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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 10 avril 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-04-10, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.82 MONTREAL, JEUDI 10 AVRIL, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.93.00 ONION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS ., , $1.50 ONION POSTALS «•««•» .$3.00 LE DEVOIR RédadHon et Adminiétrationi 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES ; ADMINISTRATION: Maim 7461 REDACTION: Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / LE PREMIER ESSAI DU BAILLON LA SCENE D’HIER On lira tout à côté le récit de l’extraordinaire scène dont les Com-flnunes ont été hier le théâtre: M.Georges Pelletier en a fait un tableau *jui vaut une page d’histoire.Emporté par la passion, le gouvernement a présenté sa mesure sous ia forme la plus brutale et la plus dangereuse.11 n’a .même pas pris la ipeine de colorer sou acte de violence et d’user des prétextes que les eir-îiconstances lui offraient.Un mauvais génie eût conduit ses pas qu’il ®’eût pas offert au chef de l’Opposition un meilleur terrain de combat.Il pouvait, en effet, attendre que le débat se fût assez prolongé pour permettre à ses partisans de crier que le seul moyeu d’aboutir était de poser cette fameuse “question préalable’’ qui bloque la voie à tout amendement ou proposition nouvelle.Il n’a pas même eu la décence de sau-yers les apparences: le président ayant accordé la parole à M.Laurier, il s’est servi de la force brutale de sa majorité pour la lui enlever et pour la donner à M.Hazen, qui est venu jeter en travers de la route l’invincible obstacle.Cela signifie sans doute — et c’est pourquoi le gouvernement a eu recours à ce procédé désespéré — que la gauche, incapable de présenter de nouveiles propositions, n’ayant le droit de faire prononcer à ses orateurs qu’un discours chacun, sera assez tôt réduite au silence.Mais cela signifie aussi que des règles d’une portée considérable, qfii vont bouleverser toute l’économie des débats, qui s’appliqueront non seulement à la question navale, mais à tous les débats futurs, vont être édictées sans qu’il soit possible d’en modifier le texte, si peu que ce soit.La majorité s’est elle-même acculée à la nécessité de les adopter ftelles qu’elles sont sorties du cerveau d’un ministre quelconque, subissant plus ou moins l’influence des besoins actuels de son parti, et sans J qu’elle puisse corriger les obscurités, les contre-sens ou les équivoques : que pourra révéler le débat.L’erreur est d’autant plus lourde que M.fLaurier allait proposer un amendement de simple bon sens: la référen-fee du projet ministériel à une commission spéciale chargée de l’étudier, d'accord avec le président des Communes.En fait, la situation est inouïe et grosse des plus graves conséquen-j«es, non seulement pour la discussion que visent évidemment les règles j nouvelles, niais pour l’avenir.À moins que l’histoire ne suive un cours bien inattendu, nous ver-vTons assez tôt les auteurs de ta manoeuvre d’hier bâillonnés avec 'ü’arme même qu’ils sont en train de forger.i » * * * .Nous ne sommes évidemment qu’au début des scènes de violence que qva provoquer cette phase nouvelle du débat naval.Dans l’état actuel des ^esprits, tout est possible, presque tout est probable., La majorité veut s’occuper de choses qui ne la regardent point et ^qu’elle n’a pas mandat d’exécuter.C'est de cette erreur initiale que sont j-més, que naîtront tous les désordres.On peut mesurer dès maintenant jO’âprcté des souvenirs que laissera le vote des 35 millions, si M.Borden jréussit enfin à les faire passer à travers les deux chambres — et l’élan squ’en recevra l’Unité impériale.Les prétendus loyalistes qui font aujourd’hui cette besogne rendent % l’Empire le pire service qu’il ait reçu depuis longtemps.Orner HEROUX.La route Tramways Montréal-Toronto à impériale La réponse que M.Rogers a donnée à la délégation qui est allée lui demander de l’aide pour la construction d’un pont sur l’Ile Perrot i justifie bien sa réputation de politicien retors.Si le Sénat était plus conciliant, dit-il, le gouvernement vous aiderait plus facilement.Tout de même le ministre des Travaux Publics n’a j pas complètement refusé les délé-' gués et c’est tant mieux.Leur de-: mande est raisonnable.Même si le pont demandé n’entrait pas dans le projet d’amélioration de la route Montréal-Toronto, | l'entreprise serait encore assez im-1 portante pour justifier la démarche des délégués.Le coût de ce pont sera beaucouo trop élevé pour les .moyens des municipalités locales ou "des comtés directement intéressés; jles gouvernements doivent faire leur ¦part pour en assurer la construction et le gouvernement fédéral comme les gouvernements provinciaux.On me demande rien de nouveau: ce xju’on veut pour Sainte-Anne et Vau-¦drcuil a déjà été fait pour Métapé-dia et Campbelton, Saint-Jean et ïbervülc et beaucoup d’autres endroits sans doute.Que M.Rogers garde ses finesses pour ses comités d’élections; l’attitude du Sénat stir 3e projet de loi concernant l’amélioration des chemins en général n’a rien à faire avec le pont de Pile Perrot.Le gouvernement n’a qu’à mettre le crédit qn’il jugera à propos dans le budget et tout sera dit.Ce n’est pas plus malin que cela, et M.Rogers qui se prétend très malin, lui, le sait mieux que personne.Pour le reste, l’amélioration du grand chemin entre Toronto et Montréal, l’on compte sur les gouvernements provinciaux.Les influences qui appuient ce projet sont nombreuses et considérables et le projet se recommande par lui-même, Il est d'autant plus à propos que les deux plus grandes villes du •Canada soient reliées par une bonne roule qu’entre les dettx centres il y a nombre de localités importantes qui bénéficieront directement de cette amélioration.Les délégués de la province d’Ontario disent leur gouvernement bien disposé.Celui de Québec a déjà donné une réponse encourageante au député de Soulanges qui faisait valoir les mérites de ce projet à la dernière sessiori.L'exécution de ces travaux durera bien trois ou quatre ans: c’est 'e temps de commencer.Qu’on insiste davantage auprès •du gouvernement fédéral.Jean DUMONT.Dans son rapport sur la question des tramways, M.Fox, l’expert du Star, donne des conseils d’une valeur diverse.Les uns sont impraticables, d’autres ne changeraient guère la situation, mais il en est un qui mérite plus qu’une attention passagère.M.Fox croit que la solution du problème de l’encombrement des voitures est l’adoption des tramways à deux étages, ou à impériale, comme on dit en France.Il prouve par des chiffres qu’un tramway à impériale logerait environ-cent personnes de plus oue nos grands tramways qui ne donnent que quarante sièges.En Europe, les tramways électriques ont des trolleys souterrains, comme, par exemple, à New-York’, ici ce serait impossible, à cause de la neige.Mais c’est la seule objection sérieuse qu’on puisse faire à l’emploi des voitures de ce type.M.box y répond lui-même en disant qu’il est très facile de placer les fi^ ‘J trolley plus haut.La chose est possible; est-elle facile?C’est une autre question.Il suffit cependant qu’elle soit possible, pdur qu’on doive la mettre à l’étude.Mais il faudra at-tendre que les fils électriques soient sous terre, pour la mettre à exécution, dans le centre de la ville où, a cause de leur nombre énorme, il y a des tils à toutes les hauteurs.La nie Sainte-Catherine devant être bientôt débarrassée’de ces fils serait la rue la plus convenable pour la mise à exécution de cet essai.U est certain qu'en été, l'impériale serait l’endroit idéal pour les promeneurs et qu’on n’aurait plus de fumeurs sur la plateforme inférieure.En hiver, l’impériale serait fermée et chauffée.Quant au danger, il n’existe pas plus avec l’impériale qu’avec un tramway à pont unique.L’exemple de Londres et de Paris le démontre.Mais la Compagnie des Tramways en fera-t-elle un essai?Il est permis d’en douter.Puisqu’elle trouve son profil à l'encombrement, pourquoi irait-elle faire des dépenses qu’elle juge sans doute inutiles?A moins que ses directeurs soient les philan-thfoPeh que certains de ses amis voudraient nous faire croire qu’ils sont, et alors on peut s’attendre qu’elle va sauter sur la suggestion de M.Fox et la mettre en pratique.C’est ce que lions souhnilons à tous ceux qui voyagent en tramway.Fred.PELLETIER.BILLET DU SOIR Autres temps.mêmes moeurs.Lorsque, sans le tambour du bluff ni les trompettes de la réclame, Blériot traversa ta Manche sur son aéroplane et atterrit sur les côtes anglaises, un concert de louanges éclata, qui fut répercuté par la presse mondiale.Ce n’était pas un triomphe français qu’on célébrait, c’était le triomphe de la science : la conquête définitive de l’air.Blériot n'était pas, devant l’univers, un aviateur de France; on en fit un symbole: on voulut voir en lui l’Homme vainqueur de la Nature.Il y a quelques jours, le dirigeable allemand Zeppelin, qui évoluait au dessus des plaines d’Allemagne, fut poussé hors frontière et toucha terre inopinément en plein chump de manoeuvres françaises.L’indignation la plus profonde explosa La troupe eut du mal à contenir la populace.Et, le lendemain, un journal berlinois soutenait avec le sérieux particulier aux Allemands que c’était le devoir des officiers du Zeppelin de se faire sauter avec leur ballon plutôt que d’atterrir en pays étranger.Pourquoi l’opinion s’esi-elle à ce point modifiée depuis la traversée de la Manche?Parce que la conquête de l'air, que la science a réalisée, la guerre s’en empare.C’esl maintenant l’air d’autrui que l'on veut conquérir.A l’époque où nous vivons, on s’empresse de tourner contre l’étranger les forces de la nature qu'on a pu asservir et discipliner.Jadis, l'homme qui avait pris à plus faible que soi sa caverne, s’ef forçait de perfectionner sa massue de silex afin de s’approprier la part du lion.Aujourd’hui, les appétits sont plus grands et les portions plus considérables; mais on dispose, pour conserver celles-ci, ou s’en emparer, ou pour assouvir ceux-là, de moyens infiniment plus formidables.Et la raison du plus fort est toujours la meilleure.Léon LORRAIN.¦ 111 1 ¦ ———1^—M—• • -i.m .i .Les Juifs de Montréal M.Blumenthal contestait hier, dans le Herald, fa valeur du recensement de 1911 qui fixe à 28,807 le chiffre de la population juive de Montréal.M.Blumenthal prétend qu’il y a au moins 27,500 Juifs dans les seuls quartiers Saint-Louis et Saint-Laurent, et qu’il doit y avoir dans l’ensemble de la ville, au moins 00,000 de ses compatriotes.Nous sommes portés à croire qu’il a raison: on nous affirme du reste que ces calculs correspondent à un recensement privé fait par les Juifs eux-mêmes, et qui porterait à 65,000 le nombre des Israélites qui habitent Montréal.Il suffit, par ailleurs, de visiter un peu la ville pour se convaincre que ce chiffre de 28,000 doit être absolument au-dessous de la réalité.Il faut ajouter que les Juifs sont très bien organisés et qu’ils ont le moyen de se compter.Ils sont reliés par tout un ensemble de sociétés et se tiennent en contact constant.Ils ont leurs journaux, leurs clubs et leurs lieux de réunion.Dans certaines branches du commerce et de l’industrie, ils occupent déjà une place considérable.Si les chiffres de M.Blumenthal sont exacts, cela signifie que la population juive compte aujourd’hui pour plus d'un dixième du chiffre total de la population montréalaise et qu’elle constitue un groupe supérieur à celui de la population de toutes les autres villes de la province, à part Québec.Montréal doit être déjà une des villes du monde qui contiennent la plus forte proportion d’éléments juifs.0.H.M.Henri Bourassa à Winnipeg M.Henri BouraSaa, directeur du “Devoir”, a accepté l’invitation qui lui a été faite par la société Saint-Jean-Baptiste de Winnipeg d’assister à la fête patronale de cette société et de prendre la parole à la réunion -4- Mort de l’éditeur Champion (ScMice particulier) Paris, 10.