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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 18 avril 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-04-18, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.«9 MONTREAL, VENDREDI 18 AVRIL, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 ÜNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .» ».«.$1.50 ONION POSTALS «•*••».$2.00 Rédaction et Administration; 71a RUE SAINT-JACQUES MONTH EAU.TELEPHONES : ADMINISTRATION i Mm74M REDACTION: Muo 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / SUSPENDONS TOUTE POLITIQUE NAVALE Pourquoi l'Angleterre a -1 - elle combattu la proposition des Etats - Unis ?ii x Le premier molif de l’hostilité manifestée par Icp représentants de V’Angleterre à la Conférence de la Haye, en 1907, contre la proposition des Etats-Unis, c’est la crainte de nuire aux intérêts des constructeurs de navires de guerre.Cet argument, que nous avons fait valoir maintes fois, Christopher ¦West l’a abordé résolument dans son “Canada and Sea Power”.Il dé-raonlre, par des chiffres précis, des statistiques soigneusement contrôlées et une argumentation aussi simple qu’irréfutable, que la construction des navires et des engins de guerre occupe aujourd’hui une place prépondérante dans l’industrie anglaise.Les organisations formidables qui exploitent les chantiers maritimes se sont emparées de toutes les sources d’influence.Sur les registres contenant les noms des douze mille actionnaires d’une seule de ces compagnies,' Christopher West a relevé les noms de 240 personnages titrés, de 945 officiers de terre et de mer; de 585 ministres de diverses religions “chrétiennes” — “apôtres” de Celui qui a dit: “Aimez-vous les uns les autres”, et “Qui se sert de l’épée périra par l’épée” — et de 930 personnes appartenant aux diverses professions dites “libérales”, dont un grard nombre sont des journalistes et des membres du parlement impérial.Et cette liste, qu’on le note bien, ne comprend que les associés d’une seule des compagnies affiliées au trust anglo-allemand, bénéficiaire des brevets Krupp pour la fabrication de l’acier chromé, dont chaque dreadnought emploie pour près de six millions Üe dollars, rapportant au moins soixante pour cent de bénéfice aux sociétés affiliées! Croit-on que l’influence d’une organisation aussi formidable se fait moins sentir sur les politiciens anglais que sur les feuilles “patriotiques” du Canada?D’autant plus qu’auprès des hommes d’Etat britanniques — j’entends de ceux qui n’ont pas un intérêt personnel dans cette industrie si profitable — le trust peut faire valoir l’intérêt des masses populaires qui vivent de la fabrication des engins de mort.Ils peuvent démontrer que l’équilibre économique du pays serait fortement ébranlé si l’adoption des restrictions suggérées par le gouvernement américain venait ralentir sensiblement la construction des navires de guerre du monde entier, dont les usines anglaises fournissent plus de la moitié.* ti * Le second motif, clairement avoué par les plénipotentiaires britanniques — il cadrait parfaitement, du reste, avec le mobile secret — c’est que l’Angleterre est encore assez certaine de la suprématie écrasante de sa flotte pour ne pas vouloir renoncer à ia vieille pratique de la piraterie en temps de guerre.Cette pratique lui a énormément profité dans toutes les guerres auxquelles elle a été mêlée — surtout après qu’elle eût écrasé successivement les flottes hollandaise,espagnole et française.C’est cette pratique, beaucoup plus que ses opérations de guerre sur terre et sur mer, qui lui ont permis de faire échec au blocus continental décrété par Napoléon contre elle.Une nation ne renonce pas volontiers à ce qui a été le principal instrument de sa force et de sa prospérité.Naturellement, les représentants de l’Angleterre — pays de “paix et de liberté” — à la Conférence de là “Paix”, ont entortibé leur hostilité-a* la proposition essentiellement pratique et pacificatrice de M.Choate, du jargon hypocrite qui fait le fond de la langue diplomatique de tous les temps et de tous les pays.Us ont représenté le droit de prise comme une opération 4e guerre aussi légitime que le blocus des ports, l’envahissement des territoires et la capture des villes, lis ont même, si je me rappelle bien — je n’ai pas sous la main le compte rendu des délibérations, que j’ai lu il y a déjà longtemps — ils ont même prétendu que ce droit de prise, — ou, en langage ordinaire, ces actes de piraterie, — ne pouvait qu’induire la nation ennemie à conclure la paix.C’est un argument fort plausible.dans la bouche de ceux qui sont sûrs de leur supériorité.“La raison du plus fort est toujours la meilleure’’.* ¦* * Quoi qu’il en soit de la thèse et des arguments, envisagés du point de vue anglais, le premier résultat de la victoire remportée par les représentants britanniques à la Conférence de la Paix, fut de hâter la construction de la flotte allemande.Formidablement armée sur terre, la nouvelle Germanie avait longtemps négligé son organisation navale.D’autre part, sous la poussée de son enseignement technique, le plus perfectionné du monde, et d’un tarif nettement protecteur, ses capitalistes et son peuple s’étaient jetés dans l’industrie et le commerce et avaient développé, en quelques années, sur ce terrain, une puissance rivale de l’Angleterre et des Etats-Unis.Dépourvue de colonies, gênée dans ses relations extérieures par sa politique protectionniste, relativement mal pourvue de vaisseaux de commerce, EAlleniagne industrielle et commerçante rencontre partout sur sa route le drapeau et la puissance de l’Angleterre.C’est la marine marchande anglaise qui transporte, en grande partie, ses marchandises.C’est le drapeau anglais qui flotte sur la plupart des terres colonisables du monde.Et, ce qui prime tout, c’est la flotte anglaise qui commande l’accès â la mer du Nord, la seule sortie maritime des marchandises allemandes, l’unique entrée des produits alimentaires ou des matières premières que l’Allemagne importe par toutes les voies océaniques.Tout naturellement, les représentants de l’Allemagne appuyèrent la proposition de M.Choate.Si cette proposition eût été acceptée, tout l’é-chaffaudage élevé à grand renfort de cris hystériques, depuis quatre ans, en Angleterre et aux colonies, sur le “péril allemand”, ou autour du “péril allemand”, n’aurait jamais commencé d’exister.Assurée de la sécurité de son commerce, l’Allemagne, déjà écrasée sous le poids de ses armées de terre, travaillée par le socialisme le plus forlement organisé du monde — et aussi, le plus sensé et le moins in-lernational des groupements socialistes — l’Allemagne ne serait pas entrée dans celte course folle à la suprématie maritime.Tout au plus eût-eüe complété l’organisation de la défense de ses côtes el de ses ports de mer.Le relancement du programme maritime allemand dale de l’attitude prise en 1907 par le gouvernement britannique.¦K “ * Tout cela est fort connexe, on le voit, à la question que l’on discute à Ottawa depuis quatre ans.Si nos politiciens avaient la première notion de leurs responsabili-lés, s’ils étaient susceptibles d’envisager la question dans tonte son ampleur, s’ils avaient le courage ou l’intelligence nécessaire pour rechercher les causes réelles de la situation où ils se débattent et les conséquences lointaines de l’une ou l’autre des politiques qu’ils veulent imposer au pays — en un mot, si, au lieu d’être de simples politiciens de carrefour, pérorant dans une parlote de colonie, ils savaient faire entendre aux gouvernants de l’Empire le langage que Macdonald ou Blake ne craignaient point d’employer au besoin, voici ce qu’ils n’hésiteraient pas cinq minutes à faire.Us suspendraient toute d'-cision relative à “l’organisation d’un service naval canadien” ou à "l’aide efficace” du Canada “aux forces navales de l'Empire”, jusqu’à ce (pie les gouvernants de l’Empire aient daigné leur faire connaître l’atlitude qu’ils entendent prendre, en 1915, lorsque la proposition du gouvernement américain sera présentée de nouveau, sous une forme ou sous une autre.Si l’Angleterre, sans aucun souci des intérêts du commerce canadien, fait maintenir la pratique de la piraterie, parce que, sûre de la suprématie écrasante de sa flotte, elle y trouve son avantage — alors M.Nantcl lui-même saura à quoi s’en tenir sur la réalité du “péril allemand”, sur la nécessité de venir au secours de la mère-patrie en danger, sur l’intérêt du Canada à empêcher que la flotte britannique ne soit anéantie.M.Pelletier lui-même sera soulagé du poids de la reconnaissance qui l'étouffe à l’endroit de la mère-patrie.11 a le coeur tendre, c'est vrai; mais je lui concède trop d’esprit pour croire qu’il aimera à jouer longtemps le rôle de dupe et de Dandin — même entre les mains des ministres impériaux.Comme disait ce mari désabusé: “L'être, passe encore; mais constntor que tout le monde sait qn’on l’est, c’est ennuyeux!” Si, au contraire, l’Angleterre accepte la proposition américaine — alors tout Péchaffnudage d’arguments si péniblement accumulés depuis quaire ans soit autour de In marine “canadienne en paix et impériale en guerre”, soit à l’appui de “l’aide efficace aux forces navales de l’Empire”, s'écroule en miettes.Noire commerce, protégé en tout temps par une règle de droit international dont loutcs les puissances navales deviendraient les cautions solidaires, par une pratique que la puissance formidable du commerce, de la finance et de l’industrie du monde entier aurait un intérêt primordial à maintenir — notre commerce n’aurait pas plus besoin de dreadnoughts que de Niobés pour parcourir les mers et se rendre paisiblement à destination, en Angleterre ou ailleurs.Si l’Angleterre change d’attitude et fait accepter la proposition qu’elle a fait rejeter en 1907, la politique de M.Borden et celle de M.Laurier deviennent également inutiles au Canada et à l’Empire.Si l’Angleterre maintient