Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 30 septembre 1985
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 1985-09-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
%iir (p^ 394, Laurwr outst.Montreal 273-2484 LXXVI — No 226 Ensoleillé avec passages nuageux Max : 20 (détail page 15) Montréal, lundi 30 septembre 1985 evteneur de Monlteai métropolitain bO cents Cote-Nord Gaspesie Toronto, Nouveau-BrunswicK 60 cents 45 CENTS La conjoncture favorise encore les libéraux Une analyse de JEAN-CLAUDE LECLERC Que les élections générales aient lieu cet automne ou, moins probablement, au printemps prochain, seulement deux forces seront sérieusement dans la lutte : le Parti libéral du Québec (PLQ) — plus que son chef, Robert Bourassa — et le premier ministre, Pierre-Marc Johnson, plus que le Parti québécois (PQ).Les tiers partis ne semblent pas, malgré l’incertitude rhp7 Ips ^îpptpiirs Robert Bourassa avoir grand chance de prendre pied à l’Assemblée nationale, ni de provoquer de déséquilibre sur l’échiquier politique, Kn courtisant les milieux d’affaires, en suspendant son option constitutionnelle, le PQ s’est rapproché de milieux qu’il a longtemps effrayés : P,-M, Johnson empêchera, au moins le temps d’une élection, l’émergence de quelque Parti conservateur.Mais à peu de temps de cette bataille à deux, l’alignement des forces laisse peu de doute sur l’issue du scrutin.Le PLQ jouit d’une supériorité qui apparaît écrasante.Seule une campagne exceptionnelle de la part du nouveau chef du PQ pourra épargner au parti le retour à une pré.sence symbolique à l’Assemblée nationale.Le PLQ surpasse actuellement le PQ par le nombre de membres inscrits au parti, par la richesse de la caisse électorale, par les travaux préparatoires au programme de la prochaine campagne.La popularité du PLQ ne fléchit guère, non plus, malgré le passé de Robert Bourassa et la jeunesse du chef pé-quiste qui lui fait face.Les sondages les plus récents confirment l'avance du PLQ dans la faveur populaire ainsi que l’impopularité persistante du gouvernement péquiste, même après le départ de René Lévesque et la mise en suspens de l’option du parti.La marge qui séparait le PQdu PLQ s’est quelque peu rétrécie.De plus de 40 points en 1983 et 1984, elle serait tombée à 20 ces derniers moi.s, voire à la moitié s’il faut en croire un sondage privé du PQ.Un parti peut prendre le pouvoir en obtenant moins de votes que son adversaire, mais la distance ne doit pas être trop grande.Des courants sociaux nouveaux qui cherchent à s’imposer au Québec, féminisme, jeunes, mouvement écologiste, communautés culturelles, organismes à vocation internatio-Voir page 10; Les libéraux LES CINQ AUTRES ASPIRANTS SE RALLIENT AU SUCCESSEUR DE LÉVESQUE Johnson obtient 58.7% des suffrages GILLES LESAGE M.Pierre Marc Johnson a été élu hier soir, au suffrage universel des membres, président du Parti québécois, succédant ainsi à M.René Lévesque, qui a fondé ce parti il y a 17 ans.M.Johnson a obtenu 58.7 % des suffrages exprimés, devançant facilement ses deux principaux concurrents, soit Mme Pauline Marois, qui a récolté 19.7 % des votes, et M.Jean Garon, qui en a eu 16.2 %.Le partage s’est fait sensiblement de la manière que le prévoyaient les plus récents sondages.Les’ trois autres aspirants se sont partagés un peu plus de 5 % des suffrages péquistes; M.Guy Bertrand, 2.8%; Mme Francine Lalonde, 1.5 %; M.Luc Gagnon, 1.1 %.Les cinq candidats défaits, au premier chef Mme Marois et M.Garon, se sont ralliés à leur nouveau chef, quatre d’entre eux le faisant devant les caméras de la télévision et plusieurs centaines de partisans, à l’aréna Maurice-Richard où avait lieu le dévoilement des résultats.Seul M.Bertrand manquait à l’appel.mais il a fait tenir à M.Johnson un message de ralliement personnel, 'l'outefois, un groupe de sympathisants de l’avocat indépendantiste de Québec ont fait savoir qu’ils ne pouvaient se rallier à celui qu’ils identifient au Parti conservateur.Dans quelques jours, au plus tard jeudi, 17 ans après la mort de son père, Daniel, le ministre de la Justice et délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes sera appelé à prendre la direction du gouvernement Voir page 10: Johnson Bertrand, Guy.2.733 2.8% Gagnon, Luc 1,046 1.1 % Garon, Jean 15.730 16.2% Johnson, P M .56,925 SB.7% Lalonde, Francine 1,484 1.5% Marois, Pauline .19,471 19.7% Johnson invite les Québécois à « sortir Bourassa du décor » PIERRE O'NEILL Nouveau chef élu du Parti québé cois, Pierre-Marc Johnson a invité hier les Québécois à regarder vers l’avenir et « sortir du décor » Robert Bourassa, pour empêcher le recul du Québec.Dans un discours à saveur électorale, M.lohnson a accusé le chef du PL(} de mentir aux Québécois, en leur laissant croire qu’il est possible de diminuer les impôts et les emprunts tout en augmentant les services.« L’état ne paye rien, il distribue les factures et il faut nous assu rer que nous puissions payer la facture de ce progrès, par l'enrechis-sement économique.Le Québec que je veux construire, uni et rassemblé, c’est un Québec de franchise ».Dans une brève allusion au dis cours d’adieu prononcé vendredi .soir par le fondateur du parti, M.Lévesque, le nouveau chef s’est engagé à revaloriser le grand héritage démocratique qui lui a été légué et surtout à « garder la maison propre ».Puis, il a ajouté: « 11 nous faut maintenant bâtir, en poursuivant notre affirmation culturelle sur ce territoire que nous de\ on,s de plus en plus prendre po.s.se.ssion et modifier, s'il le faut nos institutions démocratiques pour (]u'elles se di.stinguent du continent ».Parlant en anglais, en italien, en 1‘spagnol et en grecqiu', M.lohnson a rap|H‘lé que le Parti québécois e.st at-tai lié non seulement à la culture de la majorité, mais également à toutes les cultures qui habitent le Québec.« Il faut valoriser rharmonie entre les groupes et la solidarité de tout le peuple du Québec ».Rendant hommage à tous .ses concurrents dans cette course, y incluant les deux plus récalcitrants, .lean Garon et Guy Bertrand, le président du Parti québécois s’est engagé encore à tenir compte des principales préoccupations exprimées dans celte cour.se par les candidats, notamment, la place des jeunes et des femmes, l’écologie, la recherche de l’excellence et l’environnement.Mais le discours du nouveau leader péipiiste a surtout donné le ton Voir page 10: Discours L’éditorial de Jean-Louis ROY — Page 8 Résultats complets du scrutin — page 4 Les candidats défaits se rallient s — page 2 GRANDE-BRETAGNE Week-end d’émeutes à Brixton LONDRKS (AP, AFP, Reuter) -De nouveaux affrontements ont éclaté, hier soir à Brixton, en banlieue de Londres, entre jeunes Antillais et forces de l’ordre, mettant un terme à un week-end de violences déclenchées par une bavure policière.Il s’agit des plus graves incidents violents depuis quatre ans dans la région de Londres, et de la seconde flambée de violences ce mois-ci en Grande-Bretagne.Les incidents de Brixton ont éclaté samedi après une journée de tension engendrée par une « tragique erreur », selon les mots mêmes de Scotland Yard.Un policier a grièvement blessé d’une balle dans la colonne vertébrale une habitante noire du quartier, mère de six enfants, quelques secondes seulement après avoir fait irruption à son domicile, à la recherche de l’un de .ses fils soupçonné d’avoir participé à une attaque à main armée.Hier, les médecins indiquaient que la victime, Mme Cherry Groce, 38 ans, risquait de demeurer paralysée pour le restant de ses jours.Kn dépit des excuses de la police et de l’annonce immédiate de l’ouverture d’une enquête officielle, environ 300 jeunes, antillais pour la plupart, se .sont progressivement massés dans les rues avant de bombarder le commissariat local de cocktails Molotov et de pierres, peu avant la tombée de la nuit, samedi.Pendant plusieurs heures, dans la nuit de samedi à hier, ils ont affronté les forces de l’ordre en tenue antiémeute dépêchées en grand nombre sur place.Les émeutiers les ont soumis à un tir nourri de projectiles divers, encouragés de la voix par certains habitants du haut de leurs fenêtres.Ils ont érigé des barricades et incendié plusieurs dizaines de voitures, dont des fourgons de police.Ils ont également incendié des immeubles, dont un bureau de poste, et pillé des magasins.Les pompiers ont fait savoir que leurs camions avaient essuyé des jets de pierres de la part des jeunes émeutiers lorsqu’ils sont entrés à Brixton pour éteindre les incendies.Plusieurs journalistes ont été frappés alors qu’ils tentaient de téléphoner leurs articles à leurs rédactions.Brixton a été le théâtre de nou- veaux désordres hier soir alors que des policiers de la brigade antiémeute intervenaient pour disperser des jeunes qui avaient incendié une voiture.Cinquante policiers environ, munis de casques et de boucliers, ont chargé quelques 200 manifestants, après que la voilure enflammée eut été placée en travers d’une des rues du quartier.L’émeute a fait au total 53 blessés, dont 16 poUciers et deux journalistes.Une douzaine de boutiques et 55 véhicules ont été détruits, et Scotland Yard annonce avoir procédé à l’arrestation de 149 personnes.Cette soudaine flambée de violence a confirmé les pires craintes du gouvernement britannique qui soulignait, voici 15 jours, les dangers d’explosions sociales dans les banlieues à forte population immigrée des grandes villes industrielles.Le ministre de l’Intérieur, M.Douglas Hurd, avait notamment recommandé à la police d’être sur ses gardes après des émeutes particulièrement brutales qui avaient fait deux morts, une cinquantaine de blessés et des millions de livres de dommages à Birmingham, les 9 et 10 Voir page 10; Émeutes .>5 la puissance „ DE - LOGO : la puissance DE dBASE .’àïïZ ¦ — Photo AP Des émeutiers ont incendie, dans la nuit de samedi à hier, de nombreux immeubles de Brixton, en banlieue sud de Londres.Cinquante-trois personnes ont été blessées, dont 16 policiers.ACTIONS RÉA DES BLUE CHIPS L abondance des émissions de nouveaux titres RÉA peut laisser plusieurs contribuables perplexes En solution de rechange, sept grandes compagnies permettent aux investisseurs d’effectuer des versements au comptant.Page 11 OIR lÉUREL LA PUBLICITÉ À RADIO-QUÉBEC La récente décision du CRTC de permettre à Radio-Québec de diffuser de la publicité lors de « pauses naturelles » ne fait pas l’unanimité.Les réalisateurs de R -Q., contraints d'inclure des pauses pour diffuser de la publicité, s’inquiètent du respect du mandat de Radio-Québec.Page 18 Diffuseur en librairie et en boutique informatique (514) 273-1653 5253, avenue du Parc, bureau 425 1 -800-361 -9852 Montréal (Québec) H2V 4P2 =coMPtm : L’INFORMA C’EST LA LIRE M Le Devoir, lundi 30 septembre 1985 PIERRE-MARC JOHNSON, NOUVEAU PRÉSIDENT DU PO (Q Lévesque a démissionné de son poste de député NORMAN DELISLE MONTRKAL (PC) - Le premier ministre René Lévesque a démissionné de son poste de député de 'l’aillon dimanche.Dans un télégramme qu’il a fait parvenir au président de l'Assemblée nationale Richard Guay, M.Lévesque annonce qu’il abandonne « à regret » son siège.\u sujet de la fonction de député, .M Léve.sque écrit: « .le persiste à croire ijue c’est le rôle le plus prestigieux.'Foute autre fonction n’est que de la régie interne ».L'ancien déinité sollicite la clémence de ses électeurs de la Rive-Sud pour avoir été souvent « éloigné du comté » par la nature de ses fonctions de premier ministre.Il leur demande de ne pas lui « en tenir rigueur ».M Lévesijue remercie également ceux (jui lui ont permis de « remplir sa tâche le moins mal possible » à r.Assemblée nationale.La loi exige (lu’un député qui démissionne par lettre fasse contresigner le document par deux autres membres de l’Assemblée nationale.Dans ce cas-ci, ce sont les députés Guy 'Fardif (Créma-zie) et Yves Bérubé (Matane) qui l’ont fait.'Fous deux sont ministres.La carrière de M.Lévesque comme déjiuté a commencé en 1900 lorsqu’il a été élu comme candidat libéral dans le comté de Laurier au scrutin du ‘22 juin.M.Lévesque l'avait emporté de justesse par à (leine 100 voix, car l’I'nion nationale avait confondu les électeurs en présentant un candidat indépendant portant lui au.ssi le nom de René Léve.sque.Il a\ ait drainé suffisamment de votes pour menacer la vedette libérale.\I Lévesque avait été réélu comme libéral à l'élection du 14 no\ embre 1902, toujours dans Laurier.\u scrutin du .ï juin 1960, M.Lé-\e.s(|ue était réélu pour la troisième fois, même si le Parti libéral perdait aux mains de FDnion nationale de Daniel .lohn-son.Il abandonnait toutefois cette formation politique en 1907 et siégeait comme indépendant.Il fondait le Parti (juébécois en 1908 et se portait candidat pé-quiste, toujours dans Laurier, au scrutin du 29 avril 1970.'Foutefois, il était battu par le libéral André Marchand grâce surtout à l'appui massif (jue les Néo-Québécois, principalement d’origine giecque, donnaient au Parti libéral.Même déveine au scrutin du 29 octobre 197,‘l où le chef péquiste cédait par à peine 200 voix dans le comté de Dorion contre le libéral .\lfred Bos.sé 'Foutefoi.s, en 1970, M.Lévesque sollicitait l’appui des électeurs de la Rive-Sud de Montréal dans le comté de 'Faillon, qui corre.spond à la Mlle de Longueuil.Il est élu triomphalement par plus de 10,000 VOIX, tout comme la formation po-lilKjue (ju’il dirige.Le Parti québécois est au pouvoir et le député de Faillon devient premier ministre Ln 1981.\I Léves(|ueest réélu a\ec une autre forte majorité dans 'Faillon, défaisant le président du Parti libéral Larry Wilson Photo CP Tous les candidats à la présidence du Parti québécois se sont ralliés au gagnant, M.Pierre Marc Johnson.Johnson: « Bourassa est le Turner de la politique québécoise » MARIE-AGNÈS THELLIER MON'FRÉAL - M.Pierre-Marc .lohnson estime que M.Robert Bourassa est le «John Turner» de la politique au Québec puisque le chef du Parti libéral du Québec est lui-aussi resté éloigné des affaires publiques pendant neuf ans.Aussi le nouveau chef du PQ ne s'inquiète pas outre mesure du précédent «Turner», c’est-à-dire du cuisant échec électoral subi par le tout nouveau chef du Parti libéral du Canada lors de la dernière élection fédérale.11 a ajouté que le PQ représente un meilleur avenir pour le Québec que le Parti libéral et que le Québec de 198.'j ne peut absolument plus être gouverné comme le Québec d’il y a dix ans.Lors d'une conférence de presse tenue quelques minutes après que sa victoire ait été proclamée,M.Johnson s’est dit très satisfait des résultats.Il considère comme «phénoménal» le vote de 93,000 personnes, c’est-à-dire des deux-tiers des membres en règle.Il ajoute que ses 60% d’appui valent beaucoup plus que les 7‘2% d'appui à Robert Bourassa par seulement 2,.")00 délégués au dernier congrès au leadership libéral.«Je me sens très bien appuyé par les militants», a déclaré M.Johnson au terme d’une «très belle journée».Hier soir, M.lohn.son n’a pas voulu réjiondre aux questions touchant ses premières décisions comme premier ministre, puisqu’il n'est pas encore assermenté.Il compte rencontrer M.René Léve.sque dans les prochaines 48 heures et il se déclare à la disposition de M.Lévesque pour discuter des modalités de transition.Le nouveau président du PQ n’a pas été surpris par la lettre de démission de M.Lévesque comme député de 'Faillon.«Je savais depuis quelques semaines son intention de démissionner et ce n’est pas une surprise», a précisé M.Johnson.«Je ne sais pas s’il était à Montréal», a-t-il simplement répondu à la journaliste qui évoquait sa possible déception de n’avoir pas reçu de télégramme de félicitations de M.Lévesque, à l’exemple de celui reçu de M.Bernard Landry sur la scène de l’aréna Maurice-Richard.Le futur premier ministre n’a pas voulu non plus révéler quelles places auront M.Jean Garon et Mme Pauline M arois dans son nouveau cabinet, ni si des personnalités non-élues .seront invitées au conseil des ministres, Il faudra attendre son assermentation.M.,1 ohnson «croit que le PQ aura une brochette de candidats intéressants» lors des prochains élections II y en aura «un certain nombre» dit-il prudemment.Mais «on s’en parlera (jiiand ce sera le temps»., 1 ,e nouveau président du PQ a ren- contré brièvement l’exécutif national du parti juste après son élection.Une autre rencontre est prévue prochainement.Le PQ devra faire une campagne de financement pour financer les dépenses des prochaines élections, recommit M.Johnson car «on n’a pas $,0 millions» (somme qu’ont les libéraux).l'infin, M.Johnson considère que le PQ est «complet» même sans ceux des orthodoxes qui ont choisi de ne pas rentrer au bercail.Il estime que le PQ est vigoureux et qu’il a conservé une complicité remarquable avec la population.Il signale aussi que certains «orthodoxes» ont été ses ardents supporters.Pour les militants, « l’homme de la situation » CAROLE BEAULIEU Homme de la situation.Idéaliste pratique.Gouvernant réaliste tranquille.Tels sont quelques-uns des qualificatifs employés hier par les militants du Parti québécois pour décrire celui qu’ils venaient d’élire, par une imposante majorité, chef de leur parti.