Le devoir, 27 octobre 1931, mardi 27 octobre 1931
t VoLXXII — No 248 -Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA $ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE , 10.00 Edition hebdomadaire CANADA .2.5)0 E.-UNtf et UNION POSTALE .3.00 Montreal, mardi 27 octobre 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour B6”79 Gérant :.HArbour 4897 Le boulevard métropolitain est prématuré sa Samedi dernier, la Presse a pris la peine de sortir de page éditoriale, où il n’aurait pas été lu, pour le mettre en première page, où il ne pouvait guère ne pas être vu, un plaidoyer pour l’ajournement de la construction du boulevard métropolitain.Nos lecteurs savent depuis longtemps à quelle enseigne nous logeons au sujet de ce boulevard.Le plaidoyer de la Presse a été fait et refait bien des fois ici.Notre directeur le traitait avec l’ampleur qui lui est propre au début de sa remarquable .série d’articles sur les moyens de parer aux effets de la crise de chômage.Le plaidoyer de la Presse réitère ces arguments.Il note qu’il n’y a pas d’urgence; que les expropriations absorberont une forte partie de la somme des neuf millions, coût estimatif du projet, que le fardeau sera lourd à porter par les proprietaires, lesquels devront payer 20,25 ou même 30 cents par $1,000 d’évaluation.Par ailleurs, comme le Devoir l’a noté, la construction d un boulevard (qui n’en sera peut-être pas un, mais c’est le nom qu’on lui donne) occuperait principalement une seule catégorie de maîn-d’oeuvre: les terrassiers.Or, en un temps où tous les métiers chôment, il conviendrait d’entreprendre des travaux qui intéressent autant que possible tous les métiers.La Presse croit que le boulevard, qui partirait d’un point donné de l’extrême est pour atteindre les limites ouest de la ville, en contournant le Mont-Royal, aurait l’effet désastreux d’éloigner la population du centre de la ville et “pendant la saison du tourisme d’empêcher les visiteurs d’arrêter au coeur de la métropole”.Nous ne sommes pas de cet avis.Les touristes viendront toujours au coeur de Montréal.Les Canadiens qui vont aux Etats-Unis sont heureux de trouver une route qui leur permet d’éviter les petites villes et leurs centres congestionnés.Mais que leur itinéraire les rapproche de Boston, de New-York, de Philadelphie, de Chicago ou de l’une quelconque des grandes villes de la république, ils auront soin de ne pas l’éviter, même si Je tracé des routes les invite à le faire.On tient, en effet, à visiter une grande ville, à en voir les monuments intéressants.Il est vrai qu’on s’expose, ce faisant, à des embouteillages, à de sérieuses difficultés de circulation, mais le jeu en vaut la chandelle.Ce n’est pas tous les jours que l’on passe à la porte de ces vastes cités où les transformations sont constantes.Le touriste américain réagira de même façon.Qu'on multiplie les routes qui évitent le coeur de Montréal, il n’en tiendra pas compte.Il ne peut pas passer sans entrer à la porte de la métropole du Canada.De sorte que celte grande artère, créée pour remédier à la congestion estivale, n’empêchera pas une voiture de touristes sur cent de gagner quand même les vieux quartiers et d’ajouter à l’encombrement qui y règne à l’état suraigu.C’est donc un motif de plus pour travailler à décongestionner le centre, à y faciliter la circulation, à employer là le gros de l’argent dont on doit disposer pour exécuter des travaux urgent en eux-mêmes, mais qu’il faut hâter pour donner du pain aux sans-travail.Le problème n’est pas facile à résoudre parce que nous manquons encor?de ce plan d’ensemble réclamé par nous depuis un si grand nombre d’années.Si nous avions ce plan d’ensemble, nous saurions où il convient de permettre l’établissement des usines, quelles rues doivent être considérées comme artères, où il importe, pour suppléer au Champ de Mars débordé, d’établir des terrains de stationnement.Nous allons à l’aveugle.Cela ne nous empêche pas, cependant, de constater que la rue Sherbrooke et la rue Notre-Dame sont deux artères qui, situées au centre, sont destinées, si on les élargit, à résoudre le plus promptement le problème de la circulation.Employées au centre, les sommes folles que l’on veut engloutir dans un boulevard périphérique et prématuré seraient productives de résultats bien plus utiles.Ainsi on agite de nouveau la question du marché Bonse-cours.A moins qu’on ne le ferme, il restera, où que l’on en construise d’autres, le seul vrai marché de gros.L’argument le plus sérieux que l’on fasse valoir contre lui, c’est sa congestion.C’est à cause de sa congestion pourtant qu’il est le plus payant de tous les marchés; la congestion est fonction de son succès et fait sa valeur.C’est la congestion de l'ouest de la ville qui détermine le haut coût des terrains et qui fait que les grands établissements recherchent cette localité.Un autre marché qui aurait le même succès devrai! avoir lo même achalandage, soit la même congestion.Mais jamais un autre marché, à moins qu'il ne jouisse des mêmes avantages, n’aura le même succès.Bonsecours est central; il est servi par trois services de chemin de for; il est en contact direct avec la navigation; il est dans le quartier du commerce de gros de tous genres.Sans déménager en même temps le port, sans déménager aussi ce qui fait son cadre actuel et les raisons de son succès, il est impossible de le reproduire ailleurs.Les marchands de l’ouest ou du sud-ouest n’iront pas dans l’est, mais achèteront plutôt, comme nous l’a affirmé l’un d’eux, les fruits et les légumes à la vieille halle aux fruits.Depuis des années, en effcl.on tente d’établir là sans succès, à cause de la concurrence du marché Bonsecours, la vente des légumes ontariens.Mais dès qu'im autre marché de gros situé plus à l’est fera concurrence au marché Bonsecours, la halle aux fruits pourra entreprendre avec succès la vente des légumes.Et ce sont les maraîchers H les cultivateurs de la province de Québec qui en souffriront, parce que les légumes d’Ontario se vendront à la place des leurs, au moins pour l’approvisionnement d’une très importante partie de la ville.# Si, dans les travaux entrepris pour soulager le chômage, on visait uniquement à l’intérêt général, il aurait été facile de faire disparaître toutes les objections soulevées contre le marché Bonsecours.Avec quelques centaines de milliers de dollars, les abords en eussent été dégagés, la rue Notre-Dame, établie en viaduc pour étager la circulation, etc.Et on eût pu dépenser des sommes importantes (y compris ou en plus des $2,000.000 autorisés, mdis que l’on veut dérober à Bonsecours) pour établir là des halles modernes el accroître les revenus de la ville.On fait le contraire: le seul marché payant est aussi le seul à n’être pas amélioré.En parlant des travaux qui pourraient être faits dans le centre, ne serait-il pas profitable d’élargir entre Snint-Dems el Union la rue Sherbrooke où elle s’étrangle, achever l’ouverture de.la rue de Bcrri et.enfin, au centre, en détruisant îles laud’s établir des endroits de stationnement?Voilà, sommairement indiquées, quelques améliorations qui pourraient être entreprises avec bien plus de profit que la crmstrurtion d’un boulevard, a même l’argent versé par les gouvernements fédéral, provincial