de ceux qui s’y entendent autant qu’elle.En d’autres termes, elle n’a d’égards que pour ceux qui connaissent les jeux de couhsse.?Il n’y a pas de silence absolu.Le silence le plus fin, Touîe le perçoit.Ne pense-t-on pas: « Écoute le silence ! » * Le bon sens, c’est une sorte de raison qui ne prend pas le parti de raisonner.C’est d’instmct.* C’est l’hiver, saison morte, qui vit le plus longtemps; et le printemps, la saison la plus vive, qui meurt la plus jeune.* Nous ne « sauvons» pas du temps; ce sont les autres qui se sauvent avec le nôtre.* Si l’argent était attribué au mérite, l’argent n’existerait pas.« Dieu a inventé le temps qu’il fait pour passer le temps.* La logique de Dieu, c’est notre absurde; et ce que nous appelons notre absurdité, c’est sa dialectique.* Si vous vous sentez dangereusement bien, ne vous en faites pas.Ça passera.* Quelle chance a le dictionnaire ! Il ne cherche jamais ses mots.* Quand Dieu est assailli copieusement de prières, il doit se dire : « Décidément, ça va mal en bas ! » * Dès qu’on aime, on n’aime plus personne, paraît-il.Peut-être ! Mais on a pour tous les autres une chaleureuse indifférence.* Je n’aurais pas cette présomption d’offrir à Satan d’acheter mon âme.Je craindrais de m’entendre répondre : « Je n’achète pas de rebut.» ?Celui qui croit vraiment vous comprendre jamais ne vous loue, jamais ne vous blâme.Il vous voit tel que vous êtes et que tout est bien amsi.* Il est heureux que les petits politiciens ne tiennent pas leurs promesses; s’ils le faisaient, imaginez le désastre ! Le Consul général de France à Québec répond au DEVOIR Monsieur le Directeur, L’objet de l’entretien que j’ai eu avec votre équipe et vous-même à Montréal, le 6 juin, portait sur « La coopération gouvernementale entre le Québec et la France».S’agissant de l’affaire Renault, j’ai indiqué à vous-même et à votre équipe, que cette affaire n’avait été évoquée au niveau gouvernemental que lors de la visite de M.Laurent Fabius à Québec, en novembre 1984, ainsi qu’au cours de la visite de M.René Lévesque en France, en mai 1985.C’est ce qui faisait seul Tobjet de l’entretien.Toute interprétation d’autres propos destmés « a prouver » que le Gouvernement du Québec n’aurait pas fait de proposition à la Régie Renault, avant la décision de la Régie d’investir en Ontario, ne reflète ni la réahté de la coopération franco-québécoise, ni les structures des decisions des entreprises nationales en France.Le Gouvernement du Québ'^c peut, en effet, entrer à tout moment en contact avec la Régie Renault, ou avec toute entreprise nationale qui jouit d’une large autonomie de gestion, sans avoir à en mformer le Consul Général de France à Québec.Je vous serais bien obligé de bien vouloir porter cette lettre à la connaissance de vos lecteurs et vous prie de bien vouloir agréer.Monsieur le Directeur, l’assurance de ma considération distmguée.Renaud Vignal, pour le Consul Général et par ordre Laurent Lemarchand, Attaché de presse.Le grand dessein de Kadhafi L’ACTUALITE ANDRE PATRY DEPUIS la mort de Nasser, survenue il y a 15 ans, le colonel Moam-mar Kadhafi de Libye tente de réaliser les objectifs politiques que le leader défunt avait assignés à l’Egypte dans son petit livre intitulé La Philosophie de la révolution, et qui découlent des trois réalités géographiques et religieuses dans lesquelles s’inscrit ce pays : le monde arabe, le monde africain et le monde musulman Au sein de la nation arabe.Kadhafi, mû par une idéologie qu’on pourrait qualifier de réformiste, ne cesse de se heurter à de vives résistances, ce qui l’amène souvent à attaquer ou à soutenir aujourd’hui ce qu'il avait protégé ou combattu Hier.Ainsi, après avoir été Tun des partisans les plus engagés de l’OLP, il en rejette maintenant le chef, Yasser Arafat, pourtant demeuré le leader palestinien bénéficiant dans le monde de la plus grande crédibilité, de même, après avoir cherché à faire assassiner le roi du Maroc, il le soutient depuis plusieurs mois par sa froideur à l’égard du Pohsario et par ses investi.ssements dans l’économie marocaine, particulièrement dans les secteurs de l’infrastructure et de l’énergie Naturellement, parce gu’il est im-prévi.sible et qu’il tient fr^uemment des propos incendiaires.Kadhafi n’a guère d’amis véritables dans le monde arabe et dans le reste de l’univers.On le surveille et on le redoute , on essaie de l’apaiser et parfois d’en tirer quelque argent, mais, secrètement, on espère qu’il lui arrivera un malheur.Il n’est pas certain, toutefois, qu’Israel fasse le même voeu Kadhafi sème la discorde dans le camp arabe, remplissant ainsi un rôle dont les autorités de Jérusalem ne peuvent sous e,stimer l’utihté.l’lutôt infructueux dans la poursuite de ses objectifs arabes, le chef libyen obtient quelquefois des succès en Afrique, encore que les États musulmans de ce continent l’aient constamment à l’oeil En ces derniers temps, il a renoué avec la Mauritame et le Soudan, et il a visité le Burundi et le Rwanda.Dans ce dernier pays, où l’influence du christianisme est considérable, il a poussé l’audace jusqu’à convier TAfnque noire à embrasser l’islam, en affirmant que le christianisme est la religion des colonialistes et des .juifs ! On sai1 que Kadhafi avait proposé jadis à Paul VI de se faire musulman et qu’il contmue de trouver aberrante la présence parmi les arabophones de communautés chrétiennes.Comme on peut l’imaginer, le zèle rehgieux du leader libyen paraît suspect aux Africains.Contrairement à l’Arabie Saoudite qui se contente en Afrique noire de faciliter la formation de théologiens musulmans et la construction de mosquées, la Libye encourage également la sédition et forme sur son propre territoire des combattants destinés au renversement par la force des gouvernements afncains indifférents à l’islam ou trop étroitement hés aux puissances occidentales.Tout comme il avait, à l’époque, apporté son concours à Idi Amine et à Bokassa qu’il jugeait hostiles à Timpériahsme, Kadhafi a soutenu à divers moments les adversaires des gouvernements établis dans plusieurs États de l’Afrique noire, notamment au Sénégal, en Gambie, au Mali et au Kenya.Récemment, il a invité les populations d’Égypte et du Zaïre à se défaire de leurs chefs politiques, accusés d’être les compüces d’Israël en Afnque.Si l’affaiblissement du sionisme reste son objectif avoué, la création au sud du Sahara d’une vaste confédération islamique constitue vraisemblablement le grand dessein du colonel Kadhafi.Pour parvenir à cette fin, le leader libyen ne lésine pas.Il engage fonds et armes.Mais, pour l’instant, sa présence n’est effectivement visible qu’au Tchad.Il y a pour cela une raison.En vertu d’une résolution adoptée au Caire en 1964, les frontières héritées du colonialisme sont intangibles, sauf suivant le libre consentement des intéressés.C’est cet accord qui rend compte, en partie, de l’indifférence des Etats africains à l’égard de la lutte héroïque que les Érythréens h-vrent aux Ethiopiens depuis près d’un quart de siècle pour IWention de leur autonomie pohtique.Or, entre la Libye et le Tchad, il existe un litige frontalier.Un traité conclu en 1935 entre Mussolini et Pierre Laval avait reconnu l’autorité italienne sur une zone située au nord du Tchad, appelée bande d’Aozou.Non ratifié par la France, puis dénoncé par l’Italie elle-même, cet accord était devenu caduc ; et la convention frontalière franco-libyenne de 1955 le constatera en laissant au Tchad le territoire d’Aozou.Mais Kadhafi ne l’entendait pas ainsi et, en 1976, le gouvernement de Tripoli a annoncé que la zone d’Aozou ei celle de Bardai au sud-ouest faisaient désormais partie de la Libye.Réalisée dans des conditions «mystérieuses» — les autorités tchadiennes de l’époque avaient, semble-t-il, donné leur assentiment à l’occupation libyenne —, l’annexion de la bande d’Aozou a permis au colonel Kadhafi d’étendre son influence à la partie septentrionale du Tchad où vivent des populations entièrement islamisées.Qualifiée en 1935 par Pierre Laval de « caillou stérile », la zone d’Aozou possède en fait une importance stratégique indéma-ble.Si elle en était chassée, l’armée libyenne serait obligée de se replier à des centaines de kilomètres au nord en raison du caractère désertique de la région.Kadhafi est mamtenant installé au Tchad dans un territoire que le gouvernement de N’Djaména réclame comme sien au nom des frontières définies par la convention franco libyenne de 1955.On voit mal qui pourrait l’en déloger.Sa présence inquiète les États contigus, surtout le Niger, tout comme sa politique maghrébine agace les pays voisins du Maroc, à commencer par l’Algérie.Kadhafi, dans la poursuite de ses objectifs africains, croit sans doute que le temps travaille pour lui.Après avoir échappé à plusieurs tentatives d’assassinat, il doit considérer qu’il est l’instrument de Dieu et qu’il a pris en Afrique du Nord la relève de Mussohni qui, un jour, monté sur son cheval, avait brandi en Inbye l’épée de Tislam.Abreuvant aux sources d’un seul livre, le Coran, ses ambitions d’adolescent prolongé.Kadhafi s’identifie sans doute à tous ces héros de la saga arabe dont les exploits ont enchanté tes récits de son enfance.Mais l’image qu’il projette de lui-même dans le monde ne l’apparente guère à ses présumés modèles.