Le devoir, 16 novembre 1931, lundi 16 novembre 1931
Vol.XXII— No 265 (\boniiements par la poste: Edition quotidienne CANADA .6.00 E.-UNiS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS Montréal, lundi 16 novembre 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Un tribunal.'' is rejette les objections aui contestations électorales (.Voir page 3) Pendant qu'à travers le ciel américain vole Dino Grandi.Au moment où cet article ira sous presse, le ministre des Affaires étrangères d’Italie, M.Dino Grandi, piloté par le prince de la jeunesse américaine, Lindbergh, volera vers Washington.N’importe quel aviateur d’expérience aurait pu, avec les mêmes garanties d’expédition et de sécurité, prendre les commandes de l’avion ministériel.La course n’est d’ailleurs plus de celles qui supposent d’exceptionnelles aptitudes.Mais le gouvernement américain a voulu que ce fût Lindbergh qui conduisît le ministre italien.Ainsi, même dans les pays aux prétentions les plus démocratiques, où l’on crie le plus haut qu’un homme en vaut un autre, ainsi s’affirment, de fait, certaines primautés.Lindbergh, en pays républicain, fait figure de prince du sang.Les Américains ont bien raison, du reste, 6e capitaliser pour lie service de leur pays sa jeunesse, son prestige, la grande dignité avec laquelle il porte son éblouissante et précoce renommée.Nul diplomate, nul homme d’affaires, nul grand soldat ne saurait, sur le sentiment ou l’imagination des peuples, exercer une emprise pareille.Le ministre italien ne s’arrêtera point à New-York, la ville des grandes manifestations populaires.Raison officielle probable: le manque de temps; raison de fond plus que probable: le désir d’éviter des scènes dont personne ne sait au juste quel caractère elles pourraient prendre.Il n’y a presque pas de Français à New-York et M.Pierre Laval n’avait aucune chance d’y rencontrer d’adversaires violents.D’ailleurs, la politique française n’a point la même allure que ntalienne.A New-York, les Italiens se comptent par centaines de mille, et l’on imagine bien que chez eux nombreux sont les antifascistes.L’écrasante énergie avec laquelle, en Italie, on impose silence à l’opposition aurait toute chance de susciter, en contrecoup, de dures manifestations à l’étranger.On n’a pas voulu en prendre le risque.Le'voyage de M.Grandi, suivant de si près celui de M.Laval, souligne un fait de toute première importance: les relations de plus en plus intimes, de plus en plus considérables, des Etats-Unis avec le monde extérieur.Quelque souci qu’ils aient de s’en tenir à la vieille politique de Washington et d’éviter les embarras européens, les Américains sont désormais pris dans l’engrenage.Us sont devenus une grande puissance mondiale.Pendant que M.Laval et M.Grandi les viennent consulter à propos de l’Europe, à Tokio comme à Nankin on se demande ce qu’ils feront à propos des affaires de Mandchourie.Et, s’ils contrarient les Japonais dans le nord de l’Asie, il n’est pas du tout sûr que les Nippons ne ripostent point par une pointe du côté des Philippines.Cette extension de la puissance américaine, celle diversité toujours plus grande de ses intérêts mondiaux, c’est l’un des plus graves, des plus passionnants phénomènes du dernier demi-siècle.Toute la terre, du reste, grâce aux moyens de communications plus rapides, aux relations qu’ils ont facilitées,paraît s’être contractée.Il en est aujourd’hui des faits politiques comme des phénomènes qui agitent le sous-sol: ils se répercutent presque instantanément d’un bout du monde à l’autre.Jamais les peuples n’ont plus vivement senti à quel point ils sont près les uns des autres, liés les uns aux autres, exposés à être pris dans des tourmentes dont la lointaine origine leur est souvent à peu près inconnue.Nous sommes particulièrement payés pour Je savoir.Voici dix-sept ans, le drame de Sarajevo déclenchait le conflit européen.Qui chez nous s’intéressait à Sarajevo, qui même se souciait beaucoup du conflit austro-serbe?Et quelques années apres cependant, par le jeu des alliances, par l’habile exploitation du principe de la solidarité des pays d’Empire et des sentiments de race, les soldats canadiens étaient rendus, non seulement dans les plaines des Flandres, mais jusque sur la côte asiatique.Cinquante mille des nôtres perdaient la vie dans le conflit et notre pays était charge d’une dette qui pèsera indéfiniment sur sa vie.D’où l’on pourrait tirer au moins trois conclusions: la nécessité pour tous les peuples, et pour le nôtre comme pour les autres, de se tenir au courant des choses do l’univrrs; l’intérêt que nous avons, comme les autres, à la pacification, générale des esprits; le souci qui nous incombe pareillement de limiter à nos obligations réelles nos engagements actuels et futurs.L’envolée de cet après-midi fait songer à bien d’autres choses encore.Elle souligne, par exemple, l’importance quotidienne du rôle que tient déjà l’aviation.En deux heures, M.Grandi sera porté de New-York à Washington et l’on songe au moment où il sera possible de faire en deux jours peut-être le voyage Europe-Amérique.Dans le nord de notre propre continent, l’avion permet déjà de réaliser en quelques heures des courses qui prenaient autrefois des semaines et des mois.Merveilleuse économie de temps! Mais sera-t-elle toujours sans inconvénient?Dans ce monde de demain, où les négociateurs seront instantanément jetés en face l’un de l’autre, où tout sera combiné pour multiplier presque indéfiniment les facilités d'agir, et d’agir avec une foudroyante rapidité, où l’homme, bousculé par ses propres inventions, trouvera-t-il des espaces de calme et de silence?Où trouvera-t-il le temps de réfléchir?Orner HEROUX L'actualité Le radium rlon une dépêche nu Stnr de \tréal, on vient de découvrir un vel elixir de longue vie.Nous choix qu'entre une misère et une béatitude également éternelles.Hien de plus résistant qu'une individualité de ce genre, prévue, voulue, élue par Dieu, indestructible comme le décret divin lui-même qu’il l a fait naître; mais rien aussi qui soit plus étranger à la philosophie de Platon comme à celle d’Aristote, l.a encore, à partir cfu moment ou elle visait une pleine justification rationnelle de son espérance, la pensée chrétienne se trouvait contraite à l’originalité.Deux voies différentes s offraient aux penseurs du moyen âge pour assurer la subsistance de l'individu.Délaissant de propos délibéré l’ordre chronologique, je considérerai d’abord celle qui peut sembler la plus facile, et pour montrer une fois de plus comment la philosophie chrétienne prolonge la philosophie grecque en la dépassant, j’emprunterai à l’un des meilleurs interprètes modernes d’Aristote certaines considérations qui montreront que le problème de l’individualité était déjà un problème de philosophie pure plusieurs siècles avant de devenir un problème chrétien.Selon les principes d’Aristote, un individu est un être concret, fait d’une forme analogue chez tous les individus de la même espèce, et d’une matière qui l’individualise.Si l’on considère, par exemple, le cas des hommes, aucun d’eux ne saurait être considéré comme différent des autres en tant qu’homme; tous le sont au même degré et de la même manière.D’un mot, précisément parce qu’elle est spécifique, la forme est de même nature chez tous les individus d’une même espèce.11 n’en est pas ainsi de la matière qui les .individualise.Une même quantité de matière n’existe qu’une fois en elle-même.Elle ne saurait se répéter, car il est de la nature des parties de l’étendue d’exister les unes en dehors des autres, d’avoir partes extra partes, si bien que toute forme qui s’unit à une matière devient distincte de toute forme unie à une autre portion de matière, en raison de la division même de la matière à laquelle elle s’unit.L’individuation C’est ici, comme on l’a justement fait observer, que les difficultés commencent.Il ne saurait être question de considérer la matière première comme principe de l’individuation, car la matière qui n’est que matière est pure potentialité, indétermination absolue, si bien que la même forme spécifique, en s’unissant à ce qui est de soi complètement indéterminé, resterait aussi indistincte après son union i avec cette matière qu’elle l’était auparavant.On se repliera donc sur une autre position et, pour éviter cette difficulté, on dira que la forme s'individualise en s’unissant à une matière déjà qualifiée, par Avis de décès Dl'BEAU — En cette ville, le 15 courent, S l’àge de «4 ans, est décédé M, Joseph-3eorges Du beau, ancien gérant de la Mer-rtmnt's and Employer's Insurance, et frère de M.Arthur Dubeau, p.s.s., vicaire à Notre-Dame.Des funérailles auront lieu le mercredi.18 courant, S 8 h.30, en la chapelle de "Hospice Qamelln, où la dépouille mor-Jelle est exposée.Inhumation au clme-ilére de la CAte-des-Nelges.Parents et amis sont pries d'assister sans autre Invitation.CLEMENT — En cette ville, le 13 courant, est décédée Mme Jules-L.Clément, née Hermine Marchand, fille de feu M Henri Marchand, protonotalre.Les funérailles auront lieu le mercredi!, 18 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de la défunte, No 231 rue McDougall, à Outremont, fi 8 h.45 pour se ren- cxomple à telle matière déterminée par l’étendue.Itien de mieux, sauf qu’en ce cas.la matière ne devient principe d’individuation que parce qu’elle est elle-même rendue individuelle par une forme.En d'autres termes, si toute différence est en dernière analyse une différence formelle, ou ne voit pas bien comment la matière pourrait jouer le rôle de principe d’individuation.Ajoutons à cela que la difficulté devient d’autant plus grave que l’aristotélisme auquel on a affaire se montre plus rigoureusement conséquent.Si l’on admet l’unité de la forme dans le composé, il faut bien que la matière tienne de la forme même cette quantité et cette impénétrabilité dont on suppose qu’elles l’individualisent.En pareil cas, et chacun sait que ce sera le cas du thomisme, ne serait-on pas réduit à dire que c'est la forme qui s’individualise elle-même grâce à la quantité dont elle revêt la matière?Détour coûteux et bien inutile, semble-t-il.que l’on pourrait éviter sans peine, en avouant franchement que c’est dans la forme même qu’il faut placer le principe d’individuation.Il v aurait cependant à cela de sérieuses difficultés dans la doctrine d’Aristote et avant tout dans l’esprit même de la doctrine.Sa description d’une humanité dont les individus ne se distinguent entre eux que par des différences accidentelles s’accordait pleinement avec sa conviction inébranlable que les individus ne sont là qu’en vue de l’espèce, et qu'en fin de compte les individus, en tant que tels, ne comptait pas.Mais il y a plus : on ne peut réussir à les faire compter, en tant qu’individus.sans ruiner l’unité de l’espèce même.Si l’on introduit une différence individuelle dans la forme de chaque individu, on fera de lui une espèce irréductible à toute aube.Sociale sera aussi différent de Callias que Socrate et Callias le sont actuellement d’un animal ou d’un arbre.D’un mot, pour mieux sauver l’originalité de l’individu, on aura dé tuit l’unité de l’espèce sans se rendre compte que la première condition pour avoir des hommes, c’est d’avoir une humanité.Selon Duns Scot Tel est, chez un penseur chrétien, le désir d’assurer la subsistance et l’originalité de l’individu que Duns Scot n’a pas hésité à courir ce risque.Selon lui, chaque forme humaine, en tant précisément que forme, est marquée d’un caractère individuel qui la distingue de toutes les autres.Dans un texte isolé, Aristote lui-même avait sem blé dire quelque chose de ce genre.