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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 22 février 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1932-02-22, Collections de BAnQ.

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Montréal, lundi 22 févritr 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTMUI.TELEPHONE ; .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 LE DEVOIR Directeur: HENRI BO U CLASS A FAIS CE QUE DOIS! Vol.XXIII — No 42 TROIS SOUS LE NUMERO» Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3 00 M.de Valera, Une poignée de souvenirs Il y a, à Montréal, quelques personnes oui, par un splendide dimanche de fin d’eté, aux horos du lac Champlain, sur la falaise de Cliff Haven, ont eu l’occasion de voir de près, et d assez longuement écouter, M.Eamonn de Valera.Ces personnes, et nous avons d’excellentes raisons d être fixé sur leurs sentiments, n’ont toujours, depuis lors, pu lire qu’avec beaucoup de scepticisme les dépêches qui décrivaient le fougueux temperament, le fanatisme passionné ou même l’égotisme et la vanité de l’homme qui, d’ici quelques jours, sera probablement le chef politique de l’Etat libre d’Irlande.Les circonstances étaient tragiques.Chaque jour le telc graphe nous apportait quelques nouvelles de la grève de la faim poursuivie depuis de longs jours, dans une prison britannique, par le lord maire de Cork, Terence McSwiney.Et, personne ne prévoyant que cette grève pourrait durer ausvsi longtemps, on se demandait chaque jour si les dépêches «’allaient point nous apprendre la mort de McSwiney.Les esprits, particulièrement chez les Irlande-Américains, qui formaient ce jour-là la quasitotalité de l’auditoire de M.de Valera, étaient, cela se conçoit, fort excités.v L’orateur, d’autre part, était entouré d'une sorte de légende, qui ne lui donnait point figure de pacifique, ni même de modéré.Il avait, lors de la prise d’armes de Pâques de 1916, commandé l’un des groupes de volontaires.On disait même qu’il avait été le dernier des chefs à mettre bas les armes, - sur les ordres exprès, d'ailleurs, de son chef Pearsc qui, prisonnier, reconnaissait l’inutilité d’un plus long effort militaire.Comme les signataires de la déclaration d’indépendance, M.de Calera avait été condamné à mort et l’on disait qu’il n’avait échappé aux balles du peloton d’exécution que parce qu’il était le dix-septième sur la liste fatale et qu'on s’arrêta au seizième condamné.Prisonnier, l’ancien chef militaire avait donne quelque fil à retordre à ses vainqueurs.Libéré lors de l'amnistie de 1917, il avait retrouvé une Irlande très émue, mais fortement et durement secouée par l’échec de la prise d’armes.Un siège se trouvait vacant dans la circonscription de Clare, l’historique circonscription d’O’Conneli, le Banner Couniy, comme on dit là-bas.Les sinn feiners voulurent faire de cette élection nouvelle une manifestation éclatante, et pour que cet éclat atteignit le maximum, ils décidèrent d’offrir la candidature au condamné à mort, au prisonnier d’hier.M.de Valera, à sa premiere réunion publique, déploya une feuille de papier et.devant un auditoire bientôt frémissant jusqu’aux moelles, lut.la déclaration d’indépendance placardée sur jes murs de Dublin le matin de la prise d’armes et qui avait failli, comme à ses camarades d’hier, lui coûter la vie.— Voici, conclut-il, mon programme.Sa triomphale élection marquait la reprise de la lutte, qui devait aboutir à une nouvelle déclaration d’indépendance par la majorité des représentants élus de la nation, à sa propre élection comme président de la République irlandaise, et donc au conflit avoué et brutal entre la Grande-Bretagne et son groupe.M.de Valera, qui, si nos souvenirs ne nous IrompetH point, venait tout juste de s’échapper de la prison de Lincoln, en Angleterre, tentait, quand nous l’entendîmes, de soulever en faveur de la nouvelle République l’opinion américaine et d]obtenir.du gouvernement de Washington, l’officielle reconnaissance de l’Etat nouveau.La majorité des auditeurs s’attendaient, nous I imaginons, à entendre un discours passionné, violemment antibritannique, et qu’on sc disposait à acclamer avec toute l'ardeur de gens qui, loin de la bataille, veulent au moins compenser par 1 éclat de leurs applaudissements, leur absence du terrain de lutte.11 est probable qu’on s’attendait aussi à applaudir un grand orateur: l’éloquence ne paraît-elle point l’héritage naturel des Celtes?Sur les deux points on fut.et cela y parut quelque peu.for-iement déou.M.de Valera d’abord n’a rien du tribun populaire.C’esi à peine s’il parle - tel était du moins le cas en ce temps-là—avec une commode facilité.Pas d images, pas d éclat, lias d’appel aux passions, pas même de réminiscences historiques un peu poussées.(Tout juste ce qu’il en tant pour situer les problèmes actuels).Nous étions quatre, debout derrière son fauteuil, à le suivre crayon en main, pour ainsi dire.— Mais r'csl nn homme qui n'emploie pas d'épithètes, fit l’un de nous, très habitué aux réunions publiques.En effet, pendant une heure et quart, nous n’entendijnes point tomber de scs lèvres un adjectif (pu ne parût rigoureusement exigé par le sens du discours.Cet Irlandais qui s’adressait à des irlandais et à des fils d'Irlandais ne parlait jamais de la hel[e eni de Vhéroïque Irlande, ni de son martyre.Ireland — et c'était tout.— t’ascal, qui disait le moi haïssable, serait content de lui, pensait un autre.En effet, dans tout ce discours, il y eut deux Je, et qui étaient inévitables.Pas d’allusions non plus à la personne de l'orateur, ni à son passé.Si l'on n’avait su son nom, on aurait pu croire que le monsieur qui parlait là était un Irlandais quelconque.Un journaliste disait récemment que M.de Valera est resté le professeur de mathématiques d’autrefois, et c’est exactement l’impression qu’il nous fit à Cliff Haven: un professeur qui mène au tableau noir une démonstration serrée.Sa conclusion tirée, il s’en allait s’asseoir sans une phrase brillante, sans même une formule à effet.Pas un mot de colère, pas un cri de haine.Le president de l’assemblée avait eu quelques phrases cruelles à l’endroit de l’Angleterre.M.de Valera voulut évidemment s’en dissocier.Les deux pays doivent être amis, fit-il (et rappelez-vous dans quelles circonstances il \mr\u'\\).leur voisinage le commande.Tout le désordre vient de ce que T un des deux veut imposer sa volonté à l'autre.Le jour où disjKiraitra cette volonté de domination, nos pays seront amis.Cda sonnait étrangement, et nous nous en rendîmes compte aux oreilles'de gens élevés dans les récriminations verbales contre l’Angleterre: mais cela peut expliquer beaucoup de choses qui se sont passées depuis., Pour compléter cette trop rapide esquisse, il faudrait probablement citer aussi les deux petites phrases où l’orateur, du ton même sur lequel il eût énoncé un théorème, expliquait: Im question irlandaise est née le jour où le premier soldat d Henri H Plantaqenrt a mis le pied sur le solde Tir fan de Lite dispa.raitra le jour oit le dernier soldat anglais quittera le sot de 1 Ir." calme et d’une apparente froideur, maniant les armes légales comme jadis le fusil et la mitrailleuse, il est assez probable que l'orateur n’a pas.sur ce point non plus, change d avis.Orner HEROUX L’actualité La “Mafoon Ignace-Bourget” Xatre camarade, Benoist ne passe sormais que quelques heures à mirent chaque semaine; à peine letups de prendre ronnnissance In volumineuse correspondance Intivr ri ta Mwlson lannce-Rourircl.ns abr/qer nn repos extrêmement ef et indispensable, il lui est bien impossible de faire lui-même tes accusés de réception.Essayons de le suppléer.M.Hérour.prévenu par un correspondant de l'extérieur, a dit un mot du joli qesle des élèves du collège Bourget.M.Benoist recevait te même four, du supérieur de l'institution, la somme magnifique de flBS.OO.I.es deux oeuvres, si différentes, sont nn bnmmage au grand évêque.La collège est peut-être la première institution qui ait pris son nom; la Maison Ignace-Bourgei est sû- rement la dernière.D’ainé à benjamin se sont établis des liens fraternels.Comme l'indique en fin de sa leltre, qu’il faut citer au long, le Rév.Père Supérieur du collège: Collège Bourget, Rigaud, 18 février 1932 M.Emile Benoist, au Devoir, secrétaire de la Maison Igna- ce-Bourget, Montréal.Cher Monsieur, Je vous remets $165.00 pour ; la Maison Ignace-Bourgei.Cette somme provient de sacrifices li-brement consentis.Les pensionnaires se sont retranché un plaisir qui était pour eux une tradition collégiale.Ils ont renoncé à “aller aux sucres”, et ils versent l’argent, dépensé les autres années en ces occasions, pour soulager les indigents.Chaque classe jouit tous les ans d’une journée passée à la cabane à sucre.La situation particulièrement avantageuse du Collège Bourget, placé sur le versant d’une jolie montagne, lui permet de profiter des cabanes à sucre, disséminées nombreuses aux approches de la petite ville de Hi gaud.Au printemps, suspendre l’étude une bonne partie de la journée.courir vers les abords de la montagne, se régaler autant de liberté que de “tire”, quel plaisir pour nos collégiens.! Ils y tiennent, vous pouvez vous l’imaginer.Fuis songez que ces jeunes gens ne possèdent pas un porte-monnaie garni comme un millionnaire.Us l’ont vite épuisé.Dimanche dernier, sans faire une demande spéciale d’argent à ses parents, chacun puisa dans son propre avoir du moment, et le Cercle de l’A.C.J.C., qui avait pris la direction du mouvement, put recueillir la somme présente au milieu d’une émulation joyeuse.Le Collège Bourget offre aujourd’hui ce chèque à la Maison Bourget, en souvenir de l’appui moral, des paroles de soutien, dont il a bénéficié durant la vie de Mgr Bourget.Recevez, cher M.Benoist, avec le témoignage d’admiration de votre dévouement à cette oeuvre de charité, l’expression de nos sentiments respectueux.Père Alph.GAUTHIER.C.S.V.supérieur.Aon seulement, le don des pensionnaires du collège Bourget est.en soi.exlrémemeni généreux et hautement apprécié, mais il s’enrichit encore de l’infini rayonnement de l'exemple.Nous sommes sûr que cet exemple, quasi héroïque.quand on songe à ce qu'est, dans nos collèges, In fête des sucres.fera ailleurs des imitateurs.A Rigaud.on n’a pas demandé aux parents dr%contribuer.I.’eùl-on fait que ceux-ci ne songeraient pas à se plaindre.Les enfants, qui vivent dans la tour d’ivoire des institutions closes ne se rendent pas un compte exact de ce qui se passe dans le monde.Un geste comme celui-là les amène à réfléchir ù Vacuité de la crise, à mieux saisir la situation générale et la situation particulière de leurs familles et à accepter, voire proposer les économies que celles-ci sont contraintes d’opérer.La charité, qui fleurit d'idéal les âmes chrétiennes, a également l'avantage de faire saisir les réalités de la vie; tandis que l’égoïsme est aveugle et ignorant.L’espace s’en va vile et je n'ai pas dit mot de la lettre de'M.le curé de Vile Bizard, d’un laconisme qui nr laisse pas soupçonner l'abondance des dons recueillis dans cette généreitse paroisse.Heureusement le préposé à la réception des envois à ta maison Ignace-Bourget nous danhe le détail de ces dons de gens qui ne sont vas riches pour la plupart, mais que la terre bienfaisante nourrit généreusement et qui font la pari à Dieu dans celte abondance.N'esl-ce pas d une éloquence profonde que ce geste?A la campagne il n'u a pas ou peu d’argent en temps de crise, mais il n’y a pas de chômeurs et pas d'affamés.C’est fa terre qui fait signe aux fils prodigues, réduits aux glands de l'assistance publique, de revenir.Les paroissiens de Vile Bizard ont envoyé: 35 poches le légumes, 5.de pois â soupe: 5, de fèves; 28 bof/cs de* victuailles, (boeuf, tard, oeufs, blé-d’lnde, conserves de fraises, de prunes, de framboises, de tomates, etc.).Et au moins 250 livres de tabac! “Je dois ajoufer, disait le préposé.que ce midi même, il y aura distribution générale, de tabac aux protégés de la maison''.Cela dut être à couper au couteau! Les fumeurs, gens patients et raisonna-bfe.s, ne tiennent pas du tout, comme le reste des mortels, à un ciel sans nuage.Notre ami, "l’anonyme de West-mount’’, n'arrfte pas.Il entre en coup de vent, ces jours-ci.