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'impnmerie Populaire.société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Ouebecor Inc , dont les ateliers sont situés à 9130 rue Bol- vln, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc , située é 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent.H4N 1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Edition quotidienne 2,50$ par semaine Le samedi seulement 75' Pour Information A Montréal 332-3891, é Québec (418)687-2022 ABONNEMENT Edition quotidienne 120$ par année, 6 mois 62$, 3 mois 32$ A l'étranger 225$ par année, 6 mois 115$, 3 mois 60$.édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR, 211 rue St-Sacrement, Montréal Québec M2Y 1X1 Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour Information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépfit légal Bibliothèque nationale du Québec ¦ Yourcenaret Bombardier EN CE DIMANCHEsoirde mai.Les Beaux Uimanchesde Radio-Canada nous proposaient un « entretien » avec cette grande figure de la littérature qu’est Marguerite Yourcenar, femme unique et éclairée, belle et pacifique, riche du haut de ses 80 années passées.En face (puisqu’on avait dit un «face-à-face») : Denise Bombardier.Quelle tristesse ! Elle nous offrait un bombardement de questions, toutes plus ou moins mal exprimées les unes que les autres, presque sans considération aucune envers les réponses données.Tristesse.Au temps où Mme Bombardier travaillait (?) les politiciens de son ton guerrier et de son esprit d’attaque, toujours à cent lieues de quelque sentiment, ce pouvait être assez bien en l’occurence.Ça faisait partie du jeu.Mais devant un tel géant de la httérature, d’autant plus s’il s’agit d’une vieille dame si encline à s’ouvnr aux autres, la méthode du face-à-face n’est plus de mise C’est l’abécédaire du métier que de le savoir, et même du savoir-vivre.Au fait, que fait-on à Radio Canada de M.Bnsebois, de la série Rencontre ’’ Il était celui à qui le monde si riche de Marguerite Yourcenar n’eût pas été étranger, celui pour qui une interview est l’occasion d’aller chercher l’essentiel d’une pensée, et non pas un minable travail aux allures de règlement de compte ' Marguerite ¦Yourcenar et Denise Bombardier, c’était deux solitudes exprimées sur un plateau.Connaissant bien l’ouverture de l’une et l’agressivité de l’autre, pour les avoir vues toutes deux en d’autres occasions, que faut-il en déduire ?Tristesse, tristesse et encore tristes.se — CLAUDE BOURGET Outremont, 3 juin ¦ L’amour social LE 29 MAI, l-E DEVOIR publiait un témoignage de Mme Sylvie Meloche concernant l’avortement.Comme époux, jeune père de famille et membre de Pro-Vie, j’ai été interpellé par ce témoignage et j’aimerais lui offrir un réponse Il faut en terminer avec le débat de l’avortement et commencer à ouvrir le dialogue sur l’adoption.Car c’est par le dialogue que se signifie l’amour social Ce que les membres de Pro-Vie reprochent aux membres de corporations professionnelles qui favorisent l’avortement, c’est de ne pas jouer leur rôle social, c’est-à-dire de ne pas s’engager pour la femme et l’enfant afin de leur offrir un accueil.Dans votre témoignage, Mme Meloche, vous écrivez que vous étiez dans une situation où vous avez dû prendre la « décision » seule — vous écrivez : « Avais-je le choix » ?Je vous réponds que oui et ne vous condamne pas.Les vrais membres de Pro-Vie ne condamnent pas la femme qui avorte.Mais ils condamnent le geste de l’avortement et, sur un plan social, Tavorteur, parce qu’il ne signifie pas l’amour social et qu’il enracine le désespoir dans le corps de celles qui sont appelées à signifier, dans l’acceptation de l’enfant qui vient, le premier contrat .social.C’est sur ce contrat social que toute société doit s’ordonner et trouve son sens.Voilà pourquoi je travaille dans le mouvement « Action pour une société adoptive ».L’avortement viole la vie de l’enfant et la conscience de la femme.Dans le premier paragraphe de votre témoignage, vous laissez entendre que le gynécologue, qui vous a refusé des contraceptifs, est responsable de votre grossesse.Cela est pour le moins significatif ! En effet, où est-elle cette libération sexuelle qu’on nous a promise, où est-elle cette libération de la femme ?Ne sommes-nous pas, au contraire, dépendant de l’industrie médicale et pharmaceutique ! À quand l’enseignement de l’apprentissage de son corps et des signes particuhers qu’il nous donne (régulation naturelle des naissances).Ces signes qui permettent, de façon personnalisée et autonome, à la femme de connaître sa fécondité et de la partager.C’est maintenant ' Quand on refuse systématiquement que l’amour des hommes et des femmes .s’incarne par leur fécondité dans les enfants, c’est qu’il n’y a plus d’amour .social.Ce refus .social est .semence de guerre.La plus grande menace pour la paix, c’est l’avortement, disait mère Térésa.Il faut reprendre en.semble le dialogue sur l’adoption — LOUIS-MARC MORIN directeur des relations publiques.Action pour une société adoptive.Montréal, 6 juin.¦ S’il vous plaît, démissionnez ! t,vitre !i(irvs.sév à M René Lévesque DEPUISdes mois et des années, je vous rends re.sponsable de tous les maux de la terre, comme si j’avais besoin d’un exutoire pour mes propres faiblesses.C’était jusqu’à la semaine passée, en fait depuis que des vautours anonymes sont passés de l’impudeur à l’indécence et d’une façon hypocrite.C’est trop.M.Lévesque, SI ça continue, vous allez passer pour un chef caribou qui a mené aveuglément ses troupes au suicide.L’histoire vous doit plus que cela, n’en déplaise à plusieurs.Aussi, M.Lévesque, je vous demande, très affectueusement, de démissionner tout de suite.On dit que vous voulez le faire le 22 juin prochain, mais l’incertitude contribue à la paralysie de l’administration pubhque.(.) Parce que vous êtes épuisé, M.Lévesque, brûlé (burned out), SI on vous dit qu’on vous aime, vous vous réjouissez et décidez de rester; si on vous conteste, vous décidez de prouver que vous avez raison et vous restez.De toutes façons, vous restez et nous sommes trustés, « pris de panique ».Le problème, c’est que personne n’ose vous dire qu’à l’analyse, le courant est désormais trop fort.Il vous aurait fallu bien avant aller chercher de l’aide et vous arranger pour ne pas la sacrifier comme l'rancme Lalonde.Il vous aurait fallu bien avant faire démissionner certains mimstres, en muter d’autres et initier une nouvelle équipe.Vous qui êtes un joueur de poker, M.Lévesque, vous devriez savoir qu’on ne peut pas bluffer trop souvent, qu’il faut de bonnes cartes de temps en temps (.) M.Lévesque, vous êtes le seul qui puissiez présider à la renaissance du PQ et de l’État.On doit provoquer un brassage d’idées, faire se confronter les approches et les tendances refoulœs.Notre peuple a besoin de solutions : Il faut provoquer l’explosion de la recherche.Vous êtes le seul qui pui.ssiez, ensuite, voir à la réunification d’un parti de nouveau pétant de santé.Il est sans doute plus facile et plus lâche de changer de « coach » quand l’équipe va mal, mais votre retrait temporaire, votre sacrifice, est la seule i.ssue.Il n’y a pas d’autre choix.I.,a preuve, c’est que M Bourassa vous demande de ne pas capituler : c’est très louche, n’est-ce pas M.Lévesque, je vais proposer qu’on vous organise une rencontre d’amour et d’amitié, une fête juste pour vous, en dehors de la convention et de ses intrigues.M Lévesque, nous vous aimons mais nous nous identifions encore plus aux fondements du parti que vous avez contribué à créer : n’est-ce pas le plus bel héritage que vous nous ayiez laissé ?— PIERRE CARRIER président de l’Association du Parti québécois du comté de Richelieu.Saint-.lude, 31 mai. Le Devoir, lundi 10 juin 1985 DES IDEES, DES EVENEMENTS Un énoncé de politique qui doit être pris au sérieux POLITiaUE INTERNATIONALE PAUL PAINCHAUD IL Y A deux types de cj^uestions que l’on doit se poser a propos de l’énoncé de politique internationale que le gouvernement du Québec vient de soumettre à l’Assemblée nationale premièrement, quel est le rôle spécifique d’un tel document dans la gestion de la politique internationale du gouvernement ’’ Deuxièmement, apporte-t-il quelque chose de nouveau qui justifie sa publication ’ Un document de cette nature, si l’on comprend bien ce qu’il peut dire et ce qu’il ne peut pas dire, s’imposait depuis longtemps.Tout d’abord parce que la politique internationale du Québec, d’une manière tout à fait exceptionnelle pour un État fédéré, n’a pas cessé, depuis plus de 25 ans, de faire l’objet de débats publics.Le fait mérite d’être noté II est normal qu’on discute d’éducation, de loisir, de ressources culturelles, parce qu’il s’agit là de domames qui tomtent manifestement dans le champ des compétences provinciales La chose est beaucoup moms évidente lorsqu’il s’agit de relations internationales Or celles-ci font désormais partie des politiques publiques du Québec au même titre que les autres pohtiques gouvernemen- tales Un ministère en est même formellement responsable au sein du gouvernement.C’est là une situation exceptionnelle.Or la politique internationale du Québec, d’un gouvernement à l’autre, mais sous des inspirations qui ne furent pas toujours très cohérentes, n’a cessé de se diversifier Le moment était venu d’en clarifier la légitimité et l’utilité dans le cadre des objectifs généraux de développement de la société québécoise C’est ce que l’énoncé cherche à faire en tout premier heu.En effet, ce document, avant toute chose, s’efforce de montrer pourquoi le Québec doit avoir une politique internationale, ce qu’on pourrait appeler la doctrme qui justifie l’action gouvernementale Jusqu’à maintenant, la doctrine implicite était celle dite de Génn-Lajoie, de caractère essentiellement juridique, qui établissait le droit du Québec à prolonger ses compétences internes sur la scène internationale.