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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 26 mars 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-03-26, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV*—No.70 MONTREAL, MERCREDI 26 MARS, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: “ŒF*I| RédaL.7232.CARTES D AFFAIRES ACHILLK DAVID Entrepreneur électricien , 250 ru Saint-Paul.Tél.Bell, Main 929.Rési dence, Tél.Est 2782.X RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Sys tématiste consultant.Administrateu de successions.Téléphone Bell, Mail 3869.Suite 45-46-47.— 55 St-Fran rois-Xavier.Montréal.POELES ACIER et fonte neufs et d’occasion, dans tous les prix, défie compétition, 25 machines à laver “Canadian” $3.40; \ encore 2,000 manteaux à gaz (job) à! 5c, 6 pour 25c.Spécialité réparations de poêles, machines à laver, tordeuses.Je suis le seul qui répare les machines Godin.Echange les vieux poêles.D.Robillard, 44 Avenue Laurier Ouest Saint-Louis 5207.VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 Prix spécial pour les voyag( commerce, 3:2.00 par jour."DUBONNET" Un nom seulement sut la bouteille “ DUBONNET" Méfiez-vous de» imitations L.CHAPUT, FUS t CIE LIMITEE Seuls 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du MONUMEN NATIONAL, à 8 heures P.M., préc ses, dans le but de mettre à l’étude d’adopter: lo.—L’amendement proposé à l’artic 65 des règlements actuels; 2o.—Le nouveau règlement soumis pi le Conseil.Par ordre, G.-A.MARSAN, Secrétaire-général.Est paru:— “A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Lo vol.franco.27c EN VENTE AU DEVOIR 54 VOL.IV.— No.70.LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 26 MARS 191& INONDATION DESASTREUSE LES SURPRISES DE LA PREHISTOIRE Les pertes de vie et les dégâts causés par la crue des eaux, aux Etats - Unis, sont incalculables.L’INDI AN A N’EST PLUS QU’UN VASTE LAC Indianapolis, Ind., 26.— L’Etat de l’Indiana est pratiquement transformé en un lac immense.Les conununica-tion sont complètement interrompues.Un grand nombre de cités sont sans protection contre le feu et manquent totalement de chaloupes de sauveta-.ge.L’eau est partout très profonde et on peut voir des corps qui surnagent.On croit que les pertes atteindront vingt millions.Il y a plus de 100,000 petsonnes sans abris.La pluie ne cesse de tomber et l’eau monte toujours.La police, les pompiers et les militaires de l’Etat travaillent avec ardeur au sauvetage.Il y a des noyés à Lafayette, Newcastle, Frankfort et Rushville.A Kokoma, les 1500 habitants ont abandonné leurs demeures pour cher-' cher un refuge sur les hauteurs.Un pont s’est écroulé à Chesapeake.Plus de cent maisons, à Marion, sont submergées.L’EAU MONTE TOUJOURS Indianapolis, Ind., 26.— Un télégraphiste de Brockville, Ohio, a pu communiquer avec les représentants de la Presse Associée ici, ce soir.Il a dit: “La moitié de la ville de Dayton est ensevelie sous quarante pieds d’eau.Pas moins de deux cents personnes ont perdu la vie.La cité est sans éclairage.Il est impossible de donner un estimé des dommages.La population souffre beaucoup et est menacée de famine.Tous les ponts ont été rasés, Les communications avec le monde extérieur ont été interrompues.La pluie tombe toujours.L’eau monte.’’ NOMBREUSES VICTIMES A DELAWARE, OHIO.Delaware, Ohio, 26.— Le débordement de la rivière Olentagny a isolé le village de Delaware.On rapporte que 75 à 100 personnes ont perdu la vie.Plusieurs autres manquent à l’ap-pel._ Quatre cents familles sont sans abris.Le travail de sauvetage est difficile et dangereux.Dans la rue principale.Peau a atteint sept pieds de hauteur.Le pont communiquant avec le village a été emporté, interrompant toutes les communications.Plusieurs édifices de l’Université Wesleyan sont inondés.Normalement, la rivière Olentagny n’est qu’une anse.Maintenant, elle mesure plus d’un demi mille de largeur.Des secours sont partis de Toledo et Cleveland.PLUS DE DEUX CENTS VICTIMES A PERU Indianapolis, Ind., 26.— Selon une dépêché reçue par le gouverneur Ralston, hier soir, plus de deux cents personnes se sont noyées à Peru.Le reste de la population est groupé sur un monticule et attend le jour.Le gouverneur est immédiatement entré en communications avec le procureur Fleeming, à Fort Wayne, et lui a demandé d’envoyer des secours.MILLE PERSONNES NOYEES A HAMILTON Cincinnati, 26.— D’après une nouvelle de Forreton, lé réservoir de Hamilton se serait rompu à 9 heures hier soir, et mille personnes juraient été noyées.Un journaliste qui s’est réfugié au bureau de la compagnie du téléphone de Hamilton, reconnaît que le fait peut être vrai; mais étant donné l’obscurité qui règne sur la ville, il lui est impossible de le confirmer.On entend des appels désespérés dans toutes les directions, mais il n’y a presque pas de chaloupes et le sauvetage est impossible.Le même correspondant rapporte que Otto Coke, un petit village de cent habitants, est enseveli sous les eaux.On croit que tout le monde a péri.DIGUES ROMPUES A LAFAYETTE, IND.Lafayette, Ind., 26.— Une des digues de West Lafayette a cédée sous la pression de l’eau, hier soir.L’autre est submergée et l’on s’attend à ce qu’elle se brise d’un moment à l’autre.La rivière a deux milles de largeur à cet endroit.La population est saisie de panique et s’enfuit.CLEVES SOUS 15 PIEDS D’EAU Cincinnati, O., 25.— On rapporte que les digues de Cleves, à sept mil les d’ici, sont rompues et que le vil lage est enseveli sous quinze pieds d’eau.Le télégraphiste de Cleves dit qu’on entend distinctement des appels au secours.Chicago, 26.— On a reçu, hier soir, de tous les côtés, des rapports sur les ruines énormes semées sur leur passage par les inondations.Voici les plus mauvaises nouvelles : ( n rapport non confirmé de Spring-field, Ohio, annonce 5,000 noyés à Dayton, et: 500 à Picua.Un rapport, qui paraît plus vrai, venant d Indianapolis, annonce que de 200 à 500 personnes se sont noyées à Peru, Ind.Cette nouvelle fut niée plus tard.Une nouvelle reçue à Foneton, Ohio, annonçant que le réservoir de Hamilton s’est effondré.I n message téléphonique de Dayton à honeton, dit que l’immense établissement de la National Cash Register Company, à Dayton, est en flammes.Une rumeur non confirmée, mais tenace, venue de Marion, Ind., veut que le grand réservoir de Galina, Ohio, se soit effondré, déterminant une inondation sans précédent dans la vallée de Wabash.Les dernières nouvelles de Delaware Ohio, disent que de 5 à 100 personnes sont noyées, mais le rapport officiel réduit ce chiffre de moitié.Les compagnies de télégraphe ont fait tous les efforts pour vérifier ces rumeurs, mais n’ont réussi que dans très peu de cas.Qui devra céder, Montréal ou la M.T.?LA COMMISSION DES UTILITES PUBLIQUES DECIDE DE REPRENDRE L’ENQUETE SUR LE SERVICE DEFECTUEUX DE LA MONTREAL TRAMWAYS COMPANY.Québec, 26.— Si d’ici au 6 mai la villa de Montréal et la compagnie des tramways ne peuvent en arriver à une entente afin d’améliorer le service, la Commission des Utilités publiques a décidé à sa séance d’hier de continuer l’enquête et d’user de ses droits intégralement pour régler l’affaire.M.Hibbard, président de la Commission, a déclaré que celle-ci pousserait l’enquête avec vigueur et qu’elle sommerait la Ville 3e rendre témoignage.C’est son seul privilège car la Commission n’a pas juridiction sur les municipalités.Elle a émis un ordre et les deux parties de vront comparaître le 6 mal.dans une des salles du Palais de Justice.La Commission étudiera qui est cause du retard cherchera le moyen de remê* dier au système défectueux actuel et elle mettra les faits devant le public.-4- Sensation à Ottawa Ottawa, 26 — M.E.Weaver, ancien professeur de l’Ottawa Collegiate Institute et aujourd’hui représentant de la Canadian Automatic Transportation Company, de Toronto, a été arrêté hier, sur quatre chefs d’escroquerie, au montant de $250.Weaver aurait vendu des actions sans valeur.On dit qu’il y aura des révélations sensationnelles, un financier d’Ottawa ayant déclaré qu’avec un certain nombre de ses amis, il aurait perdu $80,000.H y a aujourd’hui une assemblée des personnes d’Ottawa qui prétendent avoir perdu de l’argent avec Weaver.Une pincée de ceci et une culllêrée dt cela, toute la journée, gâtent l’appétit el affaiblissent la digestion.Remettez votre estomac à son étal de santé, en prenant les Tablettes Na-Dru-C* contre la Dyspepsie après chaque repas — et abandonnez ’’cette habitude de tout goûter.” Les Tablettes Na-Dru-Co contre la Dyspepsie sont les meilleurs amis connus de ceux qui souffrent d’indigestion et de Dyspepsie.50o.la boita chez votre Pharmacien Elles sont composées par la National Drug and Chemical Co.of Canada, Limited.140P Les faits-d’armes du maréchal G.T.Wolseley C’ETAIT UN DES PLUS VAIL LANTS SOLDATS QUE L’AN GLETERUE AIT PRODUITS._______ L’EMPEREUR DES FRANÇAIS L’AVAIT DECORE DE 1 A LE GION D’HONNEUR.— UNE CAR RIERE NOBLEMENT REMPLIE.Ainsi que nous Tannonçions hier, le Menton8 J7'°:>'ieJWolseley est mort à Menton, France dans sa quatre-ving tieme annee.b ininaric®!tQJoSeph Wolseley naquit le 4 jum.1833.Son pere était alors major dans larmee anglaise.En 1852, il s’enrôla, et, en 1855, fut promu au grade de capitaine; en 1858 il était créé ma-jor du 90ieme regiment d’infanterie lieutenant-colonel, en 1865 et major-general en 1873.Tl fit la guerre de ’Birmanie en 1852-53 et fut décoré A la guerre de Crimée, il fut sérieuse, ment blessé, mentionné dans les dé péchés pour action d’éclat, promu ma-jor, décoré de la Légion d’Honneur par i Empereur des Français, et décoré de I ordre de Medjidieh par le sultan d Turquie.Dans les Indes, il prit part a lia ta il! c près de Luckmorre et à la defense d Alumbagh, fut de nouveau mentionné dans les dépêches, promu au grade de lieutenant-colonel et d°-coré d’une médaille.Dans la campagne de Chine, en 1860, il mérita une autre médaille.En 1867, il était sous-quar-tier-maître général au Canada et, sous les ordres du général Lindsay, il prépara les détails de l’expédition contre rô®JvetT?es révoItés> h Fort Garni, en 1810.Il commanda l’expédition avec succès et fut crée chevalier-commandeur de Saint-Michel et Saint-George.Apres cette campagne, il partit pour la Cote d Or, où, comme gouvernear et commandant, il dirigea la campagne contre les Ashantis qui se termina par la prisé de Coomassie.En reconnaissance de ses services là-bas, le parlement lui vota des remerciements et un don de $125,000 pour son “courage, son énergie et sa persévérance’’.On lui donna également le droit de cité à Londres, on lui présenta une épée d’honneur et on le décora grand’croîx de Saint-Michel et Saint-George et chevalier commandeur de l’ordre du Bain.En 1879, lorsque la guerre des Zou-lous éclata, il fut nommé gouverneur de Natal et contribua à pacifier le Sud-Africain.Il commanda l’expédition 'Egypte, prit part à la bataille de e’-el-Kebir et occupa le Caire.En retour de ces derniers services, le parlement lui vota des remerciements, et lui fit don de $150,000.Il reçut en outre une autre médaille, et l’étoile de l’ordre de l’Osmanich.En 1884, il commanda l’expédition qui a’Ia ;u secours de Gordon à Khartoum.Le urlement le remercia de nouveau et '¦ roi l’anoblit en lui donnant le titre ’n vicomte.Tl avait été créé baron près Tel-el-Kebir.C’était un écrivain de marque.Il i publié quelques volumes sur les cam-nagnes de Marlborough et de Napoléon.un mémoire du soldat et une Histoire de la Vie du Soldat.On dit qu’il nerdit une partie de sa fortune dans •ertaines transactions malheureuses.rl passa les dernières années de sa vie "i palais de Hampton Court.Sa fille, Mme Frances Garnet Wolseley, hérite du titre de son père.Il était chevalier de l’Ordre de Saint-Patrice, faisait nartie du Conseil Privé et avait été honoré par plusieurs universités.L’art des premiers hommes.—Découvertes du plus haut intérêt Le mystère des grottes de Montesquieu-Aventès Que la préhistoire, cette science née d’hier, soit une boîte à surprises pour nos savants modernes, voilà qui peut paraître étrange aux yeux du grand public, et cependant les lecteurs de la “Croix” ont eu plusieurs fois l’occasion de vérifier le fait.Tout récemment encore, nous avons vu que l’homme d’Ipswich, découvert par M.Dawson, la relique la plus ancienne de l’homme primitif, n’avait rien de simiesque.A en croire certains préhistoriens qui font de la science “a priori”, il aurait suffi de remonter un peu en arrière pour découvrir des types de plus en plus voisins de la brute.“Dans tout le paléolithique ancien, disait M.de Mor-tillet, l’homme était essentiellement grimpeur, et cela devait le rapprocher du singe de l’époque tertiaire”; mais voilà que les trouvailles se multiplient, et l’on arrive à constater tout le contraire.“L’homme primitif, disait encore le même auteur, ne possédait aucune idée religieuse, il n’avait aucun souci de ses morts”, et de toutes parts nous arrivent des faits démentant hautement ces affirmations grotesques et purement gratuites.L’homme de Spy, comme celui de la Chapelle-aux-Saints, ensevelissait ses morts; il y a mieux, l’exploration des grottes habitées par les différentes races paléolithiques, à l’époque où la hutte de branchages ne suffirait plus à les abriter des intempéries d’un climat trop rude, vient de prouver que l'homme des cavernes possédait un véritable culte extérieur, qu’il se livrait comme les peuples d’aujourd’hui à des cérémonies rituelles, qu’il restait enfin dans son esprit une idée de la divinité, ainsi qu’en témoignent les nombreux vestiges de superstitions relevés sur les parois des rochers et des grottes.Un “cousin du singe” croyant en Dieu, honorant ses morts, les ensevelissant suivant un rite cultuel, leur donnant pour le grand passage dans l’eau-delà les objets nécessaires à leur dernier voyage, en un mot “un animal sans raison” professant l’immortalité de l’âme, voilà qui dépasse toute vraisemblance et qui fait tomber dans le ridicule la prétendue science de ces préhistoriens, dont le seul but était de rabaisser l’homme au niveau de la brute et de le rattacher à la bête par une filiation directe.Mais l’intelligence humaine, si elle a été l’apanage de nos ancêtres, a dû se manifester d’autre façon, et, bien que l’oeuvre des siècles se soit acharnée à la destruction des traces des premières industries de l’homme préhistorique, de patients chercheurs, avec une persévérance inlassable, mettent chaque jour en lumière des faits que nous ne pouvons passer sous silence.Les peintures relevées dans des grottes nombreuses nous avaient déjà fourni la preuve que les premiers hommes étaient des artistes hors de pair; des trouvailles récentes vont nous le montrer sous un autre jour, non différent totalement du premier, mais bien propre à compléter l’idée que nous devons nous faire du développement intellectuel de notre ancêtre paléolithique.L’histoire vaut la peine d’être contée par le menu.Il existe dans la commune de Montesquieu-Avantès (Ariè-ge), une caverne que personne ne soupçonnnait il y a quelques mois.Une petite rivière, le Voip, après avoir disparu dans les fissures du calcaire, réapparaît quelques centaines de mètres plus loin, sous une crête de rocher, en une nappe d’eau tranquille et profonde.Pendant la saison des pluies, la voûte rocailleuse est immergée, mais en été, l’eau diminuée suffisamment pour démasquer l’entrée d’une caverne connue sous le nom de Trou d’Audouberg.Personne, dans les temps récents, n'avait osé s’aventurer dans la grotte, lorsque le comte Bégouen, qui habite Toulouse, mais qui passe l’été dans la commune de Montesquieu, dont il est maire, eut l’idée d’explorer l’abîme inconnu.La chose n’était pas aisée : une barque eût été trop grande pour permettre de tenter l’aventure; mais les deux fils du comte sont industrieux, et bientôt un radeau, composé d’une caisse et de deux bidons à pétrole, jouant le rôle de flotteurs, offre à nos trois pionniers, un asile assez léger, quoique précaire, pour leur permettre le voyage projeté.Quel ne fut pas l’étonnement des explorateurs lorsqu’ils se trouvèrent bientôt transportés au milieu de vastes galeries ornées de stalactites d’une blancheur éblouissante.Le comte Bégouen, préhistorien averti, auquel on doit déjà plus d’une découverte, se promettait une ample moisson d’objets préhistoriques, quand tout à coup il eut la surprise de voir sur plusieurs points des parois des noms et des dates inscrits au charbon.Deux cents ans auparavant, en 1686 et en 1702, le curé de la paroisse, l’abbé Arasse, avait pénétré dans le souterrain et avait admiré à son aise les merveilles naturelles qui font de cette grotte Tune des plus belles des Pyrénées.Mais la visite du brave curé avait été celle d’un artiste sans doute; ses moyens d’éclairage lui avaient-ils permis de tout apercevoir?Non, sans aucun doute.Toujours est-il que le comte Bégouen ne tarda pas à découvrir dans une galerie latérale des peintures murales de toute beauté: figures de chevaux, de rennes, de bisons, finement incisées dans la roche, et entourées de flèches ou de signes probablement magiques.On était alors en juillet; le comte reprit ses recherches en octobre.Le 10, il pénétrait