Le devoir, 25 novembre 1931, mercredi 25 novembre 1931
Montréal, mercredi 25 nov.1931 Vol.XXII —No 273 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.i)0 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE : .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 M.KING Sa rentrée en grâce, ses récents discours — Impérialisme beuglant, impérialisme bêlant — Les intempérances de M.Ferguson — L emprunt du “Service national’’ L’état-major libéral a confirmé en grâce.suffisante son chef, M.Mackenzie King.C’est ce qu’il pouvait faire de mieux.Comme tout le monde, M.King a ses lacunes et ses défauts, ses short-comings.Il a aussi de solides qualités.A tout prendre, c’est le meilleur et le plus compétent des libéraux en vedette, a Ottawa.Il a rendu au pays de réels services; il peut en rendre de nouveaux; il en rendra sûrement, pour peu que ses amis et ses principaux collaborateurs l’avisent utilement, le soutiennent en toute loyauté, en toute indépendance aussi; pourvu aussi que les importuns, les malencontreux et les affamés d’injustice ne lui jouent pas trop de tours pendables, à la MeDou- gald._ .Cette mésaventure de Beauharnois — je ne parle ici que du tripatouillage des fonds électoraux — a mis en vedette l’une des plus belles qualités et l’un des défauts les plus marquants de M.King.Foncièrement honnête, il a souffert cruellement des révélations et des éclaboussures de l’enquête parlementaire.Très susceptible, il a trop manifesté son chagrin, son irritation, son dépit.Il s’est trop acharné à expliquer, à justifier son attitude et ses responsabilités de chef, à plaider son innocence personnelle, qu’aucun homme de bonne foi n’a jamais soupçonnée.A cet égard, son discours à la Chambre, laborieusement réédite à London, il y a quelques semaines, était tout à la fois poignant, pénible, touchant et puéril.C’était l’explosion d’un gros bébé intelligent, robuste, mais bébé tout de même; et bébé fâche.Par contre, ses derniers pronouncements, à Halifax et à Montréal, sont du meilleur aloi.Ils justifient amplement le témoignage de confiance et le renouvellement de mandat que le chef libéral vient de recevoir de ses amis.* v * Du discours de Halifax, retenons particulièrement le passage qui signale les conséquences de la politique ultra-protectionniste imposée par M.Bennett à la Chambre et au pays, à la faveur de la panique engendrée par la crise.Sous le prétexte, ou avec le sincère désir de stimuler les activités économiques du pays, le gouvernement met toutes les entraves possibles au commerce d’importation; d’où résultent la diminution des revenus douaniers et des échanges commerciaux, le ralentissement des affaires, la croissance du déficit national, la nécessité de nouvelles taxes.Tout cela n’est pas fait pour rétablir l’équilibre et la prospérité., , A Montréal, M.King s’est surtout applique a dénoncer les tendances “jingo-impérialistes" du ministère.Je crains qu en ceci l’ancien premier ministre ait surtout parlé en chef de parti, assoiffé de popularité locale plutôt que de vérité et de justice.Que le gros du parti tory soit impérialiste et jingo, cela ne fait pas de doute; et M.Bennett lui-même est fortement imprégné de cet esprit.Qu’il y ait contraste, contradiction flagrante, entre leurs effusions ultra-nationalistes, — “Canada First!!! — en temps d’élection, et leur flag-wauing, leurs bruyantes et dé-votieuses professions de foi impérialiste, en tout autre temps, c’est indéniable; et M.King n’a pas tort de stigmatiser ces palinodies.Mais cette dénonciation eût été à la fois plus courageuse et plus opportune à London et à Halifax qu’à Montréal.A la Chambre, où les chefs et les partis s’affrontent en présence de tout le pays, qu’a fait le parti libéral, depuis 1926, pour combattre le “jingo-impérialisme” des tories?Aux élections de 1926, M.King avait remporté dans tout le pays, et notamment dans