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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 22 mai 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-05-22, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.117 MONTREAL, JEUDI 22 MAI.1913 UN SCU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .93.00 UNION POSTALE .$Q.O0 Edition Hebdomadaire : CANADA .gu.oo ETATS-UNIS .81.50 UNION POSTALE .82.00 Directeur : HENRI BOURASSA VOIR Rédaction et Administration! 71* RUE SAINT-JACQUES MON' EAL.TELEPHONA f, ADMINISTRA \ REDACTION s ^ Mus 7461 460 FAIS CE QUE DOIS / ¦a i t \ i $ M.BORDEN ET LE SENAT Le bill de contribution doit subir aujourd’hui sa deuxième lecture au sénat.J’ai cru devoir remettre à demain la suite de mon étude sur la doctrine impérialiste que M.Borden a exposée à Toronto, afin de disposer immédiatement de la conclusion de soh discours.décisif, dans une voie radicalement opposée à celle que poursuivent, d’après lui, ses adversaires.La politique qu’il veut imposer entraînera fatalement, d’après son propre témoignage, une nouvelle répartition, entre l’Angleterre et le Canada, des pouvoirs et des charges de l’Empire.Elle repose sur un principe essentiellement différent de celui qui a prévalu jusqu’ici dans l’organisme impérial.Tout ce que M.Borden peut dire aujourd’hui à l’encontre de ceux qui l’accusent de faire une révolution constitutionnelle, c’est qu’en faisant ce premier pas, il se borne à imposer au Canada de nouvelles charges sans lui assurer des pouvoirs ou des pi’ivilèges correspondants.Ce n’est assurément pas un motif pour faire oublier au sénat qu’il est par excellence le gardien de la constitution et des traditions nationales.BILLET DU SOIR.MON JARDIN.Mort jardin n’est pas grand; mais tout mon jardin est à moi.U fleurit sur ma table.Je Vy cultive et il m’embaume.Il tient tout entier dans un verre.Ses fleurs se baignent au fond; elles s’étalent et rient au sommet, et elles me parlent comme de grandes per- LETTRE D’OTTAWA MM.McLean, H.B.Ames, Alphonse Ver ville et Cockshutt discutent l'augmentation du coût de la vie, à propos du budget.—L’attitude du Sénat sur la loi navale Quoi que l’on pense de la politique de M.Borden et de l’exposé remarquable qu’il en a fait à Toronto, rien, dans l’une ou dans l’autre, ne -justifie la conclusion du premier ministre.Cette conclusion est aussi simple que brutale: le sénat votera la contribution, sinon le gouvernement “réformera” le sénat.Cette menace sous condition — délit prévu par les lois qui gouvernent les rapports entre citoyens — est indigne du premier ministre.Elle n’est pas justifiée par les circonstances.La constitution, les faits et les propres déclarations de M.Borden en démontrent l’inanité et le caractère odieux.Ce n’est ni l’homme d’Etat ni l’honnête homme qui a proféré cette menace; c’est le chef, ou plutôt l’instrument, d’une faction arrogante, mue par le jingoïsme et l'or du trust des armements.Le sénat serait indigne de ses fonctions, il mériterait le mépris public, s’il cédait à cette audacieuse tentative de chantage.Et d’abord, M.Borden sait lui-même que cette menace est vaine.Tout ce que la constitution lui permet, c’est de nommer six sénateurs additionnels.Pour aller au delà, il lui faudrait faire amender la charte nationale par le parlement impérial.Jusqu’ici, la législature britannique n’a fait subir aucune modification à la constitution canadienne sans une adresse conjointe des deux chambres fédérales.M.Borden sait parfaitement que le sénat ne voterait pas sa propre déchéance ni son émasculation.Irait-il formuler sa demande en Angleterre avec une adresse de la seule Chambre des Communes, adoptée par un vote de parti et vraisemblablement imposée à la minorité par la clôture, comme la contribution?On voit d’ici la situation qu’il ferait ainsi aux autorités britanniques.Les législateurs impériaux casseraient ou mutileraient le sénat canadien, afin de permettre au parti tory de leur faire un cadeau de trente-cinq millions, imposé à la Chambre basse par l’application de la clôture! Quel magnifique témoignage du “désir ardent, unanime et sponta-du peuple canadien de voler au secours de la mère-patrie! Ajouté à l’impossibilité de trouver cinquante Canadiens pour servir sur-les vaisseaux de l’Etat, ce “témoignage” ne manquerait pas de faire trembler l’Allemagne! * * * Du reste, rien dans le récent discours du premier ministre n’infirme les motifs qui doivent induire la Chambre haute à rejeter le bill de contribution.Ces motifs nous les avons indiqués la semaine dernière.(1) M.Pelletier nous a fait l’honneur de brandir, à Toronto, le ‘numéro du Devoir qui les énumérait.Cette farce du ministre-clown n’a pas produit tout l’effet qu’il en attendait.Les impérialistes de Toronto commencent à nous connaitrc et à nous estimer, je pense, autant que M.Pelletier.Ils savent que nous ne faisons ni le trafic de nos principes ni le commerce des cadenas.L’épreuve qu’a tentée le ministre cadenassé eût etc plus décisive s’il avait lu cet article à ses auditeurs.Ils eussent alors été confirmés dans l’opinion qu'ils ont déjà: c’est que la contribution n’a été votée à la Chambre que grâce au reniement de dix à douze députés, M.Pelletier en tête, qui ont fait litière de leur parole, de leur honneur, de leurs professions de foi les plus retentissantes.M.Borden prétend que le sénat doit voter la contribution parce que la Chambre des Communes Ta volée, parce que le gouvernement a reçu un mandat explicite à ce sujet, parce que le peuple canadien exige Pa-doption de la mesure, parce que le salut de l’Empire en dépend.Aucun de ces arguments ne tient debout.Du premier, il n’y a rien à dire.Soutenir que le sénat doit voter une mesure parce que la Chambre des députés Ta adoptée, c’est enlever à la Chambre haute sa seule raison d’être, dans un pays où la deuxième branche de la législature ne représente aucune classe privilégiée ou particulière et n’a d’autre utilité que de tempérer l’action de la Chambre élective, et même d’y faire échec au besoin.M.Borden et le parti tory ne raisonnaient pas de cette faon lorsque le sénat, en majorité conservateur, rejeta le projet de chemin de fer du l'uknn.* * * “Nous avons un mandat explicite du peuple.” Le seul mandat ex-jlicite que le gouvernement et la majorité ministérielie puissent invoquer, c’est l’obligation d’abroger la Loi navale.Ils en ont un autre, indirect et partiel, celui de soumettre au peuple, au moyen d’un plébiscite, toute mesure de contribution aux armements impériaux.Ceci, je l’établirai plus à fond lorsque je relaierai les conditions dans lesquelles les candidats conservateurs se sont présentés dans la province de Québec et dans quelques comtés d’Ontario.Or, ces deux mandats, l’un explicite et l’autre indirect, le premier ministre se refuse à les exécuter; il leur substitue un mandat forgé de toutes pièces, que le peuple ne lui a jamais confié, et il conteste au sénat le droit de le ramener dans la voie qu’il s’était tracée lui-même t “La volonté populaire” .Sur quoi M.Borden se basc-t-il pour affirmer que le peuple du Canada exige l’adoption de cette mesure?Les impérialiste sincères, les snobs, les parvenus décorés, les derviches hurleurs du jingoïsme, les journalistes entretenus à tant le pouce carré, réclament assurément le paiement du tribut à l’Empire.Mais ce n’est pas le peuple, cela.Les libéraux au pouvoir affirmaient avec la même audace et la même assurance que le peuple exigeait l’adoption de la Loi navale.Lorsque Télect/on de Drummond-Arthabaska eût dévoilé leur mensonge ou dissipé leur illusion, leur principal organe, le Globe, confessa que toute circonscription rurale d’Ontario aurait probablement donné le même résultat.' Nous affirmons que la majorité du peuple ne veut pas plus de la contribution de trente-cinq millions que de la marine.Et nous basons notre opinion sur mille indices apparents qui ne se montraient pas en 1010 et en 1911.* * * Du reste, la preuve la plus éclatante que le premier ministre et ses collègues ne croient pas eux-mêmes que le peuple exige l’adoption de cette fausse mesure d’urgence, c’est qu’ils se sont refusé obstinément à consulter le peuple, par le seul mode qui aurait pu leur faire connaître la “volonté populaire” et donner à cette contribution le caractère d’un don national.Et ils s’y sont refusé parce qu’ils redoutaient le verdict de la nation.“Songez donc:” disait l’un des ministres, “si le peuple allait voter contre la, contribution, quelle humiliation pour le Canada et pour l’Empire!” “Pour avoir une majorité dans TOnlario, et même pour avoir un vote convenable”, ajoutait l’un des ministres de cette province, “il faudrait pousser ou tirer les gens aux bureaux de semlin — drag them to the polls." M.Loughecd, ministre sans portefeuille et leader du gouvernement au .sénat, admettait que dans les provinces d’Alberta et de Saskatchewan, la majorité serait fortement contraire aux deux politiques.1 De ces aveux et de ces opinions, je ne puis fournir de preuves légales.Ceux qui me les ont transmis ne voudraient rien dire en public.Ceux qui les ont exprimés, dominés par les exigences de parti qui priment, au Canada, les lois de Thonneur et de la probité, les nieraient Mais moi qui n’ai aucun intérêt à ménager, aucune faction à servir, j’affirme .sur Thonneur que ee« renseignements nie viennent de la source la plus directe et la plus digne de foi.