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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 20 juin 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-06-20, Collections de BAnQ.

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VOLUME rv—r*o.142 MONTREAL.VENUKEDI 20 JLIN, ivn UIN S'JLI LE INU.V1EKV> ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LG Rédaction et Administration 71a RUE c JNT-JACQUES M EAL.TÉLÉPHONES.% administra/ RÉDACTION : I : Main 7461 Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LES COMPENSATIONS D’ACCIDENTS A propos d’une décision récente BILLET DU SOIR.14 SOUS LE POUCE La dernière décision des tribunaux, en matière de campensatiocn; ,tmx victimes du travail, montre encore une fois l’anomalie et les incer-flitudes de cette loi.Un ouvrier à qui le tribunal de< première instance accordait une ! rente proportionnée à son incapacité permanente opta pour le capital : prévu par la loi.Aussitôt, la compagnie défenderesse en appela à la [Cour de révision qui, tout en confirmant la première décision quant à !la compensation, déclara que le capital des rentes lie peut dépasser deux jnnl^e piastres.Ce point a été longtemps discuté et, bien que la Cour du Banc du Roij se soit déjà prononcée deux.fois, la divergence d’opinion continue ’au sein même de ce tribunal.¦s-** Le chiffre de la rente dépend-il du capital fixé par le statut ou le capital doit-il varier suivant le chiffre de la rente?Le paragraphe de la loi qui crée les rentes dit: “La victime a droit “à une rente égale à cinquante pour cent de son salaire annuel” en cas d’incapacité absolue et permanente; “à une rente égale à la moitié de la réduction que l’accident fait subir au salaire” en cas d’incapacité partielle permanente; “à une indemnité égale à la moitié de son salaire journalier”, en cas d’incapacité temporaire; mais il ajoute que dans aucun cas, sauf 'le cas de faute inexcusable du patron ou de la victime, ‘le capital des rentes” ne peut dépasser deux mille piastres.” Or, la restriction du capital arrivant comme conclusion du paragraphe qui détermine le chiffre des rentes et précisant le seul cas que le législateur voulait exempter de cette restriction, il semblait logique de croire que la compensation devenait illusoire du moment qu’elle exigeait ¦un capital de pins de deux mille piastres.C’était l’opinion de plusieurs avocats jugés compétents en matière d’interprétation légale.La Cour Supérieure a même décidé une fois dans ce sens.Mais la Cour du Banc du Roi, présidée par l’hon.juge Archam-îbeauît, qui le premier soumit à la législature le projet des compensations pour les accidents du travail, fil, et maintient depuis, une distinction qui revient à dire que la victime est maîtresse de la compensation qui lui est accordée: si elle préfère courir l’aléa de la solvabilité du patron, elle a droit à la rente intégrale, ouelque soit le chiffre du capital représenté par cette rente, tandis que si elle préfère se protéger contre l’avenir en exigeant le capital, celui-ci ne peut dépasser les deux mille piastres.Voici, d'ailleurs, le texte même de l’argument de M.le juge Archam-bcaull : “Pour bien comprendre la disposition du dernier alinéa de l’art.7321, il faut se reporter à l’art.7329.Celui-ci déclare que l’ouvrier peut exiger que le patron verse le capital de la rente à laquelle il a droit, entre les mains d’une compagnie d’assurance agréée par le lieutenant-gouverneur en conseil.L’ouvrier a donc le choix, ou de s’en tenir à la pension viagère que .la loi lui accorde, et de s’en rapporter ainsi à la so1-vabilité du patron, ou d’obtenir une garantie en obligeant celui-ci à payer le capital de la rente à une compagnie d’assurance.C’est dans ce dernier cas, que le dernier alinéa de l’art.7321 trouvera son appliea-jtion.Le patron ne peut jamais être tenu de payer un capital plus élevé Mque deux mille piastres.L’ouvrier devra sb contenter alors de la renie que ce capital lui assure.Le système de la loi est que les indemnités dues sont des rentes, et non un capital.Ce système protège également ¦îe patron et l’ouvrier.Il protège le patron en lui permettant d’émietter îles dommages dus à l’ouvrier, et d’éviter par là des débours qui pourraient mettre en danger la sécurité de son industrie.Il protège égale-iment l’ouvrier contre son imprévoyance et son impéritie.Un capital peut être facilement dilapidé entre des mains inhabiles et imprévoyantes.I/indemnité accordée à l'ouvrier étant destinée à compenser la perte subie par sa capacité industrielle, devait avoir la même durée.Elle devait, comme celle-ci, avoir un caractère de permanence, et être pour l’ouvrier une source constante d’alimentation et d’approvisionnement.D’un autre côté, cette protection accordée à l’ouvrier, contre sa propre impéritie peut être un danger pour lui.Si son débiteur devient insolvable, sa pension viagère n’a plus de garantie; elle court le risque de sombrer avec la solvabilité du débi-rentier.C’est pour le protéger contre ce danger, que la loi permet d’exiger une garantie, sous forme de paiement, à une compagnie d’assurance, du capital de la rente qui lui est due.” T.’argument ne manque pas de plausibilité, et cependant il n’a pas convaincu son collègue, M.le juge Lavcrgne.qui répond: “11 est dit: “Les accidents survenus par le fait du travail donnent “ droit, au profit de la victime, ou de ses représentants, à une indemnité “ réglée suivant les dispositions ci-après.” Est-ce que cela enlève l’action du droit commun?Je reste avec un doute.“D’un autre côté, je dis que, si l’on veut prendre avantage des dispositions de cette loi, il faut l’appliquer dans son entier, il faut interpréter les sections de ia loi suivant le .sens ordinaire.“Le capital des “ renies, dit la loi, ne doit cependant, dans aucun cas, sauf celui men-“ tionnè à l’article 7325 S.R.Q., excéder deux mille piastres.” Or, en donnant une rente de deux cents piastres par année, en donne l’équivalent d’un capital de quatre mille piastres.“Je ne crois pas que cola soil conforme à l’intention de la loi.Je crois que l’intention de la loi a été que le patron, en vertu des dispositions de cette loi, ne serait jamais appelé à payer plus que deux mille piastres.” ¦ * » * L’opinion de la majorité de la Cour du Banc du Roi semble être admise pour le moment.Tant mieux pour les ouvriers, du moins jusqu’à un certain point.Car il eût été trop regrettable que, même en acceptant les risques de l’avenir, la victime ne fût réduite à tme pitance de cent piastres par année.Mais on avouera avec M.le juge Archambeault que la loi n’est pas claire et que le législateur devrait d’abord s’empresser de dissiper tout doute sur ce point.Puis il faudrait aussi remettre à l’étude le maximum du capital.Cette différence entre deux à trois cents piastres suivant le cas, que la loi accorde à la victime, et les cent dollars auxquels elle réduit la rente pour en assurer la permanence, comporte trop d’incertitude d’un côté et trop de déceptions de l’autre.11 doit être facile, sans obérer l’industrie, de trouver une solution plus équitable.Jean DUMONT.Si cette histoire vous amuse ou même si elle ne vous amuse pas, la Patrie va vous la re.re__re.recommencer (Air connu).Vous en connaissez le fond : Dans le but très louable de faire connaître à la postérité le nom du Mécène qui a payé la reproduction des articles patriotiques de la feuille indépendante, à raison de aua-torze sous le pouce carré lout comme du calicot, on demande le nom de cet ami des lettres, et la Patrie, au lieu de parler, se met à baver.(Sole pour la Cour Supérieure: le mot baver n’est pas employé ici, ironiquement).L’autre Jour, nosu suppliions la Patrie de rechercher avec nous le modeste sauveur de l'Empire et de la France réunis.Elle répond très spirituellement: — Pharisien, dette d’honneur, etc.Demain, nous poserons la même question: Qui payait?