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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 1 mars 1958
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1958-03-01, Collections de BAnQ.

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Nvsaqoux.chute» de ne to* «cc«-lionnelle*.Mm.: Il ; Max.: U.Fête du jour i Gracieuseté de ; V’- ' ; ' ¦ > '*¦ ¦ -jg?••• S.AUBIN Shearer Lumber Co.Ltd evèque MONTREAL tftrectean Airqrd PfLION FAIS CI QUE DOIS Pitfaettur an enaf: Anant déjà et pour appuyer les conclusions approuve, jeudi soir, le principe du mémoire qu'ils lui ont ré-j d'une grève indéfinie, comment envoyé.11 est possible Les présidents des six univer que cette journée de protesta- sites québécoises ont annonce lion soit immédiatement suivie cette ligne d'action hier après-dune grève qui se poursuivra midi a IT de M.Ils ont declare jusqu à ce que le gouv ernement qu'à leur av is, dans les circons-provincial réagisse favorable tances actuelles, la grève indefi ment à leurs recommandations lion à l'égard de leurs réclama lions.Ils ont donc décidé de soumettre le ras aux étudiants e leurs universités respectives afin de savoir s ils sont d'av is de faire celte grève.Les etudiants feront connaitre mercredi après-midi le résultat de ce referendum.S'il est favo-’ rable a la grève indefinie, celle-1 ci commencera vendredi pro- j chain, le 7 mars.Les présidents des six univer S US NE SONT PAS PAYES ¦ ¦ .Les instituteurs de St-Amable cesseront d'enseigner le 10 mars Les propriétaires sont écrasés par les taxes, la fréquentation scolaire est très élevée et on ne prévoit pas d octrois spéciaux du gouvernement Le» professeurs laïques de St-Amahle ont informe la commis-*ion scolaire locale qu'ils cesse-1 root d'enseigner, lundi, le 10 mars, s'ils ne sont pas payés le vendredi precedent cette date, soit le 7 mars, à 4 heures.Mais la commission scolaire n a pas d'argent.Récemment, elle a decide de hausser les salaires des professeurs, mais devant l'Impossibilité ou se trouvaient les proprietaires de payer leurs taxes, au prix de S2.75 par luation est quatre fois moins ele- Sinn sur la valeur rcelle de le valuation, elle a egalement decide de baisser le taux de la taxe foncière à $1.50 par $100, Ce qui n etait pas de nature a renflouer sa caisse.La commission scolaire a en nie est le meilleur moyen d'ob-1 sites de la province ont aussi annonce, hier, la constitution -i d'un comité permanent des pré I sidents des universités de la ; province pour coordonner les efforts dans la recherche de solutions aux problèmes des etudiants Voici le texte de la déclar» tion des six présidents ries uni versites de la province : Les presidents des S universités de la province, soit Laval, Sherbrooke, Bishop's.Sir Geor ge Williams, McGill et Montréal reunis à Montreal le 28 février 1058.ont decide loi De rendre permanent le comité de* presidents ries uni versites de la province pour en ordonner les efforts dans la re cherche des mlutions aux pro-1 blêmes des etudiants de la province.2o' Que la grève indéfinie, dans les circonstances actuelles, est le meilleur moyen d'obtenir les conclusions du rapport gé néral.3o) Ktanl donné que les etudiant» de» universités sont d'accord sur les conclusions du mé moire general et étant donne qu'ils sont d'accord, en signe de protestation, de suspend-e les cours pour une journée, il a été décide que cette suspension aura lieu jeudi le 8 mars.4oi Qu'il sera tenu dans eha-qti* université un referendum, avant le 8 mars, pour décider si grève illimitée doit suivre missaires "UN'' auront beau jeu, aux prochaines élections, pour jeter le blâme sur la majorité."De toute fagon.i! s agit la d une injustice criante, nous a déclaré un notable de la municipalité.Surtout si vou» considérer que la taxe foncière est prélevée sur la valeur réelle, ce qui est déjà assez extraordinaire et »i vous comparez, avec la pa roisse voisine.Ste-.luliè.nu l'éva- vee qu'a Sl-Atnable.Moi.pour un.je vendrais ma maison pour S4.006 et elle est évaluée a V>,560 Et je ne suis pas le pire." Récemment, ta commission scolaire a décide, malgré tout, rie, baisser la taxe foncière à $1.50.t- vove des delègues a Quebec au- 0„ a envové les 8V1S Mais dpilx immédiatement cette tournée de pies du departement de Uns- commissaires ont demande au 5»*P'‘ns'.nn- * " etudiant» de 1 n- - secrétaire de cesser de collecter mversit' Montreal se sont les taxes a ce taux.I! y aurait.1 Drn"!'nc7'.'’n f,v*ur ^ p'" semble-t-il, un nouveau taux de "iimi.ee.fixer très bientôt 5nl