Le devoir, 18 février 1932, jeudi 18 février 1932
Montréal, jeudi 18 février 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME UOXTRMAL.TELEPHONE: .SERVICE DE NUIT : Administration : .Rédaction : .Gérant :.HArbour 1241* HArbour 1243 HArbour 3679 HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur; HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Vol.XXIII —No 39 TRIM'S SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste; Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Congédier pour économiser, et puis aller dépenser.pour D’Oitawa Ton télégraphie qu'en sus de la réduction de dix r cent dans le traitement des fonctionnaires fédéraux, M.Bennett va comprimer plusieurs services, pour diminuer d’un cinquième le nombre même des employés de l'Etat.Il vert pratiquer la plus stricte économie, boucler a tout prix le-budget, tailler à droite, à gauche, partout; et s’il faut que des têtes tombent, il tournera la sienne et elles tomberont.De Washington, l’on mande en même temps que M.Hoover veut remanier tous les rouages gouvernementaux, fusionner tels et tels secrétariats, remettre les choses au point afin de faire de grandes économies dans les rouages fédéraux, — ce qui veul dire entre autres choses congédier des milliers d’employés, pour économiser et alléger le fardeau des impôts.Ainsi donc, — et c’est même commencé, — ces remaniements comporteront la mise à pied, un peu partout à travers le Canada et les Etats-Unis, de centaines et de milliers de gens qui gagnaient jusqu’ici leur vie dans les bureaux de l’Etat.L’on peut croire que le fonctionnarisme est encombré dans certains cas et que d’autre part tous les fonctionnaires ne gagnent pas le traitement qu’ils touchent.Il y a certes des abus; mais pense-t-on pouvoir les supprimer,—est-on même sûr de les supprimer, — en réduisant le nombre des employés publics sous couleur d’économie?Ce que l’on cherche, à Ottawa comme à Washington, c’est de réussir à alléger dans une certaine mesure le programme des impôts nouveaux, que nécessitent la situation financière des deux pays et la baisse considérable des revenus que touche d’ordinaire le fisc.C’est du moins la raison apparente de ces coupures de traitements et des congédiements en bloc.A-t-on pensé que les milliers d’employés ainsi remerciés de leurs services iront grossir, dans les deux pays, la foule des chômeurs?Ou ils ne trouveront pas de nouveaux emplois, et ils resteront à ne rien faire; ou bien ils en obtiendront, mais au détriment d’an ciens employés qui auront du mal.eux, à se replacer et chôme ront.De toutes façons la masse des gens sans emploi va s’accroître.Et que fera donc l’Etat?Rien?11 laissera ces gens souffrir de faim?Il leur servira une indemnité de chômage?On i] continuera la politique des travaux destinés à aider aux gens sans occupation fixe, et dont d’on a calculé sérieusement qu’il en coûte ÿlü par jour pour occuper un chômeur à une besogne qui l'aide à vivre?On ne voit nulle part une issue pratique et qui ne coûte rien à l’Etat, non plus/qu’aux contribuables.Cela revient donc à dire que, sous prétexte d’économie, l'Etat, ici comme outre-frontière, va diminuer d'une part U nombre tics emplois, accroître de l'autre celui des chômeurs, s’engager ensuite dans des dépenses élevées, d’ici deux ou trois ans, s’il veut empêcher les gens sans travail de crever de misère, eux et leurs familles.* * * (Jr.tandis que MM.Hoover et Bennelt entendent pratiquer ce programme de vastes économies qui n’en sera guère un, à moins qu’ils ne décident de laisser sans secours les nouveaux sans-travail qu’ils vont jeter sur la place publique déjà encombrée,— que ceux-là se tirent d'affaires comme ils le pourront, — où les voit-on s’acheminer d’accord?Vers la plus vaste entreprise publique qu’il y ait jamais eu en Amérique du Nord, en temps de crise et de pénurie d’argent: la canalisation du fleuve Saint-Laurent, de Montréal aux grands lacs.Et comment procèdent-ils?Par une série de tractations verbales déjà rendues si loin que.selon une information de la Canadian Press aux journaux du 16 février, “Washington ne 'serait pas surpris que le traité entre les deux pays à ce sujet fût prêt dans un avenir immédiat”.Ce n'est plus en effet un secret pour les gens bien informes que M.Hoover tient absolument à ce que ce traité sc signe avant l’élection américaine de novembre prochain, où se décidera le sort de M.Hoover, et que, du côté de M.Bennett, cette précipitation à signer l’entente, aussi nécessaire à M.Hoover pour gagner son élection, pense-t-il, que la reprise de la prospérité le serait à M.Bennett pour conserver à la prochaine élection générale la majorité qu’il a présentement aux Communes, — ne rencontre aucun obstacle.Les deux gouvernements signeront d’abord le traité en vitesse et puis nos Communes pourront en débattre les termes, le rejeter ou l’approuver, mais tel quel et sans le modifier.Ainsi MM.Hoover et Bennett comptent lier les deux pays; mois l’on sait ce qui advint du traité Taft-Fiel-ding, en 1911.L’histoire se répète, parfois.Ce qui est vrai, c’est que M.Hoover est certain de l’appui de M.Bennett pour conclure le traité avant novembre prochain et que l'attitude du Québec et du gouvernement québécois ennuie fort Washington.L’on ne se gène pas, par exemple, pour dire là-bas que l’opposition québécoise a ce projet n'aurait d’autre fin que d’assurer au trust de l’énergie hydro-électrique québécoise le quasi monopole de tout un marché américain par l’on fremisc de l'Hydro-Eleclrique ontarienne, qui achète l'énergie de nous et la revend aux Etats-Unis.Que le canal international sr fasse, le Québec a de la concurrence, il perd un sérieux client et le fisc québécois, une importante source de revenus, Voilà du moins ce que pense Washington’.1 Par ailleurs, ce qui est aussi vrai, c'esl que l’on a fait, de Washington, miroiter aux yeux du gouvernement canadien un bel avantage: le ^rétablissement au cours normal du dollar canadien, en retour des concessions que M.Bennett accorderait aux Etats-Unis, s’il allait signer le traité de la canalisation.Or, en ce moment où le dollar américain coûte au moins .$1.111 c au Canada, pareil gain ferait l’affaire de la finance et du gou-vernemenl canadiens.C’est de cela que se servirait M.Hoo ver.dans la coulisse, pour avoir raison des dernières hésitations, -—s’il en a eu, — de M.Bennett à considérer favorablement au plus tôt Un projet auquel du reste il était déjà presque tout à fait gagné, dès avant que son beau-frère, M.Herridge, M.Mc-Nider, ministre des Etats-Unis à Ottawa, et différents fonctionnaires des deux services diplomatiques, eussent multiplié les causeries et tractai Tons entre les deux capitales.Le traité une fois signé.M, Bennett prendra sur lui de le faire ratifier aux Communes où il a la majorité, bien qu’elle soit en partir forpiée de députés québécois dont la défaite aux prochaines élections est assurée, s'ils allaient marcher cette fois-là derrière M.Bennett.Mais celui-ci compte que ce qu’il pourra perdre dons l’Est, il le reprendra dans l’Ontario et l'Ouest, où |.' projet de canalisation a trouvé faveur."Il y a dans la vie des nations ranime des individus des ma-ment» où il faut savoir dérider, sans quoi l'orrasion passe à jamais.C'esl la situation présente", disait à propos de ce projet M.Bennett, dans «on discours du H février aux Communes (Débats, page 67 du texte anglais).Il entend profiter de l'occasion, qu'il estime merveilleuse.Peu importe la logique.L'économie, il la veut quand il a besoin de réduire les traitements des fonctionnaires, il l’invoque pour en diminuer le nombre et donc pour accroître celui dea chômeurs, ce qui l’entrainera dams cette alternative, ou de les nourrir et de leur aider à grands frais pour le pays, ou de les abandonner au désoeuvrement forcé et à tout ce que cela comporte de conséquences mauvaises pour la société.L'économie, M.Bennett n*y pense plus, s’il s’agit de presser L’actualité \ Ottawa Ljmpôt sur ia bouche Terre-Neuve veut environ cent On appelle cela, me dit LaPIn-nie, i impôt sur la beiirhe.On peut, pourtant, pas dire que ça nous en bouche un coin, un contraire.Souvent, pour éviter la taxe, un se privera d’un coin de tarie à la fin du repas.Le dessert, c’est une chose dont on peut se passer, mais qui n’est pas désagréable à prendre: le gouvernement fninit la province, ou au moins les petites gens, en les privant de gâteau comme on fait uux enfants maussades.“.le sais bien dévoué éi mon parti, je t’ai servi de mon mieux: mais je ne puis l’approuper cette fois.Pour être équitable, cette taxe-là devrait être graduée comme l'impôt sur le revenu.Un repas de cinquante sous n’est pas dn luxe, même aujourd’hui.Mais un repas de deux piastres l’est et l'a toujours été, à plus forte raison les repas dont l addition atteint quatre ou cinq dollars et qui ne sont j>as rules dans les grands hôtels et dans les clubs chics; or cela n’est pas taxé.En graduant l’impôt, en le incitant à dix pour cent à partir d’nn dollar, à vingt pour cent à partir de deux, en l'augmentant progressivement pour chaque cent cents, on obligerait, en réalité, ceux qui font bombance à payer pour ceux qui souffrent, dans les salles de pauvres des institutions hospitalières.Un impôt horizontal est toujours injuste, Tu le rappelles la comparaison que j’ai déjà employée?Supposons qu’un tyran, comme cela se fit naguère à Dunkerque.ai-je lu dans tes livres de mon fils, décrète que toutes les maisons d’une ville conquise doivent subir une baisse de dix pour cent sur leur hauteur, cela n’affer- millions pour le Labrador I il* L’offre faite à M.Bennett - “Tant que conditions mondiales seront ce qu elles sont, le Canada ne peut rien faire ", dit le premier ministre LA JOURNEE DE HUIT HEURES LES PRODUCTEURS DE BLE (Par Emile BENOIST) Ottawa, 17.Lr mercredi, dans la vie parlementaire, à ee stage-ei de la session du moins, est une petite journée qu’un article des règlements réserve aux mesures des députés.Petite journée, le terme est juste, car la Chambre ne siège, le mercredi, que dans l’après-midi.Le soir, tes députés prennent congé.S’il n’y avait eu aujourd'hui que les débats auxquels ont donné lieu des mesures inscrites au feuilleton par des députés, les courriéristes parlementaires n'auraient pas grand’ chose à rapporter non plus qu’à commenter.A propos du Labrador Heureusement qu’au début de la séance, cet après-midi, te premier ministre, M.Bennett, pour répondre à une demande du député de ta circonscription montréalaise Laurier-Outremont, M.,I.-A, Mercier, a déposé la correspondance officielle échangée, l'automne dernier, entre ternit guère ta Sun Life ou t’édifier V.'u 80i|V,,rneinent et celui de 1 erre-iHrori ¦ /„ Neuve au sujet de I acquisition Aldreri; mais le pauvre bougre qui n construit sa cabane dans le faubourg, laquelle n’a que sept pieds de haut en tout, sérail contraint de marcher presque à quatre pattes, si on en enlevait seulement $ept pouces.Est-ce juste?Marcher à quatre pattes, t-a-Plnme, ce serait pour lui un excellent entrainement pour devenir député ministériel.De fait, s'il devenait député ou ministre, il éviterait la taxe sur le menu spécial de ces gens qui sc nourrissent à la crèche, comme tu sais; or la crèche n’est pas taxée.M.Bennett, à Ottawa, a réduit le salaire des fonctionnaires, mais après àvoir appliqué fa même coupure horizontale au traitement des ministres cl aux indemnités des députés.A Québec, te gouvernement décrète, cynique: que tout te monde se serre la ceinture d'un cran, mais nous, dit-il, nous ne saurions contraindre nos ventres dorés.Nous avons déjà assez de peine à boiu ler le budget."Je crois que cet impôt-là sera du filiis mauvais effet.Privés de dessert, restant sur leur appétit, tes pauvres bougres n'auront pins d’oreilles — le proverbe le dit pour écouter les conseils de ta saine raison.En sc mettant à table, ils réciteront, sur leur maigre pitance, leur bénédicité, mais eu sortant ce sera le.si ça peut sr dire, le ma-lédieité à l’adresse du gouvernement égoïste qui impose à tous des sacrifices, mais ne se prive nas à la crèche du moindre grain ae picotin.