la province d’Ontario, la victoire la plus nettement nationaliste (au sens juste et modéré du mot) qui ait été gagnée en Canada depuis 1867.Cette victoire fut la récompense de l’énergie, de la ténacité de M.King, de la vigoureuse éloquence qu’il déploya pour faire pièce, aux entreprises de M.Meigben et aux intrigues (ou à la stupidité) de lord Byng.Mais la bataille gagnée, M.King sembla s’appliquer à en amoindrir la portée, à en obscurcir la signification, à rétablir les ponts entre son parti et les impérialistes mitigés ou déguisés, en Angleterre aussi bien qu’au Canada.Son dernier budget, M.Dunning le présenta avec un ridicule et puéril accompagnement de chansonnettes à la gloire de l’empire et de la mère patrie.Apres l’échec de la conférence impériale de 1930, le fiasco de M.Bennett et sa colère contre M.Thomas — celle-là aussi, colère de gros bébé fâché, sur quoi portèrent principalement la critique et les reproches de M.King?Sur le tort fait à l’unité impériale.C’était loin, certes, du jingoïsme à poing fermé et à.gueule ouverte de M.Ferguson, ou de l’impérialisme tonitruant de Jupiter-Bennett; mais c’était également loin du nationalisme libéral de 1926'.Pour tout résumer en deux épithètes, on pourrait dire que, depuis trente années, sauf en période électorale, les deux partis ont généralement prêché l’impérialisme, l’un beuglant, l’autre bêlant.Si le discours de M.King à Montréal marque la reprise des meilleures traditions de son parti, —- qui répondent du reste à sa propre pensée intime, — tant mieux! Tant mieux pour les libéraux, tant mieux pour le pays.Mais il faudra, pour que ce soit pris au sérieux, que cela dure et se manifeste ailleurs qu’à Montréal, au Parlement surtout.* * * J’ai nommé M.Ferguson.M.King a relevé scs grossières indiscrétions en termes vifs mais parfaitement mérités.Comme chef de gouvernement dans sa province, M.Ferguson a rendu de notoires services; il a fait preuve de courage, de force, d’ampleur de vues: il a aidé à soustraire sa province au trust de l’électricité, qui gruge la nôtre; il n’a pas hésité, pour régler l’imbroglio scolaire, à marcher sur sa propre queue jaune et, par suite, à démolir la légende de ja toute-puissance, orangiste; il a tenu tête aux buveurs (en public) d’eau froide et mis fin au régime d’hypocrisie que sa province et la plupart des autres avaient adopté pendant la guerre, à l’instar des Etats-Unis.Mais ces actes de bonne politique n'ont pas donné à M.Ferguson le tact et l’éducation qui lui manquent.Il est resté politicien de carrefour, politicien à poigne et à gueule, pas du tout enfarinée.M.King va peut-être un peu loin lorsqu’il exige sa destitution; mais quand il demande compte à M.Bennett des intempérances de langage de son protégé, de son subordonne, de son mandataire tout «ipéeial, de l’homme substitué à M.Massey.parce qu’il représente et exprime les vues particulières de mitre Mussolini national, M.King a parfaitement raison.* * * Un autre point de son discours qui mérite toute approbation, c'est celui qui a Irait au nouvel emprunt national.I.'organe du lorysme financier, ou plus exactement de la finance, tory si possible, mais de la finance avant tout.In Gazette, feint de se scandaliser fort «les observations el des réserves du chef libéral.Songez donc! Metlro en «Imite la sacro-sainteté d’un bloc de cent cinquante millions de piastres! Que sera-t-il.ce Moc: “dieu, table ou cuvette”?Pour les pontifes de la secte dont la Gazette est l'Evangile ou le Coran, U sera tout cela à la fois.Dieu tutélaire des manipulateurs d’écus; table à laquelle s’assoiront les rares mais heureux convives; cuvette où tomberont les miettes destinées au menu fretin.Mais pour le commun des mortels, réduits à la portion congrue ou, pour ceux, plus nombreux encore, dont la part consistera à voir manger les autres, il n’est pas facile de se.persuader «lue de