Le devoir, 5 mai 1913, lundi 5 mai 1913
VOLUME IV—No.142 MON 1 KtAL, LUNDI b MAI, mi UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne: CANADA ET ETATS-UNIS «WION POSTAXE .S3.00 SG.ÔO Edition Hebdomadaire : CANADA .$1,00 ElATS-UNIS » k • • • « • $1.50 CNIOK POSTAXH $g.00 RédatîbSn et Administration » 7i \'E SAINT-JACQUES ’V* * S ^NTREAU.\ - TELEPHv ^ '’.S : ADMINlb\ .TON! Mû, 7461 REDACTION: Main 7460 Directeur ; HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS t LA CONSCRIPTION A LA NOUVELLE ZELANDE On me (pardonnera de revenir de nouveau sur le colonel Allen et sa mission d’impérialisme.Dans sa conférence au Canadian Club, le ministre néo-zélandais a parlé du service obligatoire élabli dans son pays, pour la flotte et pour l’année.Le brave colonel ne veut pas appeler cela la “conscription”; mais c’est bien cela.Il y a quelque chose de fort amusant, parfois, dans cette répugnance ^des Anglo-Saxons à appeler les choses par leur nom.Je me rappelle une scène typique dont j’étais le témoin involontaire, dans l’étude d’un notaire de village, lîn^ros parvenu bedonnant et oslentateur faisait “cadeau” d’un lopin de terre au ministre de sa congrégation, un petit clergyman anglais, tout frais arrivé au pays, et dont le sourire fin relevait l’attitude respectueuse, courbée devant la bedaine et la bourse du donateur.Celui-ci dictait au notaire les conditions attachées à sa donation.Ces conditions étaient si nombreuses et si lourdes qu’à la fin l’honnête tabellion ne put se retenir de demander au ministre: “Ne croyez-vous pas qii’il vaudrait mieux intituler cela “vente” ou au moins “donation onéreuse”?— “.Yo, no!” — interrompit le “bienfaiteur” — “better eall it a gift!” * * * C’est donc le service obligatoire, appelé ailleurs “conscription”, qui ïxiste à la Nouvelle-Zélande.Ht ce qui est intéressant à signaler, c’est que îe gouvernement néorélandais fut conduit à adopter ce régime après d’inutiles efforts pour Induire un nombre suffisant de jeunes ggns à prendre du service dans la future escadre de la colonie.Ainsi, dans ce pays insulaire où une forte partie de la population doit avoir, par instinct et par tradition, le goût de la iper; où, de plus, l’organisation d’un service naval est une mesure impérieuse de salut public, le gouvernement n’a pu enrôler assez de jeunes gens pour se consacrer à la défense navale de leur pays.Croit-on qu’ici les conditions seraient plus favorables à J’établisse-menl d’un service naval volontaire?A moins qu’on adople pour les marins de l’Etat une échelle de paye absolument extravagante, la rémunération abondante de tout travail utile suffit à éloigner du service naval la jeunesse active, laborieuse et intelligente.Deux seules influences peuvent faire contrepoids à cette force économique: la vocation maritime et un patriotisme intense.Or, ces influences ne peuvent exister ici, dans les conditions où nous vivons.Le Canada, pays essentiellement terrien et continental, ne produit qu’une faible proportion de marins de tradition.Même dans les régions du littoral, le nombre des marins au long cours tend à diminuer.De plus, en dépit des influences énormes (pie les impérialistes et les affiliés du trusl des navires ont mises en jeu, la masse du peuple canadien n’est pas encore convaincue que le Canada a besoin, pour lui-même, d’une flotte à lui, ni qu’il doit remplir les cadres de la flotte anglaise.On entend et on lil beaucoup de protestations de dévouement à “Empire, mais nulle part — pas même dans les bureaux de rédaction du Slar et de la Patrie — on n’entend parler d’enrôlement.Du reste, l'expérience du Xiobc et du Rainbow, obligés de remplir leurs cadres de jou joux en Angleterre, est là pour prouver que les vocations maritimes ne sont pas encore multiples au Canada, ni cpie l’ardeur \ courir au secours de la mère-patrie, pour le bénéfice du syndical \rii"n-Vickers-Maxim et Cie, fasse surgir les équipages et le.s légions.* * * Si le parlement canadien, dominé par les influences jingoes, persiste i poursuivre la politique de M.Borden ou celle de M.Laurier, il faudra )ien.siniotir, ou l’aiyre, en si^birjçs £911,sequences, v Si c’csl-la première qui triomphe, il faudra tôl ou tard remplir les 'adre.s des vaisseaux que le Canada aura ajoutés à la flotte anglaise, — puisque, de l’aveu même de M.Churchill, l’Amirauté anglaise peut à aeinc suffire à entretenir les équipages actuels.Si c’est la politique soi-disant “nationale” du parti libéral qui l’em-porlc, les besoins du rcrnitcmcni seront encore plus impérieux.1,’An-^1 et erre, qui a peine à cnlrelonir ses propres équipages, et qui ne veut pas s'imposer le fardeau de la conscription, n’enverra pas à M.Laurier 'es quelques milliers de marins dont il aura absolument besoin pour faire manoeuvrer ses deux escadres.De toute façon, si le Canada ne met pas un frein aux entreprises de les politiciens, — dont pas un, qu’on en soit certain, ne prendra du service pour aller sauver l’Empire, — il faudra aboutir fatalement au ré-jultat où la Nouvelle-Zélande est arrivée: établir le service obligatoire, C’est-à-dire la conscription.Comme M.Allen cl comme mon bourgeois cossu, les politiciens donneront peut-être un autre nom à la chose; mais la chose y sera.Le.s prévisions des “démagogues” nationalistes se réaliseront sur ce point—comme chaque jour marque l’une ou l’autre des échéances qu’ils ont annoncées depuis quatorze ans.Henri BOURASSA.“ LES SCANDALES DES PANIQUES DE GUERRE ” C’est ainsi que le Globe, de Toronto, intitule un vigoureux article tur les révélations faites au reich-stag.?* * • “Quelle sordide et honteuse chose que toute celte affaire d'organisation de paniques de guerre?” s’é-crie-l-ii.“Des hommes occupant les plus hautes positions officielles sont ouvertement accusés de participation dans ces intrigues et de bénéficier des commandes qui en résultent.Des journaux sont devenus la pro-priété des syndicats de fabriques d’armements.D'autres journaux sont subventionnes par eux.D’autres encore sont trompés par les nouvelles de crises (pie les agents de publicité de ces syndicats inventent et font circuler et qui utilisent jusqu'aux agences de nouvelles qui renseignent l'Angleterre, et l’Amérique pour enflammer les animosités Internationales.Est-il étonnant que le peuple allemand s'indigne et que ses réformateurs sociaux flagellent les parasites de la guerre qui s’rn-rlchissent des larmes et des craintes du peuple?” * * • ou cent trente millions de piastres, dont l'intérêt exige un profit nèt annuel de plus de douze millions de piastres.” Et le Globe ajoute: “Grand nombre de gens influents en Angleterre sont intéressés dans ces compagnies ou d’autres semblables et comme le dit un écrivain, tout ‘ ralentissement dans les armements par le gouvernement britannique ou par les gouvernements étrangers signifie une réduction dans ces profils.