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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 27 mai 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-05-27, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.121 MONTREAL, MARDI 27 MAI, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne: O AIT AD A BT ETATS ONU.93.00 ONION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.*.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 ONION POSTALE .$2.00 Directeur ; HENRI BOURASSA Rédatftion et Adminiftratiom 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHOI ADMINISTk ^N: Mais 74M REDACTION.^ > 7460 FAIS CE QUE DOIS I LE NATIONALISME ET LES PARTIS VI L’élection de Drummond - Arthabaska Evolution du Parti Conservateur La ¦deuxième assemblée fut convoquée à Saint-Henri par les soins de M.Louis Coderre, aujourd’hui secrétaire d’Etat.Les mêmes declarations furent faites, les mêmes principes invoqués, les mêmes résolutions lues et acclamées.Ce fut au tour de M.Coderre de faire son petit saint Pierre et de renier M.Borden.Le coq chanta, un an et demi plus tard, quand il ramassa le portefeuille de M.Monk.En 1910, il leva bravement sa menotte, comme les autres, en exécra-lion de la loi navale et de la “politique non moins néfaste” de M.Borden.Ainsi qu’il l’a expliqué, le jour où il devint “honorable” de par la loi, le futur ministre fit sa petite réserve pour les cas de “péril imminent”.Mais dans l’intimité, il eut soin d’expliquer que cette réserve n’avait d'autre but que “d’emplir” les gens île Westmount.A quelque temps de là, il fut choisi comme candidat “autonomiste” et élu, en 1911, comme partisan de M .Monk.Toutes les assemblées qui suivirent ne furent qu’une répétition des deux premières, “Le danger allemand n’est qu’un leurre.Abandonnons la guenille rouge et la guenille bleue”, s’écriait, à Vaudreuil, M.Sévigny, aujourd’hui député tory de Dorchester et aspirant solliciteur général.“Nous sommes convaincus que si les électeurs pouvaient se prononcer, la majorité repousserait le bill du gouvernement et aussi bien le projet Borden”, affirmait, à la I^ong ue-Pointe, M.Coderre, aujourd’hui ministre tory dans le cabinet Borden.Et il ajoutait que la solution offerte par M.Monk était la seule acceptable.“Nous sommes détachés des deux grands partis”, déclarait, à Saint-Rémi, M.Patenaude, député de Laprairie à la législature, aujourd’hui organisateur du parti tory fédéral.“La voie des honneurs et des titres a perdu Laurier et Borden”, ajoutait-il.Et il ne cachait pas, dans les cercles politiques, que s’il avait à choisir entre Laurier et Borden, il voterait poux* Laurier.Il serait facile de multiplier les citations et les anecdotes.Toutes prouveraient à l’évidence que la campagne de 1910 fut menée contre les deux partis également.Au premier rang de ceux qui dénonçaient le principe de la contribution, qu’ils viennent de voter à la Chambre, étaient MM.Nantel, Coderre, Blondin, Sévigny, Paquet, Rainville, Les-pérance.Tous votèrent à plusieurs reprises les résolutions condamnant la loi navale et la “politique non moins néfaste” de M.Borden.A une seule assemblée, un chef conservateur, qui, du reste, n’avait pris aucune part à la campagne, tenta d’empêcher que les résolutions ne fussent soumises au peuple.Lespérance se joignit à Lavergne pour repousser cette intervention et il leva la main avec enthousiasme pour dénoncer la politique qu’il approuve aujourd’hui.Il était même débordant de nationalisme, ce brave Lespérance.“J’ai jamais été bleu, moi, — criait-il à tout propos — j’suis nationalisse depuis 1885.” *¦ * * Bref, au moment de l'élection de Drumniohd-Arthabaska, la scission mtre le groupe “autonomiste” et le parti tory était complète.Les dépu-lés conservateurs qui avaient suivi M.Monk — MM.Blondin, Nantel, Paquet, 1,ortie — ^’assistaient plus au caucus conservateur.Les pontifes du torysme leur faisaient grise mine.Dans les clubs soi-disant fashionables» les snobs impérialistes boycottaient liltêralement le député de Jacques-Cartier.Dans l'un de ces cercles, le soir de l’élection de Drummond-Artha-baska, un groupe de ces faquins cossus entouraient M.Brodeur et l’in-lerrogcaient sur ses espérances.“La lutte a été dure”, répliqua le ministre de la marine; mais, ajouta-t-il avec cette lourde suffisance qui le caractérisait, “nous sommes certains de Remporter par une bonne majorité.” “Tant mieux!” s’écrièrent quelques torys, “nous allons être débarrassés de Monk!” — "It’s a pity for poor Monk", ajouta Run d’eux, ‘ but why did he join that d.Bourassa and his nationalist clique?Une demi-heure plus tard arriva la nouvelle de l’élection de Gilbert.Eclipse du ministre et de son entourage de rouges et de bleus orthodoxes.Le lendemain, quelques-uns de ces fiers personnages rencontraient M.Monk, l’abordaient chapeau bas et le félicitaient avec effusion de son succès.“Les voici d’une politesse indécente!” ne put s’empêcher de ¦dire le député de Jacques-Cartier, qui n’aime pourtant pas à mal parler des gens.* * * Les chambres se réunissaient à quelques jours de là.Je crus devoir mettre M.Monk et scs amis en garde contre les ouvertures que les chefs torys ne manqueraient pas de leur faire.Reprenant les objections dont M.Monk- avait admis la justesse des le début de la campagne, j'insistais sur la nécessité de réserver notre entière liberté afin d’être toujours prêts à nous rapprocher de celui des deux partis qui offrirait le plus de garanties au succès de nos idées.Sur ce point encore M.Monk partageait ma manière de voir.Le temps nous paraissant venu d’élargir le terrain du débat, nous jxréparâmes une motion d’amendement à l’adresse.M.Monk la présenta, le 22 novembre 1910.Par celte motion le député de Jacques-Cartier réclamait la consultation populaire sur “la politique navale du gouvernement et sur la question générale de la contribution du Canada aux armements impériaux." M.Borden’ proposa, en “sous-amendement”, une motion dans laquelle il réitérait les protestations de dévouement à l’Empire et blâmait le gouvernement de ne pas consulter le peuple sur la “politique navale du Canada.” Lorsque cette motion eût été repoussée par le vote conjoint des libéraux et de MM.Monk, Nantel, Blondin, Paquet, Lortie et Gilbert, le leader de l’opposition et tous ses partisans, sauf M.Foster et le colonel Hughes, emboîtèrent le pas au député de Jacques-Cartier et appuyèrent sa proposition.Par ce vote et par cette attitude, le parti conservateur tout entier abandonnait le terrain où il s’était placé, en février 1910, alors qu’il voulait restreindre la consultation populaire à une “politique permanente”.Il franchissait les bornes que M.Borden avait déterminées dans sa contre-proposition immédiatement précédente, laquelle réclamait cette consultation sur la seule “politique navale”.Il se liait enfin à l’obligation de consulter le peuple sur toute mesure "de contribution aux armements impériaux." * * # M.Borden s’était même rallié aw mode de consultation préconisé par M.Monk et par les nationalistes: le plébiscite.Après que sa motion eut été repoussée, le 24 novembre 1910, le leader de l’opposition prit la parole pour expliquer les motifs de son adhésion à la proposition du député de Jacques-Cartier.C’est alors qu’il affirma que si le Canada prenait part à la défense générale de l’Empire, il devait avoir voix au chapitre de la politique Impériale.Il ajouta que lorsque la politique navale serait formulée, “il serait du devoir de tout gouvernement d’en appeler au peuple du Canada pour en recevoir un mandat, d’accepter [ce mandat] et d’agir selon l’approbation ou la désapprobation accordée à celte politique.” "It would be the duty of any government to go to the people of Canada, to receive their mandate, and accept and act upon their approval or disapproval of that policy." (1) Le mot “plébiscite” n'y était pas — pas plus que dans lu motion de M.Monk.Mais comment interpréter les paroles de M.Borden autrement que comme une approbation du plébiscite?11 parlait ici de “gouvernement" dans le «ens concret de “ministère”, de “cabinet”.Or, comment un ministère pourrait-il agir en conformité d’un vote favorable ou défavorable du corps électoral, autrement qu’après un plébiscite?Un cabinet qui en appelle au peuple par le mode usuel de la dissolution parlementaire ne peut accepter qu’un mandat conforme à sa politique.Si sa politique, représentée par ses candidats, est désapprouvée, il ne lui reste qu’à démissionner, c'est-à-dire à cesser d’agir.Si aujourd’hui M.Borden, rachetant partiellement sa parole, faisait dissoudre les chambres, comme le ministère libéral le fit sur la question rie réciprocité, et que le peuple désapprouvât sa politique, quel autre mandat pourrait-il exercer que celui de vider les étriers?* * * Lorsque M.Hordcn affirme qu’il ne fail aujourd'hui que suivre la (1) "Debates Haut>e of Gommons”, 1910-11, p.228.ligne de conduite qu’il s’était tracée en février 1910, il a raison.Mais en agissant ainsi, il rompt à la fois Rengagement qu’il avait pris avec les libéraux, en mars 1909, et celui qu’il contracta envers les nationalistes, en novembre 1910.De la rupture de son entente avec les libéraux, M.Borden peut, à la rigueur, se justifier en prétendant qu’il a reçu l’absolution du peuple, aux élections de 1911.De la seconde, non; puisqu’il est allé au scrutin sans avoir rien retranché de ses déclarations, rien modifié de son attitude tie novembre 1910 — la dernière qu’il ait prise sur cette question avant les élections générales.Et il a sanctionné cette entente en faisant une large part dans son ministère à trois députés qui se sont fait élire en promettant sur l’honneur que la loi navale serait abrogée et qu’aucune autre mesure ne serait adoptée sans que le peuple soit consulté par un plébiscite.Quant aux ministres et aux députés de Québec qui, ayant pris ces engagements, ont voté la contribution de trente-cinq millions — Nantel, Pelletier, Coderre, Blondin, Sévigny, Paquet, Lespérance, Rainville, Lavallée, Gauthier — ils n’ont aucune justification quelconque.Ce sont tout bonnement des transfuges et des parjures.Henri BOURASSA.N.B.—Deux détails à corriger dans mon article d’hier, livré à la composition ayant que je n’aie eu le temps de le reviser.Parmi les six députés conservateurs qui votèrent, le 9 mars 1910, pour la motion Monk, contre la deuxième lecture du Bill de la Marine et contre la contribution d’urgence proposée par M.Borden, il faut lire le nom de M.Lortie, député de Boulanges, au lieu de celui de M.Sévigny, qui n’était pas encore député.Il faut aussi retrancher les noms de MM.Ames et Perley de ceux qui votèrent pour les deux propositions de la gauche.M.Ames était absent.M.Perley vota pour la proposition de M.Borden et s’abstint de voter sur la motion Monk.Les députés conservateurs qui votèrent pour les deux propositions furent MM.Doherty, Broder, Chisholm, Currie, Herron, Jameson, Lewis, Sharpe, White, Wilcox et Worthington.BILLET DU SOW.PAYSAGE CANADIEN LETTRE D’OTTAWA Nos illettrés Le Herald ne dira pas où il a pris que le dernier recensement nous donne 250,000 illettrés.Il a, pour garder le silence, une bonne raison: c’est que le volume du recensement de 1911 qui concerne l’éducation n’a pas encore été publié et ne le sera probablement pas de sitôt.Nos gouvernante ont trop d’empires à sauver pour avoir le temps de hâter cette publication.C'est dans le recensement de 1901, que le monsieur du Herald a pris ses 250,000 illettrés.Tel est, en effet, d’après la page 329 du tome IV, le nombre des personnes âgées de 5 ANS et plus qui ne savent pas lire.Remarquez bien l’âge.Plus d’une fois je m’étais demandé pourquoi nos statisticiens officiels tenaient compte des illettrés de 5, C et 7 ans.Si la statistique doit servir à quelque chose, c’est bien à indiquer le degré d’efficacité du système d’enseignement en vigueur.Dès lors, il faudrait avant tout tenir compte des personnes qui sont censées avoir terminé leurs études primaires, disons des personnes âgées de 14 ou 15 ans.Les premiers recensements donnaient le nombre des illettrés pour les âges différents: ce qui permettait de mesurer le progrès de l’instruction et l’efficacité du système scolaire.Le recensement de 1901 ne fait plus la distinction des âges.On nous donne tout d’un bloc le nombre des personnes qui ne savent pas lire, en commençant par les petits