Le devoir, 14 avril 1913, lundi 14 avril 1913
VOLUME IV—No.85 rtiONTREAL, LUNDI 14 AVRIL.1915 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 tmiON P0STA1E.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 ONION POSTALS .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Adminiftratioai 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.£ TELE INES : ADi v/ TRATIONî Mais 746* RED.^.'ÎN : Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FA/S CE QUE DOIS /\ I M.MONK, LE “STAR” ET LA CLOTURE Le point central du débot Retenu hors de la Chambre par un état de santé qui ne lui permet point encore d’assumer la lourde charge d’un débat parlementaire, M.Monk a bien voulu cependant nous donner son avis sur la question qui passionne aujourd’hui les milieux parlementaires.On trouvera tout à côté les déclarations, aussi claires que précises, de l’ancien ministre des Travaux Publics.Singulière et instructive coïncidence, l’homme qui a jeté son portefeuille pour marquer sa désapprobation de la politique navale du cabinet et le journal qui est, chez nous, le principal porte-parole de l’impérialisme, se placent exactement au même point de vue pour juger le projet de loi de clôture.L’un et l’autre ont tout de suite vu et dit le caractère exceptionnel île ce projet de loi et tiré de là la conclusion que commandait la logique de leur esprit et de leur attitude.“Le fait essentiel dont il importe de se souvenir”, disait jeudi le Star, .“c’est que la question réellement débattue au parlement n’est point “ta réglementation du débat”, mais l'action navale.Les modifications aux règles proposées par M.Borden.son/ une chose secondaire.Elles sont purement une disposition technique pour rétablir le gouvernement de la majorité — pour, en l’espèce, assurer l’action navale approuvée par la majorité.” Et, sous deux ou trois formes différentes, il réaffirmait cette idée.M.Monk, de son côté, déclare que la proposition de clôture, “dans les circonstances”, “n'est que le moyen de faire plus sûrement adopter la politique” que ses amis et lui condamnent.Et, de même que le Star, voyant dans le règlement de clôture le moyen d’imposer au peuple canadien la politique de contribution, invite ses partisans à accepter cette loi de clôture, de même M.Monk, usant d’une aussi rigoureuse logique, conseille à ses amis de combattre le projet qui est destiné à ruiner leur propre politique.L’un et l’autre tirent de la situation et de leurs convictions propres la seule conclusion logique.-:f •* * Mais ce n’est pas le seul point sur lequel M.Monk, vieux parlementaire, tienne à mettre le public en garde; et cette mise en garde est d’autant plus significative que l’ancien ministre est personnellement favorable à une révision des règles de la Chambre.Mais, ainsi qu’il le rappelle si justement, on ne fait pas un pareil travail au milieu d’une crise politique, à l’heure même où le parti dominant cherche dans la révision le moyen d’imposer à la Chambre une mesure que combattent non seulement ses adversaires, mais même une foule de gens qui ont voté pour les candidats ministériels, — à l’heure où tous ceux qui désapprouvent la politique navale ont nn intérêt vital à combattre, par tous les moyens, une restriction quelconque de la liberté de parole.M.Borden a si bien senti le danger de la manoeuvre, qu’il a laissé entendre que les règles pourraient être de nouveau révisées l’an prochain; et c’est un point sur lequel le Star insiste beaucoup.Mais il faudrait être doué d’une extrême optipiitune pour croire qu’il en sera ainsi.La restriction de la liberté de parole est chose trop utile aux gouvernants pour qu’ils consentent aisément à revenir sur l’acte qu’ils se préparent à poser.Ru reste, tout retour en arrière serait pour eux Taveu d’une erreur, l’aveu qu’il Jeur a fallu, pour accomplir un acte gracieux àd’endroit de la métropole, user de règles qu’ils jugent tellement excessives qu’ils n'osent pas les maintenir dans les archives du Parlement.L’histoire de l’Angleterre -— lisez le récit qu’a fait hier, à la Côte Saint-Paul, M.Monk — prouve au contraire que le lacet se resserre progressivement et fatalement autour du cou de la minorité, que l’usage de la clôture devient de plus en plus fréquent.En 1903, on n’a eu que 13 fois recours à cet extraordinaire procédé, en 1909 — six ans plus tard seulement — on l’employait 124 fois.L’extrême probabilité, c’est que, dans le Parlement canadien, où les traditions comptent pour fort peu de chose, la clôture deviendra un instrument d’usage quotidien.La façon dont on a, l'autre jour, arraché la parole à M.Laurier, suffirait à prouver qu'aucun scrupule de convenance ou de délicatesse n’arrêtera la majorité; et plus un gouvernement se sentira faible dans le débat, plus il croira sa situation précaire, plus il sera tenté d’avoir recours à ce bâillon d’usage •si commode.M.Laurier parlait l’autre jour des revanches que peut réserver l’avenir.Le vieux parlementaire songeait sans doute à l’histoire anglaise et il se rappelait (pie la clôture, imposée aux Communes pour mater les Irlandais, a maintes fois servi, le lendemain, à faire leur travail.II n’est pas besoin d’être prophète pour deviner que l’opposition libérale d’aujourd’hui n’hésitera pas davantage, si elle devient majorité, à imposer le bâillon qu’on est en train de lui appliquer.Et c’est un point de vue que ne devraient pas oublier M.Borden cl ses amis, — pas plus qu’ils ne devraient oublier qu’il serait ridicule de remettre au gouvernement impérial, comme offran,de spontanée du peuple canadien, des bateaux obtenus de cette façon.* * * Que les partisans quand même persistent à imposer, dans les circonstances actuelles, la loi de clôture, c’est intelligible; mais ce que Ton ne comprendrait point, c’est que les adversaires de la loi navale acceptent une proposition qui, “dans les circonstances, n’est, suivant l’expression de M.Monk, que le moyen de faire plus sûrement adopter la politique qu’ils réprouvent.” Orner HEROUX.La vie rurale M.Raymond G.Fuller, qui s’intéresse beaucoup au mouvement de retour à la terre, raconte ce que l'on a fait depuis dix ans dans l’Etat du Vermont pour populariser la vie rurale.Le Vermont, comme presque tous les autres Etats de l’Union américaine, a subi l’influence du développement rapide de l’industrie.Sa population rurale, attirée vers les villes par l’appât du gain plus facile, délaissait la terre.Combien de fois ne nous a-t-on pas cité le nombre de fermes abandonnées dans le Vermont pour montrer la condition de l'agriculture chez nos voisins.Eh bien, le Vermont est en train de changer de physionomie.L’industrie garde ses bras mais elle n’en prend plus autant à l’agriculture.Et cette réintégration de la terre est l’oeuvre de la coopération, c’est-à-dire de l’effort commun des inlelli-gences et des volontés pour rendre à la vie rurale sa véritable dignité.Comment a-t-on procédé?Par l'exagération des avantages ruraux comparés aux conditions générales d’existence dans les villes?Non.Par renseignement enthousiaste, résolu et persévérant de cette simple vérité, savoir que les conditions de vie à la campagne diffèrent de celles des villes mais que chacunes ont leurs avantages particuliers, qui se compensent quand on les comprend bien; en d’autres termes, que le but du cultivateur doit être de chercher l’amélioration de sa condition dans la perfection de son travail nu lieu de la dentander à un métier qui ne lui convient pus.Et Ton a donc prêché la culture progressive pour démontrer ce qu’elle assure à celui qui s’y livre avec énergie et persé- vérance.T.a campagne a commencé au cri d’un “nouveau Vermont”, s’est accentuée au cri d’un “Vermont plus riche et plus grand” et l’attention générale s’est éveillée aussitôt.Le peuple d’abord pris de curiosité s’est bientôt senti entraîné, les organisations existantes, pressentant un succès, ont voulu en réclamer leur part de mérite, l’Etat a donné son concours, enfin, tout le monde s’est lancé.Les relations entre les villes et la campagne, Je consommateur et le producteur se sont modifiées, le cultivateur, voyant l’intérêt qu’il provquait, s’est mieux apprécié et le mouvement pou'sé de tous côtes à la fois, a obtenu un sucés considérable.Les cercles agricoles ont repris vigueur, des bureaux de commerce locaux ont été organisés, on a multiplié les conférences d’intérêt spécial pour l’agriculture, bref, la vie s’est décentralisée.La campagne a cessé d’attendre l’inspiration des villes; elle sc décide d’clle-même.Dans le-sud-ouest de l’Etat, une association s’est formée pour prendre l’initiative des améliorations nécessaires ou les stimuler.Elle comprend des hommes d’affaires et des cultivateurs.Elle s’est assuré le concours d’un expert qui va de ferme en ferme pour aider les cul tivateurs à tirer tout le profit possible de la terre.On a organisé des séries de conférences pratiques qui Sont données par des hommes qui font d’abord une étude de la localité afin de résoudre pour tous les questions qui embarrassent les uns ou les autres, au point de vue de la production, de la vente et de l'expédition.L’association s'intéresse aussi à l’amélioration des chemins et s’occupe surtout de l’école dont les programmes sont modifés de façon ù concentrer l’attention des élèves sur l’agriculture, les arts domestiques et tout ce qui concerne la vie rurale.Elle a encore suscité une sorte de fédération des clubs ou cercles agricoles du comté de Bennington, qui a son gérant, et dont le but est d’assurer aux agriculteurs les meilleurs profils posibles par une administration plus efficace, de permettre à ses membres d’acheter au prix du gros, de vendre aux meilleures conditions et d’obtenir des compagnies de transport des taux préférentiels.En un mot, l’agriculture du Vermont a été réorganisée et placée sur un pied d’affaire et le succès est évident.Déjà la production agricole du Vermont a considérablement augmenté, et les plus optimistes croient qu’elle est encore loin d’avoir atteint son maximum.Ne devrait-on pas faire quelque chose dans le même sens chez nous?Nos cercles agricoles ont produit de bons résultats; n’en donneraient-ils pas encore de meilleurs s’ils étalent fédérés, par comtés au moins, avec un exécutif obligé de se réunir une fois par saison pour étudier les résultats obtenus, les échecs constatés, les initiatives suggérées?Ainsi groupés nos cultivateurs ne se sentiraient-ils pas plus forts pour agir?G.DALLAI RE.ÜILLET ÜU SOIE Le vrai printemps La nature — sans doute afin de se moquer de ceux qui prétendent réglementer ses saisons à l'aide de calendriers ou.almanachs — n’inaugurait qu’hier le printemps.Les tramways, plus jaunes que le gazon de l’année dernière, étaient transformés en pouponnières ambulantes: pas un ne contenait moins d’une demi-douzaine de bambins et bambines.Et chacun de ces petits enfants, caricature on portrait flatté, se ratlaçhait, par un détail de sa physionomie puérile, au père ou à la mère qui le portail.Aux roses on reconnaît le rosier.Aussi, les parents qui contemplaient leurs rejetons, souriaient à leur printemps, tout comme, au parc leanne-Mance, la terre souriait ô sa jeunesse renaissante.C’est là que tant ce petit monde descendit.L’endroit, pour voir la fête, était des mieux choisis.Avec du gazon neuf, les pelouses avaient hâtivement ravaudé leur vieux velours usé.Les arbres, dont les artères reprenaient vie, arboraient ù leurs cent bras décharnés de vieillards, les bourgeons d’une nouvelle génération éphémère.Et ces boutons verts, beaux à mettre à sa boutonnière, commençaient d'accomplir leur destin, qui est de devenir feuilles, de jaunir sous le soleil d’été, de tomber sous le vent d’automne et de retourner ù la terre afin de nourrir l’arbre qui, Van prochain, accomplira de nouveau l’oeuvre de l’éternel recommencement.Et les petits enfants — dont quelques-uns voyaient pour lu première fois la jeune lumière d’avril — pépiaient avec les moineaux insouciants comme eux.Ils commençaient aussi leur destinée : Us seront les hommes de demain; après les quatre saisons de leur âge, ils s’en iront eux aussi, et le monde recommencera grâce à ce qu’ils auront laissé sur terre.Mais Us ne s’en doutent pas plus que les bourgeons ni que les moineaux.Et c'est pourquoi, dans toute leur innocence printanière, les bébés pépiaient avec les moineaux.La fête était fort belle.Le soleil fit les frais de l’apothéose.Après, il s’en fut coucher.Et les petits enfants aussi.Léon LORRAIN.- — i —m -— L’exposition d’immeubles L’exposition qui se tient à TAre-na cette semaine offrira, entre autres avantages, celui de donner à l’acheteur qui la visite la facilité de comparer les différentes propositions qui lui sont faites.Beaucoup de personnes peuvent, en allant en temps ordinaire d’un bureau à l’autre, choisir ce qui leur convient; mais, pour juger en peu de temps, après comparaison, il faut une occasion comme celle qu’ est l’exposition d’immeubles.C’est une façon rapide et économique de faire connaître au public ce que Montréal possède au point de vue des placements immobiliers, et il serait à désirer, pour le public comme pour les exposants, que ce mouvement se continue et qu’il soit régulièrement suivi.Une seule exposition ne pourra produire que des résultats limités; mais, si on les continue régulièrement, le public s’y intéressera de plus en plus et, d’année en année, ce sera une époque attendue où il se décidera à faire ses placements.On sait ce que les expositions du Pacifique Canadien et du Grand-Tronc ont accompli pour faire con.naître le Canada dans le monde entier: il en sera de même au point rte vue montréalais de l’exposition qui se tient actuellement à TArcna, Montréal, la banlieue et tous les environs en seront mieux connus et mieux appréciés.L’activité de noire ville, ses “pos.sibilités” commerciales et son importante situation par rapport A la navigation et au commerce, lui méritent bien une semblable réclame.Nous souhaitons donc aux organisateurs de ce beau mouvement tout le succès auquel Ils ont droit.CONTRE LA CLOTURE-POUR LE PLEBISCITE Contre les deux politiques navales Nouvelles déclarations de M.Monk M.Monk part aujourd’hui même pour les Etats-Unis.Il y fera un bref séjour.L’ancien ministre des Travaux publics est à peu près rétabli de la longue maladie qui Ta tenu, tous ces derniers mois, à l’écart de lu vie publique; mais ses médecins ne le croient pas encore capable de faire face à l’effort qu’exigeraient sa présence au Parlement pendant une session comme celle-ci et la part qu’il serait nécessairement appelé à prendre dans les' débats.Cela ne Tempêche point cependant de suivre avec intérêt et attention les événements politiques et il a bien voulu, au cours d’une conversation avec.Tun des représentants du Devoir, nous communiquer quelques-unes de ses impressions.Notre représentant lui demandait son avis sur les amendements aux règles de la Chambre que Ton discute présentement à Ottawa.-—Il y a déjà longtemps, nous dit l’ancien ministre, que j’estime, pour ma part, qu’il serait nécessaire de modifier les règles de la Chambre, afin d’accélérer les débats et de permettre l'expédition plus rapide des affaires.C’est un avis que j’ai même exprimé devant une commission spéciale de la Chambre.Je disais précisément qu’il serait opportun de faire ce.travail dans une période de calme, afin de profiter de toutes les expériences et de toutes les bonnes volontés; je faisais remarquer qu’il serait imprudent d’attendre, pour tenter cette réforme, une période de crise où toute restriction, de le liberté de parole prendrait l’allure d’une loi de circonstances; où les auteurs du projet de modifications auraient l’air de viser un objet particulier, étranger à la réforme elle-même; où ils risqueraient eux-mêmes d'être dominés par les pussions du moment.Je crois toujours, nous dit M.Monk, que le plébiscite est la seule solution, logique de la crise actuelle, la seule qui puisse donner à notre contribution, si nous décidons de la faire, une réelle valeur du point de vue impérial, la seule aussi qui permette de connaître l’opinion réelle des divers groupes de la population: j’aurais condamné par mon vote la proposition Borden et la contre-proposition Laurier, et je ne puis que regretter que la modification des règles de la Chambre soit proposée dans des circonstances qui en empêchent l’étude sérieuse et qui la présentent comme le moyen de faire adopter une politique que je condamne.