— car, nous allons encore la poser ¦ et,, pour renseigner scs lecteurs sur l’anonyme grand homme qui a versé, avec autanj de générosité que de mystère, les quatorze sous du pouce carré, la Patrie dira, marquant ses articles d’une rare finesse (Ceci n’est pas de l’ironie; non, Monsieur le Juge) : — Vampire, alliance hybride, cadavre politique, farceur, francophobe, et tout le répertoire dcjèt imprimé, avec autant de logique et de bon sens, il y a six mois.C’est un procédé, qui évite les longues recherches dans les dictionnaires — ia langue française, c’est si difficile, n’est-ce pas?Une fois qu’on a trouvé une série de mois, on les plaque là pêle-mêle, comme ils viennent, et le tour est Joué.Mais le problème n’est pas résolu.Nous ne demandons pourtant pas a la Patrie un si grand effort; il ne s’agit pas d’écrire une page qui sera soumise à VAcadémie française ; nous n’avons même pas dit qu’il fût nécessaire d’y mettre de l’esprit, non, notre question est beaucoup plus simple: la Patrie peut la comprendre.Qui payait les quatorze sous du pouce carré?Max SOREL La bêtise orangiste UN BEAU SPECIMEN Nous n’avons guère l’habitude de mettre en relief le fanatisme, et la sottise orangistes; mais franchement, nous ne pouvons résister à la tentation do détacher de l'Orange Sentinel de celle semaine (numéro du 19 juin, page 1, colonne 2) l’article suivant, qui est bien l’un des plus extraordinaires spécimens de dépression cérébrale qu’on puisse retracer : “Rien ne ferait plus de plaisir aux Jésuites que de précipiter une guerre entre les deux grands pays protestants de l’Angleterre et de l’Allemagne.11 n’y a que quarante ans qu’ils ont lancé la France contre l'Allemagne dans l’espoir d’abattre la nation teutonne, mais le mouvement tourna contre J’Egü.se et contre tous eepx qui se prêtèrent à l’exécution du plan des Jésuites.Que les trois plus grands pays du monde: l’Angleterre, les Etals-Unis et l'Allemagne soient ce qu'ils sonl grâce à leur mépris du joug papal, c’est un fait qui irrite n l'extrême les nplitirirn.s du Vatican.Un grand conflit entre eux ru entre deux d’entre eux fournirait des occasions d’intrigues qui pourraient avoir pour résultat une caste extension du pouvoir panai.Tl n’osl donc pas surprenant que tes Irlandais catholiques des Klals-,’nis s’opposent au projet de Irai lé l’arbitrage du Sénat des Etats-Unis avec la Grande-Bretagne, ni que les Krupps, maintenant dirigés dans une grande mesure par un ancien officier de l’ambassade papale, qui a épousé l’une des soeurs dont les grandes usines d’armements sont la propriété, paient des journaux pour enflammer le sentiment guerrier.Le Jésuite est Un fléau.U isl le mauvais génie du romanisme depuis des siècles.11 n’est pas de crime si méprisable et si monstrueux nu’il ne l’ait commis dans l’intérêt de la papauté.Aujourd’hui, il est maître de la direction suprême de l'Eglise et il contamine tous les courants qui rayonnent jusqu’à la circonférence du monde.Il est devenu la puissance dominante dans l’Eglise canadienne, et il établit son pouvoir à Guelph, à Edmonton et dans d’autres nouveaux centres.Il est la source-mère du nationalisme français, du nationalisme rutbène et du fléau bilingue.Il est l’ennemi mortel de l’unité -canadienne et de l’intégrité de l’Empire.On devrait lui interdire l’entrée du Canada comme indésirable.” t On me refute nas do pareilles .sottises : il suffit de les citer.Quand un journaliste en est rendu à croire que c’est pour faire plaisir aux Jésuites que les Krupps poussent à l’augmentation des armements, il n'y à plus qu’à s'étonner qu’il soit encore en liberté.Mais quel doit être l’état d’esprit ries malheureux qui n’ont jamais rie leur vie vu un Jésuite, et qui lisent rie pareilles insanités?0.H.Choses de France M.Bourassa à Winnipeg AU “ROUND TABLE CLUB” — DEUX DISCOURS AUJOURD’HUI Winnipeg, 19.(Service particulier).— M.Henri Bourassa est arrivé ici, rie Saskatoon, jeudi après-midi.Il a été reçu à la gare par une délégation rie Canadiens-français.Sous la pression de ses amis, et à cause de l’intérêt de plus en plus vif que le public de langue anglaise manifeste à l’endroit des idées nationalistes, il a dû ajouter encore au programme très chargé qu’il s’était tracé.Ce soir, il sera l’hôte du Round Table Club: l’une des organisations qui passent pour être à la base de ia propagande impérialiste dans le pays.Ce sera donc une sorte de corps à corps avec ses adversaires, et une incursion en plein pays ennemi.Malheureusement, les réunions du Round Table Club ont un caractère semi-privé el il n’en est pas publié de comptes rendus.Demain midi, vendredi, M.Bourassa sera l’hôte du Business Science Club, et prononcera un discours au lunch.Vendredi soir, grande assemblée publique anglaise au Manitoba Hait, sous les auspices du même club, et conférence sur l’ensemble du mouvement et des idées nationalistes.M.Bourassa restera ici jusqu’à mercredi.Il répondra à la santé de la province de Québec, au banquet du Royal Alexandra, lundi soir, et prononcera le discours de circonstance au patinolr Auditorium, le soir de la Saint-Jean-Baptiste.Au voyage de retour, M.Bourassa parlera à Port Arthur, Fort William, Sault Sainte-Marie, Steelton et Sudbury (deux réunions: l’une anglaise, l’autre française).Le télégraphe nous apporte ce matin deux dépêches qui illustrent bien la fausse position qu’occupe présentement, au regard de la majorité parlementaire, le cabinet Barthou.Sur la question militaire — vote de.la loi de trois ans — M.Barthou manoeuvre avec l’appui d’une majorité qui va de la gauche à l’extrême droite.s Sur la question scolaire, il combat, au contraire, les opinions de la droite et s’appuie sur une partie de ceux qui travaillent à ruiner sa politique militaire.Combien de temps pourra durer ce jeu d’équilibre, c’est la question (pie se posent actuellement tous les curieux de là politique française.Mais il ne sera peut-être pas mauvais, puisque l’occasion s’en présente, de .souligner les déclarations que vient de faire, à la Chambre, M.Barthou.Elles montrent son véritable état d’esprit et l’évolution qui s’est produite depuis trente ans dans les méthodes, sinon dans les idées des hommes politiques français.M.Grous.seau, le député catholique du Nord, demandait au gouvernement, comme minimum, l’application dans les écoles publiques des programmes de 1882, qui com-'portent l’enseignement de l’iinnior-talifé de l’âme et des devoirs envers Dieu.Ces programmes datent de Jules Ferry et ont même été, croyons nous, publiés sur son ordre.Or, M.Barthou, qui a toujours lemi à garder certaines allures modérées, a carrément déclaré que de-; mander aux instituteurs laïques d’enseigner l’immortalité de l’ânie et les devoirs envers Dieu, ce serait violer la neutralité de l’école, et que celle-ci doit être fermée à tout i enseignement des croyances religieuses.Ainsi, après trente ans, Jules Ferry est devenu, aux yeux d’un ministre quasi-modéré, suspect de partialité religieuse, et le même ministre déclare que l’application rire programmes rie 1882 est aujourd’hui impossible.On a beaucoup protesté jadis contre ceux qui qualifiaient de “sans Dieu” l’écolè officielle.M.Barthou vient de répéter qu’elle ne saurait être autre chose sans violer la neu-tralilé.A ceux qui ne voudront pas de ce régime, il restera la- liberté de maintenir à leurs frais .après avoir versé leur contribution au fonds de l’école publique, les écoles indépendantes surveillées de très près par le pouvoir et d’où la loi exclut les instituteurs congréganistes.Cela s’appelle : “respecter les consciences et la liberté 1” Orner HEROUX.K I I » i i -* ?-> « ?* 9 A TRAVERS L’OUEST Les Anglo-Canadiens d’Edmonton et M.Bourassa Edmonton, 13.— M.Bourassa vient de terminer un discours anglais de près de deux beurre, sous les auspices du Canadian Club d’ici, au patinoir Empire.Quinze cents personnes à peu près assistaient à l’exposé qu’il a fait ries principes nationalistes et du but de ce mouvement.Rarement M.Bourassa a été plus franc avec son auditoire.Rarement il a parlé avec plus de netteté des multiples aspects de la question impérialiste “Et c’est ce que, nous, le petit groupe nationaliste, nous voulons créer.Tel est le but principal de notre mouvement.Peut-être, disons-le, sommes-nous entrés dans l’arène politique trop tôt, au gré des deux partis, qui nous ont combattus à tour de rôle.Car on a répélé partout que nous ne sommes que des démagogues, des agitateurs qui exploitent les préjugés IT]iarmlf,I.tout a nleure que le de Lachine tous devraient «e faire uu devoir de donner largement à ceux que l’on peut appeler les apôtres de l’idée française au Canada.“Je suis convaincu que nos compatriotes anglais verseront de fortes oboles entre leurs mains; car il s’(agit ici d’une question de justice dont bénéficieront tous les Canadiens.” Le conseil adopte alors la résolution de donner aux organisateurs du “Sou de la Pensée Française” l’autorisation d’employer la journée du 24 juin prochain pour venir faire leur collecte à Lachine.Lecture est ensuite faite d’un rapport de l’agent de police de la ville où il déclare que la visite qu’F a faite dimanche dernier d’une ma nufacture île Lachine lui a permis de constater que plusieurs ouvriers y poursuivaient leurs travaux.Sur ce, J’éohevin Chapman fait remarquer que non seulement les ouvriers travaillent le dimanche, niais nue plusieurs bouchers et boulangers se permettent d’y continuer leur rommerce.