Le devoir, 14 février 1913, vendredi 14 février 1913
VÛLUMfc IV—No.37 MON » REAL, VENÜREDI 14 FEVRIER, mo UN SCU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 ÜNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .UNION POSTALE , .$1.00 ¦ $1.50 * - .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration 1 71 a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.Directeur : HENRI BOURASSA TELEPHONES : ADMINISTRATION: V N UH REDACTION: Mm» % FAIS CE QUE DOIS 1 * LE PREMIER ACTE DE LA COMEDIE Le gouvernement Vemporte par une majorité de 32.- MM.Achim, Barrette, Bellemare,Boulay,Guilbaut, Lamarche et Mondou font honneur à leur parole Le Dr Paquet se distingue par son zèle ministériel.— M.Lamarche annonce que la lutte n’est pas finie RECIT DE LA SEANCE PAR M.GEORGES PELLETIER Ottawa, 14, deux heures du matin.— La Chambre vient de voter } une majorité de trente-deux voix seulement, la résolution Borden, donnant 35 millions à la Grande-Bretagne.La majorité normale du ministère est d’une cinquantaine de voix.Sept députés conservateurs ca-nadiens-français, — MM.Lamarche, Mondou, Achim, ISoiilay, Barrette, Bellemarre et Guilbault ont voté contre le ministère.Par contre, MM.Paquet, de l’Islet, Blondin, Lespérance, Sévigmj, Forget, Rainville, Gauthier, Lavallée, Girard, Pelletier, Coderre, Nantel, ont voté pour le cadeau de trente-cinq millions, quoique, il y a moins de vingt mois, ils dénonçassent la politique Borden sur les tréteaux politiques de Québec, On a là la mesure de leur sincérité.Par une majorité de 47 voix, le ministère a fait rejeter le sous-amendement Verville, et, avec la même majorité, il a fait repousser l’a-mendement Laurier.Ces deux votes furent strictement des votes de parti.Le colonel McLean, libéral, qui s’était déclaré à la fois pour une contribution et pour une marine ,a voté contre le sous-amendement Ver-ville et l’amendement Laurier, et s’est abstenu, loirs de la motion principale.Le président de la Chambre a déclaré hors d’ordre l’amendement de M.Mondou, ainsi qu’un autre amendement de M.Guilbault, dont le Devoir donne ailleurs le texte officiel.De sorte que le petit groupe des récalcitrants se trouve à avoir voté contre toutes les propositions soumises à la Chambre ce soir, et n’a pu voter sur ses deux amendements, écartés pour des raisons d’ordre parlementaire.Le principe du bill adopté, la Chambre lui a fait subir la formalité de lap remière lecture et sur demande de M.Laurier, la seconde lecture en est remise à mardi prochain, dix-huit février.* ü îj Les discours de la journée ont été plutôt brefs, quoique MM.War-nock, Law et Mondou aient parlé près d’une heure chacun.MM.Laurier, Borden, Lamarche, Demers, Guilbault n’ont parlé chacun que pendant quelques minutes.A dix heures et demie, la Chambre donnait soli premier vote, et la séance était close à une heure du matin, sa journée .finie.v Peu d’incidents.M.Médéric Martin a voulu rappeler M.Mondou à l’ordre, mais mal lui en prit, le président de la Chambre l’a fait asseoir, tandis que M.Laurier lui faisait signe d’être tranquille et calme.Le docteur Clark lui a aidé à se tranquilliser, et l’on n’en entendit plus parler.Notons que, à maintes reprises, au cours de la soirée, MM.Coderre, Rainville, Lespérance, Forget, Sévigny et Paquet, qui savaient que M.Guilbault devait saisir la Chambre d’un amendement relatif au plébiscite et au rappel de la loi Laurier, allèrent le trouver, tantôt un à un, tantôt par groupe de deux ou trois et essayèrent par tous les moyens possibles de l’induire à modifier son texte ou même à le supprimer complètement, sous prétexte que M.Borden avait donné sa parole de rappeler la loi navale.M.Guilbault s’obstina, ils se mirent à cabaler M.Bclleina-re, son voisin.M.Bellemare résista aussi.M.Paquet, en sa qualité de whip, probablement, insista plus fort que les autres, — avec le zèle d’un néophyte, mais il y perdit son travail.M.Lespérance essaya d’induire M.Lamarche à abandonner la partie, mais il tombait à mauvaise adresse.M.Paquet devrait relire la fable de Lafontaine où il est question d’une lime, et M.Lespérance aussi.Ils la trouveront au livre V des Fables.Elle est instructive.e • • Dans les tribunes publiques, affluence considérable, dames et jeunes files en toilette de soiree, ou en chapeaux de gala, curieux qui s’é-pongeaeint le front continuellement, car i Ifaisati une chaleur extrême, comme dans une étuve.Les curieux et curieuses suivirent avec intérêt le débat, pendant la première partie de la soirée, mais, une fois le vote enregistré, sur le sous-amendement Verville et l’amendement Laurier, les tribunes publiques se vidèrent.Elles offrirent un beau coup-d’oeil, surtout pendant que les députés de la droite chantèrent le Rule Britannia et que la Chambre enlière entonna 'e O Canada, puis le Dieu sauve le Roi.Au chant de cet hymne, tout le monde fut debout, même M.Oliver, fortement applaudi par les députés; et seuls les journalistes restèrent paisiblement assis à leurs chaises de bois dur, notant la physionomie de l’assemblée enthousiaste.A la fin de la séance, un petit groupe de loyalistes ardents chanta encore une fois le Rule Britannia, puis tout le monde s’en alla, les libéraux se félicitent d’avoir, grâce à la défection de quelques conservateurs, diminué à 32 voix la majorité ministérielle.On peut croire que la presse libérale fera grand état de ce vote réduit, et elle n’aura pas tort.Il prouve que, même aux Communes, la contribution de 35 millions n’a pas autant d’adhésions que le ministère l’eût voulu.Les applaudissements, pendant le discours de MM.Borden, et les votes, furent particulièrement bruyants, surtout à droite, et, au premier rang, le docteur Paquet se fit distinguer par son enthousiasme, ses éclats de voix et ses coups de poing redoublés sur le couvercle de son bureau de whip conservateur québécois.« • • M.Laurier, bref, a parlé comme d’habitude, dans le silence complet de la Chambre, mai", ses partisans l’ont vigoureusement acclamé, quand il eût terminé ses remarques, et lorsqu’il vota.M.Borden, ce soir, semblait avoir plus de feu que de coutume, et se complut à railler M.Laurier de son homélie sur la fidelité aux promesses et à la parole donnée.M.Lamarche a été clair, net, et n’a pas cherché à se retrancher derrière des phrases longues d’une demi-lieue, pour expliquer la situation telle qu'il la comprenait et les votes qu’il allait donner.M.Mondou a exposé en anglais à lu Chambre les motifs pour lesquels il la saisissait d’un amendement reproduit ailleurs.Son discours, assez long, ne saurait rentrer complètement dans le cadre de cette lettre, écrite à une heure avancée de la nuit.Le.Devoir, du reste, en publiera plus tard de larges extraits.M.Guilbault a déclaré voter selon sa conscience el vouloir accomplir tout son devoir.Il a parlé en honnête homme.M.De-mers, avec feu et verve, a rappelé la campagne de 1911 et exposé les choses à sa manière; la Chambre la bien écouté, la gauche l’a fort applaudi.m m m M.Marcile, de Bagot, est le premier orateur de la journée.En un discours français de Lois quarts d'heure, il reprend plusieurs des arguments développés par les députés libéraux, jusqu’ici contre le projet de loi Borden; puis il tente de prouver, à l’aide de citations des discourt de Cartier, que le programme naval Laurier n’est autre chose que le développement des idées de l’ancien ministre conservateur,à propos de marine.Il insiste surtout sur la campagne nationaliste faite dans Québec avant les élections de 1911, et parmi les discours d’alors appuie longuement sur ceux de M.Blondin, le député de Champlain, pendant la campagne de 1911.M.Blondin est au fauteuil, en sa qualité de vice-président de la Chambre, et des députés conservateurs vont, tour-à-tour, pour s’amuser, lui reprocher à mi-voix ce qu’il disait aim’s: “Je ne puis pas croire que c’est vous, Blondin, qui parliez ainsi, en 1911,” lui dit entre autres M.Pcllelier, le ministre des postes, en roulant une.cigarette entre ses doigts,nerveux.M.Blondin sourit.Il ne parle pas en 1!)13 comme il parlait en 1911."Quantum mntntns nb illo," eût dit le poète.M.Deniers, en une demi-heure, avec verve et fougue, rappelle, lui aussi, la campagne de 1911, reproche aux députés nationalistes aujour- d’hui au parlement leur mutisme sur le débat entrepris à propos de la résolution Borden, déclare que le ministère de celui-ci ne vivrait pas quinze jours, s’il n’avait comme appui principal ce groupe d’hommes élus contre la marine et qui voteront en faveur d’une contribution, ce soir, et ajoute que si quelques-uns d’entre eux se détachent du bloc ministériel, sur un amendement quelconque, ils le feront sans esclandre, et en suppliant le ministère de ne pas les considérer comme des ennemis.“Le Devoir,” dit-il, sans s’en expliquer autrement, “parle de conspirations entre les deux chefs, sur ce sujet de la marine.Mais le Devoir est l’âme de la seule et unique conspiration qui soit, dans le pays.” Il vante la politique de M.Laurier, telle qu’exprimée dans le bill naval de 1910, puis dans l’amendement Laurier, dont la Chambre est saisie depuis le 12 décembre dernier, assure qu'elle n’est que le développement normal de la loi Cartier, et prend à parti les nationalistes pour avoir écrit et crié partout, affirme-t-il gravement, qu’il ne faut jamais aller au secours de l’Empire, ni de la défense de sa suprématie, quoiqu’ils se disent bons el fervents sujets britanniques.• Les oppositionnistes, en suscitant le sous-amendement Verville, qui se rattache à l’amendement Laurier et l’endosse pratiquement, à condition qu’il soit soumis au peuple et en reçoive l’approbation, comptaient rouler les récalcitrants.Car ceux-ci, mis dans l’impossibilité, grâce à cette manoeuvre, d’ajouter un autre sous-amendement à la résolution principale, se trouveraient acculés, comptaient les libéraux, ou bien à voter pour le sous-amendement Verville,—qui comporte l’acceptation de la politique navale de M.Laurier,—ou bien à voter contre et à se taire dire ensuite qu’ils avaient refusé l’appel au peuple.M.Lamarche a remis les choses au point, vers les six heures, en un bref discours, de cinq minutes à peine, et dont voici le texte complet: (11 l’a fait en anglais, nous traduisons.) “J’ai l’intention d’attendre lors de la seconde lecture du bill Borden pour exposer au long mon opinion et celle de mes électeurs, sur cette question navale.Mais je fais immédiatement quelques remarques préliminaires.Car le sous-amendement de M.Verville, dont il a saisi la Chambre mardi soir, a trait à un sujet important, et je mf dois d’expliquer en quelques mots le vote que je donnerai sur ce texle, au cours de la soirée.“La politique navale du gouvernement Borden était à peine formulée, dès avant l’accession de M.Borden au ministère dans un discours qu’il fît, étant chef d’oppositio”, que j’en devins tout de suite l’adversaire déterminé.A cette époque, l’on pouvait prévoir les grandes lignes de sa politique actuelle, mais le montant de la contribution était fixé à 820,000,000.Ce n’est pas l’accroissement de cette contribution, cl le fait de la porter à 35 r-Mlions qui me fera changer d’avis.Si la politique Borden a changé quant aux chiffres, le principe en reste le même et mon attitude ne change pas, non plus que mon opinion à ce sujet.J’y suis opposé.“Quant à la politique de M.Laurier, je l’ai combattue dans le passé et ce n’est pas parce que l’on suggère dans un amendement, de construire deux escadres, en sus du Niobé el du Rainbow, que je deviendrai tenant du programme de l’opposition.“Et maintenant, parions du sous-amendement Verville.Je suis du même avis que le député de Maisonneuve, quand il dit qu’il faudrait soumettre la question navale au peuple, Mais je ne partage plus son avis, quand il admet pratiquement dans son discours que la politique de son parti, — celle de M.Laurier, par conséquent, — ne devrait pas être soumise à la consultation populaire.Si le sous-amendement Verville n’était pas rattaché à une politique navale que je désapprouve je lui donnerais mon appui le plus sincère.Mais je désapprouve le programme Laurier comme je désapprouve le programme Borden et je voterai donc contre le sous-amendement Verville, intimement lié à la politique libérale.” Plusieurs dcptucs de la gauche qui attendaient une déclaration des récalcitrants, quant au texte Verville, rient moqueusement des déclarations de M.Lamarche.Mais il ne s’en émeut pas, et, pour conclure ses brèves remarques, il ajoute froidement: ! “Au reste, nous donnerons l’occasion à nos amis de la gauche, d’ici peu, de prouver leur sincérité et nous verrons s’ils sont sérieux, quand ils parlent de l’appel au peuple”.Les députés qui riaient tantôt ne rient plus du tout.Ils attendent, mais M.Lamarche, qui connaît la procédure parlementaire., ne saisit la Chambre d’aucun sons-amendement.Le petti groupe récalcitrant exposera tantôt son programme.a # * M.Law, député libéral de Yarmouth,, est le premier orateur de la soirée, Il est responsable du malheureux voyage du Niobé dans les parages de Yarmouth, où il s’échoua un soir de juillet 1911, et, à ce titre, il entreprend d’exposer le but de cette croisière, parmi les rires moqueurs de la droite.Il paraît que si notre premier croiseur s’éventra sur un rocher, c’est parce qu’il avait été assister au cent cinquantième anniversaire de la fondation de varmouth.Ceci consolera sans doute les contribuables canadiens d’avoir dépensé plus d’un million et demi pour ce sabot.Un autre dépulé libéral anglais, M.Warnock, explique à son tour sa manière de voir, qui ne diffère pas sensiblement de celle des autres libéraux.Et puis, c’est l’étape finale du débat, quant au sous-amendement Verville.M.Laurier se lève.