Le devoir, 10 juillet 1913, jeudi 10 juillet 1913
VOLUME IV—No.159 MONTREAL, JEUDI 1U JUILLET, 1913 uN SCU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.f3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.sa.uo LE DEVOIR Rédaction et Administration 2 71a RUr ^ 'NT-JACQUES M 'CAL./ ¦ x TÉLÉPHONES : 7 ^ ADMINISTRAT à \ 4ain 7461 RÉDACTION : - " Main 7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’OUEST CANADIEN Objet et résultat de notre “campagne QUELQUES PERFIDIES 0 Le Devoir annonçait, Tautre jour, une série d’articles sur l’Ouest canadien.Qu’on ne s’attende pas aux récits d’un voyage de découverte.J’espère être à l’abri de cette manie de certains voyageurs d’Europe ou d'Amérique qui, au retour d’une cour.se rapide en pays étranger, croient avoir tout vu et se pensent obligés d’écrire un volume de constatations plus ou moins abracadabrantes et toujours superficielles.Tout de même, ces vastes territoires de l’Ouest se transforment si rapidement, il s’y pose chaque jour des problèmes si déconcertants, les conditions sociales et économiques y sont tellement différentes de celles qui dominent dans nos provinces de l’Est, qu’il peut y avoir quelque intérêt à en étudier :ertains traits caractéristiques devant un public à l’esprit ouvert, comme :elui du Devoir.Profitant d’une double invitation — l’une de la Société du Parler français d’Edmonton, l’autre de l’Association Saint-Jean-Baptiste de Winnipeg — j’ai saisi toutes les occasions qui s’offraient le long de la route afin d’exposer la thèse nationaliste dans ses applications diverses: relayons avec la métropole, problème des races au Canada, dualité des lan-ïues, lois d’enseignement, politique administrative, contrôle et mise en valeur des forces économiques.En vingt et un jours, j’ai prononcé vingt-deux discours, conférences, allocutions, etc., dont trei/.e en anglais et neuf en français, — sans compter les réunions intimes et les interviews aux journaux.Naturellement, j’ai surtout parlé des obligations du Canada envers la métropôle et des droits des Canadiens-français dans la Confédération — les deux points sur lesquels les jingos et les politiciens de parti ont amoncelé, autour du nationalisme, les fables les plus grotesques.Certes, je ne prétends pas avoir conquis tout le monde à nos idées.Mais je crois avoir éclairci la brousse et détruit quelques préjugés.Et surtout, je crois avoir alteint mon but principal, celui qui me guide chaque fois que j’ai l’occasion de prendre contact avec des auditoires et des groupes de langue anglaise: prouver'aux Canadiens-français que l’on peut toujours parler haut et ferme en présence des Anglais; détruire l’argument ridicule et pernicieux de nos politiciens à l’âme veule, qui prétendent qu’on ne saurait discuter librement le problème impérial ou la question des langues sans provoquer le "fanatisme” et la “guerre civile”.* * * Sur le problème des relations du Canada avec la Grande-Bretagne, la tâche était facile: les trois quarts de la population de l’Ouest — à l’exception de la Colombie —sont instinctivement nationalistes.Ce qui est plutôt inquiétant, ce sont les tendances séparatistes qui se dessinent dans le tréfonds des masses et qui grandiront vite, si nos politiciens à courte vue n’y prennent garde.Lcs~ trembleurs d’ici auraient ouvert des yeux grands comme des portes cochères s’ils avaient entendu les nombreux Anglais ou Anglo-Canadiens qui s’écriaient, après chaque assemblée: “Mais si c’est là le nationalisme, nous en sommes tout à fait!” Naturellement, plusieurs d’entre eux se raccrochaient à la pensée que je leur avais servi une édition fort adoucie de nos “harangues enflammées” de Québec.Ils nous regardaient bouche bée lorsque nous leur affirmions que jamais et nulle part nous n’avions dénoncé l’impérialisme, la marine et les contributions navales avec plus de vigueur et de netteté.Il leur paraissait incroyable que les journaux des deux partis eussent dépensé tant d’encre, et une encre si doire, à dénoncer un mouvement et des opinions si acceptables.Du reste, ce succès facile n’a pas dû surprendre les lecteurs du Devoir.A maintes reprises, nous avons signalé les indices de l’hostilité très marquée du peuple de ces provinces contre les entreprises jingo-tmpériaiistes des deux partis.C’est la connaissance de plus on plus approfondie de cette hostilité qui ramène le parti libéral dans sa voie traditionnelle et lui fait reprendre l’évangile de la “totônomie”, comme disaient si spirituellement les plumitifs libéraux, au temps où leurs bâilleurs de fonds faisaient dans l’impérialisme à l’eau de rose.Le bon accueil fait à nos idées sur l’égalité des droits des deux races, sur l’avantage que le Canada trouvera dans la conservation et la diffusion de la langue française, m’a surpris davantage.Franchement, je croyais les préjugés amli-français plus répandus et plus enracinés.Nos compatriotes n’ont qu’à se tenir unis, à lutter avec ensemble et avec persévérance, pour obtenir bientôt leur dû.Sur tout cela, je reviendrai à loisir et avec plus d-e détails.* •*• * Pour l’instant, je me borne à signaler quelques pailles en croix sur lesquelles des amis vigilants ont attiré mon attention, depuis mon retour.L’une est posée par le Weekly Sun, de Toronto.Cet excellent journal — lequel, entre parenthèses, représente le mieux, dans l’Est, les idées, les tendances et aussi les préjugés de l’Ouest — me blâme d’être encore Irop impérialiste! T! me reproche de baser mon opposition à la politique navale des deux partis sur le seul refus des autorités impériales de nous offrir la participation au gouvernement de l’Empire.Evidemment, le rédacteur de cette feuille intéressante ne nous a pas suivis de près.Dans l’Ouest comme ailleurs, j’ai déclaré nettement que le développement normal et graduel de Pautonomi.e du Canada, jusqu’à l'indépendance finale, était, à nos yeux, la seule solution satisfaisante du problème national.Mais là comme ici, j'ai reconnu au peuple canadien le droit de décider de son avenir et de son sort.En attendant la finale, — indépendance mi association impériale — nous affirmons que les obligations du Canada dans l’Empire doivent être restreintes à la mesure de ses droits dans le gouvernement de l’Empire.Quoi qu’en pense le Sun, c’est encore la seule formule qui puisse rallier tous les Canadiens,“'ceux au moins qui sont Canadiens avant d’être jingos ou séparatistes.Le Sun revient encore à tort sur la vieille légende qui restreint le mouvement nationaliste à une croisade française et catholique.Dans ce domaine, nous nous bornons à réclamer l’exécution intégrale du pacte fédéral dans toute l'étendue de la Confédération.Nous ne réclamons nulle pari une situation privilégiée pour nos nationaux.Nous ne demandons mên;e pas pour eux les avantages surabondants que la majorité de Québec accorde à la minorité anglaise.Mais nous demandons qu’on ne les traite pas en parias ou en conquis.En cela aussi, nous faisons oeuvre de vrais Canadiens, nous travaillons à la consolidation du grand oeuvre national, que quelques sectaires imbéciles sapent à la base.L’article du Sun contient d’ailleurs un aveu intéressant: “Les Français d’Ontario, dit-il, n’ont aucune raison d’appeler le secours du Ciel à grands cris; car la dépopulation des campagnes leur ouvre le chemin de la conquête.Manifestement, avec la croissance du nombre de leurs votes, leur influence politique augmentera: ils obtiendront ce qu’ils voudront pour leur langue et leurs écoles.” Ce témoignage désintéressé est précieux à noter.Mais il devrait,in-duire les Ontariens intelligents à ne pas attendre, pour rendre justice à la minorité française, qu’elle puisse exiger son dû par la force.Nous voudrions, nou.s,*que nos compatriotes des provinces anglaises croissent dans le contentement et la confraternité avec les anglochtones qui les entourent, plutôt que dans la haine, l’aigreur et la soif de la vengeance.Le Sun ne pense-t-il pas que ce point de vue vaut le sien?* -K- * Le principal organe du parti libéral de la Saskatchewan, le Leader, avait été fort gracieux à notre endroit, lors de notre passage à Régina; mais voilà que le pied de bouc apparaît de nouveau.Dans son numéro du 1er juillet, reprenant à son compte une bonne blague d’un autre jour-lal qu’il ne nomme pas, le Leader insinue que les frais de ma “campagne” dans l’Ouest sont soldés par le parti conservateur et que j’ai entrepris cette croisade d’accord avec M.Borden afin d’aveugler le peuple Canadien sur l'alliance ‘tory-nationaliste”.Il base ses présomptions sur Taveu” que j’ai fait d’avoir été "subventionné”, mol “et mes amis”, par )e parti conservateur dans ma campagne de 1911.Notez que cet honnête Journal a tenu dans les mains la traduction complète des articles où j’ai raconté par le menu détail nos relations avec les deux partis.Il sait que jamais nous n’avons reçu ni accepté un sou du parti conservateur, en 1911 ou n’importe -quand; que nous avons refusé la littérature et les sub-lidcs de la Ligue anti-réciprociste, acceptés par le Globe, de Toronto.Tl lient donc aussi sciemment qu'effrontément.Quart aux frais de ma récente “campagne” dans l'Ouest, si cela peut 'ntérosser le Leader et son copain dont j’ignore le nom, je n’ai nulle ob-Vction à lui en indiquer le chiffre et la provenance.Grâce à la géné-’eusc hospitalité de quelques amis qui nous ont offert un peu partout e gîte et le rouvert, comme les premiers chrétiens faisaient pour les ipôtres, nos dépenses de voyage n’ont pas atteint trois cents dollars.Les deux associations qui nous avaient invités ont bien voulu nous en rembourser la moitié; et la modeste caisse du Devoir a supporté le reste.Nous sommes loin des §69,000 -dont M.Frank Oliver s’est si obstinément refusé à faire connaître le généreux donateur! Les politiciens et les publicistes “pratiques”, dont l’avoine coûte très cher, sont incapables de s’imaginer ce que de pauvres gueux, attachés à une idée, peuvent faire, avec fort peu d’argent.C’eut la revanche des convictions libres sur les opinions payées.Que ces patriotes cossus mangent donc en paix leur grasse provende: elle ne nous cause ni envie ni aigreur.BILLET DU SOIR.Consultons l'Amirauté.Le ministre des Postes voyage à bord du Lady Evelyn, dans le bas du fleuve.L'IMPERIALISME BRISERA LES LIENS DES COLONIES A L'ANGLETERRE * * • Une autre bonne blague.En brave homme du nom de Roger Goulet, “président de l’Union nationale métisse”, se fend de deux tiers de colonne dans le petit Manitoba et autres journaux pour protester contre les “expressions malheureuses” dont je me suis servi en parlant des “rébellions” des Métis.Nulle part je n’ai parlé de ces événements.Tout au plus, à Saint-Norbert, ai-je fait une lointaine allusion à la résistance courageuse et bienfaisante que les Métis ont opposée aux actes inconstitutionnels du gouvernement.Evidemment, quelqu’un s’est payé la tête de cet excellent homme.Ces perfidies aigrelettes ne gâtent nullement les impressions fortes et agréables qui me restent de ce voyage si rapide mais si bien rempli.On ne peut casser la prairie sans déterrer quelques gophers: mais la terre est franche et bonne: le blé nationaliste y germera.Henri BOURASSA.Autour de l’incident Roberts On connaît leu faits.M.Roberts, le secrétaire de la Dominion Alliance, faisait l’autre soir, sur un terrain privé, une conférence sur la tempérance.A la fin de son discours, il a été attaqué par un certain nombre de voyous et douloureusement blessé.Là-dessus les commentaires se sont multipliés et ont fini par s’étendre à tout le champ des opérations de M.Roberts.Le secrétaire de la Dominion Alliance aime peut-être trop les manifestations tapageuses, il ferait peut-être mieux de porter ses prédications dans un quartier autre que celui où il a opéré ces derniers temps; mais ce ne sont là que des à-côtés de la question.Le fait brutal, c’est que, par deux fois, dans la même région, un citoyen qui usait de son droit — autrement, la police lui eût fermé la bouche — a été victime de voies de fait; et c’est une situation intolérable, quels que puissent être les défauts de la victime.Les amis de M.Roberts prétendent qu’il s’agit d’une attaque organisée et payée; et c’est fort vraisemblable.Le quartier où M, Roberts a été frappé est presque tout peuplé de Canadiens-français, et ce sont de braves gens qui n’ont aucun des instincts de ï’apache.Les compagnons du secrétaire de la Dominion Alliance et lui-même prétendent en outre que la police n’a pas fait tout son devoir et que certains policiers ont même publiquement manifesté leur répugnance à protéger l’orateur.C’est un point qu’il importe, avec d’autres, de tirer au clair.Qu’on donne à M.Roberts et à ses compagnons l’occasion de faire leur preuve! Qu'on prenne le moyen de punir les auteurs de l’attaque (il doit être possible d’en coffrer au moins quelques-uns).Et si l’on continue à autoriser des réunions du genre de celles de M.Roberts, qu’on prenne le moyen aussi d’assurer la sécurité des orateurs.Il faut que Montréal n’ait