Le devoir, 9 juillet 1913, mercredi 9 juillet 1913
VOLUME IV—No.15» MONTREAL, MERCREDI V JUILLET, 19U UN SUU LE NUMERO ABONNEMENTS Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE.Édition Hebdomadaire : CANADA.ETATS-UNIS.UNION POSTALE.LG DEVOIR Rédadion et Administration ; 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A PROPOS DE BIBLIOTHEQUES SIMPLE PROJET Le choix du site de la future bibliothèque municipale paraît remis à l’automne; mais l’cn continue quand même de se demander : Quelle sorte de bibliothèque nous faut-il?” M.le commissaire Lachapelle déclarait hier à l’un de nos confrères: "Selon moi, pour être vraiment utile, une bibliothèque devrait avoir trois ou quatre succursales.La bibliothèque principale serait située au centre de la ville, et ses succursales plus rapprochées des parties excentriques.” En fait, il est toute une série de besoins auxtÿaels nulle bibliothèque particulière, si considérable soit-elle, ne saurait répondre.Prenez, par exemple, les grandes collections de journaux, les documents officiels des divers pays: les uns et les autres auraient vite fait d’encombrer les plus vastes bibliothèques.Il faut pourtant qu’on les trouve quelque part.D’un autre côté, il est absolument inutile dîen em-bafrasser quatre ou cinq bibliothèques.D’où nécessité d’une institution qui reçoive ces éléphants et allège d’autant la charge des autres.Par contée, si généreusement pourvue que vous supposiez cette institution, elle ne se’ra jamais accessible à toute la population.Dans une ville comme Montréal particulièrement, il faut compter avec les distances.D’où nécessité des “succursales”.Mais, pourquoi ne pas adopter le système qui permettrait d’utiliser toutes les forces exisiantes, toutes les initiatives privées, et qui serait en même temps le plus facile d’exécution?Pourquoi ne pas faire une bibliothèque centrale qui renfermerait les pièces, les collections qu’on ne peut s’attendre à trouver dans les bibliothèques particulières, et ne pas constituer ensuite en succursales les différentes institutions réparties à travers la ville?Au lieu de construire à neuf et de créer des fonds qui souvent feront double emploi avec les bibliothèques déjà existantes, il suffirait d’employej- les ressources disponibles à subventionner les bibliothèques qui appartiennent à des paroisses ou à des sociétés, à la condition qu’elles ouvrent gratuitement leurs portes.On pourrait évidemment aussi, à l’occasion, provoquer de nouvelles fondations.Nous aurions ainsi, avec un minimum de frais, toute une série de succursales distribuées à travers la ville.Nous profilerions des efforts considérables déjà réalisés et nous utiliserions d’importantes initiatives privées.Chacun sait, du reste, que, s’il faut s’cn tenir à l’action municipale, les progrès seront lents.* * * Ajoutons que le système proposé, s’il a l’avantage de permettre l’u-til>,atioji, au prix minimum, des centaines de milliers de volumes déjà réunis dans nos bibliothèques et de joindre à l’action municipale l’initiative privée, est aussi celui qui offre le plus de garanties au point de vue moral.Il est évident d’abord qu’avant de subventionner une bibliothèque particulière — que ses propriétaires se réclament d’une religion ou d’une autre — la ville devra voir à ce qu’elle ne soit pas un foyer de pestilence.Le« propriétaires établiront ensuite, selon leur sentiment personnel, une seconde surveillance, et, dans la plupart des cas, cette surveillance sera plus rigoureuse et mieux adaptée que le contrôle municipal aux besoins généraux du public qui fréquente cette bibliothèque.Ceux qui ont charge d’âmes sauront exactement ensuite la valeur et le caractère particuliers des diverses bibliothèques.Et cela encore a son importance.Orner HEROUX.Johannesburg En 1886, avant là découverte de filons d’or dans le conglomérat de quartz sur lequel la ville est assise, Johnnesburg était un joli hameau inconnu et qui n’avait pour ainsi dire pas de nom.En moins d’une année, le hameau se transforma en un camp minier, habité par trois mille prospecteurs, qui prirent l’habitude de l’appeler du nom de Johannes Rissik, alors in,spectem>gé-néral du Transvaal—de là Johan-nerburg.Les pionniers armés du pic et de la pelle avaient devancé les capitalistes, les machines à broyer le quartz et l'organisation industrielle.La moitié du rendement normal du rand en or fut tirée de l’emplacement même de ce qui est aujourd’hui Johannesburg, devenu rapidement une grande ville.Sa population est maintenant de 240,000 habitants, dont la moitié seulement sont Européens de naissance ou d’origine.Les autres sont des indigènes, et on compte environ 15,000 Asiatiques parmi les mineurs.Johannesburg a toujours été un centre d’agitations et de conflits de toutes sortes—conflits politiques, conflits ethniques, et parfois conflits industriels.Les indigènes, réduits en une sorte de servage par les blancs; les Chinois et les Hindous, qui - fournissaient la main-d’oeuvre à bon marché, ont été tour k tour la cause de troubles incessants.Ainsi la métropole de l'Afrique australe n’a guère connu la paix ; elle a été en proie à la guerre et à l’émeute, pendant toute la durée de son existence.La grève qui l’a ensanglantée ces jours derniers n’est îU’uu incident plus violent que les autres dans sa vie troublée.Les froissements entre le capital et le travail; la question des heures ouvrières et-'du juste salaire; l’éler-ncl antagonisme entre travailleurs libres et travailleurs syndiqués, sont les causes toujours présentes de l’émeute maintenant apaisée plutôt que définitivement domptée.La lutte commencée sur le terrain industriel s’est vite déplacée; elle n’a pas tnrdé/à envahir le domaine social.On a attaqué les citoyens aisés à cause de leur aisance, devenue suspecte nu prolétariat; et les grévistes n’ont pas hésité à déchaîner sur la ville les cent mille indigènes, soigneusement contenus dans un quartier fermé.11 est heureux pour Johannesburg nue des Iroupes régulières sc soient trouvées là pour prêter main forte ii la police débordée et maîtriser l’émeute après une Inlle sanglante.II Jsl difficile de dire ce qui serait irrivé si le gouvernement britanni- que n’avait pas refusé, tout récemment, de retirer les 12,000 soldats qu’il maintient dans l’Afrique du Sud, pour confier aux milices locales le soin de maintenir l’ordre.Il n’est pas impossible que les émeutes de Johannesburg aient de sérieuses conséquences politiques.La coalition libérale qui gouverne actuellement en Angleterre est né-cffisaircmcnt déférente à l’égard de l’élément ouvrier, qui fournit 40 voix à la majorité du gouvernement aux Communes.D’autre part, le vicomte Gladstone, gouverneur-général de l’Union sud-africaine, n’est pas populaire en Angleterre ni en Afrique.Il paraît avoir fait preuve de vigueur dans la défense de l’ordre; mais ses conseillers sont des Africanders qui le considèrent pins ou moins comme le représentant des conquérants, et les syndicats ouvriers réclament énergiquement son rappel.Uldéric TREMBLAY.Le Musée des Horreurs Le Musée des Horreurs, s’il faut en croire une pêehe d’Amos, ce serait la liste des noms que la commission du Transcontinental est en train de donner aux stations situées dans la région de l’Abbitibi.Certain's paraissent avoir été choisis pour faire enrager les citoyens paisibles oui seront contraints d’habiter ce pays.Que pensez-vous, par exemple, iVO'Kiko, de Wabikin, de Makamik, pour ne rien dire de Kaka-Meo?Or, remarquez que toute cette région a déjà reçu de la part des autorités provinciales des noms clairs, bien sonnants et qui rappellent les meilleurs .souvenus de notre histoire.La commission du Transcontinental n’aurait donc qu’à donner à ces stations les noms que portent déjà les cantons pour que, d’abord, il y ait correspondance entre les noms officiels et ceux du .chemin de fer, et pour qu’ensuitô ses sta-lions portent des noms de chrétiens.11 ‘s’agit ici de choses plus impor-lanlcs qu’on ne serait porté à le croire, de prime abord.Si les noms sont officiellement acceptés cette année, il sera bjen difficile d’en obtenir ensuite la suppression, et pour les siècles à venir cette région sera pataraféc de Kaka-Meo, d’O’Kiko et de Makamik.Nous prions le ministre des chemins de fer d’inviter la Commission à fermer ce musée dos horreurs.Il y a assez de choses laides déjà dans notre pays san1; t]u’on y ajoute par pur plaisir.O.H.