— A supposer, lAtPlumc, que vous voulussiez (je frémis rien que d’y penser), noms, un vieux libéral, lancer une campagne contre le gouvernement, vous auriez bien de la peine à convaincre le populo que tes créchards se gavent.Mettez en regard M.Taschereau et M.Uoude, les deux chefs de partis, c'est Top-position du eheiHtlicr à la triste figure et de Saiicho Tança.I.e tour de faille de chacun est concluant èommr un théorème.Celui du premier établit que la erèrhe est vide et le second que les repas doivent être taxés, au moins à Montréal.I.a crise, c’est le monde à l’envers.Toutes les formules doivent être, de nécessité, rectifiées.Autrefois vit physique avantageux n’excluait pas un léger soupçon d’embonpoint; pour parler aux chômeurs, pour tes calmer, pour faire avaler des taxes à ta population, le physique avantageux.c’est celui qui copie T échalote et s'éloigne de la citrouille.N’cst-cç pas parce qu'il voit juste que M.Bennett a ouvert la /Hirle de son ministère à M.Meighen?Quand viendront tes prochaines élections générales, le premier s'effarera et c’est le second, avec sa mine d'entrepreneur de pompes funèbres, qui sera chargé d’expliquer la banqueroute.banqueroute qui ne l'effrayait jMts naguère et qu'il eût.d'un coeur joyeux, réalisée quinze ans plus lût si ses déclarations signifiaient quelque chose.M.King, qui sr rapproche des lignes de M.flou-de.n'aura iws la moindre chance de sucres.Il y a des époques qui réclament chez les chefs des mines patibulaire* quand ils doivent être les exécuteurs de hantes oeuvres et torturer par tes taxes les assujettis.Heureusement pour M.Uoude que son principal adversaire dam ta prochaine campagne municipale fait, tout comme lui, an sortir de table, toucher dans la boutonnière ses boutons de gilet.'’ NEMO ujet de l’acquisition éventuelle du territoire du Labrador par le Canada.Correspondance peu volumineuse: deux lettres seulement, l’une comportant l’offre de Terre-Neuve, l’autre, le refus du Canada de considérer pour l’heure ta proposition terreneuvienne.La réponse de M.Bennett laisse pourtant porte ouverte à des négociations futures.Dans une lettre datée de Saint-Jean, le 7 octobre dernier, Terre-Neuve a offert de nous céder, moyennant une considération d’environ $100.000,000, le droit de propriété qu’un jugement du Conseil judiciaire du Conseil privé d’Angleterre lui a récemment reconnu sur le territoire du Labrador.Le gouvernement.en acceptant l’offre qui lui était faite, eût assumé toute la dette publique de Terre-Neuve, environ $87,000.000, et payé au gouvernement de Terre-Neuve une somme additionnelle de $13,000,000 eu argent.L’offre de vènte comportait encore quelques autres conditions de moindre importance.Notre premier ministre a poliment rénondu.dans les sept jours, qu'en raison des conditions économiques et financières, le Canada ne lieu) à l’heure actuelle considérer favorablement la proposition ierre-neuvionne.La province de Québec peut en faire son sacrifice.Les finances fédérales ne permettent pas qu’elle rentre en possession du royaume du Labrador dont elle s’étail crue si longtemps légitime propriétaire.Les cartes géographiques n’indiquaient-elles pas depuis longtemps le Labrador comme partie intégrante du territoire québécois*?M.Bennett et son gouvernement sont d’avis qu’il en coûtera encore moins cher de faire dresser de nouvelles cartes de géographie.Nous vivons en des temps où l’économie est de bon ton.L'offre de Terre-Neuve La lettre de Terre-Neuve était signée par MM.A.Barnes, secrétaire d’Etat, l’.-J.Cashin, ministre des finances.sir William-F.Coakcr, et H.-M.Mosdell, ministre de l'hygiène.Voici eu quels termes l’offre était couchée: “Le gouvernement de Terre-Neuve offre de rétrocéder par les présentes au gouvernement du Canada tout le territoire du Labrador aux conditions suivantes: lo Les droits et les privilèges des pécheurs terrenruviens et tous autres droits et privilèges de même nature qui existent présentement en vertu de traités qui tient la couronne britannique doivent être reconnus et maintenus par le gouvernement du Canada; 2o les droits et les privilèges de la Compagnie de la Baie d’Hudson doivent être maintenus par le gouvernement du Canada; 3o tes réclamations auxquelles pourraient donner lieu les permis accordés par te gouvernement de Terre-Neuve à propos de concessions forestières dans ce territoire devront être réglées aux termes du paragraphe cinquième ci-dessous; 4o le gouvernement du Canada s'engage à payer toute la dette consolidée de Terre-Neuve qui se chiffre à $87,000,000 environ et à verser au gouvernement de Terre-Neuve, lors de la signature de l’accord, la somme de $13,000,000 environ, ce qui forme un prix total de $100.000,000; .r)o te gouvernement du Canada déposera en fiducie dans une banque de Montréal une somme additionnelle de $10,-000,000 qui sera remboursée du moment que le gouvernement de Terre-Neuve présentera un certificat attestant que toutes les réclamations relatives aux concessions forestières du Labrador ont été réglées de façon finale et que le gouvernement de Terre-Neuve est en mesure de remettre au gouvernement du Canada le titre de propriété du Labrador; fio le gouvernement de Terre-Neuve soumettre à la Légis- (Suitc rte la page 3) A Québec Les Caisses populaires et le crédit rural A la suite d’un débat là-dessus, MM.Taschereau et GodbouT parlent d’un nouveau projet — Un octroi de $20,000 à ia Fédération des Caisses pour aider à résoudre le problème des prêts agricoles garantis à intérêt raisonnable — Sur' le pont de IT le d’Orléans LE CONSEIL LEGISLATIF ET LES DECORATIONS ET TITRES DE L’EXTERIEUR Bloc-notes Pourquoi pas?Le lieutenant-gouverneur de l’Ontario est en congé, tl parait qu’on a de ta peine à lui trouver un successeur.Certains prétendent que tes débours afferents à ta fonction sonl tels que peu de personnes, par ces temps de crise, sc sou-cienl de l'orouper.Et tout cas, c’est l'un des hauts magistrats de l’Ontario, sir William Mulock, qui esl présentement l'administrateur de la province cl qui, comme tel, présidait l'autre jour à l’ouverture de la session provinciale.Sir William Mulock, pour le noter en passant, dépasse de beaucoup les quatre-vingts ans.Sa robuste vieillesse parait défier le temps.I.e lieutenant-gouverneur du Manitoba.M.MacGregor, est pareillement absent, en congé de santé.Il ne doit rentrer dans sa province qu’à la mi-mars.Dans l'intervalle, c’est le président de la Cour d’appel du Manitoba, M.James Prender-gast, qui fait fonction d’administrateur et qui, en cette qualité, a offi-ciellcment ouvert la session.Et certains sc demandent, eu constatant dis faits comme ceux-ci.s'il ne vaudrait pas tout autant décréter que le président de la plus haute Cour de la province exercera, de droit, les fonction» d’administrateur, de lieutenant-gouverneur.donnera les signatures nécessaires.ele.La besogne administrative du lieutenant-gouverneur est réduite à si peu de chose que cela ne devrait guère ajouter à celle du président de la Cour d’appel.Par ailleurs, ceci impliquerait de très appréciables économies, tant au point de vue du traitement du lieutenant-gouverneur que de l'entretien (nous ne parlons ici que de la l’exécution «le la plus gigantesque, de la moins raisonnable, de la plus cmiliMisc aussi des entreprises imaginées à Washington, pour sauver du désastre M.Hoover, et pour tenter de faire du Canada une dépendance économique ries Etats-Unis.Multiplier les chômeurs par économie, multiplier la dépense publique par calcul politique, conduite contradictoire et du dernier illogisme.Or.c’est pourtant celle du grand avocat d'affaires, du grand homme de finanee qui nous gouverne.Ainsi les surhommes échappent aux règles de l’ordinaire conduite.Georges PELLETIER province de Québec), de Spencer Wood.Une discussion de ce genre n’a rien n faire, cela va de soi, avec ta personnalité de ceux qui occupent présentement les fonctions de lieutenant-gouverneur; mais le problème se pose, et sc posera probablement avec plus de netteté encore demain.1) y a sûrement du pour cl du contre; mais plusieurs se disent: Pourquoi pas?Aux Indes On ne parle pas beaucoup des Indes res jours-ci.Trop d’autres faits, à commencer par les événements de Mandchourie, la conférence du désarmement, la crise ministérielle en France, etc, emplissent l’horizon.Mais de temps à autre une petite dépêche nous rappelle que la crise continue.\insi, on vient d’arrêter Mlle Stade, cette fille d’un amiral britannique devenue la secrétaire de Gandhi.Avant-hier, on condamnait à la prison une soixantaine d’indiens qui incitaient au boycottage, etc.L’intéressant serait précisément de savoir quel est l’effet réel du boycott.C’est en effet sur le boycott des produits britanniques que comptent surtout les Indiens, Aucun des chefs nationalistes ne parait encore avoir été relâché.On n’entend guère parler non plus du travail des commissaires qui do* vraient de ee temps-ci s’employer, sur place, a l’élaboration de ta réforme constitutionnelle.Un incident qui vient toul juste de se produire indique que les Britanniques surveillent tes nouvelles.Mlle Sladc avait adressé à un députe britannique un rapport télégraphique sur les événements du pays.Le télégramme a été retenu aux Indes.On vient de s’en apercevoir parie que Mite Stade avait en le soin de ronfler a la poste aérienne un double de son rapport.En France Détail significatif, nous recevons d’un homme d’affaire» de Lille.qui ne parait avoir aucune attache avec tes Acadiens, une lettre nous réclamant En Louisiane, le récit de notre voyage dans te Sud.La brochure, ou le sait, a déjà fait l’objet d’articles un peu partout dans In presse d’Amérique.O.H.(Par ALEXIS GAGNON) Québec, 18 La Législature a discuté hier beaucoup de sujets.Les conseillers législatifs, pris de la nostalgie des palmes académiques.des médailles, des croix et des rubans ont chanté la douceur d’être décorés, enrubannés, croisés.On sait que le Parlement du Canada s’est prononcé contre les décorations honorifiques et les titres, en 1918.Toutefois les décorations, un instant endiguées, continuèrent à entrer, quasiment en contrebande, si Ton peut ainsi parler.Il y a deux ans, les autorités fédérales sont intervenues à la suite de quelques plaintes pour aviser les gouvernements étrangers de ne pas insister.Emportés par une fureur comique, (tes conseillers se sont écrié: “Pourquoi qu’y veulent pas qu’on soit décorés des palmes?Ça fait de tort à personne”.A ces récriminations geignardes, presque grotesques, M.Elisée Theriault a répondu par un discours d’un sens excellent qu’on ne saurait trop louer.11 a eu des paroles d’une belle fierté, surtout quand il a proclamé qu’un Québécois n’a pas besoin d’autre titre que celui de citoyen canadien et qu’il n’en est pas de plus beau.Il n marqué, excellemment comment la vanité des titres a entraîné, pour le Canada, des inconvénients les plus graves et comment les prédicnnts imperialists, par exemple, s’en sont servis pour arriver à leurs fins.Les députes ont discuté le problème du crédit agricole.M.Taschereau a annoncé que le ministre de l’agriculture présentera un bill pour donner un octroi de, $20,000 aux Caisses populaires afin d’organiser un système de crédit agricole.MM.Godbout et Lamoureux ont dit sur ce sujet des choses sensées.Le premier ministre a présenté le bill de la taxe sur les profits des corporations.Pour qui étudie les évolutions qui ont marqué le bill, ce dernier est révélateur.Les évolutions d’un bill Le bill dans sa première teneur disait que la taxe de 1 pour cent sur les profits serait prise avant déduction de toute dépréciation.Par contre, la taxe était prise après déduction des sommes pour service des intérêts, fonds d’amortissement, etc.On peut ainsi avoir une petite idée des dépréciations fantastiques qui se pratiquent dans la computation de l’impôt sur le revenu.Aussi le premier ministre, ajoute-t-il,que ladite dépréciation devra être raisonnable.Or à voir l’importance que les financiers y attachent, personne ne blâmera certes le premier ministre de prendre ses précautions.Voici l’article principal du bill: “En sus des taxes spécifiées dans l'article ¦> ci-dessus, il est imposé à chaque corporation, compagnie,société, raison sociale, association et personne visée par l'article 3 de cette loi, à l’exception