pas la réputation d’être un endroit où l’on peut impunément assommer un conférencier qui déplaît.Ajoutons que, l’incident s’étant produit dans un milieu canadien-français, nous avons un intérêt particulier à voir établir toutes les responsabilités.Il importe qu’une population honnête et paisible ne souffre point dans «sa réputation du mauvais coup perpétré par des individus qui servent très probablement des vengeances privées.Orner HEROUX.M.Edwards et la question navale On trouvera plus loin la première partie du discours du sénateur Edwards sur la question navale.Prononcé aux dernières heures de la session, à la fin d’un débat prolongé, ce discours fut très succinctement résumé dans la presse.11 mérite une plus grande publicilé et nous le donnons entier traduit du Hansard du Sénat dont les derniers fascicules n’ont été distribués qu’hier.Nous engageons nos lecteurs à le lire attentivement.Ils y trouveront une nouvelle preuve ajoutée à tant d’autres, que les Canadiens-français ne sont pas les seuls qui pensent que le Canada ne doit pas se laisser n-trainer dans les conflits européens.Le sénateur Edwards n’est pas le premier venu.Il occupe dans le monde des affaires et de la politique une place considérable.Il n’est pas seulement un partisan dévoué, il esl aussi l’ami très intime de sir Wilfrid Laurier.Ce qu'il dit de la question navale ne diffère pas sensiblement, en somme, de l’opinion exprimée par le Devoir, par les libéraux avant la volte-face de mars 1909 et par un grand nombre de conservateurs jusqu'à la victoire de 1911.Mais il a le mérite de le dire aujourd’hui comme avant.Il confesse qu’ii a voté le projet Laurier avec répugnance.Nous le croyons sans peine.Tant de libéraux éprouvaient le même sentiment qu’un homme de l'indépen- dance d’esprit du sénateur Edwards devait hésiter plus que les autres.Quant au projet Borden, il parait le trouver encore plus dangereux et il dit pourquoi.C’est un point sur lequel on peut différer d’opinion.En tout cas, le sénateur Edwards pense et déclare aujourd’hui que nous n’avons pas plus besoin de marine que l’Angleterre de contribution, et c’est pourquoi il veut que le peuple décide lui-même.Peut-être entend-il par là une élection plutôt qu’un plébiscite.En quoi il aurait tort, puisqu’il confesse avoir voté la marine Laurier avec répugnance.C’est sa sympathie oour sir Wilfrid Laurier qui l’emporta sans doute.Il se sent plus libre aujourd’hui que le sort de son chef n’est pas en jeu.Or, s’il a cédé lui-même à ce sentiment, il doit admettre que beaucoup d’autres feront de même et qu’une grande partie du corps électoral jugerait plutôt d’après ses sympathies politiques que sur le mérite de la question.Le plébisrite est le seul moyen d’avoir une décision qui ne laisse aucun doute sur le véritable sentiment populaire.Jean DUMONT.Sur le Pont d’Avignon.L’Evènement annonçait avec sérieux à ses lecteurs, mercredi après-midi, que “M.Meighen, Je nouveau solliciteur-général, sera certainement élu par acclamation”.Or, à cette heure-là, il y avait vingt-quatre heures que l’élection était finie; et tes journaux de mardi après-midi en annonçaient déjà le résultat.Il est évident que, pour un journal ministériel, l’Evènement est fort bien renseigné! * * * Les autorités municipales de Denver, Colorado, défendent aux Japonais de l’endroit de se baigner dans une piscine publique; elles .en réservent l’usage exclusif aux blancs.C’est pousser un peu loin le préjugé de race; car les Japonais ont pour le moins des habitudes aussi hygiéniques que celles de l'Américain; et ce n’est pas parce qu’ils appartiennent à la race jaune qu’il faut leur fermer les bains publics.* * * M.Coderre pariira pour l’Ouest en août prochain.L’arrestation d’E-l.ie Lalumière est étrangère à ce départ.* * *• Tous les journaux montréalais de langue française,—à l’exception de la Patrie,—ont protesté contre le choix, par la commission du transcontinental national, d " nom atroces pour certaines gares de la région de l’Abitibi.La Patrie,—.sans doute parce que les Canadiens-français sont en minorité dans le pays,—(air connu) n’a pas dit mot à ce sujet.Elle trouve peut-être euphonique le nom de Kaka-Meo?# «¦ * Le Herald publiait hier, à grand renfort de titres, l’interview d’un journaliste, avec M.Laurier.On n’a évidemment pas le sens de l’humour, au Herald sans quoi le journaliste ne se serait pas vanté d’avoir été le premier à arracher une interview à M.Laurier; à lire cette conversation du journaliste avec le chef de l’opposition, l’on constate vite combien celui-ci s’est payé la tête de celui-là.Un exemple: le journaliste demande à l’interviewé “combien de temps cela prendrait à une Providence bienfaisante pôur modi, fier la situation des partis au sénat, et amener de la sorte l’acceptation du bill naval”; et M.Laurier répond : Je vous dirai que je n’ai jamais été dans les secrets de la Providence.Il va nous falloir attendre que la volonté inscrutable se manifeste, à ce propos”.On ne saurait éconduire plus po-bement—-à moins qu’on ne lui parle de l’élevage des boeufs dans la pampa argentine,—un interlocuteur auquel on ne veut rien dire.M.Laurier excelle dans ce genre, en particulier comme à la tribune.* -K * * Des résidenls de Greenfield Park, près de Saint-Lambert, viennent de constituer une ligue contre le péril jaune.Il est malheureux qu’ils n’eut aient pas offert la prsidence d’honneur à M.Nantel, ou à M.Mc-Bride, de la Colombie.# # # Deux gamins de London, Ontario, viennent d’être arrêtés pour avoir dévalisé la résidence d’un magistrat des environs.On les n découverts dans un bois avoisinant, où ils vivaient à la manière des outlaws.La lecture de romans à la Nick Carter les a incités à commettre ce vol.Les libraires continueront de vendre, comme par le passé, sous l’oeil complaisant des autorités, de tels bouquins à des gamins qui seront (Les journaux).De minces volutes de fumée fuient à l'arrière du Lady Evelyn.Et, comme une bande de députés affamés de faveurs ministérielles, un vol de goélands aux cris perçants suivent le navire qui porte le ministre et le sort de l’Empire.Le ministre en pantalon de souple flanelle blanche, en souliers de daim blancs, en casquette blanche de yalchsman, l’inévitable cigarette plantée sous la moustache poivre sel et moutarde, flâne sous l’auvent dressé à l’arrière du bateau.A côté de lui, une table chargée de journaux agités par la brise saline, une grande boite de cigarettes, un carafon de citronnade.Le ministre, un instant interrompu dans sa flânerie par un matelot obséquieux, chargé d’autres journaux pris an dernier port d'escale, jette un coup d'oeil sur la côte verdoyante parsemée de chalets et de villas, dont le navire s’éloigne rapidement, hume l’air frais chargé de se.1, du parfum des algues et des pins résineux chauffés par le soleil, sur la grève dentelée, puis se met à feuilleter les gazettes.“Tiens, tiens!” dit-il à son compagnon de voyage, un politicien quelconque, — D.-O.Lespérance ou Joseph Rainville, — “voilà que la Hollande va se mettre à construire des dreadnoughts, elle aussi.Ca fera un argument de plus pour Borden, à l’automne, quand il redemandera 35 mitions an parlement, pour l’Angleterre!” I n moment, il devient songeur.Sa cigarette s’éteint et tombe sur la toile peinte du pont.Le ministre sonne.Un second matelot parait.“Dites au steward qu’il me faut d’autres cigarettes, des meilleures!” ordonne le ministre, oublieux de celles près de son coude.Et le ministre reprend sa lecture.Soudain, il tressaute: —“Mais, j’y pense, le prince consort de Hollande, c'est un prince allemand?” interroge-t-il.FA le pali-ticien de répeindre, toujours affirmatif: “Mais oui, M.le ministre, mais oui!” —“Alors, excellent argument, que cette construction de dreadnoughts par la Hollande, excellent argument pour le ministère! Quel bonheur! A part le péril allemand, ou plutôt, avec lui, nous aurons le péril hollandais.” —“Comment donc, M.le ministre?” questionne le député obtus.—“Comment?Mais c’est facHe à comprendre; vous savez que les maris ont de l’influence sur leurs femmes.Or, le mari de la reine Wil-helmine de Hollande, c’est un prince allemand.Il l'influencera en faveur de l’Allemagne; nous pouvons donc prévoir qu’il y aura bientôt l’alliance hollando-allemande, et danger nouveau pour la suprématie, navale anglaise, menacée à la fois par l’Allemagne, sa rivale maritime d'aujourd’hui, et la Hollande, sa rivale maritime d’autrefois, an temps de Corneille Tromp.—‘‘Quel Corneille, M.le ministre, l’écrivain?—“Non, un amiral hollandais”, répond le ministre d’un ton sec.“Or donc, s’il y a alliance entre l’Allemagne et la Hollande, et nous pourrons toujours dire qu’elle aura lieu, l’influence des femmes en politique, vous savez!—c’en est fait de l’Empire.Il faut tout de suite que je télégraphie cela à Borden et à /’Evénement!” Et M.Pelletier sonne Vexpéditeur de marconigram-mes.—“Mais, M.le ministre, êtes-vous bien sûr que la reine Wilhelmine va se laisser Influencer par son mari?J’ai déjà connu des femmes qui ne se laissaient pas mener par leur mari, même en politique!” —“Il y a toujours moyen de le savoir, nous allons consulter encore l’Amirauté” .dit le ministre, sentencieux.“Je vous le dis, l'Empire est en danger plus que jamais; H y a fout à craindre, tout, quand les femmes s’en mclént!” —“C’est cela, M.le ministre, consultez VAmirauté.Ce que ce maudit Bourassa sera embarrassé, cette fois-là.Et vous irez en Angleterre, encore cette fois-ci, en mission officielle, M.le ministre?” —“Tiens, tiens, je n’y avais pas encore, pensé.Il faudra bien que j’aille encore en Angleterre, dès cet été.Quel ennui, être ministre!” conclut M.Pelletier, l’air radieux, CRAYONNIER.des crimimels, demain.Il serait tenips qu'on prohibât la vente de ces recettes pour faire des bandits.# * # M.Sévigny a-t-il télégraphié ses félicitations à M.Meighen, à l’occasion de son élection de mardi?# * » Un Argentin déclarait ces jours-ci à un journaliste parisien, que, après avoir vécu une trentaine d’années dans son pays d'origine, il lui avail fallu venir habiter à Paris, pour voir danser le tango, celte danse idiote qu’on dit être d’origine argentine.“Je l'ai vu danser à Paris pour la première, fois”, disait-il.La danse est bien authentique! te Veilleur, Déclare le sénateur Edwards, ami personnel de Sir Wilfrid Laurier EXTRAIT DES DÉBA TS DU SÉNA T VERSION ANGLAISE, SÉANCE DU 29 MAI 1913 HON.M.EDWARDS.— Je n’aborde pas ce sujet dans un esprit de partisannerie.Je répudie absolument tout sentiment ou motif de ca genre.Telle que je la comprends, la fonction de cette Chambre est d’examiner les diverses proposi-lions qui lui sont soumises et, dans l’intérêt du peuple de ce pays, de les amender si nécessaire, et de les changer s’il y a lieu.Certain*; honorables messieurs pensent que la fonction du Sénat est simplement d’acquiescer à tout ce que l’autre Chambre propose.Si cette opinion prévalait, cette Chambre n’aurait plus qu’à disparaître.Si elle doit être constamment l’écho de la voix de l’autre Chambre, son utilité a cessé.Les deux chambres sont différemment composées.L’une, il est vrai, est la chambre populaire, élue par le peuple.Et cela étant, cette chambre doit certainement faire preuve de prudence et de sagesse dans ses actes au sujet des mesures qui lui viennent de l’autre Chambre; et dans mon humble opinion, ceux qui trouvent à redire aux amendements raisonnables méconnaissent précisément le rôle pour lequel cette Chambre existe.Je prétends que celle Chambre doit être impartiale et juger chacune des questions qui lui sont soumises, et j’ajoute qu’elle n’est pas une chambre partisane.Hon.M.YOUNG.—Très bien.Hon.M.MURPHY.—Si le Sénat n’est pas partisan, pourquoi l’opposition n’a-t-elle pas pris tous les sénateurs dans ses confidences au lieu de ne convoquer qu’une certaine clique?lion.M.EDWARDS.