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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 28 juin 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-06-28, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.149 MONTREAL, SAMEDI 28 JUIN, 1913 UN SC U LE NUMERO $• ABONNEMENTS Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE.Édition Hebdomadaire : CANADA.ETATS-UNIS .UNION POSTALE $3.00 $0.00 Sl.Oft $1.50 il>2.GO X .' Directeur : HENRI BOURASSA WW* Rédadf.et Administration : 7la5 : SAINT-JACQUES MON THE AL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! LES ECOLES ONTARIENNES LA PLAINTE DU “ GLOBE ” Il sera beaucoup parlé d’instruction publique dans notre numéro d’aujourd’hui.Nous espérons que nos lecteurs ne nous en voudront pas: la question est d’une importance extrême et le Congrès des Trois-Rivières lui donne une particulière actualité.Le Globe a donc cessé de •s’apitoyer sur les écoles de la province de Québec pour s’occuper un peu de ce qui se passe dans sa propre maison; et ce coup d’oeil jeté sur les choses de chez lui ne paraît pas l’avoir énormément enthousiasmé.Il y a constaté, par exemple (voir l’analyse que le Witness de jeudi Faisait d’une lettre publiée quelques jours plus tôt dans le journal ontarien), que sur les 212,537 enfants inscrits dans les écoles rurales de l’Ontario, 54% seulement font quotidiennement acte de présence à l’école, U y a constaté encore (voir son article du 23 juin intitulé "Improve the public school course”) qu’alors que “dans une forte proportion des écoles rurales de la province les cinquièmes classes bien fréquentées fai-laient jadis d’excellente besogne”, ces classes "sont aujourd’hui très peu nombreuses et très éloignées les unes des autres.” Il y a constaté encore (voir le même article) ‘‘ta disparition presque complète des professeurs masculins des écoles publiques de l’Ontario”, et il voit dans cette disparition la raison pour quoi tant d’enfants sortent de l’école à 12 ou 13 ans, au lieu d’y rester jusqu’à 14 ou 15, comme c’était l’habitude pour les garçons; et il en conclut que, depuis trente ans, la province n’a fait aucun progrès au point de vue scolaire.Si nos souvenirs ne nous trompent point, sir James Whitney prétendait, lui, que la province a rétrogradé depuis un quart de siècle.* * * Nous ne citons point ces faits et ces statistiques pour être désagréable à nos compatriotes ontariens, ni pour prendre à leur endroit la pose dédaigneuse qu’affectait, il y a quelques semaines, le Globe.Nous voulons simplement souligner des faits qui ont un intérêt considérable et qui prouvent que certains, à tout le moins, des maux dont nous souffrons seraient loin d’être guéris par l’adoption du système ontarien.Le Globe se plaint, par exemple, de la disparition des instituteurs.Il n’y a pas longtemps un autre journal ontarien .regrettait que le niveau du personnel féminin fut inférieur à ce qu’il était il y a un quart de siècle.Les deux faits se rattachent à la même situation économique.Le développement du pays est si rapide, H'offre aux jeunes gens instruits de tels avantages (pie bien peu d’entre eux sont disposés à s’enfermer dans une école.D’autre part, la clientèle qui fournissait autrefois les institutrices est également celle où se recrutent aujourd’hui les sténographes, les dactylographes, la plupart des employées de bureau, les Harde-malades, etc.Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que Ontario, comme les autres provinces, souffre de ce que l’on pourrait appeler "la crise du personnel”.A ce point de vue-là, Québec — qui n’a pas de ministère de Tlnstruc-t^pn publique — jouit d’exceptionnels avantages, grâce à ses congrégations enseignantes qui lui assurent un personnel compétent, exclusivement dévoué à son oeuvre d’enseignement, et qui se contente de traitements que ne pourraient point accepter les laïques.Un autre sujet de plainte qui ressort particulièrement du texte du Globe et du commentaire du Witness, c’est l’apathie des parents.Elle existe chez nous comme ailleurs; mais l’on voit que ce n’est pas l’existence d’un ministère d’instruction publique qui peut beaucoup contribuer à la supprimer.Elle ne cédera qu’à une campagne d’éducation tomme celle qui se fait actuellement dans les réunions de commissaires "d'écoles.i- * * * On nous a tellement prêché la supériorité de nos voisins, on nous a tellement dit que cette supériorité dépendait de tel ou tel facteur que nous sommes bien forcés d’aller, de temps à autre, voir ce qui se passe chez eux et constater qu’on nous trompe.Mais l’important, c’est de rechercher la cause, des maux dont nous souffrons dans chaque province et de tâcher d’y porter remède.L’intérêt d’un congrès comme celui qui s’ouvre ce soir aux Trois-Rivières, c’est de fixer l’attention générale àur ce sujet de l’instruction publique, de montrer les progrès à réaliser et de faire prendre d’énergiques résolutions.Nous n’avons pas le droit de faire aussi bien que les autres.Nous avons le devoir de faire mieux.1 Orner HEROUX.Quoi faire ?C’est bien la question que doivent se poser les lecteurs de la Patrie, journal indépendant,—indépendant du bon sens du moins.Résumant une polémique entre le Catholic Register et Y Action Sociale au sujet de l’usage du fonçais dans l’Ouest, la Pairie, ajoute: “Le Catholic Register est l’organe du clergé irlandais, et il va sans dire que les luttes de nos frères du Maine et du Nord-Ouest n’ont pas' le don de l’émouvoir.Au contraire, celte feuille irlandaise' trouve que nos compatriotes sont des êtres intraitables et qu’ils font fausse route en demandant que leur langue soit enseignée à leurs enfants.“Pourquoi aussi, nous vous le demandons, les Canadiens-français insistent-ils pour parler leur langue dans un grand pays comme les Etats-Unis et même au Canada dont ils ont été les premiers occupants?