et municipal, qui peut attendre dix ans et même plus.Lmii*.DUPIRE Chronique A l'arrivée du paquebot Ine jeune fille de dix-neuf ans va descendre de paejuebot, après une traversée de l'Atlantique en cinq jours.C’est son premier voua-ge en Amérique.Elle n’a pas encore mis pied à terre.La brume légère d’un niât in d’octobre V empêche de voir la ligne d’horizon de New-York.Il n’importe.Vingt reporters sont là, l’entourent, la pressent de questions, l’accablent de points d'interrogation.Comment aime-t-elle New-York?Et l’Amérique?Et les jeunes Américains?Et les Américaines?Et les modes d'Amérique?Pense-t-elle au mariage?Etudie-t-elle le droit pour devenir avocate?Aide-t-elle à son père à gouverner son pays?Se fera-t-elle une carrière?Est-il possible à une jeune femme mariée de s’occuper d’autre chose que de son foyer?Quel est son auteur préféré dans la littérature américaine?A tout cela, que va-t-elle répondre?Elle se contente, de regarder la grande ville dont les édifices monstres commencent de se profiler sur l’horizon maintenant plus clair, et s’exclame: “C’est formidable!’’ Cela s’applique-t-il à la vaste cité, à ses perce-nuages et ses gratte-ciel gigantesques, ou bien à l’impertinence, au sans-gêne de ces jeunes hommes d'Amérique qui la criblent de 1e.ur mitrailleuse bourrée de questions indiscrètes, ou déplacées, ou impolies?Autant à celles-ci qu'à l’étrange panorama que la brume dissipée lui laisse enfin apercevoir.Mademoiselle Laval n’est pas la première ni la dernière à passer sous ce barrage d’interrogations qui l’ont presque laissée pantelante.Peu d’hommes, de femmes un tant soit peu en vedette arrivent en paquebot à New-York sans avoir subi l’épreuve de ce feu de curiosités maladroites.N’y échappent que les grandes vedettes réfractaires à toute entrevue, ou ceux qui voudraient, à l'autre extrémité, parler aux journalistes et que ceux-ci ne veulent pas entendre, les jugeant personnes sans importance ou crevant fin désir de voir leurs noriis, leurs photos et leurs propos dans les gazelles.Chercher l’entrevue, c’est courir après la fortune: l'une et l'autre fuient.A Richard Strauss, compositeur autrichien déjà connu en Amérique par ses opérettes cl qui débarque pour la première fois à New-York.des reporters maritimes demandent: “Que pensez-vous de Bernard Show?Etes-vous en faveur du désarmement des nations?Que mangez-vous à voire petit déjeuner?’’ Bien à propos de la musique, des grands compositeurs contemporains, des ouvrages qu’il a lui-I même sur le métier.A Einstein, avant même qu’il ail touché la terre des Elats-L'nis, d’antres demandent: “Et les gratle-ciel, qu’en dites-vous?Fabriqne-t-an du whisky en Allemagne?Vous jouez au golf?Mangez-vous du homard?” Voici madame Asquith, femme d’un ancien premier ministre d’Angleterre, et auteur de chroniques et de mémoires piquants, signés du nom de Margot.Elle vient pour la première fois de ce côté-ci de VAtlantique, en tournée de conférences payantes.Sitôt qu'elle parait sur le pont du navire, sèche, anguleuse, son face-à-main aux doigts, vingt, trente reporters l’entourent, ta harcèlent de questions, toutes plus ou moins saugrenues.A la première: “Que dites-vous de la prohibition aux Etats-Unis?” Margot, qui n'a de sa vie vécu deux heures en milieux prohibitionnistes, secoue la tète, ouvre les lèvres, commence une dissertation animée sur la prohibition.les coquetels pour jeunes filles, les jeunes gens qui portent dans leur poche une gourde d'alcool, la fabrication da vin à domicile, rtc.Elle abonde en ouï-dire, sc moque visiblement de ceux qui l'interrogent, leur sert des bribes de journaux cl de commentaires américains.Ils ont voulu l’embar-rassrr en lai parlant d’un suirt qu’ils s'imaginaient qu’elle ne connaissait pas?Elle leur jetic à la tète des coupures de leurs feuilles, des fragments de leurs commentateurs d’événements, etc.Qui la prendra sans vert?Ces jeunes hommes, ils font leur métier tel que l'actualité te leur impose.A trois ou quatre heures da matin, souvent, ils quittent leur lit tiède, descendent aux quais, grelottants de froid, ou transis par te brouillard prennent plas'e à bord d’un petit remorqueur qui s en va, ballotté par h iHtgue, au-devant du paquebot dont lu sirène vient de hurler à l'entrée du port; ils grimpent comme des chats,—par le mince escalier jeté hors de la coupée du navire au.t flancs duquel se cotte, puceron insolent, le petit bateau qui vient de les amener.à l’intérieur du colosse dans les flânes duquel ils cherchent des victimes pour l'entrevue.Ils tiennent an poing la liste des passagers avec les numéros des cabines.Us cherchent on !‘ac-trice fameuse, ou la cantatrice à la voix de rossignol el qui n'est pas encore éveillée, nu te ténor fat et déjà lourd qui cultive la publicité et ne chante qu'à prix d’or, ou tri romancier anglais fumeux par les histoires qu'il a écrites sous prétexte de résumer l'histotre du monde, et dont ih se moqueront moins encore qu'il ne le mérite, nu le grand banquier international, hostile à tonte entrevue et qui leur refuse l'accès de l'appartement partirnlier luxueux où il a en le mal de mer comme un pauvre Immigrant à fond de raie, ou cette demi-mondaine du monde dont te cinquième divorce n fait si grand bruit à Paris et à W ashington et qui vient pour prendre à bail un sixième imbécile de mari millionnaire et mi-gâteux.• Les journaux veulent du sensationnel, de l’inédit, de l’imprévu, de la copie à la moutarde ou au piment.De là ces questions de la dernière impertinence et dont seules des jeunes filles comme mademoiselle Laval s’offusquent.Les autres?Presque tous, ils et elles font la roue, s’ébrouent, disent des banalités en souriant, ou en faisant mine de se les faire arracher.Les sages, — ce sont les plus rares, — tournent la clé de ta cabine, s'enferment jusqu'à ce que les passerelles relient le_navire au quai, sont muets ou, pour se venger d’avoir été suivis et harcelés, font tendre à la presse un vague communiqué long et qui ne dit rien.Cela, c’est aujourd’hui.Mais demain, avec la radio, le téléphone à bord, la télévision, qui se vantera d’avoir pu échapper à l'interrogatoire, en mer, à t’entrevue par sans-fil, à la photographie qui percera les cloisons des cabines, ira rejoindre à la piscine du bord le pire des récalcitrants, en maillot de bain, dans l’eau verte?Paul POIRIER Bloc'notes Graves paroles L’éclat qui entoure les manifestations franco-américaines, le bruit que font les élections britanniques, risquent de diminuer l’intérêt que devraient logiquement susciter les discours prononcés à Naples, par Mussolini, et à Berlin par son ministre des affaires étrangères Grandi.A Naples, le Duce, parlant devant un demi-million d’hommes, s’est demandé comment il pourrait y avoir une reconstruction européenne à moins qu’on ne modifie “quelques clauses de quelques traités de paix qui ont poussé des peuples entiers sur le bord du désastre matériel et de la désespérance morale”.C’était poser avec éclat la question de la révision des traités qui ont conclu la Grande Guerre.Le Duce ne s’en est pas tenu là.11 a pareillement aborde la question du désarmement et celle des dettes de guerre, “Il y n d’assez nombreuses nations dans le monde aujourd’hui, a-t-il dit, qui envisagent du même point de vue que