“Les causes et les éléments des différents individus, écrivait-il, sont différents: votre matière, forme et cause motrice, et les miqn-nes”.11 parait clair qu’en s’exprimant ainsi Aristote ne changeait rien aux principes de sa doctrine, car si ma forme est différente de la vôtre, c’est probablement parce qu’une matière différente de la vôtre t’individualise, ("en était assez cependant pour encourager Duns Scot à suivre sa propre voie et à chercher dans la forme, comme forme, le principe ultime de l’individuation.Si la forme d’un homme, dit Duns Scot, n’est pas individuelle par elle-même, comme la matière, en tant que telle, ne possède aucun des caractères de l'individualité, il n'y a lias du tout d’individus humains.Or, il y en a.11 faut donc nécessairement que la forme même de l’individu soit le principe de son individuation.Bien entendu.il ne saurait être question de multiplier inutilement le nombre des formes dans un individu du donné, car on ne saurait le faire sans ruiner son unité; mais il n’est pas nécessaire d’ajouter une forme à chaque forme pou l’individucr.Nul ne doute que, d’un certain point de vue.Dieu ne soit un individu, et pourtant on ne saurait attribuer dre à l’église Siùnt-Vlateur et de là au , , - - - cimetière de la côte-des-Nciges, lieu de lai son individualité ni à de la matie- **Parents et amis sont priés d'assister sans j rt\ »! \ul"' f,orn,u‘ supplémentaire autre invitation.! d'H viendrait 1 individuer.Les anges sont des individus et cependant ils JOUBERT A Montréal, le 16 novem- sont immortels et simples dans leur bre 1931, décédé à 82 ans, 7 mois, Léon forme.Pourquoi n’en sernit-il pas les le mardi 17 courant.Le convoi fu-j nu UH i 11 (l qui (ont tint I llOlU-nèbre partira du No 3712 nie St-Hubert, j m'e?11 suffit d'admettre que, prise i 8 h.15 du matin, pour se rendre à l'é- ! en elle-même et dans sa réalité fnn-gllse 8t-Louls-de-France ou le service sera • "Va Y i célébré à 8 h 30 Et de là au cimetière] eiere, 1 Ame esl individuelle et cati-de la Côte-des-Nelges, lieu de sépulture se d’individualité.De soi, et par ce Parent* et amis sont priés d'y assister : » ,||'.rinil un m-nnn elle n’est sans autre invitation Les membres de Saint - Viatcur d’Outremont.filles: Mme Ernest Desjardins Glu-, Départ du no 231 avenue McDou-Mienne), Simonne.Gaetano, Fran- ,,.,11 y g heures 45.çoise et Marthe-Marié.j ” sjns respectueuses condoléances M Walter 11 ^ »'«r'li’ ii la famille en deuil.m.o in le 1/.a 1 église St-Bernard, a 9 heu-1 — chez lui.a res.Le cortège partira du no 2207, rue Mousseau, à 8 heures 45.Un libéra sera chanté à l'église Stc-Thé-rèse de Blainvillc et l'inhumation se fera dans le cimetière de l'endroit.Aves-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir", 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241*).M.E.M.MacDonald subit l’amputation d’une jambe Pictou.Nouvelle-Ecosse, 16 (S.P.C.).M.E.-M.MacDonald, ex-ministre de la défense nationale, a subi l'amputation d'une jambe, il y a quelque* heure*.Les autorités de l'hôpital estiment satisfaisant l’état du malade.Des sénateurs, des représentants et des hommes politiques américains, nu nombre de 75, sont descendus, hier matin, à la gare Bonavcnture, du train spécial qui les avait amenés de Washington: c’est le “voyage Hearst", organisé par le magnat du journalisme américain pour permettre à un certain nombre de membres du Congrès d’étudier le fonctionnement de la taxe des ventes au Canada.On croit qu’il faudra imposer de nouvelles taxes à la prochaine session et les journaux de la chaîne de , Hearst ont lancé l’idée d’une taxe des ventes.S.H.le maire Camillicn Houde s’était rendu à la gare ainsi que plusieurs hauts fonctionnaires des Chemins de fer nationaux, afin de souhaiter la bienvenue aux distingués visiteurs.M.le colonel Hanford Mc-Nider, ministre des Etats-Unis à Ottawa.et Mme McNider, doivent accompagner les voyageurs tout le temps de leurs séjour au Canada.On remarque parmi les membres de la délégation, quatre représentants du Sénat américain: le sénateur W.H.King, (le l’Utah; le sénateur T.P., Gore, de POklahoma; le sénateur W.R.Austin, du Vermont, et le sénateur E.Thomas, de POklahoma.Les membres de la Chambre des Représentants sont au nombre de 45, dont une femme, Mme Mary T.Norton, du New-Jersey.On s’attend à ce qu’une quinzaine d'autres membres du Congrès viennent rejoindre la délégation ièi.' La journée était libre hier pour les hôtes de M.William Randolph Hearst.Ils doivent rencontrer les hommes d’affaires de Montréal, d’Ottawa et de Québec afin de se former une opinion sur la taxe des ventes.Ils seront de retour à I Washington vendredi.M.le colonel Hanford McNider et ; sir Henry Thornton assistaient hier soir, à un diner intime à l’hô-i tel Windsor.Sir Henry Thornton, ; après avoir souhaité la bienvenue aux visiteurs, a parlé des relations entre le capital et le travail, des Chemins de fer nationaux et des ; facterus qui concourent à la prospérité du Canada.C’est le représen-! tant de M.William Randolph Hearst, M.John A.Kennedy, qui l’a ! présenté.M.Snowden est tait vicomte Londres, 16.(5.P.A.) — On annonce officiellement que M.Philip Snowden, chancelier de l'Echiquier du gouvernement travailliste, membre du présent cabinet à titre de conseiller, a été fait vicomte.Le procès de W.Wilkinson On a commencé aujourd'hui, devant la Cour du Banc du Roi, l’instruction du procès de William Wilkinson, accusé du meurtre de Marcel Dtipré, le 24 mars dernier, au no 1873 de la rue Amherst, où il avait son restaurant.Me Harry M.Budyk occupe pour la défense, et Me Gérait! Fauteux représente la Couronne.Ajirès l'assermentation des jurés, on a entendu trois témoins.M.Albert Sincenncs, architecte, qui a produit les plans de la maison oû le meurtre a été commis, M.Eugène Laflamme, du service (l’identification, qui a produit des photographies de la même maison, et Mme Joseph Dupré, mère de la victime, qui a raconté dans quelles erlconstances le meurtre avait été commis.On se souvient que Jack Edgett.lc supposé complice de Wilkinson, a été trouvé coupable de manslaughter dans la même cause et qu’il a été condamné au pénitencier pour la vie.On croit qu’il sera entendu comme témoin au cours du procès de Wilkinson.Appels rejetés Québec, 16 D.N.G.).La Gour d’Appel a rejeté les appels de Giroux.de Piuxe et Bastion.à Montréal Le rejet- des objections préliminaires par sir François Lemieux Une délégation de l’hôtel de ville de Montréal auprès du premier ministre M.L.-A.Taschereau, premier ministre de la province, de passage à Montréal, ce matin, a appris par communication téléphonique que sir François Lemieux, juge en chef de la Cour supérieure, a rendu jugement ce matin dans la question des contestations des élections du 24 août dernier et qu'il a rejeté les objections préliminaires présentées pur les libéraux pour empêcher que les contestations se poursuivissent.“Est-il possible que la Législature adopte une loi validant les élections puisque les objections sont rejetées?” avons-nous demandé au premier ministre.Ah! bien, ça.s’est exclamé Je premier ministre qui s’est arrêté là.Par ce qu’il a ajouté ensuite, il semble qu’on peut en déduire que le comité parlementaire des privilèges et élections présentement constitué entendra l’enquête sur les élections contestées et fera son rapport à la Chambre.Ge n’est qu'alors que le gouvernement décidera de présenter ou non une loi validant les élections.Une délégation A 10 heures, M.Taschereau a reçu à son bureau une délégation de la ville, se composant de MM.Honoré Parent, directeur des services municipaux, Normand Holland, président de la Gommission industrielle du chômage, Charles Laurendeau, avocat conseil de la ville, et des éehevins .1.-15.Angrignon et Thomas O’Connell, La délégation a représenté qu'elle a l’intention de modifier le bill de Montréal cl de porter le montant d’emprunt dont il y est question, de $5,500,000 à $7,-(100,000.Un emprunt provincial Au sujet de l’emprunt provincial d’environ $10,000,000 que le gouvernement a l’intention de faire pour couvrir les dépenses extraordinaires occasionnées par les travaux de chômage, emprunt remboursable dans l’espace de cinq ans, M.Taschereau a déclaré que le gouvernement pense à le lancer, mais qu'il ne veut pas nuire à l'emprunt que se propose de faire le gouvernement fédéral.Nous avons besoin d’argent et nous essaierons de nous en procurer.La canalisation du St-Laurcnt Questionné sur les négociations qui ont lieu entre Ottawa et Washington, au sujet de la canalisation du Saint-Laurent, M.Taschereau a dit qu’elles ne sont commencées que dans les journaux et que pour le moment, il n’a rien à ajouter.M.C.-.I.Arcand, nouveau ministre du travail, était aussi à son bureau et il a reçu 1111 grand nombre de visiteurs.Le départ du chef Dufresne On en parle — Une enquête sur le service de la police — Son successeur On dit que M.Dufresne quittera prochainement son poste de directeur de la police.La semaine dernière, les autorités muniepales ont conduit en secret une enquête sur le service; il ya eu, parart-il, un caucus, on ne sait pas oû, dont M.Big-gar serait sorti en fermant la porte fort, et le leader aurait dit simple-' ment : Si Dufresne se’n va, je m'en ! vas.j M.Dufresne est arrivé d’Europe samedi matin.Il était arrivé à New-York vendredi, et M.Gobcil, assis-tant du directeur, était allé à sa rencontre à New-York, et l’a ramené en automobile.L’enquête de la semaine dernière et quelques autres incidents font croire au départ de M.Dufresne, et on parle déjà de son remplaçant.On cite plusieurs noms; il y a d’abord quelques candidats parmi les officiers supérieurs de la police; puis on parle du Lt-eol.B.de la îiruère Gironard, mais les gens qui se disent bien informés signalent M.B.L.Gabier.Nous avons appris d'autre part que M.Dufresne est fermement décidé à ne pas donner sa démission.De plus, l'opposition municipale s'opposera à toute tentative de le congédier.