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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 27 mars 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-03-27, Collections de BAnQ.

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UN SC U UE NUMERO VOLUME IV—No.71 MONTREAL, JEUDI 27 MARS, 1913 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 Union postale ••»«*.$3.00 Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et Administration I 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ^ ADMIN1STRATIO.1 Si» 7461 REDACTION: Mu» ' FAIS CE QUE DOIS 1 \ - — - 'v LE REFERENDUM A LA SASKATCHEWAN Une initiative à surveiller L’Ouest nous réserve plus d’une surprise d’ordre politique ou économique.La population des nouvelles provinces ne s’embarrasse guère, règle générale, des traditions ou des préjugés anciens; elle contient un noyau de gens, particulièrement des Américains, qui, dans leur pays, ont entendu discuter toutes les formes de gouvernement et à qui l’intérêt des partis ne peut encore fermer les yeux sur ce qu’ils croient juste ou utile.Voilà pourquoi la législature de la Saskatchewan a si rapidement adopté cette loi •sur l’initiative et le referendum qui scandalisera sûrement un certain nombre de théoriciens de l’Est.Nous ne parlons point des praticiens qui trouvaient excellent qu’on fit un plébiscite sur la vente et la fabrication de l’alcool et qui jugent inconstitutionnel et quasi-révolutionnaire le plébiscite sur la question navale: ceux-ci n’ont rien à faire dans le domaine des idées.* * * En quoi pourtant cette loi nouvelle (dont le Devoir exposait hier le mécanisme) peut-elle blesser l’ordre ou l’inlérêt public?On a dit que le plébiscite est chose non prévue par la Constitution britannique.Mais la Constitution britannique n’est pas un texte définitif et immuable; c’est un organisme vivant qui s’adapte aux besoins des peuples libres, et ce sont les chefs mêmes du parti conservateur, les gardiens nés de la tradition anglaise, qui ont proposé de régler par voie de referendum la grande question du Horne Hide.On a dit encore, et cette parole se retrouvait récemment sur les lèvres d’un homme fort distingué, que.des problèmes comme celui de la participation du Canada à la défense générale de l’Empire, sont trop complexes pour être soumis à l’arbitrage du peuple.Si l’object/ou a quelque valeur, elle n’atteint pas seulement la théorie du referendum, elle frappe à la base même du régime parlementaire.Car, quel est le plus difficile problème: porter un jugement sur telle question parfaitement délimitée, sans avoir à se préoccuper de la répercussion de ce jugement sur la situation politique générale, ou porter un jugement d’ensemble sur le sort d’un parti, au cours d’une élection où se mêlent tous les programmes, tous les intérêts et tous les appétits?«* e « » On dira peut-être: le Parlement est plus compétent que la foule.Je n’en suis pas du tout sûr: en admettant que le niveau général de la culture parlementaire soit un peu supérieur à celuli de la culture générale, il faut reconnaître que la fouie est infiniment moins apte que le Parlement à subir les pressions des groupes occultes, plus indépendante des puissances financières et beaucoup moins accessible à la corruption.Dans une assemblée de cent ou deux cents personnes, il suffit parfois de tenir trois ou quatre hommes pour faire marcher la majorité.Un certain nombre de gens peuvent toujours être matés par des promesses; la plupart sont tellement pris dans les liens de parti que rien ne les peut émouvoir, une fois que les chefs ont parlé.Du reste, tout vote parlementaire sur une question d’intérêt général peut entraîner la chute d’un gouvernement, et la question ministérielle avec toutes ses conséquences se trouve ainsi perpétuellement posée.Rien ne saurait plus fortement entraver la liberté des députés, tandis que l’es-Sence du referendum, c’est la libre appréciation d’une mesure jugée en elle-même, en dehors de l’intérêt des chefs et des partis.Prenons un exemple concret: la question navale, par exemple.Qui n’avouera que le vote populaire, dans un plébiscite, différerait essentiellement de celui des députés?* « « Le référendum s’imposera à son heure, quand les' partis — ce qui ne tardera guère — auront suffisamment dégoûté le peuple du système actuel.11 apparaîtra comme une soupape de sûreté du régime parlementaire pur.Le referendum n’est pas, du reste, une simple théorie, c’est un fait qu’on peut étudier en Suisse, pour ne citer que ce pays.Depuis douze ans, le peuple y a rejeté douze des vingt-cinq lois adoptées par le Parlement et qui lui furent ensuite soumises.N’est-ce pas la preuve éclatante du désaccord qui existe trop souvent entre le corps électoral et ceux qui sont censés traduire sa pensée?L’initiative de la Saskatchewan mérite donc d’être examinée de près.Orner HEROUX.M.Caron et le coût des routes Nous avons encore causé de la peine à M.J.E.Caron, ministre de l’Agriculture et de ta Voirie à Québec! C’est à propos des chemins et le Soldi voudrait bien nous faire expier notre cruauté d’une façon exemplaire.Mais le moyen lui manque.Nous a\rons dit que, d’après une déclaration de M.Taschereau, l’empierrement de la route Montréal-Québec allait coûter deux fois plus que ne le prétendait il y a un an à peine le ministre chargé de diriger ce service.Pour nous confondre et donner raison à son petit maître, le Soleil devrait donc établir que notre source de renseignement est erronée et que la construction du chemin ne coûtera guère plus que le chiffre prévu et annoncé par M.Caron.Cotte preuve est-elle impossible?Chose certaine, le Soleil ne la tente meme pas.Il admet implicitement au contraire que la somme indiouée par M.Taschereau est exacte.Alors?Il raisonne de la manière suivante: La confection de la route Montréal-Québec va coûter plus de cinq mille piastres par mille, parce qu’il y a des côtes à adoucir, des ponceaux à faire, etc.Evidemment, cela va coûter plus cher parce que cela ne peut pas coûter moins cher! Est-ce que nous avons prétendu le contraire?Nous avons tout simplement dit et nous répétons qu’en évaluant entre trois â cinq mille piastres par mille le coût de construction des bonnes routes, M.Caron se trompait, et qu’en dénonçant l’opinion contraire soutenue par le Devoir, alors qu’il avait sous les yeux les chiffres de son ministère quj nous donnaient raison, le ministre, consciemment ou non, se moquait du public.Que ce soient la construction des ponceaux, des montées ou le défaut de pierre à certains endroits qui augmentent le coût, est-ü moins vrai que le prix est de cent pour cent plus élevé que relui prévu et réaffirmé sans cesse depuis par M.Caron ?Est-il moins vrai que cette différence prouve qu’il avait tort et que nous avions* raison?' Il est vrai qu’en un sens la route Montréal-Québec présenle des conditions spéciales de construction mais beaucoup plus favorables qu’aii,leurs.De la Pérade à Montréal, par exemple, soit les deux tiens du parcours environ, il n’y a presque pas de différence de niveau.Que sera-ee quand on entreprendra les routes de Montréal à Sainte-Agathe, de Québec à Chicoutimi, de Québec et Montréal à Sherbrooke, de Québec à Gaspé où la voie est beaucoup moins avantageuse que celle entre Québec et Montréal?Et sur tous ces parcours aussi il faudra construire des ponceaux et amener la pierre de certaines distances.G’est pourquoi M.Caron fait mieux d’avouer tout de suite qu’il s’est trompé.Car plus la construction avancera, plus elle démontrera qu’en fixant le coût entre trois mille à cinq mille piastres par mille, il a voulu farder la pilule ou qu’il ne connaissait à peu près rien de ce dont il parlait.Jean DUMONT.Simple et canaille Le Pays de dimanche, parlant d’un certain nombre de journalistes parmi lesquels il me classe expressément, et citant une parole qui est de moi, disait: “Quand M.Magnan déclare que les institutrices devraient être mieux payées, ia bande des beaux-frères demande “qui oserait affirmer que ce ne soit là le bon sens même?” Quand c’e*>t le Pays, la même bande décrète que nous ne somma* que des dénigreurs.