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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 11 juillet 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-07-11, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.160 MONTREAL, VENDREDI il JUILLET.1913 UN S^U LE NUMERO ) •4.i V « » ABONNEMENTS Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE.Édition Hebdomadaire : CANADA.ETATS-UNIS .^ .UNION POSTALE.DEVOIR Rédaction 't Administration Z 71a Rv 'NT-JACQUES M.O 'AL.% TÉLÉPHONES : % ADMINISTRATIF : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LEURS NOMS?il.A propos du prochain duel Nous assistons, dans lé domaine du journalisme montréalais, à une série de changements presque kaléidoscopiques, prévus du reste depuis quelque temps.Après le Herald, qui, sans changer de nom changeait de maîtres et de direction, voici que le Witness disparaît pour faire place au Daily Telegraph.On annonce en même temps que le Saturday Mirror, changeant de propriétaires et d’allures, paraîtra samedi sous le titre de Sunday Herald, avec trente ou quarante pages de matière.Les colonnes de la Gazette, du Slar, du Herald et du Witness suffisent à peine à contenir les mirifiques réclames que chaque journal jette au public.* * * Mais, chose particulièrement significative, personne ne peut savoir au juste quels intérêts commandent ces divers changements, et risqueront demain d’entrer en conflit.Au Herald, on nous a bien dit que MM.Brierley et Abraham cédaient leurs intérêts à de nouveaux capitalistes, mais sur la personne et les noms de ces capitalistes, silence absolu.On n’a laissé paraître qu’un nom : celui du rédacteur en chef, ancien rédacteur au Slar et au Herald.Dans l’affaire Witness-Telegraph, les choses se passent de la même façon.Nous apprenons que MM.Dougal vendent leur journal; mais qui en héritera?c’est le secret des dieux.M.Dougal dit simplement qu’il a transigé avec M.Gordonsmith, l’un de ses collaborateurs.Personne n’imagine que M.Gordonsmith fournisse de sa poche tout le capital de la nouvelle compagnie, et l’ombre plane aussi épaisse sur la personnalité des acquéreurs.La demande de lettres patentes ne jette pas davantage de lumière sur le débat, puisqu’elle est faite, comme d'habitude, au nom de quatre ou cinq personnes qui paraissent n’avoir aucun intérêt sérieux dans l’affaire.* * * Mais, si les déclarations officielles sont aussi volontairement brèves, la rumeur publique y supplée _d’une façon étonnante.On dit couramment que derrière le Herald, il faut voir M.1).Lome McGibbon et ses amis, tandis que, derrière le Telegraph, se trouverait une combinaison où figureraient, avec certains hommes politiques libéraux, M.E.-A.Robert, le président de la compagnie des Tramways, et sir Hugh Graham.M.Lome McGibbon est l’un des financiers anglo-canadiens les plus en vue de l’heure présente.On sait aussi qu’il a des attaches politiques très fortes et que les questions publiques l’intéressent vivement.A tort ou à raison, M.Robert voit en lui l’un de ses adversaires les plus dange-reux: il lui attribuait publiquement, il y a quelques mois, la responsabilité des ennuis que lui, Robert, rencontrait à Halifax dans sa seconde affaire de tramways.D'autre part, la rumeur veut que l’influence Graham et l’influence McGibbon se soient déjà heurtées dans les conseils conservateurs, et il est assez naturel que M.McGibbon, dont l’esprit d’entreprise n’a encore été effrayé par rien, ait songé à acquérir la propriété d’un grand journal pour faire pièce à son rival.Quant à M.Robert, ce n’est pas non plus un esprit timide et les hasards du journalisme ne sont pas de nature à l’épouvanter.D’ailleurs, M.Robert, comme M.McGibbon, s’intéresse beaucoup aux questions polili-ques—il est même député à Québec,- et ce serait pour lui un motif suffisant de désirer une retentissante tribune.On a te droit de penser aussi que les politiciens n’ont pas laissé passer cette excellente occasion d’exploiter les rivalités des,financiers, afin de s’assurer de nouvelles armes.