Gontrairement à ce qui a \ Quebec, un porte-parole du été déclaré à Ottawa par le pré departement de l'Instruction pii- »ident des étudiants de cette t ruction publique, en vue d'ob tenir des octrois spéciaux, étant donné l'état anormal où se trouve la municipalité de St-Amable qui est presque un coin de terre en colonisation et où la fréquentation scolaire est de beaucoup au dessus de la normale.Pour comprendre la réponse du gouvernement, il faut savoir que la commission scolaire esl composée de trois commissaires dit.» libéraux et de deux commissaires "Union nationale".La vraie réponse de l'Union nationale est venue, non par le departement de l'Instruction publique, mai» de l'entourage du député de Verchèrcs, Clodimir Ladou-oeur (UN): "Avant d'essayer d'obtenir des octrois du gouvernement, la commission scolaire devra porter la taxe foncière pour fins scolaires a $4 00'.Que signifie celle manoeuvre'’ Le, "libéraux" sont majoritaires à la commission scolaire.Ce sont des indésirables! Il çst ev'dent que si la taxe foncière e»t portée a $4 00.le» deux com- CONFERENCE EST-OUEST l'URSS suggère à Washington une méthode d’approche WASHINGTON - La Russie a proposé aux Etats-Unis hier, un tjpo de procédures en vue de I niganisatinn d'une conférence au sommet entre l'Est et l'Ouest.Le serrétarial d'Klat a révélé la nouvelle hier soir mais il a re-fir.' de fournir d'autre» détails.Cependant.I'ainhasaadeur so-v ici que Mikhail Menrhiknv a déclaré a la Presse Associée, lor» d'une entrevue il v a deux tours, que selon l'UttSS les pre- A MESSIEURS LES MEMBRES DU CONSEIL DE LA CITE DE MONTREAL C’esf «t er regret que le Cnutril du Bnnrrl of 7 earie .« appris que l'Exécutif de la Cité compte profiter près-que complètement de Vaubaine" financière que lui procurent les taxes d'eau et d'affaires, par suite du processus , de réét aluation de l'an dernier.Cela démontré, a-t-on laissé entendre, une façon assez peu régulière d'aborder un problème- éi idemment difficile, qui risque d'etre mal accueilli dans les milieux financiers dont l'opinion favorable importe particulièrement à la Ville en ce moment.l.a réévaluation n'a pas été entreprise en vue de procurer des retenus supplémentaires; elle résultait en partie de la ma jô net sourde taux de l'évaluation foncière approui ée pour l’année finahTic-e.JO’^b-57 ainsi que des efforts des eialuateurs de la Ville pouf^ttniformiser et moderniser l'assiette des taxes d'eau et d'affairèsC-U- est raisonnable de supposer que de même que l'on a abaisse le taux de la taxe foncière de $/.éf>$2 à SI.5056 par SlOO d'évaluation pour I «56-57, afin de tenir compte d'une augmentation globale de 5 7 pour cent de I e t aluation foncière établie par le nouteau rôle, de même la taxe d'eau et la taxe d'affaires dans le ras présent des raient comporter des réductions correspondantes.Au lieu de profiler d'un rsénement imprésu et étranger à tout plan, il semble plus raisonnable et plus pratique pour la Ville d'établir d'abord un budget bien émondé, puis de déterminer ensuite les sources de res rnu.S'il est nécessaire d'asoir plus de res rnu, au lieu de faire reposer le fardeau sur un seul secteur particulier de l'économie, comme c'est présentement le ras, on des rail alors sépartir ce fardeau entre tout le monde.I.a presse a rapporté que la taxe d'eau et la taxe d'aiffaires sont réduites l’une et l'autre — de ', de sm pour cent dans rbaqsie ras — mais cela laisse encore un m, La grève jeudi prochain dans les six universités du Québec, — Les présidents de* six universités de la province ont annoncé hier au Centre social des étudiants dn Montréal qu une grève d'une journée s^ra déclenchée dans toutes les universités du Québec.Us veulent ainsi protester contre le refus de M Duplessis d* les recevoir et d'appuyer leurs demandes d'octrois statut .res pour les université* et l’augmentation du nombre et de l'importance des bourses d'études.Un referendum sera tenu d'ici jeudi prochain peur savoir si les étudiants veulent que cette grève d un jour se poursuive jusqu a une action positive du gouvernement provincial devant leurs demandes jeudi soir à Montréal sera tenue une assemblée publique au gymnase du Mont-St Louis, afin d exposer à la population les besoins des étudiants.TUNIESIE : PRETEXTANT UN "COMPLOT CONTRE L’ETAT" Le gouvernement expulse douze Français et en emprisonne sept autres - Protestation de Paris TUNIS — Un nniivel incident est venu hier aggraver les relation» franco-tunisiennes delà tendues, lorsque le gouvernement tunisien a expulsé douze