Le devoir, 31 décembre 1931, jeudi 31 décembre 1931
Vol.XXII — No 302 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.S 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.; 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Montréal, jeudi 31 décembre 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Au seuil de 1932 Une autre banque de chez nous, la Banque Provinciale du Canada, vient de rendre public, aux dernières heures de 1931, son bilan annuel.Il ne sc compare pas mal du tout avec celui de 1930 et même ceux des années précédentes.Au cours de 1931, cette banque a vu croître de tout près d’un million la valeur de son actif; ses profits, contractes par suite de la crise économique, marquent un très léger fléchissement; et 63 pour cent de son actif est immédiatement liquidable, contre 38 pour cent à pareille date, l'an dernier.Gela prouve, avec d’autres indices, que si les affaires ne sont pas très lionnes, la finance canadienne-française n’a pas lieu de s’alarmer.Elle a commencé de carguer les voiles, de se préparer à la tempête plus tôt qu’on l’a fait dans d’auitres institutions et d’autres domaines.Là encore, plusieurs des nôtres ont montré, — dans les banques et ailleurs, — qu’ils sont à la fois prévoyants et prudents et que la sagesse -en affaires n’est pas le monopole de nos concitoyens d’autres langues.0 Notre finance subit convenablement des chocs qui ont disloqué jusqu’ici tant de maisons de tout genre et en ont fait disparaître plusieurs.Nos banquiers.— les bilans de nos deux seules banques le démontrent, — n’ont guère fait d’avances considérables aux courtiers, ou s’il y en a eu, ils les ont récupérées tout au début de la crise.La mévente du blé n’a que fort indirectement affecté les affaires de ces deux banques, pour l’excellenite raison qu’elles n’ont jamais voulu étendre leurs opérations jusque dans l’Ouest, gardant leurs capitaux dans l’Est, estimant qu’elles ne devaient pas s’engager trop loin de leur base d’opérations, en des provinces où l’élément de risque est plus considérable que chez nous, si les chances de gain y sont plus élevées, en apparence.Et pour ce qui est de l’industrie forestière, la banque canadienne-française n’y a touché que de loin, surtout en ces dernières années, malgré le vaste développement des fabriques de pâte et de papier de bois depuis cinq ou six ans.Des administrateurs avisés ont pressenti que la course aux grandes usines et la surcapitalisation de cette industrie aboutiraient à une quasi-catastrophe.D’autres, qui se croyaient meilleurs financiers, ou de plus grande envergure, ont appris à leurs dépens, — ou plutôt aux frais de ceux qui ont fourni les capitaux recherchés et trouvés un peu partout,—qu’il y a une fin à bâtir des pyramides plus étroites de la base que du sommet.La finance canadienne-française n’a pas érigé de gigantesques combinaisons, certes, mais elle a moins que d’autres souffert de l’ébranlement du sol économique.Et cela n’est pas mauvais à noter, à l’heure où se clôt la pire année financière que nous ayons vécue depuis la fin de la grande guerre.& ’t' Au moment où grand nombre de gens s’abandonnent à un pessimisme extrême, n’entrevoient ni salut ni lumière nulle part, oublient qu’après le grand déluge où l’univers manqua de sombrer, il y eut l’arc-en-ciel et puis le soleil, il ne saurait être mauvais de montrer qu’il reste dans notre pays des institutions et des sociétés qui ont traversé la tempête sans risquer de couler, alors que tant d’autres, et de fort ambitieuses, ne sont même plus visibles à la surface.Fi d’un optimisme déplacé, certes; mais arrière aussi le pessimisme dont l’influence aggrave les difficultés que connaissent immanquablement toutes les entreprises, à des degrés variables.Si l’on veut que s’améliorent les conditions économiques, si l’on désire et que l’on cherche la reprise des affaires, gardons-nous de rester indéfiniment tournés vers les nuées porteuses de l’orage et du cyclone, de les suivre du regard, alors qu’elles commencent de se disperser.Au ras de l’horizon, aussi loin que peut porter la vue, cherchons les signes annonciateurs de retour à la vie normale; ne pas les devancer est fort bien, — ainsi ceux qui ont cru dès octobre dernier que, parce que les cours du blé remontaient légèrement, la crise était finie, ont commis une sérieuse erreur, — mais se refuser à croire que le soleil, avant des mois, commencera de trouer l’obscurité en attendant de la dissiper, c’est très mal.Ne versons ni dans le scepticisme ni dans le pessimisme, pareillement décourageants.Voyons les choses telles qu’elles sont, certes, mais que cela ne nous paralyse pas.A nous attarder indéfiniment dans les ruines, nous ne saurions rien bâtir de bon ni de solide, — à moins d’être archéologues et de travailler pour les musées.De 1918 à 1929, nous avons tenté une chance qui nous semblait inépuisable.Depuis, ce fut la liquidation de nos folies.Seules vont survivre les institutions les mieux orientées, les plus sagement dirigées.Réfléchissons là-dessus au seuil de 1932, pour mieux accomplir la besogne de reconstruire avec prudence et savoir enfin nous contenter de vivre selon nos moyens.Georges PELLETIER BOKHE ET HEUREUSE AHNEE A ses abonnés, à ses lecteurs, à ses annonceurs et au public en général, le DEVOIR souhaite une bonne, heureuse et sainte année 1932.L'actualité L'émule de Camillien 0n échangeait des voeux; c'est l’heure.¦—Je vous souhaite, dit Lauvcr-gnat, de ne pas être mordu de la tarentule politique.C'est courant, dangereux, et, parfois, coûtcuxl On croit que le vent est bon, que Camillien eu perd et il g a un tas de chômeurs et rien qu’une place de maire.La plupart des candidats croient que le principal est do partir à point.Ils ont observé notre maire dans sa foudroyante marche ascendante: et ceux qui ne savent pas voir ont cru que sa victoire "tait, au fond, une victoire de la Presse.—De la Presse! pane qu'il l'a toujours combattue?—Non; je m’explique : Quand notre maire a commencé à monter, les gens ont dit: “Dieu qu’il* parle_ ben, y parle t’y ben pour sùr!"i El c’était vrai.J.e bruit s’est répandu qu'il avait été an conservatoire Lassalle et que c'est ce qui faisait toute sa valeur.Le conservatoire Lassalle.fondation de la Presse.(avec l’argent de la province et le fa/ent des autres!) donc, en définitive, victoire dr la Presse.Les naïfs, évidemment, peuvent seuls raisonner aussi croche.Il y avait et B y a autre chose chez le maire, notamment la faculté de prendre le diapason de l'âme d'une population et de savoir s'y mettre presto.C'est un accordeur futé, précis, du sentiment publie, et, enfin, il y a ce je ne sais quoi, rette personnalité, ce magnétisme que les ,4n-gtais définissent par un mot plus pittoresque et plus juste: Ip "it".Mai* on ne peut pas demander aux esprits superficiels de voir cet nuances.Badaud, mon ami Badaud, ne voit pas tout cela.Or, voici le tour que son manque de clairvoyance lui a joué."Badaud est un garçon moyen de taille, de tâtent et de.moyens.Il n’a qu’une ambition très moyenne.Mais c’est le diable, quand un homme habile entreprend de.souffler sur une ambition meme moyenne, ce qu’il en peut faire en l’espèce.Cet homme habile est un soi-disant professeur de diction.De fait, il a une voix de basse taille, un vrai tuyau d’orgue de trente-deux pieds et il coupe les mots net comme un moule à couper tes beignes, l,e professeur fut donc voir Badaud: "Que ne vous présentez-vous à la mairie?L’heure a sonné des grands dévouements, • on on puisse compter sur les hommes de valeur; votre cité (dans le sens latin d'où vient civisme, dit-il) votre cité, Monsieur, a besoin de vous.Il ne vous manque rien, rien, de ce qui faut, sauf un peu d'aplomb et l'art de bien parler, le reste vous sera donné par surcroit.Quelques leçons de diction de moi et vous rejoignez comme valeur oratoire Camillien en personne, et vous avez de plus votre force personnelle unique; un passé obscur, fermé, secret, hermétique où personne ne peut fourrer le nez, pas pins qu'on ne peut fouiller dont ta conscience d’un mort." Badaud n a pas dit nui tout dr suite.Il a consulté ceux intéressés à dire comme Euphrmos.Ses amis ont trouvé ipic te discours du professeur, que nous appelons Euphemos, avait "ben du bon sens".‘T.es leçons de diction commencent.Tons les soirs, une heure de gestes et d'articulation.De meme que de se mettre à genou r incite d {irter, ainsi gesticuler incite à parer et à articuler.Ça vient presque tout teal; ai ben qu’Ennhemos an' nonce un jour: "Maintenant, à Vorganisation.sérieuse!" Et il fait savoir à Badaud qu'il faut lui confier, à lui, Euphemos, T organisation.Il sc charge de la publicité et surtout, ce qui est destiné à emporter le morceau, de la perception des souscriptions.Les big bugs anglais lui sont tous connus à cause de leurs filles ou de leurs femmes à qui il a enseigné le Parlez-vô.Qui veut lu fin veut les moyens.Naturellement, H faut un bureau, un vaste bureau dans l'un des meilleurs hôtels.Ce n'est là d’ailleurs que le plus productif des placements du cinq cent, du mille pour cent, cette location.Bien avant l’élection, les souscriptions commenceront à pleuvoir pour le candidat du "capital intelligent".Et Badaud marcha.Dès lors ce fut la belle grande vie large et variée du parasite bien nanti pour le professeur de diction.Les souscriptions, à l’entendre, marchaient à ravir.Evidemment, on ne les versait pas tout de suite, mais des promesses sûres, des tu l’auras qui vahent mieux que tous les tiens du monde.On aurait tort de prendre les hommes d’affaires les plus avisés pour des naïfs: ils veulent être sûrs d’abord que Badaud est sur les rangs.Quand il aura fait annoncer sa candidature par les journaux, pris son bulletin de présentation, tenu ses assemblées, alors les chèques tomberont.