Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 18 février 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1913-02-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME IV—No.40 MursI KbAL, MARDI 18 FEVRIER.IVli OIN boU Lit NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 CNION POSTALE .$0.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 ttNXON POSTALS .$2 00 LE DEVOIR Rédaction et Adminiftratiom 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES ; ^ ADMINISTRATION: M \ M REDACTION: Main 7460’'V Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA LOI DES BANQUES v Les assemblées d’actionnaires Les gérants se plaignent que les actionnaires n’assistent pas aux assemblées de la banque ; ils sont souvent obliges d’en appeler quelques-uns par téléphone, afin de former un quorum.Il est facile de se rendre compte des raisons de cette indifférence.Si l’on examine la manière dont les assemblées sont convoquées, l’usage que font les banques du système des voles par procuration, les états annuels soumis aux actionnaires, on comprend pourquoi ceux-ci ne sont pas, pour la plupart, très empressés d’assister aux assemblées.La loi (clause 21, section 3), veut que l’assemblée des actionnaires soit convoquée trente jours avant la tenue de l’assemblée, par avis public dans un journal de la localité où est situé le siège principal de la banque.Il est certain que même les actionnaires de la localité ne verront pas tous cet avis dans le journal.Quant aux actionnaires éloignés que le journal «’atteint pas, la loi ne s’en inquiète pas.Cependant, au fur et à mesure que les banques ouvrent de nouvelles succursales, cette deuxième catégorie d’actionnaires devient de plus en plus nombreuse et disséminée.Sous l’empire de la clause 32, la première section donne “droit à un vote pour chaque action possédée par un actionnaire depuis au moins trente jours avant rassemblée.” La section 2 prescrit que “dans tous les 'cas où les votes des actionnaires sont pris, le vote se donne au scrutin.” La section C donne aux actionnaires le droit de,voter par procuration.Ces dispositions seraient à l’avantage des actionnaires, si la clause 18, section R., ne permettait pas au bureau d’exiger, par règlement, que les procurations, pour être valables, soient inscrites, dans les livres de la banque, au moins trente jours avant la date des assemblées.De cette façon, si, par accident, l’actionnaire voit l’avis de convocation de l’assemblée, il est déjà trop tard pour qu’il donne ou renouvelle sa procuration.Les gérants ont su tirer parti de ces dispositions contradictoires.Ils obtiennent longtemps d’avance des procurations en blanc, ou du nom de quelques directeurs.Comme ces procurations doivent être faites ou renouvelées par écrit dans les deux ans qui précèdent immédiatement l’époque d’une assemblée (clause 32, section 8), on a, assez souvent, la précaution d’oublier d’y mettre la date.On peut alors, en les postdatant, les faire servir après l’expiration du délai fixé par la loi.Ces blancs sont soigneusement conservés.La clause 54 exigeait que les directeurs sortant de charge soumissent à l’assemblée “un état complet et détaillé des affaires de la banque.” Voici une des rares clauses de la loi favorables aux actionnaires.Le législateur avait certainement voulu que les actionnaires connaissent .quelque chose de l’administra Lion de leur banque ; et en ordonnant la production d’un “état complet et détaillé des affaires de la banque,” il a dû vouloir que les bureaux de direction fournissent aux actionnaires un véritable rapport financier, comme ceux que préparent les comptables et les vérificateurs des comptes, dans toute maison d’affaires.Dans ces maisons, on donne séparément les diffférentes sources de profils et les différents chapitres des pertes.Les actionnaires d’une banque ont intérêt à savoir combien de profit on a fait avec l’escompte, avec les prêts sur stock, avec les placements qui appartiennent à la banque, avec les commissions, la collection, le change, et autres sources.De même, ils sont intéressés à savoir combien leur coûte l’administration, l’intérêt payé aux déposants, le montant des perles de l’année, le montant mis en réserve pour pourvoir aux pertes probables, etc., etc.Peut-on croire vraiment que les actionnaires sont satisfaits quand on leur soumet un compte de profits et pertes de ce genre : “ Vos directeurs ont l’honneur de porter à votre connaissance le résultat “des opérations de la banque, pour l’année finissant le 31 décembre dernier, “ 1912, “ CREDIT “ Balance au crédit du compte de profits et pertes, au “31 décembre 1911.§100,000 “ Profits de l’année, déduction faite des frais d’admi-“ nistration, des intérêts sur dépôts, et pour les dettes " mauvaises et doûteuses, etc., etc.400,000 “ DEBIT §500,000 Dividende No.I • .'« « - .• > §.i0,000 “ Dividende No.2 .> > .» .* .50,000 “ Dividende No.3.v v .50,000 “ Dividende No.4 .50,000 “ Porté au fonds de réserve .100,000 “ Réduction sur l’édifice de la banque et ameu- “ blcment.10,000 “ Porté au fonds de pension des employés .25,000 $335,000 “ Laissant au crédit des profits et pertes, le “31 décembre 1912, une balance de .$165,000 Ges chiffres sont fictifs, mais la formule est celle que les banques emploient.C’est ainsi qu’on s’y prend pour éluder la loi tout en ayant l’air de s’y soumettre.On a vu, par ce qui précède, que l’avis de convocation échappe à la grande majorité des actionnaires.Quant à ceux qui connaissent la date de rassemblée, la plupart ne s’y rendent pas parce qu’ils savent que le bureau a en mains les procurations de presque tous les actionnaires, et qu’ils ne pourront rien faire adopter par l’assemblée si leur motion n’est pas agréable au gérant et au bureau de direction.De plus, les renseignements que les directeurs donnent sur l’administration de la banque sont tellement vagues et incomplets que les actionnaires se désintéressent de plus en plus de ces assemblées et ne prennent pas la peine de s’y rendre.Il faudrait donc apporter à la loi les changements nécessaires pour obvier à ces inconvénients.Pour les assemblées, la loi pourrait décréter que l’on devra en informer les actionnaires, en adressant h chacun d’eux un avis de convocation.Cet avis devrait être envoyé, sous pli recommandé, à la dernière adresse connue dans les livres de banque, au moins dix jours avant la tenue de rassemblée.On devrait aussi faciliter le vote par procuration, en rappelant la section B, de la clause 18.Comment un actionnaire peut-il, trente jours à l’avance, prévoir l’une des multiples raisons qui pourront l’empêcher d’assister à l’aasscmble ?Pourquoi un actionnaire qui se proposait d’assister à l’assemblée et qui en est empêché la veille, par une raison imprévue, ne pourrait-il pas donner sa procuration à un autre actionnaire qui le représenterait à cette assemblée ?Pourquoi, au lieu de prescrire que les procurations seront “inscrites avant les trente jours” qui précèdent l’assemblée, la loi ne se borne-t-elle pas à stipuler que les procurations devront être signées dans les trente jours qui précèdent l’assemblée?II n’est pas nécessaire que les procurations soient inscrites d’avance dans les livres de la banque.Il suffit de faire préparer, comme aujourd’hui la liste des actionnaires ayant droit de vote à l’assemblée.Les gérants objecteront peut-être que les procurations doivent être inscrites trente jours avant la tenue de l’assemblée, afin d’éviter les surprises.Quelles surprises ?Craignent-ils qu’un actionnaire, ou un courtier, puisse obtenir des procurations pour un nombre d’actions ¦supérieur h celui que représente le résidu des anciennes procurations demeurées entre leurs mains, et faire ainsi échec à l’élection des directeurs qu’on propose aux actionnaires ?Je ne vois pas que le mal fût si grand si les actionnaires étaient libres d’élire les directeurs de leur choix.En tout cas, la loi pourrait remédier aux abus en limitant le nombre de procurations qu’un actionnaire pourrait avoir et en décrétant qu’elles ne seront valables que pour la première assemblée des actionnaires qui suivra la date de cette procuration, et pour les séances ajournées de cette même assemblée.Je crois même que si lu loi supprimait les procurations, les actionnaires seraient plus empressés à se rendre aux assemblées.Le rapport financier que les directeurs soumettent aux actionnaires n’est pas assez détaillé pour leur permettre de juger de l’administration de la banque.Dans le Devoir du 12 février 1910, j’avais demandé que l’on indiquât dans ces rapports, le montant des profits bruts, des frais d’administration, des pertes, etc.Par le projet de loi dont la Chambre est saisie, on propose de modifier la clause 54 en y ajoutant la section suivante : 4.“L’état doit aussi comprendre cl indiquer le compte des profits et perles pour l’exercice de la banque qui a précédé la date de l'assemblée générale annuelle.’’ Le but de cet amendement doit être de donner aux actionnaires les détails de l’administration des affaires de la banque ; mais comme on intitule “Profits cl Pertes” le rapport très incomplet que les directeurs soumettent actuellement à l’assemblée générale et que j’ai cité plus haut, la loi devrait rendre ce dispositif plus explicite et prendre les moyens nécessaires pour que les banques ne continuent pas plus longtemps à se jouer du parlement et du public, en préparant, de la manière que j’ai indiquée, leur cornu te de profits et pertes.II serait aussi très important d’envoyer à chaque actionnaire, en même temps que l’avis de convocation de l’assemblée, une copie du bilan et du compte de profits et pertes.Les actionnaires, étant saisis d’un état détaillé, au moins dix jours avant l’assemblée, auraient ainsi le temps d’étudier ces rapports et de les comparer avec ceux des minées précédentes ; ils seraient alors capables de mieux apprécier le travail accompli durant l’année par les administrateurs de la banque.On fera peut-être observer que tout actionnaire désireux de se renseigner sur les affaires de la banque peut toujours demander les détails que je viens d’indiquer.A cela, la réponse est facile.Jamais, à ma connaissance, un actionnaire assez indiscret pour poser de telles questions n’a obtenu d’autre réponse que l’intérêt de la banque s’oppose à ce que les actionnaires — qui pourtant sont en réalité les propriétaires de l’institution — en connaissent davantage.* » • Les amendements que je suggère auraient, je crois, pour effet de mieux avertir et renseigner les actionnaires, de rendre leurs assemblées plus intéressantes et de les amener à prendre une part plus active dans la direction des affaires de la banque.Le gérant et le bureau de direction, ainsi stimulés — tout dévoués qu’ils soient déjà aux intérêts de l’institution — redoubleraient de zèle et de prudence; et les affaires de la banque n’en seraient que plus prospères.G.N.DUCHARME.P.S.— Le Devoir a déjà rectifié la grosse coquille qui s’est glissée dans Particle précédent et qui faisait dire à M.Ducharme que le 1er janvier 1913, l’actif des banques “dépassait même cinq cents millions de piastres” — au lieu de “mille, cinq cents millions de piastres.” Dans le même paragraphe, on lisait qu’en 1900, “il y avait, en Canada, 36 banques.” C’est 38 que M.Ducharme avait indiqué.Un homme dangereux L’homme dangereux, c’est tout simplement le directeur du Devoir; et c’est le Canadian Collier’s du 8 février qui nous l’apprend dans un bien curieux article.Le Collier's publie donc, sous la signature de M.Britton B.Cooke, le récit d’une longue conversation avec.M.Bourassa.Il le fait précéder et suivre de commentaires qui jettent un jour intéressant sur les sentiments d’un certain nombre d’Anglo-canadiens, et sur l’effet que produit chez eux la propagande nationaliste.Nous étions à causer de Bourassa et des nationalistes, raconte M.Cooke, lorsque survint Bilkins (un pseudonyme évidemmeijt), l’avocat impérialiste qui venait d’entendre Bourassa dans un petit village de Québec: “Je vous dis, fait-il répéter à Bilkins, je vous dis que c’est l’homme le plus dangereux du Canada, la plus insidieuse influence qui s’exerce contre la causé de l’impérialisme.Je vous dis que c’est un danger.11 devrait être emprisonné.Ce n’est rien moins qu’un traître.Si je n’avais su qu’il est Canadien-français et ultramontain, j’aurais été presque converti par ses arguments.Pensez donc à ces pauvres diables de Canadiens-français, qui ne savent pas qui il est ni ce qu’il est.Ils pourraient le croire.Comme je vous l’ai dit, si je n’avais pas su qu’il est Canadien-français, j’aurais pu être converti.C’est un homme dangereux.” Et M.Cooke, parlant en son nom personnel, ajoute: “Avec un nom anglais et un ensemble d’idiosyncrasies anglo-saxonnes au lieu de ses allures canadiennes-françaises, il (M.Bourassa) serait au milieu même des Impérialistes une dangereuse et conquérante influence.Comme chef politique, M.Bourassa peut être absolument inoffensif, mais comme interprète d'une doctrine, il ne peut être ignoré.Ses adhérents augmentent, même chez les Anglo-canadiens.” Nous avons là le double aveu des obstacles que suscite à notre propagande notre simple qualité de Canadiens-français et des progrès que nous faisons quand même, et jusque dans les milieux anglo-canadiens.La force du vrai et le vieil instinct anglo-saxon seront cependant plus forts que le préjugé et l’ignorance.Au fur et à mesure que s’accentuera la poussée impérialiste se précisera parallèlement la résistance nationaliste.Si l’on veut bien réfléchir que le premier volume des formidables Kingdom Papers de M.Ewart a été tiré à 9,000 exemplaires et qu’il faut faire un nouveau tirage, on aura quelque idée de la qui se poursuit actuellement les milieux anglo-canadiens les plus intelligents et les plus éclairés.Outer HERÛUX.Les affaires d’Orient Le silence relatif des dépêches sur ce qui se passe dans les Balkans ne saurait surprendre.Les combattants n’ont point, on le sait, pour habitude d’annoncer au monde leurs opérations de guerre