— On annonce la mort de l’éditeur Champion à l’âge de 67 ans.Il était expert près le tribunal civil de la Seine, de ]n librairie de la ville de Parts, de la société de l'his-toire de Paris et l'éditeur fie la “ Romania ”, de la “ Revue des bibliothèques ”, du “ Moyen âge ", de la " Revue de philologie ”, etc.Il était à Pafis, le dépositaire du Bulletin du Parler français publié à Québec.Ssr le Pont d’Avignon.Le Daily News tic Londres regrette que la première tentative de "promouvoir l’unité impériale” provoque une véritable crise politique^ au Canada.C’est un sentiment qui commence à percer parmi les jingoes canadiens aussi.U y a longtemps que le Devoir a prévu ce résultat.s » * Les Puissances offrent, dil-on, cinq millions de piastres, et quelques milles additionnels de territoire au Monténégro pour l’engager a abandonner Scutari.L échec de leur démonstration navale les a fuit réfléchir.* ¥ « La Belgique est menacée d’une grève générale parce que le gouvernement refuse de modifier la loi électorale sous le coup des menaces de l’opposition.Au tond, ce sont des éléments révolutionnaires qui croient ébranler le gouvernement en paralysant lu vie économique du pays.Ce mouvement était prévu et le gouvernement paraît être en mesure de faire face à la situation.& 4 â Un lopin déterre qui fut donné à Ja Congrégation de Notre-Dame par Maisonneuve, le fondateur de Montréal, il y a 250 ans, vient de passer aux mains d’une agence commerciale.Ainsi s’effacent peu à peu les souvenirs historiques de Montréal.S :p a La bataille est reprise pour de bon à Ottawa.Déjà l’on s’est dit beaucoup de gros mots hier.Le spectacle esl édifiant! ç * s Sir Wilfrid Laurier cl l’honorable M.Hazen étaient debout ensemble aussitôt après le discours de M.Borden.L’orateur a donné la parole au chef de l’opposition, mais la majorité de la Chambre l’a donnée à M.Hazen.Cela équivaut presque au principe émis par M.Fielding, savoir que la minorité, en Chambre, n’a de droit que ce que la majorité veut bien lui concéder.?# fi- Le discours de M.Borden traduit bien la répugnance qu’il éprouve a recourir à la clôture, “Quant à moi, dit-il, je me ferai toujours un devoir de m’entendre avec le chef de l’opposition et de lui demander combien de temps il désire consacrer à un débail particulier.” M.Borden est probablement sin-cère, mais la règle sera là et ceux qui viendront après lui, rouges ou bleus, 1 appliqueront peut-être autrement.* $ « Au milieu de ce débat, M.Pugs-ley a trouvé moyen d’introduire ia îquestion du suffrage des femmes.Le député de Saint-Jean, N.-B., est certainement celui qui souffrira le plus de la clôture.Le Veilleur.-i —-_ La Banque Nationale Nous lisons dans le journal “La Canadienne .de Paris, dans son numéro de mars, ce qui suit au sujet de la Banque Nationale : La Banque Nationale a installé récemment scs bureaux à Paris, au 14 de la rue Auber.Ou sait que le percement du square de l’Opéra l’avait forcée à quitter le premier local qu’elle avait choisi.Elle occupe maintenant, à l’en-iresol du H de la rue Auber, un fort bel appartement.Une inscription très apparente sous les fenêtres la désigne très facilement et l’accès des bureaux est aise, d autant mieux qu'un ascenseur permet d’éviter les quelques marches ':1e l’étage.7,c hall des bureaux est beaucoup plus vaste et bien mieux éclairé qu'il ne l’était, au square dd I Opera.Les fenêtres donnent vue sur deux rues, dans uni des endroits les plus fréquentés de Paris.Toutes les commodités sont mises à.la disposition des clients.La salle téléphonique, le salon de lecture, sont très bien agencés et il est certain que ces avantages nouveaux et ces commodités compensent bien les sacrifices qu’a consentis la Banque pour son loyer et son installât ion., T'a banque Nationale est très appréciée a.1 aris ou elle rend de grands services pour toutes les transactions avec le Canada, Tous les Canadiens de passage s’y font inscrire et les Français profitent largement des comptes courants, donnant un revenu de 3 p.c, qui sont offerts à la elientèle.“Nous félicitons vivement les administrateurs de la Banque et son très sympathique directeur de Paris, M.Robert, pour cette installation si pratique et si conforme en même temps aux habitudes parisiennes.” -f- La duchesse de Connaught (Service particulier) Londres, 10.— La duchesse de Connaught a été opérée, ce matin, à Clarence House, par Williams Arbut-not Lane, chirurgien de l’hôpital Guy.L’opération était grave, mais la duchesse s’en est bien tirée, et son état est aussi bon que possible.La duchesse a souffert, â plusieurs reprises, pendant son séjour dans ce pays, de péritonite.La dernière attaque se produisit au mois de janvier, et la duchesse fut transportée d’Ottawa A Montréal.Elle resta plusieurs semaines A l'hôpital Royal Victoria.Le 22 mars, le duc et la duchesse de Connaught et ia ?rtneesse Pairt-eia partirent pour ".'Angleterre.Il était entendu que *15 duchesse serait placée sou* les solvs d'un chtrurgiau.La Chambre des Communes est le théâtre d'une nouvelle scène de désordre.—La majorité conservatrice, profitant d’une règle de 1906, retire la parole à M.Laurier pour la donner à M.Hazen.Celui-ci pose ‘ia question préalable,” afin de fermer la porte à tous les amendements.L’OPPOSITION PROTESTE AVEC VIGUEUR.M.LAURIER ATTAQUE A FOND.Récit de la séance par M.GEORGES PELLETIER.Ottawa, 9.— Pendant un tumulte indescriptible, dans un tapage infernal, la droite a mis, cet après-midi, le bâillon à la gauche, grâce à un artifice de procédure.Pour la première fois, depuis la Confédération, un chef d’opposition se fait enlever la parole, sur proposition d’un député ministériel Pour la première fois aussi, la majorité prend sur elle de décider qui doit parler.Au mépris d’une décision du président, M.Sproule, qui avait donné lu parole à M.Laurier, la majorité, sur proposition de M.Northrop, décide que M.Hazen, levé une demi-seconde après M.Laurier, parlera avant lui.Et pour la première fois aussi, un ministre pose la question préalable à la Chambre, alin d’empêcher que l’opposition tente d’amender une loi de clôture rédigée par la majorité, seule, dans le secret d’un cabinet de ministre.* * * La mise du bâillon à l’opposition récalcitrante s’est faite vers les cinq heures quart, dans un brouhaha tel que M.Hazen, ministre de la Marine, n’a pu se faire entendre de la Chambre.Une foule énorme assistait à la séance.Dès trois heures, les curieux s’étouffaient, dans les tribunes publiques, et la tribune des journalistes regorgeait de correspondants venus de partout.Aux banquettes des députes, il y avait foule.Et, à la reprise de la séance, vers huit heures, comme on s’attendait à des manoeuvre*; d’obstruction de la part de la gauche, l’affluence des spectateurs fut telle que le sergent d’armes dut faire condamner les entrées par où les gens continuaient d’arriver interminablement.De trois heures à cinq heures, l’aspect de la séance fut as*;ez ordinaire.A cinq heures, un orage se déchaînait, aux banquettes de la gauche, une pluie d’invectives s’abattait sur la droite et le ministère; et ce n’est qu’à l’ajournement de six heures qu’un peu de calme *se rétablit.La soirée fut enthousiaste, à gauche, vu le grand discours de M.Laurier.La droite, par contre, se contenta de rire.Elle était presque déserte.* * M.Borden est le premier orateur.Peu d’éloquence, dans ses remarques, longues de près d’une heure et demie.C’est l’avocat qui plaidait sa cause, accumulant les textes elles citations afin de prouver l’utilité d’une loi de clôture, et empruntant des arguments à l’ennemi, afin de le mieux confondre.M.Laurier, par contre, profite habilement de la sympathie que lui a créée le geste autoritaire de la droite, en lui enlevant la parole pour la donner à M.Hazen.Il prononce une grande harangue, débitée avec éloquence, où il met en relief toutes ses qualités d’orateur expérimenté, où il souligne son refus constant, alors qu’il était premier ministre, de faire adopter une loi de clôture aux Communes.“Qui sème le vent récoltera 11 tempête”, dit-il à M.Borden, en guise de prédiction.Car les lois de clôture, quelque bon jour, s’appliqueront à une opposition conservatrice.Et Dieu sait comment elle les aimera alors.Un instant, quand M.Pugsley entre en scène, après le chahut qui marqua la fin du vote où la droite décide que M.Hazen parlerait d’abord, — et non M.Laurier, — la Chambre croit que c’est l’obstruction qui Commence.Mais non.M.Pugsley tue le temps jusqu’à six heures, afin de permettre à son chef de se concerter avec ses lieutenants, pendant les quelques minutes de répit accordées pour le dîner des députés.Toutefois, M.Pugsley a plus d’un tour dans son sac.1] n’a pas encore dit son dernier mol.M.Doherty se promène dans les nuages.Personne ne l’y suit.Et c'est malheureux.Peut-être dit-ii quelque chose d’important.La journée, somme toute, a été l’une des plus tumultueuses qu’il ait été donné de voir, depuis quelques années.Le bruit n'y a pas été d’aussi longue durée qu’au soir du quinze mars.Mais les ministres s’y *jont fait huer davantage, un à un, lors du vote; et ils ont défilé, à six heures, sous les moqueries d’une opposition acharnée à leur crier: “Honte!” * * A trois heures quart, le premier ministre se lève.La droite l’applaudit vigoureusement- Un peu souffrant d’un furoncle, il a le cou entouré d’un foulard de soie blanche.La voix encore plus assourdie que d’ordinaire, il commence son discours, nu milieu des murmures vite apaisés de la gauche.Tout d’abord, it dit que, à moins de nouvelles règles, le parlement canadien, vu l’obstruction, esl en train de sc discréditer et de se couvrir de ridicule, et manque de remplir son devoir.“Plus que personne, s’exclame-t-il, je suis favorable à la liberté de parole, à la liberté de discussion raisonnable.Mais, cette liberté, je ne veux pas qu’elle dégénère en licence, en débauche de paroles, en obstruction systématique.H y a dix-sept ans que je suis aux Communes.A maintes reprises, il a été question d’amender les règles de la discussion, à la Chambre, eh souvent, on y a fait quelques changements.Toutefois, elles sont encore incomplètes, et, à l'heure présente, même, une poignée de députés peut bloquer indéfiniment la machine parlementaire.Avec le système actuel, un bill, avant de devenir loi, franchit, outre l'étude en comité, dix-huit étapes différentes, à chacune desquelles il est possible de le discuter et d’en enrayer la marche.Bt puis, en comité, il y a des occasions innombrables pour un groupe obstructionniste, d’en retarder encore l’adoption.Les conditions sont telles qu’-cllcs ne peuvent aboutir qu'à des abus, si quelques ueputés le veulent.Notre machinerie parlementaire est vraiment désuète; il convient de l’améliorer.Avec ses dix-neuf différentes étapes, pour un projet de loi, notre parlement ressemble à cette ChambrG nationale de Polo- M.Borden note qu’il n’est pas toujours facile aux deux partis de s’entendre, quant au vote d’un bill, et que parfois il survient un deadlock.L’obstruction a été assez rare au parlement canadien, depuis la confédération, à Cause de la bonne volonté des chefs des deux partis.Mais, à l’heure qu’il est, la gauche elle-même admet l’incomplet des règles de la discussion, puisque nombre de députés opposition-nistes se sont vantés qu’ils immobiliseraient le gouvernement du pays tant que le ministère ne donnerait pas l’appel au peuple.Une majorité de 47 est prête à voter ce bill, mais la gauche l'en empêche depuis des semaines.Il est done necessaire de reviser ces règlements conclut M.Borden.Et, au soutien de cette thèse, il invoque le témoignage de la presse libérale, depuis quelques années, témoignage favorable à une loi de clôture.Le premier ministre cile des articles de journaux libéraux, ]a Manitoba Free Press, du 26 octobre 1909, disant que le gouvernement Laurier devrait reviser les règles de la Chambre et adopter une règle de clôture, dans un but d'économie, le (Hobe, du 22 avril 1911, demandant la clôture, à propos de la discussion raft-Fielding, le Manitoba Free Press, du 27 avi ton Bulletin, du il 1911, 11 mai le Edmon-« 1911, qui réclame la clôture en fermes violents, “Remarquez mie je n’ottrlbue pas cet article”, dit le premier ministre.après Favoii- lu, “au propriétaire du journal, M.Oliver, notre collègue aux Communes.Car, si l’article était de M.Oliver, il s’exprimerait bien plus énergiquement; tout le monde le sail.” Comme M.Oliver passe pour traduire scs impressions en langue fort verte, ces paroles du premier ministre amusent toute la députation, au fait du vocabulaire imagé de l’ex-ministre gne dont parie quelque part Thomas Carlyle.Vers 1 ti52, cette Diè-'de l'Intérieur, te avait la loi du veto personnel,! Puis M.Borden en vient aux dé-qui donnait à n’importe que! dé-; derations nombreuses d’anciens pute le droit de s’opposer à l’.adop* | ministres libéraux, en faveur de la tion de toute mesure.S’il s’oppo- clôture^ Le 13 février 1908.M.Fiel-sâlt, la loi restait en panne.Il fat- U] in K déclarait à la.Chambre (tue, lait convaincre l’opposant à coups I “W' de botte, à coups de poing, à coups iVa,f dann la discussion, la minorité n’a-qne les droits oue voulait bien rie massue, et parfois même à coups P11',, 'a'ss('1 !a majorité.11 répétait de pointe à travers le corps, avant de pouvoir adopter la loi- Notre parlement n’esi guère pins perfectionné que la Dicte polonaise d’au- cette assertion n a riait même le i> de juin 1908, et clôture, M.Paterson, l’ex-ministre des doua- trefois.Et c'est griVcc à l’entente entre le; deq - partis, i< la clôture d'aerord, ai Ton peut ainsi dire, qu’il réussit à adopter de I lation nouvelle.” nos, narlait à celte époque dans! les mêmes termes, ci se disait favo-j raide à une loi de déluré.Aux élee-j loin*; de 1911, les ministres libéraux I .en narlaienf ouvertemenl, El, dit légis-|M.Borden, “il est certain que si M.