« L’homme ne se dit ni de droite ni de gauche », expliquait M.Doris Lussier.« Il est à l’écoute de la réalité.Dans tous les pays du monde c’est comme ça aujourd’hui.Ainsi, voyez en Prance, un gouvernement socialiste prend parfois des mesures de droite».Selon M.Doris Lussier, le nouveau chef du Parti québécois s'inscrit dans la lignée de ses chefs de gouvernement « plus idéalistes qu’idéologues », élus récemment dans les pays industrialcsés.De même, selon M.Claude Morin, celui que les Québécois auront nommé le père de l’étapisme, Pierre-Marc Johnson correspond à un moment historique du Québec.« Il n’au-rait pas été élu il y a 10 ans.Peut-être pas dans 10 ans non plus.Mais maintenant, c’est définitivement l’homme de la situation.» Peu surpris de cette victoire dont ils étaient déjà convaincus depuis le tout début de la campagne, les militants du Parti ont surtout in.sisté hier sur la victoire oue cette course au leadership unique en son genre aura conféré au Parti (juébécois.Certains, comme M.Morin, n’ont pas manqué de faire remarquer que M.lohnson a remporté la victoire dans toutes les régions du Québec, ce (jui en fait un chef véritablement national.Seuls les comtés de M.Jean Garon et de Mme Marois lui ont échappé.M, .lohnson, a déclaré hier soir le minLstre Michel Clair, a reçu un « appui massif » de la base alors que ses deux plus proches adversaires, M.Garon et Mme .Marois, ont reçu des « appuis significatifs ».Selon les députés Michel Clair, Guy 'Fardif et Robert Dean, cette campagne à la direction du Parti québécois a constitué un bon exercice organisationnel pour le Parti.Mlle lui a permis, ont-ils préci.sé, de remobiliser sa base et de renouveler ses idées tout en préparant .ses thèmes pour la prochaine campagne.Selon la présidente du Parti, Mme Nadia .A.ssimopoulos, l’expérience du scrutin universel des membres s’avère concluante et constitue certainement l’un des grands acquis de cette campagne à la direction.Même les adversaires d’hier .se disaient heureux de la victoire de Pierre-Marc .lohn.son.Arborant toujours le foulard aux couleurs de Mme Pauline Marois, M.lohn Hooley, seul militant anglo- phone du Parti québécois du comté de Saint-Louis, se disait satisfait du renouveau que cette campagne pourra apporter au Parti.Ce parti qui.Il le souhaite, enpêchera le « dé-sa.stre Bouras.sa de refrapper le Québec ».Pour certains, la décision n’en aura toutefois pas été moins difficile.« .l’ai hésité longtemps entre Mme Marois et M, Johnson », racontait hier soir Michel Breault, un jeune de 20 ans qui allait finalement devenir le directeur de campagne de M.Johnson dans le comté de .loliette.« .l’ai finalement décidé en faveur de M.lohnson parce que je croyais qu’il avait plus de chance de battre Ro-tiert Boura.s.sa.» Selon M.Breault, le Parti québécois a encore des chances de défaire le Parti libéral du Québec, même si, convient-il, « c’e.st difficile à 20 ans de militer pour un parti au pouvoir».Cette course à la direction aura aussi con.sacré la place importante des femmes dans le Parti québécois, a déclaré hier la coordonnatrice du comité d’action politique des femmes du Parti québécois, Mme Chantal Malien, Selon Mme Malien, le Parti s’est donné un chef « .sensible à la que.stion des femmes » et (jui a pris plusieurs engagements vis-à-vis la famille et la place des femmes dans la société québécoi.se.Les libéraux fédéraux se méfient plus de Johnson que de Lévesque (l'F'FAW'A (PC) — Les libéraux fédéraux se méfient encore plus de Pierre Marc Johnson que de René Léve.sque tandis que du côté gouvernemental, les conservateurs le voient comme un homme de compromis.Le déinité libéral de St-Mau-nee, M, .lean Chrétien, a déclaré (pie Pierre Marc Johnson est le [irototype de Fambiguilé.Le Parti (jiiébécois est toujours hypothé-28®^ 2680 ,4181863 Vous pouvez maintenant tirer profit de ce placement simple et sûr sans vous déplacer Pour acheter un certificat de dépôt garanti à la Fiducie du Québec, un appel téléphonique suffit La succursale enregistrera votre transaction et vous fera parvenir vos certificats par la poste Donc, pas d'attente, pas de perte de temps.C'est simple, rapide et efficace Sans intérêts payés annuellement Dépôt initial minimum 1000 $ Dépôts subséquents 500 $ Renseignez-vous davantage en communiquant avec l'un de nos conseillers Et rappelez vous que la Fiducie du Québec peut aussi vous aider en matière de financement, de services fiduciaires et de placements Fiducie du Québec Le rendement, c'est important; le service l'est tout autant.Taux sujets à changement Institution inscrite à la Régie de l'Assurance dépùts du Québec desjardins § ^ Le Devoir, lundi 30 septembre 1985 FEMININ PLURIEL Quatre femmes habitent dé|à les petites chambres-cellules du premier étage de l'Institut Pinel.Une unité spéciale à Pinel De plus en plus de femmes ont recours à la violence Dr Renée Roy CAROLE BEAULIEU EI.LKS tuent à -10 ans « des maris qui les battent », à 30 des enfants « qu’elles veulent sauver du pire », à 25 « une mère doni elles ont peur».Les femmes qui ont recours à la violence tuent rarement des inconnus, toutes les études américaines s’entendent là de,ssus.C’est contre la famille (jue leur violence s’exprime.\u Québec, comme ailleurs, des cours de j ustice les ont acquittés pour « aliénation mentale ».(.’lassées « schyzophrène » ou « personnalité anti-sociale » elles sont allés gro.ssir les rangs des bénéficiaires des établissements psychiatriques après avoir, quelques jours durant, tait la manchette des journaux.Kt leur nombre, dit-on, augmente.Mais on ignore encore tout d’elles, y compris le traitement qu’elles reçoivent gement WPWr aB d’alinéa- tion.« Nous n’avons pas de données préci.ses sur la question.Nous ne savons même pas s’il y a séritablement un plus grand nombre de cas ou si on en parle tout simplement plus », ex-plKjue le docteur Renée Roy, psychiatre attachée à l’Institut l'inêl de Montréal, un hôpital .sécuritaire de l’est de la métropole.Cette situation pourrait toutefois bientôt changer.I.’ln.stitut Pinel a en effet décidé celte année, à la demande du Conseil régional de .Montréal, d’ouvrir une première unité psychiatrique sécuritaire réservée aux femmes qui pré.sentent un « comportement violent, dangereux ou criminel ».De telles unités existent aux Ktats-L'ms depuis trois ou quatre ans.(juatre bénéficiaires séjournent à celle de Pinel depuis le 1(5 seplemltre.On compte en accueillir 20d’ici deux ans.« Il y a un besoin, explique M Kéjean Iluot, le coordonnateur de la nouvelle unité.Aussi bien à la prison Tanguay que dans les hôpitaux on n’a-vait (las les ressources pour traiter certaines femmes.» L’équipe de Pinel est formée aussi bien d’éducateurs et d’infirmières qu>“ d’une psychologue, d'une crimininolgue el d’une psychiatre.Des chercheurs de l’Institut Pinel estiment, dans une étude publiée en a\Til dernier, que les femmes présentant des comportements agre.ssifs « sont différentes de leurs homologues masculins ».Ils s’iiKjuiètent du fait qu’elles .sont parfois « rejetées par le personnel soignant qui réprouve le geste qu’elles ont posé ».La nouvelle unité de Pinel n’ac-cueillera pas toutes les détenues présentant des comportements violents, explique le docteur Renée Koy, « seulement celles chez qui le comportement agressif découle d’une pathologie psychiatrique ».L’unité pourra aussi accueillir des patientes n’ayant pas de dossier criminel.L’équipe espère à moyen terme développer un réseau de psychiatrie légale pour femmes incluant des services externes de consultation et d’évaluation.Attachée à la nouvelle unité, le docteur Renée Roy qualifie sa pratique d’humaniste, plutôt que de féministe.« Bien sûr qu’il faut tenir compte de toutes les pression.s, sociales ou autres, qui s’exercent sur l’individu.Pela vaut aussi bien pour les hommes que pour les femmes ».Une étude réalisée par les chercheurs de Pinel indique que 29 Québécoises ont été aquittées pour aliénation mentale aux cours des années 1973,1974 et 1975.Ces femmes n’ont par la suite été traitées « qu’à l’aide d’une médication », et « n’ont bénéficié d’aucune autre forme d’intervention et que les rencontres avec les psychiatres avaient simplement pour objectif d’ajuster la médication».Une seule a bénéficié d’une psychothérapie.Les auteurs s’inquiètent de l’absence d’aide psychothérapeutique en présence de maladies aussi graves.« Les dossiers médicaux, écrivent-ils, mentionnent à peine les données relatives au milieu de vie, ainsi qu’au contexte social el familial dans lequel les sujets ont vécu ».Dix ans après leur délit, la majorité (le ces femmes ont été libérées.Deux sont encore à l’hôpital.Certaines vivent dans des foyers de groupes.Deux se sont suicidées.Six des dix qui avaient commis des homicides ont tenté de mettre fin à leur jour.Rejointes, dix ans après, une douzaine ont récemment dit « vouloir oublier cette période de leur vie».Parmi ces '29 jugées « aliénées », le taux de récidive criminelle a été d’à peine 10%.Les auteures estiment toutefois que ces femmes récidiveraient « SI elles se retrouvaient dans une situation familiale Identique à celle (jui les a incitées à commettre leur délit ».Ces femmes formaient, lors du délit, une population sans emploi et assez peu scolarisée.Une seule avait terminé une éducation secondaire.Près de la moitié n’avait jamais été hospitalisée auparavant pour des problèmes psychiatriques.Outre celles qui ont commis des homicides ou des tentatives de meurtre, cimj ont été accu.sés d'in-cendiat et une de voie de faits.Les autres étaient accusées de délit non-violent comme des fraudes, des vols simples et des méfaits.Selon les chercheurs de Pinel ils faut s’interroger sur les critèeres qui ont amener les forces policières à porter des accusations contre les femmes qui avaient commis des délits peu graves au lieu de les hospitali.ser.Mais il faut avant tout, disent-ils, .se [K'ncher sérieusement sur la violence des femmes souffrant de pathologie jisychialrique.Tant qu’on n’aura pas systématiser les connaissanc(‘s on ne pourra élaborer de traitement efficace et de programmes de prévention permettant d’éviter c(‘s tragédies humaines.Dans la conjoncture actuelle Patrons et syndicats jugent que la table nationale de l’emploi est essentielle JEAN-PIERRE LEGAULT collaboration spéciale A l’aube de la campagne électorale provinciale, au cours de laquelle les questions économiques domineront le discours des candidats, les membres de la table nationale (le l’emploi (TNK) ont fait savoir qu’ils estiment cet outil essentiel dans la conjoncture actuelle au niveau de l’emploi, et demandent qu’il soit maintenu quel que soit le résultat du prochain scrutin.S’adressant à la fois au gouvernement actuel, au nouveau premier ministre et au prochain gouvernement, les représentants du patronat et du monde ouvrier affirment que «cet outil nouveau qu’est la TNE apparaît si essentiel à tous qu’il doit être assuré d’une permanence».En consécjuence, estiment-ils, ifUitil.', à un uilicio (I \l,iiii Diih.inielpublié (Uns LE DI'A (UH (lu U) .sojilembrc LES COOPÉRANTS, qui coopèrent à Dieu sait quoi, sont possédés par une furieuse envie de gratler le ciel.Chacun en Amérique du Nord sait depuis environ un siècle que toute grande .société doit ainsi démontrer sa puissnce virile une fois dans son existence.Donc, les Coopérants projettent de s’ériger derrière la cathédrale Chri.sl-Church Mais en 198.5, le temps des érections .sommaires et fonctionnalistes est révolu II y faut de la nuance et du doigté Heureusement.l’architecture est là Hier moderne, aujourd’hui post moderne, elle drape le produit dans une « volumétrie d’avant-guerre » et la coiffe de deux tuques de cuivre afin de « faire un mariage avec la cathédrale ».Sur quoi la Ville de Montréal, touchée de tant de délicatesse, bénit cette union étrange au nom de la démocratie urbaine.It est question là-dedans d’intérêts privés et d’intérêts publics Des premiers, je n’ai rien à dire, ça regarde les Coopérants.Les seconds sont ceux de tous les Montréalais et personne ne semble s’en soucier La con.struction d’un gratte-ciel e.st une opération lourde de conséquences pour l’économie et l’espace d’une ville.Ce n’est pas un phénomène atmosphérique négligeable et inéluctable, À quelles fins et en vertu de quels principes dispose-t-on ainsi d’un bien public essentiel ?Quels de.s.seins, quel design urbain régissent l’u.sage du centre-ville de Montréal ’’ .Soyons sérieux ' l’rétendre respecter un monument au moment même où on l’écra.se sous le poids visuel d’un monstre de cent mètres, c’est se payer de mots ou .se payer nos têtes et ce n’est pas un mur en miroir, quelques arcades « gothiques » ou une paire de calottes vertes qui changeront les faits.D’ailleurs, quel sens peut bien avoir le respect du patrimoine historique dans un contexte d’où les besoins et les désirs des vivants semblent si notoirement absents ’' Les Coopérants utilisent la cathédrale comme une façade et une caution morale On les comprend Ce qu’on ne comprend pas, c’est que les représentants élus des Montréalais laissent l’entreprise privée tripoter notre espace urbain sans risques ni responsabilités en dépit de nos intérêts collectifs.— YVES DESCHAMPS Montréal, 23 septembre ¦ Merci aux immigrants ! NOUS NE SOMMES manifestement pas assez reconnaissants à l’endroit des immigrants.Nous devrions les remercier d’avoir choisi notre pays.Ils nous apportent une richesse inestimable qui ne se calcule pas en dollars, mais en art de vivre.Ils apportent avec eux tout un art de vivre qui manque tellement à nos sociétés nord-américaines.Ils apportent avec eux la couleur de leur peau, la beauté de leurs visages, le charme de leurs gestes, la vivacité de leurs traditions.Nos sociétés nord-américaines sont froides.Chacun fait sa petite affaire; même les amitiés ont quelque chose de distant.Ces gens venus d’ailleurs apportent bien souvent avec eux toute une chaleur au niveau des relations familiales et communautaires.Là où ils se trouvent, ils transforment l’air environnant Pour un instant, on a soi-même l’impression d’être ailleurs.— PIERRE BERTRAND Montréal, 22 septembre.¦ Le culot de Paramount PARAMOUNT a peut-être le respect «du public des salles» comme le dit son représentant, mais celui-là, ce public.Paramount ne le respecte que parce qu’il rapporte; il n’a cependant aucun respect.Paramount, pour le Québec, son peuple et sa volonté d’autonomie et de souveraineté sur le cours de son destin.("est d’ailleurs cette volonté que méprcsent souverainement et ouvertement, avec le sans-gêne qui les caractérise si bien, tous les « majors » hollywoodiens.Ils ont le culot de faire du chantage « Pas de loi 109 ou nous vous abandonnons.» Comme s’ils nous faisaient une faveur en restant, alors que c’est justement leur présence de requins qui fait échouer tous nos efforts tendant à faire un cinéma différent à travers l’édification légitime d’une structure industrielle autonome et propre au Québec.D’après les « majors », le Québec doit faire sa part dans la « consolidation financière du sy.stème à l’échelle continentale »; on croirait entendre le « grand frère » du roman 1984 d’Orwell.Cela revient à dire .