* * » Reste l’argument du “salut de l’Empire”.Assurément, M.Borden ne prétendra pas que les sénateurs n’ont pas, autant que les députés, le droit d’apprécier les conditions décrites par les autorités impériales, et de juger si ces ronditions exigent vraiment l’adoption d’une mesure contraire à la constitution du pays .aux traditions des deux partis, aux engagements formels pris par une portion notable de la députation qui Ta votée et par au moins trois des ministres qui l’imposent! En voulant écraser ses adversaires libéraux et leur politique “séparatiste”, le premier ministre n, par la même occasion, fourni le meilleur argument contre sa propre prétention que l’action du sénat doit se borner à enregistrer le décret du ministère.Par son discours de Toronto, il a définitivement classé le bill de contribution dans la catégorie des lois organiques, de portée considérable rt de répercussion lointaine, Il Tn décrit lui-même comme le premier pas du Canada, et un pas (1) Le Devoir du 17 mal.Sur ce grave aspect de la question, je reviendrai plus à fond.Nous en avons vu assez aujourd’hui pour conclure qu’en dehors des autres motifs qui justifient la Chambre haute de ramener le ministère au sentiment de «es obligations envers le peuple canadien, ce seul argument, posé et développé par le premier ministre lui-même, impose au sénat l’obligation de rejeter le bill ou de stipuler qu’il n’aura force de loi que le jour où la majorité du peuple canadien l’aura approuvé par un verdict plébiscitaire, sur une formule de consultation rédigée avec loyauté.Henri BOURASSA.Le Japon et les Etats-Unis Le gouverneur Johnson vient de signer le hill adopté par la législature de la Californie et qui enlève aux étrangers le droit de propriété foncière dans l’Etat.Cet événement crée une situation dont la presse américaine ne veut pas dissimuler la gravité.Il appartient maintenant à la diplomatie du gouvernement de Washington de parer aux conséquenes de cette mesure et de conjurer le conflit qui menace d’éclater entre les Etats-Unis et le Japon, en négociant un nouveau traité avec 1er gouvernement de Tokio.Il est généralement admis aujourd’hui que la nouvelle loi californienne est conforme au traité de 1911, et les protestations du Japon sont basées sur ce fait plus général qu’elle établit une distinction défavorable aux sujets japonais, quand ces derniers devraient être traités sur un pied d’égalité avec les au-bains venus des autres pays.Une question nouvelle et des plus délicates se trouve ainsi posée qui demande, à être traitée avec le fin doigté d’un diplomate de grande expérience.Le Japon est représenté à Washington par un diplomate d’une finesse et d’une habileté consommée.Gradué des grandes universités américaines, le vicomte Chinda est animé des sentiments les plus amicaux à l’égard du peuple des Etats-Unis; plusieurs de ses compagnons d’études, qui sont restés en relations étx-oites avec lui, comptent' parmi les figures les plus connues de la politique chez nos voisins.D’autre part ,1e ministère qu’il représente a été violemment attaqué pour la faiblesse dont il a fait preuve quand il s’est agi, en des occasions antérieures, de protéger les Japonais établis aux Etats-Unis.Le peuple japonais se sent aujourd’hui blessé dans son honneur.Pour lui, la question ne se limite pas au droit d’acquérir des terres en Californie pour des fins agricoles; elle a une portée beaucoup plus grande.Il s’agit de savoir si le Japon peut conserver son prestige en présence de ce qui paraît être une distinction de race, établie au détriment de ses nationaux.Le Japon estime qu’il n’est plus un pays arriéré qui doit mendier la considération, mais une puissance égale aux grandes puissances, alliée de Tune d’elles et qui vit en bons termes avec les autres.Il est donc naturel que les hommes d’Etat japonais soient révoltés de tout ce qui peut menacer la permanence de la considération dont le Japon jouit maintenant auprès des autres peuples.Les Etats-Unis se sont trouvés autrefois dans la même> situation.Aussi le gouvernement de Washington ne semble-t-il partager en aucune façon les préjugés des Californiens à l’égard des Asiatiques, et il se montre disposé à faire tout en son pouvoir afin d’éviter une rupture avec l’empire du Mikado.La presse américaine, cependant, déplore la maladresse du secrétaire Bryan et son manque d’expérience diplomatique.Elle souhaite que M.John Bassett Moore, que le président Wilson a donné pour conseiller au secrétaire d’Etat, soit entièrement chargé des né/ociations avec le Japon, M.John Bassett Moore passe pour l’une des meilleures autorités en matière de droit international.Uldéric TREMBLAY.Pour Veuillot Ainsi que le Devoir Ta déjà annoncé, TUniversité Laval célébrera, en novembre, le centenaire de la naissance de Loqis Veuillot.Il y aura, en Thonneur du grand écrivain, une séance publique où prendront la parole deux orateurs distingués: un ecclésiastique et un laïque.Nous croyons savoir que ces deux orateurs .seront: le Révérend Père Louis Lalande et M.Edouard Mont-petit, le jeune professeur de Laval.Ce sera donc une fête de Télo-quence et du coeur.Le gouvernement, paraît-il, ne rêtera pas ,10 millions à MM.Mac-enzic et Mann, pour leurs voies ferrées, mais il leur donnera des subsides.Les menées de sir William Mackenzie auraient-elles échoué partiellement, dans les coulisses fédérales?Le “Children^ Memorial Hospital ” Nous venons de recevoir le rapport du Children’s Memorial Hospital pour l’exercice de 1912.Cette institution est l’analogue de notre hôpital Sainte-Justine; comme celle-ci, elle est destinée aux enfants malades et les chiffres que donne le rapport montrent Timportanee de l’oeuvre qu’elle poursuit.Au 1er janvier 1912, il y avait à l’hôpital 40 petits malades et, pendant Tannée, on en a admis 201.De ces 241 malades, il y en avait 210 de Montréal; on a traité 139 protestants, 74 catholiques, et 29 enfants d’autres religions.On a obtenu les résultats suivants: 48 guérisons, 105 améliorations, 5 états stationnaires, 15 enfants non traités, 16 morts, et il restait en traitement 52 enfants au 31 décembre.L’hôpital a été fondé en 1902 pour soigner et instruire les enfants infirmes; il est devenu un hôpital général pour les enfants malades.Il -s’ouvrit dans une maison de la rue Guy, mais on songea tout de suite à l’établir dans un endroit isolé, sur les flancs du Mont-Royal, dans les arbres.Le terrain de Ta-venue des Cèdres fut acheté et Té-difice était terminé au commencement de 1909.D’après les plans de MM.D.R.Broi.tr et 1>.Vallance, l’hôpital une fois terminé formera un parallélogramme irrégulier a angles arrondis qui renfermera une immense terrasse.Il comprendra une école, quatre pavillons à six lits, l’édifice principal composé du pavillon d’administration, des chambres d’opération et du pavillon Sarah Maxwell, le pavillon Ar-not et Taile Weir, trois pavillons à dix lits et le pavillon où seront les dispensaires et l’usine électrique et de chauffage.A Theure actuelle, on a terminé le corps principal et une partie du pavillon Arnot.L’institution compte sur la charité publique pour subsister et jusqu’ici nos compatriotes anglais se sont montrés généreux.C’est pour construire l’école comprise dans le plan général qu’a eu lieu le tag day tenu récemment.Fred.PELLETIER.- m i — -—.Une lettre au “ Herald ” M.Albert Jodoin, notaire, de Saint-Hyacinthe, nous envoie copie de la lettre suivante, qu’il vient d’adresser au Herald.Saint-Hyacinthe, Que., 21 mai 1913.The Montreal Daily Herald.The Herald Building, Montréal.Messieurs, Je.suis un de vos abonnés.Vous ave: avancé des statistiques concernant l'instruction des Canadiens-Français, dans la province de Québec, comme vous étant fournies par le dernier recensement fédéral.Le Devoir vous a indiqué depuis plusieurs jours que vous aviez fait erreur, vous demandant de vous rétracter.Vous n’avez pas voulu saisir celte occasion de prouver au moins votre bonne foi.Vous n’etes donc pas un journal sérieux et convaincu.Aussi je ne veux pas rester plus longtemps sur votre liste assermentée des abonnés.Rayez mon nom de suite, et faites-moi parvenir voire compte.J’ai bien Thonneur d’etre, l’n ancien lecteur, ALBERT JODOIN, Boite de Poste 234, Saint-Hyacinthe.Le Herald n’a pas encore eu le courage d’essayer de prouver son affirmation ou de la retirer.C’est purement et simplement un scandale.M.Edouard Montpetit M.Montpetit part demain pour un voyage de trois mois en France, en Belgique et en Allemagne.M.Montpetit donnera, en France, deux conférences sur l’histoire canadienne, sous les auspices du Comité France-Amérique; puis il visitera l’Exposition de Gand et les principales écoles commerciales de France, de Belgique et d’AIlcm'a-gnc.-M»- I —i - DEMAIN : “ M.Borden franchement impérialiste, ” par M.Henri Bourassa sonnes.C’est un jardin de vieux garçon.Il est toujours jeune, et comme il meurt tous les soirs, je le renouvelle chaque matin.En retour de ses arômes, je lui envoie des bouffées de fumée qui sentent bon la Havane.Une touffe de muguets, arrachée tout à l’heure sous ma fenêtre, lui forme, au centre, un massif.Une branche de lilas lui ferme l’horizon et le garde contre les vents du Nord et les rôdeurs indiscrets qui ouvrent j ma porte.Deux résédas s’y êliolent l déjà, — peut-être parce que je les ai mendiés — sous les rayons du soleil, avec des teintes, des tristesses et une agonie de crépuscule.J'y ai mis aussi trois ou quatre violettes; mais elles ont tout de suite fermé leurs yeux tendres, comme des contemplatives sous leur voile, et se sont cachées derrière une feuille vert-erin, ainsi que des nonnes au fond d’un cloitre.— Les yeux des vinlettes n'aiment pas les regards des vieux garçons: elles ont bien tort.de les si bien connaître, et j’en souffre en les approuvant.Par là-dessus, des pensées posent leurs faces blanches et bleues, avec des nuances, des velours et un éclat de rêve chinois.Un lierre, tout à côté, grimpant le long du mur, s’est hissé jusqu’à ma fenêtre et a poussé une pointe à travers les volets mal clos; et il contemple indiscrètement mon jardin, comme une soubrette qui écoute en regardant par le trou de la serrure.Et dans ce paysage, je vis et je lis.Je me perds et m'enchante dans Louis Veuillot, — cet autre paysage aux larges horizons clairs, oit les forêts vierges, pleines de chansons, succèdent aux pics altiers et sillonnés par les éclairs du ciel.J’y admire des campagnes plantureuses, où ne rampe aucun reptile malfaisant, pleines de riches moissons, avec, çà et là, des parterres dont toutes les corolles montent dans la lumière du Christ, et des amours de roses.— Oh! alors, mon jardin me parait très petit.Mais, va! tout mon jardin est à moi.Fr.LEMARC.- «m i m - Sur le Font d’Avignon.Toute la presse canadienne admet que le sénat va tuer le bill naval.Ce serait la meilleure solution de la question, et qui permettrait à Topinion publique de s’affirmer davantage, d’ici à la prochaine session.Il n’est pas sur, du reste, que les journaux conservateurs, les premiers à crire haro au sénat, ne soient pas, tout au fond, contents de voir Téchec de cette mesure insensée.