Le devoir, 17 février 1932, mercredi 17 février 1932
Montréal, mercredi 17 février 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MOMTUAJL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur: HENRI HOUR ASS A FAIS CE QUE DOIS! Vol xxm — No 38 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: Edition quotldienna CANADA .$ 6.00 E.-UNIS et Empira Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.w 2.00 E.-UN IS et UNION POSTALE .3.00 Encore la pulpe et le papier Le débat aux Communes britanniques Les Communes britanniques ont accepté, hier, en seconde ! lecture le nouveau projet de loi sur le tarif.Tout de suite, car ' l’on a besoin d’aboutir vile, on s’est mis à la discussion des détails.Au premier plan se pose la question de la pulpe et du pa pier.Elle est pour nous, chacun le sait, d’une très grande importance.Nous sommes l’un des grands producteurs de pulpe et de papier du monde.Dans notre seule province, la prospérité de l’industrie, directement ou indirectement, par la fabrication, par la coupe du bois, par le transport, etc., affecte une partie importante de la population.A l’heure actuelle, la situation n’est pas gaie.Certains espéraient que le tarif de 10%, dont la Grande-Bretagne se propose de frapper les importations étrangères, servirait indirectement, mais puissamment l’industrie, en lui assurant sur le marché britannique une place de faveur.On s’imaginait que, frappant la pulpe et le papier du dehors, le nouvel impôt ferait une exception pour les nôtres.Il n’en est rien.Alors que les Dominions, d’ici novembre, sont, pour un cértain nombre d’articles, exemples du tarif de 10% dont la Grande-Bretagne, fait le premier élément de sa nouvelle armature économique, la pulpe et le papier à journal, quelle que soit leur provenance, sont tout de suite inscrits sur la liste franche.Nos fabricants auront donc, sur le marché britannique, à subir la concurrence du monde entier.Pratiquement, cela veut dire, on l’entend bien, la concurrence des pays de l’Europe septentrionale, favorisés par leur richesse forestière et leur proximité du marché britannique.Les hommes d’affaires, les gouvernants du Canada el de Terre-Neuve, dont les intérêts sont identiques, font de grands efforts pour obtenir que la pulpe et le papier soient exclus de la liste franche.Ceci assurerait aux producteurs des Dominions une préférence dgl0% à l’encontre des gens de l’extérieur.Canadiens et Terre-neuviens affirment qu’ils peuvent, à eux seuls, alimenter le marché britannique.Dès hier, la discussion a fait saillir, à Londres, les points de vue différents, et qui attestent la complexité du problème.Tl y a d’abord les fabricants de papier britanniques qui disent: À l'heure actuelle, nos usines ne travaillent qu’à 73% de la normale, alors qu’on importe le papier à des prix auxquels l’industrie britannique ne peut faire face.Ceux-là voudraient qu’on taxe Ions les papiers de l’extérieur; car, il en faut toujours revenir là: du point de vue proprement protectionniste, la concurrence du cousin canadien n’est pas plus agréable que celle du Scandinave étranger.Par contre, il est probable que ces memes papetiers ne s'opposent d’aucune façon à l’entrée en franchise de la pulpe, qui est pour eux matière première.Voila pour le point de vue, très naturel en régime protectionniste, «les producteurs britanniques.Quant aux consommateurs, en l'espece les grands propriétaires de journaux, ils semblent divisés.On aurait pu supposer que tous seraient enclins à favoriser l'entrée en franchise de ta pulpe et du papier qui, en multipliant tes offres, en intensifiant la concurrence, leur permettrait d’acheter à «Veilleur compte.Mais certains, partisans de l’entente économique impériale, d'une sorte de fédération économique de la Grande-Bretagne et des Dominions, «ont prêts à accepter pour les Dominions (en fait, le Canada, Terre-Neuve) un régime de préférence.Us supplient leurs confrères de faire, suivant la formule à la mode, un beau geste et de se rallier à ce point de vue.Les dépêches de ce matin indiquent que certains de ceux-ci ne voient pas les choses sous le même angle.Ils ont l’air de penser que le plus clair résultat du régime de préférence serait «l'assurer à lord Beaverbrooke et à lord Rothermere, qui ont de très gros intérêts dans Tindustrie de la pulpe et du papier aux Dominions, le moyen de dominer le marché de la presse on Grande-Bretagne.Et, de fait, si le papier des Dominions, vendu à Beaverbrooke et à Rothermere (ou fabriqué par eux) entre < n franchise, tandis que le papier de l’extérieur, pour l’achat duquel d’autres journaux peuvent avoir des contrats à long terme, paie 10%, la situation de ces derniers journaux pourrait devenir singulièrement embarrassante.Par où l’on voit, une fois de plus, que le problème a des aspects très variés et qu’il n’affecte de la même façon ni producteurs et consommateurs, ni même les diverses catégories de producteurs et de consommateurs.Chose certaine, cependant, si, à la Conférence d’Ottawa, on nous concède un tarif de faveur pour la pulpe et le papier, on s’efforcera d’obtenir en échange le plus large quid pro quo possible.Et c’est de quoi nous n’aurons ni à r< "x plaindre ni à nous scandaliser.La devise de la Conférence, on rffel, ce sera, el forcément, donnant donnant.Orner HEROUX L’actualité Pour la uMaison Ignace-Bourget'* .Votre camarade Btnbist, pris jusqu'au rou dans les affaires fédérales, me demande de le remplacer auprès des amis de la maison Iqna-ce-Bourget.Les lecteurs m’excuse-ronl de parler ici de choses graves: la faute en est à nos députés qui remplissent de leur verve tontes les autres colonnes.Pendant que certaines autres institutions de même genre ferment leur porte ou craignent d'avoir à la fermer, la maison Ignace-Bourget, adoptée par les lecteurs du Devoir, continue son petit bonhomme de chemin.Bien qu’il n'en soit guère question dans nos colonnes, elle marche en vertu de là vittsse acquise.ce qui témoigne de la lueur propulsive que lui a communiquée notre camarade absent.* * * ¦le ne ferai ici, faute d'espace.qu'up séc accusé de réception de certains envois arrivés postérièu-rement aux derniers articles de notre chroniqueur parlementàire sur sa maison.Reçu de M.L.-P.Lavallée Banque Royale.Port Alfred, Oui., Hb-23.V.Lavallée envoie avec une commande pour la librairie cinq dollars et demande de verser le solde à la maison Ignace-Bourgcl.Celte façon de faire d'une lettre deux bons eoup* est usitée par plusieurs.He l'HAtel Halifax, à Halifax mê- me.M.A.Steele nous envoie $1.50 et H paie en même temps son abonnement à l'hebdomadaire.C'est, je crois, la souscription la plus distante des derniers courriers.M.Steele est anglais de langue.En acquittantjion abonnement an quotidien et une commande de librairie, M.A.-P.Mnisan, de Chute-Panel, Que,, verse 75 cents à la M.I.-D.Voici un envoi d'un genre spècial.Dix casquettes neuves, chaudes, confortables qui arrivent, au figuré et nu propre, comme marée en carême.Pas de nom, ni la moindre indication de provenance.On craint toujours, en temps de misère, tes tètes chaudes; mais pas les têtes chaudes comme les entend ce bienfaiteur anonyme.Merci.Cue anonyme envoie trois chaises à la M.l.-B.à la suite d'une requête de M.Benoist, Avec une lettre intéressante, et synypathique, M.J.Verre! envoie de Charleshourg, un bidon de miel; il en n fait autant pour l’Aide à ta Femme.Le miel sera particulièrement doux à ceux qui ont fait con-naiisùnce surtout avec l'aiguillon.de la mtsère.Autre anonyme, J.L.4.L„ $4.00.f/n notaire, de Notre-Dame de Grâce, $7.50.Vn pharmacien, qui reviendra, deux jour» de pension: soit 50 rts.Emile Benoist est un ancien du Collège de Montréal; un autre ancien.de Superior, Wisconsin, envoie A M.le curé Bouhler, in amore fraternitatis.$10.60.C'est de plus loin que Halifax, au fail, rt pardessus la frontière.Ces employés de In Cooperative A Ottawa MM.Bennett et King reviennent à l'affaire de Beauharnois Cette compagnie a-t-elle souscrit aux fonds d’élection conservateurs?— Le gouvernement et la radio - La coupure de 10% dans les salaires M.AIME GEOFFRIONA L’ENQUETE DU SENAT A QUEBEC MM.Bercovitch, Cohen, le bill Bercovitch et M.Stockwell (Par Emile BENOIST) Ottawa, t(i.— La Chambre des Communes a ouvert sa séance d'aujourd’hui avec un feuilleton si peu chargé que l’on pouvait se demander comment les députés parviendraient à étirer le temps jusqu’à onze heures.Non seulement y sont-ils parvenus mais la journée n’a pas manqué d’intérêt même s’il faut admettre qu’il ne s’est pas fait grand travail.Cn nouveau duel s'est produit entre le premier ministre et le leader de l’opposition à propos de ia Beauharnois Power et des caisses électorales.Le premier ministre a annoncé que le gouvernement demandera bientôt à un comité de la Chambre d’entreprendre une nouvelle enquête sur la radio.Il s’agit de savoir si la radio doit être laissée à des entreprises privées ou si le gouvernement ne ferai! pas mieux d’en entreprendre lui-même l’exploitation.La bataille des crédits s’est engagée de vigoureuse façon.A propos de la réduction de dix pour cent des salaires de tous les fonctionnaires, l’opposition tant libérale que progressiste est parvenue à tenir la droite ministérielle en échec pendant plus de trois heures.A l’ajournement de 11 heures, les deux parfis restaient sur leurs positions, la gauche aj#nt obtenu cependant un avantage non douteux.Le ministre de la justice, M.Hugh Guthrie, qui remplaçait le premier ministre, a laissé entendre «pie l’une de ses objections, la principale, lui paraissait bien fondée et qu’il la'soumettrait au chef du gouverne-ment.Si M.Bennett est de l’avis de.M.Guthrie, l’étude des crédits ministériels va se trouver interrompue un certain temps.Pour compléter le résumé de la journée parlementaire, disons que le comité sénatorial chargé d'en-quêter de nouveau sur les affaires de la Beauharnois Power finira-t-on jamais par classer cette affai- re?— a tenu une courte séance, dans l’après-midi, et s'est ajourné au 2 mars.Ce jour-là, le premier témoin, Me Aimé Geoffrion, de Montréal, membre du conseil d’ad-ministration de la eornpagnie, sera interrogé.Et maintenant reprenons chacune de c«’s choses dans l’ordre indiqué.Le «luel des chefs La Beauharnois Power a-t-çllc ou n’a-l-elle pas souscrit à la caisse électorale du pa^ti conservateur?C’est un point que l’on devrait ici s’empresser d’élucider; autrement la Chambre ne se mettra pas de sitôt au travail.Chaque semaine sinon chaque jour, les députés devront sacrifier quelques heures à cette affaire.Nouvelle passe d'armes, cet après-midi entre les deux chefs.MM.Bennett et Mackenzie King se sont réciproquement cité des textes abondants mais sans parvenir à se convaincre.11 s’abit d’abord de sa voir ce que M.Mackenzie King a dit dit ou n’a pas dit dans son discours maintenant fameux de London.Si l’on parvenait à établir ce que le chef libéral a dit,il resterait ensuite à faire admettre par M.Bennett que son antagoniste avait raison de.parler comme il l’a fait.Ce ne serait pas une mince tâche; et nous n'en sommes pas encore là.M.Bennett avait promis, hier soir, de lire à la Chambre de copieux extraits du discours de M.Mackenzie King à London.Il tient parole.Sitôt la séance ouverte, il prend la parole.Il lit d’abord des extraits du discours incriminé puis il commente: “Des déclarations «lu chef libéral se dégage nettement l’idée que le parti conservateur a reçu une souscription de la Beauharnois et que cette souscription a été ensuite remboursée.” Or, d’après M.Bennett, ces déclarations ne sont que faussetés.Au iSntlc A la dernière page) Les deux députés Israélites de Montréal plaident en faveur d’une loi nouvelle qui servirait à mettre fin aux campagnes d’antisémites québécois — Où il est question des Protocoles, d’Henry Ford, de L.-J.Papineau, etc.M.R.F.sfoCKWELL^DiMANTIBULE LE PLAIDOYER DE MM.BERCOVITCH ET COHEN fédérée, de Québec expédient un deuxième versement hebdomadaire de $10.00, avec engagement de continuer ainsi jusqu’au 1er mai prochain.Merci d'avance, merci six fois.Les accusés de réception pour le Cercle Lassalle ($20.25),- pour te Club de publicité.($15.00), et la pièce d’or de cinq dollars envoyée par un revenant, nécessitent quelques commentaires que nous ferons un jour où l’espace sera moins rare.L.D.Bloc-notes Mise au point A la fin de la semaine dernière, M.Taschereau, dans un mouvement d’humeur, a de nouveau dénoncé la “bonne presse", ainsi qu’il l'appelle avec dédain; et il s’en est pris en particulier à un journaliste de l’.tr-tion catholique coupable d’avoir déjà chanté les louanges du gouvernement.à ce qu'il parait; nous disons ‘'coupable”, car M.Taschereau lui fait presque un crime, ou d'avoir jadis louange, le gouvernement, ou de ne pas continuer à le faire.Comme si le fait de féliciter le gouvernement pour un acte on une loi en particulier obligeait un journaliste à ne plus jamais le critiquer; et comme si le journaliste indépendant n’avait pas droit de distinguer entre les actes et les lois du gouvernement et se trouvait placé dans cette stricte alternative ou de les condamner tous ou de les critiquer tous.Parce qu’il en a approuvé un ou plusieurs, son sort est clair; ij serait lié au ministère et s'il osait plus tard le critiquer.il manquerait de In loyauté la plus élémentaire.Singulière conception du rôle et de la liberté du journaliste! Le directeur de IMr-tion catholique, M.Jules Doriou, homme pondéré, met les choses au n’avons pas le ridicule de nous croire infaillibles’’, écrit-il après avoir noté qu'à l’Ar-tion catholique l’on a toujours admiré lu puissance de travail et 1«* brio de Si.Taschereau à se lancer à la besogne, si l’on a fait parfois des réserves sur ses actes officiels.Si M.Taschereau a fait à un collaborateur du journal québécois rnis en cause des reproches amers, c'est que celui-ci a critiqué un projet de loi, usant du droit élémentaire du journaliste.