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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 17 juillet 1958
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1958-07-17, Collections de BAnQ.

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METEOR OLOO IM InsolcilU plo* frai».MIN: 55 — MAX: 75 Gracieuseté de : Shearer Lumber Co.Ltd.MONTREAL Dlractaur: (Mrarrf F It ION FAIS CE QUE DOIS fête du jour t S.ALEXIS confeaacur Ridaetaur ao ehaf : André LAURENDEAU VOL.XLIX — No.164 MONTREAL, JEUDI, 17 JUILLET 1958 10 cents le numéro IA PLUS GRAVE MtNACE A IA PAIX DEPUIS U DEUXIEME GUERRE MONDIALE L'ONU pourra-t-elle empêcher un conflit Est-Ouest au M.-0rient ?A Washington, l’affolement Si lat circenstarrcas dt l'in-larvantion américain* sont différante* de celles qui ont entouré l'expéditi-on franco-britannique de novembre '54, il est clair que s'ouvre au Moyen Orient un nouveau chapitre «t peut-être le dernier, du conflit entre le* aspirations du panarabisme et les intérêts occidentaux, qui a commencé avec l'arrivé* du colonel Nasser au pouvoir.Le coup d'Etat de Bagdad a fait s'évanouir les dernières illusions du State Department et l'affolement de Wa-shington vient de ce que s'écroule tout un univers artificiel nourri par la légende des "pays arabes pro-occidentaux", de "la Fédération irako-jordanienne", de "l'Irak, fidèle bastion de l'Occident dans le M.-O.", de "Nouri Said, l'homme fort", du "pacte de Bagdad", etc.D'un coup, il est apparu que tout cela répandu par une propagande grossière el soutenu par centaines de millions de dollars, pouvait crouler comme un château de cartes.Pris isolément, le coup de Bagdad aurait suscité des préoccupations mais, en d'autres temps, n'aurait pas été particulièrement alarmant.Le Moyen-Orient (et d'autres régions du monde) est coutumier de ces événements.Au bout de quelques Jour* ou de quelques semaines, les capitales occidentales auraient reconnu le nouveau régime apres s'efre assurées que leurs position* politiques et leurs intérêts économiques seraient sauvegardé*.Ce qui change tout, c'est évidemment que le coup de Bagdad se rattarhe aux aspirations d'hégemonie de Nassvr nourries par un pan-arabisme agressif et se situe dans le cadre de la lutte Est-Ouest, qui se fait particulièrement vive depuis quelques année* au Moyen-Orient.Il faut y ajouter naturellement les conséquences d'ordre economique : l'Irak, avec ses 15 â 40 millions de tonnes par année, est l'un des premiers producteurs mondiaux de pétrole.Aujourd'hui l'Occident, par la faute de la politique incohérente des Etats-Unis, se trouve placé dans une situation telle qu'il ne peut en sortir qu'en perdant la face ou en consentant à un conflit d'où pourrait surgir une nouvelle guerre mondiale.Il fallait dès les débuts, dès 1952-53, ou écraser carrément le nouveau régime du Caire ou composer avec lui et faire en sort* que la marche yictorieuse, peut-être inévitable, du pan-arab:*-me, se traduise par un neutralisme bienveillant envers l'Occident.Washington avait pensé pouvoir faire "chanter" Nasser en lui refusant les crédits indispensables à la réalisation du g'gan-tesque projet d'Aseouan.On sait la suite et comment cela devait aboutl-r à la nationalisation du canal de Sues et à la cris* de l'automne 1954.Plus tard, le State Department a cru pouvdir jouer les Etats arabes lés uns contre les autres : appui croissant au pacte de Bagdad dont on sait la haine qu'y voue Nasser, reconnaissance empressée de la République arabe unie mais soutien indis-cret de la Jordanie de Hussein, puis de la Fédération irako-jor-danienne, prétendu* rjpost* â la R.A.U.Ainsi, Nasser a été amené, â son corps défendant, â s'appuyer de plus en plus sur le bloc soviétique.Toute la politique américaine a tendu à faciliter la pénétration soviétique dans le M.-O.et à faire que le pan • arabisme s e développât avec le concours de Moscou, Washington n'a même pas su profiter du regain de sympathie que lui avalé valu son opposition â l'intervention franco-britannique â Sues, laquelle avait au moins le mérite de la franchis*.Le film de la crise.• ]je Conseil de sécurité des Nations-Unies a siégé pendant toute.la journée hier, etudiant la proposition américaine qui réclame l’envoi d'un contingent international de police au Liban et la proposition soviétique demandant que le Conseil ordonne le retrait des troupes américaines du Moyen-Orient.• I,e Conseil a ajourné ses délibérations hier sor, sans avoir pris de vote sur l’une ou l’autre resolution.Kn affirmant qu’il ne considérait aucunement justifié l’envoi d’un contingent de l’ONU au Liban.M.Hammarskjold a porte un dur coup à la thèse américaine.• Le gouvernement de l’URSS a réclamé le retrait immé dial, de toutes les forces américaines du Moyen-Orient, spécialement du Liban, en affirmant que le geste de Washington ouvre la porte à un conflit mondial.Si l’évacuation n a pas lieu, Moscou se réserve de prendre ‘ toutes les mesures qu’imposeront les circonstances”.• De nouvelles troupes américaines ont débarqué hier à Beyrouth et se trouvent maintenant à occuper la ville, 1 aéroport et les environs.Des rumeurs veulent qu’une partie de 1 armée, opposée à l'intervention étrangère, soit passée du côté des rebelles.• Les Etats-Unis ont commencé à établir un gigantesque pont aérien qui doit assurer le transport de 12 000 hom- mes en Turquie, à proximité des regions troublées du Liban et de 1 Irak.• Le roi Hussein de Jordanie a fait appel à l’assistance economique et militaire ries Occidentaux: il a notam ment reclame l'envoi urgent de cargaisons de pétrole.• L'URSS et la Chine communiste ont reconnu le régime révolutionnaire de Bagdad et lui ont adressé leurs meilleurs voeux.• Le Caire affirme que.toute attaque contre le nouveau gouvernement irakien serait considérée comme une attaque contre la Republique arabe unie elle-même.• Après un orageux débat aux Communes sur l'interven-tion américaine au Liban, M.Selwvn Llovd chef du foreign Office, a pris l’avion pour Washington où il doit s entrelcmr avec MM.Dulles, secrétaire d’Etat aux affaires étrangères et Sydney Smith, ministre des affaires extérieures du Canada.• Les gouvernements de la Turquie, de l’Iran et du Pakis-tan ont adresse au président Eisenhower un message le félicitant de "sa courageuse initiative" et lui demandant de maintenir une attitude de fermeté devant les problèmes du Moyen-Orient.‘ K • de la ch.ambrf des députés du Liban * blâme le debarquement américain et déclaré, dans un ?IM’ que ,e Pr®sident Chamoun paC s étranges* 3 so^ ici*er concours militaire de • Selon Radio-Damas, Saeb- Salam, principal chef ries insurges libanais aurait demandé à ceux-ci de combattre sans merci les 1 envahisseurs américains”.• A Gaza, des manifestations antiaméricaines ont écla-te.Plusieurs milliers de réfugiés palestiniens ont lance’ ries slogans antiamcncains en divers points de l’enclave.• t*e Suède aux Nations-Unies songerait ¦ a demander au Conseil de retirer la Commission d'ob- He'cenvofrii^r11 L'ban en guise de Protestation contre 1 envoi des fusiliers marins américains.• Les gouvernements yougoslave et indien ont blâmé l’in-tei vention américaine.Le gouvernement japonais vans desapprouver la mesure a exprimé ses plus grandes réser ves devant 1 initiative de Washington.Le Conseil se prononce aujourd’hui sur les résolutions de l’URSS et des E.-U.Au soir de la troisième journée de la nouvelle crise du Moyen-Orient, les événements marquent un temps d'arrêt : contrairement à ce qui était prévu, le Conseil de sécurité des Nations-Unies n’a pas pris position hier sur les motions soumises a son attention, l'une par la délégation américaine, l'autre par fa délégation soviétique.Sur la suggestion du secrétaire général de PONU.il a été convenu d’attendre à ce matin pour prendre le vote décisif.On pense que les dernières heures auront été mises à profit par certains pays pour élaborer une résolution de compromis.b*s observateurs cependant sont assez pessimiste* et voient mal quel compromi* peut être trouve entre la position américaine qui demande l'envoi immédiat d'un contingent international de police per I ONU (faute de quoi, les troupes américaines seraiént maintenues eu Liban! et la position soviétique qui recherche une condamnation de l'action des Etats-Unis et l'ordre a Washington de retirer se* troupes du Liban.Après le geste qu'ils ont posé mardi, les Américains, remarque-t-on, ne sont plus en mesure de capituler' plus ou moins ouvertement sans perdre la face; l'opinion mondiale leur interdirait d autre part de risquer le déchainemeht d'un conflit généralisé, s'il apparaissait que I URSS est décidée à passer « l'action.C'est en fait à partir de "l'inconnue soviétique" que .y* politique américaine actuelle au Moyen-Orient: Washington accepte le "risque calcule de guerre.Quant a l'ONU, si la première manche qui se joue au Conseil de sécurité devait aboutir au veto par l'une ou l'autre des deux principale* puissances, il resterait le recours de Assemblée generale.Mais là aussi, il apparait que la position américaine serait combattue non seulement par les pays du bloc soviétique mais par la plupart des Etats neutres voire par quelques pays pro-occidentaux.Hier l'attention s'est tournée principalement ver* le Conseil de sécurité.Moscou a exigé carremant le retrait immédiat des troupes américaines déjà au Liban : son porte-parole a répété que I intervention des Etats-Unis était un acte d'agression et une violation flagrante des principes des.Nations-Unies.Pendant ce temps, le gouvernement soviétique annonçait qu'il ne pouvait rester insensible a la situation qui se développait au Moyen-Orient et que à défaut d'un rapide retrait des troupes américaines, il serait amené à prendre les "mesur» appropriées" Devant le Conseil, M.Hammarskjold, affaiblissant la thèse américaine, a déclare sans ambages qu'il ne voyait pas la nécessité de l'envoi d'une force de police au Liban et qu'il avait I* conviction que la commission de surveillance de l'ONU actuellement dans ce pays, est en mesure de faire face a la situation.Moscou, d autre part, n'a pas perdu de temps pour reconneitre le nouveau régimt da Bagdad at lui adresser ses meilleurs voeux, imité en cela par le gouvernemenî de Pékin Au Caire, eu toute la presse condamne en termes violent» l'action américain* au Liban la gouvernement a annoncé que toute attaque contre l’Irak serait considéré* par lui comme un* attaque contre la Repuolique arabe unie.Le* gouvernement» d* Belgrade et de Delhi ent également blâmé l'intervention américaine.