¥ * * L’ile de Chryssis, sur les côtes de Grèce, vient de réapparaître à la surface des eaux, après avoir été submergée pendant dix-sept .siècles.Ceci émeut tous les archéologues.L’émergement du passé politique de M.Pelletier, le ministre des postes, surprendrait encore bien plus de monde,.à commencer par le ministre.* *, * Sur les côtes d’Irlande, aux îles de Connemara, toute une population vit et meurt dans le dénuement le plus complet, depuis quelques mois, disent les dépêches du matin.Aux Indes, la famine fait encore des siennes.Et des misères innombrables se révèlent tous les jours, dans l’orgueilleux empire britannique.Avant de dépenser des millions et des milliards au bénéfice du trust des armements, pourquoi les dominions et la métropole ne s’occupent-ils pas davantage d’oeuvres sociales?Qu’ils prennent garde ,1e socialisme les guette.* * * M.Lespérance prie Dieu qu’il fasse mauvais, dimanche prochain, afin que Lavergne ne puisse le dénoncer dans Montmagny.M.Pelletier, lui, quand on lui a dit, hier, que Lavergne était à Ottawa, a craint de voir se lever les nombreux fantômes de son passé.M.Nantel, — ô merveille, — a desserré les dents ,et dit "Bonjour!” à Lavergne.Et c’est ce qui a fait le plus de bruit à Ottawa.On en cause encore aujourd’hui dans les cercles politiques.M.Nantel parle.S’il allait ne plus se taire! v ss * La police n’a pu retracer les gens responsables de la mort d’une femme tuée par une automobile lancée à toute vitesse, mardi soir, à Ten-coignure de l’Avenue du Parc et de la rue Mont-Royale.Nos détectives font diligence, mais ne trouvent aucun indice révélateur de l’identité du chauffeur et des occupants de la voiture.De tels accidents criminels, — car il y a eu Vraiment crime en cette occurrence, — ne prendront fin que le jour où les tribunaux condamneront à mort ou à la détention perpétuelle tout automobiliste reconnu coupable d'avoir, piïr sa nè-gligenee et son imprudence, tué une personne.Il ne sert à rien de n’exiger qu’une amende de ces malfaiteurs.Us recommenceront le lendemain.La prison de M.Gouin et les pénitenciers n’existent pas pour rien.Le Veilleur, Chambre des Communes, Ottawa, 21.—11 n’y a plus Tombre d’un doute maintenant sur la conduite que tiendra, à l’endroit du bill naval, la majorité libérale du Sénat.On ajoutera simplement au projet du gouvernement une clause portant qu’avant da-dopter ce projet, la Chambre Haute croit qu’il doit être soumis à l’approbation du peuple.Armand Lavergne, qui est à Ottawa, depuis deux jours, nous faisait remarquer, en riant, que c’est, — avec une nuance, — le triomphe de la politique nationaliste.Le débat sur la loi Borden ne commencera pas avant la semaine prochaine, mardi, très probablement.Si nous sommes bien informé, le sénateur Legris fera entendre aux trois mnistres canadiens-français et aux députés, de Québec qui ont obtenu le suffrage de leurs électeurs en se déclarant à la fois contre la politique navale de M.Laurier et contre celle de M.Borden, des choses plutôt dures.Les journaux libéraux croient que le gouvernement sera forcé de faire des élections, étant donné que le Sénat modifiera sa loi navale de la façon que nous indiquons plus haut.Certaines gens, qu’on tient pour bien informés, prétendent, au contraire, que le gouvernement laissera à la Chambre Haute, la responsabilité de son acte, la remerciant “in petto” de lui avoir tiré une épine du pied.* * * La Chambre s’est occupée, aujourd’hui de la question du budget dont M.McLean, de Halifax, a commencé dès ce matin, la critique, bénigne, en somme.M.McLean est i orateur.Sa voix est bien timbrée et on l’écoute sans fatigue.Les reproches qu’il adresse au gouvernement se résument à deux: 10 De n’avoir rien changé au tarif qu’il trouvait abominable, sous le régime libéral; 2o De laisser s’accumuler des surplus, au lieu de diminuer les taxes.Ceci l’amène à parler de la cherté de la vie, dont la surtaxe est la principale cause.Les surplus exagérés qui en résultent poussent le gouvernement aux dépenses extravagantes.M.Ames, .de Saint-Antoine, qui répond au député de Halifax, prend en-actement le contre-pied de ce que celui-ci a dit.Il félicite vivement M.White de la façon dont il a administré le budget.11 croit qu’en matière de finances, les libéraux sont mauvais conseillers, eux qui ont accumulé des déficits pendant les dernières années de leur administration, alors que leurs recettes ôtaient le plus considérables.M.Alphonse Verville a traité uniquement au point de vue de l’augmentation du coût de la vie, le budget.Il accumule, dans son discours, une foule de statistiques, qui le forçaient à tenir ses feuilles à la main et à prendre la voix monotone d’un lecteur.Ce discours, bien élaboré, en deve-naitprodigieusementennuyeux.Il a vidé à peu près toutes les banquettes.M.Laurier lui-même dormait et ne s’est éveillé, en sursaut, qu’au moment où la gauche a applaudi M.Ver-ville disant que le véritable “péril allemand”, existe d’ailleurs en Allemagne autant qu’ici, c’est l’inquiétant problème du coût de la vie.Le député ouvrier a établi, par des chiffres que les denrées coûtent plus cher à Montréal et à Toronto qu’à New-York et à Chicago et que, d’un autre côté, les salaires y sont moins élevés.La situation serait donc critique.Heureusement que M.Cockshutt grand manufacturier et protectionniste déclare, et révoque en droit les chiffres cités par son préopinant.Il assure que dans sa ville de Brantford, les ouvriers — qui sont pour la plupart employés à sa fabrique de machines, agricoles, vivent très largement avec un salaire de $1.75 par jour.M.Cockshutt croit que c’est moins le coût de la vie que le coût du luxe, que tout le monde veut se payer, qui complique la situation économique du Canada et de tous les pays.La discussion du budget se .terminera probablement demain.* * * SEANCE DE L’APRES-MIDI M.McLean continue, l’après-midi, la critique du budget commencée le matin.“Les amis du gouvernement, dit-il, ont été déçus en constatant que celui et n’à pas fait une révision du tarif, comme on était en droit de s’y attendre après les reproches adressés par lui, au temps où il était dans Top-position, à la précédente administration.Le gouvernement actuel possède tous les pouvoirs nécessaires pour créer une commission du tarif, mais il n’a fait rien dans ce sens jusqu’ici.“Depuis 1911-13, le revenu du Canada a augmenté de trente millions de dollars.En 1866, il était de 36 millions, en 1900 de 54 millions, en 1908 de 70 millions, en 1912 de 136 millions et en 1913 de $168,250,000.L’augmentation du revenu, depuis 1896, a été de 450 pour cent; depuis 1900 elle est, de 325 pour cent; depuis 1908 elle est de 65 pour cent et, en 1913, de 25 pour cent.Les dépenses pour 1913 excèdent de 15 millions ûe dollars, celles de l’année précédente, soit .l’augmentation la plus considérable qu’on ait enregistrée depuis la Confédération.Les prévisions de 1914 comprennent des dépenses plus grandes encore.Tout porte à croire que la dépense du Canada pendant L’année financière courante, se chiffrera à $204,000,000.” M.McLean s’insurge contre la coutume de mesurer la dépense sur le revenu, c’est-à-dire de.dépenser en proportion des recettes du pays.Le moment est venu de faire des économies pour les mauvais jours.Ainsi le surplus de cette année a été de $55,-000,000, mais il aurait dû être en réalité de $85,000,000.IDans les conditions actuelles, avec le coût de la vie qui suit un > marche ascendante, les contribuables du Ca> nada ont le droit de s’attendre à une réduction de taxes.Le surplus ne peut que continuer à j augmenter, à moins de dépenses ex- j travagantes.On devrait donc adopter j une politique sage et économique.Les gouvernements sont comme les parti- j cullers: plus ils ont d’argent'plus ils | sont tentés d’en dépenser.Le devoir du ministère est de remettre dans la bourse des contribuables l’argent dont 1 il n’a pas besoin.M.McLean donne comme cause de la situation actuelle, le gaspillage.Ta- : mour du luxe, l’agglomération des populations dans les grands centres, j et, enfin, la principale, la seule aussi qui dépende directement du gouver- , nemenit, la surtaxe.C’est donc de ce côté-là que le gouvernement doit diriger ses réformes.Il doit régler son revenu de façon à ne pas encaisser des revenus qui ne peuvent que le pousser dans la voie des dépenses excessives.Il importe de remédier le plus tôt possible à la situation actuelle.Le | malaise résultant de la vie chère, crée une atmosphère favorable à l’éclosion des germes du socialisme et de tous 1 les maux qui s’en suivent.L’exemple des pays d'Europe devrait nous ouvrir les yeux.M.Ames, député de Saint Antoine, t répond à M.McLean.M.McLean donne de bons conseils au gouvernement, mais oublie de lui , indiquer le moyen de les mettre en i pratique.On ne peut accuser le gou- ’ vernement d’extravagance quand on songe aux entreprises croissantes qu’il lui faut encourager et qui amènent la prospérité du pays.Le gouvernement actuel, depuis un j an, a payé toutes les dépenses au fonds consolidé et au capital, puis a 1 réduit, de plus, la dette nationale de i $23,300,000.Voilà, ajoute M.Ames, J.ce que Ton peut appeler un véritable , surplus.Le député de Saint-Antoine félicte Le député de Saint-Antoine félicite le ministre des finances, qui a cru sa- j ge de payer les dettes du pays et j n’est pas tombé dans les prodigalités ! auxquelles sont exposés les gens de- \ venus brusquement riches, prodiga- J lités contre lesquelles le mettait, in- j utilement en garde le critique libéral du budget.M.Ames ne croit pas bon depren-.dre le conseil des libéraux en matièra de finances.Ils ont réussi à obtenir des déficits pendant les dernières années de leur régime alors que leurs revenus étaient le plus considérables.M.Alphonse Verville fait, ensuite, / à l’occasion du budget, un très long discours sur la question spéciale do] l’augmentation du coût de la vie.Il) a compilé une foule de documents ay- ! ant trait tant aux Etats-Unis qu’au! Canada, dont il fait de copieuses cita-1 tions.; Comme tout ce qui touche à la sta- j tistique, ce travail que le député do Maisonneuve communique à laCham-: bre, dans une lecture recto-tono, est colossalement ennuyeux, malgré l’importance du sujet.La Chambre est à peu près vide, et n'applaudit qu’une fois, à gauche, : quand M.Verville redit que le “péril, allemand” c’est l’augmentation du coût de la vie, problème qui inquiète les économistes allemands comme les canadiens.M.Verville a constaté que la moyenne des prix de New-York est de 18 p.c.meilleur marché que ceux de Montréal, sur les produits de la ferme et de 24 p.c.meilleur marché qu’à Montréal pour les viandes; 130 p.c.pour les légumes, et 90 p.c.pour les fruits.Somme toute, la vie, à Montréal, coûte de 50 p.c.plus cher qu’à New-York, La différence avec Toronto est de 100 pour cent en faveur de la métropole américaine.La comparaison avec les prix de Chicago donne 12 p.c.de moins qu’à Montréal pour la viande; 18 p.c.pour les fruits.Au prix où tout se vend et avec la moyenne des gages payés par les patrons il est pratiquement impossible pour une famille d’ouvrier de vi- ; vre sans s’endetter.M.Verville, dans un calcul qui ne laisse pas un sou pour la maladie, les remèdes, le médecin ni les amusements, arrive à une dépense de $981 par année pour une famille d’ouvrier.Il ne compte pas, non plus, la perte de travail presque incontrôlable.Comme on le voit, continue M.Verville, le gouvernement doit donner I sans retard son attention au problème du coût de la vie.Il doit surveil- ! 