* * * Quant à sir Hugh Graham, il a fait sa fortune dans le journalisme, ?t il ne sérail pas très étonnant qu’il voulût y tenter une nouvelle (.expérience.Du rosie, nuire les molifs supplémentaires qu’il peut avoir, l’intérêt professionnel pourrait suffire à expliquer son intervention dans l’affaire Witness-Telegraph.Il est certain que le Herald, devenant sympa-diique au gouvernement et au mouvement impérialiste, risque d’entamer la clientèle du Star.En favorisant la fondation d’un journal qui tentera d’arracher au Herald son ancienne clientèle libérale, sir Hugh Graham affaiblirait d’autant un rival redouté.Et ce peut être dans ce dernier mouvement qu’il faut voir Je secret de l’acquisition par les nouveaux propriétaires du Herald, de l’hedoma-laire Mirror cl de sa transformation en feuille concurrente du Standard, lequel passe pour être une annexe du Star.Nous avons donc toutes les chances du monde d’assister à un gra duel journalistique, conduit suivant les règles des luîtes financières, façon dont le Herald nouveau genre a salué l’apparition prochaine Telegraph était d’ailleurs significative.Le spectacle ne manquera pas d’attrait; mais que deviendront d; celle bataille, les intérêts des pauvres diables qui verront bien pleuv les coups, mais qui ne sauront pas d’où ils partent, ni qui ils visent?Au lieu de combattre dans un nuage comme les dieux de l’Olym antique, les grands financiers d’aujourd'hui ne pourraient-ils pas vei en plein soleil et faire l’aveu public de la sympathie qu’ils portent à te ou telle feuille?Ce serait rendre au peuple un grand service et faire du même co a leur journaux la plus retentissante réclame.Orner HEROUX.•dm L’Assistance Municipale M.Chevalier, directeur de l'Assistance Municipale, vient de publier le rapport des opérations de son service pour Tannée 1912.C’est un des documents les plus complets qu’on ait jamais faits à l’Hôtel de Ville et on peut ajouter, en passant, qu’il serait à souhaiter que certains autres lui ressemblent sous ce rapport.M.Chevalier louche à toutes les questions qui relèvent de sa charge: écoles d’industrie, qu’il ne faut pas confondre avec les écoles de réforme, asiles d’aliénés, hospitalisation des incurables, des tuberculeux, l’immigration, les déportations et les rapatriements, la mendicité et l’assistance aux personnes sans asile, le refuge de nuit municipal, la domiciliation des secours, les .subventions aux institutions de chari-!è, la distribution gratuite de la glace, les congrès d’assistance, etc.Le rapport est tellement rempli de slalistiques-qu’il c.sl difficile de l’analyser, mais on est, en le parcourant, frappé d’un fait: la Ville, qui était autrefois le dépotoir de ce que la province renfermait d’incurables, de mendiants, de débiles incapables de gagner leur vie, d’aliénés et d’idiote, s’en est à peu près débarrassée, par le soin qu’on a de recourir à la loi sur la déportation des indésirables, chaque fois qu’elle est applicable, et par Tamendement à la charte qui pourvoit à la domiciliation des secours.La loi fédérale appliquée autrefois sur la recommandation de la cour des recorders Test maintenant sur celle de l'Assistance Municipale, depuis sa fondation.La loi municipale de la domiciÜA- tion des secours date de 1911.Elle pourvoit à ce que “dans tous les cas où un malade souffrant de tuberculose, maladie incurable ou contagieuse, est interné dans un hôpital aux frais de la Cité de Montréal et que ce malade n’a pas son domicile dans ladite cité depute au iboins six mois, la Cité peut alors faire payer les dépenses d’entretien, de séjour, de traitement, de transport, ou toute autre dépense de ce malade dans l’hôpital, par la Cité, la Ville ou la Municipalité de comté dans les