| BILLET DU SOIH.| UN BEAU GESTE.Rrindejonc des Moulinais avait fait à Berlin un joli mot dans des circonstances que j’ai contées tant bien que mal l'autre jour.A S ain t-Péter s b ou rq, il a fourni aux Russes l’occasiàn d’un beau geste.Vous allez voir.Les journaux de France sont remplis des exploits du vaillant aviateur, des diners qu’on lui a donnés ici, des décorations dont on l’a couvert là, des grands banquets qu’on lui a offerts ailleurs.Chaque peuple a reçu le mieux possible ce petit Breton — car j’ai appris, depuis mon dernier billet, qu’il est encore plus que Français.Brindejpnc a fait, dans un vol combien plus aisée et moins humiliant pour la Russie et moins douloureux pour la France, le mê/ne trajet que faisait il y a cent ans et quelques mois l’Aigle Impérial.C’était là une façon bien délicate et bien française de célébrer le centenaire de la campagne de Russie.Aussi n’a-t-il été reçu nulle part mieux que dans ce pays.Son vol de France en Russie est comme le signe sensible de l’alllian-ce franco-russe.Il ne montre pas seulement que la Russie se rapproche matériellement de la France, mais il indique aussi que, dans son alliance avec la race latine la race slave lui a pris la plus jolie de ses qualités, la délicatesse.Les Russes jouissaient autrbfois d'une très mauvaise réputation.Le proverbe disait: “Grattez le Russe et vous trouverez le Cosaque’’, et le Cosaque on nous le représentait comme une espèce de centaure incrusté sur son cheval et flagellant les martyrs polonais.{Rappelez-vous les histoires de Lamothe).Sur ce peuple de barbares régnait te : i-prêmr bourreau, le Tsar, dont les sujets se divisaient en deux groupes, les fanatiques du despotisme et ceux que l’omnipotence du souverain exaspérait et qui s’insurgeaient contre elle — les nihilistes.Or, ddns une analyse récente'd’une biographie de Nicolas II, le marquis de Ségur nous montre, à la place du monarque redoute devant qui ses sujets se voilent la face, un tsar, débonnaire, simple, ami des paysans, une espèce de Tolstoï, plus jeune qui serait monté sur le trône, et qui s’appliquerait de toutes ses forces à mériter le titre divertissant et attendrissant de “petit père" qu’on lui donne là-bas.Voilà pour le chef! Pour les sujets maintenant.Comme on offrait un banquet à Saint-Pétersbourg, le vice-président de raéro-chib de qui Rrindejonc était l’hôte rédigea la dépêche suivante qu’il adressa à la mère de l’aviateur, qui habite Nantes: “L’Aéro-Club impérial de Russie, les représentants de l’ambassade de Frfgice, de l’aviation militaire et de.la presse des deux nations, réunis en un banquet solennel en l’honneur de votre fils, vous présentent l’hommage de leur profond respect et vous expriment les sentiments de leur admiration devant l’exploit de Rrindejonc des Moulinais.Signé: le vice-président de l’Aéro-Club, Comte ROSTOVTSOE.” Pouvait-on offrir à la mère et au fils un plus joli cadeau?Les Russes sont en train de devenir les Français du Nord.louis BRETON.Les achats de terrains Le conseil municipal a décidé de tenir une enquête sur les accusations ou plutôt le>s insinuations faites contre le bureau des commissaires, au sujet d’un achat de terrain à Ahunt.sic; les commissaires qui ont demandé cette enquête ont déclaré, en même temps, qu’ils voteront l’argent nécessaire pour que cette enquête ait lieu sous la présidence d’un juge.Il est bon pour le conseil comme pour les commissaires qu’il en soit ainsi.Quelle est au juste la nature de ces insinuations?Veut-on dire que les commissaires sont malhonnêtes ou incapables?Comme on peut le croire, les échevins les plus opposés au bureau des commissaires, tel l’é-chevin Martin, se défendent d’avoir pensé à la malhonnêteté.C’est donc qu’ils optent pour l’incapacité.Ils ne le disent pas, mate ils .s’arrangent pour qu’on soit convaincu que c’est bien leur pensée.Dans ce cas comme dans l’autre, les commissaires ne pouvaient rester sous le'cotip d’un soupçon outrageant et ils se défendent comme il.s le doivent.Le conseil ne pouvait pas non plus refuser l’enquête.Puisqu’il prétend, selon l’expression de l'inn de scs membres, être le chien de garde du coffre municipal, il a fait mauvaise garde en acceptant les rapports des commissaires, dans tous les achats de terrain qui seront soumis au tribunal.Quoi qu’il dise, il ne peut échapper à sa responsabilité.comme l’a déclaré M.Lachapelle.Maintenant que tout est décidé, il est probable que l’on priera le procureur-général de nommer un juge do la Cour Supérieure, Souhaitons que l’enquête se fasse le plus tôt possible.Fred.PELLETIER.L’élevage des animaux à fourrures Le courrier d’Ottawa noire apporte la version française de l’élude de la Commission de conservations des resources naturelles sur l’élevage des animaux à fourrure.C'est un sujet auquel nombre de pereonnes s’intéressent depuis que le .succès des éleveurs de renards dans l’Ile du Prince Edouard a montré les bénéfices considérables qu’on peut retirer de cette industrie.La fourrure, est aujourd’hui l’un de.s articles de toilette les plus dispendieux, grâce à la mode qui en a répandu l’usage.Le prix de certaines peaux a augmenté de ceut à cinq cent pour cent.L’opossum australien qu’on achetait pour 16c en 1880 se vendait $1.95 en 1910; le kangaroo, qui trouvait à peine 4c en 1880, commandait $1.45 en 1910; le chinchilla montait de 73c en 1880 à -$9.73 en 1910; le mouton de Perse, de $2.06 en 1890 à $6.70 en 1910; le renard noir, de $632 en 1880 à $2,628 en 1910; la loutre marine, de $584 en 1880 à $1,703 en 1910; le vison, de 73c en 1882 à $6.34 en 1910.Deux causes ont produit cette hausse des prix: l’accroissement de la demande et la diminution de l’offre.Le Fur \ews Magazine constatait en 1912 une diminution considérable dans le nombre de peaux offert au marché de Londres, le plus considérable du monde entier.Mais l’industrie n’est jamais à court de moyens.Par la tonte et la teinture, elle a réussi à utiliser les peaux d’animaux dédaignées autrefois en les présentant, cela va sans dire, sous des noms un peu plus recherchés qui en augmentent la valeur et ont d’autant plus de 'succès qu’ils donnent à la vanité démocratique de notre époque l’illusion de la richesse.C’est ainsi que tel qui croit porter du phoque de la Baie d’Hudson, du nhoque électrique, de l’ours d’Alaska, de la martre noire et de la zibeline d’Alaska ne se couvre en réalité que de poil de mouffette, de lapin et de raton.En dépit de toutes ces fausses dénominations, cependant l’offre ne suffit pas à la demande et les experts en commerce • de fourrures sont convaincus que seul l’élevage sur une grande échelle réussira à équilibrer relativement les deux.L’élevage de tous les animaux à fourrure n’est certainement pas possible au Canada, pour le moment du moins, mais celui du renard est déjà un succès.On en wie-ve un peu dans Ontario, quelques-uns dans Québec et surtout à File du Prince Edouard.A la fin de 1912, on trouvait au Canada 241 enclos renfermant 2,600 renards dont 800 argentés, 250 croisés et 1,450 rouges , la majeure partie dans File du Prince Edouard.Dans Québec, c’est à Piastre Baie, sur la côte nord, que l’enclos le plus peuplé existe.Il est la propriété d’uu Belge, M.Johann Beetz.On a commencé aussi l’élevage du vison au Lac Chaud, sur les plateaux laurentiens.Les propriétaires de cet