“Les beautés de la logique,” Je défjc l’auteur de ces lignes de Prouver qu’à une date quelconque, dans un article, dans une conférence ou même dans la conversation la plus infime, (je lui laisse la liberté de chercher partout), j’aie décrété ou insinué que les rédacteurs du Pays sont “des dénigreurs”, parce qu’ils affirment “que les institutrices devraient être mieux payées.” II n’en fera rien, parce qu’il s’est contenté d’user d’un procédé aussi simple que canaille : prêter à un adversaire des sentiments mi’il n’a pas pour le noircir devant ceux qui ne le connaissent point.0.H.REMIS Nous sommes forcément obligés de remettre à demain la publication de ia lettre adressée par M.Cahan à la Gazette, BILLET Dü SOIR UNE LEÇON.M.Alcée Fortier, de la Xouvelle-Orléanfi, parlait l’autre soir, à l’Alliance française, de son pays.Il en parla avec une ferveur souriante, un attendrissement tout filial.Durant le tumulte de 17G8, a-t-il raconté, des Louisianais ont prêché la liberté et réclamé une république.Ils ont donc aspiré à l'indépendance huit années avant les Américains, qui devaient la conquérir en 177G.Cependant, ce fait, tout à l’honneur de la Louisiane, n’est mentionné dans aucune histoire.“Eh bien, disait M.Fortier, afin d’être sur qu’il soit dans l’histoire, i’en, écris une moi-même.’’ Et l’on songe à Garneau entreprenant d’écrire son Histoire du Canada parce que des Anglais mettent en doute, devant lui, les immortels hauts faits de nos ancêtres.Mais, de nos jours, combien sont rares ceux qui recherchent dans notre patrimoine national un sujet de fierté, une cause commune que ne devraient pas faire oublier les chicanes politiciennes, la place qui nous revient de droit en ce pays britannique, un enseignement et une direction ! Aujourd’hui, ce n’esl plus cela.Pour les tenants de certaine école, la tradition, c’est le contraire du progrès; parler de notre histoire sans tache, à l’époque où il y a tant de taches, et parler de nos hommes sans reproche, à l’heure où ils sont si rares, cela s’appelle “brandir les aïeux”.Et qui brandit les aïeux n’est qu’un fossile ou un “revenant” que l’on renvoie bien vite à son cimetière.Pour être de son temps, il faut renoncer à l’héritage qui nous a faits ce que nous sommes, qui nous aura faits tout ce que nous pourrons être demain.M.Alcée Fortier a parlé de la littérature louisianaise, modeste-menl française comme la nôtre.On y trouve des romans, qui ne sont ni du Flaubert ni du Bazin; des poésies qu’un lettré n’attribuerait pas à llérédia; des petits vers funambulesques que ni Donnay ni Zamacois n’auraient signés.Mais ces romans et ces poèmes fleurent le terroir louisianais et c’est précisément parce qu’ils sont différents de ceux de France qu’ils ont leur prix.Pas plus en Louisiane' qu’au Canada, l’écrivain n’atteint à la perfection verbale d’un Jules Lemaître ou d’un Henri de Régnier, mais celui qui aime son pays sait trouver, pour en parler, les mots qui conviennent.Léon LORRAIN.L’hygiène à l’école Le rapport du docteur J.E.Laber-ge, sur l’état de nos écoles pendant l’année 1912 est intéressant par les chiffres qu’it donne.Les médecins inspecteurs ont visité 243 écoles, soit trente-neuf de plus qu’en 1911, mais tandis qu’ils constataient, il y a deux ans, qu’il y avait six maisons défectueuses, iis n’en ont pas trouvé une seule l’an dernier.Il y a cependant une légère augmentation du nombre des écoles encombrées, mais d’après ce qu’on annonce* il va se construire cette année, une douzaine de nouvelles écoles, ce qui devrait suffire à faire disparaître l’encombrement du moins pour un temps.Il y a cent trente-et-une écoles où la ventilation est insuffisante, ce qui ne devrait pas être toléré.S’il n’y a pas moyen d’installer dans une école un système de ventilation, on peut toujours améliorer la situation.Il y a encore trop d’écoles où le mobilier n’est pas adapté à la taille des élèves.Toutes ces améliorations ne peuvent s’obtenir qu’avec de l’argent, et certaines commissions scolaires peuvent dire qu’elles n’ont pas les moyens de faire les dépenses nécessaires.Mais il est un défaut qu’aucune raison ne peut pallier: le balayage mal fait.Or l’on constate que sur les 243 écoles, on fait mal le balayage dans 35 maisons, ce qui veut dire qu’on le fait à sec, ou qu’on ne le fait pas du tout, au choix.C’est impardonnable.Enfin cinquante-neuf écoles n’ont aucun appareil de sauvetage.Qu’attend-on pour en avoir: un incendie et des pertes de vie?Somme toute, il y a amélioration sensible.Les commissions scolaires ne sont pas forcées de recevoir les inspecteurs, mais les préventions du début ont depuis longtemps disparu.On accueille les médecins partout; mais il existe encore des écoles où les autorités se contentent de lever in petto les épaules, devant les conseils qu’on leur donne.Espérons que cela aussi changera.Fred.PELLETIER.Feu lord Wolseley Aux Etats-Unis, on peut devenir général ou colonel aussi facilement qu’on devient lord en Angleterre.Un simple commis de la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui s’appelait humblement Donald Smith, s’est mu, tout d’un coup, en lord Strathcona.Des opérations fructueuses ont ainsi permis à un brave homme de s’ennoblir moins encore par son titre que par son caractère, et de laisser supposer qu’avec de l’argent on peut arriver aujç plus hautes dignités.Au Mexique, c’est différent.Pour être général, il n’esl pas besoin d’avoir servi dans l’armée.On est chef de bande et on traite avec le président, avec le gouvernement; on a le plaisir de s’entendre appeler général comme si ce titre sonore avait été conquis à la pointe de l’épée ou de la baïonnette.Lord Wolseley, qui vient de mourir, était au moins un général authentique.Il connaissait bien le Canada pour avoir étudié et longuement médité l’histoire de la campagne de Wolfe en Amérique du Nord.On a dit de lui qu’à sa naissance il portait dans sa giberne un bâton de maréchal.Cependant, il n’en a pas moins fait son chemin par la seule vertu de son mérite personnel et de son courage.Sa vie est un bel exemple à offrir aux générations qui se lèvent.Le père de lord Wolseley était major dans l’armée anglaise; il a laissé à son fils, pour tout héritage moral, l’exemple de sa vie remplie d’oeuvres el d’une activité féconde.Vétéran de la guerre de Crimée et du siège de Sébastopol, décoré de la Légion d’Honneur, il pouvait montrer plusieurs blessures reçues au service de son pays.Le général Wolseley est venu au Canada en 1870, lors des premiers “troubles” du Nord-Ouest.Il n’était alors que colonel.Il a, depuis, visité le Canada à plusieurs reprises.Entre temps, il a commandé l’expédition égyptienne de 1882, qui eut pour résultat ia défaite d’Arabi Pacha à Tel-el-Kebir.Il serait puéril d’affirmer, comme le font les journaux d’Angleterre et du Canada qni font du loyalisme à outrance, que lord Wolseley fut un grand soldat.Il suffit de dire qu’il fut un général d’armée .authentique, qu’il ne s’est pas J/vangué outre mesure sur les champs de bataille et que ses oeuvres les plus remarquables sont des oeuvres de paix.Uldéric TREMBLAY.Le chef de la Sûreté Les commissaires ont donné un successeur au chef Carpenter en nommant, avec le grade d’inspecteur, le sous-chef Joseph Charpentier.Il convient de féliciter les commissaires d’avoir résisté aux influences qu’on a tenté de faire jouer pendant six mois, pour les forcer à nommer un autre, sous le fallacieux prétexte que la position appartenait à un Anglais ou du moins à un candidat de langue anglaise.Les positions n’appartiennent pas à telle ou telle nationalité, mais au plus digne, et, à moins de prouver que M.Charpentier était incapable ou indigne de devenir chef de la Sûreté, ils lui devaient et se devaient à eux-mêmes de ne prendre en considération que le principe de la promotion.M.Charpentier est digne de l’honneur qu’on lui fait, par ses services et son habileté, et sa nomination sera bien vue de tous, malgré les ambitions déçues.F, P.-?- 4R1BB' .