citoyens français du pays.Le médiateur américain Ho pu-1 s hliqtie a déclare que St-Amablc | université, cette université n'a reçoit le montant maximum d'as- pa« été invitée à joindre cette sistance provinciale pour le» sa- action dan» la province de Qtié-laire» de» instituteurs.Ce mon- bec.tant est fixe par statu! et est de ’ Bu pour cent des salaires totaux pa> ce par la commission scolaire.Mais, selon un porte-parole de la commission ‘•eolairr, la plupart des contribuables de St-Amabl?sont des cultivateurs qui n'o-it pratiquement pas travaillé depuis1 l'automne dernier et sont par cou- j sequent incapables de payer les taxes ducs.La solution serait que ; le gouvernement apporte à la commission scolaire rie St-Amable la même assistance qu'il apporte aux commissions scolaire.» des parties de la province en colonisation.Rejoint par telephone M le curé de St-Amable.l’abbé Paul-Emile Damas, a déploré la si j luation actuelle et a déclaré qu'il hllait absolument de l aide de l'extcrieur.La situation esl Irè» difficile.a t-il declare.Les gens ne »ont vraiment pas riche», la ta xe foncieiT est prélevée sur 1 une evaluation a 100 p.c., le.» i familles sont très nombreuses .414 enfants, sur une populaiion île 1.750, Définitivement, il faut • absolument de l'aide".M.Fernand Lahine, repic.scn lant de l’Association catholique de» professeurs de .lacqucs-t'ar tier Inc.a déclaré que les pro-fesseiirs ont déjà présenté une demande a la commission sco laire en janvier dernier et c'est à la -nite de cette demande que les délégués de la commission scolaire avaient entrepris des demarche» a Quebec.Les professeurs, au nombre de dix, dont deux Homme», en avec de hauls fonctionnaires tu j nisiens, pendant qu'on escortait j les douze résidants français, tous membres d une association ; française de Tunisie, jusqu à 1 a éropnrt de Tunis pour le» placer à bord d'un avion à destination accroissement de plus de $9.4 millions nu eus iron m«¦•> ’ÿ f.&z^ ^-M.3i: -v•t'An1.Montré*.VI.S-IIW H tenle BMI pharmirlrt V'Itiftlrun h 'pttAut et médecin* utlIUent l.OMilVfcX VnngUét e\t préparé m I"n une u rhnlqtie pirllrultére.*.ul MMirant tonte» «et propriété» biologique» et ptilHtlte% «ou* U ¦nrvelltanré d'un docteur en chimie de l'InMItut Altffoln d'Oluu 'NDE LE 10 JANVIER 1910 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Dt*oir" Mt Imprim* »u No 434 «it.ru» Notir-DïTor.» Montré»!.p»r rimprlmerlr roj>ut»lr«.rmup»i;Di* a reîpouuibUit» limité», qui én est l edltrlct.Directeur-gerant : Oerard Fillon.1^ Dr c’lr" est memBre de la Canadian Pres*, de l'Audit Bureau ot Circulation et de 1» Canadian ‘.Se», pi-.rr Awoctat! La Canadian Pre-> est aeule autonare a taire 1 einpli'i pour rehn-n un de toutes 1rs drpè.:ies att.ibuées a la Canadian Preas.à l'Aiaoclated Preaa et aua ecenre* Reuter» alliai çue ne toutes les Infortnatlo is locale» que "T e Devoir" publie.Tou» droits de reproduction des dépêchés partlcullcrea au ' Devoir" sont egalement réserve».Abonnement par la post* EDITION QIOTID1EN VF.(on an): MONTREAL et banlieues, fîé.otl : rts'tnt hors Montreal et banlieues.M6.00 ; Etats-Lnls et Empire Britannique, $10 DO ; Inlon Postale.$20.00 — EDITION DC SAMEDI (un an): $5.00.— Les abonnement» aont payable» d avanne par mandat-poste ou par cheque encaissable au pair k Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le ministère des Poste» ottsw».Téléphone: BEIair 3361* oCettres au ii DEVOIR LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI, 1er MARS 1958 M.Diefenbaker et le Québec Les relations entre M.Diefenbaker et 1rs Canadiens français ont mal commencé.On ne sait trop comment.Interrogés, les chroniqueurs parlementaires vous répondaient: “M.Diefenbaker est habile.Il n'a pas commis les déclarations énormes d’un George Drew contre les provinces ou contre les allocations familiales.Chez lui, c’est plus souterrain.Mais il est facile de sentir qu’il n’agit pas comme nous, ne tient pas compte de nos réactions, ne nous aime guère”.Nous le lui rendions.Cela est devenu plus évident au dernier congrès conservateur.On se souvient que la délégation québécoise s'est violemment opposée au choix de M.Diefenbaker comme chef du parti.Elle a même quitté le congrès en signe de protestation.Et M.Diefenbaker a montré avec raideur qu’il saurait le cas échéant se passer du Québec.En tous cas le Québec s'est passé de lui en juin dernier.