enclos-sont très réticents sur leur méthode d’élevage et en attendent de bons résultats.L’élevage de la loutre devrait être un succès.M.Vernon Bailey dit, dans le rapport des éleveurs américaines, “que la loutre a le double avantage de porter une fourrure riche-et durable et d’être de moeurs douces et d’une domestication facile.C’est un animal gai, nui aime à jouer, affectueux et intelligent; bien qu’il soit très ’voyageur à l’état sauvage, il vit bien en captivité.Généralement ce genre de vie ne se prête pas à la reproduction; mais on y peut remédier en créant pour ces animaux un régime de vie à peu près analogue à celui qu’ils mènent à l’état sauvage.Elles ont réussi, mieux que tout autre animal à fourrure d’égale valeur à se maintenir dans les parties les plus populeuses des Etats-Unis.” Le rapport se termine par les Conclusions d’une étude de VAmerican Breeders’ Association qui se résume à ceci.En dépit de nombreux insuccès il n’y a aucun doute que l’élevage des animaux à fourrure en captivité réussira et se généralisera.Il faut d’abord choisir les espèces dont la fourrure aura une valeur permanente.Les espèces de l’Amérique du Nord qui promettent les meilleurs résultats par rapport à la fourrure sont: les renards noirs et les argentés; le renard i.eu ou arctique; lu loutre; la martre, ou zibeline américaine; le castor; le vison; le pékan.jean DUMONT.Le fils d’un député québequois a, paraît-il, pris récemment le ministre de la milice, vêtu de son costume d’apparât, pour le fils du roi d’Angleterre.On ne dit pas qui fut le plus con-teni de la flatterie, le député ou le ministre.DEMAIN: Le discours du séna~ teurEdwards sur la question navale.M.L.P.Deslongchamps Le personnel du Revoir, au complet, «e réunissait hier après-midi dans la salle de rédaction du journal, afin de serrer la main à M.L.-P.Deslongchamps, gérant de l’oeuvre depuis sa fondation, et qui abandonne ce poste afin de s’occuper dorénavant d’affaires pour son propre compte, mais en devenant membre du conseil d’administration de la Publicité et de {’Imprimerie Populaire.Au nom des assistants, M.Orner Héroux, dans un bref discours, a fait allusion au dévouement de M.Deslongchamps, ouvrier de la première heure à l’oeuvre du Devoir, lui a exprimé les regrets du personnel de le voir s’éloigner d’eux, et lui a fait les bons souhaits de tous.Il lui a offert, au nom des directeurs, de la rédaction, de l’administration et des employés aux ateliers, un service de coutellerie, en témoignage de l’estime de ceux qui restent.M.Deslongchamps, visiblement ému, a remercié le personnel du Devoir de cette manifestation amicale, et affirmé à tous qu’il restait comme par le passé de la grande famille du Devoir; il a invité les assistants à sc dévouer à cette oeuvre dans le futur, comme ils Font fait dans le passé.MM.Joseph Versailles et Edmond ilurtubise, membres du conseil d’administration, assistaient aussi à cette réunion.Et M.J.-A.Vaillan-court, président de la Banque d’Ho-chelaga, ancien président du conseil d’administration de Publicité, a tenu à venir rendre hommage, dan‘5 une courte allocution, aux nombreuses qualités de M.Deslongchamps et à son dévouement entier à Foeuvre “dont le succès est maintenant assuré”, a-t-il déclaré.M.L.-P.Deslongchamps prendra quelques jours de repos, avant d’ouvrir son bureau d’affaires, rue Saint-Jacques.¦-— i - Quelques questions?Il existe un règlement municipal qui n’a été ni abrogé, ni amendé, et dont, cependant, les conducteurs de voiture se moquent comme de l’An Mil, sans que les agents de police paraissent songer à les ramener à l’obéissance.Nous voulons parler du règlement qui oblige les voitures à arrêter à dix pieds en arrière des tramways stationnaires.Qu’on aille ou qu’on voudra, et l’on verra les voitures avancer jusque devant le tramway, puis arrêter en attendant le coup de sifflet de l’agent en service à l’intersection de la rue: les gens descendent des tramways comme ils le peuvent.Les agents ont-ils reçu la permission de suspendre la mise en vigueur du règlement?Qui la leur a donnée?Est-ce le chef?De quelle autorité?Les comresaires sont priés de répondre.F.P.Sur le Pont d’Avignon.Le ministère de l’instruction publique d Ontario vient d’accorder des diplômes d’enseignement, bons pour cinq ans, à cinquante-un élèves des ecoles modèles bilingues d’Ottawa, de Sandwich, de Sturgeon rails et de Vankleck Hill, rapportent les dépêches.Il faut croire, quoi qu’en disent les feuilles anti-françaises d’Ontario que les écoles bilingues ont du bon et forment des instituteurs et des institutrices capables d’enseigner deux langues.* * * M.Joseph Chamberlain a célébré hier son soixante-dix-septième anniversaire de naissance.Il aura vécu assez longtemps pour assister à la faillite de ses projets de fédération impériale.* * * Le Canada interprète comme un signe des temps ie fait que la municipalité de Trois-Rivières, après avoir élu jadis un maire nationalis-le, vient d’élire à l’unanimité, à ce poste, un libéral, M.J.A.Tessier.Ceci ne peut être interprété autrement que comme un signe de largeur d’esprit des Trifluviens ; ils n attachent aucune signification po litique aux élections municipales" On n’en saurait dire autant du Canada.* 4 * Un lieutenant de Famée allemande voulait se marier; mais il n’avait pas la solde exigée de tout officier qui veut fonder une famille; il offrit donc sa démission.Avant de recevoir son congé, il se maria.Et les autorités militaires viennent de le condamner aux arrêts pour un terme de six semaines.“L’amour ne connaît pas de loi”, dit la chanson.Peut-être.Mais la loi martiale, elle, ne reconnaît pas Fa-mou r.4 4 * Des sergents de ville ont arrêté hier soir, rue Lagauchetière, vingt-trois joueurs chinois.On ne sait pas si la police eût procédé avec la même diligence, si clic avait eu affaire à des joueurs de race blanche attablés dans un cercle fashionable, et jouant, tout comme les Chinois, à un jeu intéressé.On n’entend pas souvent parler de descentes dans ces grands établissements.Serait-ce à dire qu’on n’y joue jamais gros jeu?4 4 4 M.Pelletier navigue toujours à bord du Lady Evelyn, quelque part dans le bas Saint-Laurent.“Qu’on est bien quand on est mi- LETTRE DE BELGIQUE La loi militaire.—Projets financiers.— Projet de loi scolaire.— Le député Furnémont (Pour le Devoir) ^ Le projet de loi militaire a été voté à la Chambre et sera incessamment approuvé par le Sénat.La Droite tout entière a voté le projet; la gauche libérale s’est divisée: 25 membres ont voté contre, 15 se «ont mte à la Droite.Les socialistes ont fait bloc contre la loi.Notez que les libéraux reprochaient aux catholiques de leur avoir volé leur programme en matière militaire.Le projet du gouvernement est bien en effet un pas considérable vers le service généralisé; raison de plus, semble-t-il, pour que les partisans de ce système le votent avec enthousiasme.Mute il faut compter avec l’esprit de parti; et 15 membres seulement de la gauche libérale ont pu s’en affranchir pour laisser parler leur sentiment patriotique.Il est infiniment regrettable de constater le manque de dignité du libéralisme belge, dans les circonstances périlleuses que traverse notre pays au point de vue de sa défense nationale.4 4 4 La nouvelle loi militaire augmente de beaucoup les charges financières du gouvernement.C’est une conséquence inévitable qu’il faut accepter en même temps que le principe même du projet.Il semble donc absolument logique que ceux qui ont voté la loi militaire se rallient maintenant aux réformes financières destinées à assurer le fonctionnement du recrutement et de la défense nationale.Et cependant, sous prétexte que les nouveaux impôts proposés par le gouvernement n’ont d’autre but que de cacher une situation financière qu’ils prétendent désespérée, tous les gauchers refusent de voter les projets gouvernementaux.Us entendent