“C’est bizarre, en vérité! “Nos compatriotes de l’Ouest ont besoin de se munitionner et de s’aguerrir pour les luîtes futures.11 est évident qu’ils auront à combattre, non seulement les fanatiques protestants, mais encore les Irlandais catholiques, rangés en bataille sous le direction de leur clergé.“La perspective n’est guère bien gaie.“Mais nos gens ont bon pied et bon oeil, et il es! à espérer qu’avec de Pendunance, du zèle, de la diplomatie, de la prudence, ils finiront par l’emporter sur tous leurs ennemis”.Cela est très bien.Et si la Patrie parlait toil jours de même, ses lecteurs n’auraient pas raison de s’inquiéter.Mais avant-hier au même endroit exactement, avant-hier, la Patrie contenait ce qui suit: L'Avenir de Manchester dit que, deipuis le congrès du parler français à Québec, les ennemis de la province de Québec ont redoublé d’efforts pour diminuer notre influence.En vérité, il faudrait être aveugle pour le pas constater le mal que les ‘sauveurs” de la race française ont fait depuis quelques années.Us ont ameuté contre nous des forces formidables qui ont élevé des barrières Jtfficiles à franchir dans les diver-?es branches de l'activité humaine.Plus l’on crie fort, plus le rayon-jcment de notre influence diminue.Si les éléments outrés, turbulents :t fanatiques qui font aujourd’hui tant de tapage continuent de frois-icr les susceptibilités de la majorité tnglaise.quelle situation les Cana-üiens .français occuperont-ils dans la Confédération, dans dix ans, dans vingt ans?C’est bien beau de faire de beaux discours, de parler patriotisme mais où cela va-t-il nous mener?La plupart des grandes entreprises du pays sont aujourd’hui fermées à nos compatriotes.Si c’est cela que l’on Veut, qu’on y ailleI Avant-hier, chut, pas de bruit, pas de discours, pas de patriotisme, de crainte de froisser “les susceptibilités anglaises”.Hier, la lutte, les munitions, la résistance, etc.Oui, quoi faire?J.».Qu’en pensent nos échevins?Un camion automobile à roues de fer garnies de crampons est passé hier par la rue Saint-Hubert, les marques des dents restent creusées dans l’asphalte.La commission municipale de législation a discuté dans le temps l’interdiction de ces roues dentelées, puis la question en est restée là.Un propriétaire de camions à vapeur défiait les échevins de prouver que les roues de ses machines gâtent les pavages.Il trouvera tous les habitante de la rue Saint-Hubert pour lui donner le démenti.Les propriétaires qui paient en entier ie coup des pavages vont-ils se soumettre sans rien dire à ce gaspillage de leur argent?Les échevins, si prompts à critiquer les commissaires, ont une belle occasion de montrer leur dévouement à leurs électeurs en interdisant, sans hésiter et tout de suite, l’usage des roues de fer à crampon sur les pavages de toute espèce.Fred.PELLETIER.Le Nationaliste -Lire ce soir dans le Nationaliste: Sur nous-mêmes, Léon Lorrain.Fabriquera-t-on des armements à Montréal?Emile Bédard.Immigration et criminalité, Jehan Verchères.Echos de Québec, Grégoire.La Vie Musicale, Fred.Pelletier.Pichenette, Caliban.Un peu de tout, Paul-G.Ouimet.Tribunaux comiques : Le piano d’Arthémise, P.-M.B.LES SPORTS La crosse.—Comptes rendus des Joutes Irish-Cnnadian vs.National, à Maisonneuve; et Toronto vs.Te-cumsch, à Toronto.Base-bail.—-Résultats des parties dans les ligues Internationale, Américaine et Nationale.Le turf.—Ouverture du meeting au parc de Lorimier.Dernières nouvelles sportives.BILLET DU SOIR.UNE SOLUTION L’Automobile Club of Canada se propose, dit-on, de demander à la Législature d’augmenter de neuf à quinze milles à l’heure le maximum de la vitesse permise dans les rues de Montréal.Nous serions surpris de voir /’Automobile Club solliciter à Québec l’autorisation d’écrabouiller les Montréalais, si nous ne savions de longue date que ceux que nous élisons pour administrer nos affaires ne sont pas maîtres chez nous, ni nous non plus.Cependant, s’il nous est permis d’avoir une opinion et de l’exprimer, il nous parait que l’allure à laquelle filent actuellement les automobiles est assez rapide.Tout le monde.croyonsAnous, en conviendra — tout te monde, sauf, peut-être, les membres de la Législature, qui décideront pour nous, pour te maire, les échevins et les commissaires.La circulation, à cause de l’étroitesse de nos rues et grâce à un service d’ordre mal conçu ou mal compris, la circulation est très difficile.Il arrive fréquemment qu’une longue file de tramways s’immobilise, et sans qu’il soit arrivé le moindre accident.Fiacres et charrettes, tombereaux, bogheis et camions s’arrêtent aux angles avdnt de traverser la rue; alors, ils se massent contre les tramways en arrêt et interdisent l’accès — qui n’est déjà pas si facile — des voitures de la Compagnie.Peut-être l’Auto Club fera-t-il valoir, devant la Législature, un argument d’autant plus puissant qu’il est inattendu.En ‘somme, la situation se résume à ceci : le nombre des véhicules est trop grand pour la largeur des rues.Et il g a sans cesse des immobilisations irritantes.Dans ces conditions, il semble évident qu’on ne facilitera la circulation qu’en Ypccélêrant.Eh bien, qu’on lance là-dedans des automobiles à une bonne vitesse.Elles feront leur trouée dans les embarras de voitures.Et l’on pourra enfin circuler.Léon LORRAIN.Aux Trois-Rivières UNE INTERESSANTE INITIATIVE Programme d’examens Le Standard, de Kingston, se plaint vivement du programme préparé pour les examens des élèves aspirant aux écoles secondaires dans Ontario.