- Les journées sociales ELLES SONT REMISES A L’AUTOMNE Il est possible, nous dit-on, que les journées sociales, projetées par VEcole sociale populaire, soient remises à l’automne.Mais, dans ce cas, elles prendront une importance et un développement beaucoup plus considérables qu’on ne l’avait d’abord pensé.Les cours seraient plus nombreux, s’adresseraient à des auditoires plus variés, et nous aurions le plaisir d’entendre ici un sociologue français fort distingué.A FUnion Catholique Dimanche prochain, à l’Union Catholique, le docteur P.A.Brisson sera le conféî'encier du jour.Le sujet traité comprendra: La repopulation de nos campagnes; la rénovation agricole; la cherté de la vie; l’avenir de la race canadienne-franeaise en-Amé-rique.DEMAIN : Le “ Devoir ” publiera un article de M.Henri Bourassa sur le discours Churchill.Sur le Pont d’Avignen.Le ministère des postes a acheté, paraît-il, 359,000 cadenas pour les sacs de malle.On dit que -c’est une amélioration superbe.N’en pourrait-on passer quelques-uns à certains députés?* * * La Patrie dit que Si M.Monk retourne à la Chambre, il serait surprenant de le voir changer d’attitude, après la grande réserve qu’il a observée jusqu’ici.La Pairie n’aura pas de difficulté à convaincre ses lecteurs de la “grande réserve” observée jusqu’ici par M.Monk, après leur avoir atténué ou caché à peu près toutes le** récentes déclarations du député de Jacques-Cartier.« • « Chaque fois que M.Rodolphe Lemieux rappelle l’une des nombreuses dénonciations dont son manque de patriotisme fut l’objet, il les qualifie toujours de crucifiement.“I was crucified, we were crucified for such and such thin^*”.La perte du portefeuille en est-elle un martyre pour ces gens-là! * * Un certain nombre de membres de l’association des producteurs de légumes d’Ontario se constituent en coopérative avec l’espoir d’économiser cinquante mille piastres sur le prix d’achat de leur semence.Quand est-ce que la coopération donnera des résultats semblables au consommateur?9 4= * Un millionnaire américain lègue trois millions à sa fille à condition qu’elle se marie et qu’elle ait des enfants.Inutile d’ajouter que 1ers offres de mariage affluent.Commentant ce fait, le Journal, d’Ottawa, s’afflige de la passion dominante de l’argent qui fait de l’institution sacrée du mariage une moquerie.Le Journal a raison, mais peut-il sincèrement s’étonner de ce sentiment chez ceux qui sapent cette institution par le divorce?« * * Hier encore les dépêches de Constantinople doutaient de la victoire des Bulgares à Andrinoplc.A ce moment-là pourtant l'armée turque convaincue de l’inévitabilité du désastre, mettait le feu à la ville avant de l’évacuer.La mentalité turque seule peut résister à toutes tes épreuves.* * * Le gouvernement fédéral nomme une commission d’ingénieurs hydrauliques qui étudiera l’effet probable du creusement du chenal sur le débit des eaux du Saint-Laurent.Ost une sage décision cjui deyra mettre fin à toutes les discussions soulevées à ce sujet en ces dernières années.4 * * M.Winston Churchill propose aux grandes puissances une année de répit dans la construction des vaisseaux de guerre.Et c’est justement cette année-ià que nous choisirons pour nous lancer dans cette folie! * * * C’est au tour du parlement impérial maintenant à donner l’exemple du désordre.Le discours de M.Churchill a etc retardé de quatre heures par une scène cpii dépasse en violence tout ce qui s’est vu récemment à Ottawa.Quand la “mère des parlements” s’oublie à ce point et si souvent, il n’est pas étonnant que ses fils tournent mal.JT- * * Wilhelm George, un journaliste dit tenir de feu Kiderlin Waehter, que Tenvoi de la Panther à Agadir aavit pour but d'obliger la France à tirer le premier coup de canon en cas d’hostilité et par suite, d’amener les alliées de l’Allemagne attaquée à épouser la cause de cele-cli.Ce qui prouve l’habileté de certains esprits à poser en victime, tout en étant les provocateurs réels.V 4 « “Laurier is with Bourassa, il Bourassa is against Borden”, dit un journal conservateur.A quoi un journal libéral pourrait répondre: “Borden is with Bourassa, if Bourassa is against Laurier.”''' Cela serait aussi vrai dans un cas que dans l’autre.“And there you are,” comme disent les Anglais.* * * Tous hs journaux libéraux qui reproduisent l’amendement Laurier au bill naval évitent soigneusement d’expliquer que le dit amendement laisse subsister le paragraphe con- sacrant la dépense de 35 millions.* * * Que la restriction des débats parlementaires soit établie cette année ou plus tard, lorsqu'elle sera proposée, l’un ou l’autre des partis pourra difficilement la combattre avec efficacité.Les deux partis l’ont demandée, les libéraux en 1910, les conservateurs cette année.• a « La fédération des clubs libéraux d’Ontario fait dire aux organes libéraux de cette province que leur parti n’a jamais été aussi uni ni aussi enthousiaste.C’est possible, mais cela prouve que l’union et t’enthousiasme ne sufisent pas pour assurer le succès.4 « * Le Star rappelait hier à ses lecteurs qu’il ne faut pas oublier l’urgence.En même temps Winston Churchill reconnaissait officiellement le ton de plus eu plus pacifique des débats entre l’Allemagne et l’Angleterre.Plus ça va, moins les jingos s’entendent.• 4 4 Quatre projets d'extension de suffrage aux femmes viennent d'etre soumis à la législature d'Ontario, L> plus radical propose do donner le droit de vote à tous les sujets masculins ou féminins âgés de 21 ans.Un autre demande le droit de vote pour le sfemmes possédant déjà ce droit en matières municipales.Des projets semblables ont été repoussés par in législature du Nouveau-Brunswick.Il n’est pas probable que la législature d’Ontario fasse autrement.Le Veilleur.LETTRE D’OTTAWA LA PAIX REGNE Ottawa, 2G.— La trêve continue.Tout est calme, aux Commîmes.Et rien n’indique que l’armistice doive se terminer avant la semaine prochaine.Les députés parlent prévisions budgétaires et votent l’argent requis pour les salaires des fonctionnaires.Ceux-ci, pendant les séances d’une semaine, dernièrement, s’inquiétaient donc à tort de l’obstruction.Us prévoyaient déjà la nécessité d’aller, comme la cigale du bonhomme LaFontaine, emprunter chez quelque fourmi d’allures plutôt cassantes.Us n’en seront pas réduits à cela.Et leurs traitements, comme par le passé, leur seront versés chaque mois, avec régularité.• • * Dès le début de la séance, M.Lemieux fait rire quelques députés, un peu à ses dépens.11 a noté, dans le Citizen de ce matin, des indications précises quant à la teneur d’une résolution dont M.Borden doit saisir la Chambre, demain, au sujet d’un traité canado-japonais.Et il s’imagine que ces renseignements sont le fait de quelque fonctionnaire indiscret.“La Chambre a le droit de connaître avant le public la portée exacte de mesures de cette espèce, dit-il sentencieusement.“C’est bien mon avis aussi”, dit, d’un air de bonne humeur, le premier ministre.“Et si M.Lemieux se fût donné la peine de lire d’abord les procès-verbaux de la séance d’hier, il y eût trouvé, à propos de cette affaire du Japon, tout ce qu’il a lu dans le Citizen de ce matin; il n’y a eu nulle indiscrétion de qui que ce soit.” La droite rit, plusieurs oppositionriistes aussi, tandis que M.Lemieux appelle un page et se fait apporter les procès-verbaux d’hier.Il les consulte et s’aperçoit que M.Borden a raison.Morale: “Avant que de parler, il est parfois bon de se renseigner.” * # * Le reste du temps, la Chambre s’affaire à voter quelques chapitres des prévisions budgétaires pour le prochain exercice financier.Cela ne se fait pas, toutefois, sans une discussion préalable, relative à l’exportation du gaz naturel, aux Etats-Unis, par certains industriels canadiens.L’affaire discutée, il se trouve qu’il n’y a pas de telle exportation.Mais ce sujet n’en permet pas moins à l’opposition d’aborder, en deux heures, une trentaine de sujets différents; et, comme plusieurs orateurs s’en donnent d’importance, il se trouve finalement que maints experts se soulagent de quelques bouffées d’éloquence.gazeuse.Au chapitre des prévisions budgétaires, peu d’intérêt.On traite tour à tour des appointements versés aux secrétaires particuliers des ministres, du personnel de la commission de Conservation des ressources naturelles et de mille autres choses qui, toutes, demandent de l’argent.Il appert que tous les chapitres relatifs au traitement des fonctionnaires fédéraux recevront au plus tôt l’approbation de la Chambre, après quoi celle-ci en reviendra au fameux bill naval.