“Bien que cette question de l’observation du dimanche relève du gouvernement fédéral, dit l’échevin Carignan, nous devrions prendre immédiatement des mesures pour faire avertir ces gens qu’ils se doi veut de donner des explications sur leur conduite La solution du problème est laissée à l’aviseur légal.Après lecture d’une lettre de Thon.F.I).Monk, où il est question des écoles techniques et rurales que l’on veut faire construire dans la municipalité de Lachine, le Dr Beaudoin, médecin du Bureau d’Hy-giène, déclare au conseil (pie, oour mettre fin aux nombreuses plaintes des citoyens de la ville, et surtout pour sauvegarder la santé publi que, il croit opportune la construction immédiate d’un incinérateur pour faire disparaître tous les déchets et les détritus qui se rencontrent dans Lachine.L’échevin Smith faisant remarquer que cette construction entraînerait des dépenses considérables, l’échevin Carignan déclare que le conseil ne doit pas reculer à les faire; “c’est une amélioration qui s’impose de plus en plus tous les jours, car il y a va de la vie des citoyens.” Vers la fin de la séance, le con- L individu qui s’eét jeté sous les pieds d un coursier hier, à Ascat, n’était pas un partisan des suffragettes mais un simple maniaque de l’imitation.Ascot, Angleterre, 20.— C’est un nommé Harold Hewitt qui, hier, a répété le coup de Miss Davison, en se faisant tuer par l’un des coursiers, occupés à disputer ia coupe Ascot., D’après ce que dit la police d’Asyot cet homme n’avait aucune relation avec le parti des suffragettes et avait une manie particulière: il était enclin à se laisser emporter par une impulsion d’imitation.Sa témérité lui a valu le même sort qu’à Miss Davison: une fracture de la base du crâne.L’ACCIDENT Le roi Georges, la reine Marie, l’exroi Manuel de Portugal, le prince héritier et la princesse héritière de Suède, le duc de Connaught, gouverneur-général du Canada et la princesse Patricia, ainsi que d’autres membres de familles royales assistaient aux courses dans la tribune royale.Dans la ligne droite, le fameux poulain Tracery d’Auguste Belmont, fils de Rock Sank prit la tête du peloton, de plusieurs longueurs.Tracery semblait assuré d’une victoire facile.Tout à-coup, un homme franchit la barrière en agitant d’une main un* drapeau rouge et braquant de l’autre un revolver dans la direction du jockey Whalley, qui montait le cheval.Il lui cria: “Aarrê-te, arrête, ou je tire.” Whalley fit de son mieux pour détourner son cheval, mais n’y réussit pas.Tracery, donnant à l’homme un coup d’épaule en pleine poitrine, l’envoya rouler à plusieurs verges et tomba sur les naseaux.Whalley fut projeté à terre, mais grâce à son habileté, il tomba sur le dos et roula sain et sauf sous la barrière.Les autres chevaux arrivaient au grand galop, l’un d’eux donnant à l’auteur de l’accident un coup de pied terrible.A part quelques contusions, Whalley s’en tira sans blessure, et lorsque le roi envoya prendre de ses nouvelles il se rendit à la loge royale pour recevoir des félicitations.LE MANIAQUE Hewitt est âgé d’environ 50 ans.C’est un homme à l’esprit cultivé, ayant fait des études à Harrow et Cambridge, et était à l’aise.Toutefois, il était affecté de démence religieuse.On a trouvé sur lui une bible, dont les feuillets détachés étaient couverts de citations, ainsi qu’un agenda sur lequel étaient inscrits les mots suivants: “Oh! l’ennemi de ces cour-s-s.Si je réussis à arrêter la course de la Coupe d’Or, j’espère ne faire de mal à aucun de ces jockeys.Ces courses sont tout ce qu’il y a de mauvais au monde”.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES LE SORT D’ANDREE L’explorateur norvégien Leden croit qu’il rapportera de de l’extrême nord duCanana l’hiétoire exaéie du sort de l’aéronaute parti pour le Pôle il y a seize ans.que pour donner une preuve du “fair actuelle play” qui existe entre les citoyensIroutes.TRIBUNE LIBRE L’utile à l’agréable Montréal, le 17 juin 1913.Monsieur le Directeur du “Devoir”, En lisant mardi soir, le compte rendu de fa séance municipale, je me suis demandé si réellement, échevins et contrôleurs se mettaient tous de la partie, pour rire ou se moquer de certains échevins.Cette histoire de passerelle pour la rue Saint Ferdinand à Saint-Henri, n’a dû exister que dans le cerveau de cedtains échevins.Il me semble que lors de la décision d’une chose pour le bien-être ou l’amélioration d’un quartier, l’opinion de l’échevin du dit quartier doit dominer celle des autres; c'est à M.Letourneau et non à d’autres de savoir si la construction d’un tunnel est nécessaire ou non.M.Larivière et ses autres collègues qui demeurent à l’autre extrémité de la ville, devraient se rappeler que les affaires de leurs propres électeurs, seuls devraient les occuper.Que la construction d’un tunnel prenne deux ans, et même trois, qu’est-ce que cela peut faire, pourvu qu’il se fasse et que la ville et les citoyens résidents de Saint Henri surtout y trouvent leur profit.M.le maire, les contrôleurs et les échevins ainsi que leur ingénieur ont-ils calculé aussi bien le temps pour les fameux boulevards, avant que le tout Montréal soit embelli par eux?Au moins lorsqu’il s’agit d’une affaire utile et nécessaire pour le bien des citoyens en général tous devraient s’unir et voir à ce que chacun soit content.Cessez donc, messieurs les adminis trateurs, de vous moquer un peu des gens.Votez pour les boulevards, si vous le voulez, mais donnez au moins satisfaction à vos électeurs, en accordant à tous entière satisfaction autant pour le bien-être et le confort de l’ouvrier et du travailleur que pour le plaisir des yeux et la promenade des plus fortunés.Citoyens propriétaires de Saint-Henri, levons-nous et protestons contre une entreprise aussi invraisemblable et réclamons nos droits en ce qui est juste et raisonnable, il me semble, pour tous.Un propriétaire de Saint-Henri, GEORGES GUY, 325 Workman, Montréal.ECHO D’UNE SEANCE DONNEE PAR LES ELEVES D’UNE ECOLE PRIMAIRE DE MONTREAL.Mardi soir avait lieu à la salle paroissiale de l’Impaculée Conception, une séance scientifique et récréative, donnée par les élèves finissants de l’académie Saint-François-Xavier, sous ia présidence du Révérend Père Curé.Devant un auditoire considérable, les élèves, la plupart âgé.v de moins de seize ans, firent des expériences physiques, très intéressantes, avec beaucoup de précision et les expliquèrent avec clarté à l'auditoire.En plus de ces expériences, un très joli programme musical fut exécuté, dont un soio de violon par M.G.Fa-vreau, un solo de mandoline par M.P.Lefebvre et une romance chantée par M.L.Saint-Jean.Il y eut aussi déclamation par MM.E.Pilon et E.Guimond, L’un des articles le plus goûté du programme, fut sans contredît les exercices de gymnastique suédoise, qui terminèrent cette intéressante soirée.Nos jeunes gymnastes manoeuvrèrent avec un ensemble et une régularité remarquables.C’est la première fois, croyons-nous, qu’une séance de cette nature est donnée par une école primaire.Le succès qui l’a couronné fait grand honneur aux jeunes expérimentateurs et surtout aux professeurs dévoués qui les ont formés.M.Borden retourne à Ottawa remar |uor foui i l'hcm e que ., , ., .discours par une dénonciation en-j“fag day” de la Pensée Française seil adopte la resolution de prendre flammiée de l’impôt sans la repré- ne pouvait être différé.J’ajouterai .part à la campagne ffui se poursuit •sentation.dénonciation applaudie à (i"™r donner une nreuve du “fair I actuellement en faveur des bonnes tout rompre par son auditoire, en majorité anglo-saxonne.Il dispose ensuite de quelques arguments impérialistes, établit que la Grande-Bretagne, quand elle n’aurait pas ses immenses colonies, devrait tout de même, afin de s’approvisionner dans le reste de son Empire, si elle ne veut pas crever de faim, avoir une marine aussi forte que celle qu’elle *a actuellement, demande quelles guerres et quelles conquêtes la Grande-Bretagne a entreprises après avoir consulté ses colonies, et plus spécialement le Canada; en deux minutes, il rappelle la défense de Québec par les “peasoup-eaters" de langue française, contre les troupes américaines, quinze ans à peine après la prise de Québec par Wolfe, — allusion couverte d’applaudissements; — “depuis ce temps glorieux, comme depuis Châteauguay, dit M.Bourassa, !c Canadien-français a acquis le droit de dire franchement et librement son opinion, quelle qu’elle soit, tout comme le ferait n’importe quel Canadien de langue anglaise.” Et les assistants de langue anglaise ne contestent pas.ils applaudissent encore.Il s’amuse de la fatuité des Canadiens qui croient que la Grande-Bretagne a besoin de leurs .35 millions pour éviter l’anéantissement ou même la diminution, et donne des chiffres officiels au sujet de l’énorme richesse de la nation anglaise et de la diminution constante de sa dette nationale depuis quarante ans, prouve que le citoyen canadien a plus d’impôts à payer que le contribuable anglais et cpie, cependant, il a encore à exécuter d’immenses entreprises publiques.Il reconnaît que le Canada a une immense dette de gratitude à payer à la Grande-Bretagne, qu'il ne la doit pas, cependant, à la génération actuelle anglaise, niais aux barons qui arrachèrent la Grande Charte à Jean-Sans-Terre, et aux hommes qui établirent bribe par bribe la souveraineté des institutions parlementaires anglaises.