^ Saunders tenu criminellement responsable Un jury de la Cour du Coroner a tenu Rubin Denis Saunders criminellement responsable de la mort de James B.Ffar-ris, ce nègre qui a été abattu à coups de revolver samedi après-midi dans un club de la rue St-Antoine.Les détectives ont produit une déclaration signée où l’accusé admettait avoir tiré Sur Harris.Nouveaux cures à Vaudreuil et à St-Stanislas Vailcyfield, 16 — M.l’abbé J.-M.Phaneuf, curé de Sainte-Martine, est nommé curé à Vaudreuil en rcmplace-mero de feu l'abbé Meloche.M, le chanoine Oscar Bissonnette.curé à Saint-StamsUs de Valleyfield, est nommé curé à Sainte-Martine.^ le personnalisme chrétien (Suite de la 2ème page) progressive, à la retouche incesrf santé et au perfect ion nemeiït inlasn sable de cette personnalité qui n’aU teindra sa plénitude que dans lu vi© future.Car il est bien vrai de dira (pie lu personne se trouve posée» dans l’existence du seul fait qu’uni intellect, principe de détermination libre, est uni à une matière pouf constituer une substance raisonna* blc.Kant lui-même, avec tout la personnalisme qui s’inspire de sî$ doctrine, ne sera que l’héritier de lai tradition chrétienne, lorsqu’il verJ ra dans la personne l’identité d’unfl substance pensante, qui reste la mèà me sous tous les actes qu’elle exerà ce, et que son unité même prédesti* ne à l’immortalité.Mais il faut ajouter que, posée dans ses priori* pes, eette personne est encore loinj de son complet achèvement.Aî première vue, la philosophie médié* vale a fait peu d'efforts pour rnttu» cher à la notion de personne le déa veloppement complet de la vie inté* rieure, et c’est ce «pii montre que* ses principes ont encore une fécon* dite inépuisable.Saint Thomas exulte la personnalité au delà da toute autre réalité observable danü la nature; rien à scs yeux n’est su* périeur en dignité à l’essence da ces êtres qu'il définit des individus raisonnables: singularia rationale naturae.Gomment en serait-il au* trement, puisque avec tous les thèo* logiens de langue latine saint Tho» mas en étend la notion à Dieu lui* même en élaborant sa doctrine défit personnes divines?tvn fait, presquq •ont ce que nous savons de la phi* losophie de In personne se trouve) chez les penseurs du moyen âge» dans les questions qu’ils consacrent! à la théologie de la Trinité.G’est dans le De dmilnm naturis de Boère* c'est-à-dire dans un traité sur les! deux natures du Ghrist, que se rencontre la définition de la personne dont tout le moyen âge s’inspirera et qui pèsera d’un tel poids sur le développement de la morale moderne.C’est pour savoir s’ils ont 1« droit de l’appliquer à Dieu que saint' Bonavcnture et saint Thomas eu scrutent le sens et approfondissent cette définition.Enfitr.pour revenir une fois de p'rùs au principe, comment la personnalité ne serait-elle jias la marque propre de l’être, en son plus haut point de perfection, dans une philosophie telle quo la philosophie chrétienne oû tout est suspendu à l’acte créateur d’un Die» personnel?Car tout a été fait par le Verbe, et le Verbe est avec Dieu, et le Verbe est Dieu, c’est-à-dire justement cet être qui se pose comme personnel du seul fait qu’il se pose comme Etre: “Ecce personal 1S distinctio : Exodi tertio, ej/q sam, qui sum.” G’est donc à la mêla* physique de l’Exode que le person* nnlisme chrétien se rattache oomma tout le reste; nous sommes des per* sonnes parce que nous sommes le* oeuvres d’une Personne; nous par* ticipons à la personnalité divine, comme nous participons à la per* feetion .étant des biens; à sa toute* puissance créatrice, étant des cau»j ses; à sa providence, étant nous* mêmes des prévoyances, et, d’un mot, comme nous participons à son, Etre, étant nous-mêmes des êtres, litre une personne, c'est participer a l'une des dignités les plus haute» de l’être divin.Ensuite, semble-t* il, c’est fini.Pas un mot dans tou* te la morale sur cette notion dontj eux-mêmes nous disent qu’elle exprime la dignité suprême dq l’homme et par conséquent de la, nature entière.Gomment expli* quer qu'au moment même d’une dé* couverte de eette importance, !;» pensée chrétienne semble tournen court et renonce à exploiter son succès?» Ge n’est là qu'une apparence.IJ est vrai que la notion de person* ne semble ne jouer aucun rôle dan» la morale médiévale, mais on ne peut l’en croire absente que si Tory oublie la définition même que le» penseurs chrétiens en ont donnée* un individu de nature raisonnable.Si.comme nous aurons plus tard ^ le montrer, la morale chrétienne exige de l’homme qu'il vive une vîq parfaitement rationnelle, il n'v a pas un mot de ce qu’elle dit de la morale qui ne concerne directement l’histoire de la personnalité.G’est la personne, en tant que raison pra* tique, dont l’activité tisse la trnmo de la vie humaine; r'est elle (pii, nue dans son essence, s’enrichit sans cesse sic sciences nouvelles, d’habitudes morales qui sont des vertus, d’habitudes pratiques quj sont des arts, et, se construisant en quelque sorte elle-même, engendra ees chefs-d’oeuvre humains que sont le savant, le héros, l’artiste ou lu saint, Ghefs-d’ocuvrc durables, impérissables comme lu personna qu’ils constituent, sculptés à mémo dans la substance d'une âme im* mortelle destinée à retrouver soq corps dans l’immortalité.De toutes 'les choses admirables de la nature, j dit le poète grec, je n'en connais I pas d'aussi admirable que l'homme, : A partir du Christianisme, ce n’est j plus seulement Thomine.c’est 1 personne humaine qu’il faut dire» persona stuntficat id quod est pens I fectissimum in tola naturQ 1 Pour suivre le développement dq ) cet être éminent, il convient dé sors mais d’étudier les conditions de soq activité théorique et pratique, l’ao* • quisîlioti de ses connaissances •} I l’exercice de sa moralité 1 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 NOVEMBRE 1931 Une lettre de Mgr l’archevêque coadjuteur de Montréal La béatification de la Vénérable Marguerite Bourgeoys.— La charité.— L’oeuvre de la Société Saint-Vincent de Paul à Montréal.l’établissement chrétien de Yille- flarie.Nous avons sans «toute hâté par nos prières la canonisation des Martyrs Jésuites, qui fut une joie d bienfaisante pour l'Eglise cana-ladienne.Que leur intercession ious aide maintenant à obtenir de )ieu que s’accroisse le nombre «tes iienheureux et des Saints de la )atrie.La nouvelle «l’une béatification lerait une trêve providentielle aux nquiétudes de l’heure présente et mrterait notre peuple à élever scs ¦égards plus haut, où nous avons les modèles et des protecteurs.* * * fl II Vous avez lu, l’en suis sûr, la (dernière lettre que le Pape vienl de nous adresser pour demander ou monde une croisade de charité et de secours.Elle contient Un appel dont on peut dire en ce moment qu’il est particulièrement émouvant.Et il est bien réconfortant pour l’Eglise entière que le Père commun des fidèles retrouve rn présence des maux qui nous affligent la parole même de Nofre-ieigneur devant une multitude équipée par la faim: ’M’ai pitié de la foule” (Marc Ylll.2).Tout nous presse de répondre à Son appel.Je sais «pie le dimanche.4 octobre, en In fête de Notre-Da-me du Suint-llosaire, il y eut dans Joules les églises de ce diocèse des rières publiques pour obtenir de ieu par sa sainte Mère qu’il abrè- Île la crise douloureuse «me nous raversons.C'était le premier devoir à remplir cl tous nos efforts feraient stériles si Dieu ne les secondait de sa grârc.Mais il faut rappeler avec insistance é tous vos fidèles qu’à cette pbligation de la prière s’ajoute plus que jamais celle de l’aumône.Personne ne conteste «me l’observance ne la justice est un commandement Bbsolu : on accepte peut-être moins pisément que la charité s'impose pvec la même rigueur.On pense «voir satisfait à ses «levoirs envers je prochain en rendant à chacun ce qui lui «‘si dû, et si l’aumône parait Aine oeuvre excellente, on la Wolf volontiers fnmltnti**.Pi Voici le texte de la lettre circulaire que Son Excellence Mpr l'archevêque coadjuteur de Montréal vient d'adresser an clerqé de son diocèse : Archevêché de Montréal, le 10 novembre 1931.I Mon cher Confrère, Je reviens de Home où j'ai eu le bonheur de remettre au Saint-Père, à l'audience du deux octobre, le volume qui contient le sommaire dés milliers de signatures «me l’on a recueillies pour demander la béatification de la Vénérable Marguerite Bourgeoys.Sa Sainteté a daigné m’accueiilir avec bienveillance et m’adresser ensuite, par Son Eminence le Cardinal Secrétaire d'Etat, la lettre que voici: Cité du Vatican, te 5 octobre 1931.Excellence, Le Saint-Pcrc a reçu et agréé avec une spéciale satisfaction le fiche Album qui contient le Sommaire Général des douze Vol.où furent recueillies les milliers de signatures pour solliciter la Béatification de la Vénérable Marguerite Bourgeoys, Fondatrice de la Congrégation Notre-Dame de Montréal.Sa Sainteté a parcouru ces pages avec bonheur car elles prouvent combien la vertu est appréciée par tous, même de nos jours, et combien l’on compte sur la protection de ceux que l'Eglise a placés au nombre des Bienheureux et des Saints.Le Saint-Pére partage bien le désir des signataires en question, mais comme la pratique doit suivre son cours régulier, le Sommaire susdit a été transmis à la Sacrée Congrégation compétente qui est chargée de.prendre en examen tous les documents relatifs aux Causes de Béatification et de Canonisation.Je saisis volontiers l'occasion pour exprimer à Votre excellence les sentiments de mon entier dévouement en Noire-Seigneur, (signé) E.Card.PACELLI.La Congrégation compétente pour instruire les procès de Béatification et de Canonisation est, vous le savez, la Congrégation des Rites.J’inclus, à la fin de cette circulaire, U» résumé très intéressant de la cause qui nous occupe.Vous verrez que le 4 août 1931 on a reconnu la validité des prodès sur les miracles tenus à Montréal par le tribunal diocésain.Les avenues sont donc ouvertes aux procédures définitives.Il reste l’examen des miracles eux-mêmes, qui se fait en trois congrégations successives.S’il est favorable, une dernière réunion a lieu en présence du Saint-Père, à qui seul il revient de permettre la Béatification.On publie alors le décret “de tuto”, et l’on se prépare à la cérémonie solennelle.Nos catholiques seraient bien J-assurés dans leur foi s’ils pouvaient suivre le cours des longues enquêtes que s'impose le magistère de l’Eglise avant de placer sur les autels un serviteur de Dieu