* « o# uemi enr Par contre, le* gouvernement* de l'Iran, d* la Turquie et du Pakistan ont félicita Washington de son initiative et lui ont demandé de maintenir une attitude farme.La roi Husaein d* Jordanie a sollicité l'assistance économique des Etats-Unis et de la Grande - Brataqn* notamment an matière de pétrole.Les rumeurs les plus diverse» circulent dan» tout la Moven-Or.ent sur de* mouvements de troupes britannique» et on parle d'arrivée prochain* de troupe» anglo-americaines en Jordanie.En tout cas, le débarquement américain au Liban se continue tandis qu un gigantesque pont aérien amène en Turquie, depuis l'Allemagne occidentale des troupes américaines.Ankara a annulé les conges pour les officiers et soldat* da toutes les armes.Enfin, M.Lloyd a quitté Londres pour Washington où il va conférer avec MM.Dulles et Smith.Amman demande Le Conseil va l'appui des se prononcer LETTRE POTTAWA Jusqu'ici les libéraux ont refusé de s'engager par Clément BROWN correspondant parlementaire du DEVOIR OTTAWA — La crise du Moyen Orient n’a pas encore donne heu a des expressions d'opinion bien tranchées, aux Communes.Saut les sociaux-démocrates, opposes au debarquement de troupes américaines au Liban, a cause du caractère bilatéral de la mesure, conservateurs et liberaux demeurent sur leurs gardes.Mis en face de la decision des Etats-Unis, le gouvernement Diefenbaker en a accepte le principe.I a qualifié de "nécessaire'’ mais a insiste sur son caractère provisoire.d’autre part.Sur ce plan, il était appuyé par les Etats-Unis et par l’Inde et avait derrière lui une forte partie de l’opinion mondiale.En proposant avec succès la création d’une police internationale.M.Pearson délia une crise dangereuse mais en déclencha une autre au Canada, une certaine partie de fSuite à la page 2) Occidentaux aujourd'hui Moscou exige le retrait des troupes E.-U.L AFFAIRE DU GAZ NATUREL Plus-value de $120,000 pour les actions de M.K.B.Lucas Le Corporation de gaz naturel du Québec a an-noncé hier qu un officier de la compagnie" a exercé I option qu elle lui avait accordée pour l’achat de 10,000 actions à $10 chacune.Il s agit probablement de M.Kenneth Bradley Lucas, vice-président et directeur général, à qui la Corporation fait un magnifique cadeau au moment où il est entré à son service.Au prix du marché, hier, les actions que M.Lucas paiera 5100,000 valaient environ 522 l’action, soif 5220.000.La plus-value de» 10.000 actions eat de l'ordre de 5120,000.Mlle Perron dit avoir acquis ses actions à titre personnel Mlle Pauline .Perron, secretaire da M.Edouard Asselin, aadar du gouvernement au Conseil legislatif et président tu conseil d'administration de le Corporation du gaz natu-el du Québec a fait savoir hier que les actions qu'elle a •cquises dans la Corporation ont ét* payées grâce a un orêt d'une banque.Dan* un* lettre explicative adressé* aux quotidians montréalais, Mlle Perron déclare qu'à sph retour d* vacances elle a appris qu* le chef du parti libéral provincial, M.Jean Lesage, avait trouvé à redira sur la fait qu'alla possédait des actions dan* la Corporation.(Dans un* conférence de presse donnée à Québec le î juillet dernier, M.Jean Lesage révélait que Mlle Perron avait acheté 500 actions de la Corporation le 12 avril 1957, emq jour* avant que la Régi* provincial* de l'électricité' n'autorise la Corporation à émettra da* actions).MH# Peron a affirmé qu'allé avait travaillé pendant 20 mois sans traitement comme secrétaire et trésorier* d# I* Corporation.La bureau dts directeur* qui rempleç* |* di-reçtion provisoire de la Corporation lui offrit pour sa* services soit d'être payée en argent ou en actions au prix régulier du marché.VOICI LE TEXTE DE SA LETTRE: A mon retour de vacances.aujourd'hui, on me signale une question posée par M.Jean Lesage, leader pros incial du parti libéral, dans une conférence de presse, au sujet des actions que j'ai achetées de la Corporation de gav naturel du Québec.Voici ce qui en est."J'ai, pendant au-delà de 20 mois, rempli les fonctions de secrétaire et de trésorier de la corporation et fait tout le irai ail qui en découlait, sans retirer aucune rémunération.Le conseil d'admmb-t rat ion qui a remplacé les directeurs pros isoires m'a offert, pour mes services, une rémunération en argent ou, à mon choix, une option pour l'achat de res actions au prix régulier de l'émission.J'ai rhohi les actions, je les ai acquises pour mon propre compte et j en ai paye moi-même le plein prix au mo^en d un emprunt de banque.L'hon.M.Asseltn n'a en absolument rien à voir dans tout cela et ni lui ni personne d'autre que moi-même n’ont jamais eu, directement ou indirectement, quelque mtérêt que ce soit dans ces actions, S» \f.Lesage lent vérifier par lui-même l'exactitude de ces faits, il n'a qu'à m'envoyer son représentant et je lui en fournirai des preuv es documentaires irréfutables.Pauline PERRON L* calme revient à Bagdad.L* peuple libanais hostile à la venue des Américains.Au cas probable d'une impasse, S.Lloyd -arrive à Washington I Assemblée générale serai» L'Occident sollicite I* concours convoquée d'urgence.de Tel-Aviv Jean-Marc LEGER (Suite, à In page 2) b F R N I E R E HEURE —.1 ISTAMlBOUL — Plusieurs escadrilles de gros avions de transport de l’armée américaine ont atterri hier soir et ce malin à la base aérienne voisine de la ville turque de Adana.La polirc avait, fermé les routes conduisant à cette base de l’OTAN et interdit l’approche de ce secteur.Selon des témoins des premiers atterrissages, les appareils débarquaient un grand nombre de soldats.I,c mouvement « conlinué toute la nuit et pendant les premières heures de la journée tant interruption.Le chef de l’opposition libérale, M.Pearson, s’est bien garde d’aller aussi loin.Il a visiblement réservé son jugement, en exprimant l’espoir que l’attitude des Etats-Unis était vraiment nécessaire mais en insis-Iftnt sur l’iirgence de’ laisser les Nations-Unies exercer leur rôle dans le maintien de la paix.Les interventions d’hier ne nous ont pas davantage éclairés sur les sentiments réels des libéraux.Quant aux conservateurs, le premier ministre, parlant en leur nom, a annoncé que son ministre des affaires extérieures, M.Sidney Smith, partait pour Washington afin de conférer avec M.Selwyn Lloyd el M.John Foster Dulles relativement à la crise du Moyen-Orient.Lorsque M.Pearson lui a demandé si M.Smith se rendrait aussi aux Nations-Unies, le chef conservateur acquiesça d’un geste affirmatif de la télé.Le.ministre des affaires extérieures lui-même expliqua qu’il avait l’intention de plaider pour la création d’un corps expéditionnaire, des Nations-Unies pour-remplacer les forces d’urgence débarquées au Moyen-Orient par les Etats-Unis.A deux ans d'intervalle, deux ministres canadiens des affaires extérieures se trouvent donc confrontés avec des crises très graves précisément au Moyen-Orient.Là s’arrêtent ce pendent It's eompalraisons.M.Pearson en 1!)5fi avait à choisir les Nations Unies, d’une part, el la force expéditionnaire franco-britannique attaquant l'Egypte, WASHINGTON.— La Jorda-: nie a demandé hier soir aux gouvernements américain et britannique quelle serait leur réponse-à une requête officielle d'assistance militaire.Le roi Hussein et son gouvernement sont très inquiets des conséquences du coup d’Etat survenu à Bagdad et redoute la naissan-, ce de troubles dans leur pays, j ; On croit savoir ici que le gou-; vernement jordanien escompte ’ une réponse favorable à sa requête officieuse et présentera ensuite une demande officielle.; D'autre part, des milieux com-j petents ont laissé entendre que 1 Washington préférerait que les j troupes britanniques composent ; le gros de tout contingent occi-; I dental qui serait dépêche en; ! Jordanie.A Londres, hier soir, ! j on a démenti des rumeurs per-j sistantes voulant que des trou-1 pes anglaises aient commencé à ; arriver en Jordanie.Par ailleurs, l'adjoint au' jous-sccrélai- (Suite à la page 2) I Nations-Unies, N.-Y.— Les délégations des onza Etats membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies ont décidé hier soir de s'accorder un délai de réflexion et de ne prendre qu'aujourd'hui position sur les deux résolutions soumises, l'une par les Etats-Unis qui demandent l'envoi immédiat d'un contingent international de police par l’ONU, l'autre par l'URSS qui exige que le Conseil ordonne le retrait immédiat des troupes américaines du Liban.Certains observateurs pensent que les délégation* mettront ce délai à profit pour consulter leur gouvernement et s* consulter entre elles en vu* d'une éventuelle tentative de conciliation.Dans l’état actuel des choses et des esprits, il parait certain que chacune des deux motions jusqu’ici déposées se heurtera au veto de Moscou ou de Washington selon le cas.Le Conseil de sécurité se trouverait alors (Suite ô la page 2) Londres — Le premier minis- j tie Macmillan a convoqué hier soir une conférence spéciale des, chefs d etat-major des trois ar-1 mes ainsi que des trois minis- ¦ très des forces armées afin d’ex- j aminer avec eux l’aspect mill- ^ taire de la crise du Moyen-Orient.On sait que le premier mi- ' nistre a averti les députés hier : du caractère très grave de la si-1 tuation du Moyen-Orient.D’autre part, on a appris que.les Oc-1 orientaux ont demandé à Israël ! de leur accorder son concours en autorisant l’usage de ses aéroports et de ses ports pour le cas oit une intervention militai-; re massive en Jordanie deviendrait necessaire.Le premier mi- ; nistre Ben-Gurion, au reçu de cette requête, a convoqué une réunion d’urgence de son cabinet.En attendant les poursuites judiciaires Nos lecteurs continuent de nous approuver et de nous encourager .p*nù*nt que nous attendons le» première» poursuites judiciaires des ministres de l'Union national#, nos ami» continuant de nous envoyer chaque jour des témoignages nombreux d* leur estime et de leur solidarité dans la bataille que nous avens gaz'nature T0' qü* '* 'Umi*r* ” '• «andali di Voici un# troisième série d'extraits d* lettre* reçue* depui* quelque* |our*.Nos lecteurs comprendront que ca n ast là qu'une fraction de I intéressant courrier que nous recevon* chaque |our, *anj parler des téléphones d'encouragement.