avant de pouvoir enregistrer un résultat positif.Ils ont la coquetterie de nous placer devant le fait accompli.Aussi, pour mettre fin à tous les racontars indiscrets, ont-ils, dès la reprise des hostilités, déclaré d’un commun accord leur ferme détermination d’éloigner tous les correspondants de journaux du théâtre des hostilités.La précaution était sage, et, sans doute, aidera aux victoires des Turcs autant qu’à celles des alliés.Et comme on apprend aujourd’hui le secret des-victoircs de Nanoléo,» nos arrières-neveux appren -dront, dans un siècle ou deux, par les révélations des arcanes de This-toire, comment les Turcs furent chassés de l’Europe.Pour l’heure, les Turcs ne se hâtent de télégraphier que lorsqu’ils ont des fausses nouvelles à répandre.Or il semble bien que leurs fausses nouvelles n’éveillent plus la même curiosité attentive, faite surtout de pitié pour le Turc malheureux.Puisque le Turc a préféré la guerre à la paix qu’on lui offrait, dit-on, il ne doit plus guère compter sur l’indulgence des nations : son courage et ses vertus guerrières pourront seuls le sauver du déshonneur national qu’il redoute par-dessus tout.Pas au point, cependant, de mettre le fatalisme musulman en défaut.On donne encore des fêtes à Constantinople, et comme Enver-bey s’est amusé à assassiner Nazim-pacha pour se distraire d’une trop longue oisiveté, on assassine maintenant Enver-bey, par désoeuvrement.Ainsi, les dépêches qui nous arrivent nous parlent peu des opérations militaires.Balkaniques et Turcs ont recommencé à s’entre-tuer; la guerre déroule à nouveau ses émouvants épisodes à travers les plaines et les vallons de la Ma-ritza et de l’Ergène.Mais quelles sont donc les forces en présence?L’armée turque, si on en croit les meilleurs renseignements possibles, se répartit comme suit: 150,000 hommes à Tchataldja; 60,000 hommes à Gallipoli; 25,000 hommes à Andrinople.Quant aux effectifs bulgares, ils se chilfrent ainsi: 80,000 hommes à Lule-Burgas ; 200,000 devant Tchataldja; 90,000, dont deux divisions serbes, autour d’Andrinople.Les forces balkaniques sont, comme on le voit, sensiblement supérieures aux effectifs ottomans; mais ceux-ci ont l’avantage des positions, étant fortement retranchés à Andrinople, à Tchataldja et à Gallipoli.Il s’agit, toutefois, de savoir quelle est la valeur réelle de ces troupes, parmi lesquelles de graves dissentiments oui éclaté à la suite du coup de force des Jeunes Turcs.Malgré les ferments de discorde introduits dans leurs rangs par là politique, les Turcs opposent encore aux envahisseurs mje résistance surprenante.¦ Ainsi, les Bulgares avaient entrepris d’exécuter une diversion vers la presqu’île de Gallipoli pour prendre à revers les ouvrages qui dé-fendenl les Dardanelles, afin de tenir, éventuellement, Constantinople sous la menace des canons des navires de guerre grecs.Et on estimait à Sofia qu'il faudrait lout au plus huit jours pour se rendre maîtres des forts d’Andrinople.Les huit jours sont écoulés, et les Bulgares ont dû constater que leurs étaient vaines.11 leur conquérir le terrain pouce à pouce, enlever les forts un à un, monter à l’assaut des murs d’enceinte, prendre les maisons défendues par les occupants.Après cela, sans doute, il restera des monceaux de ruines et de cadavres par-dessus lesquels il faudra passer.Et les Bulgares auront connu, une fois encore, la résistance passive contre, laquelle ils se heurtent depuis des siècles.Uldéric TREMBLAV.L'explication La Gazelle, organe des vieux conservateurs anglais, qui a toujours été plus ou moins favorable à la participation coloniale à la défense de l’Empire, est beaucoup moins fâchée que l’Evénement du vote nationaliste sur la question navale.Cette difference d’attitude peut s’expliquer par le fait que la Gazelle n’a pus à se faire pardonner du pouvoir ses divergences d’opposition sur cette question, ou encore par la différence de tempérament qui fait les journalistes anglais moins souples que les journalistes cnnadiens-français.U ILLE T DU SOm COURTS REGRETS De quelque nom d’ailleurs que le re-fgret s’appelle L’homme, par tout pays, en a bien [vite assez.Le regret ne dure pas plus aujourd'hui qu’à l’époque où le poète écrivait les Stances à la Malibran.il y a une semaine à peine que le télégraphe vibrait douloureusement de la laconique dépêche annonçant au monde la mort de Scott et de cinq de ses compagnons, et déjà les noires manchettes des journaux ne sont plus symboliques du deuil de l’humanité, tôt quitté, et si tes gazettes parlent encore quotidiennement de ce drame antarctique, ce n’est déjà plus pour en exalter les héros.Passé le premier sentiment de fierté, à savoir que des hommes étaient morts là-bas, sans témoins, autour de leur drapeau qu’ils gardent peut-être tordus en des attitudes statuesques par les basses températures, les Anglais eux-mêmes semblent saturés de la gloire de Scott, et commencent à rogner son auréole.Mais ce sentiment n’est pas exclusivement anglais: il est humain.La foule ne garde pas longtemps les mêmes idoles.Lux, exalté par les journaux après son évasion de Glentz, a manqué de passer en cour martiale, et la France a failli ne pas reconnaître Xapoléon quand il revint de Vile d’Elbe.On croit que la foule allait répondre en masse à l’appel de secours lancé par Scoll à ses compatriotes, pour ceux que scs compagnons et lui laissaient derrière eux, mais malgré les cris de la presse, on n’a recueilli que quelques milliers de dollars.De sorte qu’on est maintenant à se demander si la nature prévoyante n’a pas mieux fait de se charger elle-même de la sépulture de ces héros, devant qui semblaient s’ouvrir d’abord les portes de l’abbaye de Westminster, en les enveloppant dans la royale hermine de ses neiges inviolées.Louis BRETON.Sar le Pont d’Avignon.On vient d’ajouter les mines au secrétariat d’Etat.C’est bien pensé: M.Coderre, titulaire de ce ministère, est une mine de contradictions.# * * On nous écrit: “M.L.P.Pelletier était irréductiblement contre la contribution Borden; maintenant il est irréductiblement pour: donc il reste irréductible.Et vous l’accusez d’inconstaù-eel A quoi pensez-vous?C’est pourtant vrai.Toutes nos excuses au ministre des postes.* * * Madero admet que son pays traverse une crise terrible.Et dire qu’Armand Lavergne voulait nous acculer à la même situation! Heureusement qu’en lâchant comme un lièvre M.Pelletier a sauvé le Canada! * s «t Le Dr Sproule prétend que le meilleur critérium du langage parlementaire est le langage de bonne compagnie.Ce serait peut-être s’exposer à d’étranges découvertes que de juger les actes des députés d’après le même principe.» « « Ce que nous aimerions à voir ce serait une assemblée dans Drummond et Arthabaska avec M.Sévi-gny pour principal orateur.M.Sévi gn y pourrait choisir l’endroit où pour mieux faire saisir les conséquences de la participation aux guerres de l’Empire, il s’était écrié: Messieurs, j’arrive de Québec, les dépêches de ce matin annoncent que la guerre est déclarée, qu’une première bataille a été livrée et que ce premier choc a fait périr cinq niiilc hommes!” * * * M.Rodgers s’étonne que ses adversaires doutent de son absolu dévouement à l’intérêt public.Le minisire des Travaux publics a tort.C’est peut-être parce que le leur n« fût pas toujours à l’abri de tout reproche qu’ils ne peuvent s’empêcher de douter du sien.* « « La ville, le Herald et le Slar auront chacun leur expert chargés d’étudier la question du transport dans les limites de la cité.Il n’y a que les experts qui n'ont pas le leur.* * * Certains journaux rapportent qu’au banquet Borden, M.Rogers a été l’objet d’attentions particulières de la part des députés.Diable, il faut préparer le budget supplémentaire.* * * La deuxième trahison était prévue depuis la première.Il n’y a que le premier pas qui coûte.Et M.Borden n’avait aucun doiito sur l’attitude définitive de nos députés.I! les avait jugés tout comme S if ton et Eielding en 1906 jugèrent les députés rouges qui prirent la fuite aux premières menaces de résistance.* * * Scandale! Un député ministériel vient rie critiquer les déclarations de l’un de ses chefs.Le coupable est M.’ Edwards qui se plaint de l’insuffisance des réponses de M.Doherty, ministre de la Justice.La cause de la mauvaise humeur est encore le patronage.Qu’importe.Quand l’échiqe des député s aura pris l’habitude de se redresser le caprice des ministres se passera.; propagande : espérances dans | faudra ^- - NOTRE FEUILLETON Un nouveau régal pour nos lecteurs Le passionnant roman de Champol : Les Justes, touche à sa fin.Nous réservons à nos lecteurs un nouveau régal littéraire.Ce sera, comme Les Justes, une passionnante histoire.Nous en commencerons probablement samedi la publication.c- LETTRED’OTTAWA PETIT LUNDI.Ottawa, 17 — Journée employée à l’étude de projets de lois d’initia-tive privée ou à des questions du même genre.Peu d’intérêt, aux discussions .soulevées par la gauche.Le bill de ta Compagnie de Navigation Richelieu et Ontario franchit enfin l’étape de la troisième lecture, après un vote de 36 à 74, — majorité en faveur du bill, 38.C’est le dernier lundi que le ministère laisse aux députés.Dorénavant, les mesures du gouvernement auront le pas sur toutes les autres, sauf les interpellations.Et comme la Chambre va commencer demain, en seconde lecture l’étude du bill Borden, il est probable que, d’ici à quelques semaines, nous n’entendrons plus parler d’autre chose que de superdreadnoughts, d'escadres, et de tout le reste.Ce sera follement amusant.surtout si nos députés ministériels jouent encore une dizaine de fois, sur leur orgue de Barbarie, Le Rule Britannia ! • • * Le Devoir racontait récemment la lutte entreprise par l’opposition contre le bill de la Compagnie de Navigation Richelieu et Ontario, qui voulait faire porter son capital de dix à quinze millions.Celle-ci a obtenu ce pouvoir, aujourd’hui, mais après un vote strictement de parti, —• j sauf W.F.Maclean, de Toronto, qui a voté contre le bill tel que rédigé originairement.Il a saisi la Chambre d’un amendement don riant juridiction à la Commission des Chemins de fer de s’enquérir au préalable de la nécessité de cette augmentation de capital-actions.La Chambre Ta' rejeté.MM.Carvel), White, Pugsley, Bristol, Currie, Lespéramce, Pelletier ct Lemieux ont pris part au débat, qui ne fut en somme que la réédition de celui d’il y a quinze jours, à ce, propos.Echange de remarques piquantes, parfois, introduction de la politique dans le débat, protestations des conservateurs contre un amendement appuyé par la gauche qui ne voulut pas, lorsqu’elle était au pouvoir, permettre ce qu’elle demande aujourd’hui, grandes déclarations, de la part de l’opposition, qu’elle n'agit que dans un but d’intérêt public, l'après-midi s’est passé à tout cela.A six heures, vote, attendu avec impatience par les parrains du bill, et triomphe final de lettre réclamations.La personnalité de M.Forget était, au fond, la cause principale du peu d’empressement de la gauche à accorder à la R.& O.ce qu’elle demandait.On accusait aussi cette compagnie d’être un merger qui traite haut-la-main certaines régions du bas Saint-Laurent, ainsi la rive sud, où les navires de la R.& O.faisaient autrefois escale, à la Rivière-du-Loup, et que, depuis plusieurs années, la direction du R.Si O.a retranchée de la liste des ports fréquentés par ses bateaux.A ce propos, comme quelqu’un accusait M.Lemieux d’avoir été le maître véritable de l’administration Laurier, M.Lemieux a répondu : “Je n’en étais qu’un membre fort humble,” sur quoi M.Pelletier a riposté : “Oh ! Oh ! Pas si humble que cela ! ” M.Lemieux lui-même a ri du trait.— 1» » La commission des dépenses publiques assignait Tan dernier, comme témoin dans une enquête relative à un contrat de $117,000 accordé à la Diamond Light Si Healing Company, de Montréal, M.R.C.Miller, président de cette compagnie.M.Miller avait, au cours de sa déposition, déclaré s’être assuré ce contrat en versant une somme de $41,000 en pots-dc-vin à certaines personnes, sous l’administration Laurier.La semaine dernière, M.Miller, interroge par la commission, refusa de désigner ces personnes, disant que ce n’étaient ni des sénateurs, ni dre députés, ni des fonctionnaires.La commission a fait rapport à la Chambre, cet après-midi, du refus de M.Miller; ol celle-ci a assigné le témoin récalcitrant à comparaître à la barre de la Chambre, demain après-midi, pour répondre à cette question, que devra lui poser le président de la Chambre : “A qui avez-vous payé la somme de $41,086, aifin d’obtenir du gouvernement canadien certains contrats dont le chiffre, selon votre déclaration, s’élève à $117,000 ou environ, entre le mois de juin 1907 et le moment où vous avez cessé d’être président de la Diamond Light Si Heating Company.en juin 1911 ?” M.Miller comparailra-t-il ?Dans Taffirmalive, s’il répond à la question, la Chambre aura obtenu son but et découvert les pot-de-viniers.Mais s’il comparaît et ne répond pas, les Communes auront le droit de le livrer au sergent d’armes qui peut le garder captif dans la tour du parlement, jusqu’à ce qu’il réponde.Le probable est que M.Miller ne comparaîtra aucunement.Dans ce cas, il ne connaîtra pas le plaisir d’être prisonnier dan*; la tour, où, selon un plaisant, on le nourrirait avec des livres-bleus et des vieilles copies des débats, qui remplaceraient le pain et Teau traditionnels des gens mis au cachot.A tout événement, les journaliste*; attendent M.Miller, pour l’interviewer sur les sensations qu’il ressentira, s’il comparaît à la barre de la Chambre où, il y a quelque sept on huit ans, un des leurs était traduit pour avoir, prétendait-on alors, manqué de respect à un député oppositionniste, M.Foster.