Le devoir, 3 octobre 1985, jeudi 3 octobre 1985
La petite botte où l'on mange bien •g ^ B AJ es Vol.LXXVI — No 229 Généralement ensoleillé.Max.; 15 (détail page 17) Montréal, jeudi 3 octobre 1985 extérieur de Montreal métropolitain 60 cents OCKITC Côte-Nord Gâspesie Toronto, Nouveau-BrunswicK 60 cents 40 I w Gorbatchev et Mitterrand souhaitent tous deux la non-militarisation de l’espace P Mikhail ont eu heures Photo AP Gorbatchev et François Mitterrand une rencontre de plus de deux hier.PARIS (AFP) — Le numéro un soviétique, M.Mikhail Gorbatchev, et le président français, M.François Mitterand, sont tombés d’accord, hier, au cours de leur premier tête-à-tête à Paris pour souhaiter la non-militarisation de l’espace et de part et d’autre • la détente a été invoquée.M.Mikhail n’a par ailleurs pas manqué de critiquer les États-Unis, mais M.Mitterand ne l’a pas suivi dans cette voie.Le numéro un soviétique a estimé que « le dialogue politique entre l’Est et l’Ouest est indispensable à l’heure actuelle plus que jamais ».Il faut arriver, a-t-il souligné, à « un mi- nimum de confiance » et nous espérons que c’est dans cet esprit que se déroulera également la rencontre avec le président Rea-g^an (M.Ronald Reagan, président des Etats-Unis) », les 19 et 20 novembre Genève.Pour sa part, le chef de l’État français a exprimé l’opinion que « la sagesse est que les traités sur les missiles antibalistiques soient respectés et qu’à Genève les deux principales puissances trouvent les voies d’un compromis pour tous ».Les droits de l’homme, autre grand sujet à l’ordre du jour de ce premier déplacement en Occident de M.Gorbatchev depuis son accession au pouvoir, n’ont fait l’objet d’aucun affrontement verbal public.L’entretien a duré près de deux heures trente et a été qualifiée de « cordiale » par l’Élysée.Cette conversation, qui s’est achevée peu avant 20H00 locales était marquée, selon le porte-parole français, M.Michel Vauzelle, par « une volonté de mieux comprendre l’autre, de s’expliquer et de le faire avec franchise et sans ambiguité».L’entretien a été l’occasion « d’un tour d'horizon de la situation mondiale, en particulier les relations Est-Ouest, l’équilibre des forces dans le monde et en Europe ».a ajouté le porte-parole.Il a précisé que MM.Gorbatchev et Mitterrand, qui n’étâient assistés que de deux interprètes et deux preneurs de notes, s’étaient demandés de quelle manière pourrait « être engagée une procédure pour réduire les niveaux d’armement et les foyers de tension dans le inonde ».Comme on lui demandait si le projet américain IDS (Initiativede défense stratégique) avait été discuté, M.Vauzelle a répondu que ce dossier « faisait naturellement partie de la stratégie globale».Plus direct, le numéro un soviétique a dénoncé le concept américain liit de la guerre Voir page 10: Gorbatchev l£ DEVOIR ECONOMiaUE ENQUÊTE SUR LA BANQUE COMMERCIALE L’affaire de la faillite de la Banque Commerciale du Canada a connu un nouveau rebondissement hier.La Commission des valeurs mobilières du Québec a en effet annoncé qu’elle avait ouvert une enquête afin de vérifier l’authenticité des renseignements que contenait le prospectus publié au Québec lors d’une émission d’actions privilégiées d’une valeur de $ 30 millions.L’enquête a été autorisée par décret vendredi dernier.La Banque aurait omis de préciser qu’un montant de $ 10 millions transférés de la filiale américaine n’avait en fait aucune valeur.Page 11 CORVÉE-HABITATION PREND FIN Le programme québécois Corvée-Habitation passera à l’histoire à cause des résultats exceptionnels qu’il aura permis d’atteindre.C’est ce qu’a soutenu hier M.Claude Legault, qui a présidé le conseil d’administration de ce programme particulier, en remettant le troisième et dernier rapport annuel au ministre de l’Habitation et de la Protection du consommateur, M.Jacques Rochefort.Au cours de ses trois années d’existence, Corvée-Habitation aura permis d’injecter quelque $ 2.9 milliards dans l’économie du Québec et de créer 57,000 emplois.Page 11 Le remaniement ministériel pourrait attendre quelques jours Johnson deviendra premier ministre ce matin GILLES LESAGE QUEBEC — M.Pierre Marc Johnson prête serment ce matin, à titre de 24 ème premier ministre du Québec, après quoi il présidera la prêt mière séance de son conseil des mi-\ nistres.Peu avant 11 h, M.René Lévesque remettra sa démission au lieutenant-gouverneur, M.Gilles Lamontagne, qui invitera le nouveau président du Parti québécois et chef de la majo- rité ministérielle à prendre la direction du gouvernement.Après avoir prêté serment en présence de plusieurs invités, dont son prédécesseur, M.Johnson prononcera une courte allocution.On ne savait pas encore hier soir si les anciens ministres du gouvernement Lévesque seront automatiquement reconduits dans leurs fonctions, du moins pour le moment, ou s’il y aura dès aujourd’hui un remaniement et l’addition de quelques nouveaux visages, de l’intérieur ou même de l’extérieur de la députation péquiste.Le fait qu’une émission spéciale d’une demi-heure seulement ait été prévue pour la télédiffusion en direct de la cérémonie, par Radio-Québec, semble indiquer que M.Johnson se donne un sursis de quelques jours avant d’imprimer sa marque au cabinet.Au début de la matinée, le nouveau chef du gouvernement rencontrera par ailleurs le caucus ministériel.Au milieu de l’après-midi, il donnera sa première conférence de presse, mais on n’attend pas de gestes spectacu- René Lévesque fêté par 1500 ainis 'm Photo Jacquot Grenier Pour quelques heures encore Premier ministre du Québec, M.René Lévesque a été la bienveillante cible de quelque 1500 de ses amis hier soir au Palais des congrès de Montréal, dont le maire Jean Drapeau.Ces derniers avaient imaginé pour saluer son départ de la vie politique d'organiser une soirée « René Lévesque sur le gril ».Voir nos Informations en page 10.laires, plutôt des indications générales et des orientations.Ainsi, il confirmera qu’il n’est pas assuré que les élections générales aient lieu au cours de l’automne ; au contraire, l’hypothèse d'un scrutin à la fin de l’hiver reste ouverte.De même, il ne pourra dire dès aujourd'hui