enfants, dont un bon nombre ne peuvent pas encore aller à l’école.Pourquoi cette façon absurde d’e-tablir la statistique de l’instruction?C’est afin de permettre à nos amis de la race supérieure de nous faire injure de nos 250,000 illet-li’és.Comme les Canadiens-français sont encore assez ari'iérés pour avoir des familles nombreuses, le chiffre de leurs petits illettrés de 5 ans, 6 ans et 7 ans est nécessairement plus fort que celui des petits illettrés des races plus avancées.I! suffit d’ouvrir le Recensement de 1901 pour s’en convaincre (tome I, pp.8 et 14).Au 1er avril 1901, pour une population totale de 2,182,947, RQntario n’avait que 230,329 enfants de 5 à 9 ans, tandis que la province de Québec en avait 210,000 pour une population totale de 1,-048,808.Il ne reste plus qu’une chose à faire à nos amis du Globe et du Herald, c’est de compter aussi nos petits illettrés de moins de cinq ans.Ils auraient là un argument capable de flétrir pour jamais notre système d’instruction.Pour être bon prince, je veux bien copier ici ces chiffres vainqueurs, dont ils sauront faire bon usage.Donc, en 1901, nous avions en plus de nos 250,017 illettrés susdits, 237,603 autres petits illettrés de moins de cinq ans.237,603 et 250,017, cela fait 187,620.Quelqu’un de ces jours, quelque bon journaliste de Toronto ou.de Montréal, statistiques eu main, nous jettera à la face nos 487,620 illettrés; et il aura tout autant raison que le monsieur du Herald.La méthode de nos statisticiens officiels est donc absolument injuste envers notre province, où, grâce à Dieu, l’on observe encore les lois du mariage chrétien.Ceux qui se mêlent d’interpréter les chiffres des recensements devraient au moins ne pas oublier ce fait qui est tout à notre honneur.En outre, étant donné qu’on tient absolument à compter les illettrés de cinq el six ans, qu’on tienne compte aussi des difficultés inhérentes au climat et au peu do densité de la population.Ces difficultés contribuent h retarder l’époque où Renfant peut suivre la classe avec régularité et échapper ainsi à la fatale statistique qui en fait un illettré.Quelle différence entre no tre hiver et celui de l’Ontario.Ajou-lez que notre population rurale esl proportionnellement beaucoup plus considérable que celle d’Ontario.D'après le dernier recensement, l’Ontario a 38 villes de plus de 5,000 âmes, où par conséquent la fréquentation régulière à un âge peu avancé est plus facile, notre province n’en a que 18; les villes de l’Ontario ont 342,000 âmes de plus que les nôtres, tandis que les campagnes ontariennes surpassent les campagnes québécoises de 162,000 seulement.Autant de causes qui forcent nos enfants à rester plus longtemps dans la catégorie mal notée des illettrés.Je ne me flatte pas de réussir à amener nos dénigreurs à plus de justice dans l’interprétation des chiffres officiels.Nous devrions du moins nous laisser un peu moins facilement ben er par eux.Si nous pouvions apprendre aussi l’ironie de cet éternel fair play dont certaines gens aiment à se parer à si peu de frais pour leur honnêteté! Un ami, qu’avait impressionné les 250,000 illettrés du Herald, fit une colère hier, quand je lui aooris que ces 250,000 renfermaient les enfants de cinq, six et sept ans.—Cinq et sept ans, me dit-il, mais c’était, en 1901, l'âge de mes deux aînés — et il m’indiquait son grand garçon, premier de classe au collège, et sa jolie filletle, graduée d’Outremont.— Eux aussi sonl inscrits parmi les 250,000.C’esl donc cela, les illettrés du recensement, les illettrés du Herald et du Pays! C’est insensé, ces recensements-là, et c’est malhonnête, toutes ces attaques qu’on en tire contre nous! Je le laissai dire.Gelui-là ne gobera plus ni le Herald, ni le Pays, ni leurs dupes ou complices.Si le bureau de statistiques que rient de créer le gouvernement provincial pouvait nous donner des statistiques plus rationnelles que celles d’Ottawa, il nous rendrait un fameux service.Jean Gagné.Les nouveaux sénateurs Le gouvernement vient de nommer quatre nouveaux sénateurs ontariens.L'un, M.le colonel Mason, président de la Home Bank, est un homme d’affaires connu; les trois autres, MM.Smith, Donnelly et McCall, sont d’anciens députés.MM.Mason et Donnelly sont catholiques, MM.Smith et McCall, anglicans.Ce choix ne correspdînd guère à celui qu’avaient laissé pressentir les dépêches.On se rappelle que celles-ci attribuaient des fauteuils à M.Foy, procureur général d’Ontario, un Irlandais catholique, et à M.le docteur Casgrain, de Windsor.Dans l’ensemble ,1e choix vaut probablement ceux qu'on a déjà faits; mais i! est très regrettable que le gouvernement n’ait pas profité de l’occasion pour attribuer à l’élément français d’Ontario un second représentant au Sénat.A l’heure actuelle, la province d’Ontario a droit à vingt-quatre sénateurs, ce qui, avec sa population de 2,523,274 (dernier recensement), donne un sénateur pour chaque 105,136 individus.Or, le même recensement attribue à la population française d’Ontario, qui est Rune de celles qui s’accroissent le plus rapidement, un total de 202,442 indivi-d a s.Ce chiffre, qui n'est sûrement pas au-dessus de la réalité, lui donnait clairement droit à un second représentant au Sénat.T.c gouvernement a perdu une belle occasion do rendre justice à l’un des groupes les plus actifs et les plus vivants de la population ontarienne.I 0.H.Le voyage en chemin de fer est une.représentation de cinématographe à rebours: ce n’est plus le paysage qui défile devant le spectateur, mais, le spectateur qui défile devant le paysage.On y voit, dans Un bruit de grand vent au lieu du tic-lac de la lanterne mécanique, se dérouler la multiforme beauté de la terre canadienne.Le printemps douloureux lui donne, cette année, des joliesses d'anémie.Une brise aigre met des reflets mouvants dans l’herbe pâle et fluette et s’acharne contre les thyrses étoilés des cerisiers sauvages comme, au matin de Pâques, sur les chapeaux de paille des élégantes pressées.Sur le tapis vert des prairies, les piécettes d’or des pissenlits paraissant jetées là, comme sur une table de casino, par la main prodigue d’un joueur enragé.Le train rampe, chenille endiablée, entre de clairs pâturages où des chevaux saluent par des ruades les cris lugubres de la locomotive, où des vaches paisibles, lutinées par leurs veaux, roulent en ruminant des yeux pleins d’une inexplicable mélancolie.Puis viennent des terres meubles dont les gué.rets ressemblent aux flots bruns d’une mer soudainement figée.Bientôt surgira, dans ce sol tendu entre ses piquets de clôture, comme le canevas d’une tapisserie de Pénélope, la tendre broderie des moissoms que le Printemps y coud, de son aiguille alerte, et que l’Automne, morne, défait.Soudain une ville apparaît sous le dais noir formé par le panache de fumée de ses longues cheminées, si longues, semble-t-il, pour mieux salir le ciel.Le convoi s’engage sur un pont de fer dont les arceaux tendus vibrent; il entre dans la ville crasseuse couchée près d’un cours d’eau, comme pour s'g laver.Louis BRETON.La marine au Sénat.— L’I# tercolonial aux Communes Un article de M.Fabbé Filiatrault Nous publierons demain un article de M.Rabbé Filiatrault sur M.Louis Gillet.M.Lougheed au Sénat POLITTQUE PERMANENTE M.Lougheed, ministre sans ror-tefeuille et leader du gouvernement au Sénat, a fait un discours peu original mais solide et nourri, à l’appui du bill de contribution.Il s’est surtout appliqué à démontrer la gravité de la situation de l’Angleterre et le devoir du Canada de participer d’une façon perma nente à la défense navale de l’Empire.Sur le premier point, il a été moins grotesque et plus plausible que les ministres et les députés qui font l’article “urgence”, à la mode du Star.Sur le deuxième, il a emboîté le pas au premier ministre et présenté la contribution de 835,-000,000 comme la reconnaissance d’un principe permanent et Rappli ration d’une politique nouvelle.Tout son plaidoyer est l’aveu le plus complet que la mesure ministérielle se rattache à une politique permanenle et opère une véritable révolution dans notre régime colonial.Et cet aveu se fortifie du fait que le leader ministériel du Sénat a complètement ignoré la distinction .spécieuse que le premier mi nistre a toujours faite entre la mesure “d’urgence” et une politique permanente.Lç discours de M.Lougheed fournit au Sénat la justification la plus éclatante pour repousser le projet de loi.Tous les adversaires de la mesure devront lui en tenir coippte.Décidément, il doit y avoir du vrai dans la rumeur qui circule un peu partout.C’est que M.Borden et ses collègues seraient fort désappointés si le Sénat ne tuait pas Renfant illégitime.H.B.La coopération dans Ontario Le Canadian Club, de London, Ontario, a prié M.Alphonse Desjardins, président de la Caisse populaire de Lévis, de venir donner une conférence au club sur les coopératives de crédit; el M.Desjardins a accepté cette invitation.Cette ilémarche fait honneur au Canadian Club et est, en même temps un hommage mérité pour noire économiste, dont les efforts en faveur de la cause coopérative, commencent à attirer l’attention du public en dehors de notre province.L’an dernier, comme on se le cannelle, M.Desjardins fut appelé à rencontrer les banquiers et les hommes d’affaires de la ville de Boston et comme résultat de sa visite, la législature de l’Etat du Massachusetts a adopte une loi de coopération dont les effets satisfaisants se font déjà sentir.Ottawa, 26.— Allons au Sénal.C’est là que l’intérêt se concentre aujourd’hui.A la Chambre, c’cst presque le désert.Toute la journée se passe à discuter les crédits pour ITntercolonial et le surplus de l’an dernier que les uns trouvent fictif et les autres, réel, vieux jeu des partis.A peine se produit-il un incident vers le soir, à propos de l’ancienne commission du chemin de l’Etat.Nous le raconterons plus loin.* * « Il y a peut-être foule à la Chambre haute?Non.Soit que la durée du débat aux Communes ait lassé la curiosité du public ou que celle-ci se réserve pour le dénouement, il n’y a pas deux cents auditeurs des galeries ni la moitié des sénateurs à leurs sièges et quelques-uns do ceux-ci époutent plutôt somnolents.M.Lougheed lit son discours et se contente de produire les pièces officielles.Quarante minutes lui suffisent pour répéter ou résumer les arguments déjà entendus cent fois.Il lit avec vigueur mais la lecture ne vaut pas le débit d’improvisation ni même de mémoire.La gauche écoute en murmurant plus ou moins fort suivant que l’orateur heurte légèrement ou profondément son attitude.De temps à autre elle interrompt M.Lougheed mais celui-ci ne s'arrête pas à lui réopndre.A demain la réponse de sir Georges Ross et, par conséquent, 'énoncé de l’attitude définitive de l’opposition.Ce soir, il semble entendre que le bill reviendra à la Chambre avec un amendement demandant au gouvernement de le faire ratifier par le peuple.A ce propos, sir Wilfrid Laurier vient de déclarer à la Chambre que a dépêche de la Gazette, lui attribuant la menace de démissionner com nie chef du parti libéral si le sénat ne rejette pas le bill naval, ne contient pas un mot de vérité.V s s Quelques applaudissements plu-tôt discrets, à la mode des chambres hautes, accueillent M.Lougheed.Le leader du gouvernement résume d’abord le projet de loi naval, puis il rappelle que jusqu’à 1900 l’opinion générale se concentrait davantage sur les problèmes intérieurs que sur les sujets extérieurs.En 1909, les deux partis s’accordèrent pour déclarer que le temps était venu d'aider à la défense navale de l'Empire.C’est que la situation politque de l’Empire devenait telle que l’inquiétude s’emparait des esprits.L’Allemagne accentuait ses armements, l'Autriche et l’Italie aussi, et la marge de supériorité navale de l’Angleterre diminuait graduellement.Le gouvernement Laurier crut répondre à l’intention du pays en créant une marine locale, mais l’efficacité de son projet était si douteuse que l'Amirauté s’en monlra peu enlhou-siaste.En fait, la marine canadienne telle qu’élaborée par le gouvernement précédent pouvait, tout au plus, servir à protéger les pêcheries canadiennes.L'Amirauté ne regarda jamais ce projet comme une acquisition à la force navale de l’Empire.Le gouvernement n'en persista pas moins pendant quelque temps dans son projet, qu’il abandonna pratiquement, par son refus d’accorder le contrat pour