« Le Québec fera sa part ou sera puni.» Et c’est quoi, la punition ?Le Québec ne pourra plus voir tous ces navets que les « majors » ont l’impudence de faire avaler à l’année longue à tous ces innocents cinéphiles québécois.Bon dieu ' Qu’on les prenne par le revers de la veste, les .majors », et qu’on la pas.se cette loi, et .sans concession ! Quelle ménage ce serait ! Quelle aération ! Quelle purification de l’air ! Posons ce geste sans crainte au plus vite ; ce ne pourra être que pour le plus grand bien de notre industrie du cinéma.Soyons audacieux ! ('essons de craindre cette bande de pitres, d’exploiteurs éhontés que sont les « majors».Et SI notre industrie du cinéma ne peut vivre sans cette racaille, il est préférable qu’elle meure; si la fierté ne gouverne pas chacun de nos gestes, nous sommes plus que morts ' nous ne sommes rien ! — RÉAL LANCTÔT Montréal, 18 septembre DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, lundi 30 septembre'l 985 LES DEFIS DU QUEBEC POST-INDUSTRIEL Avons-nous encore de ces hommes et femmes d’action capables d'infléchir le cours des choses ?» Me MARCEL AUBUT Extraits de l'allocution prononcée par le président du club de hockey Les Nordiques de Québec lors du congrès annuel de l’Association canadienne des éditeurs de quotidiens, le 18 septembre dernier, à Québec.Cm ÉTAIT un Québec relativement jeune, enthousiaste et volontaire qui sortait, il y a 2,1 ans, de la grande noirceur.C’est un Québec vieilli, plus mûri, plus riche et plus méfiant qui sort de Taprès-crise.Le temps est venu pour les Québécois et les Québécoises de se demander dans quel type de société ils veulent vivre et avec qui ils veulent la modeler.Mais, parce que les leaders d’idées et d’actions sont en pénurie grave, ce Québec d’aujourd’hui semble plus hésitant à entériner de nouveaux projets collectifs qui lui aideraient à choisir le type de société qui lui va.Il y a beaucoup plus de questions que de réponses.Quel choix devrons-nous faire ?Quels sont les meilleurs moyens pour assurer le développement économique ?Pouvons-nous encourager une croissance plus forte sans pour autant taxer et endetter à outrance les générations futures Doit-on développer l’industrie lourde ou plutôt nous lancer dans la petite et moyenne entreprise ?Doit-on choisir la super-concentration dans la grande région métropolitaine ou Me Marcel Aubut reconstituer des économies autour de plusieurs pôles de croissance régionaux ?Doit-on continuer de favoriser l’intervention directe et le contrôle de l’État ou plutôt déplacer les efforts de relance vers le privé ?[.] A toutes ces interrogations, s’en ajoute une plus pressante : avons-nous encore de ces hommes et femmes d’action capables d’infléchir le cours des choses et d’entraîner dans leur sillage toutes les forces dynamiques du Québec Voilà quelques questions que je me pose et que je pose aux dirigeants québécois.Ces questions concernent les nouveaux enjeux du Québec, en tant que société moderne post industrielle; elles concernent le défi qui consiste à réorienter notre croissance et à choisir définitivement le modèle de notre société.Par ailleurs, la question est aussi de savoir si ce Québec d’aujourd’hui, dont le profil et révolution ressemblent bien à toutes les sociétés occidentales, dispose des ressources et d’une volonté collectives suffisantes pour relever tous ces défis.Lorsque j’examine les principaux éléments du Québec post-industriel, il faut se rendre à l’evidence que demain ne nous offre pas nécessairement les meilleures garanties : — Des rassembleurs d'idées partis sans avoir été remplacés.Dès lors, il nous est devenu difficile — comme une espèce de handicap national — de nous engager dans l’avenir, dépourvus de guides qui pourraient nous dire la voie à suivre et ainsi initier le travail des leaders d’actions, eux-mêmes en minorité dramatique.Cette déficience à elle seule pourrait nous mener à la catastrophe.— Une population vieillissante, suffisamment pour que, selon les tendances actuelles, le Québec ait en 2026 plus de 1.5 % de citoyens et citoyennes de plus de 6,5 ans.— U ne croissance démographique très faible.Au rythme présent, le Québec présente la dénatalité la plus forte de toutes les provinces canadiennes.— Une augmentation plus lente que prévue du produit intérieur brut.Selon les études pré\ isionnelles disponibles, révolution du taux de croissance annuel moyen du produit intérieur brut québécois annonce que nous continuerons à accuser un retard par rapport au [iro-duit national brut canadien, et surtout par rapport à celui de l’Ontario.— ITi maintien des inégalités éco-nomu|ue.s et des disparités régionales.Les mêmes études prévisionnelles démontrent que les inégalités des revenus entre favorisés et défavorisés iront en augmentant.De même, les disparités économiques entre les régions présentent des tendances à l’aggravation, ce qui veut dire qu’au plan économique, comme au plan démographique, la polarisation urbaine se renforcera davantage et que cette tendance ira croissante d’ici l’an '2000.— La réduction du temps de travail couplée à la diffusion de nombreuses idéologies et de modes diverses, — Une main-d'oeuvre féminine de plus en plus importante, compétente, compétitive et structurée, ce qui aura comme enjeu l’obligation d’ouvrir de nouveaux sous-,secteurs d’emplois ou alors une nouvelle re-di.stribution des emplois actuels.— Une plus forte scolarisation des travailleurs rendant plus sélectif le marché des emplois spécialisés.— La multiplication des groupes et des associations d’intérêts avec comme résultats probables des contestations fréquentes des décisions gouvernementales, des revendications de participation aux projets et une plus grande mobilité des structures d’influence et de pouvoir.— line transformation progressive de la répartition de la main-d’oeu vre québécoi.se par profe.ssion, imputable particulièrement aux conséquences du \ irage technologique.Les nouveaux leaders de la société québécoise de l’an 2000 sont condamnés à regarder bien en face des réalités qui se conjuguent en quelques mots : surabondance éphémère, inégalités chroniques, seuü de pauvreté inadmissible, moyens de production inadéquats, accroissement ralenti du produit intérieur brut, conservation des ressources menacées, productiv ité insuffisante des secteurs public et parapublic, nécessité d’un redé ploiement plus ériuilibré de la croissance économique, main-d’oeuvre plus compétente mais bloquée jiar une création d’emplois déficiente, population vieillissante moins productive et comptabilisée comme une charge sociale de plus en iilus lourde.[.) Seule la force du nombre, guidée par des nouveaux leaders d’idées et d’actions, de la cohésion et de la solidarité sociale peui permettre à notre société d’envisager l'avenir avec un certain espoir de succès.Les nouveaux leaders québécois n'ont plus à se nourrir de mythes et de symboles, car les problèmes actuels et éventuels d’un Québec bien intégré dans la conférence des nations bien nanties sont clairement posés, ('es leaders devront ; — rendre la vie des citoyens plus aérée et jiliis gouvernabie: — redonner à la société ijuébécoise un second souffle et un nouveau goût du risque; — changer les mentalités trop attachées au n wvlùuv suite ».COMMENT ?— Un mettant un certain frein à une consommation débordante, ce ipii implu]ue un certain changement dans nos styles de vie; — en prônant une plus grande autosuffisance par une meilleure canalisation de nos productions destinées à la consoniniation interne; — en réduisant le déséquilibre d’une trop forte concentration métropolitaine par le renforcement de centres régionaux; — en orientant le secteur tertiaire vers une amélioration de sa productivité; — en imposant un freinage de la croissance des budgets de l'État en même temps qu’une déréglemen tation progressive des in atiipies administratives, commerciales et financières, ce (|ui suppose le dégraissage de rajipareil gouverne mental; — en assurant au tjiiébec le contrôle d’un miminum de centres décisionnels.Voilà le .sens de mes réflexions et ma vision sur notre société d’aujourd’hui et celle de demain.Le défi est de taille mais il est réali sable.L’envers de la médaille de l’Institut catholique LIBRE OPINION DANIEL BARIL L'auteur est président du Mouvement laïque québécois.EN DÉBUT de septembre, l’Institut catholique de Montréal ouvrait ses portes pour offrir, malgré un avis défavorable du Conseil des universités, un baccalauréat en enseignement catholique directement rattaché à l’archevêché de Montréal, Aux yeux du Conseil des universités, le projet de l’Institut catholique ne répondait pas aux normes qu’on doit attendre d’une institution de niveau universitaire.Outre ces considérations, le projet de l’Institut catholique constitue une nouvelle menace contre l’équilibre et la .santé des droits sociaux et scolaires au Québec.Les considérations suivantes nous amènent à juger ce projet à la fois comnqe inutile en regard des exigences et besoins du système scolaire, dangereux à l’égard de la liberté de conscience des élèves et des enseignants des écoles publiques, et socialement sectaire.1.L’objectif fondamental du baccalauréat offert par l’Institut catholique est de former des éducateurs chrétiens, considérant que les universités québécoises préparent mal les enseignants qui auront à oeuvrer dans les écoles catholiques.Bien qu’une telle affirmation ne soit pas démontrée, on ne saurait reprocher aux universités de ne pas former des chrétiens, cette tâche relevant des Églises chrétiennes.L’objectif des départements et facultés d’éducation est de former des éducateurs, (’omme toute les universités sont ouvertes à tous les citoyens sans dis- tinction d’appartenance religieuse, il est tout à fait loisible à un chrétien d’aller y chercher une formation d’éducateur et de devenir ainsi un « éducateur chrétien » qui pourra oeuvrer en conformité avec ses convictions.Ainsi, selon le Conseil des universités, « les besoins invoqués par l’Institut catholique appellent une solution plus globale qu’il devrait être possible de mettre en oeuvre dans le cadre actuel du réseau universitaire ».2.Les gens à l’origine du projet, c’est-à-dire l’archevêché de Montréal, l’Association des parents catholiques et le Mouvement scolaire confessionnel, ont défendu des positions fortement idéologiques tout au long du récent débat sur la restructuration scolaire; le projet de l’Institut catholique semble répondre beaucoup plus à une stratégie d’ensemble visant à rendre le système scolaire conforme aux visées de ces groupes qu’à répondre à un besoin réel exprimé par la population.Il est à craindre qu’à long terme l’archevêché de Montréal en arrive à exiger que les maîtres désirant enseigner dans les écoles catholiques du diocèse de Montréal soient obligés de passer par le certificat de l’Institut catholique si celui-ci finissait par s’implanter.Une telle hypothèse, cohérente avec les positions de l’archevêché et des groupes qui le soutiennent, a déjà été formulée par les professeurs du département de sciences religieuses de l’UQAM qui s’opposaient a l’implantation du projet de l’Institut catholique dans cette université.Plusieurs articles sans portée constitutionnelle de la loi 3 rendent une telle éventualité tout à fait possible.Dans ce cas, la liberté de conscience des enseignants ne serait plus respectée et la discrimination religieuse deviendrait un critère d’embauche pour les enseignants de ces écoles publiques.En cela, le projet de l’Institut catholique rejoint les visées du comité catholique du Conseil supérieur de l’éducation qui réclamait, en juin dernier, que les enseignants oeuvrant dans une école où se donne de l’enseignement religieux catholique soient de foi et de formation catholiques.La détermination dont font preuve ces groupes actuellement nous assure qu’ils n’hésiteront pas à labourer nos libertés fondamentales pour parvenir à leurs fins.3.La formation que veut dispenser l’Institut catholique nous apparaît également menaçante à l’égard de la liberté de conscience des élèves des écoles publiques qui se retrouveraient avec de tels maîtres.Un des objectifs du programme est de former « des éducateurs chrétiens pour qui les valeurs sociales, culturelles, intellectuelles et morales sont analysées et situées par rapport à leurs conceptions spirituelles et religieuses dans la perspective de la pensée catholique ».Ces éducateurs seraient donc des artisans de projets éducatifs confessionnels où les valeurs religieuses imprégneraient l’ensemble des matières et des cours et guideraient les orientations et activités de l’école.Or, à plusieurs reprises, la Commission des droits de la personne a reconnu que de tels projets éducatifs étaient discriminatoires parce qu’ils contraignent des élèves à baigner dans une atmosphère scolaire reli- reuse qui peut ne pas être conforme leurs convictions.Même si l’école n’affichait pas officiellement un tel projet éducatif, il y a lieu de se demander si des enseignants formés selon les orientations indiquées plus haut seraient en mesure de respecter la liberté de con- science des enfants qui leur seraient confiés.Les situations déjà fort déplorables subies par les enfants exemptés de l’enseignement religieux nous fourni.ssent de nombreux exemples de discrimination : ces enfants, formant des classes pluralistes, se retrouvent bien souvent avec des maîtres soit insuffisamment préparés pour dispenser une éducation morale de quahté, soit incapables de recul par rapport à leur formation confessionnelle.Le pire est donc à craindre devant l’arrivée éventuelle de titulaires formés à l’Institut catholique.4.Finalement, l’ouverture d'une telle institution, pour les motifs et objectifs que celle-ci invoque, constituerait à nos yeux un dangereux précédent.À sa suite, tout groupe religieux ou politique, défendant une idéologie particulière et insatisfait de la qualité de l’enseignement, se rait justifié de fonder sa propre université afin de former des maîtres à l’image de l’idéologie qu’il défend.La porte serait alors ouverte à tous les abus et nous risquerions de nous re trouver dans une société constituée de ghettos dressés les uns contre les autres.Au printemps dernier, le raj)-port (’hancy invitait les écoles à pré parer les jeunes à vivre dans une so ciété pluraliste et multiculturelle et à former des maîtres en consé quence; dans ce contexte, le jirojel de rin.stitut catholique fait figure de sectarisme et se situe à contresens de révolution sociale.Forts de leur victoire contre la loi 3, les confessionnalistes intégristes regroupés autour de l’archevêque de Montreal en viennent maintenant à considérer que l’article 93 de l'AANB les place au dessus des lois qui pourraient limiter leurs actions.Voudraient ils fomenter une guerre de religions qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.Ayant droit à l’école ()u-liliipie confessionnelle, ils soutiennent avoir droit par le fait même à former Unirs propres enseignants ca-tholiijues, lesijuel.s n’auraient pas Ix*-som du permi.s (renseignement du ministère de l’Éducation pour enseigner dans une commission scolaire piiblniue catholique ! Bénéficiant déjà d’exemptions spéciales d’impôt pour leurs eiilants recevant renseignement religieux catholique dans les écoles iirivées catholiques, on ne peut que constater que les intégristes catholiques s’érigent ix‘til à petit un véritable État dans l’État, et cela avec la complicité silencieuse et r« à-plat venirisme » de nos gouver-nemmits.Les sages-femmes et la dépossession de l’acte de naissance LU LUCIA FERRETTI * Hélène Laforce, Histoire de ia sage-femme dans ia région de Québec.I.Q.R.C.,.coll.« Edmond-de-Nevers », 1985, 237 pages.HÉi.