des banques et des compagnies de chemin de for, une taxe annuelle égale à un et demi pour cent du montant des profits réalisés dans la province, par chaque telle corporation, compagnie, société, raison sociale, association ou personne et avant déduction, de ces profits, de toute charge ou réserve pour les dividendes sur le capital acquitté ou de toute autre charge de même nature, et aussi avant déduction, de ces profits, de toute réserve au compte eapital.Cependant la dépréciation est déduite de ces profits, pourvu qu’elle soit appropriée et que le montant en soit raisonnable.Le credit agricole Au début de la séance, M.L A.Taschereau appelle ta discussion sur une motion de M.Lucien Lamoureux, député d'Iberville, au sujet de la nécessité d’un système de crédit rural.M.Paul Sauve, député des Detix-Mont.ignés, continue, le débat ajourné il v a trois semaines.J'ai reçu, dît M.Sauvé, de même que tous les députés de cette Chambre, copie d’une décision prise te |2 février dernier, par YUnlon catholique des Cultivateurs.Dans celle résolution, l’U.U.U., après avoir constaté que le crédit rural s'impose, que tes banques ne peuvent prêter à long terme, «pie les caisses populaires ne sont pas assez nombreuses, et que te gouvernement ne semble pas devoir adopter de mesures réparatrices, malgré l’assurance qu’il en avait donnée dans le discours du trône, l’U.C.C, proteste contre l’Inaction du gouvernement et annonce que si l'on n’ndoptc aucun système, un grand nnmlirp de riillivatpiirx vont être M.Sauvé cite alors le texte du discours du trône qui a trait au crédit agricole.Tous les députés qui ont parlé sur cette question, dit M.Sauvé, ont reconnu la gravité de la situation; ils ont dit qu’il fallait agir sans retard si l’on voulait empêcher un désastre.Or, nous sommes aux tout derniers jours de la session et non seulement il n’y a rien de fait, mais te ministre de l'agriculture déclare qu’aucun système de crédit agricole ne sera adopté à la présente session.La situation dans les campagnes est si grave que si les créanciers exigeaient immédiatement la remise de leurs créances, la moitié des cultivateurs seraient mis en faillite.On dit que le système actuel est défectueux, soit parce qu’il établit une mauvaise répartition de réva« luation quand il s’agit de prêt, soit par l’enchevêtrement des titres de propriété.11 en est même qui ont critiqué le gouvernement fédéral.Mais le gouvernement provincial, qui a adopté des motions pour demander au gouvernement fédéral d'amender sa loi, n’a même pas pris la peine de les communiquer à Ottawa.Em tout cas, le gouvernement connaît ta situation; it sait qu'cite est particulièrement grave et que s’il n’agit pas, trente pour cent de nos cultivateurs seront obligés de partir.On parle du retour à la terre comme remède à la crise du cho-moge.mais le meilleur système serait avant tout de garder sur la terre ceux qui s’y trouvent déjà.M.Robert Taschereau Plusieurs députés, dtt M.Taschereau.ont parlé sur le problème du crédit agricole et le débat soulevé aura, je crois, d’heureux résultats.Les cultivateurs traversent une crise peut-être plus grande que les ouvriers des villes.Ils n'ont pas d’argent, et dans des cas trop nombreux, ils doivent des arrérages rie taxes municipales, scolaires, «tes redevances de fabriques.En plus, en dépit des promesses dorées de M Bennett, les produits de la ferme jnc se vendent pas et jamais le tail.Tes oeufs, le beurre, et les animaux ne sont descendus à des prix aussi bas.Nos cultivateurs auraient besoin de fonds pour faire face à la crise.Mais il leur est impossible d'avoir de l’argent.C’est probablement le grand mal dont souffrent actuellement nos cultivateurs.Si un cultivateur veut emprunter aux Caisses populaires, elles vont lui répondre que leur actif est gelé dans des prêts à long terme du même genre.Les banques ne peuvent prêter à long terme, car la loi leur défend de prêter sur hypothèque.S’il s’adresse au crédit agricole fédéral, la même déception l’attend, car le système fonctionne mal; le gouvernement fédéral n’a pas d’ai -genl à prêter à la Commission du crédit agricole, puisqu'il annonce un déficit important.Aussi les demandes de prêts au crédit rural fédéral traînent en longueur, sont oubliées et finalement, n’aboutiv sent à rien.Et cependant il y n de l'argent disponible, mais la difficulté est que tes prêteurs tiésitent à prêter sur hypothèque à la campagne pour de-longs ternies.Cette tendance est très marquée depuis dix ans.En 1921, les compagnies d'assurances avaient prêté à la campagne 168.-000,000.et dans les villes $76,000.-000.Or, en 1930, les compagnies avaient prêté à la campagne $74,-000,000 et dans les villes ta somme de $343,000,000.Ce qui signifie que l'augmentation du prêt avait été de $6,000,000 pour la campagne et de $267,001),000 pour les villes.L'argent a donc été drainé dans les villes.pour la construction de gigantesques bâtisses, maisons de rapport, gares, immeubles à bureaux, etc, avec le résultat que la campagne n’a rien eu.C’est une des causes importantes de la crise économique à la campagne.Quel est te remède?Tl faut évidemment aider le cultivateur, lui procurer les fonds nécessaires pour qu’il cultive sa terre.Or, si le gouvernement fédéral n'a pas d’argent à prêter, le gouvernement provincial n’en a pas davantage.Cependant, il y a de (Suite n ta page deux) Les Jésuites canadiens au Japon En attendant la publication de son nouveau feuilleton, qui commencera lundi, le Devoir publiera demain et samedi, en rez-de-chaussée de la page ordinaire dv fe.nlllrlon.nu nrtiele sur tes Je- 2 OUI ME LE DEVOIR, MONTREAL, IEUPI, 18 FEVRIER 1931 Les Caisses populaires et le crédit rural ! chines aratoires, des automobile» [ i et, aujourd'hui, on ne peut pins j ; rencontrer les obligations contrac- j ' fées en temps de prospérité.(Spite de la 1ère page) l’argent disponible.Les compagnies d’assurance, les compagnies de fiducie, les administrations de 'successions ne demandent pas mieux que de faire des prêts à long terme si la garantie de remboursement est suffisante.Or, si l’on pouvait établir une relation plus étroite entre les cultivateurs et les prêteurs, il serait possible de trouver de l’argent à emprunter.Une commission de crédit agricole Mais si le cultivateur est aile à la Caisse populaire, au crédit agricole fédéral, à la banque, a son voisin et s’il n’a rien eu.ou va-t-U aller?.Aussi s’il existait une commission de crédit agricole nominee par le gouvernement, dont le rôle serait d’emprunter de l'argent et de le pf®_ ter aux cultivateurs de la province, je crois que ce jour-là une loi •bienfaisante aurait été passée.L’emprunteur aurait à la fois la •garantie hypothécaire sur la terre du cultivateur et la garantie de la commission gouvernementale.De cette façon le gouvernement n'aurait pas à débourser le montant iprèté et le prêteur moins hésitant [prêterait volontiers avec de pareil-îles garanties.,.Le cultivateur saurait désormais où sla dresser et le prêteur, au lieu de perdre son argent dans des speculations hasardeuses pourrait trouver un placement de tout rc-ipos.Un contrat s'établirait entre celui qui peut disposer de capitaux et l’habitant de nos campagnes.Les craintes et les hésitations disparaîtraient.Ce n'est d’ailleurs rien de nouveau; vous déposez dans une eom-pagnie de fiducie à Montréal $ 1 ,ÜU0 ou $10.000 et vous dites: ment et il se trouve en possession d’un surplus de $048,000.M.Macdonald reconnaît que les temps sont durs, que les gouvernements doivent être prudents.Mais la situation de l'agriculture est sérieuse et il faut absolument que l’on vienne à son aide.Le député de Pontiac rappelle, après M.Itobert Taschereau, que ; les prêteurs ont tendance à con- i d’Etat Les cultivateurs ont maintenant besoin de crédit?Je le conçois, besoin de crédit d’Etat?Je ne le crois lias.Car tous les agriculteurs n’ont pas besoin d’argent et parmi ceux qui en ont besoin, beaucoup peuvent s’en procurer par eux-mêmes.Ceux qui réclament le crédit d’Etat n’ont plus aucune garantie à offrir.Un crédit agricole ne pourrait les satisfaire centrer leurs prêts dans les villes j parce qu’ils ne pourraient l’utili-plutôt que dans les campagnes.| xer.C’est une raison de plus dVuten- dre les demandes des cultivateurs • mauvais service et de leur prêter secours.Martin Fisher j La question n’est pas nouvelle.En 1922, mie enquête générale j a été faite sur ce problème au Co-j mité de l’agriculture, justement au [ lendemain d’une crise comme celle ! que nous traversons.Tous les experts ont été interrogés, y compris les missionnaires agricoles, les techniciens, etc.On en est venu à la conclusion que c h.du soir.De plus, les ouA'riers travailleront six jours à la fois au lieu de quatre.Gela aura pour avantage de faire travailler un plus grand nombre d’hommes à la fois, et chacun travaillera 36 heures au lieu de 32 avec le système actuel de quatre jours de 8 heures.M.Painlevé accepte L’ancien président du conseil des ministres tente de former un cabinet en France Paris, 18.(S.P.A.) L’ex-premier ministre Paul Painlevé, fils d’un boulanger, mathématicien renommé, a accepté aujourd'hui de tenter la formation d’un cabinet en remplacement de celui de M.Pierre Laval.M.Painlevé est de ceux qui ne veulent pas que la France désarme sans avoir obtenu la sécurité contre toute invasion.S’il réussit à former un cabinet, le programme français à la conférence de désarmement restera donc, au moins en i substance,’ce qu’il est.Il a déjà entamé îles conversations avec des hommes politiques et il prolette de donner une réponse définitive au président Pou-mer ce soir.(1 a laissé entendre qu’il ainierail que M.André Tardieu, ministre de la guerre du cabinet Laval, devienne ministre des affaires étrangères et puisse continuer sa tâche à Genève avec autorité.II parait, d’autre part, que M.Tardieu demande que son disciple, M.Laval, fasse aussi partie du nouveau cabinet.Contrats municipaux Le comité exécutif ouvrira demain les soumissions pour le pavage du boulevard de l’aqueduc, côté nord, de la rue de l’Eglise au pare Angrignnn.et pour le tunnel de la CAte-des-Neiges à la traverse du Pacifique.Le comité exécutif est à étudier un projet de contrat pour la construction d’un garage sous le Ghamp-de-Mars.Le contrat sera probablement adopté demain ou samedi, el viendra devant le conseil à la prochaine séance du conseil lundi.Outre l’affaire du Ghamp-de-Mars, le comité recommandera à cette séance l’octroi de plusieurs contrais de travaux de chômage, entre autres: le marché Saint-Jean-Baptiste, le marché Saint-Laurent, le pavage du boulevard de l’nque-duc, le tunnel de la Gôte-des-Ncv ges, etc.M.Henri Praf’ Les Caisses populaires Le gouvernement provincial propose d'accorder une somme annuelle de $20,000 pour leur propagande et leur surveillance efficace — Un contrat pour dix ans Québec, 18.(D.N.G.) Le bill suivant, concernant je« Caisses populaires, a été présenté ce matin en Chambre: Loi concernant les Caisses populaires dites Desjardins, organisées en vertu de la loi de Syndicat coopératif de Québec.Attendu qu’il est opportun d’encourager le développement des Caisses populaires dites Desjardins, qui depuis leur fondation ont démontré leur utilité générale; Attendu que ces caisses populaires établies dans les villes et les campagnes de cette province, ont sans cesse augmenté leurs prêts essentiellement cooperatifs à leurs membres et ont servi à promouvoir grandement les meilleurs intérêts éeonomitiues et sociaux des classes laborieuses, ainsi que le prêt agricole; Attendu que la fédération de Québec des unions régionales des Caisses populaires dites Desjardins, dans les limites de ses statuts et règlements, de sa propre initiative et sous son contrôle autonome, voit à la fondation, au maintien et à l’inspection efficaces desdites caisses et qu’il est opportun, en conséquence, d’octroyer un subside anuel à ladite fédération; A ces causes, Sa Majesté, de l’avis et du consentement du Conseil législatif et de l’Assemblée législative de Québec., décrète ce qui suit: 1.