la cons- truction des vaisseaux.En quoi, dit M.Lougheed, il se montra beaucoup plus sage qu’en faisant voter sa loi.Il est donc naturel qu'en prenant le pouvoir le gouvernement Borden ait refusé de ressusciter ce projet mort d’inanition.Il l’avait combattu dans l’opposition, il restait logique en refusant de lui donner suite au pouvoir.Il avait sa politique, bien définie aux élections de 1911, affirme sérieusement M.Lougheed, et le mandat qu’il avait reçu des électeurs ne laissait aucun doute.Il alla étudier la question en Angleterre et la conclusion de celle étude fut le mémoire de l’Amirauté que tout le monde connaît.Ce document démontre l’urgence.Presque toute la flotte britannique est concentrée clans la mer du Nord ou dans les rayons qu’on appelle "home waters".Ici, M.Lougheed répète tous les arguments ministériels invoqués pour démontrer l’ur-gcncc et ajoute à cette preuve le fait, pour lui péremptoire, de Een-combrement des chantiers de construction en Angleterre.Il y a des gens, dit M.Lougheed, qui n’admettent l’urgence que lorsque la guerre est déclarée et qu’ils voient les éclairs et entendent la détonation des canons.M.Lougheed n’est pas de ceux-là.Il croit à l’urgence et c’est pour cela qu’il faut que les dreadnoughts soient construits en Angleterre.Au Canada, cela prendrait trop de temps, l’on ne construirait pas de chantiers pour trois dreadnoughts seulement, et si l’on en construisait on ne cesserait de réclamer une subvention officielle.M.Lougheed revient de nouveau a l’urgence et montre l’Allemagne refusant de ralentir ses constructions lorsque l’Angleterre les diminuait, d’accepter le congé naval proposé par M.Churchill et lançant ce qu’il appelle un défi'à l’Empire britannique en déclarant dans Je préambule de sa dernière loi navale que la marine allemande doit être aussi puissante que celle d’aucune autre nation.L’urgence établie à son goût, M.Lougheed affirme que la base du développement matériel du Canada a été sa sécurité dans l’Empire, sécurité qu’il doit à la puissance navale de l’Angleterre.Le Canada a autant d’intérêt (jue l’Angleterre elle-même à ce que celle-ci conserve sa suprématie navale et le fait qu’il ne participe point à la direction de la politique impériale ne diminue en rien cet intérêt.Tl en est arrivé à la croisée des chemins.11 ne peut plus continuer son altitude de jouissance passive.Le sentiment public ne favorise point l’indépendance.Donc, il faut qu’il reste dans l’Empire ou s’en retire et il ne peut y rester sans humiliation s’il n’assume sa part de responsabilités.Ce point arrêté, il s’agit de savoir quel est le système de défense préférable pour l’Empire et pour les colonies.Le système proposé par M.Borden donne le maximum d’efficacité avec le minimum de dépense; celui de M.Laurier comporte le maximum de dépenses avec le minimum d’efficacité.Abordant les objections au bill, M.Lougheed y répond comme suit: cc n’est pas une politique permanente mais une politique d’urgence.Construire les dreadnoughts (Suite à la 2e page) Sur le Pont d’Avignon.Le Canada écrit ce matin: “S’il y a eu appels aux préjugés, dans Québec, le Devoir peut en accuser ses amis: mais c’est le comble de l’hypocrisie d’en accuser les libéraux.” La Presse était sans doute conservatrice, en 1911?Le Soleil aussi?Et le Canada de même?Allons, c’est entendu, nul journal libéral n’a jamais fait de campagne de préjugés, dans Québec.Le pelé, le galeux d’où vient tout le mal, c’est, comme de coutume, le nationaliste.* * • Sir Walter C.Buchanan, un député au parlement de la Nouvelle-Zélande, disait hier soir, en pariant de la question navale, à un journaliste montréalais: “Nous, de la Nouvelle-Zélande, nous espérons que toute divergence d’opinions cessera bientôt, chez vous, sur ce sujet, et que vous en arriverez à une décision véritablement impériale.” Les gens de la Nouvelle-Zélande peuvent espérer ce qu’ils veulent, et le dire comme ils le veulent, chez peut-être déterminé, du côté du Pacifique, au Canada, un mouvement (Rechanges commerciaux qui changera les relations de la Colombie Anglaise et de l’Alberta avec les autres provinces canadiennes.Aux Communes, hier, comme M» Boulay, de Rimouski, venait de se plaindre, en français, de.certains détails de l’administration de l’In-tercolonial, M.Macdonald, de Pic-tou, reprocha, rapporte la Gazette, à M.Boulay de n’avoir parlé qu’en français.Le député de Rimouski eût pu riposter à celui de Pictou que ce n’est aucunement de la faute dos députés de langue française si M.Macdonald est incapable de comprendre une des deux langues officielles du pays, quand les députés canadiens-frnnçais les entendent toutes deux.11 faudrait que, quelque bon jour, un brave Coin a y en se décidât à remettre à sa place, et prestement, l’arrogant M.Macdonald, qui sait tout, mais pas le français.Ç ^ Le président des Etats-Unis, M.Wilson, proteste contre les manoeuvres des coulissiers, en politique, et dans les assemblées législatives.Si les coulissiers de Washington eux.Mais .s’ils étaient un peu plus j sont pires que ceux d'Ottawa, ou discrets, ici, et se mêlaient un peu même s'ils sont pareils, M.Wilson plus de leur affaire, il y a cent con-|a raison de protester.Mais cette en-p Ire un à parier que personne ne le geanre n’en souffrira guère.RJ 1 e a .i leur reprocherait.un front d’airain, et les pires Tnju- * * Une machine à excaver, venue à travers l’isthme de Panama, du côte du Pacifique, a rencontré une autre machine venue du côté de l’Atlantique.Les travaux, dans les deux sections, ont opéré leur jonction.Dans quelque dix ans, le creusement du canal de Panama aura DEMAIN : La réciprocité.— Les $200,000 de la Ligue Anti-réci-orociste, par M.Henri Bourassa res ne l’empêcheraient pas de continuer ses manoeuvres de corruption et d’intimidatioh.Les coulte-sier.s sont les parasites obligatoires du régime parlementaire.* » » Un journal libéral écrit, nu sujet du bill naval: “Ce n’est, en réalité, qu’une mesure de parti: il ne peut se présenter au Sénat sous d’autres auspices que ceux de Ralliance to-ry-nationalistfc à qui il doit le jour.” L’alliiirtoe “tory-nationaliste- ?Vieille légende, tout aussi vraie que la nouvelle, celle de “l'alliance libérale-nationaliste”, dénoncée à Toronto par l'Arlequin de Québec.Le Vcilleurr 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 27 MAI 1913 VOL.IV.—No.121/ POLITIQUE CANADIENNE NOUVEAUX SENATEURS Deux catholiques, le président de la Home Bank et député de South Bruce, et deux protestants, M M.E.D.Smith et Alexander McCall, de Simcoe, sont envoyés à la Haute Chambre Ottawa, 27.— Les quatre vacan-|Au jubilé de diamant, il était te tes de la province d’Ontario au sé- kpmmandant en second de toute , 1 infanterie coloniale venue de tou- aat ont etc remplies hier.Les nou- ,es jes partjes l’Empire.Le colo- veaux sénateurs sont: le colonel nei Mason est catholique.James Mason, de Toronto, pré.si-j M.L.I).Smith a été ineinbre de dent de ia Home Bank; H.D.la Chambre des Communes de 1900 Smith, de Winona, ancien député j à 190«S: il représentait le comté de de Wentworth; .1.J.Donnelly, dé-WYcntworth.Agriculteur et cultiva-nuté actuel de South-Bruce; Alex.I leur de fruils, il occupe une posi-McCall, de Simcoe, ancien députe j lion en vue dans son parti.Il fait de Norfolk.1 partie de l’Eglise d’Angleterre.Le colonel James Mason, de To- Alexander McCall, de Simcoe, ronto, a une longue expérience est un marchand de bois bien con-rians les affaires cl il est reconnu nu.Tl a été député de Norfolk de comme une autorité en matière fi-!l!)08 à 1911.Il est aussi anglican, nancière.Il est président de la j James J.Donnelly, député de Home Bank, de Toronto, qui s’«t Bruce-Sud, a été élu dans ce comté élevée à sa situation actuelle grâce dans une élection partielle en 19fM surtout à ses efforts.Il est aussi di-!et défait à l'élection générale sui- POUR NOTRE DEPARTEMENT DE TAPIS AU 2e ETAGE.Rue Ste-Catherine Est COIN MONTCALM VOYEZ NOS HABILLEMENTS POUR GARÇONS 2e ETAGE.Grands “Bargains” dans les Battenbergs 7ü douzaines de rouverts d'oreillers, et couverts de bureaux en dentelle Battenberg, de 30 x 30 et 18 x üt, dans les qualités de 7üc et 90c, offertes en vente à .49c Couvertures de coussins en damas broché, et en tapestry, dans les dessins orientaux, très chics, 18 x 18 pouces, valeur de 35c, 40c et 50c, en vente à.VOYEZ NOS VITRINES recteur de plusieurs compagnies importantes.Il s’occupe aussi des questions militaires et il a fait la campagne du Nord-Ouest en 1885.gei vante.I! a été réélu aux élections générales de 1908 et de 1911.Il est cultivateur de grande exprience et appartient à la religion catholique.j \ PELERINAGE A STE-ANNE DE BEAUPRE dans un procès en libelle! UN JOURNAL DU MICHIGAN A TRAITE L’ANCIEN PRESIDENT D’IVROGNE ET ROOSEVELT EX APPELLE A LA COUR D'ETAT.5ir Charles Tupper et le bill naval impe- LE VIEIL HOMME D’ETAT CAN A DI EN PRETEND QUE LE REJET DE LA LOI PAR LA HAUTE CHAMBRE CONSTITUERAIT UN ACTE ANTIPATRIOTIQUE.comme la faillite de la defense riale.Pour eeite raison, entre autres, Charles refuse de croire que le sénat peut se rendre coupable de cette action antipatriotique.Notre industrie forestière POUR HOMMES ET JEUNES GENS Sous le haut patronage de Monseigneur J.-E.Roy, V.G.S3.no PAR LE VAPEUR “MURRY BAY” S3.ÔO ALLER ET RETOUR DEPART DU Q UAI VICTORIA SAMEDI 31 MAI A 4 iikks P.M.Arrêt au Cap de la Madeleine en allant et visite de Québec au retour Retour à Montréal.à Bonsecours.lundi, le 2 Juin à 5 heures du matin.S'adresser au directeur.J.-P.Desrosiers.Ptre.curé de Saint-Pierre-aux-Li ens.Télép.W.2401 pour billets et cabines UN NOUVEAU DEPARTEMENT SOUS LA DIRECTION DU MINISTRE DE L’INTERIEUR.SERA PROCHAINEMENT CREE A CET EFFET.Londres, 27.— Sir Charles Tupper a dit.hier soir, au représentant du “ Morning Post ” que le sénat canadien commettrait un acte sans précédent pour une chambre irresponsable, s'il profitait de l’avantage que lui donne sa majorité libérale temporaire pour rejeter une mesure du caractère du bill naval.•• Si le sénat sc propose de rendre | Falre llne étude de la une election générale nécessaire.son n08 boiB( assurer leur action équivaut à l’usurpation du ponchos Ottawa, 27 — Le gouvernement vient de prendre la décision de créer un nouveau département qui s’intéressera tout spécialement à notre in-* dustrie forestière.richesse de conservation, du été j prendre les moyens de faire servir vo„-, chose qu aucun gouvernement une Ue de8 produit8 mig anpuvc par une majorité loyale etnou,'alI rancart par les manu{actures, tei veLment due par le pays ne saurait,^ ,e but (jue ge propo8e ]e nouVeau 'V’, ,.i- ,, 'département.Cu le but des sénateurs est d en-, ,, , n sr t ^ , frayer l'application du bill en la rè- A' G', ^dntyre, éditeur tardant jusqu’après les prochaines1'1^1?and Paper Magazine a élections, leur action es', également in- cbo's} Pa[ 1 hon’ J' Roche’ Pour constitutionnelle et intolérable.Mais Prrmhs charge des nouveaux travaux.!,- conséquences les plus sérieuses! M' MacIntyre, ingénieur-chimiste, Tune telle attitude seraient son effet STndiié des universités Acadia et Mc-sur les nations étrangères.” jGill, pendant de longues années au L'un des objets de la politique nn- service des Compagnies de Pulpe de vale de M.Borden, dit Sir Charles, est ! Jonquiére et de Kenagami, Qué., est rie proclamer au monde la solidarité de °u ne peut mieux qualifié pour le l'Empire dans la défense impctiale.Si nouveau poste auquel il vient d’étre le Sénat rejette le bill, cette opposi-’ commis par le gouvernement, tien même sera interprétée par les ua-1 Les travaux du nouveau départe-tions étrangères qui n'ont pas d’affec-1 ment seront en outre poursuivis en tion particulière pour l’Angleterre, ' coopération avec l’Université McGill.Lettre d’Ottawa (Suite de la 1ère pape) pu Canada prendrait trop de temps.L’offre des dreadnoughts consolide l’Empire, tandis que la marine canadienne tend à la séparation.D’ailleurs ccllc-ci ne pourrait de longtemps, rien contre une flotte étrangère.La véritable puissance rie l’Angleterre repose dans sa force Havale et fout ce qui peut accroître relle-ci contribue par conséquent à Ja consolidation de sa puissance.Donc le meilleur moyen de maintenir l’empire c’est d’établir un sys-lème de défense commune.Enfin, M.Lougheed ne peut croire la rumeur disant que le sénat rejetterait le bill actuel, qui