“On soumet les projets de loi pour qu’ils soient discutes.Même on écoute les délégations de l’extérieur ou les représentations privées.n’est-re pas à cause d’influences de ce genre que la taxe sur la bière n’a pas vu le jour?— et l'Acf/oz» catholique seule n’aurait pas le droit de faire entendre sa voix?La prétention esl ridicule.Et l’insinuation que l’argent du peuple distribué par les mains du gou- vernement sert à ouvrir ou à fermer la bouche des citoyens est pitoyable dans la bouche d’un pre-nm-r ministre”, «lit M.Dorion.Pourtant, c’est ce régime que le ministère entend pratiquer avec tant de journaux de la province.En marge d’un débat On a parlé hier du bill Berco-ivitch, à l'AsseinUée législative.El le parrain de ce projet de loi a commencé pur dire que “toutes les races cl les religions ont toujours etc respecters et ont reçu un traitement juste et équitable ', dans notre province, ('.’était dès le début indiquer sans le vouloir que MM.Bercovitch et Cohen n’ont pas raison de réclamer une loi dont la fin principale serait de protéger leur race et leur religion cn particulier.Parce qu’il y a d’obscures campagnes contre les Juifs dans notre province,—qu’on nous cite un pays où cerluins jhurnaux on revues ne versent pas périodiquement dans l'antisémitisme, nous devrions bouleverser l'économie de nos lois, meltre dans les statuts une législation abusive, vexatoire, tra cassière et qui ouvre la porte à toutes sortes de manoeuvres de chantage?Allons donc! M.Stockwell a vile démoli le plaidoyer spécieux des deux députés montréalais el verse sur le débat la lumière du bon sens inattaquable; de même il a bien indique comment les campagnes du genre de relies dont MM.Bercovitch et Cohen sc plaignent ne relèvent que d’un tribunal: relui du mépris.A la suite des {nombreuses attaques lancées contre le groupe de langue française do la Saskatchewan, celui-ci s’cst-il avisé de proposer à Regina une loi comme celle des deux d(>-putés Israelites de Montréal?Los Canadiens de langue française n’ont pas eu pareille idée et ils se sont défendus autrement.Ils avaient d’autres manières de répondre à leurs adversaires, de plus sensées, et ils en ont usé.Au reste, MM.Brrrovitch et Cohen, avec leur bill d'injonction, se mettent en singulière posture, pour des avocats auxquels l’on a fait toute une réputation.Jusqu’ici, dans notre rode de procédure civile, l’injonction est une procédure accessoire, jamais une procédure maîtresse, si l'pn peut dire; elle sc greffe toujours sur une action de nature spéciale.Or.MM.Bercovitch et Cohen veulent en faire une procédure nouvelle, n’accompagnant aucune autre action, procédure dont on pourra user et abuser contre la presse à tout moment et sous n’importe quel prétexte, ainsi que l'a démontré judicieusement M.Stork-well.Les lois présentes protègent tout aussi bien les Juifs que les autres citoyens de la province.Et sous couleur d'amender notre législation.l’on ne doit pas rher-cber à créer iri de race taboue, «le rare "choisie ' C.P (Par ALEXIS GAGNON) Québec, 17 —Le débat sur le bill Bercovitch a eu lieu hier après-midi.MM.Peter Bercovitch et Joseph Cohen, les deux députés juifs de la Chambre, onl fait un plaidoyer passionné en faveur de leurs coreligionnaires contre certains journaux qui «lepuis deux ans leur livrent une guerre sans merri dans tons les domaines.M.Bercovitrh a ouvert le débat, suivi par M.Cohen.M.Stockwell a exposé la contrepartie dr la thèse et M.Lucien Dugas a ajourné le débat.Les chances d’adoption du bill paraissent s’évanouir.Lorsque la question a été soumise an caucus des minis|ériels, le bill a été approuvé par 40 voix contre 10.à ce que nous avons appris.Mais depuis, plusieurs députés sont hésitants.Au cours de la séance du soir, le débat sur les unités sanitaires a pris fin.M.J.-A.Francoeur.député de Dorion, a fait sur ce sujet un excellent discours.M.Perrault, ministre de la voirie, a exposé le point de vue qu’il vaudrait mieux attendre, vu l'état précaire des finances.M.le Dr Plante a rappelé que M.Athanase David, retenu chez lui.pour raisons de sauté, avait envoyé un bill au ministère pour rendre les unités sanitaires obligatoires.Il s’étonne qu’on n’ait pas jugé à propos de présenter ce bill.M.Plante a terminé le débat par des remarques judicieuses.La vigueur de la réplique de M.Plante a obligé le premier ministre à intervenir pour définir la pnsi tinn du gouvernement.Ce dernier es1, absolument en faveur des unités sanitaires obligatoires et.Pan prochain, ce sera le premier article du programme législatif du gouvernement.Mais l’état des finances cn général, dans les municipalités est tel qu’il vaut mieux attendre encore, afin de familiariser la population à l’idée émise.Les conserves alimentaires M.Godbout annonce un projet d« loi relatif aux conserves alimentaires.11 explique qu’ii s’agit de soumettre l’industrie des conserves à l’inspection sanitaire et à la classification.La loi fédérale ne couvre que le -commerce qui sc fait à l'extérieur de la province.A une question -de la gauche, le ministre répond que ce projet a été demandé par les fabricants de conserves.Les ponts de péage i La Chambre est ensuite appelée à voter en troisième lecture le bill modifiant la loi concernant le pont i sur la rivière Bâti scan et les ponts de l’IIe Perrot.iM.Maurice Duplessis fait remarquer que la modifica-(jon est importante, car auparavant j les taux de péage devaient être en conformité avec les besoins de ces pouls.Constatant qu’ils paient trop, ajoute M.Duplessis, on veut modi-] fier la loi pour ne pas baisser les Inux.Dans une loi adoptée cn 1915 | et présentée par le ministre du Ira-i vail d’alors, premier -ministre d’au-¦ jourd’hui, on lisait dans le préambule ; “Go-noLdérant que les ponts -de péage constituent une entrave au i commerce, -à l’industrie et à Tagri-culture’’, etc.C’est cette politique que nous combattons de ce côté-ci de la Chambre «d je trouve qu’on a changé du côté -de la droite.Le hill n’a pas sa raison d’être.M.Sa hou ri n, député de Vaudreuil, estime que les gens de l’Ilc Perrot paient trop cher et demande au gouvernement de réduire le eoùt du passage pour les gens -des environs, ceux qui utilisent le pont fréquemment.(M.Taschereau répond que le gouvernement pratique cette politique et tend -à réduire les taux partout.La pont de Caughnawaga La Chambre se forme ensuite en comité plénier pour étudier les résolutions r«‘latives à In "Loi modifiant la loi concernant la construction et l’entretien d’un pont sur le fleuve Saint-Laurent, à Caughnawa-ga”.M.Duplessis ouvre tout de suite le feu et demande comment il se fait que ce bill a comme parrain le ministre -des terres au li«*u du ministre des travaux publies, M.Mercier fait toute la genèse de ce projet de pont.U-ne commission chargée de s'aboucher avec Ottawa et Québec a été formée en 1928.Elle réussit à obtenir de Québec que le gouvernement paie 50^ du roftt.Le gouvernement King retarda sa réponse et les élections survinrent.Sollicité «le faire sa pari M.Bennett rofuxa parce qu’on projetait «U faire un pont de péage.L'an dernier, la Gommission du pont de Gaughanawaga obtint que le provincial sc chargeât de tout le coût el la Législature vota un crédit à même le huit millions -pour la politique de-s grands ponts.Cette année, on demande de modifier la loi pour autoriser une dépense de trois millions.iM.Maurice Duplessis prétend que M.Mercier est en passe de devenir l’architecte des ponts de statuts.En effet, -dit-il, depuis que la commission existe, le ministre des terres n’a pu rien faire de plus que de modifier les statuts pour augmenter ou modifier ses droits.L’été dernier, comme on allait avoir de* élections et «pic le député de Ghâieauguay n’avait rien à montrer à ses électeurs, il demanda au président de la Gommiss-ion des eaux courantes, c’esbà-diro à lui-même, de lui avancer de l’argent pour commencer les sondages.(Comme il faut maintenant payer, on -demande -à la -Législature de payer.Après une discussion assez longue sur ce sujet, les résolutions sont adoptées en première et deuxième lectures.(La troisième lecture en est retardée à la prochaine séance.Le bill Bercovitch L«- premier ministre appelle alors le bill Bercovitch.Le député de Saint-Louis se lève et prononce le •discours suivant: La population rie cette province est formée de races nombreuses.Les Canadiens français sont en majorité, mais toutes les minorités ont des droits égaux devant la loi et toutes les races et les religions [ont toujours été respectées et ont reçu un traitement juste et équitable.Ce n'est que tout récemment qu’ont surgi une série de journaux à peine dignes de cc nom.Ils ont commencé une série d’articles dont le but était de semer la dissention dans la population heureuse et satisfaite .Dès 1925, le London Times publiait un exposé des protocoles et prouvait qu’ils étaient lç produit de l'autocratie russe, et rien autre chose qu’une masse de sottises répandues par les agitateurs antisémites.Déclaration d’un groupe d’Américains Alors que la campagne antisémite conduite par le Dearborn Independent aux Etats-Unis hattait son plein il y a quelques années, voyons ce que des hommes reconnus comme les chrétiens les pius éminents en Amérique pensaient de cette campagne.Je vous donne cette déclaration Intitulée: “Le pê-’ ril des préjugés de races”., "Avis au public: "Nous, soussignés, nés Gentils, et de religion chrétienne constatons avec un profond regret et désapprouvons la naissance dans ce pays d’une campagne antisennste organisée, conduite de la même manière que les mêmes campagnes du genre en Europe.Nous regrettons vivement la publication de volumes, pamphlets, et articles de journaux rédigés dans but de provoquer la méfiance envers nos compatriotes d’origine juive et de mettre en doute leur loyauté et leur patriotisme.Ces publications auxquelles on a donne une large publicité introduisent dans notre vie politique nationale un nouvel esprit dangereux, absolument contraire à nos traditions et nos idéaux, et subversif de notre système de gouvernement.Qn lance un défi, et on met en péri! la «témocratie amé-rû-aine.“Nous protestons contre cette campagne de préjugés «>t «le haine, non seulement parce qu’elle est injuste contre ceux qui en sont les victimes, mais aussi et surtout parce que nous sommes convaincus qu'elle est totalement incompatible avec le libre exercice du droit de citoyen américain.La conséquence, logique qui résulterait de la réussite d'une telle campagne serait de diviser les citoyens dans des guerres de rare et de religion, et fîna-lement l’obligation de qualifications religieuses pour déterminer le droit de citoyen.“La loyauté et le patriotisme d* nos concitoyens juifs sont égaux / ceux de toute autre partie de notre, population, et nous n'avons poinl à les défendre.Dès l'établissement de cette République iusqn’à la re^ cente guerre mondiale, des honi< mes r| des femmes de race, et de foi juives ont contribué noblemen' à former notre grande nation et à maintenir son prestige et son bon' ncur parmi les nations du monde, Ainsi donc, une campagne antisê» mite dans ce pays ne peut avoir la moindre justification.“invariablement, ou presque^ l’antisémitisme est accompagne du mépris des lois, de l’autorité, et «ie la justice.On le trouve aussi associé invariablement avec d’autres puissances sinistres, particulièrement les puissances de corruption, de réaction et «l’oppression.“Nous croyons que nous ne devons pas laisser les hommes et les femmes de foi juive combattre seuls ce fléau, mais qu’il est du devoir strict des citoyens qui ne sont pas juifs, de race ou de religion de le combattre.En conséquence, nous protestons avec vé-hémence contra «-ette propagande malfaisante, et nous demandons à nos concitoyens, nés Gentils et de foi chrétienne, d’unir leurs efforts aux nôtres pour y mettre fin.Faisons un appel en particulier à ceux qui façonnent l’opinion publique, au clergé et aux pasteurs de toutes les églises chrétiennes, aux publicistes, aux professeurs, aux éditeurs et aux hommes d’Etat, de combattre ce mouvement d’agitation antiaméricaine et antichrétienne.fSulte a la page 2) EN PAGE 4: - Le cours d'apologétique du R.P, Adélard Dugré, S.). 