—L’honorable monsieur est nouveau dans cette Chambre, Peut-être sera-t-il capable de répondre à .sa propre question quand il aura acquis un peu plus d’expérience.On peut différer d’opinion .sur la question qui nous est soumise et je ne fais pas de reproche à ceux qui pensent que nous devrions faire la contribution proposée.Mais la législation qui nous est présenlement soumise est une innovation entièrement nouvelle pour le Canada et c’est une question qui dc-vrail être complètement disculée avant de passer dans la pratique,—• si elle y passe jamais, — et dans tous les cas elle ne devrait jamais être résolue, avant d’avoir été approuvée par le peuple canadien tout entier.J’approuve donc l'amendement proposé.Il est vrai que celle question est de portée impériale el qu’un certain nombre croient que la contribution proposée est la meilleure solution dans l’intérêt de l’Empire et dans l’intérêt du Canada comme partie importante de l’Empire.Les Honorables Messieurs qui parlent de cette manière ont un droit absolu à leurs opinions, mais la mienne lyi est diamétralement opposée.Je prétends que ce que Ton suggère aujourd’hui ne résulte aucunement de la nécessité d’aider la marine britannique.Je prétends que c’est LE RESULTAT D’UNE VAGUE IMPERIALISTE soulevée en Angleterre depuis quelques années, et aussi de cette éducation ,si on peut ainsi dire, ou de la campagne qui a été menée dans ce pays dans le sens impérialiste.Et de plus, tel que je l’ai dit auparavant ce n’est pas d’une question de marine, mais d’un prélude de la question impériale impliquant nécessairement, si Ton continue, le Canada dans la politique impériale, au grand danger du maintien des relations du Canada avec la mère-patrie.Voilà la raison pour laquelle j’y suis complètement opposé.Avant de m’asseoir, les impérialistes extrêmes me regarderont peut-être comme un de ceux qui manquent de loyauté à la Couronne britannique.Je suis un Canadian d’abord, un britisher ensuite, et je suis foncièrement, d’abord et toujours, en faveur de tout ce qui est dans le meilleur intérêt du Canada, et le meilleur intérêt du Canada c’est à mon point de vue le meilleur intérêt de l’Empire.Maintenant, pour vous montrer que je suis sincère et que je n’approche pas cette question dans un esprit de parti, je n’hésite pas à dire ici, ce que j’ni dit déjà, savoir: que non seulement je suis opposé à la proposition du gouvernement, mais encore à l’alternative proposée par l’Honorable sir Wilfrid Laurier à la Chambre dc.s Communes.Je regrette d'être obligé de faire cette déclaration, mais pour être franc, je suis obligé de parler ainsi.Pourquoi y suis-je opposé?Parce que je crois que les deux propositions sont dangereuses, en autant que le maintien des relations du Canada avec l’Empire britannique est concerné.De- puis que le Canada est devenu pal conquête une colonie britannique( il a traversé plusieurs périodes cri< tiques.Celle-ci, dans mon humbla opinion, est la période la plus criti» que de son histoire politique; parce que je crains qu’elle n’affecte sa position dans l’Empire britannique.La Canada, comme les autres colonies de l’Empire britannique, devait colonie de l’Angleterre^ non parce qua la Grande-Bretagne attendait de cef colonies à l'avenir, mais à cause des avantages que ces colonies ap* porteraient au commerce de la Grande-Bretagne.L’Angleterre n’a jamais conservé ses colonies poui Tamour d’elles; elle les garde pour son propre avantage.Quelque gran-de que soit la nation anglaise il serait absurde de dire qu’elle s’établit un peu partout dans le monde en qualité de philanthrope afin de faire du bien aux différentes partie?de l’univers.Son motif est égoï.stew mais il lui fait honneur.Quand la Canada devint partie de la Grande-Bretagne il ne contenait qu’une population sans importance au poin| de vue du nombre.Un grand changement s’est fait dans le développe ment de ce pays depuis quelque: années.La Grande-Bretagne n’a pal toujours été aussi désireuse qm certaines gens le pensent de con server le Canada comme colonh britannique.En maintes occasions des hommes d’Etat de la Grande-Bretagne ont exprimé l’opinion qui le temps viendrait peut-être bientô! où le Canada Conduirait sa proprf barque.Un changement considérable s’est produit depuis quelque: années dans celle façon de pense: parce que le Canada s’est dévelop pé rapidement et que tout le momU peul voir qu’il deviendra un tm grand et très populeux pays.L'attitude de l’Angleterre au su< jet du Canada s’est modifiée depuis quelques années.Quand notre commerce était de moindre importance qu’aujourd’hul l’Angleterre régnait suprême sut les mers et dans le commerce à travers le monde entier, l’Angleterre élait capable de prendre soin d’elle-mème et de protéger aussi ses colonies par sa supériorité maritime.Mais les autres pays ne sont pas restés inactifs: l’Allemagne et d’autres nations se sont énormément développées au point de vue industriel, commercial et naval, et TAn-gleterre craint aujourd’hui que la temps arrive où il lui sera impossible de se défendre et de protéger en même temps ses colonies.Il y a beaucoup de bon sens dans cetta manière de voir.Quant à nous, la seul danger qui ait existé pour le Canada depuis plusieurs années résulte du fait que nous faisons partie de l’Empire britannique.Les vaisseaux de guerre de TAngleterro n’ont pas été construits pour protéger le Canada ou les autres colonies; mais pour protéger la marine marchande, le commerce et l’industrie de la Grande-Bretagne.Mais je crois que l’Angleterre est actuellement mal informée quant à la position du Canada.J’ai peur que les honorables membres de ce parlement et -d’autres Canadiens aient préparé l’état de choses qui existe aujourd’hui au sujet des relation^ possibles du Canada avec la mère-patrie.Et voici cet état de choses : dans leurs opinions le Canada a deux voies ouvertes devant lui; Ou il doit participer à une entente générale impériale avec la mère-patrie — et, croyez-le, cela serait une grande idée si elle pouvait être mise en pratique—; ou il doit être absorbé par les Etats-Unis.Il y a dans noire pays des gens qui ont mis ce point de vue en relief, par exemple, au cours de la campagne de réciprocité, en 1911.Il y a eu des hommes qui ont rherché à inculquer Tidée qu’en suggérant un pacte commercial avec les Etats-Unis, l’ancien gouvernement offrait à ceux-ci une préférence au détriment de l’Angleterre, et que cela signifiait finalement notre absorp-lion par une union américaine.Mais, Honorables Messieurs, je n’hésite pas un moment à dire deux choses: premièrement, qu’il n’y a pas de séparatistes en Canada —»-s'il y en a, je ne les connais pas ; deuxièmement, il n’y a pas d’annexionnistes en Canada — s’il y en a, je ne les connais pas.C’est ma ferme conviction que tout Canadien désire le maintien de nos relations î'vee la mère-patrie.Comme je Tni dit avant, Ton pense, je crois, en Angleterre, que nous n’avons que doux chemins ouverts devant nous: l’un nous conduisant à une entente impériale, nous unissant de toute façon à TAngleterro; c’est-à-dire que nous consentions à un arrangement tel qu’il rendrait finalement nécessaire la création d’un parle- {Suilc à la 2c page) LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI, 10 JUILLET 1913 VOL.IV.— No.159 LES GRECS RECLAMENT LA VICTOIRE Ils auraient franchi les défilés de la Strumit-za et occupé Serès.— Les Bulgares prétendent avoir battu les Serbes.LA TURQUIE S9AGITE Une dépêche du gouvernement]toute sorte de mauvais traitements, rec adressée aux notabilités de la Le roi ajoute qu'il craint pour la ' hier I vie des prisonniers.L’armée bulgare, en retraite vers e nord, est en danger sérieux de se trouver prise entre deux feux; car.gr___________ colonie greeque de Montréal, après-midi, en réponse à une demande d’information, dit: “Victorieux sur toute la ligne.Serrés occupé.La flotte bombarde K.vala”., Londres, 10.— Dans le nombre des nouvelles contradictoires reçues des champs de bataille des Balkans, il est à peu près impossibje de démêler la vérité.Ainsi, ce soir une dépêche du correspondant du Daily Telegraph, à Uskup, datée de mnrdi soir, annonçait qu’il n’y avait presque pas eu de combats au cours des quelques derniers jours, tandis que des dépêches de Belgrade annonçaient d'autres victoires serbes, les dernières nouvelles de la capitale serbe affirmant que tous les bulgares qui avaient envahi la Serbie avaient été repousses de l’autre côte de la frontière.Il semble peu douteux que 1 an-mée du général Ivanoff se retire déjà devant les Grecs victorieux, et les Bulgares auraient évacué Kavn-la, où la flotte grecque opère, et be-deagatch.On ne sait pas s’il est vrai, comme le disent les dépêches de Vienne, que la Bulgarie ait demande aux puissances européennes d’intervenir pour la conclusion de la paix; mais cela ne semble pas improbable, car il est clair que les choses ne vont pas bien pour la Bulgarie; l’apparition du choiera sur de nombreux points du champ des opérations et l’épuisement des armées feraient qu’une telle solu-üon serait bienvenue des combat-tants, étant donnée surtout l’incertitude qui règne sur la publique de la Roumanie.Cette puissance serait prête à attaquer la Serbie ou la Bulgarie, suivant les circonstances, din de maintenir l’équilibre dans les Balkans.Le produit le plus choisi de la meilleure terre productrice de thé au monde."MADA” Sa saveur et sa force sont conservées intactes dans le paquet cacheté de plomb.Noir, Vert et Mélangé L’impérialisme brisera les liens après l'occupation de Doiran, les Grecs ont poursuivi les Bulgares vers Strumitza, les rejetant du côté de Krivolak, Islip et Kotchana, où se trouvent les Serbes.Les Bulgares, n’étant plus maîtres du chemin de fer de Dorian à Demirhissar et Serrés, ne peuvent plus s’approvisionner que par les rouies.La marche victorieuse des Grecs a obligé les Bulgares à évacuer presque toute la partie méridionale de la Macédoine.Les populations turques de cette région sont si hostiles aux Bulgares que les bergers et les paysans s’offrent spontanément à servir de guides à l’armée grecque.Les Turcs reçoivent les Grecs à liras ouverts, leur offrant du lait, de la viande, du pain ei du vin.DE SUCCES EN SUCCES Sofia, 10.Des rapports semi-officiels disent que les Bulgares remportent succès sur succès.Toutes les attaques des Serbes de Sul-tanlepe à Pataritza, d’après ces rapports, ont été repoussées, les Serbes subissant d’énormes pertes et battant en retraite dans la direction d’Egri-Palanka poursuivis par les Bulgares.Une bataille a lieu en ce moment près de Kotchana et les Serbes se retirent.Les attaques des Grecs au nord de Doiran ont été repoussées avec de grosses pertes et sur la rive droite de la rivière Slruma les Grecs font peu de travail.jLa Navigation (Suite de la 1ère page) ment impérial où nous serions re-j présentés, parce que ce pajs a de-I puis longtemps décidé qu’il n’accepterait aucune taxe oans représentation.L'alternative est la perspective d'absorption par les Etats-i j Unis.On rencontre de^ gens qui [soutiennent qu’il est désirable, en autant que l’Angleterre et ses colo-] ims sont concernées, qu’il y ait une | grande famille de nations dont l’Angleterre sera le corps ou le centre et le Canada l’un des rameaux importants.J’ai dit qu’il n’y a ni séparatistes, ni annexionnistes en Canada et je crois aussi qu’il n’y a personne en Canada aujourd’hui qui cherche l’indépendance.Le désir prédominant est que nous restions partie de l’Empire britannique.Mais, Honorables Messieurs, je n'ai aucun doute que si nous donnons cette contribution, elle sera nécessairement suivie d’autres.Si vous commencez à mêler les affaires du Canada de telle façon qu’elles deviennent impliquées dans la politique impériale, je n’ai absolu- TRAFIC EXTRAORDINAIRE A cause du nombre de paquebots entrés hier dans notre port les douaniers ont eu fort à faire.Ils auront encore une longue journée de travail aujourd’hui.Te nombre de passagers qui arrivent d’Europe ou qui y vont | ment aucun doute au sujet de ce qui en résultera.Cela conduira, en un espace de temps raisonnable, à la séparation complète de la mère-patrie.Il y a un autre côté de la question que je désirerais souligner.Une famille de nations, dont l’Angleterre serait le coeur et le Canada l’une LES SERBES REPOUSSENT L’ENNEMI LA CRAINTE DU CHOLERA La question des morts et des blés-1 r n ., ., 1 ., - Londres.10.— Le Daily Mail a reçu la dépêche suivante d’Uskup: ses est très sérieuse.Les ressources existant à Belgrade pour les soins à donner aux blessés sont d’une insuffisance déplorable.Il paraît que les Serbes ont permis un arrêt ries opérations afin de aciliter l'enlèvement îles morts et de prendre des mesures sanitaires pour empêcher la propagation du choléra.Le gouvernement grec a fait des représentations urgentes aux gouvernements européens au sujet des massacres et des atrocités qui auraient été commis par les troupes bulgares et les soldats irréguliers sur des villageois désarmés à Bog-danza, Nigrita, Guevgnell et ailleurs, en violation des lois internationales de la guerre.Le gouvernement grec déclare qu’au cas où des populations grecques sans défense seraient abandonnées à leur sort, la Grèce se verrait obligée de prendre des mesures rigoureuses pour met-ire fin aux atrocités commises par jamais partie de l’Empire britannique; mais qu’il y reste sujet seulement à la politique Is0"?s*' ce 8oit; , .-il/- itïa »' vendre et échanger les dites propriétés en (111 FOI tic* lîl (irailde-DretagllC.Au tout ou en partie, ainsi que les améliorations et bâtisses qui auront pu y être faites, et ac- A LOUER Pour le 1er octobre, logement de 8 pièces, coin sud est St-Hubert et Marie-Anne, avec écurie ou garage.Site très avantageux pour un médecin.S’adresser 1337 St-Hubert, Tél St-Louis 8106.A VENRDE 320 arpents de terre dans paroisse Saint-Denis, district de Vonda, Sask., 4 milles de l’église, 1 miiie futur chemin de fer Saskatoon.Humbold.125 acres en blé, reste en prairie; facile à cultiver; maison, puits, écurie, etc.Le tout pour $6,000 avec la récolte de 1913; ou $5,000 sans la récolte.$1,000 comptant, la balance par annuité.S’adresser à R.Denis, Vonda P.O., Sask.AVOCATS BOURBONNTERE, F.