ÉNE LAL'ORCE ne craint pas de s’engager, convaincue que la recherche en sciences humaines peut allier la rigueur et l’objectivité de l’analyse à une connaissance mise au service des débats des sociétés contemporaines.Au moment où Québec s’apprête enfin à légaliser la profe.ssion de sage-femme, malgré les protestations véhémentes des médecins qui crient à la victoire des forces obscurantistes et au retour à des pratiques moyenâgeuses, Hélène Laforce veut redonner aux sages-femmes, et plus généralement à toutes les femmes québécoises, la mémoire des transformations survenues dans l’univers de la naissance depuis le X Vile siècle.Par le biais de faits historiques et de statistiques inattaquables, seuls moyens pour l’instant de construire un discours crédible, elle a voulu retracer l’his- toire d’une dépossession : celles des femmes, exclues progressivement du monde de la naissance au point que des recherches actuelles en génétique, en partie financées par les fonds publics, visent à faire porter les foetus humains de l’avenir par nulle autre que des brebis.L’histoire de la sage-femme québécoise, dans la perspective que retient Hélène Laforce, s’inscrit dans le contexte général des mutations de civilisation qui ont bouleversé le monde au cours du XIXe siècle et dans le contexte plus spécifique de la lutte que la médecine moderne, essentiellement technique et masculine, a entreprise contre les médecines traditionnelles depuis le XVIe siècle, mais avec une ardeur renouvelée au XIXe siècle.Le débat entre médecins et sages-femmes s’est fondé dès l’origine sur la question de Vefficacité.Les tenants de l’approche « efficace » l’ont emporté dans l’univers gynécologique, concrétisant ainsi la coupure entre deux mondes : celui de l’entraide, auquel participe la sap-femme, caractéristique (les sociétés pré-industrielles, et celui de la technologie, qui domine les nôtres.Or, de l’avis général, les sages-femmes nouvelles-franciennes étaient efficaces, davantage que les chirurgiens, qui connaissent mal l’anatomie féminine et qui étaient vus d’ailleurs, sous l’Ancien Régime, davantage comme des barbiers que comme des médecins.Respectées par les habitants qui recouraient à leurs .services, par les chirurgiens et par les autorités cléricales, soutenues financièrement et même contrôlées par l’État dans le but d’assurer la qualité de la pratique dans une colonie de peujilement si disper-¦sée où chaque naissance comptait, la « sage-femmerie nouvelle-fran-cienne » a même voulu se donner une école sur place, ce qui fut approuvé en 17.5.5 par le ministère français des Colonies.Elle était ainsi en mesure d’affronter avec dynamisme et compétence les virages qui s’annonçaient dans le domaine de l’ob.stétriqué.D’ailleurs, jusqu’au milieu du Xl.Xe siècle, le champ de l’obstétrique est encore lais.sé aux sages-femmes.Quelques médecins protestent bien contre une sage-femmerie rurale devenue routinière, mais la majorité d’entre eux n’ont ni le goût ni l’intérêt de s’y introduire : les accou-chemenLs en campagne sont souvent éloignés, longs, fatigants et peu rentables.Dans les villes, le système d’apprentissage et les lieux d’enseignement sont encore accessibles aux sages-femmes, car les organisations de femmes, laïques ou religieuses, qui s’occupent de dispensaires, leurs offrent un appui et un débouché.Enfin, la pratique des sages-femmes est approuvée par les usagers, qui recherchent leurs services au point que les nouveaux cadres de contrôle, dans lequels les législateurs ont replacé la profession après la Conquête.ne sont pas encore défavorables aux sages-femmes.Dans la deuxième moitié du XIXe siècle cependant, tout va véritablement changer.De plus en plus nombreux dans la profession, les médecins vont réussir, entre 1840 et 1920, à contrôler l’ensemble du champ médical et à jeter dans l’illégalité, grâce au contrôle des leviers politiques nécessaires, les professions par trop concurrentes : chiropratique, sage-femmerie, etc.C’est donc essentiellement pour des raisons de surplus d’effectifs et parce que la pratiiîue de l’accouchement a.ssure au médecin la clientèle de la famille que la sage-femmerie est désormais discréditée.Pourtant, les directeurs des facultés de médecine reconnaissent eux-mêmes à plusieurs reprises au cours de la période, (quoique dans des rapports non destines au public, que la formation des sages-femmes, d’une durée de trois ans en 1919, est de loin supérieure à celle des étudiants en médecine, d'ailleurs peu intéressés par l’obstétrique.Des professeurs, tels René de (’otret, acimeltenl que les médecins mettent davantage la vie des femmes en danger que les sages- femmes.Des journaux aussi prestigieux que l/Abeille médiculo jiu blient des recettes à base de térében thine pour les femmes en couche I Ce n’e.st donc pas à leur efficacité supérieure mais à leur poids polit i(|ue que les médecins ont dû d’éliminer les sages-femmes du Québec.Sages-femmes d’ailleurs soutenues par la population, comme en témoignent non seulement l’absence de plainte contre elles tout au long de cette période cruciale, mais également les pétitions de villageois pour con.ser ver leur sage-femme, telle celle des habitants de Sacré-Coeur, au Saguenay, en 1920, i.a prise de contrôle de l’obstétrique par les médecins va conduire à une approche technologique de l’accouchement.Contrairement aux sages-femmes, les médecins, selon le .lot de l’un d'entre eux, n’ont pas l’intention de rester des heures « à surveiller un trou », De là l’usage abu.sif (les forceps, des accouchements provoqués, des cé.sanennes, et la con.sti-tution d'un univers de l’accouchement qui fait des femmes en couches (les malades à l’hôpital, à la merci des accoucheurs.C’est cette conception et cette pratique de l’accouchement qui sont re-mi.ses en question depuis quelques années par des femmes désireuses de reprendre en main ce moment important de leur vie.C’est dans ce contexte d’une humanisation de la naissance qu’il faut comprendre le droit à la jiratique de .sage-femme.En retraçant l’histoire de la naissance au Québec, Hélène Laforce vient d’écrire une page remarquable de notre histoire collective.LE CENTRE DE LECTURE RAPIDE Début des cours les 3 et 8 octobre de 19 h à 22 h (près de l’Université de Montréal) Informations: tél.: 681 10 Le Devoir, lundi 30 septembre 1 985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Discours de la prochaine campagne électorale, en insistant davantage sur les défis économiques que le Québec devra relever.« Si nous voulons nous occuper des personnes âgées et assurer un développement harmonieux des régions, un environnement adé-quant et propice.Si nous voulons assurer justice et équité dans la société, il faudra le faire avec la richesse.Il faut que le Québec continue sa marche vers la prospérité, le progrès et un plus grand enrechis-sement, mais aussi une plus grande maîtrise de lui-même, de son territoire et de ses institutions».Dès les premières heures de son règne, M.,Iohnson sera confronté à l’urgence de prendre une série de décisions majeures.Aujourd'hui même, il se réunira avec les membres de son état-major, ses stratèges de campagne, pour faire le point et déclencher le processus de transition du pouvoir.Les premières démarches du nouveau président du PQ devraient normalement viser à rallier les autres factions et à refaire l'umté du parti.Pour un, M.Bernard Landry confiait hier au DKVOIR, qu'il se propose de rencontrer M.lohn.son, dans les prochains jours, pour tenter de voir quel rôle le nouveau chef pourrait lui réserver au sein de son prochain gouvernement Il en sera de même pour •lean Baron qui a démontré en fin de campagne certains signes d’amertume et qui pourrait résister plus que d'autres à Pinvitalion du nouveau premier ministre, si main tendue il y a.L’on prête à M Baron les mêmes aspirations qu’à M Landry, c’est-à-dire d’occuper le poste de ministre des Finances, Tout en poursuivant les tractations et négociations indispensables à la nomination de ses futurs ministres, M, .lohnson communiquera avec M, Lévesque pour déterminer le jour de la transition des pouvoirs.D’après les informations recueillies hier et considérant que M Lévesque a annoncé avec hâte sa démission comme député de Taillon, il appert qu’il permettra que la passation des pouvoirs se fasse dès demain et per-,mette ainsi à M.lohn.son de présider, - mercredi, à sa première réunion du conseil des ministres Préalablement, cela implique que MM.Lévesque et .lohnson se donnent rendez-vous dans les prochaines heures ('’est à l’issue de ce tête-à-tête que M Lévesque se rendra chez le lieutenant gouverneur.Billes Lamontagne, pour remettre la démission de son gouvernement Aussitôt après, le lieutenant gouverneur invitera le leader de la majorité ministérielle à former un nouveau gouvernement.Kn quelques mois seulement, le Parti québécois se sera donné un nouveau chef, de nouvelles orientations politiques et une nouvelle équipe gouvernementale Après avoir réglé les problèmes relatifs à son leadership, le nouveau premier ministre devra se pencher sur la gestion des affaires publiques.S’il s’en tient aux recommandations du comité électoral de transition, il retournera à l’Assemblée nationale, le 15 octobre, pour la reprise de la session ajournée en juin dernier.Il lui restera à convoquer une réunion extraordinaire du conseil national du parti avant de retourner chez le üeu-tenant gouverneur pour lui demander de dissoudre la Chambre.Le dernier geste officiel de M.Johnsor comme premier ministre du Québec sera de fixer la date des prochaines élections, que le comité électoral de transition suggère de tenir le 25 novembre ou le 2 décembre.Agé de 39 ans, Pierre-Marc Johnson a adhéré au Parti québécois en 1971, pour devenir aussitôt président de l’association péquiste du comté d’Orford, à proximité de l’université de Sherbrooke, où il a complété ses éludes en médecine.De 1967 â 1975, il a décroché successivement une licence en droit, un examen d’entrée au Barreau et un diplôme de médecin.Il n’a exercé la médecine que pendant une année, avant de se faire élire député d’Anjou le 15 novembre 1976 De 1977 à 1985, M.Johnson a été successivement ministre du Travail et de la Main-d’oeuvre, des Consommations, des Affaires sociales, de la .lustice et des Affaires intergouver-nemenlales canadiennes.Kn octobre 1984, dans une entrevue au DKVOIR, il lançait sur la place publique un débat qui s’était jusque-là déroulé à l’intérieur des portes closes du conseil des ministres.Kn posant ce geste, il devenait, aux yeux des éléments orthodoxes du parti, comme le principal responsable du « virage fédéraliste » qui a enterré la notion d’élection référendaire lors du congrès spécial du 19 janvier.Alors que la popularité de M.Lévesque ne cessait de chuter, les sondages indiquent aujourd’hui que le Parti québécois, sous le leadership de Pierre-Marc Johnson, connaîtra une importante remontée dans l’opinion publique.^ Johnson et à lormer le conseil des ministres.11 sera le 24e premier ministre du (Québec Kntouré des membres de sa famille et de ses amis, M.Johnson a salué la foule avec émotion, répétant à plu.sieurs reprises le mot « merci », a\ ant de se rendre à la tribune pour le ralliement des candidats et faire un brel discours d’acceptation.L'élection de M Johnson, député du comté montréalais d’Anjou depuis novembre 1976, a été annoncée quelques minutes avant 21h, soit près de deux heures après la fermeture des bureaux de scrutin.Près de 100,000 membres du PQ ont exercé leur droit de vote, soit environ les deux tiers des péquistes inscrits sur les listes électorales officieUes.o M .lohnson a obtenu facilement la majorité dans toutes les régions et dans presque tous les 122 comtés du (juébec II s’est classé deuxième dans SIX comtés, soit ceux de La Pel-trie, Verchères, Lac-Saint-Jean et Roberval, qui sont allés à la ministre de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du rexenu, et ceux de Mercier et Louis-Hébert, qui ont voté majoritairement pour le mini.stre de l’Agricul-lure, des Pêcheries et de l’Alimenta-lion M Johnson est arrivé troisième dans un seul comté, soit Lévis, fief incontesté de M.Baron.M me Marois est arrivée à l’aréna Maurice-Richard dans les minutes qui suivirent, pour se rallier au nouveau président, lui passant son fichu autour du cou, et saluant amicalement les ministres qui, pour la plupart, appuyaient M.Johnson.Klle se rallie de bonne grâce au nouveau chef, élu démocratiquement et majoritairement.Klle rappelle que M.Johnson a promis vendredi soir de protéger et défendre le droit à l’autodétermination du Québec.Klle reprend aussi les thèmes centraux du «testament» du chef démissionnaire visant à garder le cap sur l’objectif de faire du Québec un pays complet et reconnu Klle est arrivée deuxième, mais c’est une première pour les femmes du Québec.Klle est prête à faire sa part.« Pierre Marc, ensemble nous gagnerons », conclut-elle, avant que le nouveau chef ne lui lève le bras en signe de victoire.M Baron s’est également ralhé en allant saluer M.Johnson avant de retourner avec les siens à Québec.Le ministre souhaite que le PQ redevienne un parti d’idées et de débats.Il reprend sa sentence de vendredi soir: il accordera à son nouveau chef aulant de loyauté que M.Johnson en a accordée lui-même à M.Lévesque.Le ministre Bernard Landry, qui s’est retiré à mi-chemin, a aussi fait parvenir un message de féhcitations à M Johnson.Mais pas de nouvelles de M.Lévesque.Kn proclamant M Johnson élu, la présidente du scrutin, Mme Francine J utras, a fait état du mode de scrutin sans précédent utilisé par le PQ — soit le suffrage universel de membres — démontrant ainsi que le parti gouvernemental, au pouvoir depuis neuf ans, reste à l’avant-garde de la participation démocratique et de la vie politique au Québec.M.Bagnon et Mme Lalonde étaient au.ssi à l’aréna.Mme Lalonde sera à nouveau candidate aux prochaines élections générales.M Johnson a fait son entrée peu après 20h30, accompagné de sa lemme, Mme Marie-Louise Parent, et d’un imposant cordon de sécurité.Ses partisans l’ont entouré et chanté le traditionnel; « Mon cher Pierre Marc, c’est à ton tour », puis le non moins traditionnel: « Y en a pas comme lui ».Les résultats officiels furent an-nonçés avec plusieurs minutes de retard sur l’horaire prévu.On ne sait trop s’il y eut des ennuis dans les communications avec les comtés ou SI, au contraire, l’on voulait faire durer le plaisir et le temps d’antenne sur les grands réseaux de télé et de radio Comme l’élection a eu lieu au sulfrage universel, il n’y eut pas de congrès traditionnel au leadership, qui dure habituellement de deux à trois jours et multiplie en conséquence le temps de couverture et de publicité partisane à bon compte.Surprenant bien du monde, après s’être fait tirer l’oreille, M.Baron fut le premier des six candidats à se présenter à l’aréna presque vide, vers ‘20hl5, il était entouré de partisan.s, et il fut vite encerclé littéralement par les journalistes.Quelques instants plus tard, on annonçait que le ministre de l’Agriculture avait une bonne majorité dans son comté de Lévis, SUIVI de Mme Maroisetde M.Johnson.Dans ses premiers commentaires, M.Baron s’est employé à dédramatiser la situation et à atténuer la portée de ses critiques envers la presse Mais il a laissé planer l’ambiguïté sur ses intentions Ain.si qu’il l’avait promis, M René Lévesque ne traînera pas longtemps dans le décor.Non seulement il n’a pas participé à la soirée électorale, mais il a fait parvenir dès hier sa lettre de démission à titre de député de Taillon au président de l’Assemblée nationale, M Richard Buay 11 reste toutefois premier ministre pour quelques jours encore 'l’héoriquement, un peu plus de 160.000 membres du Ptj avaient le droit de vote hier, dans quelque 750 bureaux de scrutin répartis dans les 122 comtés du Québec.Mais, de ce nombre, il faut exclure plus de 20,000 anciens péquistes qui, la veille du scrutin, n’avaient pas encore renouvelé leur adhésion.De telle sorte qu’un peu moins de 140,000 personnes étaient effectivement membres du parti.Comme dans toute élection, il y a eu quelques anicroches, surtout cau.sées par des gens qui, n’étant pas inscrits sur les listes électorales, voulaient quand même voter.On s’attendait à ce qu’au moins les deux tiers des membres exercent leur droit de vote, soit entre 90,000 et 100.000 Mais il est difficile de faire des comparai.sons, une telle élection au suffrage universel des membres étant médite en Amérique du Nord, sinon en Occident.La journée s’est déroulée sur le modèle d’une élection générale, sauf qu’elle était réservée uniquement, bien sûr, aux membres du PQ.Dans chaque bureau, il y avait deux scrutateurs, en plus des représentants de chacun des six candidats, s’ils le voulaient.Kn plus des 300 bénévoles du P(2, les trois principaux candidats avaient des partisans à leur disposition pour faire sortir le vote, selon l’expression populaire: 3,000 pour M.lohnson, 1,700 pour Mme Marois et 1.000 environ pour M.Baron.Les résultats étaient acheminés au siège social du PQ, traités par ordinateur et communiqués au public .sans délai, sur grand écran à l’aréna Maurice-Richard, et à la télé.Radio-Canada avait aussi son ordinateur.Dès 19h33.l’agence de nouvelles Presse ('ana-dienne annonçait l’élection de M.lohn.son à la présidence.Peu après 19 heures, un premier résultat est parvenu, des lles-de-la-Madeleine, accordant une majorité confortable à M.Johnson.Surprise, toutefois, M.Baron était deuxième, en avant de Mme Marois, dont tout le monde avait prévu qu’elle serait facilement deuxième.La lutte pour la deuxième place s’est poursuivie durant toute la soirée.Il y avait peu de monde à l’aréna, mililanls et organisateurs étant dans leurs comtés, les autres préférant probablement suivre le déroulement de la soirée à la télé Quelques ministres étaient toutelois présents, notamment MM Jean-Pierre Jolivet, Buy Chevrette, Robert Dean Les observateurs estimaient que, pour être à l’aise et avoir quelque chance de recréer l’unité, .M John-.son devrait obtenir au minimum 60% des suffrages à travers le Québec et une majorité dans toutes les régions, sinon dans tous les comtés, .