“.4 propos, ditrif, il faudrait un coffre-fort et une sténo." Badaud paya le coffre-fort et le salaire de la sténo."Un jour, de mauvais bruits vinrent aux oreilles de Badaud.Euphemos faisait bombance.On donnait des parties à tout casser dans la suüe de bureaux.Il eut des doutes et institua un de ses amis enquêteur.L'ami s’amène, constate de visu que c’est le plus joyeux bureau d'organisation qu'il ait jamais vu, les organisations bleues et rouges de la rue Saint-Jacques sont lugubres comme des établissements de pompes funèbres à côté de celui-là.L’enquêteur demande Badaud, annonce qu'il vient pour une souscription.Euphemos se tape les cuisses et chante comme dans la chanson de Paul-Emile Lamarche: "Elle est bien, bien elle est bien, bien elle est bien bonne.” Puis, il se tourne vers ses commensaux: "Invitez donc monsieur à célébrer avec nous".L’émissaire fait mine d’accepter, mais il réussit à joindre téléphoniquement Badaud qu’il invite à venir constater son malheur."Quand Badaud s'amena, Euphemos avait filé.Le "payeur" trouva sa suite pleine d'Anglais des deux sexes qui se gondolaient de l’entendre dire: “Get out of here! this is my suite!” Ça c’était criant, ce bonhomme saoul, songeaient les envahisseurs, pensait sc trouver chez lui quand tous les convives savaient depuis des semaines que c’étaient les appartements de ce prince du plaisir et amant dr la rigolade.Badaud dut mander la police pour prendre possession de son comité.et il le ferma à double tour en même temps que sa carrière politique et son rompt r d'hôtel."\ rst-ce pas, conclut Lauvcrgnat, que j'ai raison de vous souhaiter de ne pas être piqué par la tarentule politique?Sait-on jamais quand elle vous pique et ce qu'elle peut vous faire faire?D’autant pins que si j’en avais le temps, je vous conterais un antre cas nettement identique à celui-ci.C'est à ne le pas croire, mais c'est vrai cl c'est ce parallélisme inouï qui donne des inquiétudes.Deux pinrés de In même façon dans le meme temps pémr la meme cause.(tardons-nous d'être poire — poire tapée." NEMO L’aide que PUniversité de Montréal pourrait recevoir La Maison Ignace Bourget Bloc'ïiotes Fin d’année Nous achevons la besogne de 1931.Celle de 1932 nous presse déjA.bille nous presse d’autant plus que.pour nous comme pour les autres.les temps sont assez durs.I.a rrisr économique réagit durement sur la quasi-totalité des journaux.Les frais généraux ne diminuent guère.Il faut toujours rédiger Ir journal, le composer, l’imprimer, le distribuer.Pendant rr temps, les circonstances ne favorisent point les grandes extensions ni les initiatives nouvelles.L’annonce, visiblement, se raréfie, ef avec elle les bénéfices qui en découlent.La situation est particulièrement difficile pour les feuilles qui écartent d’clles-mômcs toute une catégorie d’annonces, les plus faciles à obtenir et les plus payantes souvent.qui ne peuvent compter sur l’appui d’aurun élan, d’aucun parti politique, qui ne s’appuient «ne sur leurs lecteurs ci leurs amis d’esprit et s’interdisent, par principe, certains procédés qui facilitent le succès matériel.Nous constatons.Nous constatons, nous ne nous plaignons point.Nous savions d’avance à quoi nous nous exposions et nous avons, en fondant ce journal, en le fondant tel que Vont voulu M.Bou-rassa et ses collaborateurs de la première heure, accepté tous les risques de l’entreprise.Celle-ci ne nous a point déçus.Si nous n’avons pas fait tout ce que nous espérions, nous avons tout de même rendu des services.Des voix autorisées ont bien voulu en témoigner.Nous ferions davantage si nous disposions de plus grandes ressources, si nous atteignions un plus vaste public.Mais ceci ne dépend point exclusivement de nous.En tout cas, avec les moyens qui sont à nous, nous continuerons de faire de notre mieux.Ce n’est pas la besogne qui manquera, et nous osons croire que nous voyons aussi bien que beaucoup d’autres ce qui pourrait être fait.si nous étions plus riches.Nous ne sommes pas riches! Mais nous vivons, nous nous sommes organisés pour vivre, même dans les circonstances difficiles; et c’est déjà beaucoup.Notre vie intime Et pourquoi ne répéterions-nous pas ce que tant de gens ignorent encore,—c’est-à-dire que le Devoir offre cette singulière particularité d’être la propriété de gens qui se sont interdits, non seulement d’y exercer une influence directe, mais encore d’en tirer un sou de bénéfice?La direction du journal appartient directement, exclusivement, à M.Bourassa.Cela est réglé par des textes clairs.Des dispositions sont prises pour qu’après lui la direction continue d’être indépendante de l’administration du journal.Du reste, il es! pareillement réglé que jamais les actionnaires, quels que puissent être les bénéfices réalisés, n’en tireront un sou.Ces bénéfices devront, tout entiers, servir à l’amélioration et du journal et du sort de ses collaborateurs.En cas de disparition du Devoir, les actionnaires n’auraient même pas la faculté de partager dans l’actif de la compagnie.Celui-ci devrait être employé à la fondation d’un journal du même type ou, en cas d’impossibilité, consacré à une autre oeuvre d’action catholique.11 n’est probablement pas beaucoup d’autres entreprises de presse constituées sur le même plan.Et nous pouvons nous vanter d’avoir des actions d’un type peu commun.Gratitude Il a été mis dans cette oeuvre de presse, sous une forme ou sous une autre, tant de générosité, tant de dévouement, que, chaque fois qu’il nous arrive d’en parler, nous nous sentons obligé de dire notre gratitude.Cette gratitude, nous la redisons une fois de plus à tant d’amis qui ont donné de leur coeur, de leur esprit, de leur bourse, sans l’attente du moindre bénéfice personnel.Avec le seul espoir, avec la seule conviction que leur concours servirait au bien général.Logique C'est un bel exemple de générosité que cette attitude de tant de nos amis; c'est un magnifique exemple aussi de sens pratique et d’efficace logique.Car, enfin, pourquoi ces gens ont-ils souscrit au Devoir?Pourquoi lui apportent-ils leur collaboration?Pourquoi aident-ils ses ser vices auxiliaires?Pourquoi encouragent-ils son imprimerie, son service de librairie, son service des voyages?Parce qu’ils sont convaincus que le Devoir est une oeuvre utile au bien général, une arme qu'ils pourront utiliser dans telle ou telle entreprise de saine propagande; parce qu’ils savent que rette oeuvre sera d’autan» plus puissante, qu’elle leur rendra, dans cet ordre élevé, des services d’autant php considérables qu'elle pourra porter plus loin son efficacité et son effort et donc qu’ils s'aident eux* j mêmes en aidant le journal qui sert leurs propres causes.(’.’est, dans le domaine de l’artion pratique, on en conviendra, de l’é ; lémentalre logique.Noua sommes parfois tenlé de regretter que cette élémentaire logique ne soit pas davantage contagieuse .O.H.Etrennes de Noël et du Jour de l'An La Maison Ignace Bourget en a reçu en nature ainsi qu’en argent — Demain, il y aura distribution de tabac et de chocolat au refuge de la rue de Montigny Un journaliste raontréaJais, de langue anglaise, qui n'est pas sans mériter sa réputation d’humoriste, écrivait, res jours derniers, qu’il est stupide, à cette époque-ci de l’année, de rentrer chez soi sans buter sur un jouet d’enfant laissé fort à propos au beau milieu du corridor.La même aventure arrive d'ailleurs à celui qui n’a pas d’enfants mais qui visite une maison où il s’en trouve.Non seulement bute-t-il contre «tes jouets oubliés un peu partout mais il doit s’attendre à ce que les enfants lui montrent et lui .démontrent — certains jouets mécaniques sont tout simplement nient merveilleux d’ingéniosité —-les étrennes reçues à Noël.A partir de demain, aux étrennes de Noël seront venues s'ajouter les étrennes du Jour de l’An.Il est donc tout à fait à propos de parler des étrennes reçues.Si la Maison Ignace Bourget parlait un peu des siennes.A l’occasion de Noël, elle en avait déjà reçu.Elle en a encore reçu à r occasion du Jour de l’An.Grâce a la générosité de quelques bienfaiteurs, la Maison Ignace Bourget pourra distribuer demain, aux pauvres de son refuge de jour, en plus du menu ordinaire, du tabac et du chocolat.Ce ne sont pas, toutefois, les seules étrennes que la Maison Ignace Bourget a reçues.C’est à titre d'é-trennes que les Buissonnets lui ont offert des chaises, des bancs et de la vaisselle, des vêtements.La maison d’importation J.Alfred Ouimet lui a adressé quelques boîtes de biscuits français.Une association d’automobilistes, plusieurs boites de chocolats.Une ouvrière écrit qu’elle/fait ses “pauvres étrennes” à la Maison Ignace Bourget: deux dollars.Un professionnel nous adresse son chèque au montant de $25: “Mes cent jours pour un réfugié”.L’offrande d'un sénateur est de $20; celle d’un médecin de la campagne de $2.50, de même que celle d’un employé des Postes.Les unes et les autres s’accompagnent de souhaits dé bonne année.De Sherbrooke, un lecteur »«(* mi ses amies des cartes de Noël et du Jour de l’An.I/c profil mie lui a rapporté ce eommerre, elle le verse nu fonds de secours des pauvres de 'a Maison Ignace Bourget.La Commission scolaire catholique de Montréal s’offre à servir d’intermédiaire pour des emprunts ne dépassant pas quatre millions - La garantie que la Commission exige avant de marcher - Qui la remboursera?