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 17 FEVRIER 1932 VOLUME XXIII — No 38 MM.Bcrcovitch, Cohen, le bill Bercovitch et M.Stockwell Exemples (S^ile de la 1ère page) (Signé) Woodrow Wilson, William H.Taft, Cardinal W.O Connell, Lyman Abbott, éditeur de Outlook; Newton D.Baker, secretaire de la Guerre; Bernard T.Bell, président du collège St.Stephens; William Jennings Ryan, ancien secrétaire d’Etat; Nie.Murray But-1er.président de l’Université Columbia: Charles P.Fagnani, théologien; H.A.Garfield, président du Williams College; Herbert A.Gibbons.historien; Patrick J.Hayes, archevêque de New-York; John, Grier Ilibbon, président de 1 Lm-versité de Princeton; Ernest M.Hopkins, président du Darmouth College; Thomas J.Shaban, recteur de la Catholic üniv.of America.Le président Calvin Coolidge, en 1925, au cours d’un congrès tenu à Omaha, disait ce qui suit: Parmi les divers groupes raciaux, religieux et sociaux de notre population, il s’est produit des manifestations d’intolérance contre lesquelles il faut nous mettre en garde.La guerre a été une grande expérience.On n'a mis en doute ni le patriotisme ni les services rendus par qui que ce soit, à cause de sa race, de scs opinions politiques et de ses convictions religieuses.La divine Providence n’a confié à aucune mee le monopole du patriotisme et du caractère.Rejetons tous ces ferments de haine.Dans la province de Québec M.Bercovitch continue; Je crois que le temps est venu de mettre fin aux attaques infamantes contre les races, les religions et les nationalités dans la province de Québec.Nous avons des lois qui condamnent le libelle contre l’individu, mais nous nous n’avons aucune loi qui empêche te libelle cou tre une race, une religion, une na tionalité; bien que les conséquences.dans un pays comble le nôtre, où les minorités sont nombreuses, puissent être plus dangereuse que le simple libelle contre un indivi-dq.L'idée n'est pas nouvelle.Lorsque le Reichstag a suspendu, en 1929.l’immunité de ses députés contre les poursuites civiles, il a permis la mise en accusation de plusieurs députés qui, auparavant, sous le couvert de leur immunité, publiaient, comme directeurs de journaux antisémites, les libelles les plus horribles sans crainte «le poursuites.Les directeurs de plusieurs des plus célèbres journaux de ce genn- ont été traduits devant les tribunaux l’an dernier, sur plain-‘ ¦ du “Central Vcrein” et ils onl *é condamnés à l’amende ou à la son.Ces condamnations ont été .nintemies dans chaque cas par -s tribunaux supérieurs.objet du bill Bercovitch L’objet du bill en discussion consiste simplement à empêcher la publication de libelles répétés et systématiques, non seulement contre les Juifs, niais contre toute nationalité, toute religion et toute rare.Cette loi n’est pas faite seulement pour prohiber la publication de libelles contre les Juifs, mais elle a pour but de prohiber la publication répétée de libelles contre toute nationalité ou religion.Celte loi n’autorise pas la réclamation de dommages par aucune des races ou nationalités qui ont été l’objet «le libelles, on n’v stipule pas non plus l'emprisonnement comme pénalité, mais elle donne simplement aux juges de la Cour Supérieure le pouvoir démettre une injonction pour empêcher Es publications répétées de libelles coiitr»> toute lin- es! de n'édicter contre la bigoterie aucune sanction, persécution ou aide.Four autant que les Juifs de cette province sont concernés comme classe, la meilleure réponse contre les odieux mensonges des protocoles de Sion, c’est Ig Bible elle-même.Si Ton veut se donner la peine de consulter le douzième chapitre, au 49ème verset de SI un Juif commet un vol — et nou» .| avons le droit tout autant qu’aucun autre peuple d'avoir de» criminel» — ce n *et ; i pa» ce Julf-là seulement qui devrait être ml» en accusation et, lorsque trouvé cou- j pable, puni.Oh! non, cela est trop elir- : pie pour ces messieurs antisémites, Jous les Juifs du monde entier sont ree- ; ponsables.parce que Jamais un Juif ne fait quoi que ce soit sous sa propre responsabilité, disent avec tant de logique ces messieurs S'il a volé, ce n'est pas | parce qu'il est un voleur, mais parce «lu il est le repréaentant d'une organisation Jul-vre toute puissante, cachée dans quelque ; antre, soustraite aux regards de tous les ; hommes, et qui lui a enjoint de voler i afin que la conspiration générale pour vo- | 1er les chrétiens et détruire la chrétienté , lût poursuivie et exécutée.SI un marchand de seconde main Juif | i.ou si un marenana ae seconae main juo 1 Exorde, OU jiru Ct.qui suit.vend à un non-Juif pour cinq dollars un n’v suira qu'uni' loi, qu'un corn- violon, et qu'il est subséquemment dé- mandement, qu’un jugement pour toi, pour l’étranger qui vit avec toi et pour tous les peuples «pii reconnaissent Dieu comme leur Père et l’homme comme leur frère.” La preuve couvert que ce n’étalt pas un stradivarius authentique, tel que représenté par ce Juif, alors sachez tous que cette tran- , sactlon avait été prévue, préparée et or- [ [janlsée dans un cimetière à Prague, ou.i une fols à tous les cent ans, les “Anciens I de Slon” se réunissent, et là et alors 11 j avait été décidé et entré dans les mlnu- | tes que tel Jour, à Montréal, sur la rue Craig, une transaction comme celle-là devait avoir Heu.afin que la po-Sl Ce bill est adopte, chaque pre premier ministre remercie le député de l’Abitibi d’avoir attiré 1 attention sur ce problème.On a attiré notre attention, poursuit le premier ministre, sur le fait qu’on, paie $12.pour le transport d’une corde de Bois.Ce n’est assurément pas un moyen «le (favoriser la colonisation.En face de cette situation, nous avons nommé M.Lucien Cannon qui, au nom «le la province, s occupe du problème devant la Commission des chemins de fer.On a dépensé beaucoup d’argent pour le chômage, conclut M.Taschereau, mais combien cet argent eût été plus profitable si Je* colons avaient eu ides avantages pour transporter leur bois., Les unités sanitaires La motion est adoptée et l'on passe au débat sur les unités sanitaires.M.J.-A.Francoeur (poursuit la série des discours.Le député de Dorion est «l’avis «tue les imités sanitaires devraient etre rendues obligatoires à cause du bien qu’elles sont appelées à rendre notamment pour la préservation de notre capital humain.Si ces organismes ont abaissé de façon très sensible le taux de la mortalité infantile, il importe de donner 1 exemple aux autres provinces en imposant les unités afin de leur assurer une plus grande efficacité.M.Perreault n’est pas de cet avis, fout en reconnaissant la valeur des unités sanitaires, il ne croit pas le moment propice pour les rendre obligatoires.11 préfère que l’on continue la campagne de persuasion en faveur de ces organismes dont il rappelle d’ailleurs la valeur en citant des statistiques intéressantes.Grâce à ces unités, la mortalité infantile est tombée de 142 par 1000 naissances à 107 dans les comtés jouissant «les unités et à 115 dans les autres comtés.Au cours de 19.11, les unités ont distribué pour $16,812 de vaccins < t injecté 82.000 enfants contre la diphtérie.On a examiné 23,789 Par le projet ae loi maintenant devant la Chambre, toute race qui est exportée à la haine et à la honte par la publication d'article» diffamatoires pourrait demander une Injonction, d’après toutes les règles qui régissent maintenant les Injonctions.L'auteur pourrait toujours plaider la vérité et l'Intérêt public, lesquels, a ll pouvait les prouver, seraient une défense parfaite.“Toute race" aujourd'hui veut dire les Juifs; demain, qui sait?Noua ne songeons .„- —- - nullement, monsieur l’orateur, à empiéter peut être plus étranger à la pensée et aux j sur la liberté de la presse, mal» même Ri anas aspirations Juives que ce» Théories bru- ' —.qt taies de réaction.Que les Juifs, dont la vie entière a été une prière pour les bienfaits de la liberté et de l'égalité, les tiendraient maintenant en mépris, cela «i?t Inconcevable Les juifs et le bolchevisme Tous les Juif* sont de» bolchévlstes.et ce que le bolchévisme fait à la Russie aujourd'hui, les Juifs le feront dan» la province de Québec demain, dit la presse _ _ _ antisémite Et cette prédiction est suivie ; pagne de diffamation et de libelle qui suite.Si le principe de cette loi devait être adopté, alors quelqu’un citant le Marchand de Venise, de Shakespeare, où le marchand _ demande une livre de chair humaine, pourrait être poursuivi pour insulte à la race.Je crains fort que ce soit ouvrir la porte à des abus plus ds que ceux que l’on cherche a u presse décente et honnête ne petit'dé- j réprimer.On se plaint des journaux fendre et ne devrait pas defendre le droit ; ,mj font ce* attaques.Mais allons rlp mihllnr rie* la rviativ Cnr.*-. En Saskatchewan Saskatoon, 17.(S.P.C.) — Ad congrès des commissaires d’école4 ch» la Saskatchewan, il a été que»* tiou d’une fusion de lo "CflthnHçj School Trustee’s Association” (qui, englobe les catholiques non canas diens-français) et de l'Association des commissaires d'écoles cann-dietiis-franç ai s.avec la “Saskatehev wan School Trustees’ Association’V Le président de l’association ca-.tholique, M.W.F.Hnrgarten, n dil„ à ce sujet Nous voulons l’Instruction chrétienne et il ne peut êtr* question de compromis en la ma» liérc.Quant aux autres matières, i» “Saskatchewan Schools Trustees* Association” peut compter sur 1* cordial appui de l’association ca*» tholique.‘ l/e vice-président de l’associntlor» canndienne-françaisc, M.A drier» Doiron, g fait remarquer qu'il es*( Le d'inonder une chute et les proprié-1 /i1,® ^ lt> H1 a ^UN^011 f,*d effectuer^ tés et (Le le» paver ensuite au prix) > „ ' \ au(^B ,)BSj niPlure plus tard.| •Le* questions de langue et de reli» gfon, a-t-il »|it doivent rester hor* du congrès.Les Canwdlene français» ne désirent pas imposer la langue; française aux enfant» qui ne sonti pas de leur race.’ pas fixé (par l'arbitrage.Cette disposition a disparu, bill voulait la rétablir.M.Cross soutenait que la compagnie avant agi illégalement et sans droit, contre la loi, doit payer pour son erreur.M, Cross a Intenté yne poursuite en Cour supérieure nour obliger la compagnie à détruire son barrage ou payer 8606.- j 000.La compagnie, nnr son bill, voulait enlever à M.Cross ce pouvoir dp dicter son prix_ Finalement, les deux parties en sont venues à une entente.M.Cross retire son action en démolition du barrage et consent à ce que M.le juge DeLortmier oui entend actuel le ment la cause de M.Cross, estime les dommages que la compagnie s’engage à payer.Le bill est amendé dans ce sons.Les expropriations Les secours directs au chômage ; Le comité exécutif a voté $250.-.; UUti pour secours directs.8220,009.à être distribués par la Commis- 1 «m,nr)m?n*nllfllîVe dn eh 830.000 pour la Groix-R/juge.La Commission demandait 8600.*.000, mais les autorité» municipale», n ont voté que lu moitié pour moment.Un livre du bon Père Frédéric De Juin 1931 à juin 1932, on célèbre le 7ème centenaire de la mort et de la canonisation de saint Antoine de Padou*.Voici un nouveau livre tout à fait adapté au Canada.SAINT ANTOINE DE PADOt K.par le Père P’rédéric Janssoonc de Ohvvelde, O.F.M.Volume de 240 pages, format 5 x 7 1-2.Au comptoir .50s, par la poste .60s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR, 430 Notre-Dame est, Montréal.La commission des services publies de Québec a entendu plu ! sieur» causes d’expropriations demandées par la ville; c'est le reste Me la liste des expropriations nécessaires aux travaux de chômages L'expropriation pour la construr-Gon du tunnel de la rue Gosford sous la rue Notre-Dame, a été prise en délibéré.La ville offre 8190,615 et la succession F.-A.Monk réclame $200,000 plus 10 pour rent pour dépossession forcée.La Commission a aussi étudié l'expropriation pour l’élargissement du tunnel de la rue Saint-Denis.La ville offre $39,299.76: $16,-049.70 pour le terrain et $23,250 pour les bâtisse»; 15 propriétaires et 10 locataires sont intéressés, I d'ici quelque» jours lâ-daurua* !•( Le» catholiques de langue anglat-* se ont de nouveau demandé au co» mité exécutif de recevoir directe-* ment la part nuj leur revient, au lieu de la recevoir par l’entremis» de la Saint-Vincent de Paul.Il* prétendent n’avoir pas suffisamment reçu au début de la saison.F.n principe, les catholiques de langue anglais»- ont droit à 9 pour cent du total ries argents votés par la ville, et ceux de langue françal-» se à 65 pour cenl.ce qui donne un.pourcentage global de 74 p.c.pourt les catholiques.Cependant les catholiques de lan-* gue anglaise n’ont pas secouru de» families en assez grand nombre pour avoir droit à ce neuf p.c, D’auxi Ire part, l’an dernier la Société St-s Vinrent de Paid a dépensé bcau-s coup plus qu’elle n’a reçu de 1*( ville, et me s’en «*4 pae phrinte.Néanmoins, les autorités rnunicG pales verseront dorénavant aux oa*» thollques de langue anglaise les crés _____________ ( dits auxquels ils auront droit san* commission rendra une décision | passer par rtntcraiédialra dç jg olétê .-"S LE DEVOIR.MONTREAL.MERCREDI 17 FEVRIER 1932 VOLUME XXIII — No 38 Le Cours du R.P.Le témoignage de Jésus: Miracles.Résurrection d’Apologétique Adélard Dugré Prophéties, tv spécifiqu fine dans le l,f H.P.Adélard Dugré, S.J., a tonné hier noir, à la salle académi-ans péché, mais maintenant, ns mt vu et ils ne veulent pas de moi.’ lEvang.selon saint Jean, ch.XV, '• 24'> .y .Les oeuvres dont parle ici Jésus, ¦e sont ses miracles, ("est là la grande preuve qu’il a donnée de sa nission divine, celle que nous de-mns examiner aujourd’hui.Le miracle est, eu effet, la preti-nie de l’intervention di-les événements du moule.“un argument très sûr, bien adapté à l'intelligence de tous", lit le Concile du Vatican.C’est un ait, un fait sensible, que tout le non de peut contrôler, pour savoir l’il s’est réellement produit et quel-e en est la cause.Dans son sens strict, le miracle e définit: une oeuvre sensible, pro-tuite par Dieu en dehors des lois de a nature universelle et de sa Pro-tidcnce particulière, en faveur l’une doctrine ou d’une personne.)n distingue le miracle physique.lui dépasse les lois de la nature iveuglc, comme les guérisons subies, la résurrection des morts, là narchc sur les eaux, la mtiltiplica-ion des pains; le miracle intellee-uet, qui dépasse les lois de la con-laissance humaine, comme la pro-ihétie ou prévision de l’avenir, la •onnaissànce des secrets intimes, la lision d'événements lointains; le uiracle moral, qui dépasse lelle-nent les forces morales de l'huma-litc qu’il faut y voir un secours pécial de Dieu.On soulève généralement deux >bjeclions préalables contre le mi-acle: on nie qu’il soit possible; on lie que nous puissions établir son aractère surnaturel.Répondons irièvenient à ces deux objections.D'abord, ceux qui admettent l’ex-slence de Dieu ne nient pas qu’il lit la puissance de faire des mirâtes; mais ils croient que le mira-•le serait une injure à sa sagesse.tien, disent-ils, n’a pas besoin de ¦orriger son oeuvre par des ouches accidentelles.En établis* ant les lois de la nature, il n’a pas mi vouloir y déroger à tout propos.Cette objection vient d’ordinaire rime fausse conception du mira-•le.Ce n’est pas un amendement mx lois de la nature; c’est une fa-;on de frapper l’attention des houilles dans un but déterminé.Le mi-acle fait partie du plan divin.Sa ‘aractérislique n'est pas, comme Se ait remarquer .mint Augustin, un léploiement de puissance extraor-linaire, mais sou caractère insoli-e.Il faut plus de puissance pour touverner le monde que pour essusciter un mort; cependant, on 'émerveille devant une résiirrec-ion et l’on ne remarque pas les norveillrs de la nature.Pour altier notre attention Dieu déroge à ’ordinaire.Le surnaturel faisant partie de lohc destinée, le miracle devient t moyen le plus propre à l’accré-üter.