« * Le.reste de la séance, aujourd’hui, la Chambre emploie •son temps à disposer d’une cinquantaine de demandes pour production de documents inscrits au feuilleton, et que des députés réclament avec instance.La plupart ont trait à des renvois d’office de fonctionnaires libéraux par le ministère conservateur.Ceei fera d’excellente littérature d’élections et le bureau de presse libéral y trouvera ample matière à dénonciations indignées du regime actuel.Les conservateurs, quand ils furent dams l’opposition, eurent de ces accès de vertu farouche.Cela s’attrape sans doute, au contact des banquettes oppositionnistes.Demain, reprise du débat naval.On s’attend à plusieurs discours.M.Paquet, de l’Tslet, exposerait, paraît-il, dès les premières heures du débat, ses motifs de conduite, dans cette affaire, et le pourquoi de son vote de jeudi soir.La rumeur dit même qu’il attaquerait les nationalistes.Car ces maudits nationalistes sont responsables do tout le mal, ce sont les pelés, les galeux qu’il faut exterminer ! Geornes PELLETIER.t.Bureau n’est pas sérieux.Lui veut des élections à tout prix, rquoi ne démissionne-t-il pas?Il débarrasserait de procédures en-euses, t ce qu’il embêterait le vern ciment! «in * los chefs”.Tel est le titre d’un en-ilet du “Canada” où il est question iord et surtout de M.Rodolphe lieux.4- TVT T.mivîoi* «4- M T?11vnnn of' TVT Graham, et M .David La^ortune! Ah! l’égoïste: lui, toujours lui, rien que lui.w •* * Il en a coûté plus de $2.000 pour munir le char privé de Sam Hughes de tous les appareils électriques exigés par le tempérament de Thûte.La dépense est passablement bien proportionnée.* * * Pauvre Dr Paquet!.4 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MAnui, 1» EE^rRlER 1913 VOL.IV.— No.H» Une heure et demie sous le charme L’opinion d’un journaliste anglais sur la France LA RECLAME N’A PAS MENTI: ARTHUR FRIEDHEIM EST UN PIANISTE-VIRTUOSE UE PREMIER ORDRE.Lorsqu'un artiste, par sa technique, par son sens musical, par son tempérament, par son coeur, par son esprit, réussit à faire chérir (iavantuge des oeuvres connues, PU à snsre aimer des oeuvres vides de sentiment, mais remplies de] difficultés, je ne crois pas me trompe»- jo avouant que cet artiste a remporté un succès enviable, j pour ne pas dire plus.Arthur Friedheim a fait cela hier soir, aj la salle Windsor elles applaudisse-; ments qui ont accueilli chacun des numéros au programme, «pii ont provoqué des ‘'encore", étaient, certes, bien mérités.Pour une fois la réclame n’avait pas menti: Fried-heim est un pianiste de première grandeur.S’il est vrai que les morts entendent, comme il est vrai qu’ils parlent, le vieux Liszt devait murmurer, au fond de sa tombe, ou dans le sein de son éternité: “Friedheim, mon cher élève, je suis coulent de toi.” Et le vieux maître allemand avait raison.Il faudrait plus qu'un pâle article de journal pour analyser le jeu, j’allais dire le génie du pianiste russe.Ils se montrèrent d’autant plus parfaits que l’instrument qu’ils avaient à leur disposition laissait plutôt à désirer.Le médium surtout était faux.Avec un climat comme Je nôtre, il n’y a rien d’étonnant àj îela.La "grippe" peut empoigner 91 n piano comme elle empoigne un Somme fort ou une femme avoir du ])oids.C’est très désagréable, mais que voulez-vous?Ce contretemps n’a pas empêché ce bon enfant de Friedheim de nous régaler.Comme je le dis au début, il nous a ravis par sa technique sûre et distinguée, sa puissance ex-ti aordinaire, sa couleur variée, son fini, sa clarté, sa touche, tour à tour veloutée, caressante, gracieuse, agile, onctueuse, énergique et véhémente.Friedhei m se sert aussi admirablement des pédales.Il utilise de la forte des effets surprenants: le nébuleux, ie nuageux, le lointain, l’écho.Il a aussi une mi nière de frapper une nQte et d’étouffer immédiatement le son.Cela .vous fait mal, mais c’est exprès.Friedheim a une école qui semble s’être familiarisée avec tous les secrets de l’art musical.Le maître russe les met à profit et en retire ce qui lui est dû: la gloire.Je ne parlerai pas de chacune des oeuvres au programme.Ce serait trop long.Je me bornerai à mentionner les compositeurs: Liszt, Beethoven, Mendelssohn, Chopin, Hensel, et Rubinstein, Friedheim a saisi le caractère, a compris 'âme de chacun et l’a fail luire pendant cinq, dix ou quinze minu-ies.Quelle féerie! C’était merveilleux! L’auditoire emballé applaudissait à tout rompre et le brave Fried-neim, le sourire aux lèvres, se remettait au piano, prodiguant les "encore”.C’est ainsi qu’après la sonate Op.10 de Beethoven, il a enlevé le “Mouvement perpétuel”, ils Weber; après la si gracieuse élude tic Henseil “Si oiseau j’étais”, il a "clochetonnc” la “Campanille” de Liszt; après une Etude de .Hu-binstein, il a l'ail écouter le “Moment musical” de Schubert; après la “fantaisie” magnifique de Liszt, sur “Don Juan”, il a exécuté de magistrale fançon Je “Rhapsodie No ii,” du même compositeur.Jusqu’à la dernière minute, Friedheim tint son auditoire sous le charme.Quand on pense que les dames et les messieurs, après un peu plus d’une heure et demie de concert, ne songeaient pas à quitter la salle! Quand on pense que les auditeurs ne commencèrent pas à s'habiller avant la fin du dernier morceau mais qu’ils exigèrent que le grand artiste vint jouer de nouveau! Ce cpû démontre que noire public se raffine ou bien que M.Friedheim le tenait dans sa main et ne voulait pas le laisser partir.C’est plutôt cela.Quelle puissance, toul rie même! Paul-G.OUIMLT.LORD N’ORTHCLIFFE DECLARE QUE L’ARTILLERIE ET LA CAVALERIE Françaises sont LES MEILLEURES DU MONDE.— L’EMINENT JOURNALISTE CONSTATE UN GRAND RENOUVEAU DANS L’ESPRIT NATIONAL.Paris, 18.— Parmi les nombreux étrangers qui étudient sans bruit l’état actuel de la France se trouve lord Northcliffe.Pendant son séjour à Paris après des visites en d’autres centres importants de France, lord Northcliffe s’est appliqué à plusieurs questions vitales.Dans une longue conversation avec un journaliste, lord Northcliffe a bien voulu faire part de quelques-unes des impressions de son séjour.Il a dit: “J’ai été grandement frappé des manifestations générales d’un esprit nouveau.Je trouve que cet état est beaucoup plus apparent aujourd’hui qu’il ne l’était il y a quelques mois, ce qui indique clairement que ce renouveau national n’était pas simplement un état passager stimulé par l’incident d’Agadir mais bien un nouveau contrat d’existence qu’aucune autre nation ne saurait ignorer.“Quant à l’armée je n’ai pas besoin d’en dire davantage qu’à l’opinion des plus hautes autorités militaires de l’Angleterre (je préfère ne pas donner de noms), l’artillerie et la cavalerie sont les meilleures du monde.“Autant que j’ai eu l’occasion d’étudier la question par moi-même je me suis convaincu que le bureau du ministère de la guerre anglais estime à bon droit très haut la valeur morale et matérielle de notre partenaire dans l’entente cordiale.“Je crois fermement que si les armées française et allemande devaient en venir aux prises maintenant, le résultat serait tout différent de 1870.“La mystification de Strasbourg n’est qu’un des nombreux indices que cela ne va pas en Allemagne.“Que peut-on dire de commandants de corps d’armée qui ne savent où se trouve leur grand chef quand le plus petit journal rapporte fidèlement le moindre de ses gestes?Pour vous faire une idée du tempérament de l’Allemand moyen, vous n’avez qu’à considérer l’état d’esprit de ces hautes autorités capables rie se laisser berner une seconde fois par la plus transparente des mystifications.“Les Français, j’en suis sûr, ne cesseront jamais leurs préparatifs avant d’avoir essayé de reconquérir les provinces perdues.Elans n’importe quelle petit boutique de librairie on peut trouver une carte postale illustrée contenant son enseignement.La voici.Elle représente un soldat en sentinelle dans un bois.Il rêve et, dans le fond, à peine esquissé, on a la vision de l’Alsace.L’Alsace occupe la pensée de cette simple sentinelle et l’Alsace occupe la pensée des patriotes qui forment aujourd’hui le gros de la population française.“Je remarque aussi que la vie nocturne de Paris a perdu son attrait pour les Français.C’est une époque émouvante pour la république et on à autre chose à penser qu’aux plaisirs de Montmartre: l’armée, les grands succès des aviateurs français et même le développement moderne athlétique si efficace”.SIX MORTS DANS UN TAMPONNEMENT _____ » * Pittsburg, 17.— Six hommes ont été tués et un grand nombre blessés lorsqu'un train de sable a tamponné un convoi de fret à Derry, Pennsylvanie, ce soir.Les victimes étaient em-carrière de pnerre, située non Railroad Company dans une ployées par la Pennsylvania loin du lieu de l’accident.Le curé de Foîlamville A ETE ASPHYXIE DANS SA CHAMBRE.La Roumanie commande des obus (Service particulier) Roumanie, 17.— Les usines Krupp ont reçu l’ordre de fabriquer 300,000 séries d’obus pour l’artillerie de campagne de la Roumanie.On dit aussi que ce pays fait exécuter ailleurs des commandes importantes.Les manifestations hostiles du peuple de Roumanie qui prétend que le gouvernement tarde trop à exiger des concessions de la Bulgarie a déterminé ces commandes, a déclaré un membre d’une famille de hauts dignitaires de Roumanie.Progrès d'une industrie Au cours d’un banquet offert par VI.J.Aichard, président de la lompagnie Fashion-Craft, à ses a-fents, 11 fut annoncé formellement lue la maison construirait tout pro-ihainement une nouvelle manufacture.M.Richard déclara que l’augmentation continuelle du chiffre d’affaire dei !a compagnie, l’obligeait A ouvrir une autre manufacture, en plus de celle qu’on avait ouverte durant l’année.Les agences sont plus nombreuses que jamais et les demandes nous arrivent de toutes parts.Il faut donc faire face à cette augmentation.M.Eugène Richard, gérant de la mmpagnie, a félicité chaudement les igents du travail qu’ils font.Le dîner avait lieu au St-Régis.(Service) particulier) Mantes, 18 — L’abbé Henri Cavoi-I sy, curé de la commune de Follaij?-; ville depuis six mois seulement, était j la semaine dernière, de retour de Ver-j sailles, où il était allé passer une j journée chez sa mère, et regagnait | son (iomiciie.Le lendemain, une per-! sonne de la commune allait sonner à | sa porte pour l'informer des funérail | les d’un parent.N’obtenant pas de i réponse, elle alla chez ie curé de LE ! may, qui crut que son collègue n’ê-I tait pas de retour de son voyage.Jeudi, vendredi et samedi passèrent sans qu’on vit l’abbé.Ce, matin en j fin, au moment de la messe, la population fut fort intriguée et un habitant, au moyen d’une échelle, pénê tra dans le presbytère.Pans la chambre, l’abbé Oavoisy semblait repeser.On constata bientôt qu’i*.était mort.Le docteur Dupont, de Mantes, appelé A constater le décès, attribua la mort à l’asphyxie et déclara qu’elle remontait à la nuit de mardi.Au cours de l’enquête, on remarqua que le poêle, dans *a chambre à coucher, était bourré de charbon non consumé et que le mauvais état de la cheminée avait empêché le tirage.Les obsèques religieuses ont été cê lêbrées A Follainville, et l’inhuma ploitê le jeu de baraque ostendaise.sailles.L’abbé Oavoisy était âgé de trente-deux ans.Un prince blesse > un enfant (Service particulier) îTrtldernheim.Allemagne.17.— Le prince Henri de Northumberland a renversé un enfant de cinq ans et l’a sé-riousemont blessé en se promenant, dans son automobile dans la principale run de cette ville aujourd'hui.11 a reeueilli l’enfant et l’a reeonduit dans »a voiture h.l’hôpital de l’endroit.Le Duc de Connaught retournera à Thopital Toronto, 18.— L’on est d’avis que la courte visite qu'a faite le duc de Connaught à Toronto, samedi, n’est pas sa dernière.Après avoir accompagné la duchesse et la princesse Patricia en Angleterre, il reviendra au Canada pour un laps de temps indéfi-pi.Dès son retour il assistera à l’ouverture offieielle de l’hôpital Général qui doit avoir lieu en mai.Le due.a répondu qu’il consentait à officier à la cérémonie.Pour expliquer sa fugue Londres, 18.-— Le “Daily Mail” a reçu un télégramme du pasteur Albert Knight, de Yorkshire qui s’est envolé récemment avec une femme.U est à bord du Port Uncoln via Lu-deritz Bay, Knight qui a abandonné l’église d’Angleterre attribue sa chù-ts aux calomnies injurieuses lancées contre lui lorsqu’il s’occupait do sauver les jeunes filles do la traite des blanches, Ce que la ville a demandé, ce que la Cie a fait Le comité spécial chargé d’étudier la mise à exécution du reglement 210 à l’effet de réduire le nombre des arrêts de tramways, a remis hier son rapport aux commissaires.M.l’échevin Emard, président du comité est d’avis qu’on devrait essayer ce nouveau système quitte à l’abroger s’il ne donnait pas satisfaction.L’échevin L.-A.Lapointe répond que si la compagnie voulait, elle pourrait très bien réduire le nombre des arrêts sans l’avis du conseil; qu’il était vraiment étrange de la voir tant insister pour avoir l’ordre du conseil.“Elle ne l’a pas toujours fait, dit le leader du Conseil.Ainsi lorsqu’elle a mis en circulation ses tramways du modèle “Payez en entrant”, elle l’a fait malgré l’opposition du conseil.Pourtant il est dit dans le règlement qu’aucun tramway ne pourra circuler sans que le modèle en ait été préalablement approuvé par le Conseil de Ville.“C’est d’ailleurs ce système de “payez en entrant” qui est une des principales causes de la congestion.On perd beaucoup trop de temps pour embarquer et débarquer les voyageurs, mais il est vrai que de cette manière la compagnie ne perd pas d’argent.” L’échevin Lapointe proposa que le rapport du comité soit référé aux commissaires pour étude et rapport, ce qui fut adopté.Nous donnons ci-dessous le rapport présenté hier, par le greffier de la cité, qui indique les résolutions passées par le Conseil depuis cinq ans pour des améliorations dans le service des tramways, et quelles sont celles qui ont été consenties par la compagnie.Depuis cinq ans, le conseil a ordonné à la compagnie d’établir trente-quatre nouvelles lignes; sur ce nombre, la compagnie en a établi sept seulement.Voici les détails: 6 MAI 1907 — pour prolonger la ligne de la rue Atwater de Saint-Antoine à Centre.