À cette dimension s’est ajoutée la fameuse « bouffée d’oxygène » de Daniel Johnson sur le monde francophone.Cette doctrine fut acceptée d’un gouvernement à l’autre Ma-mfestement, elle est devenue msuf-fisante.Le nouvel énoncé du gouvernement, en effet, assoit l’action internationale du Québec sur des bases plus larges et plus sohdes, en mcor-porant la pensée traditionnelle en cette matière Désormais, on saura qu’au-delà de toute considération juridique, le Québec doit gérer son développement dans tous les domaines en tenant compte des facteurs externes qui l’affectent, qu’il s’agisse de sa situation géopohtique ou de l’influence directe que le système international exerce sur ses politiques De plus, dans ce document, le gouvernement reconnaît explicitement que la poursuite de ses objectifs internes ne peut se réahser sans l’apport de ressources internationales, qu’il s’agisse de marchés, de science ou de culture.Il s’agit là d’une approche plus sociologique que juridique, et tout au long du document, on ne cesse de rappeler, à juste titre, qu’elle est parfaitement compatible avec l’appartenance au système canadien.Pour cette raison, elle devrait fame l’objet d’un large consensus, tant au mveau des partis pohtiques que des différents éléments de la société québécoise Au-delà des propositions particulières que l’énoncé comporte, c’est là un tournant majeur qui devrait assurer à ce secteur des pohtiques publiques une assise et une légitimité à long terme, quel que soit le statut constitutionnel du Québec II faut se réjouir que le gouvernement ait pris cette vue large et positive des choses au heu de s’enfermer dans des revendica- tions juridiques qui doivent suivre et non précéder une telle démarche D’autre part, ce document se présente davantage comme une charte que comme une nomenclature détaillée de toutes les mesures que le gouvernement entend prendre pour donner suite à ses postulats de base II définit les balises générales de l’action gouvernementale, et c’est par étape que les pohtiques particuhères seront mises en place Ainsi, il met de l’ordre dans les différentes approches conceptuelles nécessaires à la bonne gestion d’une politique étrangère II distingue nettement entre les objectifs, les politiques proprement dites — qu’il défimt à differents m-veaux les secteurs, les aires d’m-tervention, et les régions — et les moyens généraux qui permettront la réalisation de ses pohtiques Ces distinctions peuvent paraître superflues Elles ne le sont pas si l’on veut agir avec efficacité, et surtout SI l’on veut être en mesure d’évaluer avec rigueur ce que le gouvernement entreprendra Le gouvernement s’est donné un cadre d’action, mais aussi il fourmt le moyen de faire la critique cohérente de ce qu’il entreprend II n’est pas si fréquent qu’on dispose d’un instrument de cette nature lorsqu’il s’agit de politique étrangère De la part d’un État fédéré, c’est encore plus remarquable Mais en termes d’orientations générales quant au contenu des pohtiques, l’énoncé apporte-t-il quelque chose de neuf ’’ Là aussi, il faut se réjouir des choix du gouverne ment Pour la première fois, on sort délibérément la politique interna tionale du Québec des sentiers trop battus et trop faciles de la fi anco phonie, de la culture et du corn merce extérieur, ces mamelles du discours officiel depuis 25 ans Le gouvernement, sans renoncer à ces nécessités évidentes, accorde ré solument la priorité aux flux scien tifiques et technologiques, il introduit des dimensions sectorielles nouvelles, comme l’environnement et l’énergie, qui, même si elles fai saient l’objet d’une activité inter nationale, n’étaient pas officielle ment reconnues comme objectifs généraux de politique internatio nale, il élargit ses préoccupations géographiques à des aires nouvel les, comme le Nord, il identifie clairement le monde industrialisé comme champ spécifique d’action tout en se reconnaissant des res ponsabilités à l’égard des pays en voie de développement, il ajoute le Commonwealth à ses préoccupa tions, ce qui est entièrement nou veau et sam, il établit une hiérarchie entre les diverses régions du monde, bref, il trace des avenues nouvelles, tout en mettant de l'or dre dans ce qui était un non dit ou un mal-dit dans les mterventions in temationales À partm de là, les po litiques particulières pourront se développer, et c’est a ce niveau qu’on le jugera Mais on peut aussi noter des silences regrettables Par exemple, au mveau des pohtiques culturelles, l’absence de références spécifiques aux communautés culturelles du Québec C’est là une erreur qu'il faudra corriger, comme aussi l’absence de reference claire à la civilisation occidentale, comme si le gouvernement en avait un peu honte A cet égard, la référence au.\ pavs industrialisés n’est pas suffisante Le Québec doit assumer complètement et sans fausse culpabilité — relent de la sentimenta lité des premiers programmes du PQ — son identité occidentale Enfin, on notera le caractère eii-coi e ti ès hésitant des pohtiques en matièi e d’aide au développement, qui s’explique par le manque d’ex pénence et de réflexion sur ces questions au sein du gouvernement, alors que sur d’autres dossiers, par exemple en malièi e de commerce, la pensée est déjà plus structurée Mais là aussi, on voit bien les limites de l’action d’un gouverne ment provincial contrairement aux ambitions qui furent à l’origine de la création du ministère du Commerce exténeui, le Québec ne peut pas vraiment agii au niveau des relations économiques inter nationales dans le sens stiict du terme Le Québec peut s’occuper d’expoi tâtions et d’investisse ments, et à cet égai d l’énoncé est intéressant Au-delà, il devient un simple groupe de pression auprès d’DUawa Mais le gouvei nement a-t il les moyens de réahser tout ce que contient cet énoncé C’est ce que nous verrons dans un prochain article ^^Uteà^-Ceufi (Aoùi Ce^CecoAC ,.Le réaménagement du vieux port : une proposition urbaine JEAN DÉCARIE et PAUL SAINTE-MARIE M Décane est urbaniste et M Sainte-Mane, architecte et « designer » urbain La question du vieux port a commencé à se poser au début des années 1960, suite à un concours de circonstances particulières — ouverture de la voie maritime en 1959 avec comme conséquence la fermeture du canal de Lachine et du port céréaher qui constituent les éléments détermmants du vieux port, — clôture du port de Montréal, jusqu’alors ouvert à la population, pour contrer les problèmes de vols et van-dahsme, — disparition du transport passager par paquebots qui s’amarraient dans les ^ands quais du port céréaher devenu gare mantime, — émergence des valeurs écologiques et patrimoniales qui sous tendent la restauration du Vieux-Montréal, la rénovation immobihère en général et, plus largement, une amélioration du cadre et des conditions de vie urbaine, qui passe à la fois par un retour à la ville et à son animation culturelle et par une redécouverte des éléments de nature Le concept de « fenêtre sur le fleuve » cristalhse et concrétise ces circonstances et ces valeurs, mais n’a jamais pu les synthétiser en une proposition intégrée, ce qui laisse le dossier éclaté entre plusieurs tendances et sous-tendances.Ainsi, les écologistes sont divisés entre culture et nature le quai ou le fleuve, le dé- blayage des quais et le retour à la berge du 19e siècle en contrebas, ouvrant sur la contemplation de la plaine hquide, de l’espace bleu, ou le maintien des quais, affectés soit au parc-promenade, soit à une gamme de monuments culturels allant de la salle de concert à la cité du cinéma en passant par la maison des sciences.Tous sont cependant opposés aux promoteurs immobiliers d’autre part, qui proposent un centre commercial intégré avec étang, ports de plaisance, condos, métro, etc., et auxquels, il faut le dire, le propriétaire fédéral s’apparente, ne pouvant avoir pour son terrain que des intérêts privés, l’intérêt public, en l’occurrence l’aménagement du territoire, restant de responsabilité municipale et provinciale Pour arriver à saisir et à resserrer le concept, il faut donc revemr à l’environnement immédiat du vieux port d’où seul pourra être tiré un parti d’aménagement conséquent.