est l’expression d’o-pinion des représentants du peuple ayant reçu un mandat direct de légiférer dans ce sens.Le sénat se rend trop bien compte île ses responsabilités pour agir par esprit de parti dans une circonstance aussi solennelle.Rejeter le bill équivaudrait à demander la séparation de l’Angleterre.Et quel encouragement ce serait à toutes les chancelleries d’Europe de défier l’Angleterre! M.Dandurand demande en quoi le bill Borden aide plus efficacement l’Angleterre que ne l'aideraia la loi Laurier mais il ne reçoit aucune réponse.Sir Georges Ross propose l’ajournement du débat à demain, ce qui est agréé et le sénat passe aux affaires ordinaires.La discussion des crédits pour l'Intercolonial aux Communes amène la question du changement d’administration.L’ancienne commission comprenait M.Brady, M.Tiffin et M.Caron.M.Brady n’a jamais été populaire.On l’accuse de nombreuses injustices et M .Boulay, qui a eu souvent maille à partir avec lui, le prend à partie à propos d'un cas apparemment très injuste.Un jour, Matteson, mécanicien d'un convoi de fret tamponna un autre convoi à Saint-Moïse.La preuve faite à l’enquête fut défavorable à Matteson, mais chose étrange, M.Brady se contenta de réprimander Matteson, tandis que le chef du convoi tamponné, un M.Smith, fut puni de six mois de suspension.Le ministre s’e.st contenté de répondre que les employés du chemin de fer avaient leurs organisations pour se protéger; à quoi M.Boulay a répliqué que dans un cas comme celui-là la protection était Illusoire.M.Brady n'a trouvé qu'un défenseur, le Dr Paquet qui n'a eu, lit-il, qu'a «e féliciter de ses rapports avec ce fonctionnaire.Mais ’c député de ITslet veut qu’on nom-ne un fonctionnaire canadien-fran-•rais à Moncton pour remplacer M.Caron qui faisait partie de Fan-benne commission.Et c’cst ici que II.Rodolphe Lemieux entre en scène et accuse le Dr Paquet d’avoir demandé la tête de M.Caron.“Comme prix de sa trahison”, ajoute M.cuse aussitôt.Le ministre déclare que personne n’a demandé la têtu de M.Caron qui se trouve à l’écart par l'effet de l’abolition de la commission.Seulement, MM.Brady et Tiffin restent à l’emploi de l’Intercolonial tandis que M.Caron est éliminé et c'est ce que l’opposition n’aime pas.M.Cochrane annonce qu’un Canadien-français sera nommé bientôt et il répète qu’aucune plainte n’a été portée contre M.Caron.A quoi M.Paquet ajoute que la seule déclaration qu’il ait eue de M.Caron est une lettre lui disant qu’il n’avait pas grande influence dans la commission.Et M.Lemieux en conclut avec sa logique et sa fierté habituelles que M.Paquet demandait probablement trop, était intransigeant et ne gagnait rien.Le Dr Paquet trop exigeant! Il y a une autre raison probablement et c’est que M.Caron, nommé après les autres, longtemps après, par le gouvernement Laurier qui ignora complètement les Canadiens-français lorsqu’il institua cette commission, y arrivait un peu considéré comme un intrus et nécessairement embarrassé dans scs moyens d’action.Quoi qu'il en soit, s’il est compétent.cela n'e.st pas une raison pour l’éliminer aujourd’hui.L’opposition a plaidé sa cause avec vigueur et M.Lemieux a même rappelé que le gouvernement libéral avait fait preuve de plus de générosité à Fc-gard de deux ou trois anciens députés conservateurs que leur défaite avaient placés dans des conditions difficiles.Peut-être.Mais je connais au moins cent employés de l’Intercolonial destitués sans raison on 1896 et sur le sort desquels M.Lemieux et encore moins M.Chs Gauvreau ne se sont jamais apitoyés.Elargissant le débat, M.Graham, Marquette, Michigan, 23.— Une s,r I poursuite dans laquelle un ancien pré-sient des Etats-Unis se défend de l'ac- j cusation d’ivrognerie, est soumise au- ! jourd’hui à un jury composé de qua- | j tre mineurs, trois charretiers, deux ! fermiers, un forgeron, un mécanicien ] de locomotive et un bûcheron.Le plaignant, le colonel Théodore Roosevelt, poursuit George A.New-ett, propriétaire d’un journal à Ish-penning, qui l’aurait accusé de s’enivrer plus souvent qu’à son tour, Roosevelt demande des dommages, pour le montant de $10,000.Il sera probablement le premier témoin entendu, demain.Afin de hâter les procédures, la cour a siégé dans la soirée, dans le but de terminer le choix du juryf.L’arrivée du colonel Roosevelt à Marquette a causé peu d’émoi.11 était accompagné de Clifford Pinchot, Truman H.Newberry, James R.Garfield, Jacob A.Riis et autres.IjC distingué plaignant est entré rapidement dans la salle de la cour et a pris un siège à côté de ses avocats.Le défendeur George A.Newett, dont le journal, “The Iron Ore” publia que Théodore Roosevelt “s’enivrait et que cela arrivait fréquemment”, état assis entre ses deux avocats, Wm.P.Belden, d’Ishpenning, et Horace Andrews, de Cleveland.Comme il relevait d’une maladie récente, il semblait épuisé et fermait souvent les y’eux.Au commencement de la journée, le juge Richard C.Flannagan, qui préside le procès, reçut de Minneapolis, upe dépêche conçue comme suit; “Interrompez ce procès sensationnel jusqu'à mon arrivée.tSigné) Jacob MILES.” Le juge Flannagan envoya la missive à Frank Lyrie, un des témoins de Roosevelt.Lyrie notifia le chef de police de Minneapolis, qui répondit que Miles était fou et avait été arrêté.Le choix des jurés pour le procès CAUSERIE ^HISTOIRE ECOLE AVANT ET PENDANT LA REVOLUTION L’instruction gratuite pour tous n’est aucunement l’oeuvre de la Révolution.Avant 89, l’instruction était entièrement gratuite dans l’Université de Paris.Fils de nobles, de bourgeois ou d’artisans pouvaient fréquenter indistinctement les collèges.Les villes et villages avaient, nombreuses et très suivies, de “petites écoles” pour l’instruction des enfanta.* * * Le maître, qui souhaite obtenir autorisation d’enseigner, — et ces autorisations sont extrêmement recherchées, — est appelé à passer son examen à l’Evêché.Il doit être à même d’apprendre aux enfants des paysans et des ouvriers, la lecture, l’écriture, un peu de grammaire, quelques notions d’histoire et assez de calcul pour que ses élèves puissent tenir leur comptabilité de culture ou de commerce.Mais le savoir n’est pas tout.Le règlement exige que le maître ait bonnes moeurs, bonne conduite, et qu’il connaisse les principes de la vie chrétienne en même temps que les principes de la science: “Les maîtres — spécifie le règlement — ne doivent pas entrer dans leur emploi par esprit d’avarice, de vanité ou d’ambition, pour faire des connaissances ou s’en servir ensuite afin d’entrer dans les bénéfices, mais bien “par vocation divine”.Ils doivent se considérer dans leur emploi comme des personnes plus destinées que les autres laïques à se rendre j.J ^ ^- , parfaits modèles de la charité que fut très conteste la poursuite et la ; ron doit au prochain et à être exem- plaire en toutes choses: c est un tre- défense s’opposant tour à tour choix de certaines personnes.A la séance du soir, le juge Flannagan annonça que le jury serait sous garde, dès que le choix aurait été terminé.ancien ministre des chemins de fer, suggère l’organisation d'un bu- ' aU sujet îles difficultés par les tisserands.Les dynamitards de Laurence CE QUE LES DIRECTEURS D'U NE FILATURE AURAIENT COM PLOTE DANS LE BUT DE FAI RE CROIRE QUE LEURS OU VRIERS ETAIENT DES MISE RABLES.Boston, 26 — Au procès de la conspiration des dynamitards, aujourd’hui, la défense a laissé entendre qu’elle prouverait que Frederick E.Atteaux qui a admis avoir reçu '“T.?wtrnlXXSZSmSl Company, était un employé permanent.de cette compagnie.Le gouvernement allègue que l’argent payé à Atteaux sur l’ordre de M.W.M.Wood, président de l'Ame-rican Woolen Co., avait été dans le but d’aider une conspiration organisée par Wood, Atteaux, Dennis J.sor d’innocence que Dieu confie à leur garde!” • • • Ayrant satisfait à ces conditions, muni de son approbation et de ses certificats, le maître se présente au village où la place se trouve vacante.S’il est agréé, si la rétribution lui paraît suffisante, il signe son engagement.Rémunération payée par la commune ou provenant de quelque fondation bienfaisante, le traitement vaut, toute proportion gardée, les appointements de nos instituteurs actuels.Les parents des écoliers, dan?la mesure possible à chacun, y ajoutent quelques douceurs.Le maître bénéficie aussi d’un “casuel” appréciable comme secrétaire, sacristain el chantre de l’église.Enfin, on dispense le magister ou régent de la milice et on le décharge des impôts les plu; lourds.C’est l’existence assurée et paisible En relations constantes avec le; autorités, notre maître d’école jouit d’une grande consihération.Tous les "d’homme honora- ble".Témoin aux baptêmes, aux ma riages, aux enterrements, il devient nc.n seulement le collaborateur du curé,mais le conseiller et l’ami des familles.Aussi la paroisse se montre-t-elle attentive à ses besoins.Ses gages sont augmentés.On lui répare son Collins, John J.Breen, Ernest W.j logement ; on lui agrandit son école.Pittman, afin de faire planer des Dans l’église, le magister a droit à soupçons sur les tisserands en grève Première place après le curé.Aux à Lawrence, en plaçant de la dyna- i offices.B est encensé et il a les hon-mite près des logis qu'ils occupaient.: n!‘ur!i avanr le seigneur lui-même.Wm.H.Dwelly, jr., trésorier de la .Aux funérailles du maître d’école, Compagnie en question a été appelé 1'-«raison funèbre se prononce en pré-en témoignage par la demande.11 a 8ence de, t0UtAle 'iil a?c ^ le défunt' aussi été ccmtre-interrogê par Henry î””™ le cur6é' est inhumé dans une Hurlbut, avocat de M.Wood.Il a ^ .T ' au™>1'eu/u ci- avoué qu’Atteaux était autorisé à 80lt 8°’18 le9 dalIes de 1 é' visiter différents endroits ou la com- • * a pagnie avait des fabriques et de s’en tendre avec les agents de la compa rcau du contentieux pour le ministère des chemins de fer, avec pouvoir de régler toutes les réclamations de ce service sans passer par la filière interminable du ministère de la justice.Ce serait peut-être le moyen, en effet, de mettre fin au système actuel qui fait que de braves gens, quasi ruinés par les incendies causés par les locomotives de l’Intercolonial, attendent depuis six ans le règlement de leurs réclamations.Jean DUMONT.! D’après le témoin, le paiement d’une nomme de $2,605 fait à Atteaux, a été entré dans les livres comme toutes les dépenses régulières.Sans vouloir substituer sou ingé-renee ft l'initiative individuelle, l’E-taues ^ fajt touj.pour rendre l'instruction primaire obligatoire.Le patron ou le fermier, qui prend à son service apprentis, valets et bergers, encore jeunes, est, nar contrat, obligé d'envoyer les enfants en classe,— et par- M.C.C.Wiggin, vice-président et fois jusqu’à seize ans.gérant de la compagnie a aussi affir j L’école ne demeure pas sans sur me qu'Atteaux avait occupé le mê-1 veillance.Le curé la visite chaque me emploi en 1912, et que ses servi-! semaine pour se rendre compte de ces avaient été rétribués de la même S l’enseignement du magister et des manière.! progrès des élèves.Archidiacres et La dernière partie de l'audience a;'loyens .ruraux inspectent une ou été consacrée à entendre si l’on pou-! deuï *ols Imr an' Ree évêques, e.n-vait admettre comme partie de la i *?.’,dflnl, l9Ur8 tournées, ont charge preuve les records des appels de té-1 .d lntorioser e rnaltre Be8 ®co" léphunc de la compagnie.Le procu- 1C£81, ___ , Cette organisation donne les meil A l’Exposition de Gand LE PAVILLON DE L’INDO CHINE ET DEUX RESTAURANTS ENTIEREMENT DETRUITS PAR LE FEU.Gand, 27.