“Nous ignorons, dit-il, qui a préparé les sujets d’épellation mais nous savons que cette partie du programme est ridicule et bien au-dessus de l’expérience des enfants de 11, 12 et 13 ans qui doivent passer ces examens.” Le Standard ajoute même que cet article du programme n’est pas juste, is unfair.Le ridicule et l’injuste résultent du fait que certains mots de consonnance serphlahle diffèrent dans l’épellation tel que les élèves seront induits ent erreur par celle-là.La question intéresse sarm doute beaucoup plus les Ontariens que nous.Nous mentionnons le fait simplement pour rappeler à nos lecteurs combien la position des élèves ca-naùicns-français est difficile dans la province voiuîhe.On se rappelle combien l’examen d’entrée aux écoles secondaires fut exploité contre les nôtres il y a un an ou deux.Le résultat de cet examen démontrait, disait-on, l’infériorité de l’école bilingue.Naturellement, on exagérait beaucoup.Nos compatriotes n’eurent pas de peine à établir qu’en somme le résultat était autre que celui mentionné par leurs adversaires.L’article du Standard nous explique en outre pourquoi ce résultat pourrait être moins bon chez les élèves canadiens-ifrançais que chez les élèves anglais.Si les petits Anglais qui ne parlent, n’entendent et ne lisent jamais autre chose que de l’anglais courent le risque de perdre des points en confondant la signification des mots de consonnance semblable, faut-il s’étonner si les petits Canadiens-français tombent dans les mêmes erreurs?Le Standard parle pour les siens.Le fair play ne lui aurait jamais inspiré pareille remarque si les enfants de sa race n’étaient pas exposés à én souffrir.Mais ce qu’il dit pour les siens vaut également pour les nôtres.Qu'on s'en rappelle quand on nous parlera encore de l’ignorance des élèves canadiens-français.Jean DUMONT.v ' i* x i v.i ci o* v.111 a 11 vières l’inauguration de la Maison des Ouvriers.La Maison des Ouvriers, c’est un superbe édifice à trois étages, avec soubassement, qui s’élève rue Royale, à deux pas de la Cathédrale, et qui servira de siège à la Corporation ouvrière catholique et aux differente syndicats qui la composent.La Corporation ouvrière catholique a été fondée il y a quelques mois et elle compte aujourd’hui plus de mille membres repartis en huit ou neuf syndicats différents.Elle a pour but l’amélioration du sort matériel et moral de ses membres, leur perfectionnement professionnel, etc.Bien'qu’à peine organisée, elle a déjà provoqué d’intéressantes interventions auprès des pouvoirs publics et des patrons, lesquels—pour la plupart, tout au moins — la voient d’un bon oeil, parce qu’on la sait soucieuse de la paix, et de la concorde.Elle est à organiser, si elle ne l’a déjà fait, l’achat en commun par ses membres d’articles de première nécessité.Elle se propose même, nous affirme-t-on, de leur faciliter l’acquisition des terrains où ils pourront construire, suivant des plans établis par des spécialistes, des habitations à bon marché.D’autres projets sont à l’étude qui se réaliseront avec le temps.A l’heure actuelle, les bureaux de la Corporation sont déjà le bureau de placement où s’adressent la plupart des employeurs de travail.La Maison des Ouvriers abritera, outre les salles de réunion des syndicats, des bureaux d’agents d’affaires, les bureaux de la Caisse Populaire de Crédit et du Syndical des Employés du Commerce et de l’industrie.Les ouvriers syndiqués paraissent enchantés de ce qui a éPté fait jusqu’ici.Us apprennent à mieux se connaître, discutent leurs intérêts communs et cherchent ensemble les movens d’améliorer leur situation.Ils ont, en outre, l’orgueil de faire de leur Maison, établie sur les plans de l’un d’entre eux, hne des mieux construiles-qui soient en ville.Ils y seront absolument chez eux.Sur le Pont d’Avis men.M.Jos.Rainville dirigera le.s choeurs au pied du monument des patriotes à Saint-Denis.* * * Ce sera tout de même un peu fort de voir le lâcheur Coderre en extase devant les patriotes de Saint-Denis.* -X- * Plus heureux que M.L’Espérance qui fut exclu du banquet Pelletier, le ministre des postes ira manger à la même table que le premier nationalisse.Ce M.Pelletier n’esl pas un insinuant ordinaire.* * * La glorification des patriotes de 1837-38 ne peut être qu’un hommage au courage malheureux ou la sanction du principe de la résistance à main armée.L’une ou l’autre interprétation devrait suffire pour éloigner de cette fête MM.Rainville et Coderre.j C’esf justement à Montmagny "ue 'M.L.P.Pelletier promettait lé plé-Ibiscite.même après les élections de 1911, et que M.L’Espérance l’applaudissait à tout rompre.Dira-t-il ce soir pourquoi ils n’ont pas tenu promesse?* * * Le tableau commandé au peintre Iluot pour l’Assemblée législative de Québec représente la scène où les nationalistes de ce temps-là de-fendaient notre langue.Pour être logique, la Patrie devrait trouver que c’est une provocation “aux susceptibilités de la majorité anglaise”.Est-ce que M.Gouin, pourtant très prudent, n’a pas pensé à cela?L’Evénement décerne à M.Pelletier le titre de fondateur de Québec.Fondée par Champlain, refondée par M.Parent et rc-refondée par M.Pelletier, la vieille capitale doit être maintenant à l’épreuve de toutes les vicissitudes du temps.A quand la nomination de sous-ministres canadicns-français à Ottawa ?Le Veilleur.