“Je ne veux pas faire de long discours, dit-il.Nous avons convenu de disposer de cette résolution navale aujourd’hui, nous allons le faire.Aussi serai-je bref.Mais M.Verville, avec son sous-amendement, a introduit un nouvel élément dans la discussion.Je ne sais si j’ai bien compris M.Lamarche, cet après-midi.Mais j’ai cru entendre qu’il disait que M.Verville ne demande pas l’appel au peuple sur mon amendement.11 fait erreur.M.Verville veut l’appel au peuple sur mon programme naval et sur celui de M.Borden.Et il me semble que le gouvernement ne peut refuser le sous-amendement de M.Verville, parce que, souvent le ministère, et ses membres d’aujourd’hui, alors qu’ils étaient dans l’opposition, ont promis de ne rien faire, sur la question navale, sans consulter le peuple au préalable.La question, en soi, n’est pas nouvelle, on parle de la marine canadienne depuis la confédération.Et, en 1909, nous avons adopté la résolution sur laquelle est basée la politique navale du parti libéral.Je ne croyais pas alors qu’il y aurait besoin de soumettre cette question navale au peuple, car les deux partis semblaient d’accord sur ce point.Et personne ne parta, à la Chambre, de cet appel au peupU, en 1909.Ce ne fut qus plus tard, pour des raisons de tactiqcn politique, et absolument étrangères aux questions de principe, que le parti conservateur se réclama de l’appel au peuple.M.Monk saisit la Chambre d’une proposition à ce sujet, en novembre 1910, proposition où il exprimait son regret de ce que le gouvernement n’eût pas soumis sa politique navale au peuple et qu’il ne l’eût pas non plus consulté sur la question générale de la contribution du Canada aux armements impériaux.M.Borden et ses amis approuvèrent cette résolution, comme plus tard, ils réclamèrent aussi l’appel au peuple sur la question navale complète.Les conservateurs de Québec le promirent à leurs électeurs en 1911, avec tes nationalistes.M.Bordert s’en fit des alliés et approuva à maintes reprises leurs réclamations à ce sujet.” M.Laurier cite alors de nombreuses déclarations de M.Borden, à (SUITE A LA 2èmc PAGE) îilLLET DD SOIR LA SAINT-VALENTIN.C’est aujourd’hui la Saint-Valentin.Trouvez, si vous le pouvez, un lien explicable entre la réminiscence païenne de Cupidon-sagittaire et le souvenir du bon saint Valentin, prêtre et martyr dont l'Eglise fait mémoire aujourd’hui—moi, j’y renonce.La saint Valentin n’aywit rien de commun avec la marée se trouve fort mal à Taise de se présenter en Carême.Elle cadre mieux parmi les grosses joyeusetés du carnaval.• Par le grotesque de ses caricatures et l’anonymat de l'expéditeur, le valcntin n’est que de la mascarade en enveloppe.Peu de personnes, même les plus sérieuses et les plus dignes, peuvent se vanter de n’en avoir pas commis un dans leur vie.Il satisfait, en effet, deux penchants de notre nature: le besoin de tourner son prochain en ridicule et celui de faire de la délation.L’envoi d’un Valentin est la plus lâche de toutes les délations puisqu'il consiste à faire connaître anonymement à un individu ses laideurs physiques ou morales.C’est faire à quelqu’un de la délation sur lui-même, derrière le prudent abri des distances postales.Quoi que j’en aie dit tout à l’heure, U a au moins un trait de ressemblance avec le Carême en ce qu’il sert à humilier.Il n’y a que les amoureux à ne pas abuser des licences de la Saint Valentin.Ceux-ci se contentent innocemment de mettre dans des coeurs exagérés le trop plein du leur.Ils feignent de changer leur calligraphie, mais leur coeur hypertrophié se trahit à des aveux naïfs, comme les embonpoints trop marqués saillissent sous le domino, à la mascarade.Pour moi .celle fête me vieillit.Elle me rappelle le temps où au collège, nous faisions de nos professeurs des caricatures plus laides par maladresse que par méchanceté qui nous récoltaient du succès parmi nos condisciples et des pensums après l'inévitable confiscation.Le succès ne s’achète plus, hélas! avec des pensums, sans cela nous passerions volontiers nos nuits à mêler à des pers d’Haraçr ou de Virgile d’inintelligibles "paters”— pour aller plus vile.Louis BRETON.Galerie Historique La Galerie Historique du Dr, N.E.Dionne se complète rapidement.Nous venons de recevoir des volumes 7 et 8 qui traitent de cinq sujets différents.Le volume VII nous remet sous les yeux la dispute grammaticale qui eût lieu naguère entre l’abbé Jérôme Demers et l’abbé Thomas Maguire, vicaires généraux à Québec.En 1841, M.l’abbé Maguire publia un manuel des difficuliés les plus communes de la langue française, adapté au jeune âge.L’abbé J.Deniers en fit une revue critique dans la Gazette de Québec, M.l’abbé Maguire défendit son travail et M.l’abbé Demers répliqua par une étude qui couvre une quarantaine de pages.Le débat est intéressant.Ce qui l’est davantage pour la généralité du publie, c’est la partie biographique.M.l’abbé Demers était un homme supérieur.Deux fois il refusa l’épiscopat.Le volume VIII contient une étude sur la Petite Hermine de Jacques Cartier, dans laquelle, l’auteur discute l’authenticité des débris conser-véN comme relique «à Saint Malo : une monographie du Séminaire de Notre Dame des Anges de Québec; une autre de Jean-François de la Roc-que, seigneur de Roberval et des vice-rois et lieutenants généraux de la Nouvelle France.La plupart' de ces travaux ont été publiés dans différentes revues ou mémoires, mais il ne faut pas croire que la Galerie Historique se contente tic les réunir sous un format plus commode.L’auteur a considérablement retouché, ajouté, modifié ou retranché, selon que l’exigeaient les derniers renseignements qui n’échappent pas à l’attention du Dr Dionne.J D.La colonisation au Témiscamingue La Chambre de Commerce de Ville Marie adresse à “l’Action Sociale” un mémoire préliminaire sur l’état de la colonisation dans cette région.Elle demande en outre au confrère la permission d’exposer dans ses colonnes les griefs qu’elle croit opportun de faire connaître nu public.Est-ce que tout ne va pas aimi bien qu’on nous le disait dans le Témiscamingue?L’avocat (te In cité est d'opinion que Montréal devrait réglementer à nouveau les représentations théâtrales à Montréal.Est-ce bien les règlements ou l’observance des règlements qui fait défait?UNE QUESTION DE HAUT INTÉRÊT PUBLIC L’attitude du Parlement La question du crédit populaire n’obtiendra probablement pal cette année d'autre honneur parlementaire que la discussion provoquée l’autre soir par M.Meighen.La Chambre est trop préoccupée des que» lions impériales pour s’intéresser à un tel sujet.Le temps de nos parlementaires serait pourtant mieux employl à l’examen de pareilles questions qu’à celui des querelles anglo-allemandes.Pour tous ceux qui veulent se donner la peine d’y regarder d’un peu près, la preuve est faite que les caisses de crédit sont un facteur puissant de prospérité, et même de moralité publique.M.Meighen n’a eu qu’à puiser dans l’histoire économique de l’Europe et même de notre province pour fournir à ses auditeurs une irréfutable documentation.Une longue expérience a aussi permis d’amener le mécanisme de ces caisses à un degré de perfection qui otire au public toutes les garanties raisonnables.• « ^ En fait, les seuls obstacles sérieux que rencontrent chez nous le crédit populaire sont l’ignorance et l’apathie d’un certain nombre d’hommes publics.Les uns ne se soucient pas de faire une grosse bataille ià-dessus parce que le sujet n’a pas encore atteint la très grande notoriété et qu’ils n’aperçoivent pas l’avantage personnel ou de parti qu’ils en pourraient retirer.Les autres ne savent pas le bien dont les caisses sont capables ou.se laissent embarrasser par des préjugés que dissiperait toute étude sérieuse.11 "st bien clair qu’un certain nombre de parasites qui vivent de l’usure et de l’exploitation des pauvres gens seront blessés dans leurs intérêts par la diffusion des caisses de crédit, mais le Parlement n’a pas à en tenir comp'e.On a pu soupçonner, en quelques milieux, l’existence, entre les banques régulières et les caisses, d’une certaine opposition.Qu’on y regarde d’un peu près et l’on verra’que l’opposition n’a pas de raison d’être.Ainsi que le faisait remarquer au congrès social des Trois-Rivières un homme d’affaires qui était alors gérant de banque, les caisses et les banques travaillent en réalité sur des terrains différents.Les caisses répondent à des besoins auxquels les banques ne sauraient satisfaire.En effet, l’installation et le maintien d’une succursale de banque dans un endroit quelconque, exigent une dépense qui restreint forcément la diffusion des succursales, tandis (pie la caisse de crédit peut naître et vivre dans les plus pauvres paroisses — où, précisément, i’on a le plus besoin de ses services.D'autre part, la caisse reçoit des dépôts — cinq, dix, vingt sous — qu’on ne songera jamais à porter à la banque et qui, recueillis par les caisses, finissent par former des piastres, tout en créant le goût et l’habitude de l’épargne.11 est bien certain aussi que, du point de vue prêts, les caisses d’épargne peuvent rendre aux pauvres des services que ceux-ci n’oseraient pas demander aux banques et que, dans certains cas, celles-ci ne pourraient même point leur rendre.Par contre, que les caisses créent le goût de l’épargne, qu’elles habituent leurs membres au maniement des affaires, qu’elles facilitent la création de.petites entreprises, _et tout de suite les ,banques profiteront de l’amélioration générale des conditions économiques el recevront des clients sur lesquels elles ne comptaient point.Vus de haut, les intérêts des caisses populaires et des banques s’accordent et se lient.* * * Il serait vain de récriminer longuement contre l’apathie des Chambres.Toutes les réformes sc sont heurtées à de pareils obstacles; l’important, c’est de continuer, sans défaillance, à éclairer l’opinion.La victoire est certaine.Nous avons eu la joie, à Québec, de voir le premier ministre et le chef de l’opposition (M.Gouin et M.Tellier) se donner la main pour inscrire dans nos statuts la loi qui organise les caisses et qui nous crée, de ce chef, une supériorité sur toutes les autres provinces.Nous verrons tôt ou tard le même spectacle à Ottawa, si nous savons vouloir avec énergie et persévérance.Le dévoué promoteur des caisses canadiennes, M.Alphonse Desjardins, peut constater que chaque jour grandit la troupe de ses adhérents et de ses amis.Orner HER0UX.Sur le Pont d’Avignon.Eh bien, la majorité ministérielle est beaucoup moindre que le chiffre prévu par 1l*j uns et les autres.* Sÿ * Sept députés ministériels ont tenu parole à leurs électeurs.* ?« Les autres ont préféré les honneurs à l’honneur.$ $ * Parmi les fidèles à leurs engagements ne figurent pas ceux qui furent les plus ardente à dénoncer et à promettre.* » * On ne trouve pas non plus les trois ministres élus contre le projet de marine Laurier et de contriûu-tion Borden.* * » Pelletier, Nantel.Coderre, Sévigny, Rainville, L’Espérance et le reste: tous traîtres à leurs engagements.:ü >:t * Jusqu’au Dr Paquet député de l’Islet! Lui qui avait résisté aux premiers assauts lors de la question du Kewatinü Lui qui cherchait des encouragements à persévérer III Lui qui fut à Drummond, à Mont-magny, à Témiscouata.ren chambre, le plus ardent adversaire de toutes les formes de participation aux guerres de l’empire!!!! • a • Tombé lui aussi sous le coup du deuxième assaut.Il n’a nas même eu le courage de se redresser devant le ministre dont il prévoyait et dénonçait la néfaste influence avant, même que le dit personnage devint le collègue de M.Borden.* * • Ils étaient plus de vingt qui avaient promis de combattre à mort e projet de marine Laurier et Borden.Sept seulement ont fait leur devoir jusqu’au bout.Honneur à ceux-ci! * * * S’il y a vingt hommes capables de sc tenir debout devant les ministres, le projet Borden ne passera pas, s’écriait M.L'Esnérance à Montmagny.Les vingt furent élus mais, il n’y en cul que sept qui restèrent debout el parmi les sept on cherche en vain le même M.L’Espérance.# »|î # On a chanté Rule Britanniai, God Save the King, etc.Pourquoi pas aussi “C’est le roi Dagobert.’, etc.» »!t * Le Jos.Rainville de a séance d’hier n été le Dr.Paquet député de l’Jslot.HÔIoa* Ah! c’est, d’après VEvénemcnl, un argument absurde que de soutenir que les deux partis politiques succombent aux arguments des constructeurs de vaisseaux de guerre, sur cette question navale.Que VEvénement nous explique donc alors pourquoi les deux partis ne veulent pas laisser parler le peuple librement sur l’à propos de cette politique nouvelle.$ * * La Gazette publiait, hier un article très grave sur la proposition plébiscitaire de M.Verville.Le vieil organe conservateur redoute-t-il un accident?s< s> s> Le Canada est surpris que les députés canadiens-français hésitent tant à se prononcer sur la question navale.La plupart sont peut-être d’opinion avec M.Rodolphe Lemieux que le fait d’appartenir à la minorité dans le pays “les met dans une position difficile”.* * * Il n’y a pas de compromis possible sur les questions de principes, s’est écrié M.Rodolphe Lemieux dans son discours sur la question nationale.Or le seul point sur lequel M.Lemieux est d’une féroce intransigence, c’est le pouvoir.Donc le pouvoir est le premier el probablement aussi le seul principe de M.Rodolphe Lemieux, n * • La solulion préconisée par M.Borden est la meilleure dans les circonstances et les chefs du parti libéral le savent, dit l’Evénement.La solution que M.Borden propose cette année est la même que csi: le qu’il proposait en 1911, celle que l'Evénement et scs directeurs et presque tous les candidats conservateurs dénonçaient si énergiquement.A part le changement de gouvernement qui l’a fait passer dans les regions plus chaudes du pouvoir, quelles sont les circonstances qui amènent l’Evénement à croire que la solution si mauvaise l’an dernier est devenue la meilleure aujourd’hui ?