limites de laquelle le malade avait son domicile antérieure-numl.La Cité, Ville ou Municipalité de comté qui paiera à la Cité de Montréal toute somme d’argent en vertu de cette section, pourra se faire rembourser par le malade ou par les personnes ternies en loi à son entretien.” On a considéré que les mots tuberculose, maladie incurable on contagieuse sont assez i ;rges pour comprendre toutes les classes de malades qui ont affaire à l’Assistance Municipale el depute 1911, on applique la loi avec ~ un soin qui a eu pour résultat de faire diminuer dans des proportions notables les frais que la Ville de Montréal en coure chaque année pour les hospi-talisés des diverses catégories.Alors qu’il y q une dettti-douzni-m> d’années, la Ville de Montréal n’accordait guère que 10 à 12 mille dollars aux institution's de charité, le total des subventions est monté.Tan dernier, à .?10:i,12.r>.C’est un bon placement, mais ne pourrait-on pas attribuer à un nuire service différentes sommes qui grèvent ce budget au détriment des nécessiteux?Voici en effet ce qu’on trouve dans la Este des institutions subventionnées: Université Laval et Université McGill, $10,000 chacune; Ecole Technique, $5,000; Association dos Beaux-Arts, $1,200; Conseil Fédéré \ BILLET DU SOIR.PAS DE POLITIQUE.On a, règle générale, en Angleterre, les notions les plus étranges sur le Canada.Qui se rappelle, en ces jours de transpiration, que Rudyard Kipling a appelé notre pays Notre-Dame des neiges, ne peut réprimer une douce hilarité.Récemment, la romancière anglaise, Mrs.Mumphrey Ward, parlait avec admiration — et il y avait bien de quoi admirer! — à ses compatriotes d’une ferme située dans la banlieue de Hamilton et s'étendant jusqu’au lac Supérieur.C’est la même femme de lettres qui disait, en rentrant d’un voyage au Canada, que, chez les Canadiens, “le scepticisme à l’égard des innovations trop rapides est enveloppé d’une exquise bonhomie." On avouera que, devant les quelques Anglais qui viennent parfois nous découvrir, notre scepticisme et notre exquise bonhomie se comprennent.Et il devient à la mode, en Angleterre, de nous découvrir.Ces jours derniers, un rédacteur d’un grand journal de Londres arrivait parmi nous.Il faisait, nous a-t-il confié, un voyage d eludes au Canada.Et Oieu sait si le besoin d’un voyage d'études se faisait sentir chez lui!.Une chose, surtout, le préoccupait.Une question lui brûlait les lèvres; ne pouvant plus la retenir, il la posa à l’un de nos camarades: —Mais enfin, pourquoi les Canadiens-français se marient-ils lotis entre eux?Et notre camarade, avec la bonhomie observée par Mrs.Humphrey Ward, répondit: —Cela dépend peut-être de ce que nous sommes de même race, nous parlons la meme langue ' et pratiquons la même religion, et de ce que, habitant le meme territoire, nous avons toutes les occasions de nous connaître et de nous fréquenter.Le journaliste anglais, gui n’avait évidemment pas pensé à tout ça, eui une illumination qui le transporta de joie: ~-Alors, ce n’esl pas de la politique!.H n’en revenait pas.Ah, nous lirons un bel article le jour où notre distingué confrère assurera au Royaume-Uni estomaqué que 1rs Canadiens-français ne font pas entrer la politique dans le mariage! Léon LORRAIN.Qui est responsable?Presque tous les ministres fédéraux sont en vacance.Cela est bien raisonnable après la longue session qui les a tenus debout presque jour et nuit pendant ¦six mois.Mais il en reste encore assez à Ottawa pour les affaires de routine.L’autre jour, par exemple, ou se réunissait pour donner à M.White le rang de sous-ministre du service de conservation des ressources naturelles.Très bien.Mais les fonctionnaires caiia-diens-français, eux, est-ce qu’on n’a pas le temps de s’en occuper?Il ne reste plus qu’un sous-ministre canadien-français à Ottawa; M.Laurier a remplacé tous les autres Par des fonctionnaires