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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 21 décembre 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-12-21, Collections de BAnQ.

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Vol.XXII —No 294 Abonnements par la poste: -\ Edition quotidienne CANADA .;.$ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .3.00 UNION POSTALE.!0.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 DEVOIR Montréal, lundi 2t décembre 193 TROIS SOUS LE NUMER Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administratio 430 EST NOTRE-DAME HOKTBSAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Les politiciens ont raison.Avez-vous rejnarqué que les hommes politiques, par le ’.temps qui court, insistent volontiers sur un thème qaii leur était jadis*moins familier?Depuis huit jours, des bleus, des rouges, parlajit dans les milieux les plus divers, sous une forme ou sous une autre, ont repris le même discours: Il ne faut pas tout attendre des gui}-vernements! Le succès, la reprise des affaires seront, en definitive, le fait de l’initiative, de l’effort, de l’intelligente énergie des individus et des corps extra-politiques.Les gouvernements peuvent faire quelque chose, mais quelque chose qui reste forcément limité.Obscr ations justes et sages conseils qu’on est un peu porté à perdre de vue, en temps ordinaire, et que les politiciens, trop souvent, aident aussi à voiler.Compter sur le voisin plus que sur soi-méme, sur l’aide extérieure plus que sur l’effort individuel, c’est, hélâs! une tendance trop humaine.Nous sommes tous plus ou moins sollicités vers l’effort minimum, vers la ligne de moindre résistance.Et, quand il fait beau, les politiciens heureux ne sont pas les derniers à réclamer pour leurs amis du gouvernement le mérite de tout ce qui arrive de bon.Voyez, s’écrient-ils, du temps des autres, il n’y avait pas de si belles routes, il n’y avait pas ceci ou cela.Us' ne se préoccupent guère de savoir si tel ou tel progrès n’est pas le simple résultat d’une découverte scientifique, de la fructueuse exploitation qu’en ont ensuite faite des hommes d’affaires intelligents.Tout est à eux, tout est censé venir d’eux et do leurs amis! Inversèrent, s’il fait mauvais, si les temps sont durs, vous entendrez les oppôsitionnistes s’écrier: Mais c’est la faute du gouvernement! Si nous étions là, tout irait mieux! quittes, si on leur confie le pouvoir et que les choses n’aillent pas mieux, à reprendre, sur un ton moins aigu: Les gouvernements ne peuvent tout de même pas tout faire.* Le jeu des politiciens, associé à la tendance foncière de la nature humaine, finit par produire ce résultat curieux que les gens, au lieu de se mettre carrément à la besogne, de dépenser directement leur argent, semblent préférer qu’on le leur enlève sous forme de taxes pour le leur remettre ensuite sous couleur d’aide ou de subvention.Us ont ainsi, dirait-on, l’impression qu’on leur fait un cadeau, bien que ce soit à leurs propres dépens.-En fait, on dirait même qu’ils s'imaginent que le gouvernement dispose de ressources mystérieuses, illimitées, sur lesquelles ils peuvent indéfiniment tirer.Les politiciens, désireux de se faire la plus forte, la plus docile clientèle possible, encouragent pratiquement cette tendance.Une notable partie de leur temps se passe à fouetter les appétits de gain, à se vanter des satisfactions qu’ils ont pu leur donner.Mais, nous en faisons l’expérience, une crise violente ramè-Ue brutalement au sens des réalités.On s’aperçoit d’abord que les gouvernements ne peuvent pas donner ce qu’ils n’ont pas et que, deuxièmement, ce qu’ils ont vient, soit du gousset du contribuable, soit de l’exploitation des ressources naturelles.On s'aperçoit ensuite, et pris à la gorge, les politiciens s’empressent de le proclamer, que tout ne dépend pas des gouvernants.Par souci de loyauté ou par crainte d’être tenus