Le devoir, 25 juin 1913, mercredi 25 juin 1913
VOLUME IV—No.146 MONTREAL, MERCREDI 25 JUIN, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$8.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Rédadion et Administration : 7la RUE S.% IACQUES MONT.^ TÉLÉPHONES : \ ADMINISTRATION :r$> am 7461 RÉDACTION : Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA SAINT-JEAN-BAPTISTE DU ROI L'Angleterre fêtait hier M.Poincaré.Le télégraphe nous apprend 'ijn’en l’honneur du Président de la République, les décorateurs de*Lon-tires avaient sorti tout leur français et que partout s’étalaient les ins-'friptions françaises.Il ajoute qu’au banquet offert par Sa Majesté à teon distingué visiteur, on n’a parlé que français.—C’est la Saint-Jean-Baptiste du Roi, disait hier .soir en riant un brave homme d’ouvrier, et le mot n’est pas mal trouvé.— L’Orange Sentinel devrait avdir une crise de nerfs, ajoutait un autre.L’incident Offre en effet un côté pittoresque qui frappe l'imagination, mais il contient plus d’une leçon sérieuse.Il souligne d’abord la place que tient dans les relations internatio-ïiales la langue française.En plein coeur de Londres, qu’il s’agisse d’une réunion de délégués des nations balkaniques, d’une conférence d’ambassadeurs de toutes les grandes puissances européennes ou d’une réception offerte par le Roi d’Angleterre au Président de la France, c'est le français qui tient la place d’honneur.Pourquoi de fanatiques imbéciles voudraient-ils empêcher un groupe quelconque de Canadiens de parler la langue qui a dans le monde, dne telle primauté?Mais cela, c’est, pourrait-on dire, le côté sentifnental.11 faut bien !Voir que l’incident de Londres souligne également la valeur pratique du tfrançais.Si Ton parle français dans toutes les conférences ifitemationales, ce •n’est pas simplement pour se conformer à une antique tradition; c’est aussi parce que le français est, à un certain niveau social, la plus répandue de toutes les langues modernes et que, dans maints pays, c’est la tgrande langue auxiliaire.Un certain nombre d’ignorants, incapables de voir au delà des frontières immédiates, s’imaginent volontiers que l’anglais est la seule langue commerciale du monde.Il leur suffirait d’ouvrir les rapports officiels du gouvernement canadien pour constater que, sur de vastes espaces de la planète, c’est le français qui sert d’intermédiaire commercial entre les pays.Plus nos relations commerciales s’étendront, plus la connaissance la présidence du R.P.O.Joly, C.S.V.DEPART DE LA GARE VIGER A 8 HEURES 10 DU MATIN Prix du billet : Adultes «1.00 (Aller et retour).Enfants 50e On peut dîner à Jollette aux maieons de pension, moyennant 36c S'adrni.i-r au Tu vénat des Clercs de St-Viateur.rues St-Vlateur et Durocher.TéléDhone : sÆuls 519 GRAND TRUNK system' vester, 10; Rockefeller, Corless, 10.30; Cuyler, Adams, Penobscot, miidi ; Wainwright, 12.30; Pontiac, W.W.Brown, Kerr, 1.30; D.O.Mills, Empress, Midland, 2.30; Jones, 3; Poth-finder, Sagamore, 3; William Mather, 6; Amasa, Stone, Dundee, 6.30; John llonaldson 7.30.-f- Domestiques modernes.—Je crois qu’il y a des chances pour que nous ne dînions pas ce soir.—La cuisinière est sortie ?—Non, non.elle est au salon, au piano.Elle chante “l’Internationale”.VENTE autorisée en justice, vendredi le onzième jour de juillet prochain (1913), à dix heures de ravant-midi, au bureau du notaire soussigné.30 rue Saint-.racques, en la Cité de Montréal, sera VENDU au plus offrant et dernier enchérisseur la propriété ci-après désignée sujette à une substitution particulière en faveur de DAME MaKIE MALVINA GENEREUX, épouse de ISAIE M.CORMIER, médecin, de la Cité de Montréal, et de ses enfants et defendants aux termes des testament et codicille de feu ESPRIT ANACLET GENEREUX, en son vivant bourgeois de la Cité de Montréal, passés devant N.Pérodeau et son confrère, notaires.le 28 novembre 1900, et le 28 novembre IfiOl :— UN LOT DE TERRE ou emplacement sis et situé en la dite Cité de Montréal, connu et désigné comme faisant partie, savoir :— celle du Nord-Ouest, du lot numéro sept, et celle Sud Est, du lot numéro six, tous deux de la subdivision officielle numéro onze cent quatre-vingt-treize aux plan ét livre de renvoi officiels du quartier Swint*,lacquer, de la contenance, Je dit terrain, de dix-huit, pieds et huit pouces de largeur sur soixante-cinq pieds de profondeur, mesure anglaise et plus ou moins, et composée la dite contenance de terrain, de cinq pieds et dix pouces de largeur de terrain pris dans la partie Nord-Ouest du dit lot numéro sept, et de douze pieds et dix pouces de largeur de terrain pris dans lu partie Sud-Est du dit lot numéro six de la subdivision, tous deux du dit lot officiel numéro onze cent quatre vingt-treize , susdit quartier Saint-Jacques, sur la dite profondeur de soixante-cinq pieds de ces mêmes terrains, tenant en front, le dit terrain, au Nord-Est h la rue Saint-André en profondeur.au Sud-Ouest, au lot numéro dix de la subdivision du dit lot numéro onze cent quatre vingt-treize, du côté Sud-Est au reste et résidu du dit lot numéro sept et du côté Nord-Ouest, au reste et résidu du dit lot numéro six.avec une maison en brique à un étage et demi et autres bâtisss sus-erigées.Montréal, ce 25 juin 1913.Pour toutes informations, s'adresser à : G.A.BOURDEAU.N.P.30 rue Saint-Jacques, Edifice Trust & Loan.Montréal.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour Supérieure No 1836.Têlesphore Rochon, demandeur va Nathan Aloof et al, défendeurs.Le quatrième jour de juillet 1913, à dix heu-ses de l’avant-midi, au domicile fl’El-ly Aloof, l’un des défendeurs au No 1467 rue Garnier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en bois de corde, etc.Conditions : argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 24 juin 1913.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour de Circuit No 5941.Dame Emma Dagenais et vir, demanderesse vs Ovffa Marsan, défendeur.Le quatrième jour de juillet 1913 à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 445 rue Dufresne, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.DOUTU, H.C.S.Montréal, 24 juin 1913.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour Supérieure No 524.The Provident Accident and Guarantee Co Ltd, demanderesse vs E.Rio-pell, défendeur.Le 4e jour de juillet, 1913 à onze heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 424 lere avenue Rosemont, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un coffre fort, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.T.Vf.THEMENS, H.C.S.Montréal, 24 juin 1913.