si la session de l’Assemblée nationale reprendra le 15 octobre, ainsi qu’il est prévu par le règlement, ou s’il se prévaudra de .sa prérogative, visant soit à la retarder, soit à la proroger et à en convoquer une nouvelle dans les semaines prochaines.Même si la majorité des ministres et députés incline pour des élections avant la fin de l’année, c’est la prérogative personnelle du chef du gouvernement de les déclencher quand bon lui semble.Le ministre des Communications, M.Jean-F'rançois Bertrand, a rappelé hier qu’un vote indicatif pris parmi les députés, à l’automne 1980, démontrait que la moitié voulait un scrutin immédiat, l’autre moitié optant pour le printemps suivant.M.Lévesque choisit cette option, avec l’heureux résultat que l’on sait pour le PQ.Au cours des trois derniers jours, M.J ohnson et ses collaborateurs se sont affairés à l’étude et à la transmission des dossiers du conseil exécutif, avec le premier ministre sortant, M.Lévesque, et ses proches collaborateurs.Ils ont aussi pris connaissance du rapport du comité de transition.Les uns et les autres ont passé en revue l’état de l’économie et des finances publiques, le délicat dossier de la péréquation, et plusieurs autres, dont celui de l’emploi des jeunes, du salaire minimum et des prochaines négociations dans le secteur public.Il fut aussi question du libre-échange, de la prochaine conférence des premiers ministres à Halifax, en novembre, du projet de sommet francophone et du Projet d’accord constitutionnel soumis par M.Lévesque à Ottawa en mai dernier.A ce dernier égard, M.Johnson a dit hier qu’il est évident oue si le Québec en vient à un accord avec le gouvernement fédéral, il ne fera pas l’indépendance le lendemain matin.Il tentait ainsi d’atténuer une manchette du journal « Le Soleil », selon laquelle M.Johnson est prêt à renon- Ses ambassades faisant Tobjet d’appels à la bombe Ottawa adopte un plan d’urgence pour protéger ses diplomates Un certain nombre d’ambassades, dont celle du Canada, ont fait l’objet, avant-hier à Washington, d’alertes à la bombe qui ont mobilisé les services secrets américains et la police locale.Les services secrets, responsables de la sécurité des missions étrangères à Washington, ont effectué des recherches, sans résultat, dans plusieurs chancelleries ayant reçu des menaces anonymes.MICHEL ARSENEAULT Le ministère des Affaires extérieures s’est doté, il y a à peine six mois, d’un nouveau plan visant à assurer la sécurité des diplomates canadiens en cas d’urgence, selon des documents obtenus par LE DEVOIR en vertu de la Loi d’accès à l’information.Une f< attention prioritaire » doit être accordée à la question de la sécurité des Canadiens en poste à l’étranger « compte tenu de la menace grandissante que fait peser le terrorisme international », affirme une circulaire administrative du 18 mars dernier portant la signature de M.Marcel Massé, alors sous-secré-taire d’État aux Affaires extérieures.« Par le passé, la planification d’urgence, tant dans les missions à l’étranger qu’à l’administration centrale (à Ottawa), était axée sur les urgences touchant l’ensemble de la communauté canadienne et il n’existait aucun plan pour régler les crises touchant les employés canadiens », affirme le document de 37 pages qui porte la mention « confidentiel ».Pour combler cette « lacune », la circulaire administrative explique la nouvelle marche à suivre en vue de répondre à des incidents violents — « actes terroristes, criminels ou catastrophes naturelles», précise-t-on.En fait, le document constitue le texte du nouveau chapitre qui sera consacré à la sécurité du personnel diplomatique dans le Manuel des instructions de sécurité du ministère des Affaires extérieures — manuel qu’on remet à tous les diplomates en poste à l’étranger.Aux termes de la circulaire administrative, toutes les missions canadiennes à l’étranger (ambassades, haut commissariats, consulats, etc.) devraient déjà avoir élaboré un plan local d’urgence.De plus, chaque mission devrait en principe avoir transmis des copies de ce « plan d’urgence relatif à la sécurité personnelle » au ministère des Affaires extérieures à Ottawa, ainsi qu’à l’ambassade américaine ou britannique la plus proche.« Une autre copie du plan doit être envoyée sous pli scellé à la mission américaine ou britannique de votre principal pays d’accréditation, précise le document, où il pourra être consulté en cas d’oc-cupation de la mission (du Canada).» Le document intitulé Plan d’urgence relative à la sécurité person- nelle laisse entendre qu’il s’établirait une collaboration étroite entre le Canada, d’une part, et les États-Unis et la Grande-Bretagne, d’autre part, dans une situation de crise.Ottawa compte sur les missions américaine et britannique dans l’éventualité où le chef de mission (l’ambassadeur, le haut-commissaire, le consul ou le chargé d’affaires ad interim) et son adjoint font l’objet d’une prise d’otages — « l’acte terroriste le plus grave susceptible d’être perpétré à l’endroit de citoyens ou d’intérêts canadiens à l’étranger ».« Si tous les hauts fonctionnaires du gouvernement canadien sont retenus en otage et qu’aucun autre représentant ne peut se charger des opérations, on peut faire appel aux ambassades britannique et(ou) américaine», affirme le document.Dans un annexe portant sur le « profil d’un plan d’urgence relatif à la sécurité personnelle », le document explique que les missions ca- cer à l’indépendance.Il nie qu’il ait dit une telle chose, reconnaissant toutefois avoir répondu à une question « ambiguë» du Maclean’s du 30 septembre.Selon lui, le titre ne correspond pas d’ailleurs au texte du journal.La question était la suivante: « Si M Pierre Marc Johnson vous en arrivez à une entente constitutionnelle avec Ottawa, pouvez-vous mettre l’indépendance de côté?» Et la réponse de M, Johnson: « Certainement.Mais nous ne signerons pas n’importe quoi.Nous voulons quelque chose qui soit la reconnaissance de certaines réalités fondamentales et de certaines aspirations du Québec, à savoir qu’il y a un endroit distinct en mérique du Nord qui s’appelle le Québec.Il y a, en ce Voir page lOrJohnson Victime du