nous le problème de la reconstruction européenne.Neuf années se sont écoulées depuis que l’Italie fasciste a présenté à Londres le problème des réparations et des dettes d’une façon qui est aujourd’hui à l’ordre du jour.Mais nous nous demandons aujourd’hui à nous-mêmes: Devra-t-il réellement sc passer soixante longues années avant qu’on inscrive le mot fin dans la tragique comptabilité de débit et de crédit fondée sur le sang de millions de jeunes gens qui ne verront plus jamais le soleil?Et peut-on dire qu’il existe entre les nations une égalité légale quand, d’un côté, elles sont armées jusqu’aux dents et que de l’autre elles sont condamnées à ne point s’armer?” Presque au moment où son chef tenait à Naples ees propos, M.Grandi disait aux Allemands, à Berlin: “Soyez assurés que nous, les Italiens, admirons le courage avec lequel le peuple allemand endure les sacrifices et les vertus viriles avec lesquelles il s’emploie à surmonter ses difficultés actuelles".Le moins qu’on puisse dire, c’est que nous sommes loin de la Grande Guerre ! Lloyd George Qn’adviendra-t-il de Lloyd George?Cost l'un *les problèmes de l’élection britannique.Assez généralement on prédit qu’il ne tardera guère à lier partie de façon publique, avec les travaillistes.On se demande même s’il ne sera pas bientôt leur chef.M.Henderson paraissant d’un tempérament trop calme pour diriger le parti.Il semble bien aussi qu'à travers la crise actuelle, la Grande-Bretagne s’en va vers la reconstitution de deux grands partis, entre lesquels se partageront les vieux éléments libéraux.0.H.Aux voyageurs de la Louisiane et à leurs amis LE RAPPEL CINEMATOGRAPHIQUE DE NOTRE VOYAGE L’un des voyageurs de la Louisiane.M.le docteur J.-H.Jacques, de Fitchburg, Mass., a pris, au cours de ce voyage, une série de vues cinématographiques d'un très vif intérêt.M.le docteur Jacques et Mme Jacques seront à Montréal la semaine prochaine.M.le Dr .lac-ques vent bien apporter avec lui ses pellicules et exposer dans une séance oui aura lieu te lundi.2 novembre, èi huit heures et demie du snir.salle Saint-Pierre.11(50.rue Panel, coin Dorchester.La séanre sera gratntlr.Nous n invitons les Vnyaffeurs île la Louisiane et leurs amis.Comme la salle choisir ne peut contenir que deux rent cinquante personnes environ, l'entrée sera sur carte et le nombre des cartes forcément limité à ce chiffre de deux cent cinquante.f)n pourra, dès demain, se pro rarer ers cartes aux bureaux du Devoir, 430, nie Notre-Dame-est.Us relations franco-écossaises Une association qui n’a pas un but materiel mais qui s’efforce de conserver un trésor spirituel — Sa raison d’être au Canada La section canadienne de l'Association franco-écossaise est maintenant entrée dans la deuxième année de son existence.Pour la première fois, hier soir, elle tenait une assemblée vraiment régulière et procédait à l’élection d’un exécutif.Depuis octobre 1930, c’est un exécutif provisoire, chargé d’obtenir pour la section la personnalité civile et de voir à d’autres détails d’organisation, qui avait été en fonelion.Quant aux personnes qui le composent, l’exécutif en question demeure ce qu’il était, mais c.et exécutif existe maintenant en vertu de lettres patentes dûment octroyées.La section canadienne de l’Association franco-écossaise est devenue une «entité civile, ayant droit de posséder, d’acheter et de vendre.Mais posséder, acheter, vendre, tel n’est cependant pas le but de la section canadienne de l’Association franco-écossaise.En octobre 1930.M.Auguste Desclos, secrétaire-adjoint de l'office des Universités, à Paris, et secrétaire général de la branche française, vieille de trente-cinq ans déjà, de l’Association franco-écos-saise, présidait à l’assemblée de fondation de la section canadienne.Il disait alors: "C’est une curieuse sorte de société que la nôtre.Elle n’a pas d’objet matériel, à cette époque pourtant si matérialiste.C’est un trésor spirituel qu'elle s’efforce dç conserver: l’amitié entre nations.” Cette même pensée était eneore très heureusement exprimée, hier soir, par l’un des membres écossais de la section canadienne de l’association, (M, i.-B.Thompson, président de la St.James Literary Society.Pendant que des banquiers des deux continents ne pensent qu’au règlement des dettes internationales, à l’équilibre des devises, il est bon que des gens, malgré la crise, la dureté des temps, aient d'autres préoccupations que celle de l’or.L’amitié ne doit-elle pas passer avant les questions d’argent?La crise affecte tous et chacun d’entre nous.En manière de consolation, on se dit qu’elle est Internationale, que tout le monde, que 1rs citoyens de tous les pays en sont atteints.Mais si l’on pensait moins à la crise, si l’on pensait davantage à faire renaître la confiance et l’amitié entre les peuples.C’est précisément l’un des buts de l’Association franco-écossaise.Elle n’a pas d’objet matériel.C'rsf un trésor spirituel qu’elle s’efforce de conserver.En définitive, est-ce que ce n’est pas une formule spirituelle qui mettra fin à la crise?* ¥ * La réunion d’hier soir, au club Mount Stephen n’avait aucun objet matériel.Un groupe de Canadiens, les uns d’origine française et les autres d’origine écossaise, s’organisait dans le but de “perpétuer le souvenir des ancien n e s relations historiques entre la France et l’Ecosse; de répandre et accroître la connaissance des anciennes relations intellectuelles entre les deux pays, en en faisant ressortir l’importance pour l'amitié des deux peuples au Canada: d’inciter à l’étude de l’histoire des rapports entre les Canadiens d'origine française cl d’origine écossaise, rapports qui ont abouti à la formation graduelle d’un civisme commun; de faire naître, d’entrele-nir.de développer des relations amicales entre ses membres et d'accroître, en rappelant la tradition de culture intellectuelle commune «n la France et à l’Ecosse, l'estime mutuelle des Canadiens d’origine français?et d’origine écossaise; d’établir une liaison entre les autres branches de l’association en Ecosse et en France et de faire mieux connaître à leurs membres les affaires du Canada." Les sections écossaise et française de l’Association franco-écossaise ou, si l’on veut, de la Franco-Srot-ttsh Society, justifiaient déjà Futilité de leur existence.La section canadienne a aussi sa raison d’être puisqu’elle doit exercer son action au Canada, précisément dans un pays où un élément de langue anglaise et un élément de langue française sont en contact intime et quotidien.Il convient que des courants de sympathie mutuelle s’établissent d'un élément à l’autre, que ces courants se multiplient.La chose ne devrai» pas être difficile.Depuis la conquête du Canada par l'Angleterre, Canadiens d’origine écossaise rt Canadiens d’origine française sc sont toujours bien entendus.Il leur est souvent arrivé -de faire cause commune.Dès les premières années qui suivirent !n cession de 17(53, Ecossais el Canadiens il n'était pas alors question de Canadiens français sc trouvaient associés pour la traite des pelleteries.Us concurrençaient les grils de In Baie d'Hudson nui avaient déjà trouvé moyen d'utiliser la voie de Fort Nelson et 'de Fort Churchill.Faut-il rappeler que.dans ses deux grands movens de découverte, jusqu’au Pacifique et ensure