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour de Circuit No 9722.Raymond Chartrand, demandeur vs J.C.Logan, défendeur.Le 12e jour de juillet 1913 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 419c rue Saint-André en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en effets de ménage.Conditions: argent comptant.J.GAUDRY, H.C.S.Montréal, 24 juin 1913.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour Supérieure No 1581.W.C.Clarke, demandeur vs R.Green-hood alias Greenwood, défendeur.Le 4e jour de juillet 1913 à 2 heures de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 58 rue Metcalfe, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano, meubles, etc.Conditions : argent comptant.S.C.MARSON, H.C.S.Montréal, 24 juin 1913.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour Supérieure No 1836.Têlesphore Rochon, demandeur vs Nathan Aloof et al, défendeurs.Le quatrième jour de juilfet 1913 à dix heures de l’avant-midi, au domicile de Nathan Aloof, l’un des défendeurs, au No 1467 rue Garnier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en bois de corde, meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 24 juin 1913.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour de Circuit No 9770.Larivière Incorporé, corps politique de Montréal, demandeur vs Jean Baptiste Roy, de Montréal, faisant affaires sous les nom et raison sociale de F.X.Roy, défendeur.Le 4ième jour de juillet 1913, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.1397 rue Bordeaux, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisie en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.J.H.VÏNET, H.C.S.Montréal, 25 juin 1913.SEULE ROUTE A DOUBLE VOIE MONTREAL ET TORONTO 9 a.m., 9.40a.m., 7.30 p.m., 10.30 p.m Wagons-salon, restaurant et bibliothèque sur les trains de jour; tragons.litB Pullman éclairés à l’électricité, sur les trains de nuit Portland, Baie de Casco et les Côtes du Maine Ls.Montréal, tous les jours, a.01 a.m., 8.16 p.m.Arr.Portland, tous les jour», 6.45 p.m., 7.00 a.m.Parc Algonquin.Wagon-sa/lon-bibliothèque-buffet, tous les jours excepté le dimanche, part de Montréal à 8.00 a.m., arrivant au Parc Algonquin, à 5.28 p.m., et Dépôt Harbor (Parry Sound) à 9.30 p.m.Service de Premier Ordre sur tous les trains DOMINION DAY Des billets de voyage circulaire seront mis en vente entre les stations du franada, ainsi qu’entre certaines stations des Etats-Unis, au PRIX D’UN PILLET DE 1ère CLASSE SIMPLE in et le retour, 2 juillet 1913, BILLETS DE 1ère CLASSE PLUS UN TIERS du 28 juin au 1er juillet.Limite de retour, 3 juillet, 1913.Voie de Chemin de Fer et des Grands Lacs Un servie* a été inauguré entre l’Est et T Ouest du Canada, viô Grnnd-Tronc et Northern Navigation Co.Billets de Retour d’Eté, de Montréal à la Côte du Pacifique Départ jusqu’au 30 septembre, retour 31 octobre 1913, Avec privilège d’arrêts.EXCURSIONS DE COLONS Billets^ aller et retour pour l’Ouest du Canada, via Chicago, en vente chaque mardi, jusqu’au 28 octobre, à prix très réduits.Billets bons pour deux mois.BUREAU EN VILLE 122 rue Saint Jacques.Tél.Main 6905.Hôtel Windsor ou gare Bonaventure LE PACIFIQUE Canadien PORTLAND, OLD ORCHARD ET KENNEBUNK Dép.rue Windsor .o .„ _ An.Portland.fiiS J'”' Ar.Old Orchard .’ S?" Ar.Kennebunk.* * 7 38 a m* Wagons-lits modèles et wagons à compartiments.r Dép.nie Windsor .9 00 » ns Wagon-salon maintenant en ’service.SPECIAUX POUR EMPRESS Départ de la gare Windsor à 8.30 p.m.le mercredi, 25 juin et à 9.50 a.m„ Te jeudi 20 juin.Correspondance avec le R M S fcXTfi jlf1iElMland' ‘!'li p"1 de navire traiD* vont dir'«*'e™»nt »n quai du Départ les 30 juinèt 1er juillet.Limite de FETE DE LA CONFEDERATION Taux d’un passage simple pour aller et retour Départ les 30 juin et 1er juillet.Limite de retour, 2 juillet.Taux d’un passage en première classe plus un tiers pour aller et retour.P/Part les 28, 29.30 juin et le 1er de juillet.Limite de retour 3 juillet.EXCURSION DE COLONISATION AU NOUVEL ONTARIO 25 juin SERVICE DES GRANDS LACS La route rapide par lacs Jusqu’aux navire pour l’Ouest.ATHABASCA, KEEWATIN.MANITOBA.ALBERTA, ASSINIBOIA Tx>s steamers quittent Port McNicoll tou les jours, excepté le vendredi et le dimanche Pour raccordement, départ de Montréal, 1 soir précédent.LEO LAI R & CHALIFOUX, LIMITEE AVIS est donné au public qu’en vertu de la première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada, 1906, désigné "Loi des compagnies", il a été délivré, sous le sceau du Secrétaire d'Etat du Canada, des lettres patentes en date du 9e Jour de juin 1913, constituant en corporation Léo Lecluir, comptable, Jacques Brosseau, avocat, Napoléon Chayer, Victor Lararaée, Hypolite Chalifoux et Delphine Couture, journaliers, tous de la cité de Montréal, dans la province do Québec, pour les fins suivantes ;—(n) Manufacturer, importer, exporter et vendre toutes sorte* de chaussures, de cuirs et tout autre article se rapportant au dit commerce; tanner les cuirs do toutes sortes et fabriquer les machineries et outillages nécessaires pour ce commerce; (b) Acheter ou autrement acquérir des terrains et y ériger les bâtisses nécessaires pour y installer les machineries et Pou-tillage nécessaires ou utiles pour les fins de la compagnie; (c) Produire, manufacturer, développer, louer de l’électricité, pouvoir électrique, courant électrique pour la lumière, le chauffage et la force motrice pour l’utilité de la compagnie et en vendre le surplus en se conformant a toute loi provinciale ou municipale à cet égard; (d) Acquérir la clientèle, les droits, propriété et biens de toutes sortes et se charger de la totalité ou d'une partie des engagements, ou prendre à bail et continuer les affaires de toute personne, maison ou corporation exerçant une Industrie semblable à celle de la présente compagnie et les payer en deniers comptants, actions ou obligations de la présente compagnie et autrement, nonobstant les dispositions de l’article 44 de la dite loi; (e) Conclure des conventions au sujet du partage, des PrO' fits, la fusion des intérêts, la coopération, les risques communs, le« concessions réciproques ou la fusion avec toute autre personne ou conipngnie exerçant ou engagée ou A la veille d'exercer ou entreprendre toute industrie ou transaction capable d’être conduite de façon à profiter directement ou indirectement à la présente compagnie: (f) Demander, acheter ou autrement acquérir tous brevets d’invention, permis, concessions et choses semblables conférant un droit exclusif ou non exclusif ou limité de se servir de toute invention ou de tout secret ou autre renseignement au su jet de toute invention, et faire valoir, vendre nrrenter, ou autrement disposer de tous tels brevets, permis ou concessions; (gl Avec T approbation des actionnaires, rémunérer en actions acquittées do la présente compagnie, obligations ou autrement toute personne ou compagnie pour services rendus ou è rendre en plaçant toute partie du capital-actions de la compagnie: (h) Vendre nu disposer de la totalité ou d’une partie des biens et entreprises de la compagnie, comme industrie active ou autrement, pour la compensation que la compagnie jugera convenable, et en particulier pour des actions, obligations, debentures, ou valeurs de toute autre compagnie dont les objets sont en tout ou en partie semblables à ceux de 1» présente compagnie.La TAUX REDUITS Aux endroit» sur 1» Cftte Nord du Paeili.que SAN FRANCISCO ET LOS ANGELES TORONTO *9.05 a.m., et *10.00 p.m.à la gare Union WAGON - SALON SUR TRAIN DU JOUR *11.00 p.m., à la gare de la rue Yonge.Compartiment et wagons-lits éclairés à lî lumière électrique.EXCURSIONS DE COLONS Billets d’aller et retour en vente pour Winnipeg, Edmonton et gares intermédiaires.Tous les mardi jusqu’au 28 octobre.Limite de retour 2 mois.BUREAUX DES BILLETS : 141 143 rue Saint Jacques.Tél.Main 3125 ou à l’Hôtel Windsor, et aux gares Place Viger et Windsor.compagnie exercera son industrie par tout Canada et ailleurs, sous le nom de "Locla &: Chalifoux, Limitée’', avec un capital-a tiens de cinquante mille dollars divisé en 5C actions de cent dollars chacune, et le princip lieu d’affaires de la dite compagnie sera ç la cité de Montréal, dans la province de Qu bee.Daté du bureau du Secrétaire d’Etat d Canada, ce 12e jour de mai 1913.THOMAS MULVEY, 50-2 Sous-secrétaire d’Etat.JACQUES BROSSEAU.A voeat Avoral, procureur des requérant» PROVINCE DE QUEBEC, District 6 Terrebonne.Cour ne Circuit N 5040.Joseph F.Desjardins, cultiva teur de la paroisse de Ste-Thérèse d Blainville, comté de Terrebonne, d< mandeur vs E.Lessard de la cité e du district de Montréal, défendeui Le 4ième jour de juillet 1913 à 1 heures de l’avant-midi, au domicil du dit défendeur, au No 953 rue Si André, en la cité de Montréal, s< ront vendus par autorité de justie les biens et effets du dit défendet saisis en cette cause, consistant c un pupitre, meubles de ménaee, etc.Conditions; arpent comptant.J.P.BEAUPRE, H.C.S.Montréal, 24 juin 1913.FEUILLETON DU DEVOIR par J.Romain Le Mounter 4 (Suite) ?< —Oh! rerte.s! Et, depuis la mort de mon pauvre maître, il s’est fait le protecteur de la veuve et des orphelins:.,1e crois {ftie, sans faillir à la mémoire due au marquis son époux, ma maîtresse pourrait enfin se rem rire aux voeux de son beau-frère.-Ah! vraiment! dit Raoul avec un sourire, l’ermite est devenu ga-laut homme.Notre présence ici va le rendre jaloux.Une cloche résonna dans la direction du château.- Voici l’heure du petit déjeuner, dit Rouvrny.j’aperçois devant le perron, votre ami qui vous appelle par «estes.CHAPITRE III LA GALERIE DES ANCETRES Un des derniers possesseurs du château de Beauvoir l’avait agran- di d’un pavillon carré, réuni par une galerie vitrée au principal corps de logis.Madame Haudiicourt d’Mètreval reçut ses hôtes dans cette vaste pièce aux murs lambrissés de panneaux blancs h moulures d’or.Six hautes fenêtres, percées sur chaque face, y déversaient une éclatante lumière.A l’ouest, par une coupée entre les arbres, l’oeil plongeait sur la vaste mer.Mme d’Hêtreval, née sous le brillant climat des Antilles, affectionnait cette pièce lumineuse et cette aperçue des flots propice aux rêveries nonchalantes.Dams ce cadre éclatant la châtelaine apparut aux jeunes artistes avec toute sa grâce de créole au profil délicat, au teint de nuances frêles comme les fleurs rares des tropiques.Une légère indolence des mouvements tempérait la mutinerie de son regard où se lisait la joie naïve de se sentir admirée et de commander autour de soi.Mariée très jeune, elle semblait bien plutôt la soeur aînée que la mère de Mlle Anaïs d’Hêtreval.Qn eût dit deux étrangères.Rien de la mièvrerie de la veuve ne se retrouvait dans le visage, d’un ovale parfait, de la jeune fille auréolée de boucles blondes.La taille, svelte, s’élançait droite et ferme, le front large dénotait une intelligence dipà mûrie par la réflexion.Dfins set yeux profonds Raoul de Senncville crut découvrir le reflet d’une âme tendre, émue par le souvenir des drames d’hier, inquiété de l’inconnu des lendemains.Le jeune Louis d’Hétreval ressemblait à sa mère par sa chevelure de jais et.par scs fraîches carnations, comme aussi par la mobilité du caractère insouciant et fataliste.La balle du bandit n’avait qu’effleuré son épaule.L’adolescent, dans son naïf orgueil, se glorifiait de sa blessure, qui le plaçait, croyait-il, au rang des hommes, mûris par les lulles de la vie.Suivant l’accord convenu entre les jeunes gens, Charles Mercier fit briller tout sqn esprit, eut recours à sa verve pour converser avec Mme d’Hèlreval, se mettre en relief et laisser dans l’ombre son ni.Celui-ci fut bientôt tenu à l’écart ; la châtelaine ne lui adressa plus que de loin en loin une parole sur un ton protecteur.Le jeune homme profitait de ce répit pour admirer à loisir la douce Anaïs dont la beauté sculpturale et la noble attitude le plongeaient dans le ravissement.A la rougeur qui couvrit les joues de son idole, il comprit enfin que celte insistance à la contempler deviendrait offensante.S’il tenait à cacher ses titres il ne voulait pas, cependant, perdre devant Anaïs tous les avantages île sa conduite chevaleresque de- la veille.Ce fut donc avec une aisance de bon ton oti’il formula quelques lieux communs sur '.c séjour «des villes, le charme de la campagne, afin d’amener la jeune fille â parler de ses goûts et de ses préfé-nnccs.Mlle d’Hêtreval répondit sans embarras et sans préciosité.Raoul lui répliqua sur un ton discret.provoqua les confidences.—Ce site esl charmant, vous devez éprouver du plaisir à vous y retrouver.—J’ai beaucoup aimé n* séjour.—A-t-il donc cessé de vous plaire.Les relations y sont rares, peut-être.Louis d’Hètreval intervint.—Les plaisirs ne manqueraient pas, mais ma soeur s’en lient écartée.—Vraiment 1 vous détestez le monde à ce point?