^ “Il n'existe ras deux quoti-, “Si j'avais le sdlatre d'un mi-(liens aussi francs, aussi libres nistre.même du •'premier'' ie et a iis si courageux que le "De-j me ferais un devoir de eons.rotr .La lutte qu il mène dans j ct’enre d'ajouter plusieurs -pros ir moment portera sûrement des ! au faible montant que -émus fruits.et tout le Quebec en envoie comme deuxième' contri.profitera sous peu", écrit un I button.médecin de Roberval."Il faut avoir le courage continuer à dire a renté q< qu'il arrive de fâcheux".Menace d* l'URSS 4 Vn souscripteur écrit: "\ nus êtes bien achnla' MOSCOT — L’I’nion soviétique a demandé hier aux Etats j (suite à la page 2) NORAD en état d’alerte - Smith à Washington “Il t'a sans dire que vos articles sur le scandale de la Corporation du gaz naturel sont absolument sensationnels.Je tiens , ous n,e a vous f eh citer pour le travail ; mn„ nous „f pouvons considerable et important que 1 ^ vous accomplissez pour Passai- g mssemeht de nos moeurs poli-1 tiques.” C’est là l’opinion d'un avocat bien connu de Chicoutimi.OTTAWA.— Le* forces aériennes affectées au NORAD I sont en état d’alerte, a annon- ! ce hier le premier ministre John Diefenbaker.Par la mê- j me occasion, le chef du gouver.J nement a déclaré a des Etats alliés das Etats-Unis comme le Japon, ont, le premier désapprouvé l'intervention américaine, l'autre, manifesté les plus expresses réserve* devant cette initiative.S'il en va ain*i de Stockholm et de Tokio, on devine que les posi-fions de Belgrade, de Delhi, de Djakarta, d'autres pay* encore même parmi ceux du Commonwealth, sont nettement plus hostiles au geste de Washington.Hostiles et à une intervention qui, à tort ou à raison, rappelle à beaucoup d'entre eux de mauvais souvenirs ; hostiles aussi à l'entrée en scène d'un contingent de l'ONU surtout après la publication du rapport de la commission de surveillance dont le moins qu'on puis- : se dire est qu'H n'étaye pas la thèse de M.Lodge.Et voici que M.Hammarskjold lui-même, obligé de "couvrir" sa commission, est amené à prendre ouvertement position contre Washington.L'ONU elle-même se trouve dans une position extrêmement difficile.Ni au Liban, ni en Irak, Il n'existe de preuve for- mell# d'intervention directe de l'étranger.Si, sous ta pression de l'Occident, l'Organisation m-temationala accepte d'intervenir, elle ouvre la porte à une cascade de requêtes analogues et risque d'éclater.Pourouoi demain, tel Etat d'Amérique latine, ou l'Indonesie ou tout autre, ne pourrait-il axiger semblable intervention sous prétex- te qu'une rébellion est appuyée de l'extérieur ?Et Moscou ne trouvera-t-il pas là un moyen de justifier a posteriori son intervention militaire en Hongre où, là aussi, un gouvernement ''légitime et allié" avait sollicité le concours des troupes amie* ?Il e*t permis de craindre que cette intervention de dernier# heure, couronnant une politique erratique, ne fasse que hâter la ruine des dernières positions occidentales au M.-O., pousser un peu plus le monde arabe vers Moscou et accroître la défiance des pays neutres d'Asie et d'Afrique envers l’Occident.C'est bien avant qu'il fallait décider ou de "brrser" Nasser ou de composer avec lui.Jean-Marc LEGER SI VOUS AVEZ DES OBLIGAÎIONS delà VKÏOIRE Vous pouvez les échanger aujourd’hui à toute succursale de la BNE pour des OBLIGATIONS DE CONVERSION _______________ 1958 et recevoir des taux d’intérêt plus élevés ainsi qu'une prime en argent La BANQUE de NOUVELLE-ËCOSSE Si 1* réunion du Conseil au- i déclare que IT’nion soviétique j jourd’hui devait sc terminer par j ne peut demeurer indifférente une impasse à la suite d’un dou- ; aux événement* qui constituent i ble veto — chose fort passible une grave menace dans une ré-1 sinon probable — on pense que gion voisine de ses frontières et ; le secrétaire général convoque-qu'elle se réserve le droit de rail une session d’urgence de prendre le* mesures dictées par I l'Assemblée générale.les intérêt* de la paix et de la ! - sécurité” , , En même temps, la Russie a LC l'Ole Oil .• .officiellement reconnu le nouveau régime irakien.M.Khrou-I chtchev a envoyé à cet effet un i (Suite de la page 4) télégramme au chef de* rebelle* j ved évêque doivent être aoumi- ; irakiken.le général Abdel Ka- ses au Conseil d’Etat pour exa-1 rim Kassem.! men et enregistrement; c’est La déclaration soviétique sur! seulement aiprès l’accomplissc-le Liban dit que l’attitude amé- ment de ces formalités que les .ricaine constitue "une interven- ! bulles peuvent être publiées et tion grossière" dictée par le dé- exécutee* en France, sir des monopoles du pétrole de Cette procédure a été suivie' maintenir leur puissance dans à ia lettre pour la nomination ; les pays du Moyen-Orient, par > du nouveau coadjuteur de ; "'a faillite évidente de leur po-! Strasbourg.Mgr Elchlager; car litique dans les pays arabes et dans le droit concordataire, les par l'echec du pacte de Bagdad ; coadjuteur.* avec droit de suret de la fameuse doctrine Dul- cession sont assimilés aux évê-les-Eisenhower".que.s proprement dits.l'ar décret du 17 mai 1957, i .• lie président de la République, L6 grand I6U .M Kené Coty, a nomme M ' F.ichinger à la fonction de coad- (Suite de la pane 4 ; juteur avec le droit de succéder a Mgr Weber.D va «ans dire risme va bouleverser cette quié- ! que le gouvernement fü»ft£ais tude : Le Caire s'engage dans n a pas procédé au choix du un dialogue avec l’U.R.S.S., cou-1 coadjuteur sans s’être mis d’ac- ' pe les liens du monde arabe ! cord avec le Saint-Siège.Tou-avec l'Occident.Le Liban et 1 iours cst'ü 9ue le décret prési- avec lui la chrétienté libanaise sont sommés de choisir ; s’intégrer dans la révolution panarabe contre l’Occident ou demeurer le dernier asile de l’Europe .«a Orient arabe, être une mar-*che occidentale du monde ara-he, ou une tête de pont avancée ^dc la chrétienté.dentiel a été le premier acte officiel dans cette procédure.Le 26 octobre suivant Pie XII délivra les bulles conférant l’institution canonique au nouveau coadjuteur.Les bulles pontificales mentionnent l’intervention du pouvoir civil.Le' souverain pontife dit qu’il pro- EATON Vive le .CHALECO ! Une nouveauté du Mexique qui a séduit d'emblée tous les Canadiens! IATON FERMI TOUS LIS SAMEDIS AINSI QUE LE VENDREDI SOIR Heures d'affaire» : de 9 h.i 5 h.30 du lundi su vendredi I e nréciripnt Ao i.rôtm.wî : clame et nomme le chanoine rdèle î i.trxrf finnElchinger coadjuteur de l’évê-.e a la tradition maro- „ue ^ Strasbourg “après qu’ont té exercée^ la» prérogatives ui, en vertu des articles 4 et 5 .que riiite.refuse de rompre avec Panaris et Londres, comme l’y con- -vw r.n.: i vrr qui.en vertu des articles 4 et 5 Sight Damaj et Le Caire Dès ()u concordat conclu le 15 juil- ±"1V* Jf d.,vorf'e • ,e I'lhan ! let 1001 et aujourd'hui encore Xuropeen se sépare du nouveau en vigueur dans les régions '^fernan panarabe.d’Alsace et de Ixirraine, appar- ’“’’T* , cle n®tl?n*' serait ané- tiennent au président de la Ré-¦rniti.le Grand jeu, si des cir | publique", constances internes ne venaient ; Les bulle» ont été transcrites, ^Bpirolonger 1 existence: contre j en latin et en français, aur les le.président chrétien du Liban ; registres des délibérations du Jfts rivaux également chrétiens Conseil d’Etat, le 5 décembre -cMament une lutte personnelle.! 1957, et la mention de cette 'Xê patriarche maronite lui-mê- transcription a été portée sur «•je se range aux côtés de l’oppo- j l’original.Enfin le 9 décembre ’.Cjion.F,n sens inverse, des mu- le président de la République cvlmans fidèles au prc>ident du signa le décret officiel autori-tfioseil musulman Sami Solh sant la réception, l’exécution et • ioutiennent le régime.la publication en France des ", pu coup le Grand jeu peut bulles de Mgr Elchinger,.et or-, reprendre : le conflit n’est plus ' donnant que mention en fût fçmfessionnel.Dans chaque faite au Journal officiel.¦eàtnp des musulmans et des ! La même procédure est ap- çUfétiens luttent côte à côte, j plicable à l’évêché de Metz, évitant soigneusement que leurs Telles sont les deux manières coups ne frappent d'autres ci- dor>t le gouvernement français 4>]e* que leurs coreligionnaires1 intervient, à l’heure actuelle, XCSpectif» : le patriarche fuimi- ! dan.s le choix des évêques.Son -»• contre le président maronite-1 r&;e est nettement circonscrit Ütt ulémas prononcent la dé dan* la majorité des cas; U est «béance du premier ministre llmit* * un droit de consulta-ffiîisulman.'Grâce à ces "corn- ,10n Dans lc* deux diocèses -Sïïa parallèles” l’irréparable 1 concordataires, en revanche, son en évité.rôle reste, en principe, prepon- —-"Mais du coup aussi l’étranger d^rint lift désorienté.Cette étrange ¦JMerre civile bouacule se* no- tEhis de logique et d’histoire.H flaire l’accord tacite, les trae-lâtions occultes.A ses yeux l'at-fàtude de l’armée n'est que tra-„hSon, celle du clergé duplicité.