* * * M.Guthrie, dans le cours de l’après-midi, a fait allusion à ce sujet: il a lu aux Communes, sous le regard un peu ennuyé de M.Borden, la dépêche de Londres d’après quoi M.Winston Churchill, dans son discours d’aujourd’hui même, sur le budget naval britannique, offre aux nations européennes un répit d’un an dans la construction navale.Le premier minisjre n’a guère aimé celte allusion, si l’on en juge à sa mine.Aussi bien, ici, commente-t-on de toutes parts, ce soir, ces déclarations de M.Churchill.Les libéraux disent: “Voilà qui détruit net le fameux mémoire, dont M.Borden et ses journaux font si grand état, depuis quelque temps.M.Churchill offre un répit à l’Allemagne; c’est donc au Canada à donner l’exemple, en ne votant pas aujourd’hui les trois dreadnoughts que M.Borden veut à tout prix nous faire offrir à la Grande-Bretagne.Car si celle-ci ratifie*Je projet de M.Churchill, elle aura mauvaise grâce d’accepter ensuite les trois navires de M.Borden; leur acceptation romprait la marge entre les deux pays, et servirait de motif à l’Allemagne pour refuser la proposition faite par le premier lord de l’Amirauté.A notre sens, le discours de M.Churchill met M.Borden dans l’obligation d’abao-donner son bill, au moins pour cette année.Somme toute, l’opposition aura donc eu raison de prolonger le débat à ce propos.Et l’on peut compter que si le ministère en tient pour sa mesure, malgré tout, le dernier discours de M.Churchill donnera un nouvel argument à Ja gaucho pour combattre le projet de loi Borden.” A droite, il ne manque pas non plus de députés heureux des récentes declarations de M.Churchill.“J’y vois une excellente raison, pour le ministère, de laisser en panne sa mesure des 35 millions et même de l’abandonner tout net”, nous disait tantôt un ministériel anglais qui a voté pour le bill Borden, mais est d’un impérialisme plutôt tiède.“M.Borden prétexte urgence pour nous faire voter ces 35 millions.Or, la proposition Churchill établit sans équivoque que l’urgence n’existe plus et que la Grande-Bretagne serait heureuse de la limitation des armements européens.Si M.Borden est diplomate, il profitera de ce discours pour sortir le ministère du mauvais pas où il s’est engagé avec cette affaire de contribution.Il lui suffirait d’expliquer que, afin de ne pas compliquer la situation et de donner une preuve de la bonne foi de la Grande-Bretagne, et de l’Empire, le Canada a résolu de remettre, de concert avec l’Amirauté, son offre de secours à Tan prochain.” Plusieurs conservateurs sont de cet avis.Mais il est impossible, pour l’heure, de prévoir à quelle conclusion en viendra M.Borden, quoiqu’il semble improbable, au premier abord, qu'il abandonne son bill.Il est trop impérialiste pour cela, et la masse des députés conservateurs aussi.* * L’on n’entend guère parier de règlement de clôture, depuis la rentrée.Mais, paraît-il, M.Borden aurait fait tenir à M.Laurier une copie du texte projeté de la nouvelle règle de la Chambre dont il voudrait saisir celle-ci, au cas où l’opposition recommencerait ses tactiques obstructionnistes, dès la reprise du débat sur le bil! naval.L’opposition, toutefois, si elle se prépare à faire grand bruit autour d’un règlement de clôture, n’en pense pas moins que, advenant l’adoption d’une telle mesure, elle pourrait dans un avenir plus ou moins rapproché, avoir certains avantages pour le parti libéral.lors de son retour au pouvoir.Car ce parti pourrait alors se servir, pour mater les conservateurs, du mors même que ceux-ci auraient forgé pour avoir raison de sa résistance.Les conservateurs auraient tout l’odieux de cette mesure, et les libéraux, à de certaines heures, en trouveraient fort bien tous les avantages.Pour le moment, toutefois, les deux partis font mine de se désintéresser du sujet.Beaucoup de sommeil et de repos, â l’occasion de Pâques, ont tranquillisé quelque peu les esprits; et les vantardises sont plus rares.Nos députés y reviendront bientôt: ils sont aussi mobiles d’idées et d’impressions que Numa Roumestan.Et, comme son compatriote méridional, Tartarin, ils n’ont de cesse qu’ils ne proclament à cor et.à cri ce qu’ils feront si quelqu’un veut empiéter sur leur liberté.Un député libre, quel anachronisme ce serait, par le temps qui court! Georges PELLETIER.M.Tancrède Marsii et l'affaire d’Hochelaga M.Tancrède Marsü adresse à Thon.M.Doherty, ministre de la justice,la lettre suivante : A l’Honorable Charles Doherty, Ministre de la Justice, Chambre des Communes, Ottawa.Monsieur, Le 17 mars courant, de votre siège de député et protégé par votre immunité parlementaire, vous m'accu riez d’avoir essayé de faire chanter votre cullègue le Becrêtaire d’Etat.M.Coderre, par son silence, a laissé p’aceréditer cette accusation dans le fut évident d’atténuer la violence des attaques dirigées contre lui par certains de ses parents et amis.De crainte que l’on me taxât de profiter de l’excitation provoquée par ce débat et d’agir sous l’empire de la colère, j'ai préféré attendre que 1 calme se fut rêathli pour vous uoics-sci la présente lettre.Monsieur, de deux choses l'une ; ou bien votre accusation contre moi est fondée et le Secrétaire d’Etat et vous pouvez en faire la preuve, et.alors le devoir vous incombe de me faire arrêter, de me traduire devant les tribunaux criminels de ce pays.“et je vous en supplie ! ” Ou bien votre accusation repose sur les contre affidavits de ceux de vos amis politiques que vous avez traités de “parjures”, “d'hommes sans réputation ” et de “ maîtres chanteurs”, lorsqu’ils attaquaient votre collègue, le Secrétaire d’Etat, et alors ne croyez-vous pas.Monsieur qu’en honneur comme par simple honnêteté, vous me devez de déclarer que votre accusation n’est pas fondée.Croyez, Monsieur, à l'expression d( mes sentiments les meilleurs.TANCREDE MARSH,.97 St-Jacques.Montréal.26 Mars 1913.—-?- Une défaite des fédéraux au Mexique (Pervlco nnrticuHer) Naco, Arizona, 27 — Les huit cents soldats rebelles ont empêché les troupes d’Etat de prendre la position par assaut.Les fédéraux ont perdu 300 hommes à .Cananea.Mille soldats d’état ont été repoussés.La garnison de Huerta n’a pas eu à souffrir de grandes pertes- c LL.UEN U1R, MORIKEAL, JLLUi, 27 .MJWIS did.VOL.IV.— No.71 Coupon «8 Vote BON POUR CINQ VOTES Ce coupon sera nul après le 5 Avril 1913 CONCOURS DU “ DEVOIR ” NOM RUE VILLE .District No.Cs coupon vaudra cinq votes s'il est rempli suivant les indications et envoyé au gérant du co.cours à la date ci-dessus mentionnée ou avant.Les coupons doivent être en bon ordre et réunis en paquets.L’on doit écrire le nombre de votes sur le coupon de dessus.CHOSES MUNICIPALES LE CHEF DE LA SURETE tuellement à faire de grandes améliorations aux nombreuses propriétés de la compagnie, telles que les hôtels, les élévateurs et les stations.Des millions ont été votés à cette fin.Parmi les édifices qui reçoivent une attention toute particulière de la compagnie se trouvent la tiare Windsor, lu tiare Viger, la («are d’Edmonton, le fameux Ehâteau Frontenac, à Québec, l’Hôtel Algonquin, à Saint-André, N.-B., ainsi que plusieurs autres édifices situés tout le long du transcontinental.Les améliorations que l’on fait subir à la Gare Viger sont sans con-treditles plus considérables qu’ait entreprises le C.P.H.; elles constituent une complète transformation (le l'édifice.L’Hôtel, dit-on, situé à l’est de la gare, sera des plus fashionables et des plus modernes.La seule salle à manger occupera un espace de 40 et 60 pieds de large sur quatre-vingts de long.Tout le frontispice de la gare actuelle sera presque entièrement transformé.On convertira l’immense balcon en un jardin de palmes où se prendront les goûters de l’après-midi.De grandes promenades seront aussi ménagées aux voyageurs sur toute la longueur de la rue Craig.Une magnifique entrée sera faite à l’ancienne gare, par où les voyageurs pourront pénétrer ensuite dans le nouvel hôtel.Elle sera située à quelques pieds est de l’entrée actuelle.On espère que les travaux qui se poursuivent seront terminés avant longtemps et que l’annexe de la partie est pourra élre occupée avant que l’on commence l’entrée de la gare.A Maisonneuve Les Commissaires nomment M.Joseph Charpentier, avec le grade d’inspecteur.