* * * La Gazette rappelle que le président Taft perdit beaucoup de terrain dans l’opinion publique parce qu’il ne resta pas fidèle à sa promesse de faire réduire le tarif, et elle en conclut qu’un candidat qui se fait élire sur une promesse formelle fait beaucoup mieux de la tenir.Quelle opinion la Gazette doit-elle donc avoir des députés et ministres qui sc sont fait élire en promettant de voter contre la marine Laurier ei contre le projet de contribution Borde»1 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 14 FEVRIER 1913 VOL.IV.— No.17.LE PREMIER ACTE DE LA COMEDIE ( SUITE DE LA \ire PAGE) Va Chambre et au pays, sur cette af-| quant à la question de la défense ter-Jaire d’appel au peuple et conclut i ritoriale de notre pays, les circonstan-jn invitant M.Borden et ses gens à ; ceg ou Cartier fit adopter la loi de la Wer pour le sous-amendement \ er- j pourvoyant à )a defense du Ca «ille.Si vous ne le faites, vous, 11 * crvi^nnoî.I nada.sur terre, et.une secor les, vous ' * fnanquerez aux promesses solennel-; na mais qu’il ne saurait en homélie pour lui! Ce soir u scinmc| territoire, mais qu’il ne saurait entrer dispose a abdiquer la direction de , , .,, .l .: 1 .i,, dans a politique d armements impe- son parti aux mains de M.Vervitle.^ 7 Il reconnaît que son amendeniLMit, riaux sans avoir au préalable, fait eta-e.st incomplet.Nous, nous avons blir son statut, quant à sa participa-toujours suivi notre politique et tien aux conseils impériaux relatifs à rempli nos promesses.(Hires sar-jia pajx et ^ ]a guerre, prend à parti castiques, à gauche).J’ai dit, sur cette question nava e, que si nous venions au pouvoir, nous consulterions l’Amirauté, quant à la situation, que nous saurions toute la vérité, que, s’il y avait besoin urgent, nous agirions au plus tôt et que, ensuite, quant à l’établissement d’une politique permanente, nous consulterions le peuple après l’avoir formulée clairement.C’est ce que nous sommes en train de faire.Il y a besoin, nous agissons sans tarder.M.Laurier, lui, qui se targue de respectre ses promesses, ne se rappelle-t-il donc pas, ce soir, qu’il vota jadis contre une demande d’appel au peuple sur cette même question navale, demande dont M.Monk saisit la Chambre en 1910, au débui de février, et en novembre de la M.Laurier et ses gens, pour leur atti tude vacillante, sur la question navale, rappelle les articles virulents et antibritanniques du “Soleil” et du “Soir”, en 1896, et parle de Vidéal de Québec, en ce qui a trait à la défense du pays.“Québec est autonome, s’il est loyal à la Couronne britannique, et il a le droit de donner son opinion.En 1911, Québec a exprimé son mécontentement de la politique Laurier, et j’affirme que, à l’heure actuelle, Québec ne veut pas que nos relations avec la métropole soient le moindrement changées, tant que nous n’aurons pas voix dans la conduite des affaires de l’Empire.Nous verrons, si on nous même année?Nous le lui rappelons! donne cette voix, ce que nous ferons”, cc soir.Et, lui qui refusait jadis hij Comme M.Mondou finit son disconsultation populaire, quand ni „„„ , ___ , „.était au ministère, il la réclame ! four® et flue le Plaident de la Cham-maintenant, après avoir fait voter '5re ht son amendement, M.Laurier sa loi.Belle sincérité, et qui le jest debout: “Je crois que ce texte est prend quand il est dans les rangs j hors d’ordre”, dit-il.“Cet amende- o ppo su t i on n Ls t e s ! ment n’ajoute ni ne retranche rien à M.Borden explique ensuite qu il ne ,, - , , • 1 t, , j .ila resolution Borden.Il ne remplit propose pas de donner do millions a la „, , .,, , r * j ’ , ., t pas les conditions d’un veritable amen- Grande-Bretagne, mais qu il veut les ,_.u .* 1 i- .dement.A ce titre, je soumets qu il dépenser sous ! autorité et la direction , , , 1 , .j.„ , .faut le mettre de cote.“C’est aussi du ministère canadien, avec Tententei„ t, ,., , lavis du president, M.Sproule”.Bou- que nos navires nous appartiendront i-., , \ , , i i nnot 'f'f 9ue le parlement ne peut être et que nous pourront les rappeler ., ., , , y sdIsl deux fois a la meme session d’un d Angleterre quand nous le voudrons, en temps convenable.“Notre politique actuelle, mais c’est un gage et un témoignage de notre estime de nous-mêmes, une affirmation vivante de notre désir de garder intacts les liens britanniques!” s’exclame-t-il au milieu d’un tumulte enthousiaste de la droite, où MM.Pâquet et Rainville trépignent de loyalisme.“Je parlerai plus tard, pendant la discussion sur le bill, en seconde lecture, du but de M.Laurier, avec son nouveau programme, et du retard que l’exécution de celui-ci apporterait au règlement satisfaisant de la question navale.Le peuple a approuvé, par son verdict de 1911, l’attitude que je prenais alors et que je prends ce soir, et il n’est nul besoin de retourner le consulter, puisque nous avons son avis nettement exprimé”.Derechef, la droite manifeste bruyamment son approbation de ces paroles, et, le silence rétabli, le président de la Chambre lit le texte Ver-ville.Longue sonnerie vibrante, dans les couloirs, sortie des whips affairés, allées et venues dans les allées, entre ! les travées, courses vers les fauteuils, invitations de la gauche à M.Rainville de chanter le Rule Britannia, autres invitations analogues à M.Pâquet, et chant du Rule Britannia par la droite anglaise.“Un solo, M.Rainville!” crie M.Lapointe, de Kamouraska.Mais M.Rainville reste coi.La gauche entonne à son tour le “O Canada!” la droite s’y joint, et MM.Borden et Pelletier sont au nombre des choristes.M.Laurier entre, tapage acclamatif de la gauche, reprise du “O Canada”.M.Oliver se montre dans la porte centrale, vifs applaudissements, à la gauche qui est d’excellente humeur.La droite attaque le “Dieu Sauve le Roi”, tout le monde est debout, sur le parquet et dans les tribunes, M.Oliver, comme les autres, chante l’hymne loyaliste et la droite, avec une pointe d’ironie, 1 applaudit de ce geste, en souvenir du soir où il resta rivé à son fauteuil, en une pareille circonstance.Des livres Meus décrivent des trajectoires dans l’air et caressent rudement des crânes polis.C’est le défilé des whips, applaudis gaiement, la lecture du texte Verville par M.Sproule.l’é-i numération des noms par le second secrétaire de la Chambre, le pointage des votes, sur la grande page où sont inscrits les noms des députés.Des acclamations saluent les chefs, quand ils se lèvent.M.le colonel McLean, libéral, vote avec le ministère, contre le sous-amendement, et c’est, à droite, une.manifestation assourdissante, où l’on entend par-dessus tout la voix de M.Pâquet, qui agite au-dessus de sa tête un grand mouchoir blanc.“Pâquet arbore le drapeau de la capitulation!” remarque, à gauche, dans le brouhaha, M.Lapointe, de Kamouraska.Le silence revient et le premier secrétaire donne les chiffres du vote.“Pour le amendement ou d’une résolution subs tantiellement rédigée de la même façon, et dans les mêmes termes.M.Mondou a admis tantôt que son amendement était en substance le même que celui dont il a saisi la Chambre en novembre dernier.Je suis donc obligé de l’écarter.” Rires, à gauche, dont le chef vient de tirer le ministère de l’embarras.Aux banquettes ministérielles, la satisfaction épanouit tous les visages, et MM.Nantel et Pelletier surtout semblent fort réjouis.Pas de vote sur l’amendement Mondou.constitue d’autant plus que par d’autres clauses du reglement on exige la vaccination dans les trois premiers mois de la vie, puis à l'entrée de l’école et enfin dans toute maison infectée par la variole.Il demanda que les mots tous les sept ans” soient retranchés, laissant la clause dire que toute personne devra être vaccinée.M.l’échevin Boyd s’opposa à cette suppression, disant que le cas échéant 011 serait bien ai*5e de profiler de ce pouvoir pour vacciner ou revacciner et empêcher ainsi la propagation de la maladie.Le docteur L.Laberge, chef du Bureau d’Hygiène, expliqua que si l’on enlevait les mots “tous les ept ans,” les autorités sanitaires ne pourront pas, lorsqu’il y aura menace d’epidetnie, revacciner ceux chez qui le vaccin aura perdu sa force et son efficacité.Ln effet, la loi donne actuellement le droit de vacciner toule personne trouvée dans une maison où s’est déclarée la variole, mais pas ailleurs.Ce que le docteur Laberge veul maintenant, c’est de pouvoir, en cas de menace d’épidémie, vacciner toutes les personnes qui ne sont pas protégées contre la maladie.M.l’échevin Garceau propose alors la clause suivante: “En cas J d’épidémie ou menace d’épidémie, le médecin-officier de santé aura L droit de revacciner toute personne dont la dernière vaccination datera de plus de sept ans.Cette clause rencontra l’approbation de tous, niais fut laissée en suspens, à la demande de l’échevin Boyd.L’isolement des cas de maladies contagieuses a aussi été longuement discuté.Le doeteur Garce a u voulait permettre l'isolement dans les maisons privées, même pour la variole, ce cpii fit littéralement bondir le docteur Laberge.Ce dernier dit qu’il ne consentirait jamais à pareille chose.Le comité a définitivement adopté, hier, les chapitres 4, 5, 6, 7, 8, 9, tf).11, 12, 13 et I L Comme le président va lire la réso-: ______________ lution principale.M.Guilbault,.de Jo-j ]^||e Cartier à bette, est debout: “Pendant la derniè re campagne, dit-il, j’ai souvent demandé le rappel de la loi navale Laurier et le plébiscite, sur cette question.Plusieurs de mes collègues actuels ont fait comme moi.Pour être conséquent et pour remplir ma promesse, il faut que je demande ici le rappel de la loi et le plébiscite.Je le fais tout de suite.M.Borden est conséquent, il a toujours voulu une contribution.| Ses collègues du ministère ont droit à leur opinion.Mais j’ai aussi droit à la mienne, et je l’exprime.Un adversaire plus terrible que le parti libéral aura raison de moi, un jour, je disparaîtrai de cette Chambre, mais je ne veux pas que l’on dise alors que je n’ai pas tenu ma promesse, que j’ai failli à mes engagements.Si je démérite aux yeux de mon parti, je ne veux pas démériter aux yeux de ma conscience.Je veux avoir la satisfaction du devoir accompli”.L’amendement Guilbault déposé devant la Chambre, le président intervient: “Ce texte demande le rappel d’une loi inscrite aux statuts.Mais cela ne se peut faire ainsi.L’amendement est donc hors d’ordre, sur ce point.Quant au reste, i! demande un plébiscite.Or, c’est substantiellement la même proposition que celle que formule le sous-amendement Ver-ville.Donc, c’est encore irrégulier.Je suis encore contraint de mettre ce texte au panier”.Plusieurs murmurent que si M.Verville a demandé l’appel au peuple, pur et simple, M.Guilbault veut le plébiscite.Mais cela n’y fait rien, son sous-amendement est écarté.* * *c C’est le vote final.Sonneries.La Chambre est solennelle.Les uns après les autres, les députés enregistrent leur nom.MM.Achim, Mondou, Lamarche, Boulay, Barrette, Bellemare et Guilbault votent contre le ministère, les autres conservateurs cana-diens-français votent les trente-cinq millions d’emblée.Le secrétaire dit : “Pour, 115, contre, 83”.La droite applaudit, mais* d’un air un peu embarrassé de voir qu’elle a une majorité si mince, après les chiffres de tout-à-l’heure.Elle n’a que 32.A gauche, Oiïtremont Nous apprenons avec plaisir que Mlle Cartier,une musicienne oui nous fait le plus honneur, vient d’etre nommée organiste à Outremont.On sait que la jolie ville sera bientôt dotée d’une magnifique église.MM.Casavant Frères, de Saint-Hyacinthe, ont obtenu le contrat d’un orgue puissant presque aussi considérable que celui de la cathédrale de Montréal.L’instrument sera complètement installé vers le 15 avril prochain alors qu’on en fera la bénédiction et l’inauguration.Mlle Cartier se propose, à cette occasion, de donner deux grands concerts sacrés.A ces concerts or.entendra, entre autres oeuvres, la célèbre “Fantaisie dialoguée”, de Boellman, pour orgue et orchestre, et le “Concerto” de Haendel, pour orgue et cordes.Nous offrons à Mlle Cartier nos félicitations les plus sincères, et nous formons pour elle, les meilleurs voeux d’un long et durable succès dans son nouveau poste.Paul-G.OUIMET.L’impôt à Québec L’AUGMENTATION DES REVENUS EST CONSIDERABLE.“C’est une sentence de mort que vous portez contre un vieux pilote quand vous le forcez à quitter le service, car il ne vit pas longtemps a-près cette retraite”, déclarait hier, M.Wilbrod Gauthier, président de l’Association des Pilotes de Montréal, en réponse à une question du capitaine Lindsay devant la commission qui a commencé au Board ot Trade â s’enquérir des conditions du service des pilotes du Saint-Laurent.Le capitaine Lindsay préside cette enquête.Les deux autres commissaires sont M.Thomas Robb, secrétaire de la Shipping Federation, et M.A.Lachance, président de la Corporation des Pilotes de Québec.M.Gauthier a soutenu qu’on avait droit d’examiner la vue du pilote mais que la question d’âge ne devait pas compter car les vieux pilotes sont les meilleurs.Il croit que le Saint-Laurent est la rivière la plus difficile à naviguer pour les pilotes.L’estuaire du Gange, si renommé par ses difficultés, ne peut entrer en lutte avec la route Québec-Montréal.LES APPRENTIS M.Achille Gosselin, un apprenti, déclare qu’après avoir subi ses examens avec succès, il attendit 11 ans avant d’obtenir un emploi.11 cite le cas d’un autre apprenti qui dut attendre 15 ans.M.Gauthier répondit qu’il faut neuf ou dix ans d’apprentissage pour faire un bon pilote.Il demande de limiter le nombre des apprentis comme est limité celui des pilotes.Le commissaire Lachance, qui est lui-même un pilote, ne croit pas que la question d’âge soit une raison de mettre les pilotes à la retraite s’ils sont encore compétents.Le capitaine Riley a parlé des faux pilotes.La commission s’est prononcé en faveur de leur arrestation en vertu de la Loi des Pilotes.Des représentants de presque toutes les compagnies de navigation ont assisté aux séances de la commission hier.DANS LE Monde Ouvrier üh- (.De notre correspondant.) Québec, I L—-Le maire Drouin a annoncé à une réunion de la Commission des finances que le résulta 1 de l’applicaliou du système d’impôt basé sur la valeur réelle de la propriété.qui a été substitué l’an dernier, à celui de la valeur locative, accuse une augmentation de revenu de.