—-Dans les circonstances, vous estimez donc, demandons-nous à M.Monk, que le projet de modification des règles est regrettable et mal venu?¦—Je crois spécialement, nous dit l’ancien ministre, que ceux qui combattent la politique navale du cabinet ne peuvent accepter un,e proposition qui, dans les circonstances, n’est que le moyen de faire plas sûrement adopter la politique qu’ils réprouvent.Sir Thomas Sbmghnessy Les dépêches de ce matin nous apportent une déclaration de Sir Thomas Shaughnessy sur la question navale.Sir Thomas est d’avis que les politiques Laurier et Borden pourraient être conjointement adoptées par le parlement canadien.Il estime que “le Canada, comme nation, désire vivement faire son devoir pour la protection du commerce britannique, sur les deux côtes du Dominion.” Il est assez intéressant de voir que cette déclaration de principes est faite par un Canadien qui, né citoyen américain, est encore, au regard de la loi anglaise, un simple citoyen américain.Car, il n’y a pas à sortir de là, le gouvernement auquel Sir Thomas Shaughnessy veut aujourd’hui que le Canada offre des bateaux, considère Sir Thomas Shaughnessy comme un simple citoyen américain, —- en dépit de tous les services que Sir Thomas a pu rendre à l’Empire.C’est Tune des nombreuses anomalies qu’on pourrait tenter de faire disparaître, avant de demander à des hommes comme sir Thomas Shaughnessy d’accepter les mêmes fardeaux que ceux des sujets britanniques qui ont seuls la direction et la maîtrise de la politique, de Tannée et de la flotte impériales.0.H.Hôpital Sainte - Justine L’hôpital Sainte-Justine inaugurera demain ses cours de puériculture.Le premier sera donné à quatre heures, au dispensaire, de l’hôpital, No 1107 Avenue de Lorimier, par M.le docteur Séverin Lachapelle.M.le Dr Lachapelle, comme chacun le sait, est un spécialiste en ces questions- Ces cours sont extrêmement importants.Nous espérons qu’ils seront aussi suivis qu’ils le méritent.§ar le Pont cTAvignen.Pour la troisième fois le roi Alphonse entend siffler à ses oreilles la balle d’un assassin.—C’est le casuel du métier, disait jadis le roi Humbert.* * * La Patrie, a trouvé de l’espace pour relater les témoignages favorables à son rédacteur en chef, duçs l’affaire Robillard contre le Devoir.Elle n’a trouve d’espace que pour les “noms” de nos témoins, tandis que le Devoir donnait tous les témoignages.Le fait se passe de commentaires.« ?* Les libéraux continuent d'affirmer qu’il y aura des élections générales cet été.La clôture votée, quel moyen leur restera-t-il de les imposer?Le refus des subsides par le sénat! Le Révérend Macdonald, rédacteur du Globe, écrit que’ la clôture permettra au gouvernement d’imposer n’importe quelle injuste demande d’une hiérarchie ecclésiastique.C’est une idée à laquelle l’Orange Sentinel lui-même n’avait pas pensé.Gageons que Ton va finir par accuser le clergé catholique d’avoir demandé la clôture! * * » M.Carvell, député de Carlelon, N.-B., a été l'un des premiers à dénoncer la clôture, et, cette fois, le parti ministériel, loin de s’emporter, a été pris de fou-rire.Il y avait de quoi.M.Carvell a été, sous le régime libéral, une clôture à lui seul pour tous les témoins susceptibles d’incriminer son parti.* * 8 Le temps presse et Turgence?.Puisque le salut de l’Empire dépend uniquement de nous, M.Borden ne devrait-il pas déléguer quelqu’un auprès de l’Allemagne pour la supplier d’attendre la décision de notre parlement avant d’attaqîier l’Angleterre.M Nantel, M.le docteur Paquet feraient d’excellents délégués.On remarque que M.Rogers prend la direction de la Chambre chaque fois que M.Borden s’absente.De quel droit?M- Hazen pour un, est pourtant son aîné de beaucoup en politique Serait-il moins roué dans la tactique?En tout cas, l’ascendant que M.Borden laisse prendre à M.Rogers est loin de plaire à tous ses partisans.• * * La situation politique au Mexique ne s’améliore pas beaucoup.Les troupes du gouvernement remportent quelques succès, mais pas assez décisifs pour décourager les rebelles, et les finances s’épuisent.e « « Les ministériels disent que si le Sénat rejette le bill naval, le gouvernement l’abandonnera à son sert.Les oppositionnistes donnent à entendre que si ce moyen d’imposer les élections ne réussit pas, le Sénat pourrait bien refuser les subsides.Et ceux qui sont restés fidèles à leur programme et à leurs déclarations s’amusent de l’impasse où M.Borden s'est laissé acculer, savoir renoncer à un projet qu’il a déclare essentiel au salut de l’Empire ou faire des élections sous la dictée de ses adversaires.* w * Ouvert, au hasard, l’Evénement et le Soleil de jeudi.L’Evénement traite les rouges de “communards” et “d’anarchistes”, le Soleil qualifie les bleus d'“étran-gleurs” et de “Betluaires”.Et cela ne fait que commencer! * * « Authentique pronostic d’un homme politique très averti, qui fui Tun des chefs du parti conservateur.—Quelle sera la fin de ce début?lui demandait-on l’autre jour, à propos du débat sur la loi navale- —Je crois, répondit-il, que le gouvernement va faire adopter sa loi de clôture, que le Sénat tuera In loi navale et que le gouvernement fera chanter un Te Deum! 8 8 8 Si le Parlement commençai! à s’occuper de* affaires du Canada.Le Veilleur.LETTRE DE BELGIQUE Le présent Congrès socialiste.— Fonctionnaires et mission* naires.— Syndicats chrétiens.— Coopérative catholique.(Pour le Devoir) 30 mars.— Ce ne sont pas des lettres mais bien des câblogrammes qu’il faudrait employer pour vous tenir au courant des oscillations du parti socialiste belge.Après avoir décidé la grève générale, puis retiré cette décision voici que le Congrès du Parti Ouvrier vient de décréter à une énorme majorité que cette grève aura lieu le 14 avril prochain.Malgré l’avis contraire de dirigeants comme Vandervelde, Denis et Huysmans, les socialistes se lanceront donc dans celte périlleuse aventure.A la veille de l’ouverture de l’Exposition Universelle de Gand, en pleine période de prospérité industrielle et commerciale, alors que les salaires sont plus élevés que jamais, on décrète que toute activité cessera, que les usines chômeront, laissant les commandes prendre Ja direction de l’étranger, que les ouvriers souffriront de la faim et tout cela pour un motif purement politique: la conquête du suffrage universel.Voici comment s’est effectué ce revirement, et quel est le vrai mobile des socialistes belges: Le gouvernement étant résolu à ne se prêter à aucune réforme électorale sous la pression d’une menace aussi peu légale que celle de la grève, les socialistes ont retiré leur menace, mais conditionnellement.“Nous rapportons, dirent-its, notre décision mais mettez aussitôt à l'élude la question du suffrage universel, sans quoi.” Le gouvernement ae s’en laissa pas imposer, il consentit bien à continuer l’étude de l’unification des lois électorales provinciales et communales; quant au suffrage universel ou à toute autre réforme affectant les élections législatives, il se réserva d’attendre le moment opportun et réclama pour lui, le maître des destinées dn pays, la faculté de pouvoir juger de cette opportunité.Quoi de plus raisonnable?Mais les socialistes ne Tentendent pas ainsi.“Nous avons retiré notre mesure, vous ne nous donnez pas ce que nous demandons, eh bien, nous ressuscitons’la greve pour le 14 avril.” Et voilà comment après, ces différentes phases d’une politique qu’on a très bien caractérisée en l’appelant politique de zig-zag, nous en sommes à attendre la grève de par la volonté toute puissante de 1300 délégués socialistes- Il va sans dire que ces variations ne sont pas de nature à électriser l’opinion même dans la classe ouvrière.L’enthousiasme qui était d’ailleurs assez mince dès l’origine n’a pas gagné à tout ce mouvement de va et vient, et plus que jamais, l’échec de la tentative des meneurs peut être considéré comme certain.C’est d’ailleurs ce qu’a prévu Vandervelde.Aussi a-t-il tout fait pour empêcher cette décision; il faut pourtant ajouter qu’après le vote il s’est rallié à la majorité et a promis son concours à cette tactique désavouée par lui quelques minutes auparavant.Voilà où conduit l’esprit de discipline ou plutôt la tyrannie d’un parti qui se réclame de la plus absolue liberté.Il en coûte parfois cher d’etre libre-penseur!” Le slibéraux croient occuper dans ce conflil la position de fa-veu£»Jl’mie part, ils blâment le gouvernement de son intransigeance, d’autre part ils condamnent la grève comme ill-gale et attentatoire à la paix publique.Four eux, ils détiennent, à les entendre, les secrets d'une solution toute pacifique.Mais nous sommes fixés sur la valeur de leurs affirmations.Impuissants à contenir ses propres éléments divisés et s’écoulant dans toutes les directions, le libéralisme n’est plus en Belgique qu’un parti de transition, condamné à voir sans cesse décroître son influence, surtout en cas d’extension du suffrage universel.En préconisant ce régime électoral, le parti libéral va, les yeux ouverts, à sa défaite, et à sa ruine finale.Quant à la droite, elle est toute entière groupée autour du gouvernement et remportera, nous en sommes sûrs, un nouveau triomphe qui ne fera que renforcer ses positions.Au point de vue strictement électoral, il n’y a qu’à gagner à cette affaire et, n’étaient les ruines et les troubles éventuels que la grève provoquera, les catholiques auraient tout intérêt à la désirer au lieu de la craindre.Nous avons dit que nmis indiquerions le vrai mobile des socialistes en décrétant la grève.11 n’y a pas à chercher bien loin.Il s’agit pour eux de faire disparaître les divisions qui se sont manifestées dans ces derniers temps au sein de leurs organisations, d’unir toutes les forces socialistes pour leur rendre la vilalité en les lançant à Tas-saut du suffrage universel.Question toute intérieure, intérêt purement politique.Il faut vraiment que les socialistes aient peu d’amour pour leur pays, pour se lancer dans pareille aventure, sans souci des conséquences matérielles et morales qui suivront- Enfin, les choses en sont là, et nous verrons si toute cette tactique ne se retournera pas contre les syndicats révolutionnaires.Il faudra bien alors avouer qu’ils sont les seuls coupables et qu’ils auront eux-mêmes préparé leur ruine.* • * Je vous ni déjà dit un mot de la campagne maçonnique menée contre les missionnaires belges au Congo.L’affaire est entrée dans une phase nouvelle.A la suite de violentes protestations émanant de certains missionnaires, un conflit s’est élevé entre les missionnaires d’une.part et le ministre des colonies M.Renkin, d’autre part.Conflit très regrettable et très pénible pour les catholiques belges.Les griefs des missionnaires ne manquent pas de susciter un vif courant de sympathie en leur faveur.Ils ont été magistralement exposés par le R.P.Thibaut^ Provincial des Jésuites.Le ministre, lui, défend ses fonctionnaires et nie l’existence d’une coalition macbn-nique destinée à entraver leur action au Congo.L’opinion catholique se .dess^nH, de plus en plus accentuée,V en -faveur des religieux et religieuses etq les faits rapportés et, rapprochés , 1 un de l’autre sont trop évidents pour qu’on puisse nier le bien fondé des réclamations.En parcourant l’histoire des multiples organisations créées par les missionnaires en faveur de la civilisation du Congo belge, on rencontre à chaque page des manifestations non équivoques de l’hostilité de fonctionnaires, qui semblent n’avoir à tâche que Tanéantisse-nient d’une oeuvre qui contrecarre trop souvent leurs peu avouables aspirations.Nous comprenons qu’un ministre ait à coeur la défense de ses subordonnés, mais faut-il pousser ce souci jusqu’à fcymcivJeti yeux sur leurs torts réelsv LesfVathôliques de Belgique ne le croient pas^ surtout quand il s’agit dé torts qui compromettent la civilisation catholique au Congo et la liberté des institutions religieuses de la colonie, liberté garantie d’ailleurs par l’Acte de Berlin.Si la situation actuelle devait perdurer, l’hypothèse du rappel des missionnaires ne tarderait pas à se poser et que deviendrait Ja civilisation au Congo sans les missionnaires, laissée aux seules mains çTa* gents en grande majorité anticléri eaux et peu empressés à voir les moeurs se réformer au sein de la barbarie africaine?r.* * * Les propagandistes catholiques se réjouissent de voir s’augmenter sans cesse le nombre des syndiqués chrétiens.Ils espèrent atteindre bientôt le chiffre de 100,000.Notez que les socialistes se vantent d’avoir 150,000 syndiqués- Ce qui est un chiffre énorme pour la Belgique.La prochaine grève générale ne fera pas de bien aux syndicats socialistes et, si nous ne nous trompons, elle sera bien plus favorable aux organisations chrétiennes, car la nécessité de s’unir s’af-iinne de plus en plus impérieuse, en face de la tyrannie des meneurs révolutionnaires.C’est en toute confiance que les ouvriers peuvent s’adresser aux syndicats chrétiens.Ils ne sont nullement à la merci des patrons, comme le prétendent les socialistes.La preuve en est évidente et toute ac-duelle dans Ja grève de Roulers.Depuis plus de deux mois 3,000 ouvriers soutenus par le syndicat chrétien et toutes les sociétés affiliées à la Ligue Démocratique soutiennent contre les patrons coalisés une lutte dont l’issue ne se prépare pas encore, malgré l’intervention des plus hautes personnalités.Très de 110,000 francs ont été versés par les catholiques, dans le but de venir en aide à ces travailleurs dont les revendications justes et parfaitement fondées ne se manifestent sous aucune forme séditieuse.Les socialistes, eux, s’associent à certains industriels pour faire échouer ce grand mouvement gréviste.Voilà bien la preuve du sectarisme de ces associations syndicales du Parti Ouvrier belge.Prendre position contre des frères dans un conflit, purement économique, et cela sous l’unique prétexte de la divergence d’opinion politique, c’est donner la mesure de cet: esprit mesquin et étroit qui domine le socialisme comme le libéralisme.En présence de ces faits, M.A.Verhayen, président de la Ligue Démocratique, vient dôadresser aux journaux une lettre vigoureuse qui se termine par ces mots: “Dans ces conditions il faut que les ouvriers qui défendent d’admirable façon les droits sacrés du travail, continuent à être vigoureusement soutenus.Catholiques belges, continuez à les soutenir.” 8*8 11 vous sera peut-être agréable de connaître une des formes Ies plus actives de l’organisation catholique en Belgique: les coopératives.Je vous citerai comme exemple le “Bon Grain”, de Morlanwelz qui vient de tenir son assemblée annuelle, au cours de laquelle les statistiques suivantes ont été données.11 s’agit d’une coopérative destinée à fabriquer le pain à meilleur compte pour le livrer aux ouvriers, tout en leur accordant une pension variant d’après la quantité de pain consommé.Du 1er août 1912 au 1er janvier 1913 (6 mois), on a livré 11,(559,170 kilos (2 livres) de pain- Depuis sa fondation le “Bon Grain” a fabriqué plus de 500 millions de livres de pain.Dans Tes-pace des mêmes (5 mois, 1259 familles nouvelles se sont affiliées à la société, si bien que h* chiffre des sociétaires est aujourd’hui de 47,-324.Des pensions ont été distribuées à 2002 sociétaires, au total de 621,000 francs.Depuis sa fondation, le “Bon Grain” a réparti entre ses affiliés plus de 5 millions de francs.Notez que ce n’est là qu’un exemple; d’autres coopératives existent, loutes aussi florissantes et aussi profitables à la classe ouvrière.x ' X Ms Lt: DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 14 AVRIL 1913 VOL.IV.