— C’est l’application du principe de la promotion.— La carrière du nouveau chef.Les commissaires ont enfin nommé le chef de la Sûreté, avec le titre officiel d’inspecteur, à l’instar des sous-chefs de police dont il sera l’égal, sous le commandement direct du chef de la police.C’est M.Joseph Charpentier, soins-chef au temns de M.Carpenter et chef intérimaire depuis le départ de celui-ci, qui a été choisi par le bureau.II y a deux sous-inspecteurs qui sont les détectives Dan.McLaughlin et Harry Cowan.Les commissaires ont agi •sur la recommandation du chef Campeau qui a aussi recommandé la nomination de deux assistants dont l’un se tiendra aux quartiers généraux pendant le jour et l’autre, pendant la nuit.C’est encore une consécration du principe de la promotion qui doit toujours être observé, dit le commissaire Lachapelle, à moins de raisons valables qui n’existent pas dans re cas-ci.Il ne pouvait, dit-il, ètie question de nommer un étranger, à moins de trouver un homme hors pair.Le litre, dit encore M.Lachapelle, sera celui d’inspecteur, mais il se pourrait qu’on le chan-geiit plus tard en celui de chef-adjoint.L’inspecteur Charpentier appartient à la Sûreté depuis quinze ans et, à la police, depuis vingt-trois ans: il était lieutenant de police quand il passa à la Sûreté.Quand le chef Campeau, alors sergent de détectives, devint sous-chef de la police, le détective Charpentier le remplaça comme sergent ou sous-chef.Le chef Carpenter avait la plus grande confiance dans son assistant à qui il confia plusieurs missions importantes.Depuis le départ de M.Carpenter, le nouveau chef l’a remplacé à la satisfaction de tout le monde.ON ADJUGE DEUX CONTRATS POUR LA CONSTRUCTION DU MARCHE.— L’ENLEVEMENT DES ORDURES MENAGERES.LA CHAMBRE DE COMMERCE Elle reprend hier ses séances, après les vacances de Pâques.Plusieurs rapports soumis sur des questions très importantes L*s officierg et les directeurs de la Chambre de Commerce, après quelques jours de vacances pendant la semaine sainte, ont repris hier leur séances régulières.lia séance était présidée par M.Adélard Fortier, 1er vice-président.On lut plusieurs rapports importants dont voici la teneur : LA VALEUR SPECIFIQUE DES CO-LIS-POSTAUX VENANT DE L’ETRANGER Le comité avait été invité à étudier une proposition à.l’effet de faire Sisparaître le chiffre de la valeur ipécifique sur les colis-postaux vc-aant de l’étranger.Après délibération, le comité recommande l’adoption de la requête suivante pour être adressée à l'hon.Ministre des Postes.L’humble requête du conseil de la Chambre de Commerce du District de Montréal, expose respectueusement: lo.Qu’un colis venant par la poste, et dont la valeur, sur facture, est évaluée à pas plus de $25, est délivré aussitôt reçu au Bureau de Poste central sur présentations des factures et paiement des droits.2o.Qu’un colis-postal dont la valeur est plus élevée que $25, doit passer par la Douane et subir des regards pralongés par l’accomplissement des formalités diverses ; 3o.Que toujours ces colis-postaux sont envoyés de l’étranger à la demande des marchands canadiens dans l’espoir d’une livraison prompte, et que très souvent l’obligation de subir les retards des entrées en douane fait perdre la vente à ces marchands, ‘parce que l’article n’a pas été délivré à date.Pourquoi le conseil de la Chambre de Commerce du District de Montréal dans le but de donner plus de latitude aux expéditeurs par la poste, et pour faciliter l’expédition des aflai-res prie humblement l'hon.L.P.Pelletier, Ministre des Postes, de bien vouloir faire disparaître tout ebiftre de valeur spécifique sur les colis-postaux le tout en conformité avec les règlements de la poste quant à la dimension et au poids des colis.Et vous ferez justice.RESPONSABILITE CONCERNANT LES VOLS SUR LE CHEMIN DE FER SUR LES QUAIS.Le comité avait été invité à étudier une plainte faite au sujet de vols commis dans des wagons placés sur le chemin de fer de la Commission du port sur les quais, et à faire déterminer qui est responsable des vols ainsi commis.Après dêlibêra-Mon, le comité a cru devoir recommander l’adoption de la résolution suivante : ATTENDU QUE de nombreux vols jont comrr is dans des wagons placés jur le chemin de fer de la Commis-lion du port sur les quais ; ATTENDU QUE ni les compagnies le chemins de fer, ni la Commission lu Port ne veulent être tenues responsables de ces vols ; ATTENDU QUE le commerce est 'ntéressê A savoir qui doit porter la .’esponsabilitê dans ces cas RESOLU Que le conseil de la Chambre de Commerce du .District de Montréal prie la Commission des cbe-nins de fer du Canada de définir Ta fesponsabilité des compagnies de ohe-rin de fer et de la Commission du port dans ces cas de vols, et de faire ravoir comment le commerce peut )tre protégé contre un tel état de.Shoscs.Montreal, point terminus de I LA LIGNE FRANCE-CANADA, DE ) LA COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE.Invité A exprimer ses vues sur le projet de la Compagnie Générale Transatlantique de.continuer son service entre la France et le Canada, le comité recommande à votre conseil d’émettre le vœu suivant La Chambre de Commerce du District de Montréal ayant toujours favorisé le dévMoppement des relations commerciales franco-canadiennes, prie la Compagnie Générale Transatlanti.que de fixer A Montréal, le point ter minus, pendant la saison d’été, de sa ligne de navigation entre la France et le Canada, et qu’un service de quinzaine soit établi dans l’intérêt du commerce franco-canadien.Ces rapports ayant été adoptés, le secrétaire donne lecture d’une lettre de M, Hector Authier.Celui-ci accepte de donner une conférence devant la Chambre le 2 août prochain.M.Léon Gagné se plaint de ce que la compagnie de chemin de fer Intercolonial ne procurait pas suffisamment de wagons aux marchands de bois pour le transport et la livraison des marchandises.Il s’ensuit des retards nombreux.La question fut référée au comité de transport A l’effet de faire faire une pression par la Chambre auprès de la Compagnie afin que celle-ci re mêdie A l’état de choses actuel.M.Isaïe Préfontaine souleva une autre question de première importance ; celle de la garantie des dépôts que les banques devraient donner.La question fut référée au comité de législation puis on leva la séance.Ce qui reste de 1’ an dernier L’INGENIEUR EN CHEF DE LA VILLE SOUMET AUX COMMISSAIRES LA LISTE DES CREDITS VOTES POUR LES TRAVAUX DE L’AN DERNIER ET QUI N'ONT PAS ETE UTILISES.M.Geo.Janin, ingénieur en ehef de la ville, vient d’adresser aux commissaires un rapport dans lequel il indique quels sont les travaux de voirie qui n’ont pas été exécutés jusqu’au 31 décembre 1912, ainsi que les crédits qui n’ont pas été utilisés dans les travaux terminés et qui seront annulés.Ces crédits annulés s’élèvent à $287,900.35, ainsi répartis: pavage, $83,610; trottoirs, $116,100.62 et égouts, $87,989.73.Des balances suivantes restent en mains pour terminer les travaux dont les crédits ont été votés jusqu'à date: pavages, $310,922.09 ; trottoirs, $158,318.30; égoûts, $2,-062,327.78.En ce qui concerne spécialement les pavages, sur un crédit de $742,-929.18 volé en 1911, il a été dépense $380,147.29 cette même année el $268,654.69 en 1912, laissent une balance de $94,127.50 à la fin de 1911; sur $797,704.02 votés en 1912, il a été dépensé $496,251.34 ; laissant une balance de $301,452.68.On peut voir par là qu’il a été fait pour $764,906.03 de pavages durant l’année 1912.Au 15 février 1913, il restait $210,215 de conduites d’eau dont la pose n’était pas terminée.Pour les égoûts il en reste pour $2,200,329.-08 d’inachevés.