[/arsenal deslGrenadiers On peut cependant ajouter truc l’Evêque des Trois-Rivières, Mgr Cloutier, a voulu, pour témoigner de sa sympathie envers le mouvement syndical catholique et pour faciliter le lancement de l’oeuvre, donner le terrain sur lequel sera bâtie la maison.C’est un cadeau de quelques milliers de piastres.O.H.Le gouvernement n’a pas besoin de permis pour la construction de l’arsenal des Grenadiers) avenue de l’Esplanade.Telle est l’opinion transmise aux commissaires municipaux par Me Laurendeau.La Ville de Montréal n’a donc plus rien ft taire avec cotte question.Los travaux sont déjà commencés depuis plusieurs jours.Les fondations sont terminées, et l’on s’attend à ce que l’arsenal soit ouvert le 1er janvier 1914.LUNDI : “ Un banquet national au Manitoba”, par M.Georges Pelletier.Questions économiques La raréfaction de» travailleurs ruraux est un fait dont on se plaint un peu gartout, et la main d'œuvre, y compris celle importée des vieux pays est impuissante à combler les vides.De plus, étant données les nécessités actuelles de l’existence, et l’insuffisance de l’offre des braa devant l’importance de la demande, cette main d’œuvre est d’un prix très élevé ; ce qui grève d’autant le prix de revient de nos produits agricoles.Un des moyens de parer à la crise, c’est de recourir à l'emploi des machines.L’avenir de notre agriculture, a-t-on dit, réside, pour une bonne part, dans l’utilisation des machines agricoles.En effet, les instruments agricoles perfectionnés nous procureront le moyen de remplacer les bras absents par le travail mécanique, souvent équivalent, toujours plus rapide que l’autre.En nous permettant d’abaisser le prix de revient de nos récoltes, ils contribueront à accroître les bénéfices nets de l’exploi-tatian et de combattre la cherté de la vie.k L’usage des machines agricoles a pris une assez grande extension depuis quelques années, surtout dans les plaintes de l’Ouest, où la culture du blé est très développée.Dans las grandes exploitations, les charrues et les semoirs mécaniques, les houes, simples ou multiples, les moisonneu-ses, ont depuis longtemps remplacé la main d’œuvre lente et coûteuse.Dans le vieil Ontario, les faucheuses, les faneuses, les rateaux, les moissonneuses-lieuses, les semoirs mécaniques, les distributeurs d’engrais, ne se comptent plus.L’intérieur de chaque ferme est même devenu une sorte de petite usine avec son moteur à essence pour la batteuse, la presse à fain ou à fourrage, le coupe-ensilage, la pompe d'aspiration.le concasseur, etc.Dans la province de Québec, seuls les instruments de récolte,— faucheuse, rateau, moissonneuse ou lieuse,— ont pris un peu d’extension.Les moteurs agricoles sont excore l’exception, et les machines qui rendent, à peu de frais, de si grands services y sont relativement rares.Cependant, on entend, ici comme ailleoJrs, les mêmes plaintes à propos de la rareté et de la cherté de la main d’œuvre.Ajoutons que, si les meilleurs enfants de nos campagnes s'en vont à la ville, bientôt nous aurons à gémir moins encore sur la petite quantité que sur les manques de qualité et les exigences des travailleurs disponibles à l’époque des travaux de la moisson.Les machines déjà fort utiles s’imposeront bientôt par la force des choses, Quand nos agriculteurs l’auront bien compris, nous les verrons se porter' én foule aux grandes expositions, dans le but de voir les machines et d’en étudier le fonctionnement.Au lieu de perdre son temps et son argent dans les bouges suspects qui l’attirent et le fascinent par des attractions grotesques et souvent immorales, notre bonne population rurale se portera d’instinct vers la section des machines ; et elle assistera avec empressement aux conférences et aux démonstrations pratiques qui en font connaître l’usage.Oh ! quand donc les organisateurs de ces Expositions se proposeront-ils avant tout, l’instruction et le développement Intellectuel de nos cultivateurs ?Ne comprennent-ils pas l’influence néfaste qu’il exercent sur les jeunes gens en faisant miroiter à leurs yeux tout ce que la ville a de plus séducteur ?En attendant, souhaitons que le matériel agricole s’améliore et se multiplie pour s’adapter aux exigences du travail, et que nos modestes fils de cultivateurs deviennent de plus en plus habiles dans la conduite de toutes sortes de machines.Souhaitons aussi que le prix de ces machines devienne de plus en plus abordable.lies petits comme les gros propriétaires les auront à de bonnes conditions en les faisant acheter par leur Coopérative au Comptoir Coopératif de Montréal.COOPERATEUR.Errol Bouchette M.Léon Gérin a consacré, dans les mémoires de la Société Royale, une bien attachante étude à Êrrol Bouchette, son ami de toujours.Ce sont des pages que nous voudrions reproduire en entier et dont nous recommandons vivement la lecture.Je n’ai, pour ma part, connu Bouchette que parses livres.Ils révèlent un esprit curieux et soucieux de tout ce qui intéresse le bien public, un patriote ardent et désireux d’aider son pays dans toute la mesure de ses forces.Bouchette s’était spécialisé dans les études économiques.Il a lancé des idées et formulé des projets qui mériteront à ses livres d’être lus et médités pour longtemps encore.La mort est venue l’enlever dans la pleine maturité de son talent.Nous remercions M.Léon Gérin d’avoir tracé de lui une image qui permettra à ceux qui l’admiraient déjà de le mieux connaître.0.H.M.GODFROY LANGLOIS PRETEND Que la province de Québec est au dernier rang des nations civilisées en matière d’instruction.Signale-t-on quelque imperfection dans notre système scolaire, qu’im-médiatement le monsieur triomphe bruyamment; il s’empare de ce fait pour justifier ses efforts constants tendant à rabaisser la province, et la montrer comme un des pays les plus arriérés; à l’entendre on dirait vraiment que partout ailleurs c’est la perfection qui règne, et que pour l’établir chez nous, il suffirait d’accepter certaines réformes chères à son coeur.Quand on se donne la peine d’aller au fond des choses et de puiser aux sources officielles de renseignements, on se rend compte qu’il en va autrement.griefs que l’on peut formuler avedi vérité contre l’école élémentaire rurale.” (p.51)—“Il est malheureusement vrai que le corps enseignant de cet Etat n’est pas satisfaisant.Aussi