responsables de tout ce qui va irai, les politiques confessent les limites de leur pouvoir.Ils avouent leur relative impuissance.Us font appel à l’initiative, aux énergies extra-gouvernementales.Us laissent parler leur bon sens foncier.La leçon qu’ils donnent en ces heures de crise est juste; il faut savoir la retenir.U est clair qu’une politique intelligente peut beaucoup pour le bien général: mais il est clair aussi qu’un gouvernement ne fera toujours qu’une somme de bien plutôt modeste, si tous les citoyens ne donnent point leur plein effort, si chacun dans son coin ne tire franc dans le collier.Cette leçon de la nécessité de l’effort individuel, du travail, de 1 énergie, de 1 intelligente initiative, c’est l’une de celles qu'il convient particulièrement de méditer en cette fin d’année.Et si la crise nous l*a plus vivemehf fait sentir, elle n'aura pas etc sans quelque avantage.Orner HEROUX L’actualifré Tout s’explique Lr texte suivant est emprunté à ta Presse dans le rapport du discours de M.Pamphile du Tremblay au Conseil législatif sur lu loi Dillon : On a beaucoup glosé sur la clause ayant trait à l’effet rétroaetif du bill.Mais l’hon M.du Tremblay explique nue de pareilles mesures sont parfois nécessaires pour faire de la loi une loi équitable, et c’est le cas actuellement, “f.es contestations en bloc constituent, dit-il, une manoeuvre de la part (tu groupe minoritaire pour renverser le décision de la majorité à la faveur de oc que la loi' pouvait contenir d’obscurité.Et la loi entendait précisément ne point permettre cola.Le groupe minoritaire a tenté d’imposer les contestations en bloc à la faveur des fissures de la loi; et c’était agir contre le désir de la majorité de la province.“Cette loi devient nécessaire justement parce qu’on a abusé de la portée de la loi elle-même.S’il y a rétroactivité, c’est à cause des actes commis par ceux-là mêmes qui l’ont rendue nécessaire”.Ces messieurs du Conseil législatif ne s'émeuvent pas, d'une façon générale, des usurpations: un seul d'rntrc eux s>st abstenu de voter pour la loi Dillon.C'est aussi qu'ils ont l'habitude des usurpations.La Presse donne à M.du Tremblay et à tous ses collègues le (lire d'honorable.Dr on sait que les membres de la Chambre haute n'ont pas droit d ce titrr.qu'ils l'u-surfsent.Au temps où il n'était ni ministre ni orateur.M.hrancoeur s’amusa à fuirr produire à la Chambre basse une dépêche du Foreign Office de ' Londres, qui donne la liste complète de ceux qui ont droit à ce titre.Les conseillers légistatifs sont amputés par omission.Il s'est même produit un incident drolatique à ce sujet: te roi' s'est contredit lui-même, si l’on nous permet ce pléonasme.Malgré la production officielle de In dépêche, au cours de la session, cela n'empêcha pas.lors de la prorogation.U 'eutenant-çouperneur de Quebec de décerner aux conseillers le titre (/'honorables messieurs du Conseil législatif.De sorte que, encore une fois, le roi, puisque le lieutenant-gouverneur êst le roi pour la province de Québec, se contredisait lui-même (et ses successeurs ont continué depuis).C’était, au reste, pour une iin louable, car sans ce hochet d honorable, les sièges du Conseil legislatif ne trouvant plus preneurs, le gouvernement aurait dû conscrire les conseillers et la caisse électorale aurait cruellement souffert de cette dépréciation subite des fauteuils cramoisis.Les conseillers législatifs ont donc une raison collective de ne Pps se scandaliser des nsnrpajions; M.Pamphile du Tremblay a, en plus, une raison personnelle de se louer des lois à effet rétroactif et des empiétements du légistatif sur le indiciaire.Il U a quelques années.M.Taschereau étant proconsul, et le prédécesseur de celui-ci venant d'etre expulsé de la Presse, l'acte- de fiducie en vertu duquel M.Pamphile du Tremblay était l’un des administrateurs de la Presse (ce oui ne favorisait pas particulièrement, de I avis de certains de ses