sida Hudson s’éteint LOS ANGELES (d’après AFP) — L’acteur Rock Hudson, qui était atteint du sida (syndrome immuno-déficitaire acquis), est .mort hier à son domicile de Beverly Hills, dans la banlieue de Los Angele.s, a annoncé son agent Dale Oison.Le comédien américain avait 59 ans.M.Oison a précisé que l’acteur s’était éteint dans son lit à 9 h du matin.nadieimes peuvent avoir recours aux services des ambassades américaine ou britannique pour communiquer avec Ottawa dans l’éventualité d’une « attaque terroriste ou urgence connexe ».C’est ainsi que les missions canadiennes sont invitées, après avoir prévenu le gouvernement hôte, à « faire appel à l’aide de la mission britannique, américaine ou d’une autre mission amie, conformément aux arrangements déjà pris, si les réseaux de communication vers Ottawa (.) ne fonctionnent pas».Le document recommande toute une gamme de mesures à prendre dans l’éventualité d’une « attaque terroriste », dont la désignation d’un agent chargé de consigner dans un journal les détails du déroulement de la crise et l’élaboration d’un plan permettant l’évacuation du personnel.On recommande notamment aux missions de désigner un responsable des contacts avec les journalistes.Voir page 10: Ambaaaadet Né en 1925 à Winnetka (Illi-, nois).Rock Hudson, qui avait dé-’ buté sa carrière à 23 ans, avait incarné pendant plus de 30 ans l’i-.mage du héros romantique dans Voir page 10: Hudson U uî Métropolitain v300"0oy0 REPAS DU MOIS 2 POUR 1 lundi au vendredi SOUPE AUX PALOURDES OU SALADE CÉSAR SOLES EARCIES AUX CREVETTES (POUR DEUX PERSONNES) 15,95$ ASSIETTE COMBINÉE (DEMI HOMARD ET HUITRES ROCKEFELLER) 19,95$ CAEÉOUTHE • SALLE PRIVÉE DISPONIBLE POUR GROUPE DE 15 À ^ 100 PERSONNES La valeur des terrains gagne près de 11 % L’évaluation s’accroît de 4.76 % à Laval ALAIN DUHAMEL La valeur du rôle d’évaluation de la ville de Laval pour l’année 1986 s’est accrue de 4.76 % grâce en bonne part à une augmentation de la valeur marchande des terrains imposables de près de 11%.Le rapport de l’évaluateur municipal, M.Yves Lachapelle, transmis récemment à l’administration laval-loise, indique que la richesse foncière de l’île Jésus dépasse les $6,5 milliards.Les valeurs non imposables, constituées essentiellement d’immeubles publics pour lesquels l’administration municipale touche des compensations fiscales, atteignent $807 millions, ce qui laisse une assiette imposable de $5.7 milliards, en hausse de $279.3 millions, ou 5.15 %, sur le rôle en vigueur en 1985.Par rapport au rôle déposé en septembre 1984, en prévision de l’année 1985, le rôle dont se servira l’administration municipale pour la préparation de son budget de l’an prochain augmente de 7 %, passant d’un peu plus de $6 milliards à $6.5 milliards.L'écart entre les deux taux de croissance s’explique par l’enrichissement et les corrections survenus en cours d'année.Le rôle de 1985, publié en septembre 1984, s’est enrichi d’une valeur de $157.3 milhons.« Ces valeurs, lit-on dans le rapport de l’évaluateur, reflètent l’inscription au rôle des nouvelles inimobilisations, des améliorations apportées aux immeubles, des démolitions et incendies.» Le rôle de l’année 1986 indique surtout un retour à une croissance plus normale des valeurs.Dans le rôle 1985, la valeur du rôle ne s’était accrue que de 1 % alors que, en 1984, à la suite d’une refonte majeure du rôle, les valeurs avaient grimpé en moyenne de 23 %.D’ici à la fin de l’année, on s’attend, à l’administration rnunitipale, à ce que le rôle d’évaluation en vigueur en 1986 s’accroissent d’une somme supplémentaire d'environ $120 millions.Là se trouve l’essentiel de la marge de manoeuvre dont disposera l'administration municipale pour couvrir le coût des nouvelles dé- penses, le cas échéant.La croissance du rôle d'évaluation, voisine de l’augmentation de l'indice desprix à la consommation dans la région métropolitaine (5,1 %) devrait suffire à couvrir l'augmentation normale des dépenses municipales si elles ne s’accroissent pas plus rapidement que les prix à la consommation.L’administration municipale pourrait donc maintenir l’imposition foncière à son taux actuel, $2.20 le $100 d’évaluation imposable, pour une troisième année d'affilée.La valeur des terrains, qui compte pour près du quart de la valeur du rôle, s’est accrue beaucoup plus rapidement que la valeur des bâtiments.Ainsi, dans la catégorie des propriétés résidentielles, les terrains s’apprécient de 9.63 % alors que les immeubles prennent 3.01 %.La hausse de la valeur des terrains dépasse même 10 % dans les duplex, triplex et quadruplex.L’industrie manufacturière se démarque nettement de la tendance générale puisque la valeur de ses terrains n’augmente que de 3.58 % celle de ses bâtiments régi'esse de près de 1 % de telle sorte que la valeur imposable des biens-fonds industriels s'accroît d’à peine ^ Dans la catégorie des propriétés commerciales, la valeur imposable des terrains augmente de 8.52 et celle des bâtiments de 7.96 Le rôle d'évaluation 1986 comprend 103,388 inscriptions, 1,655 de plus que le rôle de 1985.Dans un souci d’équité du rôle d’évaluation, l’évaluateur municipal a procédé à une écmilibration des valeurs de manière a réduire les écarts entre les unités d'évaluation.Il a ainsi revu 78 % des inscriptions.La proportion médiane du rôle, établie à 98 ‘V).indique l’écart entrer la valeur foncière réelle, sur le marché immobilier, et les valeurs portées au rôle d'évaluation municipale.Le rôle des valeurs locatives, $104.7 millions, en hausse de $10.2 millions, s'en écarte beaucoup plus puisque sa proportion médiane s'établit à 77 ‘*p, Kn 1985, le rôle des valeurs locatives, fixé $94.4 millions, avait une proportion médiane de 82%.Les boutiquiers de la station Berri-de Montigny pourraient retarder le projet de la maison de l’OSM ANGÈLE DAGENAIS La Maison de l’Orchestre symphonique de Montréal n’est pas prête d’être inaugurée en 1987 si on en croit les marchands de la vingtaine de boutiques de la station de métro Berri deMontigny qui feront obstruction en Cour supérieure s’il le faut à leur déplacement au profit d’autres boutiquiers devant occuper le centre commercial