("est lui qui peut le mieux ustifier notre foi, la foi des huni-iles eoniuie la foi des savants, eu ions faisant toucher du doigt fac- tions.la s’apaise dans l’action de grâce._________ Tout cela s'applique à la prophé-! parte tie, miracle intellectuel, comme au ’ miracle physique.La révélation d’événements lointains, de faits distants, de pensées secrètes, quand elle peut être vérifiée, produit un effet considérable sur ceux qui la connaissent et donne au prophète une grande autorité.Or, il est des cas où l’on peut nettement discerner la prophétie de la prévision conjecturale ou fortuite.Les exemples d’une science surhumaine ne manquent pas dans la vie de Jésus.Plus d’une fois il dévoila les pensées, les doutes, les objections de ses adversaires ou de ses disciples et prédit des événements qui se produisirent.Enfin, il > a des faits d’ordre moral qui tiennent du miracle, soit chez des individus, comme la conversion de saint Paul, soit dans des collectivités, comme la propagation de la foi chez la première génération chrétienne et la constance de tant de martyrs du christianisme.Les lois de ta psychologie n’expliquent pas la multitude de faits héroïques qui rempulissent l’histoire de l’Eglise.Il y fallut un secours supérieur.La valeur probante de ces faits surnaturels vient de ce que.par eux.Dieu se porte garant de la doctrine ou de la personne qu’ils autorisent.Sans doute, le démon peut tenter de se servir du même moyen pour accréditer le mensonge; mais il y a des faits que le démon ne peut pas faire, comme ressusciter un mort; il en est d’autres où il se trahit par sa propre méchanceté; toujours sa supercherie est vite découverte par des esprits prudents.Car Dieu ne peut pas se faire complice de l’erreur, il ne peut pas permettre que les signes qu’il a choisis pour authentiquer sa parole, ses hérauts ou ses saints, servent à recommander le mensonge et la malice.Sa majesté, sa sagesse, sa bonté pour les hommes s'opposent à de tels abus.C’est pourquoi l’Eglise et l'humanité tout entière ont toujours considéré le miracle comme une j preuve irrécusable de l'intervention divine.Ou a toujours cru que la divinité endossait la parole ou la vertu de l’homme qui fait un vrai miracle.Jésus avait donc raison quand il disait aux pharisiens de croire à ses miracles,.s’ils ne re- croyaient pas à sa parole; il avait raison, après avoir prêché, d’opérer des guérisons.C’était la manière la plus décisive de montrer qu'il parlait au nom de l^ieu.Les miracles de Jésus on.lui-mèiiie n'y croyait pas et ne voulait pas en faire.Pareille assertion est insoutenable.En maintes circonstances, Jésus donne ses miracles comme des preuves de sa mission: "Pour moi, dit-il, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean (le Précurseur): car les oeuvres que le Père m’a donné d’ac-couiplir, ces oeuvres mêmes que je fais, rendent témoignage que c'est le Père qui m’a envoyé.” (Saint Jean, ch.V.v.36).11 s’indige contre les habitants de Capharnaüm que, après avoir vu tant de miracles, ils ne croient pas.Et quand il envoie prêcher ses apôtres, pour accréditer leur parole, il leur donne le pouvoir de guérir les maladies et de chasser tes dénions.H considérait donc les miracles comme des moyens de faire reconnaître la divinité de sa mission.Les prophéties viennent confirmer ses miracles.D’abord, les prophéties de l’Ancien Testament qui, en provoquant et en entretenant l’attente du Messie, ont tant contribué à préparer le succès de sa mission.Même nous, nous comprenons plus facilement le Christ, quand nous le voyons rattaché sans interruption à la chute de nos premiers parents.Il devient ainsi le centre de l’histoire religieuse du monde, la raison d’être d’un peuple élu qui resta mo-nothéiste et qui garda le culte du vrai Dieu parmi l'idolâtrie universelle.On comprendrait mal qu’un personnage comme Jésus fût apparu sur terre sans être annoncé.Les prophéties anciennes confirment donc fort à propos la mission divine du Christ.Mais Jésus fit aussi des prédic-II annonça aux disciples sa passion, sa mort et sa resurrection, trahison de Judas, l’abandon des ~LA RACIC*»' propos de canailles Ne manquez pas la prochaine conférence publique de M.Henri Bourassa, le 4 mars Les rationalistes qui n'accordent à Jésus aucun don surnaturel doivent expliquer scs miracles.La tâche est embarrassante.Les nus nient les faits, d’autres nient qu’ils soient surnaturels.Des auteurs récents les partagent en diverses catégories les guérisons, qu’ils attribuent partie à l’autosuggestion, par- I ! lie au grossissement populaire; les 1 miracles de nature, connue la mar- ; che sur les eaux, qu’ils expliquent par l'hallucination des témoins; puis d’autres faits difficiles à expliquer, dont ils se débarrassent eu i mettant en doute la valeur du ré- ' cit.Disons d'abord qu'on ne peut re- ! jeter d’un bloc tous les récits de miracles qui se trouvent dans l’Evangile.Rien ne nous y autorise ; et le procédé serait des plus arbi- j traires.“La plus superficielle 1er-1 ion do Dieu dans le monde.Il se- i tore, écrit le P.de («randmaison, ¦ait peut-être indigne (le la sagesse j donne l'impression que les miracles le Dieu s'il était distribué salis dis-| appartiennent à la substance même •ernenicnt pour satisfaire la curio-dé humaine; nais il n’en esi pas Unsi.Le miracle a toujours une jorlcc surnaturelle; production ou tccroissenient de foi.de piété, de espect envers Dieu et ses représen-ants, en faisant éclater sa puissance cl sa bonté pour les hommes.Mais une autre objection sur-lient; peut-on être sûr que Dieu est ’auteur du miracle, que ce n’est •as simplement un phénomène na-urel extraordinaire?Sait-on •e que peut faire la nature?II y a pielques siècles, l'électricité, l’avia-ion, la radiophonie eussent passé KHir des miracles.Non.11 y a quelques siècles, 'omme aujourd’hui, on aurait ad-niré les forces secrètes de la ualu-e, niais on n’aurait pas crié au mi-•acle devant Pautqmobilisnie et 'électricité.En examinant les ails, on aurait vu que des causes mil,relies intervenaient, tandis que I rie.et on lui présentait lotis les ma-lans le miracle on constate Pubsen- 1 lades atteints d’infirmités et de ‘e ou l'insuffismee des forces na-j souffrances diverses, des possédés, airelles.Sans connaître tout ce des lunatiques, des paralytiques, et pie tient faire lu nature, on connaît i il les guérissait, Et une grande mul-•es limites, on distingue son action • litude le suivit, de la (ialiléc, de la ¦t son abstention.Ainsi l’on sait I Décapole.de la Judée et d’au delà • veo certitude que la nature n'opère >as une reconstitution de tissus du récit évangélique, l ue étude approfondie confirme décidément cette impression.La narration des faits de ce genre occupe, on effet, dans m's évangiles, une place, nié me matérielle, considérable.On j n'y a pas relevé moins de 41 mira-I des.ou groupe miraculeux dis-| tinels." (Article Jésus-Christ, dans le Dictionnaire d'Apologétique, n.I 3(11 ).Seuls les miracles de Jésus ex-tout j pliquent son action sur les foutes.On admirait sa parole, mais il fallait ses prodiges pour soulever pareil enthousiasme.On trouve un écho des sentiments de la toute dans des passages comme ceux-ci: “Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, prêchant l’Evangile du royaume et guérissant toute maladie el toute infirmité parmi le peuple.Su renommée s'étendit dans toute la S\- •ivnnts, ne soude pas deux frag-nCnls d'os sans un temps prolon-iè.Si ces phénomènes se produi-enl instantanément, il intervient nié autre action que celle de la naître.En effet, la nature agit toujours t une manière uniforme; elle exile qu'il y ait proportion entre l’ef-el et sa cause, elle n'admet pas.par 'xeniple, qu’on guérisse d’un mot in lépreux ou un aveugle en lui tou-•hanl les yeux aver de la salive; il ni faut du temps pour produire ses •ffets; enfin, elle prête son con-•ours au méchant comme au saint.e miracle, lui.est réservé aux lommes de Dieu; il se caractérise )ar son irrégularité, son instanta-léité.son manque de proportion j ment, ne tvêc les causes immédiates.Voilà tès caractéristiques qu’on peut •onstater; quand elles se trouvent •éunies dans un même fait, le dou-e n’est plus permis; ce fait n'est >as naturel.l'n autre signe aide à discerner le niracle: l'atmosphère religieuse où 1 se produit.Personne ne songe mi miracle devant les découvertes fu chimiste et du physicien dans eurs laboratoires.Le miracle est irécédé d'un recours à Dieu, r est in acte de religion.Il est suivi sentiment de stupeur, qui du Jourdain.” (Saint Matthieu, ch IV, v.23-25).Saint Mare nous dit; “Comme il guérissait beaucoup de gens, tous ceux qui avaient quel que mal se jetaient sur lui pour le toucher.” (Saint Mare, ch.Ill, \.Ht)."Les gens, avant aussitôt reconnu Jésus, parcoururent tous les environs et l’on se mit à lui apporter les malades sur leurs lits, partout où l'on apprenait qu'il était.En quelque lieu qu’il arrivât, dans les villages, dans les villes et dans les campagnes, nn mettait les malades sur les places publiques el on le priait de les laisser seulement toucher la houppe de son manteau; et tous ceux qui pouvaient le toucher étaient guéris.” (Saint Marc, ch.Vf, v.54-56).De tels faits, rapportés si simple-peuvent se réduire â quelques guérisons douteuses, ou la suggestion aurait le principal rôle.Les apôtres et les contemporains des apôtres ont cru à de véritables miracles, à des miracles nombreux, indubitables, (’.‘est d’un mot ou d'un geste que Jésus guérit les malades.chasse les démons, apaise la tempête.Comment expliquer l'erreur de la foule, ou même des disciples, sur la multiplication des pains, sur la résurrection de Laza-re ou rie la fille de Jnïre?Récemment on a mis en doute les miracles de Jésus parce que, dit- apôtres, le reniement de Pierre; il prévint ses disciples des persécutions qui les attendaient, prédit le martyre de Pierre et des fils de Zé-bédee, la gloire qui s’utlacherait à Magdeleine, la grandeur et la perpétuité de l’Eglise, la ruine de Jérusalem et la réprobation des Juifs, Ces événements, Jésus les annonce en termes simples, sans emphase, mais sans hésitation, en homme qui sait.Ce que veut Jésus, c’est forti-lier â 1 avance la foi de ses disciples qui pourrait chanceler.Une telle science n’est pas naturelle, la façon dont elle se manifeste continue son caractère prophétique.La résurrection Mais le grand miracle de Jésus, C est sa propre résurrection.Elle est la clef de voûte de foule son oeuvre.Saint Paul le proclamait déjà; si le Christ n’est pas ressuscité, notre religion est fausse, no-tre espérance est vaine.trois preuves convergentes attestent la vérité du fait: ta disparition du corps de Jésus, ou l'argument du tombeau vide; les apparitions de Jésus à ses disciples; le changement opéré chez les disciples eux-mêmes.D’abord la morl de Jésus sur la croix et sa sépulture ne peuvent être mises en doute.Tous les évangélistes, toute la première génération chrétienne l’attestent.Or.le troisième jour, il n’était plus dans son tombeau.Qu’était-il devenu?i Des gardes étaient là pour empêcher le larcin du cadavre par les disciples.Ceux-ci, d’ailleurs, n’étaient pas dans la disposition d’opérer un coup de force: ils se cachaient, tremblants de peur, découragés.Ils ne voulurent pas croire â la disparition du cadavre, quand ils l’apprirent; et quand Jésus leur apparut, ils le prirent pour un fantôme.Cette disparition du corps de Jésus reste inexplicable.On ne peut pas l'attribuer à ses amis, encore moins à ses ennemis.Mais il v a bien autre chose: c'est que le Christ fut vu, â plusieurs reprises, vivant, dans un état glorieux.Il parla à ses disciples, se fit toucher par eux, mangea devant eux.pour vaincre Jeur incrédulité tenace.Au témoignage de saint Paul, plus de cinq cents personnes le virent ainsi.Le jour de son ascension, de nombreux témoins le regardèrent monter au ciel; il venait de prendre un repas avec eux.Depuis quarante jours il parlait fréquemment à ses apôtres j et complétait leur instruction.C’étaient là des faits connus, que saint Paid rappelle, que l’on citail toujours dans la catéchèse primitive.Us avaient fortement impressionné les disciples.En fait, et e'esl là la troisième preuve de la vérité de la résurrection de Jésus, eet événement peut seul expliquer le changement qui s’opéra chez les disciples.Déçus dans leur grande espérance, après le crucifiement, ne songeant même plus que Jésus avait annoncé sa résurrection, ils étaient dans un profond abattement et commençaient â se disperser.Et voici qu’en quelques heures ils retrouvent une con- J fiance inébranlable: c’est qu’ils ont I mi le Seigneur.Ceux qui ne l’ont ; pas vu restent tristes et sceptiques, i ils se moquent des prétendues visions des autres, comme Thomas et ) les disciples d'Emmaûs; dès qu’ils ont vu le Maître, tou» change.Com-j | ment croire qu’une pareille métamorphose est produite par l'auto-i suggestion?La résurrection «le Jésus n'est donc pas seulement le plus grand des miracles, e’esl aussi le attesté et le plus fécond pour l'avenir de l’Eglise.Si Jésus n’est pas i ressuscité, l'existence même du ! christianisme est inexplicable; mais s’il est ressuscité, ce miracle i est décisif.Il suffit pour autoriser ; toute l’oeuvre du Christ, sur laquelle il applique, d une façon in-! délébile.le sceau de l'approbation divine.Ainsi la résurrection prou RADIO-CAZETTI Mercredi, le 17 février Léo de Hierapolis, baryton, chantera au programme des l’ercs Paulistes, poste WLWL, avec concours d'un orchestre, à 6 heures.— Causerie du milieu de la semaine, par F.W.Wile, de Genève, qui présentera Auguste Zaleski.ministre des affaires étrangères de Pologne.Poste WABC.