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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 24 février 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-02-24, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV-.No.45 ABONNEMENTS : MONTREAL, LUNDI 24 FEVRIER, 1913 UN SC U LE NUMERO Edition Quotidienne : 0 AK AJDA ET ETATS-UNIS.$3.00 Union postale.$0.00 Edition Hebdomadaire : k#» » m*m m CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE .$2.00 Directeur : HENRI BOURASSA Rédadtion et Admini^tratioai 7!a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONL ADMINISTRAI » > Ma» 7461 REDACTION : Ma.'K ' FAIS CE QUE DOIS I %.°o Pourquoi il ri y air 2 pas de plébiscite UN AVEU PRECIEUX Ls Witness publie, chaque samedi, des lettres de ses lecteurs, suides sujets divers.Il y ajoute parfois un commentaire, une explication ou une réponse, qui indiquent la pensée du journal.Dans le numéro de samedi, un correspondant réclame un plébiscite sur la contribution de $35,000,000 que le cabinet Borden veut nous forcer à faire à la flotte impériale.11 adjure le Witness de faire campagne pour obtenir que le peuple canadien “qui n'est pas une nation d’enfants ni de fous”, soit consulté avant d’être lié à cette politique.Le rédacteur du Witness fait- cette réponse intéressante: “This question is large enough and new enough to demand a reference of it to the people who have to pay.It is probable that in a plebiscite any particular naval bill would be defeated.That of the last governement would have had all the no navy vote against it as well as all the direct contribution1 vote, and probably almost all the Conservative vote.This otae would in like measure have a combination of contradictory views against it, with practically the whole weight of the Liberal parly vote.In this manner, supposing a majority of the people to favor me form of contribution to the general defence, they could not get it.Under parliamentary rule, questions can only be submitted to the people by having an election.The people then have the chance, or are supposed to have the chance, to elect men -who fairly represent them in the questions which happen to be before the people, but who are assumed to be better able to give study to those questions than the electors can.At the present time another election is due as it is our usage to redistribute the Parliamentary seats after every census.” ,.•••••••••• * “Cette question est assez importante et nouvelle pour exiger d’être soumise au peuple qui en paiera les conséquences.Il est probable que dans un plébiscite, n'importe quel projet de loi navale serait repoussé.Le projet du ministère libéral aurait eu contre lui tous les votes adverses à toute marine et tous les suffrages favorables à la contribution directe, et probablement presque tous les votes conservateurs.De même, le bill actuel subirait 1 assaut d u-ne combinaison identique d’opinions contradictoires, et, pratiquement, de tous les suffrages du parti libéral.De celle manière, en supposant que ta majorité du peuple fût favorable à une forme quelconque de contribution à la défense générale [de l’Enipire], elle ne pourrait faire prévaloir ses vues.1) après les regies parlementaires, les questions publiques ne peuvent être soumises au peuple que par une élection générale.Le peuple a alors, ou est censé avoir, l’avantage d’élire des représentants qui expriment suffisamment son opinion sur les questions qm lui sont soumises, et qui sont présumés plus capables que les électeurs d’étudier ces questions.A l’heure actuelle, il devrait y avoir une élection générale, car c’est l’usage au Canada de remanier la représentation parlementaire après chaque recensement.• • • II y aurait lieu de contester l’exactitude de certaines affirmations dogmatiques du rédacteur du Witness.Ce n’est pas l’usage, majs la loi, qui impose un remaniement des collèges électoraux après chaque recensement.Mais ni la loi ni l’usage n’imposent une dissolution prématurée des Chambres, à la suite de ce remaniement.Après le recensement de 1891, le remaniement eut lieu en 1892 ou 1893, et les élections générales en 1896 seulement.Après le recensement de 1901, la dissolution ne fut décrétée qu’en septembre ou octobre 1904; et personne ne songea à se scandaliser du retard.Le Witness serait aussi fort en peine de citer la règle parlementaire qui interdit la consultation du peuple par un plébiscite, et de prouver en quoi ce mode est plus contraire à l’esprit"des institutions parlementaires que tout autrç.Nous aurons l’occasion de revenir sur ce point.Il a soin, du reste, de qualifier prudemment sa préférence pour une élection à l’encontre-d’un plébiscite.Les mandataires du peuple sont “censés” exprimer l’opinion de leurs électeurs; ils sont “présumés plus capables d’étudier la question.On reconnaît bien là la prudence écossaise.Le rédacteur du Witness — qui ne manque de loyauté qu’à l’adresse des nationalistes et des “ultramontains” — est assez honnête pour admettre, dans son for intérieur, que l’aptitude des trois-quarts de nos députés à résoudre un problème de cette nature n’est, en effet, qu’u ne présomption très fictive; et que MM.Nantel, Pelletier, Coderre, Blondin, Paquet, Sévigny, Lespérance, Rainvile, Lavallée, élus comme adversaires de toute contribution a la Hotte impériale, sont peut-être “censés” représenter l’opinion de leurs électeurs; mais, en réalité, ils ont trahi leurs engagements et menti à leurs électeurs; ils expriment, par leur vote, une opinion contraire à celle des gens qui les ont délégués au parlement expressément pour voter contre foute contribution à la marine impériale et exiger un plébiscite sur toule politique navale.nV|ision de 1 esprit protestant.Nos ment et de l’endurcissement.ennemi» perdront toute leur puissan- U prédicateur décrit chacune de^ce flllfl,,d no,,s ]es "^‘"tiendrons A Le peuple anglais se décide enfin à ne plus tolérer leurs caprices Baume Rhumal guérit sûrement : Toux, Rhume.Bronchite, Grippe, et toutes maladies de le •Gorge, dos Bronche* et de» Poumons.En vente partout S6c la boirtclM*.tactiques redoutables de cos sept nemis; il montre comment l’un aide l’autre pour conduire à l’endurcis.