“Payons ici celle dette de gratitude, en développant le Canada, en le dolant d’un sentiment véritablement national, en quoi toutes les races qui l’habitent se réunissent, qu’elles adoptent, et qui les fasse canadiennes d’abord, avant tout et par-dessus tout, et qui fleur fasse préférer aux intérêts de la métropole ceux du Canada!” s’cxclanie-t-il.Et personne ne proteste contre ces paroles osées.On les applaudit même.M.Bourassa termine ce discours, tantôt d’allure passionnée, e.t tantôt basé sur la pure raison, sur la philosophie de l’histoire anglaise et sur l’appel au bon sens de ses auditeurs, en réclamant pour tous le droit d'exprimer /librement leur avis sur une question de ce genre, en rappelant tout ce que les Canadiens-français ont fait pour l’Empire, par le développement du Canada, en demandant que la question impériale *oit résolue, ,non pas par des appels à des sentiments et à des passions de race, ni dans un moment de panique nationale, mais dans me consultation populaire nette et claire, dégagée de tout esprit de parti.Il promet que.quel que soit le résultat de ce “plébiscite pacifique” lia minorité se soumettra à la majorité, el que les nationalis-1 les, “ces farouches démagogues destructeurs de l’Empire, à en croire les feuilles Impérialistes”, seront les premiers à se .soumettre à la volonté cl au choix nettement exprimés par la niasse des contribuables.New-York, 20.— Christian Leden, plus au Nord.Ce récit fut apporté à le jeune explorateur norvégien qui a passé les derniers six mois de 1911 à étudier les tribus sauvages du Nord-Ouest du Canada et qui a appris des Esquimaux le sort d’Andrée, parti pour découvrir le Pôle Nord en ballon, en 1897, est parti hier soir pour Montréal.Il passera un an et demi ou deux ans à explorer les côtes nord du Canada.L’expédition se fait pour l’université de Christiana.Leden étudiera les tribus d’Esquimaux du Canada et il espère remporter avec lui l’histoire complète de ce qui est arrivé à Andrée, il y a seize ans.Il pense qeu les Esquimaux sont apparentés aux Sauvages d’Amérique, quoique l’opinion commune sont qu’ils viennent d’Asie et qu’ils sont d’extraction mongole.Les tribus qu’il visitera n’ont été vues par aucun blanc depuis sir John Franklin, mort il y a soixante ans.Ce sont les Esquimaux du lac aux Rennes qui ont raconté que des hommes blancs étaient, descendus du ciel dans une maison volante.Ils le tenaient d’autres Esquimaux vivant APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adresser: Modem Barber College, 62 Bout.8 int-Laurent, Montréal.INSTITUTRICE On demande deux institutrices diplômées avec références, pour prendre charge des écoles de la municipalité de Témiscamingue-Nord, 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prés de la place Victoria.Superficie de 1200 pieds.Chauffé, bonne lumière.Loyer $40.00.S'adresser à botte postale 2115.A VENDRE la civilisation en 1910 par le Père Tur quetil, missionnaire dans le Nord de la Saskatchewan et le MacKenzie.Les Esquimaux et les Sauvages du lac aux Rennes examinaient avec curiosité le revolver du Père Turquetil; disant qu’il ressemblait à un objet porté par les hommes de la maison blanche tombée du ciel.Ils lui dirent aussi que les Esquimaux se servaient des cordes de ia maison pour réparer leurs tentes, mais ils devenaient silencieux lorsqu’on leur demandait quel avait été le sort de ces blancs.En 1911, Leden entendit raconter une histoire semblable.Quinze ans auparavant, une grosse boule était tombée du ciel avec deux hommes qu’on pensait être des démons et qui lançaient de la fumée et du tonnerre avec des instruments.Les Esquimaux en tuèrent un avec des flèches.Le second leur fit des signes, mais les Esquimaux se sauvèrent, et n’en entendirent plus jamais parler.Leden dit qu’on raconte toujours l’histoire de ia même façon et que les Esquimaux ne mentent jamais.LE SOU DE LA PENSEE FRANÇAISE Un don des élèves du collège de Saint-Boniface.— Le mouvement à Saint-Jérôme et à Joliette.— Dans le nord de la ville.A VENDRE OU A LOUER Propriété de campagne à louer ou à vendre, située à Saint-Placide, sur le lac des Deux-Montagnes; bateaux tous les jours.S’adresser à 210 Saint-Charles.A VENDRE A vendre, par Jean Castelli, Edifice “La Patrie”: Magasin de chaussures; Vues animées, rue Sainte-Catherine, 900 sièges à 10c.Petit hôtel, $3,000 comptant, balance facile.Plusieurs maisons meublées.Salles à manger, Epiceries, Magasins de cigares, Terres, etc.S’adresser: Jean Castelli, 120 Ste-Catherine Est, Bâtisse “La Patrie”, établi depuis 23 ans.Tél.Est 4563.Bolto Postale 35H.— Adresse télégraphique “Nahac, Montréal’*.Tél.Main 1250 1251.Codes : Liebers.West.Un C.H.CAHAN, C.R AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Rue Saint-Jacquet ARTHUR GIBEAULT.B.A., L.L.U .Avocat 64 Not ^-Dame-Est, Chambres 37 et 38.Tél.Beii Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Déséry, Hochelaga.Téi.Bell, LaSalle 987, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R.Camille-Tessier, L.L.B.PATTERSON & L AVERY AV OCATS-PROOUREURS SUITE 111.iso ST-JACQUEP Tél.Bell Main 3900 Oable Wflpoà P®ü©fson, O.R., Sallusts Lavery, 5 •'tv M.Lavery n son bureau du soiç, 1 baint-Thomas, Longueuil.f Résidence t 5973 ** ANATOLE VANIER, B.A.,L LR AVOCAT Tél.Main 213.Chambre 53.97, rue Saint-Jacquess.Résidence : 180, Jeanne-Mance.Tél.Est 5973 GUY VANIER, B.A., L.L.U > AVOCAT 97, rue Saint-Jacques, Chambre 78, Tél.Main 2632 ' MAGASIN A VENDRE Un magasin de ferronneries situé à environ 30 milles do Montréal établi depuis 10 années, avec un stock de $10,000.S’adresser par lettre à Casier 42 ‘‘Le Devoir”.OEUFS ET VOLAILLES Recette pour conserver des oeufs avec toutes leurs qualités pendant 12 mois, 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rapport sera envoyé lundi au conseil.La foule applaudit cette péroraison.M.Stewart félicite M.Bourassa de cette expression de ses opinions, “qui sont logiques, qui peuvent nous paraître avancées, mais que l’avenir prouvera peut-être justes, ou peu éloignées de la vérité”, dit-il.Le Dieu Sauve le Roi clôt rassemblée.Et, quelques minutes plus tard, M.Bourassa prend le convoi vers Calgary; il a dissipé plus de préjugés en quatre jours que n’en avaient entassés contre le nationalisme cinq ans de journalisme tendancieux et calomniateur, intéressé à représenter ce mouvement comme anti-britannique et anti-canadien.Le nationalisme s’est affirmé, au su de tous les auditeurs, de .son chef, comme un mouvement d’idées positives, non pas une théorie destructive.Et, dans quelques mois, il y aura, dans les plaines de l'Ouest, des épis nationalistes, nombreux à en faire des gerbes.Georges PELLETIER.Halifax, 20.— M.R.L.Borden est parti hier de Grand-Pré, en route pour Ottawa.Le premier ministre est allé à Grand-Pré passer une journée avec sa mère.Il a souffert d’une indisposition à Halifax et il a dû garder le lit pendant deux jours, mais il était assez bien remis quand il a quitté la ville, et hier il était relativement en bonne santé.Ces nouveaux élévateurs à grains à Montréal Ottawa, 20.— M.Robert Rogers, ministre des travaux publics, a annoncé avant la clôture de la session que des élévateurs seraient construite à Saskatoon et à Moose-Jaw.Ces villes ont offert des emplacements gratuits pour cette fin, et le gouvernement a accepté ces offres.Les plans des nouveaux élévateurs, qui contiendront de trois à quatre millions de minots, sont actuellement en préparation.Lei soumissions seront demandées bientôt.Le coût total de ces entrepôts sera d’environ un millHion chacun.Ils seront construits sous la surveillance de la Commission des grains.La localisation des élévateurs de l’Alberta n’a pas encore été faite, mais il est entendu que Calgary i en aura un.De l’Ouest canadien, le Comité de la Pensée Française a reçu avec un don à l’oeuvre de défense de la langue française dans l’Ontario cette touchante lettre: Collège de Saint-Boniface, Man.Monsieur, Vous trouverez sous ce pli un billet de $2: c’est le Sou des élèves de versification française du collège de Saint Boniface.Nous ne sommes pas nombreux et nos ressources ne sont pas bien grandes.Nous avons cru qu’il était permis à d’humbles jeunes gens du Manitoba dont les pères ont eu à souffrir et souffrent encore de l’injustice au point de vue scolaire, de soutenir de leur pauvre obole l’héroïsme de nos frères de l’Ontario.Les élèves des classes supérieures se seraient joints à nous mais ayant passé leurs examens universitaires, ils sont retournés dans leurs familles depuis près de deux mois.Nous vous prions d'accepter avec plaisir le peu que nous vous donnons car nous le donnons de grand coeur.Les élèves de versification française du Collège de Saint Boniface.ALBERT PRINCE.SAINT-JEROME Mme Lemaire, organisatrice de la collecte du 24 s’est rendue à Saint Jérôme ces jours derniers et a pré sidé une réunion à laquelle assistaient