‘Laurier était resté premier minis- tre, nous aurions eü la clôture dès la première session après les élections.” Le premier août 1911, M.Fisher, à M aterloo, promet une loi de clôture si M.Laurier revient au pouvoir.Il réaffirme cette promesse a Magog et à Knowlton, tandis que M.Aylesworth la fait à Newmarket, (pie M.Murphy s’y déclare favorable, au Free Press, d’Ottawa, que M.Lemieux, à la mémorable assemblée de Saint-Hyacinthe, le 13 août, dit tout net que si le Canada n’a pas encore la clôture, il l’aura Sous peu de mois, tout comme les grands pays parlementaires.Ceci fait, M.Borden rappelle que, le 14 mars dernier, M.Acquit h, premier ministre libéral de la Grande-Bretagne, disait dans un discours aux Communes •(pi’il serait impossible de gouverner, sans une loi de clôture.M.Borden remarque que ¦su.ls le parlement canadien et le Sénat américain n’ont pas la clôture, de tous le*; parlements de langue anglaise, et ajoute nue la Colombie Anglaise elle-même se sert des règles de clôture de Westminster, depuis quelques années.Puis il en vieUl à la nature de ses amendements, dont il saisit la Chambre cet après-midi.f—“Notre loi de clôture proposée n’est pas aussi sévère que la loi anglaise”, dit M.Borden.La gauche rit moqueusement tandis (pie M.Laurier s’exclame: “Elle est pire”.“Je ne suis pas prêt à le reconnai-tre, dit le premier ministre, mais si M.Laurier la trouve ainsi, j’accepterai volontiers la loi de clôture anglaise”.La droite applaudit, M.Laurier n’insiste pas.M.Borden explique alors par le détail, paragraphe par paragraphe, le sens de sa loi de clôture.11 en lit la clause deux, celle-ci: “(2) Toute motion débattable faite sous ta rubrique: Affaires de Bouline, à l'exception, des motions d’ajournement, et toute motion inscrite sur le feuilleton des ordres, ou pour l'adoption du rapport d’an comité permanent ou spécial, ou pour la question préalable.ou pour la troisième lecture d’un bill, ou pour l’ajournement de la Chambre quand il s'agit de discuter une question déterminée d’importance publique argente, ou pour l’adoption, en comité générât, ou en comité des Subsides, ou des Voies et Moyens, de la résolution, article, clause, préambule ou titre en délibération, pourra être débattue, mais toutes antres motions seront décidées sans débat ou amendement.Cette clause, au dire de M.Borden, signifie que la Chambre aura toujours pleine liberté de discuter à son gré tonies les motions substantielles, inscrites au feuilleton, mais qu’il ne pourrait dorénavant y avoir débat sur des motions ’dilatoires, comme celles à l’effet de faire cesser le travail d’un comité, de faire abandonner son fauteuil, par le président de la Chambre, d’ajourner un débat, tactiques auxquelles l’op-! osilirn n souvent recours pour re-tnrder l’étude d’un bill du minis-fèr e.M.Pugsley veut savoir si, cette règle adoptée, la Chambre pourrait discuter une motion polir enquête, dans le genre de celle de M.Gauthier, relative à l’affaire d’Hoehe-laga.M.Borden affirme que oui, n f is la gauche reste sceptique.La clause trois de la loi de clôture se lit ainsi: “(3) Immédiatement avant que l’ordre du jour pour la reprise d'un débat ajourné soit appelé, on si la Chambre est en comité général, ou en comité des Subsides.ou des Voies et Moyens, tout ministre de la Couronne qui aura, de son siège en Chambre, donné avis à une séance précédente de son intention d'en agir ainsi, pourra proposer que le débat ne soit nas ajourné davantage, ou que la prise en considération, ultérieure de quelques résolution on résolutions, article ou articles, clause ou clauses, préambule ou préambules.Hire on Hires sera la première question discutée par le comité et ne sera pas ajournée davantage; et, dans chaque cas.cette question sera décidée sans débat ni amendement; el si elle est résolue dans l’affirmative, nul membre ne parlera ensuite pins d’une fois, ou plus de vingt minutes sur tout tel débat ajourné, on ‘si ta Chambre est en comité’ sur tonte trite résolution, article, clause, préambule on titre: et si ce débat on cette prise en considération ajournés n’ont pas été repris ou terminés avant deux heures du matin, n,nl membre ne pourra se lever pour parler après cette heure, mais tonies les questions qui doivent être décidées afin de conclure ce débat on celte prise en considération ainur-nés.seront décidées immédiatement.'' M.Borden explique one, au rebours de la loi anglaise, cette nouvelle loi exige que la clôture soit demandée par un ministre, ici, et qu’fl en fasse la proposition une journée nu moins avant que le président l’applique.— “C’est la terreur suspendue sur nos têtes”, dit M.Laurier.M.Borden développe re point, que maintes fois il a proposé un compromis à M .Laurier, sur In question navale, compromis toujours refusé, et que celte règle de clôture n’est pu*; rédigée dans te but de molester les minorités, mai* à In seule fin d’empêcher le parlement de devenir une vulgaire parlote, un narlemenl d'opéra-comique incapable de diriger les affaires du pays.Grâce à cette clause, 1* (Suite à la 2c LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI, 10 AVRIL 1913 VO~.IV — No.82.5 Coupon de BON POUR 5 VOTES Vote C Ce coupon sera nul après le 21 avril 1913 CONCOURS DU “DEVOIR yy NOM .RUE VILLE District No.Ce coupon vaudra cinq votes s’il ost rempli suivant les indications et envoya au gérant du concours à la date ci-dessus mentionnée ou avant.Les coupons doivent etre en bon ordre et réunis en paquets.L’on doit écrire le nombre de votes sur le coupon de oessus.LE PREMIER ESSAI DU BAILLON clôture une fois votée par la Chambre, personne ne pourra parler plus d’une fois, et vingt minutes seulement, et le débat *-e clora par un -rote à deux heures du matin, ce jour-là, au plus tard.Aux Etats-Unis, les discours sont alors de cinq minutes seulement.Quant à la clause quatre, celle-ci: “(4(Les jeudis ou vendredis, lorsque l’ordre du jour appelle la formation de la Chambre en comité des Subsides, ou des Voies et Moyens.M.l’Orateur quittera le fauteuil sans poser de question, pourvu nue, sauf du consentement de la Chambre, les prévisions budgétaires de chaque département puissent avoir la priorité un jour autre que le jeudi ou le vendredi,” le premier ministre explique oue, grâce à elle, la Chambre, pendant deux jours par semaine, devra nécessairement étudier les prévisions budgétaires, quelque motion que fasse l’opposition, Ce sera le >eudi et le vendredi.Les autres jours, il faudra le con-jentement unanime de la Chambre.91.Laurier trouve que ce n’est pas jlair, minnt à ce consentement una-âime.“Nous allons corriger ceci tout de suite et ajouter le mot unanime”, dit précipitamment M.Borden.— “Nous verrons cela en comité”, répond M.Laurier.—“Alors, nous allons laisser le texte tel au’il est imprimé”, conclut M.Borden.Ses explications données, le premier ministre parle du fair-plau.“Il faudra user de ccs règles dï manière convenable, dit-il, et il n'rst pas de notre intention de nous en servir sévèrement.Le temps est venu de faire de tels amendements aux règles de la Chambre, dans l’intérêt même du public et des affaires nationales.A une autre session, nous réviserons ces règles, en les soumettant à un comité spécial.Entre temps, je suis convaincu que nous le.s avons rédigées de manière à sauvegarder les droits de la minorité et la liberté de parole, tout en visant à empêcher une poignée d’orateurs de faire siéger la Chambre indéfiniment, sans avancer la législation du pays, ce qu’a fait l’opposition depuis bientôt cinq mois.Une obstruction comme celle dont elle nous menace peut durer douze, quinze, vingt mois, paralyser tout-à-fait l’action de la Chambre, et causer un tort incalculable au pays, en discréditant les institutions parlementaires qu’elle rendrait inuti les.Il faut que la majorité gouverne, c’est son devoir et son droit.E! elle gouvernera!” conelul-il enfin, au milieu des applaudissements de la gauche.# * * Jusqu’ici, la Chambre a paru de bonne humeur, aux nombreux visiteurs entassés dans les tribunes.Mais ceux cpii la connaissent un tant soit peu et jugent, à maints petits indices de son état d’esprit, s’aperçoivent que la tempête est proche.La voici.Le président de la Chambre lit la motion de M.Borden.Elle a, pour secondeur, M.Rogers.“lion ! Itou!” clament des voix, à gauche.Le président rétablit l'ordre et continue sa lecture.Comme il va la finir, M.Laurier est debout.Mais M.Hazen, l’air décidé, l’encolure ferme, est deboul, lui aussi.Il s’est levé une fraction de seconde après le chef de l’opposition.Celui-ci garde son attitude.La gauche l’applaudit tumultueusement.M Hazen, Je front barré d’obstination, reste aussi debout.La gauche crie.Le ministre ne bouge pas.Le.s poings crispés, la tète un peu inclinée, comme s’il allait foncer sur un obstacle, il fait face à la tempête.M, Laurier, digne, pâle, le bout des doigts à son pupitre, attend que l'autre cède.M.Hazen semble enraciné.Une volée de rappels à l’ordre part de la gauche.Des députés de droite entrent par les nombreuses portes.Et, toujours debout, MM.Hazen et Laurier se tiennent tête Le calme, enfin, semble se rétablir “M.Laurier a la parole”, dit en fin le président.La gauche applaudit.vivement cette déclaration.Mais elle ne gagne pas aussi vite son point.M- Laurier était debout avant M.Hazen.Tous deux, ensemble, ont demandé la parole.Le président l’a donnée à M.Laurier.Mais une règle de la Chambre dit que, “quand deux ou plusieurs dé pûtes se lèvent pour parler, le président donne la parole à celui qui s’est levé le premier.Mais il peut p avoir motion pour que la parole soit donnée à tel ou tel député qui s'est levé, et cette motion est mise aux voix sans début.” La droite, qui a tout préparé cette scène, à sa réunion secrète de ce matin, se prévaut de cette règle.M.North-rup, de Hastings, s’était levé, les règlements de la Chambre à la main, en même temps que M.Hazen; il persiste à se tenir debout, malgré le vacarme fait par la gauche pour l’empêcher de se faire entendre.M.Laurier attend que le silence se rétablisse.Comme il va parler, M.Northrup soulève unC question d’ordre.Il cite la règle 17 et, sortant de la poche de sa jaquette un feuillet plié en quatre, il propose; “Que la parole soit maintenant donnée (i M.Hazen, ministre de la marine.” Une tempête formidable de cris, de clameurs, de vociférations se déchaîne, à gauche.Le visage convulsé, les députés opposilionnistes clament à tue-tête: “Honte! Honte! Honte!” Blême de colère, le chef de la gauche s’exclame: “That is fairness! 