son attitude, c’est, d’abord, qu’elle n’a aucun souci de nos intérêts; c’est ensuite la preuve palpable, indiscutable, qu’elle est absolument certaine de sa prépondérance absoluj sur toutes les mers.Et alors tout motif d’urgence ou de reconnaissance disparaît.Et tout Canadien qui persisterait à invoquer ces motifs pour entraîner son pays dans l’aventure des armements maritimes, prouveTait qu’il est mur pour la chaîne ou pour la douche.Henri BOURASSA.Une oeuvre canadienne La Librairie Beauchemin vient de réaliser un projet dont l’annonce avait fait grand plaisr à tous ceux qui ont le goût des choses de chez nous.Elle a préparé une série de livres de prix qui portent sur des sujets exclusivement canadiens, el qui pourront avantageusement remplacer, dans les écoles, une partie des livres étrangers qu’un y donnait jusqu’ici.Tous les directeurs d’école s’accordent à reconnaître la nécessité de distribuer aux élèves un plus grand nombre de livres canadiens, mais l’on se heurtait à un obstacle considérable: la pénurie d’éditions populaires et le prix élevé des livres.Au fond, nous tournions dans un cercle vicieux: on ne faisait pas d’éditions à bon marché parce qu’il n’y avait pas de débit; il n’y avait pas de débit parce qu’on ne faisait pas d’éditions à bon marché.Pour sortir de là, il fallait l’initiative d’une maison disposant de capitaux considérables, qui possédât assez de volumes déjà pour constituer un fonds de bibliothèque et qui pût compter sur d’utiles concours.La Librairie Beauchemin a eu le bonheur de réaliser toutes ces conditions de succès, et elle met sur le marché des collections qui iront s’accroissant, mais qui sont déjà fort intéressantes.Les nouveaux livres ont l’allure même des volumes français; et, grâce au tirage considérable qu’on en a çuli faire, aux conditions particulières dans lesquelles ils ont été imprimés, ces livres sont offerts à des prix dont le bon marché surprendra.Ainsi, Les Anciens Canadiens, de Philippe-Aubert de Gaspé, le Louis Joliiet, les Chansons populaires du Canada, de M.Ernest Gagnon, les Noël s anciens de la Nouvelle-France, de M.Ernest Myrand, les oeuvres complètes de Crcmazie, se vendent 60 sous, brochés, avec remises considérables pour les libraires et les commissions scolaires.Pour 81.00 (moins les réductions accordées aux commissions scolaires), celles-ci auront les mêmes volumes reliés en toile, avec tranche dorée — de quoi faire rêver tous les petits Canadiens.Les Essais sur la Littérature Canadienne, de M.l’abbé Camille Roy, le Charles Guérin, de Chauveau, le Lafontaine, le Cartier et le Papineau, de M.Decelles, les Forestiers et Voyageurs, de Taché, se vendent au détail, brochés, 40 sous ; l’Histoire populaire du Canada, d’Hubert Larue, les Terres et Peuples du Canada, de Miller, les Conférences et Discours, de M.Routhier, V Oublié, de Laure Conan, se vendent au détail, brochés, 25 sous; la vie de François-Xavier Garneau, par Chauveau, se vendra, brochée toujours, 30 sous, les différentes Bioaraphies Canadiennes, de Casgrain, les deux Jean Rivard, de Gérin-Lajoie, 15 sous, la Terre Paternelle, de Lacombe, el autres brochurettes du même genre, 10 sous.Tous ces prix, notez-ie bien, sont les prix de délai] sur lesquels il sera fait d’importantes remises aux libraires, aux maisons d’enseignement et aux commissions scolaires.11 semble donc que le problème du livre de prix canadien soit enfin résolu.Nous souhaitons à la Librairie Beauchemin de développer ses col-leciions et d’y ajouter des ouvrages inédits, — ce qui, dans un avenir prochain, lui sera relativement facile, puisqu’elle disposera d’une clientèle considérable et assurée.Et nous faisons cette réclame franchement et sans scrupules, parce qu’il s’agit d’une oeuvre absolument canadienne.Direr HER0UX “ Contre l’alcool ” L’Ecole Sociale Populaire vient de publier, sous ce titre, la substance des mémoires produits devant la Commission d’enquête sur les licences, par elle-même et par la ligue anli-alcoolique, ainsi qu’une série d’opinions de médecins sur la question de l’alcool.Cette intéressante brochure se vend dix sous le numéro, au secrétariat de l’Ecole, 1075, rue Rachel.A LIREDEMAIN : En marge de l’histoire du Canada, CARILLON, ( Récit d’un capitaine du Royal • Roussillon ) par Louis Raoul de Lorimier, Laissez crier les colporteurs Un règlement municipal défend aux chiffonniers et aux colporteurs de s’annoncer dans la rue par leurs cris; mais comme ils ne peuvent pas se contenter de se promener dans la rue en comptant sur leur bonne étoile, ils sonnent aux portes.Autrefois, — il y a cinq ou six ans — on ne les empêchait pas de crier leur marchandise; ça hélait peut-être pas beau, mais ça ne causait qu’un ennui vite passé.Pourtant on se plaignit de ces cris et notre conseil municipal porta l’interdiction que l’on sait.Nos colporteurs, ne pouvant plus hurler, sonnent donc aux portes, ce qui fait pester les ménagères obligées de partir du fond de la maison et de descendre souvent un ou deux escaliers pour s’entendre offrir du bon blé d’Inde bouilli ou demander des guenilles et des bouteilles.Des deux ennuis, le premier était préférable.Qu’on se figure en effet une femme donnant ses soins à un enfant, ou préparant un plat à la cuisson délicate obligée de tout lâcher pour courir à la porte quand elle n’a besoin ni d’acheter des bananes ni de vendre des guenilles.Pour avoir voulu plaire à quelques, grincheux, nos édiles ont créé une situation intolérable.Comme ce sont les femmes qui souffrent le plus de l’état de choses actuel et que, d’autre part, le peuple est bon enfant, le cQjageil croit que ton» est à la sâtiffSKiioTÎ’^de tout le monde.Mais qu’il s’occupe un peu de recueillir les avis à ce sujet, et il verra qu’il n’a suivi qu’une politique d’autruche.Les femmes, si nombreuses, qui n’ont pas de bonnes, aimeraient bien mieux s’entendre corner aux oreilles tout le long du jour les cris auxquels elles ne sont pas obligées de répondre, que d’avoir à répondre à tous les coups de timbre des marchands ou des regrattiers ambulants.Pensez un peu, Messieurs les éche-vins, à ces femmes et cela vous sera plus compté que le souci de ne pas blesser les délicates oreilles des rares belles madames qui n’ont rien à faire.Fred.PELLETIER.Sar le Pont d’Avignon.Armand Lavergne se déclare prêt à racheter la parole qu’il avait donnée à ses électeurs et à tenir toutes les promesses qu’il leur a faites.Drôle d’individu, et qui doit sembler bien peu pratique à la plupart des politiciens! « 3k * Voici que la bataille parait devoir recommencer dans l’Ontario.Si l’on en juge par l’appel que publiait, dès hier, le Droit, la résistance sera aussi vive que jamais.* * * Les suffragettes se proposent, paraît-il, de faire brûler un journal qui ne leur plait pas.Voici qui est encore plus énergique que les poursuites devant les tribunaux.* * * D’après M.Pelletier, le ministère libéral lui aurait légué près de 1,000 boîtes postales, achetées à un prix lmp élevé, et dont le besoin immédiat était loin de se faire sentir.La bataille des boîtes et des cadenas va devenir un grand événement politique.* * * D’après Cornez, ex-randidat présidentiel réfugié à la Havane, la situation est pire que jamais au Mexique.Les révolutionnaires sont convoqués pour les engager à concentrer leurs attaques sur certains points.Pour peu que cela continue, il y en aura plusieurs qui perdront la tête en “tentant de s'échapper”- * * « Le Witness qui voit rouge, dès qu’il s’agit d'influence catholique, qualifie de “Toujours réactionnaire”, “Always reactionary”, le parti catholique de Belgique.Si le Witness était un peu plus an courant de ce qui se passe en Europe, il saurait que le parti catholique a donné à la Belgique l’une des plus magnifiques législations sociales qui soient au monde.* * * Eo Canada prétend que ce qu’il reprochait au maire (îuerin était “d’avoir donné la préséance au dra.peau vert d’Irlande sur le tricolore".Le fait, brutal, en tout cas, c'est qu’il nous reprochait de manquer de sympathie pour le tricolore, tandis qu’aujourd’hui, son allié, le Witness, nous pose en champions du tricolore contre le drapeau britannique.Le Veilleur, i BILLET DU SOIR CE QU IL AVAIT M.le chanoine Lesage, qui prêcha avec tant d’éloquence le carême à Notre-Dame et qui a fait de très fines causeries, racontait mie anecdote qui, authentique ou inventée, n’en est pas moins réjouissante.___La scène se passe à Paris, dans un autobus.L’un des voyageurs, les coudes collés aux côtes, se tient les avant-bras droit devant lui, pouces en i l’air.Et il garde, dans cette position, l’immobilité la plus complète.Auprès de lui a pris place un abbé à qui il demande, quand le conducteur vient « passer: —Seriez-vous assez aimable, Monsieur l’abbé, de prendre dans le gousset de mon gilet, à droite, une pièce d’un franc: de payer pour mol et de remettre ta monnaie dans la même poche.— Bien volontiers, Monsieur, répond l’abbé bienveillant, qui fait ce que l’autre lui demande.—Merci, Monsieur l’abbé.L’abbé et le monsieur aux bras immobiles descendent à la même rue.Celui-ci, dès qu’ils touchent la chaussée: —Monsieur l’abbé, si ce n'était pas abuser.me feriez-vous le plaisir de prendre dans mon gousset soixante centimes et d’aller m’acheter un paquet de cigarettes, puis de m’en mettre une dans la bouche, et de l’allumer pour moi.—Je veux bien, acquiesce le charitable abbé, qui se rend aux désirs de son ancien voisin de banquette.La cigarette allumée, l’abbé no peut plus retenir sa curiosité: —Dites-moi, cher monsieur, de quelle.infirmité souffrez-vous donc?Etes-vous affligé de rhumatisme articulaire?Avez-vous les bras ankylosés?