laisser à la Droite seule la responsabilité de ces surtaxes.C’est là une tactique areée et qui, si die peut tromper quelques électeurs à courte vue, ne manquera pas d’être considérée par le grand nombre comme un manque de loyauté et une trop facile défaite.Toute augmentation d’impôts, quel que soit d’ailleurs le soin que Ton prenne à ménager les classes populaires, ne manque jamais d’ameuter l’opinion.On croit donc de bonne guerre de laisser aux seuls catholiques l’odieux de la mesure a prendre.M.I.evie, mintetre des Finances, a formulé plusieurs projets.L’un d’eux a été voté en une séance: il affecte la fabrication de l’alcool et aura deux effets également désirables: fournir des ressources à FE-tat et diminuer la consommation de l’alcool en Belgique, Fun des pays les plus ravagés par ce fléau.Les autres projets frappent les cinémas, les opérations financières, fondations, etc.Aucun d’eux n’atteint la classe ouvrière, si re n’est toutefois l’impôt sur l’alcool qui l’atteint pour la libérer, en partie du moins, de la tyrannique passion de l’alcoolisme.Le député Vandevelde n’a cependant pas perdu l’occasion d’y aller de sa petite harangue sur l’atteinte portée par là aux intérêts des ouvriers.Et pourtant le leader socialiste est un propagandiste de la tempérance.Mais il ne veut pas perdre l’occasion d’ameuter la classe ouvrière contre le gouvernement et oublie pour la circonstance son beau zèle anti-alcoolique.4 4 Le projet de la loi .scolaire vienl enfin d’être déposé.Il était attendu depuis longtemps et plusieurs désespéraient même de le voir présenter cette année.Voilà longtemps que la Belgique se débat dans cette crise et jusqu’ici les solutions présentées n’ont pu terminer ce difficile problème de l’organisation scolaire.Nous vivons actuellement sous un régime qui est loin d’être idéal.Déjà j’ai eu l’occasion de voire le faire remarquer à propos des stalls' tiques d’écoles neutralisées, par suite du refus de certains parents de laisser leurs enfants suivre les cours de religion.Le nouveau projet a pour but de répandre de plus en plus l’instruction et de mettre les parents en état de faire un libre choix entre les écoles.Nous en donnerons les principales dispositions: La fréquentation de l’école devient obligatoire en ce sens que tous les chefs de famille son^ tenus da faire donner ou de donner à leur! enfants une instruction primairt convenable.L’obligation s’étend sur une période de huit années.Les enfants qui, à partir de l’âge de 13 ans, auront obtenu un certificat d’études primaires sont dispensés du temps de scolarité obligatoire qui leur restait à passer.Les chefs de famille négligents, dénoncés en vertu des articles 9 et 10 de la loi, sont convoqués devant le juge de paix, qui usera de toui les moyens de persuasion pour amener les intéressés à l’accomplissement de leur devoir.En cas de récidive dans les douze mote qui suivront le premier avertissement, le juge de paix appliquera aux chefs de famille négligents la peine de l’affichage.Dans le même cas s’il y a du mauvais vouloir évident, il prononcera une amende de 1 à 10 francs.La loi institue un 4ème degré de cours à tendances professionnelles, études préparatoires à la formation technique des jeunes gens.Elle s’occupe également du traitement des instituteurs.Le iraite-ment initial est de 1,200 francs pouf les instituteurs, et de 1,100 franc?pour les institutrices, plus une indemnité de logement variant de 150 à 400 francs d’après "importance des localités.L’indemnité est doublée pour les instituteurs mariés.L’instituteur a droit à une augmentation de 100 francs à l’expiration de chaque période de deux ans de bons services, jusqu’à 2,700 francs, L’instruction est gratuite pour lej enfants àgé.s de 6 à 14 ans dans les écoles communales adoptées ou adoptables.La gratuité comporte la fourniture de.s objets classiques aux enfants appartenant à des famille» qui ne sont pas dans l’aisance.La commune peut adopter une ou plusieurs écoles privées.Dans ce cas on peut dispenser la commune de maintenir son école communale, à moins que les pères de famille ayant ensemble 20 emfants d’âge scolaire n’en réclament le maintien.Le traitement de.s membres du peisonnel enseignant des écoles adoptées est à la charge de.s communes.Quant au traitement du personnel des écoles adoptables, il est à la charge de.s directions de ces écoles.Toutefois, lorsque ces instituteurs scxnt diplômés, l’Etat accorde un subside de 50 francs par période biennale ou triennale d’années de service.Nous reviendrons, à l’occasion des débats qui auront lieu à ce sujet, sur les dispositions principales de cette loi.4 4 4 Les journaux ont parlé beaucoup de la fugue du député socialiste Furnémont.Après avoir démissionné de son mandat de représentant, il est maintenant à l’étranger où il attend l’heure du procès qui lui sera intenté.La nature des accusations qui pèsent sur lui fait penser aux épithètes dont ce dignitaire de la Maçonnerie accablait les membres du clergé et les religieux.Quelle dérision de voir ce "pur” de la Libre-pensée et de l’Emancipation aboutir à une mise en accusation pour détournement de mineure.Voilà un contrepoison pour les dénicheurs de prétendus scandales cléricaux.Si ces gens pouvaient encore profites d’une leçon.G.M.25 juin 1913.nistre”, doit se dire avec regret M.Lemieux; car il connut jadis, lui aussi, ces croisières d’Etat." 4 4 4 Quinze cents mineurs de Sydney, Nouvelle-Ecosse, menacent de se mettre en grève si les propriétaires des charbonnages à cet endroit ne leur donnent pas des chevaux pour tirer les wagons de charbon, dans les puits des mines.A l’heure présente.les mineurs eux-mèmes doivent s'atteler, à plusieurs rents pieds sous terre, sur ces voitures, et le.s traîner à de certains endroits, assez distants, dans des couloirs sombres.On admettra qu’ils n’ont pas tort de demander des bêles de somme pur faire cet ouvrage: les mines ien outillées emploient Félectrieité pour la traction, non pas les mineurs.4 4 4 Un noble européen doit épouser prochainement une héritière américaine.Mais l’épouSeur est deux fois plus riche que l’épousée, disent les dépêches.Le fait est assez rare, dans ces mariage cosmopolites, pour valoir d’être signalé.4 4 4 Un groupe d’hommes politiques anglais doit traverser le Canada, ce mois-ci, en route pour l’Australie, Ges parlementaires seront, pendant leur passage à Montréal, les hôtes d’un comité de réception chargé de leur faire visiter la ville.Comme sir Hughes Graham fait partfe de ce comité, on peut s’imaginer que le Star profitera de cette visite pour demander au Canada do ne pas oublier les trois dreadnoughts, ni les 35 millions.4 4 4 Guillaume II d’Allemagne ne se froisse pas des caricatures publiées par les journaux, à son endroit; il les collectionne et s’en amuse fran-çhornent, rapportent les journaux d Europe.Encore un trait de ressemblance avec M.Rodolphe Lemieux, M.L.P.Pelletier, et meme avec cet excellent M.Nantel, en dépit du péril aile-mand! DEMAIN : Le “ Devoir ” publiera un article de M.Henri Bourassa LE DJEVUIH, MONTREAL, MERCREDI, 9 JUILLET 1913 Un hommage à la France La grève s’organise Cette banque I Questions TRADUCTION DU POEME DE RUYDARD KIPLING A L'OCCASION DE LA VISITE DE M.POINCARE A LONDRES.QUATRE-VINGT-QUATORZE POUR CENT DES EMPLOYES DE 45 j CHEMINS DE FER DES ETATS- !p UNIS ONT VOTE LA CESSATION ' DU TRAVAIL en déconfiture économiques FEMME AUX AUTRES ___ * I - UN MESSAGE D’UNE PETITES ANNONCES iCartes Professionnelle! (De notr** cnrrtbP'.ndani) Parii, 9.— A l’occasion riu voyage de il.Raymond Poincaré à Londres, Rudyard Kipling a composé un poème où il rend à la France un magnifique hommage.En voici la traduction : Toi qui as connus tous les malheurs connus, qui les a surmontés.— Parce que tu portai» avec toi la joie, éternel bouqlier de la Gaule.— Sans retenue dans le luxe, sans faiblesse dans l’effort.