longtemps que l’on nourra dire que ] 30% des maîtres d’écoles rurales sont sans expérience, que 22% n’ont pas plus d’un an d’expérien- ! ce, que 21% seulement a eu l’équi- ; valent d’une éducation de “high- i school”, que 8 1-2% seulement a eu 1 un entraînement quelconcme d’éco- j le normale, et que 6% seulement détient un diplûrpe de collège d'une sorte quelconque, le corps enseignant restera non .satisfaisant, et aucun système efficace d'instruction ne sera possible dans les centres ruraux.Il n’est peut-être pas de pays au monde où l’on ait fait pour l’instruction des sacrifices pécuniaires aussi considérables qu’aux Etats-Unis; c’est de plus un pays neuf, dont les conditions rappellent un peu les nôtres avec cette différence qu’elles sont incomparablement plus favorables au point de vue rie la douceur du climat, de la densité et de la richesse de la population.Une petite incursion dans les documents officiels de quelques Etats va nous renseigner sur la situation qu’y occupe l’école.De plus, rappelons-nous que ce sont là les déclarations d’hommes officiels, entichés du système d’écoles neutres, gratuites et obligatoires, et disposés à farder les faits plutôt qu’à les montrer sous leur vrai jour.* * * Voyons le rapport du Missouri, année 1912: à la page 231, on nous apprend qu’un arrondissement comptant 111 enfants d’âge scolaire, a une inscription de 23 et une assistance moyenne de 9 1-2; et cet exemple est loin d’être unique.Dans tout l’Etat, l’assistance moyenne prise par rapport au nombre total des enfants en âge scolaire, est de moins de 25% dans 385 districts, de 25 à 50% dans 3,331, de 50 à 75% dans 4.184, et de plus de 75% dans 1,333.Si on évalue cette assistance moyenne en jours, on voit ipLelle varie de 42.6 à 110.4;’lar moyenne pour l’Etat est de 80.8 jours de classe par année.* * * Des témoignages semblables se j trouvent en grand nombre dans les | rapports des divers surintendants, j Us démontrent péremptoirement que si la perfection ne règne pas chez nous, elle est loin de régner ailleurs; et par suite on a tort de vouloir nous rabaisser en-dessous de tout le monde, parce que certaines lacunes existent dans notre système scolaire.Mais, répliquera M.Langlois, toujours pressé de prendre la tangente et incapable de discuter franchement lu question, le mal des uns ne guérit pas celui des autres, et c’est I le nôtre que nous voulons faire dis- i paraître.Oui, mais pour faire accepter vos remèdes de charlatan, vous commencez par prétendre que notre situation est lamentablement inférieure à celle des autres, que chez ceux-ci tout marche on ne peut mieux, et que leur écrasante supériorité est due à l’emploi des fameux moyens que vous préconisez, | Or, la vérité est que presque partout l’école présente des défectuo- j sites analogues aux nôtres, que là I où la situation est meilleure sans ! être parfaite, o’esl dû uniquement 1 au fait qu’il s’agit de régions riches ¦ et bien peuplées, qu’on ne saurait ! comparer à un pays agricole comme j le nôtre, au climat rude, à la popu- : lation pauvre et dispersée; c’est là ce qui dans tous le.s pays fait l.| grandé (Tifficulté de" l’école rurale.Ces faits montrent encore que la difficulté du progrès scolaire tient A la page 467, nous voyons que le commissaire Claxton déclare qu’il y a moins de 25% des enfants de la campagne aux Etats-Unis, complétant leur cours d’études.Et le rapport conclut que “la nation doit s’éveiller à la connaissance des besoins désespérés de l’école rurale.” Le même rapport, à la page 290, affirme; “Nous avons trop d’écoles construites aujourd’hui dans le pays, qui ne sont ni mieux aménagées ni plus modernes que celles bâties il y a 25 ans.” p.220—’’Chaque année, au Missouri, environ 3,000 nouveaux maîtres entrent à l’école.Les ceoles normales, l’Université d’Etat et les départements pédagogiques des collèges confèrent d es diplômes à moins de 700 personnes, y compris les gradués des cours élémentaires et avancés.De sorte que plus de 2,000 maîtres sans aucune formation commencent le travail chaque année.” Feuilletons un peu le rapport de l’Illinois, années 1908-40; à la page 11, nous lisons que,‘sur un total de 29,281 maîtres dans les écoles élémentaires, 2,055 sont diplômés d’école normale et 3,063 n’ont aucune expérience; sur 13.123 écoles, 1,016 sont insalubres; le.s écoles rurales ont une année scolaire de 98 jours en moyenne.Jetorte un coup d’oeil sur le rapport de l’Etat de New-York, année 1912: à la page 328, nous apprenons qu’en septembre 1911, 76,845 enfants, soit 12%, n’assistaient à l’école que la moitié de la journée, faute de locaux suffisants pour recevoir tout le monde simultanément; si un semblable état de choses existait à Montréal, on se demande quels épis de putois lancerai! notre dénigreur national.Une brochure intitulée “Rural School situation in Tennessee”, et publiée nar les soins du Département de l’Instruction Publique, contient les déclarations suivantes: (p.9)—“L’école rurale élémentaire a fait comparativement peu de progrès.Il est admis universellement que c’est le plus arriéré de tous nos agents éducationnels.Il es! vrai qu’un certain progrès a été fait.; mais il n'est pas besoin de discussion pour démontrer qu’elle ne «’est pas tenue à la hauteur des autres facteurs éducationnels et qu’aujourd’hui elle manque lamentablement d’efficacité et de vitalité.Ceci n’est pas vrai seulement au Tennessee, mais par tout le pays la meme plainte se fait entendre.L’école élémentaire rurale ne répond pas effectivement à ce qu’on attend d’elle; elle ne fonctionne fus d’une manière satisfaisante pour la vie rurale.La brièveté des termes scolaires, les pauvres salaires des maîtres et coniim conséquence le personnel enseignant inexpérimenté et sans