—Oh non.monsieur l’abbé.Je m’en vais donner la mesure pour une robe entrave que ma femme désire.Léon LORRAIN.Entre alliés LE PARTAGE DES DEPOUILLES Des rumeurs inquiétantes continuent à circuler au sujet des sentiments de jalousie et de défiance réciproques qui menacent de diviser les alliés balkaniques, à la veille de la conclusion de la paix.C’est un point noir qui assombrit encore l’horizon politique de l’Europe et éloigne la perspective de l’apaisement que laissait espérer l’intervention do la diplomatie dans le conflit oriental.Si la Serbie et la Grèce allaient entrer en lutte contre la Bulgarie, les puissances auraient à résoudre un problème plus épineux encore que celui de la délimitation des frontières de l’Albanie et de la frontière turco-bulgare.La Serbie et la Grèce unies seraient pour la Bulgarie des adversaires redoutables.Leur défection serait l’anéantissement de la puissance militaire que les trois petits royaumes ont édifiée au prix de tant de sacrifices; elle mettrait même en péril les avantages acquis aux dépens de l’empire ottoman.Peut-être la lutte gigantesque soutenue contre le Turc depuis le mois d’octobre serait-elle à recommencer?C’est encore le partage des dépouilles qui est la cause du différend.On avait d’abord songé à diviser le territoire conquis en al-tribuant à chaque pays les territoires où leurs nationaux forment l’élément dominant de la population.Il se trouve que ce projet est impraticable, et les armées victorieuses ont une tendance marquée à garder les gages qu’elles se sont assurés.Les Serbes et les Grecs voudraient diviser le territoire en ie-nant compte de la position de leurs armées à la fin de la guerre.La Bulgarie s’oppose à cette prétention parce qu’elle a dû fournir l’effort le plus considérable en luttant contre les principales forces de l’ennemi, de Mustapha-Pacha à Tchatald-ja, tandis que ses alliés n’ont eu qu’à occuper des places faiblement défendues en courant peu de risques sérieux.La tâche de rétablir l’harmonie entre les nations balkaniques incombera principalement à la Russie.Ce n’est pas l’Autriche qui essaiera d’empêcher ces petits ennemis éventuels de se prendre à la gorge.Son point gagné en Albanie, elle n’a plus qu’à regarder faire.Il est même possible qu’elle travaille à embrouiller davantage la situation en appuyant activement les prétentions de la Roumanie.L’Europe n’est pas au bout de ses inquiétudes.Tl est possible que cet irritant problème (les Balkans lui cause un regain de tracas dont il est difficile d’entrevoir l’aboutissement.Ufdéric TREMBLAY.La “ Gazette ” La Galette, le nouveau journal quotidien français de Fall-River, publiera son premier numéro le samedi 26 avril.LETTRE D’OTTAWA A -1 - on blanchi M.Rogers ?Ottawa, 18, deux heures du matin.— Relâche du débat sur le projet de clôture, à la séance commencée hier après-midi.La Chambre discute une motion de censure dirigée contre M.Rogers.M.Oliver l’accuse dV voir cédé à un de ses amis politiques un terrain d'une valeur de cent mille piastres, au moins, pour la somme de dix piastres.M.Rogers admet que le ministère de l’Intérieur a, hors sa connaissance, vendu cette propriété à titre de homestead, à un conservateur de l’Ouest.Mais il se défend d’avoir été partie â cette affaire; elle résulte, affirme-t-il, d’un règlement établi par M.Oliver lui-même, en 1908.Les deux côtés glosent interminablement sur ce sujet.La séance est des plus ternes, sauf à la fin.Et le classique argument du tu quoque, cher aux politiciens de tous les pays, est le plus fort que puisse employer la droite, encore à cette séance.Aux accusations de scandales bleus, elle répond en affirmant que la gauche a jadis fait bien pis que cela.Et voilà! Au fond, ce débat établit une fois de plus cette vieille vérité, que les deux partis ne sont guère plus honnêtes, l’un que l’autre, et qu’ils font maintes fois passer les intérêts de leurs amis politiques avant ceux du pays.Us le font avec plus ou moins de cynisme, mais le résultat final est le même.* * * Il appert, d’après la version de la gauche, exposée par M.Oliver, et commentée par MM.Martin, Neciy et McCraney, que M.Rogers, au temps où il était ministre de l’Intérieur, a favorisé de son mieux ses amis dans l’Ouest.C’est ainsi que, le 16 avril 1912, il aurait, en temps que ministre, autorisé la vente d’un terrain de 73 acres, partie d’une réserve forestière, dans les limites actuelles de la ville de Prince-Albert, Saskatchewan, à S.J.Donaldson, fils du député Donaldson, à la législature de la Saskatchewan, et chef de l’opposition conservatrice.Cette propriété fédérale est sise, dit la gauche, à un mille à peine de l’hôtel des postes de Prince-Albert, en plein centre immobilier; au temps où le gouvernement Borden cédait ce terrain à Donaldson fils, le rôle d’évaluation municipal en portait la valeur à $80,000; il valait réellement, pour fins de spéculation, $130,000, affirme M.Martin, de Régina.Et, pendant son discours, M.Oliver' reçut un télégramme qu’il lut à la Chambre; ce bloc de terrain, paraît-il, serait aujourd’hui mis sur le marché de l’immeuble, dans l’Ouest, pour une valeur totale de $374,000.Or, les documents sont là, tout le prouve nettement, M.Rogers n’y contredit pas; ce terrain, le ministère de l’Intérieur l’a cédé à Donaldson fils pour l’énorme prix de dix piastres, soit soixante-dix sous l’acre.Donaldson s’en est porté acquéreur selon la loi des terres fédérales, en prenant avantage du droit qu’ont les métis d’obtenir, à prix minime, du terrain pour fins agricoles, dans l’Ouest.Autre détail important: ce bloc de terrain, vendu à vil prix, — ou plutôt donné pour rien, car la somme de dix piastres couvre à.peine les frais d’inscription et de titres de propriété, titres obtenus du ministère de l’Intérieur, — ce bloc de terrain, donc, faisait partie, depuis 1895, d’une réserve forestière établie par un ministère conservateur.Alors, Prince-Albert n’était qu’une bourgade perdue dans l’immensité de la plaine.Les chemins de fer ont développé le pays, Prince-Albert a grandi, et, depuis 1908, ce bloc est dans les limites mêmes de la ville.A maintes reprises, les courtiers en terrains de l’Ouest ont demandé que le ministère de l’Intérieur décrétât l’abolition partielle de cette réserve, et mît cette partie d’immeuble en vente.Le ministère a toujours refusé.En janvier 1912, plusieurs hommes d’affaires de cette ville sont venus en délégation à Ottawa; et, le but de leur mission exposé, leurs demandes prises en bonne note, ils ont interrogé M, Rogers sur la possibilité d'acquérir une partie de cette réserve.Le ministre leur a répondu dans ia négative.Et, à peine deux mois plus tard, les fonctionnaires de l’Intc-rieur enlevaient ce bloc de terrain de la réserve forestière, sans en notifier le public par avis dans les journaux et affiches dans les principales villes de l’Ouest, comme le veut la loi, et le donnaient pour quelques sous à Donaldson fils; celui-ci s’enrichit du coup, par celte opération, pitoyable au point de vue des intérêts du Canada.M.Oliver, qui expose cette affaire, et M.Martin, le secondeur de la motion de censure, appuient leurs dires de preuves documentaires quant aux différentes étapes de la transaction Donaldson.M.Martin ajoute à ses remarques une charge à fond de train contre M.Rogers et son organisation politique.“M.Rogers a fort mauvaise grâce de se scandaliser apparemment de ce que peut faire et de ce qu’a pu faire, dans l’Ouest, un organisateur libéral, M.Leech.M.Rogers, si j’ai bonne souvenance, a été jadis ministre dans le cabinet manitobain.Il n’y a guère fait qu’organiser une machine politique des plus corrompues, et dont il s’est servi à l’avantage du ministère Roblin.Depuis qu’il est ministre à Ottawa, M.Rogers a cru bon de transplanter ici quelques-uns de ses valets de là-bas.Et, depuis une couple d’années, c’est pour cela que nous voyons de temps à autre, dans les tribunes du public, à la Chambre, des faces patibulaires, bien connues de M.Rogers, leur patron.Ce que je dis là peut sembler un hors-d’oeuvre aux gens de la droite, car ils le savent déjà Nous aussi, à gauche.Mais le publie ne le sait pas encore assez.Et je prends avantage de l’occasion pour lui faire connaître certains côtés du ministre des Travaux Publies, afin que personne ne se méprenne et aille le croire, quand il parle vertueusement du “domaine public livré en pâture aux brigands libéraux.” * * * C’est, du reste ,un peu l’attitude que prend M.Rogers, et, avec lui; toute la droite.Quelques députés viennent à la rescousse du ministre et racontent, chacun d’eux, un scandale survenu, prétendent-ils, dans le ministère de l’Intérieur, an temps de M.Oliver.Tout d’abord, M.Rogers proteste contre les attaques, les calomnies et les vitupérations de “la presse reptile” à son endroit.“Elle en est venue à un tel point, dit-il, que si un vieux cheval mourait d’inanition, rue Sparks, à Ottawa, le Globe et la Free Press m’en tiendraient responsable et me dénonceraient à la vindicte du public.Je défie qui que ce soif de porter atteinte à mon honorabilité, ajoute-t-il, et je suis prêt en tout temps à faire face à mes ennemis.” Cependant, ceci n’empêche pas que, plutôt que de se défendre, M.Rogers se porte à l’attaque.Dans son discours de près de deux heures, il parle à peine dix minutes de l’affaire Donaldson.Et c’est, d’abord pour dire que cette concession s’est faite d’après des règlements établis en 1908 par M.Oliver, puis pour affirmer qu’il n'a eu nulle connaissance de toute celte transaction.C’est tout.Il ne nie pas la valeur considérable du terrain, quoiqu’il trouve ridiculement exagéré de la porter à $374,000, comme un agent d’affaires de Prince-Albert ie télégraphie à M.Oliver.Il ne nie pas non plus la vente faite sans annonces préalables, et subrepticement, à vrai dire, sous le couvert d'une inscription pour homestead.La version du ministre, sur ce point, c’est qu’il a tout ignoré, meme ie don de Donaldson.11 l’affirme net.M.Martin fait mine d’avoir des doutes à ce propos.M.Sproule remarque qu’il faut accepter la dénégation du ministre.