À l’environnement institutionnel d’abord, c’est-à-dire en rétabhssant le contact avec les instances locales et régionales, avec Montréal et Québec mais aussi avec le quartier, le Vieux-Montréal, ses habitants comme ses habitués Ceci semble en voie de réalisation avec la formation, à la Société immobihère du vieux port, d’un nouveau conseil d’admimstration ouvert aux influences du milieu, de même qu’avec la nouvelle consultation qu’il amorce À son environnement physique ensuite, produit de l’histoire qm a laissé un paysage urbain caractérisé par un gabarit architectural rigoureux, contraignant les fonctions sociales d’une part mais, d’autre part, par des infrastructures à l’échelle de leurs anciennes fonctions économiques régionales.Or qu’en est-il à ce niveau ?On a effectivement ouvert une fenêtre, non sur le fleuve, mais sur un paysage dévasté et disproportionné.Pour désenclaver la rue de la Commune, on a démoh élévateurs et hangars, mais derrière, au heu du fleuve majestueux, c’est la perspective agressive des remblais de la jetée MacKay qui ferme un bassin entrecoupé de quais surélevés, de navires en dormance et, en aval, d’un terrain vague, immense et désert, où se dressent, dérisoires, les tubes et les trucs des tentatives d’ammation.De la rue de la Commune — de la ville donc —, on ne voit l’eau — et non le fleuve — qu’entre les quais, le reste n’apparaissant que comme un vaste terrain de remblayage.Le vieux port est enclavé dans un bassin en cul-de-sac déhmité par un assemblage de formes résiduelles.Depuis la place Jacques-Cartier ou la tour de l’Horloge s’ouvre, par contre, une vue intéressante sur l’île Sainte Hélène, le courant Sainte-Mane à ses pieds, de même vers l’aval, sur l’ouverture du bassin du Marché, sur le fleuve et l’arche du pont Jacques-Cartier Cette double perspective — prochaine mais bloquée sur le bassm, m-téressante mais lointaine sur le fleuve — nous amène à propulser une solution graduée, rythmée en deux temps, deux espaces articulés ensemble et au Vieux-Montréal — qui doit rester la référence, le point de vue d’origine —, deux éléments qui tentent de reprendre et de VIEUX MONTRÉAL PUtNtE CALIERE ILE DE LA aTÉ JETÉ MACKAY QUAI DE L'HORLOGE CONCEPT D'AMÉNAGEMENT/VIEUX PORT DE MONTRÉAL JEAN DÉCARIE, URBANISTE PAUL SAINTE-MARIE, ARCHITECTE-OESIGNER-URBAIN fîjédr»^»j Ac-^T>ev5T vjito'e-TbRT Alaki viecASitf' tfic l’ûüu Sa •n6‘-T7ATVie Atîcn concilier les propositions actuellement et apparemment antagomstes Cette proposition reprend la forme sinon le contenu de la quatrième option de l’étude réahsée pour le vieux port par Moishe Safdie et présentée lors de la première consultation en 1979.Cette option consistait à relier l’extrémité des quais, ce qui permettait de détourner les circulations en périphérie du site et d’isoler les bassins que l’on reliait à la base, devant la rue de la Commune, pour former un seul plan d’eau fermé, sorte de bassin urbain paysagé entouré de divers volumes fonctionnels Cette solution, par ailleurs élégante, restait néanmoins insatisfaisante en ce qu’elle ne faisait que repousser au large, au bout des quais, le problème de la coupure au fleuve, la fenêtre n’ouvrant en effet que sur un étang intérieur, un paysage artificialise, miniaturisé, en désaccord avec l’importance histonque et stratégique des heux.La proposition avancée ici réunit également les quais à leur extrémité, mais les coupe complètement de la rive à la base par un bras de fleuve d’une centaine de mètres de largeur longeant et dégageant la rive originale devant le Vieux-Montréal, la berge de Montréal articulée à deux mveaux comme au 19e siècle, prolongeant en fait tout simplement le bassin du Marché, lui-même déjà à deux niveaux, en amont jusqu’au bassin McGill où prend le canal de Lachine — ou, SI l’on préfère, prolongeant celui-ci en aval jusqu’au quai de l’Horloge.Ce bras de fleuve n’est pas tout à fait le fleuve évidemment, mais il est tout de même déjà un peu le fleuve, plus qu’une piscine, menant à lui et comme lui animé de courant et de mouvement, recevant remorqueurs.L -1 t .fiiCItEiA I Auàj ,j berges, bateaux de plaisance Le bassin McGill pourra etre aménagé en port de plaisance, protégé par une jetée du chenal portuaire qui mène au quai Bikerdyke et qui resterait ouvert au large des quais Ceux-ci, réunis par comblement des deux derniers bassins, formeraient ainsi une île longue d’un km 300 et large de 300 mètres, créant en plein coeur de la ville un nouvel espace autonome et unique, ayant son caractère propre et prestigieux, une île de la Cité en quelque sorte On aurait ainsi le meilleur des deux un fleuve et une île au milieu, l’accès non seulement en rive mais sur tout le pourtour de l’île Cette présence, tout à coup, d’une île au miheu du bassin lui donnerait un centre et un sens, l’articulerait en une série d’interfaces ménageant des transitions d’échelle humaine, urbaine, entre ses composantes.Elle serait une réponse naturelle au milieu du bassin, à la mise en valeur par leur mise en relation des éléments voisins, périphériques le Vieux-Montréal, la jetée MacKay, rîle Sainte-Hélène Elle permettrait de recomposer un ensemble perturbé par une activité portuaire disproportionnée et déguerpie Côté jardin, l’île présenterait un parc-promenade fortement architec-turé, ouvert sur les espaces bleus et verts du fleuve, de nie Sainte-Hélène et de la jetée MacKay, qu’on amé nage présentement en parc, mais qui pourrait être enflée pour resserrer quelque peu le chenal intérieur et faciliter sa traversée par une passerelle mobile — ce qui permettrait un saut de mouton de quelques minutes entre le Vieux-Montréal et Terre des Hommes Côté cour, le bras du fleuve ménage un creux, un talweg entre les pleins dé l’île et de la rive dont le gabarit architectural — celui de la rue de la Commune — devrait se retrouver sur nie où, la forme déterminant la fonction, on retrouverait aussi un mix fonctionnel correspondant et compatible, le plus diversifié possible, petits établissements de grande quahté, créant un espace toujours vivant, facilement appropriable, pour éviter toute monopolisation commerciale ou culturelle, institutionnelle, expropnative socialement ou concurrente économiquement L’île serait rejointe à la rive par un ou deux ponts au niveau de la plate-forme actuelle des quais et de la rue de la Commune, ce qui, ajouté aux quais inférieurs en contrebas sous les ponts, créerait un paysage EsquKsea Jean DÉCARIE el Paul SAINTE-MARIE fortement articulé, un espace urbain d’une grande qualité, une véritable place publique, la première de Montréal, son nécessaire et primordial vacuum urbain Le dégagement de la rive originale présente, quant à lui, non seulement un intérêt patrimonial certain — encore que l’histoire ne s’arrête pas au 19e siècle et que les quais du 20e présentent aussi de l’intérêt comme on l’a vu — mais surtout un accès plus direct à l’eau et au fleuve Le niveau de la rue de la Commune et des quais est de 10 mètres au dessus du niveau de l’eau pour se prémunir des grandes inondations et s’ajuster à la taille des océaniques Un bas mveau à environ deux mètres de l’eau, encore existant au bassin du Marché, permet un meilleur contact avec l’élément et avec les plus petites embarcations Ces quais inférieurs rejoindraient la rue par des rampes inclinées aménagées dans l’axe du mur de soutènement, comme on en voit dans les photos et gfavures d’antan et dans les villes européennes, sur la Seine à Pans notamment Pour les modernes, voir également certaines architectures étagées de Terre des Hommes par exemple Enfin, ces quais en dépression jier-mettraient de régler le problème du chemin de fer, s’il est établi que ce-lui-ci doit continuer à traverser le vieux port On pourrait, en effet, le faire passer sur les quais, en contrebas de la rue de la Commune, ou même sous un parapet prolongeant celle-ci en surplomb des quais Retenons également l’id^ de mar-ouer, fût-ce symbohquement par une échancrure dans la rive et un bassin se jetant au fleuve, l’embouchure de la rivière Saint-Pierre et la pointe à Callières, à la rencontre des places Royale et d’Youville Ce serait là une façon concrète d’établir le lien nécessaire entre le réaménagement du vieux port, du fleuve et de la rive, et celui du Vieux-Montréal de telle sorte que les places de celui-ci se prolongent et ,se complètent sur les espaces amphibies du premier Cette proposition, rapidement esquissée, représente une idée de projet dont il resterait à établir la pré-faisabilité C’est comme telle que nous la présentons, dans le débat préalable qui s’ouvre enfin sur cet élément pourtant capital de notre espace collectif montréalais comme de notre histoire nationale Puisse-t-il en sortir non seulement une fenêtre sur le fleuve, mais une porte sur la ville 8 Le Devoir, lundi 10 juin 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Liban 21 d’après la FINUL.Dans les milieux diplomatiques à Beyrouth, on se demande si le général Lahad sait exactement ce que font ses hommes à Kantara et dans quelle mesure il les tient en main.L’armée israélienne a restreint hier l’accès du Sud-Liban à la presse et empêché les journalistes de se rendre au quartier général de la FINUL afin d’y enquêter sur le sort des Casques bleus finlandais.De source militaire israélienne, on indiquait que les journalistes ne pouvaient plus, momentanément, se rendre à Nakoura, à la frontière libanaise où se trouve le quartier général de la FINUL, en raison de la « pagaille » actuelle entre la FINUL et l’ASL.