“L’Investor's Review, c’est toujours le Globe qui parle, a déjà publié une liste des actionnaires des trois premières compagnies mentionnées plus haut.On y trouve 3 ducs, 2 marquis, 120 comtes ou barons.32 baronnets, 30 chevaliers, 13 députés, 19 juges de paix, 5 conseillers du roi, 43 officiers dans l’armée ou la marine, 4 financiers et 17 propriétaires de journaux ; c’est-à-dire tous les éléments susceptibles d’influencer l’opinion publique.” * v « Aux Etats-Unis, c’est la même chose : Puis le Globe se tourne du côté de l’Angleterre: “Là aussi, dit-il, on trouve, comme en Allemagne, des syndicats de C[uerre protégés par leur presse, cnrs parasites suceurs de dividendes et leurs interprètes à la tribune et dans le parlement.Un économiste aussi pondéré et un publiciste aussi sûr (pie M.F.W.Hirst affirme que l’énorme accroissement du fardeau des contribuables anglais ne vienl Îias du budget de réformes sociales nais de l’augmentation constante de ’extravagance navale due aux oxi-lences de la presse au service des Syndicats de fabricants d’armements." “Voici, continue le Globe, une lisle comprenant cinq des principa-c.s compagnies engagées dans la fabrication des engins de guerre avec jettr capital-actions plus leurs dében lures: Action# Obligation# Vickor# Sons & Maxim ES.200,000 £e,BSe,000 toim Brown & Oo.S,218,BOO 1,0X8,292 irmstron*.Whltmoiith & Ce.4,210,000 2,600,000 Wm.Bonrdmore fc Co.2,000,000 1,716,821 Sammel.Latrd tt OO, 2,972,87b 1,728,611 Soit vingt-six millions de louis “Chaque fois qn’un nouveau budget naval Se prépare, dit le Globe, une panique de guerre e.st organisée.La dernière fois, la “presse cuirassée” el les journaux subventionnés par les compagnies intéressées dans la construction des armements signalaient en ieltre.s ronges le danger du péril japonais alors que tous les financiers savaient que le Japon élait presque en banqueroute par suite de sa guerre avec la Russie.” Mais le Globe ne se contente i de dénoncer ce cpii se passe à tranger, il prédit ce qui arrivera Canada : “Le jour du Canada viendra”, ( il.“Peu importe que les syndic de construction soient canadiens anglais, les corridors du narletm les hôtels et les clubs d’Ottawa rempliront de ronlissicrs habiles, les Journaux subventionnés rr muniquernnt “la dernière in fort lion secrète” (pie 1cx faiseurs de niques de guerre auront obtenue l'Amirauté au sujet des “inlontu allemandes", de “la trahison de France”, ou de la “conspirât) Le conflit oriental Pendant (pie l’agitation belliqueuse persiste à Vienne, le gou-'vernement austro-hongrois parait q’ètne résigne à la patience, afin de •laisser à la diplomatie le temps d’accomplir son oeuvre, qui n’est ¦ni simple ni aisée, en raison de la complexité du problème qu’elle a mission de résoudre et des intérêts si divergents qu’elle est obligée de •concilier.Par l’attitude déférente que dépote sa réponse à la dernière sommation des puissances, le Monténégro a rendu possible la détente qui se manifeste dans les relations internationales, à l’heure qu’il est.D’autre part, tout délai apporté aux décisions définitives favorise ¦l’action pacifique des puissances et ¦éloigne de plus en plus le danger îd’une intervention armée dans le ¦différend relatif au sort de Scutari, dont l’évacuation par le Monténégro paraît dès maintenant décidée, sinon Encore réalisée.Si les négociateurs peuvent trouver un compromis permettant à l’Autriche de rester dans l’expectative en ce qui concerne l’Albanie, pendant qu’ils continueront à chercher une solution permanente, ils auront remporté une victoire signalée.Ce ne sera pas encore la paix assurée, mais ce ne sera déjà plus la guerre inévitable.¦ J1 est bien possible — il est même certain que la Russie ne désire pas la guerre; cependant elle n’aurait pas été fâchée, croit-on, de voir l’Autriche employer la force contre le Monténégro et prendre pour elle tout Fodieux de l’éviction violente des vainqueurs de Scutari.Outre qu’il y a toujours quelque chose de désobligeant dans le spectacle d’une grande puissance parlant en guerre contre un petit pays, cet abus de force aurait aliéné pour longlemps à la double monarchie ¦le sentiment des Serbes et contribué à accentuer le mécontentement des importantes provinces slaves de l’empire austro-hongrois.On peut, toutefois, se tenir pour assuré que la Serbie agrandie et le petit^ Monténégro attendront désormais avec impatience l’occasiôn de prendre leur revanche contre leur puissant voisin.De toute façon, cette occasion ne saurait tarder longtemps à s’offrir.L’essentiel pour les alliés est de réserver l'avenir, ear un avenir de iconquête reste encore ouvert aux peuples orientaux, du côté de l’Albanie.L’Albanie n’est, en effet, qu’une ficlion géographique.Il n’y a pas ¦d’Albanie, quoique le nom soif ins-'crit sur les cartes: c’est une façon 'de déterminer une région distincte.’Il y a des tribus que les géogra-‘phes appellent albanaises, mais qui portent en réalité des noms différents.1 “La race albanaise, écrivait le général Niox dans sa géographie ¦militaire, en 188ô, d’origine pélagique, occupe une partie de l’ancienne lllyrie et de l’ancienne Epire, c’est-à-dire le pays le plus monta-'gneux, le pays le plus confus, le plus difficile des Balkans.Les Albanais, désignés par les Turcs, sous ¦le nom d’Amantes, se donnent eux-mêmes le nom de Skipétcrs (hommes des rochers).Belle race d’hom.mes, et fort brave, elle fournit aux Turcs d’excellents soldats.“Leurs moeurs farouches en font une population à part et fort éloignée de la civilisation européenne.Toujours les armes à la main, la guerre est à l’état permanent entre leurs tribus.Ils défendent avec une ¦sauvage énergie leurs territoires, mais ils ne sauraient exercer au-icune infhiejicc en dehors de leurs montagnes.Les clans albanais peuvent se réunir et se liguer par des alliances momentanées, mais ils ’n’ont aucune idée de former un peuple et de se constituer en natio-¦nalité.” Dans ces conditions, quoi qu’on ’fasse, l’Albanie indépendante ne pourra subsister.Tôt ou tard, si on empêche l’Autriche de l’absorber, la Grèce, la Serbie et le Monténégro s’en empareront.Le sera la revanche glorieuse des petits Etats que l’Europe veut aujourd’hui sacrifier aux intérêts de •sa propre tranquillité.Uliiéric TREMBLAY.russe, ou de T'infidélité du Japon ou de la “colossale combinaison” des peuples d’Orienl par la nouvelle puissance chinoise.Cela viendra certainement.Les dreadnoughts succéderont aux dreadnoughts, les aeroplanes aux aéroplanes et le pa-Iriousme sera chauffé pour nourrir les parasites de guerre.” * » * Nos lecteurs se diront peut-être que le Globe n’ajoute rien à ce que le Devoir leur a déjà dit.Cela est vrai, mais ils seront tout de même heureux de constater combien nous avons eu raison de les engager à persévérer dans notre attitude ore-mière.