¦fit pourtant, dans le même lamps, contre la sollicitude abu-3jTe de la R.A.U.comme de -roccident, l’opinion publique "dans ce petit pays voit de plus -en plus clairement la solutions : “Iqijser aux Libanais le soin de -refaire à leur guise le Liban .- Edouard SABLIER (Toit/ droit/ réservés pour le Devoir et le Monde) (A auivre) —-fToua droits réservés pour le ~i)evotr et le Monde).REPARATION D’ACCIDENTS CR.6-8556 DEBOSSACE PEINTURE BOISCLAIR AUTO BODY LTD.1105, VAN HORNE «saw irnuuMif CHACUN Une mode d'adolescent qu'adoptent avec enthousiasme, le papa, la maman et tous les plus jeunes de la famille, également.Le CHALECO mexicain apporte son immense contribution à la vie de plein air.Appelez-le comme vous voudrez .mante, gilet, veste .Ça n'a pas d’importance* Ce qui compte, c'est le vètément qui est aussi original que pratique! Il ne se trouve pas deux CHALECOS semblables.Leurs splendides coloris sont grand teint.Tissés à la main, en coton et laine.11$ sont frangés et tombent droits.A noter qu'ils sont lavables ! Tailles pour enfants et adultes ARTICLES POUR HOMMES, (RAYON 22â), AU REZ DE CHAUSSEE, CHEZ EATON Bureau de la statistique rapporte que les accilenLs de la route ont fait 219 victimes en mai dernier à comparer à 240 en mai 1957.Le Québec et l’Ontario chacune 68 en comparaison de 68 et de '95 l'an dernier.Automobilisme OTTAWA — L* Bureau fédéral d* la statistiqua a annonce hier qu'il s'était vendu moins d'automobiles et de véhicules commerciaux au Canada, eu cour* des cinq premier* mois d* 1958 qu'au cours de la période correspondant* en 1957.L* produit do la vente au détail a légalement diminué.Les ventes sont tombées de 9.1 pour cent, soit do 220,720 unités è 200,547, .tandis que le produit de la vente au detail a connu un déclin de 7.3 pour cent, soit d» $666,-863,000 è $618,371,000.Conducteurs M.Jean Marie Auciaire, chef : examinateur du Québec pom-l'émission de.» permis de conduire.a déclare qu'en dépit des ! exigences de plus en plus sé-|vèrc.s auxquelles doivent se sou mettre les nouveaux conducteurs.le nombre des accidents | impliquant de* chauffeurs de I fraîche dale augmente à chaque année.“Et il ne faul pas s'y méprendre, a ajoute M.Auclaire.En l'absence de ces examens, le nombre des accidents serait cn-' core beaucoup plus élevé.Si ; la proportion des accidents n'a ! pas baissé, il faul en voir l'ex-i plication dans le fait que le nombre de.s véhicules automobi-j les augmente de façon dispro-I portlonnée à chaque année qui vient." Après avoir assisté aux mani- ; festations qui ont marqué, samedi et dimanche dernier, à Fort-Ticonderoga (New-York) j le bicentenaire de la bataille dè Carillon, le marquis Charles de Montcalm a tenu a venir passer une semaine au Québec, où ii fait d'ailleurs son premier voyage.“Mais qui ne sera cer- ; tes pas le dernier, précise-t-ii.Mon père, décédé voici trois ans, est venu trois fois dans votre pays, chaque fois dans le cadre de missions officielles a l'occasion de 5a commémoration : de l'un ou de l'autre de ces faits glorieux dont votre histoire ; abonde”.“Et je compte bien revenir au Canada plus souvent que lui, i encore.Cette fois, je me sens j partagé entre l'émotion du pèle- j rin et la curiosité fébrile du j touriste.J'entends consacrer i ce premier séjour essentielle- ! ment à Montréal et à Québec”.; Le marquis de Montcalm est 1 naturellement familier avec no-1 tre histoire, surtout, avec la période du régime français, dont les générations de Montcalm se transmettent pieusement le sou- ; venir et les reliques qui l'illus-, trent.“J'ai tenu à remettre au musée du Fort Ticonderoga un précieux manuscrit dans lequel I le général, mon ancêtre, avait J consigné renseignements et im- ! pressions relatifs aux prépara- j tifs de la bataille célèbre, au site et à l’engagement même.11 1 nous est apparu que ce manus-1 crit, quelque prix qu'il eut pour nous, devait se trouver à Caril-j Ion même ".Le marquis avait | également apporte avec lui i'epéç d'apparat du général, don de S.Si.Louis XV.que les officiers de Montcalm retournèrent à la famille de celui-ci, en ; 1759, "Cette épée, nous tenons na- ’ turellement à la conserver avec bien d'autres objets sacrés qui i composent l'immense collection familiale enrichie par chaque génération.M ne faut pas oublier.en effet, que les Montcalm ont été anoblis dès 1e 13e siècle”.Et le domaine de Candiae?: “Il n’appartient plus à la famille de Montcalm: il a été acheté voici quelques années par des Français d'Algérie.Mais la municipalité de Vestric-Candiac songe à le faire clas ser monument historique et en | faire un lieu de pèlerinage notamment pour les Canadiens qui I viennent en France.” Le marquis dit ensuite aux I journalistes qui le pressent de ! questions qu'il n'y a plus ac-j tuellement que trois deseen-j riants directs de l’ancien commandant en chef des troupes i françaises en Amérique: son oncle, le comte Jean de Mont-¦i calm, spn frère, le comle Ro bert de Montcalm et lui-memr.i chef de la maison et héritier du j titre.Confiance d* D* Gaull* ; admiration pour le comte de Paris Mais le marquis Charles dç.! Montcalm n'est pas que l'héritier d'un nom prestigieux: c’est 1 aussi un jeune Français (il n a j que trente-quatre ans) actif, j parfaitement accordé à son opo-| que et profondément soucieux de l'avenir de son pays.Après avoir servi dans l'année française avec le grade do lieutenant et avoir notamment occupé le paste d'aide-decamp du general Ganeval, commandant des troupes françaises à Berlin, en 1948 et 1P49, le marquis a choisi de faire carrière dans le* affaires et plus spécialement dans le domaine de la haute finance, ce qui explique qu'il ha.bile Pans.Il se montre optimiste quant au succès de "l'expérience de Gaulle" et à l'avenir de la France.“Le pays a fait, ces der-nièrhs années, ia preuve de son extraordinaire vitalité, malgré les vicissitudes de la vie politique.Le relèvement oconomi que, le progrès technique, la poussée démographique, The-roi^ie de l’Armée illustrant ad mirlxlement les ressources d* la France qui entend tenir toute sa place dans le monde nouveau en gestation ".“Quant au général de Gaulle, c'est un très grand Français, un I homme qui a la passion de la | grandeur nationale mais aussi de la liberté.Et vous me per- i mettrez de dire qu'on retrouve j chez lui les qualités fondamen-i laies du général de Montcalm I auquel vous vouez, avec raison.1 un tel culte.Avec l’appui de l’immense majorité des Fran-j çais.de Gaulle saura atteindre ses objectifs”.Naturellement, il est question du comte rie Paris, chef actuel ; de la maison de France el pré- ; tendant au trône."Le comte de1 Paris a aujourd'hui en France un très grand prestige et corn- ' mande une influence considéra-! ble.Ses moindres déclarations, ses moindres écrit* sont reproduits, commentés et trouvent un large écho dans de nombreux ; milieux.Cela ne tient pas qu'à ¦ son titre de prétendant mais; plus encore, à la valeur de ! l’homme qui est très grande.Le | comte de Paris reçoit régulière- i ment la visite d’une foule d'hommes politiques et de diri- ! géant* syndicalistes qui vien-i nent le consulter sur les grands 1 problèmes de l’heure’’.Quant à la noblesse française, i le marquis de Montcalm tient à I souligner qu'elle garde une pla-! ce importante en France, qu'elle : reste une puissance morale de j premier ordre et que nombre de | ses représentants participent ac- i tivemént au nouvel essor du pays.De plus, cette noblesse | manifeste un sens aigu de la so-1 lidarité et des initiatives fécon-j des ont été prises,, sous le signe : de l’entraide, pour secourir ceux j de ses membres qui étaient en j difficulté”.Ajoutons que le marquis de ! | Montcalm s'intéresse non seule j ! ment au passé du Canada mais ! à son présent: il, milite, à Paris, j dans des organismes comme j France-Amérique et France-Canada.notamment dans les com- j ! missions économique et cultu- j : relie et, par là, se trouve parlai- j i tement au fait de nos princi-j paux problèmes et du sens de : ; notre évolution.Ainsi, à deux ! siècles de distance, un autre ; marquis de Montcalm mène, j avec d’autres armes, le bon corn-.bat pour le maintien et l'çxpan i ' sion des relations de tous ordres j I entre la France et ie Canada.J.M.L.! Réunion des commissions scolaires In’ conseil d'administration de la Fédération de* commissions scolaires catholiques du Québec tiendra une réunion, le 26 juillet prochain, au cercle universitaire de Québec, à 10 heures.Tous les présidents diocésains sont invités à participer à cette réunion où seront discutés divers problèmes intéressant la Fédération.On étudiera en particulier Ir programme du prochain congrès provincial.Tournée triomphale de le princesse Le message de M.Eisenhower au Parlement OTTAWA — Le président d» la Chambre haute, M.Mark Drouin, a donné lecture hier, au Sénat, d'une lettre qu'il a reçu* du président Eisenhower et dont voici le texte : “Avant de quitter cette charmante ville et ce pays amical, j* tiens encore a vous remercier de l'honneur que vous m'avez fait d'assister a une séance conjointe des deux chambres du Parlement et an particulier des chaleureux commentaires que vous avez faits sur mon discours.Je comprends heureusement un peu mieux le français que je ne le parle, j'ai donné une belle preuve de cette déficience et j'ai été très touché par les sentiments que vous avez exprimés., “Cette visite e été pour moi à la fois précieuse et importante.Je rentre é Washington plus convaincu que jamais da l'amitié sincère qui unit nos deux pays, possédant la bonne volonté et la compréhension nécessaires pour aplanir tout différend qui pourrait survenir entra nous."Et naturellement, je garda un souvenir ému des gens rencontrés sur le terrain de golf.J'ai passé une bonne après-midi bien que je regrette de n'avoir pu donner une meilleure idée d* mon jeu.“Je vous remercie encore personnellement ainsi que tous les membres du sénat pour la réception courtoise et rordiale que vous m'avez ré-tervé*.Sincèrement Dwighl D.Eisenhower" Investissements accrus dans la construction domiciliaire OTTAWA.