Ça lui a coûté la majorité absolue.Pouvait-on s’attendre que la province se montre plus chaleureuse que la délégation conservatrice?Si des hommes du parti, qui d’habitude connaissent leurs camarades de combat, avaient manifesté autant d'hostilité à l'endroit du nouveau chef, ils devaient fonder cette attitude sur des motifs sérieux.Alors pourquoi se montrer plus conservateur que les conservateurs?Par la suite, on a entendu dire que plusieurs lieutenants de M.Diefenbaker avaient, au cours de la campagne électorale.dénoncé la dictature du Québec, du papisme et du français sur le parti libéral.Ils n’avaient pas dépensé leur fanatisme en pure perte: des observateurs anglo-canadiens expliquent le succès conservateur du 10 juin par le refus de M.Diefenbaker de faire la cour aux Canadiens français.M.Diefenbaker était au pouvoir.Nous avions élu une poignée de conservateurs: nvngre choix.Faut-il lui reprocher de s'être contenté des hommes dont l'électorat l'avait gratifié ?Je ne le crois pas.Jusqu'au moment, cependant, où il est allé se chercher en dehors du Parlement un ministre des affaires étrangères.Puisqu’il prenait la peine de conscrire M.Smith, pourquoi n’en faisait-il pas autant dans le Québec?Pourquoi ne s'est-il pas choisi chez les Canadiens français un lieutenant qui pût faire contrepoids aux anciens ministres libéraux?On a dit: de nouvelles élections approchent.et c’est alors que M.Diefenbaker renouvellera le personnel québécois du parti conservateur.fait est que M.Noël Dorion dans la région de Québec et M.Dollard Dansereau dans celle de Montréal, sont d’une autre stature que les candidats habituels du conservatisme québécois.Pourtant les candidatures jusqu’ici annoncées, dans l’ensemble, ne renouvellent pas grand chose.• Surtout, M.Diefenbaker s rencontré les Québécois et il ne leur a rien dit.11 leur a parlé de La Vérendrye.11 leur a demandé de lui envoyer plusieurs lieutenants.C'est peu pour terminer un malentendu.M.Diefenbaker parait maintenir l’attitude qui lui a valu sa victoire de juin 1057: il met sa coquetterie à ne pas faire d’avances au Québec.Il estime sans doute que cette stratégie lui vaudra des succès dans les provinces anglaises.C’est possible.Il ne s’attend tout de même pas à conquérir le Québec avec une méthode semblable.Ou bien fl estime que c'est à nous de commencer: il nous demande le premier mouvement: il ne se penchera pas pour nous ramasser.C’est une tactique dont le succès paraît doutsux.Car les Canadiens français conservent au fédéral des habitudes libérales.Ils n’en changeront pas uniquement pour faire plaisir à un chef lointain et peu liant.Ils ne demandent pas la lune.Ils ont quand même droit à ce qu’on semble s’apercevoir de leur existence.R.B.Bennett avait montré moins de gourme en 1930.Encore une foi", ce qui frappe dans les discours québécois de M.Diefenbaker, c'est l’insignifiance.Elle est telle qu’on peut la déclarer agressive.Le.chef conservateur a l’air de dire: Prenez-moi comme je suis, je ne bougerai pas d’un pouce, parcourez vous-mêmes toute la route.Il rend la tâche difficile à ses lieutenants.Il plonge dans d’amères réflexions les indépendants, fatigués d’un régime libéral excessif et prolongé, qui entendaient voter pour lui.Que cela continue, et un minimum de dignité personnelle empêchera qu’ils lui accordent leur appui.La Vérendrye ne suffit pas.L'honneur 1 de recevoir M.Diefenbaker ne suffit pas.Quelques mots de politesse en français ne suffisent pas.La traduction simultanée ne suffit pas.Ives chèques bilingues ne sont pas tout.Nous voudrions savoir j comment nous regarde l’homme qui sera peut-être premier ministre à la fin du mois, et comment il nous traitera quand il occupera le pouvoir pour de bon.Nous voudrions connaître quelque chose des attitudes qu’il adoptera touchant l’autonomie provinciale.Ces questions sont Importantes parce que, encore une fois, M, Diefenbaker nous a donné dans le passé^les motifs de nous méfier de lui.Son attitude depuis le 10 juin n’indique pas qu'il ait changé.Sa raideur actuelle continue des années de raideur.Il reste un mois avant l’élection.Les erreurs déjà commises peuvent être réparées.Mais elles doivent l’être.Sans quoi nous nous convaincrons peu à peu que M.Diefenbaker se moque de nous.Nous pourrions bien, une fois de plus, lui rendre la pareille.André LAURENDEAU L'enseignement universitaire et les "mythes” M.André Laurendeau, J'ai été soulagé par la lecture de votre article "Propos obscurantistes", publie dans le •'Devoir” du 15 février.Est-il possible que dans la belle grande province de Québec, où il y a tant de gens de bien et tant de véritables savants, que le chef politique de cette province puisse proférer