cette cuvette va sortir la fin de la crise, la reprise du travail et des affaires, le salut de la nation.Que tous les Canadiens qui ont quelque argent sous le pouce répondent à l’appel de l’Etat en détresse, fort bien.Je suis, pour ma part, résolu d’y aller de ma petite souscription;‘mais je suis non moins résolu à ne pas me faire emplir (pardon!).Comme M.Bennett, comme M.King, comme tout le monde sauf (jue les uns ont intérêt à dire la vérité, les autres, à la cacher — je sais fort bien que cette somme, toule grosse qu’elle soit, n’est qu’une première pelletée jetée dans le gouffre creusé par la guerre et les folies qui l’ont précédée, accompagnée et suivie.Il en faudra bien d’autres! Si le gouvernement et le parlement se mettent résolument à la tâche réparatrice ci reconstructive, ce peut être le commencement de la restauration.S’ils persistent dans la course folle aux aventures, aux extravagances, aux dépenses improductives, sur les highways et les railways, ces cent cinquante millions, loin d’agir comme remède, accéléreront le tnal, envenimeront la plaie dont le pays souffre; et les bouts de papier que le ministère des Finances va nous distribuer dans quelques jours prendront le chemin des stocks qui faisaient naguères la joie des gogos et des godiches; ils glisseront à la suite de la piastre canadienne, en dépit des piaffements de l’étalon d’or de M.Bennett.— étalon aussi improductif, apparemment, tpie les propres chefs de nos deux “grands” partis.En résumé, et sans calembour, l’emprunt du “Service national” vaudra ce que vaudra le crédit national; et le crédit national vaudra ce que vaudra la politique nationale, la vraie: politique d’économie, politique vigilante, politique, prévoyante, j’ose dire politique repentante.M.King, chef d’opposition, purifié par son passage à travers la “vallée d’humiliation”, est plus à Taise que le premier ministre pour confesser les fautes de TEtat et urger le repentir et le ferme propos.Qu’il accomplisse ce devoir, c’est naturel, c’est juste, c’est opportun — pourvu qu’il ne fasse pas la prière du Pharisien et qu’il reconnaisse franchement ses fautes passées.Là-dessus, la Gazette a raison.La situation exige l’effort concerté, la loyale coopération de tous les partis, pour inspirer confiance au peuple, non seulement dans un avenir meilleur, mais aussi et surtout dans la détermination des chefs de file d’éviter à l’avenir les fautes dont ils se sont rendus coupables dans le passé.Henri BOURASSA L'actualité Bloc'notes Négligeable?On a fait remarquer avec justesse que trop peu des nôtres figurent sur la liste du comité chaiRé de surveiller le lancement «lu présent emprunt fédéral.Il serait tout aussi juste de signaler que.dans les imprimés distribués au sujet de cet emprunt, le français tient une piètre place et aussi que celui dont l’Etat s’y sert est de la plus pauvre qualité.Oue dire par exemple de cette désignation officielle: ‘'Emprunt de Service National", de cette explication que “Recevront les souscriptions toute succursale de banque à charte canadienne et courtiers reconnus”, de l’expression "banques succursales”, de “Vintèrit accru”, de cette légende au-dessus d’un tableau: “Ci-après un tableau des montants exiaés en versement intégral (y compris l’intérêt accru) des souscriptions par $1000, quand les souscriptions sont classées aux dates spécifiées”, de “titres provisoires êmissibles sous forme au porteur", de, “titres provisoires relatifs”, de "la souscription complétée.qui sera retenue par la banque succursale dans ses archives”, de “souscriptions par tes courtiers pour lesquelles le souscripteur en demande la remise par une banque succursale”, etc., etc.?Les prospectus et les circulaires du ministère des finances relatifs ù cet “emprunt de service national" fourmillent de barbarismes, de contresens et de tournures incorrectes.