une trentaine de dames de l’endroit.Toutes ces dames ont décidé de faire une collecte le jour de la Saint-Jean-Baptiste non seulement dans Saint-Jérôme mais dans les paroisses dé ia région, telles que Saint-Janvier, Sainte-Thérèse, etc.C’est dire que de la PROPRIETE A VENDRE Propriété rue Ste-Catherine Ouest, entre Clarke et Saint-Urbain, côté nord.10.686 pieds terrain.S’adresser: Dr Nap.Boucher, 541 Grand Tronc.VENTfTDE CHAPEAUX Grandes ventes de 15 douzaines de beaux chapeaux à 25 cts, 50 cts, 75 cts, $1.00.Chapeaux de Milan $3.00.Lundi, mardi, mercredi, les 23, 24 et 25 juin.Grandes chances pour vous mesdames.Mlle Beaudry, 5 rue Labelle.DIVERS petite ville du curé Labelle apportera un puissant appui à l’oeuvre du Sou.LES PENSEES Le Comité qui siège en permanence a commencé l’expédition des Pensées aux entreprises régionales de la province.Les ouvriers qui s’en décoreront après avoir versé leur obole pour les opprimés de l’Ontario, constateront que les Pensées ont été fabriquées par des ouvriers unionistes; ils portent en effet au revers la marque de l’Union.DANS LE NORD DE LA VILLE Une grande réunion populaire est convoquée pour samedi soir, à 8 heures, en face de l’église de Villeray.Les citoyens des paroisses de Sainte-Clotilde, d’Youviile, de Saint-Edouard, de Saint-Jean de la Croix, de Saint-Arsène et autres du voisinage sont cordialement invités à s’y rendre en foule.On y discutera l’opportunité de prendre une part active à la collecte de la fête de la Pensée Française, mardi.MEFIONS-NOUS Mme Lemaire’ prévient le public contre les contrefaçons et les imposteurs.Elle rappelle que seules les demoiselles portant un brassard marqué “Pensée Française” et munies de tirelires sont autorisées à recevoir les dons du Sou de la Pensée Française.A JOLIETTE M.l’abbé F.-X.Piette, curé de Joliette a fait part au Comité de Montréal que dimanche le 22 il y aura dans la paroisse une quête à domicile au profit de la Pensée Française.Il compte sur un très grand succès.ATTENTION M.Jean Castelli, agent, n’a plus rien à faire dans son ancien bureau, 117 rue Sainte-Catherine Est; depuis le 1er mai il est installé dans son nouveau bureau, 120 Sainte-Catherine Est, Bâtisse “La Patrie”.Téi.Est 4563.136-1 ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, ous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, successeur de Demers & Moreau, 17 Côte Place d’Armes.ASSURANCES Pour tous genres d'assurances, JOSEPH COURTOIS, 1 263 Visitation, Tél.Est 985, Montréal.Achète aussi les balances da prix de vents.Dr M.LEMOYNE 257 SHERBROOKE EST (Près Saint-Peni-s) Maladies des yeux, oreilles, nez, gor$ ge, larynx.Téi.Est 4550.-, ; DENTISTES ! Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chirurgien-Dentiste.Tél.Bell, Est 3649, 165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’Université.INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieurs-Conseil, Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d’Ar-, mes, Montréal.Tél.Main 8240.HURTUBIÊE & HURTUBISE, In.génieurs civils, arpenteurs-géomètres.Edifice Banque Nationale, 99 Saint.Jacques, Montréal.Tél.M.7618.ARCHITECTES RENE CHARBONNEAU, (diplôme de l’A.A.P.Q.) Architecte et Evaluateur, 15 rue Saint Jacques, Montréal.Tél.Main 7844.Rés.Ouest 2860.Charles H.Hyde est en liberté New-York, 20.— La condamnation de Charles H.Hyde, ancien fonctionnaire de la ville, pour pot-de-vinage, par un jury de la Cour Suprême de l’Etat a été renversée par la division d’appel, hier.En prononçant le jugement, le juge Ingraham a déclaré que la condamnation de Hyde était due à des décisions erronées de la Cour Supérieure.Le procureur du district a donc reçu ordre de renvoyer ia poursuite contre Hyde et de le remettre en liberté.Cadavre de noyé repêché (t># notre corresnonaanl) Québec, 20.— On a repêché1 hier matin le cadavre d’Albert Bleau qui s’est noyé il y a quelques semaines au quai du Marché Champlain.• Violente tempête dans le Kentucky Richmond, Ky., 20.— Un homme a clé tué, une femme mortellement blessée et des dommages considérables ont été causés à la propriété, à la suite d’une tempête électrique qui s’est abattue sur le comté de Ma'rlison, la nuit dernière.Les dommages sont évalués à 8100,000.Arthur Knowden fut tué ri sa femme mortellement blessée lorsque le vont enleva leur maison de ses fondations.Les communications avec l’intérieur du comté sont interrompue et l’on ne eonnait pas encore toute l’étendue des dommages.Un service de fauteuils-roulants (De notre correspondant) Québec, 20.— Le service des fauteuils roulants sur la terrasse Duffe-rin sera organisé samedi après-midi, à deux heures.Québec aura donc ses fauteuils roulants comme Coney Island, Atlantic City, Nice, etc., qui feront le service quotidiennement sur la terrasse» durant la belle saison.L'Association des Inventeurs GAZELIERS—POELES Electroliers pour 8 appartements, à partir de $10.00 en montant.Grand choix de dômes, de gazeliers, de poêles à gaz, à charbon à des prix qui défient toute compétition.Charette & Frère, 41 i Ontario Est.Tél.Est 721.SERRURES Clefs, serrures.Spécialité: découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Pour toutes vos réparations 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Saint-Denis, qui se fera un plaisir de soumettre leurs suggestions au Comité.-t- Pickpockets au cirque Berlin, Ontario, 20.-— Quatre tire-laine arrêtés au cirque de Barnum et Bailey lundi ont été traduits devant le magistrat de police Woir.Comme on n’avait pas de preuve directe qu’ils sont des tirelainc, on les a poursuivis pour violation des lois sur l'immigration.Tous les quatre se sont avoués coupables.Trois ont payé l’amende de $50 et sont déportés aujourd'hui aux Etats-Unis.Le quatrième ne pouvant payer l’amende passera trois mois en prison, puis il sera aussi déporté.Arrestation CARTES D’AFFAIRES ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien, 266 Ste-Catherine Est.Tél.Bell, Est 1710.Résidence, Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 46-46-47.— 65 St-Fran-çois-Xavier.Montréal.COMMANDEZ VOTRE BOIS ET CHARBON A LA CIE DES COMBUSTIBLES DOMESTIQUES Angle Carmel et St-Denis.Tél.St-Louis 2149.Bon service et courtoisie.ENTREPRENEUR L.J.COURTEAU, entrepreneur général menuisier-charpentier.Spécialités : Restauration générale de vieille maisons.Peinture, gaz, électricité.1081 rue Dorton.d’une femme ELLE EST SOUPÇONNEE D’AVOIR, AVEC LA COMPLICITE D’UN AMI, TENTE D’EMPOISONNER SON MARI AViEC DE L’ARSENIC.Les Trois-Rivières, 20 — Mme Marie Brlsson, 33 ans, accusée d’avoir tenté d’empoisonner son mari, Alphonse Albert, de Shawinigan, en lut faisant prendre de l’arsenic à petites doses, a été amenée ici hier par le grand constable Doyon.L’enquête a été fixée au 26.On dit qu’il y aura une autre arrestation : un homme mêlé à l'affaire, qui serait dans le voisinage de Montréal.Albert aurait eu connaissance de ces tentatives par des lettres adressées â sa femme et mentionnant l'arsenic.Devenu malade, fl s’adressa au magistrat Dêsi-lets, qui fit émettre des mandats pour l’arrestation de la femme et de son prétendu complice.t VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3,50.Prix spécial pour les voyageurs ds commerce.$2.00 par jour.DOMINION GOAL CO.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS n* CHARBON DOMINION pour VAPEUR Criblé, brut (run mins), mélangé (•lack) Pour renseignements s’adresser aux BTT&EAUX DE VENTE 112 rue St-Jacquea .Montréal.Ttléobone Mai» 401 Ce journal est imprimé au No 71a, rue Saint-Jacques, à Montréal, par “La Publicité” (à responsabilité Limitée).Henri Bourassa, directeutr-gé-' rant A !VUL.IV.— So.1« lE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 20 JrIN 1913 3 POLITIQUE ETRANGERE PAR UN VOTE DE 346 À 268 VOIX LES COMMUNES ANGLAISES EXONÈRENT LES MINISTRES Plusieurs discours précèdent le vote de la Chambre, mais oppositionnistes comme ministériels manquent de chaleur.— Un simple blanchissage.Londres, 20.