“Je l’accepte, mais je puis rester libre de n’y pas croire”, ajoute M.Martin, en marge du discours.Le ministre des Travaux Publics, le fond du débat escamoté en quelques mots, entreprend d’établir que M.Oliver fut, lui, un excellent ministre pour ses amis, un piteux administrateur des terres fédérales.11 aurait cédé, en 1908 .pour une égale somme de dix piastres, à un nommé Everett, de Prince-Albert, beau-frère d’un organisateur libéral, et ami d’autres amis politiques du ministère Laurier, un bloc de terrain pris à même la réserve forestière dont on pariait tantôt, et ce, sans avis préalable, non plus, quoique plusieurs hommes d’affaires eussent déjà demandé au ministre de leur céder ce homestead.Sur instruction de M.Oliver, affirme M.Rogers, Everett eut la préférence; et, peu de temps après, il revendait pour $100,000 ce qu’il avait eu pour dix piastres.Pour corser sa riposte, M.Rogers accuse en outre le ministère Laurier d’avoir été sous la coupe d’un groupe de libéraux de l’Ouest, “ — sorte de compagnie à fonds social dont le seul capital réel était l'influence qu’elle avait auprès de M.Oliver”; — il nomme, comme chef de cette clique, uh M.R.E.A.Leech, aujourd’hui de Régina, “plus puissant, dit-il.dans les ministères, que n’importe quel ministre, et qui obtenait pour ses amis tout ce qu’il voulait, à tel point que, dans l’Ouest, on l’appelait “le roi de l’Ouest”.Et le ministre s’indigne de manière amusante contre une opération d’après laquelle, si clic eût abouti, un M.William Crawford, chef libéral de l’Ouest, aurait cédé au ministère de l’Intérieur, au temps de M.Oliver, un mauvais terrain rocailleux, sis.dans le parc actuel de Banff, en Colombie Anglaise, en échange d’une réserve forestière renfermant 169,000,000 de pieds de bois.“L’arrêté ministériel était signé du commencement d’octobre 1911, douze jours après la ohûte de M.Laurier, dil M.Rogers.Mais j’ai eu vent de l’affaire, j’en ai été stupéfié, et j’ai fait infirmer celte décision!” Le ton vertueusement indigné du ministre fait pouffer de rire toute la gauche, tandis que la droite souligne de scs applaudissements la tirade où M.Rogers s’écrie: “Et voilà la manière dont les libéraux récompensent leurs souteneurs, à même le domal- (SVITE A LA 2àme PAGE) s LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, IX AVRIL iyi3 VOL.IV.— No.ol 5 Coupon de Vote BON POUR 5 VOTES Ce coupon sera nul après le 30 avril 1913 CONCOURS DU “DEVOIR 5 NOM HUE VILLE District No., .• .Ce coupon vaudra cinq votes s’il est rempli suivant les indications et envoyé^ au gérant du concours à la date ci-dessus mentionnée ou avant.Les coupons doivent être en bon ordre et réunis en paquets.L'on doit écrire le nombre de votes sur le coupon de dessus.i LETTRE D’OTTAWA (SUITE DE LA lêrr PAGE) ne public du grand peuple canadien!” “Comedianlel" murmure, dans J.i tribune, un vieux journaliste sceptique.D’autres orateurs y vont de leurs scandales libéraux, après que M.I.aurier a offert au ministre l’adhésion de la gauche, s’il veut faire une enquête complète sur l’affaire Everett.Et M.Taylor, de la Colombie Anglaise, affirme que, du temps de M.Oliver, le ministère de l’Intérieur a cédé à trois favoris libéraux, de la Colombie, au prix de $1.50 l’acre, tiKO acres de terre à culture, d’un prix moyen de $500 à $800.“Aussi, ces gens ont-ils revendu ce bloc de terrain à un bénéfice net d’un million et demi”, ajoute-t-il.A quoi le docteur Neely répond par un discours vide de sens; il cède la place à M.MacKay, de Prince-Albert.Député conservateur, celui-ci prétend bien connaître l’affaire.C’est sans doute pour cela qu’il fuit une dizaine de fois le tour du sujet, sans l’approcher beaucoup.Il parle une heure et demie; M.McCraney lui répond en dix minutes, et e’est le vote.* * * Aux sonneries qui les convoquent à la salle des séances, les députés arrivent de tous les coins du parlement, mais surlout du café el de la ta-aagie.l’n groupe fait son enlrée en chantant des airs canadiens, dont M la claire Fontaine”, et, une fois assis, entonne le “O Canada”, que le premier ministre lui-même chante on choeur avec le reste de la Chambre.Un autre groupe, un peu fripé, arrive de la chambre 16, où il vociférait tantôt avec ensemble.MM.Pugsley et Rogers, ennemis à la Chambre, reviennent bras dessus bras dessous du restaurant où ils prenaient il y a quelques minutes une collation, en un tète-ù-tête amical.A deux heures quart, les secrétaires enregistrent le.s votes.La scène est tranquille.Quatre-vingt-quinze volent contre la motion de censure, cinquante-six l’approuvent.La droite applaudit le blanchissage apparenl de M.Rogers.Et comme la séance va se clore, M.Pugsley, pince-sans-rire, se lève et dit: “Je suis surpris de voir que la Chambre ne se forme pas en comité du budget.La presse conservatrice passe son temps a dire que l’opposition retarde le vote des prévisions budgétaires.C’est faux.Nous sommes toujours prêts à l’étude des charges du budget.Travaillons-y donc tout de suite, si le ministère est sérieux.” Et M.Pugsley, gravement, se rassied.La Chambre se tord de rire, à cette proposition : il est deux heures et demie du malin, ce serait le temps de terminer la séance.Mais la plaisanterie semble si bonne à la gauche qu’elle insiste.En vain M.Borden déclare qu’il y avait entente, mercredi soir, que la Chambre ne voterait pas d’argent, aujourd’hui.“Il n’y a pas eu de telle entente”, clame la gauche.— “Fort bien; dans ce cas, ajoute M.Borden, nous allons nous mettre immédiatement à l’étude.” Cette décision su- L’ENDURANCE DU PAPEFihmeuble PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES Elle est un objet d’étonnement pour son entourage.— Le Saint-Père se lève et signe des décrets.-—On redoute une rechute à laquelle le vénérable pontife ne pourra résister -'VvpiÇMi:i , Rome, 17.— La science médicale et une constitution robuste ont été les causes qui ont amené un changement favorable dans l’état du Sou-rain Pontife.Le bulletin publié, ce matin, atténue l’anxiété présente, mais il y en a qui sont sceptiques et craignent une troisième rechute, due à la faiblesse générale du patient et à sa volonté d’agir à sa guise en dépit des recommandations des médecins.Le bulletin publié à 8 heures, ce soir, était tout à fait rassurant.Le voici: Sa Sainteté a passé une bonne journée.Il n’y a pas eu de fièvre.Ce soir, sa température est de 98 degrés.Il n’y a pas eu de changement dans les symptômes bronchiques.” De bonne heure, aujourd’hui, le pape a déclaré qu’il ne s’était jamais senti si bien depuis sa première rechute.Le gai soleil pénétrant dafts la chambre et l’inondant de clarté lui conseilla de quitter son lit, ce qu’il fit sans aucune assistance.Le cardinal Merry del Val, le secrétaire papal, a visité le pape, ce soir et, après en avoir obtenu la permission des médecins, a soumis à sa signature plusieurs décrets d’un caractère urgent.Le pape les a signés d’une main forme et nette, son écriture étant absolument la même qu’avant la maladie.Le profond chagrin que manifeste le gouvernement italien au sujet de la maladie du Souverain Pon life a été démontré aujourd’hui, lorsqu’un chargé spécial s’est présenté au Vatican et a soumis une requête de mandant un rapport complet de l’état dans lequel se trouvait le Saint-Père.La princesse Belmonte, dame de la suite de la reine douairière, est allée au Vatican cet après-midi, et a de mandé à Mgr Bressan, au nom de la reine, des informations détaillées sur l’état de santé du pape Pie X, se faisant en même temps l’écho des plus chers souhaits de celle-ci pour qu’il revienne promptement à la santé.LA MAISON DE SAVOIE ET LE VATICAN Les relations entre la maison de Savoie et le cardinal Sarto, avant qu’il fût élevé au pontificat, furent toujours très cordiales.Lorsque le roi Humbert et la reine Marguerite visitèrent Venise en 1895, le patriarche Sarto demanda des instructions au cardinal Rampolla, alors secrétaire papal.Ce dernier répondit en lui disant de quitter Venise, mais il le laissa en même temps libre d’agir à sa guise.Le cardinal Sarto rendit visite aux souverains et les invita à venir au Patriarchât, ce qu’ils firent.Comme le cardinal Sarto se trouvait assis entre les souverains, le roi Humbert lui demanda en souriant: “Que dirait Rome si Rome pouvait nous voir?” Pour toute réponse le pa triarche lui tendit la lettre du cardinal Rampolla, ajoutant: “Mais à Venise je suis “maître”.Un grand nombre de cardinaux, de prélats et de membres de l’aristocratie se sont aussi présentés au Vatican pour s’enquérir de l’état du vénérable malade.Le Dr Amici a visité le pape deux fois durant la nuit et lui a administré des remèdes après quoi le malade s’est endormi de nouveau.WSE1L MWiPAL OE LACHINE Une demande du Dr Beaudoin au sujet de la prise d’eau de la ville.— L’échevin Carignan et la M.L.H.&P.— Autour d’ une licence.— La question du tramway On évalue à 3,700 personnes le nombre qui a visité l’exposition de l’Arena hier soir.Pendant la soirée on a fait circuler une requête demandant aux organisateurs de l’Exposition de la continuer jusqu’à mercredi prochain.La requête, pour des raisons de force majeure, fut sans succès.La clôture aura lieu samedi soir.Tous les exposants seront alors conviés à un souper donné à l’hôtel Corona.M.Max.Daoust, président de la Daoust Realty Company, présidera le souper.TRANSACTIONS D’HIER On a conclu hier une des plus fortes transactions depuis le commencement de l’année.M.Moses Vincberg a acheté le King’s Hall, situé rue Sainte-Catherine ouest.Cette propriété comprend plusieurs magasins.L’acquéreur a dû verser près d’un million de piastres.Les vendeurs élaienl MM.A.L.Pacaud, Ltd.Un syndicat présidé par M.John Rosenberg a acheté de M.A.J.Hart des propriétés portant les Nos 928A à 931 de l’avenue de l’Hôtel de Vile, et 98 à 110 et 124 à 188 de l’avenue Duluth.$92,500.M.J.R.Cowans a acheté de la Lachine Realties, Ltd, cinq arpenis de terre longeant l’avenue Roek-field.$36,800.M.E.R.Déoary a acheté de M.L.Jasmin un lopin de terre situé dans la paroisse Saint-Laurent.$18,000.Le Dr F.IL G.Janet a vendu à M.S.Davies et autres une propriété portant les Nos 421 à 449 de la rue Drolet.