—Un montant rie vingt mille dollars sera affecté annuellement à la propagande et à la surveillance efficaces des caisses populaires dites Desjardins, régies par la loi des syndicats coopératifs de Québec, (statuts refondus.1925, chapitre 254).Le secrétaire de la province est autorisé à signer avec la fédération de Québec des unions régionales des caisses populaires dites Desjardins, prévue aux dispositions de l’article 49 de ladite loi, un contrat pour une période n’excédant i pas dix ans, déterminant les conditions du paiement annuel ou pour toute fraction d'année, de cet octroi à ladite fédération.Cette somme est payée à ladite fédération par le trésorier de la province à même le fonds consolidé du revenu, sur certificat du secrétaire de la province.2.—La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction.Le rapport sur l'hygiène industrielle La Commission des assurances sociales de Québec, dont M.Edouard Montpcttt est le président, se réunira lundi prochain pour l’étude du rapport sur l’hvgiène industrielle.11 est probable que le rapport sera adopté à retle même séance et qu’il sera ensuite adressé à Québec au ministre du travail, M.J.-C.Arcand.Un livre du bon Père Frédéric De juin 1^31 à juin 1932, on célèbre le 7ème centenaire de la mort et de la cnnonisnlion de saint Antoine de Padoue.Voici un nouveau livre tout à fait adapté au Canadas-SA1NT ANTOINE DE PA DOGE, par le Père Frédéric Janssoone de Ghvvclde, O.E.M.Volume de 240 pages, format 5 x 7 1-2.Au comptoir .50».par la poslr ,00s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DF.VOW, 430 Notre-Dame est, Montréal.M.Henri Prat, docteur ès sciences naturelles de Paris, premier du concours d’agrégation des sciences naturelles pour toutes les universités françaises et ancien agrégé-préparateur de botanique à l’Ecole normale supérieure, est arrivé à Montréal à titre de directeur du laboratoire de biologie de ITniver-sité de Montréal.M.Pral est aussi l’auteur d’une longue liste de travaux scientifiques.Il a signé un premier contrai de trois ans avec PUmvorsilé do Montréal.Condamnation à la prison Le magistrat Maurice Tétreau a condamné ce matin Victor Thomas et Sydney Thomas, coupables d’avoir commis sept vols avec effraction dans des magasins de Verdun et de la rue Notre-Dame ouest, à quatre ans d’emprisonnement au pénitencier de Saint-Vincent de Paul.Il a également condamné T.Blomberg, coupable d’avoir obtenu $110 de Mlle Eanny Kogasmienû sons prétexte de faire venir sa soeur de Finlande, ce qu’il n'a jamais fait, à 14 mois d’emprisonnement.L’accusé sétait enfui à Hull après avoir obtenu cette somme d’argent de la plaignante.Le juge Perrault a condamné James James, coupables d’avoir volé des liqueurs en se faisant passer pour un messager, à deux ans d'emprisonnement.Le même juge a entendu la cause» de Joseph Bouvier, 2018 rue Panel, accuse d’avoir volé $308.24 à M.J.Baïinet, et #15.82 à M.W.Deslauriers.Il l'a trouvé coupable de ces deux offenses.Il rendra sa sentence la semaine prochaine afin de donner à l’accusé Je temps de rembourser les plaignants.Pensionnat incendie Hawthorne, New-York, 18 (S.P.A.) Un incendie a détruil le pensionnat catholique de St-Hyacin-the, ce matin.L’une des vingt reli giepses de l'institution, Soeur Bernard, âgée de 65 ans, est disparue.Les autres religieuses et les enfants sont sains et saufs.Les conférences de M.Audoin aux dames M.le chanoine Jean-Baptiste Au-douin, prédicateur du carême à l’église Notre-Dame, inaugurera demain après-midi ses conférences aux dames.Il développera le premier chttpilre de sa thèse sur la famille qu'il qualifie de “grande blessée" de notre émunie moderne.Un nouvel Etat en Mandchourie Ce nouvel Etat indépendant se composera de la Mandchourie et d’une partie de la Mongolie Moukden, Mandchourie, 18.(S.P.A.) — Le comité exécutif qui vient de se constituer dans le nord-est de lu Mandchourie, a proclamé à midi rétablissement d’un Etat indépendant composé de la Maud chouric ci d'une partie.rie( la Mongolie, Des chefs chinois conféraient depuis plusieurs jours avec des aviseurs japonais pour préparer l'établissement du nouvel Etat.On a célébré l'événement par un grand banquet donné hier soir à l’hôtel Y'amato.On remarquait la présence du commandant militaire japonais en Mandchourie, le général Shigeru Honjo, et celle du gé-| néral Mali Chan Chan, qui fut son ; adversaire pendant quelque temps 1 en novembre dernier, notamment i à Tsitsihar.Les convives étaient au | nombre de 108.dont 25 Ghinois.Les autres sont des officiers de l’armée ou de la marine japonaise qui agissent comme aviseurs de la nouvelle confédération, Les fonda-teurs du nouvel Etat ont déclaré qu’ils feraient partie d’un conseil exécutif qui élaborera une constitution et nommera le personnel du nouveau gouvernement.Le japon ne le reconnaît pas Tokio.18.(S.P.A.) » Un officier du ministère des affaires étrangères a déclaré que le Japon ne reconnaîtrait pas le nouvel Etat de la Mandchourie et de la Mongolie dont la formation a été proclamée aujourd’hui à Moukden tant qu’il n’aura pas "tous ies attributs d’une nation indépendante’’.Gela ne veut pas dire que le Japon n'aura pas de relations avec eet Etat, car le Japon aura à entretenir des relations avec lui.Ce sont des chefs chinois qui ont organisé cet Etat et le gouvernement et le peuple du Japon n’ont rien à y voir, d’ajouter cet officier du ministère des affaires étrangères.Le consul général du Japon à Moukden a fait savoir que Je comité exécutif du nouvel Etat Se compose comme suit: Chang Ching-hui, président; Tsang Shih-Yi, Hsi Hsia le général Mah Chan Chan el Tang A u Lin, qui représente la Mongolie.Sommation japonaise Changba'i, 18 (8.V.A.j .-Le commandement militaire japonais a remis aujourd’hui au général chinois , 1-sai 'ling Kai une .sommation pour e.xi.ger que les hostilités cessent el.i due l'armée chinoise se trouve éloi-; gnèe de douze milles et demi au I coucher du soleil samedi, j Cette sommation a suivi d’inuti-! les négociations de paix.La canonnade a recommencé à la fin de l’après-midi.Requête irrégulière Tokio, 18 (S.P, A,).Au ministère des affaires étrangères, on a déclaré, au sujet de la note du conseil de la .Société des Nations faisant appel “an suprême sens de l’honneur du Japon” pour faire cesser les hostilités en Chine, que les douze rédacteurs de la note n’étant pas des diplomates accrédités à Tokio, La requête est irrégulière, illégale «d tout à fait inadmissible.L*“Aide à la Femme** accepterait ce local Nous apprenons de la directrice du refuge de l'Aide à la Femme que, selon lout®.,probabilité, le comité de régie de celte institution acceptera le local offert par la Commission scolaire de Montréal.Il s'agit de l’ancienne école Saintc-Cunégon-de, angle des rues Vinci et Duver-nay.édifice de cinq étages (pii semble tout désigné pour une oeuvre telle que celle qu'accomplit !‘,4/Vf!*» déménagement aurait lieu d'ici une semaine.Feu M.Alexis Richer M.Alexis Richer est décédé à l’âge de 81 ans.Après avoir beaucoup voyagé, il s’établit à Si-Hyacinthe, sa ville natale, puis à Sherbrooke, et finalement à Montréal ou il fut employé jusqu'à il y a quelques mois aux archives du pu lais de justice.M.Alexis-M.Richer avait épousé, en premières noces, le 8 mai 1877.Emma Laurence, et en secondes noces, Garo-tine Pelletier, le 12 septembre 1893.Lui survivent: ses enfants: Elvina (Mme H.A.Maillol) Butte.E.-U,; Georges Richer, directeur des ateliers de la Librairie Beauchemin, limitée; le H.P.Lorenzo Richer, de la Gompagnie de Jésus, professeur de philosophie au scolasticat de rimniaciilce-GonrepHon, Montréal; Yvonne (Mme Jean Gadotte), et Mené, employé du Ganadien National.Le Devoir offre ses condoléances à la famille en deuil, La police fédérale abat Johnson \klavik, Territoires du Nord-Ouest, 18 (S.P.G.) La gendarmerie fédérale a eu raison hier du trappeur Albert Johnson, qui était devenu un hors-la-loi après avoir blessé plusieurs officiers lancés a sa poursuite.Surpris alors qu’il fuyait plus avant vers le nord.Johnson a lire un coup de carabine sur le sergent Hersoy el l’a blessé au genou.D'autres officiers entendirent la fusillade et arrivèrent à temps pour abattre Johnson.Le blessé Mersey a été immédiatement transporté en aéroplane jusqu'ici.H y avait plus de deux mois que Johnson tenait la forêt, défiant les officiers de la police fédérale et tirant sur eux chaque fois qu'ils le serraient de trop près.Prêtre italien excommunié Gité Valieane, 18 (S.P.A.) Le Vatican émet un décret d’excommunication contre un prêtre italien vivant aux Etats-Unis, du nom de Guiseppe MaraxzL.Terre-Neuve vent environ cent millions pour le Labraaor (Suite de ta urenpere oage» lature de Terre-Neuve un bill cedant au gouvernement du Ganada la propriété entière du territoire du Labrador." Pas pour l'heure Entre deux formules protocolaires, M.Bennett, en su qualité de premier ministre du Ganada, a répondu de façon non équivoque: “Je regrette qu’en raison des conditions économiques et financières, il ne nous soit pas possible de considérer favorablement votre proposition.Si les circonstances eussent été plus favorables, un comité du cabinet aurait été nommé pour étudier toute la question.Tant que les conditions mondiales ne se seront jias sensiblement améliorées, il sera inutile de considérer en détail une proposition que nous ne pouvons accepter.Si les conditions deviennent meilleures, nous pourrons probablement accorder une attention plus favorable à votre proposition.” La journée de 8 heures Les députés out passé l’après-midi à l’étude de deux résolutions de députés, Buiie de M.Peter Hee-nan, ancien ministre du travail, demandant au gouvernement de prendre les moyens de faire recon-n a tire par les provinces le principe de lu journée de huit heures, et cette résolution a été adoptée una nimeiment; l'autre de M.MacKcn-zie, député libéral d’Assiniboia, suggérant au gouvernement d’adopter un autre mode de distribution des boni* aux producteurs de blé «les provinces de l’Ouest.Le débat sur cette dernière résolution n’est pas terminé.Il se continuera demain, qui est encore une Journée réservée aux affaires de députés.M.Heenan, en proposant sa mesure, a rappelé, que le traité de Versailles, signé en 191», reconnaît h» principe de la journée de huit heures.Or, le Ganada est partie au traité de Versailles, eet instrument diplomatique ayant été signé eu son nom par sir Robert Borden.A l’occasion d’une conférence internationale tenue à Washington, le Ganada, en même temps que d'autres nations, a réitéré son adhésion au principe de lu Journée de huit heures.Une décision judiciaire est venue embrouiller les choses.La Cour suprême du Ganada a décidé que le gouvernement fédéral avait bien l’autorité d’établir la journée de huit heures pour ses fonctionnaires et ses employés en général, mais qu’il appartenait aux provinces de légiférer «»n lu matière.Depuis 1930, la journée de huit heures est établie dans l'administration fédérale.M.Heenan voudrait que le gouvernement d’Ottawa fit des démarches auprès des diverses autorités provinciales pour les induire à passer des lois qui établissent partout la Journée de huit heures «le travail.I n député libéral de l’Ouest, M.Macintosh, a suggéré la convoea-tion prochaine d une conférence de représentants fédéraux «»t provinciaux pour étudier la chose.Le ministre de la Justice, M Hugh Guthrie, est en faveur de la journée de huit heures.Il m» peut s empêcher de constater tout de même que cette question «'.st du ressort provincial, t ne conference interprovinciale devrait sVu occuper.Dans plusieurs provinces cependant, on considère qu’une telle conférence ne doit pas être convoquée avant que les coudit iops économiques ne se soient améliorées.M Guthrie est fier d'annoncer tout •le même que l'on reconnait à Genève «pie le Ganuda est eu avance sur bien d'autres pavs à propos de la réalisation des voeux du traité de Versailles.Une seule voix, celle de M.Ghar-les Marcil, s'est élevée contre la résolution Heenan.Le député de Ito-naventure se demande si l’adoption générale de la journée de huit heures n’aura pas pour effet «le faire réduire les salaires par un grand nombre de patrons.M.Woodsworth, député travailliste de Winnipeg, lui répond que ça sera le petit nombre des patrons «pii agiront ainsi; que le gouvernement pourra obvier à cela en fixant «les salaires minimum.Al Woodsworth reproche aussi au ministère du travail d'avoir manqué d’initiative, de n’avoir pas assez insisté auprès des gouvernements provinciaux pour leur faire accepter la journée de huit heures.La résolution est unanimement adoptée.Les producteurs de blé A la dernière session, le Parlement a volé un boni de cinq rents pai boisseau de blé aux agriculteurs de l’Ouesl.M.Mackenzie, député libéral d’Assiniboia, dit «m'en pratique ce moyen de secours n’a pas donné les résultats qu'on en attendait.Certains agriculteurs «lont la récolte a été ruinée n’ont rien reçu d«i tout alors qu’ils étaient dans le plus grand besoin.Le boni de cinq cents a été surtout profitable aux producteurs de blé qui ont eu de bonnes récoltes.M.Mackenzie suggère donc que l’on change le mode de distribution pour ces secours.Au lien «l’accorder cinq cents par boisseau de blé produit, le gouvernement «levrait.