- Jean DUMONT.LETTRE D’OTTAWA Et le bill naval ?BILLET DU SOIR Le» cousins de campagne Une lectrice me demande de dénoncer les cousins de campagne, qui vous arrivent^-sans crier gare, avec les malles surannées de madame, où s’entassent, entre les parois tapissées de journaux illustrés, d’étranges toilettes — les cris des robustes poumons de bébé qui percent les murs minces des maisons de rapport et tendent les relations avec les voisins, cependant que ses langes pavoisent, de Pairs tristes pavillons, les cordes à (inge.Je défends de mon mieux toutes els causes qu’on me confie, mais, je ne puis cette fois prêter mon concours: je n’ai jamais eu à souffrir de parents de la campagne et pense même, qu’on les calomnie, comme les belles-mères.On fait le compte de ce qu’ils nous doivent, mais on ne songe pas aux fois qu’ils nous ont hébergé, au grand détriment de leur verger el de leur crémerie.Piloter par les rues et les salles de spectacle des parents ébahis, aux costumes gothiques, aux cheveux coupés à la terrine, n’offre guère d’attraits, j’en conviens, à une five o’clockeuse.Mais sa morgue oublie facilement que peu de chose la sépare de ses rustiques cousins.Son père, ou son grand-père, a déserté, par lâcheté souvent, tes durs labeurs terriens, — et voilà tous les quartiers de noblesse de la plupart de celles qui font les dédaigneuses.Ma correspondante ne retire-t-elle pas d’ailleurs quelque avantage du cousinage dont elle gémit?Je sais, en effet, des familles où l’on professe une sainte horreur pour tes parents de Sainte-Emilie-de-rEnergie et cependant c’est grâce à eux qu’on mange des oeufs dont les jaunes sont fermes et clairs, comme des disques de beurre, des légumes et des fruits choisis cédés ù vit prix, tandis que ceux qui n'ont point d’alliés ruraux mangent des omelettes d’nn ocre inquiétant, des choux, des laitues et des radis fanés, dans la promiscuité des marchés publics.Ma correspondante me fera peut-être remarquer qu’elle vise ceux qui arrivent sans crier gare.Sans doute, quand les citadins organisent chez leurs parents de campagne, et à leurs frais, des jfurtis de sucre ou des pique-niques, ih ont bien soin de prévenir, -gaehetë: qae leur lettre équivaut à l’opdre de mettre les petits plats dans les grands et de tuer le veau gras, mais, peut-on blâmer le campagnard finaud sous ses manières carrées, s'il vient, à brûle pourpoint, réclamer l’hospitalité qu'on lui doit, et qu’on différerait, s'il était assez naif pour prévenir, par des raisons cousues de fil blanc: départ de bonnes ou épidémies d'influenza.Louis BRETON.Au coin des rues La surveillance de la circulation par la police a besoin d’améliorations, si l’on doit en attendre les effets pour lesquels le chef de police l’a instituée.Les agents postés aux intersections des voies de tramways semblent, à certains endroits, se désintéresser un peu trop de ceux qui .sont obligés de voyager en tramway.Un jour de la semaine dernière, vers 5 heures de l'après-midi, une voiture du service des ordures ménagères s’était placée de telle façon, rue Saint-Denis, à Tangle de la rue Sainte-Catherine, qu’il ne restait qu’un étroit passage entre ses roues et le marche-pied des tramways.Les personnes qui montaient dans ceux-ci, et qui ne portaient pas tous des salopettes, durent essuyer les roues de la voiture.Il est vrai que le garde-moteur aurait pu arrêter son tramway un peu plus bas, et Ton se demandera quelle raison la voiture municipale avait de passer rue Saint-Denis à à heures de Ta-près-midi, mais il n’en reste pas moins que l’agent de police aurait pu avoir l’oeil sur ce qui se passait à cet angle, le plus encombré de la ville, à cette heure de la journée.Jeudi après-midi, vers 2 heures, un camion chargé passait à côté d’mi tramway arrêté, me Craig, à Tangle de la rue Saint-Laurent, pendant que les passagers descendaient.Un petit garçon a failli tomber sous les chevaux.Est-ce que les agents de police ne sont postés en cet endroit que pour surveiller les tramways qui descendent la Côte Saint-Lambert?* * • Puisque nous avons parlé de.s voitures à ordures ménagères, nos commissaires municipaux nous permettraient-ils de leur demander s'ils ont l'intention, avant le 1er avril 1914, de les transormer en voitures fermées?Il n'y a probablement qu’à Montréal que se voit, en plein jour, Ten-lévement à voitures ouvertes des pourritures les plus innommables et les plus malodorantes.F» •>#!.PELLETIER.Sir Wilfrid Laurier à Toronto Ottawa.4.— Sir Wilfrid Laurier, chef He T opposition, est parti re soir pour Toronto, où il prononcera un grand discours, demain unir.Il Mnit accompagné du Dr Clark.Red Peer, de MM.Charles Murphy, G.1*.toaham, et de plusieurs autres députés libéraux.Pour les Canadiens français de l’Ontario LE “SOU DE LA PENSEE FRANÇAISE” La Société Saint-Jean-Baptiste a jeté hier les bases de l’organisation du "Sou de la Pensée Française”.Deux comités ont été chargés de mener à bonne fin l’oeuvre entreprise.Us disposeront du personnel et de toutes les ressources nécessaires à l’exécution de leur projet.Le concours assuré de la Fédération Nationale, passée maîtresse en matière d’organisation, leur don.ne, pour Montréal même, pleine garantie de succès.On sait que, cette année, le produit de la collecte sera attribué à l’Association canadienne-française d’Education de l’Ontario qui dirige la campagne en faveur des écoles bilingues.Et rien n’est plus juste, puisque le groupe franco-ontarien paraît être de tous le plus immédiatement menacé.Nous l’avons indiqué dès samedi, l’initiative de la Société Suint-Jean-Baptiste rendra à nos compatriotes de l’Ontario un double service.Elle leur prouvera qu’ils ne sont pas isolés, que les Canadiens-français du Québec sont avec eux d’esprit et de coeur; elle leur fournira le moyen de perfectionner encore leur organisation.A nous-mêmes, cette initiative rendra le double service de nous donner une plus nette conscience de nos obligations envers les minorités de notre race et de nous faire connaître une situation pleine d’utiles leçons et de fiers exemples.A une législation tyrannique et qui tendait à les dénationaliser, les Canadiens-français de l’Ontario ont opposé la plus magnifique