$19,000.M.D.1.Lyons a vetjdu à M.J.B.Rodier la partie sud-est d’une propriété portant les Nos 2527 à 2531 de l’avenue du Parc.$12,250.La Canada Congregational Missionary Society a vendu à M.J.H.Olsen et autres des lots longeant la rue Amherst.$11,200.M.A.Boyer a vendu à M.N.Rom-bach une propriété située rue Notre-Dame, Lachine.$9,500, Faits ¦ Montréal APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils 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Ouest, sept pièces et chambre de toilette, chauffé, eau chaude toute l’année, poêle à gaz, glacière, installation d’éclairage électrique, extincteurs chimiques, glace fournie gratuitement, accommodation de premier ordre, échelles de sauvetage.S'adresser au concierge ou à R.Bédard, 55 rue S.Frs.-Xavier.Tél.Main 3?"9.POINCIANA APARTMENTS 56 o at Sherbrooke, 4 pièces, chambre de toilette, chauffé, eau chaude toute Tannée, poêle à gaz, glacière, installation d’éclairage électrique, extincteurs chimiques, échelles de sauvetage, accommodation de premier ordre.S’adresser au concierge ou à R.Bédard, 55 rue S.Frs-Xavier, Tél.Main 3869.YORK APARTMENTS 235 et 245 rue Mance près de la rue Prince-Arthur, 8 pièces et chambre de toilette, chauffés, eau chaude pendant toute Tannée, poêle à gaz, glacière, installation d’éclairage électrique, extincteurs chimiques, échelles de sauvetage, accommodation de premier ordre.S’adresser au concierge ou à R.Bédard, 55 rue S.Frs-Xavier.Tél.Main 3869.COLONIAL APARTMENTS 802 Ouest, rue Dorchester, 8 pièces, chambre de toilette, chauffée, eau chaude pendant toute Tannée, poêle à gaz, glacière, installation d’éclairage électrique, extincteurs chimiques, échelles de sauvetage, accommodation de premier ordre.S’adresser au concierge ou à Rodolphe Bédard, 55 rue S.Frs-Xavier.Tél.Main 3869.bile, couverte des applaudissements de la droite, laisse froid M.Pugsley.A peine M.Borden a-t-il donné sa réponse que M.Pugsley, aussi imperturbable que si la scène était ordinaire, demande: “Quelle page des prévisions budgétaires?” Rires universels.— “Prenez le chapitre des cadenas!” interrompt M .Ethier.M.Blondin, président du comité du budge!, commence à lire un chapitre des prévisions.Des voix, a droite, crient: “Adopté!” — “Pas si vile, à Tordre, donnez des explications!” crie la gauche.Les gens sont d’excellente humeur, mais plutôt taquins.Au chapitre des traitements pour les fonctionnaires de la douane, Tobstruc-, tion évidente se manifeste, de la part de la gauche; elle entreprend dri discuter le renvoi de gens dont les noms n’apparaissent pas dans la liste des traitements à voter.Points d’ordre, interruptions, cris, vacarme, tumulte, mots et expressions non parlementaires, tout arrive el se succède.A trois heures et demie, comme nous fermons notre courrier, le vacarme menace de durer toute la nuit; et nos députés, pour employer le terme juste, se chamaillent cordialement.C’esl encore une des beautés du régime parlementaire, que ces discussions dépourvues de sens commun, où des gens intelligents par ailleurs passent des nuits blanches à se prodiguer des aménités inutiles à la bonne administration du pays.G «orges PELLETIER.Service de la banlieue du C.P.R.DE LA GARE DE LA.RUE WINDSOR.Commençant 1> 5 mai ¦ 5.10 p.m.Tous les jours, excepté le samedi et le dimanche.Pour Pointe Fortune, arrêtant à Reaconsfield, Sainte-Anne et à l’ouest, arrivée à Rigaud 6.25 p.m.Commençant le 10 nini : 1.20 p.m.Samedi seulement.Pour Rigaud, arrêtant à Pointe-Claire, Heaconsfield, Ste-Anne et à T ouest arrivée à Rigaud, 2.30 p.ni.Commençant le 6 mai : De Rigaud, 6.30 a.m., tours les jours, excepté le dimanche, arrivant à Montréal à 7.50 a.m.De la gare Place Alger.Le service d'été des trains entrera eu opération dimanche, le 18 mai.r.-+- EXAMENS DES ARTS INDUSTRIELS A L’ECOLE POLYTECHNIQUE.Les élèves de TAitelier des Arts In-pistriels à l’Ecole polytechnique ont passé mercredi, Texamen pour l'admission en deuxième année.MM.Denis, Forest, Lêveillé, Mület-te et Asselin sont admis aux études le 2e année.M.Mülette sort premier du concours avec 18 points et VT.Forest deuxième avec 17 points.Les inscriptions aux cours d’art Industriel de l’Ecole polytechnique sont reçues dès maintenant pour la prochaine année scolaire commençant au mois d’octobre.Un avocat envoyé aux assises (Service particulier) New-York, 17.— John Nicholson Anhut, un avocat, a été envoyé aux assises après avoir été trouvé coupable, par le grand jury, de corruption, au cours de ses tentatives dans le but d’obtenir la mise en liberté d’Harry K.Thaw, actuellement détenu dans un asile d’aliénés.-4.- Trois pompiers meurent dans un incendie Philadelphie, 18.— Quinze pompiers ont été ensevelis sous un mur lors de l’incendie qui a ravagé la manufacture de bonbons de W.P.Scott.Trois sont morts, les douze autres sont blessés dont plusieurs grièvement.Les pompiers ont eu une grande difficulté à empêcher les flammes d’atteindre les maisons environnantes.Les dommages à la manufacture sont évalués à $100,000.-4- Les camps militaires Ottawa, Ont., 16.— Les manoeuvres de la troisième division auront lieu vers le premier juillet et Ton fait le.s préparatifs en conséquence.Toute l’infanterie urbaine prendra part h des manoeuvres de tactique qui dureront trois jours et comprendront les régiments de Peterborough, Kingston, Ottawa et Brockville.Il est probable que ces manoeuvres auront lieu dans le district de Peterborough.Le.s deux faits principaux de I assemblée du conseil municipal de Lachine hier soir ont été la discussion provoquée par les deux demandes qui ont été faites par M.le Docteur Beaudoin, médecin de Lack inc.et la “Montreal Light, Heat and Povyer Co.” La pfcinicre de ces demandes a trait à la prise d’eau de la municipalité de Lachine.Après avoir fait une enquête minutieuse de cette eau, le Dr Beaudoin en est venu à celte conclusion qu’il était très dangereux pour la santé publique des citoyens de Lachine de s’en servir.D’après les résultats de l’analyse qu’il en a faite, il a pu constater qu’elle était considérablement contaminée et qu’il fallait de tuuten écessité obvier à cel état de choses.M.le Dr Beaudoin, à la suite d'une étude approfondie de la prise cl’eau située entre Pointe-Claire et Sainte-Anne de Bellevue, en compagnie du Dr Lesage, maire de la municipalité de Pointe-Claire, déclare que si l’eau dont s’approvisionne Lachine est dans de si mauvaises conditions, c’est dû en grande partie aux canaux d’égouts qui.avec les récentes inondations, dont a souffert cette municipalité, ont entièrement pollué la source d’approvisionnement.Il suggère comme remède de suivre l’exemple de la compagnie de Montréal, qui, dans de pareilles circonstances, traite l’eau qu’elle feurnit à la ville au moyen de Thy-pcchlorite de chaux qu’elle laisse en suspension dans ses réservoirs Ce système, fait-il remarquer, est peu dispendieux et il permettra, croyons-nous d’éviter un des plus grands dangers qui menacent aujourd'hui la santé publique des habitants de Lachine.L’échevin Martin demande aussi au conseil de faire compléter la canalisation des tuyaux de Taqne-duc afin que l’eau puisse y cricu-ler librement.Ceci, croit-il, aurait pour effet de faire cesser les nombreuses plaintes qui sont faites par les citoyens de Lachine au sujet de l’eau de moins en moins potable que la municipalité leur fournit.- -^pTprS?Dans une letlre envoyée au conseil de ville de Lachine, la “Montreal Light, Heat and Power Co.” demande aussi qu’on lui fasse con-ni.îlre au plus tôt les rues qu’on a l'intention de paver afin qu’elle puisse y poser au cours de cette année les tuyaux, qui fourniront le gaz à la ville (je Lachine.Tout en reconnaissant l’avantage que retireraient les citoyens de celte municipalité, si cette compagnie faisait ses travaux, Téchevin Carrignan s’élève avec force contre l'attitude impérieuse dont elle lait preuve en faisant connaître ses intentions vis-à-vis des citoyens de Lachine.11 s’en prend au Conseil lui-même qui, par le passé, n’a i>as su prendre assez énergiquement les intérêts de cette mumei-palilé à la législature provinciale.L’échevin Léger fait alors remarquer que la compagnie de Montréal, contrairement à ce que semble affirmer Téchevin Carrignan, n’a pas à sa connaissance lait accepter de bill à la législature de Québec aux fins de s’assurer certains privilèges sur la municipalité de Lachine.“Nous pouvons taxer cette compagnie, dit à son tour Téchevin Martin, de façon à faire tomber tous les scrupules de Téchevin Car-rignan- Ce sera notre meilleur moyen de compenser ces soi-disant empiètements dans notre ville.” On lit ensuite une letier des membres de la Ligue du Sacré-Goeur, accompagnée de celle du curé de Lachine, M.l'abbé L.Savarin, demandant au conseil de s’opposer au “transfer" ou à l’octroi d une licence à M.Clément.Cette demande sera prise en considération a une séance ultérieure.A la fin de la séance, Téchevin Uarrignan averlit le conseil que le president de la compagnie des 1 ramways de Montréal recevra aussitôt après son retour d’Halifax, la delegation des citoyens de Lachine relativement à la requête que t es derniers veulent présenter à la compagnie pour lui demander d’a-mehorer son service entre Lachine et Montréal.Cinq aéronautes français sont tués dans une envolée à Noisy-ie-Grand Le “ Zodiac ” s’écroule d’une hauteur de 650 pieds et ses cinq occupants sont tués.La nomination doit être faite sur ce blanc.Vous n’avez qu’à le remplir tel qu’indiqué et l'envoyer au Gérant du Concours, “Le Devoir”, Montréal.BLANC DE NOMINATION BON POUR 1000 VOTES DATE .• • • • • 1913.Je nomme .Rue et Numéro Ville.District No.Comme candidat dans le concours du journal “Le Devoir”.Signé .Adresse.Cette nomination vaut 1000 votes.Chaque candidat n’a droit qu'à une seule nomination.Le nom de la personne qui fait la nomination ne sera pas divulgué si on le désire.Noisy le Grand, France, 18.