— No.a.5 Coupon de Vote [UNE CURIEUSE BON POUR 5 VOTES Ce coupon aéra nul après le 24 avril 1913 CONCOURS DU “DEVOIR p n r y r : Désespérément perclu-U il l v L se de rhumatisme 9> NOM BUE VILLE District No.Ce coupon vaudra cinq votes s’il est rempli suivant les indications et envoyé au gérant du concours L la date ci-dessus mentionnée ou avant.Les coupons doivent etra en bon ordre et réunis en paquets.L’on doit écrire le nombre de votes sur le coupon de dessus.V La Musique à Montréal rv.Les patrons belges viendront en aide à leurs ouvriers pendant la grève générale LE MOT D'ORDRE SOCIALISTE “ Respectez la liberté de ceux qui veulent travailler ” MESURES PRISES PAR LES AUTORITES LE ROI D'YS L’excellente réussite du premier concert de la chorale Plamondon-Michot, a concentré sur elle l’attention de tous nos véritables amateurs de musique, et pour son deuxième concert du 8 mai au Ritz-Carlton, la mise à l’affiche du Roi d’Ys, l’opéra célèbre de Lalo, va être l’occasion d'un autre auccès, car les rôles principaux ont été confiés à des solistes remarquables par leurs nombreuses qualités.C'est ainsi que Mlle G.Dumaine une très brillante soprano sera Rozenn, Mme E.Holland, contralto, douée d’un timbre rare chantera Maragared.Karnac sera personnifié par M.Langlois, baryton recherché dans tous les cercles mondains.Le Roi convient aussi à M.A.J.Brassard, qui s’est déjà signalé à maintes reprises.St-Corentin permettra à M.Chartier de faire apprécier encore son bel organe, et .Tahel, le Hérault d’armes, sera chanté par M.L.Plouffe tout récemment encore de l’opéra de Montréal.M.A.Plamon-don chantera lui-même le rôle si important de Mylio tandis que Mme Plamondon-Michot conduira l’exécution de l'œuvre par les solistes nommés plus haut et un choeur de quarante voix mixtes soigneusement préparé.B a Grandeur Mgr Bruchési a accordé son patronage à cette magnifique soirée et a promis d’y assister.Inutile de dire que les places pour :e concert vont s’enlever encore plus rapidement que pour les concerts précédents.Il en a été déposé chez B.Archambault et chez Willis et Cie au prix de $1.00.On peut aussi se réserver quelques fauteuils de loges pour $1.50.7.—Trahison.Chaminade M.Arthur Laurendeau 8.—Extrait de Carmen.Bizet Mlle Hélène Lefebvre 9.—Chanson de Colin.Théal.Dubois M.Arthur Lapierre 10.—Belle Nuit, (barcarole des “Contes d’Hoffman”) .Offenbach Madame Savignac et L.Bachand 11.— Chœur des Etudiants.(extrait d”'Ascanio”) Saint-Saëns Les Etudiants “Rose-Mousse”, Valse.Aug.Bo«c L’Orchestre O CANADA ! (Communiqué) .LES CONCERTS DU PRINCESS Hier après-midi et soir eut lieu au théâtre Princess un très joli concert L’auditoire était assez nombreux et M.J.J.Shea et ses quarante musiciens furent frénétiquement applaudis.Entre autre» œuvres particulièrement bien exécutées citons l'ouverture de “Jubel”, de Weber ; une suite d’Or-chestre de Bendix ; “Procession Chi noise", de Hosmer et la Danse des Heures, de Ponshielli.M.Shea mêri.te dis félicitations pour l’initiative qu’il a prise de ces concerts appelés à faire grand bien à notre population.M.Hector Dansereau a joué en maître une fantaisie hongroise, de Liszt, avec accompagnement d’or-chestre.Si M.Dansereau continue, il deviendra sans aucun doute, l'un des plus forts pianistes que le monde ait produits.11 joue admirablement.L'auditoire lui a fait une magnifique ovation.M.Paul G.Ouimet a chanté Pair du Toréador, de Bizet.En rappel il a interprété une romance de Chaminade et de Paul Delmet.CONCERT DU COURS DE SOLFEGE La vente des billets pour ce concert du 24 de ce mois au Monument National, est commencée depuis lundi dernier au magasin de musique Archambault, et elle se fait d’une manière qui est d'un bon augure pour le succès final.Et ceux qui se hâteront de prendre leurs billets ne le regretteront pas, puisqu’ils donneront le branle aux autres par leur exemple et.qu’en même temps Us s’assureront les meilleures places pour ce qui promet d’être une belle fête artistique.A propos de Carmen, dont les cours de solfège vont donner tout le deuxième acte, il n’est pas sans intérêt pour nos lecteurs de savoir que l’histoire de l’échec qui aurait mené Bizet à la mort, à la première représentation de cette œuvre est absolument fausse.Carmen fit quarante representations successives, ce qui n’est pas mal pour un opéra si nouveau d’allure.Ce qui est vrai, c'est que les critiques ignares dont fourmillaient les journaux de Paris firent un assaut en règle à Carmen, mais un assaut qui ne réussit qu’à les couvrir de confusion.De la bataille, l’œuvre est sortie plus radieuse que jamais de se.l beautés.Après presque un demi-siècle de triomphes sur toutes les sOTmes du monde, elle est toujours aussi neuve,aussi jeune que jamais, et, quand on la met à l’affiche c’est une salle comble pour le théâtre.Quant au “Déluge”, c’esî une de ces partitions dont on dit, après l’audition, qu’aucune autre musique ne pourrait convenir plus au sujet.La deuxième partie qui décrit l’envahissement de la terre par les eaux et la mort de tous les hommes, mérite le mot que Berlioz appliquait au “Tuba Mirum” de son "Requiem” — “C’est d’une sublime, horreur”.En toute vérité, c’est d'une horreur qui empoigne, qui réalise l’immensité du châtiment que dans sa colère Dieu envoie aux enfants des hommes.Autour du monde Avant que le canal de Suez fût terminé, lu seul voyktgc par mer autour du monde était par le Cap de Bonne i Espérance, et tous les vaisseaux : voyageant entre l’Angleterre et les j Indes et à l’est touchant à Cape Town.C’était donc une ville de j grande importance dès les premiers | jwirs.Elle a conservé les caraetê-! ristiques de ses habitants primitifs | et le voyageur peut trouver maintes 1 choses intéressantes dans ses envi-! rons.| C’est aussi au-delà du Cap de Bon-! ne Espérance qu’ont eu lieu les ba-| tailles navales entre les flottes de i l’Angleterre, du Portugal et du Da nemark.Les quatre jours que 'TEmpress of j Asia” passera dans les ports de Cape Town et de Durban permettra ! aux voyageurs de jouir de son sé jour sur terre spécialement à cause | de l’intérêt qu’offrent les mémora-‘ blés champs de batailles de l’Afrique j Bud.L’“Empress of Asia” part de Li-! verpool le 14 de juin et après avoir ] quitté l’Afrique Sud se rend directe-: ment à Ceylan en route pour la j Chine et le Japon.U y a un grand nombre de personnes du Canada et des Etats-Unis qui font le voyage autour du monde par ce nouveau paquebot du C.P.R.r AVIS AUX ELEVES Les élèves sont priés par leur pro-ësseur M.J.J.Goulet, d’être présents à la répétition générale de ce soir au Monument National.CONCERT-CAUSERIE Une fort jolie soirée s’annonce pour demain à l’Université Laval.En effet les étudiants en droit et en loi ont organisé un concert-causerie qui ne manquera pas d’attirer beaucoup le monde.M, le juge Mathieu doyen des professeurs de la faculté de droit, prêsi-8era cette séance littéraire et musi-:ale dont nous publions ci-après le programme : Ouverture— La Reine de Saba.Gounod L’Orchestre 1.—Les Vieilles de chez nous.Charles Levadé M.Louis Chartier Au piano : Mlle Alice Giroux 2.—Chanson de Tavenn, réplique de Mireille.Gounod Mlle Esther Renaud Au piano: Mlle Henriette Casavant 3.—Le Chetrin du Ciel, (Con- tes divins) .A.Holmès Léonidas Bachand, E.E.L.Au piano : Mlle Corinne Lemire 4.—Le Baiser.L.Arditi Madame J, A.Savignac 5.—Tarentelle.Tliêod.Dubois Mlle Bernadette Monty Au piano : Jean Blouin E.E.D.6.—Ronde.Paladilhe M.Arthur Laurendeau Au piano : Mme Laurendeau IAUSERIE : “Idées de femmes sur le féminisme.” M.Edouard Mont-petit, avocat, professeur à la Faculté de Droit.'Ballets de Faust”.Gounod L’Orchestre Six cadavres Bruxelles, 14.— Une des curieuses particularités de la grève générale qui a éclaté aujourd’hui, se trouve dans l’appui que certains pa-irons .ouvertement ou tacitement, accordent à cette manifestation politique.Quelques patrons ont contribué au fonds de grève, d’autres parlent de payer leurs salaires aux grévistes, d’autres enfin ont offert de nourrir les enfants des chômeurs.Les journaux cléricaux affirment que les libéraux riches contribuent secrètement au fonds de grève et que les clubs libéraux et radicaux, dans diverses localités, ont offert des souscriptions en faveur du mouvement gréviste.Le ministre de la guerre a ordonné des changements de garnison dans toute la Belgique, afin dS placer les soldats dans les villes où ils ne connaissent personne; on pourra ainsi les employer plus efficacement en cas de désordre.Les socialistes déclarent que 500,-000 ouvriers cesseront le travail d’ici à ce soir et que la vie nationale sera complètement arrêtée demain.Les compagnies de navigation n’accordent plus aucune responsabilité pour le transport du fret.Les manchandises envoyées des Etats-Unis sont dirigées sur Rotterdam et Hambourg.Vingt navires chargés de minerais et de grains, à destination d’Angers, ont déjà été dirigés vers ces deux ports- LES PROVISIONS Les fermiers qui fournissent de légumes la population d’Anvers ont1 vaincu qu’il dominera la situation! même tenter d’apporter quoi que! ce soit après lundi sur les marchés.! Les fermiers des environs de Bru-’ xelles ont demandé la protection ds la police.Cent chalands de pommes de terre arrivés samedi par canaux, ont été vendus en un clin d’oeil, car les habitants font leurs provisions, comptant sur une longue période de crise.Les employés des services municipaux ont été prévenus qu’ils perdraient leur situation et tous droits à leur retraite s’ils se joignaient à la grève; aussi est-il peu probable, qu'ils y prennent part.ESPOIR DES SOCIALISTES Les socialistes croient que, si la grève peut se maintenir pendant quelques jours sans violence, plus de mille bourgmestres se rendront en délégation à Bruxelles et demanderont au.roi d’intervenir.Le gouvernement belge est convaincu qu'il dominera la situation car le parti ouvrier manque d’argent pour prolonger la lutte.LA GREVE A ANVERS Anvers, 14.— La grève a commencé samedi après-midi dans une fabrique d'automobiles et dans plusieurs fonderies.A CHARLEROI Charleroi, 14.— De grandes affiches rouges oui été posées sur les murs dans tous les quartiers de la ville, reproduisant l’appel des socialistes aux ouvriers leur demandant de faire grève lundi “pour la cause du suffrage universel.” “C’est une grève des bras croisés, disent les affiches et non une grève de priings levés.“Respectez la liberté de ceux qui veulent travailler, et les autorités respecteront également la liberté de ceux qui veulent chômer.“Tout coup porté à nos adversaires serait un coup porté à notre cause.” Des affiches officielles qui ont été placées à côté des placards socialistes, reproduisent l’article 310 du code pénal relatif aux peines prévues pour les atteintes àl a liberté du travail.LES BOULANGERS Dampremy, 14.—Les boulangers de cette ville ont informé leurs clients -qu’ils ne livreront plus de pain après aujourd’hui.LES CATHOLIQUES Bruges, 14.— Les associations ouvrières catholiques ont décidé de ne pas prendre part à la grève.On croit ici que près de la moitié des ouvriers belges refuseront de quitter le travail.LES PATRONS AIDERONT Herstal, 14.— Quelques patrons de cette ville, tout en déplorant la décision des ouvriers, ont décidé de venir en aide à leurs employés au cours de la crise qui se prépare.Un fabricant a pris à sa charge les frais de nourriture de cinquante enfants pendant la grève.D’autres ont promis de payer aux grévistes une semaine de salaires.Ici, la cessation du travail sera presque complète.Il ne restera dans les usines que le nombre d’hommes nécessaires pour l’entretien des machines, afin que les patrons ne subissent aucun préjudice du fait del ’abandon du matériel.A UNE CONDITION Liège, 14.— Les patrons de cette ville ont fait apposer des placards annonçant qu’ils accorderont demi-paye à leurs ouvriers, qui chômeront les 14, 15 et 16 avril, s'ils reprennent le travail, le 17.PREPARATIFS Seraing-sur-Meuse, 14.— Les sociétés charbonnières ont fait préparer plusieurs centaines de lits de camp pour les ouvriers non grévistes et pour ceux qui prendront la place des grévistes.Ainsi, ceux qui continueront le travail n’auront pas besoin de rentrer chez eux et pourront éviter, s’ils le craignent, la i encontre avec ceux qui chômeront.Un groupe s’est formé pour prnedre soin de 4,000 enfants pendant la grève.LES OUVRIERS VERVIETOIS Verviers, 14.— Les ouvriers des usines métallurgiques et des fabriques de chaussures, après avoir hésité, ont décidé de participer à la grève générale.La majorité des ouvriers de cette ville les suivront- APPROVISIONNEMENTS DE CHARBON Namur, 14.— Le gouvernement belge a fait d’énormes approvisionnements dans cette localité.Les trains de charbon, venant d’Allemagne, arrivent sans cesse.LA VILLE DE SAN DIEGO,CAL.C est là qu aura lieu la grande exposition Panama-Pacifique à la morgue De samedi à dimanche, six cadavres ont été transportés à la morgue.William Kerby, âgé de 28 ans, et domicilié 2180 rue Berri, s’est fait écraser par une locomotive de deux tonnes alors qu’l! travaillait aux champs de construction de R.E.Edwards, à la ville La Salle ; Georges Long, âgé de 35 ans, disparu de chez lui depuis six semaines, a été trouvé dans le fleuve par un camionneur- L’on croit que Long est tombé dans le fleuve en retournant chez lui.Gilbert Down, un serrefrein à l’emploi du Pacifique Canadien, qui a eu la jambe gauche broyée, mercredi dernier, est mort hier malin à 5 heures et 40.Patrick Pierce, âgé de 51) ans, est mort subitement devant sa demeure, 1052 rue Saint-Jacques, Amédce Plaud, âgé de 52 ans, est décédé subitement à sa demeure, 480 rue Champlain.Calixle Fauché, âgé de 42 ans, est décédé subitement hier matin à la suite d'une syncope, à sa demeure, 10, rue Frontenac.Le froid en Allemagne IL CONTINUE, OCCASIONNANT DES DEGATS CONSIDERABLES.Berlin, 14.— Le froid continue par toute l’Allemagne et les dégâts occasionnée aux fruits et autres produits, qui étaient de trois bonnes semaines en avance sur la normale, à cause de la chaleur sans précédent du mois de mars, prennent le:; proportions d'une véritable catastrophe.On a trouvé ce matin le cadavre gelé d’un travailleur sans asile dans une colonie mraîchère de Berlin.La neige en Belgique Bruxelles, 14, — Une grosse tempête de neige a enveloppé toute la Belgique hier soir et a été accompagnée de forte gelée blanche.Les jardins, les vergers cl nombre de légumes ont été ruinés en beaucoup de régions.Les services télégraphiques et téléphoniques ont été sérieusement interrompus.San Diego, 12.