-ment final, le mal absolu et le plus terrible! Est-ce à dire qu’il faille désespérer de l’âme pécheresse?Non! Que Dieu nous aide à expulser de nouveau l’en- l’écari.Et c’est ainsi que nous gar dorons intact le trésor de la foi, et que.nous pourrons te léguer dans toute son intégrité à ceux qui viendront après non».Puise Dieu bâter pour nous la venue de cette heure bénie,où nos catholiques sauront comprendre ce grand devoir et le remplir loyale ment.mon, hier après-midi, ont reçu un accueil tout à fait hostile de la foule.La police a été obligée de les reconduire chez elles pour les protéger contre les manifestants.Mme Lloyd qui s’était engagée à haranguer la foule du milieu d’une cage aux lions, a fait casser son engagement sous prétexte que Us compagnies «’assurance l’ont prévenue qu’elle devrait abandonner ses nssuran ces si elle pénètre dans cette cage.Le bon peuple do Londres s’amuse beaucoup de cela.Londres, 24.— Le public demanda avec tant d’insistance des mesures de répression contre les suffragettes que le gouvernement va être forcé d’agir.Les maisons d’affaires de l’ouest de la ville vont poursuivre pour obtenir qu’on les dédommage de leurs fenêtres brisées.Une maison poursuit Pcthick Lawrence, l’ex-trésorier de la “Women’s Social and Political Union”.Une autre poursuit Mme Pankhurst.Ces deux causes seront jugées par un jury spécial.On se demande qui paie les amendes des suffragette.* pour les empêcher de poser aux martyrs.On dit que c’est Lloyd-George qui n payé celle de Mme Desford et peut-être celle do Sylvia Pankhurst- ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Harrison A.Demers ,Banque Nationale, 17 Côte Place d’Armes.ARGENT PERDU PERDU, samedi, une somme d’environ $560.00, dont un billet de la Puissance du Canada de $500.00 et lu balance en billets de $5 et $10.Récompense libérale à qui donnera des informations au notaire Georges Nor-rnandin, 80 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2223.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, Qk-.indre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Ks.240 Visitation.Prêts sur hypo”’.èque, achats de créances.GIROUX, LU‘TEN,notaire, Edifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785 .Résidence, 405 Du-luth-Est.Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.A.E.Grandbois, L L B.— Notaire — 62 EUT SAINT JACQUES, MONTREAL.Tél.Bell Main 7675 RESIDENCE - - - 1504 rue Salnt-Denil Tél.Saint-Louis 4755 G.ALBERT NORMANDIN, L.L.L, Notaire.Argent a prêter.Succession.•“2 rue Snini-Jacques.Tél.Main 2615.Bureau du soi'-.368 Laurier-Est.?c*.Saint-Louis 5194.DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chi-rurgien-Dentiste.Tél.Bell, Est 3549.165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’U-mversitê.ARCHITECTES RENE CHARBONNEAU, (diplôme ‘.’.e l’A.Â.P.Q.).Architecte et Evaluateur, 15 rue Saint-Jacques, Montréal.Tél.Main 7844.Rés.Ouest 2860.LAFREN1ERE, J.L.D.A.A.P.Q., Architecte, 271 rue Saint-Denis.Tél, Est 887.Professeur de dessin et d'architecture, Conseil des Arts et Manu* fpeturps.ING'ENTEITRS CIVILS ET ARPENTEURS Do GASP a BEAUBIEN .Ingénieurs-Conseil, Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d’Ar-mes, Montréal.Tél.Main 8240.HURTUBISE & HURTUBISE, Ingénieurs civils, arpenteurs-géomètres.Edifice Banque Nationale, 99 Saint-Jacques, Mor*rénl.Tél.M.7618.CARTES D AFFAIRES Acmu.T'; 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franco 27c LA Les compteurs de la N.H.A.LA CITE DE MAISONNEUVE AVIS PUBLIC Voici le classement des compteurs de la N.H.A., jusqu’à date: -Malone, Québec .35 T.Smith, Québec.33 Pitre, Canadien.251 Hyland, Wanderer.221 QUEBEC Smith .Malone .Marks .Mummery Crawford .Hall .TORONTO Wilson .Davidson Foyston .Cameron McGiffin .Neighbor Marshall Gunn .McLean .CANADIEN Donald Smith.Laviolette.Pitre .Lalonde.Payan .Berlanquette.OTTAWA Broadbent .Lake.Dennison.Darragh.Shore.Westwick .Lowery.Ronan .Merrill.TECUMSEH H.Smith.H.McNamara.Strike.G.McNamara.Throop.Vair.Gaul.Corbeau.WANDERER Russell.Roberts.Ross.Hyland.Miller.S.Cleghorn.O.Cleghorn.33 35 j 14! 12! 161 8 ! 8 51 20 i 2 l ! ai 15 j 7! 25 18 j 'ji 0 ; 21S 4 ! 101 15 11 1 O 8 4! AVIS PUBLIC est par les présentes donné qu’un bureau de votation sera ouvert et tenu à l’Hôtel de Ville de Maisonneuve, à partir du 15 février courant jusqu’au 1er mars prochain, de 9 heures du matin à cinq heures du soir, tous les jours de la semaine, et de 7% heures à 9% heures du soir le Lundi, Mercredi et Vendredi de chaque semaine durant cette période de quinze jours, pour enregistrer au scrutin secret le vote de tous les électeurs municipaux de la cité de Maisonneuve sur la question de l’abolition de la qualification foncière pour la charge de Maire et d’Echevin de la Cité do Maisonneuve.Donné à Maisonneuve ce quinzième jour du mois de février, mil neuf cent treize.(Signé): M.G.ECREMENT, Sec.-Trés.de la Cité de Maisonneuve.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No.,542.