à son sens, payer une gratification de $1 par acre de terre ensemencé dans 1rs provinces (1rs prniries.Plusieurs députés «le l’Ouest pren- nent part au débat qui s’ensuit.Les nus considèrent que lu _riine «le cinq cents doit être maintenue; d autres qu’elle doit être remplacée pur une prime selon lu super-ficle des embluvures.l'as un seul député québécois n’a encore fait connaître son avis.Mais le débat u’est pas clos.Il se poursuivra jeudi.La toeur et le beau-frère de M.Bennett La Chambre décidait récemment, à lu suggestion de M.Hugh Guthrie, de nommer un comité spécial pour faire enquête sur les accusa-liuns portées par un ancien ministre libéral, M.Gordon, a propos du wagon particulier du premier ministre, M.Bennett, et du voyage de noce de su soeur et de son beau-frère, le major Herridgc.Les membres de ce comité viennent d’Ctrc désigné».Ge sont MM.G, R.Geary (cons,, Toronto-Sud).Onésime Gagnon icons.Dorchester), J.L.Bowman (cons.Dnu-phin), William Duff (lib., Antigo-nish-Guysboro), M.J.Mulonev (cons., Renfrew-Sud), G.B.Howard (lib., Sherbrooke), A.F.Speak-man (F.F.A.Red-Deer).La session qui commence ne manquera évidemment pas d’enquê- Emite BENOIST M.de Valera est en tête Le parti Fianna Fail, en Irlande, reste en avant des autres à la suite des élections de mardi —- Rapports incomplets — MM.Cosgrave et de Valera sont réélus députés I Dublin, 18 (S.P.G.cl S.P.A.).• Au début de Paprès-nnUli.on connaissait les résultats du scrutin d'avant-hier pour 47 des 145 clr-! conscriptions.U» parti de M.de Valera, le Fltnna Fail, restait en avant des autres.Voici les ohiffres: Fianna Fail (parti républicain, j dirigé par M.de Volera) .23 Travaillistes oppositlonniste* .2 j (iurnnnu nan Gaedhcal .parti du président Cosgnrve).17 ; Indépendants qui appuient le fouvernement.5 gouvernement ne comptait donc, au début de l'après-midi, que 22 voix alors que ses adversaires en avaient déiÿi 25.Les deux principaux chefs politiques ont été réélus membres du Dail; le président William T.Gos-grave, dans une circonscription de Gork, M.(Kamonn de Valera, chef ; du Fianna Foil, dans celle de Glare, j iM.de Valera a obtenu une énor-; me majorité dans sa eiramserip-tion.Dans Dublin Dublin.Etat libre d'Irlande, 18 (S.P.G.).(.’analyse des votes de première préférence dans la ville j de Dublin donne une idée des chan-I ces des deux grands part is aux élee-' fions générales de l'Etat lilwe qui I ont «>u lieu avant-hier.Les républi-j cains (Fianna FaiI) ont obtenu 12,000 votes de plus qu’en 1927 «»t I le parti (ministériel, 9,000 votes «le ; moins.Dans ki circonscription du pré-: sident Gosgrave.Gork.le gouverne-i ment a gagné 1.000 votes de première préférence et dans celle «le M.Eamonn de Valera les républicains en ont gagné 3.000.M.Naggiar à Belgrade ; Paris.8 (pwnr courrier) M.Naggiar, qui fui consul général de.: France au Ganada et qui, depuis, dirigeait les affaires «l’Asie aux Af-i faires étrangères, vient d'être noni-i mé ministre plénipotentiaire de France en Yougoslavie.A HALL ST H EET Le marché redevient vigomeux New York, 18.Les cours sont redevenus vigoureux après un certain recul des ferroviaires à l’ouverture.Gertuins industriels et quckpies utilités publiques se sont même avancés assez rapidement.Les ferroviaires furent alourdis du fuit que South.Pacific n’a pas déclaré son dividende régulier et ce litre ;• dégringolé de 8 points à 26.Les reculs subis par h-s autres titres «le ce groupe ont été en partie effacés par la suite.Il n’y a eu aucun événement pour justifier la reprise des industriels, si ce n'est une amélioration des cours du blé et la décision de la Banque d'Angleterre de réduire de 1 pour cent son taux «te réescompte.American téléphoné, American Gan, Byers et Case se sont avancés d’une couple de points chacun, tandis qu'au nombre des litres qui se sont avancés d’un point et plus on remarque U.S.Steel, American Water Works.DuPont, Woolworth, N.Y.Central.; y nm hsf ioc'I.r Avances légères Le marché local n’a pas été très, actif mais a manifesté une certaine fermeté rc malin.Brazilian, le titre, le plus aelif de la matinée, s’est avancé de 1-4 a 13 1-2.Pacifique Ganadien s'est avancé d'une fraction.Sberwjn-Williams a conlinflV de tomber, reculant de 3 1-2 point» à 12 1*2 ce matin.Gela étend son recul de» deux derniers jours à 7 i-2 points.t LE DEVOIR, MONTREAL.IEUDI.1S FEVRIER 1932 VOLUME XXIII — No 39 I RADIO-GAZETTE Jeudi, le 18 février Première mondiale d'un opéra de Richard Hagenian intitulé: ‘‘('a-ponsachi”, irradié de Fribourg, Al-Jémagne, à 1 heure, h.n.e., yiostc WA BP.Surveiller les postes lo-taux.L'opéra “Tristan et Yseult” l.e deuxième acte de l’opéra “Tristan et Yseult”, de Richard Wagner, sera irradié de New-York par le poste WJZ, à 3 heures.Surveiller CFCF.Cet opéra fait partie du cycle wagnérien annuel.M.Edouard Montpetit M.Edouard Montpetit, s taire général et directeur des relations extérieures de l’L’niversité de ________________ _ sécréta t__ Montréal et directeur de t’bcotc des sciences sociales, économiques et politiques, sera le conférencier de la demi-heure universitaire de 5 heures, poste CKAC.11 parlera du civisme cl de renseignement.M.Charles Houle, pianiste, professeur au Conservatoire national de Musique.exécutera les pièces suivantes: a) Scherzo et Intermezzo, «te Schumann; b) La Couturière, de Mous-sorgskv; c) Récit du pêcheur, de Manuel de Falla; d) Prélude, de Cershwin.Comité de la Pensée Française Poste CKAC, «le 6 h.L> à (i h.30.émission radiophonique du Comité de la Pensée française, sous les auspices de la Société Saint-.lean-Baptiste «le Montréal.Causerie «le M.Emile Bruchési, C.H.qui résumera la vie «le Louis Hébert, premier «•«don de la terre canadienne.Margaret Wihlemer, romancière et poétesse, accordera une entrevue à 8 heures à Margaret San-trv.journaliste, au poste WABC.Chant par Barbara Maurel, contralto.Orchestre sous la direction de Frank Ventree.Bebe Daniels chantera à 8 heures au poste WKAF.Orchestre sous la directioh de Hudy Vallée.Programme du C.N.R.A 10 heures, la chaîne de postes émetteurs du Canadien National «lui s'étend «le Moncton à Vancouver, irradiera une nouvelle pièce historique basée sur la fondation «le Québec par Samuel de Champlain.Les autres programmes réguliers se succéderont au cours de la soirée.Mentionnons celui de Ludwig Laurier, à 11 h., poste WJZ, et celui de Howard Barlow, à 11 heures 15, poste WABC.Ce dernier comprendra: Marche militaire, «le Granados: Danse des arches, «lu “Prince Igor”, de Borodin; Finale.de la deuxième symphonie, de Beethoven; Danse hongroise, de Brahms.Vendredi, le 19 février Heure de critique musicale, à 11 heures, postes YVEAF-WJZ-CFCF.Walter Damrosch présentera des modèles d’ouvertures de Wagner et de Nicolai durant la première demi-heure.Durant la seconde demi-heure, l’orchestre jouera des extraits de Liszt: Saint-Fran-roès prêchant aux oiseaux, «‘I sa Rapsodie hongroise No '2.Demi-heure universitaire La Commission des Ecoles catholiques «le Montréal aura de nouveau charge de la «leini-heure universitaire, à 5 heures, poste CKAC.Ce programme sera sous la «lireclion de M.René Guénette, rédacteur en chef «le Vl'.cole Canadienne.Le conférencier sema le H.F'.Côtière, directeur de l’F.cole supérieure St-Louis.Le programme sera exécuté en entier par un groupe «l'élèves de l’école St-Louis.Détails: lo Danses hongroises, de Johannes Brahms.L'orchestre de l'éco le.sous la direction rie M.Leopold l.alourelle.ancien élève.'2o ('.ati-serie: “Du côté rie Mingan”, par le ti.F’.Antoine Bernard, C.S.Y.30 Béeitation: “Le signe rie la Croix”, rie Blanche Lamontagne-Beaure-garri.par Francois Bertrand, élève rie thème; 4o Récitation: "What I live for" par André Parent, élève rie Même.5o Bourrée, rie G.-F.llaenriel.f*o Béeitation: “La lan-cue chère.«l'Albert Lo/.eau, par .\n-li'é Laçasse, élève rie lüèiue.L'Heure provinciale Au posle WEAF’, chant par plusieurs artistes, dont Jessica Drag«>-nette, soprano, et orchestre sous la direction de Kosario Bourdon.Belle Baker, chanteuse, sera la vedette du programme de 8 heures, poste WJZ.Orchestre sous la direction de Leonard Joy.-—Le programme “Aux Daines , du poste WABC, à !» h.30, comprendra des soli de «'haut de I ilo Gui-zar, ténor mexicain.L’orchestre sera sous la direction de Leon Be-lasco.—Mario Chamlee, tenor «l’opéra, se fera entendre au cours du programme «le !» h.30, poste WEAF, accompagné par l’orchestre que dirige Léo Reisman.Causerie universitaire transcanadienne Le président et viee-chanc«-Jier rie iTnivt-isiié de King's College, de Halifax, M.Arthur Henry Moore, sera le conférencier universitaire du Conseil national d’éducation, et parlera, à 0 h.45, poste CKAC pour Montréal et CHRC pour Québec, de renseignement et du civisme.L’heure musicale du Pacifique Canadien Le programme «le l'heure musicale «lu Pacifique Canadien, qui sera irradiée à travers le Canada vendredi soir, de 10 a 11 heures, par une chaîne de 27 postes, dont CKAC à Montréal, et CHRC à Québec, se composera «te diverses pièces de musique vocale et instrumentale exécutées par les membres de la chorale Elgar, de Hamilton, sous la «lireclion de M.W.-H.Hewlett, avec le concours de la petite Symphonie de Hamilton.La pièce d’ouverture, intitulée "In Elizabethan days”, par Kramer, sei’a interprétée par la chorale et l’orchestre.Viendront ensuite «les chansons écossaises, une sérénade, par le compositeur français Pierné, deux numéros d’une suite vocale par sid Edward Elgar, un intermezzo par Delibes, un chant de Brahms pour voix d’hommes, une pièce vocale par sir Arthur Sullivan et l'adagio d'une composition de Beethoven.Pour leur groupe final, i les membres de la «‘horale Elgar in-j terpréteront un des poèmes du poè-! te lauréat anglais, sir John Mase-i field, poème mis en musique par Balfour Gardiner.Ce programme très varié s«> terminera par un numéro d’orchestre liié d’une suite décrivant une journée à Venise, par le compositeur Ethelbert Nevin.-A 11 heures, programme régulier de Ludwig Laurier, au poste WJZ.et à 11 h.15, poste WABC, Howard Barlow fera exécuter les pièces suivantes: Chanson populaire de Somerset, de V.Williams; Menuet et finale de la symphonie en sol mineur, de Mozarl perse, de Johann Strauss.Marche Notes diverses Programme musical avec le «•oneours de Mlle Juliette Bodri-gue.pianiste; Bornéo Mousseau, ténor.d le Septuor de l’Heure Provinciale.à 8 heures, poste CKAC: I.Causerie : "Sherwood Anderson", Professeur H.G, Files, de IT'niver* I site McGill.2.Ouverture: 'Stia-ck lla ", A.de Flotow, Le Septuor de ’ l’Heure Provinciale.3.('.liant: “Parmi les roses”, Eselavy.M.Bornéo Mousseau.t.Tarentelle pour flute et clarinette, Saint-Saëns Solistes: MM.Hervé Baillargeon et Joseph DelceHier.5.Piano: "Dédicace”.Schumann-Liszt.Mlle Juliette Hodrigue.ti.Chant: "Laisse-moi rêver oue tu m'aimes".Vincent des Loss.M.Bornéo Mousseau.7.Symphonie No 8.Beethoven, ai “Allegretto”, b) “Menuet”.8.Piano: "Le Chabot s’y promène'’ (composition canadienne».extrait P"Aquarium", James Gallihoti.Mlle Juliette Rodrigue.!*.Scherzo (tu "Songe d'une Nuit (I I.té ".Mendelssohn, l.e Septuor de l’Heure Provinciale.