anglais.On ne peut demander le déplacement de ceux-ci.L’injustice est commise et il faut la subir tout en ne l’oubliant pas.Mais nous devons exiger qu’on la répare à mesure que l’occasion se présente.Or, cette occasion existe.Le ministère du Revenu de l’Intérieur n’a pas de sous-ministre -depuis plus d’un an.Pourquoi ne choisit-on pas l’un des nôtres pour remplir cette position;’ Est-ce M.Nantcl qui hésite?Est-ce M.Pelletier qui intrigue?Est-ce M.Coderre qui s’y oppose?Est-ce M.Perley qui ne veut pas?Est-ce M.Doherty qui craint?Est-ce M.Borden qui refuse?11 y a toujours quelqu’un qui est responsable de cet état de choses.Pour le public, c’est le chef du ministère qui porle la responsabilité de cette étrange inaction.S’il n’est pas à blâmer, qu’il le prouve.J.D.du Travail, $200?Université McGill, (heure), $150.Pour ceux que cette dernière subvention intriguerait, expliquons qu’il s’agit de payer l’observatoire de Tunivcrsité qui fournil l’heure juste à l’horloge de THô-tel de Ville.Voici $26,51)0 qui feraient du bien ù un grand nombre de nécessiteux et que Ton trouverait facilement ailleurs pour les donner à cc.s in.stilulions .fort méritantes sans doute, mais qui, elles-mêmes, ne tiennent probablemcnl pas à passer pour des pauvres, Urcd.PELLETIER.LES CANADIENS - FRANÇAIS DE L’ALBERTA La bénédiction solennelle du collège classique des Jésuites, à Edmonton, a lieu aujourd’hui même.Le délégué papal au Canada, Monseigneur Stagni, assiste à cette cérémonie.Hier soir, en réponse à une adresse française que lui présentaient les Canadiens-fraiiçui.s de l’Alberta, à Edmonton, Monseigneur Stagni disait que la langue française est le plus puissant véhicule de la foi catholique, au Canada; Nos frères de là-bas le reconnaissent; et c’est pour que leurs enfants soient catholiques et français qu’ils souscrivaient si généreusement, il y a quelques mois, à la fondation du collège béni aujourd’hui.En quelques semaines, ils s’engageaient pour une somme de $55,000; et, lors de notre passage à Edmonton, il y a quelques semaines, une personne très au courant de ce qui .se passe chez nos compatriotes albertains affirmait que, avant que cette institution ouvre se's portes, ils auraient souscrit une somme additionnelle de vingt mille piastres.C’est dire que tous veulent prendre’lcs moyens efficaces de faire enseigner le français à la nouvelle génération et de lui donner des hommes; instruits, formés à bonne école, attachés aux traditions nationales et religieuse; des Canadiens-français.Et Ton peut compter que le R, P.Hudon, recteur du nouveau collège, donnera toute son énergie à cette entreprise, lui qui disait au congrès de juin dernier : “Je veux passer ici le reste de ma vie, et dormir mon dernier sommeil sur la terre de l’Alberta.” Les Canadiens-français de cette province lointaine ont pris, au surplus, les mesures nécessaires pour grouper les leurs, là-bas, accueillir les nouveaux-venus avec cordialité et leur aider à se placer dans des centres agricoles et ruraux.Ils ont constitué un bureau de colonisation, il y a un an; et il a donné d’excellents résultats.Le Progrès, de Morinvile .nous apporte de nouveaux ren'seignemetnls à ce propos.C’est ainsi que la Société du Parler français d’Alberta vient d’adjoindre son secrétaire, M.Ernest Bilodeau, à M.Blais, gérant du bureau de colonisation.M.Bilodeau, autrefois de Roberval, Lac Saint-Jean, puis fonctionnaire de la Banque Nationale, comptoir parisien, vient de s’établir dans l’Alberta.Il apporte à ses compatriotes de là-ba's une bonne volonté, un zèle et des connaissance*; qui leur seront précieuses.M.Bilodeau aura charge de la correspondance; et, pour le bénéfice des lecteurs du Devoir qui voudraient obtenir certains renseignements .sur les conditions d’établissement dans les centres français de l’Alberta, disons qu’il a ses quartiers-généraux à 224, Avenue Jasper