À Metullah, deuxième point de passage d’Israël au Sud-Liban avec Nakoura, 25 journalistes locaux et étrangers ont boycotté une visite organisée dans la région par l’armée israélienne, après que des officiers israéliens leur eurent annoncé qu’ils ne verraient pas les Finlandais capturés.Priés d’expliquer cette situation, des responsables israéliens ont répondu qu’ils n’étaient pas responsables de l’ASL.Trois soldats finlandais avaient été libérés sains et saufs dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué le porte-parole de la FINUL, M.Gok-sel.Les trois Casques bleus ont été remis aux soldats du contingent norvégien qui tiennent une zone située à l’ouest de celle des Finlandais, a précisé M.Goksel.Par ailleurs, les affrontements entre miliciens chiites et réfugiés palestiniens ont repris hier après-midi.L’artillerie palestinienne postée dans la montagne au sud-est de Beyrouth a violemment bombardé les quartiers chiites de la banlieue sud de la capitale libanaise, a-t-on indiqué de source chiite.Les explosions retentissaient au coeur de Beyrouth.Les quartiers de Sfeir, Hay el-Soulloum, Haret el-Hreik ont été violemment bombardés par les batteries palestiniennes, a-t-on ajouté de même source.Le Front de salut national palestinien (organisations hostiles à M.Yasser Arafat) et le Front démocratique pour la libération de la Palestine ont menacé le mouvement chiite Amal de « riposter par tous les moyens pour mettre fin aux massacres contre la population palestinienne des camps».L’artillerie palestinienne, installée dans la montagne druze, avait, depuis le début de la « guerre des camps », le 19 mai dernier, bombardé à plusieurs reprises les quartiers chiites de Beyrouth pour alléger le siège des camps palestiniens par Amal et la 6e brigade de l’armée li-banaise.Ces bombardements avaient cessé après la proclamation d’un cessez-le-feu le 31 mai.^ Salvador L’Agence canadienne de développement international ( ACDl) fait sa part et a avec sagesse opté pour des petits projets.Par exemple, il y a deux ans, avec des religieux salva-doi iens, l’ambassade canadienne a puisé dans le fonds de $ 350,000 dont elle dispose pour des besoins laissés à sa discrétion, et a permis la construction de 15 petites maisons, pour des familles auparavant installées dans la raffinerie de Coyolito.11 y a deux puits, un jardin potager et la distribution de fertilisants et de graines de mais assure un début d’alimentation, même si la sous-ali-mentation des 100 personnes qui y vivent reste le principal problème.Au début l’ACDl avait fait venir des paysans dans ses maisons mais elle les a vite remplacés par des pêcheurs qui eux peuvent plus facilement atteindre l’auto-suffisance, en pêchant dans le Lac Chalate-nango.Le lac fait partie de la zone des guérillas mais une sorte de modus vivendi s’est établi et les guérilleros acceptent les pêcheurs.La notion de paix est tellement relative qu’une femme à qui l’on demande si la guérilla vient parfois au village, répond non en expliquant en pointant le doigt que « ils viennent bien parfois là mais non pas ici ».Là, c’est à 300 pieds.Mais le rappel de la guerre est permanent puisque les soldats de l’armée gouvernementale gardent le camp.Ils sont partout.Même la petite fête organisée pour souligner la venue du ministre des Relations extérieures, Mme Monique Vézina, n’échappe pas à la politique et le soldat qui prononce le petit discours d’usage termine par un « et que Dieu protège notre glorieuse armée.» Il est frappant de constater la différence entre l’humeur détendue et accueillante des gens visités dans leur village et leur réticence apeurée devant un rassemblement encadré par l’armée : ils ont peur d’être identifiés à un camp.Comme tout est question de degré, même très pauvres, les replacés de Coyolito sont bien.En fait, des projets de ce genre, il en faudrait des centaines et des centaines.C’est aux déplacés que l'ACDI destine le $ 8 millions qu’elle vient de donner pour le Salvador mais il s’écoulera plusieurs mois avant que les destinataires en bénéficent, fMJur diverses raisons.En deux ans, le village de Coyolito a sa clinique sanitaire et son équipe de trois médecins qui viennent une fois par semaine, — samedi dernier c’était jour de consu-latation et les femmes attendaient très nombreuses, assises dehors, un ou deux ou trois enfants dans les bras et sur les genoux.Les familles ici sont presque toutes monoparentales et dirigées par des femmes et deux choses frappent, le petit nombre d’hommes et la grand nombre d’enfants.Des représentants de l’ÉgUse canadienne sont venus au Salvador l’année dernière mais ont refusé de visiter le projet de Coyolito, pour marquer leur désaccord avec la politique d’aide canadienne: ils estiment que les violations des droits de la personne sont encore beaucoup trop nombreuses pour donner de l’aide au gouvernements.Mgr Chavez le déplore: «la conférence épiscopale des États-Unis est venue ici et a contacté l’Église épiscopale locale.Elle a finalement compris que son analyse n’était pas complète.Si les évêques canadiens faisaient la même chose, peut-être que ce serait mieux pour le Salvador», estime-t-il.Lorsque le chef de du diocèse du Salvador se rend à New York pour parler de son pays devant des gens de l’Église et des membres de commissions des droits de la personne et que « personne n’écoute », quelque chose ne va pas.4 Birks 1980.M.Drummond Birks et les autres administrateurs de la Fondation, tous employés de IIB & S, pouvaient-ils vendre aux trois fils du président, à des conditions fort avantageuses pour eux, et donc virtuellement défavorables à la fondation, la majeure partie du patrimoine de la Birks Family Foundation ?Lors d’un procès civil entre des membres la famille, sans se prononcer sur la question d’une possible fraude, le juge Réjane Colas en Cour supérieure et le juge Lajoie en Cour d’appel du Québec avaient blâmé l’éviction d’une branche de la famille par l’autre et le traitement privilégié accordé aux fils de Drummond Birks.Le juge Colas, dans un jugement rendu le 11 août 1980, parlait des « éléments détestables d’une conduite qui ne peut se justifier lorsqu’elle conduit à avantager indûment une partie de la famille au détriment de l’autre».Et elle citait précisément l’exemple du « transfert d’un nombre considérable d'actions privilégiées, classe « A », de Birks Ltd aux trois fils du défendeur Drummond Birks ou à des compagnies qu’ils contrôlent, à des conditions très avantageuses, sans que le demandeur [Victor] ou son fils, Robert, ait eu droit aux mêmes privilèges».Cependant, l’enquête de la SQ et les premières accusations firent état de présumées conspiration et fraude non plus seulement aux dépens de deux membres de la famille, mais au AUJOURD’ HUI .1 ii.s()u'au 15 juin se tienl la « .semaine du génie québécois « au complexe Desjar (lins 281 1870.jioste Z.t.'t ¦ Une collection de 8.000 disques et de 0.000 cas.settes sera mi.se à la disposition du public par la bibliotbèque municipale de Montréal, à la phonothèque 872-0680 ¦ Les Bénévoles qualifiés au .service des jeunes célèbrent leur 10e anniversaire.Pour souligner cet événement, tous les bénévoles qualifiés .sont cordialement invités à un « 6 à 8 ».au 55.boulevard (louin ouest :!31 2599 ¦ Le Congrès juif canadien (région de (iuéliec) et la fondation Nathan-Mendel son de la congrégation Shaar-llasho-mayim présentent le Duo cla.ssique de Montréal, à 20 h, à la congrégation (250, avenue Kensington à Westmount).931-7531, poste 260 ¦ Le Centre Saint Pierre lance son programme de formation pastorale pour l'année 1985-86 entre H h et 16 h.fin peut se procurer ce programme en passant au 1212, rue Panel ou en téléphnant au 524 3561, poste 303 ¦ 1,'IRKC vous invite à une rencontre d’information sur votre fonctionnement per.sonnel en relation avec les couleurs, à 20 h au .50.30, rue Saint-Denis, .salle 418, métro Laurier.276-8651.