'That fs fair-play!” M.Lemieux s’épou-tnonne, comme les autres, à crier: "Honte! Honte!” Dans ie bruit assourdissant, M.Laurier dit quelque chose; mais la rumeur des quatre-vingts bouches qui crient, à gauche, noie ses paroles.M.Oliver se lève et parle.Peine perdue, on ne l’entend point.“Voilà la nouvelle règle!” crie quelqu’un, comme le tumulte faiblit un peu.“Comme c’est petit!” lance une autre voix-“Sale tactique!” mugit une voix de Icnnerre.Et, cinq minutes durant, l’opposition répète sur tous les Ions, à l’adresse de M.Northrup et à celle du ministère, des “Honte ! Honte! Hou! Hou!” retentissants.Les huées, enfin, diminuent.Lu voix grêle du président marmonne la motion de M.Northrup: ‘Que la parole soit maintenant donnée â VI.Hazen.”—‘Nous ne l’entendrons pas!” crie le docteur Behind.“Nous ne l’entendrons jamais!” réaffirme lu gauche, en bloc.M.Laurier a son fauteuil, crie: “Honte! Honte!” Le président veut mettre la motion aux voix.Cris violents: “Non! Non! — Oui! Oui!” Et la gauche, toujours, comme un refrain: chante: “Honte! Honte!” L’indignation n’est pas simulée.La gauche requiert l’enregistrement du vole.Et, dans l’intervalle, comme les whips vont rabattre leurs gens, dans les couloirs, le chef de l’opposition, MM.Pardee, Carveil, Pugsley et Lemieux ont un petit conciliabule animé aux premières banquettes de gauche, [.es whips entrent enfin.C’est le vote.Et tout d’abord, M.Laurier prétend que la motion Northrop est incomplète, car elle ne mentionne pas que M.Laurier s’est levé en même temps que M.Hazen.Mais ceci ne va pas plus loin.Les secrétaires enregistrent le.s voix.M.Borden se lève le premier.Une tempête de huées l’accueille, toms lui crient, de gauche: “Honte! Honte!” M.Rogers se lève: “Le maître-bâillonneur! Honte! Honte! Le rouleau à vapeur! La merveille du Manitoba!” s’exclame en bloc la gauche.Quand M.Hazen vole, c’est une série d’aboiements dérisoires, chez l'opposition.Elle accueille M.Nantel d>.': “Choux! Choux!” redoublés, s’exclame, au tour de M.Northrup: “British fair-play!” s’a-piloye sur le 'pauvre docteur Paquet”, hue MM.Guilbault, Boulay et Bellemarre, qui votent avec le ministère; et, quand elle ne sait plus au juste quelle remarque faire, prodigue des “Honte! Honte!” jusqu'à ce que tous les ministériels aient voté.Puis elle acclame M.Laurier, et vote en bloc à sa suite.M.Lavallée, de Bellechasse, conservateur, vote contre ie ministère, cetl- fois-ci, pour la première fois.L’opposition l’applaudit.A un vote de 10,j contre 07, — soit une majorité de 38 pour le ministère,— la Chambre enlève la parole à M.Laurie - il la donne à M.Hazen.M.Hazen se lève.Un vrai cyclo-re se déchaîne sur la Chambre.La gauche tient sa promesse.“Nous ne l’enterc:iens pas!” a-t-elle dit- Et personne ne l’entend.Une rumeur assourdissante part de la gauche.Des cris furieux de “Honte! Honte! Honte!” cent fois répétés, noient la voix du ministre.Vainement il ouvre la bouche et profère des sons.A dix pieds de lui, nul ne l’entend.Quand il s’arrête, attendant une accalmie, la gauche interrompt ses cris.Fait-il mine de parler, elle recommence.Cris de ¦: “Non! Non! Honte! Honte! fragments de chansons, “Assoyez-vous! Prenez votre siège!” huées, cris dérisoires 1 invitant à parler plus fort ou moins fort, invitations à sortir de la Chambre, tout ceci se mêle, s’entrecroise, se multiplie, recouvrant absolument la voix de l’orateur têtu.— “En français!” aie un plaisant.Et, pendant cinq bonnes mimiles, la scène se prolonge, épuisante pour les poumons, mais toujours aussi violemment hostile à Monsieur Hazen.Le président intervient, demande a la gauche de ne pas interrompre l’orateur, mais rien n'y laH; la clameur se poursuit, tandis qu un farceur remarque: "Nous ne I interrompons pas, il n’a pas encore commencé.” Et c’est vrai.De guerre laisse, a tue-tête, mais sans que personne saisisse un mot de ce qu’i] dit, M.Hazen lit enfin sa motion et se rassied.— “Brillant discours!’ lui crie un député de gauche, dérisoirement.Le président lit la proposition de M.Hazen.Elle n’a qite huit mots: ‘ Que la question soit maintenant mise aux voix.” Mais ces huit mots, ce sont les mots fatidiques qui empêcheront la gauche de proposer des amendements à la loi de clôture.L’opposition ne pourra discuter que cette question préalable, proposée par M.Hazen.Tous ses orateurs ne pourront parler qu’une seule fois.Et, ceci fait, la loi de clôture sera mise aux voix, fatalement.Aussi, la gauche, qui prévoyait celle tactique, dès que M.Northrup intervint, s’exclame, en faisant allusion à la motion Hazen: “Elle est aussi chétive que l’individu!” M.Rugsley soulève un point d’ordre, affirme, de sa voix toujours mielleuse, que M.Hazen est hors d’ordre, puisqu’une règle de la Chambre dit que la question nréalable ne peut être posée sur une mesure d’intérêt public.H soutient que la loi de clôture en est une.Le président décide à l’encontre de celte théorie.Mais M.Pugsley, ce maître obstructionniste, ne s’émeut pas pour si peu.Il est cinq heures trente-cinq: M.Pugsley demande la suspension de la séance, “vu qu’il est six heures”, dit-il gravement, en invoquant une fiction parlementaire.Nouvel échec.Alors, il propose l'ajournement de la Chambre, afin de discuter d’une question fort importante, dit-il.Et il entreprend de parler de la démission de M.Monk.— “Nous no sommes pas encore bâillonnés!” crie la gauche.—“Nous allons finir par les bâillonner!” dit un opposi-tionniste, badin, en montrant la droite.M.Pugsley réussit à prolonger le débat jusqu’à six heures précises.La Chambre suspend alors la séance, pour permettre aux députés d’aller prendre leur dîner.La gauche, d’abord, commence, bruyamment, par huer chaque ministre qui sor! de la Chambre, hue ensuite M.Northrop, chante le O Canada ci, enfin, fait une ovation enthousiaste à son chef, qui va pouvoir délibérer sur la situation, jusqu’à huit heures.M.Turriff, libérai, traverse la Chambre; il s’engage dans une vive altercation avec M.Cochrane, minisire des chemins de fer, d'habitude peu loquace, pourtant, el.en colère, lui met son poing sous le nez.Le docteur Neely, autre libéral, part dans les couloirs, à la recherche de M.Rogers, qu'il veut souffleter, dit-on.Mais il ne le rencontre pas.M.Rogers, prudent, s’est esquivé.| A ia reprise de huit heures, M.ISuroule déclare que la proposition [d’ajournement faite par M.Pugsley |est repoussée.M.Laurier vient d’entrer.(inc ovation l'accueille, à gau-j ehe.La droite en rit.M.Laurier se : lève.La tête renvoyée en arrière, le j buste saillant, les bras tendus, dans : une de ses poses favorites, le chef |de la gauche va tout de suite au ! coeur du sujet, en une tirade vibrante., “Nous ne pouvons plus compter Mir le fair-play, aux Communes, dit-il.Nous savons maintenant quelle sorte de justice nous pouvons attendre.La mesure en est petite! Une loi non-écritc, mais toujours en vigueur, dans les parlements britanniques, et la courtoisie aussi, veulent que, dès que le premier ministre vient de faire une déclaration importante, le chef de l’opposition a droit de prendre la parole tout de suite apres lui, pour lui répondre.Je me suis levé, M.le président” — et M, Laurier se tourne, en secouant sa chevelure blanche, et en tendant ses bras en un grand gciite, vers le président de la Chambre, — “je me suis levé tout de suite après M.Borden.Vous m’avez donné justice, vous avez respecté le; traditions et la coutume britanniques.Vous m’avez donné la parole.Mais un député s’est trouvé, à droite, pour proposer à une majorité hostile de me ravir un droit que je tiens de la constitution et des règles de la Chambre; et, il s’est aussi trouvé des députés pour m’enlever ce droit de parole et le donner à un ministre, au méoris des traditions du sain parlementarisme.Voilà, M.le président, le traitement que je reçois du parti ministériel : il me promet justice,.et il me bâillonne!” Un tonnerre d’applaudissements salue, sur les banquettes d’opposition, cette protestation enflammée du vieux chef libéral, qui ia fait de toute son âme de parlementaire rompu aux tournois d’éloquencè.El des cris multipliés de: “Honte! Honte!” adressés à M.Borden terminent cette manifestation.“Je croyais oue M.Hazen.au moins, avait une importante déclaration à faire”, pohrsuit M.Laurier.“Mais non! Il m’a ravi !a parole, pour proposer une clôture anticipée, pour poser ta question préalable, pour nous mettre le bâillon! Je sais ce que signifie cette proposition de mise aux voix immédiate, M.le président.Elle signifie oue nous n’aurons pas justice, que le ministère ne nous donnera pas fair-play, qu’il veu! bâillonner la liberté de parole.I^c but véritable du ministère, ce n’est pas d’améliorer les règlements de la Chambre, qu’elle dit être désuets, c’est de mettre le bâillon à l’opposition.Or.ces règles que M.Borden veut modifier, eks nous viennent d’Angleterre, la mère des parlements, elles sont le résultat de l’expérience d’hotn-mes qui se son! consacrés pendant des années à l’étude et au fonctionnement des affaires parlementaires.Je n’admets pas que ces règles soient hors d’usage, désuètes.Elles oui été faites pour les siècles à venir.Elles sont la cristallisation de l’expérience des siècles passés.Or, ces règles, on veut les mutiler, les écraser, les mettre de côté, leur substituer le bâillon.Le ministère prétexte que nous avons fait de l’obstruction, pour s’autoriser à tenter ce coup de main contre les règles de la Chambre.Si nous sommes coupables d’obstruction, je demande à ceux de la droite de nous jeter la première pierre, s’ils le peuvent.Des journaux conservateurs ont dit que notre conduite équivalait au meurtre des institutions parlementaires- Les meurtriers, regardez-les, ils sont à droite! M.Borflen récolte aujourd'hui ce qu’il semait en 1911.” (Vifs applaudissements, à gauche, rires moqueurs, à droite).M.Borden prétend que la presse libérale, que des députés libéraux sont favorables à la clôture.Il y a dans mon parti des gens favorables à ia clôture, comme, dans le parti conservateur, il y a des gens qui la désapprouvent.Que M.Borden ne nous a-t-il cité l’opinion, par exemple, d’un de ses journaux, le Citizen?Quant à moi, M.le Président, je suis libéral, de la vielle école liberale de l’ox, j’ai occupé des situations de quelque importance, dans mon parti, depuis vingt-cinq ans, j’ai été premier ministre pendant quinze ans.Bien des fois, de mes amis sont venus me trouver, ont insisté pour que j’adopte une loi de clôture, comme en Grande-Bretagne, m’ont reproché même de ne pas le faire plus tôt.A tous, j’ai répondu, chaque fois: “Je ne puis pas en venir à la clôture”.El je n'ai pas été trop généreux, M.le président.Je m’en tiens aujourd’hui comme par le passé aux anciennes règles.Le premier devoir d’un parlement est de transiger les affaires du pays.Nous n’aunns pas empêché le ministère de le faire, depuis le commencement de la session acluellc.On nous accuse de l’avoir fait.C’est faux.S'il n’y avait pas eu un sou des charges du budget de 1913-1914 de voté, au premier avril, à qui la faute?Certainement pas la nôtre- Car le gouvernement ne nous avait pas encore demandé un sou, à cette date.Le premier ministre nous en a demandé, plus tard, nous lui avons i accordé généreusement et sans hésitation les sommes qu'il voulait, nous n’avons pas lésiné.Nous avons adopté en outre plusieurs lois.Une loi seule a rencontré notre hostilité, la loi navale.Nous lui avons fait rude bataille.Nous continuerons.Mais, osera-t-on me dire que nous n’avons pas suivi là aussi les véritables Iraditions britanniques?” M.Laurier cite alors des cas d’obstruction nombreux, survenus en Grande-Bretagne, depuis Charles I jusqu’à 1885, cas où, presque chaque fois, l’opposition a fini par obtenir gain de cause; puis il rappelle cet incident de la vie de Gladstone, où ce politique anglais, con-Iraint de faire voter la loi de clôture pour empêcher le petit groupe de Parnell et des Home-Rulers de faire une obstruction perpétuelle à la Chambre des Communes anglaises, constatant néanmoins que ceux-ci avaient raison de réclamer le Home-Rate, en fit un article de son programme politique, et fit voter cette mesure de liberté à la Chambre des Communes de Westminster.