de nouveau dans la caverne avec ses fils.Bientôt, l’un d’eux —la jeunesse est hardie et parfois téméraire—Max Bégouen, au risque de se casser le cou, parvenait à une galerie située à 12m,50 du plancher.Un rideau de stalactites en fermait l’entrée, et il fallut jouer du marteau et du ciseau pour se frayer un passage.Cette fois, la nature avait pris soin de sceller l’orifice depuis des milliers d’années; un couloir étroit où l’on n’avance qu’à plat ventre et en rampant, et voici nos explorateurs après bien des misères et des écorchures, en face de vastes salles où nul humain n’a pénétré depuis l’âge du renne, Le sol est d’argile fraîche, protégée par une mince couche de carbonate de chaux; un lacis de lignes y est tracé, et l’homme aurignacien y a laissé l’empreinte de ses talons.J’ai vu de mes yeux ces empreintes: elles n’ont rien de simiesque.je vous assure; le talon qui les a moulées dans la glaise est fin comma celui d’une en- fant ou d’une élégante de nos jours, et, fait, qui prouve qu’à cette époque on se servait habituellement de chaussures, les moindres callosités de la peau sont encore visibles; les doigts des pieds n’ont laiss aucune trace, preuve que nous sommes en présence d’empreintes exécutées pendant une danse rituelle.Dans les encoignures de la grotte gisent des squelettes d’ours; l’homme des cavernes s’est emparé de leurs canines, amulettes précieuses à l’époque L une d’elles, que j’ai tenue dans la main, est percée d’un trou, c’était une perle de collier finement ciselée comme nos bijoux actuels: l’humanité préhistorique était déjà coquette.Cependant, nos explorateurs s’avancent dans ces salles humides à l’atmosphère étouffante, quand tout à coup, au fond de la dernière salle, tout contre un rocher détaché de la voûte, un étrange tableau se montre à leurs regards.Ont-ils bien vu ?Devant eux, se dressent deux statues d’argile, deux bisons, un mâle et une femelle, merveilleusement modèles et qui semblent fuir leur approche.Ces statues, ont 0m,70 de longueur en moyenne, l’un des côtés seul est travaillé; le modeleur a laissé dans la terre l’empreinte de ses doigts; celle-ci est si nette par place que M.Bertillon en chercherait l’identification.L’oeil de la bête est caractérisé par une demi-sphère où l’artiste a pratiqué une incision pour représenter la prunelle.Les “trucs” de nos sculpteurs modernes ne datent donc pas d’aujourd’hui.Sur le sol gisent encore des boudins d’argile, que l’homme paléolithique a pétris comme le font toujours nos modeleurs actuels., Devant ces découvertes, les plus intéressantes que les préhistoriens aient encore effectuées, on ne peut se défendre d’un sentiment de pitié pour ces pseudo-savants qui, dans le silence de leur cabinet, avaient élaboré tout un chafaudage de théories ridicules tendant à affirmer la bestialité de l’homme primitif, à ruiner nos dogmes et nos croyances, à mener aussi le deuil des doctrines spiritualistes en essayant de supprimer l’abîme qui sépare l’homme de la bête.Non, ainsi que l’affirme la Bible, l’homme ne dérive pas de l’animal.Son âme a été créée à l’image de Dieu; sans doute elle informe un corps matériel, mais le souffle divin qui l’anime lui rappelle à chaque instant sa céleste origine.Dieu a posé son empreinte sur sa créature privilégiée.L’homme a pu se dégrader au cours des siècles, mais, aux époques de la barbarie la plus accusée, l’humanité est demeurée intelligente; elle a eu ses croyants, ses artistes, ses peintres ses sculpteurs.La superstition elle-même affirme à sa manière l’idée primitive de religiosité; c’est l’étincelle qui a continué de briller sous la cendre, c’est le diamant renfermé dans la gangue obscure, et des découvertes de premier ordre, comme celle que vient de faire le comte de Béguen, sont bien de nature à nous venger de toutes les sottises accumulées par le positivisme depuis un demi-siècle.Abbé Th.MOREUX.directeur de l’Observatoire de Bourges (La "Croix”) -f-— Les agents d’autos se syndiquent Hier soir, un certain nombre de marchands d’automobiles so sont réunis à l’hôtel Windsor, dans le but de fonder une association.La raison d'être de l’organisation est d’empêcher les marchands étrangers d’avoir un salon à Montréal tel que cela s’est produit l’hiver dernier.Les marchands locaux ont protesté vivement contre ce qu’ils appelèrent une intrusion et formèrent des vœux afin que les vendeurs 'des autres villes suivent l’exemple de ceux de Montréal.Trente-deux maisons étaient représentées ; mais on peut dire que les agents représentaient au moins cinquante marques différentes de voitures.M.Victor Lévesque fut élu président de la nouvelle association qui sera connue sous le nom de “ Motor Dealer’s Association of Montreal.” La mode du printemps à Paris Paris, 26 — Parmi les costumes les plus marquants et qui donneront sans doute le ton à la mode du printemps et du début de l’été s’en trou vent plusieurs très masculins de cou pe et de mode.Une femme portait hier une jupe-tailleur en tartan de berger d’une teinte foncée qu’une jaquette coupée longue et lâche faisait magnifique ment ressortir.Son chapeau ressemblait au chapeau melon noir masculin et était orné d'une plume de lan-cier.Peu de costumes présentent la fente sur le côté qui menaçait de se répandre au début de la saison.Bien que .les jupes soient encore étroites à la, cheville la liberté nécessaire du mouvement est donnée par un habile drapage aux hanches.Le bleu-saxe semble être la couleur favorite et un costume particulièrement attrayant est composé d'une jupe khaki et d’une jaquette de satin bleu serrée étroitement par une ceinture de cuir verni bleue avec une boucle d’or ouvragée.L’habitation hygiénique à Montréal PLUSIEURS ASSOCIATIONS PHILANTHROPIQUES S’UNISSENT DANS LE BUT DE POUSSER LA CAMPAGNE EN FAVEUR DE L’HABITATION OUVRIERE ET DU LOGEMENT SANITAIRE.Le fait principal de la réunion des représentants de presque toutes les organisations de Montréal, réunis hier soir à la Chambre du Conseil du Board of Trade* a été la formation d’un nouveau corps social qui seræ connu sous le nom d’Association de l’Embellissement et de l’Amélioration des Logements Ouvriers du Plus Grand Montréal.” Une délégation composée de tous les membres de la nouvelle association devra tout prochainement présenter au Conseil de Ville une requête demandant à la Législature Provinciale d’autoriser l’impôt d’une taxe de “un vingtième de un pour cent” sur tous les résidents de Montréal, afin de prélever les fonds nécessaires à la “Commission Métropolitaine des Parcs”, et, dans le cas où les conseils de Montréal et des municipalités refuseraient d’accéder à cette demande, qu’elle lui donne force de loi.L’objet de l’Association du Plus Grand Montréal est d’apporter le plus puissant concours à toutes les organisations auxquelles seront confiés les travaux d’embellissement de Montréal et l’amélioration des conditions dans lesquelles se trouvent actuellement les logements ouvriers ainsi que la revision des règlements ayant trait à la construction et à l’hygiène publique.Elle nommera un groupe d’inspecteurs, en partie composé de dames, qui devront visiter les logements ouvriers el autres, et remodeler en entier le Département de l’Hygiène Publique.La nouvelle organisation est composée de représentants d’un grand nombre de corps sociaux intéressés dans le problème de l’amélioration des logements ouvriers et de l’embellissement de la ville.Etaient présents à la réunion, nombre de délégués des universités, des compagnies de chemins de fer et des principales sociétés commerciales et philanthropiques, ainsi que de l’Association des Citoyens, de la Commission Métropolitaine des Parcs et du Board of Trade.Le président de la réunion, M.C.B.Gordon, expose premièrement la nécessité d’une telle organisa-lion.Il dit que l’objet de l’Association doit être bien défini, qu’il doit tendre à l’embellissement de l’Ile de Montréal.La Commission Métropolitaine des Parcs a les pouvoirs nécessaires pour entreprendre ces travaux mais elle n’a pas les fonds nécessaires.Il faut que nous nous adressions au Conseil de Ville pour qu’il lui accorde des fonds en s’adressant à la Législature elle-même.M.Huntley Drummond dit ensuite que l’on devrait s’adresser aux corps sociaux eux-mêmes pour faire ces travaux.Ce sout les municipalités, qui devraient, en dernier lieu, s’occuper des améliorations nécessitées.Nous ne devons pas être seuls à travailler quand les municipalités peuvent nous aider.Nous devons créer une opinion publique dans ce but.C’est une forte tâche pour les échevins, mais elle est nécessaire.M.Drummond propose ensuite d’envoyer une délégation devant le conseil de ville, et si c’est nécessaire, devant la Législature.La proposition est adoptée à l’unanimité.Le Docteur Adami de FUniversilé McGill, représentant le “Royal Edward Institute”, apporte ensuite un message du principal de l’Université, M.Peterson, assurant les membres de l’Association de leur concours.Lady Drummond démontre la nécessité où se trouve Montréal d’améliorer les logements ouvriers de Montréal, de travailler à l’embellissement de la ville, et de résoudre la question du transport, qui doit aussi être d’un grand intérêt dans la campagne qui s’entreprend actuellement.Une des résolutions de Lady Drummond demandant l’amélioration et la construction des logements ouvriers ainsi qu’une action plus eifective du département de l'hygiène publique ,est ensuite unanimement adoptée.Le Dr J.J.Guerin propose ensuite de mettre un expert à la tète de ce département sans s’occuper du salaire à lui allouer.M.le sénateur Dandurand expose à son tour que l’on augmente la taxe pour prélever les fonds nécessaires à la Commission Métropolitaine des Parcs et qu’une délégation soit envoyée dans ce but devant ic Conseil de Ville.11 suggère aussi que huit des principaux journaux d/ Montréal entrent dans cette campagne, afin de préparer l’opinion publique.La résolution est adoptée à l’unanimité.Les autres orateurs de la réunion furent MM.W.S.Maxwell, président de 1 Association des Architectes, le sénateur Béique, J.C.Walsh et M.J.T.Foster.'Pneumonie Comme toutes les Maladie» de Poitrine, la Pneumonie exige un traitement prompt, mais énergique.Il faut soutenir le malade, tout en attaquant le mal dans sa racine, à Kaide du SIROP MATHIEU a base de Goudron, d'Nuile de Foie de Morue et autres Citrails Medicinaui EN VENTE PARTOUT : 33c LA BOUTEILLE CVst dans l'heateuse association de ces remèdes fortifiants que le malade trouvera une guérison rapide.Il combattra efficacement l'état fiévreux qui accompagne généralement les Maladies de Poitrine en recourant aux POUDRES NERVINES de MATHIEU exemptes de Morphine, de Chloral et autres Drogues dangereuses.Elles gué-rissent : Mal de Tête, Migraine, Névralgie, Fatigue Nerveuse.EN VENTE PARTOUT 29c.LA BOITE DE 18 POUDRES CIE J.L.MATHIEU, Propriétair*, Sherbrooke, P.Q.L.CHAPUT.FILS & CIE, LIMITEE, Dapositiirei en eras, MONTREAL AUVENTS sur Rouleaux Modèles Perfectionnés Vendus sur Garantie MAIN 3329 Compagnie d'Auvents DES MARCHANDS Limitée 25-27 Notre - Dame Est UNE HUILE QUI S’ECLAIRCIT Comme plusieurs le font, 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rtie^ntour-iyFrant La Compagnie Franco-Canadian Investments, LIMITED — DE WINNIPEG demande 25 FAMILLES CANADIENNES Pour cultiver des terres améliorées du MANITOBA situées dans les 3 CENTRES FRANÇAIS suivants : 10 fermes à 3 milles de St-Claude, 10 fermes à 2 milles de St-Daniel, 5 fermes à 3 milles de Ste-Eliza- beth.11 y a des bâtisses et plus de 60 acres prêts à ensemencer sur la plupart de ces fermes.La Compagnie vendra à termes faciles un ou plusieurs 160 acres à tout cultivateur sérieux disposant de quelques cent piastres.Elle offre aussi en vente 8 quarts de section, à 2 milles de Dufresne, (25 milles de Winnipeg), payables par la moitié de la récolte.Pour renseignements, s’adresser à M.Delorme, représentant de la Compagnie, le 2 avril, Hôtel Russel, Ottawa, le 5 avril, Hôtel Carslake, Montx-éal, les 7 et 8 avril, Hôtel Canada, Trois-Rivières, le 9 avril, Hôtel Victoria, Québec.Ou bien écrire au Gérant: FRANCO-CANADIAN INVESTMENTS, LIMITED.312 et 314 Nanton Building, Winnipeg, Man. la Commission Scolaire CONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE ECOLE DANS LE QUARTIER SAINT-JACQUES.— MGR ROY EST CHARGE PAR LA COMMISSION DE TROUVER LE TERRAIN OU CETTE DERNIERE SERA ERIGEE.Bravoure iTun soldat lorrain ,, chef d’escadron d artnlëne Massoutier, en service au Maroc, est nommé lieutenant-colonel et maintenu au Maroc.C’est ce brave officier qui, au mois de décembre dernier, soutint, à la casbach de Dar el Kadi, au sud de Mogador, un siège de dix jours contre les harkas dissidentes du Sud et les bandes de partisans du prétendant El Hiba.M- Massoutier, à la tète de deux compagnie de zouaves et de détachements du tabor indigène, faisait une tournée de police lorsqu’il fut attaqué et cerné par des forces dix fois supérieures en nombre.Il se retrancha à Dar el Kadi, où, presque sans vivres et surtout ^sans eau, il se défendit avec une énergie indomptable contre les assauts furieux et répétés de l’ennemi, jusqu’à ce qu’une colonne de secours, dirigée par le général Brulard, fût venue le délivrer.La défense de Dar el Kadi est un des épisodes les plus émouvants de nos campagnes africaines.Ajoutons que le lieutenant-colonel Massoutier est un enfant de Metz.Le docteur E.J.Bourque l.e docteur E.J.Bourque, de West-mount, est pnrli aujourd’hui même, pour l’Assomption, où il balaitara do-rénavi Les membres de la Commission Scolaire, à leur réunion tl’liier soir, à l’Ecole du Plateau, ont surtout discuté sur l’achat du site de la nouvelle école dont ils doivent commencer la construction d’ici à quelques semaines dans le quartier Saint-Jacques.Il est tout probable qu’elle sera érigée entre les rues Saint-Denis et Amherst, Sherbrooke et Demontigny.Rappelant les articles du Star et du Canada, qui demandaient d’apporter dans le nouveau choix des terrains toute la prudence nécessaire pour éviter les ennuis qui se sont déjà présentés dans l’achat des terrains de la Longue-Pointe, M.l’é-chevin Lapointe suggère que l’on annonce dorénavant clans les journaux les intentions de la Commission quand il s’agira de l’achat d’un terrain dans telle ou telle partie de la ville ou des banlieues, afin d’éviter tout malentendu et créer de la concurrence parmi les agents d’immeubles.“Ils nous présenteront leurs options, fait-il remarquer, el nous n’aurons qu’à choisir.” Après quelques remarques de Mgr Roy, où il rappelle qu’il faut toujours user de prudence lorsqu’il s’agit d’expropriation, comme cela a été proposé dans le cas présent, M.le juge Lafontaine suggère que l'on laisse le choix du terrain à Mgr Roy lui-même et au directeur, M.J.N.Perrault.MM.le Dr Décarie, Giroux, McLaughlin, approuvent la suggestion; mais Mgr Roy fuit remarquer, tout en l’acceptant, que cela n’aura aucun résultat et qu’il s’expose à des reproches graves.Le sous-secrétaire provincial informe ensuite la commission qu’il a reçu ordre de signer un chèque de $2,241, pour pourvoir au fonctionnement des Ecoles du Soir.Mademoiselle Herminie Sicotte, professeur d’Enseignement Ménager à l’Ecole Garneau, demande que la Commission lui aide à payer ses dépenses pour visiter l’Exposition d’Enseignement Ménager de Gand, qui aura lieu au mois de juin prochain.La Commission voil cette demande d’un oeil favorable et la question est soumise au comité des Ecoles.M.le juge Lafontaine demande au directeur si les principaux des écoles ont un programme de chaque jour et si les professeurs préparent leurs classes.Il attache une grande importance à ce détail.M.Perrault demande lu permission de faire son • apport au comité des Ecoles, qui le communiquera à la Commission.Le comité des Travaux fait rap-port qu’il a choisi M.Zotique Tru-del comme architecte de la construction de l’Ecole de la Longuc-Pointe.Le rapport financier de la Commission jusqu’au 28 février 1913 est aussi soumis.Il y a actuellement $394,395 en caisse.M.le juge Lafontaine fait avant l’ajournement la proposition suivante: "Proposé: “Que le directeur-général et le visiteur soient priés d’étudier l’opportunité de l’établissement d’une école d’enseignement stupérieur tel que décidé par cette commission, et d’en préparer le programme s’il y a Heu.” Echo du concours de Saint-Paul Lundi avait lieu le euchre du cercle St-Paul.Le concours pour la vente des billets a donné le résultat suivant : Mlle Lilie Halo, 165 billets, $82.50 ; Mlle Anna Côté, 258 billets, $129.00.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR BLOUSE POUR DAMP.Voici un joli modèle de blouse et, on de< plus nouYonux dessins de ce populaire vêtei mont.La blouse peut être faite avec rnanehef 1 ou Su es ou courtes et a des poignets retourné! de tissu contrastant.La toile, le madras, le piqué ou la soie peuvent servir.Le patron No.6,128 est taillé en grandeur! de 34 à 42 pouces, mesure de buato.La taille moyenne exigera 2 verges 1-2 de tissu de 36 pouces et 3-4 de verge de tissu contrastant de 27 pouces.On peut obtenir ce patron en envoyant 10 sous au bureau do ce journal.Les lectrices du “Devoir" peuvent obtenir ces patrons aux conditions suivantes:— Envoyez ce coupon aprds que vous l’aurea rempli, au RAYON DES PATRONS.AU “DEVOIR'’, avec 10 rents, soit an timbres ou en argent et le patron ci-dessus voua sera •nvoyé quelques jours après.COUPON Département des Patrons an “Devoir’’.Derives lisiblement.PATRON No.0,123 Nom.No.Rue .Ville.Mesure du buste.De taille.Quand vous désires un patron soit pour fillette ou enfant, ne mentionnes jamais la mesure; mentionnez l'âge senlement. / « LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 26 MARS 1913.VOL.IV.