$103,012.84.Le revenu de la ville cette année s’est é evé à 81,222,289.57 contre $1,119,289.57 l’an dernier.La valeur de la pro-priété ininosable esl de $58,148,161 et celle de la propriété non-imposable de $13,020,1(1(1.manifestation bruyante, on se félicite sous-amendement, 75, contre, 122” Le °n VOcifère’ 0,1 se ministère a 47 voix de majorité, tous T*! ^ droite entonne le "Rule Britannia”,_ cet hymne devient une scie, à la fin!__ la gauche s’y joint, et, comme nos députés défilent dans les couloirs pour aller se reposer de la journée, les derniers échos du chant meurent dans la salle peu à peu désertée.Et tout ceci se passait dans la nuit1 les conservateurs ont voté en bloc contre la proposition Verville, les Canadiens-français comme les Anglais.Même résultat, sur l’amendement Laurier, où le vote se prend dans un calme relatif.“Pour l’amendement, 75, contre, 122”.M.McLean a encore voté avec le ministère.Il est onze heures, et, comme M.Mondou se lève et saisit la Chambre de son amendement, à peu près le même,—et il le déclare, ce dont le président de la Chambre se prévaudra tantôt pour le dire hors d’ordre,—que celui qu’il soumit aux députés, en novembre dernier, plusieurs députés vont se délasser dans les couloirs.# «< * M.Mondou fait en anglais un discours analogue à celui qu’il fit en novembre dernier.Il rappelle l’évolution lente mais progressive du régime parlementaire canadien, l’attitude que .— nos différents crouvsmqmnuts tinrent.posée à voter dcs n,C3Ures efficaces pour assurer la protection du territoire canadien, refuse de concourir dans la dite résolution parce qu’elle contient des dispositifs qui tendent à imposer au Canada, qui n’a aucune voix dans la conduite des affaires de l’Empire, une part de scs responsabilités extérieures et de sa défense navale, en dehors du territoire canadien, la seule partie de l’Empire sur laquelle le peuple canadien puisse exercer une autorité politique ou constitutionnelle quelconque”.Le président le déclare hors d’ordre.Pas de vote.L’A M EN DE M ENT G UIL B A U LT ASSEMBLEE DES RELIEURS.L’Union des relieurs a tenu son assemblée régulière mercredi soir, au Temple du Travail.Comme la salle ordinaire des séances se trouva trop étroite pour contenir tous les membres présents, on dut tenir la séance dans la grande salle au second étage.C’est M.Geo.Vallières qui présidait.Il fit part à l’assemblée de la douloureuse nouvelle de la mort de M.Robert Glockling, président général de l’Union internationale, et fit son éloge.Immédiatement, une proposition fut faite et unanimement adoptée, que “l’Union des relieurs de Montréal ressent un vif chagrin de la perte que le travail organisé vient de faire par la mort de M.Robert Glockling; que cette union adresse ses condoléances à la famille du regretté défunt ainsi qu’à l’Union internationale; que copie de la présente résolution soit transmise aux journaux, avec prière de la publier, et que la charte de l’Union soit recouverte d’un voile de deuil, pendant trois mois.Cette résolution fut adoptée “tous membres debout” en signe de regret.Une communication du bureau exécutif général fit connaître que le vote referendum, ordonné au sujet du fonds de secours a établir dans l’union, doit être absolument universel, et que tous les membres sans exception, doivent voter.En conséquence, l’Union a décidé de faire imprimer des livrets de bulletin de vote, avec talons; chaque maître de chapelle en sera muni et sera chargé de recueillir le vote de chaque membre sous sa juridiction.Ainsi le vote ne pourra manquer d’ê tre absolument général.Certains patrons ont, paraît-il ma nifesté l’intention de réduire les salai res.L’Union s’opposera de toutes ses forces à ces projets.La séance fut levée au milieu d’un vif enthousiasme LE NOUVEAU GERANT Le bureau des commissaires a nommé hier soir, le gérant du bureau de placement municipal, pour remplacer feu Urbain Lafontaine.Le nouveau gérant est M.Aza Filiatrault, un ouvrier bien connu dans le monde ouvrier de Montréal.Il est membre de l’union des ferblantiers-couvreurs, et fait partie depuis longtemps du Conseil des Métiers et du Travail.C’est un homme parfaitement qualifié pour remplir dignement ce poste important.UNION NATIONALE On annonce la formation d’une nouvelle union ouvrière parmi les cordonniers.Elle porte le nom de l’“Alliance Nationale des travailleurs du cuir”, du Canada.Ce syndicat est formé en partie des membres de l’ancienne fédération canadienne des cordonniers, qui eut un moment de grande prospérité, mais qui a disparu il y a une couple d’années.L’Alliance Nationale des travailleurs de cuir du Canada tiendra une grande assemblée demain soir, à la salle Cbagnon, coin des rues Amherst et DeMontigny.Toutes informations seront données, au sujet de cette union par M.Georges Laurier, 119 nale.No.235 rue Beaudry.On procédera à l’installation solennelle des officiers.Tout sujet ayant pour but l’avancement de l’Union pourra être discuté à cette assemblée.JOSEPH GAUTHIER, Président.C.GELINAS, Secrétaire.LES PLOMBIERS S’ORGANISENT L’Union des plombiers, au cours de sa dernière assemblée, mardi soir, a élu M.S.McBetch, président, et L.Lapierre, vice-président du bureau de direction.Il a été décidé que dans un but de propagande, l’union donnerait une grande soirée de “euchre” vers l’époque de Pâques.Le comité suivant a été chargé d’organiser cette soirée: L.Guérard, F.Lacombe, S.Paul, F.Deschênes, Hall, L.Lapierre, A.Vali-quette, S.McBeth, R.McCaskill et McNeil.Un projet tendant à établir une caisse spéciale de secours en maladie, a été présenté et discuté.On prendra action sur ce projet, à la prochaine assemblée, mardi prochain.LES EMPLOYES CIVIQUES Les employés civiques devaient tenir une assemblée publique, mardi soir, à la salle Gariépy, mais M.Joseph Ainey qui avait promis et qui se disposait à y assister, fut empêché au dernier moment, ayant été obligé d’assister à la conférence de M.John Mitchell, le même soir.Dans ces conditions, Tunion a remis son assemblée à mardi prochain.Le maire ainsi que les commissaires sont invités à y assister.Les auditeurs ont fait leur rapport qui constate, en caisse, la somme rondelette de $1,091.55.RETOUR D’UN OFFICIER.M.Arthur Martel, qui a été réélu, récemment, membre du bureau exécutif général des charpentiers-menuisiers, est arrivé, hier, à Montréal, venant d’Indianapolis.Au Temple du Travail, on lui a fait une chaleureuse réception et on lui a adressé force félicitations à l’occasion de sa réélection.On sait que M.Martel l’a emporté sur son adversaire de langue anglaise, par plus de 10,000 voix de majorité.M.Martel se dispose à rendre visite à toutes les unions des charpentiers-menuisiers, qui sont établies dans la province de Québec et dans la Nouvelle-Angleterre.REUNIONS POUR CE SOIR.2ème vendredi du mois.AU TEMPLE DU TRAVAIL Union des briqueteurs.Union des plâtriers.Union des charpentiers de navires.Union des travailleurs en ciment.Union des travailleurs sur cuivre.A LA SALLE DIONNE: Union des tailleurs de cuir.A LA SALLE DES ^ARTISANS: Union des rembourreurs.A LA SALLE GAGNON: Alliance Nationale des travailleurs du cuir du Canada.A LA SALLE CHARTRAND: Union des charpentiers-menuisiers de Tétreaultville.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES Convention Agricole à Saint-Bruno ELLE AURA LIEU MARDI ET MERCREDI DE LA SEMAINE PROCHAINE.APPRENTIS DEMANDES Pour apprendre le métier de barbier; taux spéciaux, outils gratuits, quelques semaines pour compléter le cours; positions assurées.Ecrivez pour détails: Modem Barber College, 62 Blvd.Saint-Laurent, Montréal.COMPTABLE On demande un comptable de quel- j ques années d’expérience jho 1 r un bu- I reau d’auditeur.Ecrire et mentionner âge et réféien-ces â R.B.— Boite postale ;»722.i À LOUER A LOUER Trois des plus beaux flats de l’Avenue du Parc, près de Villeneuve: 1711-1713-1715.Lumière sur trois cotés, ventilation parfaite.Logements de neuf et dix pièces.S’adresser à R.Gohier & Fils, 50 Boulevard St - Laurent, Montréal.Tel.Main 2176, Rés.Est 964.POUR NETTOYAGE DES FENETRES Appelez: Main 1203 — C'EST LA- New-York Window Cleaning Co, Bureau : 40 RUE DES JURES i 1 H.BEAUREGARD, i'ntreprenear généra! en conteras': > t Tel.Bell Main 735.70 St-Jacque».MONTREAL DOMINION COAL CO, A LOUER Possession immédiate, logement chauffé de dix pièces, avec toutes les améliorations modernes, situé à l’angle des rues Ontario et Sanguinet, ayant deux entrées.Le site est particulièrement avantageux pour un médecin ou un dentiste.Prix: $60.00 par mois.S’adresser No 27 rue Labelle, Tél.Est 4025.A LOUER Rue Plessis, 98, logis, 4 appartements, cuisine d’extension, cave 7 pieds haut, entrée seule, écm-ie 3 places.ON DEMANDE A LOUER Logement de 7 appartements, pour deux personnes sans enfant.Au nord de la rue Sherbrooke et à l’ouest du Parc Lafontaine.Adressez: 263 Visitation.Aussi, un logement de 5 appartements dans la même localité.A VENDRE FORGE Belle forge à vendre ou à louer immédiatement, excellents clients.S’adresser à Dame Veuve R.A.Quesnel, Chéneville, P.Q.LUMIERE A GAZOLINE A vendre.S’adresser à la Pharmacie Doray, 2241 Saint-Denis, coin Saint-Zotique.Tél.Saint-Louis 3016.Ave.Delorimier, qui en est le secré “Je propose que cette Chambre ne ! taire, concoure pas maintenant dans la pré- sente résolution mais que la dite ré- de la Saint-Valentin, fête patronale! 'so'ut'on so*,: '^'"’oyée au Comité gé- istos” néral de cctte Chambre, avec ordre des députés pseudo-nationalistes Georges PELLETIER.* « * NOTES Le sous-amendement Verville et l'amendement Laurier ont été rejetés par 122 contre 75, soit une majorité ministérielle de 47.L’AMENDEMENT MONDOU Voici le texte de cet amendement:— “Cette Chambre, tout en étant dis- d’y insérer: lo.—Des dispositions abrogeant et annulant à toutes fins que de droit une loi sanctionnée par le Gouverneur-Général, le 4 mai 1910, 9-10 Edouard VU et intitulée: (Loi du service de la marine du Canada).2o.—Des dispositions stipulant que la présente résolution n’aura force et effet et ne sera obligatoire qu’après que 1a majorité du peuple consulté par voie de plébiscite y aura donné son approbation", Dcclari hors d’ordre.Pas de vote.L’ETIQUETTE UN IONTSTE La section des étiquettes unionistes du Conseil des Métiers et du Travail songe à se réorganiser sur un pied nouveau.Un projet est à l’étude qui, s’il est adopté, donnera à ce corps ouvrier plus d’initiative et lui permettra, par conséquent, de faire plus active besogne que par le passé.Il est question aussi de demander son affiliation directe au departement de l’étiquette de la Fédération Américaine du Travail.UNION TYPOGRAPHIQUE JACQUES-CARTIER No 145.L’assemblée régulière bi-mensuello d- cette union aura lieu samedi lo 15 février 19)3, à 7 heures 30 p.m.précises, à la Salle de l'Alliance Naüo- Une grande convention agricole aura lieu mardi et mercredi prochains à Saint-Bruno, comté de Chambly, MM.J.-E.Caron, ministre de l’Agriculture, le Dr.Désaulniers et J.-H.Rainville, députés, seront présents, si leurs travaux parlementaires le leur permettent.MM.le chanoine G.Dauth et Tabbé Perrier, curé de Saint-Lambert, porteront la parole.Nous publions ci-après le programme de la Convention: MARDI, LE 18, A 9 HEURES 30 A.M.I.—Ouverture de la Convention.M.l’abbé L.-J.-A.Sauriol, curé de Saint-Bruno IL—Drainage.M.J.-C.Côté, Québec UI.—Rotation, trèfle, engrais chimiques et engrais verts.A.-T.Charron, chimiste Ferme Expérimentale, Ottawa IV.—Questions et discussion.MARDI, A 2 HEURES P.M.(Pour les Dames) I.—Causerie.O.-E.Dalaire, Ecole Prov.d’industrie Laitière, Saint-Hyacinthe II.—Oeufs, chair de poule, gros sous et cuisine.Rév.Fr.M.Liguori, La Trappe III.—Démonstrations avicoles pratiques à la salle publique.MM.Jos.Morgan et Henri Tousignant Renseignements sur le rucher.MM.Arthur Comiré et L.-M.Grignon, B.S.A.Renseignements pratiques sur les engrais chimiques.¦ M.Emile A.Lodds, B.S.A.MARDI, A 7 HEURES 30 P.M.I.—Comment augmenter rapidement les revenus de nos basses-cours.Rév.Fr.Liguori, La Trappe IL—De quelques maladies à l’étable et à l’écurie.L.-M.Grignon, B.S.A.III.—Les mauvaises herbes et leur destruction.M.J.-C.CHAPAIS, Assistant commissaire de l’Industrie Laitière IV.—Le contrôle des vaches laitières.(Conférence illustrée à la lanterne magique.) N.Lemieux, Ottawa MERCREDI, LE 19, A 9 HEURES 30 A.M.I.—Culture potagère.Rév.Père Athanase, La Trappe IL—Les Abeilles.L.-M.Grignon, B.S.A.III.—Culture fruitière.Rév.Père Léopold, La Trappe IV.—Questions et discussion.MERCREDI, A 2 HEURES P.M.L—Cultures et pratiques spéciales au jardin potager.Rév.Père Athanase, La Trappe, P.Q.II.—Culture des petits fruits.Rév.Père Léopold, La Trappe, P.Q.MM.Emile Lodds, A.Comiré, L.-M.Grignon, J.Morgan et H.Tousignant se tiendront à la disposition du public, et répondront aux questions concernant les engrais chimiques, l'apiculture et l’aviculture.MERCREDI, A 7 HEURES P.M I.—A propos du bétail laitier.M.O.-E.Dalaire IL—“Les bons chemins”.—Conférence illustrée au moyen de projections lumineuses.M.L.-A.Gareau, conférencier provincial JH.—M.G.