“Il y a deux pages, dans la vie de Gladstone”, s'exclame éloquemment M.Laurier, “celle de la loi de clôture, et celle de la loi de liberté.Mis en demeure de choisir, M Borden et ses amis promeut la première: à nous la seconde, la page de la liberté!” La gauche manifeste tapageusement son approbation." La tâche de M.Bord en n’est guère plaisante, continue M.Laurier, J’ai l’orgueil d’avoir résisté à ceux qui me demandaient une loi de clôture, j’ai l’orgueil d’en avoir, chaque fois que j’ai rencontré de l’obstruction, appelé au peuple!” Une autre ovation souligne cette tirade, tandis que M.Laurier poursuit son discours, et | en appelle à l’histoire, comme la meilleure autorité pour prouver I que l’appel au peuple ou un compromis vaut mieux que la règle de clôture.D'après lui, depuis 18(i7, il n’y a eu obstruction aux Communes canadiennes uu’à quatre r— ] prises différentes.En 1885, le ml-| instère Macdonald, après une vio-j lente lutte engagée par la gauche contre le bill de la franchise élec-I (orale pour le Canada, dût faire certaines concessions à la gauche, ! ce qui dénoua le deadlock.En M 890.l’appel au peuple termina le \ deadlock de la question scolaire iiinnitobaine- En 1908, le ministère Laurier dût faire des concessions I importantes à la gauche, à propos du bill de franchises électorales au Manitoba, à propos duquel il y avait deadlock.En 1911, l’obstruction de la gauche au bill réciprocitaire s’est terminée par un appel au peuple.“Ni en 1908, ni en 1911, dit M.Laurier, je ne me uis pkiinl, je n’ai pleurniché, je ne me suis lamenté.J’eusse pu recourir à la clôture, comme m’y invitaient de mes amis.Je n’ai pas voulu.J’ai préféré céder, en 1908, j’ai préféré en appeler au peuple, en 1911.Nous nous sommes battus.Et nous avons été battus.Mais nous avions le courage d’en appeler au peuple.J’al-me mieux être dans l'opposition, mis là par le peuple, que d’être au pouvoir grâce au seul bâillon!” Des clameurs assourdissantes, à gauche, acclament ce trait; les députés libéraux sont tous debout, ils brandissent mouchoirs, chapeaux, volumes, crient leur approbation, agitent les bras, et, par deux fois, recommencent cette ovation au vieux chef.La droite, elle, s’amuse de la scène.Et, dans les tribunes du sénat, deux ou trois sénateurs libéraux, pris d’enthousiasme, se joignent au bruit et manifestent, eux aussi, sans nul souci du décorum.Ils sont redevenus jeunes."Que le gouvernement permette donc au peuple de se prononcer une fois de plus! Que le ministère ne se cramponne donc pas si éperdument au pouvoir, qu’il n’amène donc pas au pays la machine politique, le gouvernement par la force brutale!” dit M.Laurier.— “Ce sont les méthodes de Rogers! C’est la méthode du rouleau à vapeur!” interrompent des voix, à gauche, tandis que le ministre des Travaux Publics salue de la main les interrupteurs, et leur sourit tranquillement."M- Rogers nous a dit qu’il sait gagner les élections, dit M.Laurier.Mais il ne nous a pas dit comment.Nous le savons toutefois.Il promet des travaux publics, à Anligonish! il fait distribuer des coups de trique et des jours de cachot, à Macdonald; ceux qui veulent parler librement, il le.s bâillonne.Aujourd’hui, il inspire à M.Borden de mettre au cachot la liberté de parole; et, s'il ne parle pas encore de nous interner, le pre-n icr ministre vent cependant nous bâillonner, nous limiter à des discours de-vingt minutes, il se trouve encore généreux.Est-ce assez iro-nique?” Le chef de l’opposition dit qu’il se proposait de saisir ia Chambre d’une résolution rédigée dans le but de faire référer les amendements soumis à M.Borden par un comité spécial de la Chambre, chargé de les étudier et de faire rapport au comité général, tout comme c'est la coutume, dans de telles affaires.C’est du reste ce qui s’est fait en 1807, quand il s’est agi de donner des règlements aux Communes canadiennes.M.Laurier dit que, telles quelles, tes règles soumises par M.Borden à la Chambre, aujourd’hui, sont mal rédigées, et de sens équivoque- “M.Borden nous promet que, tant qu’il sera là, il les interprétera le plus largement possible, avec justice et équité.Fort bien.Mais il n’est pas immortel.H peut y avoir des changements.Et si par hasard son voisin, M.Rogers, était chargé de les interpréter, les interprétait un jour, à titre de leader de la droite, qu'arriverait-il?Dieu nous préserve alors!” s’exclame M.Laurier, an milieu des rires de ses partisans.H ajoute qu’il trouve la clause quatre des amendements de M.Borden injuste et oppressive en ce que, grâce à ce texte, le peuple, représenté par ses députés dans l’opposition, perdrait le droit de se plaindre à la Couronne et de lui exposer ses griefs, quand elle lui demande de l’argent.“Il y a six cents ans que ce droit accordé au contribuable anglais existe, et voici que, d’un Irait de plume, M.Borden veut nous l’enlever”, dit M.Laurier.“Cela, c’est le bâillon, le bâillon appliqué dans un but de vengeance”, conclut-il, en brandissant d’une main dédaigneuse le texte des amendements Borden.“Mais que M.Borden prenne garde.“Qui sème le vent récolte la tempête!” dit le proverbe.Et, si vous semez l’injustice, vous récolterez l’injustice.Les méthodes d’opposition dont M.Borden se plaint, mais elles datent de son opposition au bill de la réciprocité, en 1911! Il veut nous tendre une coupe empoisonnée.Elle s’approchera de ses lèvres, tôt ou lard, plus tôt que plus tard.Nous sommes la minorité; il peut nous bâillonner.Mais le jour de la rétribution viendra fatalement.” La gauche manifeste derechef son approbation de ces paroles, par une longue salve d’applaudissements.M.Doherty se lève, à droite.Les trois quarts de l’opposition se lèvent cl sortent.— “Adieu !” crient dcs voix, à droite, -r— “Est-ce que le droit de sortir ne nous reste pas, au moins?” interroge M.Lapointe, de Kamouraska.Et l’exode continue.M.Doherty parle devant des banquettes vides, et M.Kyte aussi.Le ministre de la Justice., que la rumeur, vraie ou fausse, dit être le rédacteur même des nouvelles règles, s'étonne de l’attitude de M.Laurier et défend son parti de vouloir étrangler la minorité.Vers onze heures quart, ia séance s'ajourne, après des hourras de la gauche en faveur de son chef.Le débat sa continuera demain.Les esprits, ce soir, sont des plus montés.Il y aurait, aux prochaines heures, échanges de horions entre gens de droite et de gauche, que cela ne surprendrait personne.L'opposition dit que si les règles de clôture sont adoptées, — dans une ou deux semaines, — elle quittera la Chambre en bloc, lors du vote de la troisième lecture du bill naval.Ce sera du nouveau, jré-vc générale d’opposition! Georges PELLETIER.FILOUTE Regina, Sask., 9.— M.J.Adams, de Cornwall, Ont., s’est fait voler $80 au moment où il prenait le train pour l’Est.Spécial pour paquebot A l’occasion du départ du S.M.R., Victorian de Saint-Jean Ouest, N.B., vendredi le 11 avril, un train spécial comprenant char à bagages, wagons de première classe, wagons-buffets et wagons-lits modèles partira de In gare de la rue Windsor à 8.15 p.m., jeudi le 10 avril et se rendra directement aux abords du paquebot à Saint-Jean Ouest.N.B.r.BEBE AUHA UN- BEAU TEINT UN BON SOMMEIL et une SANTE EXCELLENTE &i vous lui donnez LAPEPTONINE I la meilleure nourri-turc sur le marché ; 1 elle est saine, nour-1 rissautr et parfaitement assimilable.fcN VENTE partout La Saint-Jean-Baptiste ON FERA CE SOIR L’ELECTION DES OFFICIERS.— UNE LET TRE DE M.ASSELIN AU “CANADA”.On fera, ce soir, au Monument National, l’élection d’un bureau de direction de la Saint-Jean-Baptiste.Mis en cause par le Canada, M.Olivar Asselin a adressé à ce journal une lettre que celui-ci n’a pas publiée, mais que M.Asselin nous communique: Montréal, 9 avril 1913.Monsieur le Directeur du Canada, Je ne vous nie pas le droit de pnser de moi ce que vous voudrez Je vous sais même gré de vous reconnaître une certaine habilité après m’avoir tant de fois représenté comme un cerveau brûlé.Mais je ne laisserai pas passer sans protester l’affirmation que ma candidature à la présidence de la Société Saint-Jean-Baptiste n’est soutenue que par ce que vous appelez “l’Association catholique (et nationaliste) de la Jeunesse.” Des sept ou huit membres qui ont pris la parole à l’assemblée du 3 avril en faveur de nos propositions, trois au moins sont des libéraux; je veux parler de M.l’échevin La-rivière, de M- J.-A.-A.Leclair, éche-vin à Verdun, et de M.J.-C.Vieil, un des jeunes hommes les plus estimés de Delorimier.Quatre de nos candidats au Conseil sont des libéraux; je ne nommerai pour aujourd’hui que MM.Victor Desaul-niers et Victor Morin.Enfin, l’Association de ia Jeunesse n’est en grande partie nationaliste que parce que, dans leur stupide aveuglement, des journalistes soi-disant libéraux comme vous, excluent systématiquement du parti libéral tous ceux qui manifestent autrement qu’en paroles creuses leur souci des droits de la race et de la langue française.Après avoir dit qu’il y a parmi ses adversaires des libéraux et des conservateurs, M.Asselin ajoute : “de même il y a des hommes de tous les partis parmi ceux qui veulent laisser entrer de l’air et du soleil dans la Société, dùt-on pour cela casser quelques vitres.Ce qui est en présence, ce n’est pas deux groupes politiques, ce sont deux conceptions contraires du rôle de la Saint-Jean-Baptiste; il n’y aura bientôt plus que vous pour ne pas s’en rendre compte.Quant à nous avouer battus, vous auriez pu le faire, il ine semble, sans commettre pour la deuxième fois la vilenie de chercher à soulever les passions politiques de vos lecteurs.Cette tactique me rend votre modération suspecte, et vous ne trouverez pas mal que je conseille à mes amis de garder leur poudre sèche jusqu’à demain, jeudi soir.Connaissant bien les dispositions de MM.Béique, David et Beau-champ à notre endroit, j’ai dit dès le commencement de la lutte à mes amis: “Si quelqu’un doit se faire battre, j’aime autant que ce soient eux.” Je leur dis aujourd’hui, et je vous autorise à me reproduire: “Si nos adversaires doivent être occis, j’aime autant que ce soit pour tout de bon, et pour longtemps.Votre indigne compatriote, Olivar ASSELIN.-?- Autour du Monde L’ “Empress of Asia” part de Liverpool le 14 juin et tes voyageurs qui s’y embarqueront auront l’avantage de passer par des androits qui ne se trouvent pas ordinairement sur le parcours des voyages autour du monde des lignes régulières.Le premier port d’escale est aux Iles de Madère, l’un des charmants endroits visités par les Européens.Les Iles sont à environ 300 milles de la cftte de l’Afrique sud et le trajet parcouru par le paquebot est à peu près cette distance de la terre ferme A Cape Town.Cape Town est une ville attrayante et l'Afrique sud offre un grand intérêt A cause de ses organisations et de la guerre récente, A laquelle les Canadiens ont pris une part si importante.Les voyageurs ont le temps d’aller par voie ferrée de Cape Town A Johannesburg et d’en revenir pour prendre le paquiibot, ou ils peuvent se rendre à Johannesburg et A Prêtoria et revenir par Ladysmith à Durban, port dans lequel le paquebot fait escale e«»rès avoir quitté Cape Town.De Durban le voyage se continue jusqu’A Colombo, la capitale de Cey-lan, et de IA par les Strait Settlements, à la Chine et au Japon.Les voyageurs reviennent A Vancouver le 30 août, accomplissant ainsi, sur l’Atlantique et les chemins de fer, un voyage de trois mois et passant une vacance très agréable.r.-F- Au Conseil Privé Mtre Wainwright a déclaré ce matin aux journalistes qu’il avait recueilli tout l’argent nécessaire pour garantir les frais de la fameuse cause Trcmblay-Dêpatie qu’il portera en Angleterre, devant le Conseil Privé afin d’avoir un jugement définitif.-—4- Est paru :— "LES CHRONIQUES” de Leon Lorrain Sr vrnri 25 sous.Joli volume, couverture illustrée en deux couleurs.Expédie franco contre envoi de 27 cents au Devoir.