— Nto.70.Un Piano Automatitiue Heintzman & Co.Valeur de $825.- __ - - ETES-VOUS CANDIDAT de notre Grand Concours ?Un Piano Automatique Heintzman & Co.Valeur de $825.:nr.rr^*; 1 ! ; 5 Automobiles, Pianos et autres Prix donnés aux Gagnants Nos désirs i La Prochaine Liste des Candidats, ainsi que leurs votes respectifs, paraîtra Vendredi Les noms des candidats paraîtront tous les mardis et Vendredis jusqu à avis contraire.AVI S En renouvelant leur abonnement, les anciens abonnés du “ Devoir ” et du “ Nationaliste *' ont droit au nombre de votes mentionnés dans le tableau ci-dessus.Les candidats sont autorisés à percevoir le prix de ces abonnements et à donner les reçus nécessaires.Abbott-Détroit, modèle 1912, auto de tourisme à 5 places.Valeur $2,500 £__i .' SOIXANTE - DIX - SEPT PRIX Dont la Valeur est de $15,000.00 SERONT DONNES AUX CA8NANTS Envoyez votre nomination aujourd’hui sur la formule ci-dessous Liste Complète des Prix GRAND PRIX 1.—Automobile “Abbott-Detroit”, modèle 1913, d’une force de 40 chevaux: voiture de tourisme, à 5 places, et d’une valeur de $2,500.Achetée chez M.Victor Lévesque, 530 Parc Lafontaine.1.—Automobile “Overland”, modèle 69T.1913, d'une forte de 30 chevaux: voiture de tourisme à 5 places, évaluée à $1,350, achetée de la Pope Hartford Motor Co., 313 rue Université.1.—Piano automatique, Heintzman & Co., style Mission, dont la valeur est de $825.Acheté de C.-W.Lindsay, Limited, Montréal.1.—Grafonola Columbia “Grand”, évalué à $650, et de plus une valeur de $25 en registres.Acheté de la Canadian Graphophone Co., Montréal.1.—Piano automatique “Lindsay” dont la valeur est de $600.Acheté de C.-W.Lindsay, Limited, Montréal.1.—Bourse de $500 en or.1.—Ameublement évalué à $400, acheté de N.-G.Valiquette, Limitée, 471-474 rue Sainte-Catherine Est.PRIX DES DISTRICTS 7.—Pianos “Lindsay”, genre Louis XV, dont la valeur est de $350 chacun.Achetés de C.-W.Lindsay, Ltd., Montréal.7,—Grafonolas Columbia (nonpareil), évalués à $180 chacun.Avec chacun de ces instruments, nous donnerons des registres dont la valeur sera de $20.Ces prix sont achetés de la Canadian Graphophone Co., Montréal.7.—Ameublements divers évalués à $125 chacun, et achetés de N.-G.Valiquette Limitée, 471-474 rue Sainte-Catherine Est.7.—Bagues à diamants évaluées à $100 chacune, et achetées chez Henri Scott, 479-481 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $75 chacun qu’on peut échanger pour des marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $60 chacun payables en marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $50 chacun, payables en marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $40 chacun, avec lesquels on peut acheter des marchandises chez Dupuis Frères Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $30 chacun, payables en marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $25 chacun, payables en marchandises chez Dupuis Frères Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.PRIX SUPPLEMENTAIRES Tous les candidats qui, à la fin du concours, auront recueilli cent mille votes ou plus et qui cependant n’auront pas gagné l’un des prix énumérés plus haut, recevront comme prix un certificat de $5, payable en marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.Comment Recruter des Votes L’envoi d’une formule de nomination donne 1000 votes à la personne désignée qui devient alors candidat au concours.Le “Devoir” publiera tous les jours, et le “Nationaliste” tous les dimanches, un coupon représentant un certain nombre de votes.Tous les coupons adressés au directeur du concours seront déposés au crédit du candidat désigné par l’expéditeur.Tout abonnement payé, soit par les anciens abonnés ou par ceux qui s’abonneront durant le concours, au “Devoir” ou au “Nationaliste”, donne droit au nombre de votes indiqué plus bas.Le nombre sera d’autant plus considérable que le montant payé sera plus élevé.Nous publions ci-dessous les prix d’abonnements et le nombre de votes accordés suivant le montant payé pour l’abonnement.ECHELLE DES VOTES L’échelle suivante indique le nombre de votes que représentent It différents abonnements au “Devoir” et au “Nationaliste”.“LE DEVOIR”, QUOTIDIEN.—POUR MONTREAL ET TOUT LE DOMINION 36 mois $9.00.25,000 votes 24 “ $6.00 15,000 votes 12 “ $3.00 6,000 votes 6 “ $1.50 2,000 votes 4 ‘ $1.00 1,200 votes “LE DEVOIR”, HEBDOMADAIRE.—POUR TOUT LE CANADA.EXCEPTE MONTREAL 36 mois $3.00 .6,000 votes 24 “ ¦ $2.00 .2,500 votes 12 ‘ $1.00 .1,200 votes “LE NATIONALISTE”, JOURNAL DU DIMANCHE.—POUR MONTREAL ET TOUT LE DOMINION 36 mois $3.00 .6,000 votes 24 “ $2.00 2,500 votes 12 “ $1.00 1,200 votes 100,000 VOTES SUPPLEMENTAIRES Du 17 mars au 19 avril, on accordera 100.000 votes supplémentaires pour toute série de cinq abonnements annuels à l’édition quotidienne du “Devoir”, qu’on fera parvenir au comité du Concours.C’est le plus grand avantage qui sera offert pendant toute la durée du concours.On fera, en différents temps, d’autres offres très appréciables.Département du Concours “Le Devoir” 71a rue Saint-Jacques Téléphone Main 7461 MONTREAL, Qué.COMMENT LES GRANDS PRIX SERONT DECERNES LE PREMIER GRAND PRIX, l’automobile de tourisme “Abbott-Detroit” de $2,500, sera décerné au candidat qui de tous les concurrents obtiendra le plus grand nombre de votes.LE DEUXIEME GRAND PRIX, l’automobile de tourisme “Overland” de $1,350, sera donné à celui qui arrivera deuxième.LE TROISIEME GRAND PRIX, le piano automatique Heintzman & Co., de $825, sera décerné à celui qui arrivera troisième, LE QUATRIEME GRAND PRIX, le Grafonola Columbia “Grand” de $650, avec registres d’une valeur de $25, sera donné à celui qui arrivera quatrième.LE CINQUIEME GRAND PRIX, le piano automatique “Lindsay”, de $600 sera donné à celui qui arrivera cinquième.LE SIXIEME GRAND PRIX, la bourse de $500 en or, sera donné à celui qui arrivera sixième.LE SEPTIEME GRAND PRIX, l’ameublement de $400 sera décerné à celui qui arrivera septième.COMMENT SERONT DISTRIBUES LES PRIX DES DISTRICTS Le candidat qui aura recueilli le plus grand nombre de votes dans son district et qui ne sera pas le gagnant d’un des Grands Prix recevra un piano Lindsay de $350.Le candidat qui obtiendra la deuxième place dans son district et qui ne gagnera pas un des Grands Prix recevra un Grafonola de $180 et une valeur de $20 en registres.Le candidat qui occupera la troisième place dans son district sans avoir droit à aucun des Grands Prix recevra comme prix un ameublement de $125.Le candidat qui sera le quatrième de son district et qui ne sera pas le gagnant d’un des Grands Prix recevra une bague à diamant de $100.Le candidat qui sera le cinquième de son district et qui n’aura droit à aucun des Grands Prix recevra un certificat de $75 payable en marchandises.Le candidat qui obtiendra la sixième place dans son district et qui n’aura droit à aucun des Grands Prix recevra un certificat de $60 payable en marchandises.Le candidat qui sera le septième de son district et n’aura droit à aucun des Grands Prix recevra un certificat de $50 payable en marchandises.Le candidat qui sera le huitième de son district et n'aura droit à aucun des Grands Prix recevra un certificat de $40 payable en marchandises.Le candidat qui sera le neuvième de son district et n’aura droit à aucun des Grands Prix recevra un certificat de $30 payable en marchandises.Le candidat qui sera le dixième de son district et qui n’aura droit à aucun des Grands Prix recevra un certificat de $25 payable en marchandises.¦-¦T"?IPSSi Plfilf 7 PIANOS “LINDSflY"genre lawXV ACHETES DE C.W.LINDSAY Limited 512 rue Sainte-Catherine Ouest Servez-vous de ce blanc pour faire les nominations La nomination doit être faite sur ce blanc.Vous n’avez qu’à le remplir tel qu’indiqué et l’envoyer au Gérant du Concours, “Le Devoir” Montréal.BLANC DE NOMINATION BON POUR 1000 VOTES DATE 1913.Je nomme •, Rue et Numéro Ville District No.Comme candidat dans le concours du journal “Le Devoir”.Signé .Adresse Cette nomination vaut 1000 votes.Chaque candidat n’a droit qu’à une seule nomination.Le nom de la personne qui fait la nomination ne sera pas divulgue si on le désire.Overland Modo! por • •¦***' ‘"iss mm 1913 auto de tourisme à 5 places.Valeur $1,350.I VOL.IV.— No.70.LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 2b MARS IVfL».n L’INITIATIVE ET CHOSES MUNICIPALES LE REFERENDUM LA DEMANDE DE LA La Saskatchewan adopte une législation nouvelle.— Comment fonctionnera le nouveau régime La Saskatchewan vient d'adopter une législation nouvelle et fort importante.Nous en empruntons l’analyse à notre excellent confrère, le ‘•Patriote do l’Ouest” : Un bill d’une portée immense a été voté à la dernière session de la Chambre provinciale.Oe bill désigné sous le nom de ‘‘The Direct Legislation Act.” (Acte de Législation directe) , offre au peuple, c'est-à-dire aux électeurs iie la Province, ua double droit ; lo.Le droit d’accepter ou de repousser les lois que pourra faire l’Assemblée législative de la Province ; to.Le droit pour le peuplé de faire lui-ruême des lois.Ces deux droits seront accordés au peuple, e’il veut les accepter, et nous aurone A ce sujet une votation générale ou plébiscite.C’est done un devoir pour tout citoyen, des maintenant, d’examiner ce projet de loi afin de se prononcer en connaissance de cause.D'abord le premier droit que nous offrira la Législation, directe c'est la faculté d’accepter ou de rejeter, par votation générale, les loie déjà votées à l’Assemblée législative.C’est ce qu’on appelle le droit “d’appel au peuple” ou de “referendum”.Ce droit n'est cependant pa«?accordé par le bill d une façon absolue, mais îertaines conditions sont requises.Ainsi l’appel au peuple ou “referendum” ne sera pas toujours obligatoire, mais seulement lorsqu’un certain nombre d’électeurs en feront la lemande par une pétition adressée au Lieutenant-Gouverneur dans les 90 jours après la clôture de la session dans laquelle la loi aura été votée.Le nombre des signatures exigées pour que le referendum puisse avoir lieu est le 5 pour cent des électeurs.Si la pétition n’arrive pas dans le temps fixé (90 jours) , la loi entrera en vigueur et l’appel au peuple n'aura pas lieu.L’assemblée législative pourrait toutefois fixer d’avance un délai plus long, pourvu qu’elle prenne cette décision à la majorité des deux tiers des députés votants.Une autre restriction importante, c’est que le referendum ne pourra pas s’appliquer aux lois financières (lois concernant les taxes et l’emploi des revenus publics) .Par contre, toutes les autres lois seront soumises au peuple, si le nombre légal de signatures est atteint et si la pétition est présentée au temps voulu par le bill.Après avoir reçu la pétition, le Lieutenant-Gouverneur fixera, dans un délai de 5 mois au minimum et de 10 mois au maximum, le jour de la votation populaire qui se fera comme les autres votations ou élections générales.Le second caractère que nous offre le bill en question, c’est de permettre au peuple de faire lui-même des lois.C’est ce qu’on appelle le droit “d’initiative”.Les conditions sont à peu près les mêmes que pour l’exercice du droit de “referendm”.Il faut également une pétition et un certain pourcentage de siênatures soit : 8 pour cent des électeurs.Cette pétition doit être adressée à l’Assemblée Législative dans le temps fixé par les membres de cette Assemblée pour la présentation des requêtes.La pétition doit contenir évidemment le projet de loi proposé par les promoteurs de l’initiative.mais ce projet ne devra pas concerner les finances (taxes, revenus publics) , ni dépasser les limites de la juridiction législative de la Province.Avec ces restriction», et si la pétition est.présentée au temps voulu, dans la forme prescrite et avec le nombre égal de signatures, le projet sera soumis au peuple par le Lieutenant Gouverneur.Le délai est également de 5 à 18 mois comme précédemment.Voilà brièvement résumés les p ints essentieis du bill : “The Direct Legislation Act.” Chacun comprendra l’importance de cette innovation considérable dans la vie politique de notre Province.Ce bill, si le peuple l’accepte, introduira ches nous le système le plus démocratique qu’il y ait au monde.Il faut aller loin, en effet, pour rencontrer quelque chose de semblable.Ce n’est guère que dans la République Suisse que nous pourrions voir-fonctionner la loi “referendum” et celle de “l’Initiative populaire”.La première est en vigueur dans ce pays depuis une cinquantaine d’années, et la seconde, depuis 20 ans environ.Et il faut reconnaître que ces lois ont été profitables au peuple suisse ; il a généralement usé de son droit dè referendum et d’initiative avec modération et sagesse.COMMISSION DES PARCS Le Conseil renvoie aux Commissaires la lettre demandant un crédit de $30,000 pour un plan général d’améliorations, — L’échevin L.A.Lapointe dit que la loi ne vaudra que lorsqu’elle rendra l’impôt obligatoire pour toutes les municipalités de i’IIe de Montréal, LE PASSE DU MANITOBA DES DOCUMENTS D’HiSTOIRE La face la société Historique de Saint-Boni- sacré à la Relation do Jérémie sur t publié deux Bulletins contenant Baie d’Hudson.Ce journal a été pu-i ee foule de documents originaux suriblié à Amsterdam en 1732, mais l’édi-i’histoire du Nord-Ouest Canadien.j tion depuis longtemps est épuisée.Ils Ces deux brochures contiennent des sont rares les bouquinistes assez heu-rciisriguements de première valeur, iné- reux Pour posséder cet opuscule, dits, et qui devraient se trouver dans] Jérémie était un officier français qui rayons de toutes nos bibliothèques Int pendant plusieurs années le gou- la nationales.Le 1er bulletin, paru en ISIll, contient en français et en anglais, la découverte récente du Fort St-Charles (août 1908 ) et des restes du R.R.Jean Pierre Aulneau de la Fouché, S.J., de Jean-Baptiste de LaVêrondrye, ».’e fils aîné du découvreur de l’ouest janadien, avec leurs 1!) compagnons, traîtreusement égorgés par une bande de Sioux dans la nuit du 5 au 6 juin :73 P.C.850 .719 .667 .667 .633 .579 .450 .431 .259 .278 .229 .193 Association de La Casquette PROGRAMME DE LA SEMAINE MERCREDI soir le 26 courant, assemblée de tous les membres de l’Association, dans la grande, salle de réunion.Que tous soient présents.JEUDI soir, le 27, aura lieu à la Salle Stanley, le grand euchre et bal LAXATIFS NA-DRU-CO sont entièrement différentes des autres, autant dans leur eompo-sftlon que dans leur effet.Complète évacuation, sans purgation, ni malaise.25 cents la botte cher votre pharmacien.HATIeiiaL 0«UO «MO CHEMICAL CO.Or CANADA, LIMITEO* 16SF Bristol, Tenu., 26.— Roy Walker, I membre du club Cleveland, de la ligue | Américaine, qui vient de sortir de pri- | ron.où il fut enfermé pendant 90 jours pour une querelle avec des amis, | est content de pouvoir rejoindre les [ membres de son club.“ J’aime mieux être sur le terrain dè base-bail, dit Walker, que de jouer au base-bail avec les prisonniers.” Chicago, 26.Les membres du club Chicago, ligue Nationale, sans excep-! lion, ont signé, hier après-midi, une ' pétition demandant au président Mur-phy do donner un salaire de 87,500 au .receveur Archer, qui n’a pas encore signé son contrat.Il est fort probable que Murphy ne j signera pas un eontrat accordant un I salaire si élevé à Archer.i Détroit, Midi., 26.— Le président Navin, du club Détroit, de la ligue Américain'’, annonce d’une manière officielle que Sam Orawford, le fameux joueur au champ, vient de signer son contrat pour l’année 1913, avec un salaire de 85,000, comme l'an dernier.^ Hot Springs, Ark., 26.Bobby Byrne, troisième but des Pittsburg, qui fut frappu par l’uno des balles lancées par le fameux Joe Wood, prend un mieux sensible à l’hôpital.Il est fort probable quo Byrne quit-I tora I hôpital dans une couple de se-i lïUiines.Kitty Bransfield décidera probablement Clark (Iriffith à lui abandonner Sullivan, qui promet beaucoup.T;f president des Montréal annonce qu il a engagé trois “ majeurs ” qui remplaceront avantageusement les hold outs ” qui se font attendre.Joe Connolly, que les Washington ont engagé, reviendra probablement aux .Montréal.Euchre-concert du Cercle Paroissial ! Le cercle Paroissial, de la paroisse du Saint-Enfant-Jêsus, donnera son troisième euchre-concert, jeudi le 27 mars, dans son nouveau local.Cette soirée sera sous le patronage de la section des Zouaves.Les prix sont très nombreux et fort jolis.En plus, on tirera un prix de présence et des rafraîchissement seront servis par les Zouaves.Billets en vente au Presbytère 8t-Enfant-Jésus ainsi qu'aux salles du Cercle, 62 Boulevard St-Joseph Est.Prix 50 cts.POSITION DES CONCURRENTS EQUIPES DE CINQ HOMMES Classe A Crescent.2,547 Canadien.2,519 M.A.A.A.Rouge.2,431 Ottawa.2,323 Classe B.Electre.2,400 Strachan.2,361 Y.M.O.A.Roomers.2,332 Caledonian.2,231 Classe C.Canada Car, Co.2,350 La Patrie.2,148 Witness.2,101 Royal Queens.2,063 EQUIPES DE DEUX HOMMES Classe A A.Bouliane et Vachon.1,086 Archambault et Pinard .1,064 Labeüe et Blondeau.1,047 Burgeon et Walker.1,031 Classe B.Montcsano et Chaput .1170 Dupré et Reid.