-J., C.R.,avo.cat, 76 rue Saint-Gabriel.Tek Bell, Main 2679.LEOPOLD BARRY, L.L.B.Avocat-Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St> Jacques, Chambre 44.Tél.Bell, Main 1973.Boite Poitale 155.— Adresse télégraphique ‘ l»ahac, Montréal”.Tél.Main 1250-1C51.Codes : Liebera.West.Un C.H.CAHANt C.R AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Eue Saint.Jacguef ARTHUR GIBEAULT, B.A.L.L.L.Avocat 64 NoLe-Dame-Et., Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Déséry, Hochelaga.TéL Bell, LaSalle 987, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Placf d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camille Tessier, L.L.B.PATTERSON & LA VE R Y AVOCATS-PROCUBEUBS SUITE 111.180 ST-JACQUES Tél.Bell Main 3960 Cable Wilpon w Patterson, C.R., Salluste Lavery, B.C.L.M.Lavery a son bureau du soir.1 Saint-Thomas, Longueuil.DIVERS né Faribault, notaire, Rodolphe Bédard., expert comptable, Alphonse A.Audet, expert comptable, tous de Montréal, dans les buts suivants : Faire des transactions immobilières en général, soil comme principaux ou comme r -, _ -_• »•.; ,_____ agents, e1 acquérir par achat, échange «ni au- R®- 0^.fait une spécialité UU pollèsa- ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, ous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, successeur de Demers & Moreau, 17 Côte Place d’Armes.ENSEIGNEMENT PRIVE Anglais, latin, mathématiques, histoire, littérature, philosophie par Mlle Joanna T.Gallagher, M.A.Grande expérience, connaissance parfaite du français.Ecrire à 143 rue Metcalfe; tél.après 6 p.m., Up 943.REPARATION DE MEUBLES Ainsi que rembourrage et polissa- trement des terres et lots de terre, les divi ser, subdiviser, et acquérir par achat- échange ou autrement et louer, construire, bâtir, améliorer, et réparer des maisons, magasins, moulins et autres bâtisses et généralement * '.t *3 sortes de propriétés mobilières et im- rr bilières, droit et privilèges, et les payer en argent, parts, débentures ou autrement, et les ndre.louer, ou en disposer de quelques fa- ge de pianos à domicile.Ouvrage fait à ordre.S’adresser à RAOUL GRIGNON, 4 Ave.Chénier, Tél.Est 3454.VOLIM RARE (Service particulier) Paris, 10.— Une “Histoire de Napoléon”, par le comte de Ségur (2vol.in-8, Paris, Baudoin, 1816), avec 48 pièces autographes de Napoléon 1er et hautes personnalités du Premier Empire, a été adjugée 1,050 francs.L’aliénation dans l’Ontario leurs positions avec de grosses per-i , yt\rcn\Ts DF 3ANTF DF I \ tes, v rompris cinq canons et autre iviAikU.s de bA.tE UL LA matériel de guerre.PROVINCE COMPTAIENT L’AN Des dépêches privées annoncent l’évacuation de Kavala par les Bulgares.ATROCITES BULGARES Londres, 11.— Un correspondant du Daily Telegraph, qui est arrivé à Nigrita, samedi dernier, °nne u " ^rvfCe Vous ne savez pas ce que vous perdez si vous retardez davantage à venir nous demander une démonstration de nos fameuses voitures reconnues par les connaisseurs pour donner le plus haut degré de satisfaction.GARAGE ET CHARGEMENT DES VOITURES The Universal Electric Economy Co.Limited REPRESENTANTS 26 Avenue du COLLEGE McGILL Téléphone Up.590 Les commissaires accordent un contrat de $196,000 pour la construction d’une école à la Longue Pointe.l’À.C.J.et le prétendu “ parti politique ” UNE LETTRE DU PRESIDENT GENERAL DE L’ASSOCIATION A LA “GAZETTE".UN EMPRUNT DE $1,000,000 Plusieurs coummissaires étant absents, Mer soir, la séance de là Com.Inission Scolaire de Montréal a dû Mre ajournée après une courte dis-rus-sion des affaires Jes plus prés-Banles.Le comité des finances, dans son rapport sur le budget pour Tannée prochaine, dit que les salaires vont nécessiter un surplus de dépenses de $15,000; il a été décidé d'augmenter de $200 les salaires du trésorier ($2,000) et du surintendant-général des écoles ($3,200).La seule question importante traitée au cours de la séance, a été l’ouverture des soumissions pour la construction d’une école dans le quartier de la Longue-Pointe, Une dizaine d’entrepreneurs parmi lesquels nous remarquons les noms de Durand & Frères, Emery Éespérance, Henri L.Deniers, R.W.Hamilton, Joseph Deslauriers, Cor-beil & Frères, avaient envoyé des soumissions.Le contrat de construction a etc unanimement accordé à M.Henri L.Deniers pour le prix total de $l!)ti,000; $180,000 pour l’école et $10,000 pour le système de chauffage, ventilation, etc.Cette école sera d’une longueur de 130 pieds et aura 05 pieds dans sa plus grande largeur.Après l’acceptation de la soumission de M.Deniers, M.le docteur Décarie fait la remarque suivante: “Les trois ou quatre écoles que ipous avons construites ou mises ;n construction sont trop dispen-iieuse.s.Nos architectes veulent construire trop beau.Et si nous con- tinuons, le budget de la commission sera grandement obéré.Nous avons à l’heure actuelle sur la rue Wellington une école de dix classes et (lui a coûté trente-six milles dollars.Il faudra donc aviser et être plus économe dans les prochaines constructions que nous entreprendrons.M.le maire Lavallée est d'avis qu’ofi ne doit pas oublier que la commission a demandé aux architectes les plans d’un grand édifice et cela avec toutes les commodités modernes.Le coût de la construction a fort augmenté depuis quelques temps et il ne faut pas oublier que transporter des matériaux à la Longue-Pointe coûte quelque chose.11 faut aussi que l’entrepreneur paie le transport de ses hommes.Pour l’aider dans la construction de ses nouvelles écoles, la Commission a reçu l’autorisation du gouvernement provincial de lui emprunter un million.Elle a voté une somme de $25,000 hier soir pour le pavage des cours de récréation.La demande faite par la paroisse de Saint-Charles de célébrer les saints offices dans l’école Saint-Gabriel en attendant que l’église soit reconstruite, a été accordée à l’unanimité.M.le maire Lavallée et l’éehevin Lapointe ont annoncé 'leur départ pour Saskatoon, Saskatchewan, où ils assisteront à la convention de l’Union des Municipalités Canadiennes.Faits - Montréal MSPECHE Le cadavre de l’homme qui s’est jeté dans le fleuve hier midi à bord du Montezuma a été repêché vers cinq heures hier soir.Transporté à la morgue il a été identifié comme étant Walter Rintoul figé de 40 ans et do-nicilié au No 699 rue Cadieux.Une mquête est ouverte.SYNCOPE Un nommé John N.Oharland, figé de 49 ans et demeurant au No 120 me Lagauchetiêre Est a été trouvé mort dans son lit hier soir.Le défunt i succombé A, une syncope.CONVENTION La vingt-neuvième convention du Congrès des Travaux et des Métiers mira lieu A la salle Anditorium le lundi 22 septembre et durera une semaine.CONCERT PUBLIC Voici le programme qu’exécutera l’harmonie '‘Concordia” ce soir au Parc Lafontaine.Marche "Voyageur” .J.J.Gagnier Ouverture -Jubilé” .C.Bach Solo d’Euphonhim — Le Toréador de Carmen .Blaet W.Landry Intermezzo — "Le Jardin de Cupi- don” .Eugène Valse M “Teson Mio” .Becucci Marche—"American Conquest” .Greenawald .Ploton .G.Paris .Whiting Fantaisie—Martha Polka—La, sol fa .Galop—The Vixen O CanadaIGod save the King! LES VUES DANS LES PARCS C’étaic au tour des résidents et des enfants de la Pointe Saint-Charles,de jouir hier soir du spectacle gratuit, des' représentations de vues animées offertes par la Ligue du Progrès Civique.Malgré les menaces de pluie, une grande foule a assisté à ces projections, qui sont une leçon joignant l’agréable A l’utile.Vendredi soir, les vues seront représentées au Parc Lafontaine.Les récoltes d’hiver en Russie Ottawa, 10.— Un câblogramme adressé au ministère de l’agriculture par l’Institut International d’Agricul-ture donne les statistiques des récoltes d’hiver en Russie.Cette année, i! y a eu 277,683,000 boisseaux de blé, comparés à 213,761,000 de l’an dernier.L’orge d’hiver remplit 017,168,000 boisseaux pour 1,006,641,000 do Tannée '«•«oédente.Le Président gênerai de l’Association de la Jeunesse a adressé à la "Gazette” la lettre suivante : (Traduction française) Montréal, 5 juillet 1913.I M.le Rédacteur de la “Gazette”, Montréal, Monsieur le Rédacteur, Le Comité central de TAsaociation ! Catnolique de la Jeunesse üanadien-1 ne-française m’a prié de vous remercier d’avoir accepté son invitation et d’avoir délégué un représentant de ¦ votre journal à notre Congrès des i Trois-Rivières.Nous avons beaucoup apprécié cette attention de votre part ; nous avons même remar-: quê que votre journal était le seul ! journal anglais représenté, sans donate parce que, plus que les autres, il ! a saisi toute l’importance de nos délibérations et l’intérêt de la question étudiée : "Tenseignement primaire | dans notre province.” Me permettez-vous cependant, Monsieur le Rédacteur, de vous exprimer notre étonnement du fait que votre journal, quoiqu’ayant envoyé un re présentant à notre Congrès, ait publié de nos séances d’études un compte rendu contenant une erreur très importante et soulignant en gros titre une question qui n’a même pas été mentionnée durant le congrès.Je vous prierais donc de vouloir bien rectifier cette erreur qui a donné lieu dans la presse A des commentaires plutôt malveillante quoique sans fondement aucun.Votre rapport paru dans l’édition du 30 juin 1913 portait en titre : “ FAVOR A CATHOLIC PARTY IN CANADA" et nous lisions au commencement de l’article cette phrase : "The supremacy of the Church in matters moral .and religious, its right to be sole director af the education of its youth, and THE NECESSITY OF A UNITED CATHOLIC PARTY IN CANADA INSTEAD OF THE OLD DIVISION OF LIBERALS AND CONSERVATIVES, these were among the doctrines reaffirmed at the opening of the congress of the Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-française, etc., etc., at Three Rivers.” U est de notre devoir de vous dire premièrement qu’aucun vœu dans le sens du titre de l’article et dans le sens de la dernière partie de cette première phrase n’a été proposé ou voté à notre congrès ; 2e, camment un tel vœu aurait-il pu être proposé ou votê,puisque “pas un seul orateur” n’a touché “ni de près ni de loin” à cette question qui du reste ne figurait aucunement A notre programme d’étude.Nous espérons, Monsieur le Rédacteur, que par esprit de loyauté et en toute justice pour notre Association vous voudrez bien publier cette rectification en aussi bonne place dans votre ;ourf.ul que Ta été votre compte rendu et que les journaux anglais et français qui ont donné publicité à cette erreur et fait dus Commentaires à son sujet voudront bien publier cette lettre que nous leur adressons en même temps qu’A vous.Veuillez, Monsieur le Directeur, me croire votre dévoué, GEO.HERMYLE BARTL.M.D.Président Général de TA.C.J.C, POLITïQXJE ETRANGERE ANGLETERRE Nouvel obstacle au Home Rule LE MARQUIS DE LANSDOWNE DEMANDERA L’APPEL AU PEUPLE.(Service particulier) Londres, 10.— Les unionistes vont tenter de mettre un autre obstacle à la mise en vigueur du bill du Home Rule.Le marquis de Lansdowne, chef du parti unianiste.à la Chambre des Lords, a annoncé hier après-midi : que, lorsque le bill sera envoyé à la j Chambre des Lords pour subir sa Seconde lecture lundi prochain, il pro-* posera “que cette Chambre refuse de j poursuivre Têtude de ce bill jusqu’à ce qu’il ait été soumis au verdict de l’électorat.” Les unionistes croient avoir découvert un défaut dans la loi qui pourvoit à l’adoption des bills malgré les pairs.Ils prétendent que si la Chambre des Lords renvoie T étude du hill du Home Rule, au moyen d’un ajournement, au-delà du terme d’office du parlement actuel, le gerr-vemement libéral sera impuissant à faire passer sa loi, Tacte cité plus haut n’envisageant pas la possibilité que la Chambre Haute peut se donner une longue vacance et faire vir-I tuellement la grève du travail légis-1 latif.Il est possible que la motion du marquis de Lansdowne soit le préliminaire de cette grève.FRANCE Dépenses militaires DEPUIS 1870, LA FRANCE A DE PENSE 51,399,721.000 FRANCS POUR SA DEFENSE SUR TERRE ET SUR MER.Paris, 10.— D’après un rapport soumis à ia Chambre, les dépenses militaires de la France se sont élevées, depuis 1870, à 51 milliards 399 millions 721 mille francs, soit 32,609,905,311 ir, pour la guerre, 12,-572,918,940 fr.pour la marine et les colonies, 91,680,183 fr.pour l’expédition de Madagascar et 5,794,847,287 fr.pour les pensions militaires de toutes natures.Il est peut-être curieux de rappeler que lea années, où les différents budgets plus élevés sont : Pour la guerre : les avec 1,275,620,554 fr., ,-t 1,224,305,858 fr.Cela va que c’était, le moment de ALLEMAGNE Pacifistes alsaciens GRAVE ACCUSATION Sur la plainte de Mme Lou Aldrich de la rue Cathcart, l’assistant grand connétable Damase Cyr, a opéré Tar-restation d’un nommé Arthur S.Morton, accusé d’avoir obtenu $500 sous de faux prétexta.UNE SOCIETE VIENT DE SE FONDER A MULHOUSE, QUI ADHERE AU PROGRAMME DE LA SOCIETE ALLEMANDE DE LA PAlk.Strasbourg, 10.