— Une des plus terribles catastrophes qui aient jamais été enregistrées dans les annales de la navigation aérienne est survenue hier après-midi, alors que le ballon militaire “Zodiac” est tombé d’une hauteur de 650 pieds causant la mort de ses cinq passagers: les capitaines C.la-venad et Danone, le lieutenant de Vasselot, le soldat Rechy et le pilote civil Amont Thieville.Toussé par un fort vent, le ballon passa rapidement uu-dessus de Taris et arriva à Noisy le Grand.Soudain on le vit capoter el tomber.Des paysans qui travaillaient dans le.s champs se portèrent aussitôt au secours des aéronautes, mais eurent beaucoup de difficulté à les retirer de_ la vaste masse de soie.Trois des passagers, Clavcnad, Réchy et Aumont Thieville avaient été tués sur le coup.Dénoue et De Vasselot respiraient encore.Ils furent placés dans une automobile qui justement passait sur la grande route et transportés aussitôt à l’hôpital militaire de Vincennes.Dénoué expira en chemin et De Vasselot à l’hôpital.F/ii cause de Taccident demeure encore un mystère.On croit qu’il est dû à une déchirure de l'enveloppe, laquelle semble avoir été faite avec inlention.Une autre théorie veut que la valve n’ayant pas bien fonctionné, un des aéronautes per- dit la leteel coupât l'enveloppe sant immédiatement le déuo ment du ballon, H J-appareil enregistreur inu que le “Zodiac” es! passé nu-d( O rn!ial-s .:l une, altitude d'env pieds, après quoi il desce puis monta au-dessus des nu ici 1 apapreil s’arrêta.Des sol qui se trouvaient à Fontenay-.' Bois, disent que la corde fut a eel endroit.Ils essayèrent < tenir mais le vent était trop fo ils furent obligés de la lâcher.Un avocat tente de se tuer Thicago, 17 — John E.Wayman, ancien procureur de l’état, s’est tiré deux balles dans le corps à sa residence, aujourd’hui et est maintenant dans un état, désespéré.On attend sa mort d’un moment à l’autre.On dit que Wayman s'est suicidé parce qu’il ne pouvait endurer les souffrances de toutes sortes que 'ni causait une maladie qui le minait depuis longtemps.Wayman n’avait démissionné que depuis peu.Son terme d’office fut remarquable par Us çonrsuites intentées il des politiciens éminents de l’état, sous l'accusation de corruption.DECES D’UN TOURNE-CLEFS Joseph H.Jobin, le tourne-clefs, du Palais de Justice, est mort hier à sa demeure 324 avenue de THôtel-de-Ville, après avoir été malade durant deux mois.Le défunt était âgé de 55 ans et avait été membre du corps de police pendant douze ans, et pendant les seize dernières années geôlier au Palais.LE TRAMWAY Antonio Bellono, âgé de 19 ans et domicilié No 2064 rue Saint-Hubert a été renversé par un tramway de la rue Sainte-Catherine, coin des rues Létourneau et Sainte-Catherine.Le blessé a été transporté à l'hôpital Notre-Dame, où son état est critique.QUI EST-ELLE?Le corps de la jeune femme trouvée mardi dernier au Sault au Récollet, n’a pas encore été identifié.Le docteur McTaggart a fait Tautopsie du cadavre.COMMIS ACCUSE DE VOL.Armand Bélair, âgé de 42 ans, commis à l’emploi du Pacifique Canadien, a comparu hier matin devant le juge Leet sous l’accusation d’avoir volé $1,200 à la compagnie.Bélair a plaidé non coupable.UN SORDIDE PERSONNAGE.Simone Buananno, arrêté lundi soir par l’inspecteur O’Keefe, a été renvoyé pour examen volontaire sous l’accusation d’avoir pratiqué la traite des blanche.Une femme de Philadel phie a témoigné contre le prévenu.Seules les personnes intéressées dans la cause sont demeurées dans la salle du procès.TENTATIVE DE SUICIDE Hier soir, Arthur Christian Swanson, de Rutland, Vermont, a tenté de se suicider à la gare Windsor en se coupant la gorge avec un rasoir.Trois jeunes immigrants anglais l’aperçurent gisant derrière un amas de colis et avertirent aussitôt Joe Lewis, qui manda l'ambulance de l'hôpital Victoria.Swanson semble âgé de 27 ans et est de nationalité norvégienne.L’on n’a pu obtenir aucun renseignement sur son compte.Le blessé n’a pas voulu déclarer les motifs qui l’avaient poussé à accomplir cet acte de désespoir.-4- “ Young Kid Carter ” confesse froidement MAISON A LOUER 631 Saint-André, près Sherbrooke, maison à louer, chauffée par le propriétaire, 8 pièces, chambre de bain moderne, électricité.Ménage complet fait par le propriétaire, $35.00 par mois.S’adresser 629 Saint-André.A VENDRE A VENDRE Plusieurs propriétés, hôtels, salles à manger, magasins cigares, épiceries, maisons meublées pour louer des chambre, etc.S’adresser Jean Castelli & Cie, 117 Ste-Catherine, en face “La Patrie”.Au 1er mai, Jean Castelli transportera son bureau à l’Edifice “La Patrie”.CHEVAL A VENDRE Magnifie) uo étalon noir, enregistré percheron de 7 ans, pesant 2000 livres.S’adresser chez Henri Daigneault, village Richelieu, Co.Rouville.Notre-Dame Bon Secours.LOTS A VENDRE J’ai des lots à vendre (50 x 150) dans le centre du village de Saint Paul des Métis, Alberta, à des prix très bas pour argent comptant.Ces lots sont garantis hauts et secs.Alf.Denis, P.O.Box 725, Edmonton, Alta.PROPRIETES A VENDRE PAR Alphonse Prieur 2176 BOULEVARD SAINT-LAURENT Phone Saint-Louis 2629 $17,500 banquo, chance —Boulevard Saint • Laurent, f, logements, voisin d’une d'argent à faire.—Saint-Urbain, 2 logements étages.Revenu 10 pour ci peut donner du 12 pour cent, près de la Bernard.AVIS A TOUS Je fomrneneerai à vendre le 3 mai courant, 600 lois cio terrains des mieux situés dans Viauville, de la rue Ontario à la rue Notre-Dame, i\ l’ancienne résidence Vian.Venez voir cela.ALPHONSE PRIEUR, 2176 Boulevard Saint-Laurent.Phone Saint Louis 2529.RGBIGHAUD & MEIANCON 333 Laurlor-Eat.— Tél.Saint-Louis 519J $4,200 RUE MARQUETTE, rsrenu 10 pour cent.Comptant $1,900 ce cnn—rue chateauguay, z moi sons et un terrain, 45 x 115.Comptan! .1(3,500.Revenu $600.Ç7 Cnn—MAI8°-VS rue Carrières I f «JUU 42 x 127, sur deux rues, 3 logements ut écurie, près Laurier; 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dans l’après-midi du jour de TAn.I a victime mourut quelques jours après le crime, en disant qu’elle ne savait pas pourquoi on l’avait assassinée.$85,000 -HOMMES D’AFFAIRES I 17 logements, 9 magasins.2 enliis, revenus $6,600.Comptant $25,01)0.Bn lance 6 pour rent.çifî nnn-SAmT • aü hkcollet, I magnifique rfottuge, Roule viird deR Onnos, prfo de l’église, tout fini en bois franc, Il appartements modernes, terrains 75 x 98.Comptant, $2,500.PLUSIEURS autres bargain r de $1.800 h $2,000, peu de comptant, $800 en montant; auRRt 1 Arm in & très non marché rue St-Denis.Outremont, et un peu partout.Bargain h prompt acheteur.W.B0n~RUE PAN15T’ Prô* Démenti-J WWW gny, 10 logements, deux magasins, compris terrain 40 x 10O.Comptant $2,000.Revenu $936 par année, il prompt acheteur.çc Onn-^nATEAmwANn, a i()gr- mints, écurie, boutique 25 x 105, Comptant $1,800.Bon revenu.ROBIGHAUD & MEIANCON 338 Hurler Est.— Tél.Saiut-Leui, B184 -T A VENDRE Rue Desery, No 274, une magnifique propriété de 3 logis; prix $6,000.S’adressez à C.Gauthier, 183 Saint-Germain.OEUFS A VENDRE Oeufs pour incubateur.S’adresser à Jutras & Frères, St-Albert, comté Ar-thabaska.OEUFS ET VOLAILLES Manuel pratique sur l’élevage des animaux de basse-cour, orné de nombreuses gravures.15 centins par la malle.La fameuse couveuse Des Moines.Circulaire gratis.O.Rolland, Boîte 2363, Montréal.DIVERS ARGENT A FRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, ous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêtê; 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TOC.IV.—¦ No.89 DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 18 AVRIL 1913 3 - POLITIQUE ETRANGERE L’INCIDENT DE NANCY Avant même d’avoir le rapport officiel, on parle de punitions.— Le maire de Nancy interdit les représentations de la pièce qui a fait naitre l’affaire de Grenoble.— L’opinion d’un Anglais Paris, 18.— Le rapport officiel de l’incident de Nancy n’est pas encore arrivé au ministère de l’Intérieur qu’on parle déjà de prendre des précautions pour que semblable affaire ne se répète pas à la frontière.Le maire de Nancy a défendu les représentations au théâtre municipal d’“Un Coeur de Femme”, la fiièce qui a provoqué la manifesta-ion de Grenoble.Les fonctionnaires de Nancy, responsables de l’ordre pubMc, seront punis.L’OPINION D’UN ANGLAIS Londres, 18.— E.Harold Spem rier, un journaliste de Loudres qui était dernièrement en France, écrit au Daily News: “L’étonnante échauffourée entre Français et Allemands à Nancy a été suivie par un incident à Grenoble.“Ceux qui ont récemment voyagé en France n’en seront pas surpris.Ces incidents sont justement ceux à quoi l’on pouvait s’attendre après avoir vu une pièce comme “Alsace”, qui ridiculise, ouvertement et d’une façon flagrante, tous les types d’Allemands.Jouées à la frontière, avec la permission du gouvernement français, malgré que des milliers d’Allemands vivent paisiblement en France, des pièces semblables doivent avoir un effet moral très troublant pour les Français."Il y a quelques semaines je demandais au baron d’Estournelles de Constant, le sénateur pacifiste: —“Ces gens-là veulent-ils la guerre?Il me répondit: —“Non, ils ne veulent pas la guerre, mais ils veulent l’atmosphère de la guerre.Ils veulent s’approcher le plus près possible du précipice.sans tomber dedans- “C’est précisément là qu’est le danger, et c’est ce qui est arrivé en 1870.Alors la France ne voulait pas la guerre, mais elle voulait humilier l’Allemagne.C’est ce qui donna aux généraux allemands la chance qu’ils cherchaient.” M.Spender n’est pas loin de croire qu’en l’état actuel des esprits, la guerre aura lieu, si l’état-major allemand croit que l’armée est prête à la guerre.Il pense que l’Angleterre seule peut, par ses amitiés en France et en Allemagne, offrir ses services comme médiatrice.L’OPINION DE LA PRESSE FARN-CAISE Paris, 18.— Le “Petit Parisien” dit : “C’est beaucoup de bruit pour rien- Les organes pangermanistes cherchent à gêner les relations franco-allemandes.” Le “Temps” appelle l'incident ETATS-UNIS Les sénateurs démocrates sont pris à partie LES REPUBLICAINS DENONCENT LEURS METHODES DE LEGISLATION RELATIVEMENT A LA REVISION DU TARIF.Washington, 18.