— Dame Mathilda Jobin et vir„ demandeurs, vs.Aurèle Jobin, défendeur.Le Berne jour de mars 1913, à 10 heures de l’avant-midi, au No 6, Cinquième Avenue, en la ville de Maisonneuve, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en celte cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.PIERRE BIENJONETTI, H.C.S.Montréal, 24 février 1913.MONTREAL et TORONTO B.00 a.m.9.40 a.m.7.30 p.m.10 30 p.m Wagons-salon, restaurant et bibliothèque sur les trains de jour; wagons-lits Pullman éclairés h l’électricité, sur les trains de nuit.LA SEULE ROUTE A VOIE DOUBLE L ‘INTERNATIONAL LIMITED” LE tfRAIN PAE EXCELLENCE DIT CANADA Quitte Montréal pour Toronto et Chicago à 9.00 a.ra., tous les jours.EQUIPEMENT SUPERIEUR EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et Retour pour l'Ouest du Canada, vift Chicago, à vendre le i mars et chaque mardi subséquent, jusqu'au 28 octobre, à très bas prix.Billets bons pour deux mois.BUREAUX EN VILLE 122 rue St-Jacques.Tel.Main é905, Hôtel Windsor ou gare Bonaventure.EXCURSION DE COLONS Billets d’aller et retour en ve pour Winnipeg, Edmonton et ga intermédiaires.Tous les mardi de mars à octol Limite de retour 2 mois.OTTAWA 10 4 1 8 3 1 6 11 10 O 0 PROVINCE DP.QUEBEC district de Montréal, Cour de Circuit.—J.J.M.Leguerrier, demandeur, vs.T.De-chaninl, défendeur et George A.Fuller Co.Limited, défenderesse.Le cinquième jour de mars 1913 à dix heures de l’avant-midi, en la place d’affaires des dits défendeurs, au No.360 rue Sainte-Catherine Ouest en ia cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse, saisis en cette cause, consistant en pupitre, etc.Conditions : argent comptant.ED.DEROCHERS.H.C.S.Montréal, 24 février 1913, f8.05 a.m.SS.40 n.m., t:Uô am 14.OU p.m.§7.-IS p.m., *9.50 p *10.30 p.m.WAOONS-SALONfl-OBSEÎlVATOIRES Wagcn-llt mu- 1» train de 9,D0 p.m.TORONTO *9.05 a.m., et ’U0.0Ü p.m.Pour la gare Union Wagons-salon sur le train de jour *11.15 p.m., pour la gare de la rue Yonge Wagons à compartiments TEMPERATURE ( I t Bulletin d'après le thermo- t mètre de Hear & Harrison.10- { 12 rue Notre-Dame-Est.R.de | Mesle, gérant.FAITS TRAGIQUESLE REGIME HUERTAAMUNDSEN A MONTREAL Aujourd’hui maximum .1( Même date l’an dernier .2< Aujourd'hui minimum .( Meme date 1’an dernier .1 BAROMETRE 8 heures matin, 30.10; 11 heu- } res matin, 30.10; midi, 30.10.t Drame horrible rue du Grand-Tronc.—Une femme meurt, la gorge tranchée d’un coup de couteau et son mari expire à son tour après avoir accusé formellement son beau-frère.— Ce dernier est arrêté 1 DEMAIN BEAU ET DOUX | LES TRAVERSES A NIVEAU FONT DEUX VICTIMES.- UNE MORT SUSPECTE Les sentiments de M.Forget La “Patrie” de vendredi écrivait :— Le “Devoir”, 1’“Action Sociale*1 et d’autres journaux font remarquer que Sir Rodolphe Forget a refusé de faire partie du nouveau bureau de direction du “merger” j de la Compagnie Richelieu parce que les intérêts des Canadiens-français étaient sacrifiés.Nous croyons sans peine que les confrères interprètent justement les sentiments qui ont guidé Sir Rodolphe dans sa décision”.En ce qui concerne le “Devoir”, la “Patrie” est dans Terreur.D’après les renseignements fournis par M.Forget lui-même à Tun de nos reporters, le, “Devoir” a publié, samedi, ce qui suit: ¦ “Sir Rodolphe Forget avait eu, à lui seul, 95 pour cent des votes; mais il refusa péremptoirement de faire partie du nouveau bureau, “donnant pour motif” que les Canadiens-français avaient été éliminés de la direction”.Le “Devoir” a simplement reproduit la définition que M.Forget a donnée lui-même de ses motifs.Mais le “Devoir” n’a exprimé aucune opinion à ce sujet et n’entend nullement se porter garant ou caution du patriotisme de M.Forget.Que fera M.Miller IL SERAIT DECIDE A PARLER Ottawa, 24.— L’on dit de plus en plus, ici, que M.R.C.Miller, le prisonnier du parlement rompra le silence, cette semaine, et répondra enfin à la question que lui posaient les Communes, la semaine dernière.M.Miller, paraît-il, aurait employé comme intermédiaire entre lui et le ministre de la navigation, de 1907 à 1911,—c’est ce ministère surtout, qui lui aurait accordé ses contrats,—un personnage qui fut jadis fonctionnaire fédéral, qui fut congédié en 1911, et qui, après avoir été pendant quelque temps à l’emploi de M.Miller, mourut, un jour, en des circonstances tragiques.On dit ici que si M.Miller n’a pas voulu révéler tout d’abord le nom de ce personnage, c’est qu’il ne voulait pas mettre en cause l’honneur d’un homme disparu et incapable de se défendre.Mais, paraît-il, comme M.Miller trouve que l’affaire prend une tournure grave et comme il sait maintenant que son incarcération est sérieuse, il aurait résolu de parler, certain que personne ne lui fera un reproche de révéler ce nom, dans les circonstances actuelles.On s’attend à ce que son avocat fasse des démarches auprès du président de la Chambre, afin de permettre à son client de comparaître de nouveaux aux Communes et de répondre, cette fois-là, d'une manière qui satisfasse les députés.L’affaire, dit on, aurait un dénouement cette semaine Mort de M.Louis V.Fiiteau (De notre correspondant) Québec, 24.— M.Louis V.Fiiteau, imprimeur du Roi est mort ce matin à THôtel-Dieu après quelques semaines de maladie.M.Fiiteau avait succédé à M.Pageau comme imprimeur du Roi, il y a une couple d’années.Né à Lévis, M.Fiiteau entra très jeune à l’emploi de M.Tarte.Quand le “Canadien” fut transporté à Montréal, il en devint le chef d’atelier.Il entra plus tard à l’emploi de la “Patrie” où il fut pendant plusieurs années chef de département, jusqu’à ce qu’il fut appelé au posle d’imprimeur du Roi.Arrêté pour chantage (De notre correspondant) Québec, 24.