— NON ETABLIE.29 JUIN 1908 — pour donner au quartier Mont-Royal le même service que celui donné à la ville de Montréal et prolonger la voie le long du chemin de la Côte des Neiges, de l’avenue Westmount à l’avenue Maplewood .— LIGNE ETABLIE.10 NOVEMBRE 1908 — pour prolonger la ligne de la rue Iberville à la rue Masson jusqu’à la lOème Avenue.— NON ÉTABLIE.20 JUIN 1910 — pour changer et modifier certains circuits et établir de novelles routes sur les rues Wellington, Saint-Denis.Davidson et Allard.LIGNES NON ETABLIES.Descente de la police dans une fumerie d’opium Hier soir, à la suite d'un combat del quelques minutes au cours duquel une! I fournaise fut renversée et 'les meubles! I bris-s, plus de cinquante Chinois furent] arrêtés dans une maison de jeu, rue I Lagauchctière.I,es “Célestes” étaient occupés à jouer au “fan-tan” et à fumer de l’opium, lorsqu’à la vue de la I police, ils se ruèrent vers une porte | de sortie, II s’ensuivit une bagarre dont les policiers eurent bien vite rai-; son.On a émis un mandat d’arrêt contre Je propriétaire qui était absent lors de la descente.On a trouvé 830 et un grand nombre de jetons et instruments ! de jeu, ainsi qu’un attirail complet de fumerie d’opium.Le Conseil approuve le rapport sur les pavages Le conseil municipal a adopté hier après-midi, par un vote de 14 voix contre 4, le rapport des Commissaires recommandant d’adopter le plan de M.Geo.Janin, ingénieur en chef.Ce plan comprend le pavage de tous ie centre de la ville au coût apprpxi-matif de $1,764.115.M.Médêrlc Martin a proposé que plusieurs rues de sein quartier soient rayées de la liste des rues à paver, prétendant qu’il avait combattu le principe de la loi des pavages et qu’il ne cesserait de le combattre.M.l’échevin Garceau fit une belle et digne réponse à l’échevin Martin, j en lui disant que lui aussi avait été S contre la loi des pavages, mais que du moment que c’était la loi, les échevins devaient s’y soumettre comme les autres, et que pour rien au monde il ne voudrait priver son quartier des améliorations que les commissaires entendent faire cette année dans la' ville.L’amendement de l’échevin Martin a été rejeté par 15 voix contre 3.Ont voté pour : les échevins Martin, Séguin et Vandelac, 3.Ont voté contre : les échevins O’Connell, Ward, Robinson, Prud’homme, Boyd, Garceau, Monahan, Emard, Morin, Fraser, Poissant, Blu-menthal, McDonald, Ménard et Judge.La motion d’adoption de l’échevin Emard fut ensuite adoptée par 14 voix contre 4, l’échevin Poissant votant contre.Plusieurs échevins quittèrent la salle à l’appel du vote.La fin de la séance se passa à étudier des rapports recommandant l’achat de propriétés pour le prolongement de la rue Sherbrooke, de la rue Aylwin aux limites de la cité.Tous ces rapports furent adoptés.Assemblée générale des actionnaires 5 JUILLET 1910 — pour modifier la résolution ci-dessus et ordonner d’établir une voie double à partir de la rue Wellington jusqu’à la rue Centre — NON ETABLIE.Pour établir une voie double de la rue Bélanger vers le nord, le long- de Saint-Hubert, jusqu'à la rue Youville.—NON ETABLIE.Pour établir une voie double, à partir de la voie de la rue Notre-Dame vers le nord jusqu’à la rue Ontario — NON ETABLIE.20 OCTOBRE 1910—pour établir une ,voie de raccordement entre la ligne de la rue Saint-Denis et celle du Parc et de ITIe, sur la 39èmc avenue, dans Villerai — NON ETABLIE.28 OCTOBRE 1910 — pour établir sans retard une ligne sur la rue Iberville à partir du tunnel sous la voie du C.P.R., jusqu’à la rue Masson, et sur la rue Masson jusqu’à la lOème Avenue —NON ETABLIE.28 NOVEMBRE 1910 — pour établir une ligne sur la rue Iberveille, de la rue Masson jusqu’au chemin de la Côte Visitation.— NON ETABLIE.23 JANVIER 1911 — pour établir une ligne devant desservir le quartier Bordeaux et y faire un service régulier — NON ETABLIE.13 NOVEMRBE 1911 — pour établir une ligne sur le chemin de la Cô-te-des-Neiges, de l’avenue Trafalgar au cimetière catholique—NON ETABLIE.18 DECEMBRE 1911 — pour établir une double voie sur l’avenue Butler, de la rue Wellington à la rue Centre.— NON ETABLIE 11 MARS 1912 — pour établir un nouveau circuit db manière à relier les gares de chemins de fer.— NON ETABLI.12 JUIN 1912—pour modifier la résolution ci-dessus.P JUIN 1912 — pour construire et exploiter une voie à partir du termi-voie de la rue Papineau.— NON nus de l’avenue Pie IX jusqu’à la ETABLIE.1 AOUT'1912 — pour prolonger la ligne de la rue Davidson, de la rue Ontario jusqu’à la (rue Notre-Dame.— NON ETABLIE.15 AVRIL 1912 —- pour modifier la ligne de la rue Delorimier et du Parc et de ITIe.— NON ETABLIE.15 JANVIER 1912 — pour faire les changements dans la ligne de la rue Guy.— ETABLIS.—Pour faire des changements dans la ligne de l'avenue Delorimier et du Port.— ETABLIS.—pour faire des changements dans la ligne du chemin de fer Terminal.— ETABLIS.—pour prolonger la ligne de la rue Notre-Dame.— NON ETABLIE.22 AVRIL 1912 — pour établir les lignes suivantes: —rue Saint-Laurent, du côté sud du tunnel aux limites nord.—ETABLIE.—rue Comte, de la rue Saint-Laurent aux limites Est.— ETABLIE.—rue Sanguinet, de la voie du C.P.R.à la rue Beaubien.— NON ETABLIE.—rue Beaubien, de la rue Saint-Laurent aux limites Est.— NON ETABLIE.—rue Laurier, dans toute sa longueur.— NON ETABLIE.—rue de Gaspé, de la rue Laurier jusqu'à l’avenue du Dépôt.— NON ETABLIE.—Avenue du Dépôt, jusqu'à la gare du C.P.R.et ensuite jusqu’à la rue Saint-Laurent.— ETABLIE.—rue Bernard, de la rue Saint-Laurent aux limites ouest.— ETABLIE.—rue Clarke, de l’avenue Van Horne à la rue Bernard.— NON ETABLIE.—rue Saint-Viateur, de l’avenue du Parc aux limites ouest.— NON ETABLIE.I AOUT 1912 — pour établir une ligne dans le quartier Emard, via la rue Sairit-Patrice, le boulevard Monk, jusou’à la rue Allard, — NON ETABLIE.23 SETPEMBRE 1912 .pour modifier la ligne de l'avenue Mont-Royal -NON ETABLIE.DE LA COMPAGNIE D’ASSURANCE MUTUELLE CONTRE LE FEU DES BEURREUIES ET DES FROMAGERIES DE LA PROVINCE DE QUEBEC.Mercredi dernier, le 12 courant, avait lieu au “St.James Hotel”, l’assemblée générale des actionnaires de la “Compagnie d’Assurance Mutuelle contre le Feu des Beurreries et des Fromageries de la Province de Québec.” Etaient présents à cette réunion annuelle, MM.J.L.Poupart, président; Ed.McGowan, vice-président, et les directeurs D, Lacoste, J.G.Héi-oux, William Parent, D.Plante, F.X.O.Trudel et L.Archambault; l’agenf'général Maxime Huberdeau, le secrétaire-trésorier M.J.Alf.Huberdeau, M, Sévérin Létourneau, aviseur légal, M.J.A.Saint-Denis, auditeur, et les actionnaires Dion, Raymond, Roy, etc.On procéda d’abord à l’élection d’un président et d’un secrétaire d’assemblée.M.J.L.Poupart fut nommé président et M.J.A.Saint-Denis, secrétaire.Après les remarques du président on fit la lecture des minutes de la dernière assemblée générale des actionnaires et de toutes les autres assemblées qui avaient eu lieu depuis.La lecture du rapport financier pour la période finissant le 31 décembre 1912, faite par M.J.A.Huberdeau, sec.-trés., fut suivie avec beaucoup d’attention et de satisfaction par tous les actionnaires présents.M.Sévérin Létourneau, aviseur légal, profita de la circonstance pour féliciter le secrétaire et les membres de la compagnie du zèle dont ils ont fait preuve pendant l’année qui vient de s’écouler.M.J.A.Saint-Denis, auditeur, fit l’historique de la compagnie depuis sa fondation, signalant à chaque période de son existence, les progrès marquants qu’elle a faits grâce à l’habileté et à l’énergie de ses fondateurs qui ne ménagèrent ni leur temps ni leur personne pour faire de cette société d’assurance mutuelle, une institution canadienne vé-I ritablement stable et progressive.A la suite de ce brillant exposé on passa à l’élection des directeurs.Le même bureau de direction fut réélu par "c'’.Don à l’exception de M.J.H.Leclair qui ayant, par lettre, annono retraite fut remplacé par M.Noé Raymond.Des suggestions dans l’intérêt de la compagnie furent faites à l’assemblée par le président, le secrétaire et les directeurs, et chacun, la séance terminée, se retira satisfait et content de l’année 1912, souhaitant à l’organisateur, bon succès pour 191-3.—-4- Le transport du grain par le G.T.P.Une dépêche de Brandon dit qu’à la suite d’un entretien entre M.Morley Donaldson, vice-président et gérant généra] du chemin do.fer du Grand Tronc Pacifique et le maire de cette ville, il a été annoncé que la compagnie s’attend d’avoir les rails, de sa ligne principale, posés à Brandon le 1er d’août prochain.Des statistiques pour l’année dernière font voir que l’élévateur du Grand Tronc, à Tiffin, Ont., qui a une capacité de 2,000,000 de boisseaux, a reçu durant les douze mois 13,680,000 boisseaux de grain, la plus grande quantité qui soit jamais passée par un élévateur sur les grands lacs; l’élévateur du gov.vrn ut à Port Dolborne, dont la capacité est de 750,000 boisseaux vient en second lieu avec un record de 12,100,000 boisseaux.r Ligue Mercantile Les clubs de hockey Bonin et Frères et Semi-Rendy se rencontreront ce soir nu Juhilée dans une partie régulière de la ligue Mercantile.Cette joute promet d’être très intéressante et tous les nmnteurs du jeu de hockey devraient se donner rendez-vous au Jubilée, ce soir.DANS LE i Monde Ouvrier —I 1—^ AUX TROIS-RIVIERES.La corporation ouvrière catholique des Trois-Rivières continue, avec le plus encourageant succès, son travail d’organisation.Vendredi dernier, tous les membres de cette jeune société se sont réunis dans la salie des zouaves, généreusement mise à la disposition des ouvriers.On s’est orga rise en syndicat professionnel.Les employés de la manufacture de chaussures _ Teb-butt, les ouvriers de la fonderie, les menuisiers et les charretiers ont immédiatement formé leurs syndicats respectifs.Un comité provisoire a été nommé avec mission d’élaborer une constitution et des règlements qui seront soumis à l’approbation des membres, dans une prochaine assemblée.PEU CONFIANTS.Les ouvriers ont peu de confiance dans la sincérité de M.Alphonse Ver-ville, quand il a présenté à la Chambre des Communes son fameux sous-amendement au projet gouvernemental de la marine.Hier soir, au club ouvrier Mont-Royal, M.R.Daguerre, qui occupait les fonctions de secrétaire, s’est levé, et il a accusé nettement M.Ver-ville d’avoir cherché à ménager à la fois le “choux” ouvrier, et la chèvre “libérale”.Sur sa proposition, adoptée à l’unanimité, il a été résolu de demander que M.Verville vienne expliquer sa conduite, le vendredi, 28 février prochain, devant une grande assemblée ouvrière qui aura lieu au Gymnase ouvrier.A cette assemblée, Lier soir, M.Gé-déon Martel, et plusieurs autres ont demandé que M.Henri Bourassa ou Armand Lavergne fussent priés de venir faire une conférence sur la marine devant le club ouvrier Mont-Royal.“La politique nationaliste et la politique ouvrière, au sujet de la marine, a dit M.Martel, est la même.Nul doute, que ces deux orateurs éminents ne soient entendus avec plaisir.” Mais on a fait remarquer que le sujet _ de la marine commençait à être épuisé, et qu’il ne serait peut-être plus d’actualité au moment où les conférences seraient données, En conséquence on a, pour le moment abandonné ce projet.DIVERGENCES DE VUES Une compétition de métier assez sérieuse vient de s’élever entre l’union des plâtriers et celle des ouvriers en travaux de ciment.Il s’agit de savoir où commence et où finit la juridiction de chacun de ces métiers.On sait que le progrès moderne a un peu bouleversé les anciennes méthodes de travail dans la construction.Là où autrefois on n’employait’que du plâtre, exclusivement, aujourd’hui, le ciment est fréquemment employé pour les enduits.Or, les ouvriers en ciment prétendent que partout où le ciment est employé, s’étend la juridiction de leur métier.Par contre, les plâtriers soutiennent que partout où l’ouvrier doit se servir de la “truelle”, que ce soit pour travailler le plâtre ou le ciment, là est la juridiction du métier de plâtrier.Cette question a été discutée jeudi soir au Conseil ouvrier de la construction; mais aucune décision n’a été prise encore.D’autre part, les plâtriers réunis vendredi soir, en assemblée générale ont réaffirmé leurs prétentions et il est difficile de prédire comment se terminera cette discussion.AU CLUB MUNICIPAL Le Club ouvrier municipal a tenu son assemblée hier à la salle Saint-Onge, sous la présidence de M.D.Boyer.Ce club a réitéré sa protestation contre l’administration du département de l’incinéi-ation, où les ouvriers sont obligés de donner de longues heures supplémentaires de travail, sans recevoir aucune rémunération.Le club a nommé son conseil exécutif qui est composé comme suit: Président, M.Louis Montmarquette; secrétaire, J.D.Lafleur; J.A.Guérin, D.Verdon, Adélard Saint-Onge et D.Boyer.Ce conseil se réunira chaque semaine, et il est autorisé à représenter le Club ouvrier municipal devant les autorités et les autres sociétés ouvrières.ELECTION D’OFFICIERS La section des étiquettes unionistes du Conseil des Métiers et du Travail a élu, hier soir, son nouveau bureau d’officiers.Ce bureau se trouve ainsi composé: MM.John Jo-bin, président; Benjamin Drolet, secrétaire; Adolphe Gariépy, trésorier.La grande question à débattre actuellement devant ce comité, c’est de savoir à quelle époque on fixei'a la prochaine exposition des étiquettes.Deux époques sont proposées: D’abord, au mois de juin, au moment où la convention des cordonniers sera en session, puis au mois de septembre, au moment de la tenue du Congrès ouvrier du Canada.On sait que ces deux grandes organisations doivent tenir leurs conventions cette année à Montréal.La première question à résoudre par le nouveau bureau sera donc de fixer définitivement l’époque de l’exposition.Un rapport à ce sujet sera fait à la prochaine assemblée.NOUVELLE PROTESTATION Les ouvriers continuent à prendre fait et cause pour les employés du département de l’incinération, que l’administration de l’Hôtel-de-Ville force à ü-availler jusqu’à 16 heures par jour, et qu’elle refuse de payer pour ce travail- supplémentaire.M.J.A.Râtelle, un des plus vieux unionistes de Montréal, a vigoureusement protesté hier soir .devant le Club Ouvrier Mont-Royal, et au nom des principes ouvriers contre cot abus, commis par l’administration municipale.Il a même affirmé que si les ouvriers toléraient plus longtemps cet état de choses, la coutume finirait par s’établir d’obliger les ouvriers à travailler en dehors des heures régulières sans rémunération.