À V rai dire, il n’y avait pas de suspense, l’élection de M.Johnson ne 4 Les libéraux liai, aucun n’a fait de jonction avec le Parti québécois, Le P(2.au contraire, a perdu les alliances privilégiées qu’il avait acquises dans le mouvement syndical, les courants .socio-démocrates, les intellectuels, les organi.sations populaires et, naturellement.les milieux nationali.stes.Aucun .secteur social n’attend plus du PQ la réalisation de .ses aspirations.Le PL(i, entre-temps, a renoué avec les jeunes, il n'a rien jierdu de ses alliances traditionnelles II est même débarrassé de la tutelle politique gênante qui l’encombrait sous le gouvernement Trudeau Il ne su.scite plus autant d’espoir qu’on en mit en lui au temps de .lean Le.sage Mais en revanche, de n’être pas au pouvoir lui épargne la défaveur qui accompagne la plupart des gouvernements sortant Les deux partis rivaux n’ont pas encore cori-plété leurs équipes de candidats Mais les libéraux .sont loin en avance dans le recrutement des candidats.Une soixantaine ont été désignés déjà, et le plupart des 53 députés seront sur les rangs Des congrès de nomination sont en marche dans Tallinn, Anjou, Sherbrooke, St-Hyacinthe, Rivière-du-Loup, Matane et Rimou.ski La direction du parti a obtenu de laisser disponibles pour des candidats vedettes les circonscriptions de Mercier, Sainte-Marie.Boura.s.sa.Bhâteau-guay et Crémazie Le PL(2 s est moins renouvelé qu'il l’avait promis Kn revanche, s’il est élu, il formera un gouvernement dont plusieurs « ministrables » sont déjà connus Thérè.se Lavoie-Roux, Claude Ryan, Bé-rard D Lévesque, Herbert Marx, Reed Scowen, Daniel .lohn.son, Li.se Bacon De son côté, le Pli a perdu nombre de ses gros canons, Jacques Parizeau.Camille Laurin, Yves Bérubé, Yves Duhaime.Comme l'a montré la course à la présidence du parti, le PQ manque de vedettes, sinon de personnalités fortes Plus grave, l'incertitude quant à l'avenir politique des députés et du parti et la campagne accaparante à la succession de René Lévesque ont fait prendre un retard considérable dans les assemblées d'investiture Très peu de candidats ont été choisis Le gros des « conventions » ne commencera qu'à compter du 7 octobre Phénomène général sur la scène québécoise .aucun enthousiasme ne porte le gros des électeurs vers les partis politiques; aucun enjeu crucial ne polari.se non plus la .société québécoi.se L’abstentionnisme, fort réduit depuis 1970, ri.sque de revenir, voire de battre des records La prochaine élection va donc essentiellement se faire à coup d’or-gani.sations Des machines libérale et péquiste, on peut me surer dès maintenant les ressources finances, nombre de militants, ampleur des moyens Le bilan actuel donne à cet égard un net avantage à l’organisation libérale Le PLQ compte quelque ‘267,000 membres, alors que le PQ en dénombre plus ou moins 160,000 La cai.sse libérale est riche de $ 5,2 millions alors que les coffres péqui.stes .sont vides ! Au PQ, une campagne-éclair de .souscription sera prochainement tenue : on misera fort sur les membres recrutés lors de la course à la chefferie, car le militantisme a toujours compen.sé la mode.stie financière.Mais celte fois, nombre de membres parmi les plus militants ont quitté ou boycotteront la campagne.On ne .saurait conclure pour autant à la débande de l’organisation, autrefois redoutable, du Parti québécois.Les organisateurs se .sont dispensés entre les candidats à la succession de René Léves- que D’où l’impression de vide et de dislocation au quartier-général.Mais la course finie à la chefferie, les organisateurs vont revenir renforcer le .structure du parti.Chez les libéraux, le programme — pour ne pas dire la li.sle des promes.ses — ne sera dévoilé qu’au déclenchement de la campagne électorale proprement dite Mais déjà le programme général du parti est largement connu, certains chapitres y ont été ajoutés ou le .seront Mais l’arme la plus sophistiquée consiste dans un programme de gouvernement à trois niveaux, qui comportera des propo.sitions « nationales », des engagements propres aux régions ainsi que des prome.sses circon.scription par circonscription.Au l’(2, rien n’est fait d’officiel encore dans le parti Un comité provisoire a tracé des avenues pour le programme électoral Aucun congrès ne sera appelé à endosser une « plate-forme » électorale Le chef décidera des engagements du mandat qu’il .sollicite le principal article du programme .sera Pierre-Marc .lohn.son lui-même ' Rapidair Le choix éclair La fréquence La meilleure entre Montréal et Toronto, 37 Prêt-à-partir par jour, en semaine.Des horaires adaptés à vos besoins.La ponctualité Incontestable.Un service fiable, éprouvé depuis des années.La rapidité d’enregistrement Le seul comptoir d’enregistrement distinct.Clairement identifié.^ Région métropolitaine Shefford Verdun Bertrand, G 33 30% Bertrand, G 15 50% Gagnon, L 8 1 0% Gagnon, L 3 1 0% Garon, J 85 80% Garon, J 48 150% Johnson, P M 750 72 0% Johnson, P M 189 59 0% Lalonde, F 21 20% Lalonde, F 5 20% Marois, P 146 140% Marois, P 60 190% Taillon Viau Bertrand, G 31 30% Bertrand, G 15 40% Gagnon, L 11 1 0% Gagnon, L 5 1 0% Garon, J 125 130% Garon, J 47 130% Johnson, P M 586 61.0% Johnson,P M 242 65 0% Lalonde, F 16 20% Lalonde, F 2 1 0 % Marois, P 185 190% Marois, P 59 160% Vachon Viger Bertrand, G 23 4 0% Bertrand, G 10 20% Gagnon.L 8 1 0% Gagnon, L 3 1 0% Garon, J 72 11 0 % Garon, J 67 160% Johnson, P M 399 63 0% Johnson, P M 250 59 0 % Lalonde, F 15 2 0 % Lalonde, F 6 1 0% Marois, P 115 180% Marois, P 86 20 0% Vaudreuil-Soulanges Vimont Bertrand.G 20 30% Bertrand, G 15 2 0 % Gagnon, L 9 1 0% Gagnon, L 8 1 0% Garon, J 100 140% Garon, J 131 180% Johnson, P M 488 66 0% Johnson, P M 432 58 0% Lalonde, F 7 1 0% Lalonde, F 15 20% Marois, P 112 150% Marois, P 145 190% Verchères Westmount Bertrand, G 27 20% Bertrand, G 10 30% Gagnon, L 22 1 0% Gagnon, L 7 20% Garon, J 179 110% Garon, J 36 120% Johnson, P M 1 ,121 67 0 % Johnson, P M 144 50 0% Lalonde, F 17 1 0 % Lalonde, F 15 50% Marois, P 317 190% Marois, P 78 27 0% taisant pas de doute auprès de quiconque, smon pour M.Baron et ses irréductibles partisans.La seule inconnue, c’était l’ampleur de cette \ictoire.De même, le partage du vote entre M.Baron et Mme Marois soulevait un point d’interrogation Pour être élu dès le premier tour, un candidat avait besoin de la majorité des voix, soit 50% plus 1.Sinon, il y aurait eu un deuxieme tour dimanche prochain, les membres étant cette lois invités à donner un premier et un deuxième choix parmi les trois candidats encore en lice.Mais tel ne sera évidemment pas le cas, M .lohnson l’ayant emporté facilement.comme prévu depuis des mois.Le P(j avait prévu que l’annonce ollicielle des résultats se ferait vers 2()h]3 par la présidente de l’élection, Mme Francine .lutras, suivie de la présidente intérimaire du parti depuis le 20 juin, Mme Nadia Assimo-poulos, et du nouveau président du PCj, M .lohnson Partagés entre leur désir dse rester auprès de leurs militants de la région de Québec et celui de se rendre à Montréal, comme le parti l’avait prévu, Mme Marois et M Baron ont coupé la poire en deux, se rendant d’abord dans leur comté respectif, La Peltrie et Lévis, puis à l’aréna Maurice-Richard et, de nouveau, avec leurs supporters de Québec Les amis de M.lohnson avaient aussi organisé un ralliement dans un hôtel de tjuébec, .sous la férule du ministre .lean-François Bertrand 4 Émeutes septembre derniers.« Dans le climat social actuel, les banlieues telles que Brixton sont comme une poudrière susceptible d’exploser à la moindre étincelle », a souligné hier M, Berald Kaufman, un porte-parole du Parti travailliste qui a réclamé l’ouverture d’une enquête officielle.Selon l’opposition, les risques d’émeutes sont particulièrement élevés dans les quartiers à forte population immigrée de Brixton, de Toxtelh à Liverpool, de Saintul à Bristol ou de Moss Side à Manchester.Les habitants appartenant aux couches les plus défavorisées y sont plus durement frappés par le chômage, qui se conjugue a la dégradation des conditions de logement, à la délinquance, et aux difficultés d’inlégra- tion raciale.Fin avril 1981, 200 personnes avaient été blessées dans des émeutes à Brixton.Les méthodes de la police avaient été désignées darts un rapport officiel comme responsables de l’aggravation des tensions.Depuis, à Brixton, responsables du maintien de l’ordre et représentants communautaires tiennent des réunions régulières qui ont largement contribué à éviter des incidents sérieux.Cette fragile harmonie a été compromise par les affrontements de samedi et hier.30 septembre par ta PC et AP 14X4 107 vxti'éini.'.tes musulmans smil (uiul.minés ù la pi ison pour .i\ mi lonlé (I inslani or un i éfiime isi.imniui' on Kg\|ito ,ipiès ra.s,sas SMI,Il (In |iiési(loiit Sadaloon tllHI l'IM Jiluios loi ronliollos sui Wind sill h!l millmiol I o.s on 24 houios, un loooid les I nos sont inondées 1074 les Indiens mainleslent sur la oollino p.ii lemontaii o oela se ter-iiiiiio p.ii un sanglanl allionle-iiioiil a\e( (les membres de la Cioiidai iiiei le royale 1971 losKl.ils i nisetri KSSsi-uiionl lin aecoi d dosi nié à empê-olioi nnconllil nuoléane aecidon loi t'Illli los CI imniels do guerre nazis lî.ildui \ on S( lui ai h el \lberl Spool soni libeiesdo la lorleres.se do sp.indau, à Borlin Uuesl.où soûl liiidoll Iloss demeuie emprisonne IM.Vi l.i delégalion li an(,ai.se i|uille l.1 s.illo loi sipio r Vssomblée géné-I ,ilo do !'( i\l dé( ide d’ou\ rir un dob.il sui la sil liai ion en Mgéiie 194(1 le 11 ilnnial international de \uionilieig eondamne à mort 011/0(1 niiniols do guerre nazis 1927 K.iIk' Kutli établit un record on II .ipp.inl (Kl coups do circuit en une s.iisoii 189.) pi ISO do Tananai ne.à Ma-d.igascai.pal los l'i aiK.'ais 1892 le généi.d (leorges Boulaii-uoi so suicide à Bruxelles où il x i \ “Back to the future" 7 h 9 h 15 ASTRE IV: - ’Police academie 11” 9 h 20 — “Police academie 1" 7 h 30 BERRII: (288-2115)- “Le matou” 12 h 2 h 30.5 h.7 h 30.10 h BERRI II: - “Escalier C” 12 h 30.2 h 40, 4 h 50.7 h , 9 h 20 BERRI III: “Agnes of god” 1 h 45 3 h 45, 5 h 45 7 h 45 9 h 45 BERRI IV: - “La forêt d'émeraude” 12 h 45, 3 h 5 h 15 7 h 30.9 h 45 BERRI V: — “Les amants de Maria 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 BONAVENTURE l:(861-2725) — “Teen wolf 1 h 30.3 h 30 5 h 30 7 h 30.9 h 30 BONAVENTURE M: - “St-EI- mo’s lire” 1 h 05 3 h 05.5 M 05 7 h 15 9 h 30 BROSSARD I: 465-5906) - "Le matou" 7 h, 9 h 30 BROSSARD II: (465-5906) -Teen wolf 7 h, 9 h BROSSARD III: “Back to the futur" 7 h 15.9 h 40 CINEMA CAPITOL: .849-0041) “Colonel Redl” 1 h 30, 4 h 6 h 30 9 h 05 CARTIER-LAVAL: (663-5124) -"Le matou" 7 h 9 h 30 CHAMPLAIN I: ,524-1685) -¦ Rambo II, la mission " 7 h 35 9 h 35 CHAMPLAIN II: - ’’Comment claquer un million de $ en un jour" 7 h 20.9 h 15 CINEMA V: 5560 ouest Sher-Orooke .489-5559) — “Pasolini's oedipus rex " 7 h — "The beauty and the beast" 9 h 45 — "Android" 7 h 30 9 h 30 CINEMA ONF: 200 0 Dorchester 1283-8229) — CINEMA DE PARIS:(875-1862) — “Américain Ninja’ 1 h 15 3 h 1 5.5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 CINEMA OU VILLAGE: 1220, Ste Catherme est (523-3239) — 'Getting Down" 1 h, 2 h 30, 4 h 5 h 30.7 h 8 h 30, 10 h CINEMATHEQUE QUEBE COISE: (842-9763)- CINEPLEX I: (849-4518) -"Fright night” 1 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 15.9 h 15 CINÉPLEX II: - “Fright night” 1 h 40.3 h 40, 5 h 40.7 h 40, 9 h 40 CINEPLEX III: - "The return of the living dead ' 1 h 25.3 h 25.5 h 25.7 h 25, 9 h 25 CINÉPLEX IV: - Ninety days " 1 h 15, 3 h 15.5 h 15.7 h 15, 9 h 15 CINÉPLEX V: - "Creator 1 h 20.3 h 20.5 h 20.7 h 20.9h 20 CINEPLEX VI; - “Rambo 11’ 1 h 30.3 h 30.5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINEPLEX VII: - “Teen SUR SCENE AGENT ORANGE: 1217 est rue Notre Daife Mil (622-8665)- Fiction .ae Bernera Hebert m en s Bernera Hebert au 25 sept eu 15 oct.au mer eu sem 20h 30 L'AIR DU TEMPS: 191 ouest Sl-Peul (842-2003)— Je^^ lous les soirs— spectacles a ton , I1h30 etOOh.45 AUDITORIUM DU JARDIN BOTANIQUE: 4101 est rue Sherbrooke Mil (072-4213)-Recital Oe Sylvain Lehevre le 30 sept a 20h AUDITORIUM DU MBA: (AuOi-lorium 1379 Sherbrooke O .285-1600) — Picasso Theatre • 'ue Oe-sir attrape par la aueoo • m en s Denis Marteau Ou 5 au sept au 10 nov mere au Oim a 20h CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Mil (735*1259)— Soirée Pleine Lune, le 30 sept CAFÉ-CONCERT LA CHACONNE: 342 esl rue Ontario (843-8620)- Tous les marOis soirs, Oanses flamenco avec Sonia Del Rio, accompagnée a la guitare par Antonio RoOrigue/, à 2th CAFÉ DÉ LA PLACE: (Place Oes arts.042-2112) — > Monique Leyrac chante et dit Nelligan .Ou mardi au sam à 20h jusqu'au 2 nqvembre CAFÉ SHIBUMI; 5345 ave Ou Parc (271-5712)-Jazz lous les leu ven et sam a2lh30 CAFE THÉLEME: 311 Ontario E (845-7932)— • Sittelle Jazz Quartet 3-4-5 oct a 2lh 30 CAFE-THEATRE QUARTIER LATIN: 4303 St-Oenis Mtt(843-4384)— c Brel au til du temps • Pierrot Fournier chante Brel du 25 sept au 27 oct mer au dim a 22h — • Les eau* et forêts • de Marguerite Duras m ens Anne Vassal du 28 sept aullort a ?0h CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)— Tous les soirs I Ensemble Elder Léger a 17h30 HÔTEL MERIDIEN: 4 compleire Desiardins Mtl (285 1450)- Bar du Foyer Deu* pianistes sont en vedette Claude Foisy.du lun au ven del7h a 20h Frçd Neyior du mar au sam de 20h a 24h HÔTEL DE LA MONTAGNE: 1430 de la Montagne (288-5656)— Bar Tour de Ville-» Quatuor Liz Stancey.S sept au 3 nov du mardi au dim de21ha2h — Charles Bensoussan.lun auven I7h a 2lh — Carol Parisien mer au sam 21h a Olh LE GRAND HÔTEL: 777 Univer sité (879-1370)— Bar La Vernere piano-bar avec Roland Deveze mar au sam t9h00a 00 00- Di-ner-Theâtre • Hats' • écrit et m en s de Roger Peace duSseot au 31 dec Dîner et Theatre mere -leu I9h sam dim I8h30 Fmde soiree sam 23h30 Theatre uniquement mer leu et dim 2^h (879-1370 loc 3204) LA CROISETTÊ: 1201 o Dorchester (878-2000)— Mane-An-dreeOstiguy pianiste du dim au ven I8h a23h L'ESKABEL: 1237 rue Sangumet Mil (849-7164)— « Le moine • de Lewis raconte par Antonm Artaud adaptation et mise en espace Jacques Crète musique Serge Le Maire du 18 sept au 19 oct du mer au sam 20h 30— Le spectacle sera suivi de Flamenco au bar de I Eskabei a 22h L'IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (8/8-2000)— Lise Levesque i “¦?animateur du lun a.-.de 2^h a 02h MAISON TRESTLER: Chemin deiaCornmune Dorion (514-455-6290) S' 'r-e de poésie textes de 0a> > 'jrimond.Gilles Pilon a ‘a guitare le 30 sept a 20h PLACE DES ARTS; (842 2112; Theàtre Port-Royal • Mort accidentelle d'un anarchiste • de Dano Fo, m en s Daniel Roussel a compter du 11 sept sem ?0h00, sam 17h00 et 21h00— Salie Witfnd Pelletier OSM Grands Concerts chef d'orchestre Charles Dutoit le 30 sept a?0h LES RETROUVAILLES; 1709 Sl-Denis (849-9275)— John Bau-dme quartette (B&B) mer au sam de 22h a Olh — Sylvain L Heu reu* chansonnier, du dim au mar de 22h a th RISING SUN: 286 ouest Ste-Ca-Ihenne Mtl (861-0657)— Blue Monday Jam Session avec James Green Blues Band le 30 sept SALLE FRED BARRY: 4353 est rue Ste-Cathenne Mtl (253-8974)— La Compagnie de Iheâlre Le Pool présente « La grandeur du geste et des passions • crea-teurs-mterpretes S Couture L Oube, 0 Oubois A Gravel R Ju-Iras S Lantagne M Parent R Proteau et D Trépanier conception et m ens Suzanne lantagne du 2 au 12 oct a 20h 30 THEATRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau Mtl (523-1211)-» Eioizes • avec Viola Leger m en * François Barbeau du 12 sept au 5 oct mar au sam 20h 30 dim 15h THEATRE FELIX LECLERC: 1450 est Ste-Catherme Mti(521-4650)— • Roland Magdane • monoiogiste les 2-3-4-5 oct a 20h THEATRE OU NOUVEAU MONDE; 64 ouest Ste-Cathe-fine Mtl (861-0563)—• L'avare • de Mohere.m en s Olivier Ret-chenbach, à compter du 26 sept mar au ven 20h sam I6h et 21h THEATRE OE QUAT'SOUS; 100 esl ave des Pins Mtl (645-7277)— » Anais dans la queue de 'a comete • de Jovette Marches-sauit.m ens Michele Magny du 24 sept au 20 oct du mar au sam 20h le dim I5h THÉÂTRE OU RIDEAU VERT: 4664 Sl-Denis.Mil (644-1 793)-• L heureux stratagème • de Marivaux, m ens Yvette Brind'A-mour du 8 oct au 3 nov mar au ven 20h sam I7h e12lh,dim I5h THÉÂTRE DES VARIÉTÉS: 4530 rue Papineau.Mtl (526-2527)— » Zéphir.couches-toi • adaptation québécoise du Saut du lit m en s Normand Gélmas.du 9 sept au 12 oct lun au ven 20h sam I9h et 21h GRAND THÉÂTRE DE Québec: Ouebec(418-643-8131)— Le Théâtre du Trident présente « Aux yeux des hommes • d( John Herbert, adaptation René Oionne.m en s Matieu Gaumond.du 17 sept au 12 oct mar au sam 20h THEATRE DE LA BORDÉE: 1091 rue St-Jean.Quebec (694-9631)— « La Duchesse de Langeais • de Michel Tremblay, m en s Francine Emond, du 1 au 5 oct, mar au sam 20h30 CENTRE NATIONAL OES ARTS: Ottawa (563*1 144) -Salle Studio Le Théâtre français du CNA présente • Syncope • de RenéGingras.