- Entrevue de Clare Boothe Bro-kaw, nouvelliste, accordée à Margaret Santry.journaliste, à 8 heures.poste WABC.Chant par Barbara Maurel, contralto, et orchestre sous lu direction de Frank Ventree.Selon (tes recherches faites par John Karol, du Columbia Broadcasting System, il y a à l’heure actuelle aux Etats-Unis 17,350,000 postes récepteurs.Au mois d’avril 1930, il n’y en avait que 12,563,000, soit une augmentation de près de 5,000,000 en moins de deux ans.Frank Mason, autrefois président et gérant général de l’International News Service, est devenu di-recteur de la National Broadcasting Company.A date, la General Electric Company, fabricanle de radios et autres appareils fonctionnant à l’électricité, est la compagnie qui a réservé le plus large espace à l'Exposition mondiale de 1033 à Chicago.Plus de 2,500 candidats au poste d’annonceur à la radio ont parlé devant le microphone de la NBC.Sur ee nombre, ou a retenu les services «le dix seulement.Avec quelques exceptions, tous les hommes on! bégayé ou “sifflé" à la vue de la première phrase de l’examen préparé par Patrick J.Kelly, directeur des annonceurs, qui a essayé chacune des 2,500 voix.La phrase est la suivante; "The seething sea ceaseth and thus the seething sea siil'ficeth us".On ne dit pas pourtant s’il faut répéter cette phrase lentement ou rapidement.S’il faut le faire rapidement, non pourrions suggérer un examen tout aussi intelligent: répéter “six thick thistle sticks", vingt fois, à toute vitesse.\ notre avis, il est regrettable qu'une organisation aussi moderne que la NBC pose des "colles'’ de ee genre, aux examens.Les psychologues sont tous d’avis que ccs "colles” ne prouvent rien en ee qui concerne la capacité ou les connaissances du candidat.VENDREDI, M lï FEVRIER CKAC 7 00 Le réveil.7.45 Culture phyalque 8.(XJ L'heure du déjeuner.8 45 Chanson».C BS 9.00 Les chanteurs Madlsou, CBS.9.30 "Tony'a Bvrap Book 9.45 Ballade» 10 00 Mélodies populaire» 10.30 Ouverture de la Bourse * 10.45 Tournée de magasin» 11.00 Poèmes symphonique» 11.30 Mme Blanche Archambault, soprano et Mlle Alice Sainte-Marie, planiste.12 00 Variétés Instrumentales.12.30 Cote de 1a bourse 12.45 M H.T Dickinson, organiste 1.00 Orch.de concert du Royal York.1.30 Mélodie» 2 00 Conseil national d’éducation 3.45 Fermeture de la bourse de Montréal et de New-York 4 00 Le Conservatoire national de musi- que.4.30 Orch.du Ritz-Carton.5.30 Thé dansant au Mont-Royal.5.00 Emission de l'Université de Montréal.5.55 Nouvelles.Température.6.00 Disques.6 15 Causerie de l'abbé H Jasmin.6.30 Disques.7.30 Orch.du Rltz-Carlton.7.45 Dialogue comique 8.00 L'Heure provinciale.9.00 Chant et musique.9 30 Orch du Rltz-Carlton 9.45 Causerie sous les auspices du Conseil national d'éducation.10.00 L'heure de musique du Can.Pac.11.00 Nouvelle» 11.05 Orchestre 11.15 Orgue.11.30 Orch.de Jack Denny.12.00 Nouvelles du Nord.CFCF 8.30 Cheerio.NBC 9.00 Quatuor mixte, NBC, 9.15 Refrains lavons.9.45 Programme ncgrc.NBC.10 00 Heure des dames.10.30 Disques.11.00 Vienne, la Joyeuse, NBC, 12.00 Disques.12.45 Orcn.Rosebrook.NBC.1.00 Cotes de la Bourse.1.30 Ensemble A cordes, NBC.2.00 Disques variés.5 45 Orcn.Columno 6.45 Bourse.7.00 Dialogue nègre, NBC.7.15 Solistes.7.45 Variétés.8.15 Studio.8.30 Programme de CKNC 9 00 Orcn.et chants, NBC.9.30 Violon et chant 9.45 Causerie universitaire.10.00 Le Petit Forum.10.30 Revue d'actualités.10.45 Orch CChftteau-Laurler, Ottawa.11.00 FFranklln Legge.organiste.11.30 Orch.Jack Deuny.L’intronisation de Mgr Villeneuve Son Excellence Mgr l’archevê-que-élu de Québec prendra le train du C.F.R., à 9 h.15, le 24 au matin à Montréal et occupera un wagon particulier Un groupe fort imposant «te dignitaires ecclésiastiques et «le laïques quitteront Yiontréal, gare Windsor, par le train de 9 h.lâ a.m., Le Frontenac, mercredi le 24 février, et voyageront sur le même convoi que Son Excellence Mgr Rodrigue \illeneuve, O.M.I., qui occupera un wagon particulier mis à sa disposition par les autorités du chemin de fer Pacifique Canadien.L’arrivée à Québec, gare du Palais, se fera à 2 h.p.in.Son Excellence y sera reçue par les sommités religieuses et civiles de la vieille capitale, et Elle se dirigera immédiatement vers l'archevêché.La cérémonie de l’intronisation aura lieu le soir à 8 h.«lans la basilique, et le lendemain matin, jeudi, 25 février.à !> h., il y aura messe pontificale chantée par le nouvel archevêque.Le même soir, à 8 h.30, à l’hôtel «le ville, réception, et hommages des citoyens.La plupart des archevêtiues et évêques qui seront à Montréal le 23 février pour assister au sacre de Mgr Tin «inetil, O.M.I., partiront pour Québec par le train de 9 h.15, le 24 au matin.D’autres religieux feront aussi le voyage.Les parents de Mgr Villeneuve seront aussi dans le même train, et les personnes qui seraient intéressées à se rendre à Québec pour la circonstance pourraient communiquer avec Mlle Caron, téléphone Westmount 7947, une parente de Son Excellence, qui se fera un plai-i sir de fournir tous les renseigne-! menls désirés au sujet des condi-1 lions spéciales consenties par le ! Pacifique Canadien à cette occa-| siou.M.J.Emile Dupont, agent des 'voyageurs du C.P.R, au no 201 i rué Saint-Jacques, téléphone Harbour 4211.est aussi en mesure de ]donner toutes I cessai res.LE THE "SALADA MELANGE ORANGE PEKQE ‘Tout frais des plantations’ L’ enquête sur la " Gypsum Queen’ Les dedommagements pour la pérît: de ia goeîette ont été payés au capitaine et à deux membres de l’équipage les informations ne propos de canailles Ne manquez pas la prochaine conférence publique de M.Henri Bourassa, le 4 mars est Alfred AYOTTE 'ostes totaux 11 1 DI, LE 18 FEVRIER CKAC de rOnher- Tempèraturc.C B S 3 45 Clôture de la Bourse, 4.30 Orch du Rltz-Carlton 5 00 Cours de vulgarisation sltè de Montreal 5.30 Salty Lam.le marin 5.45 A annoncer.5.55 Dernières nouvelles fi 00 Orch Vincent Sorez 8.15 La poésie française 6.30 Orch.de Joe Nito 7.00 Disques et comedies, 8.30 Musique et chant 11.00 Résultats des parties de hocke\ 11.00 Nouvelles 11 05 Danse U.15 Orgue, « F« F 7.15 Orch Lanin.NBC 7.45 Fl Lolselle et L.Turner.8 00 Allen et Burns.8.30 Lilian Roth et Rudy Vallée NBC 9 00 Programme eommerolal 9 15 Saynète 9.30 Sherlock Holmes.NBC 10 00 Programme du C.N R 11.00 Heure du coucher.NBC.et fermeture Pour un titre prometteur, c en an “llonnètex ou canailles?'’ M.Henri Bourassa l’a lui-même choisi pour sa conférence du vendredi soir.4 mars, alors qu’il parlera sous les auspices rie l’Association catholique des voyageurs de commerce du U.anada.section Mont-Royal.Montréal, à l'Auditorium rie l’Ecole du Plateau, (au pare LaFontainc).Voulez-vous savoir si telles idées, tels mouvements, tels* hommes.sont honnêtes ou canailles?H vous faut entendre M.Bourassa parler des événements du jour et de per-[ sonnes qui jouent un rôle sur la | scène de l’actualité.Dans ee but, à part le dépôt dit i Devoir, vous pouvez obtenir des ; billets en vous adressant à l’une ou i l'autre des personnes suivantes qui i vous porteront vos billets à d«»mi-! cite, si vous le désirez: MM.J.*T.j Charlrand, 1810, ave Lajoie, (AT.|1717); A.Ravnault, 3574 Ontario jest (C.L.3501); Roméo Coté, 7058, Garnier.(CA.2010); Z.(Ligné, 12201 Bois-de-Houlogne.Bordeaux | mensongen (BY.0156); C.-E.I.avigne, 7200.Christophe-Colomb (CA.2380); R-Traversy, 4410 Garnier (AM.2389»; J.-E.Lusignan, 47t»7 Christophe-Colomb, (Cil, 6620).chèque remis au sénateur Logan, à Ottawa Ottawa, 18 (S.P.C.) L'euquète fédéra le sur la perle, en 1915, de la goélette canadienne Gijpsum Queen est commencée depuis plusieurs heures.Construite à Parrsboro.Nouvelle-Ecosse, en 1900, la Gypsum Queen appartenait au capitaine Freeman Hatfield.Le 31 juillet 1915.elle était abandonnée à une soixantaine de milles au sud de l’Irlande.Elle contenait, au moment où son équipage Fa abandonnée, une cargaison à destination du Rovaume-Uni.En 1930, le capitaine Hatfield, affirmant que la perte de sa goélette était attribuable aux Allemands, réclamait des dédommagements avec intérêt à cinq pour cent.Des témoignages rendus à la première séance de l’enquête, il appert que $71,270 ont été payés au capitaine Hatfield et $1,558 à deux membres de l’équipage, bien que le commissaire enquêteur, M.Errol C.McDougall, de Montréal, eût obtenu du haut commissaire canadien à Londres l’information «tue d’après un rapport fait au Board of Trade ia Gypsum Queen avait été abandonnée par suite d'une tempête et non à cause d’un acte attribuable à l'ennemi.M.McDougall a expliqué à la commission d’enquête qu’il avait accordé des dédommagements au capitaine Hatfield malgré cette information parce que les témoignages qu’il avait entendus et des affidavits de membres de l’équipage réfutaient complètement 1 information venue de Londres et avaient écarté de son esprit tout doute sur la cause de la perte de la goélette.En faisant sa réclamation,' en 1930, le capitaine Hatfield a affirmé qu’il avait ignoré jusqu'alors l’existence des réparations allemandes.Les dédommagements réclamés ont été payés au capitaine Hatfield et à ses deux membres d’équipage au moyen de chèques, qui furent remis au sénateur Logan, à Ottawa.M.Hugh S.Relph.qui était sous-commissaire des réparations, a expliqué à la commission d’enquête ce matin qu’à la demande du sénateur Logan, il est allé à la Hank of Montreal d’Ottawa pour présenter le sénateur Logan et le capitaine Hatfield au gérant de l'institution.Le chèque fait à l’ordre du capitaine Hatfield n’a lias été payé en sa présence, parce que le capitaine voulait des billets de banque de $1.00(1 et que la banque n'avait pas assez de billets de cette valeur à ce moment-là.Il croit que le chèque en question a été paye l’après-midi même.Le sénateur Logan a dit au commissaire que son avocat n’avait pas pu se rendre à Ottawa pour la première séance, et le commissaire a ajourné l’audition.11 est probable nue la commission d’enquête se rendra à divers endroits des provinces maritimes et des Etats-Unis.Les membres de l’équipage de la goélette sont maintenant domiciliés à «les endroits très éloignés les uns des autres.Plusieurs d’entre eux venaient des Antilles.Quant au capitaine Hatfield.il serait à New-York.Club ouvrier Villeray Une importante assemblée des membres du club ouvrier \illora> aura lieu demain, à 8 heures JO p.m., à la salle Saint-Gérard, angle (les rues Liège cl de Berri, sous la présidence de M.l’éehcvin Bruno (’.harbonneau, président.Au Conseil législatif Les bills adoptés hier Québec, 18.Sur rapport du Ccuiiîé de législation fait par M.Champagne, its bills suivants ont tété passes en troisième lecture au législatif hier; concernant les véhicules mo-eoncernanl les constituts de par ! Conseil Loi leurs.* Loi Hull.Loi 339 et civile.Loi modifiant les 1178 du code articles 313, de procédure modifiant l’article 91 du code du notariat.Loi concernant les compagnies à fonds social.Loi modifiant la loi «les habitations salubres.Les bills suivants ont été passés ensuite en deuxième et en troisième lectures après qu’ils eurent été expliqués dans leurs grandes lignes par le leader «le la Chambre: Loi modifiant la loi des licences relativement aux prêteurs sur gages et aux regrattiers.Loi modifiant l’article 72 de la loi des terres et forêts.Loi relative à la ville de Rouyn et à la conversion de sa dette.Loi modifiant la loi des droits sur certaines mutations de propriétés.Loi concernant les droits sur les divertissements.Loi concernant la manutention de la gazoline.Loi concernant le salaire minimum «les femmes.Loi modifiant la de placement.Loi modifiant ia laitiers.' Loi concernant sur beurreries et fromageries.Loi concernant la garantie par le gouvernement d’un emprunt des Soeurs de la Charité de Québec.La Chambre a renvoyé au Comité de législation le bill modifiant le code de procédure civile relativement à la radiation, dans certains cas.de l’enregistrement des droits réels.La Chambre s’est ajournée cet après-midi.loi des bureaux loi des produits les assurances à 3 h.Variations sur un thème connu Causerie de M.Raymond Tanghe devant les invités de la Société des conférences de l’Ecole des Hautes Etudes M isc au point' de la Fédération Voici une mise au point de la Fédération des clubs ouvriers de la province signée par son president.M.,1.1).Perreault : Pour couper court aux rumeurs qui circulent dans les journaux el I ailleurs, je dois vous déclarer que i la Fédération des Clubs ouvriers de la province de Québec n'a pas «m-l core «lécidé si elle s’occupera de I la prochaine campagne inunicipa-: le, qu'elle n'a pas de candidats sur I ies rangs, qu’elle n’a lias encore décidé d’appuyer qui que ce soit, et jque toute déclaration qui a pu être i faite ou qui pourra être faite par toute personne autre que le presi-! deiit, sera prématurée, fausse et Personne n c 't.arluelle.