“Qu’un ouvrier, dit-il, vienne un jour réclamer devant un juge, demandant d’être payé pour un travail supplémentaire, le juge, constatant que c’est l’habitude à l’Hôtel de Ville, renverra immédiatement la plainte.Voilà un danger sérieux auquel on s’expose, en laissant plus longtemps l’administration commettre cet abus.L’assemblée a adopté une résolution de protestation contre l'administration de ce département, et décidé qu’une copie de cette résolution soit adressée au bureau des commissaires et au conseil.REUNIONS POUR CE SOIR.3me MARDI DU MOIS: AU TEMPLE DU TRAVAIL.Union des plombiers.Union des ferblantiers couvreurs.Union des maçons.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES Pour apprendre le métier de barbier; ! au:-, spéciaux, outils gratuits, quelques .semaines pour compléter le ours: positions assurées.Ecrivez pour détails: Modem Barber College, m.l’bbbé J.O.Mau-pénitencier pour meurtre, a épousé j rjce ce matin Mlle Ella Herskey qui, dit- Samedi : — on fait partie de la haute société | 9 h.30 : Logique, M.l’abbé F.Hé-d’Hanisburg.bert.Ware fut accusé d’avoir tué Morris; lo h.30 : Morale : R.P.Bournival, Miller puis d’avoir assassiné Fred.| S.J.Kindle.Mlle Herskey s’interressa à * Ware durant son séjour en prison et réussit à lui faire accorder sa liberté.MORT D’UN POETE.San-Francisco, 18.— Joaquin Miller, le “poète des Sierras”, est décédé à trois heures, cet après-midi, à sa résidence de Piedmont Hills.Son épouse et sa fille, Juanita, étaient à son chevet.QUADRUPLE NAISSANCE.Halifax, N.-E .18.— Mme E.Lsen-hauer, de Scarsdale, a aujourd’hui donné le jour à quatre enfants, trois garçons et une fille.La mère et les bébés se portent bien.Les enfants pèsent 6 livres chacun.Mme Isenhauer est âgée de trente-huit ans et avait déjà donné le jour à huit enfants.LES BIENS DES CONGREGATIONS RELIGIEUSES.Lisbonne, 18.— Le gouvernement a décidé de référer au tribunal de La Haye toutes les questions concernant les propriétés des congrégations religieuses.On sait qu’elles ont été saisies en vertu du décret de séparation emrc l’Eglise et l’Etat.LE PRINCE DE GALLES A OXFORD.Londres, 18.— Le prince de Galles maintenant à Oxford, jouit d’une liberté plus grande que celle qui fut accordée à son grand-père.Le prince cependant n’en profite pas pour aller se promener à Londres comme essaya de le faire le regretté roi Edouard.Détroit, 18.— Les intérêts maritimes américains et canadiens sont en conflit, au sujet de la construction d’une digue à l’extrémité supérieure de l’île Bois Blanc.La Commission canadienne des eaux limitrophes s’oppose au plan, par.contre, le président Wm.Livingstone, j maintenant très prochaine de M.de la Lake Carriers Association se dé- > Woodrow Wilson à la Maison clare hautement favorable au profit.! Blanche, le grand sujet de convcr- Cette digue a été proposée dans le, sation des boursiers de Wall Street, but de prévenir un abaissement possi- | Si, à la mauvaise tenue du marble de deux pouces du niveau de la ri-j ché américain ,on ajoute l’inquiétu-vière Détroit, lorsque les travaux d’é-i de qui résulte en Europe de la guer-largissement auront été terminés.De | re des Balkans, la tension monétai-p|us, on a fait remarquer que cette ;re qui chaque jour s’aggrave et digue préviendrait un courant coït-j dont rien ne permet encore de prétraire dangereux, dans le chenal de i voir la lin immédiate, on aura l’ex-la rivière Détroit, qui, autrement, se-! plication rationnelle .des liquida-rait une menace pour la navigation.! tions nombreuses qui se sont pro-Des citoyens d’Amherstburg, Ont., duites cette semaine sur notre pin-un petit village situé en face du site Ce.Nos petits spéculateurs, ceux proposé pour la fameuse digue, ont qui n'ont pas les reins très solides déclaré à la commission que les im-|et constituent le grand nombre, se mondices des égoûts de Détroit qui, i fatiguent de l’atlente et eonimen-ordinairement, sont charriées dans les;cent à la trouver interminable.Il lacs, se trouveraient, par cette digue,! en est résulté un mouvement assez a etre détournés de leur cours et vien-: scnsi,)le de baisse, qui a eu pour (iraient contaminer les eaux canadien-! cons^quence heureuse d’assainir la nés, ce qui constituerait une menace, i position (]e ,a Bourse, de la rendre pour la santé publique.• p]us soji(]e e( p]us ferme.Le place- Hmci Aiirc aiirma raicnnc rmr onoci .> SPECIAL POUR EMPRESS Part de la rue Windsor a 11.00 p.ui., jeudi le 20 février.Wagons de première classe, wagons-buffets et wagons-lits.He rend directement aux abords du paquebot.OTTAWA i8.fl5- a/.nk, s*.40 a.ni., f9.15 a.m.jé.OO p.m., §7.45 p.m., *9.50 p.ra.*10 30 p.m.WAGONS-SALONS-OBSERVATOIRES Wagon-lit sur 1s train de 9.50 p.m.TORONTO *9.05 a^*nM et w10.00 p.m.Pour la gare Union Wagon-salon sur le train de jour *11.15 p.m., pour la gare de la rue Yor.g.WAGONS A COMPARTIMENTS ET WAGONS-LITS ECLAIRES A L’ELECTRICITE Plusieurs autres raisons ont aussi été apportées par les Canadiens, pour s’opposer à la construction de cette digue.Cette question sera probablement décidée à la séance de demain.La Convention Agricole de Saint-Bruno On nous prio.d’annoncer que la convention agricole régionale qui devait avoir lieu à Saint-Bruno, comté de Chamkly, les 18 et 19 courant, est forcément remise.Qu’on en prenne note.Voies souterraines M.Edouard Debat-Ponsan Feu M.C.G.Couillard Un télégramme de Spokane, Etat de Washington, annonce la mort accidentelle de M.Cléophas Couillard, époux de llanic Flore Baril.M.Couillard, qui est originaire de I.’îslet, est parti il y a deux ans pour Spokane, où il était employé comme surintendant d'une compagnie de ciment.Son service et sa sépulture au-lieu à L’Jslet la semaine pro- Baris, 18.—Le peintre Edouard Debat-Ponsan vient de mourir, ùgé de 65 ans.N » à Toulouse, élève de Cabanel, il avait remporté le deuxième Grand.Prix ront de Rome en 1873 et avait obtenu une chains, à l’arrivée de la dépouille mor-pension de l’Institut pour le voyage telle.d’Italie.I.-A Après avoir peint des tableaux d’histoire, il s’adonna au portrait.En 1889, il retira de l’Exposition universelle, sur la demande du président du Conseil, le “General Boulanger à cheval Il a exécuté les décorations des plafonds du Capitole de Toulouse et du théâtre-de Nîmes.cy.- «- ,- , » — , .- .F.n 1870, M.Debat-Ponsan s’engagea nommé ministre du Commerce, durant une compagnie, qui les exploiteiait et fit campagne dans un corps de l’absence de M.Georges Foster.'moyennant le paiement dune lede- franrs-tireurs avec l’armée de Rourba- M.Pcrley fut premier ministre pro ! vanee, qui donnerait a la Cite un re-ki Fait prisonnier, il s’échappa et re- tempore durant le voyage do M.Ror-! venu suffisant pour couvrir rintéret joignit l'armée de la Loire.Il a préai- den à Londres, et ministre des Tra- et pour amortir graduellement le carié la Société libre des Artistes Iran- vaux Publics durant le temps écoulé vais : il était chevalier de la Légion entre la hémission de M.Monk et la d’honneur.nomination de M.Rogers.M.Perley remplace tout le monde Ottawa, 18.— M.Georges H.Perley, ministre sans portefeuille, a été L’ECHEVIN L.-A.LAPOINTE EN PROPOSE LA CONSTRUCTION AFIN DE DECONGESTIONNER NOS RUES.Hier, M.l’échevin L.A.Lapointe a soumis au Conseil municipal son projet de chemin de fer souterrain.Voici la motion qu’il a présentée à cet effet et qui a été adoptée: “Que, d’après l’opinion des membres de ce Conseil, le temps est venu d’étudier à fond la question de savoir quels seraient les meilleurs moyens à prendre (a) pour remédier à l’encombrement qui existe dans nos rues et qii gêne la circulation et (b) pour faire face à tous les besoins futurs du public en tenant compte de l’expansion et du développement constants de Montréal.Dans notre édition d’hier nous avons parlé du projet de fonds de retraite pour les employés municipaux.Ce projet fut soumis au Conseil municipal par les commissaires.Le Conseil ne l’a pas discuté hier mais a adopté la motion suivante, présentée par M.L.-A.Lapointe: “Que le dit rapport soit envoyé à la Commission de Législation avec instruction d’étudier la question de l’établissement d’un fonds de retraite pour les officiers et employés de la cité et de soumettre au Conseil un projet de règlement à ce sujet.“Que ladite Commission soit aussi priée de conférer à ce sujet avec les membres du Conseil qui s’intéressent à cette question et avec les fonctionnaires municipaux et tous autres intéressés.“Qu’une copie du rapport de M.B.Hal-Brown soit envoyée à chaque membre du Conseil.“Que ce Conseil profite de cette occasion pour exprimer l’espoir que le rajustement des salaires ne sera pas retardé à cause du délai qui pourrait être apporté dans la solution du problème des fonds de retraite vu que ces deux questions n’ont aucun rapport entre elles et doivent être traitées indépendamment l’une de l’autre.M.Lapointe a demandé aux commissaires s’ils ne pourraient pas venir en aide à la Caisse de l’Association de Bienfaisance des Pompiers, qui se trouve en ce moment dans un état précaire.Les commissaires ont bien accueilli la demande de l’échevin Lapointe, qui d’ailleurs ,a reçu l’unanime approbation du conseil; les'commissaires ont promis de s’occuper de la demande du représentant du quartier Est.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR Le docteur Béland au Canadian Club de Toronto Toronto, 18.— Si l’on demandait, a dit, hier, le Dr H.Béland, aux mem- - .bres du Club Canadien, en quoi Qué- “Que le Bureau des commissaires a pu contribuer k la formation de soit prié de s’assurer — lorsqu’il étu- < -j:- _j— diera cette si importante question s’il n’y aurait pas lieu d’établir un service de transport souterrain, semblable à ceux qui existent, dans plusieurs grandes villes de l’Europe et dos Etats-Unis, les tunnels qui seraient construits devant aller du nord au sud et de l’est à l’ouest et devant être pourvus de deux ou plusieurs voies.“Que le Bureau des commissaires soit aussi prié de considérer s’il ne serait pas à propos que la Cité entreprenne elle-même la construction de ces tunnels et qu’elle les afferme à pital, afin que l’emprunt qui aurait été effectué puisse être automatique-met remboursé à son échéance.” la mentalité canadienne, je répondrais que c’est en grande partie au moyen de son esprit de combativité.” Dans une conférence qui a été chaleureusement applaudie.Thon.H.Béland a fait voir les immenses ressources naturelles dont dispose la province de Québec et déroulé devant ses auditeurs les principaux événements de son histoire depuis la fondation de Québec jusqu’à 1867.L’hon.M.Béland était l’hôte, hier soir, du sénateur Jaffray.6080 QUEBEC f9.00 R.m., *1.30 p.m., *5.00 p.m., *11.30 p.m.TRAIN DE LUXE A 5 P.M.Wagons-Buffets et wagons-salons *Tou6 les jours.fTous les jours, excepté le dimanche.§Le dimanche seulement.BUREAUX DES BILLETS: 141 143 rue Saint-Jacques.Tel.Main 8125 ou gares Place Viger et Windsor ROBE DE DEMOISELLE Dans cc modèle nous avons une jolie robe pour la jeune fille^et qui sera particulièrement attrayante si Wm la fait avec l’une des nouvelles et magnifiques soies actuellement en vogue.La robe va se porter avec une guimpe.La jupe à deux pièces peut être finie avec taille Empire ou ordinaire, et avèc ou sans péplum.Le patron No.fi,080 est ta,illé en grandeurs pour âges de 14, 16 et 18 ans.Pour l’ftge de 16 .ans, il faut 3 verges 1-2 de tissu de 44 pouces et 5 verges 1-4 de braid.On peut obtenir ce patron en envoyant 10 cents au bureau de ce journal.Les lectrices du '‘Devoir” peuvent obtenir ces patrons aux conditions suivantes:— Envoyez ce coupon après que vous Laure* rempli, au RAYON DES PATRONS.AIT “DEVOIR”, avec 10 cents, soit en timbres ou en argent et le patron ci-dessus vous géra envoyé quelques jours après.ment a mis à profit ce recul en al) sorbant une quantité énorme de valeurs de premier ordre.Jamais encore on n’avait vu ceux qui épargnent et placent leur argent acheter autant de valeurs de Bourse.Chaque jour les petits ordres, de une à vingt actions, sont tombés en pluie sur le parquet.Nous ne saurions trop applaudir à ce mouvement qui ne peut que contribuer à donner à notre place une force indépendante, une solidité que rien ne pourra entamer.Tout comme les gagne-petit et les épargnistes nous avons pleine confiance en l’avenir de noire pays.Nous approuvons - sans réserves ceux qui mettent en portefeuille nos valeurs de premier ordre.Ces titres prendront fatalement une plus-value énorme, dès que se produira le relèvement général, dès que la circulation du numéraire deviendra normale.Quant à ceux qui spéculent à la Bourse, nous ne pouvons leur donner le conseil de s’engager dans une opération quelconque.Certes les cours vont se relever, mais personne ne peut affirmer qu’ils ne tomberont pas aupa ravant, plus lias qu’ils ne sont au jourd’hui.Quoi qu’i leu soit, la lenue de la Bourse de Montréal, durant la se maine, a été très satisfaisante.Comme question de fait, ce sont les valeurs très haut cotées qui ont eu surtout à souffrir.Cela s’explique par ceci qu’elles coûtent gros à porter sur marge.La situation demeure la même et aucun événement ne s’est produit au Canada qui ait eu sur notre place une répercussion sensible.Le C.P.R.est de toutes nos valeurs, celle qui a le plus souffert, par suite des liquidations de Berlin et de New-York.Il est possible que nous voyions des cours plus bas, niais il est certain que dès le retour de la confiance, la conclusion de la paix, le cours de l’action se relèvera rapidement.Vendredi marquait l’échéance du premier versement de l’émission de $ü(),-000,000 à 175.Or, non seulement Té mission a été entièrement souscrite mais le premier versement a excédé de $400,000 la somme prévue.Ceci indique quelle est la confiance que notre grande compagnie de transport inspire sur les grandes places financières du monde.Le Montreal Power a subi une forte pression, mais à 227 la demande de placement a facilement soutenu le cours de l’action.Le Shawinigan qui jusqu’ici suivait une marche parallèle à celle du Power n’a pas subi de vecul.Cela tient à ceci que les actions sont très largement distribuées.Par suite, la liquidation a été nulle de celte va- HH MONTREAL et TORONTO 9.00 a.m.9.40 a.m.7.30 p.m.10 30 p.m Wagons-salon, restaurant et bibliothèque sur les trains de jour; wagons-lits Pullman éclairés à l’électricité, sur les trains de nuit.LA SEULE ROUTE A VOIE DOUBLE L’“if '-2 et le National Brick se main-licnt à 64.Le cardinal Farley à Porto - Rico (Service particulier) New-York, 17.Le cardinal Farley, accompagné de prélats et de prêtres, s’esl embarqué dimanche, pour Porto-Rieo où il va assister à la célébration du 100e anniver- leurque détiennent les épargnisL s., .d rélab|jsscmenl de la pre- Le bilan du Canada Cernent eia-i ,.