qui sera construit sous la salle de concert par la firme So-fati.Comme l’explique leur porte-parole, M.Jean-Paul Guilbeault, propriétaire depuis 20 ans d’une librairie, d’une bijouterie et d’une boutique de cadeaux à Berri deMontigny, Sofati ne veut pas des boutiques qui sont là actuellement parce qu’elles ne sont pas suffisamment prestigieuses à son goût sauf peut-ete une ou deux, sans compter la douzaine qui devront être démolies pour donner accès à deux nouvelles sorties de mé- tro (aux intersectionos Berri/de Maisonneuve et Saint-llubert/Sainte-Catherine).La Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (ST-CUM) a confirmé hier qu’une douzaine de baux des boutiquiers du métro expirant d’ici 1989 ne seront pas renouvelés mais qu’aucun locataire ne sera évincé avant la fin de son bail.M.Jean-Claude Marrier de la STCUM a expliqué que chacun des locataires avait été mis personnellement au courant des transformations que devrait subir la station de métro à la suite de la construction de la salle de concert de l’OSM, de la.nouvelle galerie de boutiques et du stationnement souterrain projetés par le développeur Sofati.Le ministère des Transports du Québec défraie les coûts de certains nouveaux aménagements structurels à la station de métro Berri deMontigny résulterant des travaux.La sortie actuelle au coin de Sainte- Catherine et Berri sera éventuellement abandonnée de même que tout le couleur sud de boutiques qui y mène au profit du nouvel accès à la galerie de boutiques de Sofati et au métro à l’intersection de Saint -II u-bert et Sainte-Catherine.Tels que projetés à l’heure actuelle, les plans de Sofati se présentent ainsi, explique M, Guilbeault: la Maison de l’OSM occupera la surface du quadrilatère donnant sur Saint-Hubert entre de Maisonneuve et Sainte-Catherine; l’école de musique de l’UQAM sera située à l’angle de Berri et de Maisonneuve et profitera de la nouvelle sortie de métro logée à cet endroit; un très petit espace vert occupera enfin l’intersection Berri/Sainte-Catherine.Selon la S.TCUM, Sofati aurait assuré les commerçants actuels qu’ils ne feraient pas isolés mais intégrés à la nouCAN 8 M Le Devoir, jeudi 3 octobre 1985 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 üirecteur Jean-Louis Roy Rédacteur en chef Paul-André Comeau Rédacteurs en chef ad/omts Jean Francoeur, Christian Bellavance Directeur de l'information Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints Pierre Beaulieu, Serge Gosselin Directeur des services administratifs Michel Paradis UNE AUTOPSIE DÉLICATE Le gouvernement fédérai s’est finalement résolu à ordonner une enquête sur la faillite de deux institutions bancaires de l’Ouest : la Banque commerciale du Canada et la Norbanque.Cette décision n’est pas sans saveur politique.Elle survient après que l’opposition eut accepté la proposition gouvernementale visant, sous certaines conditions, à confier l’examen des faillites à un comité parlementaire de la Chambre des communes.Encore sous le choc des démissions ministérielles des dernières semaines, le gouvernement ne voulait pas fournir d’autres munitions à une opposition déjà bien armée.En optant pour une enquête, il tente de sortir le débat des Communes et de se donner un certain répi.L'opposition officielle a souligné avec raison que le gouvernement a été directement impliqué dans des décisions importantes précédant les deux faillites et qu’il appartient en conséquence au Parlement d’en juger et non à un enquêteur.Mais il ne s’agit là que d’un aspect de la question.Le chef libéral, M.Turner, n’a-t-il pas aussi crié bien haut que des enquêtes personnelles menées auprès de banquiers et d’hommes d’affaires lui auraient confirmé que la Banque commerciale « n'était pas bien gérée ».La gestion des banques serait donc aussi en cause.Le rapport du curateur de la Norbanque — la firme Touche Ross de Toronto — remis au gouvernement il y a quelques jours, semble confirmer cette hypothèse.N’ayant pu avoir accès à toutes les informations pertinentes — son mandat était soumis à la Loi des banques qui est plutôt restrictive —, il s’est avoué incapable d’élucider les circonstances qui ont conduit à la banqueroute que l’on sait.Il recommande donc au gouvernement d’ouvrir une enquête et de munir ses responsables des pouvoirs requis pour l’obtention de tous les renseignements jugés nécessaires.On ne peut mettre en doute la compétence et la perspicacité de l’opposition, mais il semble évident qu’un comité parlementaire est plutôt mal outillé pour enquêter sur la gestion et le fonctionnement des deux institutions bancaires en cause.L’autopsie est particulièrement délicate.La mise à nue des deux grandes banques de l'Ouest pourrait avoir des répercussions économiques et politiques importantes dans cette partie du pays.Pour plusieurs déjà, leur fermeture dramatique marque ni plus ni moins la fin du rêve albertam de doter cette province d’institutions bancaires régionales distinctes et fortes.Ce dénouement est tragique, compte tenu des espoirs qu'il emporte.Les responsabilités des banques et du gouvernement — y compris celles de la Banque du Canada — doivent être clarifiées mais dans un cadre non politique.En confiant l’enquête au juge Williard Estey, le gouvernement a donc pris une décision heureuse.Disposant d’un mandat particulièrement étendu, le juge pourra évaluer tous les facteurs qui ont conduit aux faillites des ban- ques.Il a aussi le pouvoir d’examiner les mesures prises par le gouvernement et ses organismes spécialisés, comme la Banque du Canada.Il peut enfin, s’il le désire, faire des recommandations générales sur l’administration et la réglementation de l’industrie bancaire au pays.Que faut-il attendre de cette enquête ?Des précisions, évidemment, sur le mode de gestion des deux institutions en cause et sur les irrégularités qui ont pu être commises.Des éclaircissements aussi sur les personnes ou les institutions qui ont pu tirer profit des faillites.Mais pour le contribuable, la dimension politique reste singulièrement lourde.Le gouvernement a investi pas moins de $ 3.1 milliards dans les deux banques dans l’espoir de leur épargner la banqueroute.Il