“Mettez vos dollars au service du Canada" soit: mais si le ministère fédéral s’était avisé d’employer du bon français cela lui aurait-il coûté bien plus cher et aurait-il compromis la réussite de cet "emprunt de service national" 1 Défaite du gouvernement australien Le ministère Scullin, en minorité de cinq voix, démissionnera et une élection générale aura lieu probablement en janvier — Le premier ministre avait refusé une enquête sur une accusation de partisannerie contre son trésorier dans la répartition des travaux de chômage CANBERRA, Australia, 25.(S.P.C.et Reuter).— Le gouvernement d'Aua-tralie a été défait h une majorité de cinq voix dans un vote relatif i une motion de M.F.-A.Beasley, ex-ministre du travail, pour l'ajournement de la Chambre des représentants.Le premier ministre Scullin a aussitôt annoncé que le gouvernement démissionnera et qu’une élection générale aura lieu en janvier probablement.Soixante-neuf membres de la Chambre ont voté sur cette motion: le gouvernement a obtenu trente voix.M.E.-C.Theodore, tréiorier provincial, ayant été accusé de partisannerie dans la répartition des travaux d'aide aux sans-travail.M.Beasley demandait le nomination d’un comité pour vérifier l’accusation.L’opposition a décidé d'appuyer la motion, à moins que le gouvernement ne fût en mesure de prouver que l'accusation était fausse.Par suite, l’opposition et let adhérents de M.Beasley te sont trouvés en majorité contre le gouvernement.M.Theodore a déclaré l'accusation entièrement fausse et le premier miniatre a annonce qu’il refusait de charger une commission royale ou un comité de faire une enquête sur l’accusation.M.Beasley a alors proposé l’ajournement de la Chambre.“Vous pouvei avoir votre élection maintenant, mais la lutte portera sur une bien misérable question’’, s'est écrié le premier ministre Scullin.Y pense-t-on?L'esprit Un journal américain fait des considérations sur l’esprit des divers peuples.Un Anglais, dit-il, extrait trois bons rires d’une farce: le premier quand la farce lui est contée; le deuxième, quand elle lui est expliquée: le troisième, quand il la saisit.Le Français ne retire que les deux premiers rires; il ne saisit jamais le joint.(Je traduis, sans bien savoir ce que cela veut dire.Au vrai, le Français, infiniment plus subtil et meilleur juge que l’Anglais, saisit plus vite et mesure mieux sa gpieté sur ta valeur de la farce).L’Allemand, continue le journaliste, ne retire de la farce dont il est l’auditeur qu'un seul rire: il n’attend pas l’explication.Quant à l’Américain, il ne rit pas du tout; il a déjà entendu cette farce.L'Ecossais, qui, on le sait passe pour très économe, retire de la farce le maximum: le premier rire quand on la lui conte; le deuxième, quand on la lui explique; le troisième, quand il annonce qu’il la comprend, et te quatrième, le meilleur des quatre, est celui-là tout seul el aux dcpei\s des gens idiots qui ne se sont pas rendu compte qu’il avait saisi dès l’instant où la force lai était contée et qui se sont malgré tout donné la peine de la lui expliquer.Sf, Il n'est pas ici question du Québécois.C'est malheureux, car son ras doit intéresser les psychologues.A en juger par les pitres chargés de l'amuser à la radio, sa gaieté est inépuisable et blindée: elle ne s'émousse jamais.Aussi n’est-ce pas la peine de se mettre en frais pour lui.Il n'u a qu’à lui resservir les éditions de /’Almanach Ver-mot de IfiàO ou antérieures.t.e goût du folklore et des traditions s’est étendu à tout et tes histoires.les mieux appréciées sont aussi vieilles et aussi déteintes quç les ceintures fléchées authentiques.On les sort du musée et la poussière et les fils d’araignée qui tes entourent.révélations de leur vétusté, font anticiper leur saveur ronmic si elles étaient de bouteilles de vin vieux.fraieti sur les nerfs.Nous nous américanisons a un rgthwe hystérique, an rythmr du iazz.Nous dansons, nous