—“Que cette Chambre, après avoir entendu les déclarations du Procureur-général et du Chancelier de l’Echiquier au sujet de leur achat d’actions dans la compagnie Marconi d’Amérique, accepte leurs expressions de regret, parce que ces achats ont été faits et n’ont pas été mentionnés dans le débat du 11 octobre dernier, et leur pardonne d’avoir agi autrement que de bonne foi, et réprouve les accusations de corruption portées contre les ministres, lesquelles jont été trouvées fausses.” ’ C’est par cette résolution que la Charubre des Communes, hier soir, a déclaré close l’affaire Marconi.Elle fut proposée par sir Wm.Ryland Dent "iAdkins et passée par un vote de 346 à 268.UNE REUNION DE REVERENDS Les grands chefs des deux partis,— le premier ministre, M.Asquith, et le secrétaire des affaires étrangères, Sir iCdward Grey, au nom de leurs collè-‘gues accusés, et A.J.Balfour et Andrew Bonar Law, pour les conservateurs, — ont respectivement dirigé la défense et l’attaque.Les procédés eurent plutôt la forme judiciaire et solennelle; on aurait pris l’assemblée pour une congrégation religieuse, si grave fut le décorum qui régna pendant la plsu grande partie du débat.DISCOURS INCOLORES Il y eut plusieurs discours et quelques escarmouches, mais pas de paroles violentes, comme celles qui furent prononcées la veille, par le chancelier Lloyd George et Lord Robert Cecil.Les nationalistes irlandais, qui çont les agitateurs ordinaires à la Chambre, semblèrent même se désintéresser complètement de la discus-eion.On ne ressuscita pas les scandales passés, cojnme on avait menacé de le faire.Les deux partis hésitèrent è se lancer dans la boue, partie parce que les journaux les avaient avertis que la nation ne désirait pas un tel Èpectacle, partie parce qu’ils ne savaient pas au juste lequel des deux sortirait le moins éclaboussé de l’é-îhauffourée.CE BLANCHISSAGE Le discours du premier piinistre et du secrétaire des Affaires Etrangères donnèrent l’impression que les avocats n’étaient pas enthousiastes de leurs clients.M.Balfour et M.Law avaient ANGLETERRE Le scandale Marceni Londres, 20.— Le “Times" définit h position du cabinet dans l’affaire Marconi en employant la métaphore juivante : “Un homme n’est pas à blâmer parce qu’il se salit avec de la boue.Au contraire on doit en avoir pitié ; mais s'il se lance volontairement dans un bourbier on ûit que ça le Regarde.S’il proteste en disant que ie n'est pas un bourbier, on dit qu’il aurait dû le savoir.Mais s'il dit que c’était après tout un bourbier irès propre, alors on en vient à la conclusion qu’il n'a aucunement le sens de la propreté.“Pourtant le peuple anglais aime jue ses hommes publics aient un Sens très concis de la propreté ; si les ministres sont innocents ou imprévoyants au point de ne pas savoir ce qu’est un bourbier, ils ne devraient pas occuper plus longtemps fies situations aussi responsables." On ne s’attend tout de même pas à ce que M.Lloyd-George ou Sir Rufus Isaac démissionne.Il est tout pra-bable que le jugement final sera laissé à l’électorat avec des résultats qu’on ne peut encore prévoir malgré que l'expérience prouve que le voteur anglais a une bonne mémoire.Ce fut la leçon de la débâcle unioniste en 1906 à la suite des scandales ministériels do 1904-05.Dans le cas actuel un autre scandale, celui du pétrole, devra faire l’objet d'une enquête./ Le “ Malaya ” VATTITUDE DU SENAT CANADIEN A BOULEVERSE LES PLANS DE M.CHURCHILL, Londres, 20.— Répondant à une question de Sir John Rees, aux Communes, hier, le premier lord de l’Amirauté a dit que son plan, quand il a présenté les crédits pour la marine, était d’employer le navire de guerre “Malaya” avec les navires que le Canada offrirait.La tournure que les événements ont pris relativement à ces derniers rend inutile toute déclaration détaillée à ce sujet.Comme le “Malaya” ne sera terminé qu’en 1915, rien ne presse.ESPAGNE Un héritier Madrid, 20.— La reine Victoria d’Espagne a donné le jour à un fils, ce soir.L’épouse d’Alphonse XIII a eu six enfants depuis son mariage le 31 mai 1906.ALLEMAGNE Le croiseur “ Derfflinger ” Sfambourg, Allemagne, 20.— Une troisième tentative a été faite hier, pour lancer le croiseur cuirassé allemand “Derfflinger", mais sans succès.Le navire de guerre fut baptisé sa-jnedi dernier, et refusa de quitter la cale de construction.On fit nue seconde tentative hier, mais ell échoua comme la première.ETATS-UNIS la revifion de la loi des banques Washington, 20.— Le président /Vilson dit que rien n'empêche le Con-frès d’adopter le bill révisant la loi des banques et des cours monétaires, à cette session spéciale.Le représentant Glass a déclaré l’air d’accomplir un devoir désagréable.Le vote sur l’amendement de sir Wm.Adkins fut strictement de parti.Les laborites et les nationalistes appuyèrent le gouvernement.Quelques libéraux et laborites s’abstinrent de voter.Le rapport de la majorité du comité, qu’on appela généralement un “blanchissage” n’eut pas un seul fervent partisan si ce n’est ses auteurs.LES DISCOURS UNIONISTES Henry Edward Duke, unioniste pour Excter, a vigoureusement attaqué le rapport de la majorité, lequel, dit-il, “tendait à laisser passer inaperçus une masse de faits.” Il a déclaré que c'était un affront à l’intelligence des membres de la Chambre des Communes.Andrew Bonar Law, le chef de l’opposition, a dit que ce n’était pas l’intention de son parti d’expulser les ministres accusés de la vie publique.L’opposition n’a pas été vindicative dans ses accusations.La situation est telle parce que les ministres l’ont voulu.Lorsque la nation s’aperçut, après leurs discours d’octobre que les ministres avaient eu quelque chose à faire avec les actions du Marconi, elle fut étonnée et fâchée.“L’accusation que porte l’opposition, dit-il, c’est que deux ministres ont fait des choses qu’ils n’auraient pas dû faire dans leur position, et qu’ils ont montré qu’ils manquaient de courage moral en essayant de cacher à la Chambre ce qu’ils avaient fait.” POURQUOI IL FALLAIT LES BLANCHIR Sir Edward Grey termina le débat.Il dit: “Si la motion de l’opposition était passée, elle signifierait la fin de la carrière politique de ces deux ministres.Ce serait leur devoir de partir, s’il y avait eu corruption ou conduite déshonorable.Mais il n’y eut que négligence.Cette chambre ne devrait pas passer une motion qui pourrait être regardée comme un vote de censure.Tout le monde reconnaît qu’on aurait dû admettre dès le commencement ces transactions.” Le secrétaire dit de plus que la Chambre devrait faire tout en son pouvoir pour laver les deux ministres de l’accusation de corruption portée contre eux.hier soir que le bill a maintenant la forme sous laquelle il sera probable-1 ment communiqué aux journaux samedi ou au commencement de la semaine prochaine.Le président se rendra au Capitole lundi, pour y lire son message, et il est probable que mardi ou mercredi, le bill de l’administration sera présenté à la Chambre.Demain les détails du bill seront discutés en conférence.La mesure révolutionne le système des banques et des cours des Etats-Unis, et le but des auteurs du bill a été de placer le système financier, particulièrement l’émission des valeurs monétaires sous le contrôle du gouvernement.Tel qu’il est actuellement, le pays peut être divisé en 12 associations nationales de réserve, et toutes les banques nationales seraient obligées défaire partie des associations de réserve dans leurs districts respectifs.Les banques d’Etats pourraient être élues membres des associations.Le plan est dressé depuis plusieurs mois pour constituer un bureau fédéral de la réserve, qui se composera de neuf membres, au nombre desquels sei’ont “ex-officio” le secrétaire du trésor, le secrétaire de l’agriculture, et probablement un autre membre du cabinet, et trois membres choisis parle président des Etats-Unis ainsi que trois autres choisis par les banques de la réserve centrale.Le représentant Glass dit que les prétendues copies du bill qui ont été publiées paraissent être un projet élaboré il y a plusieurs semaines et qui a été modifié dans ses parties essentielles.La seule copie authentique du bill est en sa possession et ne l’a pas quitté.Il la met soigneusement sous clef la nuit.Le président n’en a pas même de copie.Le représentant Underwood est fortement opposé à toute mesure législative à la finance pendant cette session est en route pour revenir de l’Université de Philadelphie chez lui.On croit que le président désire le voir dès son arrivée.LA TRAGEDIE DE SHERBROOKE Suite de Tenquête du coroner hier soir.—-Les témoignages de Mlle Bilodeau et du postier Desruisseaux.