— Arthur Gignac, de Saint-Laurent de Pile d’Orléans a été arrêté samedi sous l’accusation de chantage.Gignac est accusé d’avoir écrit à un citoyen de Saint-Laurent le menaçant de le faire arrêter s’il ne lui versait pas la somme de $60.Son procès a été fixé au 28 du courant.A propos cTaicoolismo LF DIRECTEUR DF L’HOPITAL SAINT-ANTOINE DONNE DES STATISTIQUES ¦VU PRESIDENT POINCARE.Paris, 24.— Le président Poincaré a débuté par une visite à l’hôpital St.Antoine.Il a remarqué un malade qui souffrait de cirrhose alcoolique du foie et demanda des explications au médecin qui lui donna des statistiques sur les malades traités, depuis dix mois.Cent onze malades, qui étaient des buveurs modérés ont perdu soixante-six enfants, soit seize pour cent de leurs familles.Quatre-vingts buveurs excessifs ont perdu 73 enfants, soit 20 1-3 pour cent de leurs familles et 117 alcooliques confirmés ont perdu 220 enfants, soit 61 1-4 pour cent de leurs familles.Ces chiffres, dit le médecin, sont de la plus grande importance, en vue de l’augmentation de la dépopulation en Fran-:e.Le président a exprimé l’espoir que les journaux donneraient la plus grande importance à ces faits.On tirera vingt chopines d’eau au malade qui souffle de cirrhose.Dam, la nuit de samedi à dimanche, une épouvantable tragédie s’est déroulée, rue du Grand-Tronc, à la Pointe Saint-Charles.Une femme, Anna Michaud, âgée de 29 ans, épouse de Francis Vautour, a eu la gorge tranchée d’un coup de couteau.Elle a été trouvée morte dans son lit.Son mari a eu la mâchoire fracassée.Il est üiort hier après-midi, à l’hôpital Notre-Dame.Est-ce un meurtre suivi d’un suicide?Voiià ce que se demande la police.A la Sûreté, on croit être en présence d’un double merutre.Un nommé Frank Michaud, frère de Mme Vautour, est sous arrêt.On attend l’enquête qui révélera s’il a été mêlé au drame $e la rue du Grand-Tronc.Avant d’expirer, François Vautour a formellement accusé son beau-frère.Théodore, jeune fils de Vautour, corrobore l’assertion de soe père.Vers six heures et demie dimanche matin, la police du poste No.9 était prévenue qu’un crime venait d’être commis dans la maison vis-à-vis.Le lieutenant Bellefleur envoya le constable Tremblay voir ce qui s’était passé.Celui-ci vit le terrifiant spectacle décrit plus haut.Dans une chambre étaient les six enfants des victimes, pauvres orphelins qu’on a confiés à une belle-soeur de Francis Vautour: Mme Raymond.M.Tremblay manda l’ambulance de l’hôpital Notre-Dame.Le Dr Mathieu, qui était de service, déclara que Mme Vautour était morte depuis deux heures et qu’on pouvait faire transporter son cadavre à la morgue.Quant à Vautour, le médecin le pansa, et on I’emujena à l’hôpital.C’est là qu’il est mort hier après-midi, non sans avoir porté l’accusation terrible contre son beau-frère.Michaud fut très surpris lorsque la police se présenta chez lui, et lui dit de quel crime On l’accusait.“Je ne connais rien de cette affaire”, dit-il.Les noms des enfants des victimes de ce drame, sont Théodore, 9 ans; Victor, 8 ans; Gilberte et Bella, deux jumelles, 6 ans; Germaine, 4 ans et Olympe, 3 ans.!a Pointe Saint-Charles, 187 rue du Grand-Tronc.Le principal témoin fut un enfant de neuf ans, Théodore, qui donna à la police les premiers renseignements sur cette tragédie et qui, ce matin, répéta la même histoire qu’il avait dite hier, et que nous racontons plus loin, dans son témoignage.L’enquête se continuera mardi prochain, afin de donner à la police.le temps de chercher de nouveaux témoignages et de jeter un peu de lumière sur cette affaire, obscure.L Angleterre est peu disposée à reconnaître officiellement le nouveau gouvernement.-PorfirioDiazdécIare qu’il ne croit pas à l’intervention des Etats-Unis.-Version officielle de 1 assassinat.-Ernesto Madero Lç découvreur du Pole Sud donne une interview au “Devoir”.— L'explorateur déclare que 1 Arctic que le gouvernement canadien a transformé en phare flottant pourrait servir à une expédition polaire TOUT UN ETAT REFUSERAIT D’APPUYER LE NOUVEAU AMUNDSEN FAIT UN RECIT INTERESSANT DE SES PRESIDENT A LA SUITE DU DRAME RECENT AUDACIEUSES PEREGRINATIONS DEUX VICTIMES DES TRAVERSES A NIVEAU L’ENQUETE DU CORONER A midi on a commencé l’enquête sur les causes de.la mort de Francis Vautour et de sa femme qui ont été horriblement massacrés à leur résidence de Deux personnes ont été tuées par I des convois du Grand-Tronc, la pre- ! mière samedi et la seconde dimanche.L’une des victimes est Y.A.Lavi-gne, âgé de 30 ans, l’autre un nommé Léon Brien, âgé de 18 ans, et demeurant 105 Carelais.Les deux corps ont été transportés à la Morgue, où une enquête sera tenue.UNE EXHUMATION Le juge Guerin a commencé samedi une enquête préliminaire qui conduira i peut-être à la découverte d’un meur- J tre sensationnel.Le premier acte de j cette enquête a été l’émission d’un permis d’exhumation du cadavre de François Chaussé, décédé il y a environ un mois à Saint-Albans, Vt.Chaussé avait demeuré à Montréal durant presque toute sa vie.Il fut inhumé dans le cimetière de la Côte-des-Neiges, de cette ville.Samedi matin, la femme du défunt se présenta devant le coroner McMahon, demandant un permis d’exhumation.Les raisons étaient qu’il n’avait été malade que quelques jours, et j qu’à sa mort il portait des symptômes indiquant qu’il avait, été empoisonné avec de la morphine.M.le juge Guérin a accordé le permis d’exhumation et une autopsie sera faite par un des médecins de la Morgue avec un médecin de Saint-Albans.ELLE SUCCOMBE fDe notre correspondant) Québec, 24.