- Un projet de loi de M, Doré - A propos de taxes UN COMITE CHAR ci D’ENQUETER SUR LA SITUATION ET LES BESOINS DE L’UNIVERSITE Le président général do la Commission des écoles catholiques de Montréal, M.Victor Doré, a remis hier soir aux journa-lisles deux pièces relatives à l’Université de Montréal et à l'aid'1 que la Commission scolaire peut lui donner, à certaines condi lions précises, pour compléter incessamment les travaux en cours de ITIniversité.Ces deux pièces sont: lo—Une lettre du président de la Commission scolaire à ses collègues de la commission elle-même, oii il définit l’attitude qu’il suggère à celle-ci de preifdre à l’endroit de l’Universilé de Montréal, et que ses collègues ont adoptée dans l'ensemble et à l’unanimité^ 2o un texte de loi dont le président et ses collègues estiment l’adoption préliminaire par la législature québécoise, dès cette session-ci, tout à fait essentielle à l’exécution du projet d’aide à l’Université par la Commission scolaire.Le projet se résume en bref à ceci : (a) la Commission scolaire de Montréal est prête à se servir de son organisme présent d’emprunts pour négocier, au seul titre d’intermédiaire, des emprunts ne dépassant pas une somme globale de 4 millions de dollars, dont le total serait remis à l’Université de Montréal au fur et à mesure de ses besoins, pour exécuter les travaux déjà entrepris et les conduire à bonne fin; (b) la commission devra de toute nécessité être elle-même remboursée de toutes les sommes nécessaires au paiement des intérêts et amortissements sur tous les emprunts qu’elle fera pour le compte de l’Université; (c) de toutes façons, s’il doit y avoir plus tard une taxe pour pourvoir à ce remboursement de la Commission scolaire catholique de Montréal, il n’est pas du tout certain, à ce que l’on dit, qu’il y ait un impôt foncier payable par tes propriétaires catholiques de la province ecclésiastique de Montréal; il existe différentes modalités d’impôts possibles.Et même il reste incertain qu’il y ail, croit-on, une taxe spéciale à ce sujet, si la situation financière générale s’améliore d’ici la fin des travaux de l’Université; • (d) la loi dont il est question pourvoit entre temps à uiu’ enquête menée par un comité conjoint de 3 représentants de l’administration de la Commission scolaire catholique de Montréal, de 3 membres de l’exécutif de l’Université, et de délégués de la province ecclésiastique de Montréal, désignés par les évêques de celle-ci; cette enquête portera sur la situation universitaire dans les différentes provinces du Canada et sur les revenus nécessités par l’administration de l’Université de Montréal; ce comité d’enquète devra soumettre son rapport au lieutenant-gouverneur en conseil d’ici le 1er janvier 1933.(e) de toutes façons, la Commission scolaire catholique de Montréal compte et devra recevoir plein remboursement de tout ce qu'elle aura fait d’avances a l'Université; cela est la condition sine qua non de l’intervention de la Commission scolaire catholique de Montréal ef de son rôle d’intermédiaire.(Suite à la page 3) Son initiative ne pourrait-elle servir (t’exempte à d'antres personnes qui ont des loisirs?Comme l'on voit, les am's de là Matson Ignace Bourget ne l'ont pas oubliée à l'occasion de Noël el du premier janvier.Emile BENOtbT Un Franco-Américain.A PROPOS D’EN LOUISIANE Nous avons cité, ces jours-ci, a propos A’En Louisiane, une opinion de l’Alberta et une nuire de la Saskatchewan.Voici maintenant relie d’un Eranco-Amérieain, le rédacteur du Trouai Heur, de Worcester, Mass.: "EN LOI!ISIAINE" Tel est le titre dr ta publication documentaire si intéressante que vient de publier le Devoir de Montréal.On se rappelle qu'en août 193(1, une délégation lonisianai-sr.dirigée par M.Dudley-J.Lc-Blanc, qui est actuellement candidat au poste de gouverneur de la Louisiane, et accompagné de (piatrc ecclésiastiques, StM.tes abbés Castel, Chiasson, Lachapelle et Mirai, visita l'Acadie septentrionale, ainsi que les villes de Quebec et de Montréal.Vingt-quaire jeunes filles, drapées dans le traditionnel costume d'Evangeline, faisaient partir de la délégation.Ce pèlerinage des Acadiens de la Louisiane au pays de leurs aïeux — c'était ri l’occasion du 175émc anniversaire de la Déportation suscita an intérêt et une émotion considérables.Il devait pro-(«tqner.an printemps de 1931, la visitr en Acadie louisianaise de (leur délégations da Nord, l'une composée d’Acadiens et de Canadiens français de l’Est et de l'Ouest, ainsi que de Franco-Américains.Dr l’aveu dr tons ceux qui ont fuit ce voyage, les deux délégations ont reçu dans le Svd un accueil d une cordialité presque invraisemblable.Quelques journaux ont raconté rcs voyages mais uni volume n'en gardait te souvenir.Le Devoir.pour combler rette lacune, publie donc en une brochure de 12$ pages, texte solide, équivalant, raicnie-t-on, à la matière d’un volume ordinaire (n-1R dr 300 pages, les principaux articles ronsaevs à ces lieux voyages jxir S.E.Mgr Prud'homme.Mgr Camille Boy, te B.P.Plamnndon, SJ.M.l’abbé Lionel O rouir, MM.Alfred Boy.Jean-Thomas Perron.G.-/'.Marquis.Benê Chaloult, le Dr Edgar David.M.Guy Vanier, M.Orner Héroiir, ainsi que 1rs discours mi lettres de S.E.le car dinul Bouleau, de SS.SS.Gauthier, Forbes, Héliveatt, Jeyn- mard, Geroui, la liste des voyageurs de 1930 el de Î931, etc.Le tout constitue un document d'un exceptionnel intérêt.Nous en recommandons la lecture à nos lecteurs.Ils s'enlèvent Les derniers exemplaires de la conférence de M.l'abbé Groulx sur La Déchéance de notre classe moyenne s’enlèvent rapidement.Prix: 5 sous l’unité, 50 sous la douzaine, franco.Au cent, $3,50, au mille, $30, port en plus.Service de Librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame est, Montréal, (tel.HArbour 1241).Douze cents sièges à remplir.Les douze cents sièges en question ce sont ceux de la salle du Gesù.Il s’agit de les remplir — chaque siège coûtant un dollar — pour la soirée du vendredi, 15 janvier de l’année nouvelle.Ce soir-là, en la salle ’du Gesù.M.Henri Bourassa prononcera une conférence sous les auspices et au profit de la Maison Ignace Bourget.Cette conférence s’intitule: "Charité bien ordonnée.Le directeur du Devoir, qui n a pas coutume de dire les choses à moitié, complétera sûrement ce commencement de proverbe.Il trouvera même des commentaires à faire sur le proverbe tout entier.La conférence vaudra plus qu'un dollar.La Maison Ignace Bourget, habituée à la modicité, offre pourtant A ce prix les billets d'admission.Qui ne voudra, pour un dollar, entendre M.P.ùu rassa dans une conférence tout eu faisant ta charité par l'entremise de la Maison Ignace Bourget?Prière de se souvenir que la salle du Gesù ne contient que douze cents sièges.Plusieurs centaines de billet-sont déjà vendus.Les billets qui restent sont en dépôt à la librairie du Devoir, au prix de $1.00. 2 LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 31 DECEMBRE 1931 Les souhaits de bonne année de la “Vie Musicale” - A la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois — La vraie vérité -r Aux obsèques de Vincent d’Indy - Concerts de Noël - Gershwin écrit pour le cinéma - La dernière oeuvre de Paul Hindemith — Le concert dé Mlle Marguerite Lesage A tous ceux qui me font l’honneur de lire la Vie musicale, même s’ils n’en goûtent pas les opinions, jp souhaite une bonne et heureuse année, meilleure en tout cas que celle qui s’est terminée jeudi.Voeux de nouvelle année ne valent-ils pas mieux que voeux d’un joyeux Noël?C’est un évêque anglican, le Très Révérend John Farthing.qui.dimanche dernier, déplorait publiquement que saint Nicolas, sous son déguisement hollandais de Santa Claus, ait mis le Christ à la porte, et s'il s’est ensuite commercialisé, il n’a eu que ce qu'il méritait.Christmas, c’est la fete du commerce: le Jour de l'An, c est celle le la Bonne Volonté.On ne se souvient plus de ses inimitiés, on se sent plein de mansuétude pour tout te monde, — ne sera-t-il pas temps Je reprendre le joug de la vie le lendemain?Laissons donc Santa (Taus aux Anglais qui ne l’ont même pas inventé, laissons Toronto faire ses élections municipales le premier jour de janvier et gardons précieusement le Jour de l’An pour nous reposer des mésêres de la vie qui recommenceront bien assez tôt.Pour le Premier Jour de l’An nouveau, ne nous souvenons que d’une chose: c’est qu’il y a toujours de la Beauté dans ce monde.Elle peut bien être difficile à découvrir, mais elle n’en a peut-être que plus de prix.Ne nous contenions pas de la chercher, faisons-la naitre.Nous pouvons en effet être tous des créateurs de beauté; les plus humbles comme les puissants peuvent trouver dans leur coeur des coins qu’ils ignoraient, où sommeille une pensée qui mel de la joie dans la vio.Que cette pensée soit pour la musique, non pas seulement pour celle qui s’écrit sur du papier et se proclame par les ins: truments, mais pour toute celle qui existe dans la nature et qui' savent trouver les esprits qui veulent la chercher.Ÿ * * Par delà l’océan, j’envoie, à la Manécanterie des Petits „ ^ & Alexandre Kipnis Mercredi soir, le 20 Janvier, au Mont-Royal, Alexandre Klpnas, célèbre basse de la Chicago Civic Opera, donnera un récital au bénéfice de la Canadian Opera Company, qui doit donner "Samson et Dénia au printemps.Conchita Supcrvia Le 1er février prochain, au théâtre Saint-Denis.les impresari! Goulet et Pager fe-' rout entendre au public montréalais, la grande artiste espagnole, Mme Conchlta Supervla, mezzo-soprano.Le Mendelssohn Choir Le principal soliste du concert que donnera le Mendelssohn Choir — salle Windsor.13 Janvier, chef d’orchestre: Stanley Oliver.—¦ sera M.George Lambert, baryton canadien demeurant actuellement à New-York.A part les solos et des duos q?0 Carlyle Duncan dans la "Sémé-lé de Haendel et une scène d'Aïda il chantera plusieurs solos.Les cordes de l'Orchestre de Montréal Joueront une suite Intitulée Caprlol, d'Ar-beau.M.Brewer Jouera le premier mouvement au Concerto en re mineur de Bach avec accompagnement de cordes.La charité chez les étudiants La conférence Bourget de la Société Saint-Vincent de Paul distribue des vivres à ses pauvres CHANGEMENTS D’HORAIRES en vigueur Dimanche, 10 Jan.D’importants changements dans les horaires des trains-voyageurs auront lieu le 10 janvier.Détails complets auprès des agents.CANADIEN NATIONAL rîpÈ Cavité D’après les informations fournies à l’Association, le Canada mettra 8,283 lits à la disposition de tuberculeux en 1932, et cela constituera une augmentation de 18 pour cent en 18 mois.Le taux canadien de mortalité attribuable à la tuberculose dépasse encore légèrement celui des Etats-Unis.Le Danemark est le pays du monde qui lutte avec le plus de succès contre la tuberculose.La Nouvelle-Zélande vient peu après le Danemark sous ce rapport.Feu Mme R.Dufresne MUSICA ICe» notes sont fournies par tes impresari!.Nous leur en laissons toute la responsabilité).Les communiques de concerts ne doivent pas être adressés à M.Fred.Pelletier, car ils lui sont alors transmis comme lettres personnelles et risquent, s'ils arrivent trop tard, d’être renvoyés à la semaine suivante ou mis de côté.Il faut les adresser directement à MUSICA, le “Devoir", 430, Notre-Dame est, Montréal.Le Txarcwitch Voici i» distribution de 1 opérette La Tzarewltch" que ta Société canadienne d'opérette Jouera au "His Majesty s, durant la semaine du 25 Janvier.Le Tzsarewitch, Lionel Daunais; le grand duc.Honoré Valllancourt: Iwan.Charles Goulet: Bordolo, Julien Balas: Président du conseil.Lucien Coedcl, Grand-Chambellan.Lucien Monlac; Le Chambellan.Léopold Fortin, Sonia, une artiste américaine; Masch.Jeannle Arbelle; Ltna, Madeleine Tambour., Ofïlciers MM Napoléon Roy, Roland Bibeau.Rene Beauregard.Roger Saint-Jacques.Rosario Beauchamp, et Lucien Ju-tra^ Dame» de 1» cour, Mmes L.Mitchell.I.L'Heureux.C.Séguin.F.Charbonneau, A Gulndon et G Miller.Clocher sans cloche La Conférence Bourgcl (Saint-vincent-de-iPaul), des (Studiants de l niversité de Montréal, a donné mer a,près-mi(li une fete à ses pauvres.Vingt familles y ont pris part, soit cinquante enfants et 30 adultes.M.l’abbé Deniger, aumônier de la conférence, présidait.M.J.A-, Julien, président général île la Société .Saint-Vincent-de-Paul, assistait à la fête, ainsi que M.l’abbé Julien, de Détroit, et deux religieuses de la Providence.On a distribué des vivres: les paquets étaient si lourds qu’on a du reconduire les pauvres en automobile.Il y a eu vues animées fournies par la Canadian Xationat Screen Xetvs, piano, etc.La fête a été organisée par MM.Fernand Julien, H.FLM.président d ela conférence; Bertrand Tremblay.