- 1,011 A.Reid et Edgill.1,003 Weinheimer et Sharpe.979 Classe C.Trudeau et Bédard.970 Beveridge et Coupai .909 Alguire et Wells.921 Mahoney et Mahoney.887 INDIVIDUELLES Classe A Zimmerman.579 Archambault .575 Côté.575 Surgeon.572 Classe B.Puhl.fioi Brown.549 Kelly.554 Gobie.344 Classe C.Whelan.502 Smyth.467 Fricot.U6 Bédard.410 PARTIES SIMPLES.Classe A.A.Lamoureux.279 La belle.266 Egan.256 Bach.254 Lebeau.245 Classe B.Braun.252 Gaudet.227 Biron.226 Mari en et Lain g.219 Classe O Ranger.206 Fricot.244 Mahoney.203 M.Mahoney.202 Racicot.200 PROGRAMME DE CE SOIR EQUIPES DE CINQ HOMMES (Alléen 1 et 2) 7.30 p.m.National B vu Lamontagne B.10.00 p.m.Standard B vs Guardian Northern C.EQUIPES DE DEUX HOMMES (Allées 5 et 6) 8 p.m.T.Orr et F.Curran B va H.Armstrong et E.H.Quinn B.INDIVIDUELLES (Allées 5 et 6) 9.30 p.m., N.Labelle A va Ed.Pel-letier A.10.15 p.m.P.Bougie B vs A.Deschamps B.11.00 p.m.H.Armstrong B vs E.H.Quinn B.ILS RESTERONT COIS Ottawa, 26 — Les magnats de crosse de cette ville ont décidé de rester cois en attendant la prochaine assemblée annuelle du Big Four qui, paraît-il, créera des surprises.Quelques joueurs ont déjà été approchés, mais aucun arrangement n’a été conclu.Les Caps ont actuellement dix des joueurs de l'an dernier prêts à seconder M.Bannerman, si les Sénateurs sont admis dans le Big Four.Benedict, Harry Lavelle, Bruce Fair-baiin, Bobby Pringle, Jack Shea, Buck Sarrazin, Eastwood, Dooley, Billy Hall, Kelly, etc., forment du matériel qui serait à la hauteur de la situation.Un mouvement d’enthousiasme s’accentue de plus en plus à Ottawa, en faveur du sport qui rapporta tant de gloire à la capitale, il y a quelques années.LE JEU NATIONAL A QUEBEC Québec, 26 — Les membres du club St-Georges ont tenu leur assemblée annuelle, lundi soir, avec un succès de bon augure.Ils se sont réunis en nombre considérable et ont délibéré avec un esprit d’entente indispensable au progrès d’une telle société sportive.Ijes meilleurs moyens à prendre, pour réussir de nouveau, furent naturellement discutés, après avoir passé en revue les résultats obtenus depuis plusieurs années.Les minutes des assemblées tenues en 1912 furent généralement approuvées, puis on s’enthousiasma légitimement à la perspective de pouvoir continuer une belle carrière.Président — R.Gingras.Vice-président — Lomer Gilbert, R.Zanettin.Sec.-Très.— Em.Gilbert.Conseillers — Art.Déry, Eug.Richard, R.Ruelland.Capitaine — Ed.Brousseau.-—4- Les rencontres de la semaine aux Etats-Unis Voici la liste des combats de boxe qui auront lieu cette semaine aux Etats-Unis: MERCREDI M.Sheridan vs P.Drouillard, Windsor, Ont.George Roddell vs Jim Coffey, New-York.Rony Caponi vs Glen Coaikley, Fort Wayne.JEUDI Young McDonough vs George Alger, Augusta, Me.George Kirkwood vs Young Driscoll F.Fleming vs Tom Buck et Ed Doyle vs Bob Nelson, New-York.J.Redmond vs Rudie Unbolz, Grand Rapids.T.Murphy vs W.Waiters, Hammond, Ind.Buck Crouse vs J.Dillon, Pittsburg.Young McAuliffe vs Banty Lewis, Bridgonort.VENDREDI Jimmy Moriarty vs Bill Fleming, Oldtown, Me.M.Allen vs E.Cook et Mel Cogan vs F.Fitzpatrick, Brooklyn.Tom MacFarland vs Red Watson, San Francisco.SAMEDI Ed Campi vs Frankie Burns, Vernon, Calif.Kid Williams vs Frank Conway, Philadelphie.Mike Brown vs Ed Wallace, Brooklyn.Ligue de crosse Jacques-Cartier La ligue de crosse Jacques-Cartier tiendra une assemblée samedi soir prochain, à 7 heure», 30, à l'Arsenal du 65e Regiment, avenue des Pins, en vue de s’organiser pour la prochaine saison.Les clubs qui désirent en faire partie sont priés de se faire représenter.A NOS AMU Le "Devoir” est outmt pour Taw> des (moressions dans tous les uenm Ouvrage garanti.Gaieté Canadienne Le Euchre à la salle Stanley, (96 Stanley) , le 1er avril prochain «’annonce comme devant être un grand sucoès car le nombre dés billets déjà vendus dépasse de beaucoup celui de l’année dernière.Cette soirée est toujours attendue avee beaucoup d’impatience par les amateurs de danse car l’on est certain de trouver toujours de la belle musique, et ceux qui aiment les cartes sont aussi bien récompensés car les prix sont riches et nombreux.Dcnc ne manquez pas cette soirée, procurez-vous vos billets à l’avance mais il y en aura à la porte le soir du Euchre.Les membre» du club sont priés de prendre aote que le concours de Cro-qn’ignol commence mercredi le 26 à 8.heures, à la salle du club.La grève générale n’éclatera pas Notre correspondant de Belgique j nous écrit à la dale du 10 mars: La menace qui pesait lourdement sur notre pays s'est dissipée comme par enchantement jeudi dernier, à la suite d’une réunion de délégués socialistes, à la Maison du Peuple de Bruxelles.La décision qui fixait la grève général au 14 avril est rapportée.Voilà donc où aboutissent toutes les rodomontades des agitateurs politiques.A quoi attribuer cette volte-face soudaine?Il est encore assez difficile de se rendre compte de toutes les influences qui ont pu la déterminer.Mais dès maintenant, il est permis de voir dans la prévision de l’échec qui attendait le grand mouvement gréviste, le commencement de la sagesse ou, pour parler avec l’ex-sénateur socialiste Picard, de la victoire du bon sens.De plus en plus clairement la volonté populaire manifestait sa répulsion pour l’emploi de cette arme dangereuse du chômage universel.Dans les centres houilliers eux-mêmes, le courant était peu favorable à cette mesure.On y allait sans enthousiasme, stoïquement et pour la simple raison de discipline et d’obéissance aux chefs politiques.Il fallait donc choisir entre l’échec certain et la reculade d’aujour-d hui.Les socialistes ont choisi la reculade; ils la croient moins désastreuse pour leur prestige.Ce qui j est certain c’est que cette reculade épargnera de grandi maux à la 1 classe ouvrière, dont une parlie du moins se serait engagée dans cette périlleuse aventure.A ce point de vue, nous ne pouvons que nous féliciter de la tournure que prennent les choses.On ne sait encore s’il s’agit d’un simple ajournement de la menace ou si cette menace est définitivement retirée.Les socialistes ne s’expliquent pas à ce sujet.i Vous savez que le gouvernement s’était refusé à procéder à la révision de la Constitution sur la menace de grève.Aujourd’hui, ses adversaires lui rappellent qu’il n’a plus qu’à s’exécuter et à leur accorder ce qu’ils demandent, puisque la pression n’existe pas.On comprend que cet ultimatum ne peut avoir quelque valeur que dans le cas où la grève générale est non simplement ajournée, niais bien définitivement enterrée.Du reste, on ne doit pas s’attendre à voir le gouvernement adopter d’un jour à l’autre le système électoral préconisé par ses adversaires, parce qu’ils se sont décidés à renoncer à des méthodes dont ils ont fini par constater l’imprudence.Avant de substituer au vote plural une autre législation électorale, il faut une étude approfondie de la question, et de l’opportunité de cette étude comme de l’opportunité de la transformation elle-même, le gouvernement et la majorité restent les seuls juges autorisés.G.M.La débâcle approche LA GLACE DU RICHELIEU A DEJA COMMENCE A MARCHER, CE QUI ENTRAINE D'HABITU-DB LA DEBACLE DU SAINT-LAURENT.La débâcle du Saint-Laurent rst d habitude précédée par celle du Richelieu, or la glace de cette rivière aurait commencé à se rompre hier après-midi à Saint-Ours.Si le mouvement se continue sans interruption, la glace du fleuve devrait partir dans quelques jours.On a rapporté hier une hausse de neuf pouces et l’on craint une inondation malgré le mur de revêtement.La pluie de lundi soir et la neige d’hier ont surtout contribué à cette hausse du fleuve.L’eau qui était de 33 pieds 3 pouces lundi après-midi était montée à 34 pieds hier.Les quais à haut niveau ne sont pas encore inondés, mais ils le seront si l’eau monte à 37 pieds.Les brise-glace Montcalm et Lady Grey, emprisonnés devant les Gron-dines depuis plusieurs jours ont commencé à marcher.Ils étaient hier à un demi-mille en amont des Gron-dines et comme le plus fort est fait, ils pourront bientôt continuer leur route vers les Trois-Rivières, à raison de deux ou trois milles par jour.Mais il leur restera ensuite à empêcher la glace de former un barrage au Cap Rouge.—-?- Deax trains par jour pour la Côte du Pacifique A partir de lundi prochain, le 2 mars, et tous les jours ensuite le train du matin du O.P.R.pour Winnipeg partira de la gare de la rue Windsor à 10.10 a.m.L’Impérial Limited pour Winnipeg et la côte du Pacifique part tous les jours à 10.30 p.m.Wagons-lits_ de touriste attachés aux trains de 10.10 a.m., et de 10.30 p.m.r Arrêtés pour faux prétextes 'Service partlcuTterl Winnipeg, 26.— Hier après-midi des constables de notre ville et de Saint-Bonifare ont arrêté Antonio et Alberc Gastaldl.Ceux-ci se sont donnés comme tailleurs exerçant leur métier à Torouto.Ils sont accusés d’avoir obtenu de Julian Amphion, 593 rue Taché, Saint-Boniface, quatre cents piastres sous de faux prétextes.-t- Chef indien en route pour Ottawa (De notre corrospondant) Québec, 28.— Le chef indien John Sink, Je la tribu Micmac rie Pile Logan, Ile du Prince-Edouard, était à Quàbec hier, en route pour Ottawa, où il va présenter à l’hono-lable M.Rogers une pétition des membres de la tribu demandant qu’un yacht à gazoline ou un bateau à vapeur soit charge du transport des malles et des passagers sur la rivière qui sépare Pile Logan de l’Ile du Prince-Edouard.Il a profité des quelques heures qu'il a passé à Québec pour aller présenter ses hommages au lieutenant-gouverneur.Perles judiciaires.—Il se frappa le front, no comprenant pas pourquoi il avait perdu la tête.—Hier, cet homme, en se réveillant, constata qu'il n’existait plus.— Il a ri avec l’amertume de son fiel.•—l.e talon do ce marquis a martelé le erftne de son adversaire jusqu’au sang.C'est une façon neuve d’etre talon rouge.— ~ , ==I.TROIS PETITS LIVRES QU’IL FAUT LIRE Billets du soir (deuxième série) d’Albert LOZEAU À bout de Nap.portant TELLIER J r Chroniques de Lion LORRAIN \_______________J En vente au Devoir et dans toutes les librairies CHAQUE VOLUME 25c ; FRANCO 27c DANS LE Monde Ouvrier LA PROPAGANDE OUVRIERE Au cours d’une assemblée de propagande des ferblantiers-couvreurs qui avait lieu hier soir, au Temple du Travail, M.Joseph Ainey, commissaire de la cité, a nettement défini le but que doivent viser les organisations ouvrières.Les ouvriers en s’organisant ne doivent chercher, a-t-il dit, que le meilleur moyen de protéger leurs intérêts, sur le terrain de l’ordre et de la conciliation.Nous sommes opposés à ce qu’on appelle la lutte des classes.Les patrons sont organisés dans un but d’affaires; les ouvriers doivent les imiter.Mais de même que les pati*ns sont organisés en des organisations fortes et puissantes, de même les ouvriers doivent s’associer en des unions nombreuses, afin d’être en mesure de discuter, sur un pied d’égalité ax'ec les associations des patrons.Cette soirée était présidée par M.Alfred Hervieux, président de l’Union des ferblantiers couvreurs.Après M.Ainey, MM.J.A.Masse, surintendant des travaux mécaniques du port de Montréal, L.A.Girard, Hervieux et autres adressèrent la parole.A l’issue de l’assemblée, des rafraîchissements furent servis, et un programme de joyeuses distractions fut exécuté, aux applaudissements des nombreux assistants.Le comité qui avait été chargé d’organiser cette assemblée de propagande était composé de MM.J.A.Bé-land, A.Filiatrault, J.Jacques, L.Girard, J.B.Vigeant, S.Dupaul, H.Matton, L.L’Heureux et A.Rial.NOUVEL ORGANISATEUR Un nouvel organisateur pour les ouvriers barbiers de langue française va être nommé dans la personne de M.L.N.J.Pagé, bien connu dans les cercles ouvriers de Montréal.M.L.N.J.Pagé est natif de Saint-Hyacinthe.Après de bonnes études élémentaires au collège des Frères de Saint-Viateur, il opina pour la profession de barbier.Il se donna tout entier à l’unionisme, et devint président de l’Union.Puis il partit pour les Etats-Unis et s’établit à San-Fran-cisco, où il occupe actuellement une situation enviable.Mais est-ce la terre canadienne qui l’attire; sont-ce d’autres considérations?il a fait le projet de revenir au pays.Des négociations sont engagées actuellement entre M.Z.di Muro, secrétaire actuel de.l’Union des barbiers de Montréal, M.Noschay, le président général de l’Association, et M.Paré, qui aboutiront vraisemblablement à la nomination que nous annonçons plus haut.REUNIONS POUR CE SOIR.4e mercredi du mois: AU TEMPLE DU TRAVAIL: —Union des relieurs.—Union des pressiers.—Union des manoeuvres de la Construction.—Conseil de district des charpentiers-menuisiers.SALLE RICHMOND: —Union des mouleurs en fer.SALLE SAINT-ONGE: —Union des tailleurs de pierre.SALLE COLONIALE: —Union des électriciens.SALLE CORONA: —Union des tailleurs de hardes en gros.SALLE DIONNE: —Union des cordonniers.-1- A rassemblée annuelle de la “Shipping Federation ” RAPPORT DU PRESIDENT POUR L’ANNEE 1911.— ELECTION DU NOUVEAU BUREAU DE DIRECTION.L’augmentation des exportations de blé du port de Montréal durant l’année dernière, si on la compare avec 1911, était de 12,635,437 de boisseaux ; celles des exportations du bois de construction de 5,528,949 de pieds.Depuis 1884.il y a eu Baisse continuelle dans le niveau des eaux uu Ut-Laurent, comme on l'a constaté au canal Lachine.On regarde ce fait comme .um résultat des travaux d’écoulement qui se poursuivent depuis quelques années à Chicago.( es faits ont été signalés par le président do la ” Shipping Fédération ” du Canada, dans son rapport fait hier soir, devant les membres dn cette compagnie à son assemblée annuelle, Los élections des principaux officiers de la compagnie pour l’année 1913-1914 ont donné les résultats suivants : MM.Andrew A.Allan, président; James Thom, président du conseil de l’exécutif ; «I, R.Binning, trésorier, et A.Al-lun, J.R.Binning, 1).AV.Campbell, W.R.Eakin, R.AV.Iteford, James Thom et A.Mackenzie, membres de l'exécutif, -f- Le dictionnaire du boulevard.Allopathie, s.f.— La maladie de téléphoner.Chronique Judiciaire ON N’EN APPELLE PAS DE L’ORDRE D’UN JUGE La cour d’Appel vient de déclarer que l'ordre d’un juge qui ordonne la production d’un document, au cours d’un procès, ne peut être porté en appel.Ainsi dans la fameuse cause de Vipond contre Lovett, M.le juge Charbonneau, en cour de première instance, avait ordonné à M.Dubee, secrétaire de la compagnie des Tramways, de produire l’original d’un certain arrangement survenu entre l’Im-perial Trust Company et la Tramways Company par lequel les droits de la compagnie Hydro Electric étaient transportés * à la Canadian Light, Heat and Power.M.Dubee ne voulut pas obéir et porta l’affaire en Appel.Comme on Ta vu plus haut, ce tribunal a renvoyé cet appel et M.Dubee devra produire son document.La cause qui avait été interrompue pendant quelques semaines sera reprise ce, matin.Mtres Chauvin, Baker, Walker et Atwater occupent pour le demandeur et Mtres Lafleur et Wainwright pour le défendeur.LA LOI PROVINCIALE EST ULTRA VIRES Bernard Shapiro, propriétaire de la salle Auditorium, 227-229 rue Ontario, était accusé d’avoir tenu sa salle ouverte un dimanche et d’avoir exigé un prix d’entrée de ceux qui y allèrent pour prendre part à un euchre-bal.M.le recorder Geoffrion a renvoyé l’action parce que la poursuite avait été prise sous l’empire de la loi provinciale, alors que d’après la récente décision de la Cour Suprême, toutes les infractions à la loi de l'abservan-ce du dimanche doivent tomber sous la loi du dimanche, adoptée par le parlement fédéral.Dans cette loi, cependant, il ast une clause qui ordonne qu’avan*- d*) prendre une action ccmtre un violateur de l'observance du dimanche, on doit obtenir la permission de poursuivre du Procureur-général de la province où l’offense fut commise dans les soixante jours qui suivent la date de la commission de l’infraction.COMPLICE APRES LE FAIT Le lieutenant Savard a arrêté hier soir nn nommé Antoine Brunette, vieillard âgé de 61 ans, oncle de Carmine di Lucca meurtrier présumé de Torento Gizzi.Brunette est accusé d’avoir aidé di Lucca à échapper à la justice, non seulement en le cachant mais aussi en lui fournissant les moyens de se sauver de cette ville.Il a été arrêté sur la dénonciation des frères de la î victime.Ceux-ci ont déclaré que jeudi soir après la bagarre ils auraient pu coffrer Lucca si Brunette ne l’avait fait entrer chez lui et n’avait fermé le» portes de sa maison à clef.Brunette comparaîtra aujourd'hui devant M.le magistrat Lanctôt.La guérison de Tivrognerie est-elle un miracle ?NON, RIEN QUE DE LA PURE SCIENCE.Beaucoup d'ivrognes sont envoyé* en prison quand c’est un remède q-rTI leur faudrait.La boisson a miné leur constitution, enflammé leur estomac et leurs nerfs tant que leur soif n’a été satisfaite, s’ils n’ont pu la faire disparaître par une prescription scientifique comme Samaria.La Prescription Samaria fait cesser le besoin de boire, raffermit les nerfs agités, rend la santé et l’appétit et fait que la boisson devient désagréable et même répugnante.Elle est sans odeur et sans goût et se dissout instantanément dans le thé, le café ou la nourriture.On peut la donner à la connaissance ou hors la connaissance du patient.Lisez ce qu’elle a fait pour Mme Aimé B.