* Le rapport de M.Janin montre dans chaque cas, la raison pour laquelle le travail n'a pas été exécuté.La transformation de la gare Viger Sur fout le parcours du C.P.R., depuis l’Atlantique jusqu’au Pacifique, des armées d’ouvriers sont ac- Le conseil municipal de Maisonneuve a ouvert des soumissions pour la construction du marché.Deux de ces soumissions, répondant aux exigences imposées aux soumissionnaires, et dont les prix étaient les plus bas ont été acceptées.Celle de M.J.G.Piché, pour le granit Stan-stead, au prix de $3,999; celle de M.Théo.Lessard, our fourniture et la pose de la pierre de taille, pour la somme de $57,380.90.Le conseil a reçu M.A.Chaussé, le Dr E.Chaussé et M.Dutil qui venaient lui offrir le brevet connu sous le nom de “Appareil pour cendres et déchets ventilés Dutil” Cet appareil peut s’arapter à toutes les maisons et améliorer beaucoup le service de l’enlèvement des vidan-ges._ L’apparei Ise compose d’un tuyau partant eut sol et gagnant le toit, a chaque étage se trouve une embou-' ehure destinée à recevoir les déchets qui, par le tuyau ou conduite, tombe dans un réceptacle en métal qui se trouve lui-même enfermé dans une caisse fermée, et dont seul le vidangeur possède la clé.Le côté pratique de l’appareil consiste en ceci que les cendres sont séparées des déchets sur le coup, évitant de la sorte le tamisage des matières sur le lieu de l’incinération.Deux voitures, l’une spécialement affectée aux cendres et l’autre aux déchets procèdent à l’enlèvement des réceptacles.Il ne peut se dégager de mauvaise odeur de ces "receptacles, la ventilation étant assurée dans la conduite par l’extrémité supérieure.Le conseil a été invité à venir visiter des installations faites dans le quartier Delorimier.fl iHi# m Modes populaires des paletots de printemps.Il n est pas besoin d être affecté ou reckerche pour porter c?s paletots.Ils sont conçus ?t faits pour les messieurs élégants, aussi soigneux de leur Habillement que de leur personne.En magasin ou faits sur commands.Prix : de $18.00 à $35.00.Etablissements Max Beauvais, Limitée, 229 rue Saint-Jacques.Albert A.Eoy, 469 rue Sainte-Catherine Est.Dubé, Limitée, 463 rue Sainte-Catherine Ouest.7-13 Un duel entre journalistes, en Tunisie LES CONDITIONS DU COMBAT, STIPULANT ARRET AU PREMIER SANG, IL N’Y EUT PAS DE RESULTAT MORTEL.Tunis, 27.— Ces jours derniers a eu lieu au parc du Belvédère, une rencontre à l’épée, entre M.Thomeguex et M.Rallo, rédacteur à P“Unione”.On n’a pas oublié les origines de ce duel: la reproduction dans l’“Unione” d’un article du journal italien “Il Mat-tino”, désobligeant pour M.Thomeguex, qui avait envoyé ses témoins à la rédaction.On tira au sort le nom du collaborateur qui relèverait le défi de l’escrimeur.M.Rallo fut désigné mais déclara qu’il ne voulait pas faire le voyage de France et qu’il se battrait avec M.Thomeguex si M.Thomeguex voulait venir à Tunis.M.Thomeguex accepta cette condition et les deux adversaires se sont rencontrés l’épée à la main, sous une furieuse averse.Le temps très mauvais a dérangé les préliminaires du combat: par trois fois le terrain choisi a dû être abandonné.Enfin, un endroit convenable a été trouvé; les distances de recul derrière chacun des adversaires ont été mesurées une fois de plus, et les épées flambées, le docteur Lemanski, directeur du combat, après avoir engagé les fers, a prononcé le sacramentel: “Allez, messieurs!” C’est M.Thomeguex qui a attaqué, plutôt, à vrai dire, par une préparation de fer que par une attaque nette.Procédant par battements, pour ébranler l’arme de son adversaire, il a avancé de quelques semelles à peine.M.Rallo, le bras allongé, la pointe en ligne, a dérobé le fer le plus souvent possible, ou est revenu immédiatement en ligne, répondant parfois par petits coups lancés, mais sans ’engager.Vers la fin de la reprise, un de ces petits coups de M.Rallo a atteint M.Thomeguex à l’avant-bras.Une simple égratignure, mais quelques gouttes de sang ayant taché la chemise, et les conditions de la rencontre stipulant arrêt au premier sang, les témoins ont arrêté ie combat.PLUS DE CONSTIPATION Soulagement immédiat guérison certaine PAR LES LAXATIVES BOITE D’ESSAI 25c.GRANDE BOITE $1.00.N'OCCASIONNENT JAMAIS DE COLIQUES.En vente aux pharmacies H.E.Archambault; Victor Archambault; Chrétien Zaugg, Godbout, Migneron, Dr.Leduc.Pharmacie St-Denis, Montréal; Quenneville & Guérin, pharmaciens; Alfred 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récolte.Pour renseignements, s’adresser à M.Delorme, représentant de la Compagnie, le 2 avril, Hôtel Russel, Ottawa, le 5 avril, Hôtel Carslake, Montréal, les 7 et 8 avril, Hôtel Canada, Trois-Rivières, le 9 avril, Hôtel Victoria, Québec.Ou bien écrire au Gérant: FRANCO-CANADIAN INVESTMENTS, LIMITED.312 et 314 Nanton Building, Winnipeg, Man.Le C.P.R.à Saint-Jérôme Des billets spéciaux seront vendus de Montréal à Saint-Jérôme et retour pour $1.30.Départ par le train quittant la gare Place Viger à 8 h 45 a.m., le 30 mars, et bon pour retour sur tous les trains jusqu’au 31 mars.Aussi pour $1.06 bons pour départ sur tous les trains dimanche le 30 mars et valables pour retour le même jour.r.BERGER MILLIONNAIRE Montpelier, France, 27.— Un berger du pays nommé Marius Bonnaud a hérité d’une fortune de $7,000,000 laissée par un riche Anglais dont le nom n’a pas encore été dévoilé.Marius Bonnaud gui est allé à Londres quérir son héritage, est le fils naturel de l'Auslaix.Faits - Montréal UNE PIERRE SUR LA TETE Pierre Ledugue, domicilié G97 rue Saint-Antoine a reçu une pierre sur la tête alors qu’il travaillait aux usines de la Dominion Marble Company à Turcot.Il a été transporté à l’hôpital Western où l’on craint une fracture du crâne.JAMBE FRACTUREE Fred.W.Charpin, un peintre domicilié 90a avenue McGill College, s’est brisé la jambe droite en glissant sur le trottoir de la rue Bleury près de la rue Ontario.Il a été transporté à l’hôpital Général.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adresser: Modem Barber College, 62 Bout.S'int-Laurent, Montréal.HOMME On demande un bon homme (marié) parlant les deux langues, capable de faire de l’ouvrage de bureau, faire la collection et se rendre utile pour un commerce de bois et charbon.Devra posséder de bonpes références.Bon salaire sera payé à un 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l’immense salle pour assister à ces fraternelles agapes qui furent présidées par M.J.A.Masse, surintendant des travaux de la Commission du Havre et ancien employé de la Laurie Engine.A ses côtés on remarquait plusieurs notabilités dans le monde du travail et, aussi l’un des fondateurs de ta Lau-1 rie Engine, M.John Laurie, âgé de 84 ans.M.Masse .souhaita la bienvenue1 aux assistants et les félicita de leur esprit d’association.D’autres discours furent aussi faits par M.Jos.Ainey, commissaire de la ville.M.Mncheras, principal de l'Ecole Technique, M.\ork, M.McKergow, professeur du McGill, M.Pegts et plusieurs autres employé;' de l'Association.-.Nouveau sénateur Springfield, l’I.27.— Lawrence Y.Sherman, revniblicuin a èt-i élu sénateur clS'i II.Is-Uiii.- pour un court terme.l ON DEMANDE A ECHANGER Nap.Tellier, billetiste, échangerait volontiers contre mandat-poste, timbres ou espèces sonnantes d’une valeur de 25 sous (et deux sous pour la poste), un volume intitulé “A BOUT PORTANT” dont il est l’auteur.Lui écrire, au “Devoir”, Montréal.CARTES POSTALES Magnlliques Cartes Postales ¦ assorties, pour Pâques, couleurs en relief, franco contre 25c.Entière satisfaction ou argent remis.La maison d’Amour, boîte 543, Montréal.DEMENAGEMENTS ET CHARBON AVIS.— Nous sommes en état de faire n’importe quel genre de déménagements, pianos, etc., au plus bas prix.Nous avons le meilleur charbon qu’il y ait sur le marché.Chamber-la-.ri Frères Enr., 39 Rachel-Est.Tél St-L.1674, Est 4189, St-L.7232.G A Z ELI K RS—PO ELKS Electroliers pour 8 appartements, à partir de $10.00 en montant.Grand choix: de dômes, de gazeliers, de poêles à gaz, L charbon à des prix qui défient toute compétition.Charette & Frère, 414 Ontario Est.Tél.Est 721.LECTEURS DU "DEVOIR” Valeur de $125.00 gratis.Qui de J'»”?'F ii'c gagner un article valant •„ IJ).00 et une jolie plumc-fontnino, se remplissant iiu.omivtiquoment, donnés absolument gratis.i nvoyez votre nom et adresse immédiatement P0ir conditions adressez : 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No.71.- LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 27 MARS 1913.3 ETES-VOUS CANDIDAT de notre Grand Concours ?Un Piano Automatique Ileintzman & Co.Valeur de $825.Un Piano Automatique Heintzman & Co.Valeur de $825.Automobiles, Pianos et autres Prix donnés aux Gagnants Nos désirs en ce monde n’ont jamais leur complète satisfaction.Toujours il est quelque chose qui nous manque, quelque chose que nous désirons avoir, mais que certaines causes nous empêchent d’obtenir.L’un voudrait une automobile ou un piano automatique, tandis que l’autre désire depuis longtemps acheter un Grafonola, une magnifique bague à diamant, ou tout autre objet de valeur.Sans doute, la plupart ont l’espérance que dans un avenir plus ou moins éloigné, leurs désirs se réaliseront, mais il y a quelque chose de mieux à faire que de compter sur l’avenir et de vivre dans l’espérance.Ces objets que vous désirez tant, “LE DEVOIR” les donnera.Serez-vous favorisé?Que vous soyez de Montréal, ou de quelque grande ville de la Province de Québec ou d’Ontario; que vous soyez de quelque petit village ou de quelque “deuxième rang” de nos campagnes, peu importe.Vous pouvez prendre part au Concours du “DEVOIR”.Si vous n’êtes pas déjà candidat, envoyez-nous votre nom immédiatement.Des centaines font comme vous, et des centaines d’autres feront de même.Après la nomination, que faire?C'est la question que se posent tous les candidats.La réponse est toute simple : METTEZ-VOUS A L’OEUVRE.Seuls les votes comptent.Il s’agit donc pour vous d’en recueillir le plus possible, afin d’être en tête de votre district.C’est le but que tout candidat doit s’efforcer d’atteindre.Gagner un prix est une ambition bien légitime, aussi est-ce avec plaisir que nous vous entendons dire : “Je veux gagner une automobile”, “je veux un piano”, “je veux une bague à diamant”, etc., etc.Quand viendra le jour de la distribution des prix, qui vous dit que vous ne serez pas un des heureux gagnants?Si vous désirez être candidat, ou si vous désirez qu’un de vos amis le soit, faites la nomination.Quand la nomination sera faite, ne manquez pas de vous mettre en communication avec le Gérant du Concours afin d’avoir les blancs et autres renseignements nécessaires.Alors seulement vous pouvez vous METTRE A L’OEUVRE et entreprendre votre campagne pour recruter des votes et d’en faire UN SUCCES.Nous attendons de vos nouvelles.Le Concours est à peine commencé, et ne se terminera que le 17 mai prochain.Si votre nom est publié et que vous n’avez pas encore votre livret de reçus et autres blancs nécessaires pour percevoir le prix des abonnements, venez au département du Concours, et l’on vous en donnera.Si, pour quelque raison, vous ne pouvez venir au bureau, téléphonez au gérant du Concours et celui-ci vous expédiera par malle les formules nécessaires ou vous les enverra porter immédiatement.LE DEPARTEMENT DU CONCOURS, 71a Saint-Jacques.Télé-phone Main 7461, Diamant Achetées HENRI SCOTT 479-481 RUE SAINTE-CATHERINE EST.La Prochaine Liste des Candidats, ainsi que leurs votes respectifs, paraîtra Vendredi Les noms des candidats paraîtront tous les mardis et Vendredis jusqu à avis contraire.AVI H En renouvelant leur abonnement, les anciens abonnés du “ Devoir ” et du “ Nationaliste M ont droit au nombre de votes mentionnés dans le tableau ci-dessus.Les candidats sont autorisés à percevoir le prix de ces abonnements et à donner les reçus nécessaires.SOIXANTE - DIX - SEPT PRIX Dont la Valeur est de $15,000.00 SERONT DONNES AUX GAGNANTS Envoyez votre nomination aujourd’hui sur la formule ci-dessous L E S P R I X Liste Complète des Prix GRAND PRIX i.1.—Automobile “Abbott-Detroit”, modèle 1913, d’une force de 40 chevaux: voiture de tourisme, à 5 places, et d’une valeur de $2,500.Achetée chez M.Victor Lévesque, 530 Parc Lafontaine.Automobile “Overland", modèle 69T.1913, d’une force de 30 chevaux: voiture de tourisme à 5 places, évaluée à $1,350, achetée de la Pope Hartford Motor Co., 313 rue Université.1.—Piano automatique, Heintzman & Co., style Mission, dont la valeur est de $825.Acheté de C.-W.Lindsay, Limited, Montréal.1.—Grafonola Columbia “Grand”, évalué à $650, et de plus une valeur de $25 en registres.Acheté de la Canadian Graphophone Co., Montréal.1.—Piano automatique “Lindsay" dont la valeur est de $600.Acheté de C.-4V.Lindsay, Limited, Montréal.1.—Bourse de $500 en or.1.—Ameublement évalué à $400, ateefé de N.-G.Valiquette, Limitée, 471-474 rue Sainte-Catherine Est.PRIX DES DISTRICTS 7.—Pianos “Lindsay”, genre Louis XV, dont la valeur est de $350 chacun.Achetés de C.-W.Lindsay, Ltd., Montréal.7.—Grafonolas Columbia (nonpareil), évalués à $180 chacun.Avec chacun de ccs instruments, nous donnerons des registres dont la valeur sera de $20.Ces prix sont achetés de la Canadian Graphophone Co., Montréal.7.—Ameublements divers évalués à $125 chacun, et achetés de N.-G.Valiquette Limitée, 471-474 rue Sainte-Catherine Est.7.—Bagues à diamants évaluées à $100 chacune, et achetées chez Henri Scott, 479-481 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $75 chacun qu’on peut échanger pour des marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $60 chacun payables en marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $50 chacun, payables en marchandises chez Dupuis Frères, Limitée.447 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $40 chacun, avec lesquels on peut acheter des marchandises chez Dupuis Frères Limitée, 417 rue Sainte-Catherine Est 7.—Certificats de $30 chacun, payables en marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $25 chacun, payables en marchandises chez Dupuis Frères Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.PRIX SUPPLEMENTAIRES Tous les candidats qui, à la fin du concours, auront recueilli cent mille votes ou plus et qui cependant n’auront pas gagné l’un des prix énumérés plus haut, recevront comme prix un certificat de $5, payable en marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.L E S F R I X COMMENT LES GRANDS PRIX SERONT DECERNES LE PREMIER GRAND PRIX, l’automobile de tourisme “Abbott-Detroit” de $2,500, sera décerné au camdidat qui de fous les concurrents obtiendra le plus grand nombre de votes.LE DEUXIEME GRAND PRIX, l’automobile de tourisme “Overland” de $1,350, sera donné à celui qui arrivera deuxième.LE TROISIEME GRAND PRIX.le piano automatique Heintzman & Co., de $825, sera décerné à celuLqui arrivera troisième.LE QUATRIEME GRAND PRIX, le Grafonola Columbia “Grand” de $650, avec registres d’une valeur de $25, sera donné à celui qui arrivera quatrième.LE CINQUIEME GRAND PRIX, le piano automatique “Lindsay”, de $600 sera donné à celui qui arrivera cinquième.LE SIXIEME GRAND PRIX, la bourse de $500 en or, sera donné à celui qui arrivera sixième.LE SEPTIEME GRAND PRIX, l’ameublement de $400 sera décerné à celui qui arrivera septième.COMMENT SERONT DISTRIBUES LES PRIX DES DISTRICTS Le candidat qui aura recueilli le plus grand nombre dc*vo-tes dans son district et qui ne sera pas le gagnant d’un-des Grands Prix recevra un piano Lindsay de $350.Le candidat qui obtiendra la deuxième place dans sonrdis-trict et qui ne gagnera pas un des Grands Prix recevra, un Grafonola de $180 et une valeur de $20 en registres.Le candidat qui occupera la Iroisième place dans son district sans avoir droit à aucun des Grands Prix recevra .comme prix un ameublement de $125.Le candidat qui sera le quatrième de son district et qui ne sera pas le gagnant d’un des Grands Prix recevra une bague à diamant de $100.Le candidat qui sera le cinquième de son district et qui n’aura droit à aucun des Grands Prix recevra un certificat de $75 payable en marchandises.Le candidat qui obtiendra la sixième place dans son district et qui n’aura droit à aucun des Grands Prix recevra un certificat de $60 payable en marchandises.Le candidat qui sera le septième de son district et n’aura droit à aucun des Grands Prix recevra un certificat de $50 payable en marchandises.Le candidat qui sera le huitième de son district et n’aura droit à aucun des Grands Prix recevra un certificat de $40 payable en marchandises.Le candidat qui sera le neuvième de son district et n’aura droit à aucun des Grands Prix recevra un certificat de $30 payable en marchandises.Le candidat qui sera le dixième de son district et qui n’aura droit à aucun des Grands Prix recevra un certificat de $25 payable en marchandises.Abbott-Détroit, modèle 1912, auto de tourisme à 5 places.Valeur $2,500 V 0 T £ S Comment Recruter des Votes L’envoi d’une formule de nomination donne 1000 votes à la personne désignée qui devient alors candidat au concours.Le “Devoir” publiera tous les jours, et le “Nationaliste” tous les dimanches, un coupon représentant un certain nombre de votes.Tous les coupons adressés au directeur du concours seront déposés au crédit du candidat désigné par l’expéditeur.Tout abonnement payé, soit par les anciens abonnés ou par ceux qui s’abonneront durant le concours, au “Devoir” ou au “Nationaliste”, donne droit au nombre de votes indiqué plus bas.Le nombre sera d’autant plus considérable que le montant payé sera plus élevé.Nous publions ci-dessous les prix d’abonnements et le nombre de votes accordés suivant le montant payé pour l’abonnement.ECHELLE DES VOTES L’échelle suivante indique le nombre de votes que représentent les différents abonnements au “Devoir” et au “Nationaliste”.