résistance; l’élan d’une race qui ne veut pas mourir, soutenue par la ténacité et le plus méthodique esprit d'organisation.Au début, maints adversaires croyaient bien n’avoir affaire qu'à un feu de paille, comme ils disaient, à une explosion accidentelle et qui n’aurait pus de lendemain.Chez plusisurs amis, on entretenait des craintes analogues.L’événement a pareillement trompé les espérances des adversaires et les craintes des amis.La résistance se poursuit aujourd’hui avec la même énergie, avec la même méthode qu’au début.Il y n huit ou dix jours à peine, à Hailey-bury, la directrice de Técole ayant eu la faiblesse de vouloir garder les petits enfants à sa classe, pendant la visite de Tinspeçteur anglo-protestant, les gamins se sont rappelé les ordres de leurs parents et ont tout simplement pris le chtfmin des fenêtres et des escaliers de sauvetage.Cette scène s’est reproduite, sous des formes diverses, d’un bout à l’autre de la province.Elle témoigne de la volonté des parents, et Ton peut être assuré que les petits enfants, qui en fuient les acteurs, s’en souviendront toute leur vie.Ceux-là ont appris pour toujours à ne pas se courber devant la tyrannie.* w • » Mais le projet lancé, il importe que sa mise à exécution soit la plus brillante possible.Il convenait que la Société Saint-Jean-Baptiste, héritière de traditions magnifiques, prît l’initiative die ce mouvement, mais elle ne prétend point le.monopoliser.Elle fait, au contraire, appel à toutes les énergies et à toutes les bounces volontés, — non seulement dans la ville de Montréal, mais dans toute la province de Québec.Nous aurions parfaitement pu, disait hier le président général de la Société, M.Oliver Asselin, donner directement quelques milliers de piastres à l’Association d’Education, mais cette remise n’aurait pas eu la signification que nous entendons lui donner.Il faut qu’elle porte à nos compatriotes de l’Ontario le témoignage explicile de la sympathie de tous leurs frères de Québec.Nous avons eu la preuve que bon nombre d’Anglo-canadiens jugent, comme nous, tyrannique la législation sous laquelle on veut courber les Canadiens-français de l’Ontario; niais ce sera, en définitive,aux Canadiens-français surtout qu’il incombera d'assurer le succès de la manifestation prochaine.Que chacun donc sache y mettre la main, qu’on n’attende même pas des démarches que fera le comité exécutif de la Société Saint-Jean-Baptiste.Le temps presse, et les initiatives devraient spontanément jaillir de tous les coins de la province.Qu’on se mette tout de suite en relations avec le comité de Montréal! Il importe, encore une fois, que la manifestation soit efficace et brillante: elle donnera la mesure de la réelle sympathie que nous éprouvons pour ceux qui, depuis des années, luttent héroïquement pour la défense de notre commun idéal et nos meilleures traditions.Orner HER0UX.Ottawa, 4.— Depuis bientôt deux semaines, on ne parle plus marine, aux Communes.L’urgence a attendu patiemment.Notre gouvernement aurait-il enfin compris qu’il fallait un peu s’occuper des affaires canadiennes, après avoir perdu quatre mois à légiférer pour sauver l’Empire?On le dirait.Aussi cette lueur de bon sens, chez les gouvernants .a-t-elle été accompagnée d’une manifestation de bonne volonté, de la part de la Chambre des Communes.Et celles-ci ont adopté plusieurs projets de lois en souffrance depuis le cinq décembre.Ce n’était vraiment pas trop tôt.Car le Canada, s’il n’est pas tout Tem-pire, n’est pas quantité négligeable.Et nos législateurs étaient en train de l’oublier.* * * Toutefois, cette période de bon sens ne saurait durer indéfiniment.Aussi le ministère a-t-il l’intention de ressusciter l’urgence, cette semaine, et de ressaisir la Chambre du bill naval dès mercredi, probablement.C’est du moins ce que disent les ministériels et leur presse.L’absence de M.Laurier d’Ottawa, jusqu’à mardi soir, suffit au ministère pour ajourner à mercredi ou jeudi ta reprise du débat.Car M.Laurier parle à Toronto lundi soir et ne sera de retour ici que pour la séance de mercredi, au plus tôt.On ne croit pas que le ministère veuille faire appliquer la clôture avant la semaine du douze.Les discours de la gauche continueront donc jusque vers le milieu de cette semaine.L’opposition n’abandonnera certes pas son intention de provoquer le ministère à la dissolution des Chambres.Et elle réaffirmera ses lactiques dilatoires.Le gouvernement aimerait mieux ne pas être contraint de recourir à la clôture.Mais l’opposition entend bien le réduire à user de ce mode nouveau, au Canada, de clore le débat.Et tout laisse croire que, dans ce cas, M.Borden devra demander, vers le miatorze du courant, l’application de la clôture.Le couperet fatal devra donc faire faire les orateurs libéraux, vers le quinze.Les opposition,nistes réaffirment leur intention bien arrêtée de faire, ce jour-là, à toutes les vingt minutes, — durée extrême des discours, pendant la mise en vigueur d* la clôture, — une scène des plus tumultueuses.La gauche persistera-t-elle dans cette attitude et fera-t-elle alors des Communes un véritable bear-garden, comme la Free Press, de cette ville, le conseillait à scs amis opposilionnistes?Cela semble fort probable.On dit même, en certains quartiers, que, le premier à poser au martyr de la guillotine, et à exiger qu’on le sorte de force des Communes, parce qu’il voudra continuer de parler, ses vingt minutes achevées, et qu’il refusera d’obéir aux sommations du président de la Chambre, ce sera M.Laurier lui-même.C’est un peu invraisemblable; mais des députés libéraux Taf-firment partout.D’autres désignent, comme la première victime, M.Ver-ville, soi-disant député ouvrier, en Sur le Pont d’Avignon.La Gazette annonce que le ministère Borden retarde à mercredi la reprise du débat naval, vu l’absence de M.Laurier, d’Ottawa, d’ici à mercredi matin.Le ministère a eu recours à la question préalable et à la loi de clôture pour mater l’opposition.Et voici qu’il attend M.Laurier, pour reprendre la discussion navale.On ne saurait être plus scrupuleusement correct! Aurait-il des re- mords?* * * Le chef de l’opposition parle ce soir à Toronto.Demandera-t-il, à propos du bill naval, l’appel au peuple qu'il refusait, il y a a peine deux ans, sur son bill naval, à lui?Ce serait manquer de logique : mais la logique n’e.st pits le fait des politiciens.>8 « * Un magistrat anglais, lord Alvers-lone, président du plus haut tribunal de Grande-Bretagne, affirme que les grands hommes qu'il a connus “ont fait leur meilleur ouvrage entre leur soixante-cinquième el leur quatre-vingtième année.” Voilà qui contredit la théorie du docteur Osler, à laquelle le docteur Clark, de Red Deer, s’est récemment rallié.