en-administrateurs, les désirs de son beau-père) était attaqué devant les tri-bnnaux par l’un des fils Perthiau-me.surnommé Eugène, nom gui étymologiquement veut dire bien né.Ce fils bien né prétendait ne pas laisser des gens gui n'étaient point de la famille s'ingérer dan* les affaires de In Presse.Quel aurait été le résultat des procédures?La preuve que l'acte de fiducie courait risque d'être cassé, c'est que le bill présenté par M.Pamphile du Tremblay e{ *** associés confessait qu’il * était élevé des doutes sur l'acte de fiducie, ce qui était une raison suffisante pour le faire valider par la législature.Celle-ci se rendit à la requête des pétitionnaires dont l'un devait plus tard l’orner de sa présence, et elle *e substitua aux tribunaux pour valider Tacte de fiducie et rendre définitif un jugement du juge Mere ter, nommant M.du Tremblay fiduciaire.I.e demanaeur, Eugène Berthiaume, n'avait plus qU'à se désister de son action : la législature venait de rendre an arrêt à la place, de» tif.C’est ainsi que M.Pamphile de Tremblay est boulonné ù la Presse.Quand on le sait, son attitude récente s’avère très logique.La ligne de conduite suivie par la Presse et par M.Pamphile du Tremblay sur le bill Dillon en dit long ù ceux qui savent leur petite histoire parlementaire.Le gouvernement et la députation n’ont pas obligé un ingrat.UCENE Bloc'notes Cette réforme L’attitude prise par un complaisant Conseil législatif, — le dernier à survivre au Canada, - envers le bill Dillon, fla semaine dernière, a fait derechef surgir l’idée de la réforme du Conseil, dont les libéraux, alors qu’ils étaient oppo-sitioinnistes, réclamaient l’abolition pure et simple.Ici même, M.Héroux a souligné le fait que les adversaires du Conseil.— et il en reste, — ne manqueront point d’invoquer le vote de cette Chambre à propos du bill Dillon pour plaider l’inutilité de ce corps législatif, réduit à la fonction d’approbateur servile de toutes les mesures ministérielles.Le Journal, de Québec, organe conservateur militant, écrit dans son dernier numéro que son parti devra ajouter à son programme la réforme du Conseil, parce que "ce corps ne répond plus à l’esprit qui l’avait fait imaginer” et qu’il ne représente plus rien du tout, étant composé pour la masse “de gros souscripteurs du parti provincial, de politiciens usés au trognon, de représentants des gros intérêts et de serviteurs fatigués”.Pour transformer cp corps “en un organisme vivant et représentatif”, selon le Journal, il faudrait “en faire comme un conseil national, distribuer les sièges entre les représentants de ce qui compte chez nous”.Et, quant à lui.le Journal voudrait y voir les deux archevêques catholiques de Québec et dp Montréal, le lord-évêque de Québec, des représentants des universités françaises et anglaises de la province, un chef syndicaliste national, un chef de l’internationale, un avocat, un ingénieur, un patron d’usine, un sociologue, un “intel-lectuel” ou deux, — artiste ou journaliste, ou homme de lettres, -— un banquier, un économiste, et ainsi de suite, jusqu’au 24ème et dernier membre.11 va de soi que les idées du Journal ne rencontreront pas l’assentiment même de toutes les catégories qu’il désigne comme devant y être représentées.Mais un Conseil formé de la sorte serait autrement mieux que la collection de timbres de caoutchouc que le régime libéral v a mis depuis 1897 en grand nombre, sous prétexte de le réformer.Si les libéraux ont incidemment voulu faire la preuve de sa parfaite inutilité, ils sont en train de la rendre éclatante.Pour peu que ce régime se prolonge, le Conseil ne sera plus rien du tout, qu’une coûteuse el dispendieuse collection de faux législateurs.Conclusions analogues Il n’y a pas des semaines, notre directeur et l’un de nos collaborateurs signalaient que la construction économique de maisons d’habitation saines, à Montréal, pour remplacer les taudis plus ou moins prétentieux qui ornent, — défigurent serait une meilleure expression.