— La ville de San Diego, où aura lieu la grande exposition internationale de 1915, s’est mise à la tête d’un grand nombre d’autres entreprise, qui vont lui permettre de faire fructifier ses richesses natu resses.Cette ville est le premier port pour les vaisseaux qui traverseront le canal de Panama et se dirigeront vers les ports américains de l’est.Avec la construction du canal, la ville de San Diego a pu s’assurer un port situé dans les terres, au moyen d’un canal de 85 à 60 pieds de profondeur et de 1500 à 2500 pieds de largeur, et d’une longueur de huit milles, où le le courant n’est nullement dangereux parce que ce canal est protégé contre toute tempête par les montagnes qui le bordent de chaque côté et par une grève élevé qui ne s’affaisse qu’à son entrée.En arrière de San Diego s’étend un vaste espace où l’irrigation est des plus parfaite et où se vendent tous les mois des centaines d'acres de terrain, riche de multiples champs d’al-falfa, de laiteries en gros, de grandes plantations où se cultive le coton, rivalisant avec celui que l’on rencontre sur les bords du Nil dans son tissu et sa blancheur, de cultures de toutes sortes dont le rendement fait la richesse de leurs propriétaires.Avec un tel développement sur toutes les parties de son territoire, San Diego ne veut pas laisser lettre morte les avantages qu’elles peut retirer de son port.Elle espère en faire l'objet du développement de son commerce d’importation et d’exportation.On est actuellement à dresser les plans d'un port bien fermé de neuf milles de long, au fond du canal dont les côtés se couvriront de 10 quais d’une longueur de 900 et 1000 pieds.Il possède déjà quatre voies ferrées ainsi qu’un immense entrepôt de 750 nieds de longueur et de 72 pieds de largeur, toutes constructions en acier et en béton dont le coût total sera de $1.500,000.Pour relier ce port à l’île dont on ast actuellement à développer les richesses naturelles, grâce aux nouvelles méthodes d’irrigation, San Diégo ast à faire construire un chamin de fer à travers la Californie et l’Ari zona où il va rencontrer un grand réseau de voies ferrées qui assure le plus court, le plus direct et le plus facile débouché de la vallée du Mis-sissipi aux côtes du Pacifique, à un endroit où, dans un avenir raccroché, se trouveront les plus grands marchés du monde.Depuis le commencement des travaux, il y a deux ans, la population de San Diégo s’est accrue d’une population de plus de 40.000 âmes.Les permis de construction rapportent à la ville une somme annuelle de $20,-000,000.C’est- cet esprit de progrès qui a poussé San Diégo à prendre l’initiative de l’exposition Panama-Californie de 1915 aux fins de faire connaître au monde entier les occasions sans précédents placements avantageux dans les Etats ouest de la Ré publique américaine, le nord-ouest du Canada et tous les autres points où l’immigration se dirigera en passant par le canal dont on veut célébrer d’une manière si grandiose la grande exposition internationale de 1915.Une dame de Toronto a pris “Fruit-a-tives” et s'est guérie.4 Home Place, Toronto, 15 déc.1909.“J’étais désespérément percluse de rhumatismes depuis près d’un an.Tout le long du côté droit la douleur était atroce et je ne pouvais à cause de cela faire de mouvements.Je me fis soigner par deux médecins sans obtenir de soulagement.Je vis l’annonce de “Fruit-a-tives” et décidai d’en faire l’essai.Après en avoir pris une boîte j’étais beaucoup mieux.Quand j’en eu pris trois boîtes, je pouvais me servis de mon bras et la douleur était presque disparue.Après emploi de cinq boîtes j’étais parfaitement rétablie.La guérison de mon cas par “Fruit-a-tives” a été réellement splendide parce qu’aucun médecin n’avait même pu me procurer de soulagement.“Fruit-a-tives” m’a guérie.Mme LIZZIE BAXTER.” 50c.la boîte, 6 pour $2.50 ; boîte d’essai 25c.Chez les marchands ou de “Fruit-a-tives” Limited, Ottawa.oeufs a vendre Cartes Professionnelles ' __ T - .n a — .u O ' r* * T r- r* «% %* n ! 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fatal.—Un vif émoi dans la Ville Eternelle Rome, 14.— Le confesseur du pape, le Rév.Père Vives Y Tuto, frère du cardinal de ce nom, est entré hier dans la Chambre du Saint-Père et y est demeuré pendant quarante-cinq minutes.On suppose qu’il a entendu la confession du Souverain Pontife pendant ce temps.MESURES EXTRAORDINAIRES Ce soir, toutes les mesures extraordinaires ont été prises par les autorités du Vatican.La gendarmerie au complet du Vatican est sur pied montant la garde à l’intérieur et à l’extérieur du palais apostolique.En même temps, le gouvernement italien a organisé un service spécial de police autour du Vatican.Des craintes sérieuses ont été entretenues vers 11 heures, lorsque le pape, au cours d’un fort accès de toux, a expectoré une grande quantité de sang.Ceux qui étaient présents crurent que le pape allait mourir et coururent chercher un médecin et le cardinal Merry del Val.Le premier en arAvant au lit du malade rétablit le caln.a, disant que le pape se sentirait peut-être mieux, vu que la présence du sang était due à la rupture de quelques petits vaisseaux de la gorge.Il y eut une autre alarme hier après midi.Une centaine de pèlerins polonais, sous la conduite de leur évêque, étaient réunis dans la basilique.Soudain, ils entendirent le son de plusieurs cloches.Croyant que cela annonçait la mort du pape, ils se groupèrent autour de leur évêque et commencèrent à prier.Les soeurs du pape et sa nièce se sont fait conduire au Vatican aujourd’hui.Le pape, s’apercevant qu’elles pleuraient, leur a dit dans le dialecte vénitien: “Ne pleurez pas tant.Je suis malade, il est vrai, mais espérons en Dieu.” Depuis, il est devenu plus faible.On remarque qu’il ne parle que le vénitien, même avec ceux auxquels ce dialecte n’est pas familier.Les soeurs du pape ont passé presque toute la journée au chevet du malade.Il avait manifesté le désir d’en avoir au moins une près de lui, ajoutant que cela le faisait moins souffrir.Les médecins exercent toute leur autorité pour empêcher le malade de parler, mais le pape répond que c’est le seul confort qui lui reste.Le pape est nourri avec des oeufs battus dans du lait.On y ajoute un peu de vin.Cette nourriture lui est '¦administrée par petites quantités afin /¦qu’elle ait un effet continu., Ce matin, comme le docteur Mar-chiafava, son examen terminé, notait 'son diagnostic, le pape Pie X lui dit ^soudain ceci: “Mon cher docteur, il |est une chose que votre intelligence fet votre savoir ne peuvent enlever et ice sont mes soixante-dix ans.” i Le professeur Marchiafava au cours jïl’une interview, a déclaré qu’on ne [pouvait pas dire que l’état du pape fût ¦grave.La maladie, a-t-il dit, suivait [simplement son cours et le Souverain ¦Pontife y faisait face avec une grande sérénité.Les soeurs et la nièce du pape sont touchantes dans leur chagrin.Leur dévotion simple fait l'admiration de tous.L’une d’elles a dit aujourd’hui: “Notre frère est mieux qu’hier.Les médecins nous assurent qu’il n’y a pas de danger, et nous vivons dans l’espérance, priant sans cesse pour qu’il revienne à la santé.” CEREMONIE IMPOSANTE La grande place de Saint-Pierre, où les fçules de Rome ont coutume de se réunir lorsqu’il se produit des événements historiques au Vatican, a été presque vide durant toute la jaur-née et n’indiquait pas que le pape reposait sur ce qu’on dit être son lit de mort.Il est vrai que la pluie qui tombait à torrents était bien faite pour décourager les fidèles.Ces derniers passaient et repassaient devant le Vatican, mais sans s’arrêter.Durant toute la journée, des automobiles des diverses ambassades se sont arrêtés devant le Vatican.Les occupants se sont informés de la santé du Souverain Pontife, puis ont inscrit feurs noms dans les registres des visiteurs.Ce soir, la pluie continue à tomber.Le Vatican est plongé dans la plus grande obscurité et l’on disti-gue à peine des lumières qui brillent incertaines à quelques fenêtres du majestueux édifice.Rome, 14.— Les pèlerins et les visiteurs dans Rome sont actuellement en nombre très considérable, et il y en a d.e toutes les parties du globe.Cette grande affluence est en grande partie due à la maladie du Pape au sujet de laquelle toutes sortes de rumeurs circulent.Plusieurs milliers de visiteurs remplissaient la basilique de Saint-Jean de Latran, à l’occasion de la cérémonie finale du jubilé de Constantin.Le cardinal Vanutelli avait spécialement été délégué par le Pape pour y célébrer la messe pontificale, et tous les cardinaux de Rome, au nombre de vingt, étaient présents.Il y avait là une belle réunion de patriarches, d’archevêques et d’évêques, et la partie musicale de la cérémonie fut rendue par le célèbre choeur de la chapelle sixtine, dont le fameux compositeur, Mgr Perosa, est le directeur.Toute la basilique était magnifiquement décorée d’or et de pourpre.L’office a duré plus de deux heures.Tous furent admis à cette cérémonie, c’est pourquoi on voyait des Italiens de haute noblesse à côté de paysans mal vêtus et de vieilles femmes portant des mouchoirs rouges autour du cou, des touristes américains, des vieux curés de campagne, des moines d’Espagne, reconnaissables à leurs sandales et des étudiants des différents collèges catholiques de la ville.Quelques centaines de personnes seulement, qui se trouvaient les plus près de l’autel, purent suivre la cérémonie, les autres s’agenouillaient où elles le pouvaient.Le tombeau du pape Léon XIII se trouve dans Saint-Jean de Latran, mais son corps se trouve encore dans une voûte temporaire, et s’il n’a pas été transporté à Saint-Jean, c’est qu on craint que les anti-cléricaux ne causent des désordres.POLITIQUE CANADIENNE Pour améliorer les finances de la Colombie Anglaise Ottawa, 14.—L’ancien juge en chef Wetmore, du Nouveau Brunswick, a été choisi comme le troisième membre de la commission d’enquête sur l’état financier de la Colombie Anglaise.Les deux autres membres sont M.Z.A.Lash de Toronto et E.V.Bodwell de Victoria.Le cabinet a accordé le contrat des nouveaux arsenaux de Port Arthur à la Compagnie Tharbe, Brown et Stewart pour le montant de $150,000.En attendant, la propositioi den fait face à la situation pr en accordant une contribution diate à la marine britannique, mon opinion que ces propot quand elles seront adoptées vraient être accompagnées d’u claration de politique portant quand le Canada sera en é-construire et d’équiper ses p navires, il devra le faire le pli possible.” La question navale STR THOMAS SHAUGHNESSY DONNE SON OPINION SUR CETTE QUESTION, A LONDRES.:ondres, 14.—Sir Thomas Shaugh-nessy, arrivé à Londres samedi, nie catégoriquement la nouvelle télégraphiée du Canada, disant que les armateurs ont conclu un arrangement pour la construction de navires "convertibles en croiseurs en temps de guerre”.Il a aussi donné son opinion sur le projet de défense navale que l’on discute actuellement."C’est mon opinion, dit-il, que la plupart des Canadiens avec lesquels je suis en contact pensent que le parlement devrait s’efforcer d’en venir à une décision sans considération de parti.En dépit du caractère de certains débats sur la question, à la Chambre, je continue à espérer qu’on en arrivera à une entente qui ralliera tous les partis.Pour ma part, je ne vois aucune raison qui empêche la politique Borden et la politique Laurier d’ôtre associées dans une seule mesure, qui serait approuvée à l’unanimité par le parlement et commanderait l’appui de tout le pays.“U n’y a aucun doute epic le Canada comme nation désire faire son devoir on ce qui concerne la protection du commerce britannique sur les deux côtés du Dominion.Le commerce canadien s’accroît avec une rapidité extraordinaire et, dans un avenir prochain il aura pris des proportions telles que l'organisation d'une défen-ee navale suffisante deviendra impérative."A l’heure actuelle, il n'existe pas flu Canada do facilités suffisantes pour la construction, l'armement et l’équipement de navires de guerre de la taille et de la, puissance requise.Ceci s’rnpltqiic plus particulièrement ft l'équipement des navires.La demande, d'hommes au Canada est si grande dans toutes les sphères que nous n'avons réellement pas de population disponible pour l’équipement de ers navires, même si nous pouvions les construire et les armer.Il n’y a aucun doute cependant qu’avec les années ces conditions changeront de telle sorte que notre population fournira en nombre snffiinnt des hommes de la classe exigé'' pour équiper un navire de guerro Le service entre le Canada et les Indes Occidental Ottawa, 14.— Il est maintenant ficiel que le gouvernement va amé rer le service existant aujourd’hui tre le Canada et les Indes Occider les.Des arrangements ont été fi dans ce sens avec la compagnie Pi ford et Black.Aux quatre transat! tiques faisant le service actuellemi deux autres navires, du type le r moderne, seront ajoutés.La corn gnie Pickford et Black reçoit un s side annuel de $100,000 pour faire service.La tombola de la paroisse St-Georges heureuses gagnantes des deu * fferts Pur le Devoi el 1 Organisation” de la Tombol; a la soiree de samedi dernier, or etc Mme H.Lepcin, de la rue W: .verly, et Mlle A.Patenaude, de 1 nie Saint-Denis.Le mystérieux M.X.(A.Neveu a rempli son rôle à merveille.S decouverte, au milieu du pub,'1 nombreux qui s’était rendu à 1 Tombola, a créé la plus vive anxii te.I n grand nombre de personne de Montréal Annexe et de Vil! Saint-Louis avaient lenu à se rei dre à la salle Dollard où les ava attirées le prestige du célèbre ne sonnage.Les organisateurs de la Tombol se font un devoir de remercier 1 publie montréalais qui a si libérnli nient donné, au corn's ries soi ré; précédentes et invitent tous eeu qui n’ont pas pu s’y rendre de v.: n i r.CE SOIR Assistez à la grande soirée jap< naise qui sera don-née à l’occàsio [de la visite du consul japonais.U décor lout à Fait spécial a été fa pour la circonstance.L'illumin: lion, au dire des connaisseurs, set féerique.Le fait principal de la.soirée set le “Fameux Concours” qui donner leur entrée gratuite à toutes les pe sonnes qui voudront bien y prendi part, (Commua kfué).ALPHONSE XIII VOIT LA MORT DE PRES Grâce à son habileté de cavalier, le roi d’Espagne évite une balle que lui destinait un anarchiste.—Arrestation du meurtrier LA FOULE ACCLAME LE SOUVERAIN Madrid, 14.— Pour la troisième fois depuis son avènement, le roi Alphonse a échappé miraculeusement à la main des anarchistes.Un nommé Rafael Sanchez Alegro, de Barcelone, a fait feu trois fois sur lui, alors ou’il se promenait dans les rues de la capitale.Le roi Alphonse doit la vie à son courage et à son habileté de cavalier.Accompagné de son état-major, revenant d’une cérémonie d’engagements de recrues, il chevauchait sur la rue Alcade loisqu’un homme s’élança du trottoir et prenant la bride du cheval d’une main, il pointa son revolver de l’autre, sur la personne du roi.Le roi saisit aussitôt la situation.Avec une rapidité surprenante il piqua son cheval de ses éperons et celui -ci fit un bond en arrière.Ce mouvenint rapide le sauva.La balle, au lieu de se loger dans la poitrine du roi, frappa le cheval dan's le cou, mais le coup passa si près, que le gant du roi fut noirci par la poudre.Avant que l’assaillant pût tirer une autre fois, un agent de la police secrète s’élança sur lui.Les deux hommes roulèrent à terre, se débattant furieusement.L’assassin réussit à se dégager et tira deux autres coups de revolver successivement, mate l’officier détourna le coup et les balles se perdirent dans le vide.A la première détonation, les Suivants du roi firent monter leurs chevaux sur le trottoir et formèrent le cercle autour de l’assassin qui se débattit longtemps et désespérément entre les mains de quatre agents de police, lesquels finirent par le maîtriser et lui mettre les menottes.Le roi Alphonse, dès qu’il vit que les agents s’étalent rendus maîtres de l’homme, se dressa sur ses étriers et, se tournant vers la foule, fit le salui militaire en criant “Vive l’Espagne”.CE N’EST RIEN, MESSIEURS U descendit ensuite de cheval el rassura ses suivants, leur disant: “Ce n’est rien, messieurs.” Alors une immense clameur partit de la foule, prise tout à coup d’enthousiasme et les acclamations accompagnèrent le roi tout le long du chemin qu’il suivit pour se rendre jusqu’au palais.Il semblait calme et souriant.Un spectateur, un halebardier du roi en retraite, se précipita si impétueusement pour offrir ses félicitations au roi, qu’il fut pris oour un complice d’Allegro et arrêté.Il fut remis en liberté, cependant, aussitôt que l’erreur fut connue.Un jeune Français, qui se trouvait aux côtés d’Allegro, fut aussi arrêté, mate on e croit pas qu’il ail été complice de l’attentat.La foule essaya de lyncher Allegro, mais celui-ci fut amené dans une maison voisine et gardé là, jusqu’à ce qu'une ambulance automobile, escortés par les agents de police à cheval, le transférât aux quartiers généraux de là police.Le roi Alphonse fut le premier à annoncer à la reine Victoria et à là reine-mère Marie Christine, qui étaient dan's une très grande anxiété, l’attentat dons il venait d’être victime, ou plutôt, pour employer ses propres paroles, “l’incident qui avait causé du retard”.C’est en souriant que le roi calma leur frayeur.MA NI RESTAIT ON ENTHOUSIASTE Il y avait à peine dix minutes qu’il était revenu au palais, lorsqu’une immense clameur se fit entendre.Les deux places qui font face au palais, étaient noire*, de monde, tous désireux d’exprimer à leur roi leur joie de le savoir sain et sauf et leur admiration pour le courage dont il avait fait preuve.Le roi sortit sur le balcon et remercia de la tête, puis il alla chercher la reine et tous deux furent acclamés pendant plusieurs minutes.L’enquête faite par la police a permis d’apprendre qu’AUegro avait été récemment chas'ié de France, à cause de ses idées anarchistes et qu’il s’était alors rendu à Barcelone.Il vint à Madrid il y a un mois, et trouva de l’emploi dans un atelier de charpentier.Il travailla jusqu’à vendredi, jour de paye, et ne reparut plus.Au cours de son premier interrogatoire, Allegro a, paraît-il, déclaré qu’en voyant le roi passer, il fut pris soudain d’une idée de faire le mal et sortit son revolver.Poussé par une force irrésistible, il s’élança et fit feu.Une femme, que l’on dit être la complice d’AUegro, a été arrêtée, hier soir.Une curieuse coïncidence est que le premier ministre espagnol, le comte Roman ones, avait déclaré, hier soir, que les rumeurs mises en circulation à Madrid, à l’effet qu’un attentat pourrait bien être fait contre le roi aujourd’hui à l’occasion del ’assermentation des recrues, et provenant du fait que la présence de plusieurs anarchistes dangereux avait été signalée, était absolument sans fondement.POLITIQUE ETRANGERE I La note russe et la question monténégrine ¦ Londres, 14.