—Oh! fit l’adolescent, il ne s’agit pas de fêtes mondaines, mais des distractions que l’oncle Robert est toujours prêt à organiser.-—Ce parent demeure près de vous ?—Il se confire dans sa masure au pied des rochers et ne sort de son ermitage que pour nous voir et nous proposer mille parties.Mlle d’Hêtreval interrompit doucement son frère.—M.Haudricourt ne parle que d’exercices violents, de promenades qui sont des -courses, ses goûts sont en contradiction avec notre éducation.—Tant pis si cela te déplaît, déclara le jeune d’Hêtreval, mais, cette fois, je suis bien décidé à suivre partout l’oncle Robert.Un léger voile d’angoisse embruma lus yeux de la jeune fille.Raoul le saisit, comme il remarqua le Ion de prière avec lequel Anaïs dit à son frère: —Tu ne nous laisseras pas seules, mon petit Louis?Le bon Rou-vray n’est-il plus pour toi le guide et le serviteur prêt à obéir à tous tes caprices?—Il est ennuyeux et ne connaît pas le pays.L’oncle Robert, à la bonne heure! Avec lui j’qicaladerai les falaises et j’irai chercher des coquillages sur les rochers du Ratier.—Tu n’iras pas?.je demanderai plutôt à Messieurs les peintres de t’accueillir en tiers dans leurs excursions.Anaïs s’interrompit, honteuse de son audace, d’avoir devant un étranger laissé voir la sollicitude dont elle entourait son frère à la place de la mère insouciante.Un bruit de pas dans la galerie augmenta son trouble.Louis se précipita au-devant du nouveau venu.—L’oncle Robert.Les conversations cessèrent.Il y eut un silence pendant lequel l’arrivant observa ces jeunes hommes dont la présence inattendue en ce lieu lui parut insolite.Il se dirigea droit vers la mai-tre.sse de maison, se courba dans une révérence san*s élégance et prit la petite main qu’il porta à ses lèvres.—Qu’ai-jc appris?s’écria-t-il, vous avez couru un danger cette nuit?—Voici mes sauveurs, dit Mme d’Hêtrcval en désignant les artistes.Robert ne narut pas comprendre et poursuivit.—Qui donc eût pu croire que vous auriez continué votre route sous la menace de l’orage! Sinon vous m’auriez vu courir à votre rencontre.—Me voici sauve, grâce à ces messieurs qui ont mis en fuite les bandits.Robert ricana.—Ohl des bandits.quelques soldats licenciés en quête d’argent, de poche.—J’ai reçu leur projectile un peu au-dessus du coeur! s’écria Louis qui voulut r>e rendre intéressant.—Tu n’en es pas mort?.As-tu vu celui qui l’a tiré?—Non, malheureusement.Robert Haudricourt so tourna vers les jeunes gens.—Et vous, Messieurs, aperçûtes-vous les assaillants de la chaise de poste?—Nos cris et le bruit de nos nas les mirent en fuite, déclara Charles Mercier.—Fussions-nous tombés sur eux, ajouta Raoul, que dans la nuit intense il nous eût été impossible de distinguer leurs traits.M.Haudricourt, à ces mots, quitta l’attitude gourmée qu’il avait prise vis-à-vis des jeunes gens.—Je me félicite, dit-il, de rencontrer ceux à qui je dois la conservation des personnes que j’aime le plus au monde.Vous êtes gentilshommes?messieurs?Mme d’Hêtreval intervint.A guivreF SraTc.vÿî v ( 19 O LE D£VU1R, MONTREAL, MEHCKÈDJ, 25 JUIN 1913 •OL.IV.— No.ua TEMPÉRATURE ! Bulletin d’après le lherninmè- } tre de Hearn et Harrison, 33 ! rue Notre-Dame-Est, H.de j MESLË, Gérant.Aujourd'hui maximum .73 Même date l'an dernier .83 Aujourd'hui minimum .50 Même date l'an dernier .62 DEMAIN BEAU ET CHAUD ;AVEK-SES LOCALES.Toronto, 25: — Depuis hier le baromètre a monté dans l’est du Canada et dans les Etats de l’Atlantique.Dans les provinces de l’Ouest il a plu abondamment.Lacs et Baie Géorgienne.— Vents du sud, beau et chaud avec quelques orages locaux au-r jourd'hui et demain.Haut Saint-Laurent et Ottawa: — Vents du sud, beau et chaud aujourd’hui et demain.Bas Saint-Laurent et Golfe.—Vent du sud et de l’est.Beau et frais aujourd’hui et demain.Provinces Maritimes.—Vents du nord-est, beau et frais aujourd’hui.Demain, vents modérés, beau et un peu plus chaud.Le Sou de la Pensée Française bE COMPTAGE COMMENCE A MIDI A MONTREAL.— COLLECTE TRES FRUCTUEUSE.La collecte de la Pensée Française hier, quoi qu’on ne puisse encore en donner le chiffre, est très considérable et le comité nommé par la Saint-Jean Baptlste remercie bien cordialement toute la population de Montréal pour iîappui généreux qu’elle a donné à l’oeuvre patriotique.Nos compatriotes anglais ont aussi manifesté leur sympathie en donnant généreusement.Les quelques onze cents tirelires distribuées dans toute la ville ont été recueillies hier soir, et les dernières ont été remises ce matin.Elles ont été déposées à la Banque d’Hochelaga, bureau centre, où se fera le comptage à partir de ce midi.Le chiffre de la collecte sera probablement connu demain en même temps qu’arriveront les premiers rapports des quelque trente villes et villages de la province où s’est faite la collecte hier.•-h- M.H.Gagnon au “ Soleil ” Sherbrooke, 25.— M.Henri Ga-çnon, administrateur de la “Tribune” depuis près de deux ans, vient de quitter ce poste pour accepter celui de gérant au “Soleil”, à Québec.M.Ga-pnon entrera en fonction le 2 juillet.-+- Son premier bill défait Albany, N.Y., 25 — L'assemblée a défait hier soir le premier bill du Gouverneur Sulzer par un vote de 92 à 54.-4- Mort d’un fonctionnaire Ottawa, 25.—M.Prudent L.Mercure, traducteur, est décédé hier à l’hôpital de la rue Water où il avait subi une opération pour l’appendicite.M.Mercure était un Acadien âgé de 36 ans.11 faisait partie du service civil depuis 1908.-4- Les instituteurs catholiques LA COMMISSION DES ECOLES AUGMENTERA LEUR TRAITEMENT DE S100 POUR LE MINIMUM ET DE $200 POUR LE MAXIMUM.Les instituteurs de la Commission des écoles catholiques recevront tous une augmentation de traitement.Le comité des écoles a déjà décidé la question et les quatre autres membres de la commission sont favorables au projet; c’est donc décidé virtuellement.L’augmentation sera de $100 pour fhaque classe.Le salaire minimum Hait jusqu’ici de $600; il sera dorénavant de $700, avec augmentation de $100 par année, pour les deux premières années, puis de $50 par année jusqu’au maximum de chaque classe qui est actuellement le suivant: pour les instituteurs possédant le diplôme élémentaire, $1,100; le diplôme mode le; le diplôme académique, $1,300; ces maximums seront les suivants; la première classe restera à $1,100, les deux ïutres obtiendront $1,300 et $1,500.La raison pour laquelle on n’augmente pas le traitement des instituteurs porteurs de diplômes élémentaires est qu’on veut les pousser à se qualifier pour les autres diplômes.L’augmentation générale cette année sera de $50.Pour les institutri-;es, les salaires sont actuellement, au maximum de $500, $550 et $600; on les porte à $550, $600 et $700.Quant à la proposition de M.Perrault de donner un bonus de $50 aux Instituteurs qui auront le mieux ré-issi, on y est favorable, mais on l’c-iudiera plus tard.