à 6 heures, et aussi poste CKAC.-Causeries, à (i h, 45, poste WLWL.sur le remède au crime, par le R.P- Joseph A.Dewe, et sur le Christ notre Roi.â 7 h.30, même poste, par le R.P.Nicholas Higgins.—Irène Delroy, (Mme William Austin), accordera une entrevue à Margaret Santry, journaliste, à 8 heures, poste WABC.Chant par Barbara Maurel, contralto, et orchestre sous la direction de Frank Ventree.Programme musical tiré totalement de Fritz Kreisler, Violonistes et chanteurs.Orchestre sous la direction de Nathaniel Shilkret.Radio-Théâtre De 9h.â 9h.30.le poste CKAC offrira un nouveau programme de Radio-Théâtre consacré au théâtre d’Henry Becque.Les commentaires seront fails par M.Henri Dom-brotvski, professeur à l’Université de Montréal, agrégé des lettres de l’Université de France.On entendra le quatrième acte (en entier) de la célèbre pièce de Becque: “Les Corbeaux”.—Causerie sur l'hygiène publique, à 10 h.15, poste WABC, par le commissaire de santé de Chicago, le Dr Herman N.Bundesen.Il parlera du rhuma.—Discours, à JO h.45, poste WABC, par John W, Davis, sur le sujet suivant: “A united democracy for 1932”.—A 11 heures, poste WJZ, programme régulier de Ludwig Laurier et à 11 h.15.poste WABC, autre programme d’orchestre sous la direction de Howard Barlow: Andante du Concerto, de Mendelssohn, par Toscha Seidel et l’orchestre; Chanson française ancienne, par les mêmes; Extrait de la “Fiancée Vendue”, de Smetana, par l’orchestre.Jeudi, le 18 février Première mondiale d'un opéra de Richard Hageman intitulé: “Ca-ponsachi”, irradié de Fribourg, Allemagne, à l heure, h.n.e., poste WABC.Surveiller les postes locaux.L’opéra “Tristan et Yseult” Le deuxième acte de l'opéra “Tristan et Yseult", de Richard Wagner, sera irradié de New-York par le poste WJZ, à 3 heures.Surveiller CFCF.Cet opéra fait partie du cycle wagnérien annuel.M.Edouard Montpetit M.Edouard Montpetit, secrétaire général et directeur des relations extérieures de t’Université de Montréal et directeur de l’Ecole des sciences sociales, économiques et politiques, sera le conférencier de ta demi-heure universitaire de 5 heures, poste CKAC.Il parlera du civisme el de renseignement.M.Charles Roulé, pianiste, professeur au Conservatoire national de Musique.exécutera les pièces suivantes: a) Scherzo et Intermezzo, de Schumann; b) La Couturière, de Mous-sorgsky; c» Récit du pêcheur, de Manuel de Falla; d) Prélude, de Gershwin, Comité de ta Pensée Française Poste CKAC, de 6 h.15 à 6 h.30.émission radiophonique du Comité de la Pensée française, sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Causerie de M.Emile Bruchési, C.R., qui: résumera la vie de Louis Hébert, premier colon de la terre canadienne.Margaret Wüdemer, romancière et poétesse, accordera une entrevue à 8 heures à Margaret San-Iry, journaliste, au poste WABC.Chant par Barbara Maurel, contralto.Orchestre sous la direction de Frank Ventree.Belie Daniels chaulera à 8 heures au poste WEAF.Orchestre sous la direction de Hudv Vallée.Programme du C.N.R.A 10 heures, la cliaine de postes émetteurs du Canadien National qui s'étend de Moncton à Vancouver, irradiera une nouvelle pièce historique basée sur ta fondation de Québec par Samuel de Chain-plain.—Les autres programmes réguliers se succéderont au cours de la soirée.Mentionnons celui de Ludwig Laurier, à 11 h., poste WJZ, et celui de Howard Barlow, à tt heures 15, poste WABC.Ce dernier comprendra : Marche militaire, de Granados; Danse des arches, du “Prince Igor”, de Borodin; Finale, de la deuxième symphonie, de Beethoven; Danse hongroise, de Brahms.Alfred AYOTTE Postes locaux MERCREDI, LE 17 FEVRIER CKAC 12.00 Midi: Variétés Instrumentales 12.30 Cotes de la Bourse.12.45 M.Harry-T.Dickinson, organiste.1.00 Appréciation sur la musique, par M.a,-A.Stanton 1.15 Orchestre du Royal York.1.30 Sélections d une comédie musicale.2.00 Emission du Conseil national d'éducation.2.30 Sélections d’une comédie musicale 3.00 Edna-Wallace Hopper, CBS 3.15 The Four Eton Boys, CBS.3.30 Arthur Jarrett et orchestre CBS.4.30 Rltz-Carlton.5.00 Théâtre des Petits 5.30 Salty Sam, le marin.5 45 Rapport des marchés.6.00 Emission de Genève en Suisse.CBS.Disques variés.7.45 Dialogue comique.8.00 La troupe ambulante du lac des Bols, B 30 Orchestre de concert du Rttz-Carl- ton.9 00 Radio.Théâtre.9.30 Programme la Raclcottne.10 00 Harry-T.Dickinson, organiste 10.30 Orchestre Georges Wade.de Toronto.11.00 Nouvelles.11 05 Orchestre 11.15-Récital d'orgue 11.30 Orchestre de Hall White, du Windsor.CFCF m 10.00 Mme Blake.NBC 10.15 Heure des dames 11.30 Orchestre Mariant, NBC.12.00 Disques 12.45 Orchestre Rosebrook, NBC.1.00 Cotes de la Bourse, l ié Disques 1.30 Orch.Don Pedro, NBC.I.50 Déjeuner en musique, NBC.2.00 Disques.2.15 Mélodies NBC.2.30 Disques 6.00 Heure du crépuscule.6.45 Cotes de la Bourse.7.00 Dialogue nègre.NBC 7.15 Orchestre Lanln, NBC.7.30 Programme commercial.9.00 Studio.9.45 Revue d'actualités 10.00 Studio.10 45 Danse et chant.11.00 Heure du coucher, NBC JEUDI, LE 18 FEVRIER CKAC 7.30 Le réveil.7.45 Culture physique.8.00 L’heure du déjeuner.9.00 Chants et disques 9.45 Mélodies populaires 10.00 "Bonjour Madame' et Jovette Bernier.10 30 L'ouverture de la Bourse.10.45 Heure des courses aux magasins.11.00 Poèmes symphoniques.11.30 La bonne chanson française.11.45 Extrait d'opéra 12.00 Trio de concert.12.30 Bourse de Montréal et de New-York.12.45 Causerie française sur l’hygiène.1.00 M Harry-L.Dickinson, organiste.1.30 Sélections d'une comédie musicale.2.00 Emission du Conseil national d'éducation.3 45 Clôture de la Bourse 4.30 Orch.du Rltz-Carlton.5.00 Cours de vulgarisation de l'Université de Montréal.5.30 Salty Lam.le marin.5.45 A annoncer 5.55 Dernières nouvelles.Temperature.6.00 Orch.Vincent Sores.C B S.6.15 La poésie française.6.30 Orch.de Joe Nlto.7.00 Disques et comédies 8.30 Musique et chant II.00 Résultats des parties de hockey.11.00 Nouvelles.11.05 Danse.U 15 Orgue.CFCF 8.30 Cheerio, NBC.9.00 Refrains favoris 9 45 Programme nègre, NBC.10.00 Mme Blake.NBC 10.15 Disques.11.30 Musique de chambre, NBC.12.00 Chants variés, NBC 12 15 Disques.12.45 Orch.NBC.1.00 Cotes de la Bourse * ^ 1.30 Déjeuner en musique.NBC.2 00 Disques et soil de chaut 7.15 Orch.Lanln.NBC.7.45 E Loiselle et L.Turner.8 00 Allen et Burns.8 30 Lilian Roth et Rudy Vallée, NBC.9 00 Programme commercial.9 15 Saynète.9.30 Sherlock Holmes.NBC 10 00 Programme du C.N.R 1100 Heure du coucher, NBC, et fermeture.* * * Longueur rronoes en métrei et nombre de kilocycles des postes ci-bsut mentionnés: Pour un titre prometteur, c'en est uu: "Honnêtes ou canailles'.'" M% Henri Bourassa Ta lui-mème choisi pour sa conférence du vendredi soir, 4 mars, alors qu’il parlera sous les auspices de l’Association catholique des voyageurs de commerce dn Canada, section Mont-Royal, Montréal, à l’Auditorium de l’Ecole du Plateau, (au parc LaFontaine).Voulez-vous savoir si telles idées, tels mouvements, tels hommes.sont honnêtes ou canailles?Il vous faut entendre M.Bourassa parler des événements du jour el de personnes qui jouent un rôle sur- la scène de l’actualité.Dans ce but, à part Je dépôt du Devoir, vous pouvez obtenir des billets en vous adressant à Tune ou l’autre des personnes suivantes qui vous porteront vos billets à domicile, si vous le désirez: MM.J.-T.Chartrand, 1810, ave Lajoie, (AT.1717); A.Raynault, 3574 Ontario est (CL.3501); Roméo Côté.7058, Garnier, (CA.2916); Z.Gagné, 12201 Bois-de-Boulogne, Bordeaux (BY.0156); C.-E.Lavigne, 7260, Chrislophe-Colomb (CA.2380); R.Traversy, 4416 Garnier (AM.2389); J.-E.Lusignan, 4707 Christophe-Co-lomb, (CH.6620).____ La Société des conférences des Hautes Etudes Voici le programme que cette Société présentera ce soir, à 8 lires 15 à la salle Saint-Sulpice: Chant par Mlle Fabiola Poirier: A quoi bon entendre chanter les oiseaux?.Saint-Saëns La feuille de peuplier .Saint-Saëns Au piano, M, Alfred Migneault.Présentation du conférencier par M.Albert Angers.Conférence: Variations sur un thème connu, par M.'Raymond Ta nghe.Chant par Mlle Fabiola Poirier: Groupe de chansons de M.Alfred Migneault: Mélodie — Chien—Sans l’oublier — Obstination.Au piano.M.Alfred Migneault.Allocution par M.André Fauteux, président' id’honneur.A l’Ecole du Plateau, vendredi soir PETITES AFFICHES —- Tarit — TOUTES DEMANDES — Locations, maisons, chambres, magasina, etc.— A vendre.Perdu.Trouvé, etc.— 1 aou le mot, minimum 25 eoua.— La même annonce, un mois.18 • mise de 10% NAISSANCES.DECES.MESSES, R*-MERCIBMENTS - 90 tous par insertion.CARNET MONDAIN, eU,.—$1.00 par insertion.DEMANDE D’EMPLOI Organiste d'expérience et bien recommandé demande position.-Peut chanter le casuel et diriger son propre choeur de chant.Casier 6u.Le Devoir.23-2-32 LOGEMENT DEMANDE Logement de 4 pièces, situé entre Craig, Ontario.St-Laurent et Papineau.S’adresser par lettres à 1104 est, rue Dorchester.J.n.o.MAISONS A LOUER No 2139 rue Lasalle.logement de 6 pièces, $19 UU par mois; No 2145 rue Lasalle.logement de 6 pièces, $19.00 par mois; No 187 Avenue Laval.Laval-des-Rapldes, logement de 5 pièces, cave, bain, serre, garage.Jardin.$18.00 par mois.Notaire Cré-peau.CH.7744 OU BY.0066 J.n.o.MIEL DE CHARLESBOURG Douze millions d'abeilles dont le travail profite aux autres ont.en 1931, récolté 16,100 livres du bon et doux Miel d« Charlesbourg.Avez-vous eu votre part?Le bidon d'un gallon, 13 livres, par colis postal, dans la province de Québec $2.50 poste payée.VERRET, Charlesbourg, Qué.a-3-32 ANNONCES MUNICIPALES Les portes ne seront ouvertes que de 7 à 8 heures le soir du débat interuniversitaire.vendredi prochain, à TEcole du Plateau (parc LaFontaine) et le président de la Société des débats de TUniversité de Montréal, M.Jean Jodoin, prie le public de se rendre à temps et de.prendre son siège immédiatement.Son Excellence le gouverneur général asistera à ce débat et arrivera à TEcole à 8 heures 15 environ.Il sera inutile de se présenter aux portes de TEcole après 8 heures, car elles seront fermées, cela parce que les billets de la soirée sont déjà tous vendus et parce qu’il est nécessaire de voir à Tordre.AVIS DEMANDE a été fait» â la CITE DE MONTREAL.par Joseph Elle Limitée.No 925 Hibernia, pour permission d emmagasiner et vendre de l'huile et de la gazollne, sur le lot No 3912, quartier St-Paul.No 5581 St.Patrick.Toute opposition â cette demande doit être communiquée dans les quinze Jours Ai J.-ETIENNE GAUTHIER.Greffier de la Cité.Montréal.17 février 1932.•i Cité de Montréal Construction d'égout Avis public est par le présent donné que l’on se propose de construire Immédiatement un égout dans: Avenue WILLOWDALE, des limites de la Cité d'Outremont, à la rue Pear, et dans la rue Pear, de l'avenue Willowdale au Chemin de la Côte Ste-Catherlne.Les propriétaires qui désirent construire des branchements privé» jxmr communiquer de l'égout public à la ligne de leurs propriétés, et faire des raccofdements Avec l'égout public devront obtenir des permis au Bureau des Permis, dans un délai de cinq jours, à compter de la publication du présent avis et les présenter au Directeur.aussitôt les travaux commencés.Le tout suivant les règlements Nos 352 et 686, concernant les égouts.J.-E.BLANCHARD.Directeur des Travaux Publics.Service dos Travaux Publics.Hôtel de Ville, Montréal, le 17 février 1932, Causerie par M.René Du Roure A la prochaine causerie rlu Canadian Institute dimanche prochain, le 21 février, au Eitz^Carlton.à 9 h.du soir.M.René du Roure parlera d’Anatole France.(Mlle Cécile Potvin.pianiste.1er prix de virtuosité de 1931 au Cwia-dian Institute of Music, interprétera à cette occasion un groupe d’oeuvres musicales françaises.____ Postes Aféfrea Kilocycles CKAC 411 730 CFCF 291.3 1030 WEAF 454.3 660 WJZ 394 5 760 WABC 348.6 860 WGY 379 5 790 WLWL 272.6 non WTIC 2878 1060 De Montréal à Ottawa Les Montréalais auront la chance de visiter Ottawa à des prix de fin de semaine exceptionnellement bas à l’exemple des 4,500 personnes d'Ottawa qui sont venuesà Montréal dernièrement.Tes trains spéciaux du Canadien National partiront de la gare Bonaventure samedi après-midi, le 27 février et se rendronl à Ottawa.Les billets émis à des prix ! d’occasion seront acceptés au re-! tour sur les trains réguliers ainsi que sur les trains spéciaux qui partiront d’Ottawa dimanche soir.En annonçant celte excursion, M, E.-C.Elliott, agent général du ser- vice des passagers du Canadien National, dit que le but en était d’offrir aux Montréalais l’occasion de visiter la capitale pour y participer aux sports d’hiver ou pour visiter le parlement ainsi que pour permettre à d’anciens résidents d’Ottawa de visiler la capitale.Le congrès des éleveurs Québec, 17.