— Le preéet de loi des démocrates pour la révision du tarif a subi sa première attaque au sénat aujourd'hui, et l'escarmouche à donné une idée de la bataille que se proposent de livrer les forces républicaines, lorsque le bill sera discuté aux deux chambres du Congrès.Supportés par un grand nombre d’intéressés, les sénateurs républicains ont demandé une entrevue au comité des finances et ont ouvertement attaqué la législation secréte qui se faisait actuellement au caucus démocrate de ia Chambre.Les sénateurs démocrates ont ré-! pondu que le comité des fioances ne se proposait pas d’accorder d’audien-, ces publiques.Forts des protestations contre le! projet de loi qui leur ont été soumises, tes membres républicains du sé | nat se proposent d’attaquer toutes les listes du projet de loi.Le sénateur Smooth a retenu les services de deux experts pour analyser le’ projet de loi Underwood et les mesures antérieures, afin que les protectionnistes puissent baser leur attaque sur des faits et des chiffres.D’autres républicains qui maintiennent que le projet de loi Underwood fera disparaître des industries très importantes, inisisteront de nouveau1 pour que les hommes d’affaires et les ouvriers aient l’occasion d’être entendus avant la passation du projet de loi.Au caucus démocrate de la Chambre, la liste he la laine a été discutée durant toute la journée.Des amendements pour insérer les hardes faites dans la liste gratuite et changer d’autres taux ont été défaits par une grosse majorité.Sur la fin de la journée,le caucus a disposé de la soie, de la pulpe et du papier, votant en faveur dès amendements tels que proposés par lecomité des Voies et Moyens.Dans la liste de la pulpe et du papier, le représentant O’Leary de New-York voulait accroître le tarif de quinze à vingt-cinq pour cent sur les portraits, les calendriers, les livres, les pamphlets et les étiquettes, mais tous ses efforts ont été futiles et la liste a été approuvée telle que sou-m’iso par le comité.Le débat a été plus animée sur la liste gratuite.Un amendement du représentant Bartlett de la Géorgie, pour insérer l'acide phosphorique dans la liste gratuite a été passé avec peu d’opposition.Le caucus complétera son travail sur la liste gratuite demain, puis commencera A s'occuper de l’impôt aiir le revenu.Il est probable que le caucus fasse son rapport à la Chambre lundi prochain.Les appels contre la révision du tarif Washington, 18 — Au cours dn dé- une tempête dans un verre d’eau et dit que la disproportion entre l’incident et les commentaires de la presse allemande est stupéfiante.M.Adrien Hébrard, directeur du “Temps”, traduit le sentiment public en disant: “11 n’y a que quelques jours que le gouvernement et le peuple français ont montré leur courtoisie et leurs sentiments à propos de l’incident du “Zeppelin”, qui avait fait qu’on se comprenait mieux de part et d’autre de la frontière.Il semble maintenant que la presse jingoïste allemande, vexée par cette mésaventure, ait décidé de détruire cette bonne impression et qu’elle ait vivement saisi l’occasion du tapage qui s’est produit dans un music-hall de Nancy pour accuser les Français de se conduire comme des galopins, de se montrer brutaux et lâches et pour demander de profondes excuses.“Nous n’avons rien fait pour provoquer une telle tempête de reproches.Tout en s’abstenant de répliquer, le peuple français tire les conclusions et prend bonne note de l’avertissement.” “L’Eclair” dit que la presse allemande, en injiuriant la France, manque de sang-froid et de justice.11 ajoute que le gouvernement français fera la lumière et gardera sa dignité.“L’Action” dit que quelques jeunes gens échauffés manquèrent peut-être de courtoisie, mais la presse allemande, en exagérant l’incident, fait preuve de mauvaise foi.“L’Autorité” est d’avis que l’incident est grossi à plaisir pour agir sur l’opinion allemande à propos des projets militaires.M.Jaurès, dans "l’Humanité”, prétend que les excitations de la presse nationaliste ont provoqué cet incident et peuvent faire naitre un grave danger.Le “Temps” dit que la presse allemande manque de sang-froid et dénature les faits.Il ajoute que nous devons rester calmes et observer la prudence, la mesure et la correction sans engager de polémique.Enfin, la “République française” dit que PAllemagne nous cherche une mauvaise querelle et qu’il convient de répondre en augmentant nos armements.” Dans les milieux diplomatiques, on déplore que l’Allemagne considère l’incident comme diplomatique, tandis qu’il est d’ordre judiciaire.bat, hier, les chefs démocrates du sénat ont donné avis aux manufacturiers, aux hommes d’affaires et aux salariés qu’il est inutile pour eux de demander d’être entendus au sujet de la législation tarifaire à l’étude.Le programme de l’administration est tout tracé et à moins de circonstances imprévues, le vote en sera pressé à la Chambre et au sénat.Le sénateur John Sharp Williams, du Mississipi, membre du comité des finances, a entrepris de répondre aux questions posées par les sénateurs Charles E.Townsend, du Michigan, Boies Penrose, de la Pennsylvanie, et Gallinger, de New-York, au nom des centaines d’hommes d’affaires et de travailleurs qui ont des suggestions à faire au sujet du tarif, après que la mesure aura été votée par la Chambre.Le sénateur Williams se faisait l’interprète des chefs démocrates et de l’administration.Au sujet des demandes adressées de tous les centres manufacturiers au sénateurs républicains par ceux qui désirent être entendus, il dit: “Parlant pour moi-même et, je crois, il semble préférable pour le pays qu’une législation de ce lérité que possible et nous ne devrions pas entreprendre d’entendre tous les Tom, Dick et Harray qui demandent à témoigner devant ce comité.Les affaires du pays sont arrêtées en quelque sorte.Les importations affectées et suspendues dans une certaine mesure.Il existe, comme il arrive toujours dans ce cas, une certaine incertitude dans l’esprit de ceux qui ont besoin d’acheter des marchandises.Le pays a entendu tous ceux qui ont voulu se faire entendre.Depuis trois ou quatre ans, le Congrès a entendu dire plus de choses sur le tarif que sur toute autre sorte d’affaires.Le bill du tarif des démocrates stipule qu’un droit de 10 cents par mi-not sera imposé sur l’avoine (grain) , pendant que la farine d’avoine sera inscrite sur la liste des articles admis en franchise de droits.On prétend que ces dispositions ruineront au moins une industrie américaine florissante.C’est, du moins, l’opinion exprimée dans un mémoire présenté au président Wilson par un comité de représentants des petits meuniers américains producteurs de farine d’avoine.Des copies de ce document ont été adressées aux membres de la Chambre et du sénat.JAPON Le recourt aux armes Tokio, 17 — Un orateur A la grande assemblée qui a eu lieu ici, ce soir, ayant demandé au gouvernement japonais de recourir aux armes pour protester contre le projet de loi californien, touchant le droit de propriété, l’immense foule présente l’a vigoureusement applaudi et lui a fait une ovation.Vingt mille personnes ont écouté divers orateurs qui ont dénoncé tour A tour le fameux projet de loi et pris A partie le gouvernement japonais pour son attitude servile.Plusieurs journaux de Tokio, en faisant des commentaires sur l’assemblée déclarent que celle-ci a été indigne d’v.n peuple civilisé et a été un terrain propice aux démagogues politique».MEXIQUE Une nouvelle révolution se prépare au Mexique PLUSIEURS ETRANGERS QUITTENT LE PAYS EN PREVISION D’UN NOUVEAU BOULEVERSEMENT POLITIQUE.— LES RE BELLES FONT DES PROGRES.WESTERN CANADA POWER COMPANY LIMITED FEUILLE DE BALANCE AU 31 DECEMBRE 1912 Mexico, 18.— On est très pessimiste dans la capitale quant à ce qu’il doit advenir du gouvernement Huerta.Il se peut que les généraux Enrique Obregon et Venustiano Carranza,commandants des forces insurgées, parviennent à renverser un gouvernement qui ne repose sur aucun appui solide.Tous les journaux, sans exception, disent que le seul espoir de salut repose dans l’emprunt d’une forte somme, pour rétablir les finances publiques qui sont en fort mauvais état.Ils ajoutent que le seul fait de ne pas reconnaître la présente administration rend celle-ci douteuse.Les banques semblent être dans le même état que le gouvernement et refusent d’avancer de l’argent, à moins que ce ne soit A des prix exorbitants.D’un autre côté, le coût de la vie à considérablement augmenté, les marchands triplant le prix de leur marchandise.Les rebelles dans le nord, font de rapides progrès, comme l’indiquent les derniers rapports de Monterey et Saltillo, capitales respectives des états de Nuevo Léon et de Coahuila.Le chemin de fer est coupé A Linares, entre Monterey et Tampico, de même que la voie principale du chemin de fer national, entre San Luis Potasi et Faltillo.On rapporte de plus que Linares est occupé par les rebelles.La suspension du service des che mins de fer a concentré le commerce sur Veracruz et Tampico, principalement cette dernière ville.Le paquebot de la ligne Ward, qui est parti aujourd’hui, était bondé de passagers.Quelques-uns des riches voyageurs durent même se contenter de cabines de deuxième et troisième classe.Beaucoup d’étrangers quittent le pays, parce qu’ils craignent que l'anarchie ne fasse suite A la ré volution.Le gouvernement fait tons ses efforts paur arrêter les progrès des rebelles, mais le nombre de ces der niers grossit sans cesse et le mouve ment révolutionnaire actuel est le plus considérable et le plus menaçant auquel il ait été donné à un gouvernement de faire face deuuis nombre d’années.Il n’a pas encore été possible d’en voyer des troupes nombreuses dans le nord-ouest du Mexique et Chihuahda est pratiquement sans défense.L’état de Coahuila, excepté dans le sud, a été abandonné aux rebelles.Le Nuevo Léon n’est protégé que dans les villes situées le long de la voie ferrée et il y a peu de troupes du gouvernement dans l’état de Tamaulipas.Les rebelles ont pratiquement le contrôle de la frontière nord.Carranza et les autres chefs insurgés travaillent de concert et montrent qu’ils n'ont qu’un seul et même but : renverser le gouvernement Huerta et venger Madero.Des colonnes de ment de Carranza, s’avancent A l’est soldats rebelles, sous le commande-et à l’ouest et il n’y aurait aucune surprise si Monterey était attaquée.On croit que le général Trucy,le commandant des troupes fédérales, qui marche au-devant des rebelles, est menacé de voir son arrrée coupée par les rebelles.L’état de Durango est aussi un foyer de rebellion.EXECUTIONS SOMMAIRES El Paso, Texas, 18.