de pareilles •‘baliverncs,' — j'imagine que votre directeur aurait écrit "âneries” — sur un sujet aussi vital que l'éducation.Parce que l'on propose de rendre possible l'accès aux études universitaires de jeunes, qui ont le talent et le désir de faire des études supérieures, mais qui ne sont pas ''les fils de leurs pères-’ on qualifie cette initiative de "leurre” et de "mythe” et pour justifier ces propos, on se plaît à rappeler les faillites de certains universitaires.Des enfants d’école raisonneraient mieux.Comme je lisais votre article un dentiste me disait: Si cc n’eût été de l'armée, je n'aurais jamais songer d’aller à l'université, car mes parents, de simples ouvriers, ne pouvaient que payer U nourriture de la famille.Nous avons compté trois oculistes, un ingénieur et cela tout près de chez nous, qui ont pu faire leurs cours universitaires grâce aux bourses que le gouvernement accordait aux soldats licenciés.Tant mieux.Mais quelle ironie! Il fallait donc les dévastations d'une guerre pour donner accès s l'université à nos jeunes gens.Parce que l'on parle d’accorder, en temps de poix, les mêmes avantages aux jeunes qui voudraient se qualifier pour entrer à l’université, on appelle cela un "mythe”.Ces "propos obscurantistes" sont d’autant plus amers pour nous, des minorités françaises en dehors de Québec, que l’instruction universitaire de plusieurs des nôtres est moralement nécessaire pour nous imposer à l'élément anglais afin d’obtenir notre faible part dans les affaires publiques éducationnelles, et même commerciales et économiques.Il n'y a qu’une explication plausible à cette sortie de votre premier ministre.U se sent tellement fort dans Québec.qu'il peut se permettre d’énoncer n'importe quelles balivernes, come vous dites; ou, s’il est sincère, U étudie mieux le rouage de sa machine politique que les questions d'éducation.LIN ABONNE du Nouveau-Brunswick Pour un drapeau canadien Monsieur le directeur, Puisque nous aurons sous peu à nous donner un Parlement â Ottawa aurons-nous assez de patriotisme et de fierté pour faire savoir à nos candidats éventuels que ce que nous attendons d'eux d'abord et avec energie c'est qui'ls s'engagent à nous donner un drapeau et comme le signalait en dec.dernier, le Toronto Star, après bien d’autres, qu’il soit typiquement canadien.Le gouvernement de M.Diefenbaker a déjà quelques réalisations à son actif! Félicitons-le mais, que n a-t-ii pensé que représentant un grand pays, il se devait de lui donner ce drapeau depuis si longtemps réclamé.On va nous déclamer bien des choses durant Ta présente campagne électorale, déjà on renchérit en nous promettant des millions pour ceci ou cela; mais ce capital politique ne flatte que notre esprit mercantile.et la fierté?et l'honneur?qui y pense?« Pourtant, des autorités et non des moindres ont charitablement averti l'an dernier que notre conscience politique était pervertie et immorale.11 faudrait relire cet article de MM les abbés Dion et O'Neii pour se persuader qu'il y a plusieurs causes à ces maux.L'absence d'un drapeau national explique bien des choses.Le drapeau est une chose sacrée pour les citoyens d'un pays; c'est pourquoi noua le réclamons instamment de nos gouvernants qui doivent bien en réaliser la nécessité.Les règlements municipaux \ jAOî'i IA L0î OBL»ü£Aîi CiAAOuE w-.¦ ^ PEiLETEQ SCM tQOTTOSQ aujouQO'mu; des prevaQzTateuOS en place nf luL'-aisSent pas le Pourquoi les reviser ?COURRIER DE FRANCE LA LOI-CADRE POUR L’ALGERIE — Il — Il faudrait Lyautey par Pierre DE GRANDPRE On pourrait faire confiance à la loi-cadre comme moyen d’instaurer le dialogue entre la France et ses adversaires d’Algérie, si cette loi proposant un statut politique aux musulmans devait être appliquée selon un esprit franchement évolutif.Et il serait capital qu’il en soit ainsi, s'il est vrai que cette loi-cadre est en ce moment la seule solution politique que propose le gouvernement pour accompagner son action militaire.Or il est bien difficile de conserver l'espoir d’une véritable ouverture politique après avoir suivi, depuis quelques mois, les débats fort compliqués où ce qui apparaissait de plut clair, c'érait la crainte de voir s'affirmer une personnalité algérienne réelle.se plaît à souligner que nous ne sommas plus une mais un grand pays autonome, on tarde beaucoup On colonie à le prouver, car,”oii qu'on aille on coudoie des gens d'autres pays qui s« font un point d'honneur d’arborer leur drapeau.Et nous, quelle figure faisons-nous?On je pose la même question quand on pense i TExposl-tion de Bruxelles qui nous coûte des centaines de milliers de dollars et qui cependant ne voudra rien dire aux visiteurs de notre kiosque avec son Union Jack.