mangeons, nous buvons, nous vivons comme des Américains.Nos théâtres imns servent réchauffés les mêmes pièces et les mêmes films; nos journaux sont des traductions rapides et incolores de ceux de Itearst.C’est, en somme, ce monsieur qui est notre premier éducateur.Rien chez nous n’a été épargné par rr bain montant de vie américaine, dont on dit à tort qtic la preste jaune est le miroir nntsnue c’èfd bien plutôt rtnverse, c'est-à-dire que c’est ta vie américaine qui reflète la presse jaune.Mais nous fermons les yeux.Nous ne nous rendons pas compte de cet enlisement régulier, quotidien et.à cause de cette régularité, très rapide.Le folklore veille.Il est notre espoir.Comment nous laisserions-nous atteindre quand nous nous tournons plusieurs heures chaque soir vers un passé attendrissant?Nous serons sauvés pour nous être astreints courageusement d l’huile de ricin des centaines et des milliers de fois des farces de commis voyageurs détachées des colonnes des vieux anas français, mais auxquelles on donne une saveur canadienne en les racontant du nez, comme on transpose sur le plan national les flans, les crèmes et les autres recettes de dessert en substituant au ratafia ou à la vanille l’essence d’érable.Personne ne semble s’apercevoir de cette marée montante de niaisr-rie qui est en train de pourrir le goût de la minesse et de faire entrer dans tons les foyers les maniè-res et te langage de.Ladébauche.Notre ente s'amuse, elle aussi en s’américanisant.Elle manifeste, un gout du tapage, de la publicité, qui est bien américain el qui pollue font, jusqu’à la sainte charité.Mais vous la feriez tomber des nues en lut annonçant qu'elle copie New-York; car c'est à Paris qu’elle pretend prendre son ton, ses manières, ses idées et ses moeurs.Elle ne se doute pas qu’on lui refile a Paris, de la marchandise du Broadway nu de la Cinquième, semblable à ces négociants jobards qui rroient.a cause de l’étiquette, importer de la marchandise anglaise, qui.par le détour de Liverpool.de Manchester ou de Southampton, leur vient, de Berlin, de Liepzig.de Prague, de Bruxelles, de Tnkio ou de Yokohama.NESSUS De Vancouver.Nous recevons jusque de Vancouver une demande pour En Louisiane.Cette lettre voisine nwedes commandes d’Acadie, des Etals-l nis, des points les plus opposés de la province de Quelles-.Cela suffirait à marquer l’intérêt que suscite cette brochure.Cet intérêt serait beaucoup plus considerable encore, naturelte-ment, si plus de gens connaissaient la richesse réelle que contient cette brocbure au prix modeste.Pour 2b soin, En Louisiane donne en US pages compactes la substance d'un volume ordinaire dr nOO pages in-octavo.Elle cou-tient, sur te voyage nard «le Port-Maurice, conj.Lever du aoleil, 2 h.14.Coucher du soleil, 4 n.Zl.Lever de la lune, 4 h.21.Coucher de la lune, 2 h.JZ.Dernier quart, le 3, à Z u.23 m.du matin.NouveUe lune, le 9, à 6 h.1 tu.du soir.LE DEVOIR BEAU ET FRAIS MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 42.Môme date l'an dernier 48.Minimum aujourd'hui 32.Mfme date l'an dernier 38.BAROMETRE! 10 heure» a.m 29,65.11 heures a.m.29.20.Midi: 29.22.Chiffre» four n.» par la n*ai»&a M.-2X d» Premier «mart, le 16, à 9 h.19 m.du soir.Pleine lune, le 25, à 2 h.16 m.du matin.Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de r'A.B.C” et de la “C.D.N.A.* Un rapport de ^édhevms lord Sankey sont à Quéî>ec Le préiidenf du comité de structure de la conférence indienne préconise le maintien de I autorité britannique sur l’armée de l’Inde et sur les relations politiques de ce pays avec les pays étrangers et les “régions de frontière” New-York, 25~b-tenu ce matin cinq trains pour se rendre à la capitale nationaliste.Nankin, afin de réclamer une déclaration de guerre au Japon.lui cours de route, 5000 autres étudiants sont montés dans les trains.