jusqu’à l’océan Arctique, sir Alexander Mackenzie était accompagné de vovaPeurs canndi"nx?Mais s’il fallait continuer dans ce domaine historique des relations êanado-écossaisrs, on n'en finirait pas.y.y.y La réunion oui avait lieu, birr soir, #u club Mount Stephen, était Une trêve 4e désarmement d*une année WASHINGTON, 27.tS.P.A.) — Le* EUh-Unis doivent donner cette semaine une réponse favorable à la demande de la Société des Nations qui invite 52 nations à consentir à une trêve de désarmement d’une année.La proposition a l’appui entier du président Hoover et du secrétaire d’Etat Stimson.Tous deux sont d’avis qu’une telle trêve contribuerait dans une large mesure à assurer le succès de la conférence du désarmement de Genève en février tout en soulageant le monde d'un lourd fardeau économique.Une communication détaillée, mentionnant les activités de construction militaire et navale que le pays abandonnerait, sera rédigée par le secrétariat d’Etat d'ici dimanche, la date d’expiration fixée par la Société des Nations pour la réception des réponses.La proposition présentée au comité de désarmement de la Société des Nations par l’Italie n’a pas été adoptée à cause de l’opposition de la France et du lapon.On en est alors venu i cette mesure de compromis de demander aux 52 nations invitées à prendre part à la conférence générale du désarmement de “déclarer avant le 1er novembre si elles sont disposées à accepter cette trêve du désarmement pour une année à partir de cette date".Rédigée en termes plus généraux que la proposition italienne, la formule demande aux gouvernements de “s’abstenir de toute mesure comportant une augmentation des armements." Bien que la note ne le dise pas explicitement, on croit que la Société des Nations n’envisage pas la cessation des travaux de construction navale actuellement en cours afin de ne pas augmenter le chômage.Cette trêve s’appliquerait aux forces militaires et navales nouvelles et aussi à l'augmentation de l'effectif des armées ou des flottes.on deux parties : dîner en l’honneur de M.Augusle -Desçlos.secrétaire général de la branche française de l’Association franco-canadienne;as-semblée annuelle de la section canadienne de l’association.Présenté par M.le juge Surveyer.qui présidait le diner, M.Desclos, à titre d’hôte d'honneur, a prononcé iui_e brève allocution, en français et étranglais.11 a d’abord fait observer que ta section française de l'Association franco-écossaise a eu comme présidents Al.Raymond Poincaré, ancien président de la république française, ef (M.Paul Dounier, le président actuel.Au cours de l’année, la section française de l’Association a pris part à une cérémonie qui marquait, à Saint-Quentin, l’inauguration d’un monument à Jeanne (l’Arc, (lont on célébrait le SOOème anniversaire ; à un pageant, organisé à Aubigny-sur-Ncre.on l'honneur de John Stuart, connétable de France, un fidèle de Jeanne d’Are.La seigneurie d'Aubigny-sur-Nère est restée à la famille do John Stuart jusqu'à la fin du 17ème siècle.Aux fêtes d’Aubigny-sur-Nère.la section canadienne de l'Association franco-écossaise était représentée par le Dr Ernest Gendreau, de l’Institut du radium.Au mois de décembre, grâce.à l'initiative de la section française de l’Association franco-écossaise, une plaque commémorative sera inaugurée sur la maison occupée par le maior Gordon Laing, à Tombouctou.Le major Laing, un Ecossais.est le premier blanc qui soit entré, dans les temps modernes, en cette ville africaine.* * * A leur première réunion, qui a suivi le dîner offert à M.Desclos, les membres de la section canadienne de l’Association franeo-j écossaise, ont pris connaissance ^ de leur charte, et, sous la présiden-I ce de M.Hugues Lemoyne de Mar-! tigny, qui est devenu président de leur conseil exécutif, ils se so ! ; voté des règlements.Emile BENOIST A propos de 1 ‘ "Index ’ UNE EXPERIENCE INTERESSANTE L’un de nos lecteurs a eu la curiosité de parcourir, crayon à la main, VIndex du Devoir et d’y relever les noms propres, ce qui indique le nombre de gens dont parlait le Devoir de janvier-juin 1931 et dont les articles, les dis-/nirs, les faits et gestes peuvent, grâce à Vlndex, être presque instantanément retracés dans les quinze cents pages de la collection.11 nous envoie cette liste, en nous faisant observer qn'ellc ne tient aucun compte des sessions (fédérale et provinciale) dont l’analyse, à elle seule, lient huit colonnes de Vlndex.Nous reproduisons telle quelle cette liste, qui donne quelque idée i des recherches que peut faciliter Vlndex: Allard, juge Victor; Alphonse ! Mit; Ancel, B.P.F.-X.; Anderson./.M.T.; Anger, Paul: Archambault.abbé J.-R.-O.: Archambault, B.P.J.Papin; Asselin, Ollvar; Ayotle, Alfred.Baudin.Louis; Bazin.René; , Bennchemin, Nérée; Beauregard, abbé Armand; Beausoleil, Georges; j Bennett.B.B.; Benoist.Emile; Ber-\nard.B.F.Antoine; Ressbornugh, j comte de; Bettcz.Arthur; Rlenve-| nu, Tancrède; Bilodeau.Ernest; j Ronrassu, Henri; Brunette, Jutes; • Huron.Edmond.j Gai Hé, abbé W.; Carrière, B.P.Joseph; Chaînait.René; Charnus, Thomas; Charlehnis, Mgr O.; Charron, ahhê Fortunat; Chicaine, B.P.; (.hoquette, Mgr; Choquette, Robert: Cloutier, Mgr F.-X.; Coolldge, Calvin; Côté, B.V.Livi, Côté, R.1'.Thomas; Courchcsnc, Mgr Georges; Cousineau, chan.L.-È.; Coulure.B, B.Théotime; Crépeau, Jules; Currie, cctl.John A.Damrosrh, Walter; Dnntin, Louis; Darlimi, J.F.; Danray, Mgr Charles; David.Alhanase; David, Dr Edgar; Dreary.E.-B.: Degtane, Henri; Denis.Raymond; Désuni-niers, inge (îvntalve; Desautniers, J.-V.; Deshaycs, Jean; Dcsnwralg, Magnan, Marcelhis; rin, B.F.; site, Père; Mgr Amèdée; Desrochers, Allred; Desrosiers, Léo-Pal; Desrosiers, Dr J.-P.; Désy, Anatole; Dickens, Charles; Doncoeur, B.P, Paul; Dor-van.r, J.-Etienne; Dimmer, Paul; Ducharme.Narcisse; Duehaussois.B.P.Pierre; Dugré, B.P, Ad,dard; Dumas, Paul; Dupire, l.ouis; Duplessis.A.; Duranlcan, Alfred; Dussault, Jean-Louis.Ebray.Alcide; Ewart.John S.Fabre-Surveyer, juge Edouard; Fadctte; Fallon, Mgr Michael; Farley.B.P.P.-E.; Fauteux, Aegidius; Ferdinand, B.P,: Ftahaut, Jean; Ftavle-Luce: Foch, maréchal; Fontaine, Chartes; Fortier, Mgr; Foster.G.Green; Franc Cyr.Gagnon, Alexis; Gagnon, B.V Eustache; Gauthier, Mgr Georges; Gauthier.B.P, Lorenzo; Gauvrcatt.Jean-Marie : Genest, Samuel; Grof-frion, Aimé; Gerin-Laiaie, Mme Marie: Gertnain, René: Gibier, Mgr Charles; Godbont, Adélard; Godin, Sévère; Gotthardt, Mgr Grouard, Mgr P.-E.; Groulx, abbé Lionel; Guérin.Jean; Guérin, Wilfrid; Gui mont.Ernest; Gultton, 11.P.Georges.Harbour, chan.Adélard: Hébert, Pascal; lté roux.Orner; Hogue.Clarence; Hoover, président; Hudôn, B.P.Théophile.Isayc, Eugène.Joffre, maréchal.Klranl, Pierre.Laberge, Frs-Chs; Imbrie, Jacques; Labrye, Jean; Lamarche, R.P.T.-Marie; Lanctôt, Charles; La-pierre.Eugène; La pi erre, Mgr L.-A.; Lapointe, Mgr Eugène; La-l>rairie, Jacques de; Laugier, Pierre; Lavergne, sen.Louis: Lefebvre, clom Gaspar; Lefebvre, Père; Lehr.Georges; Leman, Beaudry; Le Micro, Marie; Lemieux, B.P.Alphonse; Le Normand, Michelle; Léonard, Mfjr J.-R.; Lesieur.B.P.Rosario; l.essard, srn.Prosper-E,; Le-tondal, Dr Pant; Lippens, Lèandrc: Longprê, abbé A.; Lorrain, Léon: Lozeau, Albert; Lozeau, Mme Joseph, C.J.; Maillard, Charles; Marc Ont; Marie-Victo-Marltain, Jacques; Mar-Martigny, H .