— A la suite des déclarations contenues dans la dernière note russe, on s’attend à un règlement prochain de la question monténégrine.En ce qui concerne Scutari, toutefois, on ne sait pas encore quel effet la noie russe a produit sur le roi de Monténégro.L’intention qu’aurait le gouvernement serbe de retirer ses troupes de Scutari n’est pas annoncée officiellement, mais confirmée d.e dif-férentes sources.Le correspondant du Daily Telegraph à Saint-Pétersbourg se dit en mesure d’affirmer que la nouvelle est exacte et que, par conséquent, le danger d'un conflit entre les Etals balkaniques, à propos du partage des dépouilles, paraît de plus en plus grave.D’une part, les relations gréco-bulgares sont tendues au sujet de Salonique; d’autre part, la Serbie réclame Monastic, que la Bulgarie se propose de revendiquer.On assure que la Serbie et la Grèce ont conclu un accord en vue de résis-ler aux prétentions bulgares.Dans toutes ces rumeurs il peut y avoir beaucoup de faux, mais il est indéniable que des froissements se sont produits.On en trouve une preuve dans un discours de M Da-neff, président de la Chambre bulgare, déclarant que la Bulgarie insisterait, à Athènes et à Belgrade, pour l’exécution stricte des conventions préalables conclues entre le» alliés.M.Daneff a ajouté: “Le danger de la situation actuelle, c’est que l’un des alliés se laisse entraîner à provoquer un fatal et odieux conflit.” MASSACRES TURCS Athènes, Grèce, 12 avril.— Une bande de Turcs, venant de la côte de l’Asie Mineure, a massacré les habitants chrétiens de l’île Rastel-oryzo, au sud-est de Rhodes, sur la côte.d’Asie, d’après les dépêches reçues ici pendant la nuit.On n’a pas encore de détails sur celle affaire.REPONSE DES PUISSANCES Sofia, Bulgarie, 13 — Les représentants des puissances ont aujourd’hui présenté au premier ministre Gwechoff leur réponse ft.la dernière note des alliés, touchant leurs propositions de médiation dans leur guerre avec la Turquie.M.Guechoff a promis de conférer avec les représentants des alliés et d’obtenir leurs opinions.La réponse des puissances est ainsi : “Les puissances notent avec satisfaction les dispositions des alliés en faveur de la paix et leur répondent de la manière suivante sur tous les points soulevés pour eux dans leur dernière note."Les puieesnces n’ont pas d'objection au premier point, qui concerne les demandes des Bulgares touchant la frontière turco-bulgare.“Au sujet du second point, les puissances font remarquer que le sort des Iles Egées ayant été confié aux dre de décision qu’après avoir corn dêré la question û.fond."Pour le troisième point, les pu: sances informent les alliés qu’ell sont prêtes à leur communiquer h médiatement la frontière nord nord-ouest de l’Albanie.La frontiè sud-est et sud leur sera communiqu dès qu’elle aura été déterminée.“Au sujet du quatrième point, 1 puissances déclarent que la soluti de toutes les questions d’un caractè financier ayant été référée à un c mité technique qui se réunira à P ris, et dont les délégués des bellif rants feront partie, elles ne voie pas pourquoi elles donneraient le opinion à présent rouant à la qu( tion de l’indemnité.DJAVID PACHA Constantinople, 13 — Djavid Paci l’ancien commandant turc à Usku continue, à harrasser le flanc de Vt mée serbe en Macédoine.On rappoi qu’il a pris Aviona et hissé le di peau turc, après avoir fait prisonni le comité provisoire albanais.Le futur roi d’Albanie Vienne (Autriche), 14.— La ca didature du prince Guillaume de Su de, second fils du roi Gustave, au tr ne d’Albanie, est favorisée par li puissances appartenant à la triple a linace, d’après la “Nouvelle presse bre de Vienne.” GRECE Le testament politique du roi Georges Athènes, 13 — Dans son testamei politique, qui vient d’être publié, roi Georges do Grèce, après a'vo donné ses instructions pour la disp-sition de ses biens, demande à s enfants de rester unis.Il demande au roi Constantin d’êt courageux mais patient."Il vaut mieux, dit-il, que ce so le roi qui souffre, plutôt que le pe; |pl«, et l’intérêt du pays doit, fit considéré avant tout.” Le roi Georges termine en déclarai son amour pour la reine Olga, et d i mande à son fils de bien l’aimer ¦ de la protéger.JAPON M.Nakamura à Londres Ottawa, Ont., 14 — L’hon.1 Kashi Nakamura, consul-généra: i Japon au Canada et résidant | connu de cette ville, a été tu consul-général à Londres, Anglei le plus haut poste du service c-laire japonais.| M.NaiVamura partira pour Loi dans le cours du mois prochain.| vice-consul, M.H, Aripa lui su I temporairement.rW7< (m.DEMANDEZ notre CATALOGUE 1913 Le plus Complet le mieux Illustré Le plus Intéressant Une description générale de nos différentes lignes y est donnée.Vous y trouverez votre profit si vous êtes intéressé dans les VOITURES, HARNAIS, MACHINES AGRICOLES,POELES,MEUBLES, ENGINS, CLOTURE, ETC.Ecrivez aujourd’hui, demandez-en une copie, elle vous sera envoyée gratuitement.NOTRE LIGNE DE VOITURES MODELES 1913 Surpasse par la variété des modèles, la qualité du matériel et la beauté des peintures et finis tout ce (jui se fabrique en Canada.Notre longue expérience nous a permis d’améliorer dans toutes ses parties la voiture “LEGARE” qui est maintenant reconnue comme étant la plus convenable pour nos chemins, la plus forte, la plus confortable et la plus durable.Sans exception aucune, nos PRIX SONT LES PLUS BAS si vous considérez d’abord la qualité que nous vous garantissons.P.T.LEGARE, Limitée MONTREAL ADRESSE TEMPORAIRE 41 RUE BONSECOURS.—ADRESSE PERMANENTE APRES 1er SEPTEMBRE 1913, 180 RUE AMHERST.BUREAU-CHEF A QUEBEC.ANGLETERRE David Lloyd George (Service particulier) Londres, 14.— Le chancelier de l’Echiquier, David Lloyd Georges, ne pourra venir en Amérique, Pete prochain.Le chancelier avait reçu une invitation en septembre, dernier, le priant d’assister à l’Kisteddfod international tenu à Pittsburgh, Pa.FRANCE Sanglant combat Paris, 14.— Le général Girardot a télégraphié à M.Etienne, ministre de la guerre, que ,e dans le combat livré à Nekhila, près de la frontière algérienne, un capitaine, deux sous-officiers et quatre légionnaires ont été tués, un lieutenant, un sous-officier et huit tirailleurs blessés.ETATS-UNIS Le Bill du tarif américain Washington, 14.—Le Président Wilson se prépare actuellement à prendre des mesures définitives pour faire accepter le bill du tarif dans son entier.Il est venu à cette décision à la suite d’une rumeur tendant à faire connaître les efforts que font les membres de la Chambre et du Sénat dans le but de s’unir pour apporter de grands changements dans les nombreuses clauses du bill tarifaire, surtout dans celles qui ont trait aux lainages et au suci’e, qui ont été entrés sur la liste des articles qui seront en franchise si la politique du parti démocrate est adoptée.Le Président Wilson a préparé en consêquen-se tout un plan de campagne dont il espère les meilleurs résultats.Il sera de nature, croit-il, à faire voir aux membres de son parti qu'il est réellement le maître de la situation.S’il ne réussit pas, il apposera sur le champ son veto au fameux hill et fera un appel au peuple.ALLEMAGNE L’impôt extraordinaire Berlin, 14.— Le parlement impérial allemand a passé aujourd’hui en première lecture le projet de loi financier prévoyant l’augmentation de dépenses pour l’armée.Cette mesure, comme l’on sait, comprend l’emploi de plus de 1,250,000,000 à dépenser en deux ans, les fonds devant être fournis par une taxe exceptionnelle et unique, plus une augmentation permanente des impôts pour les armements s’élevant à environ 250,000,000 annuellement.Toute la question de l'augmentation de l’armée est maintenant remise aux mains du comité.CUBA Un crime politique MADBOPTO A STANDABD, NOT DOWN TO A PHÏCE La Russell “30” L*Automobile pour Service Continu ES hommes qui ont besoin d'une automobile pour parcourir continuellement les routes — par affaires et par plaisir à la fois — ne peuvent faire mieux que d’acheter une Russell “ 30 Elle possède toutes les qualités qui assurent le confort et l’utilité et la rendent recommandable sous tous rapports.Le moteur Russell a une merveilleuse réserve de pouvoir.Son efficacité générale a été prouvée hors de tous doutes.Le démarreur automatique Russell est aussi facile à contrôler qu’un moteur électrique.Tournez la clef et la voiture est prête à partir.Pas de secousse, pas de retard, pas de grattage des pneus.On n’a pas la peine de souffler de nouveau les pneus avec la pompe à air du moteur.Etant donnée sa force en chevaux-vapeur, c’est l’automobile munie des plus grands 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Sle-Cutherine Est.Toutes sont cordialement invitées.ainsi que les demoiselles du cercle Gamclin, à venir entendre cetj orateur distingué qui traitera d'uni sujet fort intéressant.PROVINCE !»E QPKHEC, district dp Mont* rCuil.Cour de Circuit No.CM2 —The Computing HcîiIc Co., of Canada Ltd., dptnnndo r«*SK»\ vh.L.Xadl«r.défondpur.I n 23£ïm> jour d'avril 1910 ô dix houres dp l'avant-midi.au domicile du dit d^/etidour.su No.1118 rue Cidifux m lu cité do Montréal, seront von-dus par autorité dp justire lo* Mena rt c/Ms du flit défendeur, snisis on ri*1(c cause, eon-«datant en lueuKVs et effets de ménage.Coxuütlonp .argent comptant.J.S.LAVERY, H.C.S.V.ont^ il, 14 avril 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont rénl Cour de Circuit No.1176.—Louis R Gnreau, demandeur, va.Wilfrid Bérubé, dé fondeur.Le ‘2Hème jour d'avril 1013 it dix heures fie l’avantmidi, au domicile du dit détendeur, nu No.241 rue Panet, en la Oit4 de Montréal, seront ven.dug par autorité d« justice les biens et effets du dit défendeui saisis en cette cause, consistant en biens meubles et effts de ménage, rte.Conditions : argent comptant.OLIVIER C.COÜTLEE.H C S Montréal, 14 avril 1918.^6836843 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 14 AVRIL 1913 VOL.IV.— No.85 S3 L î ¦] il II il 1 ' DERNIERE SEMAINE .DE LA - Première Période L’OFFRE DE 100,000 0 VOTES sera retirée samedi Envoyez vos abonnements avant minuit samedi soir, afin d'obtenir les plus de votes possible.La graatde semaine»du Concours'est commencée.Les candidats doivent donc donner toute la mesure de leur travail et de leur habileté pour recueiilir le plus grand nombre de votes, et profiter des 100,000 votes supplémentaires que nous offrons pour chaque série de cinq abonnements à l’édition quotidienne du DEVOIR.C’est le temps de redoubler d’ardeur et de travailler sans relâche afin'd’obtenir le succès qu’on désire, et de remporter l’un des magnifi-ques.prix que donne le DEVOIR.Il y a soixamte-dix-sept prix qui valent .$15,000.Il faut viser au premier.II vous* faut essayer de gagner une de nos belles automobiles.Vous voulez le succès?il vous faut sans plus tarder, vous mettre résolument à l’œuvire, et empêcher uni autre candidat de vous atteindre ou de vous surpasiser.Il n’est pas trop tard pour commencer votre campagne.N’eussiez-vofs pas encore envoyé votre nomination, il en est encore temps.Mettez-vous à l’oeuvre immédiatement.Procurez-vous un livret de reçus et des feuilles de rapport.Si vous le voulez, vous pouvez durant cette semaine parvenir à une des premières places en amassant une véritable fortune de votes.Il ne faut pas oublier qu’un abonnement de trois ans à l’édition quotidienne du DEVOIR donne 25,000 votes, qu’un de deux ans en donne 15^000, etc.Les abonnements au DEVOIR peuvent varier en durée de quatre mois à trois ans; ceux du NATIONALISTE et du DEVOIR hebdomadaire de un an à 3 ans.Cette semaine est la dernière où vous pourrez profiter des 100,000 votes supplémentaires.A minuit précis samedi le 19 avril, l’offre sera retirée.Le Concours est organisé de façon à donner à tous justice égale, et d’éviter toute supercherie de la part des candidats.C’est le nombre de votes qui décidera les gagnants des prix.Nous donnons des votes pouri les abonnements.Plus on envoie d’abonnements, plus on a de votes; plus on a de votes, plus on a de chances de gagner un des riches prix que nous donnerons aux gagnants.Avez-vous besoin de livrets de reçus, de feuilles de rapports, de renseignements, etc., le Gérant du Concours est à votre disposition.Téléphonez-lui, écrivez-Iui ou venez le voir, il se fera un plaisir de se rendre à vos demandes.Encore une fois, n’oubliez pas que vous commencez la grande semaine, la dernière où vous aurez droit aux 100,000 votes supplémentaires.Rivalisez d’énergie, et.le succès couronnera votre zèle.La nomination doit être faite sur ce blanc.Vous n’avez qu’à le remplir tel qu’indiqué et l’envoyer au Gérant du Concours, “Le Devoir”, Montréal.BLANC DE NOMINATION BON POUR 1000 VOTES DATE.1913.Je nomme .Rue et Numéro Ville.District No.Comme candidat dans le concours du journal “Le Devoir”.Signé.Adresse Cette nomination vaut 1000 votes.Chaque candidat n’a droit qu’à une seule nomination.Le nom de la personne qui fait la nomination ne Abbott-Detroit, modèle 1913, auto de tourisme à S places.Valeur $2,500.00 L E O X Liste Complète des Prix GRAND PRIX I.—Automobile “Abbott-Detroit”, modèle 1913, d’une force de 40 chevaux: voiture de tourisme, à 5 places, et d’une valeur de $2,500.Achetée chez M.Victor Lévesque, 530 Parc Lafontaine.1.—Automobile “Overland”, modèle G9T.1913, d'une force de 30 chevaux: voiture de tourisme à 5 places, évaluée à.$1,350, achetée de la Pope Hartford Motor Co., 313 rue Université.1.—Piano automatique, Heintzman & Co., style Mission, dont la valeur est de $825.Acheté de C.-W.Lindsay, Limited, Montréal.1.—Grafonola Columbia “Grand”, évalué à $650, et de plus une valeur de $25 en registres.Acheté de la Canadian Graphophone Co., No 24 rue Victoria.1.—Piano automatique “Lindsay” dont la valeur est de $600.Acheté de C.-W.Lindsay, Limited, Montréal.1.—Bourse de $500 en or.1.—Ameublement évalué à $400, acheté de N.-G.Valiquette, Limitée, 471-474 rue Sainte-Catherine Est.PRIX DES DISTRICTS 7.•Pianos “Lindsay”, genre Louis XV, dont la valeur est de $350 chacun.Achetés de C.-W.Lindsay, Ltd., Montréal.•Grafonolas Columbia (nonpareil), évalués à $180 chacun.Avec chacun de ces instruments, nous donnerons des registres dont la valeur sera de $20.Ces prix sont achetés de la Canadian Graphophone Co., 24 rue Victoria.