Est, Edmonton.Le bureau de colonisation a fait d’excellent travail, depuis sa fondation.Soutenu par la Société du Parler français d’Alberta, qui met à sa disposition une somme d’argent raisonnable, pour le prochain exercice financier, il est indubitable qu’il continuera cette oeuvre de direction si utile à ceux des nôtres qui méditent d’aller coloniser hors de la vieille province.Nos compatriotes de là-bas s’organisent donc pratiquement.Tout indique nue leurs efforts donneront des résultats satisfaisants.Ils ont maintenant leur collège et leur bureau de colonisation.Ils ont aussi des écoles séparées, où le gouvernement de TAlberta se montre tolérant, à condition que l’anglais soit enseignée de manière raisonnable.Et nos compatriotes ne se font nas faute de le bien enseigner; car ils comprennent, comme tout homme sensé le devrait faire, l’avantage d’être bilingues.Le fait qu’ils le sont tous, — et ceci leur a assuré en partie le succès dans leurs entreprises personnelles, — suffit à les éclairer sur ce point.Mais, ce qu’ils regrettent, c’est le manque d’instituteurs et d'institutrices de langue française ayant leurs diplômes pour l’Alberta, et qui putesent enseigner dans leurs écoles.Nous avons visité, il y a un mois, à Edmonton même, une classe de tout jeunes enfants canadiens-français, dirigée par une institu-irice canadicnne-française venue d’Essex, dévouée à l’enseignement de notre langue.Et c’était touchant de voir ces petits Canadiens-fran-çate et ces petites Canadiennes-françaises, si loin de la vieille province, apprendre et parler la langue des ancêtres.Mais il n’y a pas assez, dans TAlberta, d’instituteurs et d’institutrices de langue française.Nos compatriotes en réclament à grands cris.Un document officiel que nous transmet M.Emile Tessier, trésorier de la commission scolaire catholique d’Edmonton, fixe à $1,200 le traitement annuel minimum des instituteurs de cette commission, avec augmentation annuelle de $100, jusqu’à concurrence de $1,700.Le traitement des institutrices oscille de $700, somme minimum, jusqu’à $900, salaire maximum.Comme on le voit, la rémunération est élevée.Et le désir, chez certains de notre personnel enseignant, de gagner un traitement plus élevé qu’iei, tout en se dévouant à la cause de l’enseignement, devrait en diriger plusieurs vers cette région où il y a tant à faire pour le succès des nôtres et la conservation de la langue française.Il n’y a pas à se le dissimuler, le champ est vaste.Mais les nôtres sont là-bas trente mille; ils sont Canadiens-français convaincus; ils veulent rester Canadiens-français; les hommes dirigeants ne leur manquent pas.Ils ont l’argent, ils s’organisent, ils veulent que leurs enfants soient catholiques et français comme eux.Et puisque soixante mille colons abandonnés ici en 1760 ont résisté à l’assimilation, malgré leur pauvreté, leur isolement el l’hostilité des conquérants, nrolon-gée pendant un siècle, n'y a-t-il pas lieu d’espérer que, dans l’Alberta, les nôtres, respectés des gouvernante ,aidés par un clergé patriote, et bien organisés, ayant de l’argent pour appuyer leurs oeuvres, subsisteront et formeront là-bas un des groupes ethniques les plus influents des nouvelles provinces, et qui prouvera davantage la survivance de la race française sur le continent américain?Georges PELLETIER.Sur le Pont d’Avignon.Un journal de Montréal écrivait sérieusement, jeudi soir: “M.Roberts, qui est fort ingénieux, ne se livre-t-il pas à ses escapades pour causer tout simplement du rassemblement et se faire attaquer afin d’être ensuite en mesure de dénoncer la police et son chef?” Si non e.vero.Parions que M.Roberts est capable de se faire tuer, rien que pour embarrasser la police! -X* ¦X’ TV Des charpentiers et menuisiers de Saint-Jean- Nouveau-Brunswick, demandent la démission de M.Cochrane, comme ministre des chemins de fer de TEtat.Si M.Cochrane tient aussi peu à son portefeuille que M.Nantcl et M.Coderre, — pour ne pas parler de M.Pelletier, — il va démissionner tout de suite.ministre des forces navales r longtemps: il ne resterait plus seul matelot.celles Ue la Confédération renferme le plus de gem pays, 90%.Les nationalistes n’ont donc pas tort de dire que Québec est la province ta plus canadienne du pays, et cel.e qui doit souvent le mieux représenter la vraie tradition canadienne.