“LE DEVOIR”, QUOTIDIEN—POUR MONTREAL ET TOUT LE DOMINION 36 mois $9.00 votes 24 *« $6.00 votes 12 $3.00 votes 6 $1.50 votes 4 $1.00 votes “LE DEVOIR”, HEBDOMADAIRE—POUR TOUT LE CANADA, EXCEPTE MONTREAL 36 mois $3.(10 .6,000 votes 24 “ $2.00 .2,500 votes 12 $L00 .1,200 votes “LE NATIONALISTE”, JOURNAL DU DIMANCHE.—POUR MONTREAL ET TOUT LE DOMINION 36 mois $3.00 .6,000 votes 24 “ $2.00 .2,500 votes 12 $1*00 .1,200 votes 100,000 VOTES SUPPLEMENTAIRES Du 17 mars au 19 avril, on accordera 100,000 votes supplémentaires pour toute série de cinq abonnements annuels à l’édition quotidienne du “Devoir”, qu’on fera parvenir au comité du Concours.C’est le plus grand avantage qui sera offert pendant toute la durée du concours.On fera, en différents temps, d’autres offres très appréciables.¥ 0 T E S 7 PIANOS "LINDSAY”genre LouisXV ACHETES DE C.W.LINDSAY Limited 512 rue Sainte-Catherine Ouest Servez-vous de ce blanc pour faire les nominations La nomination doit être faite, sur ce blanc.Vous n’avez qu’à le remplir tel qu’indiqué et l’envoyer au Gérant du Concours, “Le Devoir”, Montréal.BLANC DE NOMINATION BON POUR 1000 VOTES DATE.1913.Je nomme .Rue et Numéro Ville.District No.Comme candidat dans le concours du journal “Le Devoir”.Signé.Adresse Cetle nomination vaut 1000 votes.Chaque candidat n’a droit qu’à une seule nomination.Le nom de la personne qui fait la nomination ne sera pas divulgué si on le désire.Département du Concours ((Le Devoir” 71a rue Saint-Jacques Téléphone Main 7461 MONTREAL, Qùé.Overland Model 6PT 1913 auto de tourisme à 5 places.Valeur $1,350. LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 27 MARS W13.VOL.IV.— Xo.71.Lettre de Fadette Je vous écris d'assez loin; le printemps ici est plus doux qu’à Montreal cl la journée de Pâques ta été radieuse! Imaginez de vieilles a’ochcs ; douces et un peu fêlées qui ont chanté presque toute lu journée, un ciel: parfaitement bleu, au pied de la montagne où, sur les hauteurs, As neige dessine encore de fantastiques figures, la rivière coule à pleins bords, charriant les derniers glaçons épars qui miroitent comme des blocs de cristal vert.Par delà la rivière, la plaine s’enfuit toute brune et rejoint la forêt toute bleue.A travers la fine vapeur qui s’élève de.la terre humide et chaude, les chaumières se profilent tremblotantes: on dirait que le sol soupire d’amour en exhalant vers le ciel des camionnes d’encens.En revenant de la grand’messe, mon amie et moi étions silencieuses, pénétrées doucement de ta joie que ion respirait, que ion sentait monter et descendre en parfums vagues et en bruits très doux: le clapotis de Vem, les trilles des oiseaux, les derniers sons de iangclns qui mouraient dans l'espace.— C'est bon de vivre! — fimes-nous ensemble.et un éclat de rire souligna cet accord parfait de.nos voix et de nos pensées.Païqs l’antique salon rempli de vieilles choses Où flottent des parfums qui pleurent le passé Où, depuis soixante ans, rien ne fut déplacé: Coussins au ton pâlis, meubles en bois de rose, L’aïeule, si menue, et coquette, repose, Agunt laissé tomber en un geste lassé Le livre que ses doigts ont à peine froissé! En roman d'aujourd'hui, froide et brutale prose! On dirait qu’elle évoque en son sommeil charmé, D’autres héros que ceux de ce livre fermé D une époque “où vivait encor la poésie”.Et dans le clair obscur, l’aïeule m’apparaît Parmi les bibelots d’une forme, choisie Comme un vase fragile où se fane un regret.H.SEGUIN.A ce moment nous entrions dans la petile avenue qui conduit éi la mai- PIot;hait, et, depuis Jors, toute la J —Les larm son, et nous aperçûmes le vieux Luc assis sur un tronc d’arbre: il f immit vfpPte f?n',.al|la i 'e |,'us h , yiemc mie, la surnommant Muse pauvres vers osi t\i is r> sl’itts en t* et msil hxmvnirv ntio rnnn fimit* m nrrntn nn nr lin ri f ni n n ri îi.t i - • ¦ .1 sa pipe d’un air si malheureux que mon amie s’arrêta pour lui demander ce qui le tourmentait.Luc est son domestique depuis plusieurs années.C’est un bonhomme taciturne, doux et entêté.—Mae, j’ai.rien, madkune! —0 Luc, dites-vous la vérité?Un beau jour de Pâques comme aujourd’hui, il ne faut pas avoir de la tristesse! — Bédame, la tristesse, vous savez, on l'appelle pas, mais a vient sans invite! — Puisque vous admettez que vous avez du chagrin, mon bon Luc, vous allez me dire pourquoi, et cela vous fera du bien,; je puis peut-être vous aider?.— Personne peut m’aider, allez! J'ie porte tout seul, le crapaud! — Un, soupçon traversa l’esprit de Madame X.— Dites donc, Luc, vous avez fait vos P tiques?— La figure du vieux se contracta, il eut une hésitation et tout à coup, avec explosion: — Non, madame! Des Pâques, j’en fais pas de pu.de pu.ben des années! Et c’est ça qui me ronge, qui me dévore, parce que, vous le savez ben, ma chère petite dame, j’suis pas plus méchant qu’un aut’! — Je.n’q comprends rien, mon pauvre Luc ; vous allez à la messe le dimanche et même la semaine quelquefois, et Adèle m’a dit que vous jeûniez tout le carême, et vous êtes si à votre devoir et bon,, bon! Pourquoi ne faites vous pas vos Pâques?— Bonnement parce que j’peux pas! fait-il, têtu.— Ditcs-moi la raison, voulez-vous?Elle la des yeux caressants et doux auxquels le vieux Luc ne sut pas résister.— .Quand j’étais aux Etais, y a ben des années, je m’ai mis d’une société secrète, et les camarades m’ont dit: “Asteur, mon vieux, tu peux pu faire tes Pâques tant que l’en s’ras, et j’ies zai pu faites, tonnerre! — Mais que faisait-on dans cette société?à quoi vous engagiez-vous?— J’ie sait-y moë! J’m’en suit en menu icifte quciique mois après, mais j’ai jamais pu leu dire que j’voulais pu en, être d’ieu maudite société! et j’en suis, j’en suit encore! — Mais c’est fou, ça, mon pauvre homme, vous êtes libre comme le vent, et rien ne vous empêche, de faire vos Pâques! N’en avez-vous jamais parlé au curé?— Ca servait à rien de faire des parlements tant que je me démettais pas de leu damnée société, et comment les rejoindre pour leu dire que j’veux pu! — Ecoutez, Luc, je vais arranger cela, moi! Ne soyez pas plus triste et bonjour.L’après-midi, après vêpres, le bon curé fut mis au courant.Il vint inspiratrice” et lui demandant pour quand seraient les noces.—Les larmes de tante Zézé sont hommage rendu à mes CARMEN DOLORES.Elle, souriait avec ingénuité; son i raduit par Bandeira de Mello.) visage prenait même alors, un air! -—-?- de gaieté inaccoutumée; ses traits , r «dm k NOTRE ALBUM Le jour de la fête, Maria-José sortit de_ son appartement, radieuse d’espérance.Une rose ornait la ceinture de sa robe blanche; un peu de sang, refluant de son coeur agité, mettait une faible coloration sur la pâleur diaphane de ses joues, sur lesquelles sou grand nez animé se profilait maintenant d’une manière moins déplaisante.—-Regarde, maman, remarquaient les nièces; n’est-ce pas que tante Zézé semble tout à fait rajeunie, aujourd’hui?Le diner se passa très animé et plein de gaieté.Assise vis-à-vis de Monjardin, Maria-José, dissimulant ^Portrait de la Femme forte .Dan,s sa conduite, simplicité et raison.Dans l’extérieur, propreté et décence.“Dlans les procédés, justice et générosité.y ‘ Dans l'usage des biens, économie et libéralité.“Dims les discours, clarté, vérité, precision.“Dans l’adversité, courage et fierté.“Dans la prospérité, modestie et moderation.ses regards derrière les coupes à f a.fP,?16*6’ amemte, obli- fruits qui garnissaient la table, ne j 9e
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