étudiant H.FI.IO~ RADIO-GAZETTE |cudi.le 31 décembre Discours von Hindenburg — Les postes WKAF, WJZ et VVABC et peut-être aussi les postes locaux irradieront les souhaits du président von Hindenburg à l’Allemagne et à l'Amérique de 3 heures 30 à 4 heures (heure de l’est).H parlera en allemand de Berlin et son discours sera traduit en anglais par Herr Otto-Ll.Kicp, consul-général allemand à New-York.Paul von Hindenburg parlera de la demeure officielle des présidents du Heich.Il y aura cinq minutes de musique au début.11 sera alors 9 heures 30 du soir en Allemagne.Emisiion de Heidelberg — Une autre émission d’Allemagne en Amérique aura lieu à 6 heures, (heure de l’est alors qu’il sera minuit à Berlin), avec transmission en Amérique par la chaîne Columbia, WABC et le poste CKAC.Elle est destinée à peindre l’atmosphère de gaieté de cette ville, scène tic l’opérette du “Prince Etudiant”.On entendra d’abord les carillons des églises avoisinant l’Université, puis suivront des chants allemands exécutés par les étudiants de cette ville universitaire dus aux auteurs suivants: Goethe, Zimmermann et Blasser.Le “Big Ben’’ — De 6 heures 59 à 7 heures 02, (heure de l’est alors qu’il sera minuit à Londres), les radiophiles pourront entendit uour la deuxième fois le son du fameux Big Ben qui surmonte le toit des édifices parlementaires de Londres, sonnant les douze coups de minuit et marquant le passage de 1931 à 1932.Il y aura quelques secondes de des-eription de cette horloge célèbre.Après le son des douze coups, la British Broadcasting Corporation exprimera ses souhaits pour la nouvelle année.— Programme de musique d’orchestre à n heures 30, poste WABC, sous la d.*ection d’Emery Deutsch, avec le concours d’un trio de voix de femmes: Méditation, de Taylor, par l’orchestre.Crépuscule, de l'i iiul, par le trio.Ozra, de Rubinstein, par l’orchestre.Carry me back.par le trio.Beau soir, de Debussy, par l’orchestre.Demi-heure de chansons anglaises anciennes au poste WKAF, appropriées au Jour de l’An, pur un sextuor à voix d’hommes, sous la direction de Dana-S.Merriman.- Les pianistes Fray et Braggiot-li interpréteront des “Feuillets d’album", de Liszt, des chansons bachiques et autres pièces musicales, poste WABC, à 9 heures 15.- Le poste WEAF irradiera, de 10 à 11 heures, des mélodies musicales d’orchestres de Paris, de Montréal et de New-York.A 11 heures 55, irradiation du carillonnement des cloches de l’église Riverside de New-York, poste WJZ.“Minuit" à la NBC et au CBS La chaîne Columbia (WABC), irradiera les “minuit” de six endroits différents le soir et la nuit du 31 décembre: de Heidelberg, Allemagne, à U heures; de Londres, Angleterre, à 7 heures; de New-York, à minuit; de Chicago, à 1 h.a.m.de Denver, à 2 heures a.m.et de Los Angeles, à 3 heures a.m.(heure de l’est dans chaque cas).Aux deux chaînes américaines, il y aura des programmes de musique de danse île 10 heures 30 jus-u'à 4 heures du malin.A minuit, postes WEAF et WJZ on entendra le bruit des sirènes, les cris des foules manifestant à 1 occasion du passage d’me année i autre, et a \\ ABC, du chant et de lu musique., Vendredi, 1er janvier l e poste CKAC commencera j ses émissions à 8 heures mais les j suspendra de I I heures à 5 heu-r< s.Le poste CFCF les commencera a 7 heures 3(1 et les poursuivra sans inlet rupiion jusqu'à minuit.Irradiation à t heure, poste V\ LA F, et probablement aussi par le poste Cl'CF, de la oarade des roses à Pasadena, Californie.Opéra “La uoheme" Les postes WKAF et WJZ et -ans doute aussi CFCF, qui leur est affilié, irradieront à 1 heure 45, l’opéra “La Bohème", du moins en partie.Direction generale de Deems layloi, compositeur-critique.I,’irradiation a lieu de la scène du Me-tropo.itan Opera mémo, de New-\ >rk.Lucrezia Bori et Beniamino Gigli interpréteront les principaux rôles.Version adaptée è lu radio de l’opéra de Gilbert & Sullivan, le Sorcier", à 4 heures, poste WABC.Artistes: Blinda Arnold, soprano; Helen Nugent, contralto; Karl Palmer, ténor; K van Evans, baryton; ¦( Crane Cahier, basse.Jack Van der Stracten, ténor, et Lionel Daunais, baryton, cliyiile-ront respectivement à 5 heures et à 1 heures 15, au poste CKAC.A 8 heures, on entendra au poste WKAF" les artistes suivants; Jessica Dragonéttc, soprano; Henry Shope et Frank Parker, ténors; John Seagle, baryton, Elliott Shaw, busse.Orchestre sous la direction de Rosario Bourdon.Programme agricole au poste WGY, è 8 heures 30.Causerie sur l'agriculture et la science par le Dr " illis-R.Whitney, directeur du In-buratoire des recherches de la General Electric.Autre causerie sur les changements qu'amènerait l’électrification des campagnes, par Jess Gibson.Souhaits de M.Bennett — Le poste CKAC, pour o t., les postes des réseaux du Canadien National et du Pacifique Canadien, ainsi que de la chaîne Columbia, aux Ktats-Unis, irradieront, à 9 heures, les souhaits de bonne année du premier ministre R.B.Bennett, du gouvernement fédéral, parlant de Calgary, Alberta.Inauguration à 9 heures 30, poste WABC, de la série des programmes intitulés “Aux dames”, mettant en vedette Tito Guizar, ténor espagnol.Orchestre sous la direction de Léon Belasco.L’heure musicale du Pacifique Canadien Les artistes des Croisières musicales du Pacifique Canadien, avec le concours de l’orchestre du Royal York, dirigé par Rex Battle, Dimanche, 3 janvier - Sir Basil Blackett, directeur de la Banque d’Angleterre et président dé la grande combine des Com-inuujcatioiis impériales et internationales, parlera de Londres sur les perspectives économiques de 1932.Transmission il New-York et en Amérique à 12 h.30, par WABC.—Programme catholique à 2 h.30, au poste WABC sous la direction de M.l’abbé Joseph E, Daly, curé de l’église catholique de St-Grégoire.Il parlera de la religion et des jours nouveaux.Le chant sera fait par le choeur du Glee Club, du couvent du Mont-Saint-Vincent pour jeune fille catholiques sous la direction du professeur N.A.Montani, organiste et compositeur.Le programme illustrera les recommandations de l’En- seront de nouveau au programme ! cyclique Motu Proprio: chant gré-de l’Heure musicale de cette corn- gorien.polyphonique et musique lit pagnie, vendredi soir, le 1er jan-; turgique.S.Constantino Yon tou-vier, de H) à 11 heures, dans un chera l’orgue.Surveiller les pos-concert s’inspirant de la musique i les locaux.chanson, du désert, de Romberg; Elégie, de Massenet, et autres.•—Récital d’orgue au même poste, à 11 h.30, par Jesse Crawford.Lundi, 4 janvier —La chaîne Columbia présente avec ce premier lundi de I9.’i2 qua- parlicu- ; de la Turquie Le programme portera lièrement sur Stamboul, nom actuel de la reine du Bosphore, qui fut aussi connue sous les noms de Byzance et de Constantinople.La première pièce interprétée par l’orchestre est intitulée “Sur le Bosphore”, puis sera suivie d’un chant “Allah gives light" et de marches turques.Constantinople ne fut pas toujours assujettie à la sévère prohibition imposée par la loi musulmane.Elle fut aussi grecque, et on entendra une “Chanson à boire”, de Mendelssohn, et “Vive Bacchus”, duo de ténor et basse, extrait de “Il Seraglio”, de Mozart.Ce Concert sera irradié par tout le Canada, grâce au système de transmission radiophonique du Pa-! cifique Canadien.| — Programme de musique de vio- ; Ion et d’orchestre, à 10 heures, pos- j te WABC, avec le concours de Tos-¦ho Seidel et Sam Lanin.Détails: | Seidel exécutera sur le violon, le ; "Cygne”, de Saint-Saëns.La Cinquantaine, de Gabriel Marie.T.Karle, ténor, chantera et l'orchestre exécutera des extraits des oeuvres de Herbert, de “Rose-Marie”, j Il jouera aussi la fameuse valse de Strauss: "Le Danube bleu”.— Mme Rosette Andy, contralto hongroise, fera ses débuts devant le microphone américain, à 10 heures, , poste WEAF.Plusieurs autres ar-1 listes prendront part à ce programme.Orchestre sous lu direction de | Cesare Sodero.