— L'augmentation des capitaux qui seront investis dans la construction domiciliaire, en 1958, feront plus que compenser la légère réduction des investissements industriels et commerciaux.Les prévisions semestrielles On prévoit des dépenses de ! du ministère du Commerce lais-, $1.768,000.000 pour ia construc-sent voir qu'une recrudescence I lion de maisons, une augmepta-; dans la construction domiciliai-! tion de 8.1 pc.sur les estimé* re fera passer la somme totale ; de janvier et de 24.9 p.c.sur,le» des investissements à $8,525,-! dépenses de 1957.000,000 soit un peu plus que ; On commencerait la constructs $8,521.000,000 que Ion pre- .ion de j50,000 maisons en voyait en janvier dernier.: 1958 soit 10 000 rtp plus ,r’e La prédiction s’appuie sur une g00'^nement ne prévoyait d'a-I enquête instruite dans tous les : bord.domaines de la construction et ; Cette légère augmentation de» a été' publiée dans un rapport mises de fonds pour la consttuc-intitulé: "Revue semestrielle, i lion sera effacée pan la baisse Investissements publics et pri- ! des dépenses pour l'a machine-vés au Canada, Situation 1958”.ne et l'équipement.On estime , ! ces dernières dépenses à $2.- On s attend a ce que les mises 497.00O.OOO, contre $2,530 000 -i de fonds pour tous les genres ; 0oo.tel que prévu en janvier, et de construction dépassant $6 : S2,800,000,000, en 1957 ?: milliards, une augmentation de , .1 pour cent sur l'estimé de S5.- Le mlnl/;tere 3 9ue 991,000,000, fait en janv ier, etCS pr!V1S10Jls "ne re; une augmentation de 2 p.c.sur i prçsen1ent P3' ,de changement les dépenses sans précédent de ; f,enT,ra -,sur ce^es du debut de i 1957, qui se chiffraient a $5.- ' a1n^1P,’ ‘921,000.000.LJ>nT\e€ ('n ,rours sera I conde depuis la guerre ou I on Les spécialistes sont d avis : notera une diminution des deque les dépenses pour la corn-! penses capitales.Après des aug-I truction domiciliaire augmente-! mentations successives de 1946 ront de 8 p.c., ce qui fait plus ] à 1953 les investissement* , que combler la diminution de 2 avaient baissé de 55,841,000.000, : p.c.pour les autres types de j en 1953, à $5.600,000,000, en construction.1954.Le premier ministre du Ghana arrive à Montréal tôt samedi OTTAWA — L'un des plus.A la suite d'hommes d'Êlat jeunes et des plus pittoresques : tels que le président Eisenho-¦ leaders du Commonwealth, le j wer.le premier ministre Mac-premier ministre Kwane Nkru- milîan et le président Théodore mah du Ghana, arrive à Mont- Heuss de l'Allemagne de réal samedi, commençant ainsi | l'Ouest, le Dr Nkrumah »ura une visite de quatre jours.i des entretiens avec le premier ministre Diefenbaker, fera quelques visites touristiques, aates-sera la parole aux deux Chambres du Parlement et remplira diverses fonctions officielles.Le Dr Nkrumah, âgé de 48 ans, qui.comme le premier ministre indien, M Nehru, /est dressé au sein du Commonwealth en dépit de l'emprisonnement des activités politiques de son pays, atteindra Montréal, après s étre envolé de Lisbonne, tôt samedi matin.Au cour», de l'après-midi, il visitera la me-Canada à Montréal, accusés Par I rtcc*" de'^BenT instruit* Toi °se- tro.Pole prendra part à-un un député conservateur d’etre I C()uent les auditeurs par des deleuner el 4 un dîner officiels.de gauche .On lira en page ' idées qui prêtent à la discussion Dimanche, après avoir visité 4 les commentaires d Andre Lau pt a ]a controverse.S'il arrive ^5 installations de la voie ma-rendeau».{que ces gens penchent vers l8;r'.titnc du St-Laurent dans Ik re- MM.Pierre-Eliott Trudeau Gé i politique, a-t-il ajoute.g'°n de Cornwall et dTroquois.rard Pelletier et Jean-l/Ouis Ga-1 c'est que “c'est la bonne voie”, i en Ontario, il arrivera a Ottaw a gnon ont été mentionnes à plusieurs reprises au cours du débat, sans toutefois qu’on ait précisé la.Canada.de leur emploi a *«“ j [/affajre (ânn0n M.Louis-Joseph Pigeon, de n’pff nat pnrnra puté conservateur de Jolietîo-;GHwlC déclaré lundi soir en Chambre | complètement classée que le ministte du revenu.M ' Deux libéraux et un PSD se parlent à la défense de MM.Pelletier, Trudeau et Gagnon OTTAWA — Deux dépuies b- la structure sociale” du Canafla beratix et un député du PSD on; est erronée, reactionnaire et surpris aux Communes, la défense | faite.de trois collaborateurs de Radio-1 Radio-Canada utilise les ser- M.SMITH AUX COMMUNES et diner* avec M.Diefenbaker, j à la résidence du premier mi-: nistre.I>e Dr Nkrumah et M.Diefenbaker se sont déjà rencontrés.; Us ont eu plusieurs longs èn-; tretiens ensemble lors dj j la ! conférence des premiers minis-! très du Commonwealth à Lon-] dres, en juin 1957.Lundi, le premier ministre du Nowlan, responsable de Radio- OTTAWA.—Le ministre des .Canada au parlement, devrai!1 affaires extérieures, M.Smith.Ghana va déposer une eoqr.on-faire un nettoyage des élément*] a déclare hier aux Communes • n* monument aux mprls.pla-socialistes et gauchistes de ia so- que le cas de M.A.E.L.Can- ce la Confédération, à Ottawa, ciété.Et il avait nomme les trois non, représentant du ministère d adressera la parole aux deux Montréalais.des affaires extérieures, qui a Chambres réunies.Au cours de été tué à Saigon, en Indochine, l'après-midi, il aura des entre- M Pie- At t-,,.Dn.On-.-j.;-¦ ,• 1 - rie lue a oaigun, en utouviime, : * «K*‘"'ui, u aui a ur rai ' rin’U\iniîtrsIîanAii^rri t -Î!î ’le 12 avril n ei:l P3* com-j tiens particuliers avec riéfi^Mnt pfinn° ried’rifrDmè^ P1®tenlent clos- ] fenbaker: le ministre ries affai- au défi M.Pigeon de dire ce A rrt PvtPriPurpS m se quil entendait par “gauchiste ' M.Smith a informé M Dou-j joindra a eux un peu plus tqrd.“U s'agit d'honnêtes gens qui députe social-déano-: ^ nature des entretlPns Gj,a.font leur travail a-t-il dit.On I na-Canada n'a pas été révélée.n'a pas besoin d'une autre commission royale sur Radio-Cana da.Le* libéraux r , , qu'une évidence quelconque soit, Au temps du gouvernement li mise à jour." le cas ne sera pas | berai, a ajoute M.Rouleau, le ; complètement clos ', parti libérai a etc attaque surI les ondes de Radio-Canada par Comme M.Fisher demandait ] des commentateurs tels que An- ! de plus amples informations ; dré Laurendeau et Gérard Fi- sur les circonstances qui ont: lion.j entouré la mort de M.Cannon.“Le gouvernement ne s'en est Smith a répondu qu'il serait , ÿamais pris contre eux”.Peut-! heureux de discuter le cas pn-.être que ceux qui critiquent les j v'ément.conservateurs actuellement re- - cevront-ils l'appelation de “gauchistes".“Le gouvernement libéral n'a jamais tentté de mettre des journalistes à la porte, à la façon de certain premier ministre pro-1 vincial" a ajouté M.Rouleau.M.J P Dcschatelets, députe! Ottawa.M A D.Dunton, libéral de Montréal-Maisonneuve qui fut pendant 13 ans prési-Rosemont, a demande au goi.^lent du Bureau des gouver-vernement d'oublier les romar i neurs de Radio-Canada avant de ques de M.Pigeon.j donner sa démission le 4 juillet “Faites ce que nous avons |dermer' esl-dcPuis hier Prési mV: ^ Dr Nkrumah quittera la es »I ah’ i r eniLU 'resn o -^HilFtl* - pHale canadienne tôt mercredi meurtre.Cependant, aussi long- ?-ia !n pour se rendre aux Euts' temps qu’il y aura possibilité ; M.Dunton devient président de l'Un.Carleton d'Ottawa fait dent de l'Université Carleton nous ferons notre possible pour ! 1 n 1 fi,?«Ctn'de"1 veiller à ce que le gouvernement ; 11 de Toronto.que le gouv ne quitte pas la voie que nou avons traréc." M Dunton fera sa premièré j apparition officielle comme pré-M.Douglas Fisher, député du j sident de Carleton ,1e mois pro-PSD de Port-Arthur, a déclaré i chain, lors de la reunion de ensuite que l'idée que Radio-1 l'Association des universités du Canada est domine par “des de-1 Commonwealth britannique a viationistes qui veulent miner Toronto et Montréal.POUR LES NATIONS UNIES : Les représentants canadiens en Irak sont sains et saufs prin-•r le mil NANAIMO.C B.— La cesse Margueret a fait ni* tour de Tile Vancouver, tournée triomphale s'il en fut et à Nanaimo, elle a coupé un gigantesque gâteau d'anniversaire.Des .liers de spectateurs s’étaient m sés le long de la grande route entre Victoria et Nanaimo pour acclamer la soeur'de la reine.A Nanaimo, elle s'est servie do l'épée officielle du lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique.M Frank Ross, pour couper un énorme gâteau de 10,(XK) !i vies.Ottawa.— L'ancien ministre federal du travail, M Milton F Gregg, qui se trouve présentement à Bagdad, ou il repré- j sente le Bureau d'assistance technique des Nations Unies .n'a pas eu â subir les facheu j ses conséquences du coup ; d'état survenu au début de 1* semaine.Iæ ministre des affaires ex 1 ^lerieurcs, M.Smith, a en effet informé les Communes hier que le délégué des Nations Unies en Irak, de même que i toutes le* personnes à l'em i ploi de l’organisme monrifcd en ce pays so portent bien.j M Smith a précisé qu'un j autre Canadien est au nombre du personnel international sta j Donné en Irak.Il s'agit de M.Unvrencc W.Reiman, un ex j pert dans le domaine de l'éducation.M.Grcgg.de Fredericton, ! N B , représentait la circonscription de York Sunhury aux Communes depuis 1947 jusqu'à sa défaite aux élections de l'an dernier.Il a été tour à tour ministre des pêcheries, des anciens combattants et du tri vaiL I •uvue A VOTRE SOIE.¦ UVBX A VOTRE SANTA! ’ eau vivante, aux \ ¦ ** .1 bienfaits apprécies depuis t r des millénaires, apporte mrrTmr j^v?A n cy v., .¦ a (organisme des sels minéraux naturels et des principes ratraichissants qui combattent l'etlct i déprimant de la chaleur.f ’ ‘ v MtHIZ VOUS OIS IMITATIONS, 1 txiotz 'CELESTINS : leau qui fait, du bien f FONDE LE 10 JANVIER 1910 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS "L* Devoir" eet Imprim* eu No i34 eet, rue Notre-Dwne.à Montréel, per l'Imprimerie Popmeue, «ompecole à reepo&aebUlU limitée, qui en eet 1 éditrice.Dlrecteur-gérent : errera Fillon.