¦ L’A.ssociation des déprimés anonymes invite tous les gens qui ont des difficultés à la suite de la perte d'un conjoint, d'un travail, etc.et qui .se .sentent déprimés à .se joindre à un groupe qui .se réunit tous les lundis à 19 h 30 au 201, rue Curé Poi détriment de la Fondation.Les accusations avaient été portées en vertu des articles 423 et 338 du Code criminel.Un autre article du code (296) porte sur « l’abus de confiance criminel».Il stipule que quiconque, étant fiduciaire d’une chose pour un objet public ou de charité, avec l’intention de frauder et en violation de sa fiducie, détourne cette chose, en totalité ou en partie, à un usage non autorisé par la fiducie, est passible de 14 ans d’emprisonnement.Pour tirer au clair une affaire qui lui semblait complexe en droit, le ministère s’est adressé à la firme Stikeman Elliott, grand bureau d’avocats spécialisé, notamment, en droit fiscal et corporatif.Me Milette devait transmettre à un associé de ce bureau.Me James ' A.Grant, outre les documents pertinents de la fondation, le dossier de l’enquête de la Sûreté du Québec.Or, il s’avère qu’au moins quatre associés éminents de la firme qui a reçu le mandat sur l’affaire Birks partagent des liens d’affaires privilégiés avec M.Drummond Birks, un des fiduciaires de la Fondation sous enquête et son président : — MM.Roy Fraser Elliott et H.Reward Stikeman siègent avec M.Drummond Birks à la direction de la compagnie CAE Industries Ltd de Toronto.— Me Maurice Riel siège avec M.Drummond Birks au Royal Trustee de Toronto.— Me Jacques Courtois, autrefois du bureau de Clarkson Tétrault, avocats des Birks, et maintenant chez Stikeman Elliott, siège aussi à CAE Enterprises avec M.Drummond Birks, ainsi qu’à la Banque de la Nouvelle-Ecosse, institution qui détenait pour moitié avec H B & S le Vancouver Center, vendu en 1984 à un prix considérable.La firme a accepté le mandat, nonobstant ces liens d’affaires pouvant mettre en question l’indépendance ou la crédibilité de son avis.Une première opinion juridique ayant été jugée insatisfaisante, un rapport, plus complet, aurait été remis il y a quelques semaines au bureau des procureurs du ministère, où on n’a pas encore pris de conclusion définitive sur l’affaire Birks.La situation en est au même point, assure-t-on à Québec, qu’il y a six mois.Les procédures n’ont été que « suspendues ».D’autres « faits » sont sous « étude », qui pourraient éventuellement aboutir en cour.10 juin par la PC et l’AP rier oucsl.iiu CLSC de Longueuil-Ouest.¦ Le Centre eommunautaire de loisirs de la Côte des-\eiges offre cet été « Les CriKjuignoles ».ateliers d'animation pour les enfants de deux à cinq ans.» Les Cro-quignoles ».alternative pour les parents qui ne désirent pas mettre leur enfant en garderie à plein temps, débutera le 2 juillet et ,se terminera le 30 août.733-1478.¦ Le Centre Colette Maher (9924, rue Saint Laurent) vous invite à expérimenter gratuitement un cours de « technique Nadeau, (nouvelle méthode de rajeuni.s-semeni ), à 18 h 45, ce lundi Cette technique e.st enseignée par M.Nadeau, un septuagénaire qui a surmonté de graves ma lai.ses cardiaques et recouvré une bonne forme phy.sique .387-7221 ¦ Le Centre de l'approche globale du corps vous invite à une séance d'information gratuite sur l'atelier e.slival « Semaine vacances-mouvement ».Celte .séance aura beu à 14 h ce lundi et à 19 h .30 le jeudi 13 juin, au .3686, rue Sainl-lluberl.843-7466 ¦ Séréna Rive Sud vous convie à une .soi fée d'information sur les méthodes natu relb-s de régulation des nai.ssances.Rendez-vous à 19 h .30 au collège Durocher (857.promenade Riverside) à Saint-f.am bert Isntrée rue Tiffin, [Kirte 77 468-9985.¦ Séance d'informaf ion sur le logement au CLSC Métro, à 19 h Les principaux sujets traités seront les hau.sses de loyer, les rénovations, les .services de la Régie du logement et le recours à l'aide juridique.Un avocat .s(‘ra sur place [wur toutes vos que.stions légales.932 '2616 1984: plusieurs milliers de sikhs manifestent à Londres contre le gouvernement d'indira Gandhi et l'intervention de l'armée indienne dans le Temple d'or d'Amritsar.198.3: victoire électorale du Parti conservateur britannique de Mme l'hatcher, qui obtient 397 sièges à la Chambre des communes, contre 209 aux travaillistes.1981: les États-Unis suspendent la vente de quatre chasseurs-bombardiers à Israël, jugeant que ce pays pourrait avoir violé un accord sur les armements en bombardant, trois jours plus tôt, un réacteur nucléaire irakien.1976: les affrontements diminuent d'intensité au Liban, tandis qu'arrive la force arabe de dissuasion.1977: James F.arl Ray, incarcéré à la suite de l'assassinat du pasteur Martin Luther King, s'évade d'une prison de Tennesse, avec six co-détenus.1973: les combats augmentent d'intensité au Sud-Vietnam, chaque camp essayant d'occuper le maximum de terrain en prévi.sion d'un accord de cessez-le-feu.1972: inondations à Rapid City ( Dakota du sud) : 236 morts.1971 : Washington lève un embargo, impo.sé 21 ans plus tôt, sur le commerce avec la Chine.1967: les Israéliens, qui occupent un territoire quatre fois grand comme le leur, acceptent un ces-.sez-le-feu avec l'Égypte, décidé par roNU.1945 le général Ei.senhower reçoit la plus haute distinction .soviétique, l'Ordre de la victoire.1944: les SS ma.ssacrent 642 habitants (dont '246 femmes et 207 enfants, parmi lesquels six bébés de moins de .six mois) à Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne.1942: sur l’ordre de Hitler, les Allemands fu.sillent 148 hommes, internent les femmes et les enfants et ra.sent le village tchécoslovaque de l.idice, en représailles de l’as-.sa.ssmat du chef nazi Heydrich, «protecteur» de Bohème-.Mora vie.1940 entrée en guerre de l’Italie aux côtés de l’Allemagne.1924 Alexandre Millerand démi.s-sionne de la présidence de la république: Ga.ston Domergue lui succédera 1907 la France et le Japon con viennent de maintenir la politique de « [Kirtes ouvertes » en Chine 190.3 a.s.sa.ssinat du roi Alexandre 1er et de la reine Draga de Serbie 1898 les mannes américains dé barquent à Cuba au cours de la guerre hispano-américaine.1868 a.ssa.s.sinal du roi Michel trois de Serbie, auquel succède Milan IV 1848 victoire des Autrichiens .sur les Sardes à Vicence 1803 les Français achèvent l'occupation du Hanovre, tandis que les Anglais .s’emparent de Sainte Lucie et de Tobago, aux Antilles 1794 début de la terreur en France.promulgation de la loi de l’rairial qui permet l’exécution de tout accu.sé .sans audition de témoins ou d’interrogatoire, sur sim pie lireuve morale, 1610 les premiers colons hollandais s’installent dans l’île de Man hattan 1.560 mort de Marie de CiUi.se, reine douairière d’Éco.s.se.Ils sont nés un 10 juin: le [leintre français Gu.stave Courbet (1819), rex()lorateur anglais Stanley (1840), le prince l’hillip (l'Angle terre (1921) 4 Photo AP Elections municipales et législatives en Hongrie Le « numéro un » hongrois, Janos Kadar, dépose son bulletin de vote dans une urne d'un bureau de scrutin de Budapest.Contrairement aux autres pays du bloc soviétique, la loi hongroise exige qu'au moins deux candidats entrent en lice pour chaque poste à combler.Indexation des pensions Johnston: les sénateurs ne doivent pas intervenir OTT AW A ( PC ) — Il ne serait pas sage que les sénateurs libéraux fassent usage de leur majorité pour bloquer un projet de loi conservateur qui viserait à désindexer les pensions de vieillesse.C’est ce qu’a déclaré en fin de semaine le critique libéral fédéral en matière de finances, M.Don Johnston, dans une entrevue radiodiffusé par Broadcast News.M.Johnston a dit espérer que le gouvernement décide lui-même de faire marche arrière et de ne pas donner suite à la mesure contenue dans le budget Wilson.Mais il a ajouté que si cela ne se produisait pas, il n’aimerait pas voir les sénateurs libéraux prendre l’affaire en main.« Je ne pense pas que nous de- vrions sauver les conservateurs de leur propre stupidité en encourageant les sénateurs à modifier ce projet de loi.Je pense cependant qu’il devrait être amplement débattu au Sénat.» M.Johnston a soutenu qu’il ne s’agissait pas du même type de situation que lorsque les sénateurs libéraux ont, plus tôt cette année, bloqué pendant un certain temps un projet de loi visant à donner au gouvernement la permission de faire un emprunt.« Je pense que ce n’est pas comparable.Les sénateurs avaient alors dit, fort légitimement: Tant que vous ne nous direz pas comment vous allez dépenser cette somme, nous ne vous donnerons pas la permission d’emprunter.C’était une situation sans précédent», a-t-il expliqué.Il a ajouté que le budget est une « initiative gouvernementale fondamentale ».