et de l’inscrire au catalogue des bienheureux et des saints.Le moment est venu de redoubler de zèle devant Dieu.Je vous rappelle et je vous charge de rappeler à vos fidèles que les prières récitées après les louanges qui suivent la Bénédiction du Saint Sacrement sont à l’intention des canes de notre diocèse introduites uprès du Saint-Siège.Deman-ez encore qu’à la prière «lu soir ans les familles l’on ajoute une izaine de chapelet ou un Pater, n Ave et un Gloria Patri, pour la atification de la Mère.Bourgeoys, relie de nos causes qui semble le plus près du terme.Nous le de vous à l’héroïque fondatrice dont Vs travaux et les vertus ont assuré Il ne s’agil pas, remarquons-le, d une restitution réclamée en justice, mais de la part qu’il faut prélever sur ses biens propres pour le soutien du pauvre.Or l'usage des richesses, même acquises légitime nient, reste subordonné à la volon Jf„de, Dieu et il n’est rien que.toute 1 Ecriture affirme avec plus «te force que la loi positive de l’aumône.Les paroles sévères qu’elle prononce contre ceux qui la transgressent montrent qu’il v va de toute évi-dcnce d’un précepte grave.Notre Seigneur a repris dans son Evangile le même enseignement et avec J es mêmes précisions.Relisons son entrevue avec le jeune homme riche, en S.Matthieu, XIX.22.24; l’histoire de Zachéc, la parabole du pauvre Lazare et du mauvais riche, en S.Luc, XVI, 1», 31; XIX, 1.10.nous ri'aurons aucun doute sur sa pensée: elle est claire et elle est pressante.Il est sans doute impossible el d'ailleurs inutile, de déterminer exactement «•«• qui dans une fortune revient à la charité.Le simple bon sens suffit à expliquer ce principe de X.Thomas: "La mesure de l’au-mone, c’est d’un côté l'abondance de celui qui possède; de l’autre la détresse de l’indigent”.Ce qui est ;axé de redevance, c'est le superflu, ce qui reste quand on a pourvu aux nécessités de sa vie et de son état.“Quod superest, date ele-mosynam.Donnez en aumône le superflu” - S.Luc.XI, 4.Le riche reconnaît «lu même coup le souverain domaine et les bienfaits de Dieu» Et selon le mot de Bossuel “la manière la plus efficace d’ho-norer la bonté divine c’est de l'imiter”.Il s’agit au surplus de la consti-tulion même du christianisme dont le commandement de charité résume toute la loi.Frères «me le Ré-dempteur unit dans son sang, nous formons en Lui une même famille.“Si un membre souffre, dit saint Paul, tous les autres souffrent avec lui’’ — 1 Cor.XII, 26.Aussi bien le Pape déclare qu’il s’adresse à tous ceux “qui ont le sens de la foi et de la charité chrétienne".J Standard Oas Ar Electric 39 39 J h Standard OU ol New Jersey 34r, Socony OU 14 14'.Studebaki'r .16'» Texas Corp.19 Union Pacific 101’, 102 United Aircraft 16', 17 Untied Oa» Improvement .U.S.Rubber .23 Vi U.S.Industrial Alcohol .34./ U S .Steel .«S1» 68',2 Vanadium .19 195» Western Union .64 64 Westinghouse Wool worth 'U 51 51’a France, franc .Belgique, belga .Italii', lire .Suisse, franc .Hollande, florin .Espagne, peseta .42.i j Suède, couronne Danemark, cour.Brésil, milreis ., Etats-Unis, dollar Allemagne, mark 4.86 2-8 $t.2i 3.!M .0438/2 .EUX) .1560 lit.lie.0580 H).3c.2180 40.2 c.4495 10.3c.0970 26.8c.2370 .26.8c.2365 26.8c.2340 32c.0705 1 1 r's 23.8c.26.60 dans les taux de l’argent.cire financier, $295,497,776, une diminution sur le dernier exercice financier d’au delà de soixante-dix-neuf millions.Ce revenu fut compilé comme suit: Droits d’importation, $131,208,955; taxes d’accise, $34,734,661 : droits d’accise, $57,746,808; perceptions diverses, $759,330; impôts sur le revenu, $71,-048,0°2._ i:\ BOURSE LOCALE Hausses et réactions Ouverture inactive et morne, ce matin, sur la place locale.Au cours de la première demi-heure il ne s’est vendu qu’environ 1,500 actions.Les cours étaient un peu plus forts que samedi.Un peu plus tard, la hausse des prix du blé a provoqué un mouvement d’appréciation des cours; mais cela n’a pas duré et les réactions se sont produites.Montreal Power était actif.Vers midi, il cotait 38, une perte de 3-8 «le point depuis samedi.Internafîo-nal Nickel est monté à 11 3-4 pour redescendre à 11 1-2.Canadian Pacific a su conserver un modeste gain de 1-4 de point à 18 1-2.Canada Power and Paper est monté de 5 cents à 7 cents.Brazilian Traction à 12 3-4, s’était apprécié de 1-4 de point.L’action privilégiée Canadian Car était en hausse de 1-2 point, à 18; Cernent perdait 1-4 de j point à 8.Smelters a repris une par- | tie de sa perte de la semaine der- j nière en gagnant un point, à 79.B.C.Power, McColl Frontenac, Mas-scy-Harris, Winnipeg Electric, Bruck Silk, Steel of Canada priv., et Hamilton Bridge étaient inchangés.Les arbres de Noël du Canada La demande pour les arbres de Noël canadiens augmente rapidement, spécialement aux Etats-Unis.Pendant (.’exercice finarfcier, terminé le 31 mars 1930, 303,396 icunes épinetfes et sapins ont été expédiés du Canada.Les forêts du Immeuble général et Prêts hypothécaires 5504, Avenue Verdun Tel.YOrk 4707 Cartes Professionnelles et Cartes ((’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS COMPTABLES H.Labrecque, I.C.G.Papineau.I.C.et Arpenteur.M.Caillou*.I.O.Les Ingénieurs Associés LIMITER INGENItURS CONSEILS Béton armé — Arpentage — Expertise EDIFICE THEMIS 10, St-Jacques ouest — HArbour 0482 MONTREAL P.-A.Gagnon Comptable Agrée Chartered Accountant immeuble des Tramways 159 Ouest, rue Craig Téléphone: HArbour 5990 Raymond Beausoleil, I.C.Spécialité : COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE — INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132.rue St-|aeques O.Chambre 518 HA.1841 AVOCATS BERTRAND, GUERIN, GOUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS 1mm.Ins.Exch.276 ouest, rue St-Jacques Ernest Bertrand.C.R.Substitut Senior du Procureur Général C.-E.Guérin.C.R.M Ooudrault.CR-, Antonio Oarneau.H.N Garcoau.Marcel Pigeon.A l’aéroport de St-Hubert Les percepteurs du Revenu national 3nt reçu l’avis suivant: Au sujet de l a-ticie 4 de la Loi du tarif des Douanes, veuillez prendre avis que, par un arrêté en Conseil du 24 sep Les aéroplanes rapportés à l’entrée de l’aéropart de Saint-Hubert, P.Q., pendant le mots de septembre 1931, étaient au nombre de 66.à la sortie, 66; passagers entrés 60, sortis 97; bagages entrés 70 — r*.- , .pièces, sortis 116 pièces; sacs de dépê- tembre 1931, les avantages du tarif de ! ches entrés 4g7 (8 4nt accordés aux I 17q , | 55g |jvresi ; cons d’express en-pays et territoires suivants, en vigueur a tf^s j7 sortj$i 2.partir du 3 octobre 1931: On importa un aéroplane en entrepôt.Colonie et Protectorat de Kenya lau- La valeur à l'acquitté des pièces d'aéro-trcfois le Protectorat de l'Afrique onen- planes et de réparations était de $2,359.NRtion"w?d»*1&èc8"R.r?.!!!!.talc, auquel les avantages du tarif de pré- ¦ —.- férence britannique furent accordés lc t ^ » 25 janvier 1913); La SCIYialllC 3U Curb Colonie et Protectorat de Nigéria (au- 1 Fablenu qr» fiuctusriima compilé par U ¦ 1 maison OARNEAU * OSTIOUY, 21 s.ru» St-Jacques ouest, Montréal Cours des trusts fixes Can, Am Trust - Can.Inter Trust Corporate Trust ., Cumulative Trust ."First Custodian Second Custodian Dlv.Trust "A” - Dlv.Trust "B" .Dlv Trust "C" - First All Canadian Indépendance Trust .Low Priced .North American Trust United Fixed .United Jnsur Trust United N Y Bank T United Oil Trust .__ ._ COMPAGNIES DE PLACEMENT American Founders Com British Typo Inv.Can, For.Inv, Com.Can.Gan.In, T.prlv.Con.Inv.Com Equity Inv.Com Fed.Cap Trust Fund.Trust "A” .Fund.Trust "B" .Great Britain & C.Inv, Lon.Can.Inv trefois le Protectorat de la Nigéria du Nord et la Colonie et Protectorat de la j one Nigéria du sud, auxquels les avantages .semaine du tarif de préférence britannique furent accordés le 25 janvier 1913) ; La sphère britannique des Cameroun», ; la sphère britannique du Togoland, la Nouvelle-Guinée et Chypre, La semaln* dmitéra Plu» Plut o»j* .haut 10», " United Com.trust.U.S.E.L.and P."A" U 8.E L.and P.' B'' fixes 4N 4% 5 5'a 3‘» 3% 4', 4’, 4'» 4’è 4 9\ B1-, 4>a 3/j 3% 9 B1,a 2 V, 3M, 4L, 5 3% 3V, 3\ 8’, 8', 4% MENT 4 V, 1»» r» 2 3 6 4’a S'i 2 23 24 1 2 5 4% 5% 6 4 24 n, 27 5 4’» 5N 23 H 25\ 8 V, 6 Un des comités importants qui vient d’être créé est te comité honoraire consultatif qui assiste le comité de direction, présidé par sir Charles Gordon et dont M.Victor Drury est vice-président.Voici quels sont les membres du comité consultatif pour la province «te Québec: M.Carroll, lieutenant-gouverneur; M- Taschereau, premier ministre; sir Arthur Currie, sir Georges- Garneau, sir Henry Thornton et M.E.W.Beatty.Voici les noms ries membres «tu comité général: présidents honoraires.MM.Bennett et Rhodes; président, sir Charles Gordon: vice-president.Victor Drury; membres; .T.A.McLeod, gérant général de la banque de la Nouvelle-Ecosse; M.W.Wilson, gérant général de la Banque Royale; S.H.Logan, gérant général de la Banque «le Lom-inerce; Beaudry Leman, gérant général do la Banque Canadienne Nationale; H.B.Tudhope.A.F.White.L M.Gond y et E.G.Hanson.Notre commerce Ottawa, 16.— En octobre, le Canada a exporté pour $55,537,917 de marchandises, et importé pour consommation pour $45,940,874, soit un excédent de $9,597,043 des exportations sur les importations.Par centre, pour les sept derniers mois la balance commerciale est en notre défaveur, les exportations se chiffrant à $351,054.815 et les importations à $364,162,601 soit une différence de $13.107,786, contre nous.Pour la période correspondante de Lan c^cr'?'|rj, a balance défavorable était de $76,973,-052.Il faut dire que l'an dernier, en octobre, la balance a été aussi en notre faveur, quoique moindrement.Les taxes d'accise rapportent de plus an plus et proviennent surtout des importations de liqueurs et de tabacs.Les Québec ont fourni le plus grand nombre Aldérlc Blaln.L,.L., L., M.A.L.Roger Pinard, t-.L-.L.Bîain & Pinard AVOCATS Imm.Duluth, chambre 22 - LAnc.4469 84, nie Notre-Dame ouest - Montréal Lame & Trudel f oÇOMPTABLE-S AGRftts r Q,XAeRTEREn ACCOUNTANTS J.Arthur LaRue P \ xr • ôtor-trA».I y»K;ie.