“J'ai attendu avant dn voua écrira parce fl'ilr je voulais m'assurer quo la Prescription Samaria avait guéri complètement mon mari.Il y a maintenant un mois et demi qu’il n’en fait plus usage, et il dit qu’il n'iùme plus la boiannn du tout.“C’était un buveur obstiné et il avait bu garçon et les vingt-deux ans qui suivirent notre mariage.“Merci pour le bien que(vous nous aven fait à mon mari et è moi.Puissiez-vous longtemps poursuivre votre oeuvre excellente.“lljue AIMli a.”e«»*er CllfT.Onk1"* Si maintenant vous connaissez qum-que infortuné qui ait besoin du j —i-tement Samaria, pa_rlez-lui-en à lui, à sa famille ou à ses amis.Si vous avez quelque ami ou connaissance qui prend l’habitude de l’intempérance, aidez-le à se dégager de ses étreintes.Ecrivez auiourd’hui.UN PAQUET D’ESSAI GRATUIT de la Prescription Samaria, avec brochure, donnant détails complets, témoignages, prix, etc., sera envoyé absolument gratis et franco sous' enveloppe cachetée à quiconque en fera la demande en mentionnant ce journal.Correspondance absolument confidentielle.Ecrivez aujourd’hui à The Sa-mr.ria Remedy Company, Département 78, 49 rue Colborne, Toronto, Ont.En vente à Montréal chez Lecoura & Lanctôt, angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis et aussi à la pharmacie d’Henri Lanctôt, angle Prince-Arthur et Boulevard Saint-Laurent.X f > VOL.IV.No.70.LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 26 MARS 1913.7 •LES AGENTS D’ASSURANCE M.J.T.Chenard présente tout un projet d’organisation et de formation professionnelle Au cours d’une conférence prononcée à Québec, lundi soir, M.J.-T.Chenard, agent d’assurance bien connu, a présenté tout un projet d’organisation et de formation professionnel e des agents d’assurance.Cette question intéresse tant de gens qu’on ne manquera pas de lire avec intérêt ces observations d’un homme du métier, M.Chenard demande particulièrement que les agents soient organisés d’une façon plus officielle et plus pra-tique.Nous citons textuellement:— * Nous avons, il est vrai, une charte provinciale émanée en 1911, et nous donnons à nos membres des certificats de membres privilégiés ou licenciés, “Chartered Life Underwriters” dont les bénéficiaires sont censés être compétents et honnêtes, mais il manque à notre association un certain contrôle semblable à celui légalement octroyé aux professions libérales de la province de Québec.Nous y arriverons par un amendement à notre charte, * mes amis.C’est là, n’est-ce pas, la seule manière efficace et légale de nous organiser officiellement.C’est le seul moyen pratique d'exclure les malhonnêtes et les incompétents qui se font solliciteurs d’occasion en attendant de trouver la position qu’ils cherchent.Et je ne vois pas que nos gouvernants y objectent de sérieux arguments, car il y va de l’intérêt de tout le monde: du public qui aura ainsi la certitude d’avoir affaires à des représentants honnêtes et compétents; des compagnies qui feront plus d’affaires, si elles ont de meilleurs employés; des agents qui deviendront plus populaires encore et embrasseront leur occupation sans arrière pensée de la changer à la première occasion.En tout cas, cous sommes prêts à discuter avec forts arguments à l’appui, cette organisation officielle.Les médecins soulagent les souffrances physiques, les agents d’assurance-vie écartent les difficultés financières et morales.Les avocats et les notaires rendent de grands services à la société; les agents d’assurance-vie travaillent à assurer l’avenir de la veuve et de l’orphelin- et à faire pratiquer l’économie.Que de familles doivent leur bonheur et leur position honorable dans le monde, aux sommes que leur ont laissées les assurances-vie de ceux qui les ont ainsi protégées.Que d’assurés reconnaissent que les primes qu’ils ont payées aux compagnies qui assurent leur vie sont des économies qu’ils n’auraient pas faites, si des agents ne les avaient décidés à agir ainsi.N’oublions pas que les compagnies d’assurance-vie sous le contrôle de notre gouvernement fédéral ont des assurances en force poui au-delà d'un milliard, ce qui veut dire que les Canadiens ont payé en primes, l'année dernière, à ces compagnies, plus de $33,000,000.D’ailleurs, nous ne demandons pas une chose inouïe.Nous voulons ce qui existe depuis longtemps en Angleterre, où il y a trois degrés dans les titres conférés aux agents d’ass.-vie.Chaque agent d’ass.-vie anglais reçoit donc un diplôme correspondant à sa compétence.Il en est ainsi dans plusieurs des Etats de la république voisine.Quelle raison y aurait-il pour ne pas imiter cette excellente méthode chez nous ?UNE CHAIRE A L’UNIVERSITE LAVAL Mais, je vous le déclare franchement, nous atteindrons ce but, en nous organisant plus pratiquement.Et ici, chers confrères, les obstacles ne viennent pas de l'extérieur, car il ne s’agit que de notre propre initiative.Qui nous empêche, par exemple, rie fonder une chaire d’assurance-vie pour rendre nos membres plus compétents.C’est un problème moins difficile à résoudre qu’on ne le pense généralement.Et je suis moralement sûr que nous nous entendrons avec .l’Université Laval de Québec si nous pouvons lui garantir assez d’élèves pour payer les dépenses occasionnées par cette chaire, — et ces dépenses consistent à couvrir les honoraires de celui ou de ceux qui seront chargés de donner ces cours d’assurance.Vous avez sans doute compris qu’il ne s’agit pas de cours servant à préparer des actuair' s, mais plutôt de cours préparant des solliciteurs d’assurance-vie.Croyez-vous possible le recrutement de cinquante élèves pour ces cours?Ce serait suffisant, je crois, ces cours pourraient être donnés en hiver et au commencement de la soirée; tous les agents de la cité de Québec pourraient assister à ces leçons sans omettre leur travail habituel.Mon opinion, comme d’ailleurs celle de tout le monde, c'est que toute profession libérale doit avoir pour base des cours scientifiques et des examens prouvant le succès de ceux à qui on accorde des diplômes.Ne pensez-vous pas qu’avec cette importante amélioration il sera plus facile de nous faire reconnaître légalement et officiellement comme les autres professions libérales ?.Et, si par impossible, l’Université ne pouvait pas nous aider dans la réalisation de ce projet, il ne faudrait pas perdre tout espoir.“Audaces for-tuna juvat”.Il faut avoir du courage et de la hardiesse.Je crois vous avoir déjà donné une preuve de ma témérité en publiant mon volume sur les “Assurances”.On me disait que ce serait une perte pécuniaire.Et je me consolais en pensant que l’homme ne vit pas seulement de pain.Je vous déclare sincèrement que je ne regrette pas ce q .e j’ai fait.Pourquoi me repentir aussi d’avoir donné l’occasion à ceux qui veulent se renseigner un peu de le faire.Je l’ai fait pour être utile à la grande cause de l’assurance-vie, et dans l’intention de relever le niveau de la profession d’agent d’assurance-vie.Mon but en vous parlant comme je le fais ce soir, c’est de poursuivre le même idéal et d’arriver le plus vite possible à sa réalisation relativement facile du reste, puisque d’autres pays l’ont réalisé.Notre idéal, mes amis, ne sera jamais trop ambitieux ; et la réalisation de cet idéal ne sera jamais trop complète.Et plus cet amour fraternel qui doit être à la base de toute association sera dévoué et désintéressé chez nos membres, plus notre Idéal se réalisera parfaitement.UNE REVUE Devrais-je aussi encourir le reproche de vouloir être en avant de mon siècle, je vous propose quand même la fondation immédiate d’une revue, organe officielle de notre association, la pionnière du Canada.Québec a vu naître la première association d'A-gents d’Assurance-Vie du Dominion.Je veux que Québec soit la première ville du Canada qui donne naissance à une revue servant d’organe à une association d’assurance-vie.J’ai pris les informations nécessaires et je puis vous renseigner exactement sur le coût de cette entreprise que je crois facilement réalisable.Vous êtes sans doute persuadés que je désire comme vous tous, le succès de notre association.Je vous en ai donne une preuve en enrôlant “cinquante membres” dans notre association depuis juin 1910.Par cette revue, mes amis, nous tiendrons en haleine le zèle et le dévouement de nos membres.Par cette revue tous nos membres — les éloignés, les absents aux séances — recevront un compte-rendu fidèle de toutes nos séances et pourront constater le travail qui est fait par nos confrères actifs et vigilants.Par cette revue nous répandrons le bon exemple chez nos confrères.Et quand un tiers ou une moitié de nos membres stimulé par le contact édifiant de ceux qui se dévouent pour le succès de notre association aura chauffé le nerf du zèle et de la charité fraternelle, les obstacles seront surmontés facilement et nous marcherons de succès en succès.Vous connaissez, mes amis, les résultats obtenus dans le passé, par nos associations.C’est grâce à elles si de grandes améliorations ont été insérées dans la loi des Assurances en 1910.C’est grâce à elles, si nos légitimes demandes sont bien reçues des compagnies.Ce sera grâce à elles que noos obtiendrons une réduction des compagnies de transport, pour voyager, quand nous serons assez nombreux, ce qui ne retarderait pas, si chacun de nos membres faisait un petit effort'pour enrôler un ou deux de ses confrères n'appartenant pas encore à aucune association.Envisagez maintenant le but â atteindre : reconnaissance officielle et légale de nos associations de la province, afin que nous leurs membres soyons, mis au même rang des autres professions libérales de la province de Québec.Qu’on ne s'effarouche pas de cette prétention.Comment on exige, avec raison je crois, des diplômes de nos Instituteurs qui font connaître l'alphabet à nos enfants dans les écoles élémentaires, et on se scandaliserait de notre légitime ambition de mettre nos agents d’assurance-vie en position d’obtenir un diplôme, preuve officielle de compétence.Et pourquoi sommes-nous plus sévères pour nos instituteurs que nous l’étions ?C’est dû à la campagne faite dans ce sens par notre presse.Eh bien, suivons cet exemple ; fondons une revue et faisons connaître les avantages que tous les intéressés retireront si nous devenons légalement et pratiquement une vraie profession libérale.Quand l’idée aura été bien lancée, le reste sera facile.N’allez pas croire que nous voulons rejeter par là les agents honnêtes qui donnent actuellement satisfaction au public et à leur compagnie.Sera libre de suivre les cours d’Assurance-Vie celui qui le voudra ; sera libre de se faire diplô-mer celui qui y consentira et aura subi les examens nécessaires.Nous pourrions avToir deux degrés : nos membres actuels et les diplômés qui auraient suivi des cours.Ces derniers anraient un diplôme officiel en leur "SAIiDA" EST Le Meilleur Thé Sa fraîcheur et sa saveur délicate sont protégées par l’enveloppe de plomb du paquet, qui conserve sa bonté et le protège de toute contamination.NOIR, MELANGE ET VERT.COURTES DEPECHES EN EST-IL MORT?New-York, 25.— Le professeur Frederick Ostrander, qui avait été inoculé par le Dr Friedmann, à l’hôpital Bellevue, vendredi dernier pour la tuberculose pulmonaire, est mort ce soir dans cette institution.Les médecins de Bellevue refusent de discuter le cas.LE R.P.GRENIER A MONTREAL Port-Arthur, Ont., 25.— Le Rév.P.Grenier, curé de l’église catholique de Port-Arthur, a été rappelé à Montréal.Le Rév.P.D.Donovan, conférencier très connu, le remplace.ENSEVELI SOUS LE ROC Cobalt, Ont., 25.-L J.Kornadina, un Autrichien, est enseveli sous plusieurs centaines de tonnes de roc, à la mine Temiskaming de 300 pieds.Le glissement du roc a eu lieu sur la pente de 2 pieds de large, pleine de minéral.Il faudra quelque temps avant qu’on puisse dégager le corps du malheureux.AVIATEURS BLESSES Saint-Gall, (Suisse), 25.— A la réunion d’aviation de Saint-Gall, l’aviateur Zuest, accompagné d’un passagers, après un vol réussi, est tombé avec la machine.Les deux aviateurs sont dans un état très grave.Londres, 25.— Un jeune aviateur français, M.Desoutter, âgé de 19 ans, a eu un sérieux accident à l’aérodrome de Hendon >dans l’après-midi d’hier.Il pilotait un monoplan Blériot qui a plongé droit au soi, d’une hauteur de 20 mètres, alors qu’il finissait son vol.M.Desoutter s’est cassé les deux jambes a reçu d’autres sérieuses fractures et contusions.WM.ROCKEFELLER New-York, 25.— Wm.Rockefeller a fait son apparition dans le district financier aujourd’hui.Il a assisté aux assemblées du comité exécutif du chemin de fer Union Pacific et des directeurs de l’Anacomla Copper Company.Sa voix était faible et il paraissait se ressentir beaucoup de la maladie qui l'empêcha de comparaître devant le comité Pujo, à Washington, il y a quelque temps.L’OPERA A NEW-YORK New-York, 25.— Oscar Hammers-tein, le grand impressario, a annoncé aujourd’hui, qu’il avait acheté le site sur lequel serait érigé un splendide théâtre.On n’y donnera que des représentations de grand opéra en anglais.Le nouveau théâtre sera situé au coin de l’avenue Lexington et de la 51ènie rue.Il coûtera $1,000,000.L’ouverture en aura lieu le premier jour de janvier 1914.LA FOUDRE Magog, 26.— A Fichbay Road, à 7 milles de cette ville, le tonnerre est tombé sur la maison d’Henri Dusten, hier.Celui-ci a eu l’oeil fendu et la moitié de sa moustache brûlée; un enfant a été blessé mortellement et trois autres blessés.UN MANIAQUE DE LA BOMBE.New-York, 25.— On sait maintenant le nom de celui qui, il y a un an, confectionna la machine infernale qui causa la mort de Mme Grace Taylor et fit sauter la bibliothèque du juge Otto A.Rosalsky.C’est Henry J.Klotz, un jeune homme à l’emploi de la ville.Klotz a été arrêté sous l’accusation d’homicide.Un expert en explosifs, et un autre en écriture, ont fourni les preuves qui ont amené l’arrestation de Klotz.Ce dernier est maintenant dans un hôpital de cette ville, souffrant de blessures qu’il s’est infligées en travaillant à la confection de ses explosifs.UNE SILHOUEÏÏEJAVOYARDE Au Monument National, hier soir, M.le chanoine Lesage esquisse le portrait du marquis Costa de Beauregard, historien et académicien.Au Monument National, hier soir, en présence d’un auditoire remarquable par le choix et le nombre M.le chanoine Lesage a fait une causerie des plus intéressantes sur le marquis Costa de Beauregard.M.C.A.Bertrand, président du Cercle Ville-Marie, présenta le conférencier.