« Notre travail, a-t-il indiqué, est de persuader le gouvernement de ne pas introduire ce projet de loi et de lui faire prendre conscience des problèmes qui vont se présenter.Mais les conservateurs constituent le gouvernement, et ils devront payer le prix à la prochaine élection.» Le budget Wilson proposait de ne plus indexer les pensions de vieillesse pour les premiers 3 pour cent d’inflation.Les conservateurs espèrent par cette mesure économiser 115 millions cette année et $ 245 millions au cours de l’année fiscale 1986-87.Une frature du crâne a causé la mort du jeune Denis Roux (PC) — Le rapport préliminaire de l’autopsie de Denis Roux-Bergevin révèle que le bambin de cinq ans a été frappé par un objet contondant et qu’il est décédé des suites d’une fracture du crâne.Le garçon faisait l’objet d’intenses recherches depuis sa disparition, mercredi à Montréal.Son corps, presque dénudé, a été retrouvé vers 11 heures samedi matin, dans un terrain boisé de Brossard.C’est un passant qui se promenait avec son chien qui a fait la sinistre découverte à une trentaine de mètres de l’autoroute 30, près de l’intersection de l’autoroute des Cantons de l’est.En début de soirée samedi la po-hee ignorait toujours à quand remon- tait la mort de l’enfant.Selon un porte-parole de la police de la CUM, le sergent Normand Bélair, il n’est pas impossible que son corps ait été abandonné à Brossard mercredi soir, peu après la disparition du gamin.La police a passé le site au peigne fin après la découverte du cadavre à la recherche d’indices, mais samedi soir, les enquêteurs ne disposaient d’aucune piste sérieuse.' ' % ' .UN REGARD NEUF SUR LES AFFAIRES Avec la publication récente du Devoir éronomique un nouveau cahier exceptionnel réalisé par une nouvelle équipe de journalistes chevronnés le journal I e Devoir vient combler un manque et devient le seul quotidien à offrir un contenu économique et financier exhaustif Cotes boursières américaines et canadiennes, indice général individuel, taux d'escompte, devises étrangères, performance du dollar et des métaux, marché des options, contrats 5 terme, fonds mutuels, mercuriale évaluation de la performance dans chacun des secteurs, statistiques économiques, nouvelles des compagnies, résultats financiers, nouvelles émissions, avis de dividendes, conjoncture économique nationale et internationale, graphiques, analyses Tout y est' À tous les jours! Dans une mise en page intelligente, spécialement structurée pour un maximum d'fdficacité et un minimum de temps de lecture.Le Devoir, c'est aussi un regard franc sur le monde politique, scxial et culturel Abonnez-vous! LE DEVOIR ESSENTIEL! LE DEVOIR CAHIER I Montréal, lundi 10 juin 1985 Tar/fe préférentiels et subventions aux nouvelles technologies Hydro-Québec veut hausser ses ventes aux commerces MIVILLE TREMBLAY de la Presse canadienne Hydro-Québec lance un important programme pour la diffusion des électro-technologies et offre la bi-énergie pour le chauffage des édifices commerciaux et industriels.Ces initiatives seront rendues publiques aujourd’hui par la société d’Etat lors d’une conférence de presse et d’un dîner causerie auquel est invité un bon nombre de clients potentiels.Hydro-Québec espère non seulement accroître ses ventes annuelles d’environ 100 mégawatts pour chacune des premières années, mais estime pouvoir susciter une amélioration importante des procédés de production dans de nombreuses industries, a appris la Presse Canadienne de source sûre.Pour inciter les compagnies à adopter de nouvelles technologies électriques, la société du boulevard Dorchester paiera non seulement une large part des frais d’étude qui démontreront leurs avantages comparatifs, mais accordera une subvention égale à une fois et demie le montant des ventes annuelles d’électricité additionnelle qu’entraîneront les travaux de conversion.Le programme des électro-technologies vise à remplacer dans les procédés thermiques tous les combustibles fossiles, tels le pétrole, le charbon et même le le gaz naturel, par des technologies électriques plus performantes.A titre d’exemple, des fonderies pourraient décider d’utiliser l’électricité pour la fonte, des compagnies minières pour le séchage du minerai, des agriculteurs pour la culture en serre, et des manufacturiers pour la cuisson de la peinture, etc.Pour l’entrepreneur, le programme facilitera la modernisation des procédés de fabrication, et à l’occasion, l’introduction de technologies de pointe qui pourront avoir pour effet d’accroître la productivité, d’améliorer la qualité des produits, de réduire les coûts d’entretien et les émissions polluantes.Avec ces travaux de modernisation, les entreprises pourront devenu plus compétitives, soutient Hydro-Québec.Le programme de marketing se déroule en trois étapes.Dans un premier temps, Hydro-Québec réalise elle-même et défraie entièrement, une étude de faisabilité et de rentabilité.Congrès de la Chambre de commerce de Montréal à Montebello La gestion participative est une véritable révolution conceptuelle, selon André Saumier MIVILLE TREMBLAY de la Presse canadienne JA MONTEBELLO -Les entreprises doivent cultiver un chaos contrôlé et adopter un type de gestion participatif si elles veulent favoriser la création et l’innovation, soutient M.André Saumier, président de la Bourse de Montréal.Prenant la parole devant la Chambre de commerce de Montréal réunie en congrès sur le thème de la créativité, M.Saumier a séduit son auditoire avec son humour pince-sans-riée et son érudition.Après avoir passé en •revue les théories contemporaines de la créativité, il a explicité les conditions de son développement dans l’entreprise.Pour les découvertes importantes, il faut faire place aux gens créateurs, généralement brouillons et difficiles, même s’ils sont réfractaires aux structures traditionnelles de l’entreprise.Les entreprises, petites ou grandes, peuvent cultiver le « chaos contrôlé » dans lequel ils s’épanouissent.Selon M.Saucier, les innovations efficaces commencent petitement et prennent beaucoup de temps à déboucher.Les grands projets menés par de grandes équipes ont tendance à échouer.Par ailleurs, les petites innovations peu glorieuses, mais fort importantes pour la compétitivité des entreprises, peuvent être le lot d’un grand nom- M.André Vallerand M.André Saumier M.Yvon Marcoux bre, pour autant que le climat invite à la participation.Ainsi, l’ouvfier d’une chaîne de montage d’automobiles peut faire sauver beaucoup d’argent en suggérant une façon de mieux serrer une vis.Mais pour l’ensemble des travailleurs, la motivation nécessaire pour fournir une production et un service dè qualité ne peut survenir que dans un climat de gestion participative.Selon M.Saumier, le courant de gestion participative n’est pas une mode éphémère, mais constitue une « véritable révolution conceptuelle » qui fait lentement son chemin dans la culture et le Québec n’y échappe pas.Le changement sera progressif, même si la dernière crise économique fut à cet égard un catalyseur important.L’humanisation du travail se poursuit depuis la révolution industrielle et elle pro- M.Philipp O’Brien gressera encore parce qu’elle est très rentable, soutient le président de la Bourse de Montréal.Participant aussi au congrès de la Chambre de commerce à Montebello, M.André Vallerand, vice-président exécutif de la Chambre de commerce de Montréal, a souligné que l’économie montréalaise reprenait du poil de la bête.L’an dernier, la valeur des permis de construction industrielle à Montréal a grimpé à $152 mil- lions, comparativement à $22 millions en 1983.« Pour les quatre premiers mois de cette année, une valeur de $48 millions laisse entrevoir un rythme aussi soutenu pour 1985 », a-t-il déclaré à l’occasion du congrès annuel de l’organisme d’affaires.Lorsque M.Yvon Marcoux, un vice-président de la Banque d’Epargne, succédera cet automne à M.Phillip O’Brian, président de Devencore, à la tête de la chambre, cette dernière s’attaquera à quatre secteurs industriels prioritaires: l’aé-ronotique, le transport, la pétrochimie et la haute technologie.Le renforcement de ces attributs montréalais est expliqué par M.O’Brian par la nécessité « de s’accrocher à quelques étoiles ».Selon lui, « la ville commence à être perçue comme une gagnante, tant dans un contexte national qu’international».Il estime personnellement que le développement economique de Montréal, et par voie d’entraînement, du Québec tout entier, se fera de plus en plus avec les Etats-Unis dans un axe nord-sud plutôt que dans le tra-dionnel axe est-ouest du Canada.Le choix des quatre secteurs prioritaires de l’action de la chambre sera élaboré cet automne dans un nouveau plan d’action pour les trois ou quatre prochaines années, puisque le thème de Montréal 85, adopté il y a deux ans, est maintenant épuisé.L’association d’affaires entre dans une période de transition, affirment ses dirigeants, et devra réactualiser son discours à la lumière des changements qui se profilent dans les divers milieux gouvernementaux.Dans ses positions publiques, la chambre entend demeurer apolitique, affirme M.Marcoux, et ne dénoncera que ce qui entrave le développement économique de Montréal, renchérit M.Vallerand.Si les résultats s’avèrent positifs, et que le client veut poursuivre la démarche, on confie à un bureau d’ingénieurs-conseil le soin de réaliser une étude d’avant-projet, dont les coûts sont partagés à parts égales entre la compagnie et Hydro-Québec.Cette étude détaille les modifications requises, précise les avantages économiques et prépare les plans et devis.Si l’entreprise donne le feu vert au projet, elle reçoit une subvention égale à une fois et demie le montant des revenus bruts annuels que retirera Hydro-Québec des ventes d’électricité additionnelles que généreront les travaux.Cette subvention est accordée pour réduire les risques inhérents aux nouvelles technologies et accélérer la période de recouvrement des immobilisations.Une subvention supplémentaire sera disponible pour amortir les coûts de développement lorsque les techniques ne seront pas tout à fait au point.Notons que cette assistance peut être alliée au programme de réduction tarifaire de 50 % qui est accordé sur les ventes additionnelles d’électricité dépassant le cap des 5,000 kilowatts heure, programme qui prendra fin en décembre 1985, et dont les réductions vont en décroissant jusqu’en 1991.Bl-énergle Hydro-Québec lance également un programme de conversion des systèmes de chauffage des édifices commerciaux et industriels à la bi-énergie, et qui vise à remplacer les combustibles fossiles, principalement le mazout, sauf pendant les périodes de pointe.Comme carotte, Hydro-Québec offre un tarif spécial de’ 2.