-4- Retraite fermée des Instituteurs POINCARE A LONDRES 1 AU BANQUET OFFERT AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE, HIER SOIR, LE ROI GEORGES PARLE DES RE DATIONS AMICALES QUI EXISTENT ENTRE L’ANGLETERRE ET LA FRANCE.REPONSE DE M.POINCARE l.omliv*, 25.— M.Raymond Poincaré, président de lu république française, a été, hier noir, l'hotn du roi à un banquet d’état dont la pompe et la splendeur ont surpassé tout ce qui s'était déjà fait au palais Bucking ham pour honorer un visiteur royal.De bonne heure, dans la matinée, le président Poincaré avait été reçu à Portsmouth par le prince de Galles, et plus tard à la gare Victoria, par le roi Georges lui-même.Im président et son entourage firent le trajet de Portsmouth à Londres dans le train royal.A Londres, ils traversèrent des rues bordées de soldats, aux applaudissements de milliers de personnes, Au banquet d'état, au Palais de Buckingham, on se servit du fameux serviee de vaisselle d’or du château de de Windsor.Los fleur» étaient répandues a profusion et disposées de manière à représenter le tricolore.Les gardes à pied, dans leurs Costumes moyennagnux, entouraient la vaste salle, formant un fond pittoresque aux brillants uniformes et aux toilettes splendides.Le président do la Franco était assis entre le roi Georges et'ia reine Marie.A la même tablé, étaient aussi assis les autres membres de la famille royale et les ambassadeurs.Dans son discours, M.Poincaré a dit : “ Los deux nations ont été unies par la conscience grandissante de l’unité d'intérêt et ffe l'identité do but.J,’objet que les deux gouvernements ont eu constamment en vue est la cause de ila paix, qui est la plus importante de toutes.Nos intérêts communs résident dans une étroite coopération vers cette hettreupe fin." Le roi Georges a dit que pendant les difficultés internat tonales des derniers mois, " la confiance mutuelle et la loyauté avec lesquelles la France et l'Angleterre ont pu aborder les différents problèmes, ont été d'un avantage inestimable, pendant que c’était une sourie de haute satisfaction de voir que toutes les grandes puissances se consultaient et travaillaient pour la paix.La réponse de M.Poincaré était dans la même note et faisait ressortir les efforts faits par la France et l’Angleterre pendant ecs derniers mois polir maintenir la paix.11 a dit que la France, comme l’Angletorre, avait le bonheur de travailler pour la paix avec la coopération perpétuelle de toutes les ehancellerles et qu’elle continue à travailler avec la même bonne volonté, afin que l'harmonie ne soit pas troublée à l’avenir.^- Une injonction interlocutoire La compagnie Touzin Sand a demandé une injonction interlocutoire contre la Saint-Maurice Co Ltd.Le 21 juin courant, la compagnie requérante avait pris une saisie revendication sur du sable provenant d’une concession minière à elle octroyée dans le Saint-Maurice et dont la défenderesse s'était emparée illégalement, allègue la demande.Actuellement la Touzin prétend que l’on vend ce sable sur les quais de Montréal, ce qui lui cause un très grand préjudice.Elle demande une injonction interlocutoire ordonnant à la défenderesse de cesser de disposer de ce sable.Le juge Guérin entendra la cause le 26 courant.Entre temps, les chargements de sable ne devront pas être vendus.-4- La Union Life LA METROPOLITAN DE NEW YORK ABSORBERA LA COMPAGNIE FIN DECONFITURE ET PROTEGERA AINSI LES PORTEURS DE POLICE.Ottawa, 25.— Hier matin, suivant en cela les instructions de M.IV.Fitzgerald, surintendant de» assurance» pour le gouvernement, on a demandé au juge en chef Falconbridge d'émettre un ordre à l’effet de déclarer la compagnie d’assurance Union Life en banqueroute.Le juge retarda intentionnellement les procédures car la Metropolitan Lifo Assurance Company, do New-York, offrait d’acheter l'actif et le passif de la compagnie on déconfiture.On conclut l'arrangement de part et d’autres de sorte que les porteurs d’assurance de la Union Life ne perdront rien des sommes versées jusqu’ici, niais il» devront signer un nouveau contrat avec la compagnie acquéreuso.11 y a assez longtemps que la Union Life est en mauvaise posture ; mais ses directeurs espéraient, de jour en jour, se relever.La compagnie était industrielle, c'est-à-dire que les assurés s’engageaient à verser, chaque semaine, une petite somme représentant une partie de leur prime.Ce mode était devenu intolérable et causait un travail énorme aux employés.Depuis le 1er mai dernier, la Union Life n’avait plus le droit de continuer ses opérations car le gouvernement lui avait refusé le renouvellement do sa licence.< -f- Un scandale à Londres La retraite fermée des Institu-leurs aura lieu, cette année, à la zilla la Brocfuerie, à Boucherville, bile commencera le samedi .soir, 28 Kiln, à 9 heures, et se terminera de bonne heure, le mercredi matin, 2 luillet.Ceux rpii désirent y prendre part >ont jrriés d’envoyer au plus tôt leur jjom à M.H.Mo ntl ou x, principal de I Ecole Montcalm, 313 rue Saint-Tubert, qui leur fournira tous les .renseignements dont ils auraient tesoin.Jeunes gens de Saint-Jacques Londres, 25.— La poursuite de la princesse Jeanne Augustine Noël de Formoae contre George Granville, Hope-.îohnstone s’est terminée Lier.La princesse lui réclame des dommages pour libelle et arrestation illégale.Le 17 octobre 1912, il Fau-ralt fait arrêter sur l'accusation de lui avoir volé $30.La poursuite s’est réglée à l’amiable aux canditionk suivattea : Hope-Johnstone retire ce qu'il a dit et fait des excuses, il paie $2,500 de l J (l id pnnccAsj tt celle ri renonce à toute autre demand* de dommages.\ -4- Ordination a la Cathédrale Les membres de la Congrégation les Jeunes Geins de la Paroisse iaint-Jaccjues sont priés de se réu-tir ce soir à 8 hrs au No 212 rue laint-André, afin de réciter l’offi-¦e des morts auprès riu corps de ;ur confrère Albert Carrière.LE SECRETAIRE.Une grande ordination sacerdotale aura lieu, dimanche matin, à sept heures, à la cathédrale.Deu^ ecclésiastiques seront ordonnés prêtres et plusieurs autres recevront le diaeonat, le sous-diaconat et les ordre» mineurs.C’est Mgr l’Archevêque qui administrera le sacrement de l’Ordre, UN DEPUTE FRANÇAIS [L’EXPLOSION MEURT SUBITEMENT DE BUFFALO Edouard Aynard, représentant du Rhône, est foudroyé en plein parlement, au moment où il s’avance vers la tribune des orateurs pour y prononcer un discours.