— Toi, terrible d’une force que tu tires de ton sol inépuisable.— .luge le plus sévère de ta ptopre puissance, na lion la plus tendre pour l’esprit bu main.— La première à suivre la vérité nouvelle, la dernière à abandonner 1 vieilles vérités.— France chérie de toute âme sensible à la fraternité hu maine.Avant notre nai usance, te souviens tu, côte à cftte nous nous agitions.— Ensemble dans le sein de Rome, impa tient s du combat à livrer.—- Les hommes n’avaient pas encore différencié nos langages, et déjà notre avenir commun était écrit : — “ Chacun d eps deux peuples doit en forgeant son sort modeler celui de l’autre.” —C’est pour cela que nous avons tous deux bravé l’humanité jusqu’à ce que toute la terre fût nôtre ! Que nos colères ont suscité (tes pouvoirs, fondé des trônes.— Qui n'existaient que pour permettre à chacun de barrer la route de l’autre.— Peuples dont nous avons fait nos avant-postes les mercenaires de notre courroux.Ainsi nous avons rempli la mer d’orage», nous avons franchi en les brisant, Los portes de mondes nouveaux sans parvenir à savoir qui de nous deux passait le premier.La main sur la garde de notre épée, te rappelles-tu, et tout prêts à frapper.— Certains que quelle que fût la rorv îontre elle finirait en bataille.— Fpe-ronnés et arrêtés à' la fois à chaque ors par la force l’un de l'autre.—Nou avons parcouru le eours des âges et toute la largeur des océans.—Où avez vous reculé devant nous ?Où avons nous reculé devant vous ?— Cherchez unie vague , qui n'ait pas connu une guerre entre nous.— D’autres peuples nous ont retenus un moment, mai plus faiblement.—Nous les avons quittes pour nous élancer l'un vers l’autre.( ar nous éprouvions le délice commun d'une lutte égale.— Chacun de nous fut pour l'autre mystère, terreur passion, amour.— Nous venions l’un au-devant de 1 autre avec nos armures.— Quel autre combat nous, eût offert un horfneur aussi grand, des adversaires aussi audacieux ?— De la gorge l’un de l'autre, nous arra-chifiis, suprême récompense du courage.— Un cri d’admiration qui s’ê chappait entre le coup et la parade.Chacun de nous a versé dans la coupe de l'autre son sang et ses lai-mes mêlés.— Les forces brutales, les espoirs démesurés, les angoisses intolérables— Tout ce qui a souillé la vie, tout ce qui l'a relevée depuis un millier d’années.— Les épreuves supportées au delà des forces, les combats livrés sous tr.’is les cieux,— 0 France amie, ce fut au long du teirps no-:re commune et magnifique destinée.Accouplés sous le même joug ds souvenirs et de remords, maintenant nous aspirons au reor.s.— Riant dès anciennes trahisons qui nous paraissent d’anciennes plaisanteries.—Nous nous pardonnons les vieux crimes né-tessaires.Mais ce qu’aucun pardon je peut effacer.— C’est la faute tou-lours vivante dont chacun de nous aût sa part sur la place du marché de Rouen.— Maintenant nous regardons monter des années nouvelles, nous demandant si elles sont gros’ ses.De plus d'orages que nous n’en avons autrefois précipité.— Maintenant nous entendons de nonvell-s voix s’élever, questionner, se vanter ou crier.— Comme nous criions avec rage— te rappelles tu ?— quand nos foules étaient agitées par la colère.Maintenant nous comptons de nouvelles armées sur pied.— Massées comme étaient les nôtres — te rappelles-tu ?— quand nous préparions nos coups — Pour l’amour même de la vie.mwis avions dû apprendre à connaître chacun la lame de l’autre.Quel sang, quel fer pourraient faire plus que les nôtres n’ont fait ?— C'était une rude école, celle où nous avons appris ù nous connaître.Quel sang, quel fer pourraient séparer les choses que nous ne puissions réunir.— Nous qui avons dévasté les côtes l’un de l’autre, mis à sac les foyers l’un de Vaut Depuir le temps où l'épée de 1 nus a ¦ •né en tombant dans la balance de Rome.— Mainte nant nous nous prenons de nouveau corps à corps, mais c’est pour une étreinte.— Désormais sans péril, où nos rivalités lasses collaborent enfin à la paix de la terre.Toi qui as connu tous les malheurs connus, qui les a surmontés.— Parce que tu portais avec toi la joie, éternel bouclier de la Gaule.— Sans retenue dans le luxe, sans faiblesse dans l’effort.— Toi, terrible d'une force que tu tires de son sol Inépuisable.— Juge le plus sévère de ta propre puissance, nation la plus tendre pour l’esprit humain, — La première à suivre la vérité nouvelle, la dernière à abandonner les vieilles vérités.— France chérie de toute âme sensible à la fraternité humaine et qui la sers.Ruyyard KIPLING.New-York, 9.— Les pourparlers de paix qui devaient avoir lieu aujourd’hui ici entre les 45 représentants des chemins de fer et ceux des 100,000 membres de l’Ordre des Conducteurs et de la Fraternité des Chemins de fer ont cessé immédiatement après CI1, que les représentants des employés j gtmiéea dans T’adminiâtxatîSn'd^ eurent declare aux gerants de voies | First-Second National Bank SECRETAIRE McADDO DEMANDERA AU PROCUREUR GENERAL D'OUVRIR UNE ENQUETE SUR LA FAILLITE DE LA SECOND NATIONAL BANK, ¦Washington, 9.—Secy McAhdo de-nandera danM quelques jours à l'attorney général McReynolds de faire une enquête sur h-s irrégularités si- la de ferrées que 91 pour cent de leurs I Pittsburg, qui a été fermée hier’ Le mandataires avaient voté en faveur de secrétaire a décidé aujourd'hui de ré 1 ex r e v* el » K, ê,.^ J ' _ .4 A M A M 1 _ • i _ _ É • M.A.L GAREAU ET LES SOCIE TES COOPERATIVES AGRICO LES DE QUEBEC.“TOUTES LES FEMMES DEVRAIENT PRENDRE “FRUIT-A-TIVES” la grève, si on n’accordait pas une aogmantation de salaire.Le comité général, composé des I mille officiers, des conducteurs et des hommes d’équipe, avisera, et une réunion a été convoquée pour samedi.Tous sont d’opinion que le vote de la grève sera ratifié à moins que les compagnies offrent d’ici à ce temps, d’augmenter les salaires ou au moins de soumettre la question à un tribunal d’arbitrage.Le chemin de fer Erie et ses voies subsidiaires, préte'ndent que le coût annuel de l’augmentation demandée par les employés est de îl,200,000.Le seul moyen de payer cette somme serait de diminuer les dépenses d’équipement et les voies ne seraient pas aussi sûres.Le comité des gérants tiendra une réuninn lundi afin de considérer la décision des employés.Les chemins de fer publieront probablement alors leur ultimatum.Plusieurs prétendent que les employés feront une demande d’arbitrage d apres la loi Eardman avant de se mettre en grève.Les deux parties ac tuellement en présence sont cependant d’avis que la loi Eardman est dangereuse en ce sens qu’elle place trop de responsabilité sur la tête d’un seul homme lorsque deux des membres du tribunal d’arbitrage ne sont pas de la même opinion.C’est pour cette raison que l’on suit avec intérêt ia discussion du bill du congrès amendant la loi Eardman.Ce n’est qu’a-prsè de nombreuses protestations que les chemins de fer ont consenti à fai-re regier leurs différends au moyen de la ,oi Eardman.Glorieuses j reliques ! (Service particulier) Paris, 9.— Le musée des Invalides vient do recevoir trois dons particulièrement intéressants: six balles trouvées sur le champ de bataille de Waterloo; un médaillon en bronze de Tu-renncet un très important fragment du drapeau du régiment de zouaves de la garde impéria-.{e.Ce drapeau, on le sait, fut acéré à Sedan et partagé entre plusieurs officiers et sous-officiers.Un de ceux-ci était le sergent-fourrier Lemoine dont la veuve vient d'envoyer au musée de l’Armée la précieuse et glorieuse relique.fêrer la situation au département de la justice, et s'occupe maintenant de recueillir tous les faits relatifs à 1 administration de cette grande ban-que, afin de préparer l’enquête destinée à montrer s’il y a eu violation de la loi dans cette faillite.