1er étroitement les grandes institutions financières pour empêcher la création des monopoles.La concurrence dans le commercé aiderait considérablement à améliorer la situation.M.Verville dénonce ensuite les entrepots frigorifiques qui créent la prétendue rareté des vivres.Il y en a 48 au Canada d’une capa-1 cité de 8,186,600 pieds carrés.Sur C9| nombre, la province de Québec eu possède six d'une capacité de 3,317,-307 pieds carrés, dont cinq à Montréal seulement.M.Verville etnte ensuite de démon-, trer de quelle façon ees entrepôts fri- i gorifiques sont contraires au xinté- ] rôts du public.Au mois de décembre 1911, il a été prouvé que dans ceux de Montréal, il, y avait 1,800,000 douzaines d’oeufs achetés à 18 et 20 sous la douzaine.Ils ont été vendus, six mois plus tard, de 35 à 60 sous, la douzaine, faisant réaliser au marché un bénéfice de 80 pour cent.Quant au beurre, le Canada a dû en faire venir de la Nouvelle-Zélande.On retrouve lu même cherté, et la même système, pour les fruits, le poisson et tous les aliments.M.Verville dit que les propriétaires d’entrepôts frigorifiques qui cherchent à affamer lo public devraient être poursuivis.11 conclut en menaçant les capitalistes des pires châtiments, si on n’ac- j {Suite à la 2c page) 2 'L£ UEVUfR, .MONTREAL, JFXTDI, 22 MAI 1913 VOL.IV.—No.117 LA JOURNEE AU SENAT La discussion à propos du chemin de fer Terminal de la Pointe-aux-Trembles.— La Galerie Nationale du Canada.—L’amélioration de la voirie nationale Le Sénat, 21 mai — Le sénateur Béïfiue a proposé un amendement au Irill incorporant la compagnie du chemin de fer terminal de la l’ointe aux Trembles.Cette ligne, dit-il, n’aura I l.rniffL 2b.n o n n i i j Griggs Ib.4 0 2 13 0 O Yeager 3b.4 0 0 1 Cl 0 Demmitt If.4 0 0 0 0 (ij Purtell ss.2 CI O 1 4 U Burns r.2 0 0 4 3 0 Kuiith p.3 1 1 0 1 01 La première joute samedi après-midi LA CASQUETTE ET LE VIGER INDEPENDANT, DE LA LIGUE DE CROSSE MONTREAL DEBUTERONT A MAISONNEUVE CETTE SEMAINE.La ligue de crosse Montréal, fondée par Alex.Sauvé, le vétéran du National, a élu ses officiers à une assemblée tenue hier soir.L’entrain qui a présidé à cette réunion est une garantie de succès et pour cette organisation et pour notre jeu national.Les joutes de cette ligue auront lieu avant celles du Big Four, au terrain du National et à certains samedis libres pendant la saison.Les officiers suivants ont été élus: Président honoraire, M.A.L.Caron, président du National.1er vice président honoraire, M.E.C.Saint-Père.2ème vice-président honoraire, M.H.Piché.Président, M.Alexandre Sauvé.Secrétaire, M.L.Lapointe, de la Casquette.Trésorier, M.R.Piché.La première partie des séries sera jouée samedi, le 24 mai, avant la joute Tecumseh-National, entre les clubs La Casquette et Viger Indépendant.La balle sera mise en jeu à 1 h.45 p.m.précise.Maisel ss.4 Capron cf.4 Le sport des Rois Résultats des épreuves disputées ier après-midi aux pistes de Louis-ille et de Baltimore.A LOUISVILLE 1ère course, 8600, 5% furlongs: 1 Florence Roberts, 116, Loftus, raight $3.40, place $2.20, show .10.2.Lady Lightning, 112, McCabe, -ce $2.30, show $2.10.3.Brookfield, 98, McDonald, show, .10.Temps, 1.06 2-5.Tactless, Ira K, et Sir Marion ont ssi couru.2ème course, $600, 5 furlongs: 1.Christophine, 110, Steele, straight .80.place $3.50, show $3.30.2.Watermelon, 110, Loftus, place .50, show $3.10.3.Violet May, 110, Andress, hamp) show, $5.10.Temps, 1.01.Lavelletta, Yankee Tree, Ovation, rst Cherry, Shelby Belle, Hortense, rka, Rose Ring et Buzz Around ont ssi couru.Champ-Violet May, Yankee Tree et ise Ring.3ème course, $600, 6 furlongs: 1.Helen Barbee, 114, Estep, straight , place $4.50, shavv $3.2.Sebago.112, Musg|*ave, place .80, show $3.3.Jim Basey, 110, Lostus, show ,20.Temps, 1.12 2 5.Round the World.Little Father, muel R.Meyer, High Private, Ca-v Jonesont aussi couru.4ème course.The Frank Fehr Sta-j s, 1 mille: 1.Sleeth, 107, Teahain, straight, 8, place $17,90, show $5.10.2.Sebago, 112, Musgrave, place .30, show $3.40.3.Edda, 114, Peak, show $3.Temps, 1.39 1-5.Milton B., White Wool et Cash on îlivery ont aussi couru.Cest samedi Fouverture des Totaux.30 4 7 27 14 4 BALTIMORE AB.R.H.PO.A.F.J 0 1 1 1 Cooper If.4 O O Downey 3b.4 0 0 Corcoran 2b.4 0 1 Houser Ib.4 0 0 Payne rf.4 0 0 Egan c.3 0 0 S hawkey p., .3 0 1 Totaux.0 Les rencontres de la semaine 31 1 4 24 courses LE MEETING DU PRINTEMPS AU PARC DELORIMIER FOURNIRA! DES EPREUVES TRES CONTES-' TEES.— LES PARTANTS SE-j RONT TRES NOMBREUX CETTE ANNEE.Résultat par reprise ; Baltimore.100000000— 1 Montréal.20002000x— 4 Coup de circuit, Smith, C.de 3 buts, Allen.('.de 2 bute, Shawkey, Capron.Buts sur erreurs.Baltimore 4 ; Montréal, I.Laissés sur les bats, Montréal, 7 ; Baltimore, 6.But volé, Capron.Retirés au bâton, par Smith, 5 ; par Shawkey, 6.Buts sur balles, de Shawkey, 2.Sacrifice, Cunningham.Durée de la partie, 1.35.Buffalo, N.V., 21.— I^es Bisons ont défait les Newark cet après-midi, grâce à leur jeu plus opportun an bâton.Résultat par reprise : Buffalo.lOUOOOSx— 6 Plus de trois cents chevaux sont I actuellement au écuries du Parc De- ' lortmier attendant le meeting qui J s ouvrira le 24 mai et se continuera jusqu’au 31.C’eat dire que les par- ! tants seront nombreux dans chaque ! course et que le public verra des ' épreuves très contestées.Entraîneurs ! et jockeys sont fort occupés en ce ; moment à préparer leurs coursiers1 pour la semaine qu’ils passeront à cet hippodrome.La direction du Parc a fait faire de grands travaux d’amélioration.La piste est fort supérieure à ce qu’elle était dans le passé.De plus, l’on a fait construire une nouvelle estrade qui pourra contenir plus de 2,500 personnes.Le public aura donc tout le confort voulu pendant le meeting qui s'ouvrira samedi.3 Les autres parties oui cause rie la pluie.été remises à POSITION DES CI.U BS G.r.P.C.Buffalo 18 n 6J1 Newark 18 14 563 ILilt i more 15 14 51.7 Providence 13 13 500 Rochester 14 16 467 Toronto T2 11 46-2 Montréal 11 14 440 Jersey City 10 16 407 Voici la liste des combats de boxe qui auront lieu aux Etats-Unis d’ici à la fin de la semaine : JEUDI Dan Ridge vs W.Rothwell, Rutherford, N.J.M.McCue vs J.Sakel, Fond-du-Lae.VENDREDI Jimmy Moriarity vs Kld Fleming et Billy Corrigan vs Kid Dennis, Wa-terville, Me.Jim Flynn vs Jim Coffey, F.Mc-Guinness vs J.Litt, Soldier Keams vs George Rodell et Jumbo Wells vg Sam Citron, New-York.Bobby Waugh vs M.Sheridan, Kan-as City.Young Erlendorm vs Herry Dell, Denver.Steve Ketchell vs Maurice Thompson, Butte.Danny Goodman vs Tom Devlin, Terre Hante.Phil McGovern vs Jimmy Murray, Brooklyn.W.Chandler vs Young Stacy, Rocïk-away Beach.SAMEDI Arthur Pelky vs Luther McCarty, Calgary.Frank Klaus vs Ed.McGoorty, Pittsburg.Freddier Welsh vs Kid Scalor, Bd- mont, Oan.Jack Britton vs Kid Graves, Philadelphie.Larry English vs W.Roney et Phil.Cross vs Young Tack, Brooklyn.A BALTIMORE Ire couse, Inaugral Dash, 6 fur-longs.—- 1.Monfolio, 109, Matthews, îtraight, $6.30.place $3.90, show $2.-50; 2.Auto Maid, 104, Pickens, Bar-tiley, show $3.30.Temps .50.Judge Landis, Jim Ray, Sylvan Beil, Satyr ont aussi couru.2ème course, à réclamer, 5 fur-longs: Susan, 109, Chapel, straight, $7.30, place $5.20, show $3.70; 2.Phew, 99, Johns- -, place $5.10, show $3.80; 3.Huda’s Sister, 104, Adams, show $5.60 Temps 59 1-5.Carrell, Racine, Merry Chase, Pink Lady, Shillaleh et Rostrum ont aussi couru.Sème course, 41£ furlongs.— 1.Bul-trar, 113, Skirvin, straight, $2.90, plate $2.20, show $2.10; 2.Odd Cross, 113, Matthews, place $2.20, show1 $2.10; 3.Col.C., 116, Pickens, show $2.20.Temps 57 2-5.Molma, Suna-mit, Kederon, Panama et Yoderling >nt aussi couru.4ème course, 5 furlong.— 1, Strike Out 111.Chapell, straight, $22, place $10.50, show $4; 2.Stelcliff, 106, Pie-tens, place $4, show $2.80; 3.Naugh-ly Rose.109, Matthews, show $3.30.Temps 58 18.Linbrook, R.H.Gray, 3ryn, Merise, Anna Claire et Master Edward ont aussi couru.5ème course.Bit furlongs.— 1.Deduction, 109, Skirvin, straight, $4.60, place $2.20, show $2.30: 2.Sylvestris, 108, Bauer, place $2.20; show $2.40; 1.Princess Thorpe, 98, Johnston, ihow $3.Temps 1.23 2-5, Union Jack, Prince Chap et Touch Me ont aussi :ouru.fième course, à réclamer, B furlongs.—1.Golliwogg, 106.Johnston,straight F23, place $15.30, show $8.20; 2.Jack Nunnanally, 107.Mathews, place $11.-40, show $6.90; 3.Water Welles, 107, Fah*hrothor, show $5.40.Temps 59.Willis.Racing Belle, Toniata, Mote Fox, Theo.Cook ont aussi couru.Les parties dans les grandes ligues Voici les résultats des parties jouées hier après-midi dans les séries des ligues Américaine et Nationale : LIGUE AMERICAINE New-York.àOOOOOÔOO—0 1 1 St-Louis.20000210x—5 9 0 Ford et Sweeney; Hamilton et Ag- new.Philadelphie et Détroit — Pluie.Cleveland .0000101100—3 12 2 Washington .0000001022—5 9 3 Kahier, Gregg et Carisch; Groom et Henry, Williams.Boston.200401300—10 11 1 Chicago.000002106— 9 14 2 R.Collins, Bedient, Wood et Oar-rigan; Benz, Lange et Schalk.POSITION DES CLUBS LFS JOUTES D’AUJOURD'HUI Baltimore à Montréal.Providence à Toronto.Jersey City à Rochester.Newark à Buffalo.Ligue de la Cité L’EQUBPE DE BUNTY DESAUTELS SERA AUX PRISES AVEC LES "MILLIONNAIRES” DIMANCHE PROCHAIN AU TERRAIN DU SHAMROCK.