“Avez-vous.demande-t-il, accusé réception du don des directeurs du Club de publicité?— Oui.- J'ai été absent, montrez-moi cela, pour que j'indique à ces messieurs que ça s'est rendu.Je rencontre un autre groupe de publicistes à midi et je repasse le chapeau.” Depuis, paf de nouvelles; mais elles ne tarderont pas.Il est rare qne ce boursier dévoué de la maison fasse buisson creux.D'ailleurs, U quittait notre bureau pour aller s’informer des besoins en tabac des réfugiés.Il pense avoir trouvé le moyen de les approvisionner régulièrement.Bonne oeuvre s'il en fut.Le tabac est un grand sédatif, et la plupart des sans-abri sont des agités, ne fât-ce qu’à cause de certaines démangeaisons.La D.( A Québec Vue d'ensemble sur la dernière session Taxes et projets de lois - Les gens qui se sont mis en vedette A Ottawa (Par Alexis GAGNON) Québec.21.La session finie, Ja vie au parlement reprend son cours régulier; celui d’une eau dormante qui .se déplace d'un insensible mouvement.Dans les corridors silencieux glissent les ombres des messagers.Ils se déplacent avec lenteur comme les silhouettes du ciné au ralenti.Leur visage porte encore les signes d'effarement et d’angoisse qui les saisit au temps de la session, en face d'une sic trépidante et agitée.Ils sont maintenant rentrés dans le nirvana.Ce sont en quelque sorte les ours parlementaires, ils *ne s’éveilleront qu’au printemps sessionnel.La première session d'une nouvelle législature est habituellement, avec la dernière, la plus intéressante.On impose en effet les mesures désagréables, les taxes.les accrocs à l’autonomie, dans l'espoir que quatre années feronl oublier au peuple souverain ces quelques inconvénients de sa royauté populaire.Et puis, si au bout de quatre ans, le peuple continue de grogner, le gouvernement fait disparaître les taxes et les lois qui n'ont pas été acceptées.Mais la session 1932 aura été l’une des plus célèbres.Jamais le gouvernement n’aura pris autant de galon avec le parlementarisme et les ecus des contribuables.Ce fui d’abord la loi Dillon.On sait que le parti conservateur avait décidé de demander l'invalidation par les tribunaux de plus de soixante élections.Avait-il tort ou raison?lin tout cas.les tribunaux étaient saisis de l’affaire et devaient en décider.Ce fut une colère formidable chez les ministériels.Non que le gouvernement eût des inquiétudes sur son maintien au pouvoir; mais pour la première fois, les députés ministériels étaient appelés à vérifier personnellement le coût prohibitif de la justice.Lorsque la loi (Suite a la page deux» Bloc-notes Non: pas de politique Qui donc a dit sérieusement, à Québec, ces jours derniers, que la commission municipale, à laquelle le gouvernement provincial a lait reconnaître des nouvoirs d’inter-ventipn extraordinaires dans la finance de toutes les municipalités et commissions scolaires, sauf pour Montréal, — notre ville y échappe pour quelques mois seulement, — n’aurait rien de politique?Déclaration accueillie avec quelque scepticisme; car où trouve-t-on aujourd’hui, dans le domaine provincial, une commission de quelque importance qui ne se recrute exclusivement parmi les amis du régime?L’on redouble de scepticisme, à lire dans les quotidiens d’aujour d’hui que l'un des candidats qui ont le plus de chances de devenir membre et même président de la commission municipale, c’esi M.Gordon Ncolt, ancien trésorier provincial, deux fois candidat du ministère à des élections parlementaires, deux fois répudié par les électeurs de langue anglaise de la province, et que le ministère continue déporter étroitement en son coeur.Pour un choix en dehors de la politique.Quant à l'autre poste, l’on a parlé de M.Damien Bouchard, président de l’Assemblée législative, dépulé libéral de Saint-Hvacinthe, ferme ami et partisan du ministère, aspirant depuis longtemps à un portefeuille qui ne vienl pas vile.L’on a même prétendu que M.Bouchard serait le collègue de M.Seolt.Encore une autre nomination a-po-litiqne.sans doute.Mais l'Action catholique, aux dernières heures de la session, a carrément exprimé sa méfiance de M.Bouchard à cause de ses antécédents en matières scolaires; or on sait que les corps scolaires vont relever en masse de la commission municipale.L'intervention de VAction catholique parait pour l'heure barrer la roule de ce poste à M.Bouchard.On l'en consolera en lui en tropvant un autre,- -celui que M.J.-A.Bégin, contrôleur des finances à Québec, à la veille de prendre sa retraite, abandonnerait en mai prochain.Si M.Bouchard ne va pas à la commission municipale.Je rabinet trouvera sans doute à M.Scott un collègue aussi dépourvu de toute préoccupation d’ordre politique que < e chou-chou du régime.La “Beauharnois” A cc que l'on sait aujourd’hui, l’entrevue des banquiers avec le premier ministre d’Ottawa, M.Bennett, en fin do semaine, n’a guère apporté do satisfaction aux bailleurs de fonds des grands travaux qui s’exécutent du côté de Beau-htirnois.M.Bennett ne s'engage plus à rien «lu tout; et les trois banques intéressées au renflouement de l’affaire en sont jusqu’ici pour leurs démarches.Dès octobre prochain, la Beau harnais devait livrer 250,000 H.P.à VHydro-Electric ontarienne.Gellc-ci a signé un accord à ce sujet au temps où les affaires allaient bien.Présentement elle n’a plus que faire de cette énergie électrique parce que grand nombre d'usines américaines ou canadiennes qui étaient de scs clientes sont nu ralenti, ou arrêtées.Et quand les affaires reprendront.la Hydro-Electric compte avoir une abondance d’énergie li-réc de la canalisation du Saint-Laurent.à un prix fixe i»lus bas que celui de la Peauhnrnnis.Aussi bien la Hydro ne se souci e-t-elle plu^ de prendre livraison à l’automne 1932 des 250.000 H P.de la Beauharnols; et l’enquête sénatoriale sur les artes de trois sénateurs intéressés dans les travaux de canalisation présents aurait entre mitres fins relie de retarder assez longtemps la mise en train des usine* hvoro-électriques pour que le contrat expire faute de livraison d'énergie en novembre prochain.M, Bennett ne bouge pas et l’enquête que M.Meignen conduira, è toutes fins pratiques, ne sera pas de nature è favoriser le pirrncbève.ment des travaur.Belle combinai- Lâ session aux multiples enquêtes Il y en a déjà sept à l’affiche, dont les unes paraissent voulues pour détourner l’attention publique du piteux état de nos finances son, l.'Hydro n’en sera pas fâchée.Pour ce qui est de M.McDougald, on affirme que M.King lui aurait demandé de démissionner du Sénat.mais que M.McDougald a refusé net.S’il avait persisté à rester à la Chambre haute, l’affaire sc fût sans doute conclue par un discret pairage, entre les partis, dans la coulisse, et il n’y aurait plus eu que simulacre d’enquête.L’obstination de M.Bennett, l’intérêt de YHydro, dont M.Meighen lui-même est un des administrateurs, la ténacité tout écossaise de M.McDougald, autant de causes d’ennuis et de préoccupations pour les bailleurs de fonds et les trois grandes banques intéressées à l’affaire.Un soixanfenaire A l’occasion de son soixantenai-re de fondation, YUnion Médicale du Canada (fondée en 1872 et parue sans interruption chaque mois, depuis lors), vient de publier un magnifique numéro d’anniversaire.C’est un volume grand format dq 475 pages, d’une belle exécution typographique, bourré d’articles historiques sur la médecine dans notre province, au XIXe siècle, l’organisation présente de nos hôpitaux, les grands disparus «le la médecine «ie langue française, à Montréal, — les Rottot, les Lachapelle, les Laramée, clc.L’on ne saurait que complimenter les rédacteurs et collaborateurs de ce numéro, aux premiers rangs desquels nous plaçons le directeur de la revue depuis au delà de trente ans, M.le docteur Albert LeSnge.Une revue d’un tel ordre et d’une si belle tenue générale dépasse les cadres «le la corporation à laquelle elle s’adresse plus particulièrement.Il y aura lieu d’y revenir.C.P.Notre-Dame Ceux qui ont assisté à la grand’-messe hier à Notre-Dame ne me contrediront pas, j’en suis sûr, si je dis ici que tout y était beau.La splendeur de la vieille église, la foule des grands jours, le chant si émouvant de \'“Attende", enfin le magistral sermon du chanoine Au-doin, tout se réunissait pour charmer les esprits et les coeurs.Et de-vant re merveilleux ensemble, une parole de l’Ecriture nous revenait à la mémoire: “Populum isturn qui repertus est vidi cnm ingenli gau-dio, - c'est avec une immense joie que je vois tout ce nenplc ici rassemble''.Aussi bien Vest-il pas besoin d’être roi comme David pour éprouver re sentiment à la vue d’une foule qui nous est chère.Chacun, en effet, pouvait se dire: tous ceux-ci sont mes proches, ils sont mes frères, par le sang el surtout par la même fol; je vis et “j’habite au milieu «le mon peuple”.Et sur ce peuple recueilli, attentif, heureux «le se trouver là, sc répandait la belle parole du prédicateur, «lans un magnifique exposé «lu dogue «le la Providence, qui nous faisait aimer re dogme si réconfortant mais parfois si obscur pour les pauvres mortels que nous sommes.C’était vraiment très beau.Notre-Dame est bien toujours par excellence l’église titulaire «le l’ancienne Ville-Marie; je dirais volontiers «pi’elle est la "Sancta Maria in Dominica’’ «le Montréal, comme l’antique église qui porte re nom à Borne, «•’est-à-dire le “lieu consacré à Marie où le* Chrétiens rencontrent le Seigneur”, et où se fait chaque année la station du deuxième dimanche de carême.Puisse cette gloire de Noire-Dame se perpétuer parmi nous, dans celle < ité qui fut fondée «lans le bui 1res spécial d'honorer la Mère de Dieu! P.L.AUJOURD’HUI : - Le “Devoir” commence la publication d’un nouveau feuilleton.