¦ John S.Williams, assistant-secré- | taire du trésorier est revenu aujour- l d hui de Pittsburg, où il a surveillé | la fermeture de la banque, d'après i lui, cette institution a été mal ad- j ministrée, ce qui nécessite l'interven- « tion de la justice.Thos.P.Kane, contrôleur du la circulation, a informé tard dans la journée le secréti ,re McAddo, que .es rentrées se faisaient de manière satisfaisante et lui a répété que les conditions de banque générales à Pittsburg étaient bonnes.Les officiers du trésor, non seulement ont confiance que.t^rt se passera bien, mais manifestent la croyance que la fermeture de la banque First-Second a amélioré les conditions à Pittsburg en supprimant un élément douteux du système financier.Les derniers rapports, parvenus au département du trésor indiquent que les pertes de la banque peuvent atteindre $5,000,000, parce que son caoital entier et son surplus semblent avoir disparu.Ces avis étaient accampa-gnés de l'assurance donnée par les officiers de la banque, que les déposants, dont les réclamations s’élèvent â environ $38,000,000 seraient probablement payées intégralement ou presque, nar la réalisation de l'actif de la banqu*.La demière livraison du "Journal de l’Agriculture’’ nous apporte un article signé par A.L.Garneau, sur les Sonétés Coopératives Agricoles de Québec.Quand vous l’aurez lu vous vous demanderez : Pourquoi cet homme-là n'écrit-il pas plus souvent ?Je connais un quidam qui voudrait bien qu'on pût en dire autant rie ses élucubrations iniermittenti-s.Ce que M.Gareau a écrit est tiùs pratique et dit bien clairement.Ce sont des articles comme celui-là comptent pour la formation de mentalité coopérative de notre population agricole.Lakelet, Ontario, 12 mai 1912.‘Ayez la bonté de publier cette lettre si vous croyez qu’elle puisse être profitable à d’autres femmes qui souffrent des maladies que j’ai eues dans le passé ,mais dont je suis maintenant complètement guérie, grâce à “Fruit-a-tives”.Je crois fermement que toutes les femmes devraient prendre “Fruit-a-tives” si elles veulent se maintenir en bonne santé.Avant de faire usage de “Fruit-a-tives”, je souffrais constamment de ce qu’on appelle vulgairement les nerfs”._ c’est-à-dire de nervosité excessive.Cet ni état me causait les attaques les plus la violentes de mal de tête, contre les- SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adresser: Modem Barber College, 62 6ouL P - int-Laurent, Montréal.INSTITUTRICES On demande des institutrices diplômées.S'adresser à J.-Bte Bohemier, secrétaire-trésorier, Ferme Neuve, Québec.quelles j’employais des remèdes de docteur sans obtenir de soulagement », r.____ .oans uutenir ue soulagement durahle- La constipation m’était aussi Mgr Beaven IL FAIT DIVERS CHANGEMENTS DANS LE CLERGE.Le tarif américain EN DOCUMENT PRECIEUX TOM RE AUX MAINS DES DEMOCRA-SET.Washington, 9, — Le sénateur Sim mous, president du comité des finances, a déjoué un plan habile des chefs républicains, hier, en s’emparant d’une longue analyse sur le bill du tarif; cette analyse avait été préparée sous direction du sénateur Smoot et don naît les defauts sérieux de la mesure.Ce sénateur avait retardé depuis un mois la présentation de l’analyse aite par son comité, et cela malgré es instances du sénateur Simmons, pour qu’on l’imprimât.Le dernier jour du caucus, lorsque les républicains furent assurés que les démocrates avaient terminé leur tra vail, le sénateur Smoot consentit à envoyer le document chez l’impri meur.Mais les démocrates n’ont pas envoyé le projet de loi chez l’impri I meur et ont pris un jour ou deux pour | faire des corrections.Ee 'r • -r Simmons se doutant >.'• e ®ocunient des républicains contiendrait quelques informations précieuses.demanda au sous-comité des finances de repasser le bill du tarif aujourd hui et de reviser l'analyse de oJiioot afin de vérifier demain.Le sénateur Simmons a déclaré que 1 analyse fait ressortir quelques er reurs qui pouvaient être corrigées,mais qu elle consistait surtout en argumentation.Le bill ne sera envoyé à l’imprimerie que demain soir, vu que les sous-comités sont encore à vérifier.Le trust de 1 argent des autres Trains spéciaux pour Empress A l’occasion du départ de 1’ " F.m-pêress of Britain ” de Québec, jeudi le 10 juillet, un traio " spécial pour Empress ”, composé de wagons do colons et de wagons-lits modèles, partira do Moptréal, gare de la rue Windsor, â 8.30 p.m., mercredi, le 9 juillet.Un " train spécial pour Empress ”, composé de wagons de jour, de wagons-buffets et de wagons-salons, partira de la gare de la rue Windsor à 9.50 a.m., jeudi, le 10 juillet, se rendant directement aux abords du paquebot à Québec.Déjeuner-dîner prêt à 9.15 a.m.r »r~Un honime d’af tones, Iskender Yervart, Effendi se < i-snnt parent d’Abdul Hamid, avait _i____ .’ .Springfield, Mass., 9._ Divers changements annuels parmi les membres du clergé catholique ont etc annoncés par Sa Grandeur Mgr I nomas I), Beaven, évêque du diocese de Springfield, à l’issue de la retraite du clergé du diocèse, qui a et; heu au college Sainte-Croix de Worcester.M.1 abbé William E.Foley, pasteur de la paroisse Saint-Joseph de Hatfield, viendra prendre la direction de la paroisse du Sacré-Coeur de Worcester, afin de remplir la position laissée vacante par le transfert de M.l’abbé Bernard S.Conatv a Pittsfield.M.l’abbé John O’Malley, vicaire de la paroisse de l’Ascemsion de Worcester, ira à Hatfield comme pasteur, en remplacement de M.l’abbé William E.Foley.M.l’abbé John J.Kenney, vicaire de la paroisse Sainte-Agnès de Dalton, a été transféré à la paroisse Saint-Etienne de Worcester, afin de remplacer l’abbé Matthews L.Boyne qui vient d’être envoyé à la paroisse de l’immaculée Conception de Northampton.M.l’abbé J âmes M.Prenidergast, pasteur de la paroisse Sainte-Marie de Lee, ira prendre la direction de la paroisse de Jefferson, afin de succéder au défunt abbé John F.Lee.M.l’abbé W, B.Fallon, de la paroisse Sainte-Anne de Westboro, ira à Lee, afin de remplacer M.l’abbé James M.Prendergast.M.l’abbé P, J.Boland, de la paroisse du Sacré-Coeur de Holyoke, succédera à M.l’abbé W.B.Fallon, à Southboro.historique de la coopération dans la Province, constatant que déjà il y a plus de soixante Sociétés Coopératives Agricoles formées depuis la loi de 1909.Il parle ensuite de leur raison d'être et de leur fonctionnement, détaillant quelques-unes des opérations commerciales pour les coopératives d’achat et de vente et signalant quelques défauts à éviter.Nous reviendrons peut-être sur ces différents points.Aujourd’hui, citons le dernier paragraphe de son article.: L’avenir de» Sociétés Coopératives Agricoles.La coopération en agriculture a, dans notre: Province, le plus vaste champ d’action possible.Par elle la diffusion de l'enseignement agricole se fera plus rapidement.C’est par elle que nous arriverons à quintupler nos rendements.C’est par elle que nous ferons disparaître les intermédiaires inutiles, exploitant en même temps, le producteur et le consommateur.—A propos de cea Intermédiaires que M.Gareau ne semble pas aimer plus que de raison,— comme vous et moi, du reste— permettez que je rapporte un incident qui m'y fit penser la semaine dernière.Un incendie éclata au village où je passe l’été avec ma femme et mes enfante.Comme 11 n’y a pas de pompes dans ce village, nous avons fait la chaîne.Le seau passait de main en main ; seulement ‘comme à chaque main par laquelle il passait il perdait un peu d’eau, quand il arrivait enfin entre les mains du dernier qui devait jeter l'eau sur le feu, il était vide ! .C’est bien comme notre mécanisme commercial, me disais-je à part moi.Il est aussi arriéré que le système de la chaîne à incendie ; il gaspille les trois quarts de la valeur des choses et ruine à la fois le consommateur en lui faisant acheter trop cher et le producteur en lui faisant vendre trop bon marché— sans parler des intermédiaires qui, eux aussi, sont souvent réduits à la banqueroute précisément parce qu’ils sont trop nombreux.