• * # Il y a huit espères d'ivrognes, écrivait, au leinps de la reine Elisabeth d’Angleterre, un satiriste empressé à se vanter d'avoir vécu, sobre, dans un milieu de buveurs qu’il observait.Il y en a plus d’espèces (pie cela, remarque le Chronicle, de Londres.Peul-êlre.N’y en eût-il qu'une seule espèce, c’en serait une de trop.Un communiqué d’un magistrat québécois, à la presse canadienne, élablit, avec textes à T appui, que la situutinn légale de la femme mariée, dans le Québec, n’est pas ridiculement moyen-Aaeuse, comme le (lisait récemment un professeur de Toronto.“Elle est susceptible Tamé- réalité député libéral, ou, plus justement encore, aussi lauriériste dans l’opposition qu’il fut jadis ministériel au pouvoir.Quoi qu’il advienne, il semble dès aujourd’hui acquis que, de peine et de misère, le ministère réussira finalement à faire avaler le bill naval à la Chambre.Puis cette mesure prendra la route du Sénat.* • n: Et c’est au Sénat que le bill Borden trouvera sa pierre d’achoppement.Les conservateurs sont des plus inquiets du résultat des longues conférences quotidiennes de M.Laurier avec ses partisans du Sénat.Il y a quelques semaines, à une question de M.le sénateur Clo-ran, qui lui demandait, en réunion plénière des forces libérales, à Ottawa: — “La politique du parti libéra] au Sénat sera-t-elle la même que celle du parti libéral aux Communes?” — M.Laurier répondait, aux acclamations de ses gens, par ces mots brefs: “Oui, absolument la même!” Les entrevues multiples de MM.Laurier, Graham, Pugsley, Lemieux, Morphy, Clark et outres, avec les sénateurs libéraux, deouis ce temps, préoccupent et alarment le camp ministériel.Des feuilles prédisent même que le Sénat, afin d’acculer le ministère à la dissolution des Chambres et aux élections, refuserait de sanctionner le bill des banques, ainsi que d’approuver le budget pour 1913-14, outre qu’il rejetterait le bill naval.Il paraît, pour Theure, exagéré de dire que le Sénat fera tout cela.Rien ne l’autorise apparemment à refuser toute la législation ministérielle, à jeter au rancart le bill des banques, si la Chambre des Communes l'adopte de bon gré.Mais, quant au bill naval, c’est autre chose.Le ministère ne réussira que grâce à la clôture à lui faire franchir Tétape finale, à la Chambre de.s députés, Au surplus, rien ne prouve qu’il y ait urgence à voter ces trente-cinq millions, sans soumettre au préalable cette question au peuple.Aussi peut-on raisonnablement croire que la majorité libérale du Sénat n’hésitera pas du tout à tordre le cou à cette mesure malencontreuse.C’est du moin?l'impression qui se dégage eu général des cercles politiques, à Ottawa, ces jours-ci, surtout depuis la dernière réunion secrète des sénateurs libéraux et certains tête-à-tête de M.Laurier avec ses partisans du Sénat.Ce qui confirme cela, c’est un mot d’un important député libéral de langue anglaise à un homme politique naguère en vue, à plus d’un litre, dans les Provinces Maritimes, aujourd’hui spectateur plutôt désintéressé des événements fédéraux.Le député, interrogé, la semaine dernière par l’ancien député, quant au sort du bill naval, au Sénat, lui répondait, avec assurance: "You may take it for granted that the Senate will kill the bill”.Et ceci, au lendemain même de la dernière conférence de M.Laurier avec les sénateurs libéraux.Le mot est significatif.liorations, je n’en doute pas, mais elle n’est pas Je tissu d’injustices dont parle ce professeur”, conclut le magistral québécois.Ce commentateur autorisé de noire code civil doit parler de la question en meilleure connaissance de cause que l’écrivain torontonien, empresse, sans doute, comme une foule d’autres Ontariens, à trouver absurde, stupide et mauvais tout ce qui vient de Québec.* » Üi Le gouvernement fédéral, annonce une dépêche semi-officielle, enlève au bureau d’administration de l’Intercolonial l’exploitation descelle voie ferrée, pour la confier à un seul homme au lieu de cinq.M.Gu-telius serait le nouvel administrateur.Il ne manquera pas de députés pour se plaindre de ce changement.L’important, c'est que le pays y trouve son compte.* * * Chaque printemps on nous dit combien il viendra ddmmigrants au Canada durant l’été.D’après cette statistique, nous aurions dû avoir huit millions d'âmes au dernier recensement et nous n’avions que sept millions deux cent mille.Il est à peu près impossible d’avoir un service de statistique parfait, mais celui de l’immigration pourrait être amélioré considérablement.# * # Un malheureux a frappé, l’autre jour, sa femme d’un coup de eou-tcaii, et son portrait s’étalait hier en tète du Herald, tout près de ce lui de femmes distinguées, de citoyens respectables et d’athlètes renommés.Quelle raison d’ordre publicpeul bien justifier cet étalage?* * • Il parait que les suffragettes, à la charge de qui Ton est en train de prouver tant de choses, ont été trahies par leurs soeurs féminines qui ont pénétré jusqu’au coeur de leur organisation en se faisant passer pour des ferventes de la oause.Pour une foi.elles onl dû trouver que les fenfnes envahissent décidément trop de domaines.Le Veilleur, Georges PELLETIER. 2 LE DEVOIH.MONTREAL, LUNDI, 5 MAI 1913 VOL.IV.— No.102 POLITIQUE ETRANGERE MEXIQUE Une lettre du roi Georges au président Huerta Mexico, 4.— Le président Huerta a été formellement informé, aujourd’hui, de la reconnaissance île son gouvernement par la Grande-Bretagne.Le ministre anglais, Frances W.Strange, a présenté la lettre autographe du roi, répondant à celle du président Huerta.Il s’est de plus fait l’écho des voeux de son gouvernement pour la prospérité du gouvernement mexicain.F.n réponse, le président a exprimé toute son appréciation de l’attitude de la Grande-Bretagne.On annonce qu’une lettre de reconnaissance du roi Alphonse d’Espagne sera présentée la semaine prochaine.ANGLETERRE L’optimisme de Winston Churchill [nent troubler la paix publique.Il a aussi exprimé l’espoir qu’à la pro chaine élection présidentielle, on le relèvera de sa charge.HAITI Mort du président Tancrède Àuguoste IL A SUCCOMBE APRES COURTE MALADIE.UNE LE PREMIER LORD DE L’AMIRAUTE PARLE AVEC ENTHOUSIASME DES NAVIRES ET DU MARIN DE SON PAYS.Londres, 3.