(Voir le rez-de-chaussée de la page 5).Ottawa, 22.Bien en somme n’est plus pareil à une session parlementaire qu’une autre session parlementaire.Par analogie, on pourrait dire la même chose des poèmes à forme fixe: rien sic plus semblable par exemple à une ballade qu'une autre ballade, Tune et l’autre présentant la répétition «le rimes, toujours dans le même ordre, la répétition d’un refrain qui tient lieu «le leitmotiv, l’une et l’autre se terminant rituellement par un envoi, tantôt au prince, tantôt à la princesse.Une session parlementaire, avec la poésie en moins, s’offre romme une ballade.Une session parlementaire doit s’adapter à «les formes rigides, presque sacramentelles: le discours du trône en marque l’ou-verlure et ce discours «lu tr«>ne ne va pas sans une “adresse" de remerciement au représentant du roi; viennent ensuite un discours du budget, des résolutions et des motions.des projets «le loi, chaque chose à wn heure et selon une procédure rigide dont aujourd’hui Beauchasne, autrefois Bourinot et bien d’autres avant lui ont été les gardiens incorruptibles en même temps que les commentateurs assez souvent subtils.Rien n’est donc plus pareil à une session parlementaire qu’une autre session parlementaire.Et pourtant.rien de plus différent «l’une session parlementaire qu’une autre session parlementaire.On pourrait encore en dire autant «les ballades.La session des enquêtes iLa session fédérale do 1917, celle de la conscription el de l'achat des chemins de fer de Mackenzie et Mann par le gouvernement, avait été bien différente de celle de 1926, la session «le l’enquête des douanes.Aucune similitude non plus, à pari la forme procédurière, entre la session de 1926 et ccJle de 1931, la session du raz de marée protectionniste, «le l'enquête «le la Beauhar-nois et «IC la politique «liciatorinle de M.Bennett.La session qui vient de commencer promet d’être bien différente de toutes les précédentes.Ce ne sera pas la session d’une enquête, mais la session des enquêtes.A l’heure «pi’il est, après «leux pc-liles semaines de session .seulement, sept enquêtes sont déjà eu voio.Deux autres s'annoncent pour très prochainement.à moins que le gouvernement, dans un accès de mauvaise humeur de M.Bennett - ear M.Bennett est encore à proprement parler le gouvernement ne refuse d'acquiescer aux demandes qui lui en seront faites par «les députés de la gauche.I^nur respecter l'ordre chronologique.c’esi l’enquête Bennett-Her-ridge ainsi l’a-t-on baptisée qu'il faut mentionner d’abord.Il s’agil «Je la réfection et de la nouvelle décoration du wagon particulier du premier ministre; aussi du voyage de noces de la s«>eur et du beau-frère du premier ministre, le major el Mme Herridge.Un ancien ministre du «h-rnier cabinet Mackenzie King, M.Gordon, a prétendu, dans un discours prononcé quelque part eu Ontario, «me M.Bennett avail autorisé une trop forte «lépense pour la réfection et la décoration du wagon que l’Etat met à sa disposition; qu’il avait permis à sa soeur ainsi qu’à son beau-frère «le faire leur vovage de noces à même les fonds publies, M.Bennett n’était pas homme à prendre la chose en riant.C’est manifestement à sa demande que le ministre de la Justice, M.Hugh Guthrie.a fait nommer un comité spécial de la Chambre «les Communes pour examiner celte affaire.En tant que premier ministre.M.Bennett ne veut même pas qu’un soupçon l’effleure.C’est pourquoi il entend fournir à M.Gordon l’opportunité de prouver ses dires.A part MM.Bennett et Guthrie, personne ne prend bien au sérieux cette enquête qui coûtera tout de même de l’argent à l’Etat.Un député libéral de l’Ouest.M.Donnelly (Willow-Bunch, bask.), a demandé et obtenu «pic le comité parlementaire «les banques et «lu commerce fasse empiète sur les prix de l’essence eu Canada et aux Elals-Unis.M.Donnelly et la plupart «le ses collègues de l’Ouest pré-îemlent que le consommateur canadien est exploité odieusement par les trusts «lu pétrole, «te l’huile el de l’essence.Tl n’est pas impossible «p c cette f«»is encore ce soit M.Bennett que l’on vise.Notre premier ministre serait eu effet l’un des plus forts nrlionnaires de (’Imperial Oil et de la Standard OH.Quoi «ju’il en soit, reconnaissons que M.Bennett n’a pas hésité à accorder l’enquête qu’on sollicitait.A propos des souscriptions aux caisses électorales, l’enquête est déjà commencée devant le comité parlementaire des privilèges et des élections.Il peut fort bien arriver que «’c comité recommande une revision de la lot électorale de façon à ep que les souscriptions de compagnies soient à l’avenir complètement prohibées.La première séance «le l’emjuête a tout de même donné lieu à une scène amusante : Bleus et rouges sont tombés d’accord pour reconnaître que tes fonds électoraux ne sont nas nécessairement.immoraux, quUs sont même souvent très légitimes et que leur nécessité n’a jamais été douteuse.Ceci élan! reconnu, attendons voir ce que le comité «l’enquête rapportera aux Communes.A propos de la "Beauharnois” L'enquête sénatoriale de la Brau-harnois commencera pour de bon mercredi de la semaine prochaine.Qu’en sorlira-t-il?Si M.Bennett était infaillible dans ses prédictions, ce qui reste à démontrer, l’enquête se terminerait tristement pour deux ou trois sénateurs.Mais cette nouvelle enquête sur les affaires «le la Beauharnois est-elle a ut rç chose qu’un rideau «le fumée pour camoufler le budget déficitaire qui s’en vient avec sa kyrielle de taxes et d'impôts?A propos de la Beauharnois, on entend dire ici que M.Bennett a commis une gaucherie en déclarant aux Communes que l'entrée de M.Meighen au Sénat signifierait bientôt la disparition de deux ou trois sénateurs.M.Meighen ne serait pas si bien que cela disposé à se faire l’instrument du premier ministre.Il y a de cela bien longtemps, en 1913, au cours d'un débat à propos d'octrois ferroviaires, M.Bennet a déjà dit à M.Meighen qu’il était le “phonographe de Mackenzie et Mann".M.Meighen voudra-t-il maintenant s’exposer à passer pour le “phonographe de M.Bennett”?Autre empiète sénatoriale mais devant une commission royale celle-là, à propos du naufrage dp la barque Gypsum Queen.Les premiers témoins ont été entendus à l’hôtel du Parlement, ici; d'autres le seront à Montréal et ailleurs.De la preuve qui sera faite et du rapport qui sera présenté dépend le sort d’un sénateur libéral, M.Han-c.e Logan.Celui-ci a agi comme l’avocat du propriétaire de la barque, un certaine capitaine Hatfield, devenu introuvable.Ce capitaine Hatfield a touché une indemnité de ; $71,000 pour la perte de sa barque qu’il a prétendu, «lans le temps, avoir été torpillée par un sous-marin allemand, quelque part au large «les rôles d’IMande.Or.la barque aurait simplement été abandonnée par son équipage et le capitaine Hatfield aurait touché une somme «pii représentait bien plus que la valeur de son vieux sabot.M.Logan, agissant comme avocat, aurait-il été au courant «les faits véritables?Le premier ministre a annoncé cette semaine qu’un comité parlementaire, renforcé «le techniciens, entreprendra incessamment une en quête sur la radiotéléphonie.Il s’agit de complementer le rapport de la commission Aird-Frigon et «le savoir s’il ne vaudrait pas mieux étatiser la radiodiffusion que de maintenir le régime actuel de l’exploitation «les postes radiophoniques par des entreprises privées.Le gouvernement veut une eiKiuctc complète là-dessus.U est vraisemblable que telle enquête ne sint pas terminée d’ici la fin de la session et que le rapport «les cn-quêteurs ne soit prêt que l’année prochaine ou dans deux ans.On peut s’atlcmlro en lout cas à cc que les propriétaires de postes ra-(iiotéléphouiques ne sc déqjntércs-sent pas de cette empièle.La septième enquête n’esl pas exactement en voie puisque le co-mité n’est pas encore nommé.Cela ne saurait tout de même larder beaucoup puisque les enquêteurs sont choisis et que le secrétaire d’Ktal, M.Cahan, qui voulait évidemment brusquer les choses, a l'autre soir donné leurs noms en Chambre.Cette enquête portera sur l’administration de la loi du service civil par la Commission que préside M.William James Roche.Le gouvernement, à ce qu’il semble, tient sinon à supprimer la Commission du service civil, du moins à se défaire de deux des commissaires.L’opposition libérale, au comité d’enquête comme en Chambre, s’y objectera et en cela l'appui «le l’aile gauche progressiste ne lui sera pas ménagé.Deux autres enquêtes seront demandées prochainement par des députés de gauche.M.lan Mac-Kenzie, ancien ministre libéral, a déjà «lit qu’une enquête s’impose sur l’administration des fonds de secours aux chômeurs «lans la province de Colombie britannique.11 semble qu’une enquête bien phi* générale sera demandée sur l’atîmi-nistration de ces fonds par les différentes provinces.Le gouvernement pourra-f-il la refuser?Enfin, le député lithuanien Luch-kovitch, de Végrevillc, en .Saskatchewan, voudrait que le gouvernement fil de In lumière sur les transactions de la North American Life Assurance Co.et de la Sun Life Assurance Co.Un journal financier, le Journal of Commerce, au cours des mois de janvier et de février, a porté des accusations d’es-croqucric contre les administrateurs de ces compagnies.M.Luch-kovijeh prétend que le public a le droit de savoir à quoi s’en tenir à ce sujet.Deux semaines de session, sept enquêtes en voie et deux autres en vue: la présente session est vérlta blâment celle des enquêtes.& Emila CENOUjr LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 22 FEVRIER 1932 VOLUME XXIII — N© 42 La prédication du carême à Montréal A la basilique L'esprit surnaturel mal.C’est donc contre la nature Sermon de M.le Harbour chanoine M.le chanoine Harbour, curé de la Basilique, a donné, hier, son deuxième sermon du carême.Ln voici un résumé substantiel: J’ai voulu, pendant ce carême, attirer votre attention sur ce que je crois être les principaux besoins de l'heure présente.Et je nie suis tplacé surtout et d’abord, comme il ! convient en cette chaire chrétienne, au point de vue du salut de nos âmes.L’heure est grave, vous le sentez, et favorable à un sérieux examen de conscience.Comment ne Pü polis rendre compte que tant dans notre vie individelle que so- j ciale nous avons, grâce à une prospérité trqp facile, sacrifié le bien pour l’ombre, oublié la vertu pour soigner les intérêts de notre plaisir.Ces paroles si sérieuses à la fois et si fécondes: "Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il vient â perdre son âme”, n’avaient plus guère de sens.L’adage païen : "Mangeons, buvons, amusons-nous, Car demain nous mourrons”, était le seul écouté et suivi.Et nous en sommes arrivés nu désastre que vous savez.’ Il est temps, plus que jamais, de nous ressaisir.Et la première démarche à faire, c’est de nous réta blir dans l'esprit surnaturel.C’est une chose très curieuse, Mes Frères: nous croyons que nous avons été élevés à l’ordre surnaturel par le baptême, que toute notre vie morale doit s’opérer par la grâce et se terminer par la gloire et nous vivons, Le.nous pensons, nous parlons, nous agissons à peu près comme ceux qui n’ont pas ces immortelles espérances.La faute en est sans doute à notre nature blessée dans ses plus hautes aspirations par le péché originel et qui ne sait plus se relever.Mais aussi faut-il admettre que! les civilisations dites modernes ne ! s’intéressent qu’aux progrès matériels.Les hommes oublient qu’ils ;ont une âme immortelle dont ils 'doivent d’abord s’occuper.Quoi qu’il en soit, depuis deux ans le décor est changé.Et an lieu de la prospérité, nous avons entrevu, en bien des milieux, le spectre de la misère.L’abondance était sur le point de nous perdre, c’est la privation qui va nous sauver, si nous voulons bien la comprendre et l’accepter dans son sens surnaturel, Le.comme une épreuve salutaire.Tout mon dessein, tout mon but est donc de tâcher de nous faire prendre l’angle surnaturel dans la considération des problèmes, grands et petits de la vie quotidienne.Appelés que nous sommes à un vint surnaturel, pourquoi ne prendrions-nous pas l'angle surnaturel , % - qui est celui de la foi?Pourquoi, ' Notre-Dame, M.le chanoine avant de prendre une attitude ne Audouin a exposé comment nous pas nous dire: Quid hoc ad acicrni- Participant de la vie de notre i ’’f etal,hr SUr "" terrain Pral‘-Dieu?; 1 , ,, .t Wr,,-;i ir .,’r> ce (|U1 m mtéresst et l'piqretif>n I'* S< l :l Ja création (mi doit vous intéresser s tion hn .q n r"S d un('.l'homme est une ,.iéer sinon habituelle, d une mentalité et é un esprit de lutte déchue, contre les penchants mis en nous par la faute i de nos premiers parents.Mais ce ! n’est là que la partie négative de ! l’esprit de foi, il reste toute la par-I tie positive de l’esprit de filiation divine ou de l’esprit de foi.C’est elle qui inspire la prière, les élans vers le bien et vers la perfection.C’est elle qui est à la base de tous les dévouements, de toutes les vertus et de tous les sacrifices volontairement acceptés et accomplis avec enthousiasme.C’est elle qui peuple les cloîtres et préside au recommencement des familles chrétiennes, qui rend possibles, au choix, les dévouements souriants de la maternité ou les sacrifices étranges de la virginité; c’est elle qui, sous les feux du soleil d’Afrique ou dans les neiges des déserts arctiques, fait fleurir également les roses rouges du martyre catholique.Ah! comme la crainte et la fuite du péché nous paraissent grêle et chétive chose à coté de ces manifestations incontestables de l’amour qui sc dévoue! Savons-nous ce que c’est qu'un degré de gloire de plus pour l'éternité?Les savants chrétiens, les théologiens essaient de l’expliquer mais la lumière de leur projecteur n’est pas assez forte.Seuls les saints l’ont compris; non pas seulement les saints canonisés que nous honorons sur les autels, mats ces âmes simples et droites - ignorantes parfois des sciences humaines — qu’a illuminées un jour la grâce de Dieu et à lcd point qu’ils ont compris que tous les biens de ce monde ne sont riçn en comparaison de l'immense poids de gloire que Dieu réserve à leurs efforts.Non seulement ils l’ont compris d'une façon théorique, mais ils ont, de ce moment-là, décide de vivre en conformité avec leur foi et ne se sont jamais départis de cette attitude.Mes frères, cet esprit de foi est chose rare parmi les hommes et plus rare encore parmi les hommes de nos jours.Me cherchons pas ailleurs la cause de ces maux.Un tourbillon de sensualisme entraîne dans sa ronde petits et grands, Mes Frères, nous allons profiter du temps du carême pour examiner notre conscience en nous plaçant du point de vue surnaturel.Nous tâcherons de retenir de ces entretiens quelques principes dont l’application doit sauver nos âmes et assurer la stabilité des familles et le bonheur relatif de la société.S'il de la duire Sur (luit par le hasard, une esjvce de force aveugle et brutale, un vouloir fatidique et maussade, dont nous serions les ridicules jouets ou les impuissantes victimes, doctrine décourageante et immorale.Ceux-là se trompent aussi qui par orgueil ont voulu faire de l’homme un maître du monde et de sa destinée.Peut-on oublier à ce point que l'homme, malgré scs efforts et ses admirables réussites, reste désespérément faible devant la nature qui lui résiste, devant la souffrance, Pascal nous h devant la mort?II n’y a décidé-j lorsqu’il affirme ment qu’une thèse admissible et c’est la thèse de la Providence gouvernant le monde, traitant chaque être qui le compose comme il convient, imposant à la brute des lois rigides, à l’être libre des lois qu’il peut transgresser; car la Providence respecte la liberté humaine, lui laisse son jeu, permet même qu’elle s’égale, se jette au mal, distille de la souffrance et du malheur; et c’est cotte Providence, cette volonté divine par qui tout marche, sans qui rien ne saurait marcher.Je ne dis pas, ne me faites pas dire que la thèse soit sans mystère.Non; elle est troublante et nous ne comprendrons jamais tout à fait les voies de la Providence, comme on dit et l'on entend par là ses intentions, ses grands desseins et sa méthode.Entendez la plainte de tous ceux que la souffrance visite, le cri des âmes dans le pressoir, le blasphème des révoltés, le sanglot de la mère à qui la mort vient de prendre son enfant, le râle de l'homme en pleine jeunesse que la maladie jette à terre, le déchirement du coeur plein d’un amour sans réponse.Ecoutez ce concert, il vous dira, de même que toutes les philosophies, comment la pauvre humanité marche dans un tunnel, sans rien comprendre à la conduite du Maître qui tient les commandes; oui il y a des mystères, mais il v a des vérités inéluctables affirmées par la raison et si curieusement annoncées par Je maître dont vous connaissez les formules décisives: “L’homme s’agite et Dieu Je mène”.Il ne s’agit pas de discuter cette Voici le résumé de sa prédication: Nos passions, bonnes ou mauvaises ont pour nous et pour les autres des conséquences salutaires ou nuisibles.Ainsi le démoidrcnt la raison, l’expérience et le sens de la justice.s'agit de la passion déréglée chair, elle ne peut que prude mauvais fruits.le sujet qui nous occupe, il importe de se rendre compte que l’homme est composé d’un corps et d’une âme.Fait inéluctable.Nous ne sommes pas de purs esprits, cl rappelle crûment que l’homme qui veut faire l’angç fait la bête.Oui, nous avons un corps, des sens, des instincts, des inclinations.Tout ceci, qui peut être bon, quoique vicié par la déchéance originelle, peut devenir un danger, causé par les défaillances de notre vouloir, aggravé par les circonstances.En soi, il existe un plaisir légitime des sens, par exemple, pour la vue, dans, la contemplation de la nature et fies chefs-d’oeuvre, de l’homme devient plus homme.Contre les dissolvants de la famille, respect du mariage, pratique de Ja continence et de la chasteté.Soyons de ceux qui préparent la résurrection.Tournons nos regards vers l’Eglise: elle nous présente la théorie des coeurs purs qui verront Dieu; ! elle nous rappelle les épisodes évangéliques, Jésus et les petits enfants, elle nous invite à écouter le ; cantiques des vierges, hommes ou femmes, qui suivent l’Agneau, elle évoque la vision céleste de la vierge Marie, elle exalte ses enfants, de sainte Thérèse d’Avila à saint Sta-1 nislas.Quel rayonnement dans cette | scène! Ea mère de Louis de Gonzague va franchir le seuil: elle veut j embrasser son fils: elle l’aperçoit plongé dans un tel recueillement qu’elle s’agenouille -pour unir sa prière à celle de son fils.Pécheurs, admirons le miracle de :1a miséricorde divine; voici la voie de conversion, voici la voie du re-i pentir, voici que défilent devant ' nous Marie-Madeleine, Pierre, le chef (jes apôtres, Augustin el tant j d’autres; à quelle hauteur de sainteté ne sont-ils pas parvenus?Devant ces deux voies qui s’ou- l’ouïe, par le charme de la parole j vient devant nous, excuses, sophis-ou de l’harmonie, du goùl par les mes s’évanouissent, satisfactions de l’appétit.De même A la suite de Notre-Seigneur, à la pour nos facultés semi-sensibles qu un mari n'an-seul leur idéal l’association A Notre-Dame Notre collaboration a Providence avec Deuxième sermon noinc Audouin de M.le cha- ., .- - -tante dune manie-e d’agir dignes de fiis de Dieu, dans des sujets qui gar-cncorc des tendances vers le dent Avis de décès baby décédée h À Montréal, le 22 février 193'’ , H.nfi.Eugénie Boyer, épouse de feu Michel-Horace Baby * - nerallles plus tard.Avis des fu- Nécrologie CHARTRAND.— A l'Hospice, le 16.A 68 «ns.Mlle Olympe Churtrand DECARIF, — A Montrénl, le 18, A .V?»n».AlberUne Décarie, née Garucau.GILKER.— A Montréal, le 16.A 4 mois.Simonne Groulx.fille cnidAce Groulx et ct'Eveüna Leroux.UESAULNIEKS — A Montréal, le 17, à 94 nne, Céllna VaUlancourt.épouse de feu Joseph Dosaulnler.HUET.— A Sommervtlle, le 19, Horace Huet.LACROIX.— A Montréal, le 18, A 44 ans.Philippe Lacroix, époux d'Amanda Wener.MINVILLE.— A Montréal, le 19.A 20 i ans, Marie-Edith, fille de Oeo.-Ed Min- ' ville et de Joséphine Tessier.ROUSSIR.— A Montréal, le 19, A 84 1 ana, Caltxte Rousstn.époux de Détima i Ver met te SAINT-CYR.— A Montréal, le 18, A 80 ! ans, Zéphlrln Salnt-Cyr.époux de feu ! Mêlante Moussette.81CARD.- A Montréal, le 18, A 36 ans,._ Uonat Slcard.époux de feu Fldélta Saint.