-Lemoyne de; Martin, Lucien ; Masson.Dr Pierre; Mather, Norman L.C.; Mau-raull, abbé Olivier; McCarthy.Mgr; Mel,can, Angus; Meighen, Arthur; Melançon, Claude; Melba; Mignautt, B.P.Albert; Miller, Emile; Mistral.Frédéric; Montpetit, Edouard; Morin.René; Morin, Victor; Mosley, sir Oswald.Narbonne, X.-E.; Nehru, Môtilal; Nemo, Panel, Jean-Antoine; Parent, Honoré; Parent, Raymond; Pelletier.Frédéric: Pelletier, Georges: Pelletier, J.-G.; Pelletier, Romain-Octave; Perrault, J.-E.; Philipps, H.L; Picard, Auguste; Pic XI; Plamon-don, B.P.J.-A.; Plante, Léonce, Poirier, Paul; Pnmpili.cardinal; Poulin, B.P.A.; Pratt e, chan.Léon; Proulx, Antonin; Prud'homme, Mgr Joseph-H.Rainier, Lucien; Robichon, G.-H.; Babillard, R.P.Léon; Rouleau, cardinal; Rousseau, Jacques: Roy, C.-A.; Roy, Mgr Camille; Rubinstein, Louis; Rufiange, Madelon; Ryan, Gerald G.Saindon, B.P.Emile; Saint-Laurent, Louis; Saintonge, B.P.Frédéric; Tauriol, C.-Paul; Schwartz.Bernard; Scott, chan.H.A.," Session fédérale et session provinciale : nombreux députés qui ont pris part aux principaux débats; Stamp, sir Josiah.Taillefer, Ovide; Takamats prince; Tassé, Mme Henriette; vernier, B.P.; Thirien, Paul; Thi-vierge, J.-.N; Thornton, str Henry; Turquetll, Mgr A.Urbain, Telesphore.Vanier, Guy: Veys.dont Anselme; Villeneuve, Mgr R.y.y y., Vlndex est une brochure d’une cinquantaine de pages, à double colonne, sous couverture, de la série du Document.Il se vend 25 sous l’exemplaire, franco, et $2.50 la douzaine (plus 15 sous pour le port).Pour faciliter la propagar nous l’offrons à $9.75 les 50.$: j le cent (port en plus).Adresser toutes les commande* nu Service de Librairie du Devoir.430 rue Notre-Dame est, Montréal^ (Tél.Harbour 1241).it su.Ta- s L*Association i-es anciens de I A.C.J.C./ r «Ils vcncnt $3,370 pour la Pa- rranco-écossaise Icstrc du National a ti marche House-1 Nous ne publions que «les leltres ^ failliblèment" 'u^irV^Aumiché ' signées, ou des conimunications ; fionsecours.' /l,< ",,xrc/,e La section canadienne de l'Assu-nation franco-écossaise a élu, liici* soir, les officiers suivants: Presidents d’honneur: les premiers ministres de Québec et de la Nouvelle-Ecosse; le ministre fnii-Vais au Canada; le haut-commissaire britannique au Canada.Présidents-conjoints: M.Hodol-| phe Lemieux, sir Henry Cray.I Vice-présidents d'honneur: le consul général de France à Montréal; le président de la Société St-Jean-Baptiste et le président de la St Andrew Society.Vice-présidents: lord Atholstan, le sénateur C.P.Beaubien, sir Arthur Currie, le sénateur Haoul Dandu-rand, M.E.H.Décary, le juge Edouard Fabre-Surveyer, le major Andrew Flemming, sir Andrew MacPhaiJ, M.A.I>.MacTier, .M.Edouard Montpetit, M.C.E.Ne il, M.E.de B.Panet, le sénateur (1.M-Wilson.Membres de l’exécutif : MM.Gregor Barday, le lieutenant-colonel Hugues de Martign>, Kév.Geo-H.Donald, M.Alex.Gérin-Lajoie, M.Léon Mercier-Gouin, M.Charles Hebert, M.Olivier .Maurault, P.S.S.; Rév.Sinclair Laird, M.Charles-Henri Marin, M.James B.Thompson, M.Emile Vaillancourt.Secrétaires-conjoints: MM.Emile Benoist et William Fraser; trésorier, M.J.A.Gray; aviseur légal, M.J.Arthur Mathiesen; vérificateur, M.James Hutchison,____ jeunes apprentis épiciers de passage à Montreal Un groupe d’apprentis épiciers britanniques, actuellement en visite au Canada dans le but de se renseigner sur l’épicerie canadienne, est arrivé à la gare Windsor hier soir et demeurera dans la métropole jusqu’à jeudi matin.Ces jeunes gens se dirigeront ensuite vers Ottawa, puis se rendront à Toronto, Hamilton, London, Guelph, Welland et Niagara avant de retourner en Angleterre.Cette tournée dans l’Est tin Canada leur permettra de recueillir des renseignements très précieux sur tout ce qui concerne leur métier.Plusieurs représentants de grosses maisons d’épiceries de Montréal les attendaient à la gare, de même que des représentants du Pacifique Canadien.Un programme élaboré a été préparé pour leur séjour.Ce matin ils sont les Hôtes de M.R.C.Wingate, de la Commission du port et ils ont visite le port en entier, puis se sont rendus au marché Bouse- j cours ayant comme guide un offi- I eier du Board of Trade.Le lunch • leur a été offert par les membres du Junior Board of Trade à l’hôtel Windsor.Par la suite, Al.Charles Hébert leur a fait visiter ses entrepôts.Mercredi matin, les apprentis, confiés aux soins de M.Harper Gray, de Gunn, Langlois et' Cie, visiteront rétablissement de la Canadian Packers Co., puis seront les j hôtes de M.Gray au lunch-.Ils se rendront ensuite chez Eaton sous la direction de MM.Allan Burke, du Pacifique Canadien, et F.B.Wells, de la maison Eaton.M.Antoine nesmw»i*.f»rs*n!»ateur ea chef du comité de souscription, vient ae recevoir un lond.-, de près de »3.500.qui avait et* souscrit pour acliat d un un-meuble devant servir de quartier» generaux de I A.C.J.C._ , Avec rachat du National 1 A.C J Ç acquiert ainsi ses quartier» et reçoit les fonds qui avalent Jusque là *t* ff*rdes eu fiducie.Nous faisons suivra la liste de ces anciens; Obtenues par M.Ouy Vanler: M.l'abbé Aimé Prud'homme .M.Etienne Decarle .MM Vanler & Vanler .M, l'abbé Philippe Pcrrler .M J.-B.Prince, médecin .M.J.-V.Bésaulnter» .g 250 00 250 00 250.00 200.00 100.00 50.00 fi.iao.oo Obtenues par M.l’abbé Alfred Lambert ; M.le chanoine Emue Chartier 100.00 M.''abbe Oscar Gauthier.50.00 M.J.-O Labrecque .25.00 M.l'abbé J.-V.Thérlen .15.00 M.Edmond Archambault .1000 M.J -B.Péloquin .5.00 M Henri Labrecque .-, 5.00 M.Alfred de Martel .5.00 Obtenues par M.Aimé Parent: M, J.-A.Trudeau .M.Joseph Daoust .M.Aime Parent.Duchesncau, Limitée .Genln, Trudeau, Liée,, .215.00 50.00 25 00 25.00 25 00 25 00 Obtenues par M.Gustave Belle-fleur .M l'abbé Adélard Desrosters .Tougas & Tougaa .150.00 50 00 25 00 75.00 Obtenues par M.Pierre Thlbau-deau: Mme E.-R.Thibaudeau .WOO M Olivier Maurault.P.S S.250 00 Louts-Phlllppe Bouchard .40.00 M.l’abbé Lionel Qroulx .75.00 Obtenues par M.Antonio Bertrand: La Banque d'Epargne de la Cité et du district de Montréal 150 00 Obtenuea par M Télcsphore Beaudln: M l'abbé J.-A.Bourassa 50.00 Obtenues par M.Emile Pellcrln: M l'abbé Georges Chartier 100.00 Cercle Brébeuf .50.00 Obtenues par M.Henrl-L.Auger: M.Oscar Dufresne Î50 00 Obtenues par M l’abbé Roméo Mercure et M.Alphonse de la Rochelle: Mme C.Rosconl .150.00 Obtenues pat M.Alb.Samson; M.Albert Laplerre 25.00 M Ls-Ph, Bouchard 4000 Obtenues par M.Eug.Courtois J_-J Joubert.Liée.100.00 Obtenues par M Alphonse de la Rochelle: M.Jos, Versailles .500 00 accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique: Le marché Bonsecours 26 octobre 1931 Monsieur le réducteur, A sa dernière réunion mensuelle, l Association des propriétaires et des hommes d'affaires du quartier Ville-Marie, Knrg., eut à considérer JS^Ï1 \IC la.^Bue des Propriétaires de Montreal ne rencontre donc nullement l'intérêt et le besoin {¦Z,ZSJJ « *t:i" ucrmere reunion.tarde encore le jour où le prix des Vous remerciant à l’avance de ' \ins de la Commission des liqueurs \nln1f Ilii'n i Â*.J* ~ i .».1 H 1 r» »4»*r»sr! As*.~ l.i ¦ • Maison Ignace Bourget 6.00 75.00 1.00 5.00 Voici la lit»* de» premières touscriptiona qui nous ont été adressées pour la Manon Ignace Bourget: L’abbé X.« Un fournisseur .!.