— “Plus je connais la marine britannique, plus j’ai confiance en elle", a dit Winston Spencer Churchill, premier lord de l’Amirauté, au banquet annuel de l’Académie Royale, ce soir.M.Churchill a ajouté que la marine était grande non seulement par le nombre, mais surtout par la qualité des navires et des hommes, et que le maintien d’une puissance militaire adéquate était nécessaire à une défense navale effective.Le vicomte Morlcy de Blackburn a décrit la situation internationale comme étant la plus embrouillée, la plus enchevêtrée à laquelle la diplomatie européenne de ce siècle a jamais eu à faire face.I.’esprit de persistance, la ferme et active politique du gouvernement anglais, néanmoins, était l’instrument le plus parfait qu’on pût désirer pour atteindre les fins communes.Les socialistes anglais KEIR HARDIE PROVOQUE UNE EMEUTE A LONDRES EN PRENANT LA PART DES SUFFRAGETTES.Londres, 5.— Une manifestation en faveur de la liberté de parole, hier, a dégénéré en émeute, au Trafalgar Square.L’assemblée avait été organisée par la Free Speech League pour protester contre l’interdiction des réunions de suffragettes pronoaicée par le gouvernement.On es-iime à 30,000 le nombre des personnes présentes ; un grand nombre de suffragettes se trou-! vaient dans la foule.Tout alla bien pour commencer.James Kcir jjar-die, Mme Despard et d'autres prononcèrent des discours sans être sé- j pieusement interrompus.Le dé-iordre commença quand plusieurs socialistes, désireux d'exposer leurs griefs, essayèrent de parler des deux cotés du piédestal du monument Nelson.II avait été préalablement entendu qu’afin de ne pas gêner la circulation, on ne ferait pas de discours du colé de la voie pubii-pas de discours ch* la voie publi-ttie.En dépit de celte convention, les socialistes persistèrent à vouloir parler de ce cédé, et la police dut escalader le piédestal.Une altercation s’ensuivit et un socialiste lui renversé — ce qui ameuta la foule contre la police.Les agents, au nombre d’une demi-douzaine, furent bientôt acculés par la foule au pied du monument et incapables de se dégager.Un détachement de police montée arriva bientôt sur les lieux et quelques instants plus tard la mêlée devint générale.La police réussit à refouler les manifestants, mais les agents furent bientôt assaillis à coups de poings.Les socialistes hissés sur le piédestal du monument encourageaient les émeutiers, pendant que leurs chefs responsables essayaient de les calmer.A la demande de la police, Keir Hardie tenta de pacifier la foule, mais sa voix ne fût pas entendue; elle se perdit dans le tumulte soulevé par le cri de guerre des émeutiers et les charges spasmodiques contre la police.Pendant ce temps, l’une des foules les plus nombreuses qu'ait vues Trafalgar Square s’étrÿ assemblée.De tous côtés on n’apercevait qu’une masse dense de peuple.La police arrêta plusieurs hommes et femmes, au nombre desquelles se trouvait Miss Lansbury, fille de George Lansbury, ancien député ouvrier au parlement, marchand de bois très populaire dans la partie est.La police, cependant, s’est conduite avec une modération admirable, pendant qu’on l’assaillait de toutes parts.t ne manifestation de la ligue des hommes du suffrage des femmes a Hyde Park, dans l’après-midi, n’a obtenu qu’un demi-succès.Port-au-Prince, Haïti, 5.— Le président de la république d’Haïti, le général Tancrède Auguste est mort la nuit dernière à 9 heures, après u,ne courte maladie.L’assemblée nationale a été convoquée aujourd’hui à l’effet d’élire un successeur.Quatre candidats sont sur les rangs.Ce sont le juge Luxembourg Gau-vin.ancien ministre de l’intérieur et Michel Oreste, sénateurs et les généraux Beaufosse Laroche, ministre de la gr,erre et Beliard.Dans les milieux officiels et dams la public l’opinion dominante est que le général Beliard sera élu.Le calme n’a cessé de régner depuis la mort du président, cependant toutes les précautions possibles avaient été prises par le général Poitevin, commandant en chef qui ordonna à toutes les troupes de se tenir prêtes en cas de désordre.Le président Tancrède Auguste était président seulement depuis le 9 août 1912 quand il succéda au, général Cincinnaius Leconte, qui trouva une mort tragique dans l’incendie du palais national le 8 août, ainsi que 400 fonctionnaires et soldats.A cette époque on disait qu’il avait été victime d’un complot mais l’enquête n’amena rien de nature à confirmer cette théorie.les, à moins que pour le présent tu raison de la situation européen ne et de l’augmentation de l’armée allemande, les, au moins ejee pour le présent On s’attend a ce que le président du conseil en fasse demain la déclaration.NOMINATION Paris, â.— Un conseil des ministres a eu lieu samedi au palais de l'Elysée.La nomination de M.Fougères, professeur à la Sorbon ne, comme directeur de l’école française d'Athènes a été soumise à la signature du président de république.Les ministres se sont occupés de la situation extérieure.Le règlement concernant l’administration et l’application de la loi concernant les habitations à bon marché.L’ARBITRAGE Paris, 5.— Le président du tribunal de commerce a été nommé arbitre dans ie différend survenu entre les pécheurs de sardines et les directeurs des établissements où se fait la mise en boite.CONTRE L’OPIUM Cherbourg.5.— L’envoyé naval russe a visité l’arsenal et a fait une plongée à bord d’un sous-marin.ESSAIS Brest, ô.— Le croiseur-école russe “Océan” est arrivé ici aujourd’hui.Les salves d’usage ont été échangées.ETABLISSEMENTS DE BIENFAISANCE.Saint-Etienne, 5.— M.Briand a pris part au congrès des établissements de bienfaisance.ETATS-UNIS Les femmes réclament le suffrage Washington, 5.— Plusieurs femmes distinguées de la société de Washington ont comparu devant le sénat pour réclamer le droit de suffrage pour les femmes.Elles ont été présentées par le sénateur I homas, du Colorado, partisan du suffrage égal, et dont l’Etat accorde le droit de vote aux femmes.Le sénateur Sutherland représente aussi un Etat où les femmes ont le droit de vote, l’Utah.Sa femme a parlé la première ; les autres orateurs ont été le docteur Anna Howard Shaw, Mme Helen 11.Gardner, Mlle Helen Varick, Mme Robert Lafollette, Mme Harvey Willy, et Gifford Pinchot.ESPAGNE Découverte d’un nouveau complot contre Alphonse XIII Paris, â.^ La police de Montpellier vient de découvrir le plus infâme complot tramé par des anarchistes contre le roi Alphonse Xill.# D après les correspondances échangées entre ces derniers et quelques anarchistes espagnols, on avait l'intention de tuer le roi d'Espagne lors de sa prochaine visite à Paris.Les comploteurs ont été arrêtés et mis sous verroux.La surveillance la plus étroite, dit-on, va être faite durant le passage d'Alphonse en France et toute personne soupçonnée d’avoir quelque intelligence avec les anarchistes sera mise en état d’arrestation.Le Congrès des Gouttes de Lait UNE LETTRE DU MAIRE MONTREAL DE CHINE Un manifeste de Yuan Shi Kai tSei'Wce particulier) Pékini, 5.