‘28 cenUs le kilowatt heure pour un premier bloc d’énergie et une subvention égale à 80% des immobilisations requises.Précédemment, le programme de bi-énergie n’était offert qu’aux propriétaires de résidences.Si le programme de conversion des bouilloires industrielles, qui a pris fin en décembre 84, visait essentiellement à écouler de l’énergie excédentaire, celui des électro-technologies fait partie de la stratégie permanente de marketing d’Hydro-Qué-bec.Pour l’administrer, la compagnie a formé une équipe de cinq attachés commerciaux qui s’occuperont des grands consommateurs d’énergie, et une vingtaine de conseillers régionaux qui prospecteront les PME.Hydro-Québec espère que celte approche entraînera des retombées industrielles.L’introduction des électro-technologies devraient nécessiter des immobilisations de Torde de $20 millions par année, et la société d’Etat examinera les possibilités qui se présenteront, dans le cadre de sa stratégie de diversification, de s’associer à des manufacturiers pour la fabrication des équippements qui seront installés.On espère également que les plus petits bureaux de génie conseil profiteront du programme pour développer une expertise dans le secteur industriel, expertise qui pourra leur servir ultérieurement pour développer de nouveaux marchés.Régimes de retraite L’égalité entre homme et femme inquiète l’industrie canadienne de l’assurance MONTREAL (PC) — Les conséquences possibles d’une disposition du récent budget fédéral exigeant que les régimes de retraite offrent des avantages égaux aux hommes et aux femmes inquiètent l’industrie canadienne de l’assurance.Le président d’un comité sur Ta-venir des régimes de fiension mis sur pied par l’Association canadienne de Tassurance-santé et de Tassurance-vie, Alastair Fernie, prévoit que cette mesure peut conduire à de « graves problèmes ».Les femmes vivent généralement plus longtemps que les hommes et leurs fonds de pension leur donnent droit à des mensualités inférieures à celles que reçoivent les hommes dans des circonstances semblables.Pour plusieurs groupes féministes, il s’agit là d’une injustice basée sur une forme de discrimination sexuelle.Cette question a donné lieu à une vaste polémique aux Etats-Unis, où des politiciens de marque ont condamné tes « tableaux de mortalité basés sur le sexe ».Mais les spécialistes en assurance et en régimes de retraite estiment que ces tableaux reflètent tout simplement les différences statistiques entre les hommes et les femmes.« Les hommes vivent moins longtemps que les femmes.La différence entre l’espérance de vie chez les deux sexes est d’environ sept ans, et tend à s’accroître », a précisé Alastair Fernie.« Si nous sommes obligés d’utiliser des tableaux de mortalité unisexes, les hommes auront tendance à considérer l’achat de régimes de retraite comme une mauvaise affaire », a-t-il ajouté.La majorité des régimes de retraite offrent déjà des avantages égaux aux hommes et aux femmes en se basant sur des moyennes — en fait, les hommes, qui vivent moins longtemps, subventionnent en quelque sorte les prestations des femmes.Mais quelques régimes, qui constituent la cible de la législation fédérale, continuent à faire la distinction entre tes sexes et offrent des avantages moindres aux femmes.La juridiction du gouvernement canadien sur les normes des régimes privés de retraite ne touche que les entrepri.ses régies par Ottawa, telles que les banques, les compagnies aériennes et ferroviaires et Radio-Canada.Mais les gouvernements provinciaux pourraient emboîter le pas.Ainsi, les lois manitobaines obligent les employeurs à offrir les mêmes avantages aux hommes et aux femmes.Du côté des assureurs, on craint que le phénomène ne fasse boule de neige.Alastair L'ernie croit que le recours aux « tableaux unisexes » est susceptible de s’étendre à tous les secteurs de l’assurance, ce qui pourrait à long terme, selon lui, s’avérer désavantageux pour les femmes.Tableau RËA COMPAGNIES AYANT DISTRIBUÉ DES VALEURS ADMISSIBLES AU R.ÉA.Q.Dat» d’ImcrtpHon Émvtteur Déduction Montant (millions) Prix à l’éminlon Prix 01-06-85 au marché 08-0685 Var.24-04-84 * Aligro 150% 3.5$ 5$ 9%$ 9%$ -i-% 16-12-83 * Amusecor Inc.150% 2.4$ 200 105 100 -5 06-10-83 Banque d'Épargne 100% 22.2$ 18%$ 20% $ 20%$ + Vt 27-11-84 • Biotech Electronics 150% 7.0/$ 5$ 5% 5$ -% 15-06-84 * Canam Manac Inc.A 100% 9.5$ 9%$ 12%$ 13% $ -4-% 27-09-84 Cascades 100% 11.3$ 9%$ 13'%$ 14$ + V4 22-03-84 • CB Pak Inc.75% 27.0$ 12y4$(2) 18%$ 18%$ -i-% 27-12-84 CB Pack Inc.75% 24.0$ 12%$ 5%$ 5%$ -i-% 18-10-84 Ciment St-Laurent A 75% 10.0$ 12${1) 19%$ 19$ -% 03-10-84 • Circo Craft Inc.150% 23.1 $ 8%$ 8%$ 8%$ -% 16-06-83 • Circuits Helix Inc.100% 7.1 $ 425(2) 6%$ 7%$ -t-1 08-12-83 • Cancom 150% 20.0$ 5$ 7$ 7$ — 08-12-83 Comterm Inc.150% 28.5$ 8%$ 126 130 -1-4 11-12-84 * Datagram Inc.150% 3.0$ 3$ 270 290 + 20 14-09-83 Donohue Inc.100% 42.5$ 10H$(1) 18%$ 18% $ -% 22-03-83 Dufresnoy Inc.100% 0.7$ 60 26 25 -1 18-12-84 * Entreprises Harlco Inc.150% 7.0$ 7$ 400 400 — 07-11-84 FCA Internationafe 100% 12.5$ 18$ 19%$ 19$ -% 24-11-83 Gaz Métropolitain Inc.100% 16.3$ 7c$ 11%$ 11%$ + % 29-10-84 • Goodtellow 160% 5.0$ 5$ 440 410 -30 29-10-84 • Groupe Trans.GTC.150% 10.0$ 8%$ 11 $ 11 $ — 16-03-83 * Guardian Trustee Inc.100% 1.3$ 6%$ 11%$ 11 $ -% 22-12-83 Guardian Trustee pr.conv.B 150% 5.0$ 10$ 6%$ 6%$ — 05-1084 * Industries Charan Inc.150% 3.5$ 3$(2) 8%$ 8$ -% 21-11-83 • Le Groupe Forex Inc.100% 5.0$ 5$ 95 95 08-12-83 * Les Magasins Chateau Ltée 150% 10.4$ 11'/4$ 16%$ 17$ ¦f% 27-07-83 Les Mines d'Or Kiena Lt6e 100% 25.0$ 25$ 20%$ 21%$ -4-% 08-11-83 * Louvem Inc.160% 5.0$ 450(2) 114 90 -24 25-03-84 Louvem Inc.pr.conv.150% 8.0$ 5$ 265 290 -t-25 09A>4-84 * McNeil, Mantha Inc.160% 3.0$ 300 405 405 — 30-12-84 Mines D'Or Val 150% 2.2$ 150 120 130 -1-10 20-06-83 Minas Du’magami Inc.100% 10.7$ 7% $(2) 435$ 420 -15 27-02-85 Mines J.A.Q.Ltée 100% 0.5$ 160 75 75 — 22-03-84 Montreal Trustco 75% 27.5$ 12%$ 15$ 16$ -4-1 27-03-84 • Morgan Trustco Inc.100% 6.0$ 6$ 320 310 -10 08-12-83 Muscocho pr.conv.160% 4.0$ 8$ 310 320 -1-10 22-06-84 • Papiers Barclay pr.conv.150% 4.0$ 4$ 480 465$ -15 Date (Tinscr^ition Émetteur Déduction Montant (millions) Prix à Témletlon Prix 01-0685 au marché 08-0685 Var.15-11-84 Petro-Sun pr.conv.sr 1 150% 4.0$ 3'A$(2) 260 260 — 14-09-83 • Pro-Optic Inc.150% 2.0$ 200 210 200 -10 16-06-83 Québécor Inc.100% 13.0$ 13${1) 37$ 39%$ 4-2’/! 01-09-83 • Ressources Aiguebelle Inc.100% 10.8$ 12$ 475$ 460 -15 0607-83 Sensormatic Canada Ltée 150% 2.5$ 8%$ 215 210 -5 09-04-85 * Techmire Ltée 150% 2.6$ 4$ 380 375 -5 21-12-84 * Télé-Capitale Inc.100% 23.0$ 5$ 7%$ 8$ •i % 12-12-83 * Tembec Inc.100% 10.0$ 5$(2) 265 265 0611-84 UAP Inc.100% 8.0$ 17'/4$ 22%$ 22% $ + % 27-12-84 Unigesco Inc.pr.conv.1 100% 8.0$ 6$ 6$ 6$ — Indice RÉA Prospectus 08-02-85 — Lévesque, Beaubien (1,000 en janvier 1982) ÉMISSIONS EN COURS DE VALEURS ADMISSIBLES AU •Sumabusinc.150% 10.0$ 5$ 1888 R.Ê.A.Q.1910 i 22 07-0685 * Locations Tréco (1981) Ltée 150% 0.4$ 10$ 12 0685 Ressources Aiguebelie 150% 9.0$ 5$ _ 15-03-85 • Investissements Guardcor 150% 10.0$ m$(2) — _ 260685 Consolidated Bathurst 50% 100$ — — 07-05-85 Corp.Financière Power 50% 27.4$ 27% 04-0685 • CFCF Inc.75% 44.0$ 13%$ .2605-85 • Dofor Inc.50% 25.0$ 9% $ — 29-05-85 * Datamark 150% 2.0$ 2$ — 28-0685 Bombardier B 75% — — — _ 0606-85 Oomtar 50% 56.2$ 23%$(4) — — — Prochaine date limite PROGRAMME DE RÉINVESTISSEMENT ET D’ACHAT D’ACTIONS Montant trimestriel Dividends Prix au Émetteur Réduction maximal annuel 01-0685 marché 00-06-85 Var, 14-0685 Alcan 50% 2 000$ 1.56$ 33% $ 33V4 $ -% 2006-85 Banque de Montréal 50% 20 000$(3) 1.96$ 28% $ 29% S + 1% 2606-85 Banque Royale 50% 7500$ 2.00$ 30H$ 30%$ + 'A 200685 Dominion Textile 100% 4 000$ 0.48$ 11 $ ioy«$ -'h 140685 Domtar 50% 4 000$ 1.40$ 37%$ 36%$ -'h 14-0685 Entreprises Bell Canada 50% 20 000 $(3) 2.28$ 43$ 44% s i-IH (1) L4ioonipagnl*amibdM«ésoncap(WturlabaM(l«2pouf 1.(2) Bon Cf» «otMcrlpMon «ichM.(3) Par«>»n:io».• : Pramlèr» puMk|u» pour la compagnia, avac InaertpUon atmuHafléa i la
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