•— certains quartiers de la ville, serait un excellent moyen d’utiliser les fonds de chômage, delà, disaient-ils.ferait aller la plupart des métiers et emploierait des milliers d’hommes, distribuant ainsi l’argent où il y a besoin qu’il aille.Ht reia contribuerait à l’assainissement de notre ville.On retrouve la même idée dans une des récentes circulaires de l’agence financière Bahson.des Etats-Unis, (relie du 7 décembre).Rabson y signale que la mise en train d’un programme de construction de maisons d’habitation ferai! aller l’industrie en général, — “quand le bâ-timenl va.tout va”.— et que si cela ne déterminait pas une grande prospérité immédiate, il en résulterait néanmoins une reprise normale des affaires, de serait, dit-il, en même temps qu’une sage réforme du point de vue social un très bon placement, à tous points de vue.car “le fait d’être propriétaire d'une maison assure à une famille une vie normale et un sage déve-loppement."home ownership is the backbone of family life." Lc trust dc la radio Il existe aux Etats-Unis et 11 a Joules sortes de ramifications, d’est la Radio Corporation of America* — In II.C.A.dette compagnie et ses filiales ont un actif total de six milliards de dollars, et sont propriétaires de 4000 brevets relatifs à la radio.La Badin Corporation of America est un groupement commun de la General Electric, de la Westinghouse et de VAmerican Telegraph S- Telephone Co.; elle a entre autres filiales la \ational Broadcasting Co., la Photophone Co la Badlotron Co., la B.C.A.Victor Co.la General Motors Radio Co.et la General Motors Corporation.La Xational Broadcasting Co.domine en tout ou en partie 74 postes d'émissions radiophoniques dont certains sont reliés h des postes canadiens et travaillent d’accord avec ceux-ci, — ainsi CK AC à Montréal, et CFCF.La moitié au moins des postes canadiens sont liés à la R.C.A., directement ou par l’entremise de l’une de ses filiales et répandent au danada la propagande et la publicité amêriraines.La R.C.A.domine aussi un grand nombre de fabriques d’appareils de radio, de lampes, d'appareils de télévision, de phonographes, de vues animées, de vues sonores, et le reste.Un voit facilement quellt* portée économique et industrielle a ce trust, dont l’actif est deux fois et demi plus élevé que la dette nationale canadienne.A l’heure présente, ce trust a de telles exigences que le ministère de la Justice, à Washington, l’accuse, dans des procédures en cours, de dominer à toutes fins pratiques “l’ensemble du régime radiophonique et son développement économique”.Le Canada lui-même n’échappe pas, comme on l'a vu, à ses activités nombreuses et à son infiltration de plus en plus étendue.D’ici peu de temps,des Canadiens auront à choisir entre le monopole américain et un régime de radio canadien étatisé, — between the States and the State, a dit un observateur de ce qui se passe dans ce domaine.De ces deux maux, si l’on veut, lequel est le moindre?G.P.La Maison Ignace Bourget Pensons aux pauvres en achetant des « étrennes Le refuge de la rue de Montigny a déjà reçu quelques dons à l’occasion des fêtes prochaines de Noël et du Jour de l’An -Ce mouvement devrait prendre de l'ampleur—Noël est essentiellement la fête des pauvres — Semaine déficitaire — Un cas pitoyable — Un faux quêteur L'abondance, la surabondance plutôt des nouvelles parlementaires québécoises en des jours pareils notre camarade Alexis Ca-gnoti mérite toute notre sympathie — nous a empêché, au cours de la semaine dernière, d’entretenir nos lecteurs aussi souvent que nous l’aurions voulu des choses de la Maison Ignace Bourget.La chronique de la Maison Ignace Bourget ne manquait pourtant pas de son côté de nouvelles intéressantes.D’abord, le fonds de secours s’est grossi pour la peine au cours de ces huit derniers jours.Lundi dernier.il venait de dépasser le niveau des deux mille dollars.Voici qu’il est