— Canada, dira-t-on?Connais pas — colonie anglaise?et l’on passera sans chercher à en savoir davantage.Alors le Canada aura perdu une belle occasion de se signaler comme nation, après avoir dépensé tant d’argent, et cc parce qu'on n'a jamais su mettre à la tête de ce grand et beau pays des hommes patriotes et avertis qui veulent le développement et la reconnaissance du Canada, pour ce qu’ii est, par toutes les autres nations de la terre.Mme Télcsphore THIBAULT, Nominingue La loi-cadre est aux yeux d'une ! minorité une étape vers l'autodé-1 termination politique des Musul-1 mans d'Algerie: pour le plus' grand nombre, elle est la barricade juridique que l'on s'efforce d'opposer aux puissants mouvements d'émancipation politique qui n’ont rien, en Algérie, d'un phénomène purement local ou exceptionnel.Il tombe d'ailleurs sous le sens qu'une loi du parlement français pour définir le statut de l'Algérie sans consulter les in/éressés est exactement à l'opposé du statut négocié.Qu’elle ait été agréée, et combien difficilement! par une maorité de députés, ne signifie aucunement qu'elle comblera d’aise la majorité des Algériens.Blocs-i\otes mort.[l'ACTPAUTÉI Mon chien n est pas encore mort.• en n est pas encore Que i'aurais donc dû inc la fer- comme un autre.Il me ienvoyé comme disa.t un mer, dans le temps.En touc cas, pas dire: il me sacre ça en p.’ci- | avait accueillies ont succédé chei | les populations d'outre-mer la dé.j ception, la colère, la rancune, | puis la rébellion.Cela explique ! tout.” Et il a conclu son interven-! tion par cette professionnelle foi: ! "Nous continuerons à croire à l'Union française, à croire I qu'elle devra englober même | des pays qui ont reçu l’indepen-! dance.Notre ambition est plus 1 grande que la vôtre.Car ce I n'est pas sur la force que nous ! la fondons.Nous faisons appel à | tout ce qui a été tissé au plu» | profond de ces hommes depuis | p’usieurs générations par le gé-! nie de la France.Cela peut être sauvé, j’en suis sûr, en Algérie î comme ailleurs.Mais pas par 1m ! procédés de la politique ae-\ luelle." Néctsiité d'un accord avec Us musulmans Dans cette perspective, les (rites juridiques ne sont pas l'es-î scnticl.La forme extérieure des j institutions n’est pas ce qui j offre un réel intérêt."L'essen-j tiel, disait Mendès-France à son retour de Bamako, en octobre ) dernier, c'est de savoir s'il v aura demain, en Algérie, de» homme» persuadés qu'ils doivent chercher svcc nous leur évolution et leur progrès comme c'est le cas de ces autres Africains que j'ai vus à Bamako.Si la volonté de s’émanciper avec la France réapparaît en Algérie, tout redevient possible.Si, sur place, la discrimi-interne, dans un délai de deux nation, l'injustice, le racism* ans.Quant à la revision du sta- con(;nli(>nt j prévaloir dans la tut, elle ne sera plus possible vic d(.tous ]„ jours, dans le» que deux années apres la mise en ct dans les casbah, no.» place des institutions fédérales, ' constructions juridique, reste-so.t dans quatre ans.D ici la.ront vai ct inutiles.Le scul bien des conflits peuvent surgir : problèmCi c'e.,t eux fles mu,,,!-entre le, rfi'- erses communauies .c-e5t )a néceJS;té de réa- les assemblées territ0'j iiscr un accord avec eux.Et I c’est la seule chose dont on n» Certains peuvent l'espérer.Mais parle pas." ce qu'ils ont sans doute tort d es-! Si un De Gaulle teste süen-pérer, c'est que les Algériens ac- eieux quant à l'Algérie, un Gas-cepteront de gaieté de cucur ce ( ton Deferre, un François Mitte-statut qui dans l'immédiat les di- rand tiennent un semblable .' e, au moment meme où ils as- langage, celui-là même que te-pirent tous plus ou moins à l'in- najt déià Lyautey, h Rabat, le 14 | dépendance e'.a l'affirmation de j avrii 1925 ; "Je n'ai pas cessé • i personnalité nationale.L émi* d’e^perer créer entre ce peuplo cttement du pouvoir proposé par ^ nous un état d’âme, une ami-la r rance ne peut apparaître sur ^ une satisfaction intime ciui place que comme une tactique fon^ qu'il restera avec nous le Yn i>0lri' P,UJ longtemps possible, mai.» JY «r* dr° e co,m™!’"*¦ L® Ppn’: qUj auront pour résultat final îsasr irtte-sas-k.-is*-** " l’Assemblée Nationale: "La Divisl an de l'Algéri» F.n outre, on connaît l'idée majeure de cette loi-cadre: la division de l'Algérie en territoires, alors que le statut de 1947 avait justement consacré le principe unitaire en créant l'Assemblée algérienne On divise ce dont la France elle-même a fait un tout, quitte ensuite à proposer une réunion sous forme de fédération et entre riales.