préparation, l’inspection défectueuse.les conditions insalubres de l’école, la petitesse de l’arrondissement scolaire, l’isolement, ie cours d’études démodé, l’inefficacité générale, ce sont là autant de non seulement aux dispositions des i gens mais encore, et beaucoup, à f la nature des choses; par suite, j ceux qui prétendent résoudre le j problème scolaire par Je simple ) vote de quelques textes de loi, ou sont de mauvaise foi, ou bien connaissent fort peu de chose de la question sur laquelle ils font pro-fessieu de parler avec autorité.Ces faits montrent également que la gratuité, l’uniformité des livres et la contrainte scolaire sont impuissantes à réaliser le progrès de l’école: dans tous les Etats de la république voisine règne l’école gra-tuile; presque partout, sauf en quelques Etats du Sud, elle est obligatoire; et cependant nous voyons que là-bas l’école n’est pas plus fréquentée que chez nous, que .scs résultats sont médiocres, qu’elle se débat souvent dans une situation lamentable et presque sans issue.Ceux donc qui nous présentent la gratuité ,l’uniformité et la contrainte scolaire comme des panacées guérissant l’école de tous maux, feraient bien d’aller étudier ailleurs les effets de leurs remèdes chimériques.Elzéar BEAUPRE.- niW » m»i -— Un nouveau journal LES LIBERAUX FONDENT A MONTREAL LE “DAILY TELE-BRAPH” DONT LE BESOIN S’EST, DISENT-ILS, SOUDAINEMENT FAIT SENTIR.Le “Daily Telegraph”, journal libéral du soir, paraîtra bientôt à Montréal.Dans l’annonce qu’ils publient, les directeurs disent que des circonstance extraordinaires, dont l’histoire surprenante sera peut-être connue plus tard, ont nécessité la création hâtive d’une nouveau journal.Vingt-( inq mille personnes ont été privées d'un journal représentant leurs opinions politiques et c’est pour eux que.le nouveau journal se fonde.La compagnie demande ses lettres patentes avec un capital de $500,000.On ne connaît encore ni les propriétaires ni directeurs-rédacteurs, mais l’on pense que M.W.S.Fielding, qui était journaliste avant d’être ministre, reviendra à son ancienne profession.-1- Deux nouveaux élévateurs du gouvernemeut Ottawa, 28 — Les plans des nouveaux élévateurs, que le Gouvernement fera construire à Moose Jaw et Saskatoon, seront prêts à la fin de la semaine prochaine.Les soumissions seront ensuite demandées.Les nouveaux élévateurs contiendront environ trois à quatre millions de boisseaux et coûteront un million chaque.Us seront construits sous la surveillance de la Commission des Grains.Le Gouvernement B nommé comme inspecteur de ces nouveaux élévateurs et de tous ceux qu’il a l’intention de bâtir dans les prairies de l’Ouest ainsi que sur les côtes de la Baie d'Hudson, le professeur O.D.Howe, autre* fois de l’Université de Dalhousie. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 28 JUIN 1503 VOL.IV.— No.11S L’ARITHMETIQUE SIMPLIFIEE La merveilleuse découverte de M.Quinton.Les opérations les plus compliquées se font en quelques secondes 29eme Année POUVEZ-VOUS PLACER $5.PAR MOIS ?29eme PETITES ANNONCES Année situations vacantes M.René Quinton vient de faire à ¦ .iarde ou.de trillions) , il la Société d’abturopologie une com connaître 21 repère», leur munication sur de curieux procédés le diviseur correspondant de calcul qu’il a découverts et qui équivaut à retenir suffit de racine et ce qui I] 15 numéros de Prix et conditions pour convenir à toutes les bourses.10 pour cent comptant et $5 par mois vous assureront le contrôle absolu de u’importe quel terrain non vendu dan* les banlieues-jardins renommées des rives dn lac Saint-Louis 4 Strathmore, Dorval, Valois, Lakeside, Pointe-Claire _______ Double service de Diéixidt progressif Toutea le« améliorations de la ville sont actuellement installées par les municipalités : lumière é!ectrique.conduites d*eau, égoûts, etc.I>a Compagnie est actuellement à niveler les chemins et à faire des trottoirs en cimert.4s DU PIED ET PLUS chemin de fer Gares du C.P R .et du G.T.R , sur chaque propriété.Billets de joramutatioii ; 46 trains par jour.Les facilités actuelles de transport contribuent beaucoup à l'augmentation de la valeur de la propriété.Souvenez-vous de tout cela et agissez en conséquence.lui-m£me, a racine cubique de nwrrnettpnt*"d'ritectuer, en des temps téléphone environ.Ces repère» ne extraoixUnftirement courts, le» ex- sont d’ailleurs que les cubes, exacts tractions de racines le» plu» compli-! ou légèrement modinés, de certains , -ea nombres choisis à 1 avance.On sait qu’extraire la racine cubi- j Pour certains repères, la division nue d’un nombre, c'est- en trader 1 est remplacée par une multiplication, 2n second qui, multiplié 3 fois par ‘ ce qui simpüfie encore le ^c^ Ain-redonne le premier.Ainsi si pour le repère de 9.V11 64 est 4 par.e j (cube de 9) , on multiplie la diffè lue 4x4x4 égale 64.Il en est rsnce par 4.Par exemple soit à 3e même pour les racines carrée», extraire la racine cubique de 789, » effectuer .out , jpérations de» plus complexes, loti' : 789,6—729 égaie 60,6 - les et pénible» à effectuer par les g0,6 x 4 égale 242,4 océdés classiques.Aussi certains | D,où la raCine 9 242,4, la racine calculateurs qui parviennent, comm» (,xacte étant g 243,0.M.Quinton Inaudi, à faire de telles opération» pff^tue cette opération en 10 se->n quelques secondes, ont-ils té | con(]fïj alors Que Ift réglw A.calcul considérés jusqu’ici comme des b™' exige 25 seconfie» pwir donner un rédiges, et ils ont excité & la {o19 j suitat beaucoup iroins exact: 9 260.l’admiration des savants et des pro LA CROISSANCE NE PEUT ETRE ENRAYEE - MAISONS CONSTRUITES AU PRIX COUTANT.PAYABLE AU MOIS COMME LOYER.