-A.Gigault, sous-ministre rie l’Agriculture de la Province de Québec et autres personnages officiels porteront la parole.Le siège social de l’Union Expérimentale des Agriculteurs de Québec, est à l’Institut Agricole d’Okn, La Trappe, Québec.MAISONS MEUBLEES A vendre, rue Saint-Laurent, près Sainte-Catherine, maison meublée pour louer des chambres, 16 appartements, loyer $60, chauffé par le propriétaire.Prix: $800, bargain.Aussi autres maisons, épiceries, magasins de cigares, etc., à vendre.S’adresser : Jean Castelli, 117 Sainte-Catherine, en face de la “Patrie”.PROPRIETE A VENDRE Grande maison à deux étages, contenant 8 appartements, cave cimentée, système de chauffage à eau chaude, et toutes les améliorations modernes.Terrain de 15,770 pieds faisant face à la Rivière-des-Prairies, à 5 minutes des tramways.S’adresser: U.Archambault, 988 rue Stanley Park Ahuntsic.-LIMITED- MINEUR!» ET EXPEDITEURS I>B CHARBON DOMINION no»r VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements s'adresser au» BUREAUX DE VENTE 112 rue St-Jacques.Montréal.Téléphone Main 401 Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNIERE, F.-J., C.R., avocat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell Main 2679.LEOPOLD BARRY, L.L.B.Avocat - Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques, Chambre 44.Tsl.Bell, Mail 1973.Boite Postale n.r,s.—.\arosse télëgraphiain ‘‘Nahac, Montréal".Tél.Main 1250-1251.Codes: Liebers, West.Un C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUBEUR Edifice Transportation.— Bue Saiut-Jacquei ARTHUR GIBEAULT, B.A., L.L.L.Avocat 54 Not-o-Dame-Est, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Déséry, Hochelaga.Tél.Bell, LaSalle 987, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camille Tessier.L.L.B.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lé-andra et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs.240 Visitation.Prêta sur hypothèque, achats de créances.GIROUX, LUCIEN,notaire, Edifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785 .Résidence, 405 Du-luth-Est.Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.PHARMACIE A VENDRE , Pharmacie à vendre à Rigaud, pour cause de départ.Seule pharmacie dans tout le comté do Vaudneuil, $2,000.S adresser à J.Boutin, Pharmacien Rigaud, P.Q.DIVERS POELES ACIER et foins neufs et d'occa-sion, dans tous les prix, défie compé-tition, 25 machines à laver “Canadian” $3.40; encore 2,000 manteaux à gaz (job) à 6c., 6 pour 25c.Spécialité réparations de poêles, machines à laver, tordeuses.Je suis le seul qui répare les machines Godin.Echange les vieux poêles.D.Robillard, 1092 Saint-Laurent, près rue Napoléon, Est 619.ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts-çntrevue personnelle seulement.be: mers_ & Moreau, Banque Nationale, 17 Côte Place d’Armes.GAZELIERS 1 branche, 2 branches, $1.00; trois A.E.Grandbois, L L.B.— Notair» — 62 Rtin SAINT JACQUES, MONTREAL.Tél, Bell Main 7675 RESIDENCE .- .1504 ri:e Satnt-Uenil Tél.Salnt-Loui» 4755 G.ALBERT NORMANDIN, L.L.L, Notaire.Argent a prêter.Succession.52 rue Saint-Jacques.Tél.Main 2616.Bureau du soir.363 Laurier-Est.Tél.Saint-Louis 5194.DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chi-rurgien-Dentiste.Tél.Bell, Est 3549.165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’Université.ARCHITECTES RENE ÇHARBONNEAU, (diplôm* Ce l’A.A.P.Q.).Architecte et Evalua-leur, 15 rue Saint-Jacques, Montréal.Tél.Main 7844.Rés.Ouest 2860.LAFRENIERE, J.L.D.A.A.PÂT, Architecte, 271 rue Saint-Denis.Tél.Est 887.Professeur de dessin et d’architecture, Conseil des Arts et Manufactures.INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieur-Conseil,.28 Royal Insu-rance, Place d’Armes, Montréal.Tél Mam 8240.HURTUBISE & HURTUBISE, In-gemeurs civils, arpenteurs-géomètres, Edifice Banque Nationale, 99 Saint-Jacques, Montréal.Tél.M.7618.branches, $2.00.' électroliers," fixtures ! _ .___ J.L.Rouillardf 3321 MonURoyabEst CARTES D'AFFAIRES co ¦.Rivard.Tél.Saint-Louis 1049.’ i ____: -:¦ AVIS.— Avez-vous besoin d’argent sur hypothèque, gros et petits montants.Adressez-vous à Ths.Touzin notaire, 76 Saint-Gabriel, Main 705l! Le soir, 947 Saint-Denis, Saint-Louis 1514, ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien , 250 ru< Saint-Paul Tél.Bell, Main 929.Résidence, Tél.Est 2782.VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.60 à $3.50, Prix spécial pour les voyageurs d* commerce, $2.00 par jour, Accusé de faux ON ARRETE A NEW-YORK UN COMMIS DE BANQUE CAN A-DIEN SOUS L’INCULPATION DE FAUX.New-York, 14.—Après de longues recherches, Wm.Van Tafrey, commis de banque de Hamilton, N.-E., a été finalement capturé ici, et logé dans une cellule du poste de police.Il est accusé d’avoir retiré l’argent d’une traite forgée, au nom de la Banque Royale, du Canada, à Vancouver, Le jour de l’An, cette année, Van RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Sys tématiste consultant.Administrateui de successions.Téléphone Bell, Mail 3869.Suite 45-46-47.— 55 St-Fran-çois-Xavier, Montréal.AVIS est par les présentes donm qu à une assemblée régulière de1 membres du “Club Social et Snortiqm de Saint-Henri” tenue le 12 de févriei 1913, une résolution a été adoptée i 1 unanimité des membres présents i la dite assemblée à l’effet de change: le nom du dit club en celui de “LA VAL BILLIARD AND ATHLETIC CLUB”.Montréal, 13 février 1913, GEORGE YEOTKS, Secrétaire.Les lords rejettent le bill Londres, a rejeté, e, bus, pour de L1 ¦ La chambre ties Lord: soir, le projet de loi gai la séparation de l'Eglise e Tafrey, qui étaït emplpvé”à"ïa 8u“c-1U St* n “n V*0,r1 d"-2B2 .cursale de Springhill, N.-E„ donna sa! du il,,,',,,! i ,,] .iï doï "m™'n " démission Ensuite, il contrefit In si- deuv serions sùcrosrivl 4,0 0 14 12 Bell Tél.0 6 1 R 23 L’Annonciation, 13.— Samedi, notre club de hockey senior, accompagné d’un grand nombre de ses suppor-teurs se rendait à Saint-Faustin pour y rencontrer le club de l’endroit champion de la ligue depuis quatre ans.Au signal de l’arbitre les équipes s'alignèrent comme suit : St-Faustin Annonciation Gill Buts McGibbon Calder Points Couvrette Ferguson Couverts Fee Howe Centres Lebranc Searight Ailiers Péclet Sauvé “ Rochon Arbitre — B.Grace.Juge des buts — Watchorn Gales- py- Chronométreur — G.White, J.Go-don.La partie fut l’une des plus contestées et des plus rudes jamais vues jusqu’ici dans le Nord.A 1 exception de McGibbon, gardien des buts de l’Annonciation tous les joueurs durent aller passer quelque temps à la clôture pour offense au jeu.Les deux premières périodes tournèrent à l’avantage des St-Faustin, le résultat étant de 1 à 0.Mais dans la dernière période, les détenteurs de la coupe White furent complètement déclassés par le jeu d’ensemble et la vitesse de nos étoiles.Le résultat final dut de 4 à 3.Maintenant en Vente : Billets du soir (DEUXIEME SERIE) d’ALBERT LOZEAU •1 Un petit volume,sur papier mat, couverture en deux couleurs, contenant un choix des “ Billets du soir ” parus dans le DEVOIR.•J En vente au DEVOIR, c/iez l’auteur,604 avenue Laval, et dans toutes les librairies.J Le volume 25c ; franco 27c % SSiawinigan Falls est victorieux Le club Shawinigan Palis a remporté une victoire facile contre le A’ictoria à 1 Arena, hier soir, dans une joute de la ligue Interprovinciale.A la conclusion du premier mi-temps les deux équipes quittèrent la glace avec un score de 6 à 2, en faveur hes visiteurs et la partie se termina par 8 à 6.Voici quelle était la composition des équipes : Victoria.Shawinigan.Law.Buts.Bunions Watt.Points.Chamillard Lakers.Couverts.Sprigins ( hambers.Avants.Laliberté Haie.Avants.Spargo AI aepherson.Ax ant s.C arey Mowatt.Avants.Paré Arbitre, D.Ritchie; assistant, J.C.Riddell.-F- Dollard vs Saint-Jacques II Ce soir, au Jubilé, à 9 heures, une intéressante partie de hockey entre ces deux clubs.Le Saint-Jacques sera très fort pour la circonstance, ayant retenu les services de MM.Laurendeau.l’étoile du Collège Sainte-Alarie, des frères Dandurand, Chs.Ford et Ritchie.Avec une équipe si bien balancée le Saint-Jacques a confiance de pou-x oir x’aincre ses adversaires.Nul doute que ceux qui se déplaceront pourront voir du hockey de première classe ainsi qu’une, partie émotionnante du commencement à la fin.Les amis des deux clubs sont invités a aller encourager leurs fa\roris vespec.tifs.Billets en vente au Jubilé.Le Saint-Jacques II voudrait arranger dns parties avec les clubs amateurs de Montréal, les clubs de maisons commerciales préférés, les parties étant jouées au Jubilé.Pour informations, s’adresser à Yvon Dandurand ou au Cercle Saint-Jacques.Tél.Est 1693 ou 214 Saint-Jacques, chambre 7.Tél.Alain 8360-8361.LAXATIFS NA-DRU-CO .senties meilleures pour les^ mères qui allaitent parcequ’elles! n’affectent pas les autres parties ] du système.Elles sont modérées, mais certaines.25 cents la boîte ohea votre pharmacien.NKTIOniU OKU* AND CHEMICAL CO.or CANABA.LIMITCC.163F Dollard vs Saint-Jacques II Ce soir, au Jubilé, à 9 hrs., une intéressante partie de Hockey entre ces deux clubs.Le Saint-Jacques sera très fort, pour la circonstance ayant retenu les services de M.Laurendeau.l’étoile du Collège Sainte-Marie, de» frères Dandurand, Chs.Ford et Ritchie.Avec une équipe si bien balancée, le Saint Jacques a confiance de pouvoir vaincre ses adversaires.Nul doute que ceux qui se déplaceront pburront voir du hockey de première classe ainsi qu’une partie émotionnante du commencement à la fin.Les amis des deux clubs sont invités à aller encourager leurs favoris respectifs.Billets en vente au Jubilé.Le Saint-Jacques TI voudrait arranger des parties avec les clubs amateurs de Montréal, les clubs de maisons commerciales préférés, les parties étant jouées au Jubilé.Pour Informations s'adresser a Vvon Dan durand ou au Cercle Saint-Jacques, Tél.Est 1693 ml 214 Saint-Jacques, Casmbre 7.Tél.Main £360-2361.Ligue Canadienne Le club Canadien vient de remporter , une victoire éclatante en triomphant jdu National, mercredi soir, par une majorité do 310 points.Le Canadien a : brisé son propre record pour le grand ; total des points en onrégistrant 3,335 dans les trois parties de mercredi der-! oier aux allées du Club Athlétique Canadien.Par ses deux récentes victoires isur le National, l’équipe du capitaine 'Macé se trouve sur un même pied d'égalité pour la première position de la ligue de quilles Canadienne ax'ec les clubs Alcazar et National.La date des parties de .détail sera décidée à une assemblée des officiers de In ligue Voici les résultats détaillés rencontre Canadian-National.CANADIEN de Alontesano .23!) 1S3 211 E.Provost.202 140 174 Bolduc, ., .IfiR 157 150 Ctmput.145 236 210 Meunier.170 152 214 Macé., ., .Ififi I9fi 105 Totaux.Moyenne d’équipe, 555.5.633 525 48-4 591 585 557 1099 1073 1163 3335 NATIONAL Madgin.150 167 US Bougie, , .237 160 150 Brunet.167 103 167 Mercier.125 140 172 1 .arochc,,.103 167 156 St-Martin.173 174 170 Totaux.1024 1020 Moyenne d’équipe, 504.1.474 565 52H 146 48(1 520 98] 3025 “ Franc Rieur ” Tous les membres du club “ Franc Rieur ’’ doivent se rendre à la salle du elub, pour 7 1-2 heures p.m., ven-driji suir.Tous doivent être costumés.Pour construire une voie permanente LE CONSEIL MUNICIPAL DE LA POINTE CLAIRE EMPRUNTERA DU GOUVERNEMENT PROVINCIAL.Le conseil municipal de la Pointe Claire avait une réunion, her soir, à l’hôtel Windsor.M.John T.McBride, pro-maire, présidait.Echevins et principaux fonctionnaires du Conseil étaient présents.On communiqua plusieurs rapports.L’un comportait que la compagnie du Pacifique Canadien allait construire une gare au chemin Saint-Jean.On dit aussi qu’une banque a l’intention d’ouvrir une succursale dans la petite ville.La question la plus importante qu’on a discutée est le projet d’un emprunt au gouvernement dans le but de construire un chemin permanent dans la ville.L’avocat du Conseil est chargé de préparer la requête à cet effet.-+- Les jou-rnalistes coloniaux aux Communes Anglaises Londres, 14.— Sur le conseil de sir George Riddel, l’honorable Harry Lawson, M.P., a promis de porter à l’attention de l’Ort'.teur, l’admission des journalistes coloniaux à la tribune de la Chambre de*.Commut es.La réponse reçue, bien qu’elle ne satisfasse pus cntièremr.rJ les représentants des journaux coloniaux, leur accorde le.privilège d’admission à la Chambre, Selon lu réponse reçue par le secrétaire de l’union, l’Orateur verra, autant qu’il Ici est possible, à l’accommodation soit dans la galerie des visiteurs distingués ou dans la galerie spéciale, des visiteurs en question, si cinq, jours d’avis lui sont, donnés.Longueuil vs Hochelaga Il est question de faire rencontrer ces deux fortes équipes, encore cette année.L’on sait que l’an passé, le Longueuil, champion de la Ligue Cana.clicnne do l’Est, s’est rencontré avec Hochelaga, champion do l’Association de Montréal.11 serait très intéressant pour le public de voir ers deux clubs aux prises encore une fois eette année.Le Longueuil est plus fort qu’il ne l’a jamais été.Hochelaga de même, car il se trouve en tête des clubs de la Ligue, de la Gité.à l’heure actuelle.Par conséquent, c’est une partie qui ne manquerait pas d’intérêt.11 est à espérer que ! AL Laurin, du Longueuil, et M.Alb.Pigeon en viendront à.des arrangements, et le public pourra voir encore du beau jeu, lorsqu'ils se rencontreront.11 est même question d’amener le Longueuil dans la nouvelle ligue que M.Doran est à former.Victoire du club Canadien de Dorval (De notre correspondant) Dorval, 13.—- Le club Alontcalm a été défait, dimanche, le 9 février, par le Canadien de Dorval, à Dorval par le résultat de 3 à 1.La joute fut la plus intéressante et la plus contestée vue à Dorval, et exempte de toute brutalité.Le Canadien doit rendre visite vendredi soir, au Silver, de St-Henri, vu’il a défait à Dorval par le score de 3 à 0, et dimanche, le 16 fév.il doit rendre visite au Cercle Bellevue.Un tramway barre la route à un fugitif En stoppant son tramway rue McGill, un garde-moteur a permis hier soir, à la police de s’emparer de Napoléon Desjardins qui fuyait avec des effets volés au mngsin de Hugh Tracey, près de la bâtisse de la Canadien Express.Desjardins que deux agents poursuivaient, fuyait toujours plus rapidement en dépit des coups de revolver tirés pour l’effrayer.Le voyant s’élancer pour traverser la rue McGill, le garde-moteur d’un tramway de la rue Centre mit son tramway en marche et coupa la route au voleur.Les deux agents purent alors s’emparer de Desjardins qui ne savait plus de quel côté fuir.Desjardins est âgé de 16 ans et habite 6 rue Williams.