« .A.Maunei PhartrA C, V ¦f- Wilfrid Boulet! c! A B^auvftia, C.A Maurice Roujancer, C.A «Jean-Paul Gauthier, C.A.Jacques LaRua, C.A.LARUE TRUDEL A FICHER -r.,)".B et Liquidateurs Outshoe phonc; HArbour 2635 Eilif.Banque^Cauadieoae - - M“’ *!'ntiona!e 1 ^ rue «St-Pierra 21 > Edif, Inauranca Exchange »St-Jacqu?s O.ENCADREURS Moreocy Frères.Ltée 458 Ste-Cathcrine E.Encadrement — Dorqre d'art! îtes F Ar.6891 Matériel Choix (l'oei'-vren canadiennes taMti-eaux-fortes, erevures sur bo'e EBENISTES-REMBOUkkEURS Tél.I.An.09 de ces jeunes arbres, savoir 195,219.Le Nouveau-Brunswick, où la coupe des arbres pour le commerce d'exportation de Noël, constitue l'une des principales activités dans les forêts de toute la province à l'automne, a exporté 53,502 arbres dans la dernière année financière.L’Ontario a exporté 50,511, la Saskatchewan 2,391, la Colombie-Anglaise 1,-273 et la Nouvel le-Ecosse 500.Cinq cents tonnes de houx, principalement de l'He de Vancouver, seront exportées cette année pour l'usage de Noël à différents endroits de l'est du Canada et des Etats-Unis.Dividendes déclarés International Nickel of Canada, «ûnq cents par action ordinaire, payable le 31 décembre, aux actionnaires inscrits du 1er décembre.La compagnie avait _ payé 10 cents le 30 septembre et 15 cents Feu M.Léon Joubert Nous apprenons avec regret la mort de M.Léon Joubert, survenue, hier, en son domicile, 3712, rue Saint-Hubert, à l’âge de 83 ans.Le défunt n’avait été malade que pendant quelques jours.M.Léon Joubert avait été, jusqu’à ces dernières années, l'un des plus vieux citoyens du faubourg Saint-Joseph.Pendant soixante ans il fut marchand de chaussures, rue Notre-Dame ouest.Il fut membre de la Congrégation des hommes de Ville-Marie et, trois fois seulement au cours des dix dernières années, 11 avait manqué d’assister aux réunions.Sa femme, née Snrrazin (Marie-Louise) l’avait précédé dans la tombe il y a déjà longtemps; son fils unique, l'abbé Bruno-Adrien Joubert, était mort en exerçant son ministère au cours de l’épidémie ri’in-fluenza, en 1918.Lui survivent, ses deux filles.Mlles Irène et Léonie; un frère, M.L.Joubert, d’Outrcmnnt; plusieurs Jacque» Cartier, L.L., !.Jean-Victor Cartier.L.L.i.L.-J.Barcelo, L.L.B.J.-Eugène R'.vard, LL.L.CARTIER, BARCELO & RIVARD AVOCATS Chambre 920, "Tramways Bldg” 159 ouest, «ue Craig Montréal MAURICE DUPRE, U.l.7C.R., M P.Solliciteur Général AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, Gagnon A Melghen Immeuble Morin •II, COTE DE LA MONTAGNE Téléphones: 2-0212 et 2-0213 QUEBEC Anatole Vanler, C.R.Guy Vanter, C.R.Vanier & Vanicr AVOCATS SI ouest, rue Salnt-Iacques Tél.HArbour 2841 BREVETS DTNVENTION Louis Pistono & Cie A t e 11 S ' REM BO L’R K F « ' ! - cI,ébéniKtor!'i8tiSu^ è'ameubleinfots »t b ébéntster.e d'art.Meubles cl > style».su^romn" dH meubles de tous genres sur commande, ainsi que répatatlons «w.», ?e toutes sortes.4240 RUE ST-DENIS .MONTREAL Tél.RElalr 0798 REMBOURREUR — MATELASSIER Maison Boyer S?^1LI^F8: Meubles et matelas aur C0J7'înai}fJB ainsi que réparation».b._ .e.stiinés gratuit» sur demande 5043-47 ST-DENIS : MONTREAL Tel.BE.8328 PHARMACIES Assortiment - Qualité - Service Réels Prix Réduits.PHARMACIES WILBROD FAQUIN 4500 Papineau Coin Mont-Royr AMherst 2123 1200 Mont-Royal Coin Delaroche CHerrler 2191 TENTURES I NVENT10NS Hit««-vou» de 0 112 39 12 Hamilton .3 3 60 56 (i Argos .3 3 55 64 6 Ottawa .0 6 31 99 0 INTERCOLLEGIALE ( p.p.C.Pts Western .4 2 1) 30 28 8 McGill .3 2 1 41 31 7 Queens .3 2 1 27 38 7 Varsity .1 5 (1 34 35 2 LES SERIES DE LA LIGUE MONT-ROYAL ! Plus de cinq mille personnes ont assisté à la séance de la Ligue de hockey Mont-Royal, hier après-midi à l'Arena, et les amateurs ont été témoins de deux joutes intéressantes, particulièrement la première à l’affiche.Le club LaFontaine fut la seule équipe à décrocher la victoire hier, alors qu’elle a battu le Champêtre par un résultat de 6 à 1.Dans la joute initiale, les clubs Saint-Frs-Xavier et St.Michael ont fait partie nulle de 1 à 1.Le St.Michael a donné du fil à retordre aux joueurs du Saint-Frs-Xavier et c’est grâce à la brillante tenue de Gagnon dans les buts si le club du gérant Gervais s’est tiré avec un verdict de partie nulle.Gagnon était à son meilleur et sa tenue fut sensationnelle.Dans la deuxième rencontre les joueurs du LaFontaine ne ménagèrent pas les Champêtre.Ils jouèrent avec beaucoup d’ensemble et la défense adversaire n’a pu résister.Deux points furent comptés dans le premier engagement et au deuxième chacun compta.Au troisième Lafontaine ajouta trois points.Champêtre Lafontaine L Archevêque buts Boulanger Leduc défense Arcand Dupuis Shearer Üeteau avant Thibault j^rray Valois ^ Lapointe Subs., Champêtre : Leduc, Beau-champ, Hyndman, Landriault, La-framboise.Subs., Lafontaine: Thomson, St-ean, Gaudette, Grant, Charlebois.Première période Lafontaine, Lapointe (Thibault .Lafontaine, Grant .7 35 Punitions: Thibault, Waite, Leduc, Valois.Deuxième période Lafontaine, Thomson (Grant) 6.45 Champêtre, Murray (Waite) 17.45 Punitions: Hyndman, Octeau.Troisième période Lafontaine, Arcand (Shearer .7.10 Lafontaine, Thomson .13,00 Lafontaine, Gaudette (La- pointe - Valois.18.20 Punitions: Shearer.m.< S.Frs-Xavier S.-Michel Gagnon huis Rowen Mongeau défense Carter Unswprth Magnan Easton avant Grossman ORourke avant Mullins Gaudette Tobins Subs., S.-François: Gervais, Law-l ton.Bourcier, Lesieur, Bourgoin, i I répanier.j , Subs., S.- MichelLee, Bcmaine, i\\ heeler, Galbraith.Première période S.François, Mongean .11.00 Punitions: Easton, Galbraith, Bourcier.Deuxième période S.-Michel, Galbraith „ .(Wheeler) 15.30 Punitions: Lee.Troisième période Pas de point.Punitions: Gaudette, O’Rourke, Grossman, Bourgoin, Carter.Arbitres : Sauvé et Moore.Les Indiens vainqueurs Springfield.Ui Indiens de Springfield, chanumms de la Ligue Canado-Américaine, ont remporté une éclatante victoire samedi soir alors qu'ils ont battu les Cubs de Boston par un résultat de | l à 2.Heximcr, autrefois des Rangers, la compté deux points pour les lo-Icaux dans la première période tandis que Benson et Heller enregistrèrent les deux autres points des In-Idiens dans la période finale.Pour Boston les points furent comptés |par Lyons.Sommaire de la partie: Première période (Benson) 8.07 Springfield.Heximcr (Saunders) 8.23 Boston, 1 .vous (Press » .13.27 Deuxième période Boston, F,vous (Munge).14.15 Troisième période Springfield.Benson .7.00 Springfield, Heller 9.55 Résolhd final: Springfield ll’oslon 2.FORUM WILBANIV 6131 CE soin A S HEURES iHorkev amateur senior) McGill vs VICTORIA CANADIENS vr M.A.A.A.Enfants 2' Admission générale ••’’J Sièges de loges et promenade fl.00 Taie tnrluse.MARDt, 17 NOVEMBRE A » H.M» P M.MONTREAL CANADIENS Plaees d»hout fl (10 et IH.25 Admission générale .'0 Taxe comprise Sur le bord de la bande Art.Ross est dans la douleur.* * Ÿ Son grand ennemi, Sprague Cleg-horn, le nouveau gérant des Marrons, s’est payé sa tête samedi soir en remportant la victoire par 4 à 1.H- * * Sicbert et Troltier ont constitué deux epines douloureuses fichées par les Marrons dans les côtés des Bruins.H* Hooley Smith a fait sa part en fournissant deux passes à Siebert au cours de la soirée.Il veut mériter son salaire.* * * N.Smith a été une révélation.Cleghorn a eu la main heureuse en le choisissant pour défendre les filets des Marrons de préférence Kerr.* * * Slarr est en passe de mériter son nom en devenant une étoile.Il pa-, line avec une vitesse rare pour un joueur de défense cf il sait quoi taire lorsqu’on veut le déjouer en face fie ses buts.Lè nombre des punitions (17) a clé réduit de moitié avec colles de la partie d’ouverture de jeudi dernier (35).Pour peu que cela continue .* * * Bien que battus, les Bruins n'en ont pas moins paru une équipe formidable.Ross n'est pas fie ceux qui se découragent facilement.Sprague n’a qu’à se bien tenir la prochaine fois que les Bruins rencontreront les Marrons.¥ * # Monsieur Eddie Shore est toujours populaire-! H n’a pas eu la chance, samedi soir, d’exécuter de res courses toujours dangereuses pour les buts adversaires.Lorsqu’il sera en grande forme, les choses changeront de face.¥ ¥ ¥ Après la deuxième période, alors que la victoire des Marrons était presque certaine, les amateurs parlaient déjà de la partie de demain soir entre les Marron* et les Canadiens.Les Bruins déclassés par le Montréal (Par X.-E.Narbonne) Le club Montréal a joué sa première partie de la saison samedi soir au F'orum en présence de plus de onze mille personnes et les Marrons ont causé une agréable surprise à leurs partisans en Iriom-phant des Bruins de Boston par un résultat de 4 à 1.Les locaux méritaient bien cette victoire car ils s’affirmèrent bien supérieurs à leurs rivaux et cela dans tous les départements.Nous ne croyons pas exagérer en disant que les hommes du président James Strachan ont déclassé leués adversaires dans la joute de'samedi.Les locaux ont joué avec système et se montrèrent très rapides sur leurs patins.Du commencement à la fin les porte-couleurs du club montréalais ont attaqué les buts ennemis et les joueurs de défense des Bruins ont eu beaucoup de difficulté à arrêter les élans des Marrons et à bloquer les coups lancés avec précision par les hommes de Sprague Cleghorn.La tenue du Montréal fut presque irréprochable.Les passes étaient faites avec justesse et rarement la rondelle était lancée à côté des filets.Il a fallu une dose de courage à iTny Thompson pour résister aux attaques des Marrons.Babe Siebert et Dave Trottier furent sans contredit ies deux meilleurs joueurs du Montréal sur l’attaque mais il faut ajouter qu’ils furent bien secondés par Nelson Stewart et Hooley Smith.Le grand Stewart s’est affirmé plus actif que par le passé car rarement il a été vu à flâner sur la glace.Sur la défense nous devons accorder une mention toute spéciale à Starr, la nouvelle recrue du Montréal.L’ancien équipier des Sénateurs d’Ottawa s’est affirmé rapide patineur, très agressif et fort solide lorsqu’il s’agit de mettre un rival en échec.Wilcox, qui a signé son contrat quelques heures ayant la partie, a aussi fait un travail effectif sur la défensive tandis que Me-Vicar a bloqué plusieurs élans desj visiteurs.Le nouveau gardien de but du Montréal est toute une révélation et ceux qui ont assisté à la joute samedi soir ont* pu comprendre la raison pour laquelle Norman Smith fut appelé à remplacer Kerr dans les filets des Marrons.Smith a constamment Toeil sur la rodelle et il est très agile sur ses patins.Samedi soir il a fait des arrêts sensationnels et s’est atiré les applaudissement de l’assistance en plus d’une occasion.Le gérant Sprague Cleghorn mérite des félictations pour la victoire remporté contre l’équipe de son ami Arthur Ross.Le pilote des Maroons a conduit son équipe avec prudence et il a démontré qu’il connaît bien son affaire.Le gérant du Montréal s’est contenté d’utiliser les vétérans et Bill Phillips, De-guid, Robinson et Brydson n’apparurent sur la glace que durant la pratique qui précéda la partie.Les Bruints ne pâment pas en aussi bonne condition qu’on l’avait annoncé et ils manquèrent de cohésion.La défense ne fut pas très solide et Tiny Thompson dut se dépenser sans compter.Le gérant Ross se servit de tous ses jouers et lorsqu’il constala que le Montréal avait