* Un anonyme .Un anonyme .Section Mont-Royal de l’Association Catholique des Voyageurs de Commerce .Mme D.-|.Québec .Un anonyme .M.Mario Beaudry .M.et Mme ï.-D.Narceau .M.l’abbé C.-A.Carbonneau .i-h.l.Anonyme .Un anonyme .Un instituteur .Un anonyme C.-L.Y.B.(Maine) .M.Paul Théoret .Un anonyme, |.A.B.M.Raoul Dandurand, sénateur .Anonyme H.C.M.M.L.Bineau .Un groupe d’anonymes .M.Joseph -Jubé, La Conception .R.Laporte .Une anonyme (St-Cuillaume d’Upton) P.B.M.Une anonyme IVerdun) .Monsieur Anonyme Un anonyme, E.C.M.P.-E.Cingras Un anonyme, S.C.Un anonyme de la campagne Un médecin de l’Ontario Quelqu'un de la famille du “Devoir” Total 25.00 5.00 5.00 10.00 5.00 ^00 iroo 5.00 1.00 2.00 15.00 2.50 10.00 25.00 25.00 2.00 2.00 10.00 3.00 5.00 5.00 25.00 1.00 6.00 25.00 5.00 5.00 10.00 5.00 2.00 $ 353.50 temps bien precteux pour des hom- vouloir bien insérer ,lans uo/re de •a Provin«e de Québec diminue mes d affaires dirigeant de puis- journal ce communiqué, r!* ^— -i-¦¦ > O /-*»¦» d r» o »» »» d >• v* e-x m t » »» « ______ * * Avis de décès Total .*3.370.00 * * * DE VERDUN Nous rerevonK du Cerclfl Verdun de l'A.C J.C.une liste des principaux donateurs de la dernière quête pubflque.Grâce a leurs généreuses donations, le total de la souscription se trouve augmenté considérablement.La Chambre de Commerce de la ville de Verdun * 30 00 Mgr Richard, aumônier honoraire du cercle Verdun J.-A.Gagnon, marchand .Hervé Ferland Aimé Parent, président général de la Société Salnt-Jean-Baptlste, président fondateur du cercle Verdun J.-H.Paré, gérant, Banque Canadienne Nationale Avant-Garde Richard J.-P.Dupuis, marchand Notaire R MacKay.secrétaire de la Commission scolaire Orner Bombardier, échevln Henri Gauthier, échevln .Eugène Côté, marchand Daigle Ac Paul, marchands Le Cercle do Verdun de l'A.C.j.C, Jules Trudeau, président, Cercle Verdun .A.-J Beauregard, gérant.Banque Canadienne Nationale Albert Paré, vice-président du Cercle Verdun .Rolland Morin, secrétaire du Cercle Verdun .Mme F.Trudeau “'-A- Raymond, entrepreneur S?1?8*'' P**^*** Notre-Dame de la Paix Georges Delaunlére, marchand H.Demers N.Desrochers, marchand Emile Couture J.-O.Dufort.marchand e.Levac, marchand Rolland Trudel .Lucien Boileau .,*“**””*"**' Total .25 00 25.00 25.00 1000 5.00 5.00 5.00 5.00 500 500 500 5.00 5.00 500 2.00 2.00 2.00 2.00 1 OU santés entreprises.I.a Ligue des propriétaires de Montréal, pour faire réussir son plan de marché à la rue Frontenac, ne cesse de crier bien haut qu'elle est appuyée par plusieurs associations.Evidemment, elle cherche par là.a se donner une influence qu’elle n'a pas, nous ne craignons pas de le dire, puisqu’elle n’a pas osé, sur notre demande, faire connaître au public la liste de ceux de ses membres qui ont manifesté leur opposition obstinée à l'agrandissement du marché Honsecours, ainsi que Vévaluation foncière bien déterminée de l’ensemble.Choses que notre Association n'a pas craint de faire.Que réclament-ils alors tous ensemble!' Si l’on en juge par la dernière résolution adoptée à l’assemblée mensuelle de la Ligue des propriétaires de Montréal, le 21 octobre dernier, on demande l’établissement d’un seul marché de gros itans la partie est de Montréal, aux alentours des rues Frontenac et Sherbrooke.Cette décision fut prise ù lu suite d'une violente sortie du secretaire de l’Association des marchands détaillants où H démontrait que la multitude de marchés locaux aussi coûteux, non seulement ne rapporterait jamais suffisamment pour rouvrir l'intérêt nous de- ra n proportion des autres articles matrons, 1 et des salaires.C’est ce qui res- Vos tout dévoués, COTE et COTE, avocats, Secrétaires-conjoints de l’Association des Propriétaires et des Hommes d’Affaires du quartier Ville-Marie, Enrg.Les soupers aux huîtres chez les sourdes-muettes (.et événement si agréable que nous apporte la saison automnale aura lieu, cette année, les quatre et six novembre prochain.Les religieuses comme les Dames bienfaitrices tie l’Association comptent encore sur notre généreuse population montréalaise pour assurer à ces fêtes de charité un plein succès.Le comité de réception pour ces banquets se compose de Mme Eugène Desmarais, présidente.Mesdames C.-A.Dugas, J.-G.Gauthier, J.-E.Chapleau, Frs Desjardins.Eu-' gène Moreau, J.-B.ReSève, Ernest Archambault, Louis Bourgeois, Olivier de Guise, Arsène Lamy, G.-H.-A.Dufresne.Edouard Provencher, Eugène Poitevin, Oscar LeBlanc.Orner Noël, Hector Aubry, Léopold .Beaudry, D.-D.Montplaisir, L.-A.et le fond j Clavel, L.-P.Forest, Lucien Giguè- 100 1.00 too 1.00 too LUO 1.00 1.00 1 00 *183 00 ! SEGUIN — A St-André-Avellln.1» 24 octobre 1931.décédé A 55 ans.Eugène Séguin.époux de Donalda Chevrier.Funérailles le mercredi 28 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, pour se j rendre à l’église patolsslale où le service j sera célébré à 9 heures 30.Parents et amis sont prié» d'y assister sans autre Imitation.LAPOINTE.— Le 26 octobre 1931.dècé- j dée A 31 ans et 8 mois.Irène Plédalue, 1 épouse du Dr Rosaire Lapointe.Funérailles le Jeudi 29 octobre A 10 heures 30, après l'arrivée du train de Montréal Pu- ! rents et amis sont priés d'y assister sans i autre Invitation.Nécrologie BAILLARGEON.— A Sainte-Martine, le 25.A 87 ans.Félicité Vallée, veuve de Joseph Balllargeon.BARRETTE — A Saint-Urbain de Châ-teauguay.le 25.A 58 ans.Arthur Barrette époux de Fébronlo Prlmeau DETOURNAT — A Saint-Lambert, le 24.A 53 ans.Mme veuve Henri Bétournay, née Trudeau, Alma.BLEAU A Maisonneuve, le 25, A 3 ans, Robert, enfant de M.et Mme Trefflé Bleau.née Ida Laflamme.BRUNET-LETANG.- A Saint-Laurent, le 25.a 56 ans.Camille Brunet-Letang.époux de Hermine Lnnlel.BÔISCLAIR A Montréal le 26.A 41 ans.Alma Bolsclalr, époux d'Eva Constantin eau.CHICOINE.— A Montréal, le 23 a 11 ans.André-Napoléon Chtcolné, époux d’Agnès Hardy.COMEAU — A Laval-des-Rapldes.chez les Frères de la Doctrine Chrétienne.Jules Comeau, en religion, Frère PhUiberus, A 60 ans DESJARDINS.— A Sainte-Sophie.A 34 ans.Edmond Dosjardtn».époux de Jeanne Rhéaume.GENDRON — A Montréal, le 24, A 7 mois.Yvette Gendron.enfant d'Armand Gendron et d* Germaine Pénard HOULE — A Montréal, le 25, A 44 ans.Mme Désirée Houle, née Marie-Louise Pilon.FONTAINE.— A Montréal, le 24.A 15 mois.Albert Fontaine, enfant de M et Mme Wilfrid Fontaine, née Mato, Alice.QUENETTE - A Montréal, le 24.A 39 ans, A '.'hôpital Saint-Luc.Charlemagne Ouenette.célibataire, fils de feu Wilfrid Ouenette et de Donalda Hamel HOTTE.— A l'Abord-A-Plouffe.le 25, Joseph Hotte, époux de Juliette Lanctôt.HONEAULT — A Montréal, le 25.A 26 ans, Lionel, fils de feu Joseph Huneault et de feu Marie-Louise Charbonnoau NANTEL — A Montréal, le 25 A 66 ans.Valentine Dussureau.épouse de Joseph Nantel.LAJOIE.