• , biit que les recettes ressortissent à !,ruerc c8bse en Amérique.Ce car-2.10 p.c.du capital-actions ordinal-1 dinal a té prié d’assister à cette cèle.C’est plus que nous n’avions es- ibration par Mgr Jones, évêque de péré.I/accroissement de capacité | p0rtf).Ri(.0_ La rérémonic durera de production de la compagnie lui permettra de répondre, par fabrication sur place, à la demande de l’Ouest, dès cette année.La liquidation européenne a fait subir au Brazilian un recul sensible.Ce sera une valeur intéressante à suivre lorsque la paix se rétablira dans les Balkans.L’Europe redeviendra acheteur, pour les raisons contraires à celles qui l'incitent aujourd’hui à liquider l’action.Le Détroit a aussi subi un sensible recul,mais par suite du relèvemenl | à 6 p.c.de son dividende el de i’ac-' eroissement énorme et constant de ses recettes, nous prévoyons que l’action cotera plus lard 90.Les textiles ont été actives et ont ¦ du 23 févrie ran 2 mars.Un vieux fonctionnaire (De noire com-sponflantl Québec, 17.— 1.‘agent “ Tom ” Walsh, chef do la Sûreté municipale, célébrait, samedi, le 31ème anniversaire de sou entrée au service de la ville et ie cinquantième anniversaire de sa naissance.A cette occasion, ses amis l'ont fêté gaiement dans les salles de l'Auditorium et lui ont présenté une magnifi- que horloge, un bronze et un loquet attiré l'attention : le T)om Fcxtile et | ,.n or portant en monogramme le nom-le Can Cotton sont à la veille d’unjbrc “50”.La présentation a été faite important mouvement.jpar le chef de police.1 Feuilleton du " Devoir n LES JUSTES par CHAMPOL Reproduction autorisée par les journaux ayant un traité avec la Société des Gens de Lettres.1 £6 (Suite) yait une amende pour les torts de sa femme.T.es Roquescize, c’était Ce qu’elle contemplait à présent sous une terne et froide lumière d’analyse, c’était bien différent; moins vicient, moins répugnant, peut-être plus décourageant encore.Au lieu de ser évolter.son coeur se repliait, froissé douloureusement, sans même la consolation d’une plainte.De quoi sc plaindre, en effet?Elle revit chaque incident, repassa chaque parole de celte journée.Elle ne pouvait formuler de reproche eontre personne, et personne, assurément, ne se reprocherait rien non plus vis-à-vis d’elle.N’avait-on pas agi en conscience?Tout ce qu'on lui devait, nn le lui avait rendu.oh! strictement.Seulement, on ne lui avait rien donné.Toujours prudente, Mme Guidai s'assurait à bon marché contre les importunités à venir.Fernand pa- pire: ils avaient voulu tirer parti de leur élan généreux, se rattraper; en échange de l’argent et de l’amitié qu’ils s’étaient laissé aller à offrir, se faire tout au moins céder Crossbach que, depuis si longtemps, ils cherchaient à attirer.Et, jusqu’aux égards, jusqu’aux effusions, tout était payement, calcul, souvenir des services passés, sacrifices fails aux scrupules, aux convenances, à la vanité.Bien de spontané, rien de désintéressé, rien (pii laissât cette joie de la reconnaissance, la plus grande après celle du bienfait.Elle l’avait vue se dresser devant elle, cette barrière qui sépare les vaincus de la vie des favorisés du sort, et qui empêche à tout jamais les coeurs de sc joindre.Et maintenant, passée du côté des humbles, des faibles, des impuissants, elle contemplait ceux qui étaient restés sur leur piédestal de respectabilité.Eh! oui, il est une respectabilité, mondaine qui ne s’acquiert pas toujours avec la fortune, mais dont la fortune est un des éléments constitutifs.Les Justesl.elle les connaissait depuis longtemps! mais, malgré tout, elle ne les avait considérés encore qu'à travers le prisme de sa vie heureuse, et elle n’aurait pas cru à ce qu’elle venait de voir.Elle n’aurait pas cru qu’après les vices, certaines vertus fussent ce qu'il y a de plus hideux en ce monde.“Mais, alors.” se dit-elle, cherchant vainement une illusion où reposer sa tête.A présent sa poitrine sc resserrait.Son souffle s’arrêta dans sa gorge.Un élancement douloureux au côté la fit se pencher.Cette terreur la traversa: “Si je me trouvais mai!.si on nie laissait ià .” Qui penserait à elle?— ni les heureux absorbés dans leur bonheur, ni les malheureux écrasés sous leur peine.Donc, personne! Cependant, elle avait bien aimé les autres.Et soudain l’intarissable fleuve d’amour se remit à couler.L’excuse, l’explication, la compensation, elle les trouva dans son coeur.Oui, elle les comprenait tous et H ne fallait pas leur en vouloir.Etait-ce la faute de Mme de Wartembro-de si son esprit ne pouvait aller plus loin que la lettre; de Mme Guidai, si elle tremblait devant la vie et si cette panique perpétuelle pa- ralysait tous ses mouvements; de Germaine, si, dans son âme trop étroite, il n’y avait eu que juste la place de l’amour conjugal; de Fernand, s’il était né sans tact comme certains naissent sans bras ou sans jambes; des Roquescize, si, aveuglés par cette sainte ambition paternelle et maternelle, ils se croyaient naïvement en droit, pour leurs enfants, de dé-pouiller les autres comme ils seraient dépouillés eux-mêmes?Toutes ces erreurs étaient naturelles, sincères, vertueuses, absoutes d’avance.Paix aux hommes de bonne volonté! Péniblement, la princesse s’était remise sur pied.Mieux valait gagner la rue.Si elle tombait, des passants auraient bien l’obligeance de la relever.Mais son allure se raffermissait.Elle ne voyait plus les becs de gaz et les maisons vaciller sur le sol.“C’est passé, se dit-elle, recommençant à sourire, à sourire à la nuit, au froid, à la solitude.C’est passé.” XII IJ5S VERTUS DU COEUR Une fois dehors, Hubert de Fave-rolles respira largement.“Quelle journée délicieuse! Un jbenu temps pour venir au monde! jDirc que nous sommes à la fin de décembre!.Khi je n'y pensais plusl c’est aujourd’hui la veille de Noël!” Cela lui avait semblé de bon augure qu’il fit beau temps.Cela l’émut que ce fût Noël, comme si toute la poésie de la crèche eût rejailli sur le berceau de son nouveau-né.Il était dans l’un de ces moments où Ton a envie d’être naïf, de s’épancher.Après les angoisses de la nuit et de toute la matinée heureusement résoluées, il avait besoin de se détendre, de s’en aller par la ville trouver quelqu’un à qui raconter : “C’est un garçon.un enfant superbe.Il me ressemble.Il a déjà des cheveux.Tout va aussi bien que possible!” 11 se demanda: “Si j’allais chez la cousine Guidai?” Non, elle ne serait pas à la hauteur.L’année précédente, elle avait accueilli ses projets de mariage avec si peu d’enthousiasme!.Décidément, elle ne méritait pas cette première effusion ; et, par une tran.silion naturelle, Hubert se rappela : “Cette bonne princesse! c’est à elle que je dois d’abord la nouvelle., C’est elle qui va être contente!” Revenu à Nice seulement depuis quelques jours et tut à l’attente inquiète du grand événement qui venait de se produire, il n’avait encore eu le loisir de voir personne, jet même, à vrai dire, de penser à 'personne ,pa.s même à cette bonne j princesse.Il lui fallut un effort pour se ré-|inémorer.“Je crois qu’elle a loué la villa Mimosa.” Incomplètement, incertainement, comme lorsqu’on est loin, sans nouvelles directes, absorbé par ses propres préoccupations, il avait appris la vente du palais Saliakoff et les changements survenus dans l’existence de la princesse à la suite de la perte du procès et du vol des papiers.Là s’arrêtaient ses notions.11 ignorai! la fuite de Bourre el le dernier effondrement.Il fut tout étonné lorsque à la villa Mimosa on lui répondit de haut: -La princesse Saliakoff?Elle n’est plus ici, elle habite la vieille ville, rue Garibaldi.—Rue Garibaldi, s’écria Hubert.Du palais de Cimicz à la vieille ville, la descente était raide, avait Fair d’une chute.Une inquiétude le prit, mêlée de remords.“J’aurais dû m’informer plus tôt; elle a eu tant de bonté pour moi!” Attendri par son nouveau bonheur, il sc souvenait de cette bonté; il l’appréciait comme le jour où il s’en était servi pour se rapprocher d’Yvonne il voulait s’en montrer reconnaissant.Tou tide suite, il se fil conduire à l’adresse indiquée, et, entrant dans la maison."Non, se dit-il, le coeur serré, re n’est pas possible que ce soit ici! Un couloir propre el modeste, un escalier étroit et bien ciré: la médiocrité bourgeoise dans toute son austérité.Faute de concierge, Hubert avisa dans l’escalier deux petits garçons nu-tête, en tablier de lustrine, un cartable d’écolier sous le bras, qui montaient devant lui en chantonnant, ayant tour l’air de rentrer chez eux.—La princesse Saliakoff?., —Au second, monsieur, à droite.Ainsi, il ne s'était pas trompé d’adresse.La princesse demeurait bien dans cette maison, presque une maison de pauvres.Avec un salut poli d’élève des Frères, les enfants continuaient leur ascension, tandis qu’Hubert s’arrêtait au palier indiqué et que devant lui la porte s’ouvrait.Il éprouva une nouvelle secousse.En face de lui, une petite anli-ehambre obscure, et, se dressant dans la p.'nombre, la vieille Anna, dépenaillée, graillonneuse, l’air plus hébélé que jamais.Le hall fleuri de la villa Saliakoff, le péristyle à colonnes de marbre, les serres embaumées, les moujiks, les Tartares, les livrées vert et or étincelant sous les lustres, tout se représentait en ce moment à la mémoire d’Hubert; et il lui semblait être témoin d’un de ces miracles à rebours des contes orientaux où la baguette magique d’un méchant magicien transforme les palais en chaumières, les trésors en cailloux, la pourpre en guenilles.revêt même ceux qu’elle touche des apparences de la vieillesse et de la caducité.(A «uivrej e LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 18 FEVRIER iyiù VOL.IV.— Xo.40.TEMPERATURE Bulletin d'après le thermomètre de Hear & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame-Est.E.de Mesle, gérant.15 28 3 18 Aujourd’hui maximum .Même date l'an dernier .Aujourd’hui minimum .Même date l’an dernier , BAROMETRE 8 heures, matin, 30.31; Il heures, matin, 30.33; midi, 30.35.DEMAIN Beau et froid.(Service particulier) Toronto, 18.— Le temps se maintient froid dans l’Ontario et le Québec.Dans les provinces de l’Ouest, il a neigé beaucoup et le temps est plus doux.L’ingéniosité La situation d’un escroc turco-baikanique UN INDIVIDU S’EMPLOYAIT DEPUIS QUELQUES SEMAINES A RETIRER L’ARGENT DES BOITES AUTOMATIQUES DE TELEPHONE EN SE FAISANT PAS SER POUR UN INSPECTEUR DE LA COMPAGNIE BELL.i LA TROP GRANDE ACTIVITE AU TRAVAIL A CEPENDANT PERDU L’ESCROC QUI HIER TOMBAIT ENTRE LES MAINS DE LA POLICE.SES VICTIMES AVIS MM.Jos.G.Dubois’ Elie Lasalle et J.L.C.M artin sont autorisés à solliciter et collecter des abonnements Devoir".pour “ Le A demain Le défaut d’espace nous oblige de remettre à demain l’opinion des journaux sur les derniers votes donnés à propos de la question navale.Les conférences de M.Gautheron Demain, mercredi, à 8 heures 15 du soir, dans la salle des promotions, aura lieu la septième conférence de littérature française.M.René Gautheron étudiera les “Mémoires” de Marguerite de Valois.Il s’agit de la célèbre “Reine Margot”, qui fut la première femme de Henri IV et dont la vie aventureuse a tout l’attrait d’un roman.Les obligations du locataire et du locateur Ce soir, à 8 heures, au No 119 rue Berri, M.H.A.Cholette, avocat, donnera, sous les auspices du Cercle Saint ¦ Jacques No 3, do l’Union Saint-Pierre, une causerie sur les droits et les obligations du locataire et du locateur.Tous les membres do T Union Saint-Pierre sont invités.Les compagnies de messagerie et M.Emmerson IL VEUT UNE ENQUETE Jos.C.Ouellette, 26 ans, que la police recherchait depuis bientôt un an, a été coffré hier.De nombreuses plaintes avaient été faites chez Je chef Campeau par la compagnie de Téléphone Hell, dont on volait les boites à argent dans les différents établissements où elle en avait installées.Il y a trois semaines, M.R.F.Jones, gérant de la compagnie Bell, déposait une nouvelle plainte en donnant une liste complète de toutes les boîtes qui leur avait été volées, et en donnant une description aussi complète que possible du voleur présumé.Après une enquête minutieuse, à la recherche du voleur, on mit enfin le grappin dessus.Ouellette nia, mais quand on le conduisit chez les victimes de ses vols, tous le reconnurent.L’accusé se disait inspecteur de la compagnie Bell, et après avoir joué avec la machine pendant quelques instants, il se déclarait obligé de l’apporter pour la réparer.En quelques cas, il allait jusqu’à donner des reçus.Voici une liste incomplète d’ailleurs des personnes et des établissements où les boîtes à argent ont été enlevées: Pharmacie Saint-Denis, Dorchester et Saint-Denis; Oxford Hotel, rue Université; M.Dugal, 092 Mont-Royal; Annex Drug Store, 125 Saint-Viateur; C.R.Bronsdon, 239 Saint-Jacques; L.Fortier, 324 Saint-Laurent; Jas.II.Smythe, 370 Dorchester Ouest; J.H.Renaud, 308 Duffe-rin; Goodyear Welt Shoe, 731 Sainte-Catherine Ouest; C.T.Milne, pharmacien , 721 Sainte-Catherine Ouest ; Dowler’s Pharmacy, 25 Carré Phillips; Canton Café, 211 Saint-Laurent; O.Marcotte 370 Marquette; J.E .Lamontagne, 936 Sanguinet; Marcotte Billiard Academy, 25 Sainte-Catherine Ouest; John Way, 906 Notre-Dame Ouest; S.Boulkind, 91 Ontario Est; J.M.Vaillancourt, 152 Desery; E.J.Nadeau, Rachel et Saint-Denis; Astor Café, Sainte-Catherine Eslr, Roméo Casgrain, 440 Sainte-Catherine Est; M.Hébijrt, 496 Mont-Royal; A.C.Larivière, 71 Saint-Antoine; Aberdeen Cab Stand, Saint-Antoine; A.Gaumond, 1878 Ontario Est; M.Smith, 167 des Inspecteurs; Kastel’s Limited, 344 Sainte-Catherine Ouest.DEUX CENTS MAISONS DE CONSTANTINOPLE ONT ETE REDUITES EN CENDRES HIER A LA SUITE DE L’INCENDIE DANS LE QUARTIER AVOISINANT LA GRANDE MOSQUEE DE SAINTE-SOPHIE.DANS LA PENINSULE DE GALLIPOLI ET SUR LA LIGNE DE TCHATAUA DES CENTAINES ONT ETE TUES, MAIS LES ARMEES SONT STATIONNAIRES.LES NEGOCIATIONS (Service particulier» Londres, 18.