-'rt,nicnls.Denis, fils d'Edmond Slcard.fcigncnl moi, ce c’est que de ccl rf frasant mécanisme, que sa vie s’y développe, s'y insère.C,e qui m’intéresse, c’est que je suis dans cel univers, que j’y suis sans l’avoir j demandé, (pie mon âme s'y mont, ! qu’elle y rencontre, amalgamés, de ta joie et de la souffrance, du succès et des désillusions, de bons jours et des heures noires, qu’elle s’y débat bousculée par 1rs èvéne- ! nients.en lutte incessante avec ! d’autres âmes avides et concurrcn-; Us; ce qui m’intéresse, c'est comprendre pourquoi je suis mu j Terre, pourquoi la vie ne donne ja-i mois ce qu'on en espère, pourquoi ’on y souffre el pourquoi on y [meurt à l’heure précise où le coeur [insatisfait, on souhaite encore de vivre et de vivre plus intensément.Qui mène In danse, si l'on peut ainsi parler, et c'est-à-dire quelle force dirige cet incroyable mouve-|meut, qui dure depuis des siècles?Vous connaissez, mes frères, la thèse chrétienne.Je suis venu ici pour vous In redire et vous en montrer toute In douceur en mémo temps que la vérité, Tout part; tout ! est mouvement.Dans les mains du i maître, tous les êtres sont des iris-j Gcux-là sc trompent qui de croire que tout est cou- i puissance universelle; il s’agit de savoir quelle attitude nous devons prendre en face «l’elle.Que d’attitudes variées chez le» hommes! Attitudes orgueilleuses.attitudes maussades, attitudes paresseuses, où la providence devient une bonne à tout faire; attitude imprudente de ceux qui font une vie en marge de tous les commandements, dont ils reconnaissent cependant l’autorité.Ni ces négations, ni ces révoltes, ni ces exigences, ni ees làchetés.ne conviennent à un chrétien éclairé, à un chrétien courageux; et je veux enfin vous dire, m’appuvant sur l’exemple et l’expérience des saints qui ont illustré l'Eglise ou, plus simplement, des âmes moyennes, si | nobles, que furent nos pères et nos i mères, vos pères et vos mères ca tholiques â vous, Canadiens de pure race.Je veux vous dire les sentiments que vous devez entretenir pour le Maître du monde, des événements et de votre vie, , D’abord, il s'agit de sc tenir dans l’humilité convenable.Eh oui! Il est le maître et nous sommes les serviteurs.U est le grand Rcitre à qui lout appartient; nous sommes le pauvre à qui tout manque.Il a tous les droits et nous n’aurions que des devoirs, s'il n’avait voulu, dans sa bonté, nous faire d’ineffables promesses, et c’est à genoux que nous devons lui parler.Abandonnons aussi tout esprit de révolte.Avons pour lui l'obéissance, l’obéissance aux volontés de ce maître clairement exprimées dans les commandements, l’obéissance aux événements que le maître permet pour nous punir ou pour nous éprouver, l’obéissance aux voix intérieures par lesquelles le maître nous parle et toujours pour nous faire monter et nous enrichir; obéissance à l’Eglise, qui est la providence visible.Un fort sentiment de confiance aidera beaucoup à notre obéissance et notre humilité: car nous songerons que Dieu osl absolument sage et clairvoyant.Mais cela ne suffit pas.A ces sentiments doit s’ajouter, pour n en pas rester à une attitude toute Passive, une volonté décidée de collaboration avec ta Providence, pour faire face à toutes les difficultés matérielles et morales.Bienheureux ceux qui vont ainsi, qui savent que le maître les défendra et les sauvera et qu’il les ac-de | cueillera dans son royaume où il la I n’y n pas de lutte, plus de crise, plus de chagrins et plus de craintes.sort lon- toiTl- Au Cesu Convoitises et châtiment — — ™ Geo.Vandelac Limitée Directeurs de funérailles — SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCES, 120, Racket est, MONTREAL O.Vandrlac.)r Tél.BEIair 1717* Al*x Oour ¦ 1 — — L’écueil — Deuxième sermon R.P.Théophile Hudon Le 11.F’.Théophile Hudon, S, J , a continué hier dans son deuxième sermon du carême au Gesu.à développer le thème général: convoitises et châtiments.La Société Coopérative DE Frais Funéraires RUE SAINTE-CATHERINE.302 EST, PLateau 7*9*11 Jm.fttnnotft, président.L.-Eugène Courtois, gérant général -1 .*- Docteurs.Consultez ! ! ! lu Grands Constructeurs de Franee Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Toute l'électricité médicale —Gallois Cr Cie— Ultr»-VVolet» — Qvnirtz — Infrn-RouRes Lampes MclAttque» pour salle dopêrat Ion».—Lequeux & Cie— DêslofecUon Stérilisation "-Collin & Cie— Instrumentation chirurgical» par excellence.Service d'ingénieur électro-radiologiste Conditions faciles Prix, catalogues sur demande.PAUL CARDINAUX.D.Sc.PRECISION FRANÇAISE" 34X8 St-Uenls HA.2357 MONTREAL ’imagination et ses conceptions, la sensibilité et la douceur des affections.¥ Ÿ Ÿ Voici pour l’individu Et maintenant la famille.Dieu a dit: “Croissez et multipliez”.('.’est une loi générale en vue d'une fin providentielle, perpétuer Ja vie, fonder un foyer, peupler le ciel.Pour obéir à cette loi, l’enfant quitte la maison.On connaît l’axiome: qui prend prend pays.Mari et femme ront plus désormais coeur.* * * Quant aux fialions, sera justement dans des familles vers le progrès, la culture.la civilisation, la civilisation chrétienne.xfc * * Par malheur, cet harmonieux ensemble est loin de toujours se réaliser.Il faut* compter avec la révolte des sens avec les obstacles à afffronter.Les occasions surgissent de toute part, de nous-mêmes, du dehors.Ge sont nos sens, c’est notre imagination, ce sont nos souvenirs, les conversations et les lectures; ce sont les regardSjlesplaisirs.ee sont ; les moeurs actuelles: manque de; distinction, mauvaise tenue, mépris! des convenances, mollessse de l’éducation; ce sont encore la bonne chère et l’intempérance.* * * Occasions dont les suites funestes nous sont connues, obsession, dépression nerveuse, esclavage des habitudes, satiété et dégoût, parfois vieillesse précoce, ruine des affections légitimes remplacées par l’indifférence, le dédain, le mépris, la haine; avilissement des fl.| complices l’un par l’autre.Ge n’est pas tout.H y a les fauteurs du mal, magazines, revues, romans, drames, chansons, musique, annonces, réclames, affiches; i! y a les pourvoyeurs de l'impudeur, qui lancent la mode, favorisait toutes les licences, flattant les instincts, sans compter les mécréants qui vivent du vice commercialisé.De ces contacts, l’homme amoindri, diminué, souillé.Le n’est pas tout: méfaits de la bonne chere, et de l’inteiriperance; pour la première, lourdeur du corps et de l’esprit, vie oisive, maladies quelquefois héréditaires, mort anticipée; pour la seconde, colères folles, inertie de la vol e.opprobre de la famille beau de l'honneur.* * * Gonséquences funestes pour la famille; | infidélité conjugale, qui s accompagne d’hypocrisie, si elle se cache, d’effronterie si elle s’af-ticue; la stérilité volontaire à rencontre de la loi divine et jusqu’au meurtre.Quelquefois on se ’ faut unique, voué â que privé de frères ! unnui parce que une inorl prématurée foyer désert.* * Ÿ L’épanouissement normal de la famille esl trop souvent entravé par les Shylocks contemporains dépourvus de probité, de goût, d’idéal.qui spéculent sur les caves et les taudis, sur le pain, le vêtement, le chauffage.Nous n’avons pas à faire le départ des responsabilités; nous nous contentons de constater que des exploitations révoltantes s’exercent à ciel ouvert.* ¥ * Il n’est pas surprenant que dans ces conditions, et pour d’autres causes aussi, la société chancelle, que l’on entende de sourdes et’ sinistres craquements; l’aveuglement des pontifes du jour les rend plus terrifiants.Les vagues énormes des soldats en armes déferlent et menacent de tout engloutir Les congrès de la liais n’y peuvent rien.Naguère, un soldat, dans un moment de détresse.poussa un cri émouvant: “Debout les morts!” Debout les morts! debout ceux à qui on avait refusé de naître et qui eussent changé le cours des événements.L’histoire nous apprend qu’à la veille des grands cataclysmes les hommes rient et s’amusent: ce fut le déluge, ce fut Sodnmc.ce furent les Barbares et l'effondrement de l’Empire romain, ce fut le Bas-Empire et la eluite de Constantinople, ce furent la Dévolution française et la mort do Louis XVI, ce furent les aberrations contemporaines et le régime de Leninc.Le monde est fier de res immenses métropoles, mosaïques de toutes les tares humaines.Un historien anglais imagine un penseur des siècles futurs, méditant sur Londres devenu un désert et s’ajoutant à la liste des villes disparues: Baby lone, Nlnive, Suso, Persépolis, Tliéhcs.dont les ruines géantes, muettes et mélancoliques, attestent l’orgueil et ta perversité des hommes.* * * Gomment réagir?Pour l'individu, résistance à ses mauvais penchants.Par là.s’opère i l’ascension morale et iatellectucltc: voix (le l'Eglise, pratiquons la vertu qui allège toutes les misères; durant cette période do la pénitence, le Carême, l’Eglise invite l’homme à la pureté de conscience, la famille à la dignité morale, la société aux bonnes moeurs.Ainsi s’atténueront les tribulations terrestres en attendant la paix, la joie, le bonheur du ciel.MILLET ROUX & LAPON LIMITEE Produits Scientifiques Sélectionnés et Instruments pour la médecins et la chirurgie ont l'honneur d’aviser te Corps médical qu’ils ont ouvert leur magasin d’exposition 1215, rue Saint-Denis Tél.MArquette 849S Instruments chirurgicaux de GENTILE Si CIE de Parle.Electricité médicale des établissements CHENAILLE, de Paris.Rayons X des établissements R.CA8EL, de Paris.Matériel et mobilier de salles d'opération.et d'hôpital.DEVIS SUR DEMANDE SERVICE ., car la grosseur, 1 a qualité et l'arome vous ¦ ont offert* A un degré étonnant dans ce cigare à cinq cents, plus gros, meilleur, longues feuilles de remplissage .recouvert de Sumatra.Enveloppé! de Cellophane Vu< d’ensemble sur la dernière session qui va résigne à l’en-l’égoïsme parce et de soeurs, à seul, exposé à qui laisse le du (Suite de la 1ère uage) Dillon mit fin aux procédures, certains députés avaient déjà accumulé plus de mille dollars en frais de toute sorte; et plusieurs nous j ont déclaré que si l’aventure se ^ fût déroulée jusqu’au bout, elle leur i aurait coûté de trois à quatre mille dollars.En plus, les procédures ; permettaient à des électeurs peu scrupuleux d’exercer un petit chantage peu intéressant.Le gouvernement a décidé de modifier la loi des élections contestées, i de façon que des procédures reconnues comme légales jusque-là et exercées en fait par tous les contestants.devenaient illégales avec effet rétroactif et donc annulaient toutes les contestations prises, La morale de la loi Dillon c'est qu'il importe simpliment de se faire élire; le gouvernement se charge du reste.La Commission municipale Vers la fin de la session, Je gouvernement devait adopter aussi une autre mesure d’un parlementarisme plus que douteux.Par la loi de la Commission municipale, il centralise les administrations municipales et scolaires de toute la province, sous la régie cie deux messieurs fondés de pleins pouvoirs discrétionnaires, nommés par le gouvernement et qui feront la pluie, Je beau temps, ou les deux si la chose leur plait.C’est Je triomphe du cercle vicieux.Les contribuables municipaux ne s’intéressent pas aux questions municipales, parce qu’on ne les consulte pas.On ne les consulte pas parce qu'ils ne s’intéressent pas aux affaires municipales.Le gouvernement s’est fondé sur ce raisonnement poifr mettre toutes les municipalités en tutelle.Grâce à la nouvelle loi, les deux commissaires administrent d’abord toute municipalité cpù n’a pas payé ses coupons ({’obligations, tant au point de vue municipal que scolaire; ce sont eux qui nomment les employés, les destituent, décident des travaux, des taxes, engagent les institutrices, décident de la location des écoles, etc.En plus, les commissaires ont droit d’enquêter dans toute municipalité, ainsi que de nommer tous les agents qu’il plaira au gouvernement d’envoyer et d’user de tous les moyens qu’il plaira à la Commission et aux agents du gouvernement.C’est-à-dire que M.X., agent du gouvernement, peut venir à 2 heures du matin, faire ouvrir l’hôtel de ville, vider fes tiroirs de fond en comble, étudier les dépenses les plus secrètes, fonds spéciaux de la police, etc., s’enquérir si le maire a payé la taxe de !