•- ! 'I* ’«*1 collègues du Sénat, ça je me suis lancé.Je leur ai rap- ne page de rédaction.Puis, il va entire ne peut nous assurer l'ad- : Dans les comtés mixtes Nous avons plus d'une (ois souligne dans le DEVOIR que tous les comtes mixtes de la province de Québec en dehors de l’Ilc de Montreal $c Francisent rapidement.Cela explique qu'ils se soient donné des dccutés de langue française les uns apres les autres, à l'exception de Québec-sud ct de Pontiac-Témisca-minguc.Les anciens Eastern Townships ne comptaient pas un seul député de langue anglaise dans le dernier Parlement.Comme à l'élection de l'an dernier d'ailleurs, les conservateurs se sont choisi des candidats de langue anglaise dans Ilromc-Missisquoi, Compton-Frontenac ct Châtcauguay-Hun-'ingdon-Laprairie, Il s’agit de MM.Howard Grafftry, G.M.St'arns et Mchhill Harrington, il» feront la lutte à trois candidats libéraux de langue fran‘-taise — MM.Maurice Halle, J.-A.Blanchette et eJan Boucher.Dans Vile de Montréal, les conservateurs ont enlevé l'an rirrnJer la circonscription de taeques-Cartier-LaSalle en mi-saut sur l'accroissement de la population anglaise et en fai-'¦mt passer de justesc M.John ’’rail contre M.F.dgar Leduc.'I.Pratt est de nouveau candidat et son adversaire sera vrai-»emblablcmcnt un libéral de langue française.Dans Verdun.M.Harold Montcith, ministériel, fait la lutte au député libéral ¦-ortant, M.Yves Leduc.Dans Sainte-Anne, c’c»t M.Gerald Sullivan, conservateur, qui fera I, lutte au député sortant, M.Gérard Loisîllc, qui s’était fait élire la dernière foi» comme libéral dissident contre' un candidat officiel de langue anglaise.Dans Pontiac-Tcmiscaminguc, par contre, les conservateurs présentent un candidat de lan-eue française, M.Paul Martineau, contre le député libéral sortant, qui est de langue anglaise, M.Hugh Proudfoot.Maintenir notre représentation Si l'clcctorat québécois acceptait en bloc la liste conservatrice de préférence à la liste libérale, la représentation française à la Chambre ries commune.» se trouverait réduite de cinq députés.Il sc fmùve cependant que chaque électeur ne vote que dan* sa propre circonscription et qu'il n'a pas à 'c prononcer dan» le, autres, les nôtres ont donc le loisir de voter dans chacune de ces circonscriptions mixtes pour le candidat de langue française, à quelque parti qu’il appartienne.Au Parlement fédéral, où les Canadiens français se trouvent en minorité, nous n'avon» pas le droit de sacrifier un seul des sièges que nous pouvons nous assurer par notre vote.Nous n'avons pas le moyen de nous abandonner à une générosité excessive.Si les conservateurs nous of- j frent actuellement moins de candidats comme ils nous ont accordé moins de ministres que les liberaux, c’est que l’influence française a été très faible au sein du parti depuis de nombreuses années.Plusieurs des candidats conservateurs de langue anglaise que nous avons nommés plus haut ont été choisi.» Pan dernier dans une tentative désespérée d'enlever des circonscription* où les perspectives de succès paraissaient fort minces.La plupart ont fait meilleure figure qu'on ne le prévoyait et plusieurs pourraient ' bien sc faire élire celle année.La même situation se présente dans le sud-est de l'Ontario.Dans les circonscriptions de Russell et de Stormont, ce sont des candidat.» conservateurs de langue anglaise qui font la lut-Me à des député.» sortants libéraux de langue française.Avec relie différence que les candi riais libéraux sont a peu près assurés de la victoire.!,c parti conservateur éprouve de la difficulté à évoluer assez rapidement pour tirer parti des sympathies nouvelles qu'il rencontre chez les électeurs de langue française par suite des événements des derniers mois.Il convient probablement de ne pas être lmp sévérc à son endroit, mais cc n'est pas une raison pour abandonner de» sièges i électoraux qui nous reviennent.« fera jamais un chien fort.Y a pelé que j’ai été garçon de café,1 jusqu’à dire que j’ai manqué a pas à se le cacher, j’en regagne ! moi aussi.Y a pot de sot mé- 'mou manrlat en disant des affai-pas le diable dans l’opinion.’tier; pourquoi avoir honte?A res pareilles.C’est pas toute.Pourtant, j’essaye donc.’