— A 11 heures, poste WJZ, Lud- ' wig Laurier présentera les pièces suivantes: Extrait de "Lohengrin”, de Wagner; Freuet euch des Le-bens, de Strauss.Swing along, de Cook.Etoile du soir, de “Tann-hauser”, de Wagner.Inauguration à 11 heures d’une série dç programmes de musique d’orchestre exécutée sous la direction de Jacques Renard au Café de la Paix.Samedi, 2 janvier L’opéra "Donna Juanita" qui devait être irradié au cours de l’après-midi a été retranché du programme de la National Broadcasting Company.Mais samedi prochain, 9 janvier, la compagnie inaugurera des émissions régulières d’opéras dans l'après-midi M.Minville à la demi-heure de la St-|can-Baptistc Voici le programme qui sera irradié de (5 heures à 6 heures 30, par le poste CKAC, pendant l’audi-j terminera l’Heure.L’Orchestre de New-York j —Le concert de l’orchestre de New-York, allant de 3 h.15 à 5 heures, poste WABC avec Iransmis-sion à Montréal par CKAC, sera marqué par des soli de violops et de piano.Mischel Piastro et Remo Bolognini seront les violonistes, et Vladimir Horowitz, le pianiste.Horowitz est un jeune pianiste russe né à Kieff en 1904.Il interpréta le Concerto pour piano en ré mineur No 3, de Rachmaninoff, et celui-ci sera présent à l’exécution.Direction de l’orchestre par Hans Lange en remplacement de Tosca-jnini reparti pour l’Europe.Détails: Concerto grosse en la mineur, de Vivaldi, avec soli de violon; Symphonie en si bémol majeur, de Haydn; Scherzo orchestral de “L’Apprenti sorcier”, de Dukas; | Intermission au cours de laquelle Olin Downes fera la critique des j pièces en anglais et Henri Eeton-dal en français; Concerto, de Rachmaninoff, par Horowitz.Concert du Canadien National —Herbert Hargreaves, ténor, sera l’artiste d’honneur du programme du Canadien National à 5 heures.poste CKAC.Gratton O’Leary, journaliste, poursuivra la'série de ses causeries sur le Canada d'aujourd’hui.—Dick Schwarz, accordéoniste; Lou Raderman, violoniste, et Ross Gorman, cornemusier.seront les trois interprètes d’une nouveauté musicale intitulée: “Jigs from many lands”, présentée à 5 h.30, poste WABC.Aussi chant par Fred Vettel, ténor; Barbara Maurel, contralto.Orchestre sous la direction de George Earle.—A 5 h.30, poste WEAF, John Charles Thomas, baryton, sera l’artiste d’honneur du programme.Les Heures Catholiques —C’est le R.P.Adélard Dugré, Ü.J., recteur du scolasticat de rimmaculée-Conçeption.qui prononcera, au poste CKAC, à 6 heures, la causerie doctrinale de l’Heure catholique.Il démontrera que les affirmations et la doctrine de Jésus peuvent être contrôlées par des critères internes, c’est-à-dire par des preuves tirées du mode de la révélation et de la doctrine elle-même.11 exposera un premier critère: la façon dont Jésus a communiqué son message.Suivra une audition de chant religieux.Une causerie sur l’Orphelinat d’Hu-berdeau, par M.l’abbé S.Noiseux, lion de la Société Saint-Jean-Bap-liste de Montréal, préparée par M.le notaire Alphonse de la Rochelle, chef du secrétariat.Cette émission se fera de la salle Tudor, mise gratuitement à la disposition de la Société Saint-Jean-Bapliste.Mlle Thérèse Sylvain, élève de la Classe Lapierrc, du Conservatoire national de musique, exécutera sur l’orgue de la salle Tudor: O Allegro, 2e sonate, de Bach, b) Soeur Monique, de Couperin •t Final.2e sonate, de Bach.Cette élève de M.Eugène Eapier-’.'(', n’a que seize ans.M.V.-Eizéar Beaupré.LC.prèsen- 1 ’era au cours d'une brève allocu- j Bon les souhaits de bonne année | ¦m\ membres de la Société et à tout •'élément français de notre pays.Causerie par M.Esilras Minville, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales, sur les moyens de développer et de fortifier "No-‘re solidarité économique".Programme du Conseil consultatif de l'éducation nar radio comprenant les causeries suivantes: sur les questions économiques, Ko-M.Hutcliiita, président de de ®)cago; Félix Mor-1 comité exécutif économiques; sur psychologie, Wul- ber l’Université ley, secrétaire ?des conférences les questions de ter-Y.Bingham.I.dward d’Anna fera exécuter plusieurs marches militaires à son i nrogramme de 9 heures, poste | .'ABU: tout d'abord une légende indienne racontée oar Francis Bowinan ; Marche de l'Emblème na-Honal, île Sousa.Ouverture de j Normn , de Bellini.Humoresque, de Dvorak.Marche de l’Armée américaine, et Marche do l'honneur national, de Herbert.Y 9 heures, poste WEAF, orchestre sous h» direction d'Arthur Pryor avec le concours de James Melton et Lewis James, ténors; Phil Dewey, baryton, et Wilfred Glenn, basse.A 10 heures 15.poste WABC, irradiation d'un drame intitulé: "Foui Play".Récital conjoint do violon et d orgue à 10 heures 45, poste WJZ.par Mlles Mathilde et Irène Harding.respectivement violoniste et organiste.Programme régulier de musique semi-classique sous In direction de Ludwig Laurier, à 11 heures, poste WJZ.Héritai de chant par Marion Harris, à 11 heures, poste WEAF.suiv d’un récital d'orgue par Jesse Crawford.Tito Coral Tito Coral, baryton de l'Amérique du Sud, qui remporte des succès comme soliste à New-York, chantera n 11 heures 3ft, poste AV.IZ, plusieurs extraits d'opérettes espagnoles, Il chantera aussi à la même heure tous les lundis, mercredis et samedis.—L’Heure catholique de New-York, irradiée à (î heures aussi, poste WF1AF, sous la direction des Pères Paulistes, comprendra une causerie sur la manifestation du Christ, par M.l’abbé FTilton J.Sheen, professeur de philosophie religieuse à l’Université catholique de Washington.Chant par le choeur des Paulistes.—Au poste WJZ, chant par Veronica Wiggins, contralto, à 6 h.15, accompagnée par l'orchestre de Leon Bosehrook; à fi h.30, Valentine Williams esquissera le portrait de “Lawrence of Arabia”, personnage longtemps mystérieux; à (i h.45, Salidad' Espino, soprano, chantera, accompagnée par un en-j semble de guitares.Le Dr Howard W, Haggard, ! professeur associé de physiologie à i j l'Université Yale, commentera les i découvertes des principes de la res- ; 1 piration d’Antoine Lavoisier, l’un I des plus grands chimistes français, 1 mort guillottiné.l’oste WABC, à i 8 heures.Autre programme du Canadien I National, an poste CFCF, comprenant des pièces d’orchestre irrn-i (liées du Château Laurier d’Ottawa.Mêmes artistes qu’à 5 h., au poste CK AC.• nre 932 tre programmes nouveaux mettant en vedette Alex Gray, baryton, qui chantera six fois par semaine, à 10 b.30; Mme Jérôme Napoléon Bonaparte, de la haute société de New-York, qui accordera des entrevues au microphone les lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi, à 8 heures; Mildred Hunt, chanteuse, et Harry Salter chef d’orchestre, chaque lundi à 9 h.15; le Quatuor hongrois, à 2 heures.—Vaughn de Leath sera la vedette du programme de fi h.15, poste VVABC.Shapiro et Shefter accompagneront Mlle de Leath.—'Dernière causerie d'une série de quatre sous les auspices de la Ligue des contribuables américains, à fi h.15, poste WJZ.M.William H.King, sénateur de l’Utah, parlera des relations du fédéral et de l’Etat.—Inauguration du programme auquel figureront Mme Bonaparte et Barbara Maurel, contralto.Orchestre sous ta direction de Frank Ven-tree.Poste WABC.à 8 heures.—Inauguration d’une autre série de programmes, à 8 heures, au poste WJZ, avec musique et chant sous la direction de Morgana L.Eastman.Lawrence Tibbett, baryton —Lawrence Tibbett, baryton, du Metropolitan Opera, a signé un contrat, le 14 décembre dernier, avec une compagnie pour chanter à ses programmes de 8 h.30, le lundi soir.Il chantera pour la première fois aujourd’hui, 4 janvier.Plusieurs autres artistes chanteront aussi.Transmission par CFCF.—Programme initial commercial mettant en vedette Mildred Hunt, chanteuse, et Harry Salter, chef d’orchestre .—Le programme de la “Parade des Etats” sera consacré au Delaware, au poste WEAF, à 9 h.30, Orchestre sous la direction d’Erno Rapee.Chant et musique.—A 10 h.30, au poste WABC, inauguration du nouveau programme intitulé: “Music that satisfies”, mettant en vedette Alex Gray, baryton.Il chantera plusieurs extraits d’opérettes.Orchestre sous la direction de Nat Shilket.—A 11 heures, podte WJZ, programme régulier de Ludwig Laurier.Les détails nous manquent.—Toscha Seidel, violoniste de concert, interprétera la romance en sol majeur, de Beethoven, accompagné par l’orchestre.L’orchestre jouera aussi la Danse des bouffons, de Rimsky-Korsakoff.Alfred AYOTTE Postes locaux JEUDI, 31 DECEMBRE 1931 CKAC 3.45 Clôture de la Bourse 5.00 Orchestre du Rltz-Carlton 5.45 Nouvelles.Cotes de la Bourse.6.30 Disques.7.15 Programme 7.45 Comédies.8.30 Variétés 9.00 Le poste VE9LP Irradiera la partie qui sera Jouée A Toronto entre les Maple Leafs et le Montréal.10.00 Fin de la troisième période de la partie qui sera disputée entre les clubs Montréal et Toronto, à Tdronto.Ü 00 Résultats des parties de hockey.Il 05 Poèmes symphoniques.11.15 Orgue.11 30 Programme de nouveautés.7.15 Orchestre Lanln.NBC.7 30 Studio.7.45 L'homme de la planète Mars.NBC 8.00 Mae Questel, soprano, et Rudy Vallée.NBC.9.00 Programme commercial.9.15 Saynète.9.30 Récit d'aventures.10.00 Programme du CNR.10 30 Saynète et nouvelles.10.45 Mélodies.11.00 Heure du coucher, NBC.et fermeture.VENDREDI, LE 1er JANVIER CKAC 8 00 L'heure du déNJeuner.8 45 Old Dutch Qlrl, CBS 9.15 Les chanteurs Madison.CBS 9.30 Tony's Scrap Book.9.45 Ballades.10.00 Mme Blanche Archambault, soprano, et Alice Sainte-Marie, planiste 10.30 Poèmes symphoniques.5.00 Orchestre du Rltz-Carlton.5 45 Nouvelles Sommaire des émissions de la soirée 6.00 Sera annoncé 6.15 La Société des Artisans canadlens-français.Lionel Daunais, baryton.6.45 Programme musical.7 00 Disques et variétés 7.45 Comédie.8 00 L’Heure provinciale.9.00 Voir Radio-Gazette.,9 15 Orchestre du Rltz-Carlton.10.00 L'heure de musique du Canadien Pacifique.11.00 Nouvelles.11.15 Orgue 11.30 Orchestre de Bill Bcssett.de l'hôtel Windsor 11.15 Orgue.I 11.30 Orchestre Bill Blssett.CFCF 8.30 Cheerio, NBC.9.00 Refrains favoris.9.45 Programme nègre, NBC.10.00 Disques français.Il 00 Orch Stanford, NBC.11.30 Orch.12.00 Disques.12.30 Orch.Rosebrook, NBC.1.00 Cotes de la Bourse.1.15 Orch.NBC.1.30 Maurice Marchand, planiste.1.45 Disques Jusqu'à 7 h.30.7.30 Causerie.7.45 Causerie sur les animaux.8.00 Programme commercial, NBC 8.30 Orch.NBC.9.00 Opéra de Chicago.NBC.9.30 Club Valspar, NBC 10 00 Orch.Columbo.NBC.10.15 Heure Coucou.NBC.10.30 Orch.Jack Denny.11.00 Fermeture.DIMANCHE, LE 3 JANVIER CKAC 1.15 2e et 3e actes de “Rlgoletto”, de Verdi.2.30 Heure exotique.2.45 Ensemble à cordes.3.15 L'Orchestre de New-York, voir Radio-Gazette.5 00 C.N.R., voir Radio-Gazette.5.30 Lionel Daunais.baryton.5.45 Programme commercial - 6.00 L’Heure catholique, voir Radio-Gazette.7.00 Emlllano Renaud, pianiste.7.15 Orch.du Rltz-Carlton.9.00 Trio de concert.9.30 Opéra de Gilbert et