* * * „ Un journal ministériel écrit que, au Manitoba, il n’v a pas dix partisans du tiers-ordre de M.Bouras-sa.Le mot est amusant: mais, comme tous le.s mots de ce genre il n’est pas vrai.Seulement, il fera plaisir a M.te mintetre Bernier.On se console comme on peut.Le Veilleur.- I —-_________ * * Ec sénateur Ellis, décédé hier, alla jadis en prison, pour avoir critiqué la justice dans son journal.Ceci ne Tempêcha pas plus tard de devenir sénateur et d’être respecté toute sa vie.Il y a encore de l’avenir pour les journalistes incarcérés, fût-ce même dans la prison de Québec.¦* -: 36 493 Pittsburg 37 33 493 Boston ,.33 41 446 St-Louis 30 45 400 Cincinnati 30 48 385 LIGUE AMERICAINE Washington.000101000—2 8 Détroit.3001)0000 Ix—4 7 Hughes et Henry; Hall et McKee.New-York.010001000-2 9 Chicago.010000000—1 3 Warhop, McConnell et Smith; Km sell et Schalk.Boston.200002101—6 11 St-Louis.000000002—2 2 Di man ch joueront 1 - saison avec le fameux club Sorclois.St lhomas, 11.— Prank Sbaugh gérant Dcsehfimps voudrait leur nessy, gérant du club de baseball Ôt j faire baisser pavillon.Les Voltigeurs tawa, champions de la Ligue Cana sont à organiser une excursion par le dienne, a comparu en cour et stest I vapeur ‘'Impérial”, qui laissera la fait infliger une amendé de $10 sans | quai de la rue Désiré h 9 h.a.ni.pré-irais, pour avoir adressé des paro- rises.Le prix du billet est de 99 renies blessantes, lé 28 mai, à Joseph ( lins.Ceux qui voudront accompagner • club, pourront so procurer des bills on s’adressant à M.Alexandre journée de neuf heures, tous les mouleurs sont au travail, et ces établissements fonctionnent comme à l’ordi- ; naire.On annonce, ce matin, l’arrivée, d’un 1 autre officier général de l’union internationale des mouleurs, M.G.Keougfo, de Chicago.Le but de son ,foyage à Montréal est de travailler à faire naître une entente à, l’amiable entre les mouleurs et les propriétaires des fonderies affectées par ce mouvement.CHEZ LES NATIONAUX.L’union nationale des ingénieurs stationnaires, a tenu, dimanche dernier, une brillante assemblée, sous la présidence de M.Gilbert Pot vin.président.Après lecture et adoption des mi autos, l’agent 'd’affaires, \l.Abel Gui-baud présenta un volumineux rapport au sujet de certaine:' questions épineuses concernant la compétence ou l’incompétence d’ingénieurs mécaniciens à, l'emploi de la cité do Montréal.M.Joseph Lâchât ne, secrétaire archiviste d crin a ensuite une intéressante relation de s^n dernier voyage à Québec.U dit l’accueil très sympathique qu’il avait reçu, dans la vieille capitale, de la.part des officiers et des membres de l’union nationale des ingénieurs stationnaires de Québec, et les bons résultats qui suivront cet échange de vues, entre les deux unions sœurs.Une résolution de remerciements fut votée à l’unanimité è.l’adresse de M.Bélanger président de Bunion nationale de Québec, et à tous ses confrères.Sur la proposition de MM.A.Gui-beau et J.Gagné, M.Joseph Martineau, ingénieur mécanicien en chef de la “Martineau Packing Coy”, de Montréal a été élu à l’unanimité, président honoraire de l’union nationale.Après une discussion animée il fur décidé, sur la suggestion de M.Abel Guibeau que demande soit faite à Thon.L.A.Taschereau, ministre du travail, A Québec, et au nom da l’union qu’à l’avenir, nul certificat de capacité ne soit accordé aux étrangers, à moins que ie postulant ne PARC LATLECHE, LIMITEE AVIS