-MUSIQUE A.J.BOUCHER, enrg.(Etubli en 1861) DEMANDEZ NOS LISTES 20, Notre-Dame E»t MONTREAL LAnc.3001 Ils offrent’ leurs services à la Chine ______ Ottawa.18.(S.P.U.i Quatre ! vingts officiers rie l'aviation cana-I rijenne, (pii seront bientôt conge- j «liés à cause rie la réduction du bud- i ! get de la défense nationale, ont an-J j noiieé au consul général chinois.I ! 't.Li Tchuin, qu’ils sont prêts à ' I servir la C.hinc contre le Jan«>n.à l’heure autorisé à parler au nom de la Federalism des ( lubs ouvriers de la province et seul le président sera autorisé à faire connaître au public l'attitude que prendra la l'c-dération dans la prochaine campagne municipale.Vous remerciai!! de voire bienveillante hospitalité, je me souscris.Voire bien dévoue, J.-Dumase PERHEAL L I.président général.LUNDI : Le “Devoir ' commencera lundi la publication d'un nouveau feuilleton: “L'Aube »• lève".M.Albert Angers a présenté hier soir Je conférencier de la Société des conférences de l’Ecole «les hautes études commerciales, M.Raymond Tanghe, qui a analysé, dans une conférence intitulée "Variations sur un thème connu”, la crise économique qui sévit actuellement.La guerre est une des principales causes qui ont déclanché la crise, parce qu’elle a révolutionné l’ordre normal des choses et qu’elle a donné naissance à une infinité de sujets de dissensions et de pourparlers aux grandes puissances du monde.Les emprunts lancés, les négociations entamées pour consolider les dettes de guerre n’ont abouti à rien de particulièrement satisfaisant, li aurait fallu organiser une régie internationale pour mettre fin à cet état de choses déplorable.("est la situation critique des peuples pendant la guerre qui a forcé l’Etat à jouer le rôle de | providence htnnuiiie dont il n’a j pu s’acquitter comme on aurait été] en mesure de s’y attendre.Avec ces systèmes nés d'hier et qui prévalent encore aujourd’hui, nous en sommes arrivés à un état de mendicité collective.De la guerre est venu aussi ce grand perfectionnement dans l'art mécanique qui prive tant de bras de leur gagne-pjain.On a cru remédier à cet état «le choses en accordant des allocations directes aux chômeurs.Mais cette assistance officielle a eu une conséquence néfaste en amoindrissant le sentiment du travail chez un lion nombre d'ouvriers.11 n’y a qu’un seul rc-mèile au chômage, et ce remède, c'est le travail.Mais les travaux entrepris à cette fin doivent avoir un but sérieux; il ne faut pas simplement penser à donner du travail uniquement pour employer momentanément des hommes, il faut que les travaux entrepris soient aussi nécessaires qu’utiles.Le conférencier croit qu’il faudrait mettre un frein aux dépenses privées et publiques.Si un Etat s’engage à fond pour satisfaire des promesses électorales, il est obligé (remprunter.Si ces emprunts sont une marque de confiance, ils n'augmentent nas moins la «lotie publique cl frustrent l’initiative privée d’autant de capitaux.D’autres facteurs de la crise el qui ont amené le chômage sont les barrières tarifaires trop élevées et la surproduction.Il est paradoxal de voir des pays s'isoler économiquement; il faut lenter de ramener le tarif douanier à des taux raisonnables et d’arrêter l’exode rural.M.Tanghe opine qu’il faudrait imposer «les limites aux profits et nue dans une retribution bien ordonnée du travail, il faudrait te répartir entre ceux qui en ont le plus besoin, les soutiens de famille.11 n’est jias possible que la « rise ne finisse pas, mais,ajoute-t-il.pour eu arriver là, une grande solidarité s’impose d'elle-inêmc; il faut savoir sacrifier ses intérêts immédiats, H faut se résoudre à retourner aux vieux principes et vivre selon scs moyens.M.André Faulrux.orésidenl1 Plus nourrissant que des noix! Plus exquis que des bonbons I Pour la première fol», le» maman» peuvent donner à leurs enfants des tartine» faites avec du véritable Beurre de Sucre d’Êrablc.I-e BEURRE DE SUCRE D’ÉRABLE CITADELLE est produit bous la surveillance du gouverne- • ment et garanti 100% pur.Il n’a pas seulement la saveur inimitable, mais il a la réelle valeur nutritive (carbonate», phosphates et fer) de notre bon vieux sirop d’érable authentique.Donnez à v«»s enfants le encre NATUREL *de nos érables.Une tartine de Beurre rie Sucre d’Érable Citadelle est une vraie nourriture el une exquise friandise.Achetez-le de votre épicier! S’il n’en a pas, adressez-vous aux Producteurs de Sucre d'Erable de Québec r», AVE BÉGIN - LÉVIS, QUÊ.Producteurs du Sirop d’Érablc Citadelle, du Sucre d’Êrable Granulé Citadelle, des Pains de Sucre d’Érable Citadelle et des Bonbons Citadelle.Sous les auspices du Ministère de l’Agriculture du Québec.IEBEURRE d'ERABLE EITRDELLE ¦OOXPUR Représentant: J.-H.VERRET.1701, rue St-Hubcrt :: AMherst 1524 Pour éviter de contracter un rhume, Débarrassez,vous de l’Acidité ! .v.v;-.v' ¦ y ¦ S".,/jJ Les gardes-malades savent que le sel Abbey y remédie rapidement PM apllk; Il est peut-être difficile d'éviter les refroidissements et les coprants d’air, mais il est facile d’échapper aux rhumes en libérant I organisme de tout EXCES D'ACIDE.Un rhume a beau |eu lorsque votre organisme est rempli d'acidc.Rien d’etonnant qu'il persiste et ne veuille pas déguerpir.DES QUE VOUS SENTEZ L'APPROCHE D'UN RHUME, prenez deux cuillerées à thé de SEL ABBEY dans un demi-verre d'c#u.Continuez à en prendre une cuillerée à thé dans un peu d'eau à toutes les quelques heures jusqu'à ce qu’il N Y AIT PLUS D'ACIDE dans votre organisme et que le rhume soit disparu.Les Canadiens sont renommes pour leur bonne''Santé et des milliers d'entre eux, depuis 50 ans, doivent leur robustesse à ABBEY.La plupart des gens N'ATTENDENT PAS les premiers symptômes de rhume: ils prennent du Sel ABBEY économique chaque matin.Cet excellent BREUVAGE HYGIENIQUE effervescent tonifie, libéré des malaises causés par l’indigestion et confère la force nécessaire pour résister aux rhumes et autres maux nombicux engendrés par I EXCES D'ACIDE Procurez-vous le Sel ABBEY aujourd'hui même chez votre pharmacien et commencez cette salutaire pratique dés demain matin.d’honneur, ;i remercié le conférencier.Mlle Fabiola Poirier et.M.Alfred Mignitnlt avaient prêté leur concours arlistitjiic.Durant l'absence de M.David Quebec, 18.(S.P.C.) — M; •|.-E.Perrault, ministre de la voirie, est nommé, par arrêté ministériel, secrétaire provincial intérimaire, rin-rant l'absence «te M.Alhanasc Da- tttabllè depuis 40 ans, ta Pharmacie Laurence a toujours maintenu son carnet professionnel.Elle «'est spécialisée dan» In préparation dès médicament» et de» prescriptions médicales.Toujours un diplômé en charge.Livraison rapide par toute la ville.Tél: HA 7907 AVOI.K ST-DENIS ET ONTARIO à bord de \ lle-de-l ranre.avec Mme David, pour un séjour rie quelque» .smuaiuet «q lùtrupw. LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI, 18 FEVRIER 1932 (')((% L«i >h»«uk Kminini Point de vue OCCUPONS NOS LOISIRS Pour faire suite aux articles sur les arts domestiques en différentes contrées, je me proposais de résumer brièvement les activités de lu femme canadienne dans ce.domaine, car, chez nous, les travaux fc-mtniss serd depuis longtemps eu honneur et comprennent tes penres les plus divers; mais ce n’esl pas de cela que je vous entretiendrai aujourd’ hui.Une lettre reçue il y a quelque temps, pour laquelle je remercie sincèrement le bienveillant signataire, et dont vous lire: ci-dessous la teneur, m’amène à exposer d’abord un antre côté de la question des arts domestiques, c’est-à-dire leur application pratique.Oiltremont, le 23 janv.1145, rue St-Vialeur.Madame, PermeUtz-moi de venir vous féliciter pour le travail que vous dirigez de façon discrète et non moins ifructueuse au sujet des travaux féminins recueillis ici et là en Europe.Vous suscitez avec le goût du travail des idées de bon goût pour la maison du Québec.Auriez-vous l’obligcancc de me donner un aperçu sur le point de vue suivant: Quels, arguments apporter en faveur ’de la .petite industrie do-Uïtestique, rurale ou familiale, en présence de la grande industrie qui fabrique en série?Soyez assurée que je prends un intérêt marqué chaque fois que je vous lis et que je compte pour ma part collaborer à cette oeuvre de la petite industrie.Dans l’attente de vous lire, je demeure.Votre bien obligé, Wilfrid LEBEL, C.S.V.Exception faite pour les arts paysans qui, ces dernières années, ont plutôt été.en déclinant, les travaux féminins; broderie, tricot, cro-chèt, n'ont pas été délaissés et il semble meme que quelques-uns aient tenté d'en faire une source de nouveaux revenus commerciaux.Mais pour suffire aux demandes du commerce lorsque celui-ci fonctionne normalement, il faut de la production intense et constante, d’où la quasi nécessité de la fabrication en série.Est-il nécessaire de dire que /4 •Do C" 2.70 3.00 First All Canadian 8 8*2 •Independence Trust 3>.33/i» •Low Priced S", •United Fixed 23, s*.* ; •United Insurance Trust 6>4 •United N Y.Bank Trust 634 •United Oil Trust A N A Trust nouveau 2 80 2,95 ¦ Do ancien 2.95 Cumulative Trust 4'b 41, New Corp.trust 2.65 2.90 Old Corp.Trust 2.95 Do distrtb4 2.65 2.90 Five Year Fixed trust 31b Dividende déclaré Dominion Stores Ltd, 30 sous par action (fonds américains) payables le 1er avril aux actionnaires inscrits le 15 mars.Bourse de New-York la maison Les rendements Cours fournis par GEOFFRION fie RAINVILLE, courtiers, Z2S rue Notrc-llaïue ouest, Montreal Air Réduction .Allied Chemical American Can American & Foreign Power American Power Ai Light American Smelting American Water Work» American Tel.& Tel.Anaconda Atchison Atlantic Refining .Auburn Baltimore Si Ohio .Bethlehem Steel .Canadian Pacific .Commercial Solvent* Chrysler Motors Coca-Cola Columbia Ga« & Electric Con» G as of New York Continental Can.Co.Corn Products Commonwealth Southern Dupont Elec.Power & Light Corp.General Foods Corp.dividendes n'ont en entier et furent a même les surplus Pacifique terminée à $2,072,-$545,000 semaine correspondante de Pacifique Canadien Les recettes brutes du Uanadien pour la semaine le 14 février s’établissent 000, une diminution de sur hi 1931.Emission provinciale Un important groupe de banquiers offre aujourd'hui au public canadien une émission d'obliga-¦ ions de la C.olomhie britannique, (.’est une émission de $3,000,000, o ans, 6 pour cent.Elle au prix de 95.25 pour pour rent.6 1-2 Quebec Power A la réunion annuelle des actionnaires de Quebec Power, le président, M.Julian Smith, a déclaré qu’il n'avail aucun taire a ajouter à ce qu dans le rapport annuel soumis aux actionnaires, si ce n’est que les directeurs ne prendront aucune décision présentement au sujet du dividende.La compagnie, comme Nhnwinigan, ne prendra une décision à ce sujet que lorsque le trimestre sera écoulé; M.Auguste C.Picard, de Québec, a été élu directeur en remplacement de M.J.E.Tanguay.Canadian Industries Canadian Industries.Ltd., annonce que faute d’une demande suifft-sante.elle fermera temporairement son usine de Sudbury.Ont., où elle produisait divers acides pour l'industrie minière.L'usine sera rouverte le 1er avril.accumulés au cours ds années precedentes La consequence forcée do la diminution des affaires de longue distance, de la densité moindre du trafic local et de la réduction du programme de construction et autres chapitres île l'outillage a été de diminuer le volume du travail.Cette diminution a permis certaines économies sur les frais d'exploitation et sur les frais généraux, lesquelles, ajoutées à celles pratiquées dans d’autres domaines, ont occasionné une diminution de $t.827,982 dans les dépenses prévues.D'autre part, il faut constater une augmentation de $1,182.267 au chapitre des déboursés pour intérêts.dépréciation et taxes, ce dernier item ayant augmenté de 12.7 pour cent.Les recettes brutes excèdent tes [ déboursés par $5.791,982.mais, | comme l’année dernière, la diffé-j rence n’aura pas suffi pour faire face au dividende régulier de $8 ! par action et il a fallu tirer à concurrence de $297,836 sur le surplus 1 t accumulé.Les recettes nettes rc~ ! i présentent $7.62 par action.Les i i opérations des six premiers mois de l'année faisaient voir un léger j surplus après prélèvement du divi-1 demie.C’est dans la seconde nioi-commen- i tic de Tannée que le dimidende n'a est écrit * pas été gagné en entier.Nous avons achevé, au cours de Tannée, l'immeuble de la rue Bol-mont.