— Les réfugiés arrivant ici, hier, rapportent que des corps pendent à presque tous les poteaux de télégraphe, le long de la ligne du chemin de fer Mexican Central sur une distance de cinquante milles, à partir de la ville de Chihuahua.Les troupes fédérales et celles des insurgés ont participé, dit-an, A l’exécution des prisonniers.A la suite d’une querelle au sujet d’une certaine quantité d’argent volée sur un train, la semaine dernière, Juan Bozal, ancien chef Orozco, a été exécuté par ordre de Pancho Villa, dont les hommes ont arrêté le train A l’ouest de Chihuahua.Bozal s’était joint à Villa pour une expédition contre les fédéraux.BELGIQUE Le gouvernement résiste à la grève Bruxelles, 17.— La grève générale pour le suffrage universel est maintenant stationnaire.Le travail a été repris en certains endroits, mais cela est contrebalancé par des additions aux forces des grévistes.Le mouvement n’est manifesté par aucun désordre.Il est évident que les socialistes font tout leur possible pour obtenir i’adhésion des travailleurs municipaux.C'est pourquoi les autorités de la ville de Bruxelles ont demandé que les ingénieurs militaires fussent placé dans les manufactures de gaz et d’électricité, par mesure de précaution.La séance d’aujourd’hui à la Chambre des Députés a été très animée.Le vieux chef clérical, Herr Wooste, s’est opposé avec force, au milieu des cris de protestation des socialistes et des libéraux, à toute concession de la part de la majorité.Le premier ministre a ensuite parlé, mais il n’a fait que répéter sa déclaration antérieure, à savoir que la grève n’avait encore rien accompli pour induire le gouvernement à se départir de son attitude actuelle.Deux bâtons de dynamite ont été trouvés sur la route près de Bruxelles, aujourd’hui.ACTIF Coût de la propriété, franchises et travaux .Matériaux et accessoires.Inventaire des magasins actuels.$129,263.08 Département des ventes.$ 13,512.36 Comptes recevables.Moins réserve pour comptes douteux 32,230.86 1,271.60 Argent en main et en banque $8,159,620.07 $ 142,775.44 30,959.26 6,611.82 PASSIF Capital actions.50.000 actions autorisées de $100 chacune .$5,000,000.00 30.000 actions émises de $100 chacune.Débentures à 5 pour cent sur 1ère hypothèque autorisées .$5,000,000.00 $8,339,866.59 $3,000,000.00 Emises: Courante.$4,000,000.00 En louis sterling ,£205,400 .999,613.32 Comptes payables: Comptes divers.154,219.01 Salaires.9,249.43 Dépôts des clients.610.50 $4,999,613.32 Compte contingent.Prêts et traites échues de banques Compte de profits et pertes .Balance au crédit.$ 164,078.94 5,000.00 157,863.28 13,311.05 $8,339,866.69 Montréal, 7 mars, 1913.Nous avons examiné et audité les livres et ivgmptes de la Western Canada Power Company, Limited, à Montréal, et à Vancouver, pour Tannée finissant le 31 décembre 1912.Nous avons obtenu tous les renseignements et les explications que nous avons demandés et nous certifions que, dans notre opinion, la feuille de balance ci-dessus est faite de façon à donner une idée véritable et exacte des affaires de la compagnie telles qu’indiquées par les livres à la date ci-dessus.L’inventaire des matériaux et accessoires en main a été certifiés par l’administration et accepté comme exact.RIDDELL, STEAD, GRAHAM & HUTCHISON, Comptables approuvés."XJëSDi HAMELIN & LEPAGE Immeuliles et Prêts, Occasions d'affaires 15 B’D ST-UURENT I Main 8270 AUX AMATEURS DE CHEVAUX, Nous avons en mains un brevet pour couverte de chevaux ou pour les pardessus, que nous sommes autorisés à vendre à très bon marché.Voilà une occasion superbe: un brevet pour bride de cheval,qui permet de se dispenser du mors de bride, vous pouvez conduire un cheval sans aucune difficulté et avec sécurité.Ces deux articles sont visibles à nos bureaux, premier venu, premier servi.HAMELIN & LEPAGE ANGLETERRE La juridiction d'appel Londres, 18.— On prétend que le bill de juridiction d’appel, tel que présenté^ par lord Haldane deviendra bientôt loi.Cette loi est bien vue dans les cercles judiciaires, elle prévoit la nomination de deux juges additionnels du conseil privé, au traitement de 61,000 livres par an.On croit cependant que cette dépense sera compensée par le nombre d’appels qui viendront des dominions d’outre-mer.MONTENEGRO L’offre à Nicholas Londres, 17.— La conférence des ambassadeurs a prolongé sa session, aujourd’hui.Elle aurait décidé d’offrir au Monténégro un prêt de $6,-000,000, garanti par les six puissances, comme compensation de la perte de Scutari.TROIS PETITS LIVRES QUTL FAUT LIRE T Billets du soir (deuxième série) d’Albert LOZEAU À bout portant de Nap.TELLIER "A Chroniques de Léon LORRAIN K._______________/ En vente au Devoir et dans toutes les librairies CHAQUE VOLUME 25c ; FRANCO 27c CHINE La république traverse une époque critique Pékin, 18 — Le gouvernement chinois a lancé un appel à toutes les églises chrétiennes de la Chine, leur demandant de choisir le 27 mai comme journée de prière afin d’être guidé dans la solution des problèmes critiques qui tourmentent le pays en ce moment.Des prières devront être faites pour le nouveau gouvernement ; pour le président de la République, qui n’est pas encore nommé; pour la reconnaissance de la République par les autres puissances; pour le maintien de la paix et l’élection d’hommes vertueux et courageux.O’est la première fois, qu'une nation non chrétienne ait fait une telle demande.Washington, 18 — Le major J.Ff Strong a été nommé gouverneur de l’Alaska en remplacement de M.Walter Clark.Le major Strong est l’éditeur de 1’ “Alaska Daily Empire”.' Londres, 18—La "Scotland Yard” a décidé de cesser ses recherches sur la mystérieuse disparition du banquier Martin.11 ressort d’après l’enquête faite hier, que certaines personnes préparent le terrain pour intenter une action en libelle contre un grand quotidien londonnien qui a confié la chose A la police.La navigation dans la rivière Détroit (Service particulier) Washington, 17 — La commission ! internationale du Canada et des Etats-Unis a fait rapport aujour-! d’hui aux deux gouvernements relati-i vement à la navigation dans la riviè-! re Détroit.¦ On y recommande la construction j !d’un barrage de 4,400 pieds entre! ITle au Sucre et Amherstburg.Ce | barrage aurait environ 1200 pieds en territoire américain.La Rivière Niagara Homesteads gratuits sur la ligne DU CHEMIN DE FER CANADIEN NORD DANS L’OUEST CANADIEN.Le chemin de fer Canadien Nord vient de publier une très intéressante brochurette française intitulée : “Gui de des colons”, et qui décrit les hnt eu facilement raison des Providence dans la partie d’ouvertu-fe ici aujourd’hui.Le résultat lut de 6 à 2.Le jeu fut loin d’être brillant, Mattern, le pitcher des visiteurs étant le plus en évidence.Bailey manqua de contrôle et ses passes, între-mêlées des hits des Montréal furent la cause principale de la défaite du club local.Résultat détaillé: PROVIDENCE AB.R.H.O.McDermott, Rluz, 3b .Shean, 2h .McIntyre .Onslow, lb Bauman, cf.O’M ara, s s.Kocher, c.Bailey, p.r.f.1 A.E.0 I) 2 1 4 2 3 o 1(1 2 3 » 0 2 3 2 1 5 9 27 14 (i 37 MONTREAL AB.R.II.0.A.E.Bilhaoley, l.f.Esmond, ss.Yeager, 3b.Mien, rf.Miller, lb 1 2 2 5 1 2 1 1 0 0 ¦> 3 1 0 9 0 Cunningham 2b 3 1 U 3 0 Demmitt, cf.Burns, c.Mattern, p.3 1 0 4 II II 3 I) 4 « (I 0 4 0 1 1 0 (I II 35 (i 5 27 12 4 Sommaire:— Montréal .300012000—-(3 Providence.000100100—2 Buts volés, Gilhooley, Demmitt.Sacrifice, Dennnitt.Double-jeu, Cunningham à Esmond à Miller.Struck out, Bailey, 3, Mattern, 2.Buts sur balles, Bailey, 5, Mattern, 2.Wild pitch, Mattern.Premier but sur erreur, Providence, 2, Montreal, 5.Laissés sur les buts, Providence, 1.Umpires: Carpenter et O’Toole.A Jersey City:— R.H.K Buffalo .010000000—1 3 0 Jersey City.000000000—0 3 0 Batteries: Eullenwinder, et Rowdy; MeHale et Wells.A Newark:— R.IL E.Newark.lOOlOOIOx—3 8 0 Toronto .001010000-1 fil 1 Batteries: Atchison et Meyers ; Maxwell et Remis.A Rochester:— R.H.E.Baltimore.0000002,00'—2 7 1 Rochester • .2—8 12 O Butleries: Smilh, Shawker et Egan; Quinn et Blair.Toronto.18.— Con Jones et son ami Lionel Yorke sont arrivés aujourd’hui de New-York et ont assisté à rassemblée de la I).L.A., qui a été tenue à l'hôtel Prince Neorge.Les journalistes locaux Es ont interviewés aujourd’hui et voici comment Con Jones s'est exprimé ; Ce qu'il désire : lfabord.M.Jones n’a pas caché que l’entente entre l’Est et l’Ouest n’est qu’une dcmi-mesdVc qui devra être complétée par une Commission Nationale de Crosse.C’est, d’après le magnat de l’Ouest, h* seul moyen de sauver le jeu de crosse professionnelle.Règlements uniformes : Le second désir de M.Jones est qu'un système uniforme, de règlements soit adopté par tout le pays.Ces règles du jeu devront être applicables aiiix clubs amateurs.La limite de salaire : Con n’est pas en faveur de fixer le salaire d’un -oueur à une certaine limite, mais il désire que les elubs s’enten-tendre pour ne pas faire la hausse smr un équipier qui refuse des offres raisonnables.Marshall et Gibbons : Le magnat 'le Vancouver est d’opinion que es deux joueurs préféreraient jouer dans l’Ouest cette année si M.R.J.Fleming leur donnait leur congé,
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