(De notre correspondant) L’enquête dans l’affaire de la rue Sanbom s’est continuée hier soir et n’a rien révélé de nouveau.Mlle Lydia Bilodeau, IG ans, fille de la défunte a rendu témoignage.La jeune fille se rappelle qu’il y a trois semaines, une lettre parvint chez eux avec deux petites boîtes contenant chacune une pilule sur laquelle étaient gravées les lettres A.R.Elle rapporte que sa mère .après avoir lu la lettre, lui enleva les pilules qu’elle avait dans les mains et jeta le tout au feu, en disant à sa fille qu’il n’y avait rien de bon là-dedans.Les circonstances lui prêtant un cachet mystérieux, cet incident, dès qu’il fut connu, souleva beaucoup d’intérêt à Sherbrooke.Malheureusement, il appert que vers le même temps la “National Remedy Co”, a fait distribuer par grandes quantités des échantillons de pilules portant ses initiales qui ont été prises pour les deux lettres A.R.Quant au mystère que Mme Bilodeau a voulu faire à sa fille de la lettre et de ce qui l’accompagnait il s’explique sans doute par la nature des maladies que ces remèdes ont la prétention de guérir.Une déclaration du postier Desruis- seaux publiée dans les journaux locaux hier après-midi paraissait d’abord constituer un jalon précieux.M.Desruisseaux se rappelait avoir pris lundi soir, d’un sac provenant des boîtes postales de la ville, le colis qui rit explosion le lendemain matin.Mais à l’enquête, hier soir, il a déclaré ne pas avoir remarqué l’adresse de ce colis dont il ne peut plus donner que la description qui répond assez exactement, il est vrai, à celle du colis fatal.Autre point qui affaiblit cette preuve: Desruisseaux quitta le bureau de poste à 7 heures 30 le même soir et dans la nuit arrivent de l’extérieur plusieurs courriers, lesquels pouvaient bien comprendre quelques colis semblables.Bref, bien que les présomptions portent à le croire, il n’est pas claireemnt démontré que le colis fut mis à la poste à Sherbrooke.Les détectives McCaskill et Demers sont à l’oeuvre.Ce sont eux qui feront jaillir quelque lumière de ce chaos, si la chose est possible.M.A.O.Bilodeau, mari de la défunte a comparu devant le jury hier soir et n’a rien voulu déclarer.D’après les déclarations de sa fille Lydia et de sa belle-soeur ,sous traitement à l’hôpital, l’accord parfait régnait à son logis.LES ORPHELINS DE MONTFORT Mgr l’Archevêque rend visite aux élèves de l’Ecole d’industrie Notre-Dame de Montfort et administre le sacrement de Confirmation à cinquante d’entre eux.RECEPTION A MONSEIGNEUR Graphophones Columbia ($26.00 à $650.00\ \ Conditions de paiement faciles.J DOUBLES DISQUES de 85c en montant Catalogues envoyés gratuitement sur demande Canadian Graphophone Co.24a RUE VICTORIA prçs des magasins Goodwins.DANS LE Monde Ouvrier 12 t?Le projet de loi Underwood Washington, 20.— Un amendement adopté hier par le comité des finances du sénat donne au président des Etats-Unis l’autorité de suspendre certains taux dans la loi projetée et de proclamer des taux spéciaux contre les nations qui mettent à l’index les produits des Etats-Unis.M.Janin se défend Le oureau des commissaires n’a pas encore pris de décision concernant le contrat pour l’élargissement de l’aqueduc., Un journal ayant attaqué M.Janin 1 accusant de vouloir favoriser une des compagnies parce que son fils y est employé, l’ingénieur en chef de la Ville déclare que ces insinuations sont sans justificatiôn aucune et que la publication rie son rapport fera voir combien elles sont Injustes.Son rapport, fait après qu’il eût pris tous les renseignements nécessaires sur les capacités et les responsabilités des soumissionnaires, a été présenté aux commissaires le 13 juin, quatre jours avant que l’artcle en question fût publié.Ce rapport ne deviendra public que lorsque les commissaires auront donné leur décision.Quant A I’insinuation qu’il veut protéger la compagsie qui emploie son fils, M.Janin dit que c’est une ridicule histoire.Retraites ecclésiastiques (lie notre eorresnonaunt) Québec, 20.— Les deux retraites ecclésiastiques dans l’archidiocèse de Québec ont été fixées, la première du 10 au 16 août et la seconde du 26 au 30 août Monseigneur Bruchési, en tournée pastorale dans le nord de son diocèse, visitait l’autre jour, ses chers petits Montréalais de l’Ecole d’industrie N.-I).de Montfort.Mardi, 17 juin, Sa Grandeur quittait Saint-Sauveur*des-Monts.dans un wagon spécial que le Canadien-Nord avait mis gracieusement à sa disposition, pour lui épargner la fatigue d’un long voyage en voiture, par des chemins rocailleux.Vers 12.30, le convoi s’arrêtait devant l’Ecole d’industrie.Le pont qui conduit de la gare à la maison était magnifiquement orné ; une enfilade de neuf arcs de triomphe formait un dôme de verdure et de fleurs.Les 350, élèves, les Pères, les Frères et les Sœurs faisaient la haie.Aux cris retentissants de Vive Monseigneur ” on put juger tout de suite que l'air des montagnes donne de robustes poumons à ces petits bons hommes.Au banquet prirent place aux côtés de Monseigneur, le R.P.A.Winnen, supérieur de l’Institution.Monsieur de la Durantaye, curé de Saint-Jérôme ; Monsieur Desjardins, curé de Saint- Sauveur-des-Monts ; le R.P.Gêna, Rédemptoriste ; Monsieur Pépin,1 ma.-tre de cérémonies 'de l’archevêché ; le R, P.Gilbert, supérieur d’Huberdeau ; le R.P.Arrivé, curé d'Huberdeau, et les dix Pères professeurs de l’Ecole.Dans l’après-midi, une réception fut faite à Sa Grandeur.En plus d’un dialogue-adreste, il y eut une opérette que les petits artistes exécutèrent avec un entrain et une assurance remarquables.Puis, Monseigneur prit la parole.Qu’il nous suffise de dire que l'on sentait qu’un père parlait B.ses enfagts, à ses plus petits, à ses moins favorisés.et partant, à ses préférés.Dans la soirée.Monseigneur donna la confirmation à une cinquantaine d’enfants de l’école.Ce fut une belle journée, n’ayant d’autre défaut que d’avoir passé trop vite.Le lendemain matin, le train qui emportait les distingués visiteurs s'ébranlait aux eris mille fois répétés de “Vive Monseigneur ! ” Oui, rju’il vive ! qu’il vive 'longtemps ! tant que les enfants de j Montfort auront un tel père, ils ne seront pas complètement orphelins.IDENTIFIE Comme nous l’annoncions hier, le noyé trouvé dans la Rivière-des-Prai-rie's, est un nommé Ferdinand Dage-nais, âgé de 26 ans, employé de la Montreal Light, Heat & Power.EXTRADES Armand Fauchon et Albert Leroy, les deux Français accusés de vol à Staten Island, New-York, seront conduits à New-York demain afin d’y subir leur procès.Les deux prévenus ont eux-mêmes demandé l’extradition.IL ESSAIE.MAIS EN VAIN.Georges Cantin, âgé de 31 ans, et domicilié au No 2 rue Bonsecours, a essayé de se suicider hier après-midi en s’infligeant une dizaine de coups de couteau dans la poitrine.Il a été conduit à l’hôpital Notre-Dame.FRAPPE PAR UN TRAMWAY.Amêdée Soucy, âgé de 30 ans, à l’emploi de la maison Henry Morgan, et domicilié au No 66 rue Sherbrooke Ouest, a été frappé par un tramway de la rue Saint-Denis en voulant traverser la voie.Il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame où il souffre de quelques contusions.SOUPÇONNE Philéas Gour„ âgé de 22 ans, a été arrêté, hier, par les détectives A.La-berge et Giguère sous soupçon de vol au garage de M.Siméon Gagnon, 1930 rue Saint-Laurent, où il était employé.NOS PIOU PIOUS.Les régiments du 1er Grenadier de la Garde, du Sème Carabiniers Victoria et du Sème Highlanders sont revenus hier du camp de Trois-Rivières.Le 85ème Régiment partira mardi prochain pour le même camp.On compte sur un gros contingent.RETRAITES Les cinq vétérans, le .capitaine Charbonneau, les lieutenants O'Donnell, Speeding et Gauthier, les agents de police Hudon et Gadoua recevront leur premier fonds de pension demain.Ainsi chaque mois, quoique retirés du service, chacun de ces agents recevra le même salaire qu’autrefois.ACCIDENT DE CHASSE.J.Normand Drummond, âgé de 15 ans, fils de l’échevin Drummond, a été grièvement blessé hier par la décharge accidentelle du fusil qu’il tenait entre ses mains.Il fut immédiatement transporté à l’hôpital Victoria où, malgré la gravité de la blessure, on espère le sauver.SOUPÇONNES Les détectives Forget et Tierney ont arrêté hier matin deux individus du nom de James Ross et W.McKenna au moment où ils essayaient de vendre des bijoux.Ces bijoux, croit-on, proviennent de nombreux vols à Glasgow.Ces deux types seront détenus jusqu’à ce que la Sûreté ait de plus amples informatigns.Tué par un convoi LrnnotfriHr», Que., 20.— James Ha-riel, âgé '.le 40 nus, et récemment arrivé d'Angleterre, a été tué, hier soir, par un train du Pacifique, en traver-«vat le pont.Un cyclone sème la mort en Floride LA CRUE DES EAUX ET LE VENT CAUSENT DES DOMMAGES CONSIDERABLES DANS TOUTE LA REGION.Tallahasse, Floride, 20.—Les craintes que l’on entretenait au sujet de nombreuses pertes de vie pendant la tempête de mercredi soir, paraissent avoir été confirmées hier après-midi, par des messages reçus des pêcheurs qui disent que deux cents personnes ont péri sur les récifs de la Floride.Le liste des morts dans le voisinage immédiat de cette ville est d’une vingtaine, croit-on.Il n’y a cependant que deux morts connues; les deux victimes sont des nègres.D’autres noirs de cette région paraissent avoir beaucoup souffert,et en faisant la part de l’exagération, on croit que vingt est un chiffre modéré pour le voisinage.Les dégâts, près de Tallahasse, cependant, pâliront en présence de ceux que la rumeur rapporte de la côte, si cette rumeur est fondée.D’après ces rapports, plusieurs personnes se sont noyées sur les récifs de la Floride.Les messages parlant de ces désastres viennent des pécheurs et des habitants de la terre ferme.On dit qu’une formidable houle a passé sur les îles basses, et que de nombreuses épaves ont été jetées à la côte.Les bateaux n’ont pu sortir qu’hier après-midi, il peut s’écouler plusieurs jfturs avant leur retour.Les habitants des récifs sont de sang mêlé: Espagnols métissés d’indiens des Indes-Occidentales et créoles d’une classe inférieure, établis dans ces régions depuis plus d’un siècle.A plusieurs reprises