— Madame Vve Jean Janvier qui a eu les deux jambeë broyées dans un accident de tramway, mardi dernier, à Stadacona, a succombée à ses blessures, hier, à l’Hôtel-Dieu.LE GÉNÉRAL DUMAS Ce militaire très distingué est introuvable.—Il a quitté Paris en octobre 1911 et depuis on ne l’a pas revu UNE VERSION OFFICIELLE (Service particulieri Washington, 24.— L’ancien président Suarez ont été assassinés dans sident Suarez ont été assassins dans les rues de la ville de Mexico dans une bataile entre leurs gardes et deux groupes d’hommes qui essayaient de s’emparer des prisonniers pour les délivrer, d’après la dépêche officielle envoyée par le senor De la Barre, ministre des affaires étrangères, à l’ambassade mexicaine Aujourd'hui.On n’a pas indiqué clairement quel côté a tiré les coups fatals.Les dépouilles funèbres des deux présidents seront inhumées avec tous es honneurs dus à leur rang.Il y a dit-on dans tout le pays un dc>sir universel de voir la paix se rétablir.ECRIVAIN AMERICAIN EN FRISON Mexico, 24.—- John Kenneth Turner, écrivain bien connu, a été mis en prison sur l’ordre du général Diaz.11 est l’auteur de plusieurs histoires politiques du Mexique, il ya quelqeu temps il a écrit un article critiquant Diaz et Tambassa-deur Wilson au sujet de sa détention dans l’arsenal, d’où il est sorti il y a quelques jours seulement.L’ANGLETERRE ET LE MEXIQUE (Service particulier) Londres, 24.— Le gouvernement anglais refusera de reconnaître le nouveau gouvernement du Mexique avant qu’il ait été confirmé dans ses fonctions par une élection générale d’après ce que l’on dit dans les cercles officiels ici.UN EMPRUNT Mexico, 24.— L’ambassadeur a-méricain apprend que le président Huerta vient de négocier à des termes avantageux un emprunt de 60,-000,000 de pesos ($30,000,000) avec des capitalistes des Etats-Unis.Le président Madero avait essayé de faire le même emprunt mais en avait été incapable parce que les A-méricains étaient au courant des dilapidations du trésor et ne voulaient pas y risquer leurs fonds.Le général Huerta dit qu’il a trouvé le trésor national à sec et qu’il a été obligé d’emprunter de l’argent à des particuliers avant de démobiliser ses troupes.DECLARATION DE DIAZ Keneh, Egypte, 24.— Porfirio Diaz, ancien président du Mexique, a dit qu’il se tenait lui-même prêt a répondre à l’appel de son pays au cas où des complications étrangères surviendraient à la suite de la révolution.Le vieillard a dit qu’il espérait que les Etats-Unis conti-nueronl à pratiquer la politique des “hands» of Mexico.” Diaz a dit que le gouvernement provisoire se compose d’hommes énergiques tels que son neveu qui a une longue expérience des affaires et qui comprend quelle importance il faut accorder à ta suppression du brigandage et des meurtres.Il ne croit pas que les Etats-Unis veuillent intervenir, car ils savent que le gouvernement tient à rester en bons termes avec eux.Il ne retournera lui-même au Mexique que lorsque la paix sera complètement réta.blie parce qu’il ne veut pas que l’on voie des signes d’agitation clans son retour au Mexique.LE DOCTEUR TUPPER AU MEXIQUE (Service particulier) El Paso, 24.— Le docteur Henry Allen Tupper, commissaire de l’International Peace Fôrum, est parti d’ici aujourd’hui pour la ville de Mexico.Le docteur Tupper aura une conférence avec Pedro Lascurain, ministre des affaires étrangères, dans l’ancien cabinet de Mader4 et vice-président de la Peace Forum.Il ne traitera pas avec les adhérents de DÎaz qui sont actuellement maîtres de la capitale.ERNESTO MADERO (Service particulier) Vera Cruz, 24.— Ernesto Madero, quittait ministre des finances dans le cabinet Madero, est arrivé ici, avec sa famille dans un wagon spécial, à 8 heures 30 ce matin.Il s’embarquera probablement cet après-midi sur le canonnier cubain “Cuba”.Tout est tranquille ici.L’ETAT DE SONORA SUIVRA-T-IL LA POLITIQUE DU GENERAL HUERTA?Hermosillo, Sonora, Mex., 24.____ Indignés de l’assassinat de Madero et de Suarez, dont ils avaient épousé la cause, les membres du congrès de l’Etat de Sonora, réunis en session spéciale, ici^discutent l’idée d’une rébellion contre le général Huerta, pî-é-sident provisoire du Mexique.D’après la séance d’hier soir, il appert que Sonora ne pourrait se déclarer Etat rebelle sans opposition; mais qu’il refuserait certainement de prendre parti pour Huerta et Diaz, si le président actuel avait nommé comme gouverneur général Manuel Mascarenas, jr., ancien intendant de Salazar, qui est très haï des habitants de Sonora.Antonio Rojas, un des chefs des rebelles, vient d’arriver avec un corps d’insurgés, dans l’intention d’aider probablement cet Etat à se séparer de la république.Rojas, paraît-il, voudrait fonder une nouvelle république qui comprendrait les Etats de Sonora et Chihuahua.Paris, 24.