est donné au public qu’en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes en date du vingt-huitième jour de juin 1913, constituant en corporation MM.R.T.Leclerc, courtier.J.E.Pelletier, directeur gérant, René Faribault, notaire, Rodolphe Bédard, ex pert comptable, Alphonse A.Audet, expert comptable, tous de Montréal, dans les buts suivants: Faire des transactions immobilières «n général.soit comme principaux ou comme agents, et acquérir par achat, échange ou au-trement des terres et lots de terre, les diviser, subdiviser, et acquérir par achat, échange ou autrement et louer, construire, bâtir, améliorer, et réparer des maisons, magasins, moulins et autres bâtisses çt généralement toutes sortes de propriétés mobilières et immobilières, droit et privilèges, et les payer en argent, parts, debentures ou autrement, et les rendre, louer, ou en disposer de quelques façons que ce soit; Vendre et échanger les dites propriétés en tout ou en partie, ainsi que les améliorations et bâtisses qui auront pu y être faites, et ac-copter en paiement de l’argent comptant, des actions d’autres compagnies, des debentures, billets et autres valeurs, et payer toutes commissions nécessaires pour la vente de la dite propriété en tout ou en partie; Faire tous les actes et exercer tous 1er pouvoirs accordés par la lo.des compagnie! en autant qu'il sent jugé nécessaires ou ut*1 les aux dites fins, et spécialement; # Acquérir et posséder, vendre, transporter, disposer ou souscrire des actions du capital social, des débentures ou autres valeurs émi* ses par d’autres corporations, sociétés ou personnes et exercer tous droits et privite i de propriété s’y rattachant, y compris droit- de voter en vertu de telles actions, et les payer en argent, action* ou bons de la présente compagnie ou autrement; Acheter la clientèle, les droits, propriété?et actif de toutes sortes, assumer les respon* habilités et continuer les affaires de toute* personnes, société ou corporation faisant un commerce semblable à celui de cette* compagnie, et payer pour tel achat en argent, actions ou débentures de cette compagnie ou autrement ; Vendre ou autrement disposer des droits, affaires, entreprises et propriétés de cette compagnie, en tout ou en partie de quelque façon que ce soit, et recevoir en paiement de l’argent ou des parts, des débentures ou autres valeurs émises par d’autres corporations avec tous droits et privilèges siy ratta chant, y compris le droit de vote: Rémunérer en parts acquittées de cette compagnie, debentures ou autrement, toute personne ou compagnies pour services rendus ou è être rendus dans le placement des actions du capital social de cette ennrnagnio des notaires soussignés.No ¦°11 P°ur tous autres services rendus relative- jmenf à la formation de cette compagnie ou la 'conduite de sfb opérations, sous le nom do “Parc Laflèche, Limitée”, avec un capital de quatre vingt, mille piastres ($80.000.00).Tivisé en huit cents (800) actions de cent piastres ($100.00) chacune.La principale place d’affaires de la corporation, sera à.Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce vingt-huitième jour de juin 1013.C.J.SIMARD.2775 Sous-secrétaire de la province.RODOLPHE BEDARD.Procureur des requérants.TROIS EXCELLENTES ATTRACTIONS RAY ELEANOR BALL, SIGNOR MANETTA, GERTRUDE TOWNSEND.— A L’ — LES MEILLEURES VUES — ET L’ — ORCHESTRE UNIQUE DE HOP-JONES VENTE AUTORISÉE EN JUSTICE Colley, un hôtelier de Fort Stanley, qui assistait à la partie entre St Thomas et Ottawa.Shaughnessy, qui avocat, a plaidé sa propre cause.I.auzon, ()l(i l'li\-l'hcr, (PU run \Y< .Un M.Dur, Le Bonaparte Britton a un adversaire Le club de baseball continué sa marche écrasant le “Bonaparte” victorieuse 1 Canadien Indépendant” Foster et Thomas;, Baumgardner et dimanche dernier.Agnew.