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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 19 octobre 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1931-10-19, Collections de BAnQ.

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Vol.XXII —No 241 Aoonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 DEVOIR Montréal, lundi 19 octobre 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME .MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Dictature Financière Capital réel, capital fictif - Carence des lois - Justice à rebours On a vu ce que Pie XI pense de “la concentration des richesses” et du “pouvoir discrétionnaire” que cette concentration place entre les mains d’un “petit nombre d’hommes” sans responsabilités.Dans l’ordre purement économique, pas n’est pas besoin de l’enseignement de l’Eglise et de la parole du Pape pour démontrer la nocivité de ce régime.La saine économie politique, l’histoire, le simple bon sens suffisent à prouver que la prospérité d’un peuple tient à l’équitable répartition des biens matériels entre les individus et les familles qui composen/ la communauté; les familles, surtout.Supposez deux groupes sociaux contigus: l’un, où deux ou trois individus posséderaient entre eux un million de dollars, le reste de la population vivant dans la gène ou la misère; l’autre, où ce million serait réparti équitablement entre tous les chefs de famille.Le second serait évidemment bien supérieur à l’autre, du seul point de vue économique.Au lendemain de la guerre, M.Caban, aujourd’hui secrétaire d’Etat, exprimait l’avis que la guerre n’avait pas appauvri le Canada, dans son ensemble, mais avait déplacé et concentré la richesse.Cette concentration a continué de s’opérer rapidement depuis la guerre, d’enrichir quelques-uns et d’appauvrir la masse.Elle s’est faite surtout, pour ne pas dire totalement, par l’entremise des sociétés anonymes, appelées chez nous “compagnies à responsabilité limitée” ou, plus brièvement, “corporations”.Dans chacune de ces corporations, la nuissance effective, le “contrôle”, au sens anglais du mot, appartient à quelques individus, pas toujours ceux qu’on aperçon üu ueuur-.Si l’on poursuit l’examen, l’on constate que les mêmes hommes dominent dix, quinze, vingt compagnies, et les font toutes servir à leurs intérêts particuliers.C’est ce que les Anglais ou les Américains appellent interlocking, ce que l’on pourrait traduire par Yemmaillement des intérêts.' En soi, et même si elle n’opérait que sur des valeurs réelles, sur le capital tangible, cette concentration serait déjà un désordre, une menace à l’ordre économique, social et politique.Et telle est bien la pensée de Pie XL Chez nous, le désordre et' la menace sont singulièrement accrus par la superposition d’un monstrueux capital fictif au capital réel.A l’accaparement s’ajoutent la fraude et le vol organisé.* * * Au propre témoignage de M.Bennett, avons-nous vu, il existe en Canada 22,742 compagnies ou corporations, affichant un capital global de $8,442,229,420.58.De ces huit milliards et demi, quelle proportion représente de l’argent réellement souscrit et versé, ou du moins une valeur appréciable et monnayable?Il n’est nullement exagéré d’affirmer qu’une bonne moitié, quatre milliards, représente de Veau, autrement dit, rien du tout, une fiction, un mensonge.Cette fiction ne devient une réalité, ce mensonge une vérité, que parce que la masse des consommateurs paie l’intérêt de ce capital fictif et les profits, parfois exorbitants, qui le rémunèrent et lui donnent une valeur