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ â devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adresser: Modem Barber College, 62 Boul.S int-Laurent, Montréal.A LOUER A LOUER Un logement de 3 pièces et écurie de 5 places, remise et chambre d’attelage au No 66 Savoie (arrière de 363 St-Denis) S’adresser J.N.Bris-son.128 Boulv.St-Laurent.Tél.Main 1464.A LOUER Etal ‘de boucher situé au No 651 Notre-Dame, Maisonneuve.S'adresser ,5 rue Adam.Yiauville.Tél.Lasalle 684.3 BUREAUX A LOUER Avec 9 fenêtres rue Notre-Dame, salle d’attente et bureau pour l’administration, 1er étage, édifice “I-a Sauvegarde”, $50.00 par 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IL REFUSE ENCORE Londres, 10.— Une dépêche au Times dit que le Monténégro a refusé, “pour des raisons” militaires, de permettre la transmission au commandant de Scutari d’une dépêche du grand-vizir en langue ordinaire, autorisant le commandant de la place de permettre à la population civile de quitter la ville.Grève générale en Belgique Bruxelles, 9.Il semble maintenant que le roi ne fera rien pour prévenir la grève générale, proclamée dans le but d’obtenir le suffrage universel.On fait remarquer qu’une action de ce genre, dans les circonstances actuelles, ne serait pas constitutionnelle- D’après les préparatifs militai-i es, il semble aussi que le gouvernement n’acceptera pas un compromis.Les ordres pour le départ d’un corps de troupes à Camp ont été contremandés.Elles seront disséminées dans les divers centres industriels, afin de sauvegarder les usines, les chemins de fer, les tun-nels et les ponts.De plus, un grand nombre de gendarmes seront placés aux endroits dangereux.Les socialistes sont extrêmement optimistes au sujet de leur action.Us disent que les coniributions au fonds de la grève pleuvent de toutes parts et que la grève pourra durer au moins quatre semaines et peut-être six.Des rumeurs d’une crise ministérielle et de complots contre des personnages éminents sont en circulation, mais elles sont regardées comme fallacieuses- On dit que le service des chemins de fer cessera ou sera grandement gêné après dimanche.Les femmes et les enfants de centaines d’ouvriers traversent la frontière.ETATS-UNIS La révision du tarif américain WOODROW WILSON A UN LONG ENTRETIEN AVEC LES DEMOCRATES DE LA COMMISSION DES FINANCES DU SENAT.Washington, 9.— Dans l’intérêt de la réussite de son projet de loi pour la révision du tarif, le président a franchi un autre obstacle aujourd'hui, en ce qui concerne la parfaite harmonie qui doit exister entre la Maison Blanche et les forces dirigeantes du Congrès.Pour la seconde fois en deux jours, il a quitté ses bureaux de la Maison Blanche et s’est rendu au Capitole.Cette fois, il a eu une conférence d’une heure et demie avec les membres démocrates du comité des finances au sénat.A la conclusion de celle-ci, le président a déclaré franchement aux reporters que rien ne s’opposait plus à l'harmonie parfaite des dirigeants du parti pour ce qui concernait la révision du tarif.On a discuté l’opposition qui pourrait être faite à l'entrée gra tuite du sucre et de la laine, laquelle serait de nature à mettre en danger là majorité démocratique du sénat.Cependant, on n’a rien conclu qui pût engager les chefs du sénat à une ligne spéciale de conduite législative.Au moment même où le président discutait avec les principaux membres du sénat, tous les représentants démocrates de la chambre étaient réunis en caucus à l’autre bout du Capitole, discutant les détails du fameux projet de loi.A la fin du caucus, le représentant Underwood, le leader de la Chambre, a déclarsvque la révision dü tarif passerait à la Chambre en un seul projet de loi.En cherchant une entrevue législative avec le Capitole, le président a de nouveau ignoré un précédent de plusieurs années d’existence.A la fin Des secours au fonds de la grève arrivent de tous côtés et les plus grandes précautions sont prises pour qu’elle dure le plus longtemps possible.Les importations de conserves sont considérables.Cette grève a été décidée p^r le parti socialiste belge, afin de dém-der le gouvernement à accorder le suffrage universel.Comme les ten tatives précédentes ont échoue, c’set l’opinion générale qu’une grève politique est impossible.Le mouvement belge semble avoir été conçu avec une hubilcL extraordinaire.Les ouvriers sont fermement convaincus de la jus lice de leur cause.Les ressources à leur disposition sont immenses.De plus, ils ont le support pratique, bien que non officiel, des libéraux.Le propriétaire du journal, Le Petit Bleu, a promis formellement de verser 820,000 au fonds de la grève, tant que celle-ci durerait.Les grévistes assurent qu’ils sont capables de résister pendant six semaines.Un grand nombre de Belges croient que cette grève aura un ef-ie! considérable sur la Belgique et qu elle amènera des changements politiques d'une importance incalculable.Quelques-uns vont jusqu’à prédire une révolution; la séparation des provinces wallonne et flamande ou une crise dynastique, de la conférence, le président, avec une simplicité toute démocratique, s est arrêté dans le corridor du sénat afin de rendre compte aux journalistes des résultats de la séance.Les membres du sénat avait décidé de laisser parler le président durant toute la durée de la conférence.“J’espère, dit-il, que les sénateurs et les représentants me permettront de venir ici fréquemment et de conférer avec eux, de manière à sauver leur temps et le mien.” Comme un journaliste demandait au président si la révision du tarif serait soumise en un seul projet de loi ou liste par liste, il répondit.“C’est à ceux qui sont à l’autre bout du Capitole qu’il appartient de décider cette question.” “Mais ils seront influencés par vos avis, n’est-ce pas?” demanda un des journalistes.nance la conduite qu’ils doivent tenir, et le caucus de la Chambre presque entière sous le contrôle des fervents de la politique présidentielle, donne peu d’espoir aux manufacturiers américains dans le succès de la campagne qu’ils ont entreprise contre le bill du tarif.Le président Wilson domine la situation.Il a déclaré hier que sa politique, en étant soumise à la Chambre et au Sénat, ne subirait aucun changement.Il croit que les articles qui ont rapport à l’exemption des droits de douane sur la laine et le sucre seront acceptés par le sénat, où le parti démocrate est moins influent qu’à la Chambre.Des représentants de toutes les grandes compagnies manufacturières américaines sont actuellement de pas-sai^e à Washington où ils viennent pour faire entendre leurs protestations au sujet de la nouvelle politique du parti démocrate.Dans un discours des plus violents le congressman Wm.S.Vare, de Philadelphie, a fait voir hier les contradictions et les folles espérances contenues dans les différentes mesures du nouveau bill du tarif.La ville de Washington, depuis l’arrivée des principamx manufaeturiars américains dans ses murs, est en proie à la plus grande agitation.ANGLETERRE Les “ dreadnoughts ’’ par la force Londres, 10 — Sous le titre: “Dreadnoughts By Closure”, le “Daily News” dit ce matin : “Apparemment le premier ministre Borden en est arrivé à la conclusion que sans la clôture le bill naval ne pourrait être voté.” Au sujet des propositions restrictives du premier ministre, le journal ajoute: C’est bien l’affaire du Canada, mais ce n’est pas d’un plaisant pour la promotion de l’unité il.pénale quand le premier résultat de la contribution projetée est de provoquer une crise intérieure du caractère le plus aigü.Il ne voit aucun élément de permanence dans la politique de M.Borden, mais il y voit plutôt .les promesses certaines de froisser*, ents futurs, que tout homme l’Etat ctfr-che à éviter.C’est ce qu’a perçu sir Wilfrid Laurier et il croit fvi lemmei.t qu’il est appuyé par le pays.S’iï est aussi appuyé par le Sénat, M.Borien n’aura d’autre alternative q.e de se retirer."SALADA” Un Triomphe dans la Qualité du THE Pur,sain et délicieux,avec une saveur exquise qu’on ne trouve pas dans les thés ordinaires.Ed paquets cachetés de plomb seulement.NOIR, MELANGE ET VERT.Choses 1 municipales i Les femmes dans l’administration il est démontré que la Chambre a fait des démarches auprès du gouvernement eu, s’est donné beaucoup de peine pour assurer la construction d’une telle ligne.On décida de remettre la question à l’étude, et elle fut référée à un comité spéeinl qui fera rapport.Voici le seul rapport qui a été adop té à cette assemblée : UNE CAMPAGNE POUR LA PRE-.VENTION DES INCENDIES Sacramento, Cal., 10.— La ville de Sacramenta vient de choisir Mme Lu-ella Jonhston comme commissaire d’école.C’est le premier pays à agir ainsn.Un échec pour M.Roberts L’avocat en chef de la Ville déclare (lue les commissaires ne peuvent t aire d'enquête sur les accusations portées contre le chef de police.FRANCE La marine française LE MINISTRE DE LA MARINE VA DEMANDER 500,000,000 DE CREDIT SUPPLEMENTAIRE.Paris, 10.— A la réouverture de la chambre des députés, M.Baudin, ministre de la marine, demandera un crédit supplémentaire de 500,000,000 de francs.Cet argent sera surtout consacré à ajouter un croiseur de ligne à chaque division navale et à construire six bateaux éclaireurs de 1,000 tonnes, ayant une vitesse de 27 noeuds à l’heure.Dépopulation Me Laurendeau, chef du bureau du contentieux municipal, informe les comnijmaires que la charte ne leur donne pas le droit de faire une enquête sur les accusations portées par J.H.Roberts contre le chef Campeau.Le droit de faire une semblable enquête n’appartient qu’au conseil, en vertu de l’article 532, mais le fonctionnaire n’est plus sous la juridiction du conseil, et les tribunaux sont en ce moment saisis d’une contestation qui porte précisément sur ce point.Le lieutenant-gouverneur peut bien nommer des commissions tf’en-quète, mais seulement pour des accusations concernant l’administra-i lion et non l’inconduite d’un fonc-1 tionnaire.Les conseils municipaux ou 50 I électeurs peuvent aussi demander! une enquête à un juge de la Cour j Supérieure, et c’est cette seule procédure qu’il conviendrait d'adopter i si les accusations contenues dans la ! lettre de M.Roberts n’étaient telle- ! ment vagues et indéfinies.Enfin le bureau des commissaires a le droit de tenir une enquête d’administration, mais il ne peut, dans ce cas, ni assigner ni asser-menter des témoins.(Service particolier) Paris, 10.— Le taux de la nata-lité dans la capitale française en 1912 ! - , a été le plus bas depuis 1861, d’après pIus sy' 469 rne Salnte-°atherine 0 °n.bé’ imitée, 468 rue Sainte-Catherine Ouest.MONTREAL PLUS DE CONSTIPATION Soulagement immédiat guérison certaine PAR LES !1 poursuit la Ville Le chef Campeau a intenté une poursuite à la Ville en réclamation de §2,650, montant des frais encourus par lui pendant la Commission Royale d’Enquète de 1909, alors qu’il dût retenir le*j services d’un a vocal.Cette poursuite est prise avec l’autorisation des commissaires qui croient qu’il appartient aux tribunaux de déclarer qui est responsable du paiement.Le chef prétend que l’acte, par lequel a élé instituée la commission d’enquête, déclare que les frais Seront à la charge de la Ville.Le jour du nettoyage La Ligue pour l'Embellissement de la Ville demande au bureau des commissaires d’instituer, comme l’an dernier, un jour de nettoyage général.Il est probable que le bureau acquiescera à cette requête.Au Conseil de Maisonneuve La police attaquée par des Chinois (Service particulier) Calcutta, 10.— Un détachement de troupes chinoises a attaqué aujourd’hui un bataillon dé police attaché à une expédition d’explorateurs sur la frontière de Burma.Les montagnards en nombre considérable, se sont joints aux Chinois.La colonie britannique a repoussé l’attaque, mais elle a eu quelques hom La “Quebec-Levis Ferry Company” offre à la Ville de Maisonneuve d’établir un service de traver-siers entre cette ville et Longueuil.