Î5 cents sur les repas, et ainsi de suite, le tout aux dépens de la municipalité.Aucun emprunt municipal ne lient se faire que sur consentement des commissaires, et s’il est accordé, la Commission peut nommer des inspecteurs, contrôleurs avec droit de s’ingérer partout, afin de contrôler la façon dont l’argent sera emprunté, par l’intermédiaire de qui, etc.Saris compter que ce sera une loi admirable pour les frais de voyage, dans tous les cas payables par les municipalités.Ce sont les deux joyaux de la Couronne.Les autres bills Le gouvernement a fait voter d'autres bills, d'une importance moindre mais fort intéressants.Il v a le bill de la Montreal Light, Heat & t‘oiucr.Sous prétexte de contenter quelques actionnaires de méchante humeur, la compagnie a obtenu le droit formel et direct d'émettre toute sorte de debentures.actions et obligations, pour la somme et les fins qu’elle voudra.Avec cet amendement à sa charte la compagnie peut maintenant tout faire, surcapitaliser 190 fois au lieu de 71, acheter la Ileau-harnotf, la Shawinigan, etc.Il va ou aussi un gros débat sur la question des taux d’électricité, lorsque la Quebec Power n présenté un bill assez ambitieux.Elle voulait obliger Jn cité de Québec, ad-venant que la ville voulût exproprier, à exproprier non seulement I le réseau électrique de la Quebec i /'orner, mais à acheter le réseau de tramways, de taxis, et jusqu'au chemin de fer pour les pèlerinages à Sainte-Anne.Ce bill charmant a été étranglé par M.Ernest Lapointe, que la cité de Québec avait appelé à son secours contre le ministère, il faut I CIGARES 4* le 'T'XG* -.**• .*»' PETITES AFFICHES Tari# — TOUTES DEMANDES — Location», maisons, chambres, magasins, etc.— A vendre.Perdu, Trouvé, etc.— 1 sou le mot, minimum 23 sou».-— La môme annonce, un mois, remise de 10% NAISSANCES.DECES, MESSES.REMERCIEMENTS - 30 sous par insertion.CARNET MONDAIN, eto.—$1.00 insertion.par DEMANDE D’EMPLOI Organiste d'expérience et bien recommandé demande position.Peut chanter le casuel et diriger son propre choeur de chant.Casier 60, Le Devoir.23-2-32 LOGEMENT DEMANDE ajouter toutefois que M.J.-N.Fran-coeur, ministre des travaux publics, ainsi que son frère, M.J.-A.Fran-: coeur, député de Dorion, ont pris ! fait et cause pour la ville de Québec.A propos de taxes Les taxes imposées ou augmentées cette année sont assez nombreuses.Les unes étaient excellentes, d’autres moins, mais de façon générale, le premier ministre a su faire son choix dans l'imposition des contribuables.M.Maurice Duplessis s'est opposé aux nouvelles taxes, pour des raisons très justes.Avant de décider si telle ou telle taxe est juste, a-t-il dit, l’on doit démontrer tout d’abord que de nouvelles taxes sont nécessaires, et si toutes les économies raisonnables ont été faites.Le gouvernement demande en taxes quelque chose comme trois ou quatre millions de dollars.Or, il pourrait troiivd- plus que cette somme, rien qu’en ajournant la construction du pont de File d’Orléans.Ce pont coûtera $4,500,000.Il n'est utile à personne, pas même aux gens de l’île qui ont failli battre le premier ministre, puisque sa majorité n’y a été que de 94.M.Duplessis a fait aussi remarquer qu’il serait facile d’économiser $1,500,000 rien que dans le ministère des terres et forêts.It conviendrait aussi de supprimer des dépenses aussi peu utiles que la confection de calendriers.Le gouvernement en a fabriqué cette année pour $45,000.Le gouvernement peut difficilement justifier ses nouvelles taxes s’il construit le pont de File d’Orléans, à cause d’une promesse électorale inconsidérée.D’autant plus que la nécessité d’autres ponts dans la région de Montréal, par exemple, se fait sentir.M.Taschereau répondra peut-être que Montréal a été bien traité.Mais Montreal peut répondre qu’elle paie déjà 71% de tous les revenus du gouvernement.La taxe sur les liqueurs, la taxe sur le cinéma, celle sur les corporations, l’augmentation de taxe sur la gazolinc, sont judicieuses, si l’on admet qu’il faille taxer.La taxe sur les liqueurs doit produire $500,000; la taxe sur l’essence $900,000; la taxe sur les corporations, environ $1,000,000; la taxe sur le cinéma $200,000; la taxe sur les repas $250.000.La seule taxe qu’on soit en droit de critiquer est la taxe sur les repas.Tous les repas sont taxés de 5% à partir rie 35 cents.On aurait dû n’imposer la taxe qu’à partir de 50 cents.La taxe sur les corporations, qui impose un droit de 1 Vi% sur les profits, une fois la déprécialion déduite, est probubigment la taxe la plus utile, parce qu’elle taxe les profits, qu’elle oblige les riches à payer et surtout parce qu’elle va forcer les hommes d’affaires à se montrer au grand jour.Il existe en effet une foule d'industries.établissements de commerce qui sont la propriété d’individus en particulier.Mais ces derniers préfèrent le camouflage «lue la loi des compagnies rend si facile.Si ees individus restent camouflés sous le titre d’une compagnie à responsabilité limitée, il leur faudra payer la taxe de l'A% sur les profils.Au contraire, s'ils abandonnent leur charte pour apparaître comme seuls et uniques propriétaires.ils ne seront pas appelés à payer.Ce bill a donné lieu d'ailleurs à d'intéressantes découvertes.Les! compagnies exploitent lellemciil | l’article "dépréciation” dans leur | rapport sur l'impôt du revenu,.qu'elles ont préféré payer 1 ' ans.AI.Joncs avail fait partie de la première mission commerciale canadienne aux Antilles, au début du siècle.Les élections en Irlande ¦Les derniers résultats du scrutin — L’appui de M.Cosgrave à M.de Valera Dublin, Etat libre d’Irlande.22 (S.P.A.).Le président William T.Cosgrave a promis aujourd’hui sous réserves l’appui de sou parti, qui est apparemment défait, à Ea-inann de Valera s’il doit constituer un nouveau gouvernement.II a déclaré que si son gouvernement à lui a dû faire face à une “opposition hystérique” depuis qu’il est au pouvoir en Irlande, le nouveau gouvernement trouvera une opposition qui est prête à l’appuyer pourvu que sa politique suit dans le plus grand intérêt de l'Irlande.“Le résiliât me laisse plutôt impassible”.a dit le président Cosgrave.“Je ne pouvais pas lutter de promesses avec M.de Valera et le Fianna Fail.J’espère que le nouveau gouvernement sera un gouvernement honorable et que s'il abolit le serment d'allégeance au roi, il l’abolira par voie de négociations.’’ té tê , A l'exception de 14 mrconscrip-tions dans lesquelles la vérification n’csl pas encore terminée, les résultats des élections générales sont les suivants: Fianna Fail, G5; travaillistes, 7; parti du président Cosgrave, 49; indépendants, 17.Contre les baissiers Wasington, 22.(S.P.A.) • Le président Hoover a fait connaître que les autorités fédérales avaient pris des mesures pour restreindre les activités des baissiers an Slock Exchange à New-York.M.Hoover a dit qu'il > avait eu de nombreuses conférences aver les dirigeants du Slock Exchange pour mettre un frein à la dépression artificielle des prix par les baissiers.Les efforts des dirigeants du Stock Exchange ont réussi jusqu'à un certain point.Il a ajouté cependant que les spéculations à la baisse vers la fin du mois de janvier, avaient occasionné une certaine détresse dans tout le pays et que le gouvernement avait pris d'antres mesures Le Stork Exchange de New-Aork a mis en pratique un nouveau règlement défendant aux courtiers en valeurs de prêler des litres detenus par des clients sans le con settlement de eeux-ri, a des tiers pour des spéculations à la baisse.Le cas d’Hitler Weimar.22 Adolf Hitler, le chef des Nazis, va être convoqué devant la Diète de Thuringe qui fait enquête sur sa nomination comme commissaire de police d’une petite ville de Thuringe il V a presque deux ans.f.etlc nomination donne automatiquement les droits d'un citoven allemand au titulaire.L’ancien ministre de l’intérieur Wilhelm Frick, de Thuringe, aurait secrètement nommé Hitler commissaire de la ville de Hildburghauser.La déchéance de notre classe moyenne” La tenue dit congrès de colonisation qui doit se réunir à Montréal.cette semaine même, donne une actualité nouvelle à la conférence de M.l’abbé Groulx, sur "la déchéance de noire classe moyenne".Cette conference, mise en brochure dans la collection du Document, a obtenu un très vif succès.Elle a été du reste reproduite par plusieurs journaux et commentée par nombre d’autres Elle se vend 5 sous l'exemplaire, 5(1 sous la don zaine, franco.Au cent 43.50, plus les frais de port.S’adresser au Service de Librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame est, Montréal, ¦ .Les albums d’Henri Julien L'une des séries est déjà épuisée Noi elitnti ont fait si bon sceucil aux albums du grand artist* canadien, Henri |ulicn, que l une des séries, l’édition reliée toile, «it déjà épuisé*.Il reste, cependant, (’edition brochée et l’édition relie* cuir toupie.Dans ces beaux volumes sont reproduits les compositions et des croquis de l’artiste.Ils furent publies en 1916 par la comité Hanri Julien sous la présidence honoraire de sir William Van Horna et la présidence active de sis Hugh Graham, (depuis, lord Atholsfani.On y trouva un historique de l’album et des articles d’appréciation sur l’art et la personnalité de Julien.Ces volumes papier couché, format 10V* * 14, pl“* de 200 pages et pèsent 5 livres aux environs.L’Album broché, $5.00 au cqmpfoir; $5.50 par la pœta.L’Album relié cuir souple, $10.00 au comptoir; $10.50 par la poste.