— Le général Alexandre Dumas, allié aux deux romanciers du même nom, est disparu mystérieuse- j ment de Paris et on vient de vendre ; ses effets à l’encan.En octobre 1911, le général, qui était âgé de 68 ans, et vivait trans-quillement dans une banlieue de Paris, quitta sa résidence un après-midi et disparut.La police fut in- formée.Elle parcourut, mais en vain, le pays.Le général demeura introuvable.Son cas viendra devant un tribunal militaire.Dumas était un soldat de grande valeur.Il se distingua lors I de la guerre franco-prussienne et j dans les campagnes du Tonkin, du | Soudan et du Dahomey.Il est grand .officier de la Légion d’honneur.MORT DE THURAU-DANGIN La construction à Westmount L’Association Municipale de Westmount critique les règlements municipaux de construction de sa ville.Elle sc réunira samedi prochain pour décider de certaines réformes.A l’assemblée d’avant-hier, M.A.Dubé a ouvert la discussion en protestant contre l’octroi qu’a fait le conseil d’un permis pour l’érection d’une maison à appartements qui logera 17 familles avec une façade de 56 pieds, quand on lui a refusé le permis d’en ériger une qui aurait logé 9 familles, avec une façade de 84 pieds.M.Paul Ogulink proteste contre la construction de garages dans le district d’habitation.M.Lyman demanda l’établissement d’un dépôt, de charbon sur les hauteurs de Westmount, [tour j éviter le hâlage par les chevaux dans les côtes.i Le bureau suivant a été élu : président, M.A.McA.Murphy; vies-présidents, MM.E.F.Slack, À, Dubé et lî.Tiinmis, secrétaire-trésorier, M.N.S.Temple-Hill.Uæe protestation M.le commissaire Dupuis nous prie de corriger le rapport qu’on a fait de ses paroles concernant l’érection d’une bibliothèque.“Je n’ai jamais dit, déclare M.Dupuis, que je m’opposerais, tant que je serai commissaire, à la construction d’une bibliothèque municipale.J’ai exprimé l’opinion qu’on ne verrait pas se construire la bibliothèque pendant mon terme d’office; ce qui est bien différent.Ce n’est pas quand je me suis moi-même formé une bibliothèque particulière de deux mille volumes que j’irai refuser aux autres le droit de s’instruire”.Mtre Labori à Montréal LE CELEBRE CRIMINALISTE FRANÇAIS ASSISTERA A LA CONVENTION DU BARREAU AMERICAIN.ASSISTANT DEMANDE Un homme compétent comme assistant-gérant dans un journal français quotidien.Devra connaître parfaitement le français et bien comprendre l’anglais.Ecrire tout de suite à boite 750 Montréal.Une conférence qui fait sensation Belrom, Berlin, 24.— La baronne Bertba Von Suutner dont le travail intitulé “Ground Arms” a gagné le prix Nobel de la Paix en 1905 vient de donner une conférence qui a fait sensation à Berlin.Elle a dit, en parlant du président Taft, que c’était un homme sincère et sérieux et que personne au monde plus que lui ne désire la paix universelle.Roosevelt prétend-elle, au contraire, est un farceur et quand il fait semblant de désirer la paix, Il ne fait que so moquer du monde M.J.A.Archambault, bâtonnier du Barreau de Montréal, a reçu de M.l'ei nand Labori, bâtonnier de l’ordre des avocats de Paris la lettre suivante:— Monsieur le.Bâtonnier et Honoré confrère, —'Je tiens a repondre à la communication officieuse que vous me faites en termes si particulièrement aimables et avant que soit f ormélée officiellement l’invitation dont vous me parlez et dont je ferai part à mes cor-frères du Conseil de l’Ordre.Je désire que vous sachiez,avec quel plaisir et sous l'empire de quels sentiments nous répondrons a l’appel de l'Association Générale du Barreau Américain et du Barreau de Montreal, si 1ns circonstances ne s’opposent pas à la réalisation de ce projet.Je serais d’autant plus heureux d’être personnellement votre hôte que j’ai été déjà invité par l’Association Générale du Barreau des Etats-Unis, qu’il m’a été impossible, à mon regret, de faire le voyage et que par ailleurs, je serais ravi de rendre au Barreau de Montréal la visite que M.le Bâtonnier Bisaillon a faite en 1910 au Barreau de Paris.Je vous prie d’agréer, M.le Bâtonnier et honoré confrère, avec les assurances de ma haute considération, mes sentiments les meilleurs de confraternité.Le Bâtonnier de l’Ordre, LABORI.Le président de l’Association, M.Kellog, est actuellement en Angleterre, ayant été chargé par le Conseil de l’Association d’aller en personne inviter Lord Haldane, grand chancelier et de revenir par Paris, confirmer à M.T-abori l’invitation du Barreau de Montréal.Paris, 24.— Paul Mario Thurau-Dangin, secrétaire perpétuel de l’Académie Française est mort aujourd’hui à l’âge de 76 ans.C’était un historien de très haute valeur qui s’est occupé particulièrement de politique et de religion.Biographie : M .1 hurau-Dangin, publiciste et historien français, né à Paris en 1837, fut d’abord auditeur au Conseil d’Etat, et renonça à ces fonctions pour faire, dans le Correspondant et le Français, de la politique catholique et monarchiste libérale.Il débuta dans sa carrière d’historien par deux études intéressantes sur la Restauration-.Loyalistes et Républicains (1874); le Parti Libéral sous la Restauration (1876), mais se fit connaître par une grande histoire de la monarchie de Juillet (1884-1892), que recommandait l’abondance des informations, la belle ordonnance (lu plan et la vigueur du style et qui, après avoir valu à son auteur le grand prix Gobert à l’Académie Française le fit admettre, en 1893, dans cette compagnie.Depuis, Thurau-Dangin a publié une histoire de la Renaissance Catholique en Angleterre au XlXième siècle en 1807 et 1903.On lui doit aussi: La Pologne et les Traités de Vienne 1863; Paris Capitale pendant la Revolution Française, (1871); l’Eglise et l’Etat sous la Monarchie de Juillet, Pie IX (1878).La bibliothèque municipale LES COMMISSAIRES NE SE PRONONCERONT SUR L’OFFRE DE M.P.N.BRETON QU’APRES AVOIR OBTENU CERTAINS RENSEIGNEMENTS Feu M.Félix Bigaouette Les membres de la Congrégation ! des hommes de Ville-Marie sont priés de se réunir demain soir, à 8 I heures, au No 640, Parc Lafontaine, pour réciter l’office des morts auprès du corps de leur confrère, feu M.Félix Bigaouelte.Les commissaires font rapport au conseil qu’ils ne peuvent rien recommander au sujet de l’offre faite par M.P.N.Breton du terrain situé rue DeMontigny, entre les rues Saint-André