-«v Z9* V -A, < r.sM’ Rappelez-vous que nous exécutons tous les travaux d'impressions.:: :: Encouragez les AMIS!! Tout en ayant un travail bien fait à un prix minime.DEMANDEZ nos SOUMISSIONS # » , .v/ .jSi N>V' ^ N K* I,’IMPRIMERIE POPULAIRE, LIMITEE AVIS est donné au public ^qu’en vertu de la première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada, 190(>, désigné “Loi des compagnies”, il a été délivré, sous le sceau du Secrétaire d’Etat du Canada, des lettres patentes en date du 6e jour de février 1913, constituant en corporation Edmond Hurtubi-se, courtier en assurance, Albert Mercier et Joseph Odilon Beaudet, imprimeurs, Joseph Antoine Hardy et Virginie Godmer, comptables, tous de la cité de Montréal, dans la province de Québec, pour leg fins suivantes, savoir:—fa) Pratiquer l’industrie et le commerce d’imprimerie, de gravure, de photographie, de reliure, de librairie, d’illustration, de papeterie, d’objets d’art et de tout ce qui n’est pas incompatible avec ces commerces et industries; (b) Editer, imprimer, publier, acheter et vendre des livres, brochures, revues, journaux et toutes publications périodiques ou autres; (c) .Acheter, louer et exploiter, k quelque titre que ce soit, des journaux, revues, publications ou autres entreprises, ainsi que les ateliers.fabriques, magasins et bureaux nécessaires ou correspondant aux divers commerces et industries qu’elle pratiquera; vendre, louer, affermer ou faire exploiter, en tout ou en partie, par d’autres personnes ou compagnies, des journaux, publications et autres entreprises, ainsi que.les ateliers, fabriques, magasins et bureaux nécessaires ou correspondant à ces diverses entreprises; (d) S’associer ou se fusionner, par vente, par achat, ou autrement, avec toute personne ou compagnie exerçant des industries ou négoces analogues h ceux qu’elle pratique ou peut pratiquer; (e) Acquérir, louer, posséder, ît quelque titre que ce soit, des biens mobiliers et immobiliers; les revendre, les louer, ou en disposer de toute autre manière; (f) Acquérir, détenir et posséder des actions ou obligations d’autres compagnies ou corporations faisant un commerce en tout ou en partie semblable à celui de la compagnie, nonobstant les dispositions de l’article 44 de la “Loi des compagnies”; (g) Donner des actions libérées de la compagnie, en paiement total ou partiel (lo) du prix des biens meubles e-t immeubles acquis par la compagnie; (2o) de toute licence, bail ou privilège exercé par la compagnie; (3o) avec, l’approbation des actionnaires de tout travail fait ou à faire pour la compagnie, ou de tout service à elle rendu, ou k rendre.La compagnie exercera son industrie, par tout le Canada et ailleurs sous le nom de “L’ïmpri-merie Populaire Limitée”, avec un capital-actions de cinq cent mille dollars, divisé en 5,000 actions de cent dollars chacune, et le principal lieu d’affaires de la dite compagnie sera en la cité de Montréal, dans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d’Etat du Canada, ce 7c jour de février 1913.THOMAS MÎTLVEY.Rous-seerétnire drEtat.LORD, BOURBONNAIS ET PERRON, LIMITEE AVIS est donné nu public qu’en vertu do la première partie du chapitre 79 dos Statuts révisés du Canada, 1906.désigné “Loi des compagnies”' il a été délivré, sous lo sceau du Secrétaire d’Etat du Canada, des lettres patentes en date du 21e jour de janvier 1913, constituant en corporation Gunat Lord, et Jeffrey Lord, manufacturiers.Joseph Nestor Perron, comptable, tous trois de Saint-Pierre aux Liens; F.lfègc Bourbonnais, contiacteur, et Joseph Léonie Bourbonnais, charpentier, tous deux de Laehine.tous dans la province de Québec, pour les fins suivun-tes: —(a) Foire le commerce de bois' construire, nc’aeter.vendre et exploiter dos moulins è scie, préparer ot.travailler le bois; acheter, vendre, changer et exploiter des li-mites n bois, préparer et manufacturer tout le matériel employé dans la construction en général, le fer.l’acier, le bois, le ciment et autres matériaux similaires : (b) Construire, vendre, exploiter de« briqueteries, et leurs produits, des carrières et leurs produits, et préparer, vendre, acheter la pierre naturelle ejt nrtificielle.le ciment et autres matériaux similaires; (c) Exécuter aies contrats de construction et de réparation des édifice* ou maisons public* ou privés, de chemin* publics ou privés et do rues en généra!, de mai n fin misttge, do pavage, do trottoirs, d’égndts v»ré parer et manufacturer tout ce qui est emplnvé dan* ce* travaux; (d) Acheter, vendre ou éehonger et monufnrturer tout ee oui o*t em ployé flans lu construction ou dans les répara tion* comme la peinture, le ciment, le verra et la ferronnerie en général; (e) Acheter vendre et échanger, exploiter des terres, ter rains, lots, et les subdiviser, les vendre, lot donner à bail, y construire des immeubles les vendre, les échanger ou les exploiter; (f) Acquérir, vendre ou échanger, les intérêts ot actions dans d autres compagnies: (g) Rémunérer toutes personnes pour services rendus, soit en plaçant ou aidant à placer ou en garantissant le placement du stock de la compagnie soit en aidant à la formation ou à “organisation do la compagnie, ou h la conduite de ses affaires: (h) Exnrcer tous et chacun des pouvoirs ci-haut mentionnés comme principaux, agents, contracteurs, fidéicommissaires ou îiutrement soit seuls ou conjointement avec d’autres; (i) Faire toutes outres choses découlant des dits objets ou do nature à aider l’accomplissement des dits objets.La compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs sou« le nom de “Lord Bourbonnais et Perron, IJ-mitée”, avec un capital-actions de cnnt mille dollars, divisé en 2,000 actions de cinquante dollars chacune, et le principal lieu d'affaires la dite compagnie «era en la ville de Laehine, dans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d’Etat du Canada, ce 22e jour de janvier 1913.THOMAS MULVEY, Rous-sccrétaire d’Etat.FAUTEUX ft EAUTEUX.Procureurs des requérants.PROVINCE DE QUEBEC, District do Montréal, Cour Supérieure, No 646, Dame Cordélie Lemoine, de la cité et du district de Montréal, épouse commune en biens de David Quintal, journalier, du même endroit, a pris une action en séparation de biens contre son mari, le 15 janvier 1913.Montréal, 22 janvier 1913.LUSSIER & GUIMONT, Procureurs de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 482a.Sa Majesté le Roi, demandeur, vs.Socrate Valavanis, défendeur.Le 25ème jour de février 1913, à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 413 rue Sainte-Catherine-Ouest, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un cash register, tables, etc.Conditions; argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 13 février 1913.PROVINCE DE QUEBEC, de Montréal, Cour de No 367, Richard Carbet demandeur vs Hector Sai nis et al, The Dominion A pair Station, défendeur.Li jour de février 1913, à 10 h l avant midi, à la place d’afl dits dêfendeurs.au No 4201 nu chetière ouest.en la Cité de A seront vendus par autorité d les biens et effets des dits dé saisis m cette cause, consis machinerie, automobiles.Cor Arcrent comptant.PIERRI JONETTI, H.C.S.Montréal, vrler 1913.UNION 13 VOL.IV.- No.37.LE DEVOIR, MONTREAL.VENUHEDI, 14 FEVRIER 1913 LA REVOLUTION MEXICAINE L'en,”‘! trc!er lin beau concert Jusqu’ici le Palais National où se retire président Madero a résisté au bom-‘ardement des rebelles le Mexico, 14.— A cinq heures hier soir, le général Diaz a demandé la reddition du Palais National.Jusqu’à la nuit il y a eu échange de coups de fusils entre les rebelles et les fédéraux, mais apparemment le feu des rebelles était plus nourri.Le général Huerta avait promis de charger les retranchements des rebellas, mais il a cru préférable de se servir de son artillerie dont il a essayé de i tirer le meilleur parti possible.Au plus fort de la bataille on a sem- ! blé diriger du côté des rebelles tous j les obus sur le palais national et les j batteries environnantes qui, placées | sur les édifices voisins semblaient les j incommoder terriblement Le bombardement a causé plus de dommages que jamais dans la section américaine.On dit que le président Madero est tout prêt à prendre ia fuite au cas où les partisans de Diaz pénétreraient dans le Palais National1.Au cours de la canonnade, l’édifice du Club Américain a été considérablement endommagé, et un grand nombre d’Américains ont échappé presque miraculeusement à la mort.Les murs de l’édifice ont été perforés à plusieurs endroits.Un obus qui pénétra dans la salle de lecture, éclata avec force et endommagea considérablement les portraits des présidents Madero, McKinley, Jefferson, Taft et Wilson.Les messageries au Canada et ce qu’elles rapportent LES REVENUS DE CES COMPAGNIES DE TRANSPORT SONT DES PLUS BENEFICIA BLES AUX ACTIONNAIRES.L’entrée en franchise des produits de la ferme LE REPRESENTANT DE PHILADELPHIE AU CONGRES EST EGALEMENT EN FAVEUR DE LA REDUCTION DU TARIF SUR TOUS LES PRODUITS ALIMENTAIRES CANADIENS.LFS AVOCATS DE LA DEFENSE1 DEMANDENT LA PRODUCTION D \ TOUS LES DOCUMENTS CONCERNANT LES TRANSAC-1 TTON'S FAITES ENTRE M.THERRIEN ET GIROUX.Ottawa, 12.— Une statistique éta-i bile par le ministre des chemins de fer fait connaître des faits concernant les compagnies de messageries opérant au Canada, leurs recettes et les profits qu’elles réalisent.Les revenus bruts des compagnies canadiennes, déduction faite des taxes, sont les suivants : Canadian Express, $283,281 ; Dominion Express, $045.288 ; Canadian Northern Express, $192,496.Relativement .au passif vis-à-vis le capital, la proportion du revenu net est la suivante : Canadian, 16.6 ; Dominion, 31.6 ; Canadian Northern I 19.2.La moyenne est d’environ 22 pour cent.Les recettes brutes provenant des opérations de ces compagnies s’élèvent à $10,994,418.10, moins $4,892, 242.49 de privilèges, iee qui réduit le levenu A $6,102,175.61.Les mus d'exploitation se montent à $4,880,-120 ; le revenu net total est donc de $1,222,055.Les compagnies de messageries ont opéré, en 1912, sur une distance de 80445 milles, contre 27,586 en 1911.En ce qui concerne le rapport de l’an dernier, il est expliqué qu’il n’a pas été trouvé pratique de séparer exactement les affaires faites par les compagnies de messageries américaines opérant au Canada de l’ensemble de leurs affaires.A ce sujet, la situation reste sans changement, et il y a peu d’espoir d’arriver à un meilleur ajustement que celui fait dans le rapport de 1911.Il était basé sur une Allocation arbitraire du revenu et des frais d’exploitation, conformément à la proportion qui existe entre la distance couverte au Canada et la distance totale sur laquelle ces compagnies opèrent tant au Canada qu’aux Etats-Unis.Le volume des affaires finir-'‘ faites, mandats, chèques, etc., est de $56,995,122, en augmentation de $4,-000,00(1 sur l’année précédente.Les salaires payés se sont élevés à $2,474,287, et les taxes, à $87,488.Pour améliorer le service des incendies à Québec Québec, 13.—La Commission des incendies demande des soumissions i pour quatre tracteurs automobiles qui seront adoptés à tous les appa-rcil*j de la caserne centrale du service des incendies.Pour faire disparaître la mauvaise odeur que répand dans l’hôtel de ville l’écurie du poste central qui se trouve au soubassement de l’édifice, il a été décidé de remplacer tous les chevaux par ces voitures automobiles.Des soumissions sont aussi demandés pour une automobile qui sera a la disposition du chef Hamel.Washington, 13.