(No* bureaux-chef* sont fermé» 4 5 heures p.m., en juillet et août, et à 1 heure p.m.le samedi) Bureaux suceur sales Bur les propriété memes euverts tout le samedi après midi et toute la journée du dimanche.Nos automobiles rencon treat tous les trains, tous les jours à Strathmore.COMMANDES PAP.MALLE.—Attention spéciale aux derna-des venant de eltr,yen* d’en dehors de la vin*, si vous ne pouvez venir voir les propriétés nous ferons faire an choix par un expert et sauvegarderons vos intérêts sous tous les rapports.APPRENTIS demandes APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits^ positions assurées.S adresser: Modern Barber College, 62 Buul.f int-Laurent, Montréal._____________ AGENTS DEMANDES CONDITIONS SPECIALES offertes à agent solliciteur d'expérience dans la finance, l’immeuble ou l’assurance, pour placement de stock privilégié et commun, dans nouvelle émission d'agrandissement d’une grosse compagnie en opération.S'adresser par lettre ou par téléphone: The Beaver Stove & Machinery Co , Limited, Grand’Alère, à M.J.Savarin, ge rant commercial.ane».Des premiers * * résultats de calcul On comprend donnent les racines cubiques de nom- an8=é d^antbropo^ogie Vnd on j ^ ^ 0 POUR OENT TRIMESTRIELLEMENT Pour revenu stable et généreux achetez les Débentureê-Or-Preœière-Hypothèque du Mar-cil Trust, rapp rtant 6 pour cent, l’an, payable tous les trois mois Dénonîinations de $100.et multiples.29ième Année.Etablie 1805.Incorporée 1913.Capital p«yé $1,000.000.00.Réserve, $1,500,000.00.29eme MARCH.TRUST COMPANY LIMITED Tél.M.3791.Tons Depts.180 RUE SAINT IACQUES.MONTREAL Veuillez mailer livret 4 Actif Total, $3,000,000.NOM ADRESSE.(L.D.) 6 POUR CENT INTERET COMPOSE Avec Un Dollar vous ouvrez un compte de ‘‘Débenture-Or-Première - Hypothèque" (par la poste ou personnellement), rapportant l’intérét composé trimestriellement sur tout montant.Absolument garanti par première Hypothèque sur Immeubles do la Cité de Montréal et un actif de $3.000,000."Payez quand — et comme vous voulez*'.Année 29eme Année (e vit effectunr lui-même, avec une -apiditê stupéfiante, toutes les extractions qtl’on lui proposa.’ On demande, par exumule, à M.Quinton d’extraire la racine cubique de 558,865,368, et, en 15 secondes, il vépomi 823,5, la racine exacte étant 823 7 Dans cette opération, il bat la règle à calcul, ce m«rv6^ein^t | cependant tout naturellement par la d’extraire les racines de nombres qui soient des puissances parfaites, la méthode peut être encore simplifiée au point que le résultat s'obtient instantanément.Ainsi on demande à M.Quinbon la racine de 185 193, et, en une demi-seconde, il répond 57, chiffre exact.Cette rapidité étonnante s'explique trament, à la fois comme comme précision ; il faut en e.fet 2d secondes, avec la regie à calcul Mann hem,pour obtenir le résultat 825,0, moins exact que le précédent.Quant & la méthode classique, elle exige plus de 40 opérations et près d'un quart d’heure de calcul.Le procédé de M.Quinton est infiniment simple.Il ramène tout à nue soustraction et A une division.Dans le cas précédent, il suffit de considérer seulement les quatre premiers chiffre» du nombre donné, soit 558,8 ; on utilise alors un repère choisi parmi quelques nombres faciles à retenir, ici 511,8, et U n'y a plus qu’à effectuer la soustraction et in division suivantes : 558,8—511,8 égale 47 Division de 47 par 2 égale 23.5 Le nombre 8 étant la racine cubique de 512, dont le reoère, par la rcHTiodè dé Quinton, est 511,8.il suffit de placer ie chiffre 8 devant le nombre 23.5 ; on obtient ainsi °.23,5, qui est la racine cherchée.La méthode consiste donc à retrancher du nombre dont on doit extraire la racine le repère immédiatement inférieur et à diviser la différence par un chifre connu, spécial pour chaque repère.L’opération est si simple qu’un Viève de l’école primaire peut l’effec-‘.uer mentalement en quelques se-iondes.Pour toute la série des nombres (qu'il s’agisse de millions, de mil- simplicité du procédé de calcul dé couvert par M.Quinton.La première tranche de trois chiffres du nombre proposé donne d'abord instantanément le premier chiffre de la racine.Les repères à connaître sont les cubes des neuf premiers nombre 1-8-27-64-125-216-343-512-729.Dan» l’exemple qui précède 18'5 étant situé entre 125 et 212, c’est-à-dire entre les cubes de 5 et est 5.Le dernier chiffre du cube de 6.le premier chiffre de la racine donne ensuite immédiatement le deuxieme chiffre de la racine.Quand le dernier chiffre du cube se termine par .0-14-5-6-9, le dernier chiffre cie la racine est le même que le dernier chiffre du cube est 2-4-7-S, le dernier chiffre de la racine s’obtient en retranchant du nombre 10 le dernier chiffre du cube.Dans 1 exemple qui précède, le dernier chiffre du cube étant 3.le dernier chiffre de la racine est 7, puisque 10 3 égale 7.M.René Quinton a également donné à la Société d’anthropologie de» procédés aussi simples qui permettent d’extraire la racine cubique de nombres comptant jusqu’à 12 chiffres, et la racine cinquième de nombre se chiffrant par milliards.Il a encore montré comment on peut reconnaître, par la simple Inspection d’un nombre, s’il est ou non un cube parfait.Tous ces procédés ne demandent que quelques secondes pour effectuer le» opérations les plus compliquées.ASSEMBLEE GENERALE DES INSTITUTRICES Initiative t!e généreux médecins qui donneront leurs soins gratuitement aux institutrices, jeunes ou vieilles irocliAin, ii lev juil- aux Inst itutrices p.m.