maintenant de 82.192.15.montant officiel et encaissé, officiel parce qu’encaissé.Le secrétaire de la Maison Ignace Bourget tient à se souvenir du proverbe: prudence est mère de la sûreté.Comme question de fait, le montant du fonds de secours doit être à l'heure qu’il est d’au delà de $2,200.Plusieurs souscriptions ont été annoncées téléphoniquement mais elles n’ont pas encore été transmises au trésorier, 11 faudra qu’elles le soient avant d'être inscrites à la liste d’honneur du fonds de secours.La semaine dernière n’a donc pas été trop mauvaise puisque les souscriptions en argent ont été d’environ deux cents dollars.C’est cependant beaucoup moins que la semaine p.écedente qui avait rapporté au delà de quatre cents dollars.1| est vrai que la semaine précédente était celle de ITmmaculée-Conception et que l'octave de cette fête ne compte tout de même que huit jours.Il convient de faire observer en passant que deux rents dollars ne suffisent pas à rencontrer les frais hebdomadaires du refuge de la rue de Monligny.Celui-ci reçoit maintenant un peu plus de quatre cents invalides sans asile, des vieillards, des infirmes, des éclopés, des convalescents.La semaine dernière, par suite de l'insuffisance des offrandes en argent, a (Jonc été déficitaire.Comme les fêtes de Noël et du Jour dc l’An approchent, bien des gens comme de raison sont préoccupés par l'achat des étrennes el involontairement ils oublient la charité.N'y a-t-il cependant pas moyen de concilier ces deux choses?En achetant des étrennes pour les gens de sa famille, pour ses amis, chacun d’entre nous pourrait bien penser aux élrcnnes de nos amis les pauvres.Noël, n’est-ce pas avant tout, essentiellement, la fête des pauvres?L’Enfant Dieu a voulu qu'il en soit ainsi puisqu’il est né uans une étable, sur la paille d’une crèche.Quelques amis de la Matson Ignare Bourget n’ont pas oublié les étrennes de leurs protégés.L’un d’entre eux qui nous avait déjà ouvert un crédit de $200 dans l'un des grands magasins de Montréal, vient de nous faire, sous eefte même forme, à l’occasion de Noël, une offrande de $50.En plus de cela, il a affecté une somme de $25 à l’achat d’un certain nombre dë sous-vêtements en laine qui avaient été offerts à la Maison Ignace Bourget h prix d’aubaine.Ces étrennes, les premières que la Maison Ignace Bourget a reçues, ne pouvaient arriver phJS h point.Son vestiaire se trouvait fort dégarni.Le premier réfugié à bénéficier de ce don de sous-vêtements, c’est un réfugié nouveau, un convalescent sorti récemment de rbô-pital.à peine revenu d’une tvphoi-de.Quand il s’est présenté au refuge, il ne portait ni sous-vêtements ni pnletûl, ni crémone, ni mitaines.U n avait pour se rouvrir qu’un mince tricot, quelques bail Ions qui avaienl clé déjà, il v a bien longtemps, un pantalon el un veston, une casquette pouilleuse, des godillots invraisemblables.Il va sans dire que cet homme a reçu plus qu’un sous-vêtement.Le gardien du vestiaire de la rue de Montigny a fait le recensement complet de son slock et il est parvenu à le renipper d’une façon à peu près convenable.Mais des cas du même genre, aussi lamentables, se présentent si souvent, quotidiennement quand ça n’est pas plusieurs fois le même jour.Autres étrennes que vient de recevoir la Maison Ignace Bourget: un lot de chandails et de crémones que de jeunes lectrices du Devoir, les trois soeurs, avaient tricotés pour les pauvres; des foulards en laine, offerts par une lectrice de Chambly, tricotés par clle-inème.Cette dernière nous écrit: “Vos articles, je l’espère, feront s'ouvrir les bourses des fortunés en faveur de vos protégés.C’est le meilleur souhait de Noël que je puisse faire au bon quêteur des pauvres”.Encore des étrennes.M T.Beauchamp nous écrit au nom de la Catelli Macaroni Products Corporation Ltd.