Sullivan.10.30 Musique sacrée CFCF 1.00 Perles d’opéras.1.30 Disques.1.45 Orch.Wlrges et chant.NBC.2.15 Orch.Petit et chant.NBC.2.30 Croquis dramatique.NBC.3.00 Chefs-d'oeuvre de.la musique 4.00 Causerie par M.La Prade, NBC.4.15 Récital de piano.5.00 Concert de la C B.C.5.30 Disques.6.00 Mélodies variées.7.00 Extraits d’opéras.NBC.7.30 Les Boulangers.NBC.8.00 Mélodies, NBC.8.15 Eddie Cantor et D.Rubinoff, NBC.9.00 Concert du Château Laurier.10.30 Franklyn Legge, organiste, CKNC.10.45 Résultat du hockey.11.00 Fermeture.LUNDI, LE 4 JANVIER CKAC 8.00 L'heure du déjeuner.8.45 Chansons.C.B.S.9.00 Gypsy Music Makers.CBS 9.30 Tony’s Scrap Book, CBS.9.45 Ballades.10.00 Disques.Mélodies populaires.10.30 Ouverture de la Bourse.1U.45 La bonne enanson française.11.00 Poèmes symphoniques.11.30 Mme Blanche Arcnambault, soprano, et Mlle Alice Salnte-Mane, pianiste.12.30 Cote de la Bourse.12.45 Herbert Saunders, organiste.1.00 Orch.de concert de l'hôtel Mont-Royal.sous la direction de Rex Battle.3.45 Clôture de la Bourse de Montréal et de New-York.5.00 Orch.du Rltz-Qarlton.5.45 Cote de la Bourse.Nouvelles et disques.7.00 ».v.»L'le Joe.7.30 Orch.de concert du Royal-York.7.45 Comédie.8.00 Variétés.9.00 Chant et musique.9.30 Programme du Ç.N.10.00 Chant et musique.11.00 Les nouvelles.11.05 Vaudeville.11.15 Récits! d'orgue.11.30 Orch.Jack Denny.CFCF 8.20 Cheerio.NBC.9.00 Trio de voix de femmes, NBC.9.15 Refrains favoris.9.45 Programme nègre, NBC.10.00 Disques.11.45 Orch.Mariant, NBC.12 00 Disques.13.45 Orch.Rosebrook, NBC.1.00 Bourse.1.30 Orch.NBC.1.45 Orch.N.B.C.2 00 Disques.5.45 Orch.columbo, NBC.6.00 Disques.7.00 Dialogue nègre, NBC.7.15 Disques.7.45 Studio.8.15 Programmes commerciaux.8.30 Lawrence Elbbett.9.00 Studio.10.30 Revue d’actualités.10.45 Studio.11.00 L'heure du coucher, NBC.* Ÿ * Longueur (Tonnes en mètres e nombre de kilocycles des postes cl Rilocycl 730 1930 660 700 860 790 1100 1060 Poitei Mitres CKAC 411 CFCF 291.3 WEAF 454.3 WJZ 394 5 WARC 348.6 WGY 379 5 WLWL 272.6 WTIC 287.* Soyez aux écoutes, ce soir Poste C.K.A.C.— à 7 heures ^Programme “Pastilles Valda” Amina .(Intermezzo) Qui dira mon émoi Marche des Petits Pierrots Artillerie Légère.(Chant) Pas de substitution dans l’exécution des prescriptions.Elles sont remplies avec soin.& la Pharmacie Laurence Angle St-Denis et Ontario et livrées rapidement partout.HA.7907 CONTRAT POUR LE TRANSPORT DES CORRESPONDANCES DES SOUMISSIONS CACHETTEES, adressées au Ministre des Postes, seront reçues à Ottawa, Jusqu’à midi, vendredi, le 29 Janvier, 1932, pour le transport des correspondances de Sa Majesté, sous les conditions d’un contrat pour un terme de quatre années six fols par semaine sur la route rurale No 3 de Bromptonvllle, via le bureau de poste de Bouffard.à commencer au bon plaisir du Ministre des Postes.Des avis Imprimés contenant des renseignements plus détaillés sur les conditions du contrat projeté peuvent être consultés aux bureaux de poste de Bromp-tonville et BOUFFARD, et au bureau de l'Administrateur de district où l'on pourra aussi se procurer des formules de soumission.J.TAYLOR.Administrateur de District.Bureau de l’Administrateur de District, Montréal, 17 décembre 1931.Appel à la Raison La science et l’expérience sont indispensables à un service efficace.Les chemins de fer du Canada ont produit une classe de travailleurs qui non seulement accomplissent leur travail de louable façon, mais apportent dans leurs activités sociales et civiques une influence économique pratique et une stabilité qui contribuent notablement au progrès général.Ces hommes, naturellement, dépensent ou placent leurs salaires dans la communauté.Il n’est donc pas irraisonnable de leur part de demander au public d’encourager les chemins de fer qui les emploient, non seulement à cause de l’excellence de leur service, mais afin d’assurer la continuité des salaires, qui demeureront une source de revenu et bénéficieront à la communauté.Cette annonce est publiée par la Montreal Ship By Rail Association SI VOUS DESIREZ JOUIR DE TOUS LES PROGRAMMES D’EUROPE PROCUREZ-VOUS LE FAMEUX CFCF 8.30 Chpprlo, NBC.9.00 Quatuor mixte.NBC.9.15 Rpfratn favori».1100 Critique Damrosch, NBC.12 00 Disque* 1?15 Orchestre Rosebrook, NBC.00 Cotes Ile iR Bourse 1.30 Ensemble a corde.NBC Vie ViP< la vnl1 Radio-Gazette.3.00 Disques variés.7 00 Studio, NBC.7.15 Critique musicale pour enfants.7 45 Orchestre du château Laurier.Forum.oSrrfl*jtre Jaok Denny.9.15 Comédie 9.30 Violon et chant.Il Fi m INTERNATIONAL” LE DERNIER CHEF-D’OEUVRE Par MARCONI LE RECEPTEUR POUR ONDES COURTES OU LONGUES qui vous apporte les programmes du MONDE ENTIER aussi bien que les programmes locaux.Le radio qui devance tous les autres d’une année.Modèle de Luxe *198 .50 Complet avéo lampes à votre antenne AUTRES MODELES $49.50 10 45 Orchestre wa.!! 99 Franklin l egge, organiste, "tfe Jack Denny.11 30 Orchc! SAMEDI, du LE 2 JANVIER CKAC déjeuner, C.B.S.—Maurice Baron, chef de la symphonie Roxy, présentera, à !) heures, poste WABC, les trois piè-ees suivantes: Ouverture de “Mi-j reille”.de Goi/tnod; Idylle de Sci«-j fried, de Wagner; Valse pathétique, do Baron.—•Programme de t’Atbum nnisi-eat de musique familière américai-j ne, à 9 h.15, poste WEAK.Artis-1 (es: Frank Munn, ténor; Ohman et iooo conte» rèotiqûëa Arden, pianistes; Mary MeCoy.so- JjJ J® J*«vue d'aotiîaiitéa.prano; Veronica Wiggins, contrat-1 5 u,«1'(vari’ (,u ch*to»u LaurteY.lo.Orchestre sous la direction dè Gustave Hacnsehen.—Oeuvres de Frimt, de Seiapiro, j de Tucker et autres, au poste] WEAF, à 9 h.30.Orchestre sous j la direction de Frank Black.Artiste d’honneur: la comtesse Olga I Albani.—Le comte von Luekner racontera de nouvelles aventures, à | WARC.à 9 h.30.j n.jo i,n honn„ .A 9 h.45, Ludwig Laurier pré- 1200 cyrand Fr$re".n sentern comme les autres ditnan- 12 30 u»‘> HE»»»»»»»»»»»»»»»»»»»,»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»»* Souhaits de nouvelle année Aut humbles comme moi nés dans la pauvreté.Je souhaite d'abord avec sincérité.Quand la nouvelle année entreprend sa carrière.Le pain quotidien de la vieille prière, Et puis, pour qu’ils ne soient jamais trop malheureux.Je leur souhaite encor de bien s’aimer entre eux.Du i>ain et de l’amour! Tout est là.Le pauvre homme N’a vraiment pas le droit de trop se plaindre, en somme, Si, du berceau d’osier an cercueil de sapin.Toute sa vie, il a de l’amour et du pain.Mes honnêtes parents n’eurent pas davantage ; Mais la bonté régnait dans leur coeur sans partage; Des sentiments profonds ils ont connu le prix: Et, si je sais aimer, c’est qu’ils me l’ont appris.Et tel riche, donnant de splendides étrennes, N’éprouve pas leur joie en ces heures sereines.Quand ils payaient, ayant épargné quelques sous, Mon mauvais compliment par des pauvres joujoux.François COPPEE Les artistes devant la crèche (par Maurice BRILLANT) NOS DIRECTEURS ET NOTRE PERSONNEL VOUS SOUHAITENT UNE BONNE ET HEUREUSE ANNÉE PlANOi RADIOS O.RÇANS J.-A.Hébert, Prés, et Gérant général ru* St-Hubert (Prêt Bélanger) MAGASIN PRINCIPAL 380 ly2.ru» Bte-Catherlne Eut rue Ste-Catherlne oue$t .Uu«te k Touett de Peel) .Déjà, Mlle Monginot —sculpteur d’un grand mérite, dont nous aurons l’occasion de parler — avait imaginé, de façon originale et poétique, un Enfant Jésus veillé, adoré par trois petits angelots souriants — placés en buste, indication élégante et sobre, comme au chevet du Sauveur nouveau-né: c’est en quelque sorte un “extrait de crèche”, plein de goût et de délicatesse.Et i’an dernier-notre ami Jacques Debout, homme à la page, avait en ses Journées d’art catholique organisé une exposition de creches modernes, où l’on a vu de* choses neuves et charmantes (par exemple celle de Mme Belmon.en collaboration avec Mme Bourgain : émail sur zinc et verre, — ou les bois découpés et coloriés de Mlle Yvonne Soutra—deux oeuvres qui font honneur aux Ateliers d’art sacré).Mais cet aimable sujet des crèches m’entraîne plus loin que je ne pensais.Puissent ces jolis travaux conduire nos artistes à Bethléem.Rien n’est plus souhaitable, d’abord pour eux, à qui une méditation — la brosse ou le pinceau en mains — devant la crèche, ne peut être que profitable spirituellement.Les artistes, par leur genre d’activité, par la noblesse même de leur fonction, sont quelque peu exposés à l’orgueil — qui est une vilaine chose, âpre, dure, rèche, insupportable, inhumaine — ou du moins à la vanité qui, à vrai dire, n’est qu’un défaut, quelquefois un gentil défaut et assez amusant, —-et il arrive qu’il soit conscient et qu’il se moque lui-même (mais il vaut mieux s’en corriger.) Je ne veux pas dire que les artistes y cèdent plus que d’autres personnes, qui ont pourtant moins de raisons lie succomber.Mais enfin, ils y sont exposés: une petite oraison .artistique devant la grotte de Noël les aidera puissamment à la pratique de l’humilité (leur talent n’en paraîtra que plus agréable).A la vérité, je crains ici d’être un peu Pharisien.J’invite à la crèche mes voisins.C’est plutêt les gens de ma confrérie — puisque je suis, malgré tout, et faisant ce que je puis, écrivain —, ce sont les écrivains que je devrais convoquer.Je suis obligé d’avouer qu’ils en ont besoin.Les artistes, les musiciens et les gens de théâtre (mais oui, malgré la légende), ce sont de bonnes gens, bien pins modestes que vous ne croyez (sinon indemnes de vanité.), francs et sans façon.Ils se disent qu’ils sont des artisans, non proprement des “intellectuels”.Tandis que nous autres, qui savons très bien, qui savons trop, qui n’oublions jamais que nous sommes des “intellectuels” (malgré la fréquente médiocrité rie notre pensée comme de notre science), nous donnons tête baissée non seulement dans la vanité, mais dans l’orgueil.L’enseignement du collège ~ imprudemment — a commencé de nous persuader qu’il n’y n point d’activité supérieure à la littérature et que rien au monde ne donne nnc gloire plus solide que d’aligner de belles phrases, sonores, compliquées (fussent-elles, à les regarder de sang-froid, un peu ridicules et, c’est le cas ordinaire, écrites en mauvais français); nous avons •nus.depuis