(Servie» particulier) Paris, 25.— Ce matin, tout un.émoi a été causé à la Chambre dos Députés, par la mort subite de M.K ri ou a rd Aynard, républicain progressiste et représentant de Lyôh.M.Aynard était b causer avec quelques-uns de ses collègue» qui, comme lui, se dirigeaient vers la salle des délibérations, lorsque, tout à coup il s’affaissa.Quelques minutes après il rendait le dernier soupir sans avoir repris connaissance.Ce matin même, M.Aynard devait prononcer un discours très important.Les médecins^ appelé» en togte hâte, déclarèrent que le député de Lyon avait succombé à une syncope provo- quée par un surcroît de travail.En effet, M.Aynard avait travaillé toute la nuit précédente fc la préparation de son discours.Edouard Aynard naquit le 1er janvier 1837.C’était un des grands financiers de son pays.Il était régent de ia Banque de France, membre de l’Institut et l’une des grandes nutorites en matière économique.Il était député depuis 1989.Pendant plusieurs années il occupa le poste de vice-président de la Chambre.C’était la beau-père de M.Jonnart, ancien ministre d“» affaires étrangères et ancien gouverneur de l’Algérie.Comble marque de respect, la Chambre s’est ajournée ce matin.Les obsèques Soirée patriotique des victimes à !’U™ité .Laval, hier loir LES CERCUEILS ONT ETE TRANSPORTES HIER SOIR A LA CASERNE DE LA RUE CRAIG, TRANSFORMEE EN CHAPELLE ARDENTE.— L'ORDRE DES FUNERAILLES.Les corps des quatre pompiers tués A l’incendie de la fabrique Sarrazin et Itzweire ont été transportés hier soir aux quartiers-généraux de la rue Craig.Les cercueils de Molson et de Forsyth sont arrivés les premiers, celui de McDermott est arrivé à 10 heures et celui d'Hamill, vers minuit.On a transformé en chapelle ardente la grande salle du troisième étage.Au fond sont les cercueils de Molson, d’Hamill et de McDermott; devant eux est celui de Forsythe; tous les trois sont fermés.Autour de la salle on a déposé les pombreux envols de fleurs venus de toutes les câsernes de la Ville, dé l’état-major du corps des pompiers et des amis des victimes.Ces fleurs seront portées demain par un des grands fourgons à échelles, attelé de quatre chevaux gris, devant les fourgons qui porteront les cercueils.Ces fourgons seront tirés par quatre chevaux noirs menés par des pompiers en grande tenue et escortés de six porteurs.Les obsèques auront lieu demain matin.Le cortège partira dans l’ordre suivant: police à cheval, cent agents commandes par le capitaine Lan-driault, cent pompiers commandés par le capitaine Taylor, délégations des corps de pompiers étrangers, le chef,le chef-adjoint, les sous-chefs, le fourgon chargé de fleurs, les quatre cercueils, sur lesquels seront les casques, la ceinture et la clef de chacune des victimes, le cercueil de Forsythe viendra le premier, puis ceux d’Hamill, de Molson et de McDermott, — le maire, es c^hevins et les commissaires, les familles.Le cortège passera par les rues Craig, Saint-Denis, Sainte-Catherine, le square Phillips, la rue Dorchester.Au temple Saint-Paul, auront lieu les funérailles de Forsythe; les obsèques des trois autres auront lieu à la cathédrale.Après les services fuîtèbres, le cor-cortege se reformera dans le même ordre et se rendra aux cimetières par les rues Windsor, Peel, Sherbrooke, l’avenue du Parc.Le corps de Forsythe sera inhumé au cimetière du Mont-Royal, et l’on passera ensuite dans le cimetière de Notre-Dame des Neiges, où Hamill sera inhumé dans la concession de sa famille, et McDermott et Molson, dans celle des pompiers.Mortelle collision entre un convoi et une automobile Cleveland, O., 24.— Deux hommes ont été tués, un autre a été blessé mortellement ainsi que deux femmes et un bébé de 18 mois, dans une collision entre un rapide de la poste allant à l’ouest et une automobile, dans la banlieue de Berea, village voisin d'ici, un peu après minuit.Homer Akins, cultivateur âgé de 21 ans et demeurant prèe de Berea, et son frère Charles, de Fort Wane, ont été tués sur le coup.Caruselly, propriétaire d’un garage à Barea, a reçu des blessures dont il .mourra probablement, quand le train a frappé l’automobile.Mme Homer Akins, Mme Charles Akins et sa fille âgée de 18 mois, ont été blessés.Le Sou de la Pensée Française à la Pointe Saint-Charles Notre fête nationale s’est écoulée hier d’une manière paisible et soüs un ciel écrasant.Seuls les minois éveillés et rieurs des jeunes filles offrant des pensées françaises et les pavillons tricolores fouettant de leurs plis soyeux le mât élancé, rappelaient l’événement de notre fête nationale.Grâce à l’esprit d’initiative d’un groupe d’étudiants de Laval, nous avons eu le bonheur d’assister à un régal artistique et littéraire dont malheureusement l’on nous gratifie trop peu souvent.Cette réunion de poètes et d’artistes canadiens, réunion excessivement rare, ne saurait trop être appréciée du public, car elle nous fait connaître plus intimement nos poètes du terroir.Le programme, en effet, se composait presque exclusivement de piéese canadiennes.Mlle Idola Saint-Jean dit une charmante poésie de M.Paul Morin, inédite, intitulée: “La rose-au jardin de Smyrmote”.M.Paul Honoré Lefebvre, journaliste, fut chaleureusement applaudi dans l’interprétation qu’il donna de la pièce de M.J.A.Lapointe: “Saint-Joseph”.Le docteur Verschelden qui chanta les chants canadiens harmonisés par M.A.Tremblay, fut bissé et dût nombre de fois se rendre aux désirs pressants de l'auditoire en interprétant quelques autres chansons.M.René Chopin nous dit hier soir un de ses poèmes, et fut fort applaudi.Madame Plamondon-Michot remporta beaucoup de succès dans l’interprétation des chansons populaires de France (XVIIIe siècle).Quant à la Chorale, l’éloge n’en est plus à faire et tous ceux qui l’ont entendue hier soir ont fait une ovation aux choristes.M.Chanot, autrefois du théâtre National, récita avec art le “Vieux Pont” et la "Chanson du Passant” de M.Doucet.Mlle B.Marcotte, lauréate du Conservatoire Lassalle, dit d’une façon charmante une pièce de vers de M.Albert Ferland.L’interprétation de quelques poèmes de M.Albert Lozeau par Mme R.Briant, artiste au Théâtre National, ne fut pas le moindre succès de la soirée.Parmi l’assistance des plus nombreuses l’on remarquait Monsieur Martin, consul de Suisse, M.Lagacé, secrétaire de l’Association Saint-Jean Baptiste, M.E.Fabre-Surveyer, C.R., le Révérend Père Bourgeois, s.j., M.l’abbés Desjardins et nombre d’autres.A ONZE HEURES CE MATIN ON AVAIT RETIRE ONZE CADAVRES DES DEBRIS.