à Montréal, lequel est destiné à recevoir nos tableaux de longue distance et l'outillage connexe.Los autres travaux de construction auront été peu importants, ne consistant qu’à modifier des immeubles déjà en existence.Nous avons continué la conver-sion graduelle au système à cadran dans les villes de Montréal et de Toronto.Dans les cinq villes où le service à cadran est installé.le nombre des postes (à cadran) s’élevait en fin d’année a 315,588, ce qui représente 67 pour cent des postes en service dans ces villes et 41 pour rent des post du réseau entier.General Motors Gillette General Electric General Railway Signal Hudson Motors Int.Tel & Tel.Co.John» Mantille .Kennecott Copper .Loews Theatres .Montgomery & Ward Nash Car Co.National Biscuit National Power Light New York Central .North American New Haven .Pennsylvania R R.: Phiüipps Pete | Pub Service of New Jersey ; Radio Corporation Remington Rand Republic Iron Si Steel Sears Roebuck Ï Simmons Bed Sinclair Oil Southern Railway .Standard Brand i Standard Gas ur.$4,-600.J.-A.Meunier, notaire — 1932.7éme Avenue, vacant», lots Nos 753-800.I 801, terrain 50 x 75 pieds.J J.Cook et al.vendent à E Marchand, $400 J.-A Meunier, notaire—1832.Mercier.— Rue Louis Veulllot, bât.No 3054, lots Nos 21-826, 827.Dame .7, E.Tison et al.vendent à J.-E Tison.$1.050.J.-R.Crépeau, notaire—1932.Rue Lebrun, vacants, lots Nos 397-1095 A 1097.Dame J.-P.Tétreault vend à W E.O'Connell, $390.— O.Théoret, notaire — 1932.MonVRoyal.— Chemin Cote-des-Nelges, Avenues Solssons et Doùsstn et Chemin Hudson, droits dans 58-B.E, 58-E-l, 2, 5.0 à 16, 27 à 29.A X Cardinal vend a C.-E.Beauchesne, $4,000.— A.Bélanger, notaire—1932, Notre-Dame de OrSai accepté île présenler celte motion.c’est en m’appuyant surtout sur les opinions d'un grand nombre de citoyens éminents de cette province, lesquels jugent que le voeu exprimé par le Parlement d Ottawa, en 1918, touchant l'abo-tïtres au Canada, ne lie la province de Québec concerne la propriété et mion des nullement *n ce qui ’es droits fouissent eux mêmes ses habitants i rct égard, cl qui nous confèrent une égale prérogative royale.Rien que l'on ait, à cette époque.mis fort peu d'obstacles à l'adoption de cette résolution, l'on commence à déplorer de plus en plus que l’on veuille aujourd'hui, scion que l'établit une lettre du premier ministre du Canada, en étendre la portée jusqu'aux purs Rires honorifiques décernés par la France à nos concitoyens.Et c’est ainsi que ceux qui s’intéressent à cette question et souffrent de la situation qu’elle crée, ont demandé que notre parlement expri-l’avis qu’il leur destinée, à toutes deux, de l’aider à atteindre son complet développement.Ici, rien n'entrave la civilisation anglaise, alors que de nombreux périls menacent constamment l’avenir de la civilisation française, et il est incontestable que pour eu conserver le flambeau intact, nous avons,besoin que la France continue à nous apporter sa lumière in-lellecluelle.Car il est une thèse que beaucoup ont soutenue, que j’ai soutenue mot-même et que je crois juste: c'est qu’eu ce qui concerne la part de travail à fournir en notre pays, à côté tie nos concitoyens anglais, nous ne nous en acquitterons toujours que proportionnellement au degré de valeur et de développe ment intellectuel que nous aurons atteint.La légion d’honneur En décernant «les décorations aux Canadiens, l’Ordre de la Légion d’honneur n'a d’autre but d’ailleurs que de récompenser les services exceptionnels rendus à la France et de souligner l’effort de ceux qui se dévouent particulièrement à la diffusion de sa langue, au progrès de son art et de sa science et au succès des oeuvres françaises au Canada.Notre loyauté n'est donc nullement en cause; l’histoire atteste que nous avons précieusement conservé cette vertu l'une des plus belles de Fame française.Nous ne pouvons donc pas cacher notre respect et notre amour pour la France, car elle fut notre mère.Aussi sommes-nous profondément sensibles à toutes les preuves d’amitié qu’elle veut bien nous donner.Tout en créant parmi les nôtres une louable émulation dans l'effort qu’ils font pour s’assimiler le meilleur de la culture française, ees décorations contribuent à rendre plus étroit le lien nécessaire à notre survivance.Car n’est-ce pas assurer au pays sa plus grande force de résistance contre la pénétration de l’esprit américain que de favoriser l'avancement de la culture française?Mettre obstacle à la distribution de ees décorations au Canada et particulièrement dans la province de Québec, serait donc tous priver d’un puissant moyen de féconde action française.Car ces décorations sont reçues avec un sentiment mêlé de reconnaissante et de fierté dans tous les pays de la terre, sauf la Suisse allemande.Déjà un certain nombre de nos concitoyens sont revêtus de ces décorations, Et si c'est d'abord à leur honneur, c'est encore plus, j'en suis sûr, à l'honneur et a l’avantage même de notre province.Et comme des distinctions honorifiques leur confèrent naturellement une attlo-rité supérieure en France, je devine combien souvent ces décorations leur ont déjà servi à l’avantage tie noire jeunesse étudiante, cette fois, à obtenir à nos jeunes gens des faveurs ou privilèges quelconques dans les grandes institutions enseignantes ou artistiques de Paris ou auprès des maîtres de la science française.Tels sont les motifs louables, joints aux motifs constitutionnels que i’at exposés au début, et que U autres développeront qui m ont amené à soumettre la présente motion à votre approbation.M.P.du Tremblay Après avoir félicité son collègue de Rougemont, M.DuTremblay se déclare heureux d’appuyer cette resolution.Il considère que les résolutions fédérales passées en mai 1918 et en mai 1919, du moins l’interprétation que l'on en donne, tient toutes les provinces du Luuu-da.Et pourtant, ce n’est pas une loi qui a etc passée.L'est une simple proposition qui a été faite par deux députés du temps, et le représentant de la division de Sorel rappelle dans quelles circonstances.On demandait dans ces résolutions de ne plus accorder de titres aux su-jels canadiens.Gelait un désir que l’on exprimait mais ce n’était pas une loi.Le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial n’ont pas le droit de s'immiscer dans cette question qui est une prérogative royale.Dans la suite l’on a donné une portée trop considé- Irable à cette résolution, ün voulait j alors empêcher l’octroi de titres civils e» autonomes doni ! nobiliaires aux Canadiens.On a étendu la portée de t’acte au gouvernement français et aux autres gouvernements étrangers, tl ignore cependant si l’on n’a pas défendu à Sa Sainteté le Pape de donner des décorations.M.I)uTrembia,\ cite ensuite quelques passages d’une lettre écrite par M.Ernest Tétreau.secretaire du Comité canadien de la Légion d’honneur à M.Bennett pour lui demander si la permission qui a été donnée de permettre tes décorations de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem pourrait être donnée en faveur de la Légion d’honneur.A quoi le premier ministre du Gana-îda a répondu que les décorations mi- a son jour I a'js quit ne cruy-j,],.[’Ordre de Saint-Jean de Jerusa-;V.Poln .':l province de Quebec i |(.,n S()|,j accordées parce qu’elles lice constitutionnellement par^ le (ne stml pas d’un ordre national voeu adopté pur le parlement ifYlt-tawa, et que c’était en exagérer erronément la portée que de l’étendre aux décorations ou aux autres marques de distinction accordées par la F’rance aux citoyens de Québec et tics autres provinces.Je ne veux pas, par ma motion, juger l’attitude prise à ce sujet par le gouvernement fédéral en 1918.Ce que je veux faire uniquement ressortir avec votre concours, c’est le regret que ces marques de distinction de la nature tirs tlécora-lion.s françaises, qui ne sonl en somme à notre égard que tics dé-eorations honorifiques, ne comportent aucun titre et n'ayant caractère politique, soient aujourd’hui refusées à notre pays, à cause de cette même résolution.Comme déjà les journaux nous ont appris que le gouvernement d’Ottawa avait récemment permis à l’Ordre Saint-Jean de Jérusalem de décerner des décorations à des Canadiens, vji qu’elles ne comportent aucun litre ni privilège, il semble que In même dérision aurait dû s’appliquer à l’Ordre de la Légion d’honneur ou autres décorations de même nature.Ces! toujours avec quelque bonheur que nous rappelons que les ilenx plus importantes civilisations du monde ont participé à la formation de notrq pays et que c’rxt sous le contrôle de l’Etat, mais qu’il n’en est pas ainsi de l'Ordre de la Légion d’honneur dont les décorations sont accordées par le président de la République çaise et.par conséquent, tombent sous la portée des résolutions fédérales.M.DnTrembhn réitère que ees résolutions ne sont pas une loi mais simplement une prière; que s’il y avait lieu de passer une loi à ce sujet, il appartiendrait plutôt aux provinces de la passer.Le parlement de la province a le droit sinon de protester du moins dr déclarer qu’il n'entend pas cire assujetti à res résolutions.Nous avons aiteim i droit !U1X décorations.La société est telle que si elle est sujette châtiments et aux punitions, doit avoir* droit aux récompenses.France accordait aux citoyens canadiens aient etc prohibées.Mais la motion va plus loin.Le parlement du Canada en 1919 a udoi>té une* resolution pour demander de libérer Je: Canadiens non seulement des titres et décorations, mais aussi des décorations honoritiqucs.Plus tard, lorsque M.Ladner, de la Loloitibic britannique, députe 'fédéral, a -demandé à la Chambre des communes de revenir sur sa décision, nous avons vu la majorité des députés élus de tout Je n:i\A et un grand nombre des députés québécois voter contre là propos il nui Ladner.“Si le principe de la décoration peut être juste en lui-mémc, chacun admettra que pendant des années et des années avant la guerre et pendant la guerre, on a distribué les décorations d’une façon plutôt étrange.Pour quelques citoyens canadiens décorés pour services rendus à a population, à l’éducation, à la science, combien de ces soi-disant honneurs sont allés aux barons de la finance, et à tant de gens qui ne méritaient aucunement u’èlre décorés."Aujourd’hui, remarquez, par exemple, qu’on ne parle plus d’impérialisme, alors qu avant la guerre, on faisait tant d’efforts pour y entra hier Québec.Sir Robert Borden s’est joint à MM.King et Lapointe pour affirmer qu’il y a eu évolution dans la situation du Canada dans l’Empire, comme imet nation distincte avec tous les attributs d’une nation.On sait que, sous l’ancienne politique impérialiste, Downing Street se servait des décorations pour promouvoir cette politique.Le Canada est venu à la conclusion qu’une telle politique est contraire aux meilleurs intérêts de ce pays, (’.’est par conséquent dans #notre meilleur intérêt de maintenir l’état de choses qui existe depuis la guerre au sujet des titres.M.du Tremblay fait remarquer que les titres et décorations étaient habituellement conférés sur recommandation du gouvernement.M-Thériault dit que si l’on ressuscitait les titres, les impérialistes anglais, et les impérialistes canadiens utiliseraient certainement la politique “décorative” qui leur a valu de si grands succès.Et.d’ailleurs, s’il ne doit pas y avoir de titres, dans quelle position la province de Québec se placerait si elle demandait la permission d’accepter ou de demander des décorations de France ou d’ailleurs?Le proposeur de la motion a-t-il bien songé à la position dans la-queile il placerait Québec en face
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