“De hautes montagnes crénelées, et couvertes de neiges éternelles.Des lacs limpides, quelquefois méchants lorsque la bise vient s’y engouffrer comme dans un entonnoir.Un pays qui tient à la fois des pays arides et des pays fertiles”.Voilà en quelques traits, la silhouette que nous traça de la Savoie, le conférencier d’hier soir.C’est dans ce pays qui est un peu de l’Italie et un peu de la France, que naquit l’illustre marquis Costa de Beauregard, le 24 mai 1835 dans le château de Lamothe, près de Chambéry.Elevé par de rudes Savoyardes, son enfance fut plutôt triste.Lorsqu’il fut en âge d’aller en pension, l’on envoya au collège des Jésuites le jeune marquis qui ne garda jamais un bon souvenir de ces années.Lors de l’annexion de la Savoie à AVIS LEGAUX PROVINCE DE QUEBEC.District de Montréal, Cour Supérieure, No.4221—Dame Antoinette Paquette, des cité et district de Montréal, épouse commune en biens de Alfred Cadieux, du même lieu, dûment autorisée à ester en justice, demanderesse, vs.le dit Alfred Cadieux, défendeur.Une action en séparation de biens a été ce jour, intentée contre le défendeur en cette cause.Montréal, 17 mars 1913.LEONARD, PATENAUDE, FIIJOÎT ET MONETTE, Le premier souci de Costa en pre- Avocats de la demanderesse.nef lut df leur * assurer hTseJvice' 1>ROVINCE DE QUEBEC, district de P ,:’.:1.leU! Montréal.Cour de Circuit.No 1300.unns, Limited, demanderesse ; vs J.Stefonkow, défendeur.Le Sème jour d’avril 1913, à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur.au No 569 rue Frontenac, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en groceries, viande, bloc pour boucher, garniture de magasin, etc.Conditions : Argent comptant.PIERRE BIEN J ONETTI, H.C.S.Montréal, 26 mars 1913.religieux.A cet effet, il alla voirjfi Mgr Dupanloup qui lui donna comme aumônier un brave curé de campagne qui devint en quelque sorte une sorte de héros obscur, durant toute la compagne.Pendant sa captivité à Héricourt, il est élu député de la Savoie, à l’Assemblée Nationale, jusqu’en 1876.C’est alors que commença sa vie littéraire.A part deux romans, Costa se complut surtout dans l’étude de l’histoire.Il fut un historien intègre, véridique,et surtout très chrétien.Il demeura toujours attaché à Charles-Albert et à sa famille, mais il fut pour la France, un officier plein de mérites et de courage, un historien digne de foi et d’admiration.C’est là, en quelques mots, un résumé bien piètre, d’ailleurs, de la si intéressante conférence que nous fit hier soir le chanoine Lesage.Et I PROVINCE DE QUEBEC, district de.Montréal.Cour Supérieure.No 4082.The Rïdeau Shoe Company, Limited, corps politique et incorporé, ayant son principal bureau et place d’affaires en la ville de Maisonneuve, district de Montréal, demanderesse en garantie, et Adam ReeO çt David A.Reed, tous deux de la cité de Saint-Joseph, comté de Buchanan, dans l’Etat de Missouri, l’un des Etats-Unis d’Amérique, défen- xx».xxxv.1 ovsxx XV.v.XX c» xx-vy x XX V.a xv< o u v-• X-* v | • ._ * puisqu’il doit partir, nous quitter, ^ F® .en g“ra"tie- Dam cette cause, qu’il nous permette de lui dire non ,ns *e ,'*et T' Eimitdd et pas adieu, mais: au revoir.Sir Alexandre Lacoste, présidenl la France, en 1860, U devint Fraii-jdc la soirée, souhaita à l’illustre çais de coeur et d’âme, en même prédicateur en même temps qu’à temps que conseiller général.11 était alors âgé de 25 ans.Le 24 septembre 1870, le jeune marquis reçut l’ordre de partir pour l’armée de la Loire, où il va remplacer son frère mort.Il n'a jamais servi, mais qu’importe, on le bombarde commandant des mobiles.Le choix n’était pas malheureux, car s’il n’avait jamais été soldat, il avait du sang guerrier dans les veines et il sut lui faire honneur en plus d’une occasion.l’aimable conférencier, la prospéri té pour l’orphelinat dont il est le père, et un prompt retour dans noire ville, à celui qui sut faire tant de belles et bonnes choses.Il serait injuste de terminer, sans dire un mot de M.Joseph Saucier.L’interprétalion des chansons de Leva-cle, surtout celle des “Vieilles de chez nous” était on ne peut plus exquise.Madame Saucier accompagnait.Tous deux ont été chaleureusement applaudis, et c’était justice.al, sont demanderesses principales, et la dite The Rideau Shoe Co.Limited est défenderesse principale.11 est ordonné aux défendeurs en garantie, de comparaître dans le mois.Montréal, lo 22 mars 1913.MAXIMILIEN MERCIER, Dép.Protonotaire.Dorais & Dorais, procureurs de la demanderesse.Faits - Montréal possession.Je crois que ce sont là des projets bien réalisables et faciles à justifier, Fi nous pensons que l’as-surance-vie en vigueur émise par les compagnies contrôlées par le Gouvernement fédéral dépasse “un milliard de piastres” et exige des primes annuelles pour plus de “trente-trois millions de piastres”.ACCUSE DE FAUX J.L.Howard accusé d’avoir forgé la signature d’un nommé William À.Beattie sur des chèques au montant de $73, a comparu ce matin devant le magistrat de police.L’accusé a protesté de son innocence.L’enquête est fixée au 25 courant.VOL DE FOURRURES Munis d’un mandat d’arrestation, sur la plainte d’un M.Arthur Dépo-cas, les agents Vanini et Narsa, ont arrêté hier après-midi Wilfrid Petit accusé d’avoir volé un manteau de fourrures évalué à $50.Le prévenu comparaîtra devant le magistrat.ACCUSES DE SEQUESTRATION Rumond et Boisvert, deux jeunes gens accusés d’avoir séquestré dans une chambre de l'avenue Hôtel de Ville, Irène Lucas, âgée de 12 ans, subiront un procès.BRAS FRACTURES Harry Prew, âgé de 37 ans, domicilié 37 avenue Church, a eu le corps pris entre une courroie et la roue aux usines McArthur, situées rue Logan.A l’hôpital Général où le blessé a été transporté, l’on constata qu’il avait les deux bras fracturés.MAISON RAVAGEE Un incendie a causé pour $600 de dommages dans l’immeuble occupé par Joseph Aubin, 28 rue Bourassa.Les pompiers eurent beaucoup de difficultés à maîtriser les flammes, étant donnée la violence du vent.VANDALISME John McBride, un employé du Turkish Bath Hotel, a été écroué sous l’accusation d’avoir endommagé la propriété de M.Alexander, marchand.L’accusé a brisé l’une des vitres, un comptoir ainsi que plusieurs autres articles.UNE IDYLLE! Joseph Desrochers, âgé de 28 ans, et domicilié à l’hôtel Arbour, a été arrêté hier soir par l’agent de police Lapalme.Desrochers est accusé d’avoir tiré plusieurs coups de revolver devant la demeure de Mlle A.Pelletier, ruelle Saint-David.Spécial pour paquebot A l’occasion du départ du S.M.R.Virginian de Saint-Jean Ouest, N.B., vendredi le 28 mars, un train spécial comprenant chars à bagages, wagons de première classe, wagons-buffets et wagons-lits modèles, partira de Montréal, gare de la rue Windsor, à 8.15 p.m., jeudi le 27 de mars et se rendra directement aux abords du paquebat à St-Jean Ouest, N.B.r.Échos télégraphiques de France ü PACiFIOUt C A N A DI E N AUTOUR DU MONDE $639.10 S?ror**e d’agrément de trois* mois.Départ de Montréal pour raccorder avec I* EMPEESS OF ASIA de Liverpool, le 14 Juin PORTS D'ESCALE : Madeira, Cape Town, Dnrban, Colombo, Singapore, Hong Kong, Shanghai, Nagasaki Kobe et Yokohama.Spécial pour le S.M.R.Virginian Part de la rue Windsor à 8.15 p.m., jeudi le 27 mars.Wagons de première classe, wagons-buffeti et wagons-lits se rendant directement auj abords du paquebot.EXCURSION SPECIALE Dt Montréal à St-Jérôme et retour $1.30 Départ à 8.45 a.m.le 30 mars.Limite de retour.31 mars.$1.05 Départ le 30 mars.Retour le même jour.CHANGEMENT D’HORAIRE A partir du 31 de mars Pour Winnipeg et gares intermédiaires Départ de la rue Windsor (tous les jours) à 10.10 a.m., pour Vancouver et gares intermédiaires.Départ de la rue Windsor floua les jours) à 10.30 p.m.EXCURSIONS DE COLONS Billets d’aller et retour en vente pour Winnipeg.Edmonton et gares intermédiaires.Tous les mardi jusqu'au 28 octobre.Limita de retour 2 mois.TAUX REDUITS Jutqu’au 15 arril Pour les endroits du Nord de 1s Côte du Pscitique, et aussi pour San Francisco et cité de Mexico.Renseignements sur demande k n’importe quoi agent des billets.B.C.ST-AMOUR.LIMITEE publie qu^en vertu de ehi ‘‘ BUREAUX DES BILLETS: 141-143 rue Saint-Jacques.Tél.Main 8125 ou à l’Hôtel Wlndaor et aux gares Fiscs Viger et Windsor.MORT DE GABRIEL COMPAYRE Paris, 26.— On annonce la mort de M.Gabriel Compayré, membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques).Il était né à Albi en 1843.Il est l’auteur de nombre de travaux philosophiques et pédagogiques.LES EMPLOYES DU METRO Paris, 26.— Les employés du Métropolitain demandent une augmentation de salaire et menacent de se met tre en grève.MESSAGE CORDIAL Paris, 26.— Le député italien Lu-zatti a télégraphié à M.Barthou ses félicitations sur la constitution du cabinet.Il espère qu’il assurera les bons rapports entre la France et l’Italie.M.Barthou a remercié M.Luzatti.L’AERONAUTIQUE Paris, 26 mars.— Un ballon sphérique français, piloté par Rumpel-meyer, est allé d’ici à Kharkoff, en Russie, à une distance de 2,400 kilomètres, en 41 heures, ce qui constitue un nouveau record.M.STEEG A MADRID Paris, 26.—M.Steeg est parti aujourd’hui pour Madrid, pour l’inauguration de l’Institut français.CONTRE LA LOI DE TROIS ANS Toulouse, 26.— Une réunion à laquelle assistaient beaucoup d’adhérents et de curieux, a eu lieu aujourd’hui pour protester contre la loi de trois ans.A l’issue s’est produite une manifestation contre le drapeau rouge.RETOUR EN ALGERIE Marseille, 26 .— M.Lutaud, gouverneur général de l’Algérie, s’est embarqué ici aujourd’hui pour rejoindre son poste.Avig est donné au ia première partie du chapitre '79 des Statuts Révisés du Canada 1906, désigné loi des Compagnies, il a été délivré, rouk le sceau du Se crétaire d'Etat du Canada, aes lettres paten tes en date du 26iènie jour de février 193 3, constituant en corporation Emile Christin dit St-Amour, agent, Hermine St-Amour, fille majeure, Dame Marie Marchand, épouse contractuellement séparée de biens du dit Emile Christin dit St-Amour, Paul St-Germain et' Léopold Guérin, avocats tous de la cité de Montréal, dan» la Province de Québec, pour les fins suivantes (a) Faire le commerce d’immeubles bous toutes ses formes; faire le commerce d’agent et courtier d'assurance gé I nérulement; assurance sur le feu, sur la vie, sur les maladies, sur les accidents, garanties et autres ; (b) Acquérir par achat, échange ou autrement, subdiviser, construire, sur, administrer, louer, vendre, écimnger toutes sortes d’immeubles et propriétés immobilières et en disposer; (c) Faire aucun arrangement ou contrat avec toute personne, municipalité ou corporation, pour construire, paver, macadamiser ot réparer les rues, chemins publics et trottoirs, ou pour construire, ouvrir et réparer les conduites, drainage et égoûts; aider par des avances d’argent à la construction et à l’entretien des chemins, rues, ruelles, aqueducs, égoûts et autres travaux jugés propres à donner un meilleur accès à la propriété de la Compagnie et pour augmenter sa valeur; (d) Agir comme agent et courtier pour l’achat.la vente, l’échange et le loyer d’immeubles et pour toutes autres transactions de même nature; (e) Prêter de l’argent aux clients, propriétaires de lots et autres ayant des affaires avec la compagnie ; (f) Prendre et détenir des hypothèques, obligationn.garanties et charges sur propriétés immobilières pour garantir toutes dettes dues à In compa gnie et avances faites par die; placer des fonds dont la compagnie n’aura pas un besoin immédiat de la manière que de temps h autre, elle jugera convenable; (g) Exploiter le commerce de bois en général et l’industrie d’un moulin à scie; exploiter aussi le commerce de charbon, de foin, et de grain et aussi la fabrication du charbon de bois pour les besoins de la compagnie; (h) Exploiter le commerce de transport de personnes et de marchandises par véhicules traînés par de« chevaux ou par automobile pour les besoins de la Compagnie; (i) Acquérir des franchises municipales et exploiter ces franchises soit pour système d’aoucUnc, soit pour système d’éclairage à l’électricité ou uu gaz; (j) Faire et entreprendre touyis affaires et choses nécessaires, avantageuafs ou utiles à aucun des pouvoirs et droits apportés par la présente y compris 1* droit d'acquérir des actions, obligations, débentureê, ou autres formes de titres et garanties ffe compagnies à fonds social formées pour les mêmes finK et objets, en tout ou en partie, en échange pour actions, obligations ou débentures dans la compagnie, nonobstant les dispositions de l’article 44 de la dite loi et aussi pour pouvoir émettre des actions libérées en paiement de toutes propriétés, marchandises et tout achalandage quelconque et avec l'approbation des actionnaires pour salaires et services rendus.La compagnie exercera son Industrie par tout le Canada et ailleurs, sous le nom de E.C.ST-AMOUR.LIMITEE avec un capital ac tien de $50,000.00 divisé en cinq cents actions de $100.00 chacune ¦•t le principal lieu d’affaires de la dite compagnie sera en la cité de Montréal, dans la Province de Québec.Daté du bureau du secrétaire d’Etat du Canada, ce 28ièrae jour de février 1913, (Signé) THOMAS MULVEY.Sous secrétaire d’Etat.ST-GERMAIN, GUERIN A RAYMOND, Avocats et Procureurs de E.C ST AMOUR, LIMITEE.Nos brise-glaces (De notre correspondant! Québec, 26.— Les deux brise-glaces du gouvernement le “Montcalm” et le “Lady Grey” ont réussi, hier, à faire partir une énorme étendue de glace sur les battures entre Lotbinière et les Grondines.Leur travail en vue d’ouvrir le chenal entre Québec et Montréal se poursuit avec succès; il ne leur reste que douze milles à couvrir pour atteindre les Trois-Rivières, et du train que vont les choses on croit qu’ils y parviendront demain ou jeudi.La débâcle dans le voisinage de Québec (De notre correspondant) Québec, 26.— On rapporte que la débâcle sur la rivière Jacques-Cartier a emporté une partie des écluses que la Donnacona Paper Co.fait construire à l’embouchure de la rivière, entre les Ecureuils et Cap Santé.Les dommages sont très considérables.iRAND TRUNIN R0ILWÛ < S Y S T F.M LA SEULE ROUTE A VOIE DOUBLE Equipement de première clasae MONTREAL ET TORONTO 9 a.m.,9.40 a.m.,7.30 p.m.,10.30 p.m Wagons-salon, restaurant et bibliothè que sur les trains de jour; wagons-lits Pullman éclairés à l’électricité, sur les trains de nuit.L’ “INTERNATIONAL LIMITED” LE TRAIN PAR EXCELLENCE DU CANADA Quitte Montréal pour Toronto et Chiet-go à 9.00 a.m., tous les jours.Taux Réduits Spéciaux pour Divers Endroits sur la Côte du Pacifique Jusqu'au 15 avril inclusivement.Pour tous renseignements, s’adresser aux agents de billets.Taux réduits pour beaucoup d’autres endroits.Wagons-lits “Tourist” quittent Montréal pour Chicago, les lundis, mercredis, vendredis à 10.30 p.m.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et relour pour l'Oueat du Canada, vift Chicago, en vente chaque mardi, jusqu’au 28 octobre, à prix très réduits.Billets bons pour deux mois.BUREAUX EN VILLE 122 rue Ht Jacques.Tél.Main «905, Hôtel Windsor ou gare Bcnaventure Grains do gaieté.Madame et sa femme de chambre.—Marie, je suis sûre que vous avez encore oublié les fleurs que je dois mettre ce soir dans mes cheveux ?—Non.madame, les void !.mais.—Mais quoi ?—J’ai égaré les cheveux de Madame."RIVER SIGHTS LIMITED” AVIS est donné au public quo, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur do la province Ile Québec, des lettres patentes, en date du quinze murs 1913, constituant en corporation, MM.Edmond William Tobin, industriel, Rolland Préfontaine, ingénieur civil, Eugène Prévost, comptable, Eusèbe I,abolie, voiturier, Olivier Jasmin, courtier en immeubles, de la rité de Montréal, dans les buts suivants: Faire des transactions immobilières en général, soit comme principaux ou comme agents Pt acquérir par achat, échange ou autrement des terres et lots de terre, les diviser, subdiviser, et acquérir par achat, échange ou au* trement et louer, construire, bâtir, améliorer.et réparer des maisons, magasins, moulina et autres bâtisses, et généralement toutes sortes de propriétés mobilières et immobilières.droits et privilèges, et îeR payer en ar gent, parts, débentures ou autrement, et les vendre, louer, ou en disposer de quelques façons que ce soit; Vendre, et échanger les dites propriétés en tout, ou en partie, ainsi que tes amelioration» et bâtisses qui auront pu y être faites, et accepter en paiement de l'argent comptant, des actions d'autres compagnies, des débentures, billets et autres valeurs, et payer toutes commissions nécessaires pour la vente de la dite propriété en tout ou en partie; Faire tous les actes et exercer tous 1er pouvoirs accordés par In loi des compagnief en autant qu’il sera jugé nécessaires ou utiles aux dites fins, et spécialement; Acquérir et posséder, vendre, transporter, disposer ou souscrire des actions du capital social, des debentures ou autres valeurs émises par d'autres corporations, sociétés ou personnes et exercer tous droits et privilèges do propriété s’y rattachant, y compris le droit de voter en vertu de telles actions, et le*, payer en argent, actions ou bons de la présente compagnie ou autrement; Acheter la clientèle, les droits, propriétés et actif de toutes sortes, assumer les responsabilités et continuer les affaires de toutes personnes, société ou corporation faisant un commerce semblable à celui de cette compagnie, et payer pour tel achat, en argent, actions ou débentures de cette compagnie ou autrement; Vendre ou autrement disposer des droits, affaires, entreprises et propriétés de cette compagnie, en tout ou en partie de quelque façon fpie ce soit, et recevoir en paiement de l’argent ou des parts, dep débentures ou.autres valeurs émises pnr d’autres corporations avec tous droits et privilèges s’y rattachant, y compris le droit de vote; Rémunérer en parts acquittées de cette compagnie, debentures ou autrement, toute personne ou compagnies pour services rendus ou h être rendus dans le placement des actions du capital social de cette compagnie ou pour tous autres services rendus relative ment è la formation de cette compagnie ou la conduite de ses opérations, sous le nom do “River Sights Limited”, avec un capital de vingt mille piastres ( $‘20,nn0.00).divisé en deux cents (200) actions de cent piastre?($100 00) chacune.j,a principale place d'affaires de^ la corporation.sera dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province cc quinzième jour de mars TPI 3.C.T.SIMARD.iifl5 Sous-serrétaîre de la province.RODOLPHE REDARD.Procureur des Requérants.A I i FEUILLETON DU DEVOIR Esclave ou Reine?par M.DELLY Reproduction autorisée par les journaux ayant un traité avec la Société des Gens de Lettres.17 (Suite) XIII Pendant quelques minutes, Lise demeura interdite, se demandant si elle n’était pas la proie d'un sonfie.Mais non, elle sentait encore sur son front la chaleur de ce baiser.Et c’étaient bien aussi les lèvres de Serge qui avaient prononcé ces paroles si inattendues.Que signifinit cela?Pc plus en plus, il était pour elle l’énigme.Fallait-il penser que cette âme de marbre s'amollissait quelque peu?Oh! si Dieu permettait ce miracle! Un frémissement d’émotion agitait la jeune femme.Son regard tomba sur le livre d’heures posé sur la table à côté d’elle, un vieux volume dans lequel avant elle avaient prié plusieurs dames de Subrans.Elle l’ouvrit et prit entre scs doigts une image peinte pour elle par Gabriel des Eorcils.Au verso étaient inscrits ces mots: “A ma chère petite amie Lise de Subrans.