â20h tusqu'au26 oct THEATRE OE LTLE: t Welling ton, Hull (771-6669)- .P S ton chat esl mort • de James Kirkwood adaptation Andrée Cousineau du 18 sept au 19 oct woH" 1 h 25.3 h 25, 5 h 25.7 h 25, 9 h 25.CINÉPLEX VIN: — “Back to the futur” 1 h 05.3 h 10.5 h 15, 7 h 25, 9 h 35 CINEPLEX IX: — "Ghostbus-ters” 1 h 20.3 h 20.5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) — ’’Amadeus” 12 h 40, 3 h 30.6 h 20.9 h 15 CINÉMA MONTRÉAL II: -Recherche Susan désespérément' 2 h 10, 6 h, 9 h 50 — “Les branchés du Bahut" 12 h 20.4 h 10.8 h COMPLEXE DESJARDINS I:(266-3141) — "La route des Indes” 13 h, 16 h 15, 19 h 30 COMPLEXE DESJARDINS II: — "GremUns" 13 h 50.17 h 35, 21 h 20 — “Académie de police 1“ 12 h 05.15 h 50, 17 h 35 COMPLEXE DESJARDINS III: — “Echanges brûlants" 12 h 10, 15 h.17 h 45, 20 h 30 — “Grande giclée" 13 h 35, 16 h 20, 19 h 05.21 h 50 COMPLEXE DESJARDINS IV: — “La promise" 12 h 05, 14 h 20.16 h 35.18 h 50, 21 h 05 CONSERVATOIRE D'ART Cl NÉMATOGRAPHIQUE: (848 3878) — "Pierrot le fou” 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) - "Carmen" 8 h DAUPHIN l:(721-6060)-“La rose pourpre du Caire" 7 h 30, 9 h 30 DAUPHIN II: “La forêt d’E-meraude" 7 h.9 h DORVAL 1: (631-8567) - “Co coon" 7 h 15.9 h 30 DORVAL II: “Code name emerald" 7 h 05.9 h 05 DORVAL III: "Pee Wee’s Big Adventure' 6 h.7 h 50.9 h 40 DÉCARIE I: (341 3190) - "Back to the futur" 7 h.9 h 20 DÉCARIE II: - “Teen wolf 7 h 30,9 h 30 ÉLYSÉE I: (642-6053) - "Péril en la demeure” 7 h 15, 9 h 15 Elysée II: — "Le pouvoir du mal" 7 h, 9 h FAIRVIEW I: (697-8095) -“Summer rental” 6 h, 7 h 45, 9 h 30 FAIRVIEW II: — “Joshua then and now" 7 h , 9 h 15 GREENFIELD 1: (671-6129)— "Les nuits de New York" 6 h.7 h 35.9 h 10 GREENFIELD 2: - "Cocoon ” 7 h 15.9 h 30 GREENFIELD 3: - "La compagnie des loups' 6 h 15.9 h 45 — "Opération toxbaf ' 8h IMPÉRIAL: (288-71 02) -“Dance with a stranger” 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10.9 h 10 JEAN-TALON:(725-7000) -"Rambo 11, la mission” 7 h 35.9 h 35 KENT l:(489-9707) - “Joshua then and now" 7 h, 9 h 15 KENT II:— Compromising position” 6 h.7 h 55.9 h 45 CINÉMA DU PARC l:(644-9470) — "Cocoon" 7 h 15.9 h 30 CINÉMA DU PARC II: - “Code name emerald" 7 h 05.9 h 05 CINÉMA DU PARC HI: -"Movers and shakers " 6 h.7 h 40.9 h 20 L’AUTRE CINEMA:(722-1451) — “La vie de famille” 7 h — “Caffè Itaila, Montréal” 7 h 30 — “La ville et les chiens" 9 h 15 — “La guerre sale" 9 h 30 (27 sept au 3 oct ) LAVAL l:(688-7776) — “Subway" 7 h 15.9 h 15 LAVAL II: — “Code name emerald* 7 h 05.9 h 05 LAVAL fil: — "Le pouvoir du mal" 7 h.9 h LAVAL IV; - “Les nanas’’ 6 h, 7 h 50.9 h 40.LAVAL V: — “On ne meurt que deux fols" 7 h 10, 9 h 15 LAVAL-ODÉON l:(687 5207 ) — ’’Rambo II, la mission" 7 h 30.9 h 30 LAVAL-ODÉON II: - Back to the future ' 7h.9h 10 LOEWS l:(861-7437) - "Year of the dragon” 1 h 30.4 h 05.6 h 40.9 h 10 LOEWS M: — “Code name emerald" 12 h 10.2 h.3 h 50, 5 h 40, 7 h 35.9 h 35 LOEWS III: - “Compromi sing positions" 1 h 15.3 h 15.7 h 15, 9h 25 LOEWS IV: - My science project ’ 12 h 05, 1 h 55.3 h 45, 5 h 35, 7 h 25.9 h 15 LOEWS V: — "Summer ren tal" 12 h 35.2 h 20.4 h 05.5 h 55.7 h 40.9 h 35 MERCIER:(255-6224) - "Amadeus" 8 h OUIMETOSCOPE:(525-860 0) - “1984"7 h 15, 9 h 30 — “Diva" 7 h .9 h 15 OUTREMONT:(277-4145) -’Micky et Maude” 7 h — "Apocalypse 2024' 9 h 30 PALACE l:(866-6991) — “Joshua then & now" 12 h 30.2 h 45, 5 h.7 h 15.9 h 30 PALACE II: — "Pee wee's big adventure" 12 h, 1 h 50.3 h 40, 5 h 30, 7 h 20, 9 h 15 PALACE Mi: - “Mad Max beyond thunderdome” 1 h, 3 h 05.5 h 10, 7 h 15.9 h 20 PALACE iV: - “Warning sign” 12 h 50.2 h 35, 4 h 20, 6 h 05.7 h 50.9 h 35 PALACE V: - "National lampoon’s european vacation 12 h 30.2 h 20, 4 h 10.6 h, 7 h 50, 9 h 40 PALACE VI:-"Junior ' 1 h, 2h 45 4 h 30 6 h 15.8 h, 9 h 45 PARADIS l:-‘Rambo II.la mission ” 7 h 15.9 h 15 PARADIS II: - "Le matou" 7 h , 9 h 30 PARADIS Mi: - "Comment claquer un million de $ en un jour 9 h — '"Starfigh-ter" 7 h 10 CINEMA PARALLELE: (843 6001) — "'Permanent vacation" 19 h 30 — “Jazz Dance & Dance Frame" "Chrysalls-Alwln Nlcholals Dance Co“ 21 h (30 sept au 3 oct ) PARISIEN l:(866-3856) — "Sub way" 1 h.3 h, 5 h 05.7 h 10.9 h 15 PARISIEN II: — "On ne meurt que deux fols" 1 h 25.3 h 30.5 h 35.7 h 40.9 h 45 PARISIEN III:- "Les nanas " 1 h 05, 2 h 50.4 h 35.6 h 25.0 h 10, 10 h PARISIEN IV: "L'été pro- chain" 1 h 30.3 h 40.5 h 45.7 h 50.9 h 55 PARISIEN V: — “L’amour braque” 1 h 10.3 h 15.5 h 20, 7 h 25.9 h 30 PLACE LONGUEUIL l:(679 7451)— “Rambo II, la mission" 7 h 30, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL II: -"Comment claquer un million de $ en un jour" 7 h 15,9h 15 PLACE VILLE-MARIE l:(866 0689) — “When father was away on business" 12 h 05 2 h 25.4 h 50.7 h 15.9 h 40 PLACE VILLE-MARIE II: -"Witness" 12 h 45.2 h 55, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) — “Agnes of god” 12 h, ?h , 4 h , 6h.8h.lOh PLACE ALEXIS NIHON 11: -"Creator" 12 h 30.2 h 45.5 h.7 h 15.9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON III;-Back to the futur" 12 h .2 h 15, 4 h 30.7 h.9 h 20 PLACE DU CANADA:(661 4595) — “Kiss Of the spider women" 7 h.9 h 30 SAINT-DENIS ll:(84S-3222)-"Académie de police 2" 14 h 15.17 h 50.21 h 25 — "Cannonball 2" 12 h 20, 15 h 55, 19 h 30 SAINT-DENIS III: - “Dan-geureusement vôtre" 12 h 15.16 h 30.20 h 45 — "Ras les profs'* 14 h 35.16 h 50 VERSAILLES l:(353-7880)-“Les nanas" 6 h, 7 h 50.9 h 40 VERSAILLES II: - Witness 7 h 20,9 h 30 VERSAILLES III: - "La compagnie des loups” 6 h 15, 9 h 45 — "Opération foxbat" 8h L’ERMITAOE:(388-5577) -Partir et revenir" 2 h.7 h 9 h 30 WESTMOUNT SQUARE:(931-2477)-“Wetherby“ 7 h.9 h YORK:(937.8978) — "Cocoon" 12h30.2 h 45.5 h.7h 15.9 h 30 ARTS ET SPECTACLES Le Devoir, lundi 3ü septeinbie 1985 Il y a trente ans, James Dean.(Al' l’) — i,e 30 septembre 1955, sur la route de Salinas en Californie, James Dean se tuait, à l’âge de 24 ans, dans une colUsion au volant de sa Porsche : avec cet accident s’achevait une carrière prometteuse et commentait une légende .,.Sa mort provoqua une vague d'hystérie dans l'Amérique.On se rendit sur la route de Salinas pour voir l’épave de la voiture, La Warner, la compagnie cinématographique qui 1 avait sous contrat, reçut des centaines de milliers de lettres d’amour.Pourtant, .lames Dean n’avait que trois films à .son actif.Kt encore un seul — À l'Kst (l'Kden — était sorti quand il mourut.Mais ces trois rôles suffirent pour transformer cet acteur, né dans une famille de fermiers de rindiana, en mythe : celui de l’adolescent au mal de vivre, plein de violence et de tendresse, vivant à IHO à l’heure, le symbole d’une génération de jeunes Américains — entre Marion Brando et Montgomery (’lift.C’est Klia Kazan qui découvre James Dean sur une scène de Broadway, dans L'immora-h.s'/ede (lide, après qu’il eut fait un court passage, sans enthousia.sme, à l’Actor’s Studio.Séduit par .sa pre.station, il l’engage pour tenir le premier rôle de A l’est d’Kden.adaptation du roman de Steinbeck.James Dean y joue un adolescent en quête de l’amour et de la compréhension de son père.Dans La fureur de vivre, de Nicholas Ray, en jeans et blouson de cuir, il est le personnage sur lequel se fondera véritablement son culle, un de ces jeunes rebelles sans cause qui, avec ses copains, se livre à des jeux dangereux ; bagarres au couteau et voitures malmenées pour pimenter la vie.Il finira le tournage de .son troisième film, (léuni de (leorges Stevens, deux jours avant l'accident fatal.Aux côtés de Rock Hudson et d'IOlizabeth Taylor, il est un jeune Texan qui fait foi l une dans le pétrole.A la fin du film, on le voit vieilli, homme d’affaires ayant atteint la quarantaine : ce que James Dean ne dépendra jamais.lames Dean aurait maintenant plus de 50 ans : ce qu’il était réellement s’est effacé avec le temps.Depuis quelques années déjà, note le biographe .lohii Hewlett, .ses jeunes admirateurs ne savent plus très bien qui il était : chanteur de folk, coureur automobile — sa passion — ou superstar, mais son image — celle du héros romantique fauché en pleine jeunes.se — demeure.C’est dans le cinéma américain qu’il faut surtout chercher .ses descendants : Montgomery Clift, qui devait le remplacer dans Marqués par la haine de Robert Wise, Jack Nichol-.son et surtout Dennis Hopper qui avait joué un petit rôle dans La fureur de vivre.U n très grand cinéaste s’intéressera également beaucoup à James Dean: Robert Altman.C’est lui qui produira The.lames Dean Story, très vite après .sa mort.Mais surtout il réali.sera en 1982 Corne Back to the Five and Dime, .limmy Dean, .Jimmy Dean : 20 ans ajirès la disparition de l’acteur, dans une petite bourgade du Texas, non loin de là où fut tourné (liant, cinq femmes se retrouvent pour célébrer du culte de leur héros.Klles ne se sont jamais remises du passage de l’idole et leur vie a dérivé dans le rêve.Rosas: Un tracé de véhémence MATHIEU ALBERT Rosas.Chorégraphe: Anne Teresa de Keersmaeker.Au studio-théâtre Alfred Laliberté de rUQAM vendredi et samedi dernier.La révélation du FIND ne s’appelle ni Pina Bausch, ni Trisha Brown, ni Muteki Sha.KHe se nomme plutôt Anne Teresa de Keersmaeker, une jeune chorégraphe belge (flamande), qui présentait sur la scène du studio Alfred Laliberté de l’UQAM, Rosast danst Rosast, une oeuvre qui se classe sans réserve parmi les chefs-d’oeuvre de la nouvelle danse.Une pièce qu’elle a réalisé en 83, alors qu’elle n’avait que 22 ans.Exécutée par quatre danseuses, Rosast danst Rosast est construite toute entière sur les pilotis d’une structure arithmétique.Une structure qui procède par addition, soustraction et accumulation de gestes.Scandée par des rythmes répétitifs, la trajectoire se développe quant à elle selon un réseau de formes géométriques où dominent la ligne droite et la diagonale.Un spectacle froid ?Voilà son génie, elle a su en faire un tracé de véhémence, dont l’expressivité rejoint celle de la danse-théâtre, la névrose en moins.Élaborée à l’image d’un long crescendo, la chorégraphie creuse l’intensité dramatique par la seule répétition de ses séquences gestuelles.Déroulées à l’unisson par les quatre danseuses, chacun des enchaînements (il y en a cinq principaux), est multiplié à l’infini.Le procédé n’est pas nouveau, il découle en droite ligne du système préconisé par Steve Reich.Et comme chez le musicien, la trajectoire de Keersmaeker se métamorphose progressivement par les nuances qui s’introduisent au fil de l’oeuvre.Mais la structure n’est pas tout.L’oeuvre passionne tout autant par la subtilité avec laquelle la chorégraphe a glissé un drame en filigrane.Un drame dont on perçoit constamment la tension, sans qu’il n’ait jamais besoin de s’ex primer.De simples ge.stes suffisent à en révéler l’intensité : une démarche accablée, un sourire maladroit, une danseuse qui se passe la main au visage.Petites et costaudes, sévère ment vêtues, les danseuses s’amènent en scène à la file indienne, têtes tournées vers le bas.En silence elles s’allongent au sol, esquissent quelques ge.stes, s’in terrompent, puis recommencent.Enfin elles se lèvent, disposent des chaises selon un ordre rigoureux.Le bal s’amorce.La gestuelle est partout chargée de douleur.Les danseuses se livrent à la chorégraphie comme des bagnards vont à la marche La fulgurance du tracé est sans cesse contredite par ràpretéde l’atmosphère, un climat gris comme le désespoir.(’liez Keersmaeker I’inteiisile passe toute entière par le geste sans nul besoin d’un recours à la théâtralité.IHi vocabulaire lim pide, sobre, incisif, qu’elle main pille du haut de ses 24 ans avec l’assurance d’un chorégraiihe pai venu à la maturité.Un spectacle e.xti aordiiiaire : les deux heures de Rosast ne siil fisaient pas, on y aurait passé toute la nuit Un Perreault trop long et un Second Stride Dance Company qui manquait d’élévation SUZANNE ASSELIN Stetia de Jean-Pierre Perreault et la Second Stride Dance Company d'Angleterre.Programme: La Fondation Jean-Pierre Perreautt pièce: S/e//a chorégraphie de J.P.Perreautt au Théâtre Maisonneuve les 27 et 28 septembre.Second Stride Dance Company Further and Further into the A//g/7f(1984) de lan Spink le 27 septembre à l’UQAM et Silent Partners(1984) et The School for Lovers Danced de Siobhan Davies le 28 septembre à l’UQAM.Imaginez la scène du Théâtre Maisonneuve, flanquée des deux côtés de trois triangles à 90 degrés, comme les trois pyramides d’Egypte en perspective.En toile de fond, deux énormes panneaux rectangulaires gris moirés penchés à angles différents, me rappellent la texture des Pierres du moulin du peintre canadien Jean McEwen, Ce grand décor imaginé par le chorégraphe canadien Jean-Pierre Perreault .sert de prétexte à Stella, une pièce monumentale d’environ 70 minutes spécialement créée pour le FINI).A première vue, Stella est ni plus ni moins le prolongement de Joe, une oeuvre qui a mar- Company -déié, dans l’emsemble, l’une des plus qué la scène de la danse au Canada l’an dernier.En ce sens, cette pièce ne renouvelle pas la démarche amorçée par Perreault.Comme dans Joe, le chorégraphe utilise 24 danseuses (19 hommes et 6 femmes dans Joe), qui se per dent dans la grisaille de leurs vêtements (ici des bérets qui rempiacent les vieux chapeaux mous, des impers courts camouflant des robes noires, des souliers ordinaires qui font un pied de nez aux bottines de Joe).Les mouvements d’ensemble sculptent bien l’espace et là aussi, des marginales essayent de s’extirper du camouflage de la majorité silencieuse.Perreault joue encore du rythme avec des micros camouflés partout.Les bruissements de voix des femmes font un bon contrepoids au rythme de fond des pieds, qui se posent à plat ou sur la pointe.Le chorégi aphe fait un focus évident sur les jambes des femmes, souvent tournées vers l’intérieur, un symbole historique du lien social et du rapprochement.Stella est sans contredit une réussite sur le plan de la démarche esthétique, mais la pièce souffre de longueurs indues annihilant ainsi sa force de frappe.En leur faisant gravir, en rangs serrés, ces montagnes de bois Perrault joue avec le risque.Mais lequel?Dans un autre ordre d’idées, la performance du groupe anglais Second Stride Dance décevantes de ce festival.La sensibilité, la subtilité et la technique sûre des quelque dix danseurs n’ont pas .suffi à sauver les trois clio régraphies [uésentées en deux [irogramnies Further and Further Into the Ntpht de Lin Spink est un recoltage du film «Noiorious» de Hitchcock, pai ait il Je n’ai jias vu ce film el ce n’est finalement pas important puisque l’oeuvre, qui promet plus de iirofondeur entre les personnages \ oU du début à la fin très à ras de sol.Plusn iii ,s .voient sans doute une très pâle imitation de la dan.se-théâtre .signée Pina Bausch, La même chose avec Silent l'artncrsik' Siobhan Davies, qui se déroule dans un silence presque total, (’onime dans Further, les jier .sonnages sont exposés en siqierficie.L’ensem ble manque de rythme et de dynamisme et les supposés rapports entre les et res s’effacent aussitôt comme une poudre magique.Pour ceux et celles qui auraient vu l'opéra de Mozart Cosi fan tulle, le traitement «draniati que» dans The School for Lovers Dancedde Davies est un peu plus intéressant.L’humour fait surface avec bonheur dans ce monde de jeux compliqués, qui oscillent entre l’amour et la tromperie.Second Stride est une coinpa gnie sans doute importante dans le dévelop pement de la nouvelle danse en Angleterre, mais les oeuvres présentées à Montréal ne sont certes pas une révélation pour le publie d’ici.Les (leux Wilhelmenia Fernandez JEAN-PHILIPPE BEAUDIN Wilhelmenia femandez, sopiaiK'.accompagnée au piano pat üeoige Darden Ptogiamme Lieder de Sctuimann, Schubert, Richard Sti aubs et Komgold, melodies de Canteloube et de Mohtbalvatge, negro-spirituals.A la s.ille Wiltnd-Pelletier.le vendiedi 2/ septembre.Il s a s i.sitilemeiit deux Wilhel mema !