une avance assez considérable, il envoya Cook.Chap-' ni ah, Bold et Frank Jerwa dans la mêlée et ces jeunes firent assez bonne figure.La joute ne fut pas rude malgré les di-sept punitions imposées par les.arbitres Cooper Smeaton et Eu-sèbe Daignault.La plupart des punitions furent distribuées pour infraction à la règle de l’anti-défense.Le Montréal sera aux pirse avec le Canadien demain soir au Forum et les fervents du hockey attendent avec impatience la première rencontre entre nos deux elubs locaux, qui promet d’être fort mouvementée et intéressante.Alignement des équipes: Boston Montréal Thompson but \V.Smith Shore déf.Gallagher Hitchman déf.McVicar Barry centre Trottier Oliver avant Ward Galbraith avant Northcote Subst.Boston: Weiland, Touhey, Clapper.Owen, Cook, Chapman, J.Jeriva, F.Jeriva.Boyd.Subst.Montréal: Stewart, Seibert, H.Smith, Duguid, Robinson, Starr, Wilcox, Brydson, Phillips.Arbitres: Cooper Smeaton et Eugène Daigneault.SOMMAIRE Première période 1— Montréal, Trottier — Northcott 8.46 2— Montréal: Seibert H.Smith.4.03 Punitions: Touhey, Stewart 2, Shore 2, Chapman, Trottier, Starr.Deuxième période 3 Boston : Barry Sore 4.45 4— Montréal: Seiber»—II.Smith 10.15 Punitions; Tottier, Weiland.Chaprnan, Siebert, Oliver, Shore 2.Troisième période 5— Montréal: Ward Trottier 2.14 Punitions: Barry, Trottier.Beaux débuts du Providence New-Haven, 16 — Providence a ouvert la saison lorale de la Liane Canado-Amérirnine, hier soir, en battant New-Haven par 3 à 2.dans une partie rudement contestée.Le Jeu do Harrington, qui compta deux points pour Providence, fut le point saillant de la rencontre, Connors compta le 3mc point.Burmelster et Carson furent les rompteus pour New-Haven.H v eut de nombreuses punitions, 8 12 pour 15c .20 pour 25c -et en boites plates métalliques de 50 pour 60c Donnez à un homme une cigarette qu’il savoure et il sourira du matin au soir .c’est pour cela que les fumeurs de Dixies se comptent par milliers.Fraîches, douces, odorantes .elles sont faites de feuille dorée de choix .tabacs virginiens au meilleur de leur condition .reconnues partout comme les délices du fumeur canadien.DIXIE La Cigarette Supérieure Les Rangers Canadien sont défaits et Toronto par Détroit ont annulé New-York, 16.— Ia's Falcons de Détroit, qui avaient été défaits lors de la première joute de la saison, ont causé une véritable surprise aux Rangers de New-York, hier soir, alors ques les Sommes du gérant Jack Adams ont vaincu 1s protégés de Lester Patrick par un résultat de 2 à 1 dans la première joute disputée au Madison Square Garden cette saison, en présence de quinze mille personnes.Pour l’inauguration de la saison, le colnel Ham-mand avait préparé un programme exceptionnellement intéressant.La fanfare miliaire de West Point faisait les frais do la musique tandis que le maire Jimmy Walker fut invité à mettre la rondelle au jeu.La joute fut très contestée mais les visiteurs s’affirmèrent supérieurs à leurs rivaux du commencement à la fin de la partie et les Falcons méritaient bien la victoire.Ebie Goôdfellow compta le premier point dans les dernières secondes de la première période, sur une passe de Cooper.La seconde période ne donna pas de point.Frank Boucher égalisa le score dans la troisième période, sur une passe de Bun Cook; mais Noble assura la victoire au Détroit cinq minutes plus tard, après une belle montée.Détroit joua surtout sur la défensive.Les passes furent indécises et le jeu parfois hésitant Alignement des équipes: Rangers Détroit Roach but Conncl Seibert déf.Noble Johnson déf.Alex.Smith Boucher rentre Goodfellow Bill Cook avant Filmore Hun Cook avant H.Kilrea Subst.Bangers: Milks, Gainor.Dillon, Somers, Brennan, Keeling, Murdoek, Desjardins.Subst.l'gIcons : Auric, Lewis, Me-Inenly, Cooper, Cox.Sorrell, Young.Arbitres: Bill Shaver et Bill Stewart.SOMMAIRE Première période 1.—Détroit: Goodfellow 19.57 Punitions: Filmore, Dillon.Smith, Noble Deuxième période Pas de point, Punitions: Desjardins, Somers,: Sorrell, Smith.Troisième période 2— Rangers: Bouche 2.44 3- -Détroit: Noble 5.12 Punitions: Young, Cooper, Noble, Willie Hoppe est champion Pittsburgh, 16 WJ H le Hoppe a reconquis son titre de champion mondial au billard 18.1 en battant Cochran par 360(1 à 3837, samedi soir.Dans le onzième bloc loué samedi, Cochran fit 367 contre 400 pour Hoppe et dnns le dernier bloc Cochran compta ,,'64 contre 300 pour Hoppe, Cochran avait ravi le championnat à Hoppe, 1 on dernier.Toronto, 10 — Le Canadien, champion du monde, qui a subi une défaite lors de l’ouverture de la saison à Montréal, jeudi dernier, a fait meilleure figure samedi soir contre les Leafs et a réussi à annuler alors que la partie, disputée en présence de 13,000 personnes, s’est terminée par un résultat de 1 à 1.La joute a débuté lentement et dans la première période il n’y eut pas de point.Dans la deuxième les visiteurs affichèrent un bel ensemble et parurent avoir repris leur équilibre.Et après que Joliat eut compté le premier point de la soirée la lutte devint plus enlevante et ensuite les deux côtés bataillè-reni aver énergie.Le point du Canadien fut compté juste au milieu du deuxième engagement et cinq minutes plus tard le résultat était égalé par Charlev Gonacher.La troisième période n'amena pas de changement dans le résultat et une période supplémentaire n’a nu rien V faire., , , , Les champions du monde ont fait belle figure, surtout dans la deuxième période.Morenz Joliat, Lépi* ne et Lafochelle ont joué avec un ensemble remarquable et on a vu qu’ils étaient aussi rapides que par le passé.Us ont continuellement tenu Chabot sur le qui-vive.Les Canadiens sont retournes à Montréal avec quelques souvenirs de leur premier passage dans la Ville Reine.Georges Manthn a été atteint en pleine figure et on craint une facture du nez.Johnnv Gagnon a fait Je voyage avec ses compagnons, mais U n’a joué quo pendant quelques minutes.„ , oc Cattarinich a accompagne 1 équipe, et après la parti, il a continué vers Chicago, pour ensuite se rendre à la Nouvelle Orleans.U a célébré son aflème anniversaire de naissance veridredi et a cette occasion, les joueurs du Canadien lui ont présenté un magnifique nécessaire de voyage.Alignement des équipes: Canadien Hainsworth Burk S.Mantha Buts défense Toronto Chabot Horner Lcvlnski Primeau Jackson Conaeher Mon don, Le-Larochelle.Morenz centre Joliat aile Gagnon Subs., Canadiens: duc, Munro, Lépine.— G.Mantha.Hivers, Wasnie, Pusie.Subs., Toronto: Finnigan, Cotton, Howe, Darragh, Blair, Gracie, Day.Clancy, Bailey.Arbitres: Odic Cleghorn et He- wltson.Première période Pas de point.Punitions: Horner, Jackson, Rivers, Lépine, Conaeher, Balley, Duexlèmc période 1, Canadien—-Joliat .10,00 2, Toronto -Conaeher .5.00 Punitions: Aucune, 'Troisième période Pas de point.Punitions: Joliat.Conaeher, S.Les résultats du hockey LIGUE NATIONALE SAMEDI Montréal 4, Boston 1.Canadien 1, Toronto 1.DIMANCHE Detroit 2, Bangers 1.Chicago 1, Américain 1.LIGUE INTERNATIONALE SAMEDI Syracuse 0.Buffalo 0.Pittsburg 1, Cleveland 1.DIMANCHE Detroit 3, Windsor L LIGUE CAN.-AMERIGAINE SAMEDI Springfield 4, Boston 2.DIMANCHE Providence 3, New Haven 2.LIGUE MONT-ROYAL DIMANCHE APRES-MIDI St-Frs-Xavier 1, St.Michaels 1.LaFontaine 6, Champêtre 1.CLASSEMENT LES EQUIPES LIGUE NATIONALE Section canadienne G, P, N.P.C Pts Américains .1 0 1 6 3 3 Montréal .1 0 0 4 1 2 Toronto .0 1 1 2 3 1 Canadiens .0 1 1 2 5 1 Section américaine Chicago .10 13 2 3 Rangers .1 1 0 5 3 2 Detroit .1 1 0 4 6 2 Boston .0 1 0 1 4 0 LIGUE MONT-ROYAL St-François .,.2 0 1 4 2 5 St.Michaels .101213 LaFontaine .t 1 0 6 2 2 Verdun .I 1 0 1 1 2 Champêtre .0 3 0 2 6 0 LIGUE INTERNATIONALE Cleveland .1 0 1 4 2 3 Buffalo .1 0 1 3 2 3 Detroit .1 1 0 5 4 2 Syracuse .0 0 2 2 2 2 Pittsburg 0 0 23 3 2 Windsor .0 1 0 1 3 n London .0 1 ft 1 3 Q LIGUE CANADO-AMERICAINE Springfield .1 0 0 4 2 2 Providence .1 0 0 3 2 2 Bronx .0 0 0 0 0 ft New Haven .0 1 0 2 3 0 Boston .ft 1 0 2 4 0 PARTIES DE CE SOIR GROUPE SENIOR McGill vs Victoria, Canadien vs M.A.A.A.Le Doc nous a appris que Aurèle Myrc et Lafleur venaient d’obtenir leur transfert d’Ottawa et seront sur l’alignement du Canadien, ce soir, contre le M.A.A.A.Myre, qui est un joueur de dé fense, jouait.l’hiver dernier, doui le Lasalle Junior, tandis que Lafleur, un joueur de l’aile droite, jouait pour le Lasalle Senior.Quant au M.A.A.A.il aura, lui aussi, deux nouveaux joueurs sur les rangs, McKenzie et Massev ayant obtenu leur transfert de TOuest.La première partie verra aux prises McGill contre Victoria.L’nUiversJté de Montréal jouera sa première partie lundi prochain.l.eo Heffernan et Roger McMahon seront les deux arbitres de la soirée.La première partie commencera à huit heures.Joute contestée à Cleveland Le Canadien au complet Une nouvelle qui plaira sûrement à tous les fervents partisans du Canadien de la ligne amateur senior, est celle mil nous fut annoncée par le Dr Clément, gérant de l’équipe.Manthn, Burke, Day, Leduc.Période suppUmentaira Cleveland, 16.— Les clubs Pittsburg et Cleveland ont bataillé pendant soixante-dix minutes samedi soir sans pouvoir décider de la victoire, les deux clubs comptant chacun un point.La partie fut disputée en présence de trois milles personnes.Frank Ingram, autrefois du Chicago, de la ligue Internationale, n compté le point des visiteurs dans la deuxième période, tandis que Gray a sauvé son club de la défaite en enregistrant un point dans la troisième manche.Alignement des équipes: CLEVELAND PITTSBURG Woods but Cox Frew défense Fraser McFarlane défense Berlet Briden centre Rodden B.Brophy avant Arbour Doratv avant Ingram Cleveland, sub: Gray, William, Dunning, Clarke.M.Brophy et Daley.Pittsburg, subs: Fields.Gregg.Proudlock.Halliday, White, Ouellette, Holmes et Matte.Arbitre: Traub.Première période Pas de poinn Punitions: Doraty, Berlet, Frew et Fields.Deuxième période 1.Pittsburg: Ingrnm-Fraser .14.10 Punitions: Frew (2).Troisième période 2.Cleveland: Gray-Dunning .8.02 Punitions: Ingram et Dunning.Période supplémentaire Pas de point.Punitions: Fraser, Fields, Clark (2).[ Les Olympiques victorieux Détroit, 16.— Les Olympiques de Détroit ont triomphé des Bouledogues de Windsor, champions de la Ligue Internationale Tan dernier, dans une partie disputée en cette ville hier soir.Les locaux ont remporté la sdetoire par un résultat de 3 & 1.Cette joute fut très contestée car ce n’est que dans la période supplémentaire que les Olympiques se fVoir aussi page six) 16 novembre 1V51 Montreal, lundi LE DEVOIR Au Cercle Universitaire M.Etienne Gilson parle de Péguy L’esprit du XIIle siècle au XXe.— Péguy et la chrétienté.