-C’est la troisième offre, la première ayant été faite par un particulier dont on n’a pas donné le nom et la deuxième venant de la compagnie Richelieu-Ontario.Le conseil municipal prendra une décision d’ici à huit jours.M.R.Wilson, fabricant de chaussures de Québec, a demandé au conseil (pie les^ privilèges acordés à M.J.Muir & Co., lui soient transférés: il s’agit de rétablissement d’une manufacture de chaussures à Maisonneuve.Le conseil a acquiescé à la demande de M.R.Wilson.eL ministre des Travaux Publics aurait enfin donné une réponse au conseil de Maisonneuve au sujet de la construction d’un bureau de poste.Les plans ayant subi les dernières modifications, auraient été acceptés.et la somme de $250,000 sera votée prochainement pour couvrir le coût de l’édifice.Ils adoptent les plans LAXATIVES BOITE D’ESSAI : 25c./ rABÙrm 0V- , ' OïVÂMAMi GRANDE BOITE $1.00.N’OCCASIONNENT JAMAIS DE COLIQUES.En vente nux pliarmacies H.E.Archambault; Victor Archambault; Chrétien /.augg, Godbout, Migneron, Dr.Leduc.Pharmacie St-Denis, Montréal; Quenneville & Guérin, pharmaciens; Alfred .lolieoeur, rue St-Jean, Québec.GEOS : Lyman Limited, rue St-Paul, Montréal.Découpez cette annonce.Exigez le véritable article.QUAND VOUS ACHETEZ DE L’HUILE Insistez pour avoir la meilleure, HAVOLINE, reconnue maintenant comme toujours pour être le meilleur lubrifiant.EN VENTE A The Canadian Motor & Supplies Co.Limited TEL.MAIN 3035.æaraBHagaoiMBBs 107 RUE DES INSPECTEURS.s Km PRET CO-OPERATIF Proposition spéciale aux FABRIQUES, COMMISSIONS SCOLAIRES et autres corporations u o«E HYPOTHECAIRE UM;TEE CAPITA I.AUTORISÉ - 8850,000.00 DEMANDEZ LE PROSPECTUS 103 rue Saint-François-Xavier Tel.Bell Main 2175 MONTREAL Les commissaires ont adopté hier les plans de la nouvelle caserne de 35c LE PIED CARRÉ vous procureront l’espace pour un bureau ou un entrepôt au 8 RUE STE-HELENE Ce prix comprend chauffage, éclairage et élévateur électrique, ce qui fait de cet espace le meilhur marché dans le district du bas de la ville.Des arrosoirs automatiques permettent d’obtenir les taux d’assurance les plus bas.] 5,000 pieds à louer.L’espace sera divisé pour convenir aux occupants.L’étage principal à un prix proportionnellement avantageux.A O.MORIN & CIE.Main 821.g RUE SAINTE-HELENE.SHHKK9l8W»»BraaHB&3si«!æ^^ Canadienne au Salon de Paris London, Ont., 10.—Mme F.B.Betts de cette ville, vient de recevoir une pompiers de la rue Ottawa (No 3V.I lettFe de FaiiBv France- lui appre-Pnmmn n rm c 1 ’ îc»Mw,*«n^,MV5(>*îa,'îf ^ hîl iM®.?.".ISVil"1!;’;,' P,U.i?d«>>«Jes iournaax, ««n* que fda noodle un >on nu vendeur.1/option ou promesse de vente est vendue dons le plus court délai posai Immédiatement cotnntr ki nh nronrii'tn n trouvé un «/If il ' 'ent/ de telle ou telle propriété ne peut manquer de stimuler l’ardeur des membres, qui auront vite fait de trouver quelque acheteur 11 s’en suit qu’en s’adressant à la Bourse le immédiatement «mpte ai a» P^nnété n rouvé «n oeqdéreu.-.et s le prix que 1 on offre lui convient.Pins besoin «lors Je se déplacer, de courir do bureau en bureau, de s’enquérir A toute heure pour savoir ai l’on s’est intéressé ù lu vente de la propriété Autre détail intéress'int- tout vendeur n.eevm en Arlaiî?,6U.!î!u "ssmn,t HU toutes les garanties d honorabilité de ses membres dans leurs diverses opérations, giAee à l’esprit du ses règlements, la vente de propriétés.' ’ ( po1 un Ltr*ftin niontant d urgent comme garantie de la bonne foi du boursier.Ce qui veut dire que celui ci est sérieux,ce que l’on n’a pas toujours pensé de certains courtiers bc8?in de quelques détails se rapportant * sa propriété, comme par exemple, sa véritable valeur, pourra obtenir de la Bourse tous les ronsoiirnoments nécesRtures croira juste et qu1 il 'auru" spécifiée!1 1 “ f ‘ U C qUe " transactl0U ^ ,l cffectue par l’entremise de la Bourse ne fera pas le jeu de quelques spéculateurs sans conscience comme on en a déjà rencontrés, car il ne paiera que la commission légale ou toute autre commission qu’il A L’ACH ETEU R— WÆ?,*!.; ttL kJiiaînüé,l,î^.1iJî opérations immobilières, n’ost.pas moins Intéressant cérs à la Bourse durant le jour.Il s’ensuit qu’aprés avoir pris connaissance do ces dernier comme son mandataire pour effectuer la transaction.Ainsi donc, toute personne désireuse de placer son argent sur le Marché Immobilier pourra s’adresser en toute confiance à son courtier qui le mettra nu fait des propriétés portées ,cs réglementa de cette institution sont tels, qu’ils assureront il l’acheteur toutes les garanties de protection dans ses diverses opérations propriétés ponces Le principe du coopération qui eut à la base même du fonctionnement de la Bourse du T Immeuble* qui est composée actuellement d‘ blo au plus haut vendeur su rend ou du terrain.en immeubles à qui l’on a confié opéi ; dlvi érations du Marché Immobilier en se erses offres de propriétés immobilières „ j- , , - -r-.—:— - - ,.v • /B1’*1 habite à la ville ou à la campagne, il pourra suivre, dès nujour* t K amant sur lus rapports de Bourse qui seront publies chaque jour dans les journaux.Os listes contiendront toutes les options qui auront été pla-ares.i acheteur n aura plus qu’à s’adresser à un membre de lu Bourse pour obtenir les détails supplémentaires dont il aura besoin et constituer ce au tableau de la Bourse.son courtier, IN,r«».v«» r„ch.té«r pppp p.-.c«^pîtï«hTH>^ WîTS, Bien plu*.je,i”j’mn8qu'orgânisée^»vec"i««,,rég7e^ents,«^vèréâ,t*«on pSfult’fQncTionnMnen^dovlent’poiu-’Ve Vubl™*- j-0.u?*?* r!?-i*nemenU,p„»sib.e«.La Bourse pour le public.Il n'est pas inopportun de répéter que Désormais, plus d’intermédiaires, d‘ T ION S IM MOBIL1KKES, T K AN SI G K Z AVEC que dans lout» obligation immobtlièr», ce n'est pas aver 1s Bourse même que l’on transige, mais avec l'un do scs membres qui représente é 1' Iigents, de smis-agents qui trop souvent transigeant vos affaires au détr ment de vn, propres intérêts en faisant paver des comm ssions trois QUATRE CENTS COUilTIRHS AU LIEU DE VOUS ADRESSER A UN SEUL, POUR AVT)IR QUATRE OENTb FOIS* PlfuBDE* CHANCE aura désormais recours à cet intermédiaire qui se porte garant de l'honorabilité de tous scs membres, une institution de tout repos oeeurenee des centaines de vendeurs et d’acheteurs.fois plus élevées qne ne le permet In loi.DONC POUR TOUTES VOS TRANSAC-DK VENDRE ET ACHETER BIEN ET VITE.En Secrétaire, (Signé) ALEXANDRE DUCLOS.CITE DE MONTREAL Vente à l’Enchère Le résidu du terrain situé sur la rue Draper, du quartier Notre-Dame de Grâces.JEUDI, 17 AVRIL.1913, A 11 HEURES A.M.AUX SALLES DE VENTES de “The House of Browne Limited”, No 248 rue Saint-Jacques, à la date et à l’heure ci-haut mentionnées, sera vendu à l'enchère, le résidu du terrain suivant, savoir: La partie nord-ouest de la subdivision No 285 du No 171 du cadastre de la Municipalité de la Paroisse de Montréal, mesurant 18 pieds de front sur la rue Draper, et 110 de profondeur sur le Chemin de la Côte Saint-Antoine, formant une superficie de 1980 pieds.Le tout tel qu’il appert au plan signé par l’ingénieur en chef et inspecteur de la Cité, en date du 2 mai 1912.CONDITIONS: lo.Argent comptant.2o.Un pour cent payable pour droits d’encan.3o.Sujet aux restrictions des règlements du quartier Notre-Dame de Grâces.Par ordre du Bureau des Commissaires.L.N.SENEGAL, Secrétaire.Bureau des Commissaires, Hôtel-de Ville, Montréal, 7 avril 1913.Le Journal est imprimé, au No 71i «e Saint-Jacques, a Montreal, pa “La Publicité” ( a responsabilité Limi tée).Henri Bournssn, dirrcteur-gémni 373075 i LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 1U AVRIL 1913 VOL.IV r — No.82.Notre Page Féminine Lettre de Fadette Il n’était pas neuf heures, ce matin-là, quand mon amie essoufflée, affilée, entra en tourbillon dans la salle où je prenais mon déjeuner'."Vite! Vite! l’auto est à la porte.mon mari a consenti.je vais chercher la petite, viens!" Comment résister à l'imploration de ces beaux peux un peu tristes ou tenait toute la vie de cette âme ardente.Je me préparai rapidement, me réservant de la questionner durant le trajet, et sachant d'ailleurs à peu près ce que nous allions faire.et feu tremblais! Aller dire à une femme'.“Vous êtes trop pauvre, donnez-\ moi cette enfant, votre bébé, votre seule et jolie petite fille.Je n au-1 rais jamais pu m’y décider, mais entraînée par son violent désir de pos-•éder ce bébé, mon amie ne paraissait pas même douter du succès de sa démarche.Une petite demi-heure nous amena dans le plus vilain quartier de Montréal; comme moi, avant de le voir, chères lectrices, vous ignorez probablement que tant de laideur pauvre existe! Notre auto créa une sensation dans la rue étroite, et quand nous voulûmes atteindre l’escalier noir que connaissait mon amie, il fallut reculer les gamins noirs et les petites filles échevelées qui entouraient la voilure.Et dans la chambre où nous arrivions, c’était la misère dans tout -on ; dénuement, sa saleté répugnante.Des trous béants dans le plafond, un | vieux poêle rouillé et éteint, des guenilles dans les carreaux brisés, un1 vieux matelas dans un coin, et tout cela n’était rien.Ce qui tirait les 'armes, c’était cette femme maigre, sans âge, aux yeux affamés, qui marchait avec peine, ayant ses cinq enfants tout effarés accrochés u sa jupe: d’un geste las, elle faisait minx de les écarter mais ils ne lâchaient pas prise.Tout de même, elle finit par nous trouver des chaises et les négociations commencèrent, ou plutôt continuèrent, car il me fut facile de voir que le projet avail déjà été agité.Ers quatre petits garçons assis dans un coin an fond de la chambre "coûtaient avec de grands yeux curieux, et la petite fille, grimpée sur les genoux de la pauvresse, s’était blottie sous son bras comme un petit oiseau frileux.Jamais, jamais, je n'oublierai ce visage de femme, ce mélange de révolte.de douceur, de désespoir, et cette tentation grandissante d’assurer à son enfant une meilleure vie que la sienne.De grosses larmes rares tombaient sur la pclite tête blonde, et de temps à autre une.plainte s’élevait: — Mon Dieu! Mon Dieu! Faut-il être pauvre pour en venir là! Donner ma pclite.ma petite!.C’était npvrant, et ma pauvre amie, tout émue, plaidait presque en pleurant: elle jurait à la mère d être une mère pour l'enfant, elle promettait sa protection pour les garçons qu’elle pourrait pcut-êlre placer dans un orphelinat, elle parlait de trouver du travail pour la femme qu’elle logerait dans un quartier plus sain et mieux habité.Soudain, tragique et farouche, la femme se leva.— “O madame, taisez-vous! J’aime mieux vous la donner que vous la vendre! Et je vous la donne parce que je sais que je ne vivrai pas longtemps! La misère m’a mangée.les petits gas, eux, le bon Dieu en aura pitié, ma petite au moins ne sera jamais misérable, comme moi!’’ La voix se brisa, elle retomba sur sa chaise et se mit à bercer l’enfant en la serrant si fort qu’elle pleura.O la tristesse de ce départ! Le bébé endormi fut roulé dans une couverte apportée pour cela, et quand la mère l’eût mise dans les bras de mon amie, elle se sauva en couvrant sa figure de scs mains et ses sanglots et ceux des petits garçons cramponnés de nouveau à elle s’cnlen.daient encore an bas de l’escalier.Hier soir j’allai voir,chez mon amie "sa petite fille”.Déjà apprivoisée, prête pour le dodo, adorablement mignonne et jolie dans sa longue robe de nuit, elle se roulait sur une peau d’ours blanc en faisant coucou à sa nouvelle maman.Dans la glace le petit Ut se réftétait, et tout le luxe de cette grande chambre tiède où l’enfant oubliera si tôt sa mère qui se meurt de misère, là-bas! FADETTE.L’OR DU SILENCE Quand tu parles, je joins les mains Comme si, forcément, de tes lèvres agiles Devaient tomber des évangiles Prodigieux et surhumains.Quand lu parles, je m’interdis De.souffrir des regrets que nul bonheur n’apaise Pour t’écouter plus à mon aise Et guérir des mots que lu dis.' Quand tu parles, mes yeux fermés Gardent au bord des cils mes larmes prisonnières.O folie! O clarté dernière! Songes perdus! Douleur d’aimer! Ne parle pas.ne dis plus rien.L’ombre nous a frôlés d’une mortelle haleine.Ne dis plus rien.j’ai trop de peine.Prier?Oui: que Dieu nous soutienne! Ne parle pas.ne dis plus rien.GEORGES R Y VAL, L’orchestre L’orchestre.