pourra vraisemblablement retirer une bonne partie de cette somme.Mais il s’est, par contre, engagé à dépenser près de $ 1 milliard pour rembourser les épargnants non assurés.Quel jugement l’enquêteur portera-t-il sur cette politique ?Dès qu’on reconnaît l’insuffisance des mécanismes actuels de contrôle sur les activités des banques et la nécessité de limiter les dégâts en cas de faillite, le pouvoir politique est fatalement contraint de ramasser les pots cassés.D’autant plus qu’il s’agissait pour l’Ouest de deux banques majeures.Des opérations particulières de sauvetage étaient justifiées.Doit-on en tenir rigueur au gouvernement ?Il faudra beaucoup de clairvoyance et de doigté au juge Estey pour démêler ce qui relève de la conjoncture économique, du calcul politique et des simples procédures de contrôle.Ainsi, peu après la fermeture de la Banque commerciale, il y a un mois, le gouverneur de la Banque du Canada, M.Gerald Bouey, affirmait que la mise en faillite de cette institution en mars dernier — qui fut alors évitée par un plan de sauvetage de $ 225 millions — aurait semé l’inquiétude et le désarroi à l’étranger et terni la réputation de notre système financier.M.Bouey craignait les répercussions des faillites bancaires qui survenaient à cette époque aux États-Unis.M.Esley se voit donc confier une tâche difficile.Le gouvernement ne semble pas redouter ses conclusions.Le ministre d’État aux Finances, Mme Barbara McDougall, a toujours l’intention de déposer dans les prochaines semaines un projet de loi prévoyant le remboursement des épargnants non assurés.Il n’est pas question, en effet, pour le gouvernement de revenir sur cet engagement et il souhaite procéder le plus rapidement possible.À son point de vue, certaines institutions, comme les municipalités et les hôpitaux, attendent impatiemment le règlement de cette affaire.La suite posera vraisemblablement de difficiles défis au gouvernement.Que fera Mme McDougall, par exemple, si l’enquête Estey révélait des irrégularités et des délits criminels ?— ALBERT JUNEAU La tentation sacrificielle LE MINISTRE de la Santé et des Services sociaux aura besoin d'une bonne dose de courage « politique » pour ne pas céder aux pressions qui s’e.xercent sur lui dans !’« affaire » de l’hôpital psychiatrique de Rivière-des-Prairie.s.Si cette vertu devait lui faire défaut, ses collègues du conseil des ministres devront y suppléer en s’opposant carrément à la tutelle qu’on réclame à grand renfort d’affidavits qui n'ont d'accablant que les apparences.La mise en tutelle d’une institution qui.hier encore, pouvait légitimement briguer sa place parmi les établissements les mieux tenus du réseau, serait une décision absurde qu’on ne pourrait attribuer qu’à la veulerie ^liticienne.On a des raisons de penser — puisque M Chevrette l’a pratiquement admis — que le ministre a agi de façon impulsive lorsqu’il a ordonné une enquête sur la foi d'allégations qui .se sont révélées non fondées.On a au.ssi des raisons de penser qu’il le regrette Mais la crédibilité d’un ministre exige, comme le veut l’adage, que la gomme à effacer ne s’use pas plus vite que le crayon.I,a mise en tutelle s’offre comme un moyen « élégant » de se tirer d’une situation fâcheuse Ce serait une lâcheté.Avant d’arrêter sa décision, que le ministre reconsidère les circonstances qui ont entouré l’éclatement de ce « scandale » Il y trouvera des « coïncidences » étonnantes qui l’obh- geront à réexaminer l’hypothèse d’une tentative de règlement de comptes.M.Chevrette pourrait en conclure qu’il est monté à bord d’un drôle de bateau.La tutelle, dit-on, s’imposerait en raison de la nature des méthodes thérapeutiques mises en oeuvre par les équipes soignantes de Rivière-des-Prairies ?Aurait-on idée de mettre un hôpital en tutelle en alléguant l’inefficacité de ses modes de traitement du cancer ?Ou toute la faculté parce qu’elle ne réussit pas à enrayer la montée des maladies car-dio-vasculaires ?Autant l’admettre .la maladie mentale, sous ses formes multiples, garde encore ses secrets.Il suffit, pour s’en rendre compte, de parcourir les opuscules que publie le Comité de la santé mentale du Québec, un organisme consultatif auprès du ministère.Les spécialistes les plus respectables nous y servent du « psy-cho-symptomato-socio-hospitalo-ca-thartico-alternalo-réhospitalo » qui éclaire moins qu’il ne ma.sque la profondeur des abîmes que les meilleurs esprits, en toute probité, s’efforcent de sonder.Qu’en conclusion de ces travaux, on aboutisse à des recommandations aussi tautologiques que la suivante ; « que les techniques psychothérapeutiques les plus reconnues et les plus efficaces soient surtout utilisées dans le traitement des bénéficiaires », voilà qui vous fait une belle jambe ' Soyons séneux ! Qui devra juger du caractère « reconnu » et « efficace » de ces techniques ?Le premier thérapeute venu, frustré, abusif et suborneur ?Un avocat criminaliste ?Ou le tuteur le mieux disposé ?Avant de prendre sa décision, le ministre devra aussi considérer l’im-péritie chromque de son ministère en ce qui touche la santé mentale.Cette fameuse « politique» ! Depuis le temps qu’on en parle et que les hôpitaux la réclament, on n’a eu droit qu’à des brouillons prétentieux et vains.Ce n’est pas en se gargarisant de « santé écologique » à plems tubes qu’on arrivera à la formuler.Impuissance également du ministère — qui n’est pas seul en cause sur ce pouit — à assurer le financement adéquat des réformes que les étabbssements, aujourd’hui sur la sellette, ne sont pas les derniers à préconiser.Doit-on citer le cas de Louis-H.-La-fontaine dont on peut dire que la tutelle a conduit à des résultats positifs ?Ce serait ignorer que cette tutelle est venue corriger des retards, voire des injustices, dont le ministère partageait la responsabilité.L’institution n’en a pas moins été clouée au pilon.Il y a telle chose que l’immolation de victimes symboliques.M.Chevrette doit y réfléchir avant de céder à la tentation sacrificielle.Un décision s’impose, mais le mot trancher ne signifie pas seulement couper des têtes.