— Le Président de la république Yuan Shi Kai vient de publier un manifeste dans lequel il averti le peuple que s’il n’a pas pris des mesures nécessaires pour mettre fin aux complots qui se trament actuellement par tout le pays, c’est qu’il avait l’espoir qu'ils cesseraient d’eux-mémes.I! ajoute cepen.dant qu’il en agira tout autrement si de nouvelles conspirations vien- Parcaqu’elles agissent agréablement (sans purger ni sans coliques) mais cependant intégralement, LAXATIFS MADRU-CO sont les meitleures'your lesenfants et pour les grandes personnes.25 eer.îs la boite cher votre pharmacien, latlinal Dra* in4 ChamletlCo.of Caaita, llmllit.162F M.Lavallée a adressé au président des Gouttes de Lait l’intéressante lettre suivante: HOTEL-DE-VILLE Montréal, 28 avril 1913.M.le Président, J’aprends avec plaisir que le premier Congrès des Gouttes de Lait de Montréal s’ouvrira le 11 mai prochain sous le haut patronage de Mgr Bruchési.Me permettrez vous comme premier magistrat de notre ville de vous présenter, ainsi qu’aux autres organisateurs, mes meilleurs voeux pour le succès de l’oeuvre vraiment nationale à laquelle vous vous dévouez et qui promet de prendre un nouvel essor, grâce au Congrès qui se tiendra ces jours prochains.^Je n’ai pas besoin de vous dire mon cher docteur, que les autorités muni cipales seront heureuses d’encourager toute entreprise tendant à faire di minuer la mortalité infantile.La création des diverses Gouttes de Lait en la Cité de Montréal a produit des résultats si satisfaisants, que Ton doit souhaiter qu’elles se multiplient et qu’on en favorise le développement.Je vous félicite donc de l’heureuse initiative que vous venez de prendre, en organisant ce Congrès, et tout en vous réitérant mes souhaits de parfaite réussite, je me souscris, Monsieur, Votre bien dévoué Le Maire de Montréal, (Signé) ARSENE LAVALLEE.TORTUREE PARLE TERRIBLE ECZEMA Obligée de porter des gants de caoutchouc jusqu’à ce que “Fruit-a-tives" l’eût guérie.Grande Ligue, Qué., 2 janv.1910.“Ma femme a souffert pendant trois ans de l’eczéma sur les mains, ce qui rendait ses mains presque inutiles.Le médecin lui prescrivit différents onguents, mais aucun n’eut d’effet.Il lui conseilla aussi de porter des gants de caoutchouc (elle en a usé trois paires).Je lui ai persuadé comme dernier moyen d’employer “Fruit-a-tives".Le résultat fut merveilleux.Ses mains sont maintenant guéries.Nous attribuons tous deux notre excellente santé actuelle à “Fruit-a-tives”.N.JOUBERT.” “Fruit a-tives” guérit positivement toutes les maladies de la peau parce que c’est le meilleur remède au monde pour purifier le sang.ôOc.la boîte, 6 pour $2.50 — boîte d essai, 25c.Chez tous les marchands ou de “Fruit-à-tives" Limited, Ottawa.grévistes ont presque tous trouvé du travail aux conditions qu’ils demandaient, (50 cents par heure), dans différents chantiers de Montréal et aban-connent ceux dont les patrons n’ont pu consentir à leur paver ce salaire.Le secrétaire de l’Union, M.O.Jette, a déclaré, ce matin, qu’il ne restait presque plus d’hommes en grève, ce matin, après 9 heures.TONNELIERS EN DEUIL L Union Nationale des tonneliers, à sa dernière assemblée, a adopté une resolution de condoléances, à l’occasion de la mort de M.Olivier Bisson-nette, l’un de ses membres décédé la semaine dernière.Il a été résolu que copie de cette resolution^ serait adressée à la famille éprouvée et aux journaux pour publication.REUNIONS POUR CE SOIR: AU TEMPLE DU TRAVAIL: —Union des charpentiers-menuisiers.—Union des employés des scieries mécaniques.—Union des charpentiers en fer.—Union des mireurs d’oeufs.A LA SALLE DIONNE: —Union des cordonniers.A LA SALLE CORONA: —Union des peintres.A LA SALLE EMPIRE: —Union des machinistes.OUVERT LE SOIR OUVERT LE SOIR Meubles d’Eté Pour la Ville et la Campagne La chaleur subite de l’été fait demander des meubles de véranda, et fait écouler le stock très rapidement.Heureusement, notre assortiment de 1913 est plus considérable que d’habitude, mais le bon sens vous dit qu’il faut faire un choix de bonne heure.Ces meubles d’été comprennent des fauteuils, fauteuils berçants, chaises et berceuses de nourrices, causeuses, bancs de jardin, etc.Il y en a avec sièges et dossier en jonc; d’autres avec sièges en jonc seulement, ainsi qu’une grande variété de sièges en languettes de bois, de couleur assortie au fini rouge et naturel.Prompte Livraison En languettes.—Petites chaises 95c et $1.10.— Berceuses de nourrices, $1.10 et $1.45.— Fauteuils, à $1.80.—Fauteuils berçants, $2.25.En jonc.— Petites chaises, $1.35.—Berceuses de nourrices, $1.50.— Fauteuils, $2.50.— Fauteuils ber- çants, $2.90.Meubles solides et durables Les meubles suivants ont le siège et, le dossier en jonc et sont reconnus être la meilleure qualité de meubles pour l’été.Grands fauteuils berçants, grosse charpente, à $3.30 et $4.25.Grands fauteuils, fini rouge et naturel, à $3.15 et $4.20.On peut les voir au sous-sol.Notre Glacière à $6.45 est assez grande pour une famille de quatre Le compartiment pour la glace peut contenir 25 livres de glace et il est directement raccordé avec le compartiment pour les provisions.Complètement doublé en tôle galvanisée.Charpente en bois francs, fini chêne doré.Base mobile pour écipient à l’eau; hauteur 40 pouces; largeur, 26 pouces ; profondeur, 17 pouces.Valeur $8.00.Notre prix spécial pour E 1913.Autres Glacières Autres glacières, à $7.50, $8.50, $10.00 et glacières doublées en émail olanc, $11.25, $13.50, 4 S/Tl $16.20, $18.75 et .1 )ans l’Ouest canadien NOMINATION D’EXPERTS HORTICULTEURS.— LES DEPOTS DE SEL DE KWINITSA.— PROLONGEMENT DES VOIES DU G.T.P.ALLEMAGNE Les anarchistes se remettent en campagne ILS TFNTHNT D’ASSASSINER LF GRAND DUC DE BADE, Berlin, f>._ Un ouvrier, que l'on suppose être doublé d’un anarchiste, a tenté d’assassiner le Grand Duc de Bade tout près de la station de Mannheim, hier après-midi.Le Grand Duc se rendait au cirque de Mannheim, t.n voiture, lorsque tout à coup un homme, armé | d’un poignard qu’il brandissait à la main, sauta sur le marche-pied.Gomme la voiture allait à une grande allure, il fut rejeté en arrière et ce contretemps permit au Grand Duc de pousser un grand cri et de faire saisir l’assassin sur le champ.On croit à Mannheim que cet attentat était prémédité et que le Grand Duc de Bade a été assailli par un des anarchistes faisant par tic de la bande qui a tout récemment comploté contre le Kaiser.J.HUD0N.MARCHAND-TAILLEUR 85 Rue Clarke Autrefois (Saint-Charles-Borromée) désire annoncer à sa nombreuse clientèle et au public en général qu’il a en main les dernières nuances de 1914 en fait de nouveautés pour complets d été.Une visite est sollicitée.Tél.Main 6854 -f—*- M.W.