(’.es étudiants demandent aussi que la Chine se relire de la Société des nations et que Pcx-gouverneur de In Mandchourie, Chang Hsueh-Liang, soit mis à mort pour n’avoir pas résisté à J’invasion japonaise.Les Japonais prennent une ville Peiping, 25 (S.P.A.) - Les Japonais ce matin se sont emparés de la petite ville de Sin-moun-fou.sur la ligne ferroviaire Peiping-Moukden, à 50 milles à l’ouest de Moukden.Une réserve du Japon Le bill de Montréal La métropole pourra emprunter $5,000,000 pour l’enfouissement des fils électriques — Clauses d’annexion suspendues ou rejetées - La rémunération cchevinalc de $600 pour les comités d’étude est refusée Québec.25 (D.N.C.).• Le comité des bills privés a adopté cr matin le premier bill de Montréal pour autoriser Montréal h emprunter $5,000,000 pour continuer l’enfouissement des fils électriques dans les rues de la ville.La Commission des Services électriques est chargée de faire les plans, fixer les prix unitaires de construction; elle accepte ou refuse les contrats et surveille l’exécution des travaux.Actuellement, d’après M.Augustin Frigon.président de la Commission.les fils ont été enfouis sur une longueur de 60 milles de rues.T,a somme de $5.000,000 sera dépensée sur une période de dix ans environ.Les premiers travaux accomplis seront pour enfouir les fils sur l’avenue du Pare, entre l’avenue des Pins et l’avenue du Mont-Royal, et de Van Horne aux voies du Pacifique.On enfouira aussi les fils nie Ontario, entre la rue Saint4,auront et le boulevard Pie IX.Clause non constitutionnelle Plusieurs dépulés libéraux de Montréal ont demandé d’inclure une clause dans les contrats pour n’employer que des citoyens britanniques.mais le premier ministre n fait remarquer qu’une semblable disposition ayant été placée pour certains travaux publics en Colombie anglaise, le Conseil privé a décidé qu’une telle clause est inconstitutionnelle comme violant les lois d’immigration.M.Tancrède Fortin a alors déclaré que la question serait soumise au conseil et que la suggestion serait faite à la Commission des Services électriques.M.Frigon a fait observer alors que tout devait être soumis à l’approbation de la Commission des Services publics.M.J.-A.Francoeur a demandé que l’onfouissepient des fils soit continué rue Saint-Denis.M.Poulin a soulevé un débat analogue en faveur de la rue Saint-Laurent et M.C.-J.Areand pour la rue Sainte-Catherine.Les annexions Le comité a commencé ensuite l’étude du second bill de Montréal.L’article 1 pour changer la dé-nomination légale de certains employés a été adopté sans diseussion.L’article 2.qui demande Connexion d’une pointe du village Saint-Luc, enclavée dans Montréal a été rejeté, attenter à dudit vil- sous prétexte que c’était l’autonomie municipale loge Saint-Luc.Une clause de l’article 2, pour annexer trois terres de Saint-Laurent pour permettre d’ouvrir un boulevard de Bordeaux à Rockland n été suspendue.Saint-Laurent consent à l’annexion moyennant compensation, mais comme cet item n’est pas mentionné et que les avocats de la ville ont ordre strict de ne rien changer sans permission spéciale du Conseil, la clause est suspendue pour quelques heures.Une autre clause de l’article 2, pour annexion des terrains de Verdun où sont situées les entreprises «l’arjiieduc de Montréal, «'st également rejetée parce que Verdun refuse l’annexion.L’article 3 qui n trait à une nu-tix?annexion dans le quartier Mont-Royal, est r«’jeté, ainsi qu’une autre annexion dans le quartier îsaint-Paul.Le comité rejette également l’article 4, «fui aurait permis à un candidat ayant oublié de payer une de ses taxes, d’être élu quand même.Délai de 10 jours L’article 5 qui fixe à dix jours le délai accordé au maire pour ordonner 11116“ élection partielle est adopté sans discussion.La clause des $600 est rejetée L’article 6 qui permet nu conseil d’accorder $600 aux échevins qui font partie «les comités d’étude est rejeté, sauf une clause de concordance.Le premier ministre a déclaré qu’en temps de crise, il ne faut pas augmenter les dépenses.La Commission métropolitaine bénéficie déjà de eett>f Pritaln, ligne du Pacifique Canadien, parti «le Southampton.