— A Mulhouse vient de se constituer la "Société mulhousienne de la paix”, dont le président est M.Schlumberger, de Guebwiller.La nouvelle Société, dans sa première assemblée fédérale, a décidé d’adhérer à la “Société allemande de ta paix”, dont le siège est à Stuttgart.La Société adresse un appel à la population d’Alsacu-Lorraine, dans lequel elle rappelle les maux que la guerre apporte avec elle, non seulement pour les vaincus, mais aussi pour les vainqueurs.Elle proteste d’avance contre le reproche de 1 Acheté ; ce n’est pas la peur qui est le mobile qui fait agir les membre» de la nouvelle Société, c’est le désir de servir utilement le pays.Comme but immédiat, la Société se propose de lutter A outrance contre le chauvinisme et de réclamer un système d’entente internationale qui serait dans l’intérêt de toutes les nations en général, et de chacune en particulier.Les membres de la nouvelle Société affirment enfin qu’ils ont en vue l’intérêt particulier de TAlsaee-Lor-raine."L’Alsace, est-il dit dans L’appel, a' de tout temps été un pays de conquêtes ; c’est toujours nous qui avons eu le plus à souffrir des guerres et des abus de pouvoir auxquels elles ont donné lieu.C’est donc aussi notre voix d’Alsaclens-Lorrains que nous voulons élever aujourd'hui au milieu du grand élan pacifique de notre époque.Parmi ceux qui ont donné les premiers leur adhésion, se trouvent MM.Grumm, député A la seconde Chambre, et Diemer Heitmann, sénateur.ont été les années 1870.1871, avec de soi,puis-nôtre conflit avec l'Allemagne.Puis le milliard n'est atteint à nouveau qu’en 1911, avec 1,019,804,622 francs.L’année 1910 avait nécessité 918,5X8,926 francs, tandis que 1872 — année du plus infime budget— n’avait coûté au Trésor que 501,411,555 francs.Pour la marine, jamais le demi-milliard n’a été atteint.Cependant, tandis qu’en 1872 on ne comptait que 132,604,282 francs de dépenses, on comptait, en 1900, 458,831,741 francs ; en 1910, 423,785,383 francs et en 1912— chiffre le plus élevé — 492,632,773 francs.Pour l’expédition de Madagascar, il a fallu : en 1894, 1,500,000 fr.; en 1895, 45,149,032 fr.; en 1896, 37,- 659,609 fr.; en 1897, 6,800,240 fr.; en 1898, 542,358 fr., en 1899, 11,004, et en 1900, 17,940 fr.Enfin, les dépenses militaires de toutes natures n’ont fait qu’augmenter progressivement.Elles n'étaient que de 71,626,438 fr.en 1870, elles atteignaient 194,787,390 fr.en 1912.Une cachette originale Paris, 10.— Un commerçant du quartier de Saint-Germain-l’Auxer-rois a amené au commisariat de M.Beaurain.un de ses employés,Gustave rue Vieille-du-Temple, et a déclaré Leveuf, âgé de 32 ans, demeurant qu’il lui avait volé 1,060 francs com posés de 60 francs d’or et de dix billets de banque de 100 francs.Intcrrotgé, l’employé a reconnu qu’il avait dépensé les 60 francs au café, mai» a affirmé que les 1,000 francs se trouvaient chez lui.Le comirissaire s’est alors rendu rue Vieille-du-Temple et a trouvé la femme de l’employé qui lui a dit tout d’abord ne rien comprendre à cette affaire.M.Beaurain Ta menacée de l’arrêter et elle s’est décidée alors à avouer qu’il était exact que son mari avait apporté A la maison dix billets de 100 francs et qu’elle les avait cousus dans la doublure du chapeau de son enfant qui se trouvait A ce moment à la crèche du quartier.M.Beaurain s’est rendu à la crèche, a fait descendre l’enfant dans la rue et, dans la coiffe du petit chapeau, il a effectivement trouvé les dix billets de banque.LES CADETS EN REVUE Ottawa, 10.— Le brigadi T-général Ellison est, parti pour Niagara afin de, passer en revue plusieurs mill ers de cadets.INCENDIES CRIMINELS* Saint-Jean, N.-B., 10.— Deux incendies rriminels ont été allumes, hier, causant de grands dommages.L’on s’attend à des arrestation».La question forestière SEANCE DE CLOTURE DE LA CONVENTION DE WINNIPEG.— LES RESOLUTIONS ADOPTEES.— LE TRAVAIL A FAIRE.L’IMMEUBLE « Winnipeg, 10.de l’Association Forestière Canadienne a eu lieu hier soir.Plusieurs propositions ont été faites dans le but de promouvoir le travail de l’Associa tion.M.Vere C.Brown a proposé l’importante résolution suivante: Il est résolu que le comité exécutif considère l’utilité de nommer lo.Un comité central à Ottawa et des sous-comités d-ans les villes importantes du Canada en vue de formuler une politique forestière nationale, et aussi des comités consultatfs dans tous ies centres où un sous-comité sera formé.Il est probable que par cette résolution, le comité exécutif verra augmenter ses pouvoirs.On verra aussi à augmenter considérablement le nombre des membres de l’association et ainsi faire une plus grande propagande.En clôturant la convention, l’hon.W.A.Charlton, de Toronto, appuya sur le fait que la convention avait été tenue cette année à Winnipeg et il exprima l’espoir que l’Ouest deviendrait ayant longtemps un superbe champ d'action pour les membres de l’Association.Les résolutions qui suivent sont une preuve du progrès des idées de l'Association dans l’Ouest central.Résolu, que cettte association reconnaît l’importance de la plantation des arbres sur les terrains de jeux des écoles des provinces de l’Ouest et afin d’encourager d’une manière pratique ce travail, elle le recommande à l’attention des ministères de Té-ducation et de l’agriculture des provinces.L’association a aussi approuvé par résolution la politique de la commission de conservation, de la coopération des compagnies des voies ferrées avec la Commission des chemins de fer, de l’établissement des écoles forestières et de l’action du gouvernement du Canada, pour le travail et la plantation d’arbres à Indian Head, Saskatchewan.L’association est aussi en faveur de l’établissement de l’enseignement de la culture forestière.Des résolutions ont été adoptées en terminant pour remercier tous ceux qui ont contribué à assurer le succès de la convention.Pour $43,150, M.Alex, Laurette a vendu à Lord Strathcona une partie du lot 1821 et une partie du lot 1822-5 du quartier Saint-Antoine.L’acquéreur a fait le don de cette propriété au gouvernement fédéral la réunion finale !afin que celul-ci iaBEe én£er une salle d’exercices pour le Canadian Officers’ Training Corps de McGill.Pour $35,635, M.J.O.Turgeon a vendu à, Lord Strathcona les lots 1,821-14 à 16 et une partie du lot 1822-6 du quartier Saint-Antoine.Ces lots sont situés sur Tav.enue Lome Crescent à côté de ceux qui appartenaient à M.Laurette.Pour $21,000, M.F.C.Hirsch et autres ont vendu à M.Thomas F.Badenach la propriété portant le No 52 de l’avenue Trafalgar, à la Côta des Neiges.Pour $18,000, M.Louis Montplai-sir a vendu à M.S.Choquet, la propriété située à l’angle des rues Sainte-Catherine et Desjardins, Maisonneuve.Pour $15,700, M.B.Farrell a vendu à M.Jos.R.Saint-Germain, la prapriêté portant le No 571 de Ta-venue Grosvenor.Pour $13,500, M.F.Goldman a vendu à M.J.A.McBride une partie du lot 218-132 et une partie du lot No 218-131, situés sur l’avenue Roslyn, Westmount.Pour $10,000, M.A.Jolicœur a vendu à M.R.Saint-Cyr, les propriétés portant les Nos 2764 et 2766 de la rue Drolet et 2135 et 2137 de la rue Henri Julien.Pour $10,000, M.Jos.Lemieux a vendu à MM.Lamontagne la propriété portant les Nos 124 à 126 de Ta-venue Laval.Le cours monétaire UN ARRANGEMENT RELATIF AUX OBLIGATIONS A 2 POUR CENT DES ETATS-UNIS.Université juive à Jérusalem LE PROGRAMME DU PROCHAIN CONGRES ZIONISTE, QUI AURA LIEU A VIENNE LE 2 SEPTEMBRE, Washington, 10.— Le secrétaire McAdoo a déclaré hier soir que lui et1 les présidents Owens et Glass du sénat et des comités des banques et de la circulation,avaient conclu un arrangement qui maintiendrait le privilège de la circulation des obligations à 2 pour cent ’des Etats-Unis pendant la période entière de 20 ans pendant laquelle on se propose de retirer l’émission actuelle de $700,000,000 de billets de la banque nationale garantis par ces obligations.Des critiques de ce bill ont déclaré que la récente baisse au-dessous de la valeur au pair des obligations à 2 pour cent était due aux clauses du bill limitant la circulation garantie par (Service particulier) Berlin, Allemagne, 10.— A urw réunion générale de TOrganisatior zioniste internationale qui a été tenue la semaine dernière aux quartiers généraux de la secte, à Berlin, on a étudié le programme du prochain congrès zioniste — le onzième — qui se tiendra à Vienne le 2 septembre.Iæ professeur Otto Warburg, président du comité central exécutif, a présidé.Il y avait des représentants de l'Autriche, de l’Allemagne et de la Bulgarie et de la Belgique.Il a été décidé que Tune des principales questions à décider sera l’opportunité de la construction d’une université juive à Jérusalem.Il a été reconnu que la réalisation d’un semblable projet n’est pas encore mûre, mais qu’il fallait cependant y songer sérieusement à cause de la situation de plus en plus difficiles faites aux étudiants Israélites dans les universités russes et allemandes.Problème résolu Paris, 10.— Le professeur d’Arson-val, du Collège de France, a annoncé hier que le problème do la téléphonie des obligations des banques au mon- ; sans fil, à longue distance, est résolu, tant non encore émis, au moment où ; Les détails ne sont pas encore renie bib deviendrait loi.privant ainsi1 dus publics, mais on sait que le proies obligations du privilège de la cir fesseur met la dernière main à un culation et diminuant leur valeur de placement.transmetteur qui sera prêt en octobre. LE DEVOIR, MONTREAL, JELU1, 10 JUILLET 15#ic» VOL.IV.— No.lof Notre Page Féminine LES JOURS SONT DEVENUS DES MOIS ET DES ANNEES Les voilà donc revenues les heures de rêveries douces et de méditations sérieuses par les sentiers couverts d’herbes fines si délicieusement molles au marcher.Et pendant que penchée sur notre âme, nous écoutons ce qui s’y dit, les arbres se chuchotent leurs confidences et toutes les fleurs des bois se balancent mollement au rythme de la berceuse que leur chante le vent léger.Et l'on va seule, seule avec soi, et seule avec les doux fantômes que l’on évoque.On cause avec eux sans réticences, sans Retours, d'âme à âme, comme nous pouvons le faire si rarement, hélas! Çiand des yeux rencontrent nos yeux, et que des mots répondent à nos 0io fs.Xous nous ignorons tellement de ce côté-ci du ciel, que les meilleures causeries que nous puissions avoir avec ceux que nous aimons sont souvent celles où ils sont absents, et où leur âme seule est tout près de nous.N’avez-vous pas été saisis de cette incompréhension pénible des coeurs qui paraissent unis, en entendant les phrases qu’ils sc jettent avec insouciance et qui sont comme des lueurs fugitives sur l’abîme qui les sépare?Mais quand on s’aime?m’objectez-vous.Mon Dieu, on peut s aimer ardemment et ne pas toujours se comprendre.Rappelez-vous les silences forcés où vous n’osiez pas crier ce qui vous montait du coeur parce que vous n'étiez pas sûre d'être comprise.Rappelez-vous les paroles dites presque contre votre pensée afin d’éviter un froissement; rappelez-vous vos chagrins pour un mot qui vous faisait mal et dont l’autre ignorera toujours qu’il vous a déchirée.Tout cela parce que les âmes sc frôlent, s’aperçoivent par éclairs, se rejoignent pendant quelques rares et précieux instants, mais qu’elles restent en général inconnues et presque, étrangères les unes aux antres.C’est peut-être dans l’amitié que l’entente peut devenir plus grande et plus durable, parce que l’amitié vit dans le calme ,el que.la confiance s’est formée, peu à peu, en dehors et au-dessus de la passion qui bouleverse les âmes et aveugle les esprits.Mais même quand vous arrivez à cette entente relative, combien de coins secrets de votre coeur vous mettez à l’abri des yeux de l'amitié la plus sincère, et elle de son côté garde ses secrets aussi jalousement que vous! L’épreuve de la ferre, c’est ce mystère que nous sommes les uns pour les autres, et à mon avis, le ciel ce sera de tout comprendre dans ceux que nous aimons, de ne plus pouvoir être pour eux l'occasion d'un chagrin et de ne jamais souffrir par eux.Le ciel ce sera donc l’amour dans sa perfection.cela me suffirait à moi! Voilà les peliles histoires que je raconte à mes fantômes quand je me promène avec eux dans les chemins verts ou sur les grèves de velours que les vaques caressent.Ils me rêpeindent avec les mots que je dirais moi-même, ji1 n’ai jamais besoin de rien leur expliquer et nous nous entendons si bien, si bien que nous nous croyons déjà au ciel! FADETTE.A une jeune fille Ma chère enfant, Oh! je me doute bien que le scalpel n’est pas du goût de tout le monde.Mais, qu’importe si le mien a fait la lumière sur un retrait douloureux de ton âme et s’est aidé à le guérir?Je ne te demande meme pas la reconnaissance du patient envers le bourru bienfaisant qui se serait obstiné a panser une blessure réputée chronique.Il me suffit que la cure ait eu plein succès., Hé! hé! ton grand désir de solitude n’était pas tellement enraciné, puisqu’il a c édé à un déplacement de quelques jours! Si je ne craignais de froisser ta susceptibilité à l’endroit de ta mobilité d’impressions, je dirais même que j'augurais ce résultat dès le jour où ta