—Dans une interview, aujourd’hui, le représentant Michael Donohoe, de Philadelphie, a déclaré qu’à son avis les droits sur les produits alimentaires du Canada devraient être réduits par le parti démocrate.M.Donohoe est l’un des leaders de l’organisation démocratique à la Chambre, niais il a été élu comme protectionniste, et sa déclaration est un soufflet aux démocrates qui l’ont prié de diriger la lutte contre l’admission des produits agricoles du Canada en franchise.De grandes instances ont été faites auprès de M.Donohoe au nom des cultivateurs américains, pour l’engager à combattre l’admission gratuite des produits alimentaires; mais M.Donohoe désapprouve ce mouvement et admet que, tout en étant en faveur de la protection pour plusieurs autres articles, il croit fermement que les produits agricoles du Canada devraient entrer librement.M.Donohoe est favorable à la protection pour les industries de la laine et du coton, ou la concurrence locale est très active.Mais il est opposé à la protection qui favorise les monopoles et les grandes agglomérations de capital.M.Therrien a fait connaître hier après-midi les motifs qui l’avaient engagé à endosser certains chèques en faveur de M.Giroux, depuis ia vente qu’il a faite de ses terrains à la Commission Scolaire de Montréal.Ces chèques faits payables au commissaire à différentes dates couvraient certains paiements de marchandises achc-iées à ce dernier.Mtrc Desaulniers, commenlant les assertions du témoin au sujet des divers montants accordés à M.Giroux, a déclaré qu’il aimerait voir îes billets ôe tous îes achats faits par M.Therrien ainsi que les reçus de livraison, etc.Ces papiers a-t-il ajouté, lui «ont nécessaires pour faire l’interrogatoire contradictoire du témoin.Le Commissaire enquêteur exige de son côté que tous les chèques présentés à la Banque d’Hochelaga, durant le mois de janvier, soient redemandés par le témoin à cette dernière pour être apportés devant la cour, à sa prochaine session.La continuation de l’enquête est remise au 25.Saint-Martin de Laval SUCCES D’UNE TOMBOLA Le Syndicat des Employés du Commerce et de l’Industrie UN ENNEMI REDOUTABLE Le fléau de l’humanité,'la.consomption fait tous les ans fies centaines Je mille victimes, en dépit des efforts des gouvernements pour enrayer sa marche envahissante.C’est l’effort individuel qui triomphera.C’est en observant les lois de l’hygiène, eu soignant au début une affection de la gorge, des bronches pu des poumons, que nous l'éviterons.Le Baume Rhuinal a, de longue date, démontré sa merveilleuse efficacité; ü p’exige pas de régime.En vente partout; 25c.la bouteille.L’inauguration officielle du Syndicat dos Employés du Commerce ci de l’Industrie, aura lien au Monument 'National.dimanche, le 2 mars prochain.Mgr l'Archevêque sera présent et prendra la parole.Son Honneur le Mairo A.Lavallée sera aussi présent.Il y aura allocution par le président du Syndicat, rapport par le secrétaire.et conférence sur “ l’Organisation Professionnelle”, par M.A.Saint-Pierre, secrétaire de l’Ecole Sociale Populaire.Le tout sera entremêlé de chant, déclamation et musique exécuté par des artistes de renom.Mentionnons Mademoiselle idola Saint-Jean, professeur de diction au Conservatoire Columbian : Mademoiselle Fortier, professeur de piano ; Mesdemoiselles Payette, Laure Lefebvre, A.Picard et I.Lapointe ; M.Dansereau, violoniste, et M.Morency.On espère que les patrons et les ouvriers se rendront nombreux à cette séance qui marquera une étape des plus importantes du mouvement de l’organisation professionnelle catholique dans la province de Québec.Notre Tombola des jours gras, au bénéfice du “Cercle drt* Jeunes Gens a réussi à merveille.Merci cordivl aux bienfaiteurs.Les tables étaient richement garnies.Les comédies et les chants ont été exécutés ave talent et succès.Les recettes ont dépassé de plusieurs centaines de piastres l’espérance de l’organisateur.3 magnifiques lots ont déjà été distribués, mais les porteurs de cartes d’entrée ayant en leur possession un des numéros suivants devraient nous écrire immédiatement pour réclamer des objets magnifiques: 530, 872, 25 (B)-143-294, 841.Ajoutons qu’il reste 10 tirages à faire.Les recettes serviront à construire une salle aux “Jeunes Gens” qui tous ont à coeur de se grouper ensemble pour former une s ciété d’élite en vue de l’avenir.Communiqué.Le suffrage féminin au Manitoba Winnipeg, Man.—Une motion ajournant le débat fut présentée à’.a législature du Manitoba hier, au moment où l’on prenait le vote sur la proposition accordant aux femmes le droit de vote.La question est ainsi mise de côté pour la présente session de la chambre.Deux membres seulement du gouvernement votèrent contre la motion d’ajournement.Statistiques des Cours de l’École Technique Le quatrième rapport annuel des cours du soir de la Commercial and Technical School, 53 Sherbro-ke-Ouest, montre une augmentation de 11 pour cent.Les recettes totales qui.au commencement dos cours s’élevaient à 81,627.50, ont été portées à $4,224.L’augmentation du nombre d’élèves a été très grande surtout dans les classes ménagères qui ont nécessité une augmentation de professeurs.Les différentes classes, afin de rendre l’étude plus agréable, s’en-Ir’aidcnt les unes les autres, les charpentiers reproduisant en bois les maisons dont les plans sont fournis par la classe de dessin, etc.L’on a ajouté une troisième année dans le cours des mathématiques pratiques, et une quatrième dans le cours de chimie.Une invention très utile pour les villes La jolie salle Y.M.C.A.était | remplis mercredi soir d’un auditoire d’élite venu pour assister au quatrième concert, cette année, du Quatuor à cordes Dubois.Leurs Altesses Royales le duc de Connaught et la princesse Patricia rehaussaient de leur présence l’éclat de cette fête musicale du meilleur goût.Je l’ai dit déjà et je le répète, le j Quatuor Dubois accomplit à Mont-: léal, je devrais ajouter, dans les* principaux centres de notre pays, | une fort belle oeuvre.Il développe i les connaissances musicales d’un groupe de dilettantes qui va grossissant dans chaque ville où le Quatuor se fait entendre.Chaque année son répertoire varie et les quatre artistes nous ini-lient aux oeuvres les plus avancées des écoles française, allemande, russe, etc.Les succès du Quatuor Dubois sont nombreux.Loin de griser les interprètes, ils les encouragent à travailler de plus en plus.Qui n’avance pas, recule, les artistes du Quatuor le savent et voilà pourquoi iis ne seront nullement surpris si j’ose leur dire qu’ils ont accompli même, sur l’année dernière, un progrès sensible.Voilà: le Quatuor à cordes est un peu comme un quatuor d’amis: à mesure que les mois s’écoulent, les âmes des artistes apprennent à se mieux connaître.elles deviennent plus intimes.Passant dans les instruments, elles rendent la conversation de ceux-ci plus naturelle, plus aisée, charmante, en un mot.Les dialogues échangés mercredi soir ont soulevé l’enthousiasme des auditeurs.Ils ont remarqué avec quelle finesse, quelle célérité, chaque instrument donnait la réplique à son cher confrère.Le Qua- tuor, opus 10, de Claude Debussy a remporté le gros succès de la soirée.Le premier mouvement est plutôt incompréhensible pour ne pas dire plus.Quant aux trois autres, ils sont merveilleusement beaux.Je dis cela avec d’autant plus de plaisir (pie j’ai scandalisé un jour bien du monde avec une appréciation du Prélude à l’après-midi d’un Faune.Deux autres quatuors étaient aussi au programme, l’un de Grieg et l’autre de Glazounow.MM.Dubois, Chainberland, Dansereau et Schneider ont joué ces pièces avec une rare maîtrise.Me permettront-!k- une simple remarque?Eh bien! par moments, je les ai trouvés un peu froids.Dans certains ensembles ils auraient pu jouer avec plus de laisser-aller, un peu moins au métronome.On comprendra ce que je veux dire.M.Chainberland, le premier-violon du Quatuor, mérite des éloges pour la belle et grande sonorité qu’il tire de son instrument; mais il devra, pour atteindre la perfection, surveiller les passages, dans une oeuvre, qui exigent une souplesse toute particulière.M.Dubois, le célèbre violoncelliste, a publiquement reçu les félicitations du duc de Connaught qui est allé lui serrer la main après le concert.C’était mérité.Mlle Gladys Ewart a bien joué les “Etudes Symphoniques” de Schumann.Elle a gâté notre première impression en exécutant une oeu-bre barbare de Monter.M.U.Faquin, que M.Issaurel a la bonne fortune d’avoir pour élève, est doué d’une des plus remarquables voix de basse qu’on puisse entendre.En terminant, je félicite M.Louis Bourdon, le jeune impressario, de 1 initiative qu’il déploie afin de faire fleurir la meilleure musique qui soit.Il a reçu mercredi soir au Y.M.C.A.le gouverneur général et sa suite et s’est acquitté de sa tâche en grand seigneur.i Paul-G.OUIMET.Graphophone Columbia a une renommée universelle pour sa pureté de son et la perfection de son mécanisme.Le dernier modèle de reproducteur est simplement merveilleux.Il Jaut l’entendre pour l’apprécier juste valeur.a sa RAILWAY SYSTEM MONTREAL et TORONTO 8.00 a.m.9.40 a.m.7.30 p.m.1030 p.m Wagons-salon restaurant et bibliothèque sur les trains de jour; wagons-lits Pullman éclairés à l’électricité, sur les trains de nuit.LA SEULE BOUTE A VOIE DOUBLE L'-INTERNATIONAL LIMITED” LE TRAIN PAE EXCELLENCE DU CANADA Quitte Montréal pour Toronto et Chicago à 9.00 a.m., tous les jours.EQUIPEMENT SUPERIEUR MONTREAL ET OTTAWA Laisse Montréal .8.16 a.m., 9.30 a.m.Arrive Ottawa .11.30 a.m., 12.15 p.m.Laisse Montréal .• 3.55 p.m., 8.00 p.m.Arrive Ottawa .7.10 p.m .11.15 p.m.Trains de 9.30 a.m., et 3.55 p.m., ton* les jours excepté le dimanche; trains de 8.16 a.ni., et 8.00 p.ni., tous îes jours.Wagon-salon, bibliothèque et restaurant attaché au train de 8.16 a.m.,; wagon-salon Pullman au train de 9.30 a.m.,; wagon Pullman observatoire salon et buffet aux train* de 3.55 p.m.et 8.00 p.m.BUREAU DES BILLETS DE LA VILLE: 122 rue Saint-Jacques.Tel.Main 6905 ou gare Bonaventure ECRIVEZ POUR PRIX ET CATALOGUES U PACIFIQUE: CANADIEN OTTAWA Canadian Graphophone Co.641 STE-CATHERINE OUEST On apprend qu# MM.Dutil et Chaussé viennent de prendre un Brevet pour un système économique et hygiénique concernant l’enlèvement des cendres et des déchets dans les Villes, par l’entremise de MM.Pigeon Pigeon & Davis, solliciteurs de Brevets, de cette Ville.Au point de vue hygiénique, ce système attirera certainement l’attention des experts parce que les déchets étant enfermés ne contamineront pas l’air.On s’accorde partout à dire que l’exposition des déchets à l’air peut mettre en danger la salubrité d’une ville.D’après ce nouveau système les cendres et déchets sont entérinés i dans des armoires spéciales qui seront ouvertes par les balayeurs seulement.Cette invention sera aussi d’un grand avantage pour les locataires, les cendres et déchets étant conduits par un système de tuyaux, de tous les étages, dans des réceptacles spécialement adaptés à.cette fin, ce qui permettra aux locataires de se débarrasser de leurs déchets sans avoir à sortir dehors.r.Faits - Montréal La réserve de milice active Ottawa, 14.— Le recrutement d’une réserve pour la milice active est aujourd’hui annoncé à l’officiel.L’on portera d’abord la réserve d’officiers sur la liste générale, pour les unités des diverses parties du service, c’est-à-dire, les officiers n’excédant pas le rang de major qui ont le permis de laisser les écoles militaires pour être portés comme unités sur la liste de réserve; enfin, les sous-officiers, les officiers non commissionnés et les hommes de la milice active qui ont fait trois ans de service et qui désirent être enrôlés dans un corps de réserve.On annonce aussi la création d’un nouvel officier qui aura nom: “Commandant de la division d’artillerie”.Le nouvel officier sera sous les ordres du “Commandant de division” pour l’instruction et le commandement de l’artillerie des divisions aussi bien que pour les autres unités de l’armée de campagne en deçà de la limite divisionnaire.LES FEUX EN JANVIER Durant le mois de janvier dernier, il a éclaté soixante-trois incendies de moins que durant le même mois l’an dernier et la diminution dans le nombre des alarmes, 107 en 1912, et 63 en a été de 116.C’est ce qu’indique le rapport du Département des Incendies.En janvier 1912, les pompiers ont fait 355 courses et, en 1913, 139.Le nombre des incendies pour la même période l’an dernier, a été de 190, et cette année, de 127.Il y a aussi une diminution dans le nombre des alarmes, 107 en 1912, et 63 en 1913.Malheureusement, le nombre des fausses alarmes a augmenté.De 1T qu’il était en janvier 1912, il est monté à 33 le mois dernier.FOURNEE DE SENTENCES Jacques Corbeil et Fred Valiquette ont hier attrapé douze mois de prison, en Cour des sessions pour vol d'un harnais évalué ,à $25.Philippe Leblanc fera neuf mois de prison pour avoir allégé de $23 le tiroir de la Compagnie Shedden-For-warden.William Johnston pour cambriolage et vol d’un revolver, passera quatre mois sous l’oeil du gouverneur Vallée.IL L’ECHAPPE BELLE Arthur Cousins, 27 ans, serrefrein, l’a échappé belle.En sautant d'un train en marche, près de la rue Hibernia, à Saint-Henri, il s’est infligé une Lrge blessure au front.Il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame.REELECTION DE DIRECTEURS La réunion annuelle des actionnaires de la compagnie Williams Manufacturing a eu lieu mercredi, le 12, au bureau-chef.Le bureau de direction a été réélu: MM.Charles W.Davis, William Yuile, James Rodger, Francis McLennan, Bartlett McLennan, C.E.Tutton, Alex.Langlois.A une autre réunion, M.Charles W.Davies a été élu président, et M.Bartlett McLennan, vice-président.IL SE TIRE UNE BALLE DANS LA POITRINE.Désespéré de ne pouvoir trouver un emploi au Canada et y amener sa femme et ses enfants, Alfred Weikis, un mécanicien, 40 ans, 60 rue Clarke, s’est tiré hier une balle dans la poitrine en_ pleine rue Clarke.Il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame où l’on considère son état très cuitique.LA REVISION DES LISTES Dans la division Saint-Jacques, 245 plaintes ont été acceptées et 25 ont été rejetées.Dans Lafontaine, 237 plaintes ont été acceptées et 42 rejetées.Les reviseurs ont encore à examiner les plaintes dans dix-huit quartiers.MAUVAISE CHUTE En voulant descendre du tramway entre les rues Cathcart et Lagauche-tière, Mme M.MçCrory, 290 rue Saint Antoine, a fait une chute et s’est fracturé la rotule.Elle a été transportée à l’hôpital Général.LE PERE DRUMMOND AU GESU.Le Père Drummond a repris ses précations du carême au Gesù.Dimanche dernier, il expliqua “Ce qu’est vraiment l’Eglise”.Dimanche prochain, il traitera de “l’Infaillibilité de l’Egli- JOSEPH DUFOUR EST ACQUITTE Le juge Bazin a, hier, acquitté Joseph Dufour, accusé de participation au vol d’une grande quantité de peaux de mouton de perse au détriment de la Canada Line Steamship, par suite de l’insuffisance de la preuve.VOLEUR DE SACOCHE Mme Xavier Hogue, 10a Carré Cha-boillez, s’est fait voler une sacoche, hier soir, en sortant de l’église Sainte-Hélène, rue Saint-Maurice.Un jeune homme la lui avait arrachée des mains et s’était enfui rapidement.Mme Hogue a fourni à la police un signalement complet du voleur.f 8.05 |4.00 , §8.40 a.m., f9.15 s.tb.,, §7.45 p.m., *9.50 p.m.*10.30 p.m.WAGONS-SALONS-OBSERVATOIRES Wagon-lit sur le train de 9.60 p.m.TORONTO *9.05 a.m., et *10.00 p.m.Pour la gare Union Wagon-salon sur le train de jour *11.15 p.m., pour la faro d.la rue Ynnge WAGONS A COMPARTIMENTS ET WAGONS-LITS ECLAIRES A L’ELECTRICITE QUEBEC f9.00 a.m.*1.30 p.m., *5.00 p.m., *11.30 p.m.TRAIN DE LUXE A 5 P.M.Wagone-Buffets et ¦wagons-saions *Tous les jours.1 Tous les jours, excepté le dimanche.