— Son tout dévoué en Notre-Sei-gneur: Gabriel." Au recto, sous une croix lumineuse entourée de lis et de violettes, de fines lettres d’or redisaient la parole consolatrice: “Qui sème dans !er larmes moissonnera dans l’allégresse." —Gabriel, priez pour que le Seigneur miséricordieux fasse retomber mes larmes sur cette âme, pour l’adoucir et l’amener à lui!" mur- mura la jeune femme.1 A ce moment, on frappa à la porte.Lise ne put réprimer un sursaut en voyant apparaître Varvara.—Pardonnez-moi de vous déranger! Mais un malheureux sollicite votre présence.Voici de quoi il s’agit: Ivan Borgueff, le sommelier, s’étant enivré hier, le fait a été porté à la connaissance du prince Or-manoff, qui lui a fait signifier son congé immédiat.Le pauvre homme— un très ancien serviteur — s’en est trouvé si saisi qu’il a été frappé j d’une congestion.D’après le doc-leur Vaguédine, il n’a guèrequedeux |outroisjoursàvivre.J’ai été le vflir tout à l’heure.Sa langue est embarrassée, mais il a pu m’expliquer qu’il souhaitait vous parler.—A moi! dit Lise avec surprise.Je ne connais pas du tout ce pauvre homme, cependant.—11 prétend avoir un fait de grande importance à vous révéler.Agissez du reste, comme bon vous semblera.Mais il me semble que la charité exigerait que vous répondiez à l’appel de ce malheureux.—En effet.Voulez-vous me montrer le chemin, Varvara?Tout en suivant Mlle Dougloff, Lise se sentait fort intriguée.Que pouvait donc lui vouloir ce serviteur, qu’elle ne se souvenait pas même avoir aperçu, la domesticité étant si nombreuse à Kultow?Varvara la laissa à la porte de la chambre d’Ivan.Le sommelier, un septuagénaire la veille encore alerte et vigoureux, était étendu sans mouvement sur son lit.A l’entrée de la jeune princesse, ses yeux voilés parurent reprendre un peu de vie, une de ses mains, moins atteinte que l’autre par la paralysie, se leva légèrement.—Vous désirez me parler?dil doucement Lise en se penchant vers lui.—Oui, Altesse.On m’a dit que je devais vous révéler.que vous deviez savoir.Sa langue se mouvait difficilement, déjà gagnée par la paralysie.—.Je sais qui a essayé de tuer ta mère de Votre Altesse.J’ai vu desceller les vieilles pierres des marches de la tour ,en haut de laquelle était montée la comtesse Xé-^nia.Après l’acr.idenl, je le dis au prince Cyrille et au prince Serge.Ils m’ordonnèrent le secret.Mais ! on m’a assuré que je devais vous j apprendre, avant de mourir.Quoi! ma mère a été victime d'une tentative criminelle?s’écria Lise avec effroi.—Oui.La comtesse Gatherine était jalouse de sa cousine, parce qu’elle aussi aimait M.de Subrans.—La comtesse Catherine?bégaya Lise.—C’est, elle qui descella les pierres.je Tai vue.Je le jure sur les Lise chancela et se retint au lit pour ne pas tomber.— Ce n’est pas possible!.Oh! non! non! —Si, c’est vrai.Oh! j'ai eu de la peine à ne pas parler!.II balbutia encore quelques mots indistincts, puis se tut.Sa langue semblait tout à coup lui refuser le service.Varvara entra en ce moment, et, tout en jetant un coup d’oeil de côté sur le visage bouleversé de la jeune femme, se pencha sur Ivan dont elle essuya le front moite.—Reposez-vous, Ivan.Vous avez tenu à parler, malgré la défense du docteur Vaguédine, mais c’est assez, c’est trop.Lise, incapable de prononcer une parole, sortit de la pièce et se réfugia dans sa chambre.Là, glacée d'horreur, elle se jeta à genoux devant son crucifix.Etait-il possible que, cette chose épouvantable fût vraie?.Que sa belle-mère?.Oh! non, non, cet homme avait menti ,ou plutôt sa raison s’égarait! .Oui, c’était cela certainement ! Les ravages produits par la congestion le faisaient divaguer.Et d’ailleurs, elle avait un moyen bien simple de savoir la vérité: c’était d’aller trouver le prince Orma-noff et de lui rapporter les paroles du sommelier .—Dé» les premiers mots, il me di- ra que je suis folle d’y avoir accordé seulement un instant d'attention! pensa-t-eile.Elle se leva.Mais alors, mille faits jusque-là insignifiants pour elle surgirent à sa mémoire: l’émoi de Mme de Subrans à l’apparition du prince Ormanoff à la chasse des Cérigny, l’attitude si froide, tout juste polie de Serge ,1a gène extrême que semblait éprouver devant lui sa cousine.Elle avait un peu en ces moments-là l’attitude d’une coupable.Lise se rappelait tout-à-coup que jamais elle n’avait vu se rencontrer les mains de Serge et de Catherine.—Non! non!.Oh! c’est trop épouvantable de m’arrêter seulement à cette idée! murmura-t-elle en se tordant les mains.Le bruit d’une porte qui s’ouvrit dans le salon voisin se fit entendre à ce moment.Qui venait là?11 n’y avait que Serge pour entrer ainsi sans s’annoncer.Que lui voulait-il?Le souvenir des paroles et du baiser de tout à l’heure, éloigné par l’affreuse révélation qui venait de lui être faite, reparut et fit battre un peu plus vite son coeur.Et il arrivait si bien! Elle allait lui parler aussitôt de la confidence du sommelier.Elle s’avança vivement et entra dans le salon.Serge était debout, près de la pe- tite table, sur laquelle dmeurait ouvert le livre d’heures.Et, entre ses doigts, il tenait l’image de Gabriel.Il leva les yeux, et Lise s’immobilisa, frissonnante, sous ce regard sombre.—Approchez, Lise.Et dites-mof comment vous avez osé conserver ceci, après l’injonction que je vous ai faite d’avoir à oublier tout votre passé.Un frémissement inaccoutumé courait sur sa physionomie, toujours si impassible à l’ordinaire, et les vibrations irritées de sa voix n’avaient pas la glaciale froideur habituelle dans ses colères elles-mêmes.Comme la jeune femme demeurait immobile, saisie par cette apostrophe, il s’avança de quelque spas.—Répondez! Pourquoi avez-vous conservé cette image?Vous pensez encore à cet étranger?Elle reprenait un peu possession d’elle-même, et le ton dur de Serge éveilla en elle une soudaine impression de révolte.—Certes, j’y pense I dit-elle d’un ton vibrant.Je n’ai pas coutume d’oublier mes amis, ceux qui m’onl aimée et que j’ai aimés! (A mi VT») ./ tH .'T . iÆ DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 26 MARS 1913.V 1 > , 1^1 i#./ W TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hear & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame-Est.R.de Mesle, gérant.33 30 23 10 Aujourd’hui maximum .Même date l’an dernier .Aujourd'hui minimum .Même date l’an dernier.BAROMETRE 8 h.matin: 29.91'; 11 h.matin: 29.88; Midi: 29.85.DEMAIN PLUVIEUX Toronto, 26.—Un temps très indécis prévaut dant la région des Grands Lacs et dans les Provinces Maritimes.Il a plu, neigé ou grêlé dans ces régions.Dans les provinces de l’Ouest il fait froid.Cependant, la température s’élève dans l’Alberta.LE FLEAU QUI RAMPE Tout le territoire s’étendant du lac Erié à la rivière Ohio et de l’Indiana à la Pensylvanie est dévasté par un débordement impétueux des rivières Dayton souffre le plus.—La ville est presque entièrement submergée et Tincendie ajoute à l’horreur du désastre LE NOMBRE DES VICTIMES S’ELEVE A PLUSIEURS MILLIERS ÉPHÊMÉRIDES Mercredi 26 mars.—Cent cintpiante personnes en majorité des ouvrières italiennes et russes, sont calcinées ou broyées dans l’incendie de la Triangle Waist Company à New-York.—Le rapport de l’ingénieur de la voirie accuse une dépense de $138,267, pour l’enlèvement de neige jusqu’au 11 mars.—Trois hommes sont tués dans une collision de chemin de fer à Blue pay Siding, Ontario.—Les ouvriers de Saint-Jean-Baptiste, protestent contre le bill du tramway et demandent de municipaliser le service au plus tôt.Avis aux Dépositaires DU “DEVOIR” ET DU “NATIONALISTE" Durant le concours, nous donnons des livrets de coupons aux personnes qui paient à l’avance leurs abonnements.Tous les dépositaires sont par les présentes requis d’accepter ces coupons du “Devoir” et du “Nationaliste”, ces deux journaux s’engageant en retour à accepter ces coupons comme paiement de leurs dus.Le Saint-Père dit sa messe SA SAINTETE EST MENT MIEUX SENSIBLE- (Serrice particulier) Rome, -6.— De bonne heure, ce ma.tin, le pape Pie X a célébré la messe dans sa .chapelle particulière et a donné la communion au personnel du Vatican.Les médecins ont ausculté le Saint-Père avant et après l’office et se sont déclaré satisfaits des résultats.Ils ont cependant conseillé à l'auguste malade, de remettre à quelques jours ses audiences collectives.Le 3 avril, le pape recevra quelques évêques et le 4 avril il accordera sa première audience collective depuis sa maladie.Mgr Bégin est rétabli IL S’EMBARQUE POUR LE CANADA SAMEDI.(De notre correspondant) Québec, 26 — La santé de Mgr l’ar-Chevêque de Québec, est assez bien rétablie maintenant pour permettre à Sa Grandeur de revenir bientôt.Sa Grandeur s’embarquera au Hâvre samedi, sur le paquebot “La Lorraine” de la Compagnie Générale Transatlantique pour Québec.M.Devlin est rétabli M.Charles Devlin, ministre de la colonisation dans le cabinet Gouin, que la maladie avait empêché de vaquer à ses affaires depuis le mois de décembre, était aux bureaux du gouvernement ce matin.Il y sera demain et aussi après-demain.M.J.E.Roy ne prend pas de mieux Ottawa, 26 — M.J.E.Voy, surintendant des Archives fédérales, malade depuis un mois, ne prend pas de mieux.M.Roy souffre de la maladie de Bright.Sa vieille mère, âgée de 80 ans, qui demeure à Lévis, craignant un dénouement fatal, est arrivé au chevet de son fils.Devant la Cour Suprême Ottawa, 26 — MM.L.A.Taschereau, E.Beüeau, A.Rivard, G.Btuart, avocats de Québec, sont arrivés à Ottawa pour le terme de la Cour Suprême.MM.Stuart et Belliau sont intéressés dans la cause d’expropriation flu Canadian Northern vs D.Naud, de Deschamhault, comté de Portneuf, LA SITUATION EST TERRIBLE A PERU, OHIO (Service particulier} Péru, Ohio, 15.—• Des centaines de personnes que l’aurore a trouvées pendues à des toits, ont vu la mort de près, la nuit dernière, quand montait l’inondation causée par la crue subite de la rivière Wabash; soixante personnes ont été noyées en quelques instants.A l’aube les prévisions étaient horribles.Des courants de boue de dix ou vingt pieds envahissaient les rues, à une allure de 20 milles à l’heure.On pensa cependant à ce moment que l’eau commençait à se retirer lentement.Parmi ceux qui ont été abandonnés se trouve le maire John J.Krutzer.Il était malade chez lui quand l’inondation monta, et fut incapable de se sauver avant que sa maison fut cernée complètement par les eaux.Il délégua ses fonctions au surintendant des usines électriques, M.Thomas Kreuger.Des vivres et des vêtements envoyés des environs parvinrent à la ville, au matin, mais cependant le courant, trop fort, empêchait la navigation, de sorte qu’on ne put les distribuer aux sinistrés restés dans leurs maisons inon-! dées.Les bateaux-automobiles amenés des villes voisines, n’ont pu servir à rien.On n’a pu organiser le sauvetage ni tenter de connaître le nombre des morts, parce que des multitudes de cadavres ont été entraînés au loin par le courant de la rivière.A INDIANAPOLIS La terreur régnait sur la ville, au lever du jour.Il est venu au gouverneur Polston, des appels désespérés de secours, puis les communications ont été interrompues et n’ont pu être rétablies.La personne qui parlait au gouverneur par téléphone lui a dit qu’une irruption dans la digue de la rivière Whitewater, a causé l’inondation de la vallée.On appréhende les plus grands malheurs.A COLUMBUS Columbus, 26.— Du lac Erié à la rivière Ohio, et de ITndiana à la Pensylvanie, l’Ohio subit aujourd’hui la plus terrible inondation qu’on ait jamais vu.On croit que le chiffre des victimes à Dayton dépassera 500; les premiers rapports le portaient à 5,000.Des réfugiés prétendent que la ville de Manusburg a été lavée complètement et sa population de 4,000 âmes noyée.250,000 SINISTRES Le gouverneur Cox estime que plus de 250,000 personnes sont sans abri.L’Etat est incapable de faire face à la situation, et il s’est adressé à la Société Nationale de la Croix Rouge.NOYES A COLUMBUS Au moins 150 personnes ont péri à Columbus, à la suite de la crue de la rivière Scioto, d’après les dernières nouvelles.Les communications télé- I LES PERTES DE VIE Voici computes ce matin les chiffres approximatifs des victimes de l’inondation qui dévastent les Etats-Unis: ETAT D’OHIO Dayton, 500 à 1,000.Piqua, 540.Delaware, 50 à 100.Sydney, 23 à 50.Middletown, 50 à 100.Hamilton, 12.Tippecauce City, 3 à 5.Columbus, 150.Scatterney, 16.Total Ohio: 1194 à 1845.ETAT D’INDIANA Peru, 60qà 250.New-Castle.3.Lafayette, 2.Noblesville, 5.Fort Wayne, 2.Total Indiana: 73 à 250.GRAND TOTAL: 1267 à 2095.phoniques sont partiellement rétablies et c’est grâce à cela qu’on a obtenu la nouvelle précédente.LES DEGATS On ne peut estimer les ruines semées par l’inondation.Quand on connaîtra le nombre de fermes inondées, et de villes lavées de la carte, il est probable qu’on arrivera à des statistiques horrifiantes.Le nombre des morts croît et décroît avec le flux et le reflux des rapports: on dit qu’ils sont 1,000 à Dayton, puis 500; ils sont 160 à Hamilton, ou plus, et quelques dizaines à Troy, où on ne donne pas de chiffres précis.Toute la région d’inondation est isolée, non seulement au point de vue des communications de chemin de fer, mais même pour celles du télégraphe et du téléphone.Les usines électriques ayant été envahies par l’eau, les villes inondées ont été plongées dans l’obscurité la plus complète.FONDS DE SECOURS On doit faire adopter un bill d’urgence qui donnera $250,000 au fonds de secours.L’EAU BAISSE Dayton, O., 26.— L’inondation à Dayton avait baissé à minuit.Mais la baisse des eaux a cessé vers 7 heures.Le matin a apporté peu d’espoir et on ne croit pas à une délivrance immédiate.On craint que le nombre des noyés se soit beaucoup augmenté pendant la nuit.Personne dans la ville n’a songé à dormir.On ne croit pas que les sauveteurs puissent avancer plus loin qu’hier dans | le district envahi.Plus de 70,000 personnes ont été | incapables" de trouver un abri hier; une foule d’autres sont isolées dans leurs maisons, et n’en peuvent sortir.On estime à 15 milles carrés la région couverte par les eaux, et le niveau y varie de 6 à 18 pieds.LES VICTIMES A INDIANAPOLIS I (Service particulier) j Indianapolis, 26.— On a enfin reçu des nouvelles de West Indianapolis qui ¦ se trouvait isolé de la ville depuis | que le pont de la rue Washington-ouest I avait été démoli.Un correspondant de là Presse Associée abandonné là, dé-.olare que deux cents personnes au moins se sont noyées quand la digue , do la rue Morris s’est rompue, hi«r soir sous la poussée de l’eau.Une nouvelle dont la véracité n’a encore pu être contrôlée, veut qu’un grand nombre de ceux qui cherchèrent refuge dans la salle ÎVolfe ont été tués, quand le plancher, cédant sous le poids dont il était chargé, s’est effondré.CADAVRES A LA DERIVE (Service particulier) | Columbus, 26.— La restauration partielle du service téléphonique permit de recevoir quelques rapports du côté ouest.Plusieurs personnes, dignes de foi, assurent qu’elles ont vu grand j nombre de cadavres s’en aller à la dérive et des familles entières être emportées avec leur résidence.RAPPORTS CONTRADICTOIRES Chicago, 26.— L’on annonce d’un côté que le nombre des victimes des inondations sera moins grand qu’on l’avait cru d’abord, d’un autre, on dit maintenant qu’une fomle de petits villages qu’on croyait jusqu’ici épargnés, ont été inondés.L’EAU BAISSE A INDIANAPOLIS Indianapolis, 26.— Le télégraphiste de la compagnie Western Union à Brook vil le, Ohio, dit qu’un train spécial de provisions partira pour Dayton à 10 heures, cc matin.Les rapports disent que l’eau a baissé de deux pieds à Dayton.Soixante trains de voyageurs sont stationnés en dehors de la ville, et les voyageurs ont poi* ainsi Hire le même sort que les inondés.Ils sont sans abri.L’école paroissiale do l’Assomption donne asile à une centaine de femmes et d’enfants.TROIS CENTS MORTS A PERU Peru, Ind., 26^— Le dernier rapport officiel auquel le maire a apposé sa signature, chiffre le.s morts à 300.On n’a retrouvé aucun cadavre.LES VICTIMES DE DAYTON Columbus, Ohio, 26, — Les morts atteindront plusieurs centaines, d’après un téléphone rotui pur le gouverneur Cox.Les premiers rapports étaient très exagérés, n'empèclie que l’état de la ville, est dos plus lamentables.Des trains de secours arrivent d'heu-ro en heure, et les eaux se retirent petit à petit.Il n’y aurait plus d’urgence WINSTON CHURCHILL PROPOSE AUX GRANDES PUISSANCES D’INTERROMPRE PENDANT UN AN LES GRANDES CONSTRUCTIONS NAVALES.LE PREMIER LORD DE L’AMIRAUTE CONSTATE QU’IL Y A AMELIORATION SENSIBLE DANS LES RELATIONS ANGLO-ALLEMANDES.SON DISCOURS (Service particulier) Londres, 2ü.— Winston Spencer Churchill, premier lord de l’amirauté, a offert au monde, aujourd’hui, par son discours sur le budget de la marine, un répit d’un an dans la construction navale.