-E.Scott, député-ministre de agriculture pour la province de la Colombie Anglaise, annonce que son gouvernement étudie la question de la nomination de deux experts horticulteurs officiels pour habiter et desservir les districts nouvellement ouverts, au nord, tl semble le développement rapide qui résultera du parachèvement du chemin de fer Grand-Tronc-Pacifique à travers la région magnifique qui attend le colon, ouvrira un vaste champ à ces fonctionnaires.On croit que l’un de ces officiers demeurera à Prince Rupert, d’où il pourra prendre charge des îles de la Reine Charlotte, en même temps que des vallées des rivières Upper Skeena et Naas jusqu a Haselton.Le second verra aux besoins de la région entre Haselton et Fort George qui va certainement devenir l’un des territoires les plus productifs de la province à cause de son climat et de son sol.Votre bébé vaut-il $4.98?Il faut que votre bébé soit en santé et pour ceci, il faut qu’il sorte.Sortez le bébé au soleil dans un de nos Go-carts pliants, special a $4.98.Monture en acier et carrosserie en cuirette Roues de 10 pouces, avec bandages en caoutchouc.Fini, vert foncé et bleu foncé.Valeur $7.50.Offre spéciale à Autres voiturettes à $8.00, $9.50, $10.50.$12.50, $15.00, $18.00, $21.00, jusqu’à.$35.00 DANS LE Monde Ouvrier IX PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES FRANCE Justes revendications LES ETUDIANTS FRANÇAIS MANDENT EGALITE DE VOIRS COMME DE DROITS AVEC LES ETRANGERS.DE- DE- l’aris, 5.— Le congrès des élu (liants a émis le voeu que les pro-, fessions libérales soient interdites en France aux étrangers, sauf à ceux qui, naturalises, auraient accompli leur service militaire.On suit la perturbation qu’apporte dans les études d’un étudiant français le service militaire.Les étudiants étrangers jouissent des mêmes avantages que les étudiants, mais Us n’en ont pas les charges, ce qui leur permet d’arriver plus rapidement aux diplômes el aux postes enviés, internai, etc.Mesure de précaution LA CLASSE LIBERALE SERA MAINTENUE SOUS LES DRAPEAUX JUSQU’A NOUVEL ORDRE.Paris, 5.—• Le gouvernement fi ançais a l'intention, bien que cela n’ait pas été annoncé officiellement, de garder sous les drapeaux les hommes de professions libéra- JUSTE RECLAMATION On entend, très souvent, les membres canadiens-français des unions internationales se plaindre de ce que les publications qui leur sont adressées par leurs bureaux de direction ne sont pas écrites en français.La lettre suivante qui nous est adressée est un écho de ces plaintes.Monsieur !e Rédacteur ouvrier, A la demande de plusieurs membres de la Fraternité Unie des charpentiers menuisiers d’Amérique, je désire attirer l’attention de la classe ouvrière au sujet de la distribution faite par le Conseil des Métiers en Construction de Montréal, d'une brochure, (The Carpenter), imprimée en langue anglaise exclusivement.j'en ai demandé le “pourquoi” à qui de droit, et, comme d'habitude, il n’y en avait pas en français, parce qu’il n’y avait pas.Quand on veut avoir quelque chose on prend les moyens pour se le pro curer.L'ignorance est synonyme de négligence, et je ne vois pas bien quel profit, nous, les ouvriers canadiens-français de Montréal, pouvons bien retirer d’une brochure publiée à Indianapolis, quand nous pouvons faire faire ce travail dans notre ville et dans une langue que nous compre-n .ns, en français, s’il vous plaît.Pardonnez-leur, car ils ne savent pas qu’ils ont offensé un grand nombre de leurs compatriotes.H y a assez de notre carte de travail qui est bifurquée à l’anglaise; c’est déjà trop.Avec l’assurance que vous publierez, dans votre journal, eette lettre d’un ouvrier “franc”, je me souscris, J.H.SAINT-PIERRE, Membre du Conseil des Métiers en Construction.On peut maintenant obtenir de plus amples renseignements, quant aux dépôts de sel récemment découverts à Kwinitsa, à 46 milles à Test de Prince | Rupert, sur la ligne principale du Grand-Tronc-Pacifique.La propriété qui comprend 1,000 acres est située à! moins de 200 pieds du chemin de fer| et à moins de 400 pieds de la rivière I Skeena.On a installé des appareils | modernes de creusage, ainsi qu’un petit appareil d’essai consistant en trois évaporateurs.Jusqu’à présent on a creusé à cinq endroits à des distances! considérables, un peu plus d’un mille, les unes des autres, et partout on a trouvé du sel à des profondeurs variant de 50 à 250 pieds.On a retiré jusqu’à présent des dépôts 8 tonnes de sel, que les expériences les plus complètes ont prouvé être absolu-I ment pur et de la meilleure qualité.| ^ Les propriétaires et les découvreurs, s’attendent à avoir un établissement en opération avec un établissement en opération avec une capacité de 50 tonnes par jour, d’ici quelques mois.Ils ont reçu presque tous les jours Æe toutes les parties du Canada et des Etats Unis, des télégrammes et des lettres leur demandant des renseignements.Ces demandes viennent de compagnies et de particulier déjà intéressés dans la production du sel.—o— On accompli des progrès rapides dans la construction du grand vfaduc en acier sur le Boulder Gulch, à 20 milles à Test de Hazelton, et Ton croit qu’il sera terminé dans quelques jours.Quand cela sera fait, les équipes qui,_______________________________—_____ Dosent les voies’du Grand-Tronc-Paci-! nFMW’DK fique pourront poursuivre leur travail I v „ directement jusqu’à Burns Lake à ' Pharmacien, licencie ou certifie une distance de 115 milles du Gulch.I de bonne expérience et bien recom-—o___________________ ! mandé, aussi apprenti d’un peu d ex- M.F.-R.Clark, agent pour Texpédi- périence.Pharmacie Laurence, 395 tion du fret au bureau de l’agent de rue Saint-Denis.division du fret du Grand-Tronc à To- -rTnrnv ~ ronto, a été nommé agent au bureau! ^ , (iAKÇUA de l'assistant, agent du fret de l’étran- , 0n demande un garçon pour se ren-ger, aussi à Toronto et est remplacé'dre utlle dans une ePlcene’ ^ ^’espar M.F.-G.Gauld.Durant la semaine dernière, 8 trains spéciaux sont passés par la gare Bonaventure, du Grand-Tronc, à Montréal, avec environ 1900 passagers venant d’Europe, pour les régions de TOuest du Canada, et d’Ontario, par Ne commencez pas le tapissage du printemps avant de voir nos nouveautés en Papier-tenture.Ayez les meilleures idées possibles de la décoration de votre maison avant de commencer.Si vous n’avez pas notre nouveau dessin de panneaux 1913 pour l’ornementation des murs, ne manquez pas de venir les voir Lundi.Vous ne pouvez 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