notre adolescence, affirmé, étendu, développé singulièrement cette conviction; une sta- (2) Un récent catalogue de la jeune Société Saint-Luc, “coopérative pour Part religieux” (Baden, Suisset, nous apporte deux modèles de crèches intéressants, l’un dû à M.Beat (lasser (très légèrement coloré), plus voisin de la crèche de Py: l’autre de M.August Wanner (terre mite) qui rappelle davantage celle de Jacob.tion devant la crèche, où les artistes nous mèneront par ia main, nous fera quelque peu rougir et nous songerons peut-être que, la plupart, nous ne sommes guère que des ténors “avantageux” lançant au public béat des mélodies creuses que nous comprenons à peine.Et, comme nous avons, outre celle de l’orgueil, une autre tentation, qui est de nous déchirer mutuellement et faire des cfoes-en-jambe entre confrères, Bethléem pourra de surcroît nous enseigner la valeur et les bienfaits de la paix — le grand message de Noël.Mais, chantant Noël, les artistes rendront service à tout le public fidèle — et infidèle — en propageant, de la plus aimable façon, par le truchement des lignes mélodieuses et des couleurs savamment assemblées, les belles leçons de la Nativité.Leçons qui conviennent à notre temps et qu’il appelle, fût-ce inconsciemment.n y a d’abord la leçon de la paix que je viens de nommer, mais.qui n’est pas seulement la paix entre les artistes: ce numéro l’explique assez pour que je n’aie pas besoin d’y insister.Je veux rappeler seulement un aspect, le plus simple, le plus visible, de la grande fête, et qui ne peut manquer d’être cher à notre siècle.Noël, c’est la fête de l’enfance — et notre temps aime l’enfance plus qu’aucun autre, je crois; il la respecte, la protège, l’entoure — bien ou mal, et nous nous trompons souvent, mais le vrai chrétien connaît la bonne méthode — davantage aussi qu’on ne Ta jamais fait.Comment ne serions-nous pas attirés vers un mystère qui exalte Tenfance — la divinise — cl en donne le plus beau modèle qui puisse se concevoir?Au surplus, les chrétiens de ce siècle, les chrétiens authentiques, qui aiment le Christ d’un amour si personnel et si concret — qui voudraient le voir vivre, Homme-Dieu, en leur compagnie comme aux temps de son existence terrestre — qui, du moins, se comportent avec lui comme avec un ami d’ici-bas (infiniment élevé au-dessus de tous les autres).Les chrétiens ne peuvent ne pas s’agenouiller avec prédilection devant l’adorable nouveau-né.Mais, pour monter plus haut, ce temps n’a-t-il pas vu se développer d’une façon magnifique et imprévue, au milieu d’une civilisation complexe et tourbillonnante, et grâce particulièrement à l’admirable sainte Thérèse de Lisieux, cet esprit à'enfance spirituelle, dont nous avons un plus pressant besoin que jamais (la Providence nous Ta offert â point nommé), cet esprit de franchise, de simplicité, d’aisance, de liberté, de confiance tendre et amoureuse, et aussi d’héroïsme souriant et quotidien, cet esprit d’enfance que le plus grand poète lyrique de notre temps, Paul Claudel, a magnifié si opportimiément et dont quelques bons théologiens ont établi la doctrine (3).Voilà qui doit encourager les artistes à célébrer Noël et tout son cycle harmonieux.Car, apportai)! à leur siècle une nourriture qu’il désire, ils trouveront des clients.Puissent-ils venir norr|breux à la crèche — d’ailleurs humbles comme les bergers — déposer, comme les Mages, les trésors magnifiques de leur art aux pieds de l’Enfant qui a créé l’art et toute beauté.Maurice BRILLANT P.S.— Venant d’achever cet article, j’ai reçu d’Italie un opuscule charmant, très bien présenté, très bien illustré, qui va exactement n mon propos: Per compare il Pre-sepio, par Eva Tea.II est édité par la Scuola Reato Angelico, de Milan, groupe d’artistes chrétiens des plus sympathiques et frère de nos propres groupes français (c’est lui qui vient d’organiser l’Exposition internationale d’art chrétien de Milan: 14 novembre-27 décembre).Destiné principalement aux artistes, il leur offre d’appréciables secours — historiques, archéologiques, doctrinaux, liturgiques, spirituels — pour traduire dignement les thèmes < se rattachent à la Nativité.(Scuola B- A., via Privata Fontanesi, 6, Mi Ian: C lires.) Un article du même auteur, consacré à l’Annonciation, Paru dans ia revue A rte Cristiana d’octobre dernier, nous fait penser que ce volume inaugure une série.(8) Notons particulièrement le beau et pieux livre du R.P.Joret, O.P., l’Enfance spirituelle, tout récemment paru.(Editions du Cerf.Juvisy).“Le Canada français” La revue officielle de l’Université Laval publie dans son numéro de décembre une étude originale et très intéressante de M.l'abbé F.Charbonnier sur “Les poussées de bolchévisme dans la Grèce antique".M, Emile Lauvrière donne la suite de son travail documenté sur “Deux traîtres d’Acadie et leurs victimes”.Un autre historien bien connu, M.l’abbé Elic-J.Auclair, nous apporte la primeur de son “Introduction générale à l’Histoire de Grnvelbourg”.Un article plutôt court de M.Amédée-K.Enflamme, professeur à l’Université do Toronto, nous renseigne sur l’oeuvre d'un jeune poète canndien-français fort apprécié.M.Alfred Desrochers.Un agréable récit de voyage, par le Fr.Antoine Bernard, de l'Université de Montréal, nous apprend beaucoup sur ce que Ton peut voir et admirer “en remontant la Baie des Chaleurs”.Mlle Corinne Rocheleau nous parle avec conviction de ceux qu’elle appelle “Mes grands Amis", les livres.Ajoutons à cela la chronique régulière de l’Université Laval, par quelques professeurs, et la série d'études bibliographiques: “Les Livres”.Il y a là, on en conviendra volontiers, de quoi intéresser tous les lecteurs.Nous sommes heureux d'annoncer qu’à partir de janvier, le Canada français sera publié à DO pages au lieu de 72.Un abonnement de fi mois, de janvier à Juin inclusivement, sera consenti au prix de Figures d’aujourd’hui VINCENT D’INDY La disparition do V.d’ifidy — "Le maître”, ainsi l'appclions-nous à la Schola CantOrum — met en deuil non seulement ses élèves et ses amis, mais le monde catholique.Né en 1851, d’une vieille famille de TArdèche, V.d’Indy demeura toujours attaché à sa petite patrie.Les Chants du Vtaarab et du Ver-cors devaient lui fournir nombre de ses plus beaux thèmes.Et par cet usage du folk-lore, il apparait déjà dans l'histoire de la musique comme un novateur.Il devait Tètre dans bien d’autres domaines.Ses deux grandes amours furent, en dehors de Franck.Beethoven et Wagner.C’est notre Henri Duparc.encore un chrétien d’élite, qui lui fit connaître Tailleur de Parsifal.Mais César Franck fut son véritable maître.11 lui succéda en 1890 comme président de la Société nationale de musique.Il devait surtout en subir la bienfaisante influence et le continuer au point d’être considéré comme le “dépositaire de sn pensée”.S'il avouait ainsi ses attaches avec les grands maîtres, c’était pour mieux affirmer la nécessité d’une discipline forte et raisonnée dont ces illustres devanciers avaient donné l’exemple, et non pas pour en être prisonnier.Comme le note Romain Rolland, “la marque essentielle de V.d’Indy, c’est le caractère moral et presque religieux de sa personnalité.La clarté, c’est la marque de son intelligence.Il n’v a point d’ombres en lui.Sa pensée et son art sont clairs comme son regard.C’est une nécessité pour lui de juger, d’ordonner, de classifier, d'lénifier.Pas d’esprit plus français”.Audacieux architecte, il a pu, à Toccasion, paraître quelque peu sévère: et cependant que d’expression dramatique, am d’émotion véritable, et de la plus pure qualité, recèle son oeuvre pour qui la pénètre! V.d’Indy a donné un nouvel essor à la musique de chambre, à la Symphonie, au Poème symphonique.On ne sait ce qu’il faut le plus admirer de sa technique meme ou de son sens extraordinaire dn coloris orchestral.Comme l’observe Louis de Serres, il dépasse la musique pure; “il cherche à tirer direc tement de ses sentiments et de ses sensations d’homme la substance même de sa musique.En cela, il s’apparente à Beethoven” et se révèle philosophe, mystique.Parmi ses plus belles oeuvres, nous citerons: le Chant de la cloche, qui obtint, en 1885, le Prix de la Ville de Paris, et dans lequel on trouve un poignant commentaire de Vin paradisum grégorien; FeriKtal; l’Etr Oranges Jamaïque , *3.00 A *3.5C Céleri Californie .10.50 A 11.00 Tangerines, bte 3.00 à 3.25 ; Echalottes, la douzaine 60 A 65s j Ces prix sont sujets aux varia- i lions.La courbe des prix Le graphique des prix de gros présente en ce moment plus d'inté-rôt que jamais, parce que l’orientation vers le raffermissement marquera, selon toute probabilité, le point de départ de la reprise de la demande, dit le bulletin de la Iktn-(jue Canadienne Nationale.L’indice de l’Office fédéral de la statistique, qui avait passé de 70 en septembre à 70.4 en octobre, marquant une amélioration pour la j première fois depuis le mois d’aoùt 1929, s’est relevé à 70.6 fin novembre dernier.La hausse s’est étendue à 96 groupes de produits, alors que 70 ont enregistré une baisse et que les 336 autres sont demeurés stationnaires.Il est vrai que la dépréciation du dollar canadien à New-York n’a pas été sans influer sur l’évolution des prix de gros.Lorsque le change d’un pays, c'est-à-dire la puissance d’achat de sa monnaie à l’étranger, subit un fléchissement, les prix ntérieurs tendent vers la hausse, la majoration du coût des produits que ce pays importe étant naturellement un facteur de cherté.Mais les indices du Alexander Hamilton institute font ressortir qu’au Canada les prix des matières premières ont été portés de 08.7 en septembre à 60.3 en octobre, alors que ceux des produits finis déclinaient de 72.7 à 72.4.La rupture d’équilibre entre ces deux groupes de prix, qui est la cause de graves perturbations, est donc en train de s’atténuer.La courbe des prix de gros aux Etats-Unis est encore plus significative, étant donné l’importance de ce marché.