“De cette manière, dit-il, les peuples de la terre seraient presque instantanément soulagés du fléau créé par la rivalité aigue dans les armements.On gaspille, annuellement, des disaines de millions, sans avancer en réalité la défense navale de la nation.” Le plan qu’il propose ne modifierait nullement la force relative des diverses nations d’Europe."Nous adressons cet appel, conclut-il, à toutes les nations et à aucune avec plus de sincérité qu’à notre grande voisine de la mer du Nord.” M.Churchill reconnaît gracieusement qu’il y a une sensible amélioration dans les* relations anglo-allemandes.Le Monténégro et FAutriche UNE ENQUETE ACCORDEE.— ECHOS ET RUMEURS.Vienne, 26.— Le gouvernement 1 \i’r,n accorde avec plaiisr a 1 Autriche la permission de faire une enquête sur les événements de Djakovo; il invite même les autres puissances européennes à se faire représenter à cette enquête.L’Au-tnche-Hongrie ne refusera pas l’invitation.D’après les dernières nouvelles, on aurait contraint des catholiques a embrasser la religion orthodoxe.Le traitement de Friedmann Sur la tombe de Lord Wolsley (Service particulier) Winnipeg, 26.— Les survivants winnipégois de l’expédition dc_ secours à la rivière Bouge ont câblé à un fleuriste de Londres d’avoir à déposer dis fleurs sur le cercueil de lord Wolsley.Ces vétérans ont conservé le meilleur souvenir de l’illustre maréchal.Plusieurs drapeaux sont ii mi-mât sur les édifices publics.-*- Les Gouttes de Lait ELLES TIENDRONT UNE CON-VENTION, VERS LE MILIEU DE MAI, POUR DISCUTER DIFFERENTS PROJETS D’AMELIORATION.La prohibition à ia Rivière-du-Loup (Service particulier) Rivière du Loup, 26 — Par une majorité de 156 voix, les citoyens de la Rivière du Loup ont voté hier le règlement de prohibition.I es Gouttes de Lait canadiennes-françaises tiendront une convention les 11, 12, 13 et 18 mai prochains, sur l’invitation du Dispensaire du Saint-Enfant-Jcsus, 91 boulevard Saint-Jo-seph-Est.Les représentants des différents dépôts de lait se sont réunis hier soir, sous la présidence du docteur Sévérin Lachapelle, professeur à la faculté de médecine, pour jeter les bases de l’organisation, La séance du 11 mai sera publique.Dans celles des 12 et 13 mai, on étudiera les questions médicales et les questions d'administration.Le dimanche soir, 18 mai, aura lieu une séance publique, au Monument National, sous la présidence de Mgr Bruchési et du maire Lavallée.Le comité d’organisation est composé des docteurs S.Lachapelle, Ed.-R.Dufresne, R.Masson, E.Poulin et de M.A.Chevalier, directeur de l’Assistance Municipale.II y aura, mardi soir, une assemblée du comité.Une exécution capitale dans l’armée indo-anglaise (Service particulier) Alahabad, Indes Anglaises, 26.— Le lieutenant Clark, du service médical de l’armée des Indes, a été pondu aujourd’hui, pour lo meurtre de M.Fulham, comptable au ministère de la guerre — meurtre dont il a été trouvé coupable le 1er de mars courant par la Cour Supérieure d’Agra.Le condamné est monté à l'échafaud avec une fermeté remarquable ; il n’a pas adressé la parole aux assistants.Son corps a été inhumé dans lo cimetière de la garnison.C’est un chapelain de l’armée qui a présidé à la cérémonie.Evêques et Instituteurs LE POURVOI DU CARDINAL LU-ÇON EST ACCUEILLI PAR LA COUR DE CASSATION.(Service particulier) Londres, 26 — M.Reginald McKenna a proposé aujourd’hui l’adoption d’un bill concernant les suffragettes militantes qui ont adopté pour tactique de se laisser mourir de faim quand elles ont été arrêtées.Le projet de loi permet la mise en liberté provisoire des prisonnières si la détention affecte leur santé.Les prisonnières ainsi libérées devront retourner à la prison à la date indiquée dans le document qui leur rend la liberté, Celles qui ne se conformeront nas à la loi pourront être arrêtées de mouveau, sans mandat.Elecüo’' de conseillers (De noire correspondant) Québec, 26.— La paroisse de Beauport, récemment érigée en municipalité de village, a fait aujourd’hui l’élection de son nouveau conseil municipal.MM.Edmond Giroux, Napoléon Dorion, P.J.Mailloux, Jules Bélanger, Pierre Renaud, Louis-Jules Grenier et Gaudiose Lortie ont été élus conseillers par acclamation.Retour» d’Europe Le docteur Paul Ostiguy de la rue Sherbrooke-Est est de retour d’un voyages d’études à Paris.Notre concitoyen a fait la traversée à bord de V “France”.Les pavages Les commissaires ont ouvert à midi les soumissions pour le p&vage de vTngt-deux sections de rues en asphalte, en blocs artificiels et en granit.Pour l’asphalte, la Ville prend cinq rues sur six ; pour les blocs artificiels, la Ville est en partie le plus bas soumissionnaire ; pour les blocs en granit, la Ville obtient cinq contrats sur sept.-f- Collision mortelle (Service BWiculler) Berlin, 26.— Cinq personnes ont été tuées et deux sérieusement blessées dans une collision survenue hier soir entre une automobile et un tram way.Le barrage de la rivière Saint-Charles (De notr# correspondant) Québec, 26.— Le contrat pour le barrage de la rivière Saint-Charles a été accordé à la Compagnie Quinlan et Robertson pour le montant de $1,873,000.La crue des eaux à Québec (Service particulier) Québec, 26.— Les eaux du Saint-Laurent ont subi une crue soudaine, causée par la glace flottante, et ont envahi les quais de la basse ville et le soubassement de l’hôtel des douanes où elles ont éteint les feux des fournaises.Conférences municipales Les ingénieurs et les fonctionnaires des divers services qui composent l’administration des Travaux Publics municipaux ont tenu ce matin la première de leurs conférences tri-hebdomadaires.(Service particulier) Paris, 26.— La chambre civile de la.Cour de cassation a examiné le pourvoi que le cardinal Luçon a formé contre l’arrêt de la cour d'appel do Paris qui avait confirmé le jugement du tribunal civil de Reims le condamnant à l’occasion de la lettre collective des évêques à 500 francs de dommages-intérêts envers la fédération des amicales de France et l’a-micalo des instituteurs de la Marine.La chambre civile de la Cqur Suprême, présidée par M.Baudouin, premier président, vient, contrairement aux conclusions du procureur général Sarrut, d’accueillir le pourvoi de Mgr Luçon, c’est-à-dire de casser l’arrêt de la cour de Paris.L’arrêt de la Cour Suprême dit en substance que la cour de Paris a eu tort d’admettre les amicales d’instituteurs à ester en justice, il ne s’agissait nullement de défendre les intérêts moraux, professionnels ou de carrière de leurs membres, mais l'enseignement public et laïque.Les amicales ne sauraient prétendre au droit de prendre cette défense sans usurper les attributions de l’Etat, qui a seul qualité pour protéger, au besoin, l'enseignement public.Les amicales, dit encore l’arrêt, ne représentant pas l’ensemble des instituteurs et des institutrices, ne sam raient intenter aucune action au nom de tous les instituteurs et institutrices sans préjudicier à ceux qui sont étrangers à leur groupement.En agissant comme elles l’ont fait, les amicales se sont assimilées à des syndicats professionnels que la loi interdit aux instituteurs de fonder.Le conseiller.Falcimaigne avait présenté le rapport de l’affaire, M.Hannotin ayant soutenu le pourvoi du cardinal Luçop et M.Jean Raynal ayant plaidé pour la fédération des amicales.Au café.-p-Tiensl je lis dans le journal qu un centenaire vient de mourir., —(-a t’étonne; pauvre naïf.Moi, .1 ai perdu un grand-oncle qui avait cent cinq ans.—l’enlil moi, personne n’est encore mort dans ma famille.Tuée par un auto New-York, 25.— Mmo Hoolas.do Pinelawn (Long Island), a été tuée par un automobile on traversant la 14o rue, La cuisinière revient du marché.-—Madame, je n’ai pas rapporté de dinde, il n’y en avail pas dans tout le marché., —Vous ne trouver jamais rien, si l y avais été moi-inèine, il y en aurait eu une, je vor.h assure.Examen d’histoire ancisnne.- Elève Machin, dites-moi où Judith a coupé la tète d’Holophcrne ?Au cou, tn’sieu ! New-York, 26 — Ee docteur Friedmann a discuté avec plusieurs médecins l’opportunité de distribuer à toutes la profession son vaccin anti-tuberculsux.On formerait des instructeurs qui montreraient dans tous les grands centres le mode d’administration du sérum.Le docteur Friedmann serait désireux de voir son traitement administré au plus grand nombre possible de malades.On prendra une décision à la fin de la semaine.On en a pitié Entraînés par les glaces DEUX JEUNES GARÇONS DU BOUT DE LT LE DE QUEBEC, VOIENT LA MORT DE PRES.(De outre correspondant) Québec, 26 — Le capitaine Cham-berland et les matelots du traversier “Colomb”, ont opéré ce matin, le sauvetage de deux jeunes garçons du Bout-de-l'Ile, Joseph et Lêonidas La-flamme qui s’en allaient à la dérive, vis-à-vis l’église du Cap-Blanc, dans une embarcation de dix pieds de longueur, pendant la tempête qui sévit depuis cette nuit.Les deux naufragés étaient partis ce matin, à 5 heures pour repêcher les pièces de bois qui descendaient avec le courant et leur embarcation fut entraînée par les glaces.Ils étaient à demi gelés lorsque les marins du “Colomb" qui avaient entendu leurs cris de détresse leur portèrent secours.Tue ou meurs Newark, N.J., 25.— Madeleine Cie-cone, qui est accusée du meurtre de son mari, a déclaré en cour, aujourd’hui, qu’elle avait reçu du nommé Antonio Flore, un* lettre ne contenant que ces mots : “ Tue ton mari ou je vais ta tuer ”.Elle se procura donc du poison et en versa dans le café de son mari.Celui-ci mourut dans dos convulsions quelque temps après.Un homme honoré (Servie» pertirulier) Halifax, 26.— Le docteur C.F.Fraser, surintendant de l'école pour les aveugles, a reçu l’invitation de comparaître à la barre de la Chambre d’Assemblée cette après midi pour recevoir lus félicitations des députés, au noiti de la province, pour ce qu’il fait en faveur de la cause de l’humanité et l'avancement de l’éducation.Départ pour FEurope Mgr Kmard, son secrétaire, M.J.V.Kmard, G.H., échevin, Madame cl Mlle Kmard sont partis hier pour l’Europe.A la gitrc, une délégation du quartier de M.Péohevin Kmard a présenté des fleurs à Mme cl Mlles Kmard.ANDRINOFLE EST PRISE Cette ville fortifiée dont la résistance remontâit aux débuts de la guerre balkanique, cède enfin aux assauts des Bulgares PANIQUE ET INCENDIE (Service particulier) Sofia, 26.— De bonne heure ee matin, l’incendie faisait rage dans les divers quartiers d’Andrinople.La population affolée fuyait par les rues sans savoir où chercher un abri.Le grand arsenal de l’artillerie brûle actuellement et les casernes qui s’étendent entre l’hôpital et les fortins du nord sont aussi en flammes.Les Bulgares s’avancent graduellement vers la ville, l’encerclant toujours de plus près de leur infanterie qui se prépare à l’assaut final.Les huit divisions bulgares qui donnent de tous leurs efforts contre les barricades sud d’Andrinople, ont fait un gain considérable en s’emparant de positions avancées et en capturant vingt canons turcs, huit mitrailleuses et huit cents ot-, tomans.Hier soir, à cinq heures, l’infanterie bulgare n’était qu’à trois cents verges du fort principal.Elle s’est retranchée là pour attendre des munitions et se préparer à l’attaque décisive.Tous les forts de l’est ont été capturés par les Bulgares après un assaut mémorable à la baïonnette.Les assiégeants y ont aussitôt placé i leurs batteries afin de concentrer leur feu sur un même point.LA CHUTE D’ANDRINOPLE Mustapha Pacha, 26.— Andrinople a été prise d'assaut ce matin par les Bulgares après une lut te terrible qui durait depuis lundi.Les flammes dévastent la ville.Les Turcs ont mis le feu aux magasins militaires et aux arsenaux, et ont fait sauter les poudrières avant d’évacuer les fortifications.La plus grande partie de la population a fui.Jusqu’à une heure cet après-midi, Shukri Pacha, le commandant turc d’Andrinople, n’avait pas encore été pris.LA SANTE PUBLIQUE Le rapport des services municipaux des maladies contagieuses et de l’inspection des écoles, pour l’année 1912 a été remis aux commissaires DIMINUTION NOTABLE Le docteur J.E.Laberge, chef du service des maladies contagieuses l’Hôtel de Ville, a soumis aux commissaires son rapport sur l’année 1912, H constate que le nombre des cas accuse une diminution de 973 sur le chiffre de 1911 et de 2608 sur celui de 1910.11 attribue ce fait à une plus grande perfections dans l’inspection médicale des écoles, à une meilleure déclaration des maladies et à l’éducation de plus en plus grande de la population.Le rapport comprend vingt-quatre tableaux qui donnent tous les chiffres, par quartiers, par mois, par nationalités et par espèces.On a rapporté, en 1912, 0141 cas de maladies contagieuses dont voici le détail, pour les maladies les plus graves; diphtérie, 580; scarlatine, 1305; fièvre typhoïde, 417 ; rougeole, 957; tuberculose, 1384 ; variole, 194; lèpre, 2.C’est dans les quartiers Saint-Louis et Saint-Lau- rent qu'on trouve le plus grand nombre de cas, soit 614 pour le premier et 570 pour le second.Si l’on divise ces 6141 cas par nationalités, les chiffres les plus élevés sont comme suit: Canadiens-français, 2,634; Anglais, 1,589; Irlandais, 399; Juifs, 678; Italiens, 101; Russes, 229: pour chacune des autres nationalités, les chiffres sont inférieurs à cent.Pendant l’année, on a vacciné 1,-930, et l’on a émis 5,400.Le rapport particulier de l’inspection médicale des écoles constate que les 19 inspecteurs ont visité 243 écoles.Sur ce nombre, ils n’ont P8s trouvé une seule qui fût défective.Dans 131 écoles, la ventilation est suffisante, dans 112, elle ne l’est pas; dans 221, les mobiliers sont adaptes à la taille des enfants, dans 22, ils ne le sont pas; dans 208 écoles, le balayage est bien fait; dans 206, la lumière est bonne; 80 écoles sont encombrées; 184 ont des appareils de sauvetage.Une mesure urgente (Service particulier) Paris, 26.— La Chambre française vient de voter d’enthousiasme pn amendement aux termes duquel tout individu condamné à une peine d’emprisonnement pour vol, escroquerie, abus de confiance, faux, etc., n£ pourra plus s’établir banquier.Il a fallu la déconfiture, la fuite ou l’arrestation de 33,333 banquiers véreux pour en arriver là! Jusqu’à présent, la profession qui consiste à recevoir en dépôt l’argent du public était la plus ouverte, la plus libre de toutes.La Bourse Une petite drôlerie Le “Ori de Paris" reproduit quelque* indications portées par un bibliophile humoriste sur un catalogue d'ouvrages d’occasion.En voici : Adenis (Eug.) "Le Nouveau - né” (vient de paraître) .Albert (Paul) .“La Poésie” (piqûres de vers) .Beaume (G.) “Le fruit défendu” (très recherché) ., Billet (A) ."L’Andalouse (peau brune) .Case (Jules) .“Promesses” (manque la suite) .Castiglione (B) .“Le Courtisan” (dos arrondi) .Chateaubriand.“Les Martyrs” (belles épreuves) .Coulon.“La Mort de ma femme” (demi-chagrin) .Dumas fils."L’Ami des femmes” (épuisé) .Feydeau (Georges) .“L’Homme intègre” (vendu) .(Service particulier) New-York, 26.—Ces deux jours-ci, les valeurs ont eu une tendance vers la hausse à cause de la répon-favorable du marché de Londr.es.Celui-ci a acheté beaucoup de valeurs ici.Les désastres rapportés dans plusieurs districts ont atténué la vigueur du marché.Londres, 26.— La situation dans les Balkans étant meilleure, le marché s’en ressent.Les valeurs américaines sont à la hausse.Le Pacifique Canadien a monté de 1-2 à 2 points.Fin de carême.Madame, interroge sa cuisinière : —Voyons, Marie, pour le déjeuner, U vous reste du boeuf d’hier.—Oui, madame ; mais madame oublie que c’est maigre aujourd’hui.—Ah! c’est -uste.Eh bien, vous le mettrez en salade.VENTES DE L’AVANT-MIDI.M.Power, 25 à 221, 125 à 221 l 290 à 221, 50 à 220 1-2, 75 à 220 ü 50 à 320 1-2, 50 à 220 3-4, 50 à S 1-2, 25 à 220 3-8, 250 à 220 1-8, 50 220 1-8, 25 à 220, 25 à 220 1-4.D.Steel, 25 à 50 3-8, 75 à 50 1 100 à 51, 50 à 50 3-4, 115 à 51.C.P.R., 35 à 229, 25 à 229 1-8, à 229, 75 à 229 1-4, 100 à 229 3-8, 1 à 229 1-2, 100 à 229 3-8, 150 à 229 1 Détroit, 85 à 75.Richelieu, 70 à 110 1-4, 25 à 110 3 25 à 110 3.4, 50 à 110 3-8, 100 à 1 1-4, 50 à 110 1-2.Winnipeg, On à 200, 25 à 202.Québre, 40 à 18.Brésilien Traction, 50 à 90 1-2, 100 96.100 à 96 1-4, 80 à.96 1-4.S.River, 10 à 62 1-2.Nova Scotia, 25 à 75.C.Reserve, 200 a 375.! D.Textiles, 25 à 82 7-8.Shawinigan, 25 à 133.DECES Pendant le bal.—Est-ce vrai que vous épousez Mlle Lafleur?—Non.—pue j’en suis donc heureuse! —Comment I est-ce que vous en augurez du bonheur pour vous?• —Non, pour elle.Après la séance de la chambre.- Quels élis furieux ont poussé les socialistes ! On a dû les entendre de l’autre côté de la Soine.—Non, niais sur les bords do la Sprée, peut-être,,, HURTUBISE.—Au No 417, Avenue Roslyn, Westmount, est décédée le 25 mars 1913, à l’âge de 8 ans et 9 mois, Hermine, fille unique de Joseph et Joséphine Hurtubise.Avis des funérailles demain.LYNCH.—A Montréal, le 24 mars 1913, est décédée Catherine, Margaret McDonell, veuve de feu Patrick Lynch, Jr.Les funérailles auront lieu jeudj le 27 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure No.251 rue Fullum à 8 heures 45 a.m., pour se rendre à l’église St-Vincent de Paul, où le service sera célébré, et de là, au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs.REMERCIEMENTS Madame Pierre Carmel, et sa famille remercient sincèrement les personnes qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie à l’occasion de la mort de monsieur Piem Garni el.1
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