— JEAN FRANCOEUR Mme Thatcher face à un choix difficile TROIS SEMAINES après les émeutes de Birmingham, qui avaient fait deux morts et des dégâts matériels considérables, c’e.st le faubourg londonien de Brixton, peuplé essentiellement d’Antillais, qui .s’e.st embra.sé, au .sens propre du terme, dans la nuit de .samedi à dimanche Dans un cas comme dans l’autre, c’est une bavure policière, vénielle à Birmingham, très grave à Bnxton — des policiers ont très grièvement blessé par balles une mère de famille noire — qui a mis le feu aux poudres.Le gouvernement de Mme Thatcher, et notamment le ministre de l’Intérieur, ,M Douglas Hurd, n'ont pas voulu tenir compte de l’explosion de Birmingham Ils n’ont pas prêté une attention suffisante au rapport remis au premier ministre il y a douze mois par lord Scarman, chargé d’analy.ser les causes des émeutes raciales de juillet 19H1, dont le point de départ .se situait, ju.ste-ment, à Brixton Lord Scarman s’inquiétait pourtant du sentiment croissant d’« aliénation » parmi les jeunes.Il fai.sail état d’une certaine « dégradation » des conditions de vie dans les ghettos noirs.Le chômage croissant et ses con-.séquences : hausse de la criminalité, consommation accrue de drogues « dures », isolement psychologique d’une population se sentant tout à fait étrangère au système de valeurs que prône Mme Thatcher, tout cela crée dans les faubourgs des grandes villes britanniques une .situation explosive.L’action locale de certains responsables policiers mal remis des rancoeurs consécutives à la répre.ssion de la grève des mineurs a fait le reste ¦ au « profil bas » adopté ju.squ'a-lors s’est sub.stituée une conception rigide de la loi et de l’ordre que les jeunes Antillais Iradui.sent par « harcèlement policier ».Mme Thatcher se trouve devant un choix difficile : ou bien elle poursuit une ligne dure, considérant les émeutes récentes comme une pure et simple manife.station de criminalité, au ri.sque de voir la violence essaimer à travers le pays comme il y a quatre ans; ou bien elle entre dans la voie du compromis et de l’apai- sement, ce qui ne correspond ni à son personnage ni aux désirs de la fraction dure de .son électorat.Pendant le conflit des .Malouines comme face à la grève des mineurs, Mme Thatcher a souvent prouvé sa prédilection pour les .solutions mu.sclées.Le Parti travaillnste, dont le congrès s’ouvre ce lundi à Bournemouth, subira également le contrecoup de ces événements .on po.sera à nouveau, et de manière insistante, le problème des « sections noires » du Labour, souhaitées par certains dirigeants de la communauté antillaise, dont M Neil Kinnock a toujours fermement refu.sé la création.Le bénéfice politique, si l’on peut dire, de ces événements dramatiques pourrait bien échoir à l’Alliance social-démocrate ¦ libérale de MM.David Steel et David Owen, déjà en flèche dans les .sondages et qui a pour elle de proposer à l’opinion britannique une vision moins guerrière des rapports sociaux que .ses concurrents.— Le Monde (édition du 1er octobre) LETTRES AU DEVOIR ¦ La dépolitisation Lettre adressée à M Jean-Louis Roy VOUS ÉTIEZ drôlement courageux en plein lundi matin pour nous parler de dépolitisation.« What a problem ! « Après les défections de la pratique religieuse, après la crise des valeurs, voilà un nouveau drame collectif, une autre béance anomique : les gens fuient la politique.Mais devant les hommages vinaigrés à Lévesque et ses répliques aigrelettes, devant les ralliements pudibonds des candidats, devant des salles désertes, comment ne pas se rendre à l’évidence plutôt qu’à l’aréna Maurice-Richard ?Votre analyse est généreuse, pour ne pas dire consolatrice.Vous parlez plutôt de déplace-ment.que de désintérêt.Elle est aussi juste lorsque vous pointez ces stratégies politiques, idéalistes, truffées de promesses mirobolantes, irréalisables, donc suicidaires à long terme.Voilà pour la partie accord.Attaquons-nous plutôt au désaccord.11 tient essentiellement à un oubli.Nulle part, ni dans vos lignes, m entre elles, vous n’impliquez, un tantinet soit peu, les médias comme facteur d’influence.Je ne parle pas des médias dans des termes d’influence directe, concrète, genre traitement de l’information, responsabilité des journalistes ou autre dérivé, mais des médias comme ambiance générale, comme manière spécifique d’aborder la réalité et son pendant, l’imaginaire des choses.Je parle d’un nouveau milieu de vie collective lorsque la participation sociale et l’implication des citoyens se négocient à la mesure de l’appréciation consommatoire.Lorsque les évaluations des votes, normalement réfléchis et soupesés par chacun, sont remplacés par des cotes de popularité, spontanées et événementielles, cotes d’écoute et sondages.Lorsqu’il devient possible d’adopter plusieurs attitudes stratégiques, souvent contradictoires, suivant les conjonctures de mode.Lorsque l’authenticité naïve fait hippie et que la participation franche, directe, engagée totalement est rejetée au profit d’un voyeurisme distant.Ces quatre arguments — con-.sommation, popularité, stratégie des attitudes et voyeurisme — nous renvoient tout autant aux médias qu’au jeu des politiciens.De la même manière qu’on aime ou n’aime pas telle émission de télé, le politicien se fait d’abord apprécier par .son « image », .sourires calculés et insultes jouées.De la même manière qu’on « jo-vialise • la vie à travers la publicité, on est pa.s.sé de consignes politiques lourdes et « signifiantes », genre « Maîtres chez nous », à des slogans inoffen.sifs et insignifiants du type « J’ai le goût du Québec ».De la même manière qu’on pianote sur son câblo-sélecteur, les politiciens .se sont mis à négocier .sy.stématiquement leurs allégeances, allant de l’UN au PQ, du PQ au PC selon l’offre.De la même manière que les médias « objectivent » tout, .sous forme d’impartialité, les politiciens ont de plus en plus « objectivé • leurs positions, tantôt ICI, tantôt là, au prix d’une véritable méconnaissance de leurs engagements, sous le prétexte d’un plus grand réa- lisme, d’une meilleure impartialité sociale.Sans parler d’un glissement général vers la fiction mais qui, curieusement, s’attarde davantage au réalisme qu’à la fantasmagorie.Quelle image les gens