qu’il n’a pas par lui-même.Ce tribut au vol organisé, nous le versons tous les jours, vous, moi, tout le monde, à même le prix, majoré à cette fin, des marchandises que nous achetons et des services que nous sommes forcés d’utiliser: éclairage, chauffage, transports, force motrice.Ce mouillage de capital s’opère de multiples façons, parfois au début de l’entreprise, par l’attribution aux fondateurs de parts qui ne leur coûtent rien, plus souvent au moment de la réorganisation (de la compagnie ou de son amalgamation avec d’autres entreprises.C’est ce que l’argot de la finance appelle le “partage du melon”.La quasi-totalité de ces opérations sont frauduleuses, contraires au droit naturel, à la justice sociale, voire aux lois positives.Notre loi québécoise des compagnies interdisait autrefois la “majoration du capital-actions” (watering of stork) et frappait de nullité “toutes les actions émises d'après cette pratique” (art.5974 — par.4 — S.R.Q.1909).Cette salutaire interdiction a disparu de la refonte de 1920.Au reste, il y avait beau temps que les “promoteurs” et fricoteurs de compagnies — et parmi eux les “princes” de la finance et les maîtres de la politique — s’en moquaient comme des vieilles lunes.Tout de même, il reste dans nos lois un certain nombre de dispositifs dont l’objet apparent est de protéger le public et les actionnaires de bonne foi contre les manigances des tripatouil-leurs.1 x La loi de Québec stipule que toutes les actions souscrites doivent être payées en argent, sauf les exceptions contractuelles, lesquelles doivent être soumises au Secrétaire provincial (Qué.’18 et 128).Les lois fédérale et provinciale sont d’accord pour interdire aux compagnies de prêter à leurs propres actionnaires (C.53 et 197, Qué.83 et lfi7), de déclarer des dividendes qui entament le capital, ou en cas d’insolvabilité de la compagnie (C.î)8 et 192, Qué.fi9 et 153).Elles tiennent les directeurs (administrateurs) personnellement responsables de tout dividende payé en contravention avec les dispositifs précédents (C.110 el Î92, Qué.82 et Ififi).La loi fédérale fourmille d’articles réglementaires dont l’objet apparent est de renseigner le r4>uvcrnement et le public sur les opérations dos compagnies.En fait, tous ces dispositifs ne servent qu'à tracasser les petites compagnies, honnêtement administrées.Les administrateurs des grandes corporations, “capitaines” d’industrie, “rois” de la finance, les éludent et les violent aussi couramment que les Américains font de lu Loi de Volstead.On sait maintenant de quelle façon les promoteurs du Bêauharnois notre petit Panama national — ne sont approprié une dizaine de miljions de piastres, avant même que la compagnie n’eût obtenu’ la plénitude do ses pouvoirs, des années avant qu’elle ne fût en état de faire tourner une turbine, de vendre nue seule unité d’éclairage et de force motrice.Eh! bien.l’affaireVie Bêauharnois est un jeu d’enfants, une simple espièglerie, en comparaison de certaines autres opérations financières: nonunion Steel.Canada Cernent, Montreal Ught.Heat and Power consolidated, et, last but not least, Canada Pa-ffér and Power Co.ISnbcètdeAnPeauharnois a crevé parce qu’un parti politique a cru y voir l’occasion de nuire à l'autre Quand la lumière a commencé à porter sur le» "amis” des deux partis, l’enquête a tourné court.Patrons?Paironsl Scratch nw back, HI scratch yours.Mais des autres grandes filouteries du siècle, on ne connaîtra jamais le fond: il y a trop d'intéressé», trop de comparse», trop A'intcrlockings politico-financiers.Et pour tout dire, la veulerie, l’amoralité de l’Opinion favorisent le maintieu de rel état de choses* « La loi qtiéhéroUe des comp rme ' ,>n«nltre 22.1 des Stn- hits refondu* de Québec.192ô; lu lo.