mère m’apprit votre départ pour Chamonix.Ceci tout simplement parce que je te sais jeune, expansive, amoureuse de la vie intense, et donc très apte à t’éprendre de tout ce qui est grand, noble et vrai.Après tout, pourquoi bouder à un plaisir aussi innocent que celui des voyages?Rien de tel pour ouvrir à l’esprit et même au coeur de nouveaux horizons, pourvu toutefois que l’on sache en profiter, — ce qui est rare.Car il ne suffit pas, pour bien voir, de béer des yeux et de feuilleter son Bae-decker; il faut encore avoir assez de souplesse d’âme pour vibrer diversement devant l’infini caché dans la matière ou devant le sens profond d’une oeuvre d’art.Tu es suffisamment douée pour cela.Mais, je m’explique fort bien qu’une ex-pensionnaire ait été émerveillée à l’aspect de Bourget, “cette turquoise égarée”, dont Balzac lui-même, ce tdasè, s'était épris au point de la chanter en des pages d’une hardiesse harmonieuse et frémissante comme une lyre.Oui, ce lac fait penser et fait aimer; il est bien le lac des souvenirs qu’il favorise en leur donnant la teinte de ses ondes, miroir où tout vient se réfléchir.Et devant les montagnes qui l’entourent et que les jets du soleil couvrent d’un glacis bleu, rose ou mauve, n’est-il pas vrai que l’on as-cehsionne moralement, que l’on songe mieux, ou plutôt moins mal à l'infini ?C’est l’emprise du beau, du grand, du durable sur l'âme humaine, ce pauvre “atome dans un rayon”, selon le mot d’un penseur.Et pourtant, tu me confesses que certains touristes, voire même des jeunes filles, sont demeurés insensibles en face de ces magiques paysages, et tu crains d’être par trop émotive puisque tu n’as pu céler ton enthousiasme naïf.Dis-moi, ma petite Mad, ces jeunes filles n’étaient-elles pas en robe de dentelles et en charlotte de taffetas?Je comprendrais alors parfaitement qu’elles soient restées de marbre: la pondération des gestes est indispensable quand on veut garder aux fran-freluches moussues leurs irréprochables lignes.Et certains corsages sont bien étroits pour permettre au coeur de battre en tumulte.Tu ris?C’est que j’ai deviné juste.Ah! j'en ai rencontré souvent des excursionnistes de ce genre! Au fait, on en voit partout où il est de bon ton de se montrer.Et les impressions qu’elles en rapportent sont nombreuses, crois-le bien, juste aussi nombreuses que les toilettes pliées savamment dans de hautes malles, car chacune de ces toilettes leur rappelle.un flirt plus ou moins consenti et poussé à fond.Sans doute, il n’est pas que les amateurs mondains des horizons consacrés par la mode qui soient d'âme inexpressive; d'autres, plus rustiques, ne sont pas moins inentamables: témoin ces Anglaises en.jupe courte et jaquette de drap vert qui font partie de toutes les troupes Cook.Il leur suffit de parcourir, dans la même journée, autant de lieues que le leur permettent leurs bottines à vingt-deux boutons, afin de pouvoir dire ensuite: “J’ai été ici; j’ai vu cela”.Et elles voient, Dieu sait comme.On les aperçoit partout: dans les musées où un interprète les promène à l’électricité en leur indiquant au vol une toile ou un buste célèbres, dans les ruines, Les jours sont devenus des mois et des années.Depuis que tous les deux, sur le même chemin.Le coeur auprès du coeur et la main dans la main, Nous avons pour jamais uni nos destinées.Et tous les deux, suivant le hasard des journées Qui ne veut pas qu’hier soit semblable à demain, Nous avons accompli notre devoir humain, Passant des jours chagrins aux heures fortunées.Les enfants sont venus égayer ta maison; Nous les verrons grandir de saison en saison, Et, vieillissant tous deux dans notre humble demeure, Vivant Tun près de l’autre et nous aimant toujours, Nous croirons revenir à cette première heure En nous entretenant de nos jeunes amours.HENRI CHANTAVOINE.re de philosophie; Anna Morandi Man-zolini, qui professa l’anatomie; Clotilda Tambrcmi, qui fut professeur de littérature grecque; Maria-Gaetana Agnesi, qui fut nommée par Benoit XIV lui-meme professeur adjoint et qui occupa la chaire d'analyse; Maria Dalle Donne, docteur en médecine dans son traité de l’“Epouse parfaite”: “La nature, toujours bien avisée, les a réunis tous deux, l’homme et la femme, pour qu’en ne prêtant l’un à l’autre le secours propre à leur condition, ils se conservassent à deux, puisqu’ils ne peuvent le faire isolément.Ainsi, avec deux penchants si et en chirurgie, qui dirigea en 1799 divers, la nature, par un artifice ad-l'Ecole d’obstétrique.Quelle réponse mirable et comme on ferait en musi-à ceux qui parlent de l’Obscurantisme que par l’accord de plusieurs instru-de la Papauté et qui vont répétant | ments, a su réaliser cette douce et dans les officines des Homais de vil- profitable harmonie.” ses où elles entrent tête droite en parlant très haut.Je trouvai, l’autre jour, un de ces groupes dans la pauvre église Saint-Ambroise, à Milan.Toutes ces misses bien voilées de gaz épinard, fouillaient hâtivement l’ombre silencieuse de l’antique sanctuaire, et elles riaient, sans souci du passé si lourd des souvenirs accrochés à chaque ogive.Comment auraient-elles pu avoir l’intuition de l’âme qui flotte impalpable sous les voûtes de nos basiliques, celles qui, le matin même, s’écriaient devant la châsse de saint Charles Borromée: “Ce cercueil vaut une fortune, songez donc: tout en cristal de roche! — Yes, Suzy, et dans ce qu’ils appellent la sacristie, il y a pour plus de six millions, avec tous ces chandeliers en argent massif.— Dommage que tout cela ne soit pas à moi, je pourrais épouser le vieux lord X.” Ci: un nom que je ne pris aucun soin d’entendre: ils m’écoeuraient, ces commissaires-priseurs en canotier gazé de vert.Et il me ressouvenait de deux femmes de même acabit rencontrées, naguère, en Suisse, en un paysage admirablement suggestif nommé le Schwand.Par quel sortilège avaient-elles découvert ce site qu’aucun guide ne mentionne?Le crépuscule drapait insensiblement la ramure centenaire de beaux arbres rappelant les oliviers de Gethsemani.La Grande Victime paraissait agoniser sous ces branches, et le Golgotha surgissait au loin sous la forme d’une montagne rugueuse.Et je priai bas, très bas: toute parole humaine eût sonné le vide, quand, soudain, une des deux voyageuses chantonna: “Très joli, très romantique, ce paysage! — Oh! ma chère, quel enthousiasme! Pour moi, je le trouve juste assez gentil”.Est-ce là vibrer, saisir l’envers d’un horizon, voyager pour s’instruire et devenir meilleur?Non, certes! lage que l’Eglise, au moyen âge, mettait en discussion la question de l'âme de la femme ! Je ne puis résister au plaisir de citer ce joli tableau de la réception de la plus célèbre des “professoresses” bolonaises, Caterina-Laura Bassi: “La séance solennelle de sa réception eut lieu le 17 mai 1732.Un monde fou y assistait.Vu la nouveauté du cas, outre les autorités habituelles, tous les grands personnages de la ville étaient présents: le gonfalonier de justice, l’archevêque et le cardinal de Poh-gnac, qui, de passage à Bologne, n’avait pas voulu manquer un spectacle si étrange.“Laura Bassi se présenta, modestement vêtue de noir et accompagnée de deux dames de la noblesse.Elle soutint victorieusement l’épreuve et s’en retourna couronnée du laurier d’argent, acclamée et déjà célèbre.Nommée professeur au collège de philosophie, elle reçut un appointement de 500 lires par an.” ., Ces “agrégées” de l’Umversite de Bologne étaient, d’ailleurs, des sa vantes de grande valeur.L’ouvrage des “Instituzioni Analitiche” de Maria-Gaetana Agnesi a été couronné en 1740 par l’Académie de Paris comme “le plus complet de ce genre”.Le président de Brosses parle avec admiration de Laura Bassi “cette femme extraordinaire qui a pris le bonnet de docteur en philosophie en pleine Université et qui en porte la robe et l’hermine”.Son modeste logis devint un centre de réunions où l’on tenait des conférences scientifiques, à la mode en ce temps-là.Le président s’y rendit, en homme du inonde qui ne saurait manquer de se montrer partout où il est de bel air d’être vu, et il dut y “dérouiller son vieux latin” pour prendre part à une passionnante discussion sur l’aimant et sur l’attraction singulière exercée par les corps électriques.Mais ce que j’aime dans ces femmes illustres de Bologne, c’est qu’elles sont restées femmes tout en devenant savantes.M.Léra nous raconte que "pendant quelques années, Laura Bassi vécut dans sa famille.Mais l’âge avancé de son père rendant sa protection Illusoire, elle crut convenable, pour sa réputation, de se marier.Elle choisit un de ses camarades de l’Université, un jeune professeur de médecine, D.Giuseppe Verani.Leur union fut heureuse.Henry REVERDY.(La “Libre Parole”).Mais, je m’arrête: cher une convertie?à quoi bon prê- Vieillc MARRAINE.—?- Femmes savantes et savantes femmes Il parait qu’au cours de cet été, le jury d'agrégation a reçu à la Sorbonne une agrégée de grammaire.C’est, dit-on, la première fois qu’en France une femme obtient ce grade, le plus élevé de renseignement.Les journaux nous ont révélé que le titre d’agrégé ayant été obtenu dans un concours "masculin”, la titulaire au fait eu droit de professer dans un lycée de garçons; elle a modestement Quelques recettes CROQUETTES DE SAUMON Faites bouillir une livre de bon saumon bien frais que vous laisserez refroidir et que vous bâcherez finement, ajoutez du poivre, du sel, du persil haché, le jus d’un citron, un peu de Cayenne.Mêlez bien.Dans une casserole d’émail, amenez à l’ébulli-ton une demi-pinte de crème douce, versez-y, en tournant constamment, trois cuillerées de fine farine et un gros morceau de beurre incorporé par petites parties, remuez, laissez bien cuire pendant trois à quatre minutes, mélangez et laissez refroidir pendant plusieurs heures.Quand la pâte est bien ferme, plongez les mains dans la farine, formez les croquettes, tour-nez-les dans un oeuf battu, puis dans de la fine chapelure (1).Gardez au frais au moins pendant une heure, plongez dans la friture bouillante.Servez sur une serviette pliée avec du persil frit.Ayez soin de former les croquettes assez petites, c’est plus élégant.TRUITE ROTIE Retirez les ouies de la truite et vi-dez-la, puis trempez-la dans du lait et roulez-la légèrement dans de la farine; enfin passez-la dans une assiette, où vous aurez débattu un oeuf entier auquel vous ajoutez une petite cuillerée d’huile, du sel et du poivre; roulez-la encore dans de la mie de pain rassis, très finement émiettée.Dans une poêle, faites fondre un bon morceau de beurre.Il faut que le feu soit modéré et le beurre tiré à clair.Laissez cuire doucement le temps voulu suivant la grandeur de la truite.Gardez au chaud.Versez dans la poêle un petit verre de vin blanc, faites réduire de moitié sur un feu vif, ajoutez un bon morceau de beurre, un peu de persil haché et le jus d’un de mi-citron, amalgamez sans laisser bouillir et servez chaud avec des quartiers de citron.MANIERE DE DECOUPER LA CARPE Voyage à Paris Gratis OFFERT PAR PARIS PATE Votre épicier vous renseignera sur les conditions du concours.Le délicieux PARIS PÂTÉ se vend seulement 10c la boite.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR *#******.»# ************ #**# ***# ************ *********! ! 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Je me rappel- ie bien, plus vous serez rigoureuse-j le que, quand je faisais mon droit, le ment puni, si vous n'en vivez pas plus professeur, en parlant de la célèbre saintement.Quelque adroit ou quel- TTn I VOT'D! F ê ri r» Il 1 rv cr-rx c\ »•> n 0£ SPECIAL ru g, pour portes, 36 x 18.Va- 4 Q* lant 35c, pour.XîJC AUSSI REDUCTIONS SUR TOUTES NOS MARCHANDISES.Mesdames; Nous vous attendons Vendredi Matin au Palais du Bon Marché.Venez en foule =================== AU MAGASIN POPULAIRE 847 MESSIER MONT-ROYAL EST N.B.—Nos magasins seront fermés à 6 p.m.les Mardis, Mercredis et Jeudis, durant Juillet et Août. (> LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 10 JUILLET 1013 VOL.IV.— No.l.% LA VIE SPORTIVE Le National à Toronto LES COURSES A L’ILE GROSBOIS A Fort Erié RESULTAT DES COURSES.— BUSKIN EST VAINQUEUR DANS LA GRANDE EPREUVE.Nos joupuro ranjirlii’ns lranrttis iront ! à Toronto, décidas k r limon, le fameux pugiliste, est arrivé wj «u-Ijourd’hui, à bord lu " tk.r.nll «en Aux journalistes qui l'interviewt ii t,t, ! il a annoncé son intention de ne jr.