¦ i‘i n.iiule/ La première .¦^o 1 t tout (Il oit do lilm Dn.t ont so|ii .1110 celt'hi e dont l’ait semble exei vei on et I .mge poux 011 de Liseiiia I 11)11 La set'oiide, lieaiieoiip mollis eoii nue, se l ésêle au eoneert : une eaiitaliiee dont la xoixest nié gale, mais non dé|)ourvue de eharmes.Le silent e éeiasaiil (lesquel ipies secondes tpii ont précédé le tlelnil do eoneert rajipelait l’at mosphèi t tendue du fitm , pourtant.quand le pianisit' attatjua les in t iiiières mesures de It idmunp { Déihcan ) de Robert .Sehutnann et que le chant s’élex a, la magie du eiiiéma ii'opérait plus l’oiii ()eo (pie l’on soit réaliste, on est forcé de eonstatt'r que la s dix ( haode et (ileiiie de Wilhel mema !• ei iiaiide/, dans le regis tre giase.s’amenuise considéra blemeni ipiaiid elle aborde l’aigu.F.ii (iiilre, la musieumne inter prête un répertoire (lieder ro manliqot's, mélodies françai.seset ('s|)agiioles) dont elle n’a jias en eoi (' mailri.sé tontes les subtilités.Mme l'CI naiidez semble beaucoup plu.-, à Lai.se dans les negro spi ni lia Is qu'elle rend d’ailleurs axee naloiel el élégance Ici, rien de lou é on de laborieux : l’inler prêt al ion a tout ce qu’il y a de plus eonvameant Faut il s’oflusquer de ce tpie Wilhelmina Fin nandez n’ait pas, sur scène, tout le charisme que lui |)i été son rôlt au eiiiéma ?L’on doit pliilôl se réjouir de ce que l'héroine de Dna a convaincu des millions de cinéiihiles que le ( liant el l'opéra imuvaient être une aveiilure des plus passionnantes La deuxième Folia: Beaucoup de musique, un peu d’humour CAROL BERGERON En renouvelant l’expérience de La folia le réseau FM de Radio-Canada s’offrait, pour la deuxième annéi' consécutive, 24 heures de radiophonie mu.sicale en liberté.Une journée de réflexion à haute voix et de « folie » salutaire qui devait lais.ser pas.ser un peu d’air frais dans la grille horaire quotidienne.L’an passé, en mettant l’accent sur la « radio en direct », La folia avait permis d’entendre plus de 500 musiciens en solistes, petites, moyennes et grandes formations instrumentales.Cet événement sans précédent fut couronne de succès : on avait gagné le pari de faire de la radio vivante et musicale sans tourne-disque ni magnérophone.Cette année, les artisans de La folia s’étaient mis d’accord pour qu’elle soit l’occasion de réfléchir sur la manière de présenter le contenu des émi.ssions radiopho- niques.C’est ainsi que ces 24 heures se retrouvèrent dans les eaux bouillonnantes de l’humour.Mais l’humour, c’e.st comme la culture : rares sont ceux qui peuvent .se vanter d’en avoir à revendre.Ayant suivi d’a.s.sez près l’itinéraire de La folia 85, je ne peux pas conclure que le bilan soit aussi positif que celui de l’an passé.En vou-lant s’occuper de la forme du contenu on en a souvent oublié la sub-.stance.Ainsi mal réalisée sur le plan technique, l’émission Musiques de nuit, en voulant recréer l’atmosphère d’un café-concert du début du siècle nous a fait tomber dans l’amateurisme bon enfant des radios de CE-CiEF.l’as d’humour, on se demande pourquoi, à Musique en fêle où un sujet aussi riche que la relation de la danse avec la musique fut, en dépit de quelques éléments fort intéressants,, plutôt faiblement traité.Sous prétexte de faire de l’humour, l’événe- ment nous a curieusement montré certains points faibles du réseau FM de Radio-Canada.Ainsi on a pu se demander, à l’émission Au gré de la fantaisie, si certains des animateurs présents (ces belles voix radiophoniques) ne s’étaient pas un peu fourvoyés dans les trop sombres forêts de la musique dite « classique ».En mettant sur un même pied musique classique et musique pop, on a moins fait preuve d’éclectisme que d’un manque de discernement.De Moncton, nous vint une petite Folie de chant heureusement courte car ennuieuse ; de Chicoutimi, une demi-heure de musique de la renais- lERHIER sance, sans aucun humour ; de Québec un petit chef-d’oeuvre intitulé simplement La musique et l'humour; d’Ottawa enfin, une petite enquête dans les rues de cette ville qui a montré d’une manière aussi navrante qu’amusante le degré zéro de la culture musicale de Monsieur et de madame Tout-le-Monde.Au Grand concert de 20 heures on avait imaginé un grand carnavel des animaux.Une riche idée qui permettait d’en- tendre non seulement l’oeuvre très connue de Camille Saint-Saëns avec le superbe texte du poète André Vigeant mais encore la création d’une oeuvre intitulée Bestiaire musical pour récitant et piano.Sur un texte poétique et teinté d’humour d’André Vigeant, le compositeur Antoine Padilla, en pratiquant l’ellipse et la citation, n’a malheureusement rien su faire d’intéressant.De la musique avant toute chose, c’est ce que nous rappelait la dernière heure de La folia 85 en offrant aux auditeurs L'ode à Sainte-Cécile de Henry Purcell.Mais la radio a ses exigences et l’art de pré-.senter la musique n’y est sûrement pas des plus faciles.Aussi une remise en cause comme celle de vendredi dernier vaut cent fois plus qu’une bonne émission radiophonique qui ne prend jamais le risque d’être meilleure.Poumon qui respire Cigarette qui expire 1S FILMS POUR $2S CHARLOTTE RAMPLING 14 MICHEL SERRAULT ( s t 11 M [H NADINLTRINTKiNANT MAHII IHINTK.NANT Ml Slot I PHII IPPI SAHOl 1 : JO-3:4Ü-3;4:> 7:bO-9:55 Lt PARISIEN 4 X* \l FESTIVAL VvMONfRFAL ^>,•85 5e semaine de succès! 1^ Lb parisien 2 480 si ( AiHlHiM (1 8hb JeSb 1 CEMRf lAVAl 680 7776 lESSHSS M." MONDIAlf MaXjQNEI?REDL UntilmdelSTVÂN SZABÔ ELYSEE 2 ISABELLE ADIANI Sim 7:00-9:00 LAVAL 3 (1 NtlH I AVAt 688 7776 CHRISTOPHE LAMBEirr SUBWAY NHARnMH«IIN(4> plAN^NIItl BA( Kl N AN HLNANS AN(4 AtH 0 l«l (.AI AMn> ÜANRINO M.iko D.inielle Parent (Nonna) Pierre Charbonneau (Don Pasquale) En pleine scène de (TuMiage dans l opera boutte de Doniretti.Don Pasquale.que présente en ce moment, ropéra de Montréal L'oeuvre est encore a l'affiche les 2.5 et 8 octobre Cette dernière étant réservée aux non abonnes II reste encore de bons fauteuils (Publicité) Le PARISIEN 1 LAVAL t PARISIEN I«00-3:00-5i05-7il0-9tl5 LAVAL 7I15-9:15 ^ VO SOUS TITRES FRANÇAIS «Mfsr sn CATUTRiNf AA'f r 41 Pfw?, 1 : 30 ‘ A : 00 * O t 30" 9 : 0 5 CAPITOI- 35 ViiMiN B4?6053 Le PARISIEN 5 480 ( r.iHMuM ¦ 866 38S6 Mf .ii 1 : l 0 - j : 1 ') - S : 20 * 7 : ?S • 9 : 30 T/« ÉI.TSÜF.7 : 15-9i 15 Société de musique ^ contemporaine du Québec Serge Garant, directeur artistique [., 10 octobre 1985 ! I i IJ ?Robert Aitken, fiùte L'Ensemble de la SMCQ.direction Serge Garant JOHN CAGE BHUCE MAIHER SEHGE AnC-URI 31 octobre 1985 L'Ensemble Lontaiio, direction Odaline de la Martinez ANTHONY PAYNE SEHüfc GAftANI JÜNATftAN HARVEY OPALINE DE LA MARTINEZ BRIAN FEHNE.YHOUGH ROBERTO GERHARD 21 novembre 1985 Roger Heaton, clarinette L'Ensemble de la SMCQ, direction Serge Garant CHRISTOPHEH FOX DENIS Sr/IALLl Y HOHATIO RADULESCU HANS WERNER-HENZE CALIN lOACIIIMESCU * 5 décembre 1985 i i l I fi Jacques Collin, Marcelle Oeschënes, Alain Thibault, manipulations électroniques L'Ensemble de la SMCQ, direction Walter Boudreau (S)pace, concert-spectacle multi média JACQUES COLLIN / ALAIN IHIbAULI RENÉE BÜUHASSA / MAtLCELLE ULjCHENl b ALAIN tOURNIER / MICHEL GONNf.VILLE 13 février 198b A l'ovcasioti du premier aririrversarre de la mort de Micheline Cuuloinbe-St Marcodx Le Quatuor Morericy Robert M, Leroux, percussion Le Quintette à vent du Québec ‘ L Ensemble de la SMCQ.direction Serge Garant MICHELINE COULOMBE-ST-MARCOUX 13 mars 1986 i i [ ; Joseph Pétrie, accordéon - Pierre Béluse, percussion Serge Desgagiiés.percussion L'Ensemble de la SMCQ.direction Serge Garant MAUHICIO KAUEL lOMAS DUSAIKO BRIAN CHERNEY FRANZ VUURStEEN ALCIDES LANZA •.GUY PERRON ÜENYS BOULIANE 10 avril 1986 Autour du thème -mythe-oature-musique^- Lise Daoust, flûte — Louis-Philippe Pelletier piano L'Ensemble de la SMCQ, direction Serge Garant OLIVIER MESSIAEN GEORGE CRUMB FRANÇOIS-BERNARD MACHE , , UODD Tous les concerts ont lieu le JEUDI à 20 heures à la SbIIB PolISCk 555, lue Sfieroiooke ouest, Montréal sauf le concert du 5 décembre qui aura lieu * au Spectrum 318 tue SIe Catherine uuesl.Montréal Billets : légulieis 8 $ .étudiants & âge d'oi a 5 Abonnement 7 concerts : régulieis 40$ / éliidiants & âge d'or 20$ Henseiynements 4 fôservulion» 526-5117 (lundi au vendredi lOhaiôh) 18 ¦ Le Devoir, lundi 30 septembre 1985 RADIO-TÉLÉ PIANOTAGE BRUNO BOUTOT ¦ Lundi 30 septembre TVO 21h : Kodo : Heartbeat Drummer of Japan', dans la petite île de Sado, à 200 milles au nord de Tokyo, vit depuis les années 1970 une étrange communauté de 25 personnes, appelée Kodo, dont la vie et la philosophie sont basées sur des rythmes de tambour; ce documentaire les montre dans leurs rituels quotidiens et lors d’un concert au Théâtre National de Tokyo.¦ Mardi ie 1er octobre PBS (33) 2th : War : A Commentary by Gwynne Dyer', ceux qui ont manqué l’année dernière la diffusion de cette série de huit émissions à (’BC vont pouvoir se rattraper; le journaliste Gwynne Dyer a parcouru dix pays pour retracer deux siècles d’histoire des guerres, depuis Napoléon jusqu’au conflit des Malouines; une production de l’ONF.¦ Mercredi 2 octobre PBS (33) : Say Amen, Somebody, un documentaire sur les créateurs de la musique gospel moderne, unanimement acclamé par la critique lors de sa sortie dans quelques rares salles aux États-Unis; Thomas Dorsey (83 ans) y rappelle que la combinaison de thèmes sacrés et de rythmes de jazz et de blues n’était guère bienvenue dans tes églises au cours des années 1920; Willie Mae Ford Smith (« Marna Smit ») raconte et chante, ainsi que les Barrett Sisters, les O’Neal Twins et Zella Jackson Price.¦ Jeudi 3 octobre TVFQ 2lh : L’histoire commence à vingt heures-, pour la majorité des gens, la télévision est la source unique d’information ; l’historien Marc Ferro décrypte dans cette émission un thème d’actualité (ici, la question arménienne) à travers les journaux télévisés, pour en faire ressortir le message.¦ Vendredi 4 octobre CBS 20h : The Twilight Zone ', la semaine dernière, la première de celte nouvelle série a été agréablement rafraîchissante; c’est manifestement réalisé avec peu de moyens, mais l’originalité des scénarios et la performance des acteurs y prennent d’autant plus de relief; à surveiller.TVFQ 2ih : Vendredi : « Ulysse appelle Maldita »; un reportage sur un phénomène surprenant ; le détournement d’un instrument télématique par le public; la compagnie française de téléphone (PTT) a commencé à offrir aux usagers des « Minitels », terminaux d’ordinateurs destinés à remplacer les annuaires, et qui offrent aussi quelques services, dont la possibilité de correspondre anonymement; le réseau de transmission a été immédiatement submergé, beaucoup de gens s’en servant pour d’étranges « courrier du coeur », et même un peu plus.TVO 21h : Television : « Vision of Power»; première d’uné série de 13 émissions qui examine dans le monde entier l’influence de la télévision : les images, les directeurs de programmes, les vedettes, la politique et le public; une production de Granada 'l'elevision, qui a été louangée par la critique lors de sa diffusion en Grande-Bretagne.¦ Samedi 5 octobre Radio-Canada 19h : Samedi de rire', première d’une nouvelle émission d’humour, en français, avec de l’argent et de grands professionnels : ce n'est pas une garantie de réussite, mais c’est un tel événement dans notre petit univers que ça ne peut se manquer sous aucun prétexte.¦ Dimanche 6 octobre Radio-Canada I6h30 ; Le prix du spectacle', c’est une reprise, mais il fallait vraiment être au courant, l’année dernière, pour tomber sur cette excellente série de reportages sur l’industrie culturelle au Québec, réalisée par Max Cacopardo; cette première émission est consacrée au théâtre; R-C n’en faisant toujours pas la publicité, il faut compter sur le bouche à oreille pour alerter les amateurs ou professionnels des métiers du spectacle.NBC20h : Amazing Stories', la grande demi-heure hebdomadaire de Steven Spielberg à la télévision; NBC lui a fait signer un contrat de deux ans et les autres réseaux le craignent; le directeur de la programmation de CBS a déclaré qu’il « laisserait trainer un quart d’heure de plus » les parties de football pour que 60 Minutessoil « accidentellement » retardée d’autant et que les téléspectateurs manquent la première moitée à’ Amazing Stories ! C’est de la grande guerre des ondes et ça pousse d’autant plus à surveiller sa montre ou à programmer son magnétoscope.RECTIFICATIF J'ai indiqué dans cette chronique que l'émission d'enquêtes de CBS West 57th était hebdomadaire; en fait, elle l'a été pendant son « galop d'essai » de la rentrée, et le sera à son retour au début de 1986, mais elle ne sera pas diffusée entretemps.A R.-Q., les avantages de la sémantique BRUNO BOUTOT ON aura beau dire, il y a des gens qui n’ont pas de chance les vendredi 13.Ainsi, ce vendredi 13 septembre dernier, Jacques Girard, p-d-g de Radio-Québec, a reçu un télégramme de l’Association des réalisateurs de R-Q, et une copie a été communiquée au président du CRTC, André Bureau.Dans ce télégramme, les réalisateurs se plaignent d’avoir été contraints « par une récente directive de la Direction, d’insérer (dans les émissions) des pauses de deux secondes utiles à la diffusion de messages publicitaires ».Et les réalisateurs poursuivent : « La Société (R-Q) avait pourtant parlé de pauses naturelles devant le CRTC pour lui faire avaler son argumentation et justifier la diffusion de messages publicitaires.Les réalisateurs croient que les dirigeants de Radio-Québec ont trompé le C RTC et le public en général.Tous les artisans sont choqués par l’attitude de la Société qui, à peine sortie des audiences publiques, émet une directive qui oblige les réalisateurs à inventer des « pauses naturelles » à l’intérieur même des émissions».De quoi s’agit-il exactement ?Les téléspectateurs de Radio-Québec ont pu constater récemment qu’il y avait des messages publicitaires insérés entre le générique du début de certaines émissions et le commencement même de l’émission, également entre la fin même d’une émission et son générique final.Lynn Fournier, président de l’Associaiton des réalisateurs de R-Q, a confirmé au DEVOIR que le télégramme concernait bien ces « pauses naturelles».Pour Jacques Girard, rejoint vendredi dernier (27 septembre) au téléphone, ce télégramme fait beaucoup de bruit pour pas grand chose.Selon lui, d’ailleurs, ce n’est qu’une partie des réalisateurs qui ont ainsi réagi, d’autres ayant parfaitement compris et accepté le principe de l’insertion de ces pauses.Quand à l’accusation de « tromperie », Jacques Girard est aussi formel que tranquille : « Nous faisons très exactement ce que nous avons dit au CRTC : il n’y a de messages publicitaires qu’au début et à la fin des émissions ».Les génériques font-ils ou non partie intégrante d’une émission ?