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR.430 Notre-Dame oet.Montréal.?liriiésMii’fci — LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 22 FEVRIER 1932 VÜLUMC AÂlII No A C ADI €)¦*• Nouvelles lois liâtes RADIO-GAZETTE Lundi, le 22 février Les programmes de radio venant des deux grandes chaînes américaines — NBC el CBS—-sont remplis de détails sur l'inauguration du deuxième centenaire de la naissance de üeorge Washington.Les postes locaux transmettront probablement peu des nombreuses émissions wasbingfoniennes qui commencent dès le matin pour se terminer tard le soir.A h.15, poste W'ABC, analyse de l'écriture de Ceorge et Marthe Washington, par Jane Redington.A 10 heures, postes WEAF-WJZ-WABC, programme de l’Association de* plus vieux habitants de Columbia avec causerie sur la vie de Washington, et discours du gouverneur Pollard devant la législature de la Virginie.A IDh.50, poste W’ABC, programme des Fils de la révolution en l’honneur de Washington.Hommage panaméricain à Washington à U heures, postes W'ABC et WEAF avec chant par un choeur de 12,000 voix dirigé par Walter Damrosch.A midi, discours par le président Hoover aux mêmes postes suivi d’autres discours.A 2 h.45.description de la parade qui aura lieu à Alexandria, Va, poste WABC.A 3h., poste WEAF, dédicace du buste de Lafayette et pèlerinage de 25,000 personnes à Mount Vernon où se trouve la maison de Washing-lon.Discours irradiés.Demi-heure universitaire Le programme universitaire de 5h., poste CKAC, sera confié au Conservatoire national de musique.Conférence de M.Eugène La-pierre et pièces musicales irradiées directement de la salle des orgues du Conservatoire.Causerie scolaire M.l’abbé William R.Kelly, secrétaire exécutif de la Commission des écoles catholiques, parlera du sujet suivant au poste WLW'L à (ih.45: “La lihert’é par la discipline’’.L’nn des plus grands pianis-les, chef d’orchestre et compositeurs, Solon Alberti, exécutera plusieurs pièces au piano à 7 h.45.poste WLW'L.Mlle Rosa Spinelli, soprano dramatique, chantera.Lawrence Tibbett, baryton d’opéra, reviendra au programme à 8h.30, aux postes WEAF et CFCF.- Programme de la parade des Etats, à 0b.30, poste WEAF, consacré cette fois au district de Columbia et de Washington.— Programme régulier de Ludwig Laurier à 11 heures, poste WJZ, et à 11 h.15, programme de Howard Barlow- qui fera exécuter les pièces suivantes: Au cabaret, tiré des Scènes alsaciennes, de Massenet; Sur les cimes, tiré des Impressions d’Italie, de Charpentier; Passepied, de la suite Bergamas-que, de Debussv.Mardi, le 23 février Demi-heure universitaire C’est l’Externat classique de Saint-Sulpice qui sera charge du programme universitaire de 5 heures, poste CKAC.M.Maurice Alary, déclare que moins d'un sou par jour par auditeur de radio formerait la somme de $2,000,000 par année et résoudrait le problème de la radiophonie au Canada, sans l’obligation de se replier sur le gouvernement.Le problème de la radiophonie au Canada est purement d’ordre financier, dit la Ligue.Les réseaux télégraphiques existent, les postes d’émission existent, mais ni les uns ni les autres ne peuvent sei-vir pleinement, et tant que le gouvernement n’aura pas adopté une politique définie il ne pourra v avoir d’amélioration réelle, dit le mémoire.M.Alfred Duranleau.ministre de la marine, a reçu la délégation.Celle-ci a démontré au gouvernement la nécessité de légiférer sur la radiophonie dès cette session-ci.La politique nouvelle devra garantir un contrôle canadien, a-t-ell?dit, tenir compte des trois compagnies télégraphiques et assurer la protection des droits des minorités.La Ligue demande en plus d’éliminer toute publicité directe et d’augmenter le nombre et la puissance des postes.Mme Lucrezia Bori, soprano d’opéra, est d’avis que la radiovision va stimuler les émissions d’opéra.— L’Académie américaine des lettres et arts a décerné récemment la médaille do diction radiophonique à John W.Holbrook, annonceur de la NBC.____ Alfred AYOTTE Postes locaux LUNDI, LE 22 FEVRIER CKAC 3.45 Clôture rie 1» Bourse de Montréal et de New-York 4 00 Programme à annoncer 4 30 Orchestre du Rltz-Carlton 8.00 Emission de 1 Université de Montréal.5 30 Orchestre et disques, 7 00 L'oncle Joe 7 30 Orchestre de concert du Rltz-Carlton.7 45 Dialogue comique 8.00 Musique et chant 9 30 Programme du C.N 10.30 Le quatuor de violoncellistes de la "Presse" 11 00 Les nouvelles 11.05 Orchestre de cabaret 11.15 Récital d'orgue.11 30 Orchestre Jack Denny CFCF 3.00 Disques 3.45 Emission de Berlin.NBC 0.45 Cotes de Ift Bourse.7 00 D'sques negres.NBC.7.15 Disques.8.30 Lawrence Tibbett, NBC 8.45 Studio.9.00 Chant et musique.10 00 La Gendarmerie a cheval.NBC.10 15 Fanfare bavaroise, NBC.10 30 Revue d'actualité.10.45 Danse 10 58 Résultat du hockey , 11.00 Chant et musique 11 30 Orchestre de Jack Denny.MARDI, LE 23 FEVRIER CKAC 7 30 Le réveil 7.45 Culture physique.8.00 L'Heure du déjeuner CBS.9 00 Mélodies vocales 10 00 Bonjour madame, avec Jovett# Bernier.10 30 Ouverture de la Bourse 11 00 Poèmes symphoniques 11.30 La bonne chanson française 11.45 Extraits d'opéras 12.30 Cote de la Bourse 12.45 M Harrv T.Dickinson organiste | 1 00 Odcheatre de concert au Royal York, 1.15 Lunch du club Rotary au Windsor.1 2 00 Les chansons de tante Jemima, CBS.2.15 Orchestre Columbia.CBS.2 30 Emission du Conseil national d'éducation: M.Norman Herschorn, parlera de la technique du violon et M.A -G.Champan.de la revue du livre 3.45 Fermeture rie la Bourse Température liques de la rivière Gatineau.Loi modifiant la loi relative aux consti-tuts et au régime de tenure dans la cité de Hull.Loi modifiant l'article 61 de la loi des véhicules automobiles., .Loi modifiant l'article 2154 du code civil.Loi modifiant l'article 571C de la loi des cités et villes.Loi modifiant la loi 21 George V, cha-, .pitre 1, concernant la construction d'un par le lieutenant-gouverneur edifice pour divers services de l'admints- à la clôture de la session "Im modummCia mi de.mine, de Qué- ’— ¦-— bec.Quebec.22.— Avant la cérémonie de Loi modifiant l’article U de la loi du prorogation, vendredi soir, le lieutenant- département de l'agriculture provinciâ Liste des 148 bills sanctionnés gouverneur Carroll a sanctionné cent quarante-huit bills dont voici la liste Loi modifiant l'article 2157B du Code civil.Loi modifiant les art'eles 59 et 143 de la i loi des Compagnies de Québec Loi modifiant l'artlCie 7 de la loi de la ! division territoriale.Loi ratifiant le contrat passé entre le gouvernement de la province de Québec et les Frères de la Charité concernant Loi modifiant la loi du salaire minimum des femmes.Loi modifiant la loi des Bureaux de placement.Loi modifiant la loi des sociétés d agriculture.Loi modifiant la loi des Cercles agricoles.Loi modifiant la loi des vues animées.Loi modifiant la loi des cités et villes.Loi modifiant le code municipal.Loi modifiant la loi des assurances de les Jeunes délinquants condamnés à une Québec, détention dans une école de réforme.i,0i modifiant l'article 3 de la loi des Loi modifiant les statuts refondus, 1925, dettes et des emprunts municipaux.: relativement b certains districts électo- , Lot modifiant les lois 10 George V.cha-raux pitres 5 et 11, George V.chapitre 9.con- Lol modifiant l'article 22B de la loi de \ cernant le pont sur la rivière Batlscan et i l'Assistance publique de Québec.tes ponts sur ITle Perrot.Loi modifiant les statuts refondus 1925, L0t modifiant le code civil relativement 1 relativement à la création d'une nouvelle : à ia désignation et k l'enregistrement du division d'enregistrement et de nouvelles droit de coupe de bois 1 municipalités de comté.Loi validant certaines polices d'sssuran- Lol concernant le dispensaire à la RI- cc4 émises par des compagnies d'assuran-: vlére-au-Tonnerre.sur la côte nord du ce mutuelle ; fleuve Saint-Laurent Loi modifiant la loi des produits lat- Loi ratifiant le contrat passé entre le tiers gouvernement de la province de Québec Loi modifiant la loi des véhicules auto-et les Soeurs Servantes du Coeur Imma- i mobiles culé de Marie concernant l’administra- Loi modifiant la loi des licences relall-: tlon de la prison du district de Québec vement aux préteurs sur gages et aux re-: pour les personnes du sexe féminin grattters.loi concernant Verdun Protestant Hos- | Loi modifiant la loi des assurances de P1^81 .Québec relativement à certaines compa- Loi modifiant la lot électorale de Que- gnies d'jtssurance mutuelle et certaines so-be,c , j,,, clété de secours mutuels.Lot modifiant la loi de 1 Instruction pu- | Loi abrogeant la loi des compagnies bllquc relativement à la perception des d'assurance des beurreries et fromageries.: ta?es ., , , J ., Loi modifiant la loi 18.George V, cha- Loi modifiant la loi des tribunaux Ju- pitre 9 diciaires relativement à'la Cour des Jeu-j Lol modifiant la loi des assurances de nés délinquants.; Québec relativement au paiement de cer- Lol concernant certains officiers de mu- taines dotations nlclpalités, de cités et de villes.; loi modifiant la lol 20.George V, chapl- Loi modifiant l'article 5 de la lol con- t.re 12 relativement â la garantie par le cernant la possession et le transport des gouvernement d'un emprunt des Soeurs de liqueurs alcooliques , 1 la Charité de Québec Loi modifiant la lol de la police et du ; Loi modifiant la loi concernant la cons-bon ordre | tructlon et l'entretien d'un pont sur le Lot relative à la conversion de la dette neuve Saint-Laurent, à Caughnawaga.de la ville de Rouyn et de celle de la Loi modifiant l'article 49 de la loi des Corporation des commissaires d'écoles de | véhicules automobiles cette ville., ., | ’ Lol modifiant l'article 13 de la lol des Loi conrernant les sociétés historiques Sociétés coopératives agricoles.Lol abolissant le régime d'exception ac- ' Lol modifiant la loi constituant en cor-tuellement en vigueur dans les comtes poration la société coopérative fédérée des de Bonaventure et de Gaspé pour la ré- agrjCuiteurs de la province de Québec, ccptlon de certains actes et documents, et j 0l concernant les conserves allmental-valldant certains actes et documents re- res çus dans ces comtés Loi modifiant l'article 44 du code civil.Lol modifiant l'article 144 de la lol des Lo( concernant les Caisses populaires, terres et, forêts.dites Desjardins, organisées en vertu de la Loi modifiant la loi des paroisses et de* lol des syndicats coopératifs de Québec, briones » lj0l mocnfiant ia i0t des syndicats eoopé- Victimcs d'une collision| Conservateur adjoint Incendie chez Canac- du Musée provincial Marquis, à Québec ratlfs de Québec.fabriques Lol modifiant la lol de la gazollne Loi modifiant (la lol de l'aide aux chô-I meurs, 1930.Lol modifiant 1 article 139 de la lol des Chemins de fer de Québec.Lol modifiant l'article 6 de la lol des Syndicats professionnels.Loi concernant une subvention à un certain chemin de fer.Loi concernant certains enregistrements ,i„ rolrro.-v affectant une partie de la paroisse de ¦VImtu.UC 1.11 g>, ti Conseils à l’enquête sur la “Beauharnois’ dans la division Moiltréa Ottawa, 22.(S.P.C.) A.-L.A.Mann, cle on Tété nommés conseils Saint-Octave de Métis d'enregistrement de Matane.(ju comité spécial du Sénat nomme survies"compagnies °1 drS Re"ael*nements pour enquêter sur l’entreprise de la Loi modifiant la lol 2t George v, cha- ; Bèaiihamois.(!cs nominations ont PiLoe| modifiant la section VIII .A de la ; été annoncées samedi soir, loi de lu chaise.f-6s deux avoeâts conféiciont Loi concernant la vin© d Amos bientôt et se familiariseront avec la Loi concernant les salaires et les gages sitl,afinn ielln nu’éiahlip dans le ries ouvriers et Journaliers employes aux Situation leile qu eiaiMlf uan» re travaux entrepris pour remédier au chô- rapport parlementaire sur le projet mage ., , , , „„„ lie la Beauharnois présenté lors de Lot modifiant la loi constituant en cor- .1 „ ce poratton rÈcoie polytechnique.01 derniere session, l.e comité se Loi modifiant l'article 24 de la lol des mettra à l'oeuvre le 1er mars.compagnies de Québec Aver M f'harles-F Tanner (eons Loi créant la commission municipale.