«rele, le , .pitre 16 de* .Statut» revlaé* du Canada, 1027.C'est à ces deux loi» que ne référent tes articles cités plus bas; Qué.désignant la loi provinciale, G.la loi fédérale.En Angleterre, on inet en prison un lord Kylsant.Ici, des forbans beaucoup plus authentiques trônent dans les chambres hautes et basses et à la tête de quelques-unes des principales mstitutions de crédit; on les laisse manipuler à leur guise les milliards versés par l’épargne aux banques et aux sociétés d’assurance.Ce que la loi des banques leur interdit, ils le font faire par des sociétés filiales dites de trust (de “confiance”!) dont ils sont egalement les maîtres.Directement ou indirectement, ils emploient les sommes qui leur sont confiées à alimenter et à soutenir des entreprises au capital soufflé, dont ils sont les maîtres sauf quand ils jugent opportun de passer leur papier, ayant de le dégonfler, aux gogos amorcés par des prospectus alléchants ou des mouvements de bourse.Nous reviendrons a-dessus au chapitre de l’agiotage.Tandis que les grands voleurs jouissent ainsi de la plus parfaite impunité et de la nlus Haute consideration nnlitlmtA ., , 1 .ée- Pt ’ôn ' , Pywpes et les pratiques de la haute finan- c , fl 1 on rétablit la torture corporelle, la peine du fouet nour le., petits voleurs.Ainsi s'exerce (à rebours! le i„s „ ^ dienne de l’ordre social! J ute’ ffar .Henri BOURASSA 2MAIN: La surcapitalisation, vol organisé.Thomas*Alva Edison La belle histoire d’un petit vendeur de journaux -“Le génie est fait de 2% d’inspiration et de 98% de transpiration” - L’homme, l’oeuvre scientifique Bloc-notes ‘‘A Bad Break” Des journaux ontariens ont di-yersement apprécié l’intervention ûe Al.laschereau dans le débat po-I iitique britannique de ces semai-! jies~cl- D aucuns, — les conservateurs, - ont louangé notre pre-nuer ministre d’avoir dénoncé, Lloyd George, porté aux nues M.Baldwin et mis l’électeur anglais en garde contre l’élément travailliste.I areil langage, disent ces journaux, démontre que le premier ministre québécois “thinks iniper- ¦ \ P’autres quotidiens d’Onta- no, liberaux ceux-là, ou à tendan- CjîÂ.ll^^ra es’ — ainsi le Citizen d Ottawa et le Star de Toronto.— sont d’avis que M.Taschereau s’est fourvoyé et que ce sont “ses amis influents de la rue Saint-Jacques” qui 1 auraient amené à tenir pareil langage dans une assemblée où il n était pas du tout question d’affaires impériales, — on v célébrait la réélection de M.Anatole Plante à Québec, ce qui est assez loin de son entrée à Westminster.Selon le Citizen, les craintes de M.Taschereau quant à la rupture du lien britannique, advenant l’arrivée au pouvoir des travaillistes à Lon-; dres, sont vaines et prématurées.I En fait chaque gouvernement tra-‘ vailliste que les Anglais ont eu a été aussi soucieux du maintien du lien impérial que n’importe quel gouvernement conservateur ou libéral du Royaume-Uni.Et puis, dit le Citizen, M.Taschereau n’est pas un libéral, “c’est un conservateur qui porte un faux nez libéral.Il est presque complètement étranger à toute idée vraiment libérale”.Le Star de Toronto, peut-être plus lié au parti libéral fédéral que ne l’est le Citizen, n’y va pas, lui, par quatre chemins.11 qualifie de “bad break" les réflexions de M.Taschereau sur l’élection anglaise et dit entre autres choses (article du 17 octobre, page de rédaction) : “Jaloux de notre droit de diriger