et Saint-Timothée, avant de savoir si c’est l’intention du conseil d’avoir une ou plusieurs bibliothèques, leur rapport adopté au mois de janvier n’accordant $500,000 que pour la constructibn d’une seule bibliothèque.L’échevin Morin est allé chez les commissaires leur faire remarquer que le conseil, quand il demanda ces $500,000, l’avait fait pour une ou plusieurs bibliothèques.A la séance de cet après-midi, l’échevin Morin proposera que le conseil réaffirme son désir qu’on construise une bibliothèque en un ou plusieurs édifices, soit un édifice central avec ou sans succursales.Il demandera en conséquence aux commissaires de répondre sur cette base pour la séance de lundi prochain.Il proposera aussi que le rapport fait aujourd’hui par les commissaires soit transmis à la commission spéciale de la bibliothèque avec prière de s’aboucher avec les commissaires et de faire rapport la semaine prochaine.Note personnelle M.!.1.Bclivemi, gérant général de 1 Agence de Publicité Progressive Liée, est parti cc matin pour Toronto.Le nom de ce navire australien Londres, 24.— Bien qu’on ait dit que le nom du nouveau navire de guerre de l’Australie serait Canberra, on prétend maintenant que c’e»t une fausse nouvelle et que le véritable nom sera annoncé au mois de mars, le 12.A propos d’une élection municipale Nous recevons de M.A.Belle-mare, député, a lellre suivante: Saint-Pauin, Que., 2 4 février 1913.— Je tiens à avertir publiquement les électeurs municipaux de Saint-Paulin que je ne- veux et ne prends aucune par' à l’élection municipale qui se fail actuellement dans la paroisse.J;1 laisse mes amis libres de voter comme ils le voudront.• (Signé) A.BELLEMARE, M.P.Les exproinations Les commissaires recommandent au conseil l’élargissement du boulevard Saint-Joseph jusqu’à l’avenue Papineau.Les propriétés qu’il faudra acheter sont évaluées par la Ville à $733,000.Ils recommandent aussi d’accepter différentes offres pour l’expropriation de la rue Sherbrooke dans l’Est.Il leur est offert vingt-neuf propriétés, au coût total de $65,000.Les échevins ne veulent pas prendre la responsabilité de ces achats et ils laisseront ces rapports sur la table.L’échevin L.A.Lapointe dit que c’est un retour aux méthodes tant critiquées d’autrefois.Les échevins trouvent ces prix trop élevés.Nouvelles nominations Les commissaires ont nommé M.E.H.Thcrrien chef de l’inspection des tramways.A part cette nomination, ils en ont fait quarante-quatre autres; ce qui comprend les commis, des chaîneurs, etc.Cet après-midi ont lieu les examens pour les positions d’ingénieurs; U y a neuf candidats.Le capitaine Roald Amundsen,IVx-plorateur norvégien qui a découvert le pOle sud, est arrivé ce matin à Montréal et a pris ses appartements à l’hôtel Ritz-Carlton.A une heure il était l’hôte du principal et des chefs des facultés de McGill au club Mont-Royal.Ce soir, il donnera une conférence à la salle Windsor sur ses explorations au pôle Sud.Notre représentant à causé Siud-ques minutes avec le capitaine Amundsen ce matin.Oe n’est pas sa première visite dans notre pays.Il y vint en 1890 mais ne visita que Québec.La découvreur du pôle parie volontiers de ses expéditions ; mais il insiste surtout sur le sort du malheureux Scott, qu’il ne connaissait pas; mais avec qui il a correspondu.D’après M.Amundsen, Scott et ses compagnons sont morts du sorbut.Cette maladie est causée par la corruption des vivres."C’est ce à quoi il faut faire te plus attention, dit-il.” Ainsi, j’entreprendrai une expédition au pôle Nord en juin 1914.Eh bien ! mes provisions vsont prêtes.Il importe qu’ils se conservent indéfinimen Nous apportons de la viande séchée, des biscuits, du chocolat et du lait condensé.Nous n'avons besoin de rien autre.Nous mangeons aussi du steak de chien, ce qui n’est pas mauvais du tout.“Encore une fois, je suis convaincu que le malheureux Scott est mort pour avoir mangé des vivres mal conservés.Pas un homme ne saurait survivre au scorbut, dans les régions polaires."J’ai été sur le point de rencontrer Scott.Nous n’avons été éloignés à un moment donné, que de cent vingt ou cent trente milles.Je remontais et il descendait.C'est en juin 1910 que Scott partit pour le 1 pôle.Nobs partîmes en août de ta même année.Je n’en étais qu’à rttes premières explorations, En 1893, je tentai la découverte du pôle Nord et en 1897 celle du pôle Sud, L’an prochain, au mois de juin, je partirai de nouveau pour le pôle Nord.Nous monterons par l’Ouest pour revenir par l’Est.Nous apporterons avec nouq un appareil de télégraphie sans fils ; mais nous ne pourrons ¦ donner signe de vie qu’après avoir traversé le pôle.Nous communiquerons avec le poste de Spitzburg.“Jusqu’ici, ces explorations ont pu paraître peu pratiques.N’empêche qu’au point de vue scientifique, elles ont une grande valeur.Ainsi, nous espérons apprendre davantage l’action des mers polaires sur les courants des océans, le Gulf Stream en particulier.” En souriant, le capitaine nous parle des dangers auxquels les explorateurs sont exposés.Dans les régions antarctiques, ils ont un grand nombre de montagnes à gravir et ils doivent éviter les nombreuses crevasses qut sb forment constamment.Un homme qui y tombe ne revient plus.Au pôle Nord, c’est différent.Il n’y a pas de montagnes, mais le mouvement constant des glaces est à craindre, car ces glaces se meuvent en tout sens et nous sommes exposés à nous noyer.