§Le dimanche seulement.M.Fielding réplique aux remarques du “ Daily Telegraph ” Londres, 14.— A propos des remarques faites l'autre jour par le “Daily Telegraph” relativement à l’attitude de M.W.S.Fielding à Londres, l’ancien ministre canadien déclare ce qui suit.Il s’adresse directement cette fois, au journal qui le met en cause: “S’il y a des membres du parlement qui aient cet abominable but, je n’en ai entendu parler que dans vos colonnes.Pendant ma visite j’ai rencontré plusieurs députés de toutes nuances politique et dans aucun cas je n’ai manifesté mes vues sur la question navale.Lorsqu’on m’a demandé mon opinion, j’ai répondu au meilleur de mes connaissances, mais rien de plus.” BUREAUX DES BILLETS: 141-143 rue Saint-Jacques.T£l.Main 8125 ou gares Place Vigor et Windsor UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR La taxe sur le revenu et la revision du tarif Washington, 14.— La perspective j d’une taxe sur le revenu n’est pas : sans causer du trouble aux chefs du | parti démocrate, qui s’occupent actuellement d’une révision du tarif.Cette taxe, en effet, va aller grossir considérablement le trésor de l’Etat, tandis que les partisans du libre échange parmi les démocrates font tout ce qu’ils peuvent pour faire baisser les taux tarifaires et que les membres des Comités des Voies et Moyens viennent de terminer la première semaine de leurs conférences secrètes où ils ont décidé de faire tomber les taux sur la laine.On prétend que cette taxe sera de 1 pour cent sur les revenus n’excédant pas $5,000.Il est probable qu’elle sera portée à 2 et même à 5 pour cent avant longtemps comme la laissé entendre le représentant Sabath, de Chicago.Hautes Études Commerciales Les membres du Cercle Economique des Hautes Etudes Commerciales ont tenu, lundi soir, leur réunion habituelle.Une courte conférence fut donnée par Mr.Emile Lanthier, president du cercle, qui avait pris pour sujet: “L’initiative chez les Canadiens-français”.Puis M.M.Réal Fortin, le vice-président, succéda à son confrère et parla de l’Instruction Commerciale et Industrielle.Les deux orateurs ont vivement intéressé leur auditoire cpii n’a pas ménage ses applaudissements.La prochaine réunion aura lieu le 24 février.Le Secrétaire du Cercle.COSTUME DE DEMOISELLE Ottp gravure représente un joli eostum pour demoiselle.Co costume est aussi dess np pour femme do petite taille.Le mantea est à parements doublés et la jupe est taillf & trois l*s.L elegance s’ajoute agrfablemer à une certaine simplicité qui rend le costum des plus attrayants.On se sert des tissu ordinaires.I.e patron No.6,078 est taillé en grandeui pour âges 'S citoyens fi demander leur inscription.-1- Les tribunaux UNE IMPORTANTE RECLAMATION.Mtres Rondeau et Normandeau ont pris une poursuite de $20,000 contre la compagnie du Pacifique Canadien, à l’emploi de laquelle se fit tuer M.Georges Lavoie, marie de la demanderesse, Mme Marie-Anne Boucher.L’INTENTION NE COMPTE PAS.MM.Wilson et McIntyre, directeurs de la compagnie des Tramways, se sont objectés ce matin devant M.le juge Beaudin à cette partie du plaidoyer du “Montreal Herald” qui dit que l’intention de l’auteur de l’article incriminé ne voulait pas donner le sens que la demanderesse déclare trouver dans les termes de l’article.La poursuite déclare que les intentions ne comptent pas, que les mots imprimés seuls comptent.M.Beaudin ii pris la motion en délibéré.-4- Àu prix qu’est le lapin.Un superbe angora, à la fourrure soyeuse, descendant d’une famille de chats russes, a occupé l'attention de la Cour de Circuit, ce matin.T.e félin, de son vivant la propriété de M.Kmile Dubois, le demandeur en In présente cause, avait la funeste habitude de se glisser sur la propriété du voisin, M.A.Uaignnult.Celui-ci n'aime pas les chats et il avait en particulière haine la bête de M.Dubois.Un beau jour que le petit animal fourré se promenait dans le jardin de M.Daigncault, colui-ci résolut do le faire disparaître.Connaissant le proverbe qui dit “qu'on ne prend pas les elmts avec des mitaines ”, il l'attrnpa avec .m piège et le tua sans plus de façon.M.Dubois réclama quarante piastres de dommages.M.le juge Martineau décida qu’au prix où est le lapin, $10 devaient être raisonnables pour un "kat, A la mémoire de Robert Scott GEORGES V, EN UNIFORME D’AMIRAL ASSISTE, CE MATIN, EN LA CATHEDRALE SAINT-PAUL, A UN OFFICE RELIGIEUX, A LA MEMOIRE DE L’EXPLORATEUR.Le pilotage sur le Saint-Laurent DEVANT LA COMMISSION DU PILOTAGE CE MATIN, M.TAN-CREDE ROBILLARD EXPLIQUE LE SYSTEME DES SIGNAUX ENTRE MONTREAL ET QUEBEC.1 LE GOUVERNEUR-GENERAL DU CANADA Y ETAIT REPRESENTE.— LE PREMIER MINISTRE ASQUITH ET SON CABINET Y ASSISTAIENT EGALEMENT.LE “SCOTT MEMORIAL” M.ALBERIC ANGERS DECLARE QUTL FAVORISERAIT VOLONTIERS LA SUPPRESSION DES PILOTES SPECIAUX EMPLOYES PAR CERTAINES COMPAGNIES?.LE “TOUR DE ROLE” (Service particulier) Londres, 14 — La nation anglaise a rendu aujourd’hui ses derniers devoirs à la mémoire du capitaine Scott et de ses héroïques compagnons morts dans les solitudes antarctiques, après avoir atteint le pO-le sud.Un grand service a été célébré à leur mémoire à la cathédrale Saint-Paul, au centre de la métropole, le roi Georges, en uniforme d’amiral, y a assisté ainsi qu'une foule de gens de toutes les conditions jusqu’au plus humble ouvrier.Tous étaient fiers de compter d’aussi nobles héros parmi leurs compatriotes.Le roi, entouré d’un état-major en riches uniformes, occupait un siège sous le grand dOme, pendant que la foule remplissait les autres parties de la cathédrale.Quelques sièges seulement avaient été réservés à la suite du roi, qui comprenait les représentants de la reine-mère Alexandra, et du duc de Connaught, gouverneur général du Canada.M.Asquith, premier ministre, était présent, entouré de tous les membres de son cabinet et du corps diplomatique.Plusieurs heures avant midi, l’heure fixée pour le chant de la première: “Rock of Ages”, la police avait dû, avec regret, renvoyer plusieurs milliers de personnes qui ne pouvaient même pas arriver jusqu’aux abords de la cathédrale.Le service a été simple mais solennel.Il a été très impressionnant.Une foule nombreuse s’est tenue aux environs tant qu'il a duré.L’enquête sur le pilotage dans le Saint-Laurent s'est continuée, ce matin, au Board of Trade.M.Lachance, l’un des commissaires, proteste contre le compte-rendu de la “Gazette” qui .semble discuter son impartialité.M.Leslie Ward, co-gérant de la compagnie New Zeland, fut le premier témoin à la séance de ce matin.Il déclare que sa compagnie emploie un pilote spécial et qu’elle se trouve bien de ce système.Un tel pilote connait mieux les navires qu’il guide.M.Ward admet, cependant en réponse à une question de M.Lachance, que tout autre bon pilote pourrait conduire les navires de sa compagnie.M.Tancrède Robülard explique le système des signaux entre Montréal .et Québec.Il y a entre ces deux villes douze stations dont huit fonctionnent jour et nuit.M.Albérlc Angers, secrétaire de l’Association des Pilotes de Montréal, explique les différents modes d’engagement des pilotes.Tous les pilotes sont compétents et les compagnies ne navigation n’ont porté aucune plainte.Il accepterait volontiers la suppression des pilotes spéciaux et favorise rétablissement du système du “tour de rôle”.-4- Un pot-de-vin de $41,000 ATKINSON BLAME (Service particulier) Christchurch, 14.— On croit ici que si le Dr Atkinson avait mieux organisé l’expédition de secours, en mars 1912, il aurait peut-être sauvé la vie au capitaine Scott, au Dr Wilson et au lieutenant Bowers.Atkinson est accusé d'avoir manqué de vigueur et d’expérience.Les relations entre Atkinson et le commandant Evans, maintenant chef de l’expédition, paraissent très tendues.TOUTE L’HISTOIRE SERA CONNUE (Service particulier) Londres, 14 — Répondant fi une dépêche du rédacteur du “Daily Chronicle” l'informant que ce journal a souscrit $2,000 au fonds Scott et lui demandant de nouveaux détails sur l’expédition, le commandant Evans s’excuse “d’entrer dans des détails qui pourraient être pénibles, au sujet de la mort de nos chers camarades”.“Le récit complet de cette expédition, ajoute Evans, sera certainement publié en temps et lieu, mais veuillez nous laisser terminer notre travail en paix.Nous sommes tenus de faire tout en notre pouvoir pour terminer avec succès cette expédition.Cette tâche comprend la publication des détails scientifiques et autres comme tribut durable à la mémoire de ceux qui n’ont pas été épargnés.Peut-être pouvez-vous comprendre maintenant pourquoi le télégramme officiel a été si court.Assurément, il n’est pas besoin d'en défendre la pénible brièveté.LA REINE ALEXANDRA La lettre suivante a été adressée au président de la Société Royale de Géographie : Marlborough House, 12 février 1913.Cher lord Curzon, La reine Alexandra désire que je vous dise combien elle est peinée d'apprendre cette terrible nouvelle de la mort du capitaine Scott et de ses compagnons dons les réglons antiques.Sa Majesté sait que la mort de ces braves explorateurs et de leur chef intrépide est une perte incalculable non seulement pour la nation, mais aussi pour la grande société dont vous êtes le président.Ce peut être une consolation légère de savoir qu’Us ont atteint leur but, et Sa Majesté est sûre que leur heureuse entreprise pour la cause de la science et des découvertes restera toujours dans le souvenir du peuple de ce pays.Sa Majesté a lu le message pathétique, zmouvant que le capitaine Scott a laissé.Elle est certaine qu’il te restera pas sans écho.Je dois vous assurer du profond et sincère chagrin que la reine Alexandra éprouve de ce désastre, et vous dire combien son cœur est rempli de sympathie pour Mme Scott et les parents de ceux qui ont péri dans l’accomplissement de leur devoir.Croyez-moi, Votre bien sincère, Henry STREATFIELD, Marshal.LA SOCIETE AMERICAINE DE GEOGRAPHIE (Service particulier) New-York, 14 — Le président de l’American Geographical Socletfi a envoyé le câblogramme suivant à Londres : Société royale de Géographie, Au nom du conseil et des^ membres de l'American Geographical Society, je suis prié de vous adresser l'expression de notre profonde sympathie pour la perte du capitaine Robert F.Scott.Cette société tient fi rendre hommage à ses actions courageuses et à son dévouement, fi la science, et à exprimer sa sympathie fi ceux que sa mort prématurée o jetés dans un profond Le, message est signé par Archer H.Huntington, président de la société.—;-f- Mort d’un général américain (Rorvipc pnYtlcullfir) New-York, 14.— Le général Stewart L.Woodford, ancien publiciste et ancien ministre des Etats-Unis en Espagne est mort chez lui' fi New-York, ce matin.Il était malade depuis plus de deux semaines.Il avait 78 ans.LE SECRETAIRE DE LA DIAMOND L.& H., COY, NE VEUT PAS DIRE A QUI IL A VERSE CETTE SOMME.(De notre correspondant) Chambre des Communes, Ottawa, 14 —L’an dernier, un M.R.C.Miller, secrétaire de Ja Diamond Light & Heating Company, de Montréal, avait déclaré, devant la Commission des dépenses publiques, que, pour obtenir un contrat de $117,000 du gouvernement fédéral, vers 1910, il avait dû payer un pot-de-vin de $41,000.Ce matin, la Commission a essayé de savoir de lui à qui il avait payé ce pot-de-vin, mais il a refusé, disant que cela le concernait seulement, il a finalement déclaré qu’il n’a pas payé de commission au ministre ni à aucun fonctionnaire du ministère de la marine, où il avait eu ce contrat pour fournir du gaz pour les bouées du St-Laurent.Il n’a pas parlé de députés.La Commission fera rapport à la Chambre du mutisme du témoin, et la Chambre avisera.LA BOURSE (Service particulier) New-York, 14.— C’était très tranquille à la Bourse, ce matin.11 y a eu quelques transactions pendant la pre- 1 mière heure, puis tout est rentré dans ' le calme.Paris, 10.— Rien de saillant à la Bourse aujourd’hui.Londres, 14.— Le marché a dos tendances à s’affermir.C’était calme à la Bourse ce matin.•-?- BOURSE DE MONTREAL Renseignements fournis par la Maison de courtage Bnmeau et Dupuis, 4, rue de T Hôpital.149 80} ‘.’8* •n: 43 TJ 234} ,100 ?74 78* lôli ô5| 84| Bell Tél.Co, Can.Car.| Can.Cem.; “ pfd., Can .Cot.Lj “ pld•; Ca.ConTcr Can.Pacif.: Can.Loco.! “ pfd.Crown Res Dét.Kl Ry.i Dom C.C o.” pfd.Dom.I.pfd Dom.S.Coi.Dom Park.Dom.T C.pfd.Dul.Sup.K.C.P.&P.C.G.M.C, Co.“ pfd.Goodw.Co.“ pfd.!.Ill.Trac.pd Corn.223 L.otWd.C.! 13) Mack Cm.1.“ pfd.|.Mex.L.SK I 784 Pfd.M.ft s.-p.;.“ .ofd .M.L.H.&P.2J8 “ pfd.Mt.Cot.Co.,.MtCot.Ltdl.149 80 JO 42, 78* 47* 234 254 77 7& 55* 84* 92 2194 135 77 227| Mou.Tr.Co Mon.Tr.De X^ipissing.! Nor.Ohio.In.s s.& ci.iOgil.M.Co.Ott.L.A P-Ptn.Mfg.C.: Pen’» Ltd.M pfd.! Porto Rico i Québec Ry K.& O.N.d Rio Jan.L.R.C.Co.Cm pfd.fiao Paulo.Saw.M.Cm “ çid.Shawinig.S ni.Bag.Co •• pfd.Sherwin W “ ofd.Spa.RiT.Co “ pfd.St.Co.ofC.“ pfd.Toledo Ry.Tor.Ry .Tooke Bro " pfd.Twin City.Winu.Ry.Wind Ht’l.84* 189 ‘ 70 57 19 115 140 68} 25* 88 MO 58 83 187 * 69* 65 J 63 18l 114} 139* 58 i 2$ 87 139* 54 DECES HAMILTON.— A Montréal, le 12 février 1913, à l’âge de 80 ans 10 mois, est décédée Mary Muir, épouse de feu Antoine Hamilton, en son vivant assesseur de la cité de Montréal.Les funérailles auront lieu samedi le 15 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son gendre, M.' E.A, Bertrand, No 95 Boulevard Saint-Joseph, à 8 heures 15 a.m., pour se rendre à l’église Saint-Enfant Jésus, où le service sera célébré, et da là, au cimetière de la Côte-des-Nei-ges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.TAILLEFER.— A Cache-Bny, la 25 janvier dernier, Luc Taillefeiy époux de feue Marceline Quenneville, autrefois de Saint-Martin, comté La-vol, à l’âge de 83 ans.Il était le frère d’Alphonse et de Cyrille Taillefcr, de Saint-Martin, et de Venance Taillefer de Montréal Parents et amis priez pour lui.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.