— PLUSIEURS PARMI CEUX QUI ONT ETE TRANSPORTES AUX HOPITAUX SONT A LA DERNIERE EXTREMITE.UNE SOMBRE JOURNEE (Service particulier) Buffalo, N.-Y., 26'.— Trois cadavres ont été retirés des ruines fumantes de l’élévateur de la Huested Milling Co., ce matin; deux autres sont encore visibles dans les ddbrls.Deux des victimes du désastre ont succombé à leurs blessures, portant à onze le nombre des personnes tuées par l’explosion et l’incendie.Les cadavres trouvés aujourdlhui ctaieiU tellement carbonisés qu’il a été impossible de les identifier.La colonie belge souhaite la bienvenue à son consul Le camp des Cadets de Farnham Le camp de Farnham est prêt à recevoir ses jeunes amis.Le colonel Cole et le capitaine Archambault sont allés hier faire les derniers arrangements.Les élèves des écoles des Trois-Rivières devront donner leurs noms au Frère Damase, à l’Académie LaSalle.Pour les jeunes de Farnham, ils Idevront se rendre* directement Vu camp samedi après-midi et donner leurs noms au capitaine Archambault.Ce camp des cadets est entièrement différent des camps de la milice volontaire; seuls les cadets de 12 à 18 ans y prendront part.L’enrôlement se continuera tous les soirs de 7 heures à 8 heures 30, à la Salle d’Exercice rue Craig.L’inspecteur des Cadets sera heureux de rencontrer les parents des enfants qui désirent venir à ce camp afin de leur donner tous les renseignements nécessaires.Hier soir avait lieu dans la salle de l’école Saint-Charles l’assemblée patriotique organisée par le cercle Vi-mont de l’A.C.J.C.Les principaux orateurs furent le Dr Joseph Gau-vreau, M.Anatole Vanier et Hervé Roch du Comité Régional de l’A.C.J.C.et le Rév.M.Laçasse, curé de la paroisse Saint-Cahrles.Le Dr Gauvreau traita de la langue française, MM.Vanier et Roch de la question scolaire ontarienne.Durant la soirée on fît la collecte pour nos compatriotes d’Ontario.-4- Le président Wilson violemment attaqué par un journal de Berlin (Servie» particalier) New-York, 25.— Un câblogramme de Berlin dit que le “National Zei-tung” vient d’attaquer violemment le president Wilson dans un de ses derniers articles éditoriaux.Il le regarde, dit-il, comme un “professeur socialiste qui semble croire que sa mission est de réformef*1a politique mondiale.” Fête de la Puissance Mardi, le 1er juillet 1913, sera observé comme jour de congé par le bf« reau de pos»p.Les malles de l’après-midi sero t fermées à 10.00 a.m.et celles du soir à l’heure ordinaire.Une malle pour l’Europe et la Grande-Bretagne, par le "Royal George”, de la ligne Canadian North, via Québec, sera fermée à 7.30 a.m.Les guichets du bureau principal et des succursales postales seront fermés à 10.00 a.m.Le couloir sera ouvert de 7 a.m.& 12 heures (minuit) .Resserrer les liens commerciaux entre la Belgique et le Canada: tel était le but de la fondation, à Montréal, il y a quelque temps de la Chambre de Commerce belge.Les membres de cette Chambre, voulant célébrer cet événement, donnaient hier soir un dîner au Ritz-Carlton.On en profita pour souhaiter officiellement la bienvenue à M.Maurice I.Gooxe, nommé récemment consul-général de Belgique au Canada.M.Gustave Francq, président de la nouvelle Chambre de Commerce, présidait le dîner, auquel assistaient une soixantaine de personnes.- Au dessert on but à la santé des rois drAngleterre et de Belgique puis M.Francq proposa la santé du nouveau consul-général.Après lui avoir souhaité la bienvenue il lui demanda d’accepter la présidence d’honneur de la Chambre de Commerce belge, après avoir exoliquê la raison d’être de la fondation de la nouvelle Chambre : établir des liens plus étroits entre le Canada et la Belgique au point de vue du commerce.M.Goore répondit en faisant un court exposé des avantages retirés par les Belges qui avaient négocié avec quelques-unes de nos maisons commerciales canadiennes.Il dit que les Belges se Sentaient attirés vers notre pays et qu’il en comprenait les motifs.Il termina son discours en assurant que le roi des Belges apprendrait avec plaisir la fondation de la nouvelle Chambre de Commerce et qu’il espérait que cette pensée soutiendrait les instigateurs de cette heureuse initiative.M.H.B.Ames, député de Ste-An-ne; M.Huntley Drummond, président du Board of Trade; M.Clarence de Sola, consul helge à Montréal; M.J.Ohalskl, président de la Chambre de Commerce Française, et le Dr Lang, consul d’Allemagne, portèrent aussi la parole.Où Acheter Demain (Enregi»trê conformément à la loi du Parlement du Tanada, par L.*P.Deslongchampa, au Ministère de l'Agriculture) La Compagnie Paniers à Fougères BRODEUR LIMITES 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherinc Est 327 St-Laurent 86 St-Pierre en jonc japonais bruni.Os paniers et vases sont décoratifs et de bon goût, doublés en métal pour contenir l’eau et pour conserver les fleurs.:< Aussi des fougères artificielles de 3, 4, 5 et O pouces.Ces jardinières en jonc se vendent $G.75, *5.50, 'Mi.00, $3.00, $2.50, $4.50, $2.00, $1.00, 75c, 40c chacune.A XUS M AGASIS S mm Nous fournissons les catalogues mensuels gratuitement.Donnez-nous votre adresse.Les Records Nouveaux des Graphopho-nes Colombia pour lull lot SONT MAINTENANT EN VENTE CANADIAN OEAPHOPHONE CO.24 ni» Victoria FOISY FRERES, 210 SalnM-Catherln» Est HURTEAÜ, J.A., CIE.316 Sainte-Catüerine Est HURTEAU WILLIAMS, CO.680 Sainte-Catherine Ouest LAYTON BROS.CO.Stanley et Sainte-Catherine CES RECORDS S’ADAPTENT A TOUS LES OEAPHOPHONES ' TEL.EST 4510 6&J*ifctilsSg«ère^ ¦ JgaaKZaae mnm.—¦¦ —¦ ^ Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST Un beau lot de chapeaux pour enfants, en paille Tagal, Milan et fantaisie, garnis de ruban, etc.Valent jusqu’à $3.98, pour .Grande Occasion en Fait de Chapeaux pour Enfants 9 8 D.GAGNON & CIE Magasin à Rayons 5 Angle Saint-Laurant et Dorchester Pour Blouses de Dames Il est impossible de désirer un choix plus attrayant en lawn, broderie, ete., avec ou sans collets, styles tout à fait hors du commun.Les prix cependant sont très faciles surtout, depuis les réductions Miivantes :— Blouse en broderie, décolletée, do $1.25, mb.Ce soir, aura lieu un banquet au château et après la convention, les délégués iront faire un voyage jusqu’aux Ehou-lements, l’un sur les bateaux de la Cie Richelieu et Ontario.