—M.Gareau nous dit que le Comptoir Coopératif de Montréal organise en ce moment des Sociétés Coopératives Agricoles de paroisse qui lui seront affiliées.Tant mieux si ces renseignements sont exacts et souhaitons que le Comptoir ait un grand succès dans cette œuvre de propagande.Ce sera pour l’avantage des producteurs et des consommateurs tout ensemble, puisque la Société Coopérative supprime les intermédiaires inutiles "qui exploitent en même temps le producteur et.le consommateur”, comme, dit M.Gareau.COOPERATEUR.une source de grandes douleurs contre lesquelles les docteurs m’avaient dit que je devrais prendre des remèdes toute nia vie, mais “Fruit-a-tives” fit disparaître tous ces maux et je suis maintenant une femme bien portante.Mme FRED GADKE.” j 50c.la^ boîte, 6 pour $2.50 — boite dressai 25c.chez les marchands ou envoyé franco sur réception du prix par Fruit-a-tives Limited, Ottawa.À LOUER AVOCATS BOURBONNIERE.F.-J., C.R-.avo-cat, 76 rue Saint-GabrieL Tel.Bell, Main 2679.LEOPOLD BARRY, L.L.B.Avocat-Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques.Chambre 44.Tel.Bell, Mais 1978.Boîte Postale 356.— Adresse télégraphiqur “Nahae, Montréal’*.Tél.Main 1250 1251.Codes : Lieber*.West.Un C.H.CAHAN, C.R AVOCAT ET PHOCUREUR Edifice Transportation.— Bue Saint J&cquei APPARTEMENTS A LOUER VALMONT No.2111 Avenue du Parc : 9 pièces chauffées, eau chaude toute l’année, poêle à gaz, glacière, électroliers, accommodations modernes et de premier ordre.S'adresser au concierge.Téléphone Saint-Louis 4408.ARTHUR GIBEAULT, B.A, L.L.I* .Avocat 54 NoLd-Dame-Bst, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main - 420.B ureau du soir: 34 rue Déséry, Hoche.aga.TéL Bel], LaSalle 987, Montréal.A VENDRE igraine lr> tolérables sou Avances, employez le spécifique favori de la Profession Médicale :— les POUDRES NERVINES de MATHiEU Exemptes d’Opium, de Morphine, et autres “"Sues dangereuses.Elfes abattent la Ûèvre et eombattent 1 Etat Nerveux Recommandées contre Maux do Tète Névralgie, Fatigue, Etat Nerveux.POUDRES «ERVlflB O* MATHIKU» 1 « farkatlMlaufeThatf *- ii==r^ 25 Cents la botte de 18 Poudres En vente partout L’emploi de l'électricité LES MEMBRES DE LA COMMISSION HYDRO - ELECTRIQUE D’ONTARIO VEULENT ETABLIR UN RECORD.Toronto, 9.—Les membres de la emmission provinciale de la force motrice ont tenu hier une importante réunion durant laquelle ils ont décidé d’établir un record dans le développement et i’ovpansion du système hydro-électrique, M.W.H.McNaught député à la Législature, était présent et il a pris une attitude définie au sujet des diérentes entreprises de municipalisation qui ont intéress éle public depuis quelques mois.Les contrats pour les travaux de construction et d’équipement des chutes Waskell, où la commission prendra sa force motrice ,ont été accordés.Des contrats ont aussi été accordés pour l’agrandissement des stations de London et de Saint-Thomas et pour la construction d’un transformateur à Prescott.L’exécution des travaux commencera immédiatement.i Monument à Gérome (Service particulier) Paris, 9.— Le président du comité formé pour élever à Vesou) un monument à la mémoire de Gérôme, membre de l’Académie des beaux-arts, a annoncé que le dévoilement du monument aurait lieu le 20 juillet.L’Académie des Beaux-arts a délégué pour la représenter à cette cérémonie: MM.François Flameng, A.Mercié et Verlet.Les RHUMES D'ETE les Plu8 dangereux, évitez-en les conséquences souvent fatales, en prenant quelques doses de SIROP MATHIEU au Goudron, i l’Huile de Foie de Morue et , autres Extraits Médicinaux.MF.FIEZ-VOUS des imitations Cie J.Lu Mathieu, L.CIUPUT.fils i CIE, LIMITEE, DeposlUIresenCios, MOSTEUl A VENDRE En bloc ou séparément magnifiques terrains de grève et autres.Aussi belle grande maison avec dépendances.Près du village.Conditions très faciles.Echangera contre propriété ou terrains de ville.S'adresser par lettre, G.Payment, Rivières des Prairies.A VENDRE OU A ECHANGER Contre propriété ou terrains de ville une petite terre subdivisée, (102 lots), sur le bord de la Rivière des Prairies, bien bâtie, près du village.Conditions très faciles.Pour renseignements, s’adresser par lettre: G.Payment, Rivière des Prairies.DIVERS Courrier de Québec Le mariage cinématographique 4li 11 à\ [/(iiii iiamid, avail n a i tieni an de a de nombreux inrlnstrw.K ’ •“ 1 ™ do no* char do Hnnhüiv ni rirx ’•IL.1.niantes artistes, Mme Jane Hadimr Nouvel évêque au Brésil Rome, 9.— Sa Sainteté vient de nommer par bref pontifical évêque de Florionopolis au Brésil lu R.P.Jean Borges Quintâo, religieux de la Con grégation des missions, recteur du Séminaire de Curitybo, dans l’Etat de Panama.Le diocèse de Florianopolis est formé par l’Etat de Santa Catarina.Florianopolis, ville très florissante et ca-Ditale de l’Etat, s’appelait autrefois Nossa Senhora do Desterro; l’Etat tomptant environ 200,000 protestants Immigrés allemands, ceux-ci furent assez influents pour faire changer le om de Notre-Dame de Desterro et ui substituer un nom greco-latin, qui eut être un présage, mais qui ne ran-elle point le sanctuaire autour du-uel se sont réunis les premiers im-igrants.do Roubaix et de Tourcoing des fonds pour former un trust en leur layeur.Il réunit ainsi un capital de soixante mille francs, Lskeuder, nui était alors banquier à Lille, nlace Simon-Volant, repartit à Paris muni de la somme et les industriels n’en-tendirent plus parler de la combinaison formulée par Iskender qui.derechef, avïrit monté une b a ruine a Pans.1 M.Delate, juge d’instruction, invita Iskender, par mandat d’amener, a passer dans son cabinet où il fui interrogé par le magistrat.Iskender raconta qu il n’était pa.s banquier a V.8/1*’ ,n.1ais demareheur; qu’il avait etc I objet d une tentative de chantage.l’eu satisfait de ces ex*plica-lions, M.Delalé convertit le mandai d amener en mandat d’arrêt.Néanmoins, Iskender a sollicité el obtenu l’autorisation de télégraphier a Paris où il a demandé l’envoi immédiat de cent cinquante mille francs pour rembourser les plaignants.Mort du Rév.Dr Gardiner Londres, 9.-On annonce la mort du Itev.Dr Gardiner, de Market Harborough.ancien missionnaire el chaplain de la Compagnie de la Baie d Hudson.Le Bév.Dr Gardiner a fait de re-mnrquahle.s ouvrages sur les Métis du Manitoba.En 1885, il était cap.Jure par les rebelles, puis rendu à la liberté par Rico.Depuis quelques années, il menait encore une vie très active à sa résidence de Birmingham., Hading, J vient d ctrn l’héroïne de la [lias plaisante aventure.On a pu admirer son grand talent dans le film qui a paru au cinématographe et représentant la grande artiste dans “Le Maître des Forges”.Oe film a fait le tour du monde, et grande fut la surprise de Mme Hading qui reçut, il y a quelques jours, la lettre suivante du Brésil : Madame, Je viens de voir le film où vous jouez Le Maître des Forges ’, Ma surprise et ma joie furent extrêmes, ear depuis de longues années je ehei-ehais la femme idéale.Je vous ai vue sur ce film et vous représentez exactement le type que je.cherche depuis si longtemps.Je suis encore jeune, très bien de ma personne, très riehr, j’ai des plantations aver un grand nombre de nègres, un yacht de plaisance, des chevaux, des haciendas, de magnifiques exploitations'rte café et de cacao.Je depose tout eela à vos pieds et vous offre ma main.C’i-inrlus ma pho tograpbie.Je suis plein d’émotion et i'attends avec espoir une réponse favorable ! _Lrt grande artiste en rit encore et ne s attendait pas à cette demande en mariage cinématographique : Inutile d’ajouter que le pauvre Brésilien restera avec ses nègres ! .—- Le témoin disparu Sherbrooke, 9.