— L’espérance et le “mystère de la charité de Jeanne d’Arc.” MM DORE ET VEZINA LOUANCENT L’OEUVRE DE M.GILSON Péffuy, qui a retrouvé comme miraculeusement en plein XXe siècle l’esprit du XHIe siècle et qui l’a exprimé si mafinifiquement dans des pages où toute l’ànie de la chrétienté sc reflète, formait le sujet de la conférence de M.Ktienne Gilson, professeur de philosophie médiévale à l'Université de Paris et directeur des études médiévales au Collège Saint-Michel de Toronto, au Cercle Universitaire samedi soir.C’était la quatrième conference en deux jours que prononçait M.Gilson.11 a déclaré au début en faisant allusion aux paroles de M.Victor Doré, président de la Commission des écoles catholiques et président de la réunion en l’absence de M.Augustin Frigon, qu’il n’avait pas consenti à revenir mais qu’il était revenu à la course, qu’il s’était précipité.Je vous apporte-dit-il, une profonde amitié et ie vais vous parler comme un ami parle à un ami.Je vous ai réservé d’ailleurs ce que j’ai de plus cher: les hommes que j’estime profondément et dont je ne parle que devant de petits groupes.Vous avez accueilli Claudel l’an dernier, je ne doute pas que vous accueillerez de la même façon Péguy, l’homme du peuple, le chantre de l’espérance.M.Gilson a illustré divers passages de sa conférence de lectures extraites des livres de Péguv.Ces extraits devraient entrer dans le compte rendu pour lui donner toute sa couleur, toute sa vigueur, mais ce serait trop long.Disons qu’ils avaient trait à l’espérance, à l’examen de conscience du Père, à la nuit et è la mort du Sauveur.Lues par M.Gilson avec la note d’émotion contenue qu’il sait mettre dans toutes ses causeries, ces pages prenaient une signification plus vivante, plus lumineuse et plus révélatrice de l’âme religieuse du Péguv des dernières années.L’assistance nombreuse eut l’impression nette qu’elle assistait* à une fête de l’esprit comme il est rarement donné de le sentir à un aussi haut degré.iVi.Victor Dore M.Doré fait observer en présentant le distingué conférencier que notre pays sent le besoin de voir croître sa culture intellectuelle.Aussi il accueille avec joie le passage d’hommes tels que M.Gilson.Dès sa première visite nous nous étions dit: s'il pouvait consentir à revenir.Il est revenu.La philosophie qu’il nous enseigne est saine, lumineuse, il n’a pas ici à combattre d’erreurs mais à confirmer dans la foi et dans la vérité.Son enseignement nous révèle les beautés des vérités acceptées mais pas touionrs assez approfondies.La maîtrise est incomparable, le verbe est pur et la pensée vigoureuse.Sa paro'e est comme une méditation rythmée, ("est grâce à M.Gilson que nous avons mieux connu Claudèl, c’est grâce à lui encore que nous connaîtrons mieux Péguv.M.Gilson Voici le résumé succinct de la conférence de M.Gilson sur Péguy et la Chrétienté: Il est des notions qui, jadis familières a tous les esprits, se sont progressivement obscurcies et ont été finalement perdues de vue.L’idée de chrétienté en est un cas frappant.La période de son éclat le plus vif fut le moyen âge et elle s’est trouvée liée à des conditions politiques précises: la coexistence de deux pouvoirs: l’un spirituel, l’autre temporel, et de deux sociétés: l’une spirituelle, l'autre temporelle.Ce sont les deux Cités de saint Augustin, données en fait l’une dans l’autre, mais essentiellement distinctes.Considérons l’état des membres de la cité spirituelle.Leur situation était différente de la nôtre.Comme citoyens d’un Etat, ils lui devaient allégeance politique; mais cet Etat lui-même reconnaissait une juridiction spirituelle supérieure, s’intégrant à un ordre social spirituel et y intégrait du même coup tous ses membres.Il résulte de la que chaque homme avait deux citoyens: ceux de son pays, au temporel, et ceux de l’Eglise, au spirituel.Ce sentiment d’appartenir à une même société spirituelle est justement le sentiment de chrétienté.On peut se rendre compte de ce qu’il était en comparant la situation d’un étudiant étranger à Paris, au XlIIème siècle, et de nos jours.Alors, il était à l’étranger, parce qu’en France, mais chez lui.parce qu’en Chrétienté.Aujourd’hui, d est un étranger, aimablement accueilli sans doute, mais rien qu’un étranger.Ainsi, la chrétienté n’était pas identique à l’Eglise, mais elle en résultait: elle en était l'expression concrète, n’était que l’aspect d’une société humaine dont les membres sont en même temps membres de l’Eglise.Elle avait son chef, l’Empereur; ses rdis: saint Louis, par exemple; ses universités: Pans.Bologne.Oxford; ses guerres: les Croisades; ses réunions publiques: lis pèlerinages.Elle avait aussi ses divisions intestines, ses guerres civiles: les guerres, car toute guerre d’Etat à Etat était une guerre nationale.mais toute guerre entre chrétiens était une guerre civile.C’est justement ici que nous rencontrons le Mystère de la Charité de Jeanne d'Arc.Par une inliii-lion profonde, Charles Péguy, ce descendant de nos paysans français, a retrouvé le sentiment perdu de la Chrétienté.Il a joue sur Jeanne d’Arc sa seule chance: comprendre une paysanne parce qu’il était un paysan; comprendre une paysanne chrétienne, parce qu’il avait le coeur d'un paysan chrétien.F’ar son génie, il refait une Chrétienté disparue, abolit l’oeuvre destructrice des siècles et nous rend le sens d’un bien perdu, mais toujours dc- T! Un peu partout .' ?nouv^.iu ménage aura besoin d'horloges n peu partout: dans la salle à manger, le fumoir, le living-room, la chambre à cou cher .Birks en offre des modèles de tout genre, de la réplique de belles pendules, période d'Elisabeth, jusqu’à l'horloge ultra-moder ne.à cadrans adossés, pour chambres à lits jumeaux.Helle pendule électrique, selon la vignette, $52 HENRY BIRKS & SONS LIMITED l) I A M A X T A / n i; s sirable.Le mystère au seuil duquel il nous conduit, c'est d’abord celui d’une charité.La chrétienté est divisée: la France, terre de chrétienté, est envahie; la guerre est là, et une guerre entre chrétiens est un sacrilège, source de sacrilèges.Les moissons et les vignes brûlées: le pain et le vin de l’autel; les églises minces: les maisons île Dieu; et des saints, de grands saints, mais aucun pour refaire la Chrétienté.Tout le monde trahit Dieu, sauf Jeanne, dont la charité refuse de croire qu’elle ni ses Lorrains eussent jamais nu renier Jésus.Madame Gervaise, c’est ta sagesse, mais Jeannette, c’est ie coeur.Mais quel coeur?C’est un coeur assoiffé de justice.Pour que la Chrétienté rentre dans l’ordre et la paix, il faut que les Anglais rentrent chez eux: elle est la sainte qui a dû vouloir la guerre pour que l’injustice cesse et que la concorde règne entre Chrétiens: Orléans qui êtes au pays de Loire.Seulement, la Chrétienté suppose davantage encore.Pour vouloir la justice, il faut espérer.C’est ce qui nous conduit au porche du mystère de la deuxième vertu: l’espérance.Vertu la plus modeste de toutes, car elle ne peut rien, mais qui meut les autres, comme l'enfant qui semble ne rien faire conduit en réalité ses parents.Sans cesse déçue, mais indestructible, l’espérance est un mystère.Or, ce mystère, il est la vie même de la Chrétienté.Son corps, c’est le corps même de Jésus-Christ, dans sa divinité et son humanité, qui continue; c’est pourquoi Péguy insiste avec tant de force sur la réalité historique du Christ.Son âme, c’est la charité, l’amour des enfants les uns pour les autres, fondé sur leur amour du Père et d’abord sur celui que le Père leur porte.Mais le mouvement de la Chrétienté, c’est l'espérance qui le lui donne, celle qu’ont célébrée les trois grandes paraboles, les trois similitudes: la parabole de la brebis égarée; la parabole de la drachme égarée; la parabole de l’enfant égaré.Pour mouvoir la chrétienté, il faut d’abord qu’elle meuve le chrétien.Aussi Péguy l’a-t-il célébrée sous toutes ses formes.C’est elle qui nous pousse, par delà nos fautes, vers le mieux, elle encore que signifie la nuit, avec la démission de tous les soucis qu’elle apporte, la confiance que demain tout sera bien, que nulle journée n’est perdue pour l’éternité.C’est elle enfin qui fait de cette même nuit la plus belle des créatures, parce qu’elle annonce l’aube et que celle même qui tomba sur le Calvaire fut annon-ciatrice de la résurrection.Le problème de la chrétienté se pose aujourd’hui d’une manière aiguë.Elle doit être reconstruite sous une forme nouvelle et adaptée aux besoins des temps nouveaux, mais l’esprit qui l'anime peut et doit rester le même.C’est celui qu’a retrouvé comme miraculeusement Charles Péguy et qu’il a si magnifiquement exprimé.M.François Véxina M.François Vézina, professeur à l’K.H.C.j â l’Ecole des sciences sociales.économiques et nolitiques, a été prié de remercier le conférencier.A vous entendre, M.le conférencier, dit-il, on a l’impression que vous vivez Péguy comme vous vivez le moyen Age.Péguy semble avoir été l’image vivante du moyen âge au XXe siècle.Rate à l’Ecole | normale, socialiste, puis chrétien, 1 Péguy évolue toute sa vje.Il s’élève contre le scandale de la misère, de la pauvreté et de l’argent.H faut lire, dit M.Vézina, les pages de Péguy qui ont trait à la paroisse.Elles | sont en somme la peinture de no-! tre organisation catholique dans la ! province et de la vie paroissiale qui i s’agite autour de chaque clocher.L'église est au milieu de la paroisse comme l’Eglise est au miliêu du monde.M.Vézina remercie donc j M.Gilson d'avoir mieux fait connaître Péguy et l’invite à revenir entretenir le Cercle de ses sujets les plus chers.L’assistance Il y avait à la table d'honneur, présidée par M.Victor Doré, vice-président du Cercle, M.Etienne Gilson.les RR.PP.Perras et Forest, O.P., et M.François Vézina.Aux autres tables: M.U sénateur et Mme Béique, MM.les juges Letourneau et Surveyer, M.et Mme Ernest Guimont, M.et Mme Georges Pelletier, M.et Mme L.-E.Beaulieu, M.et Mme Edouard Montpetit, M.et Mme L.-M.Gouin, M.et Mme Arthur Surveyer, M.et Mme Olivier Rolland, M.et Mme Paul Béique, M.Aimé Cousineau, Mlles Françoise Surveyer et Rachel Letourneau, M.et Mme Maxime Raymond, M.et Mme G.Saint-Pierre, M.et Mme Pierre Charton.Mlles Line et Madeleine Leman, M.Bernard de Massy, M.Paul Larocque, Mme Regnier Brodeur.Mme Paul Ostiguy.Mme Alfred Thibodeau, Mlle Madeleine Hhibodeau, M.Pierre Thibodeau, M.et Mme Olivier Lefebvre, Mlles Louise et Eliane Lefebvre, M.et Mme !,.-G.Ryan, M.et Mme Dominique Pelletier.M.et Mme J.Bastien, M.et Mme Maréchal Nanfel, M.et Mme Arthur Leveillé, M.et Mme Flric .toron, M.et Mme Louis Trottier, M.et Mme Benoit Brouillcttc, M.Roger Brossard, M.et Mme E.Charron, Mme Victor Doré, Mirîl* Albert Prévost, Mlle Louise Simard, Mme Rivet, Mlle E.Doré, M.et Mme Anatole Dcsy, MM.Louis Désy, Charles Maillard, Léon Lorrain, M.Henri Lanctôt, Mlle Fernande Lanctôt, M.Paul Vallerand, M.et Mme A.Ethier, Mlle Ethier, M.et Mme Paul Paquette, M.et Mme Jean Baudouin, M.et Mme A.Dubuc, Mme S.