“A l’occasion du Nouvel An, il nous fera plaisir dc donner à votre Maison une caisse de nos produits, que nous remettrons sur présentation de cette lettre à nos bureaux.Veuillez agréer, avec nos meilleurs voeux, l’assurance de nos sentiments respectueux et dévoués.” Un anonyme d’Acton Vale a fait expédier à la Maison Ignace Bourget une quarantaine de livres de poulets.Il a fallu les utiliser toui de suite, car il ne pouvait être question de les conserver jusqu’à Noël.Sous le couvert de l’anonymat, un autre bienfaiteur de l'oeuvre nous apporte de temps en temps, depuis quelques semaines, des paquets de tabac.On trouve facilement à les employer au refuge de la rue de Montigny.A propos de tabac, rappelons qu’au Jour de l’An dernier, chaque réfugié de la Maison Ignace Bourget avait reçu un cigare pour ses étrennes.Un imposteur La police municipale et la police provinciale nous informent que depuis quelque temps un individu, que l’on sait d'être d’origine levantine, sollicite des aumônes pour ('Institution Bourget ou quelque chose dans le genre.La Maison Ignace Bourget n’a absolument rien à faire avec rel individii, que la polie» n’a encore pu retracer.La Maison Ignace Bourget n’a autorisé personne «à solliciter des nu-piones de porte en porte pour le soutien de ses oeuvres.Comme question de fait, la Maison Ignace Bourget n'a jamais eu de solliciteurs d’aucune sorte, si ce n'est quelques avocats et quelques notaires qui ont bien voulu organiser, 1 année dernière, une souscription Parmi leurs confrères au bénéfice de la M.J.B, Dans ce cas une lettre avait été adressée à chaque avocat ainsi qu’à chaque notaire avec une formule dc chèque préparé d’avance à l’ordre de la Maison Ignace Bourget.I.e même groupe de professionnels a d’ailleurs l'intention de reprendre bientôt cette initiative.Répétons cependant encore une fois que la Maison Ignace Bourget n *i autorise personne à solliciter des offrandes de porte en porte.Emile BENOIST La conférence de M.I abbé Groulx Une allocution de S.S.Pie i L’harmonie de ia religion et de la science — L’oeuvre de Marconi - Le poste radiophonique du I Vatican - Emissions périodiques CITE VATICANE, 21.(S.P.A.) — Dans une allocution prononcée au cours d’une distribution de prix à l’Académie pontificale des sciences, le Souverain Pontife a fait remarquer que chaque nouvelle conquête scientifique confirme lumineusement l’harmonie de la religion et de la science.Lc Souverain Pontife a parlé en terme amicaux de M.Marconi, rappelant qu'on vient de célébrer le trentième anniversaire de la première réception de signaux transatlantiques par T.S.F.Lc Pape a aussi évoqué l’inauguration, au début de cette année, du poste radiophonique de la Cité Vaticane, poste construit par Marconi.Cette entreprise, a-t-il ajouté, a eu pour couronnement I* publication d’un journal radiophonique, sous forme d’émissions périodiques, que le monde savant apprécie.Cela, a dit le Souverain Pontife, constitue une nouvelle démonstration de l’harmonie de la religion et de ia science, harmonie que chaque nouvelle conquête scientifique confirme lumineusement, si bien qu'on peut dire que quiconque parle dc (’incompatibilité dc fa science et de la religion attribue à la science des choses qu elle n’a jamais dites ou à la religion des enseignements qu'elle n’a jamais eus.Le cabinet Scullin démissionne en Australie Lc gouverneur général Isaacs invite M.Lyons à former un nouveau ministère à la suite des élections de samedi MELBOURNE, Australie, 21.