“Je partirai sur le “Fram”, le navire qui m’a servi pour ma dernière expédition.A propos, votre vaisseau canadien D'Artic”, est le seul avec le mien qui puisse faire le voyage.C'est dommage que votre gouvernement Tait changé en phare-flottant.” Le capitaine Amundsen paraît âgé d’une cinquantaine d’années.Il parle plusieurs langues, est très affable et excellent causeur.LA LIBERTE DE L’ENSEIGNEMENT Paris, 24.— A la salle Wagram, sous la présidence de Monseigneur, Amette, cardinal-archevêque de Paris, et en présence de trois évêques, six mille catholiques se sont réunis pour demander la liberté de l’enseignement.Monseigneur Amette, au rujet du respect de la liberté de l’en-seig ment, dit que le parlement en votant les lois scolaires contre les catholiquîs, ne l’a pas observée.Il a été très applaudi! PIE X ET LE.MEXIQUE Rome, 24.— Le Pape a appris ce matin seulement l’assassinat de Francisco I Madero et de Jose Pino Suarez, les président et vice-président déposés du Mexique.Sa Sainteté est profondément affectée.Au Vatican on fait remarquer que les troubles au Mexique sont le résultat de la séparation complète entre l’Eglise et l’Etat.Deux grèves éclatent ce matin à Montréal Quarante-huit ouvriers de la Canadian Rubber Company, rue Notre-tre-Dame, se sont mis en grève ce matin, parce que samedi la Compagnie a engagé, dans le département des "calenders”, un ouvrier que les camarades ont déclaré incompétent.Ce matin les 48 hommes employés dans le même département ne sont pas retournés au travail.Ils se sont réunis rue Saint-Laurent et ont déclaré qu'ils n’avaient pas d’autre grief contre la compagnie, mais qu’ils ne consentiraient à aucun prix à travailler en la compagnie d’ouvriers incompétents, «c îÿ * Samedi un léger différend est survenu entre les ouvriers de la Eclipse Umbrella Company, 41 Latour et leurs patrons.Cependant à la suite d’une conférence sur le ton amical, où les ouvriers ont exposé leurs griefs et ont obtenu gain de cause,ils sont tous retournés au travail, ce matin.Tremblement de terre Guyaquil, 24.— Un violent tremblement de terre a secoué notre ville samedi soir, La secousse a duré environ soixante-dix secondes.Les habitants se précipitèrent dans les rues, pris de panique.Les femmes et les enfants se jetèrent à genoux implorant la protection d’en haut.Le trcmhlemeat de terre sc fit sentir à neuf heures et quarante, alors que tons les théâtres étaient remplis.En un instant iotd fut dans la confusion.Il n’y eut pas de dommages et personne n’a été tué.Une motion de M.Armand Lavergne (De notre correspondant) Québec, 24.— M.Armand Lavergne a présenté une motion ce matin en cour supérieure pour obtenir certains détails sur certains allégués contenus dans le plaidoyer de M.Sévigny.M.Laverg»?demande qu’il y soit spécifié quand, où et/ à qui il a demandé la position: d'avocat de la commission du Havre, un portefeuille de ministre ou de gros contrats.La motion a élé prise en délibé- Une procession * de grévistes Boston, 24.— Près de trois milliers de tailleurs en grève, se sont promenés à travers le quartier des affares aujourd’hui, pour célébrer le retour à l’ouvrage d’un millier des leurs, â qui les patrons ont consenti d’accorder les demandes qu’ils avaient faites.Des troupes avaient été apostées dans le voisiange des manufactures dont les patrons ont refusé jusqu’à ce jour, depuis quatre semaines que la grève est commencée, d’accéder aux réclamations des grévistes.Plus de cinq mille tailleurs s’étalent mis en grève quand l’ordre des chefs de file leur fut transmis.Depuis, cinquante compagnies ont dô baisser pavillon devait,l’insistance des tailleurs.La princesse Mafalda malade Rome, 21.— La princesse Mafalda, seconde fille du roi Victor-Em-manue, est très souffrante d’une bronchite .On craint même que cette affection ne dégénère en consomption, vu la constitution délicate de l’enfant.La reine, sa mère, serait elle-même menacée de la terrible maladie.Feu M.J.E.Doré La Vile de Montréal vient de perdre un de ses vieux serviteurs.M.J.-E.Doré, ingénieur sanitaire, est décédé hier, à l’Hôtel-Dieu, après une courte maladie.M.Joseph-Eenidy Doré, était né à Laprairie, en 1857.11 avait fait ses études au collège Sainte-Marie et à l’Ecole Polytechnique.Il travailla d’abord au service du gouvernement fédéral, puis, après un voyage aux Etats-Unis, il ouvrit un bureau à Montréal.En 1892, il entra au service de la ville.M.Doré laisse une veuve et trois filles.M.Bernadet, surintendant des parcs et squares, invile les amateurs de plantes et de fleurs à visiter les serres du parc La Fontaine.l’illsburg, 21.Henry Langford Wilson, preside ni de l’Institut Archéologique d’Amériqup et professeur d’arebéologie romane à l’u-niversite John Hopkins, est mort hier d’une pneumonie.I) n’était malade que depuis vendredi dernier.DECES 6 Ils perdent leur licence i _________ Québec, 24.— La Cour Supérieure a maintenu ce matin le bref île certiorari pris contre la décision des commissaires de licences qui ont accoi’dé tes licences de MM, Zoël Gagnon et A.Breton,malgré l’opposition de la ma.! jorité des électeurs de l’arrondisse-I ment.La décision des commissaires et la confirmation des deux certificats 1 ont été annulés.En conséquence lés : restaurateurs mis en cause perdent i leur licence sans avoir droit à la com-! pensation de $3,000.Toronto nous recevra ^ Le maire Hocken, de Toronto, a écrit au maire de Montréal, que le conseil municipal antàrienne a appris avec plaisir que le conseil de Montréal a l’intention de lui remettre sa visite en mai.PR1MEAU.—A Montréal, le 22 février 1913, à l’âge de 12 jours, est dé.cede Gabnelie, enfant de M.Hervf ITimeau, du No.29 Dominion.Funérailles privcas.
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