•‘Le Devoir" eet membre de le Canadien Press, de l’Audit Bureau of Circulation et de la Canadien Dnllx Newspaper Association.La Canadian Press est eeule autorisée à faire l'emploi pour réimpression de toutes les dépécbas attribuées a la Canadien Press, à rAssociated Press et aux agences Beu term, ainsi que de toutes les Informations locales que "Le Devoir" publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au "Devoir" sont également réservés.Abonnement par la poatg : EDITION QUOTIDIENNE (nn an) : MONTREAL et banlieues, 920.OS ; CANADA bon Montrés! et banlieues, SU.M ; Etats-Unis et Empire Britannique, 920.00 ; Union postale, 920.00.— EDITION DU SAMEDI (nn an) : 95.00.— Les abonnements sont parables d'avance par mandat-poste en par chèque encaissable an pair A Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le ministère des Postes.Ottawa.Téléphone 2 BEIair 3 361* LE DEVOIR, MONTREAL, }EUDI, 17 JUILLET 1958 L'expropriation du réseau de gaz s'impose M.Lesage ne devrait pas hésiter Au cours d’une conférence de presse tenue mardi, le chef du parti libéral québécois, M.Jean Lesage, a abordé pour la première fois depuis le début de sa campagne contre le régime Duplessis la reprise par la province du réseau de gaz de Montréal.“Le parti libéral, aurait-il déclaré, une fois qu’il aura repris le pouvoir, obtiendra tous les détails de l’affaire du gaz naturel avant de décider de l'opportunité de racheter ce réseau de gaz naturel pour le remettre dans le domaine national de la province de Québec’’.M.Lesage ne s’est évidemment pas encore compromis.Le scandale de la Corporation de Gaz ¦naturel pose sans doute la question de l!ïhtégrité de l’administration provinciale sous le régime de l’Union nationale, mais il pose en même temps celle *de l’étatisation des utilités publiques.Les deux questions sont beaucoup plus intimement liées qu’on pourrait le penser au premier abord.Il ne suffirait pas de remplacer des hommes publics qui ont prévariqué par d’autres qui paraissent offrir plus de garanties.Il faut en même temps supprimer les monopoles d’utilités publiques oui ont constamment besoin de l’appui hommes politiques pour mousser ienrs affaires et qui les soumettent donc pression constante de tentations qui doivent fatalement en faire succomber quelques-uns de temps à autre.Il faut que les entreprises qui servent toute la pâpùlation soient la propriété de la population, que les services d’utilité publique soient véritablement des services publics.Tl y a dix ou vingt, bonnes raisons à invoquer à l’appui de l’étatisation des utilités publiques.M.Lesage paraît envisager la vente ou Iff reprise du réseau de gaz de Montréal comme une simple transaction.Il semble convaincu que la vente du réseau fut indiscutablement une mauvaise affaire, mais il semble se demander si sa reprise serait une bonne affaire.Son hésitation nous surprend un peu.Il est bien possible que la province ne puisse pas reprendre le réseau de distribution de gaz qu’elle a si inopportunément aliéné sans y mettre quelques millions de plus.Il est bien possible qu’une telle double transaction se solde par une perte de plusieurs millions de dollars.Ce sont de faux-frais que la province doit se résigner à acquitter pour reprendre possession de son bien.Quand on se donne de mauvais administrateurs, il faut en subir les conséquences pécuniaires et autres.Un nouveau gouvernement ne devrait cependant pas hésiter à accepter, cette perte dont ses prédécesseurs porteraient évidemment tout l’odieux.S’il ne le faisait pas pour épargner quelques millions à la province, il lui préparerait un règlement coûteux pour l’avenir.Ce n’est plus quelques millions de trop que devrait débourser la province, mais des sommes fabuleuses, pour étatiser un monopole du gaz qui aurait eu le temps de se retrancher dans la région métropolitaine de Montréal, d’étendre ses tentacules à toutes les régions peuplées et industrialisées et de souffler sa capitalisation comme il sait si bien le faire.L’étatisation des utilités publiques est un mouvement qui ne fait que prendre de l’ampleur et de la force avec les années: il s’accomplit sous les administrations conservatrices comme sous les administrations socialistes.Il a fallu un gouvernement aussi réactionnaire que celui de M.Duplessis pour tenter de renverser le courant M.Lesage a parlé du rachat du réseau de gaz de Montréal.Nous aurions mieux aimé qu’il emploie un terme plus énergique en parlant par exemple d’expropriation.Le gouvernement qui doit remplacer le régime d’Union nationale ne devrait pas mettre de gants pour traiter avec la Corporation de Gaz naturel du Québec.Voilà une entreprise qui a traité ses clients au bout de la fourche et qui s’est conduite comme si elle se trouvait en pays conquis dans Montréal.Non seulement n’a-t-elle pas fait bénéficier les consommateurs du prix inférieur du gaz naturel par rapport au gaz artificiel, mais elle leur a imposé presque tous les frais de la conversion et elle a augmenté les taux avant même d’en avoir obtenu l’autorisation.M.Lesage ne doit pas hésiter lorsqu’il s’agit du rachat ou plutôt de l’expropriation du réseau de gaz.Nous voulons bien sans doute qu’il nous débarrasse du régime Duplessis, mais nous voulons également qu’il nous débarrasse de celui de la Corporation de Gaz naturel du Québec.Pierre V1GEANT “DROLE DE GUERRE’’ AU LIBAN — Il — Le grand jeu par Edouard SABLIER BEYROUTH, juillet.— “C’eet impossible ebem noua !” Ce mot d'ordre des pays heureux, face aux soubresauts qui secouent leur voisinage, que de fois l’aurons-nous entendu depuis dix ans au Liban ! Guerres, révolutions, coups d’Etat, se sont multipliés d’un bout à l’autre de l’Orient arabe: la République libanaise, elle, est demeurée indemne et sereine.Blocs-Notes Pigeon voyageur L'Union nationale, Nouvelles et Potins et les candidats affamés pour n’importe quelle succession, ont trouvé un porte-parole au Parlement.M.Louis-Joseph Pigeon a ainsi permis aux idées, si on peut appeler cela des idées, de voyager de Québec à Ottawa.Ancien secrétaire du ministre du travail, M.Barrette, il était bien armé pour cette besogne.M.Pigeon a donc dénoncé “les Idées fausses et de tendance.gauchiste” de certains invités de Radio-Canada, qu’il a du reste traités comme s’ils faisaient partie de la Société.Or MM.Gérard Pelletier et Jean-Louis Gagnon sont des “free-lance” comme Radio-Canada en engage des douxaines.et M.Pierre Elliott Trudeau reste un invité très occasionnel des programmes de discussion.Deux libéraux et un PSD ont répliqué à M.Pigeon et démoli son intervention.11 estimera sans doute qu’il a quand même rempli son rôle de chasseur de sorcières, n • lancé trois noms dans la circulation.Ces noms seront peut-être discutés.On utilise moins volontiers des hommes discutés même bêtement; en tous cas il y faut du courage; on risque d’avoir soi-même son nom dans les journaux, et c’est ennuyeux.En d’autres termes, M.Pigeon a fait du chantage.Il sera intéressant de voir si le chantage va réussir.Deux questions Le système des dépouilles ne date pas d’hier.Les nouveaux triomphateurs, ou du moins leurs acolytes, se ruent vers les postes è prendre.Dans le cas présent, deux observations s'imposent pourtant.D'abord le parti conservateur fédéral s'affirme différent de l’Union nationale.Va-t-il épouser les rancunes de celle-ci ?Choisira-t-il le moment où l'Union nationale est en perte de vitesse pour se solidariser avec elle devant l'opinion ?M Diefenbaker et M.Nowian se ron?4ls les outils de M.Robert Rumilly, des journaux à potins et de Notre Temps?C’est très improbable.U est quand même | étonnant d’avoir à poser la question.D’habitude les nouveaux arrivants se jettent sur les adversaires politiques qu’ils viennent de vaincre.Or un seul des trois j "gauchistes” désignés entre dans cette catégorie; en effet, chacun sait que M.Jean-Louis j Gagnon est libéral, comme cha-j cun sait que les sympathies de MM.Roger Duhamel, Dostaler O’Leary ou Jean-Charles Bonen-fant vont du cêté conservateur.Qu’ils soient tous utilisés par Radio-Canada, cela parait normal car ils ont tous les quatre, i à divers titres, des compétences ' qu’on aurait tort de négliger.L’étonnant, c’est plutôt qu'on s’acharne très particulièrement 1 sur les "sans parti"; des hommes que d'habitude les idées j n’empêchent pas de dormir sautent sur des motifs idéologiques.Voilé où les choses commencent è sentir le roussi, où l’on sent que le bûcher n'est pas 1 loin, où un fanatisme plus dangereux montre la tête.L'intolérance Il ne s'agit plus seulement de la ruée banale des vainqueurs vers les dépouilles de l'adversaire.L'intolérance se trahit: une intolérance à fumet indigène où il n'est pas difficile de flairer le duplessisme traditionnel.On veut écarter des ondes des hommes qui ont des idées, et dont la pensée ne coïncide pas avec les réflexes habituels du pouvoir provincial.On prétend chasser, non pas seulement les idées dites fausses, mais leurs propriétaires, même quand ils remplissent des fonctions impersonnelles.Prenons pour exemple Gérard Pelletier.Il est probablement le meilleur animateur de la radio et de la télévision: je m’exprime ici sur le terrain profes-sionnél.De l'animateur, Pelletier a la lucidité, la patience, la souplesse et la rapidité.Il sait poser un problème dans sa totalité, en marge de ses préférences personnelles (et il est entendu qu’il en a).Il remet sans heurts désagréables les discutants sur le thème qu'ils ont accepté.11 fait rebondir une discussion qui allait mourir, atténue d’un sourire des oppositions un peu trop véhémentes, maintient une ligne honnête.Plusieurs l'ont appris A titre d’usager, ayant participé à des discussions où ils savaient que leur attitude heurtait, l'attitude personnelle de l’animateur; mais Pelletier demeure rigou-! reusement dans son rôle.Que propose M.Pigeon ?j Qu’on se prive des services pro-I fcssionnels de M.Pelletier dans un domaine où il est '‘un as”, parce qu'on sait par aillaurt | que les idées personnelles de M.1 Pelletier ne coïncident pas avec ; celles de MM.Pigeon ou Rumil-j ly.En somme, M Pigeon se ran-: gp dans la catégorie des gens qui aimeraient mieux mourir jparjes soins d'un mauvais mé- La crise qui l’atteint depuis deux mois est d'autant plus stupéfiante: la plus longue, la plus meutrière aussi qu'ait connue un pays proche-onental depuis longtemps.Devant les bombes, les combats de me, les massacres druses, la désintégration générale, l’étranger incrédule se prend à dire: "Ce n’est pas le Liban!’’ Les habitants, eux, affirment: "Ce ne sont pas les Libanais!” Cette dernière opinion revient comme un leitmotiv dans toutes les conversations.Pour les loyalistes la guerre civile est conduite dans le camp d’en face par des éléments étrangers — Egyptiens, Syriens, Palestiniens infiltrés, — qui exécutent des ordres venus du Caire.Les autorités montrent quotidiennement des armes d’origine tchèque ou soviétique prises sur les insurgés — ce qui ne prouve d’ailleurs pas grand'chose dans le magasin d’armes de toutes o-rigines qu’est aujourd'hui le pays.On assure couramment que les deux armées rebelles qui opèrent au sud et à l’est sont conduites par des chefs étrangers: celle du Hermon par le général Ali-Abou-Nawar, exchef d’état-major de l’armée jordanienne, destué, pour ses attaches pro-nassériennes en avril 1957; celle du Chouf par le colonel Chawket Choukeir, ancien commandant en chef de l’armée syrienne.Ce sont les Druses de Choukeir qui auraient tenté il y a quelques jours le coup de main sur l’aérodrome international de Beyrouth.Opposition téléguidé* Il n’est pas douteux que les insurgés sont guidés par des techniciens.Les chasseurs gouvernementaux qui mitraillent les concentrations rebelles ont remarqué des changements significatifs: les convois sont mieux camouflés: leurs occupants se "planquent” selon les meilleures règles de l’art militaire.Depuis peu les abris, dans les secteurs tenus par les insurgés, ressemblent moins à des barricades populaires, davantage à des ouvrages fortifiés.Les Druses de Kamal Djoum-blta dans le Chouf libanais ont été incontestablement renforcés par des bandes venues du Hauran syrien.L’émir Nowad Arslan le confirmait récemment aux journalistes.Il n’est pas douteux non plus que des hommes du 2e bureau syrien sont à l’oeuvre au Liban depuis plusieurs mois .Les autorités libanaises procèdent à l'expulsion massive des éléments suspects.J’ai vu chaque jour devant l’ambassade de la République arabe unie à Beyrouth se former de longs convois de familles syriennes installées pour la plupart depuis de longues années au Liban et reconduites à la frontière avec leur pauvre mobilier.Mais c’est là le tombeau des Danaïdes.La frontière libano-syrienne est une véritable passoire.La rendre étanche serait une tâche difficile en temps normal, pratiquement impossible dans les circonstances actuelles.Les quelque soixante observateurs de M."H” ne se font à cet égard aucune illusion.A cela s’aioutent les 120,000 réfugiés palestiniens stationnés au Liban et qui constituent un danger toujours inquiétant pour l’or dre établi.Gouv*rn*m*nt d* l'étrsngar Le gouvernement n’est pas seul à dénoncer l’intervention étrangère.L’opposition ne cesse de proclamer que les autorités n’agissent plus dans l’intérêt du L'iceberg decin d’Union nationale, plutôt que de se confier à un praticien excellent mais coupable d’être, sur le plan politique, hostile à M.Duplessis.Un épouvantail n y aurait lieu de revenir sur la question posée par MM.Gagnon et Pelletier:, qu’est-ce que ce fameux gauchisme ?Neuf fois sur dix, c’est un épouvantail.On est gauchiste pour M.Rumilly, comme on était communiste aux yeux du sénateur McCarthy.Fondé sur quoi?Sur des racontars, des fantaisies, des embardées de jeunesse, sur tout et sur rien.Est-on “de gauche” dès qu’on est un peu à la gauche de M.Duplessis ?A ce compte, M.Diefenbaker est à gauche.LA PRESSE est à gauche.T,e recteur de l’Université de Montréal est à gauche.En somme, sont gauchistes ou gauchisants ceux que M.Rumilly étiquette de la sorte.C’est un peu maigre comme définition: un peu branlant, comme autorité; un peu gauchi, comme objectivité; assez triste, comme règle de gouvernement.On aimerait que les théologiens laïques de l’Union nationale, réunis en congrès, con-| cluent à une définition précise, ils pourraient ensuite la porter à M.Diefenbaker.Ensuite, on j verrait ce qui se passerait.André L.pays.Le président Chamoun est journellement présenté par la propagande russo - égyptienne comme l’instrument des “puissances impérialistes”.Il y a quelques jours la Voix des Arabes accusait le ministre des affaires étrangères, Charles Mâlik, d’être r“agent matricule 6” de l’Intelligence Service et d’avoir perçu à ce titre 200,000 dollars !.L’un des chefs de l’opposition, le président Abdallah Yafi, nous affirmait hier encore que le gouvernement recevait des armes et des fonds des pays membres du pacte de Bagdad.Un autre leader insurgé, M.Rachid Karamé, nous certifiait, en U O ril qu’ancien président du conseil, qu’aucun Libanais ne possédait l’entraînement nécessaire pour piloter les Vampires à réaction qui mitraillent les positions rebelles.Les livraisons d’armes spectaculaires effectuées par l’Amérique à la veille des élections et en pleine guerre civile sont évidemment mises en relief à l’appui des thèses de l’opposition.^ Ainsi, à en croire les deux camps, deux cinquièmes colonnes sont à pied d’oeuvre : l’une pour livrer le pays à Nasser, l’autre pour le soumettre à l’Occident.C’est donner raison à Georges Naccache, l’un des plus éminents journalistes libanais, qui écrivait il y a quelques années ; “On ne construit pas un pays sur deux cinquièmes colonnes B y a du vrai dans cette boutade.Ce paya n’est pas un véritable Etat, mais une réunion de familles.De l’appartenance communautaire découle le comportement politique et social de chaque individu.La géographie est surtout responsable de cet état de choses.Chaque fois qu’un groupe ethnique ou religieux était persécuté dans les plaines ou les déserts du Proche-Orient, 11 trouvait refuge dans la montagne libanaise.A l’abri du conquérant, entretenant mutuellement des rapports méfiants, mais généralement pacifiques, les diverses communautés du Mont Liban ont fini par constituer des cel-lules autonomes perpétuant leurs traditions de liberté et de tolérance.A la création du Grand-Liban, en 1920, on comptait quinze communautés principales formant autant d’Etats dans l’Etat.C’est 1« général Gouraud qui, le 1er septembre 1920, proclama solennellement la naissance de l'Etat libanais.Jusque-là le Mont Liban formait une entité homogène.A côté d’une immense majorité de catholiques maronites dans les régions du Kesrouan et de la Kadicha, des noyaux druses dans le Chouf, grec-orthodoxe dans la Koura et un peuplement mixte dans le Metn assuraient aux chrétiens une prépondérance absolue.Groupée autour de son clergé, et plus particulièrement autour du patriarche maronite, la chrétienté libanaise entendait maintenir ses traditions millénaires qui La reliaient à l’Occident.Fa ce à l’Islam environnant, les liens de la communauté maronite avec la France avaient per mis aux chrétiens de mieux résister à l’assimilation.I>a création du Grand-Liban allait tout remettre en question.Au Liban chrétien viennent s'ajouter les régions de Tripoli, du Akkar, de Saida, presque entièrement musulmanes sunni tes, celles de la Bekaa et du Liban-Sud, à large prédominan ce musulmane chiite.Les populations nouvellement incorporées sc refusent à admettre une intégration qui les soumet à une majorité chrétienne et les sépare de la Syrie mulsulmane.l>e malaise qui s'ensuivit fut surtout visible à Tripoli.La population musulmane du port septentrional supporte difficilement la domination des chré tiens de Beyrouth.Plus qu'ailleurs le Tripoilitain est attaché à sa religion.Par son économie la ville dépend plus de la Syrie que du Liban.Sous l’empire ottoman son port desservait l'hinterland syrien.Productrice, exportatrice, comme la Syrie, la région tripoli-taine souhaite la conclusion d’accords de troc qui signifieraient la ruine pour les importateurs de Beyrouth.C’est pourquoi dès les premiers jours de son rattachement à l'Etat libanais Tripoli exercera sur le Sud le chantage à la sécession.Même après la proclamation de la République libanaise les populations musulmanes du Liban continuent leur mouvement irrédentiste.En 1936 un "Congrès du littoral", présidé par Salim Salam et Abdel Hamid Karamé — dont les fils respectifs dirigent aujourd'hui l'insurrection à Beyrouth et à Tripoli, — réclame le rattachement des villes maritimes et de la Bekaa à la Syrie.Plus tard les leaders du panarabisme n’hésiteront pas A affirmer que “les chrétiens du Liban eons-Muent l'unique obstacle à l'uni-l fication du monde arabe".l.a politique du mandat ne pouvait qu'accentuer ces diver-' gcncee.Pour les autorités fran-' çaises le panarabisme n’était qu’un aspect du mouvement islamique ; la communauté chrétienne ne pouvait donc s’y intégrer.Les hauts commissaires s’efforceront d’isoler l’entité libanaise et souhaiteront lui voir mener une existence ^wlc Pxémm D On n’en voit qu’un cinquième en surface pendante à l’égard du monde arabe.La guerre allait modifier le sens de l’évolution.En 1943, forts de l’appui britannique, les partisans de l’intégration pana-1 rabe arrivent au pouvoir.La tension monte entre les deux communautés, mais la maladresse du délégué général de France provoque l’union sacrée contre la puissance mandataire.Chrétiens et musulmans conjuguent leurs efforts pour promouvoir la création d'un Liban indépendant: c’est ce que l’on a appelé le Pacte national.Le Pacte n’est pas un document écrit.Il s'agit d’un accord verbal réglant minutieusement les positions respectives des diverses