-4- Espagnols contre Maures Une assemblée en plein air que M.John H.Roberts, le secrétaire de la Dominion Alliance et un groupe tfe Royal Templars, tenaient, hier soir, coin Beaubien et Christophe Colomb, s’est terminée d'une façon plutôt imprévue.Au lieu d’écouter M.Roberts, des turbulents se mirent à chanter dès que l’orateur parut.M.Roberts ayant voulu recommencer, les chants se changèrent en cris et bientôt une grêle de pierres et d’oeufs pourris s’abattit sur le secrétaire de la Dominion Alliance, La foule devint houleuse et menaçante et M.Roberts dût interrompre.Il alla chercher refuge dans la pharmacie Chauvette où il fut poursuivi et la pharmacie entourée.On menaçait même de tout briser, lorsqu’arrivè-rent au pas de course le capitaine Charland et plusieurs constables.Pendant qu’ils dispersaient la fosle, un policier réussit à faire sortir M.Roberts et à le conduire en sûreté.Le secrétaire de la Dominion Alliance a été blessé au côté par une pierre et a reçu nombre d’oeufs sur la tête.Le capitaine Charland en dispersant le rassemblement a reçu une pierre qui lui a brisé deux dents et fenau la lèvre.Il n'y a pas eu d’arrestation.-4- L’élection des officiers a eu lieu ce matin La convention des cordonniers a élu, ce matin, ses officiers généraux.Presque tout l’ancien bureau a été réélu, sans opposition.Il se trouve ainsi constitué: MM.'J.F.Tobin, président général, réélu; Collis Lovely, vice-président, réélu; C.L.Baine, trésorier général, réélu; membres du bureau exécutif: MM.Thos.Farrell, Edm.Walls, A.Match, Gad.Martin-dale, Mlle Mary Anderson, Zotique I .espérance, V.James, Aug.Wilkins; auditeurs: MM.Harrington, Douley et Goldwaith.La convention doit notnmer, cette après-midi ses représentants auprès de la Fédération Américaine du Travail, et sera ensuite ajournée.-t-—.Cambrioleur surpris au travail Québec, 25, — Un Allemand du nom de Hanswertz, âgé de vingt-huit ans, a été arrêté la nuit dernière par l’agent Goudreau de la police municipale, au moment où il essayait de forcer le coffre-fort du bureau de MM.William H.Crawford & Cio, marchands de charbon de la rue Dalhousie.Tetuan, Maroc, 25 — Les armée»! espagnoles viennent d’engager unej bataille avec une tribu de Maures dans le voisinage de Tetuan.Hier 33 soldats espagnols ont été tués et une cinquantaine de blessés.Les emprunts municipaux T/état du marehlf monétaire est tel que la Ville en est encore une fois ré duite k emprunter par bons temporaires du Trésor.11 lut faut ren contrer une émission de 750,000 livres en août, pour lesquels elle devra émettre des bons.- On est d'avis A l'Hfltel de Ville qu'il est temps d'enrayer tes dépense».EUGÈNE VIAU Nouveaux Magasins Ste - Catherine Est Coin Maisonneuve Marchandises Emaillées Bassins pour laver les mains.^ _ Valeur 19e, pour.Bols à soupe.Valeur 10c, 2 ^ ~ pour.J, Hr C Plats à pudding ronds.Va- 4 yl _ leur 19c, pour.JL^frC Pois à boire avec anse.Valeur 4 yV _ 10c, 2 pour.Assiettes à gâteau.Valeur 12c, «a _ 2 pour.Une invitation à M.John Roberts LE SECRETAIRE DE LA DOMINION ALLIANCE EST INVITE A PRECISER SES ACCUSATIONS CONTRE LES MEMBRES DU L’ASSOCIATION DES EPICIERS.(De notre eorroRpondant) Québec, 25 — La commission d’enquête sur la loi des licences a siégé ce matin au Palais de Justice de cette ville.M.J.A.Beaudry secrétaire des épiciers licenciés de Montréal et quelques épiciers de la métropole ont comparu pour s’opposer à la séparation des rayons d’épicerie et de liqueurs dans les magasins.M.Beaudry a allégué que la réforme n’était pas nécessaire et qu'elle coûterait aux épiciers des sommes énormes.Au cours de ses remarquées il a donné le démenti à l’accusatitm portée par M.Roberts que des femmes se procurent dans les épiceries des liqueurs enivrantes pour lesquelles sur les comptes sont substitués d’autres articles, pour voiler la chose.Il Invita M.Roberts à porter des accusations spécifiques.L'IMMEUBLE L’Association Médicale du Canada London, Ont., 25.—- La convention de l'Association Médicale Canadienne s’est ouverte ici, hier.La discussion s’iist concentrée sur les questions d'hygiène publique, et plusieurs ont suggéré la création d’un ministère fédéral d'hygtène publique.Le problème de l'inspection médicale dans les écoles a été traité à fond.Le docteur Adami, de Montréal, A la séance de cct après-midi soumettra A la convention le rapport du comité médical de Montréal qui a fait enquête sur le sérum anti-tuberculeux du docteur Friedmann.On a complété hier l’une des plus fortes transartions immobilières du mois.En effet, pour la somme de $240,000 M.J.B.Pêloquin a acheté la moitié de la ferme Nesbitt, située à Rosemount.Durant trois générations, la famille Nesbitt conserva la dite propriété.M.Pêloquin fera subdiviser la terre acquise en lots qu'il mettra sur le marché sous le nom de Parc Nesbitt.Sur les 36 transferts de propriétés inscrits hier, un seul se chiffrait à plus de $10,000.C’est la vente pai Mme S.I.Brodsky à MM.Mergler des maisons portant les Nos 714, 71f et 718 A 724 de la rue Saint-Antoine.Pour $10,000, M.J.B.Dupré a vendu à M.J.Poissant le lot 1913-84 et la partie nord-est du lot 1913-85 de la paroisse de Montréal.Pour $7,500, M.J.W.Taylor e vendu à Mme Hervieux une partie du lot 1-881 de la Côte St-Louis.Four $8,400, Mme A.Coulombe a vendu A Mme C.Lussier le lot 2-1272 du quartier Hochelaga.Pour $7,100, Mme A.Desjardins a vendu à M.A.Gendron, le lot 385-52 du quartier ftochclaga.Pour $23,000, MM.J.Shpretser, et M.Waxman ont vendu à M.J.Usher et D.Saltzman la propriété portant les Nos 463 à 475 de la rue Frontenac, Il perd sa cause M.Bruno Daoust avait poursuivi la corporation de Sainte Jeanne de Chantal de ITle Perrot et Emile Champagne, mis en cause, pour empêcher la corporation de permettre A M.Champagne de changer le tracé d’un chemin qui fait le cofn de la Grande Anse et de la montée Pré-jean.M.le juge Panneton a renvoyé l'action.La Commission des Utilités Publiques • - La Commission des Utilités Publiques qui devait siéger ce matin, siégera cette après-midi dans la deman rie de la corporation du village du Sauit au Recollet qui Veut obtenir la permission de traverser la voie du tramway à plusieurs endroits pour ses trains.SERVICE ANNIVERSAIRE Un service anniversaire sera cha jeudi le 26 courant à 8 heures 30 a.à Saint-Hughes, comté Bagot, poui repos de l’âme de feu Madame L.Brodeur.Parents et amis sont invi à y assister.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.