ces populations ont subi des tempêtes désastreuses.Il y a quatre ans un grand nombre de personnes furent tuées pendant l'ouragan de septembre qui ravagea la côte de la Louisiane.On n’a jamais connu les détails de la tragédie, car les récifs sont presque inaccessibles et la population jouit d’une civilisation très rudimentaire.A Tallahasse, la tempête de mercredi a afait de grands ravages.Aujourd’hui, le capitole a l’air d’une ruine presque complète aveaf son toit, enlevé et ses murs crevassés.Les annales de plus d’un siècle sont exposées aux intempéries.Plusieurs pans de murailles devront être démolis et il est possible que les inspecteurs condamnent tout l’édifice.Presque tous les magasins de la ville ont souffert; dans certains cas, les marchandises sont complètement avariées.Nombre de maisons particulières ont été détruites et certaines demeures peu solides ont été renversées de leurs fondations.Uiritn Saint - Joseph du Canada CONSEIL SAINT-EDOUARD L’Union Saint-Joseph du Canada, conseil St-Edouaxd No 14B, Invite ses membres ft, assister ft l’assemblée du 20 courant, vendredi, A la salle du Coureur des Bots, 745 8t-Valier, dans le but de s'organiser pour prendre part A la.procession de la Saint-Jean-Baptiste, division Nord, dimanche 22 courant.LA FIN D’UN DEBAT Les délégués du Local 100, de Brockton, Mass., à la convention des ouvriers de la “Boot and Shoe Workers’ Union”, ont été admis à siéger, mais ont été censurés en ce qui regarde les méthodes mises en pratique, pour assurer leur élection.Cette décision met fin à un long débat, orageux parfois, intéressant toujours, qui a vu aux prises les meilleurs orateurs de la convention.Les quatre jours qui viennent de s’écouler ne comptent certes pas beaucoup dans le travail ordinaire de la convention et pour reprendre le temps perdu, il faudra que les délégués siègent une partie de la semaine prochaine.Hier avant-midi, après l’adoption du rapport du comité des lettres de créance, permettant aux délégués de Brockton de siéger, mais les censurant pour leur conduite durant l’élection, la convention a‘commencé l’étude de la révision de la constitution.Les uns après les autres, les différents articles du texte actuel ont été soumis à l’oeil sagace des conventionnels.Tous ou presque tous ont été adoptés, quelques uns cependant ayant eu à subir des amendements peu importants.Viendra après, la discussion sur les rapports des officiers-généraux, discussion qui pourrait bien être quelque peu orageuse, étant donné l’esprit (d’antagonisme qui existe entre un groupe de délégués et les membres du Bureau Exécutif.La question du vote referendum est une autre question qui promet des émotions aux membres de la convention; elle a déjà fortement occupé les conventions antérieures, quoiqu’elle ne semble pas rencontrer les voeux de la majorité.Elle touche de près aux principes même de l’unionisme.Les élections des officiers généraux donnera lieu également à une lutte ardente, car quelques-uns des délégués, dont ceux de Brockton, se sont engagés à voter contre les officiers actuels et ils essaieront certainement d’entraîner la majorité dans leurs vues.Nous ne croyons pas cependant qu’ils y réussissent, car M.John F.Tobin et ses collègues du Bureau d’Ad-ministration semblent avoir la confiance de la plupart de leurs co-délégués.Quoi qu’il en soit la semaine prochaine verra se dissiper toutes ces incertitudes.Hier après-midi, tous les visiteurs sont allés en tramway au Bout-de-l’Ue, à l’hôtel Bureau, où ils ont participé à un “souper-habitant”.UN BEAU GESTE L’Union Mutuelle des Employés Civiques vient de prendre une initiative vraiment patriotique, qui en dit long sur les excellents sentiments qui régnent au sein de cette organisation.A sa dernière assemblée régulière, prenant connaissance d’une lettre de la Société Saint-Jean-Baptiste, Section Saint-Eusèbe, l’invitant à prendre part à la célébration de la fête nationale, dimanche prochain dans la paroisse Saint-Eusèbe, elle a décidé d’emblée de prendre rangs dans la processin qui aura lieu dans l’avant-midi.Les membres sont donc priés de se rendre le matin à huit heures, à l’angle des rues Fullum et Amity, pour de là aller prendre rang dans la procession.L’Union prépare une grande excursion à Saint-Hilaire, pour dimanche le 13 juillet prochain.On nous assure que le succès est d’ores et déjà assuré.Les billets ne se vendent que 85 cents pour les adultes et 45 cents pour les enfants.UNE FETE A TETRAULTVILLE Ce soir, aura lieu dans les salles du local 1558, des charpentiers-menuisiers de Tétreaultville, un grand coa-cert-boucane.On sait que ces fêtés sont aimées de tous et nul doute que celle de ce soir ne le cédera en rien aux précédentes.On y discutera au début de la soirée la question des agents d’affaires.REUNIONS DE CE SOIR: Union des Briquetiers, Union des Plâtriers, au Temple du Travail.Union 249 des Coupeurs; Fraternité Internationale des forgerons et aides-forgerons, local 294, à la salle Dionne.PARIS KID GLOVE STORE 140 RUE PEEL (près Hôtel Windsor) Vente de Corsets de Juin OCCASIONS SPÉCIALES dans les Corsets Français et Américains.Comprenant les lignes discontinuées et désassorties de Marques bien connues : 500 paires C.B.R.& G.et courts importés, en belle batiste mercerisée.Valeurs régulières : $2.00 et $3.50.Spécial.200 paires Corsets Gos-sard se laçant en avant et R.& G.Valeurs régulières : $5.00 et $9.00.Spé- CA cial.200 paires Corsets Binner & Irene, modes nouvelles, en coutil blanc importé.Valeur régu- CC AA lière : $9.00.Spécial.ESCOMPTE 25 p.c.sur tous les modèles des Bras-i sières et sur les Jupons en soie.K 'i Faites la pose et aP.portez-nous vos pellicules; nous développons et imprimons pour amateurs.Appa* reils photographiques Eastman, Pellicules, Plaques, etc.Demandez le catalogue Iran-çais.LECOURS & LANCTOT COIN ST - DENIS & STE - CATHERINE PELERINAGE DE ST-PIERRE A STE-ANNE DE BEAUPRE POUR DAMES ET MESSIEURS Samedi 21 Juin, par le Pacifique Canadien Départ de la Gare Viger à 9.h.30, 10 h.et 10 h.30 du soir.PRIX DES BILLETS : ADULTES $3.00 ; ENFANTS $1.50 ATTENTION ! — Vous serez à Québec pour la fête nationale.— Les billets seront valables jusqu’au train du mercredi matin, 25 juin.— Pour tout arrangement, adressez-vous au R.P.Perdereau, O.M.I., directeur du pèlerinage, 213 Visitation.Tel.Bell Est 909.27ème Pèlerinage à Ste-Anne de Beaupré LES 25 ET 20 JUIN Sous la bouts présidence de Mgr.£.Dugas, Vicaire Capitulaire de Joliette PAR LE C.P.R.—DEPART DE LA GARE VIGER A 7 HRS-, 20 DU MATIN, LE 25 JUIN PAR LE CANADIEN NORD.—DEPART DE LA GARE RUE MOREAU A 7 HRS., 45 DU MATIN, LE 25 JUIN Rafraîchissements sur les trains.°ASSAGE ALLER ET RETOUR, de Montréal: Adultes.S.t.OO Enfants de 5 à, 12 ans .$1.50 Pour informations et programmes du pèlerinage, s'adresser au Juvenat des Clercs de Saint-Viateur, Outremont.Tél.Saint-Louis, 519.La Saint-Jean-Baptiste dans la paroisse Saint-Edouard Lee membres de la Cour Saint-Edouard No 793 de l’Ordre Canadien des Forestiers, sont prié de se rendre ft la salle “Coureur de Bois" dimanche le 22 courant, pour prendre part à la célébration de la Saint-Jean-Baptiste dans la paroisse Saint-Edouard.Départ de la salle à 9 hrs 30 a.m.précises.Onze morts dans une collision, en Californie Vallejo, Cal., 20.— Onze personnes ont perdu la vie à.la suite d’une collision entre 'deux tramways interur-bains du circuit Ban Francisco, Nafa et Oolistogo, On ne connait pas encore le nombre des blessés, mais il excédera probablement le chiffre de 25.L’aeoidcnt s’est produit ici, et fut causé par une fan see manœuvre.1,'avant des deux trains fut complètement défoncé par la force du ehoc.Les victimes furent écrasées et le feu se déclara dans les débris.Pèlerinage des R.R.Pères Dominicains À SAINTE-ANNE DE BEAUPRÉ PAR LE VAPEUR “MURRAY BAY”, POUR DAMES ET DEMOISELLES Départ 23 juin à 5 h.après-midi quai Victoria, ru« Barri.Prix (lu billet.$3.50 adultes; $1.75 enfants.S'adresse» aux R.R.Dominicains, Notre-Dame de Tontes GrSees.Tél.West Mount 1072.(Arrêt l Québec au retour).VIITm Pèlerinage Annuel AU SACRE-COEUR DE JESUS DE JOLIETTE PAR LE CANADIAN PACIPIC RAILWAY LE DIMANCHE 29 JUIN 1913 Sous la présidence du R.P.O.Joly, C.S.V.DEPART DE LA GARE VIGER A 8 HEURES 10 DU MATIN.Prix du billet ; Adultes $1.00 (Aller et retour).Enfants 50$ On peut diner è Joliette aux maisons do pension, moyennant 85c.S’adresser au Ju-vénat des CJercs de St-Viateur, rues St-Vlatenr et Durocher.Téléphone : St-Louis 519.Pélérinage de Saint - Henri A SAINTE-ANNE DE BEAUPRE SAMEDI, 28 JUIN 1913 i Sous la direction de M.le Chanoine Déoarie, curé.Le voyage se fait par le Pacifique Canadien.Horaire : premier train, départ de Westmonnt A 9.46i second train, départ gare Windsor A."0.15.Arrêt A Woetmount, 10.20- Chars dortoirs : 12.00.Lee bllleta sont bons jusqu'au mercredi matin, le 2 juil
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