nous-mêmes nos propres a#faires, nous ne devrions pas nous immiscer dans les affaires domestiques de la métropole.Mais voici que vient de se produire la plus grossière impertinence de toutes — “the pros-sesl impertinence of ail—.Le premier ministre québécois intervient dans une campagne politique, la plus grave, peut-etre.de l’histoire des élections parlementaires.I.’in-trusion de M.Taschereau dans la politique domestique de la Grande-Bretagne est étonnante, non seulement à cause do son oubli îles convenances mais aussi parce que c’est un impair commis par un Canadien de race française.Nous.Britanniques, nous sommes une race rude et sans courtoisie.! On peut pardonner à la rigueur une point d’arrogance à quelqu’un qui a fait une carrière politique telle que, chez nous, celle de M.Ferguson.Mais M.Taschereau appartient à une vieille famille d’une race ancienne et polie, sensible comme nous ne le sommes pas à toutes les nuances les plus délicates et subtiles de la bienséance et des convenances.Malgré cela, mercredi soir dernier, cet homme politique distingué, de lignée distinguée, a laissé ses sympathies et ses préjugés lui dicter l’Impertinence la plus regrettable dont un Canadien placé dans un poste éminent se soit jamais rendu coupable.L’audaco d’une telle déclaration s’accroît de la fausse courtoisie avec laquelle il s’est défendu de vouloir dire à la métropole ce qu’elle doit faire”.Plus loin.Observer, qui signe eet article du S/ar, dit: "Avant de se laisser aller à un exposé aussi imprudent et aussi dangereux de ses inimitiés et de ses craintes particulières.te premier ministre québécois aurait dù se demander s’il convenait qu’il abusât ainsi de son poste représentatif élevé.Estimc-t-il juste que les gens de Grande-Bretagne pensent qu’il parle au nom du Canada, et même du Québec?” M.Taschereau et son organe québécois, le Soleil, répondront sans doute à ce blâme explicite du quotidien libéral canadien le plus répandu dans la province la plus britannique du Canada, L’examen des chauffeurs On parle présentement, à la veille de la session à Québec, d’une loi pour imposer aux aspirant* rnn-ducteur* de voiture* automobiles un examen médirai rigoureux Selon ce que rapporte un journal québécois, cet examen porterait entre autres choses utr la vue Car une vue défectueuse est, d’après les statistiques, une des causes de nom-broux accidents et de maintes mau-valses manoeuvres.Pareillement, les alcooliques, les infirmes et les personnes nerveuses seraient particulièrement examinés.Pour ce qui est des alcooliques incurables, il va do soi qu’on ne devrait jamais leur donner de permis de conduire, — mais il y en a des dizaines et des dizaines au volant, dans la province, de mèmè que des infirmes, — gens ayant un bras ou une jambe en fort mauvais état, — et d’autres dont la vue est fort basse.De toute évidence, rien qu’à voir évoluer certains chauffeurs, on se demande s’ils seraient aptes à pousser sans danger même une brouette inoffensive.Cela u’empêche pas que sans examen sérieux, on leur permet de diriger dans les rues et sur les routes des voitures d’un poids et d’une vitesse considérables.Nous ignorons si la loi dont on projette de saisir l’assemblée législative passera; ce qui est certain, c’est que l’examen médical sérieux des aspirants conducteurs s’impose, vu le nombre de plus en plus grand des candidats et les'difficultés sans cesse croissantes de la circulation.C.P.Chronique En jouant Chopin.