¦Ameublements divers évalués à $125 chacun, et achetés de N.-G.Valiquette Limitée, 471-474 rue Sainte-Catherine Est.Bagues à diamants évaluées à $100 chacune, et achetées chez Henri Scott, 479-481 rue Sainte-Catherine Est.Certificats de $75 chacun qu’on peut échanger pour des marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $60 chacun payables en marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $50 chacun, payables en marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.Certificats de $40 chacun, avec lesquels on peut acheter des marchandises chez Dupuis Frères Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.¦Certificats de $30 chacun, payables en marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.7.—Certificats de $25 chacun, payables en marchandises chez Dupuis Frères Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.PRIX SUPPLEMENTAIRES Tous les candidats qui, à la fin du concours, auront recueilli cent mille votes ou plus et qui cependant n’auront pas gagné l’un des prix énumérés plus haut, recevront comme prix un certificat de .$5, payable en marchandises chez Dupuis Frères, Limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.1, 1, 7, 7.' L E S P R I X 'Overland, modèle 69T, 1913 auto de tourisme à 5 places.Valeur $1,350 U -J&î -¦*—V»W'c-.V'vifÉ Grafonola Columbia “ Grand Valeur $650.Comment lecruîer des Mes L’envoi d’une formule de nomination donne 1000 votes à la personne désignée qui devient alors candidat au concours.Le “Devoir” publiera tous les jours, et le “Nationaliste” tous les dimanches, un coupon représentant un certain nombre de votes.Tous les coupons adressés au directeur du concours seront déposés au crédit du candidat désigné par l’expéditeur.Tout abonnement payé, soit par les anciens abonnés ou par ceux qui s’abonneront durant le concours, au “Devoir” ou au “Nationaliste”, donne droit au nombre de votes indiqué plus bas.Le nombre sera d’autant plus considérable que le montant payé sera plus élevé.Nous publions ci-dessous les prix d’abonnements et le nombre de votes accordés suivant le montant payé pour l’abonnement.ECHELLE DES VOTES L’échelle suivante indique le nombre de votes que représentent les différents abonnements au “Devoir” et au “Nationaliste”.“LE DEVOIR”, QUOTIDIEN.—POUR MONTREAL ET TOUT LE DOMINION 36 mois $9.00 .25.000 votes 24 “ $6.00 15,000 votes 12 “ $3.00 6,000 votes 6 “ $1.50 2,000 votes 4 “ $1.00 1,200 votes “LE DEVOIR”, HEBDOMADAIRE.—POUR TOUT LE CANADA, EXCEPTE MONTREAL 36 mois $3.00 .6,000 votes 24 “ $2.00 2,500 votes 12 “ $1.00 1,200 votes "LE NATIONALISTE", JOURNAL DU DIMANCHE.—POUR MONTREAL ET TOUT LE DOMINION 36 mois $3.00 .6,000 votes 24 “ $2.00 2,500 votes 12 “ $1.00 1,200 votes 100,000 VOTES SUPPLEMENTAIRES Du 17 mars au 19 avril, on accordera 1C6,000 votes supplémentaires pour toute série de cinq abonnements annuels à l'édition quotidienne du “Devoir”, qu’on fera parvenir au comité du Concours.C’est le plus grand avantage qui sera offert pendant toute la durée du concours.On fera, en différents temps, d’autres offres très appréciables.V 0 T E S Département du Concours "Devoir” 71a rue Saint-Jacques, Montréal, Que.L’OFFRE SERA ' : A Minuit Samedi Prochain AVIS AUX CANDIDATS Notre grande offre spéciale de 100,000 votes supplémentaires pour toute série de cinq abonnements annuels à l’édition quotidienne du DEVOIR sera retirée à minuit samedi soir, le 19 avril.Nous rappelons aux candidats que c’est la plus grande offre de votes qui sera faite durant le Concours.Le temps est relativement court à présent.Il n’y a pas une minute à perdre.Il faut durant ces quelques jours redoubler d’effort, recueillir le plus d’abonnements possible à l’édition quotidienne du DEVOIR.Si le succès vous a souri depuis l’ouverture du Concours, il vous faut vous assurer encore un plus grand avantage.Il ne vous faut pas oublier qu’un nouveau candidat plein d’ardeur peut entrer en lice, et vous disputer le rang que vous occupez.Si vous n’avez pas commencé votre campagne, il en est encore temps.Le Concours ne fait qu’entrer pour ainsi dire dans sa phase de pleine activité, cl vous pouvez certainement parvenir à une des premières places.Demandez à vos parents, à vos amis, à vos connaissances de vous donner leur abonnement.Vous acquerrez ainsi un grand nombre de votes, et.à la lin, vous serez surpris du beau résultat de votre travail.Avez-vous besoin de livrets de reçus?de feuilles de rapport?de renseignements?Le Gérant du Concours n’attend qu'un signe de votre part pour se rendre à vos demandes.Le Département du Concours sera ouvert jusqu’à minuit samedi soir le 19 avril.Jusqu’à cette hcurc-là, toute série de 5 abonnements annuels à l’édition quotidienne du DEVOIR vous donnera droit à 100,000 votes supplémentaires.Les candidats qui demeurent en dehors de la ville de Montréal, et qui ne peuvent venir au bureau, peuvent nous envoyer leurs abonnements par malle en tout temps avant minuit samedi soir le 19 avril.Ils auront droit à notre offre spéciale de votes pourvu que Fétam-pe postale indique que leur envoi a été fait avant cette heure.’Lisez tous les jours le DEVOIR, suivez bien les instructions qui y seront données et vous ne pourrez faire erreur.Comment prendre part» Concours Envoyez votre nom ou le nom de la personne, homme ou femme, que vous désignez comme candidat au concours du “Devoir”.Servez-vous de la formule publiée plus bas.La nomination d’un candidat donne 1000 votes à celui-ci.L’inscription au concours ne comporte aucune obligation, il n'en coûte rien pour essayer.CONDITIONS Tout le monde, sans exception, peut être candidat.Pour prévenir tout soupçon de favoritisme, le concours est cependant interdit aux employés du “Devoir” et aux membres de leur famille.Le directeur du concours se réserve le droit de refuser toute nomination.Tout candidat nommé qui désire se retirer doit en avertir le directeur du concours par écrit.Nul candidat ne sera autorisé à abandonner ses votes en faveur d’un autre candidat.Lorsqu’il y aura égalité de votes, la valeur des prix auxquels les candidats ont des droits égaux devra être partagée également entre chacun des concurrente.Toute difficulté qui pourrait survenir sera réglée par le directeur du concours dont la décision sera finale et sans appel.Le concours se terminera samedi le 17 mai 1913.En acceptant une nomination, les candidats souscrivent par ce fait aux règlements en vigueur durant le concours.Le directeur du concours se réserve la faculté de faire aux règlements et à la liste de prix toutes les modifications nécessaires dans l’intérêt du concours.DES PRIX POUR TOUS Tout le monde ne peut pas gagner, mais le “Devoir" veut que tous ceux qui prendront une part active au concours soient récompensés.Donc tous les candidats obtenant cent mille votes et qui ne gagneront pas l’un des prix énumérés plus haut recevront un bon d’une valeur de $5 qu’ils pourront convertir en marchandise chez Dupuis Frères, limitée, 447 rue Sainte-Catherine Est.DEMANDEZ DES RENSEIGNEMENTS Tel.Main 7461 7 PIANOS “LINDSAY”genre Louis XV ______ unis 10 VOL.IV.— No.83 AE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 14 AVRIL lyu B UNIVERSITE-LAVAL Neuvième conférence de M.Gautheron “ Un badaud parisien au temps d’Henri IV : Pierre de l’Estoile ” Noue extrayons de cette conférence 5a troisième partie qui contient un portrait du Roi.LE ROI Si l’on cherche à introduire dans fes Mémoires décousus un peu d’unité il est une figure centrale qui s’impose à l’attention: c’est le Roi.Tout B’ordonne par rapport à lui.L’Estoile, sans rien nous cacher de ses fautes, ajoute amoureusement chaque jour une ligne à son portrait.Personnage assez énigmatique si l’on réfléchit un peu.Dans la grande querelle religieuse quelle est sa conviction véritable, ou même en a-t-il une, nul ne pourrait le dire.Ce qu’il y a de sûr c'est qu’il veut être roi.Et comme il ne peut l’être sans se convertir au catholicisme, il fera ce qu’il appelle lui-même “le saut périlleux.” Il n'est pas arrivé à cette détermination sans luttes intérieures.Le 23 juillet 1593 il dit aux évêques: “Je mets aujourd’hui mon finie entre vos moins.Je vous prie, prenez-y garde, car là où vous me faites entrer je n’en sortirai que par la mort; et de cela je vous le jure et proteste.” Et en ce disant les larmes lui sortirent des yeux.ROI SOLDAT Il semble donc bien que sa conversion fut avant tout un acte d’habile politique.Mais le peuple ne lui en demandait pas davantage et Henri IV avait par ailleurs toutes les qualités qui rendent un souverain populaire.D’nlbord c’est un roi-soldat.ILa conquis son royaume la lance à la main et on l’a vu à la bataille d’Argues, dit L’Estoile, faire plus de besogne qu’une douzaine d’autres.En outre il est tout près du peuple par la simplicité de sa vie.Un jour du mois de décembre 1593 il s’égare dans une partie de chasse et arrive seul à deux heures du matin à Pontcarré, dans une maison appartenant à un des maîtres des requêtes de son conseil.Là il se fait connaître, demande un peu de beurre et en mange, sans accepter autre chose.“Puis étant las, dit L’Estoile, il se coucha au long du feu, sans vouloir aucunement se servir pour dormir, du lit qu’on lui avait apprêté”.C’est une vieille habitude de la vie des camps.Déjà, quatre ans auparavant, le jour de son entrée dans Paris, il avait couché dans la salle du Petit-Bourbon sur un lit de paille fraîche au pied de la table.ROI POPULAIRE Il ne craint pas de se mêler à la foule.En mars 1590 on le voit jouer à la paume avec les boulangers de Mantes.Us lui gagnent son argent et ne veulent pas lui donner sa revanche.Mais ils ne savent pas à quel compagnon ils ont affaire.“Pour avoir raison d’eux, dit L’Estoile, et se donner csrnère, il fit le lendemain crier le pain d'un carolus à deux Uards, ,de quoi Messieurs les boulangers bien empêchés vinrent supplier Sa Majesté d’avoir pitié d’eux et de prendre sa revanche telle qu’il lui plairait.” A Paris il joue dans un jeu public, à la sphère, où tout le monde peut venir le voir.Les plus grandes dames de France y viennent sous le masque selon la coutume du temps.Quand le Roi perd, il leur emprunte de l’argent sans façon.L’Estoile a vu jouer le roi le 24 septembre 1594.“Il était tout en chemise, dit-il : encore était-elle déchirée sur le dos; et il avait des chausses grises à jambes de chien comme on les appelle.” Un de ses partenaires lui dit: "Voyez-vous ce laquais qui fait le mithouard sous la galerie?Si l’on soulevait son manteau on y trouverait une grosse de balles qu’il a dérobées.” On les a trouva eu effet.Le roi en vit beaucoup et fit longtemps la morale à ce garçon malhonnête.Il était simple comme LES “ ACCROUPIS DE VENDOME La défense des fameux édiles.=== La riposte de leurs adversaires M “ ACCROUPIS, FAITES SILENCE ET DEMOLISSEZ RAPIDE MENT VOS LATRINES/’ ECRIT BARRES pas d'y mettre tout au long les larcins de mes trésoriers et les brigandages de nos gouverneurs.Au mois de juin 1594 se forme la ligue des Croquants ; on dit au Roi qu’ils en veulent surtout aux Gouverneurs et aux Trésoriers : “Ventre saint gris, dit-il, si j’avais un peu plus de loisir, je me ferais volontiers croquant.” Ce ne sont point là des jeux de mots distingués, de l’esprit raffiné: ce sont les plaisanteries d’un soldat.Tout cela est trivial et populaire.Le peuple se reconnaît dans ce roi qui a su rétablir la communication directe entre le roi et le peuple.Les Mémoires de l’Estoile sont remplies de bien jolies anecdotes vraies ou non mais qui nous montrent constamment le roi en conversation familière avec les derniers de ses sujets.“On faisait en ce temps à Paris, dit-il, un conte plaisant réputé fabuleux au commencement, mais qui fut enfin avéré pour véritable.Le roi se promenait un jour dans la forêt de Fontainebleau.Il rencontra un pauvre paysan qui menait vendre sa vache pour payer les tailles.“Vous avez donc un bien mauvais roi, lui dit Henri.— Il n’est pas des pires, répondit le bonhomme tout à la bonne foi, mais il a une belle Gabrielle qui nous gâte tout.” Le roi lui donna douze écus afin qu’il ne vendît point sa vache.” LA BONTE DU ROI Partout on sait et on dit que le roi est bon: c’est par la bonté surtout qu’il a conquis son royaume.Pendant le siège de Paris il a sauvé la vie à une troupe de paysans que ses soldats voulaient pendre pour avoir tenté de ravitailler la ville.“Nous mourons de faim, avaient dit ces pauvres gens ; c’est ce qui nous fait faire ce que nous faisons.” Alors le roi fouillant en sa pochette, dit L’Estoile, leur jeta ce qu’il y avait dedans disant ces mots: “Allez, priez Dieu pour le Béarnais.S’il vous pouvait mieux faire, il le ferait.” En ces temps de violence et de dûreté, ce roi pardonne.Lorsque le .24 décembre 1503, il s’empare de la ville de Meaux, les échevins viennent se prosterner devant lui : “Mes amis, dit-il, en les relevant, je ne vous reçois point comme ennemis mais comme mes sujets, et vous embrasse tous de pareil coeur qu’un bon père fait ses enfants.” Il veut que ses soldats pénètrent dans Paris sans sac et sans effusion de sang.Quelques bourgeois néanmoins résistent et se font tuer.“Je voudrais, dit-il, racheter leur vie pour cinquante mille écus.” Au commencement il fait sortir de Paris les Ligueurs les plus séditieux; mais peu à peu il autorise à rentrer tous ceux qui le lui demandent, “Le roi, dit L’Estoile, n’éconduisait personne quelque grand Li gueur qu’il fût.” Un jour on lui dit que sa trop grande clémence envers ses ennemis offensait ses bons sujets et serviteurs.Il répondit: “Si vous et tous ceux qui tenez ce langage, disiez tous les jours votre Patenôtre de bon coeur, vous ne diriez pas ce que vous dites de moi.” Il a oublié et pardonné les injures subies, mais il veut que les autres oublient également, que l’on ne se souvienne plus de tout le passé.Il voudrait arracher de France tous les ferments de haine et que le peuple tout entier fût uni autour de son roi.Il ne supporte aucun élément de discorde.Quand les Protestants lui demandent des privilèges, des garanties, des Chambres mi-parties, un Protecteur, en un mot le droit de former une seconde nation, il leur fait cette réponse: "Il n’y a qu’un Protecteur pour tous en France, et c’est moi.Le premier qui sera si osé que d’en prendre le titre, je lui ferai courir fortune de sa vie: qu’il s’en assure.” LA VIE PRIVEE DU ROI Malheureusement à côté du roi qui est grand il y a l'homme privé qui est médiocre.On l’aime : on ne le res-un bourgeois et bourgeoisement éco-1 pecte pas.L’Estoile recueille avec un nome, même en amour.Le 13 février grand soin tous les pasquils ordinai- 1697 il s’en va à la Foire Saint-Germain avec Madame la Marquise (c'est Gabrielle d’Estrées) “à laquelle, dit l’Estoile, il voulut donner pour sa foire une bague de huit cents écus j qu’il marchanda pour elle chez le : Portugais, mais il ne l’acheta.Il j marchanda tout plein d’autres beso- i gnew à la Foire, mais de ce qu’on lui; faisait vingt écus il en offrait six et | les marchands ne gagnèrent guère à sa venue.” Comme un bourgeois êncore il se plaisait en la compagnie et aux jeux de ses enfants.Au or ois de mars 1598 la duchesse de Mercœur, dont le mari venait d'être battu en Bretagne par le Roi, “ le trouva qui s’amusait,, dit L’Estoile, à faire les cheveux à son petit Cê-* sar.” Elle lui demanda en riant s’il était bien possible qu’un grand roi, comme lui fût bon barbier.