— Sait-on ce qu’est devenue la chapelle des Dominicaines de Paris, au Faubourg Saint-Honoré?Sait-on qu’elle n’a pas — heureu-sernent —- été transformée en école laïque ou en entrepôt de droguerie?Au moins sait-on avril car il n’a plus rien à faire.Il a disposé de toutes les mesures (pie la Chambre des Communes lui a envoyées depuis Pâques.Les automobiles des sous-chefs Les commissaires ont reçu six soumissions pour les automobiles des sept sous-chefs du service d’incendie.Us accorderpnt le contrat sur la recommandation du chef Tremblay et de l’acheteur-général.Les soumissionnaires sont MM.Rousseau Frères, ; $2,500; Madison Co., $2,500, l’Abbott Motor, $2,350 ; la Pope-Hartford, $2,500; la Jackson, $2,250; la Devaux Motor Co., $2,300.LA COUR ENTEND LES PRE MIERS TEMOINS DANS LA POURSUITE INTENTEE PARLE REDACTEUR EN CHEF DE LA “PATRIE” CONTRE LE “DE VOIR.MM.FAUTEUX, HELBRONNER, DESAULMERS, MOSHER, BOYD, MAYRAND ET RENAUD TEMOIGNENT POUR LE DEMANDEUR.LA CAUSE SE POURSUIT La question de l'Alberta et G.W.EN DEPIT DES RUMEURS, ELLE NE SERA PAS REGLEE SANS L’ASSENTIMENT DE LA LEGISLATURE.Edmonton, 10 — Interviewé au sd-jet d'une dénêche disant que le Grand Tronc prendrait la charte de l’Alberta and Great Waterways et construirait la ligne, remboursant le gouvernement de toutes les dépenses légales et de l’intérêt se rapportant au chemin de fer, le premier ministre Sif-ton dit: “C’est la première fois que j’en entends parler”.La dépêche disait que lé premier ministre devait faire une déclaration dans quelques jours.“Il n’y a pas la moindre chance qu’une semblable déclaration soit faite, a dit le premier ministre.Comme je l'ai déclaré à la législature, aucune solution de la question de l’Alberta and Great Waterways ne sera adoptée sans que la législature n’ait été consultée.M.J.B.Dalrymple, de Montréal, vice-président du Grand Tronc, a fait une déclaration dans le même sens, disant que les officiers du Grand Tronc n’ont pas considéré la question.La digue est trop faible Une nombreuse délégation do citoyens du quartier Saint-Gabriel a dp-‘ tnaudé aux commissaires le hausser et de renforcer la digue qui sépare ce quartier- du fl-uve à partir du pont ' ictOria ju t i'à Verdun.Lors de l'eau h ait le d’il y a quelques jours, il ne s’ert est fallu que de 15 pouces que l’eau ne passât par dessus la di-gie- et il n fallu 1 étayer avec des madriers, notamment à la nie Charron.La chose serait facile, avec la terre et la pierre que donnera l'élargissement do canal découvert rie l’ftquedno.M.YVanklyn qui était chez les com-nimanires, a appuyé la délégation en disant qu’il sait que la digue est trop : faible.' Les commissaires ont promis de s’occuper de cette atlMtion.Il s’agit de la demande en dommages de M.Robiliard, rédacteur en chef de la “Patrie”, au “Devoir” et à son d'irecteur, M.Henri Bourassa, basée sur quelques entrefilets ou extraits d’articles dont se plaint M.Robiliard.Dans le cours de l’été dernier le “Devoir” et la “Patrie” discutèrent vigoureusement à prc.pos de la question navale.En cours de polémique il y eut échange de coups.M.Robiliard en conclut qu’il était personnellement pris à partie et réclama des dommages en se basant particulièrement Bur trois ou quatre paragraphes où il voyait des allusions blessantes à sa conduite lors de l’appel des volontaires pour réprimer l’insdrrection du Nord-Ouest U y a 29 ans.L’interrogatoire des témoins a commencé ce matin devant M.le juge Archibald.Ont été entendus : MM.Aegedius Fauteux, ancien rédacteur en chef à la “Presse”, M.Oswald May rand, rédacteur actuel au même je» imal, M.Gonzalve Désaulniers, ancien journaliste actuellement avocat, M.Jules Helbronner, rédacteur à la "Patrie”, M.J.A.Renaud, avocat, ancien maire de Joliette, John Boyd, A.Mo sher.La même question à peu près a été posée à tous les témoins : Qu’est-ce que le public a dû conclure de la lecture de ces articles ?Les avocats de la défense ont objecté à cette ques tion, soutenant que les articles en question comportaient teur propre sens que le tribunal seul devait apprécier.Us ont appuyé leur préten tion sur des autorités légales américaines que les avocats du demandeur ont combattues avec des autorités de même origine.Le juge ne parait pas friand d’opinions légales américaines.La réponse des témoins a été en somme la même aussi à quelques nuances près.M.Fauteux ne croit pas que le lecteur ait pu conclure autre chose des paragraphes incriminés, que M.Robiliard avait fait preuve de timidité, même de lâcheté lors de l’insurrection du Nord-Ouest.Il fait tout de même une différence entre montrer peu d’empressement à faire son devoir et s’en acquitter ensuite quand même.M.Gonzalve Desaulniers a vu des insinuations cachées, puis voilées, puis directes, qui voudraient dire que M.Robiliard n’a pas été courageux lors de l'insurrection du Nord-Ouest.Il admet cependant que ces allusions ne visent que l’attitude du demandeur avant.son départ.M.J.A.Renaud ne savait pas que M.Robiliard était militaire mais en lisant ces articles il s’est demandé qu’est-ce que M.Robiliard avait bien pu commettre.Il admet cependant qu’il n’a lu les articles que mardi dernier.M.Mayrand a conclu que M.Robiliard n’avait pas fait preuve de bravoure militaire.Pour qui ne savait pas que M, Robiliard avait été militaire, la conclusion n’était cependant pas très claire.Le paragraphe qui met en doute Its connaissances militaires du rédacteur de la “Patrie” pouvait vouloir dire aussi que les articles de la “Patrie” venaient de l’extérieur.Mi Jules Helbronner témoigne que les articles incriminés ont créé une mauvaise impression dans le cercle des amis de M.Robiliard.M.Helbronner admet que celui à qui il en coûte d’accomplir un devoir n’en a que plus de mérite.MM.John Boyd et A.Mosher ont compris que M.Robiliard n’avait pas montré d’empressement à accomplir son devoir.-^- Elle içarde sa propriété LE DEMANDEUR PERD SON AC TION ET DEVRA EN PAYER LES FRAIS.Mi Je juge Welr a rendu jugement dans la cause de Myer l)e-brofsky contre Madame L.P.Dé-sy, condamnant lé demandeur à payer les frais de l'action et ah-nuilant les actes intervenus entre Madame Désy et la Montreal 1-V.‘al Estate, agissant comme mandatai-de de Myer Debrofsky.Le demandeur poursuivait la défenderesse parce qu’elle ne voulait pas livrer sa propriété de la rue Saint-Laurent, près Duluth, contre celle de Debrofsky, rue Sanguinet, comme elle avait donné lautorisa-tion de l’échanger à la Montreal Real Estate, qui s'était chargée de trouver un échangeur.La défenderesse prétendait que la Montreal Real Estate ne lui avait pas donné le nom de l’échangeur, que de plus elle avait reçu l'assurance que cette propriété de la rue Sanguinet n’était grevée que d’une hypothèque de $20,000 au Crc'lil Foncier Canadien, alors qu’elle était grevée de deux, une de $20,000 à un nommé Moses Vineberg, et une autre de $3,450 à un M.Alfred Dc-seve.^ En outre, celle hypothèque au Crédit Foncier en était une de toute tranquillité, tandis que celle de Vineberg était due en novembre 1012.Comme nous le disons plus haut, en face de ces fails, M.le juge Weir renvoya l’action et donna gain de cause à Madame Désy.-*- On demande des chemins l.os citoyens do THruidt-.JIlo Jciuun-dent aux conimissairas I" rendre les rues Désormofiux et SnUhctlv pitssabh's et aussi d’ordonner aux entrepHlhetus dV-hfcuts qui ont terminé leurs )ravaux) de remettre les rues en bon état.11 sera fait droit à leur requête.-r- L’affaire Robert, dans la cause Vipond-Lovette, relative à la règle Nisi émanée contre MM.A.E.Robert et .1.Mnllhion, a été renvoyée à lundi.M.Robert est à Halifax et ne sera de retour que demain.Une interview de Mgr Bégin LE VENERABLE ARCHEVEQUE DE QUEBEC COMMUNIQUE AUX JOURNALISTES QUELQUES UNES DE SES IMPRESSIONS DE VOYAGE.“LA GUERRE DES BALKANS ET LA POSSIBILITE D’UN CONFLIT GENERAL EN EUROPE PREOCCUPENT LES ESPRITS,’ DECLARE-T-IL.LES AMIS DU CANADA f (De notre corrcRnondant) Québec, 10.— S.G.Mgr Bégin a accordé ce matin une entrevue aux journalistes de cette ville à qui il a parlé de son voyage en Europe.Mgr Bégin rapporte surtout le souvenir ému de la bonté toute paternelle avec laquelle, à deux reprises, il a été reçu par le Saint-Père, qui l’a longuement entretenu de.1 Eglise et du Canada.La santé du Saint-Père paraissait alors assez bonne, malgré ses fatigues incessantes.A Home et en France Mgr a retrouvé bien des amis du Canada catholique et français, cardinaux, évêques, religieux, prêtres, journalistes, de ceux qui noite ont visités ou qui nous connaissent simplement de réputation.Tous s’informent du Canada, du développement de notre vie catholique, sociale et économique.La guerre réelle des Balkans el celle possible oui menace toute l’Europe jjréoccupent là-bas tous les esprits.Monseigneur a signalé aussi le*.; préoccupations à ce sujet, et le patriotisme admirable de nos cousins de France qui se préparent activement à repousser toute aggresj sion avec le plus bel entrain et la plus grande générosité.Les eatholi-oues sont toujours au premier rang aeu meilleurs patriotes.La taxe de Teau LA MAJORITE DES ECHEVINS DECLARE QUE LA VILLE NE DOIT PAS FAIRE DE PROFITS AVEC UN ARTICLE DE CONSOMMATION D’UTILITE PREMIERE.Les membres du conseil municipal déclarent qu’ils ont l’intention d’amender cet été, le règlement concernant la taxe de l’eau, pour la diminuer de deux pour cent au moins.Les échevins L.A.Lapointe.N.La-pointe, [.étourneau, Poissant, I.ariviè-re, Garceau, entre autres, déclarent que la Y’ille no doit pas faire de profits avec la vente d’un article de consommation d’utilité première comme l’eau.L’augmentation de l’évaluation foncière a eu pour résultat une augmentation proportionnelle des loyers, ou de l’évaluation locative, de sorte qu’on paie au-ourd’hui pour des maisons moins neuves, souvent dépourvues d’améliorations modernes, de ?5 à 50 pour cent plus cher qu’à l’époque où l’on a jugé nécessaire de réduire la taxe de l’eau de 7 1-2 à 5 pour cent.Il s’ensuit donc logiquement que la Ville doit accorder encore une réduction proportionnelle à.l’aii g mentation.Aussi les échevins qui so it en majorité pour la réduction rie la taxe estiment-ils qu’à 3 pour cent, la Ville ferait encore tin profit.La collection Sicotte MM.de Saint-Sulpice se sont portés acquéreurs de la bibliothèque Sicotte, qui contient de précieux ouvrages canadiens, pour la somme de $7,000.La bibliothèque de Saint-Sulpice actuellement en construction rue Saint-Denis, sera finie a» mois d’octobre 1014, mais elle ne sera ouverte au public qu'au mois d’avri" * de la même année.La Bourse New-York, 10.— A l'ouverture de la Bourse, ce matin, lès valeurs préférées ont presque toutes monté d'un point.Londres, 10.— Le marché monétaire et les taux d’escompte sont faciles.Les valeurs américaines sont fermes et à la hausse.Paris, 10.— Les prix étaient irréguliers à la Bourse aujourd’hui.Berlin, 10.— Les prix étaient fermes à la Bourse aujourd'hui.BOURSE DE MONTREAL Renseignements fournis par la Maison de courtage Bruneau et Dupuis, 4, rue de l’Hôpital.STOCKS Vend A ch.STOCCS Vend Ac T -neimi.Coi U:1 148 Motl.Tr.Co Ui 142 Can.Car.H() 78 Mbii.Tr.De Can.Cetu.2SJ 2*4 î-' ipissing." plll.: !H-t 414 Jv or.Ohio.Can.CotX (3 rq N.S S.&CL.sji 80 “ pfd.! 77 ;o*n.to.co.!25 12 q Ca.Convnt; tfij Tm.i-.fc i*.186 185 Cntj.raeifV 2411 23.)! riB.'.ifK.e.Can.I.oco.62 j') l’en’» Ltd.5« 55 “ pM.'•!) DU “ pfd.86 Crown Rf*s Î8) 38U T or to Rico Dét.wav.rij 7:îS lyuéhec R y m11-1! A1'* Dotn C.Co.-81 78 K.AO.N.O.i’-q 115Ï pM.Rio Jan.L.Dotn.I.pftl lui iôô R .C.Co.Cm Dom.S.Cof.51J *¦ pfd.Dorn Park Pom.T C .sa SR Sa w.M.Cm 50 45 pfd.“ pfd.911 94 Dill.Sup.J Sliawinig.137 itc.P.&r.c Sm.Hag Co G.M .C.Co “ pfd.“ pfd Shenvin W lio 6J* Goodvr.Co • 87 t»fd." pfd.1.Spa.Riv.Co «fl 111.Trac.pdS 93 mil l “ pfd.95 J m T.anr.Com.j 224 220 St.Co of C.24 2-q L.otWd.C.147 !861 •• pM.86} .Mack cm.£3 82 T oledo Ry.“ pfd.iTOr.Rt .:38 Mex.n.Jtr.Tookc Rro 54 531 pfd “ pfd.M.& S.-P.Twin City.iü5 IÜ3 ,r .pfdh .Wi un.Rv.2114 M.T.H.&P, ill -MO Wind Ht'l “ Pfd.! 60 .Mt.Cot.Co.61 Mt.Cot.Md 41 56 \ ., | fiai) m MAGASIN A VENDRE Magasin général moins la marchandise sèche et les chaussures, montant du stock $7,000.Paiements faciles.Affaires par année $33,000; établi depuis 4 ans, dans une très bonne localité, à 18 milles de Montréal, sur le C.P.R.Rail à long terme.Abandon pour cause de maladie ou santé.S'adresser par lettre à Casier 19, le "De voir”.NAISSANCE € SAVARY.— A Ottawa, le 2 avril 1913, au No 114 Avenue Sweetland, une fille à M.et Madame Charles Sa- varv.
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