(.est le bon moment où, la journée passée, qji aime à se dépaper des préoccupations quotidiennes: c est le repos après le travail.Je pense alors à tout ce qui élève, d tout ce qui donne du prix à ces jours, tous semblables, qui fuient les uns après les autres.La musique m est, à cette heure, le meilleur moyen de méditer ainsi: c'est une pnrre.J’oublie tout pour ne poursuivre que mon idéal.Et je joue.Les vieilles mélodies reviennent avec leur charme toujours nouveau, évoquent des souvenirs, soulèvent des désirs.Mon horizon s'élarqit, le Beau l'illumine! Ce soir, pour terminer en beauté, je joue cette Polonaise de Chopin, vibrante de grandeur et de majesté._ Je revois ces soldats polonais jeunes, braves et fiers, qui s’avancent an son de la musique à une mort certaine.Leur sacrifice est fait, leur vie csl prnèreiisenient offerte pour le salut de leur noble cl malheureuse patrie.Mats voilà que.soudain, une autre imaqe sc transpose; un fait tout récent, qui a laissé des traces profondes en moi.Mes larmes coulent au souvenir douloureux de cette perte irréparable: cinq jeunes prêtres dominicains ensevelis sous les flots! Ils partent en chantant /’Ave Mans Stella.La vaque est forte, ils mettent donc plus de ferveur dans leur chant.Et leur prière à Marie se continue par le chapelet.Ils sont six dans celle barque, cinq prêtres qui vienne n! de dire leur messe, et un jeune novice.Mais voilà que le danger s'annonce, /r, ,on connaît l’homme.D’ailleurs choses qui ne font pas mon affa'-1 ces questions l’ont-elles jamais in-re actuellement, voila tout; j a* j quiété, livré tout entier qu’il était aussi appris que ma solution n'esl j ^ cette ambiance scientifique amenas là, c’est beaucoup”.D ailleurs ; ricajne terre-à-terre, pour laquelle toutes ces expériences étaient no- j rjcn ne méritc considération, que tées dans des cahiers immenses, i cc fJHj pC„| s’élaborer au fond qui comptent plus de 300,000 pn-, (j'une cornue, résultat d’une éditées, "Travaillez sans excitation.jjon ucutre t.t d’une philosophie vous pourrez travailler _nussi( fort j qui (louU, tpelle-même.Incrédules, les plus crédules”.j que moi et vivre longtemps", disait-il à ses employés.En face d’un problème, il com-jmence par lire tout ce qui s'y rap-[ porte, puis expérimente indéfini-I ment.11 ne croit pas aux éclairs de Igénie.“Cela n’existe pas", dit-il.Pour Edison, il n’v a pas d’àme humaine une.individuelle, distincte.Le principe vital se résume en des essaims d’entités qui par milliards vivifient les cellules biologiques."Le génie, c’est le travail, la per- ! Suède, couronne .26.8 .2660 Norvège, couronne • • • 26.8 .2464 Danemark, couronne .26.8 -2464 Brésil, milrets .6.32 .0/1.» Etats-Unis, dollar .Allemagne, R.Marks douzaine aux détail- .12 3-8 prime .23.8 26.15 Cours des trusts fixes Canada-American .C.I.T.S., .• - Corporate .North American .N.Y^Bank Trust Shares 4 5 Mi 3.65 4 ¦'% 5 Mi 116 >'< 28 14% 11% 27% 14% tu 21 s 71% 71 38 43 5% 58% 58% rp.21% 21% 20% 36% • .e a a 25% 25% derniers Plus Plui bas haut La semaine au Curb tableau des fluctuatlun» c5,ï‘£lliT.L'‘r ,k maison QAHNEAU * OSTIGLY.215, ru» St-Jacquea ouest, Montréal Cette k* sem“ln* semaine Plus Plu» ____ bs» haut VALEUR!* 8% 9'4 Brlt Am.OU 7 7 Dlst Seagram .Dom Engineering 3% Hiram Walker io% Impérial OU 8% Imperial Tobacco 10% Inter.Petroleum 18 Inter.Uttl.A-4 Inter.UtU.B 8 Robert Mitchell 69% 69% Page Hersey 1% l'a Regent Knitting 04 04 Abana (Prix la lants.) FRAIS Spéciaux.50 Extras ,.—.46 Premiers.40 Seconds .D’ENTREPOTS Extras .