— La Société Générale des éleveurs de la province de Québec tiendra sa trente-sixième réunion annuelle, à Thôlel de ville de Québec, les 23 et 24 février prochain.La présentation des coupes offertes par la Société des éleveurs de bovins canadiens, aux cultivateurs éleveurs, dont les vaches ont établi les records annuels de production beurrière durant Tannée 1931 pour chacune des classes des deux divisions du Livre d’Or, ainsi qu’aux membres des Cercles de Jeunes Eleveurs dont les vaches ont établi les records de production beurrière pour les deux divisions du Livre d’Or, dans la classe de deux ans, se fera au banquet qui aura lieu le mardi, 23 février, à 7 heures p.m., à Thôtel Victoria.Université de Montréal COURS DK COSMOLOGIE ET DK PHYSIQUE \ (.A FACULTE DE PHILOSOPHIE Le 19 et le 22 février prochains commenceront à la Faculté de philosophie de TUniversité de Montréal des cours de eoMiiolgie et de physique complémentaires du cours de philosophie même.C’est là ce que nous a annoncé M.Damien Jasmin, seerélaire adjoint de la F'aculté.Le mieux | cours de Cosmologie sera donné à pour Tave-! partir du 19 février, à 7 heures 30, par le R.P.Emtache Gagnon, C.S.C., et portera sur le sujet général suivant Principes constitutifs de la matière inorganique au point de | vue scolastique.Premier cours: Définition de la cosmlogie, objet et i méthode à suivre; deuxième cours : ; Multiplicité mimérique et spécifique des corps, mutations substan* jtielles; troisième cours: Mécanisme; quatrième cours: Dynamisme ici énergétisme, cinquième cours: : Hylémorphismc; sixième cours: “Matière prime; septième cours: | Forme substantielle; huitième cours: Supériorité de Thylémor-phisme sur le panpsychisme.Conciliation avec les théories des : sciences expérimentales.Le cours rie physique sera donne à partir du 22 février par M.André V.Wendling, à 8 h.30 p.ni., el portera sur l’orientation moderne des sciences physiques et chimiques.1er cours Les sciences physiques, leur méthodologie, leur uti-ilité notamment en psychophysiolo-Maisonneuve a en-i^jp; 2ème cours: Les deux theories de mécanique valables dans toutes les mécaniques et dans Imites les échelles: Ténergir el la quantité des mouvements; 3ème cours: IA ve la vérité de l’Eglise elle-même et TF.gHse prouve la vérité de la résurrection.Car une oeuvre comma le christianisme ne se fonde pas sur une méprise mi sur une supercherie."Rien ne dure que la vérilc.disait Renan, lout ce qui est faux, au contraire, s’écroule.Le faux ne fonde pas.tandis que le petit édifice de la vérité est d’acier el monte toujours.” Telle fois.Renan avait raison .Les publications pornographiques I.'Amicale de voyé une letlre an président de l'exécutif de Montréal pour lui demander d'interdire la vente des publications pornograjihiques tendance explicative et la tendance statistique, la tendance actuelle avec Heisenberg; 4ème cours: Les quanta de Planck, les corpuscules d’Einstein (photons) et les orbites kantiques de Bohr, l'indétermination d’Heisenberg; 5ème cours: Synthèse des anciennes antinomies (ondes et corpuscules) par Louis de Broglie.La seule discontinuité et la discontinuité de direetion (anisotropic); 6èmc cours: Modèles nucléaires d'atomes, spectres, transmutation, tableau périodique, périodique des éléments; la charge nucléaire caractérise "l’élément”; 7ènie cours: Electrons de Valence, spectres visibles el uRra-violets, ions et liaisons chimiques (sans que le noyau atomique soit atteint).Sème cours: La hiérarchie des énergies (Tantropie).son aspect stalistique, “le vraisemblable est plus vrai que h véritable".L’énergétique alotnisc par la théorie dynamique de la matière.BARCLAYS «AYR (CANADA) MONTREAL: 214, rue St-Jacques O.TORONTO: 219,rue Bay AlÜlS arc arm*.LES SYNDICATS CATHOLIQUES Assemblées de ce soir à l'édifice des syndicats catholiques.1231, de Montignv est: 1—Syndicat des typographes.2 Associât ion-des plâtriers.3 Syndicat des relieurs.4 -Travailleurs en chauusures: monteurs, machinistes et cuir à semelles.Demain soir, assemblée du Cercle Léon XIII.Un programme des plus intéressants est k Tordre du iour.CONSEIL D’ADMINISTRATION LR TRks MON.SIR ROBERT L.BORDEN.• G.C.M.G.,C.P., L.D.D.C.R., Président A.B.PURVIS.Vice-Pré»!d*nt L'HON.L.A.TASCHEREAU.L.D.D.C.R.J.S.GROSSER Y W.O.STEVENSON A., C.S.MACDONALD, M.A.H.P.ALTON MAGEB, C.R.Membre du GROUPE BANCAIRE BARCLAY qui maintient plus de deux mille huit cents bureaux et possède des ressources de plus de $2,500,000,000.UN SERVICE BANCAIRE COMPLET VOLUME XXIII — No 38 Lb DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI 17 FEVRIER 1932 £> Pf) 9 6 m£ rYYlijy\, ooA^va&A^ 17 février 1932.On remarquera aujourd’hui dan* cette page une nouvelle rubrique: “L’opinion de* autre*”.J'invite très cordialement le* lecteurs et lectrice* de la page féminine d’y prêter leur bienveillante attention et d’y prendre une part active en y allant de leur opinion sur les différentes questions qui y seront débattues, ou sur n’importe quel sujet qui les intéressera.Il est extraordinaire de constater comme plusieurs personnes qui discutent ensemble peuvent émettre des opinions diverses tout en semblant avoir raison, et parfois tout en ayant parfaitement raison chacune de leur côté.Cela paraît être le cas dans le petit débat qui vient d’avoir lieu entre un correspondant du dehors et notre directrice, et que nous continuons aujourd'hui sous notre nouvelle rubrique.Etre tous de la même opinion serait fort monotone: communiquons - nous amicalement nos idées personnelles et rappelons-nous qu’après chaque chronique de cette page, la discussion est ouvert* si telle chronique prête à discussion.l'VisO' 1 L'opinion des autres Nous publions, sous cette rubrique, tous commentaires, appréciations, critiques au sujet des chroniques parues dans cette page, ou toute opinion émise sur une question d'intérét féminin par nos lecteurs et uos lectrices.On est prié de donner son nom authentique et son adresse; si on le désire, l'incognito sera gardé vis-à-vis du public./>e 11 février mH2 Mlle Jeanne Métivier, Rédactrice.Mademoiselle, 4 la fin de votre dernière chronique (voir chronique du samedi, février), vous avez avoué que vous manquez aux lois de l’hospitalité.Il me semble que non.Vous avez vçulu dire la vérité et je n’ai qu’à vous en féliciter.Votre article ressemble à un plaidoyer en faveur de la femme, conduit avec beaucoup d’art.Je me yarderais de nier ce que vous exprimez avec conviction, mais je rois qu’il est excessif d’accuser les l 'mes de la frivolité de la femme, le veux bien, les hommes ont part de culpabilité.Xe sont-ce i .u.i, lés judéo-maçons surtout, 0 in inventent les modèles et qui font de la propagande pour la coquetterie.pour ne pas dire l’indécence.t.es journaux jaunes, par té I soin qu’ils prennent à faire l’éloge des mondaines, ne sont-ils t>us les premiers coupables?Mais je reste convaincu que la majorité des hommes déplorent l’attitude féminine actuelle quant « la mode.Ils désirent trouver chez la femme l’élégance, la jeunesse et qui peut les en blâmer s’ils ne demandent pas au sexe féminin de se tor-tourer pour l’btenir?Ces hommes- j là croient, comme vous et moi.qu’on peut être très convenable, attirant même, par une loilelle qui m'absorbe pas des moments précieux.Vous invoquez /’experience personnelle.Me permettez-vous de me servir de lu mienne?Combien d'hommès ont aimé la mode d’après-guerre qui enserrait la femme comme dans un étau et l'empêchait de marcher?Combien d’hommes trouvent élégants ces deux bras nus qui pendent le long du corps?J'ai ni à la campagne des jeunes filles être huées par tous et persister quand même à porter des salopet-'es.Xon, mademoiselle, si i’admire vos convictions personnelles, ou plutôt vos sentiments, je ne partage pas l’opinion que vous avez émise itans votre rienuere chronique.Que n’ai-je plus de temps.Je vous citerais certains passages de Hardiesses de ta mode’’ signés par 'élite féminine française et qui ondamnent chez la femme cette ourse vers ta frivolité qui n’est motivée par aucune raison sérieuse.On pourrait êpiloguer longtemps sur ce sujet.Je erùis que l’on ne parle pas assez de cela.Vous avez parcouru l’histoire.La femme par sa pudeur native n’est-cllc pas la gardienne de la vertu?Et quand l’homme s’est adonné au mat parce que la mère et l’épouse n’a pas bien veillé à le garder bon.n’est-il pas devenu brutal?(Cf.l’histoire de Home).Et quand l’homme est brutal, quel est l’être souvent Ai-nocent qui en souffre?C'esi celte qui devrait être sa compagne.La vertu des hommes aujourd’hui est très hypothétique.Quel sera le sort des femmes de demain?UN LECTEUR ASSIDU N.de la R.— Je laisse aux lectrices ou aux lecteurs que cela intéresse le soin de continuer ce petit débat.J.M.Pèlerinage des A.F.A.C.C.M.Il CHANOINE AC DO IN Y DON N ER A UNE CONFEft ENCE L'n pèlerinage des A.F.A.C.C.aura lieu le mercredi, 2 mars, à 3h., à l'église Notre-Dame.Le prédicateur du carême en cette église, M.le chanoine Audnin, y donnera une conférence spécialement dédiée à l’élite féminine.Les places seront libres.Los A.F.A.C.C.comptent sur le zèle de chaque présidente d’amicale pour inviter toutes les anciennes de son association, du moins celles qui demeurent a Montréal ou aux environs, à assisler à celte grande manifestation.Le Manuel de diététique Pendant le < aréme, bien des maîtresses de maison sont embarrassées au sujet de, ta préparation des repas.Il j/ a une réponse, toute prête à tous leurs problèmes; c’est le Manuel de diététique des Révérendes Soeurs Grises.On trouve dans ce volume quantité de recettes de plats pour les jours maigres comme pour les autres jours du ca-méme, et tous plus succulents les uns que les autres.En vente ù la librairie du Devoir, $1.10 l’exemplaire.Au Foyer Sainte-Claire Dimanche, 21 février, il y aura récollection mensuelle au Foyer Sainte-Claire d'Assise, 5045, Saint-Dominique.Montréal.Tél.: Dollard 8026.La messe aura lieu à 8h.Toutes les jeunes filles seront les bienvenues.Il y aura retraite fermée pour jeunes filles du 26 février au 1er mars cl du 11 au 15 mars.La première retraite sera prêchée par le R.P.Arthur.O.F.M.A l'Association Jeanne Mance LF.R.F.BERNARD Y DONNE j UNE CONFERENCE SUR ALBERT LOZEAL Ces jours derniers, l’Association Jeanne-Mance des graduées de l’Hô-tel-Dieu avait sa réunion mensuelle au pavillon des gardes-malades.Le Révérend Frère Ant.Bernard, professeur à I’Universitc de Montréal.avait accepté de donner une causerie sur la vie et l’oeuvre du poète Albert Lozeatl.Le conférencier fut présenté par Mlle Ga-brielle Brassard, présidente de l’Association et rcmércié par Mlle Marie Pelletier.L’auteur de la "Gaspésie au Soleil” fut un assidu chez le poète qu’il peint de façon vivante et concrète.“La maladie, nous dit-il, l’avait fait d’apparence chétive; il | avait des cheveux abondants, une moustache de Kaiser qu’il roulait souvent et des yeux gris très clairs, lumineux, vivants dans un teint pâle, ce double teint de malade”.Tout près de l’Hôtel-Dieu, à l’ombre de St-Jean-Baptiste, le 24 mars 1924 s’éteignait le poète qui sut attirer à son chevet d’infirme non seulement des sympathies, mais des amitiés fidèles et ferventes.Ceux qui allaient là, en ressortaient l’âme sereine, car ce reclus vécut intensément et fut un rayonnant.N’oubliant pas son auditoire de gardes-malades, le conférencier parla du cas pathologique de Lo-zeau, de son ascendance française, catholique, de l’enfant impulsif et remuant qu’on emmène parfois en pèlerinage à la vieille maison familiale de St-Vincent-de-Paul.Le poète le rappellera plus tard avec des accents qui dénotent une grande sensibilité naturelle que la maladie affine davantage.Neuf années de réclusion au iil ne lui firent pas perdre l’espoir de la guérison; une opération lui permit enfin de s’asseoir dans une chaise roulante et même de tenter quelques courtes excursions en compagnie du Dr Geo.Beauregard, son ami et et son médecin.Mais il fallait quelque chose de plus puissant pour l’arracher au désespoir et à la mort.Pascal a très bien dit: “Les événements sont des maîtres que Dieu nous donne”.L’Ecole littéraire de Montréal s’organisait alors.Le secours que nécessitait Lozeau, la fée Littérature le lui apporta.Chs.Gill, grand fumeur et joueur d’échecs, ami de Lozeau.était un des “Escholiers”, Dès lors, tous les échos de l’Ecole parvinrent au reclus pour qui l'heure des visites était une oasrs.Lozeau fut le poète des senli-ments tendres, forcés de se cultiver en serre chaude, mais pourtant “personne*’, nous assure le conférencier, ne jugea aussi sévèrement r“Ame solitaire” que l’auteur lui-même.arrivé à l’âge de quarante ans.“Il y a là, disait Lozeau, des pages que je relis et je me demande si c’est bien moi qui les ai écrites”.Quoi qu’il en soit de ce livre qui a soulevé et soulève encore bien des controverses, il n’en demeure pas moins comme fait uni-ouc dans la littérature française: l’oeuvre d’un infirme relativement sans culture.Le critique français Ahder-Al-den, de passage à Montréal, fut frappe du talent de Lozeau cl fit primer en France un de scs sonnets.Lozeau rêva sa carrière littéraire.Sa famille était pauvre, il lui fallait un Mécène.Sir Wilfrid Laurier fit personellement le don nécessaire.Un regain de forces vers la trentaine et Lozeau se mil au travail dans sa très petite chambre de la rue DroJet."Parva donuis, magna quies1', disait le poète avec sérénité; on roulait son fauteuil sur le balcon qui y aliénait où cinq ou six pagodes chinoises attendaient chaque printemps, avec le poète, le retour des hirondelles, des fleurs; en bas.des arbres, un jardin dont il connaît toute la gent ailée depuis la coccinelle et la libellule jusqu’à son hirondelle favorite.Un jqur.ce fut une des grandes joies du malade.Mgr Bruchési l’alla voir, lui apportant un crucifix béni a Home.Ge fut l'origine du beau sonnet intitulé “le Crucifix’’, mis en musique par M.Alexis Contant.Ce sonnet fut dédié en hommage de reconnaissance à Mgr Bruchési qui l'apprit par coeur et ne manqua jamais par la suite de la répéter en gravissant les escaliers de la maison du poète.Plus lard vint la collaboration au Devoir, les délicieux billels du soir, gais, nerveux, souvent pleins de verve malicieuse comme le '‘croquis juif .Mais nous goûtons particulièrement les "Petites chan- sons” fines, galantes dont le poète a perdu les mots, mais qu’il pourrait mettre en vers parce qu’elles "sont en lui”.En 1912, Je Devoir publiait "Le miroir des jours”, c’est l’oeuvre d’un virtuose.Blanche Lamontagne a souvent admiré la facilité de versification dont il fit preuve alors.II publia, en 1918, “Lauriers et feuilles d’érable”, c’était un malheureux essai du genre épique.Si l’on avait su la souffrance imposée à ce malade qui réagissait pour vivre, la critique se serait faite moins dure.Lozeau admettait hii-mêrne qu’il n’avait pas le tempérament guerrier.Il garda les meilleurs vers de cet ouvrage dans son dernier volume "Les images du pays”.Son meilleur ami Chs Gill mourut en 1918; sa mère lui restait, dans sa prière quotidienne, il demandait à Dieu de ne pas lui survivre.Le poêle mourut vite d’une congestion cérébrale.Le conférencier dit que le jour même de sa mort étant à Paris, il attendait depuis quelques jours une lettre de Lozeau; durant l’après-midi, après une hantise qui durait depuis le matin, il écrivit de nouveau au poète qui décédait à Montréal après avoir dit à sa mère la parole si bien connue: “la route est belle”.Ecrivant sur l’oeuvre religieuse au Canada, un écrivain anglais protestant (,L C.Bracq: "Evolution du Canada”), disait: “c’est une monotonie sublime”.La même Parole s’applique bien à la vie du poète montréalais.Le conférencier récite, avant de terminer, une pièce de vers tirée de “Lauriers et feuilles d’érable", intitulée “Infirmières”.Partie de cartes La pariie de cartes de charité de demain, en faveur de l’Œuvre de la Réparation à la Très Sainte Face, Inc., se fera sous le patronage dé Mme Adolphe L’Archevêque, Sr, et sous la direction de Mlle Germaine Parc, au salon du Thé Salada, 407 blvd Saint-Laurent.Ell£_commen-cera a 2h.précises de l’après-midi.Les dames sont cordialement invitees n y prendre part et sont prices d’y apporter cravons et jeux de cartes.Pour autres renseignements, s’a dresser à l’organisatrice, Amherst ^764 ou à Mme Lonergan.LAnc.0084.Au monastère du Christ-Roi Le 11 février dernier, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, avait lieu chez les Missionnaires du Chnsl-Roi de Gaspé une cérémonie de veture et de profession présidée par Son Excellence AJgr.F.