— BALMORAL VS MASCOTTE.| George Tuohey sera l’arbitre G.P.P.C.Philadelphie .19 9 679 Cleveland 21 12 636 Washington .18 11 621 Chicago 20 14 588 Boston 14 18 438 St-Louis 15 21 417 Détroit 13 21 382 New-York .9 22 290 LIGUE NATIONALE St-Louis .100010020—4 4 4 New-York 010200000—3 9 1 Le gérant Raoul Thibault, des Millionnaires, n des pressentiments pour la rencontre de son club avec celui | de flunty Desautels, dans la première : joute do dimanche prochain au ter-! rain des Shamrocks.Les Richmond | | ambitionnent plus que jamais cette j année de décrocher le championnat que les Athlétiques leur ont enlevé l’an dernier, et c’eat en ne prenant aucune chance contre qui que ce soit que leur équipe retrouvera les lauriers perdus.Bunty Desautels passe ses soirées à aviser aux moyens à prendre pour trouver le point faible de ses rivaux de dimanche prochain.Une conférence sur ‘Tineide hall” a été donnée hier par Bunty à ses joueurs.Ceux-ci l’ont écoutée avec attention, car l’application des principes émis par “le vieux renard” mettra les Millionnaires dans l'embarras.Dans la deuxième partie, les Mascottes s'attaqueront aux Balmorals.Monte McGoogan réserve une surprise aux Mascottes, car 11 aura quelques nouveaux équipiers dans son alignement.La première partie com-1 mencera à 1.30 p.m., précise.Enfin, la question de l’arfci-bitre est décidée: George Tuohey, de Boston, a été choisi hier après-midi pour arbitrer le match Zbysko-Constant le Marin samedi soir à T Arena.En plus du match principal, deux préliminaires seront au programme.Raymond Cazeaux s‘‘ra aux nrises avec Joe Rogers, l’entraîneur de Zbysko et 5’AngBais Saxon fera face à Dubois.Les préliminaires commenceront à 8 heures p.m.précises.Mascotte victorieux LE PLUS PARFAIT MODELE DES DERNIERS SALONS DE L’AUTOMOBILE G’est l’automobile CARROSSERIE ELEGANTE MARCHE SILENCIEUSE CONSTRUCTION SOLIDE CONFORT DE 1ère CLASSE 1BBOTT-DETROIT La seule possédant des fanaux mobiles PRIX : DE $2,100 A $3,000 V.LEVESQUE, 1 à 7 RUE BREBŒUF Coin Parc Lafontaine Tel.St-Louis 960 et 736.Montréal AVIS est donné au public qu’en vertu de la première partie du Chapitre 79 des Statuts révisés du Canada 1900.désigné Loi des Compagnies i! a été délivré sous le Sceau du Secrétaire d’Etat du Canada des lettres pu tentes en date du 14ème jour de mai 1913.constituant en Corporation Paul St Germain, conseil du Roi, Léopold Guérin et Boisdoré Panel Raymond, avocat.Fabiuln Lefebvre et Agnès Langlois, sténographes, tous do la t'itéj de Montréal, dans la Province de Québec pour, les fins suivantes: (A) Fabriquer, vendre, acheter, échanger.! importer, et exporter des cercueils, boites,' coffres en métal, en bob; ou de toute autre nature et tous les accessoires se rapportant de quelque façon que ce soit ;\ « s cercueils, boites ou coffres, des baumes, compositions et tous produits généralement quelconques requis pour embaumer ou ae rattachant du quelque façon à L embaumement, des fleurs artificielles, décorations, draperies, bougies, cierges, chandeliers et généralement: tout objet se rapportant directement ou indirectement à la préparation, la décoration ;i l'ornementation d’une chambre mortuaire; (B) Faire, demander et accepter des sou missions, prendre, exécuter, céder, acquérir, louer ou vendre des contrats pour embaumer, préparer ou décorer des chambres mortuai res.et en général tout contrat relativement il des pompes funèbres ou pour ouvrir une morgue et faire tout ce qui est nécessaire ou tout ce qui se rattache à l’exploitation d’une mor-gue ; (C) Acheter, vendre, échanger, importer et exporter le commerce des fleurs naturelles et des plantes, et faire en général et sous toutes ses formes le commerce des fleurs naturelles! et des plantes ; (D) Importer, exporter, acquérir, acheter, vendre toute pierre, marbre, granit, stuc ou toute autre composition ou matériel se rap portant directement ou iiuTirectement à l’exécution, la sculpture, la pose ou le déplacement de monuments de cimetière ou de tout autre monument généralement quelconque; (E) Acquérir, acheter, vendre, louer, aliéner, exploiter toutes carrières de piorre.marbre.granit ou toute, autre carrière; (F) Acquérir, acheter, louer, vendre, échanger, aliéner, ou céder tout immeuble ou propriété immobilière que la compagnie jugera nécessaire ou même utile pour l’exercice de son commerce; (G) Acquérir, acheter, vendre.importer, exporter, louer, céder ou aliéner, des chevaux, des voitures de toutes espèces, des automobiles, des ambulances, pour Te transport de personnes ou d’objet?quelconque; (H) Acquérir, acheter, vendre, louer, céder, aliéner ou exploiter des écuries de louage et des garages de louage où seront tenus, reçus et gardés moyennant considération ou non, des chevaux, voitures et automobiles qui pourront être loués, cédés ou vendus par la compagnie à toute personne à qui elle jugera à propos de le faire.(I) Nonobstant, les dispositions de l’article 44 de la dite loi.acheter, revendre, accepter, rendée, recevoir, acquérir, détenir, vendre, ou céder de toute façon généralement quelconque des actions ordinaires ou préférentielles, débentures ou obligations de toute compagnie ayant des fins semblables, totalement ou en partie seulement, aux fins de la présente compagnie ou exploitant tout commerce pouvant être exploité directement ou indirectement au profit de la présente compagnie et faire détenir ces dites actions par tout agent ou agents que les directeurs pourront choisir; (J) Entrer en société ou en aucun arrangement pour le portage des profits, union d’intérêts, coopérations, risques conjoints, concessions réciproques ou autremem, avec toute personne ou compagnie faisant ou devant faire tout commerce, transaction ou affaire capable d’être conduite directement ou indirectement pour le bénéfice do cette compagnie et prêter de l’argent à toute telle personne ou compagnie, garantir ses contrats ou aider autrement toute telle personne ou compagnie ou client, ou personnes ayant des relations d’affaires avec Ta compagnie ; (K) Avec l’approbation des actionnaires, émettre, vendre, ou attribuer pour services rendus à la compagnie, soit professionnels ou tous autres, des actions onUèrenient libérées du capital de la présente compagnie; (L) Faire toute chose se rapportant ou utile à l’acquisition des susdits objets ou è la réalisation des fins de la présente compagnie.La compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs sous le nom de “Dominion Undertakers Limited’’, avec un capital-actions de vingt-cinq mille dollars, diivsé en 250 actions de cent dollars chacune, et le principal lieu d'affaires de la dite compagnie sera en la cité de Montréal, dans la province de Québec.Daté du burenir du Secrétaire d’Etat du Canada, ce IGème jour de mai 1913.(Signé) THOMAS MULVEY, Sous-Secrétaire d’Etat, SAINT-GERMAIN, GUERIN, & RAYMOND, Procureurs de Dominion Undertakers, Ltd, PARC DELORIMIER Montreal Driving Club Co Limited CONCOURS DU PRINTEMPS 1 Du 24 au 31 Mai SEPT COURSES PAR JOUR Beau ou Mauvais Temps Les tramways Amherst conduisent directement au Parc.Endroit spécial pour automobiles.Excursions^ Fête Victoria Tout le temps sur l’eau Voyage aller et retour au prix d’un passage simple.QUEBEC ET RETOUR, $4.90.CHICOUTIMI ET RETOUR, $9.5C Le service du dimanche pour Québec commencera le 25 mai.BUREAU DES BILLETS DES LIGNES R.& O.: 9-11 PLACE VICTORIA.Telephone Main 1731.tSüRmffî Sallee et Winge; Tesreau et Wilson.Pittsburg.010001030—5 7 1 Brooklyn .000200000—2 7 4 Adams et Simon; Ragan et Miller, Erwin.Cincinnati .000000000— 0 3 3 Philadelphie .40220202x—12 20 1 Johnson, Harter, Smith et Clarke, Kling; Seaton et Killifer, Howley.Chicago .004001010—6 10 2 Boston .000000050—5 5 1 Reulbacb, Cheney et Archer; Hess et Whaling, Rariden.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Philadelphie 19 7 731 Brooklyn 19 11 633 New-York 15 14 517 St-Louis 16 15 516 Chicago 17 16 515 Pittsburg 14 18 438 Boston Il 1.7 393 Cincinnati 9 ¦¦¦A.22 290 A NOS AMIS Le "Devoir” est outillé nour ram des mmresslonc dans tous les oenrw.Ouvrage garanti.Le “ Bonaparte ” Les clubs de baseball Bonaparte et Dollard se sont rencontrés diman-1 chë dernier, le Dollard sortit du ter- | rain vainqueur, mais il serait injuste de dire que le meilleur club a gagné.En effet, dès les deux premières rn prises, les rudes frappeurs du Bonaparte firent un massacre en règle des balles du lanceur Leduc du Dollard • ce dernier se voyant battu d’avance, mais voulant à tout prix être vain queur, employa une tactique déloyale, les reprises suivantes à peu d’inter-vale les six meilleurs joueurs du Bonaparte furent atteints ‘‘invoi»ntai-rement” par les balles du lanceur Leduc, du Dollard, Tessier iut même atteint à la tête et tomba sans connaissance.Le Bonaparte avec six joueurs affaiblis et malades fut assez cours geux de continuer la partie avec le résultat que l’on sait.Le Bonaparte ira rencontrer di manche prochain le fameux Magnétique sur le terrain de ce dernier.Pour information» s’adresser entre 5 12 p.m.et 7 12 p.m.nu capital ne du club, M.Alphonse Bernier, 493 Beaudry.Le club de crosse Mascotte, de la ligue Jacques-Cartier, a inauguré sa nLon dimanche en remportant une brillante victoire sur le fameux Saint-Zotique, par un score de 4 à 0.La partie fut une des pins belles exhibitions vues à cet endroit.Le Mascotte se rendra, dimanche, à Saint-Henri, où il rencontrera le miffcie club sur son terrain.Le départ se fera à 1 heure précise.Mascotte.St-Zotique.Aylmer Buts Augh Tobin l’oints Caron I).\ alade Couverts Caron A.