“Pourquoi non, ma cousine ?dit le Roi ; c’est moi qui fais la barbe à tout le monde.Voyez-vous point comme je t’ai bien faite ces jours passés à M.le Mercœur votre mari ?” Ce n’est pas un roi jaloux de ses prérogatives ; il «e vange par un bon mot de ceux qui lui manquent de respect.Un jour dans sa chambre, un seigneur es- Ravaillac à pagnol, avec la morgue de sa nation, tardait son chapeau sur la tête.Vi-try, le capitaine des gardes voulut lui en faire une observation : “Lais-iez-le dit le Roi ; c’est un Espagnol.Peut-être que cela luh fait plaisir.” Quant à lui, dit L’Bstcwle, dès qu'il est dans la rue “il a toujours le chapeau sur le poing, principalement pour saluer les dames et demoiselles qui sont aux fenêtres.LES BONS MOTS DU ROI C’est un roi de belle humeur, promet à la moquerie, fécond en rê-.parties joyeuses.Il a un talent admirable pour remettre les gens à leur place.Un ja>ur un nommé Laffomas, qui était son valet de chambre et tailleur de son métier, lui présenta un livre qu'il avait fait : “Je vous remercie, dit-il, et puisque vous faites des livres, je veux que dorénavant mon chancelier me fasse des chausses.” Parfois la plaisanterie lui sert à se débarrasser des importuns.En octobre 1595, à son arrivée devant Amiens il était harassé par la langue traite qu’il venait de faire,et avait plus besoin de repos que de belles phrases : “Roi bénin, commença l'orateur, très grand, très clé ment., — Ajoutez très fatigué, dit le Roi.” Le pauvre harangueur en demeura bouche close.Quelque fols la plaisanterie est plus âpre et emporte la pièce.Le roi sait bien que ses gouverneurs le volent et dépouillent toute la France avec lui : du moins veut-11 qu’on ne le prenne point pour dupe.Un Jour qu'il recevait la vi-lite de Thistorien Du Haillan, il lui («manda s'il continuait de travailler 4 son histoire de France.Du Haillan répondit alfirmatlvoment.“J'en suis bien aise, dit le Roi, mais n’oubliez rement grossiers, dirigés contre Gabrielle d'Estrêes ou la marquise de Verneuil, et qui couvrent de ridicule la personne royale.Peut-être ce manque de dignité contribua-t-il autant que les vieilles haines de la Ligue aux innombrables complots tramés contre la vie du Roi.Et en effet sans des attentats qui eurent un commencement d’exécution comme comme ceux de Barrière et de Châtel, il ne se passa jamais un mois entier sans qu’Henri IV fût menacé- de mort ou qu’on ne fût à la recherche de quelque assassin.Presque à chaque page des Mémoires revient cette mention monotone.G’est le roi qui évite de sortir “car on a appris que sept hommes ont formé une entreprise contre sa personne.C’est un architecte arrêté pour avoir eu quelque dessein à l’encontre du roi.C’est un tapissier pendu pour avoir parlé de tuer le roi.Ce sont des gens emprisonnés pour avoir fait des charmes et sorcelleries contre la vie du roi.” Enfin c'est l’épouvantable attentat du 14 mai 1610 : le roi assassiné par quatre heures du soir dans la rue de la Ferronnerie.APRES LA MORT DU ROI Ce jour-là Pierre de l’Estoile qui depuis plusieurs semaines était souffrant consacra de longues heures à raconter les événements tragiques dont il était le témoin.Et il conclut en ces termes: “Ici je finis, avec la vie de mon roi, le deuxième registre de mes passetemps mélancoliques, de mes vaines et curieuses recherches, interrompues souvent depuis un mois par les veilles des tristes et fâcheuses nuits que j’ai souffertes, surtout cette dernière pour la mort de mon Roi.Encore qu’il ne m’ait jamais fait ni bien ni mal, néanmoins je puis dire avec vérité que je l'ai aimé passionnément et que je n'eusse jamais cru éprouver la moitié du regret que j’ai eu en la mort de ce bon prince.” Il se proposait donc de clore scs êphé-mêrides par ce registre et de n’écrire plus rien.Ce curieux incorrigible avait trop présumé de ses forces: il noircit encore bien des feuillets pendant les quinze mois qui lui restaient à vivre.Mais il lui semblait que les événements de ce monde n’offraient plus le même intérêt, et le regard qu'il jetait sur les choses présentes se tournait avec une mélancolie invincible vers le passé, POUR AGRESSION SUR SA FEMME.Les agents de police Legault et Archambault ont arrêté samedi soir un nommé John Dogge, âgé de 27 ans, accusé d’assaut grave sur sa femme.Le prévenu a comparu en cour du Recorder ce matin.Ils viennent de nous écrire.On pense si j’ai déployé leurs papiers avec précaution ! Ces deux lettres,signées du maire, M.Frain, du premier adjoint, M.Leguay, et du moine défroqué M.Ernest Piriou, veulent être une série de démentis.Elles sont simplement des aveux et des essais d’excuses.Que le lecteur en juge.Voici d’abord la lettre du maire et du premier adjoint : Vendôme, le 21 mars 1913.Le maire de la ville de V endôme à M.le directeur-rédacteur en chef de “l’Echo de Paris.” Monsieur le directeur, Dans son numéro du 19 mars dernier, “l’Echo de Paris” publie en tête de ses colonnes, un long article de M.Maurice Barrés, intitulé : “L a Accroupis de Vendôme”, dans lequel le maire, le premier adjoint et la majorité du conseil municipal sont violemment pris à partie.Ce n’est pas la première fois que je relève, à l’occasion de la campagne menée au sujet de la tour Saint-Martin, des inexactitudes ou des contre-vérités, ïe sais bien que ce ne sera pas la dernière '; mais cet article en contient une telle collection que je suis obligé de protester publiquement, tout en déplorant la façon dont M.Barrés a été renseigné.Ainsi il est absolument inexact que j’aie “passé ma jeunesse au séminaire de Blois ” ; je n’y ai même pas passé une heure.Il est absolument Inexact que le conseil municipal ait voté, et que j’aie fixé au vendredi saint D'inauguration des cabinets installés dans la tour Saint-Martin.Le journal royaliste de Blois, qui a publié, mercredi soir, l’article de M.Barrés, s’est cru obligé de déclarer^ dans une note, qu’il y avait là une erreur matérielle.Il est absolument Inexact que ce soit ce vote qui ait entraîné le geste d’écœurement du deuxième adjoint et le fracas avec lequel il a quitté ! sa place, pour revenir ensuite, de- , vaut le public qu’il avait convoqué, traiter de sauvages ses collègues qui venaient d’émettre, sur ure autre question, un vote qui lui déplaisait.Il est absolument inexact que les Vendômois fussent au IVe siècle, des sauvages ; M.Barrés doit le savoir mieux que mol.Il est absolument inexact que l’hôtel de ville actuel existât au IVe siècle et, par suite, que saint Martin y soit venu, si tant est qu’il soit ve- j nu à Vendôme.Il est absolument inexact quels îc3-se septique ait été recouverte d’une pierre tombale.M.Barrés paraît d’ailleurs, n’avoir pas compris lés renseignements qu’on lui a envoyés, et qu’il donne textuellement.On lui a écrit qu’on a été prendre, au cimetière, deux pierres servant de suports à des croix de fonte, et que la pierre tombale a été brisée.M.Barrés en conclut que c’est cette pierre qui va constituer la dalle de fermeture de la fosse; mais puisqu’elle est brisée! J’en passe, et des meilleures.Ainsi donc, c’est sur une série d’allégations fausses, mais fausses à crier, que M.Barrés a cru devoir édifier son réquisitoire.J’entends bien que c’est une opération de guerre, il a l’honnêteté de l’avouer.Car, c’est cette collection de contre-vérités qui, dit-il lui-même, “a contribué pour une bonne part à emporter le vote en faveur des églises”.Je ne sais pas s’il est toujours vrai que la fin justifie les moyens, mais combien je serais heureux de voir des adversaires se montrer plus scrupuleux dans l’emploi de certains moyens.Depuis six mois, on ne cesse d’inventer les fables les plus extravagantes: tantôt on a trouvé un squelette entier, et on l’aurait enfoui sous les tuyaux de vidange; tantôt c’est un crâne et ce crâne ne peut être que celui d’un ancien maire de la ville, et ceux qui racontent ces sottises ignorent que jamais on a enterré dans un clocher; tantôt enfin, le clocher devient un terrain sacré, et qui donc a vu baptiser un clocher?Come la presse locale commençait à se fatiguer de tourner dans le même cercle, on a prié M.Barrés d’intervenir et de mettre les choses au point.Tout de suite,’ il a» trouvé le mot, je ne dirai pas convenable, mais congru: “Les Accroupis de Vendôme.” Le nouveau “Larousse illustré” dit: “M.Barrés est souvent obscur, presque toujours maniéré.” Te m’empresse d’écrire au “Larousse” pour le prier de faire une rectification, dans son prochain supplément: il lui suffira de citer le titre ci-dessus.Je regrette infiniment que M.Barrés n’ait pas cru devoir contrôler les renseignements, dont l’abondance même aurait pu éveiller chez lui quelques doutes.J’aurais très volontiers accepté do répondre à ses demandes, trop heureux d’entrer en relations avec une aussi éminente personnalité, et je lui auras évité les démentis puiblics que son article m’oblige à lui envoyer, non pour la population vendômoise, qui sait si bien à quoi s’en tenir, mais pour les lecteurs de l’“Echo de Paris”.Je vous prie donc, monsieur, de publier ma réponse à la même place et en mêmes caractères que l’article qui l'a provoquée.Et je vous offre l’assurance de ma considération distinguée.Le maire, PH.FRAIN.Le 1er adjoint, Ed.LEGUAT.Passons à la lettre de M.Piriou: Monsieur le directeur-rédacteur en l’“Echo de Paris”, 6, rue de l’Opéra.Monsieur le directeur, On me communique un article de votre journal du 19 mars, intitulé “Les Accroupis (M.l’agrégé a tort de ne mettre qu’un c) de Vendôme”, où je suis personnellement pris à partie et où l’on m’attribue une part de responsabilité en des actes que seule la lecture de votre journal m’a appris et qui — je m’en suis assuré, — n’ont aucune réalité.Je vous requiers donc, monsieur le directeur, conformément à la loi, de vouloir bien insérer ma réponse à la même ulace et dans les mêmes caractères que l’article qui m’incrimine.Je tiens à le dire tout de suite à M.Barrés ; s’il avait vu de ses yeux la fameuse tour Saint-Martin, 11 se serait gardé de la comparer à la Tour Saint-Jacques, et"'s’il avait fait une enquête, même rapide, il se serait évité de servir des vengeances particulières en jetant mon nom dans la polémique, en travestissant mon rôle et en trompant le Parlement, ainsi que les lecteurs de “l’Echo de Paris”, sur mes sentiments véritables.Je n’ai pas eu à appuyer de mon vote le choix de la tour Saint-Mar- car, lors de la séance où >;et emplacement fut voté, j'étais à Perros-Guirec, en Bretagne ; première erreur.Ce qui est vrai, c’est qu’uae fois les travaux décidés et mis en adjudication, j’ai voté pour que la décision, votée par le conseil, approuvée par le préfet et publiée en ! conséquence par le maire, suivit son | cours.Seconde erreur ; on n’a jamais l’installation de latrines dans le clocher Saint-Martin.Le maire lui-même en est si bien convaincu que, dès jeudi matin, à sept heures, il ordonnait d’enlever les pierres et les faisait emporter au cimetière, dans une voiture à bras, par le cantonnier, sur lequel on cherche à faire retomber, maintenant, toute la responsabilité de cette ignominie V* V/«A va V* WA A WiAA | *_* AA SA CA J AA A A A VA A AA ; .trouvé de squelette ni d’ossements à i ^ a*cu^ ^leîl vilain, car on sait que le l’intérieur de la tour.Donc, Phis- jPnuvre homme ne pourrait protester toire du squelette enfoui sous des , Bans risquer son emploi, tuyaux de vidange est une pure lé- I C’est le maire en personne qui sur-gende, démentie par des témoins | vaillait l’opération, et cela vous très honorables que M.Barres pour- | prouve l’émoi dans lequel il vit.J’y ra interroger.j suis allé, moi aussi, ainsi que le com- II est abominable de raconter qu’-1 missaire de police et de nombreux noon ait pris au cimetière deux pierres tables.tombales pour daller la fosse d'aisances.Il est parfaitement vrai qu’un chef cantonnier a pris, au cimetière, de son propre chef, parmi les pierres de rebut, qui servaient depuis vingt ans à la réfection des trottoirs et des lavoirs, deux pierre “sans inscription,” et que ces pierres ont été placées sur “un regard de conduite d’eau, à 20 mètres environ de la fosse d’aisances.Le maire, aussitôt qu’il a eu connaissance du fait, a fait enlever les pierres.Donc, voilà un fait encore qui est faux, mais, fût-il vrai, je ne vois pas en quoi je pourrais être responsable.Quant à cette allégation inouïe, que le conseil municipal aurait pris une décision pour inaugurer en corps les urinoirs de la tour le jour du Vendredi Saint, elle est tellement insoutenable que le “Patriote vendômois”, l’organe même des gens qui renseignent et trompent odieusement M.Barrés, la lui laisse pour compte et ia dément.Donc, si M.Royal) nous a tous gratifiés de l’épithète de sauvages, ce n’est pas en réponse à une décision Voilà pour les pierres tombales.Passons aux ossements.Le maire et ses amis peuvent envoyer à Paris tous les démentis du monde.La vérité est telle: des ossements ont été trouvés à l’endroit où l’on a construit les latrines.Sans autre cérémonie, on les a réenfouis aussitôt sous les tuyaux de vidange.Cela, vingt témoins pourront vous l’attester.Ce n’est pas tout.Un peu à côté du clocher, à l’intérieur de la grille, les ouvriers ont déterré trois crânes et des ossements qui ont subi le même sort que le squelette de la place.Autre détail, — tout à fait inédit, celui-là: vers 1820, un généreux maire de Vendôme donna dix mille francs à la ville pour amener sur la place, au pied du clocher, les eaux pures d’une fontaine.MM.les conseillers ont trouvé cela trop beau, ils ont fait couler la fontaine dans les cabinets.S’ils en avaient la puissance, M.Piriou et M.Frain y mettraient l’univers ! [ “Mais, me disait l’autre jour M.le | préfet Brisac, tout réjoui de ces fan-qui n’a jamais été discutée ni pro-; faisies municipales, on vous le laisse posée et qui n’aurait pu que soulever, *ntact> votre clocher! Du dehors, on le dégoût de tout le oanseil, c’eatj11® verra rien !” simplement parce que nous avons re- —Parfait! monsieur Brisac, lui ai-je fusé de suivre M.Royau, qui voulait répondu.C’est votre avis.Laissez- placer un transfomateur électrique dans la cour de la sous-préfecture, qui, elle n’en voulait à aucun prix.Et alors, que reste-t-il, à mon égard, des accusations et des conclusions de M.Barrés ?Rien, absolument rien.J’ajoute que c’est beaucoup de bruit pour rien.Le Parlement, l’Académie et la presse pouvaient se proposer des objets plus urgents.Cette vieille tour Saint-Martin, qui servait de dépôt au matériel de pompes à incendie, abritera désormais des urinoirs: déchéance, j’en conviens, et emplacement contestable, je l’avoue.Mais, — que M.Barrés me permette de le lur dire, — le sujet ne méritait pas qu’on enflât la voix, qu’on recueillît les histoires les plus envenimées, et que M.Barrés en particulier, avec toute l’auto- moi pourtant vous dire que vous n’avez pas pour nos vieux monuments la sollicitude que montrent pour mademoiselle votre fille les Dames blanches de Tours.Cette entrée ogivale, séparée par une cloison et avec des portes coupées, qui indiquent bien Dusage du lieu, vous pouvez aimer ça.Moi, dans ce clocher, ça m’écœure.” Ainsi M.Brisac fait aujourd’hui le bon apôtre.Il n’est pas maintenant le seul.Interloqués par le geste unanime de dégoût qui, dans toute la France, a salué leur ignominieuse invention, MM.les conseillers protestent de la pureté de leurs cœurs.Ils vous déclarent, à vous autres Parisiens, que jamais, au grand jamais, en séance du conseil, ils n'ont décidé que l’inauguration des latrines se fe rité de son talent et la publicité d’un [ rait le Vendredi Saint, mais, il n’y a grand journal, traduisit devant la ’ pas huit jours, le premier adjoint, barre de l’opinion d’humbles conseil- j m.Leguay, celui-là même qui vous lers municipaux qui ne s’étaient ja- j écrit pour protester, déclarait à qui mais soupçonné des intentions si noires.Et je plains M.Barrés plus que moi-même.Je le plains d’avoir proféré des accusations graves, sans même prendre la peine de les contrôler.Veuillez agréer, monsieur le direc-teur, l’assurance de mes sentiments distingués.Ernest PIRIOU, conseiller municipal, professeur au lycée de Vendôme.Nous ne pouvions mieux faire que de demander à ces messieurs de la minorité du conseil municipal de Vendôme des éclaircissements sur les allégations contenues dans ces deux lettres.Voici une lettre intéresante de l’honorable M.R.Barillet, conseiller municipal de Vendôme, et bien connu au Palais de Justice, à Paris, où il est avocat: Tours, 24 mars 1913.Monsieur le député, “.Vous pouvez continuer à affirmer que des ossements humains (crâne ?squelette entier ?je ne sais et peu importe!) ont bien été enfouis par ordre de M.Leguay, le premier adjoint, sous les tuyaux de vidange allant de la fosse à l’égout.Ces ossements avaient été mis à découvert en creusant les tranchées; on s’est empressé de les dissimuler sous les tuyaux, au lieu de lés transporter au cimetière.On a bien pris au cimetière deux dalles de pierre ayant servi à des tombeaux pour couvrir une fosse où se déversent les tuyaux de vidange.Cela est vrai qu’à la suite de votre article, jeudi matin, le maire a fait retirer ces dalles, et les a fait reporter au cimetière.Le maire, le premier adjoint et M.Piriou, avec qui j’ai eu une altercation à ce sujet, samedi matin, ont dû reconnaître l’exactitude du fait, et cherchent maintenant à rejeter la responsabilité sur un cantonnier de la ville.Sans votre article, on eût ouvert au public, vendredi, les rinoirs, terminés depuis quinze jours, en violation de la loi, avec la complicité des représentants du gouvernement.Et maintenant que la Chambre entière s’est prononcée contre de tels agissements, qu’il est certain que le gouvernement, en classant le monument, va ordonner la démolition des latrines, savez-vous ce que disent nos profanateurs?