— Le feu a éclaté hier à l’exposition universelle de Gand.Deux restaurants et le pavillon de ITn-do-Chine ont été complètement détruits.Les pompiers, dont le service était très défectueux, ont eu beaucoup de peine pour empêcher le pavillon d’Angleterre et la section des beaux-arts d’être la proie des flammes., Une panique a eu lieu mais on ne Uauvreuu qui est obligé de faire ex* signale aucun blessé.reur du district M.J.C.Pelletier, a soutenu l’affirmative et la défense s’est opposée à ce genre de preuve.Le juge Crosby rendra sa décision demain à ce sujet.Une randonnée aérienne de Milan à Rome en six heures et sept minutes (Servire nartieulier) Rome, 27 — Les aviateurs italiens Deroy et Cevasco ont fait ce matin, dans un monoplan, une randonnée de Milan à Rome (410 milles) en six heures et sept minutes.Quand l’avion fut au-dessus de Pise, le roi et !a reine, ainsi qu’un grand nombre de princes royaux, du haut d’un des balcons du San Rosso-re, saluèrent les aviateurs au passage- leurs résultats.Avec une dépense, d’environ vingt millions par an, la monarchie n’entretient pas moins de cinquante-cinq mille maîtres ou régents Et chaque paroisse posuède son école.La proportion des illettrés, établit Taine, est, en 1788, très inférieure celle qui existé après 1848.Avant la révolution, en matière achève de disperser les maîtres en essayant de leur imposer un serment contraire à leur conscience.Bientôt, régents, recteurs et magis-ters, tous ceux qui ont professé sous l’ancien régime, sont licenciés, interdits, expulsés et persécutés.A l’exemple des bons prêtres, qui continuent de dire la messe au risque de leur vie, les bons maîtres, dévoués à leur tâche, fidèles à leur devoir, bravant tous les périls, s’obstinent à faire la classe ouvertement.Les Jacobins espionnent et dénoncent avec rage “ces ateliers obscurs d’incivisme et de mensonge, où les esclaves des tyrans infiltrent dans les veines de la jeunesse le poison corrupteur de la superstition.” Ces braves gens se laissent incarcérer, déporter, exécuter sans que leur zèle faiblisse devant la mort.>ü * * Cependant, la Législative, puis la Convention n’ont jamais tant parlé de régénérer le peuple par l’instruction.Elles pérorent et décrètent à outrance, sans le moindre souci d’appliquer aucune de leurs lois hâtives, incohérentes, contradictoires, innombrables.A la tribune, chaque orateur expose, en phraséologie aussi creuse qu’emphatique, ses vues plus ou moins extravagantes sur le moyen de “révolutionner” la jeunesse.L'un fait voter qu’à l’âge de six ans les enfants seront retirés aux parents et “caser-nés dans des maisons d’égalité.” L’autre exige que le baptême, l’allaitement et le sevrage soient exclusivement “civiques”.Ceux-ci n’admettent, comme principes moraux, que les exemples qu’on trouve “dans le grand livre de la Nature”.Tous mettent au concours un manuel sur la grossesse, attendu qu’il importe de s’emparer de l’enfant avant sa naissance et de former le petit sans-culotte “dans l’embryon même de l’espèce!” Pendant ce temps, l’enfant grandit dans la plus honteuse ignorance.C’est un scandale dont, tour à tour, s'indignent Talleyrand, Lakanal, Fourcroy, cent autres.Obligée, faute de trouver mieux, d’en revenir à l’ancienne coutume, mais voulant en changer la forme sinon le fond, la Convention décide que, par village de “quatre cents” habitants, il y aura, non une petite école, mais une école “primaire”; non pas un maître, mais un “instituteur”.Toutefois, le gouvernement est si fai-)le et si désordonné que cette décision t’est, comme les autres, suivie d’au un effet.Alors la Convention, ne pouvant .ommencer ce qu’acheva l’ancien ré gime, déclare se contenter d’une école par “mille” habitants.Et telles sont la puisance et la dilapidation de la faction jacobine au pouvoir, qu’elle ne donne même pas suite à ce projet.Alors, affolée, sentant l’opinion publique prête à se soulever, elle renonce à rien réorganiser et, fiévreusement, au hasard, elle désigne ici et là quelques instituteurs.Et c’est: jacobins sans place, clubistes faméliques, émeutiers en chômage, défroqués ou renégats, tout le rebut mal famé et mal embouché de la Terreur.A ces tapc-dur improvisés instituteurs, la Convention prescrit d’observer le “Décadi”, de professer la “Constitution républicaine” au lieu de F“Evangile”, et la “Déclaration des droits de l'homme” en guise de catéchisme.Elle les tient quittes du reste., Mais, cyniques, ces sans-culottes avérés, après avoir arraché le crucifix du mur afin d’y placer le buste de Marat coiffé du bonnet rouge, s’occupent bien moins de leurs élèves — cependant très peu nombreux — que d’aller fêter la déesse de la Raison et arroser l’Arbre de la Liberté de leurs copieuses libations.Si, par hasard, ils se décident à tenir classe, c’est pour habituer les enfants à “s’honorer du titre de citoyen en se tutoyant”; c’est aussi pour leur apprendre à épeler le “Père Duchesne” et chanter la “Carmagnole” et le “Ça ira”.Puis, bonne farce profane, ils les envoient crier et gambader dans l'église dès qu’ils ont mérité cette récréation en faisantTe signe de la croix au nom de Lepelletier, Danton et Robespierre.Bien des députés et des moins suspects protestent vainement contre la sottise, l’ivrognerie et l’immoralité de pareilgjnstituteurs.La Convention passe outre et menace les pères récalcitrants de toutes les foudres réservées aux “enemis de l’égalité”.L’indignation est plus forte que la PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d'expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adresser: Modem Barber College, 62 Boul.F int-Laurent, Montréal.SERVANTE On demande une servante générale.S’adresser ft M.Geo.Pelletier, 240 Notre-Dame de Grâces, ou 52 rue St-Jacques, Tél.Westmount 5297.A LOUER APPARTEMENTS A LOUER VALMONT No.2111 Avenue du Parc : 9 pièces chauffées, eau chaude toute l’année, poêle à gaz, glacière, electroliers, accommodations modernes et de premier ordre.S'adresser au concierge.Téléphone Saint-Louis 4408.PLAIN PIED 216 Mance, plain-pied meublé à louer pour la saison d'été, six pièces, Tél.Est 2503.Cartes Professionnelles AVOCATS BOUKBONNIERE, F.-J., C.R., avo-cat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell, Main 2679.LEOPOLD BARRY.L.L.B.Avocat-Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St* Jacques, Chambre 44.Tel.Bell, Maiu 1973.Botte Postais 359.— Adresse télégraphiqu» ‘'Nahac, Montréal".Tél.Main 1250-1251.(’odes : Liebers.West.Un C.H.CAHAN, C.R AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Rue Saint-Jaorjuel ARTHUR GiBEAULT, B.A., L.L.L.Avocat 64 Not:e-Dame-Esi, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Désery, Hochelaga.TéL Bell, LaSalle 987.Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Plaqe d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.B., C.K., Camille Tessier, L.L.B.A VENDRE A VENDRE 3 terrains dans le quartier Saint-Denis, Parc Molson, à cflté de Fégli-se Saint-Marc.2 lots rue Marquette entre de Fleu-rimont et Bellechasse.2 lots rue St-Zotique près Delori-mler.Bas prix et bonnes conditions.S'adresser Dr A.D.Tessier, 2475 Cartier, Tél.Bt-Louis 5283.A VENDRE Les personnes qui désireraient vendre ou acheter soit propriétés, terres, maisons meublées, épiceries, magasins de cigares, etc.Adressez-vous Jean Castelli, Edifice de “La Patrie”.Tél.Est 4563.OEUFS ET VOLAILLES Recette pour conserver des oeufs avec toutes leurs qualités pendant 12 mois, pour les manger ou vendre.C’est du 100 pour 100 en une demi-année.Circulaire gratis.Octavien Rolland, Boîte Postale 2363, Montréal.PROPRIETE A VENDRE Sainte-Catherine Ouest, entre Saint-Laurent et Bleury.S’adresser au Dr Boucher, 641 Grand-Tronc, Montréal.DIVERS ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, ' ous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; 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Téléphone Mai* 401 £ DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 27 MAI 1913 VOL.IV.— No.121 * i V i s POLITIQUE ETRANGERE LA BULGARIE LANCE PRESQUE.UN ULTIMATUM AUX GRECS ET AUX SERBES DANS LE Monde Ouvrier 12 L’impression à Vienne est qu’un conflit entre les alliés est inévitable.— L’Angleterre appuierait la Bulgarie.—L’attitude de la France et de la Russie n’est pas encore définie Londres, 27.— Le Dr Daneff, chef des délégués bulgares à la conférence de la paix, a fait plusieurs visites diplomatiques, hier, et s’est rendu au Foreign Office.On rapporte qu’il a fait des représentations significatives aux puissances, relativement à l’attitude de la Serbie et de la Bulgarie.Ces représentations équivaudraient presque à un ultimatum.Le Dr Daneff aurait déclaré que la situation actuelle, en autant que la Bulgarie y était concernée, était absolument intolérable.On rapporte qu’à une réunion des délégués des alliés, à l’exception de la Bulgarie, il a été décidé, puisque les Turcs et les alliés s’étaient entendus sur les modifications au traité de paix, que le moment élait opportun de réunir les belligérants en conférence régulière et qu’il fallait informer de cette décision sir Edward Grey, le secrétaire des affaires étrangères.Il est compris, néanmoins, que la conférence a demandé que le traité de paix fût signé sans modification aucune.LA GUERRE SERAIT INEVITABLE Vienne, 27.— D’après les dépê-rhe-s de Sofia, la Bulgarie considère la guerre comme inévitable.La demande de la Serbie pour une revision du traité d’alliance est considérée comme un ultimatum, et on s’attend à ce press of Ireland” de Québec jeudi le 29 de mal, un train spécial pour Empress, comprenant wagons de salons, wagons de première classe et wagons-lits modèles, partira de Montréal, gare de la rue Windsor, à 8.30 p.m., mercredi le 28 de mai.Un autre train spécial comprenant wagons de jour, wagons-buffets et wagons-lits, partira de la gare de la rue Windsor à 9.50 a.m., jeudi le 29 de mai.se rendant directement aux abords du paquebsit à Québec.Déjeuner-dîner prêt à 9.15 a.m.r Cours de Sténographie Les élèves qui ont suivi les cours gratuits de sténographie et qui dési rent prendre part à la démonstration publique le soir de la distribution des prix, le lundi soir, 2 courant, sont priés de se rendre chez le professeur Denis R.Perrault, 3 Avenue des Pins, ouest, jeudi soir à huit heures précises.Dernière réunion préparatoire dimanche après-midi, à deux heures, en la salle No 10, Monument National.cette occasion, eu souscrivant généreusement par l’achat de billets, à l’œuvre du fonds de bienfaisance des pompiers de Montréal.Pour la «omme de 10 sous, le public verra les progrès qui se sont accomplis dans la brigade de I860 à 1913, et les moyens qui sont employés pour le protéger contre les incendies.Oe> ne sera pas une charité qu’il fera à la Brigade des Incendies; car, en retour, celle-ci saura lui enseigner toutes choses qui peuvent être utiles à tous, en général, et à chacun en particulier, et cela, au moment où l’on y pense le moins.Des explications seront données, sur la manière de sonner une alarme, et combattre un commencement d’incendie, en attendant l’arrivée des pompiers ; enfin, sur nombre d’autres sujets,qui, nous sommes certains, intéresseront le public, et lui seront d’une grands utilité.sur le plan qui sera produit avec la dite requête.LAURENDEAU, ARCHAMBAULT.LAVALLEE, DAMPHOUSSE, .TARRY, BUTLER & SAINT PIERRE.Procureurs de la Cité de Montréal.Hôtel de Ville, Montréal, 23 mai 1913.