-M, Jean, Mlle Louise Labelle, MM.A.-E.Prud’homme, L.Prud’homme, M.J.Simard, M.et Mme Henri Dornbrowski, M.et Mme L.Marchand, M.et Mme A.-B.de Passiilé, M.et Mme Laquerrièrc, M.et Mme W.Vignal, M.R.Grondin, M.et Mme A.-L.Guertin, M.et Mme J-Emile Bertrand, M.et Mme A.Mon-genais, Mlle Jeanne Beaulieu, Mlle Cusson, MM.Lacbarité et Laurendeau, M.et Mme Labarre, M.et Mme Chaussé, M.et Mme Georges Pré-fontaine, Mme Lamarche, M.et Mme René Morin, Mlle Morin, M.Morin, M.Ph.Montpetit, Mlle Thau-vette, Mlle Legrand, M.H.Lalonde, MM.G.-E.Beaupré, Albert Laroche, M.et Mme P.-J.Marsan, Mlle Lucienne Robichon, Mlle B.Jarry, MM.Marc Jarry, René Painchaud, M.et Mme P.Belhumeur, M.et Mme G.McDuff, MM.Bourdon, Ayottc, Lu-londe, et plusieurs autres.Les causes de nos insuFfisances M.l'abbé Lionel Groulx explique devant les techniciens agricoles pourquoi un peuple de petits propriétaires agricoles est devenu un peuple de prolétaires résignés L'Association canadienne des Techniciens agricoles, section de Montréal, a reçu samedi M.l’abbé Lionel Groulx à un déjeuner au Cercle Universitaire.M.l’abbé Groulx a donné une conférence qu’il avait intitulée Quelques autres causes de nos insuffisances.Pourquoi, se demande-t-il, un peuple de petits propriéUiivs nsf oies esl-il devenu un ue.iple di p^j étaires résignés?Le conférencier fait appel aux documents du temps pour démontrer que dans un pays aux espaces illimités on a commis le crime de laisser les gens prendre le chemin de la frontière ou d’aller s’offrir comme manoeuvres dans les villes.Les gouvernements ne prirent pas la peine d’ouvrir des chemins pour faciliter l’accès des terres de 11 Couronne.Des agioteurs se firent concéder d’immenses étendues de terre sur lesquelles ils spéculèrent aux dépens du colon, qu’ils évincèrent trop souvent au moment où, après des années de privations, il était à la veille d’arriver à l’aisance.Les rapports des commissions parlementaires, les requêtes des missionnaires des régions m.uus, les greffes des tribunaux relatent des centaines de faits plus odieux les uns que les autres.Les cotons finirent par se laisser aller au découragement, des centaines de jeunes gens prirent Je chemin de la frontière.Et pour établir sa thèse, le conférencier évoque les figures héroïques des pionniers qui ont défriché les Cantons de l’Est.Le président de la section de Montréal de l’Association canadienne des Pechniciens agricoles, M.Lucien Therrien.a présenté M.l’abbé Groulx.Il rappelle quels sont les ouvrages que l'on doit à M.l’abbé Groulx, des ouvrages d’histoire et des croquis de la vie de campagne, les “Rapaillages", que tous les agronomes ont lus et qu’ils ont d’autant plus goûtés qu’ils passent leur vie avec nos paysans.M.Eirmin Letourneau, professeur a l’Institut agricole d’Oka, a remercié le conférencier.M.l’abbé Groulx, dit-il, a réveillé les Canadiens français , qui sommeillaient depuis la Confédération, s’inspirant des leçons du passé pour les orienter vers l'avenir.Les agronomes manipulent les microbes nutritifs qui rendront à la terre épuisée sa fertilité première.M.l’abbé Groulx, nu.manipule le microbe du patriotisme.Qu'il continue dans son laboratoire d’historien à manipuler ce microbe pour l’inoculer au corps canadien-français.C’est avec emotion qu'il le remercie de tout ce qu il a fait et de tout ce qu’il f(Ta pour les siens.PLateau 5151 DLCUIS Local 202 USTENSILES A PRIX D’AUBAINE Garnissex votre armoire de ces beaux 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saveur et une force nutritive remarquables.La nourriture est cuite à point et ce procédé nouveau suscite l’intérêt le plus vif chez les médecins.Adoptez cetto nouvelle méthode et vous vous en féliciterez.Au troisième Marmite (telle qu’illustrée) pour cuire sans eau.Nouveau !.potiches incassables .98 .59 Prix ord.2.50.CHACUNE.Prix ord.1.50 CHACUNE.Ce lot comprend des articles dans les coloris vifs à 2, 3 ou 4 tons.Sucrier, crémier, théière, catetière, pot à eau chaude, vase à fleurs, jardinières, etc.Au troisième 'DjimiisSi’èi'es J.N DUPUIS, prit, honot.lt.ALBERT DUPUIS.ptUid.ni A.-J.DUO AL, r.-p.t dit iêr.ARMAND DUPUIS, «ao.-tr*.Chocolats “Madeleine” la livre, .50 Mort du Dr Gustave Archambault Ce médecin bien connu est décédé à l’àgc de 48 ans Le Dr Gustave Archambault, de la Faculté de médecine de l’Univer-sde de Montreal et de Thopital Notre-Dame, est décédé à 0 heures 30 tuer soir, à sa demeure, 544 rue Sherbrooke-est, à l’Age de 48 ans.H était malade depuis plusieurs mois.Le défunt, favorablement connu pur toute la province comme l’un des premiers médecins de fît métropole.était offirier de l’Académie et Chevalier de la Légion d’Honneur.il tivnit été décoré, après la grande guerre, de la médaille des Epidé- mies et des médailles canadienne, française et anglaise de la Grande Guerre.11 était professeur à l’Université de Montréal, chef de service à l’hôpital Notre-Dame, membre du bureau des gouverneurs et du conseil médical de cette institution et membre du conseil supérieur d’hygiène de la province de Québec.Né à Montréal ie 18 décembre 1882, du mariage de Gaspard Archambault, médecin, et de Marie-Louise Papin, décédés, le Dr Archambault avait fait ses études au collège Sainte-Marie, d’où il était sorti en 1900 avec son lilre de bachelier ès arts.Il fut admis à la pratique de la médecine en 190a, après avoir suivi les cours de l’Université Laval.Il fit un stage d’internat à l’hôpital Notre-Dame et alla compléter ses études en France, de 190(5 à 1911.En 1915, le Dr Archambault prit du service dans l’année canadienne, en qualité de major â l’hôpital Laval.11 demeura en France pendant toute la guerre et ne revint au Canada qu’en 1919.Il fut délégué officiel du gouvernement de Québec à Strasbourg et à Nancy.Il était mem-I bre des clubs St-Denis, Laval-sur-; le-Lac, Shavinigan et du Cercle Uni-l versitairc.Il laisse sa femme, née Lemay ! (Fernande), un fils, Claude, et qua-| Ire frères: le juge Joseph Archam-! bault, de la Cour supérieure; le H.P.Papin Archambault, S.J.; le Dr Léon Archambault, dentiste, et Gaspard Archambault, ingénieur civil.I tous quatre de Montréal.A la famille en deuil, le Devoir offre ses sincères sympathies.1011 rue Ste-Geneviève, son associé, s’est rendu au poste de police de la rue Montfort, et a admis qu’il avait tiré le coup mortel sur Harris.Il a remis à l’offieicr on charge le revolver dont il s’était servi pour commettre son crime.La victime et son meurtrier sont des noirs.Trois témoins de cette affaire ont été amenés à la sûreté pour rendre témoignage à l’enquête du coroner.On les a relâchés après qu’ils eussent signé des déclarations sur ce qu'ils avaient vu.Chacun d'eux a déclare que c’étai! Saunders qui avait tiré les coups de feu sur Harris.Les deux hommes, associés pour la direction du club, se sont chicanés sur une question d’argent.Saunders réclamait sa part de profits dans cette entreprise où il avait investi $7,500.Ils eurent une discussion ensemble à ce sujet et Saunders.tirant un revolver du gousset 1 de son gilet, Fit feu par deux fois sur Harris.Atteint par les deux balles, Harris se relira dans la cuisine et tomba sur le plancher.Il succomba quelques minutes plus tard.Saunders partit pour se rendre au poste de police.Un médecin, mandé sur les lieux, constata la mort do Harris.Les deux halles s’étaient logées près du coeur.ta* cadavre a été transporté à la morgue et le coroner tiendra son enquête probablement ce matin.Tue par deux balles de revolver James B.Harris, 51 ans, 3514 avenue du Rare, co-propriétaire du club Standard, 1114 St-Antoine, a été atteint de deux balles de revolver, à 2 h.30 samedi après-midi, à son club.B a expiré quelques minutes plus tard.Rubin Denis Saunders, 49 ans, LES SYNDICATS CATHOLIQUES SYNDICAT DES MENUISIERS Ce noir Ip Syndicat dp* Menuisiers tient une naaemblée importante dans l'Edifice des Syndicats Catholiques, 1231 Demon-tlgny Est.On y trltera entre autres d'une question toute spfelalr qui nécessite la présence du plus grand nombre de membres possible.SYNDICAT DE I.A CONFECTION Le Syndicat, de la confection tient ce soir son assemblée régulière au lieu et A l’heure accoutumés.t BUREAU EXECUTIF DES CORDONNIERS Ce soir assemblée du Bureau exécutif général des Cordonniers.Des questions Importantes sont à l’ordre du Jour.Un rapport sera communiqué par M.Durand, agent d'affaires.Qu'on vienne nombreux.TERRASSIERS-MANOEUVRES Les terrassiers-manoeuvres des Syndicats catholiques se rassemblent ce sotr pour entendre le rapport des activités de la dernière qulnalne que présentera M Ouellette et pour discuter les questions à l'ordre du Jour.Tous les membres sont priés d'être présents.COMITE EXECUTIF DES PLOMBIERS Réunion ce soir pour discuter des questions de finance.On parlera aussi du cas des apprentis.Nous comptons sur la présence de tous les officiers.SYNDICAT DES FERBLANTIERS-COUVREURS Mercredi soir les fcrbdanttêrs-couvreurs tiendront une assemblée toute spéciale.On fera en particulier l'étude de la constitution.Des rapports Importants seront discutés.INTERPROFESSIONNEL DE LACHINE Réunion ce soir à l’Edifice des Syndicats de Lachlne du Syndicat Interprotes-slonnel.REMERCIEMENTS AUX MINISTRES PROVINCIAUX A l'occasion de la nomination de M.Gérard Tremblay.M O.Fillon, président de la Fédération du B&tlmcnt a fait parvenir à M.L.-A.Taschereau et A M Arcand, ministre du Travail la lettre suivante: "IjR Fédération Nationale Catholique dea Métiers du Bftt'.ment a été très sensible à l'honneur que vous lui avez fait en nommant M.Gérard Tremblay au poste de sous-mlnlstre du Travail de la Province de Québec.En ma qualité de Président Je stfls heureux de vous communiquer les remerciements bien sincères des officiers et des membres de notre Fédération.Agréez.A Ahuntsic L’Association ouvrière du quartier Ahuntsic tiendra une réunion ce soir, â son local du botîlevard Perras.en face de la gare d’Ahunt-sic.L’échevin Savignac sera présent._____ Avex-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: H Arbour 1241’'“.BULLETIN DES VOYAGES Croisière de 18 jours sus ANTILLES par ('EMPRESS OF AUSTRALIA Départ de New-York le 2 DECEMBRE Porto Rico.Vénésuéla, Canal de Panama, jamaïque.Cuba, Bahamas $135.S’inscrire aux VOYAGES HONE Suite 103, Edlf.“University Tower” 660, Stc-Catherine ouest Montréal -3- HA.3284 Donnez vos commandes à J.A.DÉSY Limitée Ils importent directement leur CAFE et leur THE Ils manufacturent eux-mêmes leurs CONFITURES Qualité - 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