— Les nouvelles de la guerre des Balkans sont très maigres étant donné que les dépêches doivent subir de longs retards en passant par le bureau de censure, qui est excessivement sévère.Une compagnie de télégraphe dit que ses communications près de Pirée ont été interrompues et qu’elle n’en connaît pas la cause.L’incendie qui a éclaté hier dans le quartier avoisinant la grande mosquée de Sainte-Sophie a été éteint après avoir détruit environ deux cents maisons.ENVER BEY EST SAIN ET SAUF Berlin, 18.— Enver Bey, le chef du parti Jeunes Turcs, a télégraphié à des amis ici, disant qu’il était en sûreté dans la péninsule de Gallipoli.Les dépêches annonçaient hier qu’Enver Bey avait été assassiné.c (De notre corresoondant) Ottawa, 17 — Le député libéral de ¦Westmoreland, M.Emmerson, a saisi la Chambre, hier soir, de la résolution suivante, relative aux messageries : "Que, considérant le sentiment public apparemment très prononcé partout en Canada à l'effet que le tarif et les frais de transport exigés par les compagnies de messageries en ce pays, et qui affectent le trafic sont déclarés excessifs, et en maintes circonstances énormément extravagants, à te! point que, de l’avis do plusieurs, ils sont devenus intolérables, cette Chambre est d’avis qu’il est à propos de charger la Commission des chemins de fer du Canada de tenir une enquête à ce sujet, que cette enquête devrait avoir lieu devant la dite commission plénière et non devant un comité seulement de cette commission, et qu'elle devrait s’étendre non seulement au tarif des taux et à.l’étude de toutes les méthodes qui s’y rattachent, et qui ont été appliqués par les dites compagnies, respectivement, au cours des dix dernières années, ou pour les compagnies qui n’ont pas été actives toute cette période, au cours des années durant lesquelles elles se sont de fait et respectivement occupées de messagerie au Canada, mais aussi à la somme de capital réellement versé et engagé dans les opérations commerciales de toutes ces compagnies respectivement ainsi qu’aux dividendes annuels ou autres décrétés et effectivement payés par les dites compagnies respectives ; et que la période d’opérations qui devrait être comprise dans l’examen fait à l’enquête pour ces compagnies respectives comprendra les dix dernières années, ou, dans le cas des compagnies qui n’ont pas été en activité durant dix ans, les années durant lesquelles elles auront été en activité d’opérations de messagerie De plus, que cette enquête ne comprendra pas seulement les taux exigés par les dites compagnies, mais sncore la proportion de tels frais ou | taux perçus qui est payée aux compagnies de chemins de fer et de paque-1 bots, et autres compagnies de transports, respectivement, s’occupant de ïe trafic en Canada, ainsi qu’au chemin de fer Intercolonial du Canada, du au gouvernement du Canada, ou l l’un ou l’autre des ministères, cornue aussi à des particuliers, en rapport avec le trafic par voie de mes-lagerie.” Après le discours de M.Emmerson l ce propos,M.Cochrane, ministre des Chemins de fer, a saisi la Chambre l’un amendement à cette motion, disant que, maintenant que la Commission des Chemins de fer canadiens est \ faire une enquête spéciale à propos des taux de messageries, il serait préférable d’attendre le résultat de ce travail avant de mettre à exécution le projet de M.Emmerson.Celui-ci lonsent à l’amendement et la Chambre nussi.Une fédération universitaire A ETE FORMEE A LAVAL, HIER SOIR, A LA SUITE D UNE REUNION MOUVEMENTEE.— TOUTES LES FACULTES SE DECLARENT EN FAVEUR DU PROJET, —ELECTIONS DU COMITE EXECUTIF DANS HUIT JOURS.DANS LES CHANCELLERIES (Service particulier) New-York, 18.— Un câblogramme reçu par la Tribune et daté de Constantinople dit que les cercles diplomatiques discutent passionnément la reprise des négociations entre la Turquie et les alliés, les relations tendues de la Bulgarie et de la Roumanie et de l’Autriche et de la Russie.Les opérations à Gallipoli et à Tchatalja sont douteuses depuis la réouverture des hostilités.Des hommes sont morts à la centaine de l’un et de l’autre côté, mais les positions des belligérants restent les mêmes.Après le dernier coup d’Etat, Ki-amil Pacha avait prédit que Chef-ket Pacha demanderait la réouver-lure des négociations de la paix aussitôt qu’il prendrait les rênes du pouvoir, mais il n’en a rien été.Il est vrai que la situation tendue entre la Bulgarie et la Roumanie a amené le ralentissement des hostilités.OPERATEUR Un bon opérateur sur linotype trouvera Un emploi permanent au “ Devoir " .S’adresser nu proie.Vers neuf heures, hier soir, les comités de régie de l’Université Laval se réunissaient au salon de leur Alma Mater, afin de discuter les termes d’une fédération comprenant toutes les facultés de Laval.La réunion était présidée par M.Albini Paquette, ancien président des étudiants en médecine , M.C.E.Bruchési agissant comme secrétaire.L’assemblée fut très mouvementée, chacun désirant exprimer son opinion et surtout la faire admettre.Après une nuit presque entière passée à discuter on eu arriva à adopter le mode suivant : L’exécutif de la fédération se composera de neuf membres, c’est-à-dire trois officiers généraux : un président, un vice-président et un secrétaire, et les présidents de chacune des six facultés.Le choix des officiers généraux sc fera comme suit : Tous les ans, chaque faculté élira deux représentants chargés de choisir, à leur tour, les trois officiers généraux.Ce mode d’élection est adopté afin d’empêcher les querelles de clans qui surgiraient inévitablement si les élections se faisaient par tous les étudiants ensemble.On sait que cela se produit dans d’autres institu-lions qui possèdent déjà la fédération.Le but de cette fédération est d’imprimer un mouvement d’ensemble aux étudiants dans les organisations universitaires.Tôt ou tard, l’exécutif de la fédération universitaire sera appelé i prendre sous sa gouverne la direction de la Maison des Etudiants.L’élection des trois officiers généraux se fera de demain en huit.À la Commission de Pilotage LE CAPITAINE RILEY S’OPPOSE A LA PRODUCTION DE CERTAINS DOCUMENTS CONCERNANT LES ENQUETES PRELIMINAIRES SUBIES PAR CERTAINS PILOTES.A la reprise de l’enquête ce matin, le capitaine Riley, sur la demande des commissaires de produire les documents qui ont trait aux enquêtes préliminaires que les autorités navales ont fait subir à certains pilotes, auxquels on a eu quelques reproches à faire dans la manière de faire leur service, a déclaré qu’il serait préfé-j rable de ne pas produire de tels documents.Il a motivé sa conduite en en disant que ces enquêtes avaient un caractère très privé et que d’autre part il me voyait aucune nécessité de mettre à nouveau devant la Commission des documents concernant certaines enquêtes préliminaires où les pilotes inculpés ont reçu leur sentence.Il ne voit aucune raison pour que ces derniers soient à nouveau jugés par une commission spéciale.Sa demande n’a pas été agréée.Ont aussi été entendus ce matin, MM.A.Craigie, propriétaire de navires, C.Hameiin, et C.Angers, pilotes.Leurs témoignages avaient trait à la question des salaires.LE DEBAT NAVAL il recommence cet après-midi sur la motion de seconde lecture du projet Borden.— Le premier ministre et le chef de loppo-sition parleront plus tard.— Un député d’origine allemande se fera entendre PAS D’AMENDEMENT A L’HORIZON Chambre des Communes, Ottawa, 18 — Le débat naval doit recommencer cet après-midi, sur la motion pour seconde lecture du hill Borden.On croyait que MM.Borden et Laurier parleraient aujourd'hui même, mais M.Borden, disen: ses amis, a décidé d’attendre pour clore le débat, de sorte qu’il ne parlera pas aujourd’hui.M.Laurier non pins n’interviendra pas tout de suite dans la discussion.M.W.B.Northrop sera le premier orateur ministériel, puis M.Turriff, pour la gauche, et M.Weichel, un député conservateur allemand, qui a défait M.MacKemzie King, le 21 septembre 1911.Le discours de celui-ci suscite d’avance la curiosité, vu l’origine alelmande de M.Wei-chel et le fait qu’il est le député d’une région où les Canadiens d’origine teutonne sont en majorité.Il y a une dizaine d’orateurs Libéraux et six ou sept conservateurs d’inscrits aux listes des orateurs, et la gauche en fournira plusieurs autres, paraît-il.Le débat sera long, quoique les conservateurs disent que, s’il n’en dépendait que de leurs orateurs, il se clorait cette semaine même.On ne prévoit pas qu’il y ait d’autres amendements, de la part de la gauche, aujourd’hui, ou ces jours-ci, qu’un amendeemmt proposant de retarder l’adoption du bill jusqu’à ce que le remaniement des collèges électoraux soit fait, et que des élections aient lieu ensuite.On pense aussi que le petit groupe des récalcitrants aura quelque amendement à proposer; mais on n’en connaît pas la nature.La lutte sera longue et ardente, disent tous les politiciens d’Ottawa.RAYMOND POINCARE AU PALAIS DE L’ELYSEE (Service particulier) Paris, 18.— L’inauguration de Raymond Poincaré, qui débute aujourd’hui dans les hautes fonctions de Président de la République française pour une période de sept ans, s’est déroulé avec un cérémonial très simple.L’enthousiasme populaire en était cependant la note remarquable.M.Briand, premier-ministre, s’est présenté à deux heures cet après-midi à l’hôtel particulier du Président de la république et s’est ensuite rendu avec lui dans un landeau attelé de quatre chevaux et escorté d’un régiment de cuirassés en brillant uniforme par l’avenue du Bois de Boulogne, l’avenue des Champs Elysées et l’avenue de Marigny au palais présidentiel.En dépit de la température excessivement basse, les éues étaient bordée d’une épaisse haie de curieux.Comme la voiture du président élu pénétrait dans la grande cour d’hon- neur du palais de l'Elysée un bataillon d’infanterie rangé des trois côtés du square présenta les armes tandis que les trompettes jouaient le salut au président.M.Fallières, avec le seul autre président survivant M.Emile Loubet, reçut le président-élu sur les marches du palais et se rendit avec lui dans la salle des fêtes où le président du sénat et de la chambre des députés, les membres du cabinet et un grand nombre d’amiraux et de généraux s’étaient réunis.En quelques brèves paroles, M.Fallières souhaita la bienvenue à M.Poincaré et lui remit ensuite les sceaux d’office ; celui-ci prononça quelques mois de remerciements.M.Fallières et M.Poincaré se donnèrent alors l’accolade et au même instant les canons des invalides commencèrent à tirer une salve pour annoncer aux habitants de la capitale que la présidence de la république a changé de titulaire.Feu le major W.R.Bell Winnipeg, 17.—Le major W.R.Bull, agriculteur et officier du transport, est mort à trois heures, cet après-midi, A l’âge de soixante-sept ans.11 était malade depuis un an.Le major Bell était un des hommes les mieux eonnus de l’ouest.Eu 1880, il fonda la Qu’Appelle Valley Farming Company et, avec l’aide du capital anglais, défricha plus do 50,000 acres de terre à Indian Bead, Qu’Appelle, Bal-gonia, Long Lake et autres points de la Saskatchewan.Il quitta la compagnie en 1895.Ottawa, 18 — Le moi» dernier, on a fermé 48 bureaux de poste au Canada par suite de rinauguraiion du -cuveau système de livraison rurale.Incendie d'un orphelinat à Knowlton Knowlton, 18.— I.’un des plus terribles incendies que l’on ait vus ici a éclaté, hier matin, à l’orphelinat des garçons et filles, et l’édifice st maintenant en ruines.A 9 heures, on remarqua des flammes qui sortaient do la chambre de chauffe.Déjà à ce moment le feu était bien pris à l'intérieur.Le travail des pompiers a été retardé parce que deux bornes fontaines étaient gelées.Ou a tenté on vain de sauver quel ques meubles ; la très grande partie en ont été détruits.11 n’y avait, heureusement, que huit enfants dans la maison au moment de l'accident et ils sont sortis sans encombre.M.Miller comparaîtra à la barre de la Chambre à trois hrs aujourd’hui (De notre correspondant) Ottawa, 18.— M.Miller de la Diamond Light & Heating Power, de Montréal, assigne à comparaître devant la Chambre, cet après-midi, relativement à un pot-de-vin de $41,000 qu’il aurait payé pour obtenir des contrats de $117,000 du ministère Laurier, est arrivé à Ottawa à midi et sera à la Chambre à trois heures, accompagné de son avocat.On dit qu’il refusera de répondre à la question que le “Devoir” reproduit ailleurs aujourd’hui même.Il prétextera qu’il ne peut donner de renseignements à la Chambre aujourd’hui même, parce qu’il a un procès en cours, à Montréal, relatif à cette affaire, et que, s’il parle maintenant, il se trouvera à révéler ses moyens de défense.Les députés attendent cette comparution avec curiosité, car depuis sept ans, personne n’a été traduit à la barre de la Chambre quoique, à maintes reprises, des députés aient menacé des journalistes de les y faire comparaître.Ly arbitrage est accepté (Service particulier) New-York, 18.