-; mais retourner en Amérique, ,’l babi-I tera Paris.Pour un temps Jack sera lia curiosité sur les l.oulcvard*.f di l’Irlande Le marquis de Lansdowne annonce que la Chambre des Lords refusera de s'occuper du hill du “home rule” avant qu'il ait éfé soumis au peu pie.Les automobiles La commission mvrnicipale de législation a discuté hier plusieurs questions relatives à la circulation dns automobiles.il est question d’interdire, aux chauffeurs de laisser leurs automobiles arrêtées dans la rue Saint-Jacques, entra les rues McGill et Saint-Laurent.L'ê-chevin Prud’homme s’est déclaré pour cette innovation, mais aucune décision n’a été prise.On a aussi parlé de la circulation jdes automobiles dans le, pare Mont-| Royal.Malgré l'échevin Prud’homme qui trouve qu’on ne doit pas exclure les autos de ce parc, la commission n’a pas voulu recommander d’amender le règlement actuel.TORONTO *9.05 a.m., et *10.00 p.m.A la gare Union WAGON-SALON SUR TRAIN DU JOUR *11.00 p.iu., à la gare de la rue Yonge WAGONS A COMPARTIMENTS ET WA-CrGNS-LITS E'CLAIRES A L’ELECTRICITE EXCURSIONS DE COLONS Billets d’aller et retour en vente pour Winnipeg.Edmonton et gares intermédiaires.Tous les mardi jusqu’au 20 octobre.Limite do retour 2 mois.BUREAUX DES BILLETS : 111-143 rue Saint-Jacques.Tél.Main 8125 ôu à l’HOtcl Windsor, et aux gares Place Vigor et Windsor.Londres, 10.— Le marquis de Lansdowne, chef du parti unioniste à la Chambre des Lords, a annoncé que ses partisans allaient mettre un nouvel obstacle sur la voie du bill du Home Rule.Quand le projet de loi en question sera soumis à la Chambre des Lords, lundi, lord Lansdowne proposera que la Chambre refuse de s’occuper de ce bill avant qu’il ait été soumis à l’approbation du peuple.Les unionistes croient qu’ils ont trouvé un système pour bloquer l’adoption du projet de loi.Ils croient que s’ils réussissent à faire ajourner la Chambre des Lords pour une période indéterminé, ils réussiront à retarder la mise en vigueur du projet de loi.Il semble que la motion du marquis de Lansdowne ne sera que le préliminaire d’une longue série d’objections.L’expédition à la Terre Croker Sydney, N.E., 10.— Le baleinier “ Diana ”, en direction pour li ’lure Craker, est arrivé hier ntntm è fi heures 30 à Sydney, apres être parti de Boston il y a 71 heures ri), (/expédition se compose de son chef, M.Donald B.MacMillan, savent eth-nolrtoriste, et de MM.l’i*/huC’ien, ingénieur et physicien, IV.iHn ci Fk-hlain, géologue et botaniste, Mau rice Tauqueray, /.oologiste, liamson |J.Hunt, chirurgien.Le juge Carroll Spriyr, de la cour !dn Dayton, Ohio, Ere 1 Tick l'amitcn, jdo la "National Cash Rigisief C'o.”, de Dayton, et Fred a.Foi j, de Newport, Me., partent nvt o l'expédition pour la Terra F.Desmere ot reviendront «ur ls " Diana ”, à l’automne.Cie-GenéraleTransatlantioui LIGNE POSTALE FRANÇAISE NEW-YORK.HAVRE.PARIS Départs tou» If» jeudis i* 10 heures A.M.La Lorraine 17 .Tail.La Lorraine.7 Août France 24 .Tuil.La Prorence 14 Août La Savoie 31 Juil.France 21 Août DEPARTS SUPPLEMENTAIRES Tous les samedis À 3 heures P.M.Paquebots ne transportant qu’une seule classe de passagers de cabine.Niagara, 19 juillet Chicago 2 Août DE MONTREAL AU HAVRE La Touraine.19 juillet Pom passages, s'adresser h GEN1N, TRUDEAU ET CIE, LTEE„ Agents Générau* pour le Canada.22 Notre-Dame Ouest, Montréal; ou aux agents suivants: Hone & Rivet, 9 Blvd.Saint Laurent; W, H.Henry Imperia! Bank Bldg., ; Thos.Cook & Son., 530 Sainte-Catherine Ouest; Agent pour le fret: James Thom.118 Notre Dame Ouest.ELLE EST REVENUE DE NOUVEAU ! RAE ELEANOR BALL La plus grande violoniste an monde est fi ]' IMPERIAL AINSI QUE GERTRUDE TOWNSEND ET SIGNOR MANETTA m in LA DOUBLE VOIE CONTTYTTF t a i>t itc longue DE L’univers SOUS rvp wE ME ADMINISTRATION ÜS ' ME' SEULE ROUTE A DOUBLE VOIE ENTRE MTRE1L ET TORONTO 9hrs et 9 hrs 40 matin.7hrs 30 et 10 hr» 30 toi, ',ïeasStr1aÆ«Ien.’,-riie loi s ni» sa mort, est le pre- vents du sud-ouest et de 1 ouest.mier fémoin ;ntendu.William Lcs-Chaud avec quelques orages lo- ü„ fip.Pi]p habitait MontrAai eaux.Demain, plus frais.j |puis sept ans.Au moment de l’acci- (icnt, i.élan Occupe a préparer ,e terrain pour jouer au croquet.Il n’a jamais eu de ciuerelle avec les habitants de l’ile.Elle jure n’avoir jamais eu affaire avec la jeune fille qui a tiré.Marcel Desrochers, 312 rue Ca-dieux, pêchait en compagnie d’un ami lorsqu’il fut averti que Leslie venait d’être tué.Mathilde Bériault, avec qui il campa, s’amusait à tirer sur une sorte de fer blanc qu’elle avait posé sur un tronc d’arbre en forme de fourche.Après l’accident il a visité k*s lieux avec le détective Samson et il a constaté que !a balle avait ricoché sur un arbre, puis pénétré dans la tente voisine de celle qu’habitail Leslie.Répondant à une question du coroner, il déclare que tous les gèis qui habitaient l’île tiraient ha è tuellement, à quelques exceptions près.Plusieurs autres témoins qui étaient sur l’ile loin de l’accident viennent corroborer les dépositions ci-dessus.Mlle Mathilde Bériault, sous l’avis de son avocat, n’a fait aucune déposition.Voici le verdict rendu par les jurés: “Nous déclarons que William Leslie est mort le 8 juin d’une hémorragie causée par une balle tirée nnr Mathilde Bériault que nous excusons.” Le coroner MacMahon a été très surpris du verdict et a déclaré que la jeune fille devrait être envoyée devant les tribunaux criminels.Mme C.Ellis, la fiancée de la victime, est dans un état d’hystérie effroyable.Plusieurs fois durant l’enquête, elle se laissa choir sur le parquet, demandant à mourir, maudissant l’auteur de la mort de son ami, etc.Deux hommes durent continuellement la garder de force afin de l’empêcher de Se ruer sur Mlle Bériault.Lalumière et la police L’un de nos confrères se montrait hier disposé à couronner de laurier ces messieurs de la police parce qu’ils ont enfin réussi à mettre la main sur le nommé Elle Lalumière.Il faut tout de même ne rien exagérer! Voici quinze jours que Lalumière se promenait dans les rues de Montréal, et particulièrement rue Saint-Jacques; et si on l’a enfin coffré, c’est qu’il est littéralement allé se jeter dans la gueule du loup.Il n’y a pas de quoi faire là-des-5us beaucoup de tapage! Les Allemands catholiques U se tient actuellement dans l’Ouest une importante réunion d’Allemands catholiques.Il est probable que, d’ici quelques années, ce groupe, qui a l’instinct et la pratique de l’organisation, sera l’un de ceux qui disposeront dans l’Ouest de la plus large part d’influence.A Vaudreuil EMBRASEES LA MONTAGNE DE TAMALPAIS, EN CALIFORNIE, BRULE DEPUIS TROIS JOURS.— CINQ SOLDATS PERISSENT ET SIX VILLAGES SONT EN DANGER.U FRANCE INTERVIENT LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS FAIT DES OUVERTURES AUX SERBES ET AUX GRECS AU NOM DE LA BULGARIE.— UNE CRISE FUNESTE.LES SECOURS San Francisco, 10.— Cinq soldais ont péri, dans l’incendie qui fait rage dans la Montagne de Tamal-pais depuis trois jours, et une demi-douzaine de petits villages sont en danger.Le feu descend vers la plaine et les vignobles au Nord et le parc national au Sud.Tous les soldats disponibles de San Francisco et du fort Winfield Scott, de ce côté de la baie, des forts Baker et Barry, de l’autre côté de la l orte d Or, combattent J’incendie, avec les civils et les marins des vaisseaux américains.Le capitaine Plunkett, commandant du croiseur South Dakota, est alte avec 600 hommes au canyon de la Cascade, a examiné l’incendie, puis est reparti.Il dit: “I! faudrait toute la population de la Californie pour eteindre l’incendie; qu’on le laisse s’éteindre tout seul, j’ai, parmi nies matelots, des tireurs expérimentés rrai coûtent $25,000 au gouvernement, je n’irai pas risquer leur vie.” Noces d’or au Bon Pasteur TROIS RELIGIEUSES DE QUEBEC CELEBRENT LE CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE DE LEUR ENTREE EN COMMUNAUTE.ELECTION S MUNICIPALES VILLAGE DE DORION AU (Service partieulierl Vaudreuil, 10.— Hier ont eu lieu les élections du maire et d'un conseiller au village de Dorion.La lutte fut très chaude et se termina, pour la mairie, par la victoire de M.O.L.Brunelle, qui l’emporta par neuf voix sur son adversaire, M.W.F.Gingras.Par dix voix de majorité, M.1.A.Turcotte fut élu conseiller.Son adversaire était M.Boudrias.Lors de la mise en nomination, M.Arthur Pouiiot fut élu conseiller par acclamation.Hier soir, il y eut réunion fort gaie chez MM.Brunelle et Turcotte pour téter leur succès.Croisière aérienne Chicago-Détroit (Service partieuliei ) Chicago, .10, — Les deux aviateurs américains Glenn L.Martin, do Los Angeles, et Walter E.Johnson, de New-York, maigre de serieux accidents survenus à leur hydroaéroplane, espèrent prendre part aujourd’hui à la hasardeuse croisière aérienne Chicago-Détroit.Un prix trop élevé La Ville n’a pu trouver sa mise à prix dans deux vendes de terrain faites à l’encan ce matin et elle a dû retirer les terrains.Pour le premier, situé rue Saint-André, elle demandait $3 et on lui a offert $2.75 le pied; pour le second situé à l’angle des rues Van Horne et Saint-Laurent, elle demandait $5 le pied et on lui a offert $2.75.Les mises à prix sont déterminées par les commissaires qui s’en remettent ordinairement à l’estimation de M.Dupuis.On procédera à l'expropriation Fatigués d’attendre des renseignements qui ne viennent pas les commissaires décident d’acheter le matériel de la Montreal YVater and Power Company, dans le quartier Saint-Henri.Après avoir donné plusieurs délais à la compagnie de la Montreal Water and Power pour fournir à la ville certains renseignements de prime importance, les commissaires, ne voyant rien venir, se sont décidés à envoyer à la compagnie l’avis d’expropriation.Il a été résolu que la ville procède à acquérir et acheter tous les systèmes, propriétés et matériel appartenant à la Montreal Water and Power Co., pour le quartier Saint-Henri, et que l’avis de six mois requis par les Statuts soit donné à la ditè compagnie.II a été résolu aussi que M.R.A.Dunton, notaire, reçoive instructions de servir le dit avis à la compagnie et que le maire et le secrétaire muni-cicipal soient autorisés à signer le dit avis, si nécessaire, et que les avocats de la cité reçoivent instructions de prendre et signer au nom de la cité toutes les procédures nécessaires, tel que requis par la loi.Le conseil avait ratifié le 7 avril dernier, la décision des commissaires d’exproprier la compagnie dans Saint-Henri.Mort d'un diplomate (Service particulier) Tokio, 10 — Le comte Tadasu Ta-'ashi est mort ici aujourd’hui, à Pâtre de 83 ans, après une opération thirurgicale nécessitée par les blessures qu’il avait reçues dans un accident de jinrikisha.Il fut ministre des Affaires Etrangères dans le cabinet Saionji, puis ministre des Communications, dans le cabinet présidé -'ar te même premier ministre et qui missionna en décembre 1912.Il ministre en Chine et en Russie et _ bassadeur en Angleterre, à l’époque où fut conclue l’alliance anglo-japo-aaise.Il a beaucoup écrit sur des juestfons de politique étrangère et mr l’histoire de eon pays.Dans l’Ouest M.François Dupuis est parti, hier loir, pour l’ouest en compagnie de ion père M.le commissaire L.N.Du-luis.La part de la ville La éÉmmission municipale de législation recommande au conseil de contribuer aux travaux de la Commission Métropolitaine des Parcs.OPERATEUR Un bon opérateur sur nachine linotype trou-/era un emploi permanent en s’adressant au arote du "Devoir” 71a rue St-Jacques.La commission municipale de légis-lattbn recommande au conseil de pren drè chaque année sur le fonds d’emprunt une somme équivalant à celle que produirait une taxe d’un vingtième d’un pour cent pour les travaux que veut faire faire la Commission Métropolitaine des Parcs, à condition que chaque fois que la Commission fera des travaux dans les autres municipalités, celles-ci y contribuent leur part.La commission municipale reconnaît l’utilité de la Commission métropolitaine et croit que la ville doit faire sa part, mais elle ne pense pas que le conseil ait mandat d’imposer une nouvelle taxe.(De notre correspondant) Québec, 10.