(S.P.C.) —— Lc premier ministre Scullin, dont le gouvernement a subi une défaite électorale décisive, a donné la démission dc son cabinet au gouverneur général sir Isaac Isaacs.Lc gouverneur général a invité M.Joseph A.Lyons, chef du parti dc l’Australie unie, à former un nouveau cabinet.M.Lyons ne pourra probablement pas arriver dans la capitale avant jeudi.Comme la formation du nouveau cabinet prendra un certain temps, on croit que M.Scullin exercera ses fonctions jusqu’après les vacances de Noël.Lc nouveau gouvernement sera une coalition composée surtout dc nationalistes et d’agraires.Charité bien ordonnée.Ces trois mots, qui commencent un proverbe que tout le mon de reconnaît sans peine, M.Henri Bourassa les a choisis comm< titre d’une conférence qu’il donnera, le vendredi soir, 15 janvier à la salle du Gesù, sous les auspices et au bénéfice dc la Maisor Ignace Bourget”.Le directeur du Devoir au cours de sa conférence, com plétera sans doute le proverbe car il n’a pas coutume de dire le: choses à moitié.Il aura même quelque chose à ajouter, des corn mentaires à faire Ceux qui tiennent à l’entendre, tout en faisani la charité, de même que ceux qui tiendraient à faire d'abord l< charité tout en profitant d'une occasion de l’entendre, peuvent st procurer des billets des maintenant.Les billets sont en dépôt à la libraire du "Devoir” au prix de $1.00.DEl’X ARTICLES LE TEXTE EN BROCHURE La conference de M.fahhé Groulx sur la déchéance de nos dusses moyennes continue de susciter le plus vif intérêt.M Eugène L'Heureux, à /’Action catholique, M.Joseph Barnard, au Bien Public, lui consacraient récemment deux articles de tête, i.cs commandes que nous avons déjà reines nous disent mieux que tout le reste la satisfaction dc grand nombre de lecteurs ru apprenant que ce travail, qui fuit penser, serait mis en brochure, sons forme facilement accessible cl facile à conserver.Celle brochure, qui sera prèle ces jours-ci, sr vendra, ainsi que nous l'avons déjà annoncé, 5 sous l'exemplaire, $1.00 la douzaine, franco.An cent, $3.50, au mille, $30, port en plus.Adresser toutes les commandes au Service dc ! librairie du Devoir, 430, rue Nolrc-Dame-est.Montréal.(Tri.H Arbour 1241 ).Sfi £{• Sfii C’est dans In collection du Do- j eliment que paraîtra l'étude de \ M.l’abbé Groulx.Cette collee- j lion de format commode, qui sr j glisse si facilement dans la j poche, se trouvera à publier, avec j la Déchéance de nos classes» moyennes, son septième numéro.\ Le plus récent en date est Un f Louisiane, précieux recueil de I documents sur le mémorable ' voyage de* Acadiens de lu Loui-\ siane, en 1931, en Acadie du' nord et dans ta province de Québec, et sur le merveilleux voyage en Louisiane des Acadiens et Canadiens.(Prix: 25 sous l'exemplaire, franco; à la douzaine.$2.50.plus 25 sous pour le port; pour quantités de 30 et de 100, '>‘9.73 et $18.port en plus).Précédemment nous avions don né /’Index du Devoir pour les six premiers mois de 1931, merveilleux liclil instrument de travail qui permet dc retracer ni M.C.-J.Magnan docteur en pédagogie L’Université de Montréal, à l’occasion du cinquantième anniversaire d'enseignement de l’Inspecteur général des Ecoles normales, lui présente solennellement scs hommages — M.Magnan, dans son discours de remerciement, évoque ses souvenirs dc jeunesse et dc carrière, dit ses impressions, salue la mémoire dc scs maîtres et dc ses vieux compagnons — Ce qui a été fait, ce qui reste à faire LE ROLE DE L’INSTITUT PEDAGOGIQUE LT iiivrrsilc de Montréal conférait samedi l'après-midi à l'inspecteur général des écoles normales catholiques de la province, M, C.-J.Magnan, »'> l'occasion de son cinquantième anniversaire d’enseignement, le grade de docteur en pédagogie ad honorent.C’est à la collation des grades et diplômes de rinstitul Pédagogique, que présidait M.Magnan, que le recteur de l’Université, Mgr l’iette, lui a remis, en présence de représentants des congrégations enseignantes, des croies normales, de la commission scolaire de Montréal, etc., ce grade honorifique.un moment la date (te tontes les pièces importantes publiées dans le Devoir: articles, discours, etc., ainsi que le jour où des pièces correspondoiites ont paru dans les autres journaux.(Prix: 25 sous l'exemplaire, franco, ù la douzaine.$2.50, plus 15 sous pour lr port.Par quantités de 50 et de 104 COMMERCE ET FINANCE LES NOUVELLES |LE EN RACCOURCI DES VIVRES L’acier D’après la revue stee,i la duction
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