Ça, « c’est une question d’interprétation.Mais nous respectons exactement l’engagement pris auprès du CRTC ».La décision du CRTC no 85-609, datée du 31 juillet 1985, dit ; 1) Radio-Québec n’interrompt pas le déroulement de ses émissions par la présentation de messages publicitaires; et ces messages sont concentrés au début et à la fin des émission; 2) Les messages publicitaires peuvent exceptionnellement être présentés pendant une émission lorsque celle-ci comporte une pause ou des pauses naturelles; toutefois, ils ne viennent en aucune circonstance interrompre ie déroulement normal d’une émission; » Alors ?Les génériques forment-ils une « pause naturelle » ?Ou au contraire appartiennent-ils au « déroulement normal d’une émission »?En tant que téléspectateur, j’aurais instinctivement tendance à pencher pour la deuxième interprétation, mais en tant que commentateur j’aurais aussi tendance à trouver que c’est une simple argutie sémantique qui ne mérite pas tant « d’histoires ».Ce, d’autant que les réalisateurs de Radio-Québec renégocient depuis Jacques Girard plusieurs mois avec la direction leur convention collective, et qu’ils ne perdent pas une occasion d’ajouter des pressions.Ainsi, il y a quelques semaines, ils ont interrompu en fanfare (littéralement ; avec un band dixieland) une rencontre entre la presse et les dirigeants de R-Q.Et le 13 septembre, à la même date que le télé^amme précité, ils ont informé la direction qu’ils ne participeraient pas aux manifestations de Post-In-put’SSeX de présentation à’Input '86 « à la suite de l’attitude méprisante de la direction de Radio-Québec envers ses réalisateurs et de la politique de ventilation budgétaire qui n’attribue plus à la production-maison les moyens suffisants pour produire des émissions autres que majoritairement des « shows de chaise», (sic).Lynn Fournier assure cependant que l’intervention sur les pauses publicitaires n’a rien à voir avec une « tactique de harcèlement » et ajoute que, si les réalisateurs avaient été au courant plus tôt, ils se seraient op- posés à la fabrication de ces pauses « naturelles » avant même la comparution de R-Q devant le CRTC.Cela fait partie du rôle dont ils se sentent investis de « conscience » de la télévision d’État.Pour qu’un si petit dérapage sémantique fasse tant d’éclats, le moins qu’on puisse dire est que les relations réalisateurs-direction, à Radio-Québec, baignent dans un climat de méfiance.Il est vrai qu’en la matière, les réalisateurs peuvent s’appuyer sur un précédent : la saison dernière, la direction a frôlé le record du monde de l’extension sémantique en faisant entrer Variétés Michel Jasmin dans la « mission culturelle » de Radio-Québec ! Le 3 septembre, j’écrivais dans cette page que, à défaut de changement de la ^ille de programmation, le vrai suspense de la saison 85-86 de Radio-Québec allait se jouer dans les dérapages provoqués par l’introduction de la publicité.Il est possible que l’affaire des pauses publicitaires insérées entre les émissions et leurs génériques ne soit qu’une minime affaire d’interprétation des mots.Mais s’il s’agit du début d’un grand dérapage, je me permets quelques suggestions .Ainsi, pour un film policier, on pourrait considérer que le film ne commence qu’à la mort de la première victime (pause naturelle) et se termine à l’identification du coupable (autre pause).Pour un film sentimental, une pause au premier baiser, une autre à la consommation de l’acte de chair, une autre à la première dispute et une dernière dès que l’on sent venir le happy end.Enfin, pour pousser l’extension sémantique aux limites du supportable ; vu qu’il n’y a pas de pause plus naturelle qu’une chaise, on pourrait remplacer tous les « shows de chaise » par des publicités.Ça aurait au moins le mérite de réconcilier tout le monde.Les inconvénients d’un slogan LIVRES BRUNO BOUTOT Mardi et mercredi dernier, Télé-Métropole a diffusé les quatre heures de la mini-série originale de V.L’événement avait été abondamment publicisé, chaque fois accompagné du slogan qu’a adopté le 10 pour cette saison ; « à suivre.».Seulement voilà : au cours de ces quatres heures, on voit arriver sur terre des extra-terrestres (les « Visiteurs »), on assiste aux premiers contacts apparemment aimables, puis au dévoilement des noirs desseins de ces horribles lézards et aux débuts de la « Résistance » terrienne.L’histoire est bien faite, bien menée.mais n’a pas de véritable conclusion.Originellement, c’était prévu ainsi par le réseau NBC pour voir si le public apprécierait, et s’il valait la peine de mettre la suite en chantier.Le public américain apprécia et eu droit à six heures de plus huit mois plus tard, puis à dix neuf épisodes supplémentaires.Mais, jeudi dernier, surprise à Télé-Métropole ; non seulement le public québécois a apprécié, mais il CABLE?sait, lui, que la suite existe, et il a pris le slogan « à suivre » au pied de la lettre.Dans la seule journée de jeudi, T-M a reçu 200 appel de téléspectateurs passionnés mais frustrés réclamant la suite à corps et à cris.Branle-bas dans les couloirs de la direction ! Et encore plus d’agitation vendredi quand se sont manifestés 200 mécontents de plus ! Que faire ?Télé-Métropole a réservé les six heures suivantes de V, mais n’en avait prévu la diffusion (et obtenu les droits) que pour la fin du printemps 86.Même si T-M arrivait à obtenir les droits pour diffusion immédiate, ça ne réglerait rien ; les heure d’antenne sont occupées par le baseball et le hockey.Au moment de mettre sous presse, aucune décision n’a encore été prise, mais il semble bien que c’est la première fois que Télé-Métropole soit em-barassée par un excès de succès ! Seule certitude : le slogan « à suivre .» sera désormais employé avec un peu plus de circonspection.TELEVISION ¦ Fl T-M a m premiCri Edition Nouvelles nationales, internotio* noies, régionoles et météo Anim.: Gaétan Lema)f.— Actualités régionales, Anim.: Yves Blouin.X THf NEWS O O O LE MONDE O O MIDDAY Anim.; Volerie Pringle, Keith Morrison et Bill Comeron, (1h.appr,) (D DIVORCE COURT CE WWNY — 7 AT NOON O* (D THE FLINSTONES CC; 2 RYAN'S HOPE EE) ICI MONTRÉAL Anim.: Dominique Lemieux CD CD G) HISTOIRE OC LA LITTÉRATURE BIBLIQUE ( 1 h.) Reprise de samedi, 1 3hOO (SC) AKA OERA comprendre qu'ils deviennent des malodes chroniques REPRISE.O O X S ALL MY CHILDREN (Ih.) (T) days of our lives (Ih.) O* CD LIFETIME Anim.- Peter Feniok.— Interview ovec le couple d octeurs Louis Del Grande et Martha Gibson; problèmes motrimonioux; portroit des champions canadiens Poul Martini et Barbara Underhill; troubles du sommeil avec le Or John Tyson; pourqouoi les enfonts mentent-ils?ovec le Dr David Foctor, (Ih.) CD CD €3 PAUSE MUSICALE (2h.30) ¦ H!SH CD THALASSA ¦FTTM ID FARIBOUS ¦TTTFl 03 ACROSS THE FENCE ¦ H.IH a O O Œ) CINE-QUIZ Anim.; Nicole Simord.CHOC (2h.l5) ¦ H!VM O TÉUX ARTS Anim.: Winston McQuode.Résumé des événements significotifs de l'actualité ortistique.¦ H.T-M 0 OF ID IB VIVRE A TROIS Avec John Ritter, Joyce DeWitt et Suzonne Somers.~ Hélène tente de régler un différend entre son mari et Gerry, son meilleur omi.ce THE YOUNO AND THE RESTLESS (!h.) C9J SEARCH FOR TOMORROW O* MIDDAY NEWSLINE Avec Jane Gilbert.GT) 2Z> LOVINO CD PULSE n!30 • Avec Lynn Desjardins.(SC) LA MEILLEURE FILLE DU MONDE (FC) BITHR VICTORY ¦ HTH ES MIDI-PRESSE ¦ HT-^J ta COMMUNITY NOTES ¦TTTM O (I) ID IB nRM HUMAINE g Avtc Jean Duceppe, Ouy Provoii el Marjolaine Hebert.— Les élections au conseil de lo ville font beaucoup de remue-ménoge.Les parents de Jeanne commencent à iUlSM O CE m IB AU JOUR LE JOUR Anim.Dominique Lajeunesse et Normand Horvey.— Mogazine d'intérêt fomilial.{1h.} CE X AS THE WORLD TURNS (1h.) 0 O DALLAS |lh.l X O* IB ANOTHER WORLD (lh.| 3.S, ONE LIFE TO LIVE (Ih.) (FC) THE RETURN OF THE SECAUCUS 7 fEIlH Q) AUTO-MOTO (FC) JEREMY iZI.V-1 0 X ID IB CINÉMA IE PLUS DINGUE DES AGENTS SECRETS.|1h.30) E X CAPITOL O O ID LA CROISIÈRE S'AMUSE IL FAUT BIEN QUE VIEILLESSE SE PASSE ovec Gavin MocLeod el Lauren Tewes.(1 h.) O MATINÉE AVEC.|1h.| VoirO , lOhOO Q) KATHY'S KITCHEN 0 FOOTBALL (lh.50) (SE) NINJA FORCE il-H!TM (XI X OUIDINO LIOHT (Ih.) O o CORONATION STREH (Ih.) (X) TOM S JERRY AND FRIENDS 0‘ (X) IB GENERAL HOSPITAL (Ih.) 3Z HE-MAN AND THE MASTERS OF THE UNIVERSE Q) YAN CAN COOK mi-ri O L'HEURE JUSTE S.MASK O ODYSSÉE Anim.Alain Montpetit.O AU chateau des ENFANTS IE) LA BANDE A NIMÉE œ œ €3 QUÉBEC ACTUALITÉ Une émission d'informations qui renseigne les citoyens sur les services offerts par le gouvernement québécois.(îh.) & SCOOBY DOO fQ ULtAS, YOGA AND YOU ima 0 X ID Œ) FÉLIX n CIBOULETTE J; DYNASTY (Ih.) O O IE) LES SAnLLIPOPETTES Anim.; Claude Steben, O a PARENTING Anim.; Joyce Dovidjon.X VOLTRON O REVUE VIDÉO f SCOOBY DOO O' WHEEL OF FORTUNE Anim.; Pat Sojok el Vanna White, l; HART TO HART Avec Robert Wogner el Stephanie Powers.(Ih.) œ MUSIC VISION ii TRANSFORMERS ES SESAME STREET (ih.ig (FC) INSPECTOR GADGET iT-lIVM ES ATOUT PIC 0 X ID IB LES SCHTROUMPFS g a O O IB GALAXIE Anim.; Réol Giguère.Avec lo por.ticipotion de Te, Lecor, Jacques Languirond, Karen Racicit, Rock Carrier et Richord Huet.O O THE EDISON TWINS THE NEW NEWLYWED GAME Anim.: Bob Eubonk 7, BEWITCHED O* THE $100,000 PYRAMIO Anim.Dick Clark IB take a break Avec Matthew Cope.œ ID CS NATIONAL GEOGRAPHIC (Ih.) Reprise de dimanche, I8h30 22 G.l.JOI CS LE VILLAGE DANS LES NUAGES (SE) LE MARGINAL (FC) SPECTRUM tma IB WHEEL OF FORTUNE Anim,: Pot Saiok et Vanno White, illTll CS L'ACADÉMIE DES NEUF O NEWSWATCH UPDATE 0 X ID G) LE TRAIN DE S HEURES Anim.; Jacques Boulanger.— Émission de variétés.(Ih.) X BENSON O O O IB MONTRÉAL EN DIRECT Anim.: Pierre Marcotte.(Ih.) O O VIDEO HITS Anim.; Somantho Taylor.X JEOPARDY Anim.: Ale, Trebec.X THREE'S COMPANY O* WKRP in CINCINNATI X AMERICA Anim.: Sarah Purcell, Stuart Damon et McLean Stevenson.(Ih.) IB THE PRICE IS RIGHT Anim.; Bob Barker.(Ih.) 22 DIFF'RENT STROKES CB MR.ROGERS' NEIGHBORHOOD (FC) HUNTED IN HOLLAND œ LES NOUVELLES RÉGIONALES €3 HISTOIRE D'EN RIRE ¦ fini (D LES NOUVELLES DU SPORT o LES NOUVELLES DU SPORT œ ARTS CT SPECTACLES dsia 8 œ LA MÉTÉO IM^M CE) THE NEW NEWLYWED GAME CD GILLET.PURE LAINE Anim,: Robert Gillet.^ THREE’S A CROWD THE NIGHTLY RUSINESS REPORT m LES CHOSES DU LUNDI VIVE LA MAGIE! Anim.: Jean Berth© et Fronçois Chesneou.tnv.: Georges Proust, qui collectionne les objets du célèbre illusionniste Robert Houdin, Bernard Billis, un jeune illusionniste, Jean Amadou, qui 0 plus d'un tour dans ses poches, Pierre Etaix, clown et Philippe Socrate, champion du monde en magie de scène.( 1 h.15) ¦rryn X PtOPLI'S COURT Avec le Juge Joseph Wagner.O o THREE'S COMPANY g T HEADLINE CHASERS Anim.: Wink Mortindole.L BENSON O* TOO CLOSE FOR COMFORT Avec Ted Knight et Nancy Dus-soult.IB ID CB NORD-SUD 22 NEWS CENTER 73 CB THE SECRET CITY CB LE JOURNAL ¦mm 0 ID CE SOIR les gronds titres des nouvelles no-tionoles et iniernotionoles suivis d'un bulletin régional.Anim,; Mo-rie-Cloude Lovollée.— Les octuo-lités régionoles Anim.: Pierre Moi-sonneuve.THE NEWS (Ih.) OOOLE MONDE (Ih.) a THE PRICE IS RIGHT Anim.: Bob Barker.()h.) ' f NIGHTLY NEWS ON S CS NEWSWATCH Avec Kothy Keefler.(Ih.) Tj WWNY NEWS O* NEWSLINE Avec Mo, Keeping et Noncy Wilson.(Ih.) Jj TVS NEWS Xj LE 9 VOUS INFORME IB ICI MONTRÉAL Anim.: Pierre Bruneou.fD PULSE Avec Bill Houglond.(Ih.) CE) U 13 VOUS INFORME CB CD €9 PASSE-PARTOUT 22) BARNEY MILLER CD THE MACNEIL/UHRER NEWSHOUR (Ih.) ÇD COUPS DE SOLEIL (FC) ilTHR VICTORY 8 GD CD CE) AVIS DE RECHERCHE Anim.: Gaston L'Heureux.Coo-nim.: Aline Desjardins.Invité de la semoine; Huguette Proulx.Pensionnat SteCatherine o Montréal.Lettres et sciences, 1940-1941.(X) NBC NIGHTLY NEWS Anim.: Torn Brokow.X CBS EVENING NEWS X 22) AK WORLD NEWS TONIGHT g CE) CASSE-TCn Anim.Doniel Lemire.Inv.: Pierre Verville et Gérord D.Laflaque.CS CD €9 TÉLÉSERVICE Animée par Claude Saucier et ses colloborateurs, Jeanette Biondi, Marc Lourendeou, Lise Le Bel, Louise Foure, Aimé Boivin, Guy Richer, Yves Mondoux et Nicole Compeou, cette émission permet aux téléspectateurs de poser des choix éclairés dons les multiples secteurs de la vie quotidienne.(Ih.appr.) 8 DES CHIFFRES ET DES LETTRES Anim.; Potrice Laffont, (SE) LA GUERRE DES TUQUES ¦ MfVVJ CS CD €9 TIRAGE DE LA "QUOTIDIENNE” 8 (X CD LE VAGABOND Q COURRIER DU COEUR.— Deux personnes d'âge mûr se sont connues por l'entremise d'un courrier du coeur.Le chien Vogobond empêche cjue leur première rencontre soit un échec.X CBS NEWS Avec Don Rother.O O O CD L'Ame soeur L'ESPOIR D'UNE PREMIÈRE RENCONTRE avec Danielle Bisson-nette, Michel Noël, Rito Bibeou, Chantal Perrier et Pierre Lobelle.— A l'agence, une première cliente doit rencontrer son futur compagnon et Albert en oppren-dra dovantoge sur la vie amoureuse de AAorie-Arige.O THE WORLD TODAY Tj (D WHEEL OF FORTUNE Anim.; Pat Sojok.O COUNTRY REPORT Anim,; Woyr>e Rostod.O* CD ENHRTAINMENT TONIGHT Anim.; Mory Nort et Rob Weller.¦rmi 0 X ID IB POIVRE ET SEL© Avec Janine Sutto, Gilles Lotulippe et Yves Jacques.— Pierrot décide de se produire lui-même avec l'aide de toute la famille.Triomphe ou échec?(X THE PRICE IS RIGHT Anim.; Tom Kennedy.O o L’iu FANTASTIQUE 8 8 VENTURE Anim.: Potrick Watson.(LM*A*S*H O FAME (Ih.) Voir samedi, 19h00 X THE COSBY SHOW 8* CD LIVE IT upg Avec Alon Edmonds, Liz Grogan et Jock McGaw.d) CARSON’S COMEDY CLASSICS Avec Johnny Corson.CD K-2000 MANOEUVRES MORTELLES ovec David Hosselhoff, Edward Mulhore et Devon Ericson.— Michael tente d'empêcher des soldats de s'em-porer des armes nucléaires entreposées dons une base militoire.(th.) CD 8 C9 QUESTIONS D'ARGENT Lise Le Bel et les chroniqueurs financiers Alain Dubuc et dioude Pi-cher, nous révèlent ovec humour, les mystères de lo gronde et de la petite économie.En reprise mercredi, 16h30 22) THE BENNY HILL SHOW 8 VERMONT REPORT (FC) UNCOMMON VALOR 8 d) CD CD LA BONNE AVENTURE g Avec Chriitione Pasquier, Joonne Côté et Notholie Goicon.—~ Hubert fait une scène de jalousie à Mortine.Hélène se rend à Québec.Anne est inquiète, rsi GD O* 8 KARECROW AND MRS.KINO WE RE OFF TO SEE THE WIZARD ovec Bruce Boxleitner et Kate Jackson.(Ih.) 8 O DANGER BAY g NEW BEGINNINGS (1ère portie).Avec Dana Still, Deborah Wo-kehom et Susan Wolden.— La famille Robert ne s'attendait pas à rencontrer trois contrebondiers ormes.(d) TV’S BLOOPERS AND PRATICAL JOKES Anim.: Dick Clark et Ed McMahon.— Stephanie Zimbolist et Mol-colmjomal Warner sont la cible de plaisanteries.Messages publicitoi-res de Grande-Bretagne, d'Australie et d'Espogne.(Ih.) (Xi (Si hardcastle a McCORMICK g CD CD €9 L'HOMME BOTANIQUE TERRES PROMISES.— Voici 250 millions d'années, la terre extrêmement desséchée ne favorisait pos la vie permanente, sauf pour quelques végétaux et animaux so-chont se suffire de très peu d'eou.Pormi eux, les reptiles amphiblens et les conifères.L'évolution a fait un bond quand sont apporues les premières plantes florirères, productrices de pollen et de sucres, généroteurs de vie animale.En reprise samedi suivant, 17h00 CD THE NATIONAL NUTRITION QUIZ Q Anim.: le Dr David Watts et Jone Brody, columnist au New York Times.— Une pointe de torte contient combien de cuillerées o thé de sucre?Ce n'est qu'une des questions qui seront posées au cours de cette émission traitant de nutrition.(Ih.) En reprise ouCD , 0h30 ($E) LA FILLE EN ROUGE m MIDI-PRESSE Anim.: Pierre-Luc Séguillon.— Bertrond Delanoe, secrétaire notional du pdrti socialiste.8 GD CD CE) LE PARC DES BRAVES g Avec Marie Tifo, Gérard Poirier et Ghysloin Trembloy.— En cette veille du Jour de l'on, la fomille fait plus ample connaissance ovec lo fiancée c/'Émile.L’onnée 1941 s'ouvre avec un éclat puis des rop-prochements.O O 8 O CD L’OR DU TEMPS SOPHIE EST BIEN LA FILLE DE SON PÈRE avec Christine Lamer, Jean Coutu, Robert Pierre Côté et Brigitte Morel.•— Sophie est confuse.Mais elle continue de ploni-fier afin d'accéder à lo présidence.Jackie essaie de l'oider de son mieux.Atexondre et Julie s'en prennent à leur mère.Pendant qu'Anne-Morie confie son secret à Charles.8 O HANOIN' IND YOU'VE GOT A FRIEND avec Sunny Besen-Throsher et Bruce Pir-rie.— Kote, Mike et Webster offrent l'hospitalité 6 un gardon dont la mère travaille oinsi qu'à ses petits camorodes de classe.CD 8 €9 INDIENS DE LA MER LES ANNÉES DIFFICILES.— Comment définit-on l’Amérindien?Quelques résidents de Maria et de Restigouche répondent à cette question et nous livrent leurs témoignages sur la continuité de la culture micmaque.En reprise jeudi, 16h30 CD THALASSA LES DERNIERS JANGADEIROS DU BRÉSIL.Anim.: Georges Pernoud.— Des pêcheurs brésiliens qui pêchent encore ovec un bateau qui n'a pratiquement pas changé depuis des siècles: la jangoda.8 G[) 8 8 BEST-SELLERS g L'ESPACE D'UNE VIE (3e de 6).Avec Jenny Seogrove, Christopher Guord et Joris Stuyck.— À Leeds, Emmo réussit o trouver gîte et travail jusqu'à la noissance de son enfant.Après avoir oppris ta mort tragique de son père, elle est plus que jamais décidée à bâtir, coûte que coûte, un commerce prospère.(Ih.) CT) 8 O (7) KATE AND ALLIE Avec Susan Saint James et Jone Curtin.— Si Allie n’o pas très envie d'ossister à la réunion des on-ciéns, il n'en est pas de même pour Kote qui a un compte à régler avec un gar
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.