-)'/1 M.i.nanes r.1 aimer tous.Lol modifiant la lol des dettes et des ; Halifax), comme president, le co-emprunts municipaux.i niité est formé de neuf membres, Loi modifiant la lol de la taxe sur les , q(|i s0,lt ,es sénateurs A.-B.Copp, du de Rltz-Carlton.11’Université de CBS Mont- l’.S.S., professeur, parlera du "son- 4.00 Le conservatoire National de musi liment de la nature’’ dans la poésie d’Albert Lozeau".l.e programme musical sei'il confié à M.Rosaire Duceppe.élève de la classe de chant du professeur Arthur Laurendeau au Conservatoire National de musique.Au piano d’accompa-gnemeiiL Mme Arthur Laurendeau."Washington, le tolérant”, tel sera le sujet tie la causerie prononcée, à 6 h.15.par M.Alexander 1.Rorke, poste WLW'L.11 sera question de la tolérance de Washington à l’égard des catholiques.Antoinette Halstead, contralto, ’chantera à WHY à 7 heures.Accompagnement de l’orchestre dirigé par David Buttolph.Le R.t\ John C.Dougherty, S.T.L., analysera à 7 heures 30, poste WLW’L, le livre d'Emil sur la vie du (Ihrist.transferts de valeurs mobilières Loi modifiant la lol de la taxe sur les corporations Lol modifiant la loi des licences.Lot modifiant la loi des liqueurs alcooliques Lot modifiant la lol des droits sur les successions.Loi modifiant la lol des droits sur certaines mutations de propriétés Loi modifiant la lol 16 George V, chapitre 55.Imposant la "Taxe d'hôpital".Lol modifiant la lol des droits sur les divertissements.Loi concernant la manutention de la gasoline, Lol modifiant le Code de procédure civile relativement à la radiation, dans certains cas de l'enregistrement des droits réels Lot r___,.Loi concernant .les enquêtes en matière spécialise dans ,a construction Montréal, veuve de feu Zéphirtn Pesant, en ton vivant, commerçant, de Ville St-Mlchel de Laval.AVIS PUBLIC est présentement, donné Sue par et en vertu d'une autorisation e l'Honorable Louis Boyer, l'un des Juges de la Cour Supérieure jiour le District de Montréal, ou date du 19 février 1932.MONSIEUR ZEPHIRIN PESANT, fils, personnellement et és-qua!tjté de tuteur à PAUL PESANT.YVETTE PESANT, et LAURETTE PESANT, ses frères et soeurs mllieurs, ARMAND PESANT, WILFRID PESANT.CHARLES PESANT.MLLE SIMONNE PESANT et DAME YVONNE PESANT veuve Edmond Robin, neuf de» dix héritiers testamentaires de ladite Dame Emma Martineau, leur mère, ont été autorisés à prendre et Ils ont pris en conséquence la qualité d’héritiers bénéficiaires de leur mère, ladite Dame Emma Martineau.Montréal, ce 22 février 1932.ISIDORE COUPAL, Notaire.Procureur des héritier» ci-dessus mentionnés.Cartes Professionnelles et Cartes d’affaires ARPENTEURS INGENIEURS COMPTABLES H.Labrecque, I.C.O.Papineau, LC.et Arpenteur.M.Cailloux, I.C.Les Ingénieurs Associés LIMITEE INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentage — Expertise EDIFICE THEMIS 10, St-Jacques ouest — HArbour ( 0482 MONTREAL 1 2886 P.-A.Gagnon Comptable Agiéé Chartered Accountant Immeuble des Tramways < 59 Ouest, rue Craig Téléphone: HArbour 5990 Raymond Beausoleil, I.C.Spécialité: COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE - INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132.rue St-|jcqucs O.Chambre 518 HA.1841 Laruc & Trudcl , H^^TABLRS ACR fifcs Québec .'jP^RTERED ACCOUNTANTS •î- àrfiVK La'riuw c.A.Maurice Ctlrtît C.A.AVOCATS BERTRAND, GUERIN.COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm.Ins.Exch.276 ouest, rue St-Jacques Ernest Bertrand, C.R.Substitut Senior du Procureur Général C.-E.Guérin, C.R., M.Goudrault.C.R., Antonio Garneau, H.N.Garceau, Marcel Pigeon.Aldérlc Blain.LJ,.L„ Roger Pinard, Li.,L.Blain & Pinard AVOCATS Imm.Duluth, chambre 22 - LAnc.2143 *4, rue Notre-Dame ouest - Montréal Jacques Cartier, ui,„ t.Tél.LAn.7209 Jean-Victor Cartier, L.L., L.L.-J.Barcelo.L.L., B J.-Eugène Rivard, L.L.L.CARTIER, BARCELO & RIVARD AVOCATS MAURICE DUPRE, L.L.L., C.R., M.P.Solliciteur Général AVOCAT ET PROCUREUR Dupré.Gagnon * Melghen ser de Helter.Loi modifiant la charte de la cité de Hull.Lot modifiant la charte de la cité de Montréal.Loi modifiant la lol constituant en corporation la Commission métropolitaine de Montréal.„ Loi modifiant la charte de la Compagnie des tramways de Lévis.tx>l autorisant The Montreal Trust Co ,, .et dame Jeanne-Elizabeth d'Alton en leur ans.Il était percepteur auioint du qualité rt esecuuens testamenuires et.fi- revenu provincial à Montreal, ductalres du tertament de feu Roiand , , , ¦, Wentworth Tupper Robb.en son vivant de l.e (It Hint laisse (tans le (leilll a ville de Mont-Royal district de Mont- cinq enfants dont un fils.Marcel ” ' SM*rï.-.*''r1.' «• «sfr ,n»«= Loi constituant en corporation la ville Mme Gérard Lavoie (Madeleine); de Plage laval Mme Haoul Lavoie (Thérèse), (ïer- Lol concernant la donation par Hubert ., , .,1 Morin ii dame Marie-Eugénie Morin tiudt (I (-iode, ccs deux deinuies Loi modifiant l'acte pour ériger la pa- issues de son second mariage; scs roisse rte Saint-Jean-Baptiste de Québec, frères; MM.\rthlir Bédard, de Lot concernant la Commission des Ecoles catholique» des Trois-Rivières.Loi concernant les oeuvres de Notre-Dame de la Merci.Lot concernant la paroisse de St-Igna-ce de Loyola de Nomlningue.Lol constituant en corporation The St ., ,, ,, Chambre 920, "Tramways Bldg" continent américain ou l’on peut j I59 ouest, rut.CraJg .Montreal récolter du hle dur de cette valeur, I -.—.—., c’est dans l’Abitibi et dans le nord ontarien.Ailleurs, an sud des Laurentides, on peut récolter du beau blé.niais pas de la qualité de celui cultivé j dans notre empire du nord.1 Pour récolter des blés de celle : qualité il faut un climat spécial, un 1 sol de haute valeur baigné, au temps de la croissance, durant de très longues journées de soleil.C’est ce qu’on trouve cn Abitibi et dans le nord ontarien, tout comme dans l’Ouest canadien, d’ailleurs.Alors, rien de surprenant si les cultivateurs pratiques réussissent à établir leurs nombreux enfants dans un pays où les terres sont de cette valeur.C’est ce qu’avait entendu dire M.David Thibault quand il sc décida de quitter Sainl-Sylvèrc, dans le comté de Nicolet, pour tenter d’établir scs six enfants.Quand il descendit du train à Villemontel.s’il était pauvre d’argent.par contre il avait une riche provision de courage engencée avec une égale dose de ténacité et de sens pratique.Etabli sur le lot 33 du rang 5, canton Tréecsson.M.Thibault pos- Kés.8069 at-Denlf CAI.6096 F.-Eugène Therrien AVOCATi EDIFICE METROPOLE 1 Notre-Pdine est suite 505 Tél.HA.0203 1-12-32 John of Suchawi» Bukowinian Greek Or- énousé Dementi au sujet ¦ de la canalisation Ottawa, 22 (S.U.U.) Le minis tère des affaires étrangères a nié les rapports venus de Washington et disant que l’on avait complété le traité entre le Canada et les Ftats-Unis touchant la canalisation du Sl-Laurenl."Cette déclaration n’est aucunement fondée.Aucune entente n’a été conclue", dit un comimi niqué du ministère.I.a semaine dernière, le premier ministre H.B.Bennett a déclaré au parlement que jusqu'à présent toutes les négociations n'out été que d'un caractère verbal.L'information fournie hier soir par le ministère est que les négociations demeurent toujours dans le même état.Sympathies des postes A sa dernière assembler.l'Asso- thodox Church of Lachlne Lol modifiant 1* charte de la ville de Pointe-Claire I C Lol constituant en corporation l'Ordre hospitalier de Saint-Jean de Dieu Lot modifiant la charte de la ville St-Pierre loi modifiant la charte de la cité de Québec l.ol modifiant la charte de la Beauharnois Light.Heat A- Power Company Lot concernant un certain emprunt par les syndic» de la paroiswe de Saint-Fran-çots-Xavier de Chicoutimi la municipalité scolaire I ! Chiirlosbourg.Cléophas Bédard, de Québec; deux soeurs: la IL S., .Saint-Jerômc de l’Hôpital Général i sède aujourd hm des propriétés qui de Québec ft Mme Jacques rendraient jaloux plus d un culti-Yerrel.de i’.harlesbourg.11 avait I vateurs qui ne savent trop où éta-premières noces I blir leurs enfants.Prendergasl, décédée En effet, à part une bonne mai- -.1 t '.H 0.el en secondes nocés.Mlle son, deux grosses grangso, une cta-Mario-Aurélie l.abonté.qui lui sur- We ou le visiteur peut compter U vit.Il était aussi le beau-frère du s vaches, divers autres animaux, des juge Prendergast, juge en chef de instruments aratoires; a part aussi , .K , , vtnnitnhn ,a centaine d acres de terre en ctil- In Corn; d appel du Manitoba.^ oi_ |hirp_ v Thi,)an|, „ossè,t(.aussi BREVETS D’INVENTION a."r tTu “î' rootlieii à 8h : Lire.M Thibault possède Its fiiiu railles au x- .‘ trois autres établissements pour ses mercredi malm a 1 egtise rsoire-ua-1 garçons, dès qu’ils seront mariés.Dans la région 0(1 demeure M.Thibault.entre 5 et 8 milles du chemin do fer.sc trouve un bloc de 90 lots, vingtaine d années.^ i 0y |a forêt détruite par le fou por- »».~**~**~ 1 — _ met le labour immédiat de la terre.VlSIOnS normales iDcs familles qui ont des enfants à M.II.Drsroziers.dessinateur, se-1 établir, et qui peuvent arriver h vi me du Très-Saint-Sacrement et l’in-luimatinn à Stokc Cenlre où il avait lot autorisant la municipalité scolaire I nraijuin- s., nmfession pendant une protestante de 1» cité de Verdun avoir *" au'|ut s>' |)i oiessiuu w un bureau de six syndics.Lol modifiant la charte de l'Association catholique de îa Jeunesse Canadienne-Iran-çâîsff.loi autorisant în omporaüon rie la pa- pi à un ?OTmm^lPrtnquantS-5ptCmiui ,a le ïôii fêrenc'iër’d'ë "fÀssoçiation | vre cn attendant les premières ré-1 NVENTIONS M4U>*vout de r votre ri’ 4 VOLUME XXIII — No 42 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 22 FEVRIER 1932 br L’ENERGIE L energie est cette puissance, cet.e foret morale, cette vigueur (If t ame qui élève l'homme et le rend digne de remplir la place que la divine Providence lui a assignée dans la société.Pour adoucir Us tniseres de la vie, pour détourner I homme du vice, pour faire le plus de bien, l'énergie est une véritable •source à laquelle peut puiser tout •dre aqant de.ta bonne, volonté.Les embûches, les ennuis de toutes sortes que nous rencontrons pendant notre courte vie terrestre sont si nombreux que si nous n’avons /mis cette, faculté, nous pouvons difficilement vaincre toutes ce s misères.Souvent, dims nos manières de mtir cl de comprendre les choses, une grave erreur se glisse.Plusieurs sc.figurent que tous leurs efforts sont inutiles et, se basant sur ce principe, étouffent en eux celte impulsion iiüturcUe qui porte l’âme courageuse ù exceller dans tel g
de

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