communautés.Les leaders musulmans reconnaissent P?ur la première fois entité .l'indépendance, la personnalité du Liban dans ses frontières de 1920”.Les chrétiens admettent jusqu'à un certain point le caractère arabe du Liban.Le Liban a un visage arabe", précisera Te chef de la communauté musulmane M.Riad Solh.Chaque poste administratif est désormais attribué selon un dosage immuable: le président de la République sera catholique maronite, le président du conseil musulman sunnite, le président de la Chambre musulman chiite, etc.LE ROLE DU POUVOIR CIVIL dans les nominations épiscopales en France De tout temps le pouvoir civil s'est intéressé au choix des évêques; on en devine facilement la raison.Il ne peut rester indifférent à la provision de postes qui confèrent à leurs titulaires une influence réelle sur une fraction, importante quelquefois, de la population.Aussi dans presque tous les accommodements, anciens ou récents, qui ont été signés entre le Saint-Siège et différents pays, une place a été réservée aux nominations épiscopales.Les droits reconnus à l’autorité civile par Rome diffèrent selon les pays; divers modes d’intervention ont été prévus dans les nombreux concordats ou autres conventions conclus avec le Saint-Siège.Nous n’avons nullement l’intention de les énumérer: noua voudrions seulement préciser le rôle souvent mal connu qui est dévolu au gouvernement français, à l’heure ae-tuelle, dans le choix des évêques.Concession* mutusllo* C’est de ce compromis qu’est né le Liban moderne.Un nouveau nationalisme *e manifeste: Chacun s’efforce de sacrifier quelques vieilles habitudes.Les apôtres musulmans du ralliement à Tarabisme, comme Riad Solh, Abdel Hamid Karamé, défendent l’intégrité du Liban face à la Syrie.Riad Solh fait adjoindre à la charte de la Ligue arabe le protocole qui permet au Liban d’adhérer à l’organisme arabe sans sacrifier sa personnalité ou son indépendance.Le même Riad Solh s’opposera en 1950 au projet de fédération arabe présenté par la Syrie: “L’indépendance du Liban est un fait sacré qui constitue un comriien.cement et une fin en soi s’écriera l’ancien champion de Tunion arabe.t De leur côté, les chrétiens s efforcent de conserver l'amitié du monde arabe.Le Liban s’engagera sans broncher dans la guerre de Palestine, dans la lutte pour l’émancipation de l’Afrique du Nord.Mieux, on verra parfois le délégué libanais devancer ses collègues arabes pour protester contre 1’ “impérialisme français”.Quitte à sen excuser par la suite en invoquant la nécessité de préserver le sacro-saint Pacte national.En un^mot, c’est le Grand jeu, ou plutôt un immense double jeu à l’échelle nationale.Les Libanais, musulmans et chrétiens, s’y adonnent avec une ardeur d’autant plus grande que sur le plan matériel cette position vaut au pays une prospérité sans précédent.Mais bientôt le jeu se fait difficile, Dès les premiers jours de la Ligue arabe certains chrétiens s’étaient inquiétés."En interdisant à tout Etat membre de modifier sa politique extérieure sans l’approbation des autres, la Ligue enlève au Liban toute indépendance en matière de politique extérieure”, écrivait en 1944 M.Pierre Gemnyol.chef des Phalanges libanaises f organisation d'auto-défenso chrétienne).Tant que l’ensemble des dirigeants arabes conservera une orientation pro-occidentale, le problème est sans grande gravité.Mais l’apparition du nassé- (suite à la page 2) Ce rôle varie suivant qu’il s’agit de la provision des deux évêchés concordataires, Metz et Strasbourg, ou des autres évêchés du pays.Après la dénonciation du concordat, en 1905, le choix des évêques français était à la libre disposition de Rome.Le pouvoir civil n'y intervenait plus d'aucune façon.Le Saint-Siège ne lui communiquait pas même les noms des sujets qu’il se proposait de nommer aux évêchés vacants.C’est en 19C1 qu’un accommodement semi-officiel intervint entre le Saint-Siège et le gou.vernement de la République au sujet des nominations épiscopales: l’initiative partit de Rome.Mais la cause ou l’occasion en fut la reprise des relations diplomatiques, en 1920, entre la France et le Vatican.Les dispositions de cet accommodement ont fait l’obiet d’une note qu’au mois de mai 1921 le cardinal secrétaire d’Etat remit au chargé d'affaires extraordinaire du gouvernement français près le Saint-Siège.La note i porte l'en-tête: “Secrétairerie! d'Etat de Sa Sainteté.Au Vatican, mai 1921”; elle est intitu- j lée: "Aide-mémoire”.Elle n’a ! jamais fait l’objet d’une publication officielle.Le texte, très bref, porte la signature du cardinal Gasparri; il précise que pour toute nomination épiscopale le Saint-Siège consultera le représentant de la France pour savoir “si le gouvernement a quelque chose à dire au point de vue politique contre le can- ' didat choisi”.D’après cet accord, qui est toujours en vigueur et soigneusement observé, le Saint-Siège I déclare qu’il n’instituera aucun j évêque en France sans avoir, au préalable, communiqué au gou-1 vernement le nom du sujet qu’il se propose de nommer; cette démarche a pour but de permettre au pouvoir civil de faire valoir, éventuellement, des objections d’ordre politique contre le candidat en question.A cette fin, d’après la pratique actuelle, le nonce de Paris communique au ministre des affaires étrangères le nom de l’évêque prévu pour tel siège vacant.Le ministre des affaires étrangères transmet la notification au ministre de l’intérieur.dont les services compétents font l’enquête et, suivant les résultats, rédigent un rapport favorable ou défavorable.A l’appui de ce rapport, le ministre de l’intérieur donne, au nom du gouvernement, la réponse à la consultation du Saint-Siège; il informe le ministre des affaires étrangères que le candidat soulève ou ne soulève pas d’objection.Le ministre des af^ faires étrangères transmet au nonce la réponse du gouvernement, donnée par le ministre de l’intérieur.D’après le texte de 1921, Pop-position du pouvoir civil ne peut avoir pour objet que des raisons d’ordre politique.La formule employée dans le document de la secrétairerie d’Etat est très générale: elle ne donne aucune précision sur la manière d’entendre cette ’ objection, sinon qu’elle exclut en principe les raisons qui ne seraient pas d’ordre politique.Mais de toute façon le Saint-Siège n’entend pas se lier par le droit de consultation qu’il accorde ainsi au pouvoir civil, en ce sens qu’il ne le considère pas comme un droit de veto.Mais il ne faudrait pas en conclure que la consultation est de pure forme; il convient de ne pas minimiser ni de sous-estimer la portée de l’accommodement de 1921.Sachant qu’un candidat rencontre une forte opposition de la part de l’autorité civile, Rome se gardera d’insls-ter et portera son choix sur un autre sujet.Le droit de consultation accordé au gouvernement français entraîne, peut-on dire, pour le Saint-Siège l’obligation morale de ne pas procéder, à une nomination contre laquelle le pouvoir civil aurait soulevé des objections légitimes conformes aux stipulations de 1921.Le gouvernement dispose ainsi de toutes les- garanties auxquelles il peut raisonnablement prétendre pour le choix des évêques.En fait, nous croyons savoir que le Saint-Siège a toujours tenu compte de l’objection gouvernementale.La situation est bien différente pour la provision des deux évêchés concordataires de Strasbourg et de Metz; le pouvoir civil y joue, en principe, un rôle de premier plan, comme "a montré la récente nomination de Mgr Elchinger à la fonction de coadjuteur avec droit de succession de l'évêque de Strasbourg, On connaît les conjonctures historiques qui ont contribué au maintien du concordat de 1801 dans les trois départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, et de la Moselle, englobant les évêchés de Metz et de Strasbourg.Or, d’après les articles 4 et 5 du concordat, U appartient au chef de l'Etat de désigner les titulaires des sièges vacants; le pape se contente de donner .'institution canonique.Et, d’après les disposition* des articles organiques de' 1802, nul complètent le concordat, les bulles papales instituant le nou- ' (suite à la page 2) V ACTUALITÉ En attendant les actions en dommages Ont'ils la permission detre furieux ?Appnremment les hauts gra : dés de l'Union nationale ne sont j pas fous aussi prompts à la co- [ 1ère.Nous en avons nommé 13, — dans une enquête qui a commencé un vendredi 13, — dont 8 ministres et 5 conseillers législatifs.Pour l’instant il n’v en a que sept qui ont manifesté officiel lement leur colère en nous envoyant des mises en demeure de nous rétracter.Les autres sont ils prêts à con fesser jugement?ou sont ils en core à se demander si oui ou non nos articles les ont vexés?A moins qu’ils n’attendent que M.Duplessis leur donne la per mission d'être furieux contre le DEVOIE.Voici les statistiques les plus récentes: OFFICIELLEMENT mécontents: Duplessis, Maurice, (lagnon, Onéstme, Barrette, Antonio, | Talbot.Antonio, Bourque, Jean, Dotais, Paul, Asselin, Edouard, EN INSTANCE de mécont .foment: Johnson, Daniel, Miquelon, Jacques, Leclerc, Arthur.Bouchard, Albert, Barrette, Jean, Baribeau, Jean-Louis, Martineau, Girald.L F. Devant la Commission Borden à Montréal Petrofina: opposée au pipe-line Edmonton-Montréal - Imperial Oil : prête à l’accepter, sous conditions Un porte-parole de la Canadian Petrofina Limited a déclaré, nier, devant les membres de la Commission royale d'enquête sur les ressources énergétiques, "qu'il ne serait pas économique d’orienter les operations des raffineries vers le pétrole brut de l'Ouest canadien au lieu de celui du Moyen-Orient In|f Hnndlain £etro?ina qui- plus investissement, espérant tirer de l'indépendant a admis nue i;! a J0“rnte.- a annont‘; du pétrole importe du Kuwait les garanties des raffineurt ner eT lWonfo 3^ ^ ?ten^fice du a son bas ; éta.enl une condluon essentiel îin» «ict oronto'
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