retien-nent-ils actuellement de Duplessis : celle de ce politicien natif de Yamachiche ou celle de Jean Là-pointe ?Reagan, shérif ?Sans parler du développement d’une indépendance d’esprit des citoyens qui préfèrent voir plutôt que s’entendre dire.Sans parler d’une dépolarisa-tion de l’attention du chez-soi vers l’extérieur.Entre une convention péquiste et une convention républicaine aux États-Unis, entre nous, où est le meilleur spectacle ?Et les conséquences de Tune ne valent-elles pas celles de l’autre ?Etc.Etc.La politique s’est inféodée aux médias et ceux-ci sont en train de l’absorber entièrement, selon leurs normes.N’est-ce pas normal alors que la crédibilité de Tune s’efface au profit de l’autre ?Et que la participation prenne Tallure d’un retranchement de plus en plus secret, à Tabri mais devant la télévision ?On a tellement voulu savoir d’avance ce que les gens pensaient, on a tellement voulu prédire leurs attitudes « à la petite semaine », sur la base d’une instrumentation marketing, que les gens se cachent et que les politiciens ne trouvent plus rien à dire en dehors de formules éculées du genre « Je veux construire un Québec uni et rassemblé, un Québec de franchise » (Johnson, dimanche).Abordons le fait de la dépolitisation.Soit.Mais bien au-delà d’une interprétation strictement politique.— JEAN-PIERRE DESAULNIERS profe.sseur au département des commumcation.s.Université du Québec à Montréal.Montréal, 1er octobre.¦ Du tyrannosaure au Cro-Magnon Lettre adresséi' à Marc \fnrin BIEN qu’appréciant l’humour dont vous teintez votre chronique, je ne peux m’empêcher de vous signaler les mystifications dont vous vous êtes rendu coupable dans « La langue au chat • (LE DEVOIR CULTUREL du 21 .septembre).L’homme de Cro-Magnon est un jalon européen de Tévolution humaine ayant vécu entre .50,000 et 10,000 ans avant aujourd’hui II n’a jamais vu m entendu parler de brontosaure, de tyrannosaure ni de ptérodactyle, qui vivaient à Tère secondaire, donc plus de 6.5 millions d’années avant tout ho-minidé dont la lignée ne débute qu’il y a quatre millions d’années L’usage du feu sur une ba.se régulière par des êtres humains date d’au moins 700,000 ans.Quant au langage, la majorité des espèces animales en po.ssèdent un, plus ou moins complexe; il n’y a pas eu invention par Thomme du langage, mais plutôt une utilisation de plus en plus raffinée de ce moyen de communication.D’autre part, le maïs est une plante strictement américaine dont la domestication eut lieu il y a plus de 6,000 ans en Mé.so-Aménque L’image de Thomme de Cro-Magnon et de son gourdin est à tout le moins désuète; elle fai.sait d’ailleurs preuve d’une forme de racisme à rebours lorsqu’elle fut proposée au XIXe .siècle.Elle est par ailleurs tout à fait sans fon- dement.Quant aux Muses de la Grèce antique, il vous serait sans doute utile de reprogrammer votre mémoire.Contrairement à ce que vous affirmez, en effet, elles représentent toutes les nuances de la parole.Ces quelques remarques de la part d’un « logue » mystifié ne visent qu’à vous permettre de mettre à jour vos connaissances antédiluviennes.— DANIEL CHEVRIER archéologue Montréal, 2,3 septembre.¦ ( omme quoi, grâce au langage.la connaissance humaine a fait des pas de ty rannosaure.en archéologie notamment Mais il n 'est pas sur que le .sens de l'humour en ail fait autant ' MARC MORIN ¦ Un terme de trop NOUS SOMMES, pour la plupart d’entre nous, étudiants à Tuniver-sité.Nous voulons manifester notre soutien aux victimes du sida.Par LE DEVOIR du lundi 23 septembre, nous avons appris avec grande joie que TOMS procédait à la mise sur pied de comités régionaux d’experts spécialistes du sida.Nous espérons qu’avec une telle initiative, enfin la lumière sera faite sur cette étrange maladie.Par contre, nous déplorons l’ambiguïté que comportaient les statistiques accompagnant la nouvelle.Elles placent dans la catégorie des infections dues au sida le terme « haïtien ».Nous voyons difficilement le lien.À moins que les auteurs des statistiques définissent le terme « haïtien » comme une infection due au sida ! Si tel est le cas, pourquoi alors ne pas avoir poursuivi la description en ajoutant les types d’infection « américaine », « fran-çai.se », etc.De plus, en admettant que la maladie soit contagieuse, ces statistiques laissent croire que le sida peut être contracté au contact d’un Haïtien Bref, nous regrettons que ces chiffres ne soient pas accompagnés de solides explications, — GILLES CORMIER HERVÉ JEAN MARIO BRISSON JEAN BELLEFEUILLE JEAN-YVES BLOT Montréal, ‘24 septembre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publie par ! imprimerie Populaire Limitée société a responsabi lite limitée (jont le siege social est situe au mimero 211 St-Sacrement Montreal H2Y 1X1 II est compose et imprime par Imprimerie Dumont Division (ju Groupe Québécor Inc dont les ateliers sont situes a 9130 Boivin Ville LaSalle l A gence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR Lb DEVOIR est distribue par Messageries Dynami ques division du Groupe Ouebecor Inc situee a 77b boul Lebeau a Ville Sl-Lau rent ItVRAISON A DOMICILE PAH PORTEUR Edition quotidienne Montreal metropoli Liin 3$ par semaine Extérieur de Montreal 3 25$ p.ir se maine le s.nnedi seulement 75 Pour information a Montreal 332 3891 a Quebec (418) 887 2022 Livraison par porteur Edition quotidienne Livraison par la poste Edition quotidienne au Canada 139$ p.if annee 75$ h mois 39$ 3 mois 145$ par annee 79$ 6 mois 42$ 3 mois Courrier de deuxieme classe enregistre ment numéro 0858 Dépôt legal Biblio thi'que nationale du Quebec Le Devoir, jeudi 3 octobre 1985 DES IDEES, DES EVENEMENTS LE BILAN DE LA COURSE À LA PRÉSIDENCE DU PQ « L’élection au suffrage universel ne convient qu’à des partis de base, démocratiques et transparents.» SYLVIE d’AUGEROT-AREND L auteur est professeur agrégé au collège Glendon de l'université York, à Toronto.La formule adoptée par le Parti québécois pour choisir son président le 29 septembre 1985 mérite d’être évaluée à la fois de façon générale, en tant que méthode, et de façon particuUère, dans son application à ce cas spécifique.Théoriquement, cette méthode présente un avantage évident qui est son caractère indéniablement démocratique et rationnel sur plusieurs plans.Elle offre à tous les membres du parti l’occasion d’avoir une voix égale dans l’élection de son chef.Deuxièmement, elle permet le vote secret individuel et donc d’échapper à l’effet de boule de neige des changements parfois volatiles d’allégeance — boissons et promesses faites au dernier moment aidant — qui prennent place dans une élection tenue au milieu de l’atmosphère de foire de certains congrès.'l'roisièmement, s’il y a un deuxième scrutin, cette formule donne plus de temps pour faire un nouveau choix si la candidate ou le candidat préféré(e) au premier tour a été éUminé(2).Il en résulte une décision plus réfléchie avec une semaine pour y penser plutôt que quelques minutes sous l’émotion de la défaite.