— A Montréal, le 24.A 77 ans.Damien Lajoie, époux de Constance Beau-dry.Vol à main armée dans un théâtre Deux .bondits onl volé une vom-m- de î.i.OôO hier midi au théâtre / incess, rue Sainte-Uatherine ouest, apres avoir forcé l'assistant-main Cecil Duffy, à se tenir 'debout.la face au unir et les mains levees.Ils avaient pénétré dans le bureau d administration peu aprè$> le commencement de la représentation et sous la menace de revolvers ils sc préparaient a fouiller l'appartement lorsque le placier en chef entra.li venait accompagner l’ns-sistant-gérant qui se rendait luire ses dépôts à la banque.L'un des bandits sauta sur lui et il y eut lutte pendant quelques secondes.L autre, pendant ce temps, prit une valise à main contenant $0,000 et sc sauva suivi (le son compagnon qui avait réussi à se tirer des mains du placier.Ils sautèrent dans une automobile qui les attendait à la porte et ils disparurent.Quelques minutes plus tard, les détectives re-Irouvaiont l’automobile à l’angle des rues Sherbrooke et des Commissaires.Les bandits l’avaient abandonnée parce qu’un des pneus était crevé.Les détectives ont appris que deux individus, dont la description correspond â celle obtenue des deu\ bandits, avaient été vus pendant une couple de semaines avant le vol.Avec des détails qu’ils ont pu obtenir, les détectives ont entrepris des recherches pour mettre la main sur ces dangereux bandits.Mise en garde M.Albert Chevalier, surintendant de l'Assistance municipale, met le publie ( n garde contre les vendeurs de billets pour un uréten-du concert au profit des pauvres de Soeur Bonneau.M.Chevalier dit 'l111' Tes gens no sont pas autorisés.d amortissement du capital placé, I re, Eugène Lassalîe, Eugène Beau mais encore causerait un tort con- \ lac, J.-A.Contant, Eugène Viau.A.-sidêrable an commerce de détail.B.Valiquette.P.-E.Duplessis, A.-E.i raiment a-t-on jamais va un mur-1 Moissan.ebe de gros loin du port, de fous ; Les jeunes filles qui prêteront les moyens de transport, en parf 1-1 gracieusement leur concours aux euher des voies fluviales et de nos' dames bienfaitrices de l’Institution.deux reseaux, de chemin de fer?Il lors de ces soupers, sont priées de semble,' à leur dire, qu'il suffit I rendre compte de leurs billets le d une decision, d'un trait de plume Plus tôt possible, afin d’éviter l’en-ponr créer un marché de gros, une j combrement des derniers jours zot\€ corn mere uile de oros.! /r^*^™»»», Jt, La Ligue des Propriétaires de Montreal ne peut nullement inclure le Board of Trade dans la liste des associations qui, selon elle.ap-\ pillent son mouvement de dcstruc- l tion d'une zone commerciale pour en créer une nouvelle.Le Board of Trade n'a jamais été en faveur d'un seul marché central.U a tou jours préconisé l'établissement de dear grands marchés, un dans l'Ouest et un dans l'Est.Sa politique etm.it de iliviser afin de mieux dominer.L instigateur de pareil projet est précisément le gérant des ventes du Comptoir Coopératif de TV C C Sans s'en douter, peut-être, lès {êtes (fnrgeantes de .le - s{ 44 A *VO- sort de la conversation que tenait mer après-midi, à la descente du tram qui l’avait pris au quai de [Empress of Britain, de l’Anse-au-rouloip M.L.-B.Cordeau, président de la Gommission des, liqueurs, à son retour d’Europe, ôù il a visité ¦es divers bureaux de la Conimis-¦ Cordeau a fait observer que c’était la première fois depuis six ans qu’il se rendait visiter les bureaux européens et qu’il était satisfait de leur fonctionnementc Une autre cause de nature à maintenir le prix des vins français aussi élevé qu’il l’est est la mauvaise recolle de cette année.La température de l’Europe n’a pas été aussi belle que par les années passées, le soleil a manqué et l’on sait si le soleil est nécessaire à la vigne.Toutefois, les réserves des années précédentes sont considérables et jcs vins ne se vendront pas non plus à des prix plus élevés.La province de Québec est l’un «les meilleurs clients de la France à l’heure actuelle, en ce qui concerne les vins.Notre population, qui a l’esprit français, aime naturellement les vins français qui sont d’ailleurs les préférés sur la plupart de^ tables bourgeoises.Mais les autres vins sont aussi aimés et les meilleurs sont en vente aux magasins de la Commission.Par suite de la crise que la province doit traverser comme les autres pays, il est possible que les importations de vins soient réduites au cours (Jç Tannée actuelle, ATi que le pouvoir d’achat est diminué.Au sujet des vins australiens, dont des échantillons viennent d’arriver N.B.— On est prié d'adresser les chèques soit au président du Comité d* - M»i*on Ignace Bourget, M.Louis Bouhrer, P.S.S., curé de Notre-Dame, 116 rue Notre-Dame ouest: soit au trésorier, M.Eugène Simard, avocat.Edifice d» la Sauvegarde; soit encore au secrétaire, M.Emile Benoist, au “Devoir”.Pricri de faire les chèques à l’ordre de la Maison Ignace Bourgef.Nous accusons réception de deux souseriptiens pour l’Aide à la Femme M.L.'Bineau, $2: un groupe d’anonymes, $10.Prière d'adresser les souscription: pour I Aide è la Femme, à la tréscriérc du comité de cette oeuvre, 441 Est, rue Lagauchetière.Montréal.(Communiqué) Concert au Monument National Ce soir, au Monument National, la Société des concerts offrira sa deuxième soirée musicale.Au programme : l'Orchestre provincial sous la direction de M.Henri Miro et M.Henri Pontbriand, ténor.Lord Bessborough au “Canadian Club” L’hôte d’honneur au prochain If ( p nt 'f' i donner du “Canadian Club”, ven-î le jeu des importateurs.'qui‘ne de !lm1'’ 1° 30 octobre’ sera ionl l*0?-mandenl pas mieux quo de réduire b,>,'on«b.gouverneur general du ! le pouvoir de distribution „r r'?n;l,h'' Connue d habitude la reu-dufts des cultivateurs, en éloignant ,UOn aura heu * 1 ho,el U,nds°r- le cultivateur du Marché ¦ House- -*1.I.cours, endroit si propire pour Té- ' roulement de ses produits, et en l envoyant sur plusieurs marches.La construction d’un marché de gros aux alentours des rues Frontenac et Sherbrooke, ne fera pas disparaître le marché Honsecours et ne lui enlèvera pas son caraefére de marche central.C’est dire alors que nous aurons deux marchés de gros a Montréal.Lequel aura le plus de succès?C’est facile A prévoir, croyons-nous, te marché de la rue rrontenac aura une construction moderne, tout simplement, et te marché Honsecours quoique démodé, gardera son achalandage, en vertu meme de sa position avantagen-se , 64 .13% .5% .7% .41% , 6% 6% 16’.15% ’5% 393* 33% 33 33 14% 14% 11% 18 3 ^ 112 16' , 22% , 29% 68% , , 20% 20 46% 56 La situation commerciale au Mexique C» Noel Wilde, commissaire de commerce canadien à Mexico, écrit.Il n'y a pas d'amélioration dans la situation commerciale mexicaine Au contraire.l'adoption de la nouvelle loi monétaire a plutôt.Introduit un élément d'incertitude dans la situation financière.L'effet de cette loi est de placer le Mexique sur une base absolue d'argent.Les résultats Immédiats ont été la chute dans la cote du dollar â 3.00 du iatix fixe antérieur de 2.55.et une deuxième chute a 4 00; cette dernière cote a été touchée les 1er et 5 août.Dans l’Intervalle entre le 25 Juillet et ces dates.11 y a eu course sur les banques locales, et une Institution a dû fermer ses portes.Le numéraire d or a immédiatement disparu de la circulation et a été exporté en glandes quantités La nouvelle loi a eu un effet désastreux sur les marchands, parce qu elle comporte une perte Immédiate d'environ dix pour cent sur leur actif liquide.Les Importateurs.qui sont engagés pour des paiements en dehors, ont été rudement affectés, souffrant des pertes d'au moins 25 .La situation commerciale est aussi af-* .j f’al hou.elle taxe dont le but est de couvrir un déficit prévu de quelque quatre-vingts millions de pesos dans le budget La