Ür.un indice, qui englobe trente-trois produits de base, a passé de 44.2 au 15 octobre à 46.5 au 15 novembre, douze groupes participant à la hausse, notamment le blé, le mais, les bestiaux, les peaux, le coton et autres textiles, l’argent, le plomb, le pétrole.Le mouvement de hausse qui s’affirme depuis deux mois semble devoir être durable.Il sera probable- ; Melbourne, 31.— Le commerce extérieur australien des trois mois compris entre juillet et septembre 1931 a fait voir un autre fléchissement prononcé des importations.Les exportations de marchandises durant ces trois mois ont représenté £15,959,917 et les importations £10,-231,518, ce qui laisse un excédent des exportations de £5,728,399.Les exportations de lingots et d’espèces ont été de £1,605,255, tandis que les importations de même nature ont été de £122,520,* laissant un excédent des exportations de £1,482,735.Les importations totales de marchandises durant les trois mois ont fait voir une baisse de £10,063,657, sur la périodè équivalente de 1930, tandis que les exportations ont décru de £1,041,076.Toutes les principales catégories de marchandises et de produits exportés du Canada en Australie sont comprises dans les moins-values des importations, notammçnt, les conserves do poisson, les machines et la machinerie, les métaux et les articles métalliques, les châssis et les pièces d’automobiles, le bois de construction, ainsi que le papier et la papeterie.Aux exportation», des augmentations importantes sont survenues dans le beurre, le mouton, l’agneau et le boeuf, tandis que dans la laine il y a eu des diminutions considérables ties valeurs.* Il est, cependant, difficile de trouver une base de comparaison pour le commerce du premier trimestre de l’exercice 1931-32 avec celui de l’année précédente, vu que les valeurs des prix et le cours du change ont subi des variations prononcées.L’augmentation des prix d’exportation des produits principaux australiens -— la laine, le blé, le beurre et les viandes, — ainsi que l’amélioration du commerce des métaux et la marge toujours forte entre les exportations et les importations ont quelque peu amélioré l’état du commerce et des finances au cours du mois dernier.Une amélioration substantielle a été réalisée durant les quatre premiers mois de Tannée budgétaire en tant que la situation financière du gouvernement fédéral est concernée, puisque les recettes se sont accrues en même temps que les déboursés étaient réduits.D’un aoire colé.les balances dues par les Etats ont aussi continué d’augmenter, de sorte que le déficit combiné pour l’exercice terminé le 30 juin 1932 — déficit de £18,(100,600 ($87,400,0(10) — semble, à l’heure qu’il est, do voir excéder les estimations.Commandes de bols de la Colom bie-britannique.— 11 y a quelques mois les exportateurs de Vancouver ont obtenu la première commande (de plus de 4 millions de pieds de surface) placée depuis plusieurs années en Colombie-Britannique pour du sapin de Douglas coupé d’après les spécifications du fameux groupe de mines de zinc, de plomb et d’argent de Brokenhill, pour déchargement à Port l’irie ou Port Adelaide, Australie du Sud, Au cours des quelques dernières semaines, les mêmes expéditeurs ont reçu une répétition de commandes pour une quantité semblable, vu que les acheteurs trouvèrent que la qualité du premier envoi était la meilleure qu’ils avaient reçue depuis plusieurs années.Le bois requis pour fins minières est exempt de droits sous le tarif australien en provenance de tout pays.Cependant, des droits de dumping doivent être appliqués bientôt sur tout le bois russe importé en Australie.Le retour des affaires à la normale Washington, 31.(S.P.A.) — M.Léonard-B.Ayers, président de !a Cleveland Trust Company, h demandé au Congrès de prendre d *s mesures d’urgence pour enrayer la dévalorisation et pour favoriser le retour des affaires à la normale Tchitchcrine ne mendie pas Moscou, 31 (S.P.A.).— l^e commissariat des affaires étrangères a qualifié de ridicule et d’indigne d un démenti formel la nouvelle que , 1 ex-commissaire des affaires étran- I gérés, Georges Tchitchcrine, avait i ete arrêt pour 'mendicité dans les 1 rues de Moscou.M.Tchitchcrine, que la maladie a ! forcé de démissionner en 1930, esl ! toujours très malade, a t-on dit au commissariat.Il reste chez lui.où le gouvernement lui assure tous les soins nécessaires à son étal.Cartes Professionnelles et Cartes d'affaires ARPENTEURS & INGENIEUR* Avis public Montreal Tramways Company Avis est donné que MONTREAL TRAMWAYS COMPANY, corporation légalement constituée, ayant son principal bureau ei sa principale place d'affaires en la cité dr Montréal, province de Québec, s'adressera A la Législature de la province de Québec durant la présente session, pour demander l’adoption d'une loi amendant sa charte et l'autorisant A étendre son réseau | actuel au delà des limites de la cité de Montréal et à augmenter et étendre ce i réseau par l'établissement d'un système1 d’autobus dans et au delà des limites de , ladite cité de Montréal, avec entente que les dispositions du contrat passé le 23 : Janvier, 1918, devant Mtre Jean Beaudoin, notaire public, entre la cité de Montréal et ladite Montreal Tramways Company et.: ratifié par la loi 8 George V, chapitre 84, section 75, s'appliquera à ce système de tramways et d'autobus.MONTREAL.Décembre le 30, 1931., VALLEE.VIEN, BEAUDRY, FORTIER et MATHIEU, Procureurs pour Montreal Tramways Company H.Labrecque.I.C.O.Papineau I.C.et Arpenteur.M Caillou*.I.C.Les Ingénieurs Associés LIMITEE INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentage — Expertise EDIFICE THEMIS 10, St-Jarques ouest — H.trbour 0482 MONTREAL COMPTABLES Raymond Beausoleil, I.C.Spécialité : COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE — INSTITUTIONS HOPITAUX — CONClERO'JIilES 132.rue St-Jacques O.HA.184! Chambre 518 AVOCATS La Banque d’Epargne de la Cité et du District de Montréal Avis de dividende BERTRAND.GUERIN, COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS 1mm.Ins.Exch.276 ouest, rue St-Jacques Krnest Bertrand, C.R Substitut Senior du Procureur Général C.-E Guérin.C.R.M Goudrault.C.R., Antonio Oarnenu H.N.Oarceau, Marcel Pigeon.Immeuble général et Prêts hypothécaires 5504, Avenue Verdun Tel.YOrk 4707 P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways TX.'x5?0UeSt’ ,Ue Crai* Téléphone: HArhour 5990 Larue & Trudei .uV^ifTARTItv ACRéfts yùéb^TPRKt) ACOOUNTANTS J.Arthur LaRtie C V tr.Mon-ri, Maurice lÆX; r\ * LARJJE TRUDEI.A FICHE t et LiiMKiatenri Ouéb»f ph°nC: 30 i6 E; 6.Fg2, CcO; 7.0-0.en»; 8.b3, Fé7; 0.Fb2, Te8; 10.«13.0-0; 11.U.I)1-e7: 12.Tai l, é5; 13.(’.«M.Cxé4; 14.Dxé4, Tcé8; 15.Cxé5, FdO; 16.f4, Fxé5; 17.gxc5, b6; 18.«14, Tc7; 18.é3, ni>8; 20.Dhf, Té7-é8; 21.Fét, h6; 22.Fbl.Cé7; 23.df>, Fb5; 24.Tf2, 1)1)7; 25.Del.g6; 26.Dh4.Dxd5; 27.Dxhll, Fc6; (diagramme) m 1 1 É 1 1 W/j 1 11 11 m.m m n m ^ 111 » û ;|$f iff ?§§; 'il' H ili) itm.te .y Dxf3, Del1; Dg3+, Cé5 4- ; Rh3, Tc5; 25.21.Rc2, Tc8; 23* 23.Hb3.Ddl + ; abandonne.PARTIE FRANÇAISE Yszlalos Alekhine 1.c4, é6; 2.«14.«15; 3.Cc3, Cf6f 4.Fg5, dxé4; 5.Cxé4, Fé7; 6.Fxf6w g>f6; 7.Cf3, bfi; 8.Fb5+, c6; 9.Fd3, Fb7 ; 10.Dé2, Dc7; 11.0-0-0, a(i; 12.Thél, Cd7; 13.Rbl, c5; li.dxcô, bxc5; 15.Cg3, Cb6; 16.Ch5» c4 ; 17.Fé4, Fa4; 18.Dé3, h6; 19.Fxb7, Dxb7; 20.D«14.Tb8; 21.bS, Uc6; 22.CxfC *, Fxf6;* 23.Dxf6, cxb.’l; 24.axb3, Cc3+; 25.Rcl, Rf8t 20.Td3, C«I5; 27.Dé5, Tc8; 28.Té2, Cb4; 29.Td6, Dca; 30.Dxc5, Txc5; 31.Rb2, Ré7; 32.TbO, a5; 33.Cé5, Tf8-c8; 34.Tb7+, Tc8-c7+; 35.Txc7-h Txc7 ; 36.g3.f(>; 37.Cf3, é5; 38.T; 39.Cél, Dd5; 40.cl.Cé7; 41.Ra3, Hf5; 42.Td(i.Cc6; 43.Cc2, Rc4; 44.TxfO, Cd4; 45.Rb2, a4; 46.Hc3, axb3; 47.Cxd4, éxd4; 48.Rxb3, Rd3; 49.Tf3 \ Rè2; 50.Tf4, Hd3; 51.Tf3 t, Ré2; 52.Tf4, partie nulle.C.P.S.PETITES AFFICHES — Tarif — TOUTES DEMANDES — Locations, maison», chambre*, magasina, etc.— A vendre.Perdu.Trouvé, etc.— 1 «ou le mot, minimum 25 sous.— La même annonce, un mol», remise de 10%.NAISSANCES.DECES.MESSES.RE-MEKCIEMENTS - 50 sous par insertion.CARNET MONDAIN, etc______*1.00 par insertion.Chambres à louer Rh8; 24.Tf3, Tg8+; 25.Rfl, Dhl4-20.Ré2, Tg2+; 27.Tf2, Txf2 t ; 28.Rxf2.Dh7 + ; 29.Rèl.Dgl-f; 30.Ré2, (13+; 31.Rf3, I>g4-f ; 32.Rf2, Tg8; 33.Dxd3, Df4 t ; 34.Df3, D«I2+; 35.abandonne.PD, DEFENSE N1MZOWITCH Marshall Fox 1.«14, Cfti; 2.Cf3, é(i; 3.c4, Fh4 + ; 4.F«12, Dé7; 5.Dc2, hO; 6.é4, Fxd2+; 7.Cblx«l2, «16; 8.c5, dxé5; 9.dxé5, Cf(i-«17; 10.Dé4, «*6; 11.Dg4, 0-0; 12.Fd3.fâ; 13.éxf6 e.p., Cxf6; 14.I)li4.Db4; 15.0-0-0, Cb8-d7; 16.Thél.Cc5; 17.Fc2.Cal; 18.Ci>3, b5; 19.a3.Dé7; 20.I'xh7+, Rh8; 21.Céô, abandonne.POSITION FINALE St-Denis 6980, près Bélanger, plusieurs lignes de tramways, chambres propres dans famille tranquille, sans enfant, pension si désirée.Référdnces exigées.Tél, DOIIard 8643.25-1-32 MAISON A LOUER Damier, 4576.prés Mont-Royal, aix plé-e*h.peinture, tapisserie, décoration» lenuu-velées dernièrement, $30.00.CAlumet 1532.J.n.o.Position demandée Comptable, expérience consommée, meilleures rétérenccw.fera votre comptabilité, jour ou soir, bas prix.Téléphonez pour entrevue, DOIIard 8643.25-1-32 Avis légaux Province de Québec, District do Montréal No D-03996 Cour Supérieure LA CITE DE VERDUN, corporation légalement constituée ayant sa principale place d'affaires dans la cité de Verdun district de Montréal.Demanderesse — V» ~ La Compagnie Immobilière de Verdun.Oscar Fauteux, La Succession Jean-BapUntn Lalonde.Arthur Roblllard, Alfred Dubeau, David Mason, Deorges-Napoléou Monty et Dame Lucrèce Barbeau, veuve de feu Oscar Déguisé, tou» de la cité de Verdun, district de Montréal.Défendeur».Il est ordonné aux défendeur», La Compagnie Immobilière de Verdun et David Mason, de comparaître dans le mois T.DEPATIE.Député-Protonotatre.Montréal, 30 décembre 1931.Province de Québec.District de Montréal.No D-93987.Cour Supérieure LA CITE DE VERDUN, corporation légalement constituée ayant sa principale place d'affaires dans la cité de Verdun district de Montréal.Demanderesse — Vs — A.CERE, autrefois de la cité de Verdun, district de Montréal, maintenant de lieux Inconnus.• Défendeur.Tl est.ordonné au défendeur de comparaître dan» le mois.T DEPATIE.Député-Protonotaire.Montréal, 30 décembre 1931.28.é4, 1 )é6; 29.TfG, D
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