\n Monui nenbi lus presi •ript ions Orawsnay.Williams fiur son adversaire unioniste fut de 5,691.sion fit un rapport adverse aux ira vaux proposés, à cause des dommages subséquents aux propriétés situées en dessous du barrage.Le plan proposé aujourd’hui tend à éviter ces dommages.Le coût approximatif du barrage et de tous les travaux qu’il nécessitera sera de $3,500,000.et ont été traosportés à l’bèf itnl de cette ville.Un Grec, du nom de Steve La-dos est le seul homme tué.1/accident est arrivé à 500 pieds à l’est de la gare.Woodsville.Le train, allait à une grande vitesse et une courbe très inclinée empêcha le mécanicien de voir l’autre locomotive.Lamoureux-Fraser Lê mardi 17 juin avait lieu à Outremont le mariage de Mlle Berthe Lamoureux avec M.Alexandre Fraser, ingénieur civil, de Québec.M.Jos Lamoureux conduisait sa fille et le Dr Théodule Bruneau servait de témoin à M.Fraser.Ea mariée portait un costume blanc et noir, chapeau blanc et noir, garni de dentelle et de roses.Son bouquet était fait de roses blanches et de muguets.L’orgue était tenue par M.Ernest Langlois, et de splendides morceaux de circonstance furent rendus par Mme Michot-Plamondon, M.Plamondon et M.Mendoza Langlois.Après le mariage, il y eut courte réception chez le père de la mariée, les époux devant prendre le train à 8 h.45.L’on sabla le champagne à la santé de l’heureux couple, puis la jeune épousée ayant distribué son bouquet, entre toutes ses amies, on se rendit à la gare.M.et Mme Fraser seront de retour dans deux semaines.Us emportent les vœux de bonheur de tous ceux qui les connaissent.La situation sera aggravée d'autant.* # * ASQUITH JUGE EN CHEF (?) (Service particulier) New-York, 28.— Un câble de Londres dit que le premier ministre Asquith accepterait la position de juge en chef.Il y a quelques jours sir Rufus Isaacs était désigné par la rumeur comme devant accepter ce poste.Cette nomination de la part d’Asquith aurait été fortement critiquée à cause de la participation de Rufus aux derniers scandales Marconi.A l’École Normale Jacques-Cartier Les examens préliminaires pour l’admission des nouveaux élèves 5 l’école Normale Jacques-Cartier, auront lieu mardi, le 1er juillet, à 10 ! matin.ures du Le Sou de la Pensée Française Demain, dans plusieurs paroisses de la province, des demoiselles offriront, au sortir des messes, des pensées-souvenirs on échange d’une obole pour le Sou de la Pensée Française, afin de permettre à tous les Canadiens-français de contribuer à l’oeuvre de la défense de notre langue dans l’Ontario.Cette initiative prise par des entreprises régionales, a reçu l’assentiment du Comité de Montréal, qui se tient à la disposition de toutes les autrea paroisses qui voudraient organiser une collecte.Le Comité fera parvenir sur demande, des tirelires et des Pensées-Souvenirs.Qu’on se hâte, car la souscription se fermera bientôt.Le Comité est à classer les rapports des différents endroits ml s’est faite une collecte 1" 24 juin et un état détaillé sera publié ees jours-ci.Partout le succès a été magnifique.Parmi les dernières souscriptions reçues, mentionnons celle do la '‘Patrie” au montant de $25.00, [g " 1 ” Le commissaire Latulippe a tenu hier après-midi une enquête sur le feu de la manufacture Sarrazin qui a causé la mort de quatre pompiers.Le premier témoin entendu est le capitaine Patrick O’Reilley du poste No 20.A son arrivée, le feu "qui avait originé dans la ruelle faisait rage.L’édifice, d’après le capitaine O’Reilly, était de première classe et n’offrait aucun danger.Il n’a rencontré personne dans la ruelle.M.Joseph Martinelli maitre-char-retier à l’emploi de M.Sarazin et domicilié au No 81 rue Williams est peut-être le principal témoin.A 6 heures et demie du matin, en se rendant à son écurie par la ruelle, il découvrit l’incendie dans un tas de ripes près d’une des portes du moulin et il essaya de l’éteindre.Marti-nelli déclare que vers 6 heures et demie il a rencontré un employé de la City Ice, mais celui-ci ne fumait pas.Le chef Tremblât, interrogé, certifie que le feu ne peut pas être dû à la négligence des employés.Celui qui a mis le feu ne peut être autre qu’un passant qui par imprudence aurait jeté une allumette ou un cigare dans le tas de ripes.Le commissaire Latulippe demande alors au chef Tremblay s’il ne devrait pas y avoir une loi forçant les propriétaires de manufactures d’avoir un gardien de jour.D’apres le chef, un gardien n’est pas nécessairement un bon *noyen de prévenir l’incendie.D’après lui, un aspersoir automatique est ce qu’on peut trouver de plus efficace.Interrogé sur la pression de l’eau, le chef répond que la Montreal Water Power, d’après son contrat, doit être capable d’alimenter trois jets d’eau à une hauteur de 65 pieds.Lors de l’incendie, aucun jet ne pouvait atteindre la corniche du deuxième.“Si les jets d’eau avaient été puissants on n’aurait pas eu à enregistrer la mort de quatre pompiers et de si grandes pertes” a déclaré le chef.Puis poursuivant: “On aurait pu travailler là trc«is quarts d’heure sans danger, dit-il, si l’eau avait été suffisante.” M.Siccard, gardien de nuit, qui a fait sa dernière tournée à 5 heures, déclare que les portes de moulin fermaient juste.Les pertes de M.Sarrazin s’élèvent de $35,000 à $40,000 et les assurances sont de $35,000.Après l’audition de ces témoins le commissaire Latulippe déclare que l’incendie est du soit à nn fumeur imprudent, soit à la négligence des employés.LJ enquête sur les incendies A la page 7 la grande annonce de notre remarquable vente de soies et d'étoffes à robes.Nous y avons de magnifiques occasions qui ne manqueront pas de vous intéresser.0.GAGNON & CIE Magasin à Rayons Angle Saint-Laurant et Dorchester ET LINGE DE MAISON 1000 draps de Jits, 2 12 verges de long, faits en très bon coton anglais blanc, ourlés, prêts à mettre sur le lit, régulier 90c.En vente à .75^ 500 taies d’oreillers en beau coton blanc, fini toile, bord fait à brin tiré, régulier 25c chaque.En vente à.10uveaux pompiers, comme le constate un rapport fait hier par le chef Tremblay aux commissaires.D3B 115206
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