plu* importante des nouvelles taxes en est une d'un pour cent sur les recettes brutes du commerce et de Tln-dustrle, et l'augmentation de la taxe du revenu à 200%.La première de ces taxes est basée sur le ! chiffre brut des opérations de tous les ma- j oufacturlers, commerçants, etc., en 1930.i et comme de nombreux établissements j n’ont fait aucun profit en 1930, Ils sont ; forcés de payer cette taxe A même leur ] capital.Il est aussi connu que les Importations I ont subi une forte diminution au cours du premier semestre de 1931.Cette diminution est de 38% comparativement aux chiffres de la période correspondante de l’an dernier; la diminution des exportations est de 35%.La dépréciation du numéraire a été un I frein aux Importations et forme de fait | une nouvelle barrière correspondant à un j supplément de droit do 50%.Il est prévu | que les importations du deuxième semestre vont diminuer d'au moins 50%.Au cours de la période Sous revue le change a été très Irrégulier.Il avait été prédit que le peso argent, qui était la seule forme de numéraire en circulation, ne reposant sur aucune réserve d'or, tomberait à un cours voisin de sa valeur en billion — environ 10 cents en monnaie canadienne en comptant le cours de l'argent à 28 cents l'once.Cependant, ce n'est pas ce qui est arrivé et après une chute de 4 pesos au dollar — des Etats-Unis — le 5 août, 11 a graduellement monté, Jusqu'à ce qu'une semaine plus tard, U fût presque Instable à 3.15.Depuis cette date, le cours a légèrement fluctué avec une tendance plutôt à la fermeté et 11 est maintenant à 2.85.Pour les fins de facture et la conversion en équivalents en dollars, etc., le gouvernement a décrété que le taux serait fixé arbitrairement à 3 pesos au dollar.La fermeté du peso-argent est attribuée à différentes causes mais on en trouve vine explication raisonnable dans le fonctionnement normal de l'offre et de la demande.Le dollar est offert assez cou-1 animent par des firmes telles que les compagnies minières, les compagnies pétrolières.1rs branches étrangères des compagnies de chemin de fer dont une grande partie des services et des produits sont payés en dollars, mais ont besoin de pesos pour payer leurs employés, les fournitures achetées sur le marche local, et les taxes.D’un autre côté, les pesos mexicains deviennent de plus en plus rares partiellement parce qu’on les cache en anticipation des émissions de papier-monnaie et partiellement à cause des paiements de taxes qui n'ont pas encore été retournés à la circulation.En certains quartiers on doute que de ‘elles taxes suffisent à expliquer le cours comparativement élevé de la devise mexicaine on terme de dollar, Cependant, 11 n'y u aucun preuve ou marque que le cours tuel du peso soit maintenu par des ¦yens artificiels.Choses bancaires.— Dans le monde bancaire, les prêts sont rigidement tenus à leur minimum et ne sont accordés que dans des cas spéciaux aux débiteurs étrangers devant déjà de fortes balances.Depuis l’adoption de la nouvelle loi monétaire les dépôts des banques ont diminué d'au moins 50% et 11 ne semble pas y avoir d'influence capable d'induire le public à redéposer actuellement ses fonds.Ceci provient de la peur que le papier-monnaie soit emls en grande quantité prochainement ce qui porte les gens à cacher leur numéraire dans les voûtes de sûreté ou ailleurs.Ceci est tellement le cas qu’il est presque Impossible de louer actuellement des tiroirs de dépôt dans les voûtes de plusieurs banques En face d une diminution do dépôts et d une situation de change compliquée les banques se trouve à n’avoir presque pas de fonds à prêter et, en conséquence, l'on entend de tous côtés des plaintes sur le manque de facilités de crédit et 11 semble qu'il n'y a pas assez d’argent en circulation pour financer les opérations légitimes du commerce.Avis aux exportateurs.— Telle est la situation du Jour qui ressemble pas mal à celle des autres pays, La crise financière a atteint le Mexique un peu plus tard que plusieurs autres pays, mais la puissance de réaction du Mexique contre des facteurs défavorables peut facilement lui permettre de se relever plus tôt que d'au-tr s pays.Cependant, 11 ne semble pas y avoir de doute que les quelous mois prochains seront une période difficile dans - histoire commerciale.En attendant, ceux qui exportent aux Mexique devraient suivre le conseil déjà donné de se tenir au courant de la situation et plus particulièrement de prendre toutes les précautions possibles dans les extensions de crédit.A ce sujet 11 peut être désirable de rappeler que la récente dépréciation de la devise canadienne a donné aux manufacturiers canadiens un avantage correspondant sur les nations dont le change reste approximativement au pair.Au Mexique, f,®9 avantagé équivaut actuellement à • / Dans des circonstances normales, ceci déviait conduire à une extension des exportations canadiennes aux marchés etrangers pourvu que le problème ne se complique pas d'autres facteurs.Les ma-milacturl.Ts canadiens feraient très bien de communiquer avec leurs agents mexicains afin de savoir Jusqu'où 11 peuvent profiter de cette situation.ses industries et scs manufactures.(.est une nouvelle contribution ri l'histoire régionale des Cantons de Itist.,1 notre service de librairie, $1.09.Avez-vous besoin de bons I vres?Adressez-vous au Service d; librairie du ’’Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphoné: H Arbour 1241*).sur les bords du beau lac en route pour la prise rie Québec.Comment s est formée la paroisse rie Sainte-Agnès du lac Mègantic, filiale de 1 topohs, fondée elle-même par nos zouaves canadiens en 1870; comment s est dêvclonu e la localité pour devenir la ville actuelle avec J.-Paul BENOSST, C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE SPECIALITES: Vérifications municipales, scolaires, commerciales et industrielles 467, rue St-FrançoU-Xavler - Ch.20s Tél.MArquette 5339 Cartes Professionnelles et Cartes D’Affaires | ARPENTEURS & INGENIEURS COMPTABLES H.Labrecque.I.C.S Papineau.LC et Arpenteur, M.Cailloux, I.C.Les Ingénieurs Associés INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentage — Expertise C.EDIFICE THEMIS 10, St-Jacques ouest — HArbour MHZ MONTREAL P.-A.Gagnon Comptable Agréé 1 i_t ^artered Accountant immeuble des Tramways >5?0uesf' ruc Craig Telephone: HArbour 5990 , Jl*™1 Raymond Beausoleil, I.C.Spécialité : COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE — INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132.rue St-Jacques O.HA.1841 Charab-e 518 AVOCATS BERTRAND.CUERIN, COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm.Ins.Exch.276 ouest, rue St-Jacques Ernest Bertrand, C.R Substitut Senior du Procureur Général C.-E.Guérin.C.R M Ooudrauit.C.R., Antonio Garneau H.N.Garceau, Marcel Pigeon.CH(inw?î^.n' BS ACRftfts , cÆA,RTÏRED ACCOUNTANTS J.Arthur LaRue O ,1 Moilûésl J.Wilfrid Boulet’ C A C.A.A Emile Bea vais C v '!ra"‘l Gauthier, C.A.Maurice Boulanrar, C.A.«'»• C A.LARUE TRUDEL A FICHER tsi'Il1 Liquidateurs „ .Québec éph0n®: HA,bour 2636 ^,,.BŒn^0nadienne 721' KdiÆrL, D.rue St-Pierre 276.O encadreurs Morency Frères, Ltce 458 Ste-Catherinc E.HAr 6891 Encadrement — Dorure — Matériel d artistes CUul»«„v
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