— Les compagnies de chemins de fer de l’Est ont enfin consenti à soumettre à l’arbitrage les demandes des mécaniciens et chauffeurs de locomotive, en conformité avec la loi Erdman.Ceci met fin au deadlock qui durait depuis plusieurs jours.Cette décision a été connue à 10 heures ce matin.Un curieux litige Madame H.Favreau, après avoir confié à un agent d’immeubles le soin de vendre ses terrains, vient de découvrir que les autorités municipa' les les avaient déjà vendus il y a environ huit ans, pour défaut du paiement des^taxes.Cette cause est particulièrement intéressante parce que la cour devra décider quelles sont les responsabilités d’un employé fautif d’une des petites municipalités annexées à Montréal, il y a trois ans.Madame Favreau prétend qu’elle a toujours payé les taxes qu’on lui a demandées, et qui si,elle est aujourd'hui dépossédée de son lot, c'cst dû à une erreur d’un employé dans le numérotage du cadastre.La ville prétend de son côté que c’est au contribuable de s’assurer que les taxes qu’il paye sont bien créditées à son nom ou numên».La carrière de Joseph Hone M.J.-A.CHISOLM EN DECRIT LES TRAITS CARACTERISTIQUES DANS UNE CONFERENCE AU CANADIAN CLUB HIER.—HOWE ET SON PROJET DE GOUVERNEMENT REPRESENTATIF.LE CONFERENCIER DONNE D’INTERESSANTS DETAILS SUR LE “VIGOUREUX AGITATEUR” ET PARLE DE SON IMMENSE ACTI-VISITE COMME HOMME D’ETAT.L’EMPIRE D’APRES HOWE Une résistance énergique C’EST CE QU’ENTENDENT FAIRE LES COMMISSIONS DES ECOLES SEPAREES AUX LOIS SCOLAIRES DU GOUVERNEMENT WHITNEY.— UNE DECLARATION DE M.GENEST.M.GENEST SE SERT D’UNE COMPARAISON AMUSANTE, POUR DEMONTRER L’ABSURDITE DES R E G LEMENTS CONCERN ANT L’ENSEIGNEMENT BILINGUE.Les troubles au Japon Kysto, Japon, 18.— L’émeute continue toujours.La foule a attaqué, hier, les bureaux des journaux et lapidé les quartiers généraux du nouveau parti unioniste constitutionnel, formé par l’ancien président Katsura.11 a fallu mander tes gendarmes pour mettre fin à la manifestation.Triste vie, triste fin Berlin, 18.— Le comte Gunther Von Konigsmark s’est suicidé hier à Nice, Le comte héritier d’une grande fortune qu’il perdit en peu de temps aux courses, s’étalt retiré de l’armée et s’était fait agent de vins.Durant 15 ans il mena une vie aventureuse, divorça six fois et fut enfin condamné à quatre mois de prison pour escroqueries en Immeubles.Il était très connu dans le demi-monde berlinois.Les tribunaux M.le juge Bazin a condamné, ce matin, à sept ans de pénitencier, un nommé Hoolahan, trouvé coupable de voll TToolahan est le même individu qui fut trouvé coupable de vol il y a quelques mois et condamné à six ans do pénitencier, mais avait bénéficié d’une erreur do procédure qui annulait la Réntence.Cette fois, Hoolahan n’a pas échappé à la justice.Le jeune Italien qui tenta de tuer son père, en lui tirant un coup de revolver, hier, n comparu, ce matin, devant le magistrat do police et a plaidé non-coupable, Ouellette, accusé de vol de boîtes à argent de la compagnie Bell, a protesté de son innocence devant le magistrat.Pour avoir frappé un journaliste Berlin, 18.— Toute la presse à l’exception de quelques journaux, a condamné le jugement de la cour martiale de Landau, dans le cas de l’éditeur Loth, de Zwerbrucken, contre le colonel Henigst, commandant du vingt-deuxième régiment.Loth publia certains articles que le colonel jugea Injurieux pour son régiment.Il renccntra l’éditeur sur la rue et le talocha.La cour a condamné le colonel à $12.50 d’amende.L’Association des Inventëurs Hier, au dîner du Canadian Club, M.J.A.Chisholm a parlé de Joseph Howe.Pendant prêts d’un demi-siècle, a-t-il dit, Howe a été le principal personnage politique de la Nouvelle-Ecosse.Depuis 1827, lorsqu’il prit la direction du Nova-Scotian, jusqu’en 1873, date de sa mort,—il était lieutenant-gouverneur de sa province à cette époque — l’histoire de la Nouvelle-Ecosse a passé par une période d’activité politique extraordinaire.Les institutions du pays ont subi des modifications profondes.Howe s’est fait remarquer pour son attachement au gouvernement représentatif, cause qu’il a défendue dans la presse et dans ses lettres au gouvernement local.Ses lettres à lord John Russell sont un puissant plaidoyer en faveur du gouvernement constitutionnel.En 1851, dans un discours prononcé au sujet des chemins de fer, il témoignait de sa clairvoyance en disant : “Quelque audacieux que ce projet puisse paraître, il nous ouvre une perspective grandiose, celle de l’union des différentes provinces.La Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick ne sont que les frontières d’un vaste territoire qui s’étend des mers glacées au Pacifique.En faisant abstraction des territoires inhabitables, nous avons de la place pour six grandes provinces plus étendues qu’aucune des provinces aetuelies.Nous avons l’île de Vancouver, avec ses grandes réserves de houille, le Pacifique, avec toutes les faciiltés qu’il offre à l’exploitation; nous avons la Chine et l’Extrême-Orient.Les provinces maritimes ne sont que les frontières de cette merveilleuse région.Refuser ce projet de chemin de fer, ce serait refuser le progrès et jeter la Nouvelle-Ecosse en arrière de son temps.N’allons pas contrecarrer les desseins de Dieu qui nous a placés sur la frontière.J’ose prédire que dans cinq ans il sera possible de faire le voyage de Montréal à Halifax en quelques heures, et de faire celui de la côle du Pacifique en cinq ou six jours.” Joseph Howe •s’intéressait beaucoup à l’organisation de l’Empire.Il était d’avis que les sujets britanniques établis dans les colonies devraient avoir les mêmes droits et privilèges que ceux de la métropole.Il estimait aussi que la métropole devrait elle-même pourvoir à la défense et à la protection de ses colonies.Pour lui, l’Empire n’était pas une abstraction, mais une réalité rivale.Né en 1804, Howe était apprenti typographe à 13 ans.A 23 ans, il achetait VAcadian, l’année suivante il vendait son journal pour acheter le Noua-Scotian, au prix de 1,050 louis, en société avec un autre homme d’affaires.Malgré son peu d’instruction, ses articles furent remarqués.En 1836, Howe fut élu député de Halifax ; il fut ensuite réélu successivement jusqu’en 1863.Il lutta sans cesse pour la cause du gouverne-i ment responsable, qui fui enfin accordé à la Nouvelle-Ecosse en 1843, grâce à ses efforts persévérants.Aux élections de 1860, il fut défai! par le Dr Tupper, aujourd’hui sir Charles Tupper.En 1873, il fut | nommé lieutenant-gouverneur de Sa j province, mais il mourut la même année.LA DECLARATION (Service particulier) Ottawa, 18 .— Le gouvernement Whitney n’a pas l’intention, d’après les déclarations faites par le ministre de l’éducation, de modifier les règlements de l’enseignement bilingue cette année.Les commissions des écoles séparées d’Ontario ont aussi l’intention de de-1 meurer fermes dans leur attitude de résistance.“Je crois que je puis parler au nom de toutes les commissions catholiques de l’Ontario, a dit M.Ge-nest, président de celle d’Ottawa, aujourd’hui, quand je dis que si le gouvernement ne change pas ces réglements, il ne saurait trop tôt nous priver de nos allocations et enlever ses brevets à nos institutrices.Nous continuerons notre résistance et si nous sommes finalement forcés d'aller dans les écoles publiques, nous y emporterons la guerre avec nous.“Que diraient les gens de Toronto, a-t-il ajouté, si le bureau d’hygiène dé crétail que pendant les six mois à venir les gens prendront leur alimentation nu moyen d’une seringue au Heu de se servir du canal naturel de la bouche, et cependant c’est ce que le gouvernement de l’Ontario voudrait faire pour nous; il voudrait que nous prissievis notre nourriture intellectuelle au moyen d’une seringue, mais nous sommes mentalement sains grâce au système en vigueur depuis toujours et nous continuerons à l’employer.” Ce soir à huit heures précises à l’Ecole Polytechnique aura lieu l’assemblée régulière de l’association des Inventeurs du Canada.Les Marchands-Epiciers L’assemblée régulière et mensuelle de la Section des Epiciers, succursale de Montréal, de l’Association des Marchands Dêtailleurs du Canada, Inc., aura lieu mercredi, le 19 courant, à 8 hrs p.m.précises, au No 80 rue St-Denis, (soubassement) .A cette assemblée, on complétera l’organisation du prochain euchre de la section des épiciers, et l’on discutera toute autre question pouvant intéresser les membres.La publicité pour ie détail L’assemblée hebdomadaire de l’Association de Publicité de Montréal a eu lieu au restaurant Cooper, 103 Notre-Dame Ouest, Tl midi et demi aujourd’hui.be conférencier était M.Mauly M.Gillam, l’un des plus vieux agents de publicité des Etats.Unis qui a parlé de la publicité pour le commetce en détail.Londres.18.— Alors qu’il taisait un vol d'essai dans un nouvel aéroplane,aujourd’hui, le lieutenant Mttt-ner, do l’armée autrichienne, est tombée d'une hauteur de trois cents pieds et s'est tué.Jugement est attendu dans l’affaire Hawley M.le juge Langelier qui en septembre 1911, remplaçait M.le juge Cho-quet aux Sessions de la Paix, a ren-; du jugement hier après-midi dans la 1 cause de James Howley, trouvé cou-i pable de parjure sur deux chefs d’ac-' cusation.M.Langelier suspendit la sentence, ordonna le paiement des frais $1200 environ et obligea l’accusé de fournir des cautions qu’il garderait la paix durant deux ans.; Howley en avait appelé de la décisions de M.Langelier, mais la cour d’Appel avait maintenu le jugement ; de la cour de première instance.UNE NOUVEHE EXPLOSION A TOULON Toulon, France, 18.—'Un terrible accident s’est produit sur le “Danton", cuirassé de premie ligne de la flotte méditerranéenne au large de Salins d’Hyères.Un canon de trois pouces fit explosion tuant trois canonniers et blessant un grand nombre de marins.Le “Danton” a fait escale ici, ce matin et les blessés ont été transportés à l’hôpital maritime.18 février 1913.M.l’abbé Tancrède Viger, ancien curé de l'Epiphanie, qui est décédé le 16 de ce mois, était membre de la société d’une messe.Adélard HARBOUR, Ptre chancelier.Merçer de chemin de fer Albany, 18.— Le “merger” projeté entre les compagnies do chemin do 1er Rochester, Syracuse and Eastern, Syracuse, Lake Shore and Northern! Auburn and Northern, sous le nom de Empire United Railway, avec un capital de $11,600,000, a été approuvé par la commission du Service Public, au jourd’hui.Certains actionnaires de la compagnie Syracuse, Lake Shore and Northern s’étalent opposés au merger, sous le prétexte que la consolidation nuirait gravement à la valeur des ac tions do cette compagnie.Remerciements Le professeur Chs.E.A.Houde et sa famille, offrent leurs plus sincères remerciements aux personnes qui ont bien voulu leur offrir des marques de sympathies à l’occasion de la mort de Madame Houde, décédée le 7 février.On fusille les assassins (Service particulier) République de San Salvador, 18.— Trois des assassins de l’ancien président de la république de San Salvador le docteur Manuel E.Araujo ont été fusillés par un planton de soldats dans le champ de course de Campo de Marte, en présence d’un grand concours de peuple.Un conseil de guerre, tenu samedi soir, a condamné à mort sept personnes qui avaient pris part à ce crime.Quatre d’entre elles étaient déjà arrêtées tandis que les autres sont au large.On a accordé du sursis à l’un des prisonniers croyant qu’il ferait de nouvelles divulgations sur l’affaire.NAISSANCE ROBERT.— A Montréal, le 17 février 1913 au No.194 rue De Lanau-dière, l’épouse de Eugène Robert, une fille, baptisée Marie, Paule, Jeannette, Héliane.Parrain et marraine, M.et Mme Philias Brissette, grands parents de l’enfant.DECES BRAIS.— A Montréal, le 18 février 1913, à l’âge de 19 ans, 5 mois, est décédé Isidore, fils de M.Isidore Brais, du No.662 rue Alma.Avis des funérailles plus tard.FAUTEUX.—A Montréal, le 18 février 1913, à l’âge de 3 ans 1 mois, est décédé Marcel,fils bien-aimé de M.Rodrigue Pauteux, du département des comptables à l’Hôtel de Ville.Les funérailles auront lieu mercredi, le 19 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure mortuaire No.1040 rue Papineau à 9 heures a.m., pour se rendre au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.GOUGEON.— A Montréal, le 16 février 1913, à l’âge de 54 ans, est décédé Joseph Gougeon, tabacconiste.Les funérailles auront lieu mercredi le 19 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure mortuaire, No 1282 rue Notre-Dame-Ouest, Sainte-Cunégonde, à 7 heures 30 a.m., pour se rendre à Saint-Laurent, où le service sera célébré, et de là au cimetière lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LEFEBVRE.— A Halifax, N.-E., le 15 février 1913, à l’âge de 39 ans, est décédée Léonile Lefebvre, religieuse du Bon Pasteur, en religion Soeur Marie-des-Anges, fille de J.-B.Lefebvre, anciennement de Saint-Rémi.Le service funèbre aura lieu le jeudi 20 courant, à 8 heures, au Monastère du Bon-Pasteur, 72 rue Sherbrooke-Est.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LAMOUREUX.— A Montréal, lo 15 courant, i\ l’Ap.do 55 ans est décédée Dam» Mario Corinne Ada Hoy.épouse de feu S.I.a-moureux, médecin de Saint-Guillaume d’Un-ton, et fille de fou l'Honorable P.E.Key de Saint-Pie de Bagot.Les funérailles auront lieu mardi le 18 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure mortuaire No.271 Avenue Laurier il 8 heures 1-t pour ho rendre A I'llKlise d'Outre-mnnt.Avenue Laurier ou un aervice sera célébré.La dépouille mortelle sera transportée h Saint Gui'lounie d’Üpton par le train de \ heures i’ M., «are Windsor oit le lendemain, à 9 heures un second servira sera célébré.Parents et amis sent priés d’y assister sans autre invitation.SERVICES ANNIVERSAIRES Mercredi, le 19 à 8 heures a.m., à l’église Saint-Jean-Baptiste sera chanté un service anniversaire pour le repos de l’âme de feu l’abbe Eustache Paré, ancien vicaire de cette paroissè.Jeudi, le 20 à 8 heures 30 a.m., à l’église de la Rivière des Prairies autres service pour le même.Parents et amis sont invités à assister à l’un ou à l’autre.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.