à New-York vendredi.h'Empress of Australia, ligne du Pacifique Canadien, parti de Southampton, à New-York lundi.Le Monletare, ligne du Pacifique Canadien, parti de Liverpool, â St-Jcan samedi.Le l.adii Hadnep, ligne du Canadien National, parti de la Jnmni-«pie.à Halifax samedi.Le Lady F el sen, ligne du Canadien National, parti de Demerara.i, Halifax mardi.Le Prince Henry, ligne du Canadien Pacifique, parti de Ynncou-vcr.à Halifax le 13 décembre.L'.Dm'onù/.ligne Cunard.parti de Montréal, à Plymouth lundi, \,’Alhenia, ligue Anchor, parti «ie Montréal, à Glasgow dimanche.Tokio, 25 (S.P.A.) Le gouvernement japonais a demandé à son représentant à Paris, M.Kenkich Y'oshizawa, d’accepter la décision «lu conseil de la Société des nations pour rétablir la paix en Mandchourie, en v mettant cette unique réserve qu’il soit entendu (Pie la deuxième clause de la décision n’empêche pas “les mesures militaires qui pourraient être nécessaires pour protéger la vie et les biens (les Japonais contre les bandits et les autres éléments illégaux.Ce sont les derniers événements de Chin-cho qui ont porté le gouvernement à faire cette réserve.Victoire démocrate au Texas Washington, 25.(S.P.A.) Le quatorzième district du lexns a «du membre de la Chambre des représentants.le candidat démocrate Hi-chard-M.Kleberg, en remplacement de feu Harry-M.Wurzbach, républicain.Le résultat de cette élection complémentaire donne aux démocrates 218 représentants au Congrès, contre 214 aux républicains et 1 travailliste-agraire.Il y a encore deux vacances â combler la Chambre des représentants.Il est fort probable que l’organisation de la Chambre des représentants, qui appartenait aux républicains depuis treize ans.relèvera des démocrates, vu leur majorité.L’élection d’hier est en outre une nouvelle victoire pour les antipro-hibitionnistes.La contestation dans Laval M.le juge Patterson a pris en délibéré la motion pour détails dans Laval, après avoir entendu jusqu’à une heure les arguments «le Mes McKeown, Oscar Gagnon et Bernard Bissonnette.Le congrès des apiculteurs Au Monument National Ce matin a eu lieu dans le local no 4 au Monument National la première assemblée régulière du congrès annuel de l’Association des Apiculteurs de la province de Québec.L’assemblée s’ouvrit par la lecture «les procès-verbaux faite par le secrétaire, M.J.Armand Prud’homme, de Saint-Isidore de La prairie.Le président, M.Hector Noël, souhaita ensuite la bienvenue à tous tes'ie vâ tous.lo-S l’oiev.tires «le l'Association présents; il énuméra les multiples avantages de l’union et de l’entr’aide mutuelle entre tes individus exerçant un même métier et une même profession.Les groupes ont une influence «nie les individus isolés sont dans l’impossibilité d’avoir.A notre époque, la coopération est d’une nécessité absolue car elle stimule chez les intéressés l’ardeur au travail et est une cause d’amélioration de la qualité des produits offerts aux consommateurs.Ce sont ces principes qui servent de base à la constitution de l’Association des Apiculteurs et la source principale de toutes ses activités.Il recommande à ses auditeurs «lavoir confiance et attribue â l’union de tous les esprits et «le toutes les forces physiques un rôle de première grandeur dans la vie économique «>t sociale des peuples.Il termine en remerciant tous les membres de leur bonne volonté et de leur aide dans la solution des difficultés el des problèmes «ju’ils ont eu à résoudre pendant la dernière année H se dit assuré des progrès et des bons effets de celte politique de protection qui se fera sans sentir sous peu.Discussion doute Le Duchess of Richmond, ligne du Canadien Pacifique, parti de Montréal, â Liverpool samedi.Le Lady Hawkins, ligne du Canadien National parti de Halifax, â Demerara dimanche.Le Lady Drake, ligne du C.N., parti de Halifax, aux Bermudes demain., „ Le l,ady Somers, ligne du C.N-, parti de Montréal, aux Bermudes aujfJiird'huL Tl v eut ensuite discussion sur certains moyens préventifs à prendre contre certaines maladies d'abeilles.M.J.