-X.Ross, fondateur de' la communauté.Le jeune institut, qui ne compte que trois années d’existence, a commencé le 8 décembre dernier à goûter la joie dp voir ses membres s’engager, après les deux ans et demi de probation, dans la vie religieuse et apostolique.La présente année promet d’etre particulièrement féconde en consolations de ce genre.Ont eu le bonheur de prononcer leurs voeux de religion : les révérendes Soeur Marie-Médiatrice, née Rose-Aimée Fournier, de St-Majo-rique.S.Marie du Saint-Esprit, née Marie-Louise Godbout, de Montréal; Sr M.de S.-François-Xavier, née Albina Gaboon, de Granbv; Sr Ste-Marguerite-Marie, née Anna-Marie Deschênes, d’Hébert ville; et Sr M.de Ste-Thérèse de l’Enfant-Jésus, née Jeanne Gaudreau.de Montréal.Ont revêtu les blanches livrées du Christ-Roi, Mesdemoiselles Imeida Loubert de Maria dite Sr M.de S.-Pierre-Claver, et Simonne Lachance, de Montréal, dite Sr M.de Joseph.Les Missionnaires du Christ-Roi se destinent exclusivement aux missions en pays infidèles de sorte que chaque aspirante a l’assurance d’aller travailler directement, selon sa capacité, à la grande moisson des âmes païennes.Les oeuvres si diverses des missions permettent d’y employer toutes les aptitudes.L’adoration du T.S.Sacrement, l’Office divin en choeur et un es-pri| liturgique intense y répondent aussi à l’attrait de la vie contemplative.C’est peut-être ce qui explique le recrutement rapide de la non-velle communauté malgré son cloi-gnement des grands centres.’ Pour une jeune fille qui sent brûler en elle la flamme du zèle apostolique, les distances ne sont rien ou plu- i tôt elles sont un attrait de plus! Essiyu la Caopaii VigÉtal dt Ljrtfa L Ptnkb»! De nouveau, tout épuisée P»uvre enfint .elle a encore le* mêmes maus de tête .maux de dos .et !r "spleen".File de*ra;t easa?er le Composé Végéta!de Lydia E.T’mUiam.ea tablette» pour sa générosité : l’espoir de faire régner le Christ-Roi fait marcher sur bien des obstacles et transforme souvent la timide jeune fille d’hier en vaillante missionnaire de demain.Puissent sc multiplier toujours davantage, pour l’honneur du Canada apostolique, les recrues de cette dernière-née de nos congrégations missionnaires! (Communique) Pétition au lieutenant* gouverneur UNE LETTRE DE L’ALLIANCE CANADIENNE POUR LE VOTE DES FEMMES DU QUEBEC Celle association a envoyé une pétition an lieutenant-gouverneur de la province de Québec, concernant le refus du vote des femmes dans Québec à la Législature.Elle allègue que cette restriction viole un des principes de la loi anglaise qui veut que toute yersoitne qyi paye l’impôt ait droit de représentation au parlement et que les femmes du Québec sont affectées par des impôts directs aux mêmes conditions que les hommes.Cette pétition demande au lieutenant-gouverneur d’ordonner un renvoi à la cour du banc du Bol sous l’autorité du Chapitre Vif des statuts refondus de Québec.Funérailles de Mlle Catherine Macdonald Picrrcville, 17 — Le 11 février ont eu lieu à St-Thomas de Pierre-ville les funérailles de Catherine Macdonald, décédée le 9 février à l’âge de 59 ans.Elle laisse dans le deuil «ne soeur: Mme Charles Lemaire (Flore); ses nièces: Marcelle Duguay, Clotilde Lemaire, Rachel Lemaire; ses neveux: René Duguay, avocat, Gérard Duguay, Paul Lemaire, Charles l^maire, Alfred Lemaire, Dr Herbert Macdonald.La levée du corps fut faite par l’abbé Conrad Maurice, aumônier du Mont-St-Bernard, de Sorcl.Le service fut chanté par M.le chanoine Roch .loyal, curé, assisté par les abbés Georges Côté et Gérard Beauchesne.An choeur on remar- EATON Le cuir chevelu -ne le lavez pas trop souvent DEMANDEZ A LA REPRESENTANTE DE LA METHODE HARPER Miss Hubbard Elle vous dira que trop de shampooings enlèvent les précieuses huiles naturelles Lavez vos cheveux seulement une fois par mois.employez le tonique renommé de la Méthode Harper; il diminue l’huile, normalise l'action des glandes en renforcissant les muscles et stimulant la circulation Douleur soulagée isntantanément Demande! à la représentante de ta Méthode Harper — ici en visite spéciale pour deux semaines, jusqu'au 27 février — comment sauver votre teint et vos cheveux des ravages du temps et de la négligence.Téléphonez à P La Na u 9211 REZ-DE-CHAUSSEE, CENTRE ^T.EATON C?O* MOMTOBAW *rrtD quait Mgr Lahate.les chanoines Bourgeois et J.de Gonzague, les abbés Ludger Morin, chancelier.Vincent Lemire, Henri Belcburt, Alcide Lefebvre, Antoine Mêlânçon.Cyrille Morvan, Rolland Beieourt.Georges Roberge, Antoine Denon-court, A.Théroux.Conduisaient le deuil: Dr et Mme Charles Lemaire, M.et Mme René Duguay, M.et Mme Paul Comtois, Mlles Marcelle Duguay, Clotilde Lemaire, Ràchcl Lemaire, Mme Jacques Marchand, Mlle Madeleine Comtois, Mlle Marie GUI, Mme Oswald Soulières.Mme Adélard Raymond.Mme Arthur Lefebvre, Mlle Sarah Miquette, Dr et Mme B.Mau-rault.MM.Paul Lemaire, Charles Lemaire, Gérard Duguay, M.et Mme Hector Tessier, M.et Mme Elysée Courchesne, M.et Mme Arthur Martin, M.et Mme Edgar Lewis, Mme Paul Roy, Mlle Alexandrine Martin, Mlle G.Lemire, M.et Mme Hector Ally, M.et Mme Orner Ally et autres.antikor-làürence ‘f>RcmroH[Hr>s\ -*UlSffDufttUON$.\ SUMmCAg.SàM DOUCEUR- HI VWE PARTOUT Amicale St-Paul- de-la-Croix Lundi, le 22 février, à 8 h.p.m., à l'école Saint-tPâul-de-la-Groix, assemblée de l'Amicale.On est prié d’envoyer son nom et son adresse au secrétaire: I\-E.Boisvert, 2065, boulv.Go.uin est.L'Aspirine chasse toute douleur.Aucun doute là-dessus, Un comprimé vous te prouvera.Avalez-te: le douleur cesse aussitôt Le soulagement est aussi simple que cela.L'Aspirine n’a aucun et (et nocif.Elle ne déprime jamais le coeur et vous n'avez pas lieu d'hésiter à prendre ces comprimés.Il est donc inutile de souffrir du mal de tête, du mal de dents ou de la névralgie.L'on peut faire complètement disparaître en quelques instants les douleurs de la sciatique, du lumbago, du rhumatisme Les femmes trouvent un apaisement à leurs souffrances périodiques et l'on réussit à s'épargner les ennuis du rhume.Les comprimés d'Aspirme offrent d’autres importantes utilisations, toutes décrites dans les indications que contient chaque boite.Cherchez le nom d'Aspi-rine sur la boite, chaque fois que vous acheter de ces comprimés, et soyez en sûreté.N'acceptez pas de contrefaçon, (tes Aspirines sont fabriquées au Canada) .Dictionnaire Général DK BIOGRAPHIE, HISTOIRE, LITTERATURE.AGRICULTURE, COMMERCE.INDUSTRIE BT DES ARTS, SCIENCES.MOEURS.COUTUMES, INSTITUTIONS POLITIQUES ET RELIGIEUSES CANADA PAR LE REV.PERE L.LE JEUNE t.ObUt.de XUrie-lmmacutee ' Bachelier és lettres de l’Université de Psns Ancien professeur et docteur ès lettres de l'Université d'Ottawa Ouvrage orné it 187 phetegraphics et de 56 gravures hors-texte sur papier de luxe Ce dictionnaire comprend deux volumes de près de 900 pages chacun.Belle reliure solide Au comptoir et par la poste $20.00 pour les deux vo- *.lûmes.i #èt> Service de Librairie du ^Devoir” 430 Notrg-Deme cat, Montréal.-Feuilleton du ¦’DEVOIR' -.TROIS JEUNES FILLES ET UNE lOEE — par VICTOR FELI= = 79.(Huile) l it bien !.Miiis la voix s'étranglait dans la îorgé de la pauvre petite et clic fil igné à Colette qui.lout à coup, fonça sur l’obstacle, selon son habi-ittde, et murmura: Nous avons trouvé que ce se-ait si bien .si bien si c'était •rai.El voilà que Madeleine disait, iftîve.simple: Ce sérail tellement délicieux *i vous épousiez marnait} Bernard, abasourdi.*e leva brusquement cl alla vers la fenêtre pour cacher l'accès de galté qui le menaçait.Ah! Jacqueline, si timorée!.La jeunesse nouvelle l’était beaucoup moins! Mais quelle heureuse chance.Il revint vers les trois bonnes en-; fanls qui attendaient, palpitantes.Marguerite dit en hâte: —- Père, je n’oublierais pis maman pour cela.Et papa non plus, assurèrent | 1rs jumelles.Il rrgarda affectueusement les jeunes visages si émus et dit avec bonté : — Alors, c’élait là votre idée?FJ, mises en con/iance, elles expliquèrent qu’elles l’avaient eue, toutes les trois et s’en étaient entretenues si souvent depuis!.enfin.en souhaitant très fort l’aecom-plissemenl! - Nous serions si heureuses! si heureuses! disaient-elles ensemble.Alors gravement, ]p général répondit : — C'est me faire beaucoup d'honneur d espérer que Mute Del marre pourrai! un joifr devenir.ma femme p! la mère de vous.Oh! ee serait exquis! dit ïm-pétuèusêment Colette, On ferait une porte de rom-munication, assura Marguerite.— Et (oui serait commun entre nous! conclut Madeleine, tefujours sentimentale.Vraiment, les < meilleures jojx's leur étaient réservées, après leur grande souffrance, pensa Bernard, touché profondément devant la tendre divination de ers enfants Le “DEVOIR” commencerd tout prochainement la publication d’un nouveau feuilleton.Pour ma pari, je vous declare que je serais trop honoré.trop heureux .si Mme Dflmarre voulait imp faire l’honneur de m'accorder sa main?— Vrai?vrai?dirent-elles (ouïes les trois.Vous consentez?Parfaitement! assura-t-il.im-pcrlurhahle Mais il laut son consentement à elle-même.Oh! maman rsl si bonne, si bonne! File voudra bien nous faire plaisir' s'exclamèrent les jumelles.Alors, voici ee qui vous reste ; à faire, conlinua-t-il, impassible.Allez auprès de votre mère, avec Marguerite, et présentez-lui voire 1 requête.Insistez beaucoup.,., beaucoup! Oh nui! nous allons tellement la supplier! Fl si vous parvenez à vaincre une résistance qu’elle peui parfaitement vous opposer.Mais les trois jeunes filles protestèrent.Si donc vous enlevez son acquiescement, dites-lui bien que je serais heureux d’être admis, aussitôt, auprès d'elle, comme prétendant à la main.T.es jeunes filles avaient écouté religieusement les phrases doctora-j les de Bernard et après des ’’mer- j cis” ingénus, elle s’échappèrent, ra- j dieuses, jugeant que le, plus diffi-cile de la mission qu’elles s'élaienl | attribuée était accompli.Et Jacqueline, stupéfaite, les en- j lendit tout à coup, el cèlte fois nul- ’ Irmenl intimidés, lui exposer leur , souhait .FJ, comme Bernard, elle eut l'impression qu'une douceur1 sans prix compensait ses maternel- j les héxitations.El quand elle sourit à ses filles, leur disant: Les mamans ne se marient point ! Et qu’elles répliquèrent par des supplications véhémentes, elle remercia Dieu du bonheur de eèt amour filial ajouté à l’autre amour!.' Et, le soir, le général “admis à l’honneur d’être présenté à Mme Delmarre comme prétendant”, vint, en effet, cérémonieusement.et devant la joie folle de Jacques el de Henri, le doux orgueil des trois jeunes filles, el la véritable émotion d’André, ils jugèrent tous deux que rien ne manquait au cher bonheur.Ft la nouvelle année commença très douce et, deux mois plus lard, par une chaude et brillante matinée de fin février, tout un remous de voilures avait lieu autour de l'évêché de Nice, cette résidence à la fois pieuse et poétique, dans le cadre délicieux de la verdure, des jardins, de la vue magnifique.CYtait le mariage de Bernard et Jacqueline, c» les fiançailles de leurs enfants.André et Marguerite; et, devant la foule charmée, où l’on se contait qu’un roman de jeunesse, entre le général et Mme Delmarre.avait précédé celui-ci, le vénérable prélat, au sourire de bonté, bénit les époux et fiança les deux enfants heureux.