| Da supériorité du Bonaparte sur son antagoniste était par trop évidente pour rendre la joute b’en Intéressante MM.Bernier, A, .nbelle et Luflamme enregistrèrent ch tm quatre poiitts sur cinq apparitions au bâton.A.La belle, Laflamme et Bé-rard bouclèrent les buts chacun leur tour.Paradis, le lanceur du club vic- DGrvirc particulh rj NexvA ork, 11.— A une assemblée spéciale 'du comité de la eoupe internationale du \v-York Canot, Club, hier soir, il fut décidé que l.eo Friedi Avis est présentement donné que mardi, le vingt-neuf juillet courant (IdFi), à dix heures de l’avant-midi, am bureau 310 d.la rue Vi.Ration, à Montréal, .-‘ront vendus par encan, au plus haut et dernier enchérisseur, les deux immeubles ci-après décrits, savoir : lo.Cn emplacement, situé à Montréal.xvxr la rue Ontario-Est, composé : A.—D'un lot de terre connu et désigné sous le numéro deux cent dix-neuf de la subdivision du lot numéro cent soixante-six (166-219) aux plan et In re de renvoi officiels du village d llochelaga ; B.—Et de la partie nord-est du lot de terre connu et désigné sous le numéro deux cent dix-huit de la dite subdivision du lot nimnéro cent soixante-six (166 pt.n.-e.2,18) aux dits plan et livre de renvoi officiels du village d’Hochelaga, mesurant huit pieds et six pouces de largeur par quatre-vingts pieds da profondeur, mesure anglaise et plus ou moins ; bornée en front par la dite rue Ontario-Est, en arrière par une ruelle ; dm côté sud-ouest par le résidu du dit lot No 166-218 et du côté nord-est par le susdit lot No 166-219.Le tout avec les maisons dessus érigées et portant lesfNos civiques 1455 à 1459 de la dite rue Ontario-Est et les servitudes actives et passives s'y rattachant.2o.Deux lots de terre, situés dans la ville de Maisonneuve, sur la rue Ontario, connus et désignés sous les nume r s trois cent cinquante-neuf et.ent soixante de la subdi AVIS est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a étt accordé par le lieutenant-gouverneur de 1?province de Québec, des lettres patentes en date du septième jour de.Juin 1913, constituant en corporation MM.Napoléon Turcot, maître^ plombier.OvPa Ilogue, commerçant, Evangéliste I.aîonde, maître forgeron, bonis Aquila Carrière, manufacturier, et Oharle» Wilbrod Uocheleau, courtier en assurance, tous de la cité de Monlriéal, dans les buta suivants :— Communiquer, contracter, transiger, taira toutes conventions qu'ils jugeront h propos, avec toutes compagnies, corporations, associations, sociétés, autorisés à faire des opérations d'assurance sur la vin et contre les accidents, contre le feu, la foudre, le vent, contre les maladies, les bris de glaces, des chaudières à vapeur, tes animaux, les automobiles, de.garanties ou de cautionnement, et eu général avec toutes corporations, associations, sociétés assumant toutes sortes do risques autres que les risques maritimes.Solliciter, obtenir, accepter, signer, trnns porter, résilier, annuler, payer, acquitte! pour le compte et bénéfice de telle co-mpa-gaie, corporation, association, société et soit sujet britannique.Décidé que la i numéro dix-huit même requête soit adressée au bureau!^'*” plan et livre de renvoi officiels dut des commissaires, à l’hôtel de ville.| village d’Ilocholaga, mesurant ensem-l ne résolution de condoléance fut t-n-j*3''' quarante huit pieds de largeur par suite votée ft I adresse de M, \ 1 fret! T.e-, cen‘ dix pieds de profondeur, mesure clore, trésorier, qui a eu la douleur do!nn^tt’so pl,w ou moins, avec les travaux et les matériaux qui s’y trou- Cleveland .11000002x—4 9 l Philadelphie .000000001—1 5 1 Falkenberg et Carisch: I-'lank Houck et Lapp.POSITION DES Cl UBS G.r.JVC.Philadelphie .55 20 733 Cleveland 49 30 620 Washington 43 36 544 Chicago .43 37 538 Boston .38 36 514 Détroit 32 50 390 Ht-Louis 31 52 373 New-York .22 52 297 nn + ,'.,1 ‘ ' ., , , nue ou, établie par les usages en matièrt r / < .)n
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