ü PAC1FIOUC CANADIEN AUTOUR DU MONDE $639.10 EMPRESS OF ASIA de Lirerpool, le 14 Juin PORT D'ESCALE Madeira, Cape Town, Durban, Colomb®, Singapore, Hong Kong, Shanghai, Nagasaki.Kobe et Yokohama.Feu Alcida* Desrochers Des maîtres-chanteurs Newark, N.J., 26 — Les tribunaux ont condamné aujourd'hui à la prison Jacob Dunn et Seeley Davenport, bâcherons, pour avoir écrit des lettres de menace au président Wilson avant son élection.Dunn devra passer cinq ans et Davenport deux ans dans les cachots de la prison de Trenton.Les deux hommes furent trouvés coupables de quatre offenses; mais dans le cas de Davenport, le jury fédéral recommanda la clémence.Les lettres furent envoyées en mai et novembre derniers.Elles exigeaient, sous peine de mort, les premières, $1,000 et les autres $5,000.Examens de musique Le 23 mai courant en l’église de Sainte-Madeleine de Saint-Hyacinthe avaient iieu les funérailles de M.Al-cidas Desrochers.L'abbé Paul Desrochers, vicaire à Marieville et neveu du défunt célébra le service divin, assisté des abbés L.N.Pratte, directeur du séminaire de Saint-Hyacinthe et J.Geoffrion, vicaire d’Hochelaga, tous deux neveux du défunt.Portaient les coins du poêle, MM.Arthur Chabot, H.Messier, gendres du défunt, le notaire Desrochers, le Dr E.Desrocbers, Alp.Geoffrion et W.Desmarais.Conduisaient le deuil, M.A.Desrochers, fils du défunt et Charles Desrochers, frère du défunt.Le chœur swis la direction du docteur A.Desrochers, de Montréal, I chanta la messe des "Morts” hartno-j nisée de Perrault.L’orgue était tenu par M.le notaire Chs.Archambault, de Montréal.Parmi les personnes présentes on remarquait : MM.L.Desrochers, J.Desrochers,Félix Desrochers, Aimé Geoffrion, L.Pratte, Jos.Geoffrion, J.Langeviu, Christophe Messier, C.Messier, Chs.Messier, A.Messier, L.N.Messier,C.Tetrault, Dr.Cartier, Fréchette, A.Blanchette, O.Blanchette, M.Pratte, Giard, I.Chicoine.TRAINS SPECIAUX POUR EMPRESS A l’occasion du départ de l’*‘Empress of Ireland” de Québec, .jeudi le 29 mai.UST TRAIN SPECIAL comprenant wagon de colons, wagons de première classe et wagons-lits modèles, partira de Montréal, gare de la me Windsor à 8.HO p.rn., mercredi le 28 mai.UN TRAIN SPECIAL comprenant wagons de jour, wagons-buffets et wagons-salons partira de la gare de la rue Windsor à 9.50 a.m.jeudi le 29 de mai.se rendant directement aux abords du paquebot à Québec.Déjeûner-dîner prêt k 9.15 a.m.SERVICE DE CALUMET Changement d’horaire maintenant en vigueur Dép.de Calumet à 7.45 a.m., nu lieu de 6.55 a.m., arrivée à Montréal à 11.00 a.m., au lieu de 9.55 a.m.TAUX REDUITS En vigueur, le 31 mai.Pour les endroits de la côte Nord du Pacifique, San Francisco et Los Angeles.Ces daines St-Andrews, Ecosse, 26 — Deux suffragettes militantes ont essayé la et natif d’Angleterre, a été trouvé | nuit dernière de faire des dégâts au mort dans son lit au No 289 rue Mac- terrain de golf ici.Elles ont été ar-kay.Le corps a été transporté à la rêtées par des gardes avant d’avoir morgue où il y aura enquête.Ipu commettre aucun méfait.Les examens du Conservatoire NatioJ mil de Musique auront lieu, à Montréal, les 10, 11, 12 et 13 juin prochain.Ils se tiendront à l'Ecole Polytechnique, rue Saint-Denis, en face de l’églisa Saint-Jacques.Tous les candidats sont priés de se présenter mardi matin, le 10 juin, vers neuf heures de l’avant-midi, pour faire vérifier et classifier leur inscription et aussi pour subir l’épreuve sur la théorie musicale.Pour informations supplémentaires, on est prié de s’adresser au Bureau du Conservatoire, chez M.Ed.Archambault, 314 rue Sainte-Catherine-Est.Cinq morts ; six blessés TORONTO *9.05 a.m., et *10.00 p.m.A la gare Union Wagons-salon sur le train de jour *11.15 p.m., à la gare de la rue Yonge WAGONS A COMPARTIMENTS ET WAGONS-LITS ECLAIRES A L’ELEO-TRICITE EXCURSIONS DE COLONS Billetu d’aller et retour en vente pour Winnipeg.Edmonton et gares intermédiaires.Tous les mardi jusqu’au 28 octobre.Limite de retour 2 mois.BUREAUX DES BILLETS: 141-143 rue Saint-Jacques Tél.Main 8135 ou à l’Hôtel Windsor, et ai’x gare® Place Viger et Windsor.Emmeline Pankhurst continue son régime cellulaire à Holloway Cie.GénérjileTransatlantique Londres, 27 — Mme Emmeline Pankhurst, la leader des suffragettes militantes, est de nouveau internée à la prison de Holloway.Elle a été arrêtée aujourd’hui, la police étant d’avis qu’elle s’était suffisamment rêta- ; Rnchnmbenu LIGNE POSTALE FRANÇAISE NEW-YOBK, HAVRE, PARIS Départs tous les jeudis à 10 heures A.M.La Lorraine 29 Mai T,a I.orraine 19 .îuin France 5 Juin France 26 Juin La Provence 12 Juin 7,a Savoie 3 Juillet DEPARTS SUPPLEMENTAIRES Tous les samedis à 3 heures P.M.Paquebots ne transportant qu’une seuls j classe de passagers de cabine.31 Mai Floride 21 Juin tdie pour purger une autre période de sa condamnation à trois ans de prison.Mme Pankhurst a déclaré avec véhémence qu’elle continuerait sa grève par la famine tant qu’elle ne serait pas morte ou que le 'gouvernement n’aurait pas accordé le suffrage aux femmes.Lorsqu’on la conduisit en prison, un grand nombre de suffragettes la suivirent et voulurent pénétrer dans DE MONTREAL AU HAVRE La Touraine.21 Juin Pour passages, s’adresser à GENIN, TRUDEAU ET CIE, LTEE., Agents Généraux pour le Canada, 22 Notre-Dame Ouest, Montréal; ou aux agents suivants: Hone & Rivet, 9 Blvd.Saint Laurent ; W.H.Henry Imperial Bank Bldg., ; Thos.Cook & Son., 530 Sainte-Catherine Ouest; Agent pour la fret: James Thom.118 Notre-Dame Ouest.Martinsburg (Virginie Occidentale) , 26 — Une équipe de travailleurs à l’emploi du chemin de fer Baltimore et Ohio a été frappée par un train j l’enceinte de Holloway.La police eut de voyageurs à Dol Dolly.Cinq des ; beaucoup de difficulté à les en écar-travailleurs ont été tués et six au- j ter.Elles n’en demeurèrent pas moins très ont été grièvement blessés.Les ; devant la prison, criant: "Nous corn blessés ont été transportés à l’hôpi- ! battrons tant que nous n’aurons pas restières Mount Murry sises à la tal, ici.I vaincu.” Malbaie pour la somme de $400,000.Grosse transaction Québec, 26 — Pennington et Gagnon ont vendu hier à un groupe de capitalistes américains les limites fo- v .- J FEUILLETON DU DEVOIR VIEILLES GENS 1 VIEUX PAYS par JEAN DE LA BRETE 15 (Suite) “Je n’entends aucun propos qui fasse croire à de l’extraordinaire; on admire la dignité et la réserve de M.de Clormeneuc, qui continue, sans af fectation, à causer avec Des Prélies et à faire sa partie de boston, —Lhermitage, mon ami, croyez-moi, nous sommes tous bernés par ces amoureux.Cependant ils ne se voient pas, .Quant à s’écrire, comment feraient-ils?Ni l’un ni l’autre ne prendraient un domestique comme intermédiaire; je ne parle pas d'Alain, qui ne peut être considéré comme un domestique, mais il ne se prêterait pas à leur désir sans une autorisation que, bien entendu, je ne donnerais pas.Ils ne se rencontrent presque jamais, par congé'—~"t- üa ne peuvent se glisser des billets doux.alors?—Alors vous êtes victime de votre imagination.N’est-il pas plus simple de croire que votre neveu et Emmée ont adopté franchement la ligne de conduite que nous leur avons indiquée; patience et soumission jusqu'à nouvel ordre?—Patience et soumission., mon pauvre Bat-la-Rue, vous perdez la tète.La patience ne donne pas un air triomphant, et, certains jours, Bertrand ne peut contenir l’exubérance de sa joie.—C’est l'espoir.—Oui.et du positif avec.Mais quoi?” Enfin, après trois jours de nouvelles réflexions que m’amenèrent à penser que mon devoir était d’entreprendre une enquête, j« fis comparaître ] Alain.“Alain, le calme, mieux encore, la joie de mon neveu cache quelque chose.Je crains que vous ne connaissiez des faits regrettables dont vous ne dites rien.—Mademoiselle peut être tranquille! M.Bertrand est un excellent jeune homme, et la rose du roc une jeune fille accomplie.—Je n’enterwls pas, repris-je, que ces deux perfections fassent des sottises.Vous êtes un homme de confiance, Alain, et je ne puis croire sérieusement que vous vous prêtiez à une inconvenance.Ce serait me manquer à moi même.” Alain devint tout rouge, se gratta la tête et me quitta en murmurant qu’il ne ferait jamais rien qui ne justifiât ma confiance en lui.Mais j’avais troublé sa conscience, et son air malheureux me fit peine toute la journée.Le soir, il vint frapper à ma porte et entra mystérieusement.“J’aime mieux tout dire à mademoiselle.—Ah! ah! j’avais donc bien deviné!.Il y a anguille sous roche.—Mademoiselle ne fera rien qui puisse contrister Mlle Emmée?Mademoiselle comprendra qu’une jeune fille aussi bien défende son amour et donne ainsi la preuve d’un caractère de femme comme il y en a peu?—Mais, mon pauvre Alain, j’aime Emmée beaucoup plus que vous ne l’aimez vous-même.Voyons, parlez! —Eh bien!.mademoiselle sait que M.Des Prélies met toujours ses galoches pour aller le soir chez Mme de Haute-Houle?—Sans doute!.mais quel rapport?.—Oh! un rapport direct, comme mademoiselle va voir.Mademoiselle sait que, dans ces galoches, il y a, entre la semelle de l’intérieur et le vide laissé pour le pied, une peau fourrée qui s’appelle “plette”.—Je connais cela depuis mon enfance, Alain, où voulez-vous en venir?—Eh bien, mademoiselle, voyez l’esprit de Mlle Emimée! Elle cache un billet sous la plette des galoches que monsieur son père laisse dans le petit cabinet qui sert de vestiaire chez Mme de Haute-Houle.M.Des Prélie-s étant exact comme une pendule, M.Bertrand vient tou jours cinq minutes après lui, entre dans le cabinet, sous prétexte d’y mettre ses propres sabots, prend le billet et glisse à la place une lettre que Mlle Emmée trouve à son tour.” J'avais souvent ouï parler d^ correspondance secrète entre amants, mais le moyen employé par Hébé me parut si plaisant que j'eus grande peine à conserver mon sérieux.Je voyais cette petite fourbe apportant elle-même les galoches à son père, qui les prenait tranquillement, et, après avoir mis sa fille sous clef, s'en allait dans une profonde quiétude porter à Bertrand le message d’amour.Maintenant, je comprenais le calme ou lq joie de ces deux tourtereaux.Je m’expliquais l'assiduité de mon neveu aux parties de boston, tous ses petits arrangements, y compris les sabots, et ce travail intéressant sur Granville qui nécessitait tant d’écritures et “n’avançait pas beaucoup”.Alain, saisissant mes pensées, se hasarda à sourire: “J’ose dire que M.Des Prélies est justement puni.Refuser son consentement pour un pareil mariage! Où trouvera-t-il un jeune hommes comme M.Bertrand?et neveu de mademoiselle! —Mais comment ont-ils combiné tout cela ?me dis-je à moi-même.—Mademoiselle sait qu’ils se sont vus une fois chez Mme Le Gâtigny?—Oui.Enfin, j’interrogerai mon neveu.—Je ferai observer que mademoiselle m’a mis dans une position bien délicate; je ne voulais pas trahir M.Bertrand, et, en même temps, je ne pouvais pas manquer au respect dû à mademoiselle.—Vous ne pouviez pas refuser de parler, Alain.J’expliquerai tout à mon neveu.—Quel digne jeune homme!.il ne faut pas troubler son bonheur.Et si mademoiselle le voyait quand il lit et relit les billets de Mlle Emmée!.il est fou de joie.Il m’a fait Thon neur de m’en montrer quelques phrases.Ah! c’est tourné!.je ne dis que cela à mademoisellj.” Pendant huit jours, j’hésitai à me mêler de cette affaire.Dire à Bertrand que j'étais au courant de sa correspondance, sans obtenir qu’il la cessât, me mettait dans une position fausse.Surtout je ne pouvais résister à mon sentiment dominant, lequel était un plaisir inexprimable de voir Doson berné et transformé en émissaire d’amour.Le soir, à la lumière du reverbère suspendu en face de ma maison, je le regardais passer bien emmitoufflé et bien tranquille, enchanté de savoir sa fille à l’abri des amours funestes d’un Breton du Finistère, et j’avais un moment de joie bien agréable.Sans doute la hardiesse d’Hébé me paraissait répréhensible, et mon neveu méritait d’être fortement tancé, mais je faiblissais devant l’amour et l’esprit de ces enfants qui luttaient pour leur bon droit, après tout, Contre un entêtement impardonnable.Néanmoins, la situation ne pouvait pas se prolonger, et, selon moi, nous devions essayer d’en tirer parti pour arracher le consentement de Doson.Je me décidai donc à parier, et après le souper, je pris mon neveu au collet.“Eh bien, Bertrand, me donnerez-vous bientôt ce merveilleux travail sur Granville?—Il est loin d’être au point, me dit-il en hésitant.—En vérité!.Pourtant vous écrivez beaucoup.—Des brouillons, ma tante.il faut maintenant les débrouillonner.—Les amoureux sont donc toujours rusés?” dis je.Il s’arrêta de tisonner pour me regarder avec inquiétude.“Que vouiez vous dire ma tante?—Que ie billet sous la plette est une singulière invention, mon neveu! —Vous savez?s’écria-t-il.—Je sais!.j’ai mis Alain entre l’alternative de trahir le secret d’un écervelé ou de me manquer gravement.Il ne pouvait pas hésiter.Voilà donc la raison de vos airs tantôt exubérants, tantôt mystérieux! —Ah! que! esprit a cette Emmée! Sa correspondance est délicieuse.—Guida!.Mais croyez vous que je la laisserai continuer?—Vous n’aurez pas la cruauté de l’entraver, j’en suis sûr! A enivre) 6 LE DEVUm, MONTREAL, MARDI, 27 MAI 1913 VOL.IV.— No.121 TEMPÉRATURE Bulletin d'après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame-Est, R.de MES LE, Gérant.Aujourd'hui Maximum .61 Même date l’an dernier .71 Aujourd'hui Minimum .42 Même date l’an derpier .52 BAROMETRE: 8 heures du matin, 30.00; 11 heures du matin, 30.08; midi, 30.06.DEMAIN NUAGEUX ET PLUVIEUX (Service particulier) Toronto, 27.— La dépres-on dont nous parlions hier se fait maintenant sentir dans la vallée de l’Ohio, et il pleut abondamment.Dans le sud-Ontario, il est tombé plusieurs averses.Ailleurs au Canada le temsp est beau.Dans l’ouest, on est en plein été.Grands Lacs et Baie Géorgienne.— Forts vents de l’est ou du nord-est.Pluie.Demain variable.Ottawa et Haut Saint-Laurent.— Vents de l’est, nuageux ce soir et demain.Bas Saint-Laurent, Golfe et Provinces Maritimes.