“Avec ce ministère réactionnaire, il n’est pas étonnant qu’on nous donne tort!” Voilà ce que m’a dit, hier, M.Piriou, professeur, socialiste unifié, en ajoutant: “Je ne crains pas de dire ce que je pense, et vous pouvez le répéter.” G’est toujours le même argument, de mettre la politique où elle n’a rien à voir, et combien ministres avait raison voulait l'entendre, à ses amis, aux employés de la mairie: “La semaine prochaine, vous pourrez p.dans le clocher.” Et un conseiller disait encore: “Nous ferons un gueuleton le Vendredi Saint et nous irons ensuite c.dans !a tour.” Bien respectueux sentiments, Ph.ROYAU, Secrétaire du comité de défense des monuments et sites vendômois.P.S.— Sur un point seulement, M.le maire a raison dans son épitre de justification.Il n'est pas exact, en effet, qu’il ait été élevé au séminaire de Blois.La vérité est un peu différente.Vous avez dû sauter une ligne de ma lettre.Je vous disais: le maire a été élevé, dans sa première jeunesse, chez, un vieux et pieux marquis qui voulait l’adopter, mais qui le rendit à ses parents, vers l’âge de douze ou treize ans environ, à cause de sa gourmandise.Quant au premier adjoint, M.Leguay, il a bien été, lui, au séminaire.Avant d’y entrer, il jouait de Pophïclêide dans l’église du village où son père était maître d’école.Eh bien ! s’il a conservé son goût pour la musique, M.Leguay doit être fort satisfait du concert qu’il a déchaîné autour de son urinoir.Quant à votre troisième corres-| pondant, le professeup Piriou, c’est bien un défroqué.Admirez le ton douceâtre de la lettre qu’il vous écrit;: il Da pris chez les Chinois, parmi lesquels il a voyagé ; mais sachez, tout de même, que ce bon anôtre est.dit-on, l’auteur anonyme de l’article triomphant, du chant de victoire: “Nous élèverons en terrain sacré un temple au dieu de la digestion.” Ce texte authentique précise bien le pitoyable état d’esprit de ceux qui veulent nous brimer et déshonorer notre ville.P- R.Je me reprocherais de supprimer une leule ligne de ce dossier, qui eût fasciné d’admiration le grand Balzac.Cruelle peinture n’en eût-il pas tirée de la sombre ignominie où la politique, quand elle est pensée par des âmes basses, précipite les plus charmantes villes de France ! “Il faut que cette Immonde comédie se termine, disait samedi soir le “Temps” : la honte d’un pareil scandale rejaillit sur nous tous.” Il le faut, car, parlons net, voici les faits que personne ne songe plus à -contester : Accroupis de Vendôme ! Vous avez décidé de transformer en latrines le clocher Saint-Martin : Vous avez persisté à travailler à cette transformation, alors que la procédure de classement était commencée, et qu’un avis favorable avait été donné par la commission des monuments historiques.Ce faisant vous portiez là une atteinte à la loi.Vous avez eu pour complice dans Dun de nos|cette illégalité le préfet Israélite Bride dire, en ! sac, qui vous a encouragés, approuvés parlant de cette sale histoire, que, dans certains pays de notre France, j Votre construction de latrines a le maintenant, pour être républicain, il caractère d’une entreprise sectaire et fallait p.dans les églises.| anti-chrétienne d’une bassesse sans Veuillez agréer, monsieur le député, j égale, comme l’établissent tous vos l’assurance de mes sentiments respec- tueux.R.BARILLET.Et voici ce que nous écrit loyalement et abondamment M.P.Royau, deuxième adjoint du maire de Vendôme, adhérent à la Fédération républicaine, et secrétaire du comité de défense des monuments et sites vendômois : Monsieur le député, Dès jeudi matin, aussitôt “l'Echo de Paris” et le sensationnel article “Les Accroupis” arrivés à Vendôme, le maire a fait retirer les deux pierres tombales, exactement les deux pierres de croix, utilisées pour recouvrir la fosse dans laquelle viennent se déverser les tuyaux de vidange et ceux d’un urinoir.Aucun doute, ee tin comme emplacement pour urinoirs sont là des travaux qui dépendent de propos, et notamment le texte infâme recueilli dans votre journal, le “Progrès du Loir-et-Cher.” Votre bestialité éclate encore dans l'histoire des ossements.Elle éclate encore quand vous allez prendre des pierres tombales pour boucher une fosse d'aisances.Tous ces faits sont accablants.Accroupis, faites silence et démolissez rapidement vos latrines.MAURICE BARRES.(L’Echo de Paris) .BONS MARCHÉS AUTOMOBILES EN Pour les écouler, nous offrons les automobiles suivantes à très bas prix.Il y en a, parmi elles, qui n’ont que peu servi et chacune est en bon ordre.CADILLAC MAXWELL OAKLAND OAKLAND FIAT SIX CADILLAC CADILLAC CADILLAC CADILLAC CADILLAC CADILLAC CADILLAC CADILLAC CADILLAC CADILLAC CADILLAC CADILLAC LION Si cela vous intéresse, venez, écrivez ou téléphonez-nous pour renseignements.FRERES Liée.174 rue Saint-Antoine Tel.Main 8623 1911, tourisme .1911, petit truck .1911, runabout .1911, tourisme .$1000 1911, tourisme .1912, tourisme .1911, tourisme .1912.tourisme .1912, tourisme .$2000 1912, tourisme .$2000 1912, torpedo .$2000 1911, tourisme .1911, tourisme .$1500 1911, tourisme .$1500 1912, tourisme .$2000 1912, phaéton ,.$2000 1912, tourisme .1912, tourisme .LE NATIONALISTE, journal hebdomadaire paraissant depuis dix ans le samedi soir, est absolument indépendant.Et cela lui permet de juger sans parti pris hommes et choses et de présenter sous leur vrai jour les faits et les idées.nimuue.LE NATIONALISTE publie des articles et des chroniques sur les evê-nemenls de la semaine.Il dégage de l’actualité les épisodes qui offrent Fintérêt le plus vivant et il en traite à un point de vue essentiellement canadien.LE NATIONALISTE touche à toutes les questions susceptibles d’intéresser le public canadien et il les expose sous la forme la plus concise possible en même temps que dans l’esprit le plus impartial.Rédaction et Administration: 71a RUE SAINT-JACQUES MONTRÉAL Main 7460 et 7461 Téléphones ABONNEMENT : CANADA .ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .LE NUMERO : 2 SOUS $1.00 $150 CAMBRIOLAGE De bonne heure samedi matin, des cambrioleurs se sont introduits dans le magasin des Modes Américaines, 734 Est rue Sainte-Catherine, emportant pour $500 de plumes.Faits - Montréal LE SERVICE DES TRAMW AYS Les commissaires ont décidé de confier à l’ingénieur en chef de la ville la tâche d’étudier les rapports sur les améliorations à faire au service des tramways.M.Janin devra faire un choix qu’il présentera aux commissaires, lesquels les recommanderont au conseil municipal.ON ACHETERA DES CAMIONS Les commissaires recommandent au conseil d’acheter douze camions-automobiles, de la compagnie Packard, de la Motor Transport co.et de la compagnie Mack.Ces camions ont une capacité de six tonnes.Les prix varient de $6,200 à $6,600.QUARANTE DETECTIVES Avec les huit nouveaux détectives choisis par le chef .CamPeau> la semaine dernière, la Sûreté comptera quarante hommes; ce sera le personnel le plus nombreux qu’on aura jamais eu.Quand le chef Sullivan donna sa démission, il y a dix-sept ans, il y avait huit agents à la Sûreté.Quand le chef Carpenter prit le commandement en 1897, on lui donna vingt hommes de plus.Le chef Campeau fut détective sous les ordres de M.Carpenter, ainsi que les inspecteurs McMahon et O’Keefe.INCENDIE A LONGUEUIL Samedi matin, un incendie a causé pour $4,000 de dommages à la propriété Lalumière, à Longueuil.L’incendie a été causé par l’explosion d’un poêle à gazoline.TRANSFERTS Le lieutenant Corbett a été transféré du poste de l’avenue Laurier à celui de la rue Beaudry à la rue Lau-rieer.MALLES POUR L’ANGLETERRE ET L’ETRANGER Lundi, 14 avril, 6 p.m., Campania.Mardi, 15 avril, 7.30 a.m., Campania.Mardi, 15 avril, 6 p.m., Royal Edward.Mercredi, 16 avril, 1 p.m., Baltic.Mercredi, 16 avril, 6 p.m., Baltic.Mercredi, 16 avril, 1 p.m., France.Mercredi, 16 avril, 6 p.m., France.Vendredi, 18 avril, 1 p.m., Georges Washington.Vendredi, 18 avril, 6 p.m., Empress of Britain.Vendredi, 18 avril, 6 p.m., Majestic.LE COMMERCE ILLICITE Le capitaine Turner, a arrêté samedi soir un nommé Michael O’Connell, âgé de 24 ans, accusé d’avoir vendu des boissons sans licence.Le prévenu a comparu en cour du recorder ce matin.AUTO VOLE Hier soir, le docteur Gildon, de l’avenue Seymour, s’est fait voler une auto de marque “Ford” qu’il avait laiiée coin des rues Crescent et Dorchester.CANDIDATS EN PHARMACIE Vingt neuf candidats se sont présentés pour les examens de pharmacie: MM.H.Panel Barry, L.de Mon-tigny, J.Scharf, F.W.Lussier, , E.Meilleur, J.J.Kilbrich, Ant.Vermet-te, S.Schnerberg, Ant.Goyer, A.Cé-dras, J.Kavanagh, G.Charland, ont passé leurs examens avec distinction.J.J.Gauthier, A.Charbonneau, O.Montpetit, R.Bussière auront à reprendre leur examen de mathématiques.RENVERSE PAR UN TRAMWAY Ernest Gagnon, âgé de 22 ans, domicilié 641 rue Montcalm, a été renversé par un tramway en voulant traverser la rue Ontario près de la rue Montcalm.Le malheuj-eux a été transporté à l’hôpital Western, le crâne fracturé.Ordre des forestiers catholiques COUR VILLE-MARIE No 112 Considérant que les conférences Saint-Vincent de Paul soulagent les misères que la mutualité voudrait prévenir, et que les Dispensaires conservent à la patrie ses hommes de demain auxquels la mutualité prépare le bien-être; Il «si proposé par le Lrère Louis Bisson, secrétaire-financier, appuyé par le Frère J.R.Carmel, secrétaire-archiviste, et Résolu: Que la Cour Ville-Marie offre ses plus ardentes félicitations, sa plus cordiale sympathie et ses voeux les plus sincères: 10 admirables conférences Saint-Vincent de Paul à l’occasion du centenaire de leur illustre fondateur, Frédéric Ozanam; 2o Aux si bienfaisants dispensaires qui organisent la première convention des Gouttes de Lait.11 est proposé par le Frère Olivier appuyé par toute la Cour, en un vote pris debout, que la Cour Ville-Marie assiste officiellement avec bannières et insignes à la 1ère séance publique de la convention des Gouttes de lail, dimanche, le 11 mal prochain.-+- La plus grande activité régne à Anvers Anvers, 14.— Toute la ville, y compris le port, est en grande activité.La grève ne semble avoir affecté aucunement, la population ouvrière.614 G LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 11 AVRIL 1913 COL.IV.— No.85 LA VIE SPORTIVE ETUDES TECHNIQUES SUR LE FOOTBALL Comment il peut être amélioré.1LLA VINCENT SE PREPARE AVEC SOIN POUR SON MATCH DE MERCREDI AVEC CAZEAUX LES AMATEURS QUI SE RENDRONT AU PARC SOMMER APRES DEMAIN SOIR NE REGRETTERONT PAS DE S’ETRE DERANGES.— LA LUTTE SE FERA AU GENRE LIBRE, DEUX DANS TROIS A FINIR.Nombre de sportsmen assistent chaque matin aux exercices d’entraînement d’Illa Mora Vincent, au gymnase du Club Athlétique Canadien, et ne se font pas faute de demander au Cubain ce qu’il pense de son prochain match avec le fougueux Béarnais, Raymond Caxeaux.On tourmente de toutes façons Vincent pour lui faire exprimer son opinion sur le Béarnais et aussi pour savoir quelle tactique il compte empla-yer, mais Vincent se contente de sourire; il se dérobe le plus possible aux questions, néanmoins il ne cache pas qu’il compte bien triompher de la résistance de Cazeaux; il a même été jusqu’à dire que le match ne durera probablement pas plus de 40 minutes.Vincent n’étant pas un hâbleur, on voit que Cazeaux court bien des risques de se faire battre mercredi prochain.Il est reconnu que Vincent con- naît la lutte libre à fond; il a déjà terrassé le Dr Roller et on se souvient que jamais Cazeaux n’a pu renverser l’Américain; il est vrai qu’il y a déjà assez longtemps qu’il n’y Dans le monde de la crosse L’AASSEMBLEE DE LA N.L.U.A EU LIEU SAMEDI.— LA VIEILLE LIGUE EERA DE LA CROSSE AMATEUR.— NOUVELLES DE L’OUEST.La deuxième ascmblce des magnai*; de la N.!.U.a eu lieu, samedi soir, au Ereenian, sous la présidence de AI.James Murphy.Disons sans aller plus loin que la vieille ligue a décidé de continuer ses opérations avec ceite exception toutefois que ses club*; seront amateurs.Seuls les Capitals n’étaient pas représentés officiellement à cette réunion.l.es Saint-Thomas d’Aquin, de [pas eu de match entre Cazeaux et i Montréal, ont fait demande d admis-! Roller et on se demande encore si Mon dans les serif;, ainsi que le Cazeaux y parviendrait.iclnb Sherbrooke.Le représentant ., .de ce dernier a communique par te- V incent va poursuivre son entrai- ¦ - , .' léphone avec les magnats et ceux-ci ! nement jusqu a mercredi matin; .oui|on{ répondu qu’ils prendront cette detre dépité de l’échec que lui a fait j demande en serieus?considération, subir, grâce à sa force phénoménale,! M.Sam Bitsky, d’Ottawa, assistait Constant le Marin, Ilia Vincent est j à l’as*,emblée et a fait promesse aux prêt à lui rendre tous les services pos- i délégués présents que la Capitale sibles pour l'aider à devenir cham-Lsera représentée par un bon club ! pion du monde.C’est là un fait qui d’amateurs qui sera probalement méritait d’être consigné.Les billets d’admission au Parc Eohmer sont en vente chez Nap.Dor-val, 95 Boul.Saint-Laurent, et au Club Athlétique Canadien Incorporé.-143 Ste-Catherine Est, près Les Royals ont doublé les points ILS ONT TRIOMPHE PAR 8 A 4 DES NEW-HAVEN, HIER APRES-MIDI.— LES PARTIES DANS LES LIGUES MAJEURES, SAMEDI ET HIER.POSITION DES CLUBS LIGUE NATIONALE G.P.I St-Louis .I Boston.j Pittsbilrg.! Chicago.Chicago.i Philadelphie.! New-York.Cincinnati.New-Haven, 14.— Après un repos forcé de deux jours les Royals se sont rencontrés hier avec les New-Haven, champions de la ligue Connecticut, l’an dernier.Les hommes de Kitty Bmnsfield ont triomphé par 8 à 4.La pluie força les arbitre à arrêter la partie à la huitième reprise.C’était la première fois qu'une partie était jouée le dimanche sur le terrain de Savin Rock, mais la police n'intervint pas.Les équipiers du Montréal sont partis ce matin podr Springfield.Dans la joute d’hier, le gérant Brans-field se servit de quatre lanceurs, Gray, Anerett, Leclaire et Sullivan.Aacun d’eux ne donnèrent satisfaction.Le lanceur Burch avait été prêté au club adversaire et il est fort probable que le New-Haven achètera Burch et Taylor.Le point saillant de la, joute a été le leu de Gilhooley au bâton, qui frappa cinq coups réussis.Le gérant des Royals a annoncé hier soir que Mattern, Planford et Hugh Miller, du club Philadelphie de la ligue Nationale, rc joindront l’équipe immédiatement.Voici les résultats de la joute d’hier ; MONTREAL National, qui brilla autrefois dailies séries intermédiaires.Un comité composé de MM.Peter Murphy et Ernie Hamilton a été nommé nour réviser la constitution ^ ^ ci faire rapport au sujet de la pro-St-André'i ,)
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