— Trocs religieuses de la communauté du Bon Pasteur célèbrent aujourd’hui leurs noces d’or de vie religieuse.Les jubilaires sont : la Révérende Sœur Saint-Th ornas d’Aquin, la Révérende Sœur Sainte-Mathilde et la Révérende Sœur Sain-te-Philomène.Des fêtes solennelles ont lieu à la maison-mère, rue Lachevrotière.Ce matin, une grand’messe a été célébrée dans la chapelle de la communauté à laquelle assistait le personnel de la communauté de même que toutes les anciennes élèves de cette institution au nombre de plusieurs centaines.Une centaine de religieuses missionnaires de l’Ordre sont venues de toutes les parties de la province pour assister à la célébration du jubilé.Cet après-midi, les anciennes élèves ont présenté leurs hommages aux jubilaires et offert une bourse à la Révérende Mère Saint-Thomas d’A-quïn qui est particulièrement bien connue à Québec où elle a passé plus de quarante ans comme maîtresse des études à la maison-mère.Plusieurs générations se sont succédé au couvent .durant sa longue carrière et ont emporté le meilleur souvenir de la vénérable maîtresse des études, qui a reçu de plus plusieurs autres cadeaux, à l’occasion de son jubilé.Les deux autres jubilaires, bien que.moins connues à Québec, ont également une belle carrière.Sœur Sainte-Mathilde et sœur- Sainte Philo-roène ont été toutes deux supérieures du couvent de Lotbinière et la dernière fut aussi supérieure au couvent de Biddeford.Les trois jubilaires sont septuagénaires et déploient encore cependant beaucoup d activité.Les révérendes sœurs St-Thomas d’Aquin et Sainte-Mathilde occupent des charges importantes au monastère de la rue Lachevrotière et la Révérende Sœur Sainte-Philomène est assistante à l'hospice de la Miséricorde.VICTOIRE GRECQUE (Service particulier) Vienne, 10 — La France a entamé avec la Serbie et la Grèce des négo ciations au nom de la Bulgarie, pour s assurer des conditions de paix qui pourraient être faites.De gouvernement français a conseillé aux Grecs et aux Serbes de ne pas se montrer trop exigents, parce que probablement la Bulgarie préférerait courir la chance de soutenir la lutte.A la Morgue MORTELLEMENT BRULE Ce matin est décédé à l’hôpital Victoria, Berny D.Gilbert de Nortih Troy, Vermont, grièvement brûlé dimanche dernier par l’exglesion du réservoir à gazoline de son àûto.La coroner a disposé du cadavre, la mort étant accidentelle.NOYE A L’ILE GR0SB0I8 Un npmmé Pierre Péloquin a découvert hier après-midi sur la traverse du Parc King Edward, à l’UB Grosbois, le cadavre d’un noyé qui paraît être âçé d’une cinquantaine d’années.Le défunt portait des salopettes bleues et une chemise blanche.N NOYE DANS LE PORT Le coroner, après enquête, a disposé sans jury d’un nommé Alexander Barr, âgé de 28 ans et demeurant à Lamichfad, Irlande, noyé accidentellement hier après-midi devant le hangar No 10 par le chavirement de sa chaloupe.Expérience intéressante Le chef du corps des pompiers a fait l’essai, ce matin d’une pompe automobile de Ta maison Seagrave, dont les commissaires municipaux se sont déclarés'très satisfaits.La machine porte mille pieds de boyau dont une lance siamoise.Avec un approvisionnement de 70 gallons de gazoline, elle peut fonctionner dix heures sans arrêt et lancer l’eau trente pieds plus haut qu’une pompe A vapeur.La pression reste la même tout le temps qu’on emploie quatre, trois, deux ou une seule lance.L’auto peut faire du quarante milles â l’heure.A l’expérienen faite au Champ de Mars ce matin, on s’est servi de deux lances puis d’une siamoise à deux boyaux, Le coût de leur égout Les propriétaires de la rue Létang, quartier Saint-Henri, ne veulent pas payer $16 du pied une canalisation dont d’autres bénéficieront.Les habitants de la rue Létang, quartier Saint-Denis, ont enfin l’e-gout qu’ils demandaient depuis si longtemps, mais la Ville leur charge le prix exorbitant de $16; ce qui, selon M.le curé Foucher, de Villc-ray, sera plus cher pour chaque proprietaire que le coût de tout son terrain.Ils sont venus en très grand nombre, ce matin, à l’Hôtel de Ville, pour protester contre cette surcharge.I/echevin Houié qui les accompagnait dit qu’on a placé l’égout à une profondeur de 16 à 18 pieds, dans le roc ,ce qui explique son coût eleve, mais il ajoute qu’on a fait cela pour accommoder d’autres rues.Les propriétaires ne veulent naturellement pas paver aussi cher pour un égout fnit au bénéfice d’autres et ils demandent une réduction avant que le rôle soit signé.Le commissaire Lachapelle a répondu que cette requête est raisonnable et que le bureau verra à rendre justice aux propriétaires.Mort d'un auteur (SirvlM xiartlcullffr) New-York, 10.— Aubrey Boucicftult, acteur et auteur dramatique,’ est mort do pneumonie aujourd’hui à l’hôpital de New-Y’ork.Il était depuis longtemps en mauvaise santé.M.Boueicault était fils'de Dion Bou-eirault, notour anglais très connu ot était né à Londres en 1868.11 vint en ce pays en 1899A Londres, 10 — Le correspondant de Sofia au “Times’’ dit : “La crise actuelle est la plus funeste qu’ait subie la race bulgare depuis 1885 aloits que le roi Milan, de Serbie, déclara la guerre à la Bulgarie par la frontière turque, au moment où l’armée des Bulgares en était absente.“Actuellement des ennemis acharnés menacent la Bulgarie de toutes parts; cependant les dangers de la situation sont affrontés avec calme et énergie.On a fait appel à tous les réservistes en retraite et tous ont répondu immédiatement, se rendant compte que l’avenir entier de la nation bulgare était en jeu.SECONDE PERIODE DE LA GUERRE Londres, 10.— Le correspondant de Constantinople au “Times’’ apprend de source autorisée que les Bulgares ont opéré le mouvement en avant et provoqué les batailles d’Istip et de Kotchana pour suivre et respecter les ordres du général Savoff.Celui-ci avait donné ces ordres à l’insu du roi et du premier ministre Danoff.Une dépêche d’Uskup au “Times” déclare que les deux armées accomplissent des mouvements stratégiques préparatoires au développement de la seconde période de la campagne.La première période s’est terminée dimanche par la reprise de Krivolak, par l’armée serbe.LES BULGARES CHASSES PARTOUT Belgrade, 10.—.Les troupes bulgares continuent a retraiter poursuivies qu’elles sont par les Serbes.Les Bulgares, en quittant Istip, entendaient s’emparer de Radovitch, une ville importante située à quelques milles à l’est ; mais la cavalerie serbe les a chassés hier de ce poste stratégique.Les Bulgares ont dû fuir, laissant derrière eux leurs morts et leurs morts et leurs blessés, abandonnent leurs armes et leurs munitions.LE PROTECTORAT DE LA RUSSIE Saint-Pétersbourg, 10.— S’il faut en croire une rumeur qui semble bien fondée, la Bulgarie s’est mise, sans ré serve, sous la protection de la Vussie.Elle espère ainsi faire cesser les hostilités dans les Balkans et empêcher que plus do sang no soit versé.AUTRE VICTOIRE GRECQUE Athènes, Grèce, 10.— Une partie de la flotte grecque s’est emparé aujour d’hui du port de Kavala, dans la mer Egée.Ce ort éait occupé par les Bulgares.Les Grecs se sont également emparés dé la vallée de Strumitza.A BORD DU ‘DESCARTES’ UN REPRESENTANT DU “DEVOIR” VISITE CE CROISEUR FRANÇAIS CE MATIN.— NOTES ONTERESSANTES SUR L’EQUIPAGE ET LE NAVIRE.GLORIEUX SOUVENIRS L'expédition de Stefansson L’EXPLORATEUR ET SES COMPAGNONS SONT ARRIVES HIER A NOME, ALASKA, ET EN REPARTIRONT LE 20 JUILLET.(Sertice particulier) Nome, Alaska, 10.— L’expédition canadienne dans les régions polaires est arrivée hier de Victoria, à bord du “Karluk”.Elle comprend douze des savants qui accompagnent Vilhjamar Stefansson.Quatre heures plus tard arrivait Stefansson, le docteur R.M.Anderson, son lieutenant, et Tocéano graphe James Murray, à bord du “Victoria”, venu de Seattle.L’expédition restera ici jusqu’au 20 juillet, alors que le chemin sera ouvert jusqu’à la Pointe Borrow, à l’extrême nord de l’Alaska.Le bateau auxiliaire “Alaska” fera l’exploration de la partie sud des mers arctiques, de Nome à la Terr® Victoria, sous le commandement du docteur Anderson, qui s’occupera surtout de recherches scientifiques.Accusations sensationnelles DES POLICIERS DE MEDICINE HAT AURAIENT FAIT UN MAUVAIS USAGE DES FONDS QU’ON LEUR AVAIT CONFIES.Medicine Hat, Alta., 10.— Le sergent Compey, de la police de cette ville, a été forcé de démissionner hier soir à la suite d’accusations sérieuses qu’il a portées contre le magistrat Kerbey et le chef de police Bruce.Il y aura enquête pour savoir si réellement les accusés ont fait un mauvais usage des fonds qui leur avaient été confiés.Une académie à Jonquières ?De notre correspondant) Québec, 10.— L’hon, M.Décarie a reçu ce matin une délégation de Jonquières composée du maire Tremblay, de M.K.Gauthier, président de la Commission scolaire et de M.Petit, député de Chicoutimi, qui lui a demandé un octroi pour la construction d’une académie commerciale à Jonquières.Le ministre a donné une réponse favorable, -?- Mort du R.P.Eric Audet (Pc notr« correspondant) Québec, 10 — Un câblogramme de Naples annonce la mort du Rév.Père Eric Audet, de l’Ordre des Chartreux, natif de Québec.-1- Ce que nous buvons Avec l’arrivée du temps fiais, la consommation dn l’eau a baissé du 55 à 50 millions de gallons d’eau depuis samedi.Le Descartes, navire de la marine de guerre française, est arrivé dans notre port, hier, envoyé par son gouvernement pour rehausser la célébration du 11 juillet, à Montréal.Un sait que cette fête sera marquée ici par le dévoilement, dimanche prochain, d’une statue de la F'rance en lace du consulat, place Viger.Le croiseur Descartes fait partie de la station est et de Terreneuve de juin à octobre, il va aux Antilles et en Amérique du sud, puis de octobre à juin sur les bancs de Terre-neuve ou il surveille les intérêts des pécheurs français.Il est parti de France il y a treize mois et les marins qui le montent se disent très contents de retourner et—légère compensation—d’entendre parler un peu ici la langue de leur pays.Le Descartes a passé sans arrêter à Québec se contentant de rendre le salut de la citadelle—ce qui a, pa.raît-il, peiné les Québécois.Le navire est en effet à son deuxième voyage dans les eaux canadiennes, il a passé deux jours dans le port de l’Ancienne Capitale Tannée dernière.Le Descartes a été lancé, il y a plus de 19 ans.Il a un déplacement de 13 mille tonneaux.Le commandant du bord a le grade de ca-pitaine de frégate.C’est M.Puglis-si-Conti frère des deux députés du même nom.Les autres ofifeiers du bord sont le lieutenant de vaisseau, Pervinquière, les enseignes de vaisseau de 1ère classe, Ghouquet, Gué-guent, Latham, Trolley de Prévaux, Robbe; mécanicien de 1ère classe, Alard; mécanicien principal de 2ème classe, Lambert, Pirion, Silvy; mécanicien de 1ère classe, Mauran, commissaire de 2cme classe, Millet, enseignes de vaisseau de 2ème classe, Daniel Hutter, Gouton.L’équipage est de 360 hommes, la plupart Bretons.Nous avons visité le navire ce malin dn compagnie d’un officier dont les manières charmantes nous ont don né une raison de plus de croire à la réputation d’urbanité, et de tact dont jouit universellement la marine française.Nous étions bien tentés de lui demander son opinion sur la nouvelle loi militaire, et les manifestations auuxquelles elle donne lieu en F"ran.ce, mais la consigne interdit aux officiers en activité les entrevues sur de pareils sujets.Le Descartes in’est pas luxueux.Il est déjà vieux car les navires vieillissent encore plus vite que les hom.mes.Le public, n’y sera pas admis avant demain.Aujourd'hui on faisait la toilette du pont, encombré quelque peu par ses canons, ce qui ne permet pas de donner de bals à bord, au grand regret des officiers et de l’équipage.Dans le carré, nous avons exami hé les photographies des matelots tués dans la guerre des Boxeurs.On garde là, deux canons qui ont servi contre les Chinois.Pour faire pendant aux marins tués en Chine on voit les photographies de l’équipe de Foot Ball du bord, qui voudrait bien sc mesurer avec un club d’ici.Nous publierons plus tard la liste des fêtes qui seront données en l'honneur de l’équipage du Descartes.Le Devoir offre gracieusement, pendant les dix jours que le navire restera ici, un exemplaire du jour, nal aux officiers du bord, et leur souhaite cordialement la fraternelle bienvenue.UN BANQUET Les membres de France-Amérique qui désirent s’inscrire pour le déjeuner qui sera offert au com-maSidant et aux officiers du Descartes, le samedi 12 juillet, à 1 heure P.M., voudront bien en donner avis à Monsieur P.B.de Crèvecoeur, Ins.titut Fraser.Téléphone Up.1443 et Up.5714, avant quatre heures, vendredi après-midi.Où Acheter Demain (Enregistré conformément à U loi du Parlement du Canada, par L.P.Deslongchampa, au Ministère de l'Agriculture) VOS MEUBLES ?Chez Archambault ANGLE St-Denis et Rachel Parce que demain nous allouerons 40° o D’ESCOMPTE Sur tous nos lits de cuivre; de fer émaillé; de chêne ; d'acajou ; ou de noyer circassien, pour livraison immédiate.La Compagnie BRODEUR LIMITEE 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-Pierre TERRE CUITE Reçu cette semaine quelques 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pourront se faire élire, que n’importe quelle association fermement organisée pourra faire passer tous ses candidate, que seul Téchevin élu par un quartier en connaît les besoins, qu’on risque par ce moyen d’avoir des représentants tirés tous d’une même section de la ville.L'enquête municipale Le commissaire Lachapelle a déclaré ce matin, que l'enquête judiciaire ordonnée par le conseil se fera non seulement sur l’achat du terrain d’Ahunt-sic, mais aussi sur tous les autres achats de terrain faits à la recommandation du bureau depuis trois ans.Il prie tous ceux qui auront des renseignements A donner de se présenter chez Me Laurendeau ou devant le juge enquêteur dès que les procédures se-tont commencées.Evasion à Régina (Service particulier) Régina, Sask., 10 — Arsaie Alink, condamné à six mois de détention à la prison de Régina, s’est évadé au cours de la journée d’hier.Très tard hier soir il n'avait pas encore été capturé.L’annonce de nos grandes occasions du vendredi : Notre vente d’écoulement de juillet vous réserve des surprises en fait de bons marchés sans précédents.D.GAGNON & CIE Magasin à Rayons Angle ST-LAURENT et DORCHESTER 500 Blouses pour Dames SONT MANTENANT EN VENTE A BON MARCHE, DURANT CETTE SEMAINE Blouses en broderie blanche, décoletées pour ces temps chaud, régulier $1.00 et $1.10.En vente à 75
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