«.3.» Premiers .32 Seconds *, .».,25 Ces prix sont pour les oeufs livrés dans des cartons.Les oeufs en vrac se vendçnt 2 s.de moins la douzaine.VOLAILLES Prix la livre aux détaillants pour volailles plumées de ta qua-ité “A”.Les prix pour la qualité ’B1' sont de 4 sous plus bas).Poulets à rôtir.28 à .36 Poules.22 à .28 Dindons.49 à .50 feunes canetons .30 Canards à rôtir.26 POMMES DE TERRE N.-Brunswlck, 80 lbs.45 „ .55 Montréal.80 ibs.30 à .40 Jacques Cartier, L.L.L.Tél.LAn, 7Î09 Jean-Victor Cartier.L.L.L.L.-J.Barcelo.L.L.B.J.-Eugène Rivard, L.L, L.CARTIER.BARCELO & RIVARD AVOCATS Chambre 928, “Tramways Bld*’1 159 ouest, rue Craig - Montréal :25 ! MÏilRICE DUPRE, LU., C.R., M.P.Sollieheur Général AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, Gagnon k Melghen Immeuble Morin ïll, COTE DE LA MONTAGNE Téléphones: 2-0212 et 2-0213 QUEBEC Anatole Vanter, C.R.Guy Vanter, C.R Vanier & Vanier AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2941 3% 10% 8% 9% 17% 4 n% 30 33% 10 16% 32% Production de laiteries Le rendement dea laiteries canadien nés en 1930 avait une valeur de $127.184.513 dont $57,177,798 au crédit du bourre de crémerie.$18.105.4 4 7 de fromage.$10.039.-389 de lait concentré et $41861.899 de produits divers Le nombre d'usines «e laiterie en opération l'on dernier s'est eleve à 2,71» donc 1.200 étalent de» crémeries.1.202 de» from»* i'es.291 des usines de beurre et de fromage combinés et 26 des établissement* de lait concentré.Production de la chaux au Canada production de 1a chaux tut Canada )30, n'est élevf* a 490.802 tonnes es- La baisse des prix l,p numéro d’août du bulletin Prix et Indice de Prix publié tous les mois par le Bureau fédéral de In Statistique, nous apprend que lej13®® 13 ^ chiffre indice dos prix du gros au * ¦ Canada est descendu de 0.8 point pendant le mois d'août, ayant passé de 71.7 en juillet à 70.9 en août.Cet indice couvre 502 articles; l'année de base csl 1926.Le Bureau indique une hausse ne prix sur 38 articles, une baisse sur V07 et maintien des prix sur 357 articles.8 7 18 3% 8% 8% 8% 15 3V« 8 IV» 9% 7 18 3% 11 «% 11 18 4 8 1% J.-Paul BENOIST.C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE SPECIALITES: Vérifications municipales, scolaires, commerciales et industrielles 467, rue St-Francols-Xavler - Ch.20S Tél.MArquette 5339 BREVETS D’INVENTION I NVENTIONS Hiie*«vou« de ccjio*rr votre demand* de brevet pour ne pm votisfutred-vanopr Manuel de l'Inventeur”, formule de "Preuve d Invent ion^.ren*ei$ ne menti et conietl» Louis Pistono & Cie 4t^ii5BENî?TES'REMBOURRF,'RS ,ar!' st,'’|UP d'ameublements »t d ébéniste rie d*art_ Meubles de styles de meublas de tous genres sur commande, ainsi que reparation» .de tout-, sorte» 4240 RIE ST-DENIS .MONTRE\L Tél.BElalr OP'S REMBOURREUR — MATELASSIER Maison Soyer SPECIALITES: Meubles et mate!»» »ur coJ1I"a*’de a,nsl que réosrat ons Estimés gratuits sur rir-n-.-n-'» 5043-47 ST-DENIS : MONTREAL Tél.BE.8328 PHARMACIES Assortiment - Qualité - Service Réels Prix Réduits.PHARMACIES WILBROD FAQUIN 4500 Papineau Coin Mont-Royal AMherst 2123 1200 Mont-Royal Coin Delaroehe CHerrler 2191 TENTURES GRATIS Envoy ci croqui» ou modèle poi “ * '.tell ________________________ rgr 1 notre «vie, Cnrr«epond»nce conftdentleUe IUREAU TECHNIQUE ALBERT FOURNIER 9J4 Eil, ni» Sl«-Ceur«Conseilc.HUILER 5 5 Assoc.OU k Gas .40 .40 Home OU 11.75 49 .05 .40 14 50 .55 05 1 40 Perception des droits d'accise PETITES AFFICHES — Tarif — TOUTES DEMANDES — Locations, maisons, chambres, magasins, etc.— A vendre.Perdu.Trouvé, etc.— 1 sou le mot.minimum 25 sous.— La même annonce, un mois, remise de 10%.NAISSANCES DECES.MESSES, RE-MERCIItMENTS — 50 sous par Insertion CARNET MONDAIN, eto.