— Assez beau aujourd’hui.Forts vents de l'est.Nuageux ce soir et demain."'kmÏÏL’IFFAIIIE MARCONI DANS SON ENTRETIEN AVEC LE CHEF DU PARTI RADICAL VENDREDI, LE PRESIDENT A FAIT PART DES IMPRESSIONS QU’IL AVAIT RAPPORTEES DE RUSSIE.LA LOI DE TROIS ANS Dollard des Ormeaux au Long Sault La compagnie d’assurance-vie 7,n Sauvegarde vient de faire distribuer, ees jours-ci, une fort belle reproduction d’un tableau de M.Georges Delfosse, Dollard des Ormeaux au Long Sault.Cet envoi est le premier d’une série de planches rappelant les principaux hauts-faits de notre histoire nationale .série que la Sauvegarde distribuera parmi le public cana-dien-français.Les directeurs de celle compagnie croient que ce qui peut davan-îage relever et assurer le moral d’une nation, c’est le .sentiment de légitime fierté (pie lui fait éprouver la pensée des succès obtenus par ses aïeux, de génération en génération.Si la race canadlenne-française a eu des revers, elle a aussi ses gloires nombreuses.Et U est bon de le rappeler, et de populariser celles-ci au moyen de l’image, qui parle à tous, aux enfants comme aux vieillards, à l’ignorant comme à l’homme cultivé.Le Devoir applaudit à la louable Initiative de la Sauvegarde et la signale avec plaisir à ses nombreux lecteurs.Mgr Hamel est mourant (De notre correspondant) Québec, 27.— Mgr Hamel, ancien recteur de l’Université Laval qui garde la chambre depuis nombre d’années, est dans un état précaire depuis quelques jours.Le vénérable malade iaibiit graduelLtnent.Il est âgé de 82 ans et compte 59 ans de prêtrise.Retour de Georges V en Angleterre (Service particulier-) Berlin, 27.— Leurs majestés Georges V et son épouse ont terminé ce matin leur visite à Berlin en assistant à une grande revue militaire à Potsdam.A la suite d’un goûter officiel, elles se sont embarquées pour l’Angleterre.Une dépêche non confirmée, venant de Londres, dit que Guillaume II vl-jitera Portsmouth en août prochain, à la tête d’une puissante escadre de vaisseaux de guerre allemands.Paris, 27.— L’entrevue de vendredi entre M.Clemenceau et le président Poincaré a eu la plus haute importance et a été motivée par des raisons graves.M.Mortier, un collaborateur de “l’Homme libre” — le journal de M.Clemenceau — publie, dans le “Gil Bias”, les motifs de cette entrevue et révèle quelques-uns des sujets sur lesquels a porté l’entretien.Il dit que le président Poincaré a fait connaître à M.Clemenceau les impressions qu’il avait rapportées de Russie.A cette époque, a dit le président, on prévoyait de très graves événements; on craignait des complications prochaines dans les relations de la Russie avec l’Autriche, et l’on contestait que la France fût prête à soutenir son alliée, parce que sa situation militaire paraissait défavorable depuis la loi de deux ans.Le parti germanophile à Saint-Pétersbourg faisait tous ses efforts pour accentuer cette impression défavorable, en insinuant que l’équivalence des forces était loin d’exister entre l’Allemagne et la France.En outre, à cette époque, une puissance balkanique était disposée à entrer dans l’alliance franco-russe, mais elle hésitait parce que la France était inférieure à l’Allemagne.Ce sont ces raisons mêmes qui ont poussé l’Allemagne à renforcer ses armement; elle travaillait ainsi à affaiblir nos alliances.C’est alors que M.Poincaré proposa la loi de trois ans et envoya M.Del-cassé à Saint-Pétersbourg pour raffermir l’alliance menacée.En présence de ces déclarations du président de la république, M.Clemenceau a promis son concours loyal et complet sur le terrain patriotique.Les deux hommes d’Etat se sont ensuite entretenus des événements intérieurs, de l’agitation socialiste grandissante, du mouvement syndicaliste et des récentes mutineries militaires.Ces événements, estime M.Poincaré, font appréhender des complications susceptibles de mettre en danger la France et la république.En terminant, M.Poincaré a déclaré à l’ancien président du conseil que, seul, un homme de gauche dont le passé n’était pas suspect, pouvait enrayer ie mouvement en décrétant certaines mesures et qu’il convenait que cet homme eût la poigne solide, et qu’il fût sans peur.Deux procès intéressants s’instruisent à Londres.- Quelques-unes des plus hautes personnalités politiques ou financières y figurent comme témoins ou accusés LES TROIS ISAACS (Service particulier) Londres, 27.— La cour centrale criminelle était comble quand a commencé ce matin, le procès pour libelle intenté à Cecil Chesterton, frère de G.R.Chesterton, écrivain bien connu et une des personnalités les plus originales de Londres.La poursuite a été prise à la suite d’articles publiés dans le “Eye Witness” par le défendeur, où on accusait sir Rufus Isaacs de corruption dans le contrat du gouvernement anglais pour l’établissement du système de télégraphie Marconi.Toute l’affaire Marconi va vraisemblablement être déterrée au cours de l’instruction.Parmi les témoins assignés se trouvent sir Rufus Isaacs, procureur-général, David Lloyd George, chancelier de l’Echiquier.Sir Edward Carson, chef unioniste irlandais militant et ancien solliciteur-général d’Irlande est l’avocat de la poursuite.Un autre chapitre intéressant de l’affaire s’ouvre aujourd’hui.Godfrey Locker-Lampson, député unioniste de Salisbury au parlement, et Peter Wright, tous les deux actionnaires de la English Marconi Company ont ob- tenu un bref contre Godfrey Isaacs, directeur-gérant de la Marconi Company, Harry Isaacs et les directeurs et courtiers de la compagnie demandant compte de 500,000 actions de la compagnie Marconi américaine, que Godfrey Isaacs avait placées en Angleterre et dont David Lloyd George et sir Rufus Isaacs acquirent une partie avant que le public fût admis à en acheter.Les actions furent mises en vente immédiatement après le désastre du “Titanic-’ et donnèrent lieu à l’une des plus effrénées spéculations que l’on ait vues à la Bourse de Londres.Les demandeurs vont, croit-on, essayer de prouver que ces actions appartenaient réellement à la compagnie Marconi anglaise.Les plaignants prétendent que les défendeurs peuvent remplacer la différence entre la valeur d’émission des cinq cent mille actions et des cent mille autres actions qui ont été données directement pour la compagnie anglaise au défendeur Percy Hey-burn.Les demandeurs croient qu’ils peuvent prouver que les jetions ont été vendues à un prix de! trois shellings et 7-8 ou quatre shellings.L^piniondu gouverneur M.JOHNSON, GOUVERNEUR DE LA CALIFORNIE, ECRIT AU CONSEIL DU TRAVAIL DE SAN JOSE CE QU’IL PENSE DE LA LOI CONTRE LES ETRANGERS.L’hon.R.C.Mitchell dans Bow Valley (Service particuTlrr) Edmonton, AL, 27.—L’hon.R.C.Mitchell, défait aux dernières élections de Medicine Hat, se présentera en juin prochain dans le comté de Dow Valley, où M.George J.Lane vient de lui abandonner son siège.Feu A.H.Masson CE CITOYEN BIEN CONNU A MONTREAL MEURT HIER A TERREBONNE APRES QUELQUES JOURS DE MALADIE SEULEMENT.Nous apprenons avec regret la mort de M.Alexandre-Henri Masson, fils de feu I hon.L.F.R, Masson, autrefois lieutenant-gouverneur de la province de Québec.M.Masson a succombé à une maladie de quelques jours seulement.Le défunt était âgé de 51 ans.Après un cours d’études au collège d Ottawa, M.Masson entra au bureau de la succession du même nom qu’il dirigea depuis lors avec son cousin, le Br.Joseph Masson, mort il v a quelques semaines seulement.En premières noces, AL Masson c'ait épousé Aille Loranger, Fille de AI.T,.G.Loranger, ancien juge, et en secondes, Mlle Desjardins, fille du Br Henri Desjardins, de Montréal.Sa femme lui survit ainsi quo trois onfants.A la famille en deuil nous offrons l’hommage do nos profondes sympathies.(Service particulier) San José, Californie, 27.— Dans une lettre à M.Walter G.Mathew-son, secrétaire du Conseil du Travail de San José, le gouverneur Johnson dit que la loi contre les étrangers est l’une des plus rigoureuses qui aient jamais été présentées à la législature californienne.Il ajoute que celui qui se dit en faveur d’une loi pareille et qui se rallie à la demande d'un referendum contre la loi actuelle est un idiot ou a été acheté.Parlant de l’opposition des ouvriers à cette loi parce qu’ils ne la trouvent pas assez rigoureuse, le gouverneur dit : J’ai été étonné de l’attitude de quelques ouvriers de San Francisco, mais je suis fier de dire que ceux des chefs ouvriers que nous respectons ont pris la même position que vous du comté de San Clara.Nous avons fait ce que nous devions en cette affaire de législation contre les étrangers.Nous avons légiféré sur ce sujet comme c’était notre droit moral et légal.La défense nationale Paris, 26 — Un projet du gouvernement autorisant l'émission d’un milliard de francs d’obligations à échéance pour couvrir les dépenses nécessaires à la défense nationale pendant les vingt années à venir, a été soumis aujourd’hui au cabinet par M.Charles Dumont, ministre des finances et approuvé.Inondation automatique Les employés de la Desbarats Advertising Agency, 23 Côte du Beaver Hall, furent très étonnés ce matin de trouver l’intérieur de l’édifice entièrement inondé.Ils sonnèrent immédiatement l’alarme à laquelle répondit le poste central sous la conduite du chef Saint-Pierre.Les pompiers s’empressèrent aussitôt -d’étendre de nombreuses toiles de caoutchouc sur les machines et les établis.L’inondation qui a pris naissance au dernier étage c’est-à-dire à la Standard Engraving, est due à l’écoulement d’un aspersoir automatique qu’aurait descellé un léger feu de papiers dont on ignore l’origine.Les dommages ec chiffrent à plusieurs milliers de piastres.LES ALLIES AUX PRISES LA SERBIE, LA BULGARIE ET LA GRECE NE S’ENTENDENT PAS SUR LE PARTAGE DES DEPOUILLES ET ELLES S’ECHANGENT DES DEMANDES DANS UNE FORME PLUTOT PROVOCANTE.L’ATTITUDE DES PUISSANCES La Dominion Textile Company Le rapport annuel de la Dominion Textile Company vient d'être rendu publie.Les chiffres qu’il accuse dépassent, Umt ce qini s’est vu jusqu’ici dans l’histoire de la compagnie.Los ventes s’élèvent à 89.821.101 soit 8785,637 de plus que le total de Van dernier et 8363.831 de plus qu’en 11111.| Ijos profits nets constituent égale-1 ment un record et le surpluts est le ; ! plus considérable, jamais atteint de- i Les furies continuent.UNE BOMBE EXPLOSE DANS UNE GARE.— UN BLESSE.(Service particulier) Reading, 27, — Deux violentes explosions se sont produites et une quantité énorme de fumée s’est étevéa du quai de la gare comme l’express Londres-Bristol entrait en gare à midi aujourd’hui.Un ouvrier a été frappé au Cou par un morceau de métal, mais il n’y a eu aucun domma- Le député en fuite L.E DEPUTE SOCIALISTE BELGE SERAIT AU PORTUGAL.Tragédie dans une université Lille, France, 27.— Un étudiant en médecine du nom de Cuvillier a tenté de se suicider aujourd’hui parce parce qu’il n’aVait pas réussi à ses examens.OVst au moment où le doyen donnait le résultat des examens que la scène tragique s’est déroulée.Voyant que son nom n’était pas sur la liste, Cuvilliers se leva et se tira une balle dans la poitrine.La blessure causera probablement la mort.! puis les premiers versements de divi- ! Se-! dendos du stock commun.11 dépasse de Une feuille de littérature suffragis-j 850,000 le total de.Vannée précédente,!^® a été trouvée sous le quai et on ! bien que la direction de la compagnie ! 8UPP®se que l’explosion a été causée ait porté le dividende de 5 à 0 p.c.par une bombe de suffragette.I l’automne dernier.Les gains sur le stock commun s’élèveraient approximativement à 8 1-2 p.c.Nona publions ci après un tableau» des ventes brutes, des profits nets des produits manufacturés, à l’exclusion A la Morgoe Autre victime de l’aviation Bruxelles, 27.— Le député socialiste Furnemont, accusé de détournement de mineure, qui n’a pas répondu à la convocation du juge d’instruction, s’est, assure-t-on, réfugié au 'Portugal.-f- Deux élections partielles Québec, 27.—L’appel nominal pour l’élection partielle de Nioolet et de Dorchester a eu lieu hier, avec le résultat suivant : Dorchester : MM.Lucien Cannon, libéral ; George Dussault, conservateur.Nieolet: MM.A.Trahan, libéral; le notaire Rhault oppositionniste.-4- (Service particulier) Montrose, Ecosse, 27.