( L ment 1ère défense Tessier U.Maisonneuve 2e défense G, Huot L- Guimet 3e défense Lefebvre A.Pelletier Centres Huot A.Clément Attaques Lalande H.Papineau Attaques Desroehes A.Brisson Attaques ,4 Walsh Payette Intérieurs Rncieot H- Mauviel Intérieurs Gougcon O.Sehlybrmt Arbitres Kd.Fabre I1-.Kobitaille Juges Désormeaux A.Guimond Chronométreurs O.Huot PUNITIONS Maseotte : E.Ouimet, 2 m.Saint-Z-otique, Gougron 5m, Lefebvre 2 m., Caron 2 m., Gougjeon 2 m.SOMMAIRE 1er quart.Mascotte, H.Mauviel, 4 tn.2e quart.Mascotte.N.Ouimet 3 m.3e quart, Maseotte.N.Ouimet, il m.te quart, Maseotte, P.Gauthier, 6 m.Taux réduits pour ia fête Victoria Pottr la fête Victoria, Je 24 de mai, les taux ordinaires d’excursion seront accordés sur le chemin de fer Intercolonial.De» billets d’aller et retour seront vendus les 23 et 24 de mai.au taux d'un passage simple en première classe, entre toutes le.; ata tiens sur la ligne et les endroits si tufs sur les embranchements, et ces billets permettront de revenir jusqu’au 27 de mai.r La Route Pittoresque de Québec Les trains partent de la gare de la rue Sainte-Catherine Bat, tous les Jours excepté le dimanche à 9.00 a.m, Service de wagon-buffet salon pour Québec.FETE VICTORIA Des billets d’excursion aller et.retour, seront en vente entre.toutes les gares des chemins de fef Canadien Nord de Québec, Cmadien Nord d’Ontario (section d’Ottawa) et Québec et Lac Saint-Jean, au TAUX D’UN PASSAGE SIMPLE DE PREMIERE CLASSE Départ les 23 er 24 mai: limite de retour 27 mai 1913 EXCURSIONS DE COLONS Taux réduit pour Winnipeg, Brandon.Régina, Saskatoon, Prince Albert, Edmonton, Athabasca Landing, (l’entrée de la fameuse région de la Rivière la Paix) et autres endroits de l'Ouest canadien.Départ tous les mardi jusqu’au 28 octobre.Limite de retour deux mois.L’HOTEL DU LAC ST-JOSEPH OUVRIRA, LE 15 JUIN BUREAUX DES BILLETS EN VILLE 226-230 rue Saint-Jacques.Tel.Main 6570, Hôtel Windsor.Tél.Uptown 3187, ou à la gare de la rue Sainte-Catherine Est.Tél.La Salle 141.DUBREUIL, LIMITEE AVIS est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies du Que lice, * il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province ue Québec, des lettres patentes en date du vingt-deuxième jour d'avril 1913.constituant en corporation MM.J.Emile Léonard, avocat, de Samte-liose, Esioff L.Patenaude, Zéphirin Filion et Gustave Mouette, avocats de Montréal, et L.J.Boileau, notaire, de Sainte-Anne de Bellevue, tous du district de Montréal, dans les buis suivants:— Exercer d'industrie et de commerce de tous apparats solennels et de toutes pompes relatives à toutes cérémonies ou manifestations religieuses ou civiles, joyeuses, funèbres ou autres, et de tout ce qui s'y rattache direc tement ou indirectement et spécialement faire le commerce de louage général de choses, d'ouvrage et de services relatifs aux lins ci-dessus; acquérir, fabriquer, posséder, louer, vendre, ou en disposer autrement et en faire le commerce de toutes choses mobilières re ! latives aux fins ci-dessus et plus particuliè J rement tous chevaux, voitures, automobiles, (corbillards, cercueils, décor g ue maisons et décors personnels, fleurs naturelles ou artificielles, habits et luminaires, se faire payer en argent ou en nature, par paiements comptants ou à termes, ou par souscriptions anticipées, et à ces fins faire des contrats avec j toutes personnes pour leur, rourmr à elles ou h leurs familles le service des pompes ci dessus, h certains prix payables, soit comptant, soit par versements antérieurs ou postérieurs sou,s forme de souscriptions ou abonnements, le tout aux conditions qui.pourront être fixées par les directeurs, et à toutes fins ci-dessus comme à toutes autres fins civiles, commerciales ou autres; Acquérir et posséder des biens mobiliers et immobiliers dé toutes manières, les bâtir, développer, améliorer, louer, échanger, hypothéquer et on disposer de toutes manières possibles, faire le comrueice d’immeubles dans toutes ses branches soit comme proprié taires soit comme agent; Faire ou obtenir des prêts ou avance d’argent, prendre ou donner pour la garantie de res prêts ou avances des hypothèques ou tou te» autres garanties quelconques, négocier dos j prêts, hypothèques ou autres valeurs comme principal ou agent; Faire le commerce de courtiers d’assurance, sur la vie, sur le feu, la marine, les accidents ou sur tous autres risques d’assurances ; Evaluer les propriétés, acheter ou vendre des débentures municipales, scolaires ou mitres, vendre ou en disposer autrement les droits, entreprises et propriétés de cette compagnie, en tout ou en partie et en aequé rir de quelque manière que ce soit, et pour telles considérations et aux termes et conditions que la compagnie jugera & propos; Recevoir ou donner paiement en argent, parts, bons ou autres valeurs ou garanties quelconques de lu compagnie ou de toutes autres compagnies, émettre et accorder toutes parts ou actions acquittées dans le capital-actions do cette compagnie et en payer le prix de toutes franchise:-, entreprises, propriétés.débentures, garanties, créances, droits privilèges et hypothèques, lettres patentes, licences que cette compagnie pourra acquérir et dans lesquelles elle pourra s’intéresser ou en paiement de toutes dettes ou obligations qu’elle pourra contracter, tirer, faire, endos rot, accepter, escompter et émettre des bil lots promissoires, lettres de change, connaissements, cautions, et autres effets négociables et transférables, prêter de l’argent, lui re et accomplir tous actes, contrats et choses quelconques qui peuvent découler des | pouvoirs de cette compagnie et sont propres aux fins et aux objets qu cordes, maïs choisi, manches ver ni et rayé.Valeur de 45c, pour fcWli# Grande Vente de Ruban Fantaisie Beau ruban fantaisie pure soie, nouveaux dessins pour le printemps, en vente à moins que la moitié de la valeur régulière.Le lot comprend des rubans fantaisie avec dessins de fleurs, rayures et effet; à deux tons.Largeurs de 5 et 6 pouces.Valeurs régulières • • 19c jusqu’à 60c la wge, pour Vente Importante de Hamacs HAMACS A 89c En canevas, tissage serré, avec oreiller rond de toute la largeur du hamac.Crochets brevetés.Valeurs régulière de 82.Spécial.HAMACS A $2.39 Faits de coton fort à quatre brins, tissage serré, dessins Jacquard, avec oreiller sc rejetant en arrière, riches combinaisons de vert, rouge, etc.Large volant avec frange, barre pour étendre la tète, Valeurs jusqu’à $4.50, pour «&&*•*&'*¦* HAMACS A $1.49 Tissage serré, rayés en trois couleurs, large volant chaque côté, avec oreiller se rejetant en arrière.Valeurs régulières de $1.7o à $3.00.Spécial.$a.49 Trois Grandes Occasions en fait de Soies, Satins et Glialys PEAU DE SOIE NOIRE DE 36 POUCES, garantie pour donner satisfaction, très désirable pour costume ou manteau.Prix régu.lier $1.95.Vendredi .$1.19 75 VERGES DE SATIN ORIENTAL A DEUX TONS, largeur de 40 pouces, en bleu et fauve seulement, beau fini brillant.Prix régulier $1.00.Vendredi .^ 10 PIECES DÉ CHÂLYS CRÈME RAYE SOIE, largeur de 27 pouces, en quatre dessins, très belle marchandise pour blouses, robes d’enfants, etc.Régulier 45c.^O Vendredi.«kOC Vente de Drapeaux du Sacré-Coeur pour la Fête-Dieu et la Procession Ces drapeaux sont imprimés sur du bon coton et montés sur des bâtons.Grandeur pour enfants.Régulier O 5c chacun, pour.Æ C Dimension 9 x 12 pouces.Régu- /J lier 8e, pour."TC Dimension 13 x 19 pouces.Rc- "Tllïf* gulier 12c, pour.¦ « Dimension 16 x 26 pouces.4 Régulier 15c, pour.JLda 51» Dimension 21 x 35 pouces. dants, car nous restâmes toujours excellents amis.Lhermitage, que les Granvillaisef avaient surnommé M.Bat-la-Rue, parce qu’il aimait extraordinaire ment à flâner, venait sans cesse ma voir et s’intéressait autant que moi-même à mes projets.Il admirait Hébé comme une det plus jolies femmes qu’il eût vues, et l’aimail comme une enfant qu’on a portée dans ses bras.Puis il appréciait son coeur tendre et passionné.“Quand elle aimera, cette petit! Emmee, me dit-il un jour, ce sera pour la vie.Elle est bien femme.’ Cette dernière phrase était dite en souvenir des femmes qu’il avait vues, en 1798, à Paris.Il gardait, d» leurs allures masculines, le plus profond dégoût.Journellement, il me racontait let caquets de la ville, et j’en riais bien.A suivre) miwn LABEL> r 13 G LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 22 MAI 1913 VOL.IV.— No.117 TEMPÉRATURE Buüetin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame-Est, R.de MES LE, Gérant.! PREDICTION I IMMIGRANTS i PREMATUREEl MALTRAITES Aujourd’hui Maximum .Même date l’an dernier Aujourd’hui Minimum .Même date l’an dernier .58 64 38 44 BAROMETRE : 8 h.matin, 29.79; 11 h.matin, 29.79; midi, 29.74.DEMAIN NUAGEUX ET PLUVIEUX l t— (Sftrvloe p&rticaiier) Toronto, 22.— Il a plu dans la majeure partie de l’Ontario et on signale plusieurs orages.Le temps est mauvais dans toute la province de Québec.Dans l’Alberta et la Saskatchewan, il fait beau.I ÉPHÉMÉRIDES 22 MAI 1913 La campagne de l’opposition contre la réciprocité a commencé aujourd’hui à Alexandria, Ontario, par une assemblée des cultivateurs.Le premier ministre Monls, grièvement blessé dans l’accident d’aéroplane qui a coûté la vie à M.Berteaux, ministre de la guerre, se rétablit peu è peu.La Société du Parler Français organise un congrès général de la langue française, qui sera tenu en juin 1912.Deux rapports venant de Kursk, Russie, portent que deux personnes ont été tuées par un aéroplane.La Ligue des Droits du Français et les Imprimeurs Sur une invitation spéciale qui leur en avait été faite, le docteur Gauvreau et M.Guy Vanier, avocat, représentants de la Ligue des Droits du Français, ont exposé à la dernière réunion de l’Association Canadienne des Imprimeurs le but et les moyens d’action de leur Ligue.Ce que nous voulons, a dit le secretaire de la Ligue, c’est conserver notre langue.Nous n’y parviendrons qu’en faisant respecter ses droits.Un trop grand nombre parmi nous l’oublient, en particulier dans le commerce et l’industrie.Notre Ligue veut le leur rappeler.Elle veut aussi les aider.Pour réussir dans la tâche qu’elle entreprend, le concours de tous les «mis de.la langue française lui est nécessaire.Celui des maîtres-imprimeurs sera particulièrement précieux.Ils sont placés dans une situation exceptionnelle pour seconder les efforts de la Ligue.Un client n-t-il laissé un anglicisme se glisser dans la copie de sa facture ou de son en-îète de lettres, qu’ils lui suggèrent le mot français.Qu’ils veillent aussi à donner à tous leurs imprimés une allure, une toilette française: des accents sur le.s majuscules qui en réclament, des traits d’union entre les prénoms, pas de point quand la dernière lettre d’un mot abrégé est exprimée, etc., etc.Ces différents conseils, que M.Vanier appuya de sa parole convaincue, furent reçus avec une vive satisfaction.Séance tenante, il fut résolu qu’une lettre collective serait adressée, au nom des soixante membres de l’Association Canadienne des Imprimeurs, aux fonderies américaines exigeant des accents pour les différents caractères qu’elles livrent aux maisons canadiennes-françaises.Plusieurs des membres présents 'emercièrent les conférenciers et exprimèrent leur intention de uro-fiter du bureau de publicité que la Liaue va bientôt ouvrir.L’assemblée était présidée par M.Emile Roy, vice-président de l’as.sociatioif.