—»1 00 par insertion.Avez-vous besoin de bons li vres?Adressez-vous au Service de librairie du Notre-Dame est, Montréal.(Té léphone: HArbour F.Cerceau Dom.Sq.Bldg - Mezz Floor - Montréal TENTURES - RIDEAUX Décoration de votre Intérieur en harmonie avec les préférence» de votre goût.Originalité, distinction, prix modéré.ESTIME SUR DEMANDE LA.0601 RELIURE 435.Logauchctièrc Est LAnc.1424 RELIURE FRANÇAISE RELIURE D’ART Devoir" 430 rue i SPECIALITE; Reliure de bibliothèque ’ 1 Tranche dorée Cuirs et papiers français DEMANDEZ NOTRE TARIF V.c< imuluil, agricole, .it baissé logèremenl.de 55.4 en 1930 1B31 ___.i juillet i.54.7 on août; '’l’avoine lo a0*f ifêîn tMi.^piri' ; ot la laine bruto exorront iiUis tl m- waooi Août 1931 malt.M19 ao,u', ,jc chambres, propres, 4 et1 5 fluence sur 1 imlicc que la inusse, 1#3o |J39o7 AoJt lMi, piastres par semaine, dans fallu nrix sur les boeufs, les \caux, h s 035 ,, ,t 1™ « gga.goo Août 1931.taoac r , ~r oeufs, les mais et les pommes ‘'e j _août i»»^»3»133^^ i mille privée, tranquille, respeefa- Kennocott Copper .Hj Loew» Theatre» _.3;% Montgomery & Ward .U-’* Nash Car Co.20% National Biscuit .46% New York Central .60% North American .37 Noranda .J3 * New Haven 4J, Packard Motors .J% Pennsylvania R R 34 Phllllpp» Pete 5% Public Service of New Jersey 02% Radio Corporation .13% Remington Rand .4% Republic Iron k Steel os.Sears Roebuck .38 Simmons Bed .io% Sinclair Oil .6% Southern Railway .[8% Standard Brand J5% Standard Gas k Electric 37 Standard OU Of New Jersey 32 Socony Vac 011 13% Union Pacific .118% United Aircraft 15% United Oaa Improvement 22¦, U.B.Rubber 7% U.8 Steel .08% Vanadium .18», Western Unfbn .86 Westinghouse .47 Woolworth 53% 32% U% 80», 13% 62% «% 39% ont Chambres à louer St-Denis 6980, petite et gren- Bureau: CHcrrier 3345 Le soir: CAI.2922-W.H.*E.BOURASSA, LIMITEE —* Atelier de mécanique générale — , SPECIALITE Rectification de» cyllndrea et mise à point de tous moteurs â gazollne.Montréal 2577, rue Notre-Dame Est 1931 tabac é^ri^er en teu'He»^*^^"- ^ ,Jn| Cnf jntc «ou Août i- • • ex eau .j La , en 1950, s'est élevée a - limées a $4,038,698 La chaux employée aux procédés chimique» ou métallurgique» de la pulpe et du papier, dan» les Industries minières de Iscler et autres, a pria 35 LU J i•• tonnes ou 71,8 pour cent de 1a Production ; • (i.,s indices tiK^’irJsn.’rsLt «as» : t 'iVt1.".îi’n'nT» W” au Canada Lan dernier, venait de la pro- i étaient a 12.» il > •' l"3 ' ''•4 , .rel .du Québe\"Uno’ rt plU’' ™ août de cette année, les legumes 4,n»mi^ùon n’OL* ^ *otlt ou Queoet, i-t.iicnt à T.’l.o in tout 1930 et I 45.0 I 1930 et 1931 Pension si DOIIsrd 8643.21-10-31 mv bitrre Σ:ÎS; Eîn 1™, ^ût désirée.',931 permis $+47; août M2A70„al 1__________________________________ '.931 total.$4.563,206; *°ût.^ îui r’lL®».; " .' .—______ Tableau comparatif du.r K*,, rw clgarçtu- pt du tubac fu *% • «» _ ¦ * feulLes à S-éu- naturel déclaré pourra PoSltlOIÏ demandée La mise en conserves En tout.698 établissements de ml«e en boites, de sslalson et de reduction étalent en opération l'an dernier, en rapport avec l'industrie de» pêcheries nu Canada.Comme placement de capital, Us représentent la somme de $30,810,000 Le miel du Manitoba en I9:u‘ 1.'imitée pour les hcMinux iwk ut** hach*.Comptable, expérience était à 95.0 en août 1980 et à ™-l ; b»c en'uiblétu^iwTSS*livre» août à#30 en août 1921.Los viandes et la vo- 552.148 livre.Août J®31,0iS^Ît7 isêo+o bille ont .•«ni,-mont In,.,U- »5 « -» ',x »» — il v a un 1111 u 70.9 le mois
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