— Le mystère “Ri-lodeau” n’a pas encore été éclairci.Mme Ouellette, épouse du témoin dis paru, a déclaré que son mari était parti parce qu’il ne pouvait pas prouver devant la cour ce qu’il avait déclaré aux détectives.Excursion à la Rivière îa Paix Le 22 juillet au soir, à 10 heures 30, partira de la gare Bonaventure, pour la Rivière La Paix, une excursion di-ugee par le Révérend Père Giroux, agent ue colonisation.Avis est donné aux personnes qui veulent aller pren dre des terres dans ce district, de se préparer pour cette date.L’expérience du passé est là pour vous enseigner que toute personne qui est venue dans ce district avec qt.inze cents ou deux mine piastres, a centuplé son argent, ious sont contents de leur position : les récoltes réussissent à merveille; tous les légumes mûrissent là-bas, par consequent profitez donc de cette excursion qui vous est offerte pour venir voir par vous-même richesse du sol et les avantages que le gouvernement vous offre en ce moment.Le courant d’émigration augmente de plus en plus.Quatre bateaux à vapeur font le trajet deux fois par semaine entre Athabasca et Grouard.Des lignes de chemin de fer sont en cons-truction et sont déjà à soixante dix milles d’Edmonton se dirigeant vers la Rivière La Paix.Ainsi vous serez certain de vous établir sur les lignes de chemin de fer en venant maintenant.Il y aura un char “Tourist” qui partira de la gare Bonaventure et se rendra jusqu a Athabasca sans chan-ger.En écrivant au bureau, 306 Saint-Antoine, Montréal, au Père Giroux ou a M.l’abbé Ethier, ils vous retiendront vos lits.D’autres reciseigne-ments vous seront fournis à deman de.Ceuxqui voudraient profiter de cette occasion pour aller retrouver leurs parents dans l’Ouest seront les bienvenus, peu importe où ils voudront se diriger, mais n’aub’iez pas que tous jettent des yeux d’envie sur la Rivière La Paix.J- B.H.GIROUX, O.M.Ï., Prêtre colonisateur de la Rivière La Paix.” (Communiqué).Les immigrants affluent i /'Viv"1''.' * n non1hr''' inwilculn- bli' d immigrarvts arrivent iri depuis quelques jours et eompliqnmt le pio-blemo du logement.La plupart des arrivants n’ont pas assez d’arg-uit pour aller i, l’hôtel Pt , ressource est clone d’aller dans les maisons do t ensiou ou se sont, déjà placés leurs compatriotes, pour n’ôtre pas obligés de payer cher.Le problème seta uou-•«w au bureau d’hygiène.(De notre correspondant) Québec, 9.—- Contrairement à ce que l’on s’attendait, le croiseur “Descartes” n’a pas mouillé dans le port de Québec, à son arrivée, hier après-midi; il n’a fait que ralentir sa marche pour changer de pilote et a continué aussitôt sa route vers Montréal.H a jeté l’ancre près de Sorel pour la nuit et s’est remis en route au petit jour, pour être à Montréal ce matin.A LA CHAMBRE DES NOTAIRES (Ps notre oorresDondant) Québec, 9.— La vacance créée à la Chambre des Notaires par la mort de M.le notaire C.E.Leclerc, de Montréal, a été remplie, à la séance d’hier.C’est M.le notaire W.Proulx, qui a été choisi comme successeur de M.Leclerc, sur proposition des notaires Olivier et Sehetagne, de Montréal.LE 14 JUILLET A QUEBEC -CDe notre correspondant) Québec, 9.— La colonie française de Québec a arrêté le programme de la celebration de la fête nationale française.Dimanche prochain, les membres de la colonie, accompagnés des officiers de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec iront déposer des couronnes de fleurs au pied des mo-numents Champlain et Montcalm, et une messe sera célébrée ensuite à l’église de Manrèse.Dans la journée de lundi, it y aura tombola au Kent House, suivie d’une grand banquet dans la soirée.ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, ous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, successeur de Demers & Moreau, 17 Côte Place d’Armes.ENSEIGNEMENT PRIVE Anglais, latin, mathématiques, histoire, littérature, philosophie par Mlle Joanna T.Gallagher, M.A.Grande expérience, connaissance parfaite du français.Ecrire à 143 rue Metcalfe; tél.après 6 p.m., Up 943.REPARATION DE MEUBLES Ainsi que rembourrage et polissage.On fait une spécialité du polissage de pianos à domicile.Ouvrage fait à ordre.S’adresser à RAOUL GRIGNON, 4 Ave.Chénier, Tél.Est 3454.Aux Personnes Allant à la Campagne Pourquoi laisser à la merci des voleurs ou exposer aux risques du feu, vos bijoux, valeurs, papiers précieux, etc., quand pour $5.00 par an, vous pouvez 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LAC MICHIGAN.DANS LE des Communes du Canada.8.Amendements proposés à la Loi des Elections du Dominion entendu — qui voudraient vendre des ^?n?e f11., Ie, •lour, ^es s ections et (Service particulier) Chicago, 9.— De fortes bourrasques ont fait pirouetter deux des trois hydro-aéroplanes partis hier de Chica-Pension aux ; go pour Détroit.C’est en passant au-à l’étude de- j dessus du lac 'Michigan que les deux vaut un Comité special de la Chambre ; machines perdirent l’équilibre ettom-rioc n—bèrent dans les vagues.PRIS DANS UNE BOURRASQUE | nouveau méfait aux suffragettes: uni 1 tentative de faire sauter la source de l’approvisionnement d’eau de la ville au lac Thirlmore.Un inspecteur a trouvé une bombe dont la mèche était attachée à une lanterne.La bougie brûlait, mais elle était tombée à côté de la mèche.Anthony Janus, de Saint-Louis, et déclarant i son mécanicien, Paul McCullough, ont + C Q II O C rta r 1 ’onn i rxo rrn rl’nxr»/-» /d i-n Toronto, 9.— Les élèves dont les noms suivent, qui ont suivi les cours des écoles modèles bilingues d’Ottawa, Sandwich, Sturgeon Falls, et Vankleek Hill durant la dernière année scolaire, ont passé avec succès les | derniers examens et auront droit à j des diplômes de troisième classe va-I labiés dans les écoles bilingues pen-J dant cinq années à partir de la date Ces certificats se- en- son côté dé-a soupê des Salmon- j bellles et que rien ne seca tenté pour , ., .Buffalo.001001000— 2 9 0 ramener les choses au point.Les 1 eur emisslon- Toronto.000600000— 6 15 3 amateurs sont en majorité sympathi- ! ront env°yes aux élèves par le dépar- Fullenwedder, Jamieson et Lalonge • l11?’8 A11 magnat de Vancouver, car il ; tement de 1 Education.Ces élèves sont Lush et Graham.Umpires Nallin ot ?fait 1 imP°S8ible cette année pour Mesdemo’selles Y’vonne Auger, Marie-Owen.donner satisfaction aux New-West- Ange Barrette, Clara Beaudry, Dolo rosa Bergeron, Anna Berthelo't, Hilda Bezaire, Louise M.Rondy, Alma Ma- Newark.2110111 Ox— 7 Jersey City.000000000— 0 Aitchison et Higgins 13 10 Blnir.Umpires, Carpenter et Haves.Providence.100002021- 6 11 1 Haltimorr».200030000- 5 11 2 Mitchell et J.Onslow ; Taff et Kgan.f nipiros, Mullen et Kelley.POSITION DES CUIRS.G.P.P.C.Newark 26 .671 Rochester 45 34 .580 Buf.alo 40 40 .500 Baltimore 37 42 .168 Providence 37 42 .468 Montréal 35 40 .167 Jersey City 30 42 .462 Toronto 30 47 .390 1 ; mùister, dont la seule ambition est 3 de vouloir tout mener à leur guise Thompson et*™*8* aujourd’hui que son ¦ équipe ne restera pas inactive.Il entrera.immédiatement en négociations avec les clubs du Big Four pour arranger une série de parties d’exhibition dans l’Est.Les courses de Québec Un beau projet LES AMATEURS DE CROSSE DE QUEBEC SONGENT A ENTRER DANS LA D.L.A.— LA VIEILLE CAPITALE COMPTE DES JOUEURS DE PREMIER ORDRE.Québec, 9.Certains amateurs sérieux songent de plus en plus à faire admettre la ville de Québec dans un circuit senior de crosse.Ils sont Québec, 9.— Les journaux d’hier moralement encouragés par l’appui ont publié le programme des courses assuré du National de Montréal dont lui auront lieu durant l’Exposition le dévoué président, MAL Caron fCa™n‘ «««t à modifier le circuit actuel du Big Four.Des rumeurs circulent dans les milieux bien informés que la D.L.A.sera renouvelée l’an prochain.On laisse entendre notamment que Toronto sera représentée par un seul club et que les villes de Québec et d’Ottawa seront invitées à prendre des franchises.La population si sportive de Québec encouragerait dv.h°T ,a
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