“DANS DEUX ANS", AURAIT DECLARE M.WHITE, INSPECTEUR DES ECOLES DU GOUVERNE MENT D’ONTARIO, “ON NE PARLERA PLUS FRANÇAIS DANS CETTE PROVINCE.” UN INCIDENT A WARREN (Service particulier) • .Ottawa, 22.— Une commun!ca-jtioii de Warren, Ont., au Droit, dit : M.l’inspecteur protestant White, 'alias Leblanc, vient de faire ici une terrible prédiction: “Dans deux | ans, o4i ne parlera plus français i dans l’Ontario”.Evidemment, M.White, après les | revere répétés qu’il a essuyés, a perdu contenance et a laissé échapper la vérilé, la vérité toute crue: “Le ; gouvernement veut abolir la langue française dans l’Ontario.; Voici comment la chose est arri-! vée.Dans un arrondissement de notre municipalité, l’école était vacante par suite du mariage de l'institutrice.M.White en présenta une qui paraissait réunir les tpialifications voulues et les commiseuires l’engagèrent.On s’aperçut vite que l’institutrice suivait les instructions du fa-rtneux règlement 17; les commissaires .s’objectèrent, la maîtresse se | plaignit sans doute à M.White gu* i arriva à ia rescousse.I^es commis-i saires dirent franchement à M.l’ins- flecteur uu’ils entendaient conduire ’école d’après leurs principes.Us | découvrirent alors que M.l’inspec-! leur avait fait signer l’adhésion au ' fameux règlement 17, par l’institutrice avant de la présenter aux | Commissaires.M.White dit d’un air triomphaot: ! "Enfin, je vous tiens, c’est signé et | ça va y rester.” Le.s commissaires ne se laissèrent pas intimider et dirent qu’ils conduiraient l’école eux-mêmes, en y faisant enseigner le français, que la maîtresse ait signé ou non et que si elle préférait obéir à M.White, elle n’avait qu’à s’en aller.M.l’inspecteur fit une colère noire en voyant qu’il ne pouvait venir à bout de ces “ignorants Canu-ches”."Vous avez beau faire, dit-il, c’est l’intention de mes supérieurs d’abolir le français dans l’Ontario et dans deux ans, il n’y aura plus de français dans cette province.” Les Commissaires lui dirent qu’il allait avoir une forte besogne à faire et s’amusèrent bien de sa colère.L’institutrice n’est pas encore partie, mais il va falloir qu’elle agisse d’après la dictée des commissaires ou qu'elle disparaisse.C’est compris.LE DEPUTE DE MOOSE-JAW SIGNALE A LA CHAMBRE LE CAS DE DIX RUSSES QUI AURAIENT ETE EMPRISONNES, PRIVES DE NOURRITURE, ET SUR QUI ON AURAIT TIRE, LE BUDGET Armand Lavcrgne Ottawa a Ottawa, 22.— Armand Laver-gne a accepté l’invitation du Comité ties fêtes du Ralliement canadien-i'rançais d’Ottawa.M.Lavergne parlera, le 22 juin, à l’Arena, des droits de la langue française on Canada.Le bill navai Le sénat a siégé ce matin.On y a adopté le bill des grains et on a discuté ensuite le bill des bonnes routes.Le bill de la marine sera discuté mardi prochain.Le “ Herald ” L’Empereur du Japon souffrant S.M.YOSHIHITO EST ATTEINT DE PNEUMONIE.— IL A DEJA FAILLI EN MOURIR.(Servica particulier) Tokio, 22 — L’empereur du Japon, Yosbihito est tombé malade aujourd’hui.Ses médecins déclarent qu’il souffre de pneumonie.L’empereur du Japon, qui a succédé à son père le 30 juillet 1912, est dans la 34i?me année de son âge.Il a trois fils, dont l’aîné est le prince héritier Hirohito, âgé de 12 ans.L'empereur a déjà souffert de pneumonie, et en 1908 il a failli mourir d’une attaque de cette maladie.Pauvre “Rainbow” ! NOTRE “FLOTTE” DU PACIFIQUE SERA DEGREEE DANS UNE QUINZAINE.(Service particulier) Victoria, C.A., 22.— On procède en ce moment, à Esquimau U, au degréement du “Rainbow”.D’ici à une couple de semaines on confiera le vaisseau à des gardiens.Les officiers et les marins seront bientôt en route pour l’Angleterre, Un bureau de renseignements Les commissaires font joindra au dossier du bureau de publicité tous les articles et les interviews publiés par les journaux.Leur opinion est qu’il suffira de nommer un fonctionnaire municipal qui aura son bureau à l’Hâtel de Ville et qui devra répondre à toutes les demandes de renseignements qui lui seront envoyées.-+- La santé de la duchesse de Connaught s’améliore Londres, 22.—- Lord Kinnaird a déclaré, hier, à une assemblée de la “Zenana Bible and Medical Mission’’, qvs’il avait reçu un message de la duchesse de Connaught remerciant ses membres des témoignages de sympathie qu’ils lui avaient manifestés et qu’il y avait une certaine amélioration dans l’état de sa santé.et le “ Witness ” On s’attend d’apprendre dans quelques jours que la majorité des actions de la compagnie du Montreal Herald a passé entre les mains d’un linancler local bien connu, qui, croit-on, ne serait autre que M.D.Lome McGibbon.M.J.S.Brierley prend ta retraite et se propose d’aller pas-ter six mois en Angleterre.On rapporte aussi que.les financiers Intéressés dans la Montreal Tramways ont acheté le “Witness".L’édition hebdomadaire de ce journal et ses autres publications restent la propriété de la famille Dougall.Il est entendu que C.Gordon-Smith, directeur actuel du “Witness", et C.F.Crandall du “Star" prendront îharge du "Witness", quand 11 passera aux mains de ses nouveaux propriétaires.inetnnu tué par un train A sept heures ce matin, un inconnu * été transporté à rhôpital Génééai souffrant d’un double fractre du crâne.Le malheureux a été frappé par un train du Grand Tronc à Blue âonnets.Fabrique incendiée LES FLAMMMES RAVAGENT L’ETABLISSEMENT DUCHAINE RUE SAINT-VAUER—TOUT LE QUARTIER MENACE.(De notre correseondant) Québec, 22.— Le quartier industriel de Québec a été menacé de destruction la nuit dernière.Un peu après minuit, un incendie a éclaté à la manufacture de chaussures de M.Ludger Duchaine, rue Saint-Valier, qui se trouve au milieu d’un groupe d’industries de ce genre.Lorsque les pompiers arrivèrent sur les lieux les flammes avaient envahi les trois étages de l’établissement et menaçaient les fabriques voisines.Heureusement en peu de temps, dix jots d’eau furent en opération et après une heure de rude travail les pompiers réussis-saeint à maîtriser le feu et à éviter ainsi un plus grand désastre.Les pertes à la fabrique Duchaine se chiffrent à près de $25,000 couvertes par des assurances.Parte, 22.- M.Blondel a été élu membre de l’Académie dre edencee en remplacement de M.Oaületet, décédé.(De notre correenondant) Ottawa, 22.— A la séance de la Chambre ce matin, M.Knowles, de Moose-Jaw, a demandé au premier-ministre s’il est à sa connaissance que 17 immigrants russes défeortés de Moose-Jaw, ont été enfermés dans un wagon d’acier et privés de nourriture pendant tout le voyage, et qu’on a tire sur eux, quand ils ont réussi à s’échapper.M.Borden a répondu qu’il n’était pas au courant, mais le député de Moose-Jaw a insisté pour qu’il fasse une enquête sur cette affaire qu’il considère comme très grave.M.Carvell continue ensuite la discussion du budget.Il répond à M.Cockshutt qui a prétendu que le gouvernement libéral dépensait tout l’argent du pays dans la Nouvelle-Ecosse en lui prouvant, chiffres en main, que le gouvernement actuel dépense actuellement dans cette province deux fois plus que les libéraux.La dépense de dix millions pour la milice est un gaspillage, dit M.Car veil; sur cette somme il y a au moins deux millions à équiper des officiers pour rire.M.Cockshutt a prétendu que les taxes n’étaient pas trop élevées mais que le peuple gaspille trop.Alors, remarque M.Carvell, c’est un aveu que les conservateurs ne veulent pas laisser les gens s’enrichir.LA LOI DES BANQUES M.McLean, député de York, proposera cet après-midi, en troisième lecture de la loi des banques, une résolution demandant qu’une commission financière soit créée pour étudier la question relative à l’augmentation des facilités de transaction.NICOLAS II ABERUN LE TSAR DE RUSSIE EST REÇU A LA GARE PAR LE KAISER, LE ROI GEORGES ET LA REINE D’ANGLETERRE ET LES MEMBRES DE LA FAMILLE IMPERIALE ALLEMANDE.PROCESSION DE ROIS (Serïice particulier) Berlin, 22.— L’Empereur Nicolas de Russie est arrivé ici ce matin pour assister au mariage de ia princesse Victoria-Louise, fille unique de l’Empereur d’Allamagne, avec le prince Ernest-Auguste de Cumberland.L’Empereur de Russie fut reçu à la descente du train par Guillaume II et Georges V, accompagnés d’un grand nombre de membres des différentes familles impériales, puis conduit avec pompe au Palais de l’Empereur.Le voyage de Nicolas II, de Eydt-kunen~5 Berlin, dans le train aux armes impériales de Russie, s’est effectué sans incident.Au débarqué, la police berlinoise, assistée par un grand nombre de détectives russes, a fait une surveillance des plus étroites pour empêcher tout attentat contre la personne de l’Empereur.Les Berlinois, si friands d’habitude des beaux spectacles, ont ôté servis à souhait ce matin.La magnificence avec laquelle s’est faite la procession royale faisait pleuvoir des toits, des balcons et des fenêtres leurs joyeux vivats.De très bonne heure, ce matin, la duchesse «douairière de Baden, tante de Guillaume II, et les membres les plus âgés de la famille royale de Prusse entraient à Berlin, suivis quelques instants plus tard par le duc et la duchesse de Cumberland.A l’arrivée de chaque train, l’Empereur et l’Impératrice d’Allemagne, le prince de Cumberland et sa fiancée, ainsi qù’un grand nombre de princes et de princesses de la famille des Ho-henzollern, sont allés recevoir les visiteurs royaux et les ont accompagnés au palais impérial.PROPAGANDE ANTIMILITARISTE Elle provoque, dans trois casernes de France, des manifestations contre le maintien de la classe sous les drapeaux et contre la loi de trois ans LES INCIDENTS A PARIS, T0UL ET BELFORT (Service particulier) Paris, 22.