.Quand part d’ça, je suis sàcrement bien J’ai relu ma déclaration.J’ai la princesse orientale est venue ; parvenu.Sénateur pi maire*(ça bien peur que ça fasse drôle, as-à mon bureau, je voulais me sonne comme "primaire" mais ' t’icure que c'est imprimé.J’ai montrer fin; j'y dis; "Ah! créyc, Vest pas ça que je veux dire) parlé d’hystérie.C’est vrai que .: client politiquement de nous, '°1' toutes scs sympathie.» resteront hésion d'une population qui aspi- franç?,?eSj "' nnrte re à de.» réformes profondes”.I afiuc c 9UI 111 P ; D'autres hommes ont dit la mèm- 9U1 un'’ chose, mais c'était pour prôner Ie vcux nous faire aimer de ce au contraire les réformes profon- j Peuple.I Au lieu de tout céder sous 1* paix en maintenant l'Aigéric’dan; i pression, dans la mauvaise conic cadre d’une Réouhlique que | science ct la colère, de laisse.r .„ _ j ., .1 l'on imagine généralement é'vo- ! passer le.» occasions et d’agir un neau oene.Ce me parais- c est pas de la pct.te biere.; ai pas mentionne de noms mais hiée dans le sens d'une large R.toujours trop tard, le secret sait bon.Parait que non.J’ai Seulement, je reviens à mon c’est pire.Je me trouve à attra-j dération, à la manière du Corn- d'une politique d’envergure est bien ru s.-t réaction pi son sou- idée; pas certain que je soyc per pat mal de monde, pi pas n'on'veaiili des nations britanni-1 parfois aussi simple et nourri Le Star me tombe dessus parce que je me suis montré favorable à l'ouverture (wide open.) tous des voyous C'est donc pas comme ça que L'etlitud* dr Mcndèt-Franc» ., ., .M.Mendès-France a si bien je voyais la mairie: pair, calme,' maintenu sur tous ces problèmes , silence et discrétion.Mais sà- ! et sur celui du redressement cet cabaret.', le dimanche com- cristie (y diront que chu pas U-’ ii'onçai» une certaine Idée par-me la semaine.r« parle au mo- turgique) faut ben que je parle j luVl'e CilaU?onfo:mé sfcondu'ü' •usse; il fallait que ce soit un de temps en temps.Les libéraux j depuis dix ans.plut rire e-i coin.Ça me fait drôle: ^tnairc à rie.Comme ça va là., faut erc'rc que j'ai pas le tour avec la noblesse.Mais y a pire.Via que la presse anglaise commence A me tomber dessus.Là, je comprends pu rien.Les garçons de café n»eurent me voir en déVqntinn: j’étais pris.Y se rappelaient ma nurnal anglo-protestant qui me sont en m.parce que j’ai lé- déclaration de Toronto: "Afont-J rappelle, à moi, le moire eatho.ehc les bottes à Duplessis.J'ai réat.wide open ht/' honest"., Houe et Vturgioue, que le di vas fait pire que scs ministres.Ça leur donnait le trait sur moi.; manche ça sera jamais un jour l’i faut ben que je gagne mon __ salaire.Ca m'a brûle les lèvres ' quand j'ai flatté Duplessis su Ceux qui *’cn viennent .veut cependant que M.Maurice y,^ jjfnjs j'étais pris; ct ceux qui t’en vont 'Lamontagne, le conseiller éco faire de la gymnastique.Au fur et à mesure que le» ' n°r"iq'*e d" C*1,‘n.5.t.l'™'i/ n‘ retrouvé ma souples^ du .icnt, pose sa canoidîmirr dans ffi/in* nue narcon (fc M* conventions se succèdent on sc circon,., T Z ^aZr en re »es cli.ba'' M ^ P,n *'11 rend compte que les figures .» * ’ < 1 en nm,s cltinn* n 1 instant avait pr< ents sans renverser le cabaret,1 ' ¦ .compte que nouvelles seront trèi nombreu- jtription de l'ancien premier mi nistre.’eut ondoyer du eromion, Ca ¦muait dans le temp;;; la formule1 reste bonne.ses dans notre prochaine députation québécoise.Le» conservateurs viennent de choisir M.Charles-Edouard Campeau, directeur du service d'urbanisme de Montréal, comme leur candidat dan» Saint-Jacques.C'est dans cette circonscription et dans celle de Lafontaine où sc présente Mc Dollard Dansereau que portera le gros rie leur et- fort dans Montréal.Ornait que,fl pittoresques de notre|qu« mon chien commencerait à g'~v'e,r Me Nue Dorion se présenté ^ Il était de plu, un1 râler.’ nonce a la Tunis dnns BellechnMC.44 K.x f c .i député actif, qui a attaiché aon 5 « • Chei le* libéraux, on n*a pas nom à plusieurs quation*, rt un ‘ .encore annoncé de grosses can- orateur habile et entraînant.(llï journal de S.H .e didaturrs nouvelles.L rumeur | p.v.; Maire.Pour e.c.Le Concierge.Les départs sc font de plus en plu» nombreux chei le.» libéraux québécois.Après M.Louis-1 Seulement, ça va finir par ras- René Beaudoin, voici que l'on -er.La noblesse me rit à la fae'; \ ,, ,, .„ apprend maintenant que M.Bo- le Star m eiipmr/oiide: les iibe- n'eut nas de pcii.e a répondre e na Arsenault abandonne la poli- nt/x sont en m ; le.» garçons innpclrnt les vraie» resynr.so' l- tique active.11 n'auralt appa-irla table ont bien .senti que je »es entretiens avec le remment pas réussi à rslllerIparlais
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