— Mors qu’il s’exercait, avec d’autres officiers, à certaines manœuvres d’aviation, le lieutenant Desmond L.Arthur, ’ du 5ème Bataillon dns Royal Munster Fusiliers, a perilti le contrôle de son biplan et est tombé d’une hauteur de 2.000 pieds.L’une des ailes de la machine s’est brisée et a causé l’accident.Arthur a été tué raide.des d videndes sur 1 ¦ stock du Domi- nion Cotton et du Merchants Cotton, et du surplus reporté pendant un a pé- riode de huit années Arentes.Net.Surplus 1906.88,131,600 8 918.810 8236,194 1907.8,507,013 895,518 286,927 H)0x.8,045,497 900,805 14.493 1909.6,153,626 678,017 8,285 1910.8,743,706 893,312 35,732 1911.9,470,270 989,710 37,105 1912.9,038,464 1,137,554 100,225 1913.9,824,101 1,230,705 149,723 Le rapport a été adopté et les directeurs, au nombre de neuf, furent tous réélus.Ce sont MM.C.B.Gordon, H.s.Holt, Hon.Robert Maekay, I.1*.Black, 1).Motrice, G.A.Grier, John Baillie, C.R.Hostncr, et le Oupt.1).C.Newton.Deux anniversaires Québec, 27 — On célèbre aujour-S’hui au Séminaire la fête patronale de S.G.Mgr Mathieu, évêque de Regina.Ce matin Mgr Mathieu a dit la messe de Communauté assisté des abbés A.Robert et C.Gagnon.M.l’abbé Gignac professeur au Séminaire de Québec et aumônier des Sœurs Dominicaines célèbre aujourd'hui le 25e anniversaire de son ordination sacerdotale.Audition d’orgue M.J.A.Prud’homme, organiste de l'église Notre-Dame de Grâce, donnera, le dimanche, 1er juin prochain, une audition d'orgue dans l'église parois-! riale.Cette audition aura lieu à l’or- j rasion de la.fête de Notre-Dame de Grâce, titulaire de l’église.Ce concert sacré commencera à 3 heures précises.L’entrée est gratuite.Les terrains de jeux M.J.C.Walsh a eu une conférence ce matin, avec les commissaires concernant la surveillance des terrains de jeux, pour laquelle le docteur Adami et lui ont, il y a quelque temps, remis au bureau un devis approximatif de HO,000.Il n’y a cependant rien d’encore fait, les commissaires attendant le rapport que doit leur faire l’Association des Parcs et Terrains de Jeux sur le choix des emplacements.Le coroner a disposé sans jury du corps _de M.Michel Guay, qui s’èst tué hier soir aux usines Angus en tombant d’un échafaudage.—M.McMahon a également signé un permis d’inhumer dans le cas d’Eu-sèbe Guay qui a été trouvé pendu dans un hangar attenant à sa demeure.Un verdict de mort accidentelle a été rendu dans le cas de Jules Godons, tué par un train du C.P.R., lundi dernier au Parc Laval.Retraite fermée des Tertiaires Le retraite fermée des Tertiaires, commencera jeudi soir, à la Villa la Broquerie, à Boucherville.Le premier exercice aura lieu à 9 heures du soir.I>e vapeur Boucherville quitte Montréal, au quai de la traverse de Lon-gueuil, coin des rues Poupart et Notre-Dame, à 5 heures 16 et à 7 heures 80 du soir.Le service des tramways M.McLeod, ingénieur chargé des questions de transport, à l’Hôtel do i Ville, a remis à l’ingénieur en chef son rapport sur les divers projets | d'améliorations du service des tram- | ways.Le maire dit qu’il a hâte de connaître le rapport, mais qu’il veut donner aux ingénieurs de la Ville tout le temps nécessaire pour l'étudier.Le cabinet danois (Servlco particulier) Copenhague, 27.— Le premier mi nistre du Danemark a informé aujourd'hui les chefs de partis que par suite du résultat des dernières élections le gouvernement démissionnera le 12 juin, date de l’ouverture du uarlemont.$500,000 de réduction dans les taux du téléphone (Service particulier) Chicago, 27 — Le conseil de ville de Chicago a passé une loi ce matin demandant une réduction de $500,000 dans les taux du téléphone.Ccrtte réduction affectent un grand nombre d’actionnaires.La loi demande de plus A la compagnie une contribution annuelle de $100,000 destiné A créer un fond de revenu pour les employés et consacre $195,000 du surplus établi par l’expert du conseil A l'augmentation de leurs salaires.L’affaire Roberts M.J.II.Roberts, secrétaire de la Dominion Alliance, a été convoqué avec ses témoins pour vendredi, de vant le bureau des commissaires.Il n’obtiendra pas d'autre ajournement.Les coulissiers, à la besogne (Service particulier) Washington, 27.— La petite armée de coulissiers qui occupe Washington depuis l'adoption du bill Underwood à la Chambre, .a été jetée dans la eonfu-sion aujourd hui, à la suite de l’attaque soudaine et vigoureuse que le président \\ilson a dirigée contre les nombreux couloirs industrieux et insidieux.Plusieurs de eeux qui ont pris pour J eux les remarques du président — bien j que ce dernier n’ait nommé ni désigné personne — ont entrepris do publier des déclarations et de préparer des in-terviews poue justifier leur position.Le sénateur Simmons dit qu’il n’a jamais vu un aussi grand nombre de : non lissiers rt il prétend que leurs frais n Washington senletncnt, sans parler de la littérature distribuée, {«'élèvent à plusieurs milliers rie dollars par jour.L’enlèvement des animaux morts L’Êchevin Boyd a déclaré ce matin que s’il a voté peur le rapport accordant à la Compagnie des Abattoirs le contrat pour l'enlèvement et l’équarrissage des animaux morts en ville, il ne s’en est pas moins réservé le droit de demander que les autorités municipales s'outillent dès maintenant pour faire elles mêmes ie transport des bêtes aux abattoirs, de serre que ceux-ci devront payer un revenu à la Ville au lieu d’en tirer un bénéfice.La peine capitale (Service pnrtlculler) Owen Sound, Ont., 27.— Charles iHenry Love, n confessé son crime et |a demandé pardon nu monde de sa i faute avant de mourir sur l'êchafaud : pour expier le meurtre de sa femme, j La trappe fatale est tombée à 7 hrs |.r>2.I/e.pouls a cessé do battre 9 minute» «nrêa ia chute.(Service particulier) Londres, 27.— La Ligue balkanique est dissoute, et une autre guerre se prépare.La Serbie a jeté le masque et a adressé à la Bulgarie une demande, formulée en ultimatum, en faveur d’une révision du traité d’alliance entre les deux pays.Cette démarche signifie que la Serbie refuse de reconnaîre ce qu’elle dot à la Bulgarie, dont les troupes ont brisé l’élan des Turcs en Thrace, simplifiant énormément la tâche des Serbes et des Grecs en Macédoine.La Serbie demande comme compensation pour l’aide qu’elle a prêtée à la Bulgarie à Andrinople et à Tchat-aldja, les territoires qu’elle a occupés en Macédoine, mais qui étaient attribués à la Bulgarie en vertu d’une entente préalable.On croit que l’annexion formelle de ce territoire à la Serbie est imminente.A la la lumière de ces faits, les événements de ces derniers jours s’expliquent mieux.On comprend que la rumeur d’une alliance secrète entre la Serbie et la Grèce puisse être fondée; la Serbie n’aurait jamais osé répudier ses obligations envers la Bulgarie sans une assistance extérieure.D'autre part, eti comprend ce qui s’est passé dans le sud de la Macédoine, car il y a tout lieu de croire que le conflit ne sera pas précipité par la Serbie, mais par sa nouvelle alliée, qui se trouve en meilleure situation pour fournir un prétexte à l’ouverture des hostilités.On peut tenir pour certai nque la Bulgarie refusera de consentir à la revision du traité avec la Serbie.A Sofia, on considère la guerre comme inévitable.Le gouvernement est fermement soutenu par le pays, où le sentiment belliqueux croît rapidement.Déjà, 8,000 hommes ont été rmisssé dans le voisinage de Sofia et les forces s’accroissent de jour en jour.On envoie aussi des troupes en Macédoine.Le gouvernement bulgare, dit-on, a invité la Russie à assumer le rôle d’arbitre, qu’elle a accepté il y a plus d'un an.Le gouvernement a répondu qu’il est prêt à remplir sa promesse pourvu que les deux parties soient prêtes à se soumettre au verdict et que l’alliance balkanique reste intacte.La Bulgarie a accepté ces deux conditions, bien que ni l’une ni l’autre n’eussent été posée quand la Russie a été pressentie par les intéressés.Tous les regards se tournent maintenant vers Saint-Pétersbourg.Si la Russie est décidée d’agir comme arbitre impartial, elle peut, grâce à l’influence dont elle jouit tant en Serbie qu’en Bulgarie ,imposer facilement son verdict dans ce lamentable conflit.Malheureusement, il y a Hue de craindre que le gouvernement russe ne soit dominé par les influences qui n’ont rien de commun avec la mission qu’il-a à remplir.Dans les milieux diplomatiques on observe la situation avec un intérêt intense.LA PAIX ENTRE LA TURQUIE ET LES ETATS BALKANIQUES On discute à l’heure qu’il est un plan conçu dans le but de hâter la signature du traité de paix entre la Turquie et les Etats balkaniques.Les puissances européennes recommandent à ceux des Etats qui sont prêts à signer le traité rédigé par sir Edward Grey de le faire sans attendre leurs alliés.On fait remarquer qu’ain-si la Bulgarie pourrait en finir avec la Turquie, et les puissances européennes consacreraient leurs efforts à engager les Etats récalcitrants à signer à leur tour.Sir Edward Grey, ministre des affaires étrangères anglais, a reçu les délégués de la paix séparément aujourd’hui, et il les a priés de signer le traité, mais les délégués grecs ont répondu qu’il leur fallait soumettre la question à leur gouvernement à Athènes.Les délégués .serbes ont également refusé de signer les préliminaires de la paix.Sir Edward Grey s’est alors exprimé avec force, leur disant qu’une semaine a passé en négociations futiles et que les puissances européennes s’attendaient que les belligérants signeraient sans plsu de retard ou sans tenter de faire modifier les conditions proposées.La déclaration de Sir Edward Grey a pris le ton d’un ultimatum et les délégués serbes ont promis de rédérer immédiatement la question à leur gouvernement.Port Nelson, terminus du chemin de fer de la Baie d’Hudson Ottawa, 27.— Hier soir, aux Communes, pendant qu’on discutait les estimés affectés au chemin de fer de la Baie d’Hudson, M.Cochrane, ministre, annonça que le gouvernement avait définitivement choisi Port Nelson, comme terminus de la ligne.Il déclara que des ingénieurs et des hommes seraient envoyés sur les lieux vers les premiers jours de juillet et qu’à l’automne, il y aurait environ 185 milles de rails de posés.Le gouvernement a voté pour cette entreprise, la somme de $4,500,000.Les passages à niveau L’êchevin Stroud a demandé aux commissaires ce matin ce qu’est devenue la question des passages ft niveau et des voies aériennes du Grand Tronc.Il est temps, dit-il, que cette affaire aboutisse, la vie humaine étant plus précieuse que l’argent que cela coûtera.Les commissaires ont répondu qu'ils attendent la décision de la Commission fédérale des Chemins de Fer, laquelle sera obligatoire soit pour la Ville soit pour la compagnie^ Us reconnaissent qu’il est temps qu’il soit fait quelque chose.Outillage Les commissaires ont ouvert ce matin quatorze soumissions pour la fourniture de malaxeurs à béton, de wagonnets à béton et à asphalte, de concasseurs et de rouleaux à vapeur.Où Acheter Demain (Enregistré conformément é la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchartps, au Ministère de l’Agriculture) La Compagnie BRODEUR LIMITEE 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-Pierre Le Service de Table Les invités dans une maison ont toujours 1 or-c&sion d’être reçus dans votre salle à manger, soit pour un dîner, soit pour le thé, soit pour le souper; les mets bien aprêtés ne sont aprériéa que fc’ils sont bien servis.Pour bien servir, il faut dô la porcelaine, et de la verrerie.I^e service de porcelaine est une chose difficile & choisir.Nos vendeurs vous aideront.Notre service à dîner, en porcelaine, pour 12 personnes, est supérieur à ce qui se vend généralement.Notre prix est de $13.00.Les dessins sont en rose ou vert.A NOS 4 MAGASINS GRAPHOPHONES COLUMBIA Catalogue envoyés gratuitement sur demande Les Disques (records) nouveaux pour JUIN sont maintenant en vente aux adresses suivantes : CANADIAN GKAFHOPHONE Co„ 24 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compagnie défenderesse avait construit un bâtiment à sept pieds de la maison de Madame Leary.L'édifice de la Dominion Bridge était beaucoup plus élevé que la résidence de la demanderesse qui se plaignit du fait que la défenderesse n’avait pas haussé sa cheminée dont la prise d’air se trouvait obqtruéc par le mur de la Dominion Bridge.Elle poursuivit en vertu d’un règlement municipal do Laehine qui oblige tout constructeur à lunimc-nir libres les prises d’air des cheminées voisines.La cour accorda $32.00 à la plaignante.LE PORTRAIT DE L’ANCIEN BATONNIER.On fera bientôt en la chambré 21, l'installation du portrait de l'ntici-n Bâtonnier, Mtre J.L.Archambault.Cotte peinture
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