— Des manifestations de la part de soldats contre le projet de loi de trois ans et contre la décision du gouvernement, qui maintient sous les drapeaux la classe libérale, ont eu lieu à Paris, à Belfort et à Toul.Il est prouvé que ces regrettables incidents sont le résultat d’une active propagande révolutionnaire, conduite, comme il fallait s’y attendre, par la Confédération générale du travail.A REUILLY A la caserne de Reuilly (46e d’infanterie), à Paris, la manifestation s’est bornée à une tentative d’insubordination vite réprimée.A BELFORT A Belfort, la manifestation a été plus importante au point de vue du nombre de soldats qui y ont pris part.Dans la cour de la caserne du 42e d’infanterie, un groupe très nombreux de soldats “de la classe” a tout à coup entonné “l’Internationale” et chanté quelques autres chants révolutionnaires.UN DISCOURS DE M.MacMAHON Le colonel de Mac-Mahon, à la suite de cet incident, a réuni le régiment et a prononcé devant les hommes une allocution patriotique.Il a pris des mesures pour prévenir le retour de ces faits.A TOUL A Toul, une manifestation a eu lieu contre le maintien de la classe sous les drapeaux; le gouverneur militaire a fait sonner l’alarme et il a envoyé des patrouilles dans les rues de Toul.L’ordre a été rétabli très rapidement et il y a eu une vingtaine d’arrestations.La garnison est consignée.LES MINISTRES DELIBERENT Au conseil des ministres, qui s’est i tenu à l’Elysée, sous la présidence M.Poincaré, le ministre de la gue a fait savoir qu’il avait ordonné i enquêtes.Le général Pau a été ch ge de l’enquête à Toul et à Belfc de rechercher les responsabilités et preparer les sanctions.Pour l’affaire de la caserne de Rei ly, cest le, général Vérand qui a charge de la même mission.M.Etienne a fait savoir qu’il .manderait à la chambre de discu la loi de trois ans immédiaterm apres la distribution du rapport la commission de l’armée.L’ORGANISATION ANTI-MILIT RISTE La simultanéité de ces manifes tions, dont deux ont eu lieu dans < garnisons frontières, a tout de su fait songer à un mot d’ordre lan par une organisation antimilitaris LA C.F.T.On a découvert, que la confédé: tion generale du travail avait envo a un certain nombre de soldats, < lettres contenant de l’argent; qu’e avait fait distribuer dans les casi nés des circulaires antimilitariat encourageant les soldats à manif ter contre la loi de trois ans.CE QU’EN DISENT LES JOUI NAUX La presse parisienne commet avec sévérité les manifestations Toul, Belfort et Paris.La Petite République”, par exe pie, dit: “Ces incidents pénibles montrent nécessité de voter immédiatement , .de .tro's aris pour mettre fin 1 agitation antimilitariste.” La “République française” dit q cGs incidents sont dûs à la propage de révolutionnaire et elle demande u severe répression.L’INFORMATION DU “CHRONICLE 5J (De notre correspondant) Québec, 22 — Un incident a marqué ce matin la reprise de l’enquête dans la cause des Juifs vs le notaire Plamondon.A l’ouverture de la cour M.Eusèbe Belleau, avocat du défendeur a attiré l'attention de la cour sur un compte rendu du “Chronicle” absolument erroné et qui par là manque au respect auquel le tribunal a droit de la part des journaux.Le “Chronicle’’ a fait dire à l’abbé Dn-mours qu’il faut garder la province de Québec aux Canadiens-f s’opposer A tout élément é Le juge Malouin a déclar sidérait juridiquement l’aff en faisait l’objet d’une me Je, et il a ajouté qu’à sa cm j’abbé Damours n’avait pa‘ les paroles que lui att; Chronicle”.Le juge a aver Daux qu’ils devaient être fi leurs comptes-rendus et s’« tout commentaire, sans qu ront condamnés pour mépr On achète des automobiles Les commissaires ont ouvert, ce matin des soumissions pour la fourniture de six automobiles destinées au bureau, au chef do la Sûreté et à quatre chefs de service.Les soumissions ont été remises au directeur du bureau ries achats et ventes qui fera son rapport assez à temps pour qu’on puisse demander l’argent nécessaire, lundi prochain.Les soumissionnaires sont la Cornet Motor Company, 2 Packards do fou-ring, 86,364 chaque ; la Montreal locomotive Company, 2 Aleos do touring, 86,500 chaque ; la Royal Auto Company, 2 Stevens Durera, 86,200 Chaque ; la Stock well Motor Company, 2 Peerless.*6,500 chaqun ; Kom»-seau Frères, 1 Cadillac à deux places, 82,500 chaque ; la Mathcaon Auto Company, marques Mathcaon et burn, o grandi* voitures, $3,500 que, 4 voitures a 2 places, $2,50< que ; V.Lévesque, 4 Abbot-Dètrc - pinces, premier modèle, 82,350 que, second modèle, $2,100 ehaqu compagnie l’ope Hartford, 2 ci voitures, 85,500 chaque ; la G Motor Company, 2 Marmont, ! chaque, 4 Thistle, 83,700 chaque < iremor-W m rington Company, m I icree-Arrow, deux modèles, $6,4, b7,/.>n chaque; Alfred Pion, 2 1).' à 84,050 chaque, 4 Devaux, 82,50( que.La construction M.Kenneth Molson u pr mis pour la construction i son de 830,000, avenue de Lu banque Royale eonsl sueeursale valiinl 820,000 (je lu rue Papineau et di du MonbRoyal, LA FAMINE LESDECIME SIR ROGER CASEMENT FAIT DE SURPRENANTES REVELATIONS SUR LES SOUFFRANCES ENDUREEES PAR LES INSULAIRES IRLANDAIS DE CONNEMARA.UN “PUTUMAYO IRLANDAIS”.Londres, 22.— “Un Putumayo irlandais”: c’est ainsi que Sir Roger Casement 'caractérise la situation dans les îles au sud du Connemara, sur la côte de l’Irlande.Le.s insulaires souffrent de la fièvre et de la faim.Les Irtandais indépendants ont ouvert une souscription, et Sir Roger publie la lettre suivante, écrite de Londres: “J’ai entendu parler de l’affreuse situation en Connemara, due à l’absence de tout ce qui ressemble à un gouvernement civilisé dans cette partie du monde.Si cela était vrai dans le Royaume-Uni, les journaux de la capitale contiendraient quelque allusion à un état de choses qui existe si près d’ici; mais je n’ai pas vu un seul mot dans aucun journal quotidien de Londres au sujet de la misère affreuse de nos concitoyens atteints de la peste dans le Connemara.J’espère pouvoir quitter Londres bientôt pour l’Irlande et aller voir si quelque chose de durable ne peut pas être fait pour faire disparaître de notre pays, natal la plaie de ce malheureux “Putumayo” irlandais.Une chose certaine, c’est que les seuls Irlandais, hommes et femmes, peuvent chasser le fléau”.Sir Roger demande que les secours soient confiés aux membres du clergé local.M.Augustine Birrell, premier secrétaire pour l’Irlande, a visité les îles hier en compagnie de quelques fonctionnaires irlandais.Ces messieurs sont allsé à la maison de John Lee, dont un fils de 11 ans est mort le 28 d’avril, un autre de ses fils a été transporté à un hôpital à 30 milles de distance.M.Birrell a dit après cette visite: “C’est le pire logement où je sois jamais entré.” Les visiteurs ont donné à John Lee £2 sur le fonds de secours, et ils lui ont demandé: “Comment ferez-vous quand ceci aura été dépensé?” —Mossieu, je ne sais pas, a répondu l’Irlandais.Il faudra essayer de vivre de quelque manière.” Et il jeta un regard sur les deux acres de rocher.Il y avait une demi-douzaine de patates dans la maison.Les îles de Connemara sont au large de la côte ouest de Galway.Les deux îles mentionnées sont seulement à six milles de la plus grande du groupe d’Aran, rendue célèbre par feu J.M.Synge, qui en a tiré la matière de son “Play Boy of the Western World”.Sir Roger Casement est bien connu pour la part qu’il a prise dans l’enquête sur les atrocités commises à l’égard des Indiens employés à la récolte du caoutchouc, dans le district du Putumayo, au Pérou.-?- La mort de Mme Lafortune L’ENQUETE DU CORONER TENUE CE MATIN, NE REVELE RIEN SUR L’ACCIDENT DE L’AVENUE DU PARC.— LES OCCUPANTS DE L’AUTO MEURTRIER NE SONT PAS ENCORE DECOUVERTS.L’enquête sur la mort tragique de Mme W.Lafortune, née ( Béatrice ) Barrette, frappée par une auto, coin des rues Mont-Royal et du Pare, s’est commencée ce matin, devant le coroner.Le premier témoin entendu est le beau-frère de la victime, M.Daoust, agent do police.M.Daoust ne connaît rien de l’accident autre que ce que lui ont rapporté les journaux.Quant à sa femme elle nn peut encore faire aucune révélation à cause de la forte commotion cérébrale dont elle souffre depuis l’accident.M.I Tarry Zimman, domicilié au No 338 rue Lagauchetière, est le deuxième témoin.M.Zimman, accompagné du chauffeur Skipworth, revenait en auto sur la rue Mont-Royal, lorsqu’il aperçut à genoux au milieu de la chaussée Mme Barrette à côté de qui se tenait sa sœur.Ayant embarqué la victime dans l’auito, ils voulurent la transporter à la pharmacie Huot, coin des rues Laurier et du Parc, qui.malheureusement, était fermée.Sur leur chemin, ils rencontrèrent un agent de police, mais comme celui-ci no les comprenait.pas, ils se hâtèrent vers le poste de cocher de place de la rue Laurier, OÙ ils demandèrent l’adresse la plus voisine d’un médecin.Ils se rendirent alors chez le docteur Anderson qui, après avoir constaté l’état critique de la blessée, fit venir l’ambulance de l'hôpital Victoria.Zimman et Skipworth se rendirent aussi à l'hôpital, où ils furent détenus jusqu’à quatre heures du matin, étant soupçonnés d'être les auteurs de l’accident.M.Zimmau a déclaré avoir vu une auto descendant l’avenue du Parc, et d’après ce qu’il a pu voir, l’auto était tout probablement une “Cadillac”.Afin de permettre à la police de faire de plus amples recherches, l’enquête a été remise à jeudi prochain.-4- Epidémie à Beauport LA FIEVRE TYPHOÏDE SEVIT DUNE FAÇON ALARMANTE.(De notre correspondant) Québec, 22 — Une épidémie de fièvre typhoïde qui prend de» proportions alarmantes, sévit à Beauport.Jusqu’à présent le nombre des cas connus est de trente et U y a eu trois morts.M.L.Z.Joneas, ex-maire, madame Ilincks, et Laurent Parent, âgé de 17 ans, On attribue l’épidémie à l’eau dont l’inspection a été faite par un officier du bureau d’hygiène provincial.¦—.*.Les droits du maire-suppléant L’avocat en chef de la Ville n’a pas encore reçu les questions posées il y a quinze jours, au conseil municipal, par l’échevin Ménard, concernant les droits du maire suppléant.la dernière séaocc, l'échevin Maytin avait demandé pourquoi la réponse n'était pas alors prête et les commissaire avaient promis d'y voir.On cherchera ces questions pour répondre lundi, si c'est possible.Où Acheter Demain (Enregistré conformément h !a loi dn Parlement du Canada, par L,*P.Deslongchamps, au Ministère de l’Agriculture) La Compagnie BRODEUR LIMITEE 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-Pierre ABAT-JOUR Nous recevons du Japon des abat-jour en soie et en jonc.Ces abat-jour sont jaunes, rouges et verts et peuvent se placer dans un “living-room”, boudoir, chambre, salle à manger.Dimensions de l’abat-jour :— 10 pouces diamètre, SI.25; 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