(A suivra) C* fournir est tmgrtmf sa Na 430.rua Not-c-Dim* 1st, à Montrés!, psa 1’“Imprimerie Populaire” (à responsabilité limitée) ééitrlte-progr'éêslfat Gaarpa Pelletier, lémlnMutaar ret smHsMly-’ LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 17 FEVRIER 1932 VOLUME XXlll — No 38 COMMERCE ET FINANCE LES NOUVELLES EN RACCOURCI Le blé Les marchés du blé ont été vigoureux hier à la suite d’une rumeur voulant que la Chine ait commencé à acheter de grandes quantités de blé.La rumeur voulait que le Farm Board ait vendu 40 millions de boisseaux à la Chine.Aucune de ces rumeurs n'a été confirmée.On espère aussi d'autre part qu'un nouveau gouvernement en France pourrait bien être plus large et permettre une plus grande importation de blés étrangers.Quebec Power Le rapport do Quebec Power indique une diminution assez considérable des revenus de la compagnie.D'après le discours du président, la crise actuelle eu est en partie responsable, de même que la réduction dés taux que la compagnie a dû consentir il y a quelques mois.Les revenus ayant été moindres qu’en 1930 et (es dépenses plus considérables, les bénéfices nets ne furent que de $1,391,124 comparativement à $1,780.999 en 1930.Moins la dépréciation et les dividendes, l’exercice s’est soldé par un déficit net de $72,721 comparativement à un surplus de $248,-004 l’année précédente.De plus, le passif courant dépasse par $145,-(IB7 l’actif courant alors que le capital d’exploitation était de $376,-962 en 1930.Power Corporation Malgré une diminution dans les frais d’exploitation, les revenus bruts de Power Corporation ont baissé au point que les revenus nets n’ont été que $839,000 pendant les dix mois terminés le 31 décembre alors qu’ils avaient été de $1,139,000 pour la période correspondante de 1930.La diminution est attribuée tant à la baisse des revenus provenant des placements de la compagnie que du fait qu’on a eu moins recours à son service de génie à cause des conditions économiques présentes.L’or La production d’or au Transvaal en janvier s’est établie à 936,784 onces, soit la plus considérable à i l’exception du mois d’octobre der- j nier alors qu’elle avait été de 945,-113 onces.Il MAKCH£ DES VIVRES LES CEREALE* Avoine no 2 .40 Avoine no 3 .38 Avoine d'engrais: No 1 extra.39 No 1 .37 No 2 .38 Orge no 2 .49 Blé no 4 .63 Maïs sud-africain .65 PRIX DK GROS A MONTREAL FARINES (Prix au boisseau.Escompte d« * 133 I0>.10% 89 88% 10', 10 V'» 125 121 Vente» Valeur» 35 Afbvitoi C 1925 Brazilian Traction 10 B.C.Power 1 10 Canada Cement 363 Can.Pac.Ry 125 Con.Smelting 70 Dom.Steel and Cl.B.25 Frasar Co.10 Hollinger Con.Cold ¦' Int.Nickel 25 Lake of Wood» 10 Mas»ey-H*rris 31 McÇoIl Frontenac 24 Mont.Power 10 National Steel Car 25 Sherwin Williams 21 Steel of Canada 5 Ogilvy 12 Can.Cement 671 9 As Bas V3 4k 17 Vi 69 Vi 9V4 Chang.93/4 95/e 21 20 Vs Vs V* 100 64 1J4 18V,, 21*« 0% 8% 13 13 V» 13 115'/» 114% 14% 14% 65 64 V* 39 V* 45% 39 43 4% 58 57% 13% 13% 35Î: 19 35% 23% 23% 18% 17% 23 V* 23 9% 9V* U% 11% 23% 23 101» 10% 311, 31% 15% 15% 10% 10 18 44% 14% 14% 33% 32% 38 38% 14% 29 28% 4 V» 21% 21% 5 58% 58 10% 10 6% 35% 34% 8% 8 5% 5% 11% 11 13*8 13'» 31V» 31 29% 29 % 10% 10% 11% 12% 91% 89 16% 16% 20% 41 Vé 26% 26 49% 4814 16% 16 46 45 334, 33 44 44 nos 4330 à 4334, lot noe 4638-26, terrain 25 x 125 pied».J.Robertson vend à dame J.-O.-L.Paquette.*13,800 J.-E.Lemlre, notaire.1833.Avenue Bannantyne, bit nos 5771 a 5775.partie 4080-422 terrain 30 x 108 pds D.Lortle fr Verdun Land Ltd , $12.000.J.-H.-R.Measler.notaire, 1832 6Ame avenue, vacants, parties 4872-341, 342, terrain 41 x 102 pieds.H Martin et al à R.Dupont et al, *1.250.J.-H.-R.Mesaler.notaire.1832 Cité de Weatmount.— Place Clark, bât.no 838.lot noe 284-25.terrain 5,864 pds.G-W Scott, fiduciaire, à H.-G.Elrod, *40,000.J.Fair, notaire.1832.Maisonneuve — Rue William-David, vacant, lot noe 4-344 N.Fortier à F Fortier.*800 J.-A Couture, notaire, 1832.tries de la soie et du rayon ont fonctionné à peu près à leur pleine capacité et il y a eu une vive concurrence chez les producteurs.L’activité de la construction n’a pas cessé de se ralentir depuis !026 et ce ralentissement a continué même en 1929, période où les affaires étaient le plus florissantes.Bien que les coûts de la construction aient décru, les salaires sont encore élevés, de sorte qu’avec l’incertitude qui règne un peu partout un gros volume de constructions Mercier' — Rue Beiierive.vacants, iota j proposées sont remises à plus tard, noa 387-1188 1180, partie nas, terrain 1541 Les chemins de fer éprouvent e Tenter P*850S laW* *rl ?r aussi beaucoup de difficultés, ce Montcaim — Rue Fuiium.bftt no 6412,: qui encourage l’opinion que les me- lot noe 208-404, terrain 25 x 105 pieds sures destinées à régler leur exploi-v1^* MeekTŒ8 1932 :‘ation devraient être modifiées, Saint-Henri.— Rue Salnt-Ambrolse, bât.4 pour qu’ils puissent continuer à nos 5193.51&5.lot nos 1703-283 Q-w fournir un service efficace tout en Stephens et al, à Z.Daoust et al.*1,200 continuan, d-aüirer les capitaux particuliers.Les ventes des valeurs à la Bourse de New-York ont baissé à 576,-921,426.comparativement à 1.124,- Lak« Shore .2.00 MAS 8.73 Lindsay, O.-W.l.uo SV» 1B.51 tlndaay, 0,-W„ prly.v,.0.60 00 10.« MoKihhoa, prly.7.00 81 7.88 MoColl Fronianac .60 8U S-H McIntyre P.U» 8.13 lOSi Montra»! Cotton* .0.00 82 0A2 Montreal Cottona prly.7.00 85 7.37 Montreal Rower .1.50 38 4.10 Montreal Tramway* ____ 10.00 1 90 0.0/ Rational Brewer!*# .1.60 24 0.80 national Brewerlea prly.1.73 31 8.03 National Steel Oar .2.00 10 30 Oil OgUvU .8.00 185 4.32 Ogllvle, priv.7.00 110 6.38 Fags Heresy 9.00 51 9.80 Ottawa Power .6.00 104 5.77 Ptnmant prit.0.00 85 6.32 Power Corporation .2 00 36 H 5.42 Power Con»., prf.6.00 88 83.1 Shawlntgau .3.00 33 6.04 Price Bio*, prly.6.50 70 9.38 Quebec Power .2.so 20 e 80 Sherwin William* 1 60 18 8 88 Sherwin William# prlv.7 oo loo 7 00 South.Can.Power .l oo 25 4 00 South.Can.Pow, prlv.6,00 80 6.67 Steel of Canada 1.15 21 823 Steel of Canada prlv.1.73 2«»« 6.54 Teck Hughes 80 4,45 13.40 Took* broe., prlv.7.00 83 10.77 fuckett Tobacco, prly.7.00 128 S.47 Vlau prlv.7.00 75 8.33 Walker Gooderham .23 34$ 6 89 BANQUES Montreal .*12.215 5.58 N-Ecoaae 16.289 5.95 Can.Nat.10 163H 8.43 Commerce .12.186 6.43 Royale .12.211 5 88 Le commerce britannique Toronto, 17.—"On ne comprendra jamais trop toute l’importance qu’aura pour le Canada la prochaine Confèrence économique impériale qui se tiendra à Ottawa en juillet prochain”, déclarait M.C.H.Carlisle en portant la parole devant les actionnaires de la Goodyear Tire & Rubber Co.à l’assemblée annuelle tenue ici.Le progrès du Canada dans le do- maine économique sera en proportion du chiffre de scs exportations, dit 4L Carlisle.El si le volume de ses exportations s’accroît, il suru à un niveau de plus étroite coopéra* tion avec la communauté des nations britanniques.Rar conséquent, le succès ou la faillite de la conférence de juillet définira non seulement le volume d’affaires de 1052, mala aussi les conditions futures du pays.“Si, nous, au canada, désirons avoir lu pant du lion sans ifaire de concessions, la conférence est vouée à un échec.Je crois que le Canada n’est pas suffisamment préparé pour cette conférence.Le gouvernement devrait demander à tous les domaines de l’industrie ce qu’ils peuvent absorber des autres parties de l’Empire.La Goodyear Tire Co.peut se procurer tout son caoutchouc des autres parties de l’Empi- ad Tél.HA.«20.1 1-12-32 BREVETS D’INVENTION NVENTIONS fl ¦ IfAut-vout dépoorr vo*rr> tfpmim'V ux problèmes, dont a parlé ensuite M.Fortin.M.F.A.Monk, vice-president de l’Association, a insisté sur la nécessité «i’une asociation forte et a invité tous ceux qui ont des intérêts dans le quartier à entrer «ians 1 Association.M.Orner Côté a fait I historique de l’Association et a demandé Lap pui de tous dans la tâche à taquet pend la troisième lecture de ce bill afin de permettre au ministre de In voirie et «les mines d’étudier cet amendement, de le refuser ou de la poursuivre.Approuvé par des évêques Au sujet du bill modifiant la loi des fabriques et «les paroisses, qui a été passé en troisième lecture, M.Chapais, après avoir fait remarquer que c’était une mesure très sérieuse, a demandé s’il y avait entente à ce sujet avec l’autorité religieuse, ce à quoi M.Pérodeau a répondu «pic la mesure avail eu l’approbation d’un groupe d’évêques de la province.Le bill a liasse sans Amendement et sans autres discussions.Première lecture Les bills reçus de la Chambre des députés et passés en première lecture sont les suivants: Le bill concernant la loi des licences; le bill de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal; loi amendant la charte de la cité de Hull; loi concernant la ville de Plage Laval; loi concernant la paroisse de Saint-Adolphe; loi se rapportant au club Saint-Denis; loi amendant la loi «les terres et forêts; loi concernant la ville de Rouyn; loi établissant la Commission munici- 000 de M Sweezey.somme qui ne pale; loi relative aux droits sur lexi.j„„„;, ____i.__ .divertissements; loi concernant la manutention de la gazoline; loi con- Ee chef libéral remarque à son lour que M.Sweezey a donné des explications du même genre au sujet des sénateurs Raymond et Hay-don.Ceux-ci ont reçu des souscriptions personnelles de M.Sweezey et non des souscriptions de la Beauharnois.Et M.Mackenzie King conclut: “Mais cela suffit, je sais que le premier ministre est incapable d’un beau geste.” M.Leslie Bell, député de Saint-Antoine, ajoute un mot: La contribution de $0,000 qu’il a reçue ne venait pas de Ja Beauharnois Power mais de M.Sweezey, son ami personnel depuis 1900.L’affaire n’est pas vidée.M.Bennett a promis de faire naître bientôt l’occasion «l’examiner toute la qiiestio ndes souscriptions électorales de la Beauharnois Power.Fai sait-il allusion à l’enquête sénatoriale?L'enquête sur la radio Pour éviler toute ambiguïté à ce sujet, traduisons simplement la déclaration dont le premier minisire a donné lecture à la Chambre: “l.e Conseil privé d'Angleterre a décidé que la radio iombe sous la juridiction exclusive de l'aulorité fédérale et le gouvernement peW dès maintenant adopter les méthodes de contrôle qu'il juge être ddjts l’intérêt du pays.“Il est manifeste que les moyens actuels d’émissions radio-téléphoniques ne sont pas satisfaisants.Notre population est en droit de s'attendre à quelque chose d’aussi bien que ce qui existe aux Etats-Unis.Cette importante question ne saurait toutefois être réglée sans une enquête préalable.“Une méthode efficace de radiodiffusion donnerait des revenus considérables et il est évident que la radiodiffusion canadienne doit être dirigée par des Canadiens.“Le gouvernement dispose déjà du rapport Aird-Frigon qui renferme des informations très utiles.C’est l'intention du goiwernemênt d'entreprendre une enquête encooe plus complète.Un comité peu nombreux de la Chambre sera formé à cette fin.“Ce comité, aide par des conseillers techniques, avisera le gouvernement.lui indiquera la meilleure méthode à adopter et devra se pro-ou’à I nndnn il inrait ,tù «VvnH \nori< er slir les mérites respectifs mer «ulremcnl.laisser entendre i rl de ?êS! à comme « s'ouvrir, cription à la caisse électorale, $10,- MM.Bennett «t King reviennent à Taffaire de Beauharnois Ihuite de la lire page) lendemain même du discours «le London, M.Sweezey lui-meme, dans une lettre aux‘journaux, affirmait que la Beauharnois n’a fait aucune souscription au parti conservateur fédéral et qu’il n a pu être question de restitution «le la part de M.Bennett.N’est-ce pas une réponse suffisante?Quant a la preuve faite à l’enquête parlementaire, elle ne justifie pas les affirmations du discours de London.M.KING Le chef libéral ne se laisse pas vaincre si facilement.Il a fait des déclarations à London en se rappelant certaines choses que M-Bennett a dites au Parlement à Ja session précédente, par exemple: “Mon attitude a été celle de tout homme sensé en pareil cas.La question avait été soulevée en Chambre et j’avais dit qu'une empiète judiciaire s’imposait et que si j’étais appelé à former un gouvernement, telle enquête se feront.Comment aurais-je pu le faire si j’avais accepté des faveurs de ces gens-là même qui avaient intérêt à prévenir cette enquête?Voilà toute la «pms-tion.” M.Mackenzie King explique qu'à London il a simplement voulu démontrer que M.Bennett, en retournant une souscription de la Beauharnois, n’avait pas tant cherché à a^ir dans l’intérêt public qu’à servir son parti; qu'il avait évité de se compromettre en acceptant une souscription parce qu’il savait qu’une enquête devrait avoir lieu s’il était élu.Et M.Bennett n'entendait pas non seulement éviter de se compromettre lui-même personnellement mais il ne voulait pas que son parti fût compromis.C’est son parti qu'il craignait «le compromettre.Et c’est pourquoi il a dit que si des Souscriptions avaient été faites à son parti, elles avaient été retournées.Ainsi s’explique son mot de l’autre jour: Not a damned cent! Pas un maudit sou! M.Mackenzie King reconnaît cernant le rappel de la loi de la ra «liodiffusion; loi concernant le salaire minimum des femmes.Le bill du Tramway Le bill relatif aux tramways de Montré: la lant bill remis à une prochaine séance pour la deuxième lecture.En deuxième et en troisième lecture devait pas être restituée; que par ailleurs M.Btmnelt n’avait pas permis l'acception d’une souscrip La bataille des crédits Vers la fin de l’après-midi, le ministre du commerce et de l’industrie, M.II.H.Stevens, a présen- titvn additionnelle de $200,000 el I le ses premiers crédits.11 demàn-cela pour les raisons que l’on sait, «lait «l’abord une somme de $594,- M.BENNETT M.Bennett revient à la charge.11 verses dépenses contingentes, cite ues extraits des pruces-ver- ces mêmes fins, une somme ., r .Les bills publics suivants ont été le lui-même, son père et son «rere | (,|lslJjtc passés en deuxième et en ont conscience d’avoir bien travail-[ jrüjsj^le jec|urcs après qu’ils eurent été expliqués par M.Pérodeau, Tous les orateurs ont félicite les MM.Côté de leur travail d'organisation.et M.Julien, pour le dîner qu'il offrait hier soir.__ leader du Conseil: Loi modifiant la loi des paroisses et fabriques; loi modifiant les sta-luls refondus 1925, relativement à certains districts électoraux; loi abolissant le régime d’exception ac-, k i y I • tuellenient en vigueur dans les a€ M.CâShin I comtés de Bonaventure et de Gaspé pour la réception des actes et documents et validant certains actes et documents reçus dans ces comtés; loi pour promouvoir te retour à_ la terre; loi modifiant l’article 571c de la loi des cités et villes; loi mo-difiaht la loi des cités et villes, amendée; loi validant certaines polices d’assurances émises par des compagnies d'assurances mutuelles; loi modifiant la loi des assurances de Québec relativement au paiement de certaines flotations.La Ghambre s’est ensuite ajour Les accusations A la Législature de Terre-Neuve, contre le ministre sans portc-teuille Campbell, le premier ministre Squires et le député Skanes — Demande d’enquête parlementaire Saint-Jean, Terre-Neuve, 17.
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