-F.Prud’homme, président honoraire, déclare qu'il v a négligence de la part des inspecteurs du gouvernement provincial et que le ministère de l’Agriculture s’est plus d’une fois montré hésitant et inapte.Il insiste sur la nécessité de détruire les ruches contaminées par la loque américaine.Il faudrait plus de v.irveillance et plus de minutie de la part du gouvernement provincial.Le président, pour faire suite â la discussion.ajoute que les Américains exercent chez nous une concurrence déloyale et que la contamination de nos ruches vient le oins souvent «in miel exporté des Etats-Unis et dont on ne surveille pas assez la qualité.M.VailUncourt M.Cyrille Vaillancourt, le c.on,-_ férencier du jour, adresse ensuite la parole.11 insiste à son tour sur les bons effets et la nécessité de la coopération, il parle «le la diminution de la production dans la province de Québec.Les efforts «iu gouvernement dans ce domaine sont évidents puisque les sommes dépensées par le service d’apiculture se chiffrent à environ 75,000 dollars par an.Le gouvernement de la province, continue-t-il, cherche par tous les moyens possibles à intensifier la production, et même U donne des indemnités aux apiculteurs dont les niches sont contaminées.Les remarqiies «te M.Florent Dovon.à l’emploi du gouvernement provincial depuis 16 ans.ne manquèrent pas d'intéresser vivement l’assistance.M.L.-J.Dupuis, inspecteur du gouvernement provincial, adressa aussi la parole.L’on remarquait dans l’assistance: MM.C.Vaillancourt, Armand Prud'homme, François Girard, A.-!.Beaudoin, Léo Traversey, Orner Giroux, Ernest Demers, J.-O.Levac, L.-J.-A.Dupuis, Adrien Beaudoin, Aimé iLaframboise, Achille Boy, Zenon Caza, Hercule Lavoie, Léo Cantin, Aldérie Dubois.Georges Hunt, Jos.Beaulieu.Aimé Lavallée, 1 Héroux, le B.Fr.Brière ainsi nue Mlles M.-A.Lapointe et Arcade Bissonnette, et autres.Durant bonne conduite L’engagement et le renvoi de* principaux fonctionnaires municipaux excepté le chef de p0|jcc — Projet de clause au bill de Montréal Québec, 25.(D.N.C.) — Quelle que soit l’attitude du conseil municipal de Montréal sur l’affaire Dufresne, «les députés de Montréal vont proposer quand même que le trésorier de la ville, le contrôleur des Finances et le directeur des services municipaux se trouvent engagés durant bonne conduite et que leur renvoi ne puisse être effectué qu’après le vote des trois quarts des membres du Conseil, avec approbation du lieutenant-gouverneur en conseil.Cette clause que l'on voulait d'abord appliquer nu chef de police ne le sera pas.après consultation avec les puissances.M.Bennett reçu par George V Londres.25.(S.P.CA — Le premier ministre du Canada, M.R.-B.Bennett, a obtenu une audience roi aujourd’hui. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 25 NOVEMBRE 1931 VOLUME XXII — No 4/0 **,I_.A.RADIO"*' RADIO-GAZETTE Mercredi, le 25 novembre Théâtre de* Petits -—A 5 heures, le programme du théâtre des petits, poste CKAC, irradié sous la direction de Mlle Camille Bernard, diseuse, le programme suivant: L’Automne, récitation par Pauline Lespérance; Rondino, solo de violon par Marielle Provost; Allocution par M.Etienne Blanchard, P.S.S.,; Les oiseaux, chanson par M.Emile Giroux; Petits bateaux, récitation par Deniers Gagné; Rondino, solo de violon par Marielle Provost; Le miracle des oiseaux, récitation par Ma-gali Ducharme.—George Cornish, du New York Herald Tribune, parlera au poste WABC à
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