À son actif également est le fait qu’une élection par suffrage universel, si celte méthode a été acceptée par tout le parti, est un moyen certain de faire connaître la légitimité et l’autorité du nouveau chef par tous les membres.Il ou elle évite ainsi d’être perçu(e) comme l’enfant de l’élite et aussi de s’en sentir tributaire.Cinquièmement, puisque l’élection du chef se fait par tous les membres, le parti en retire un avantage certain.Chaque candidat ayant intérêt à recruter et à mobiliser le plus de membres possibles, le parti voit ainsi grossir ses rangs, ses sources de financement et les activités de ses adhérents.Finalement, le plafond de $ 400,000 de dépenses imposé par les règlements de celte méthode donne au public une image pliçs « raisonnable » du parti.Il empêche aussi les extravagances des candidats qui, si elles ou ils ne sont pas élus restent endettés pendant des années, facteur qui découragerait certaines candidatures à l’avenir.Perçus dans l’optique de deux courses au leadership qui n’ont pas bien tourné pour le chef élu : celle du Parti conservateur ontarien et celle du Parti libéral fédéral, certains avantages de cette méthode ressortent tout particulièrement.Mentionnons celui, assez important, pour rélu(e) de ne pas paraître avoir été choisife) principalement par la vieille élite du parti.Ce qui entraîne l’avantage de sembler légitime aux yeux de tous et d’espérer ainsi pouvoir compter sur leur appui et sur leur loyauté.Mais, comme l’a écrit et déclaré un pilier de l’organisation ontarienne « bleue », les partis traditionnels ne sont pas prêts à adopter une telle méthode.De fait, cette formule ne convient qu’à des partis de base {« grass-roots»), démocratiques et « transparents », dont les contributions des membres sont la principale source de financement.Or, par exemple, les deux partis traditionnels en Ontario ne sont pas des partis de base dont le pouvoir repose sur un grand nombre d’adhérents.Ils ne cachent pas leur nature élitiste.Ce même organisateur déclarait précisément que les élites de ces partis méritent d’avoir une voix dominante dans le choix du chef.Ces partis ne sont pas « transparents ».Sous le prétexte d’aider à payer le voyage des délégué(e)s, ils découragent les quelques observateurs et observatrices non partisans de venir assister à leurs congrès en leur demandant des frais d’inscription exhorbitants ($ 450 pour le dernier congrès conservateur).Et pourtant, certains aspects de cette formule n’auraient probablement pas déplu à des candidats très endettés par leurs dépenses à cette récente course au leadership.De façon générale également, cette méthode présente des inconvénients qui n’avaient pas été prévus par les règlements qui la gouvernent.Ayant lieu, elle permet une entorse à la démocratie quand il existe une disparité trop grande entre les moyens (transport, communication, aide professionnelle, finances) dont disposent les candidat(e)s ministres, et ceux bien plus minimes des autres.De plus, la presse ontarienne a remarqué que les règlements ne com- portaient pas de sanctions attachées a l’infraction au plafond des dépenses et qu’apparemment on avait peu l’intention d’en appliquer, si nécessaire, en cette occasion.Il faudrait certainement ajouter des pénalités précises aux règlements si l’on veut que l’image démocratique de la méthode et du parti qui a adopté une telle méthode ne soit pas ternie.Un autre inconvénient de cette innovation est que, sans l’atmosphère enthousiaste du congrès auquel ils participent et la surveillance des organisateurs et organisatrices de chaque candidat(e), les membres du parti peuvent se laisser aller à l’apathie et ne pas se donner la peine de voter, en parlicuUer si la course n’est pas serrée.Donc, cette méthode risque d’entraîner un taux d’abstention bien plus élevé à moins d’avoir des organisations locales très actives pour s’assurer que tous et toutes aillent voter.Cette formule semble présenter, de plus, un certain défaut quant à la visibilité et à l’intérêt qu’elle suscite dans les médias à l’égard du parti qui l’emploie.La répétition de discours similaires à un grand nombre d’assemblées locales, puis au congrès lui-même, paraît très fastidieuse aux journalistes.Leur ennui est transmis par le petit écran.Mais la répétition est inévitable.Plus précisément, quel bilan faire de cette méthode dans son application spécifique à ce dernier congrès et dans la situation actuelle du Parti québécois ?Son choix marque lui-même un tournant important pour l’avenir du Parti québécois, forcé par le problème que pose la succession d’un chef charismatique.René Lévesque était le parti.Un parti de base a besoin de fidèles.Pour sa viabilité, il fallait donc trouver un autre chef charismatique ou employer une élection de type plébiscitaire pour conférer un certain charisme au nouveau chef, ou encore essayer de doter de charisme le parti lui-même, en donnant une preuve publique et symbolique de son caractère hors de l’ordinaire de la politique, c’est-à-dire démocratique, innovateur et « propre ».Il faut tenir compte de l’énorme difficulté à « succéder » à René Lévesque.Lui, dans le sens de Max We- ber, avait un charisme « pur », c'est-à-dire la capacité de susciter des disciples par son magnétisme et par son allant personnel.De plus, il jouissait aussi de ce que les analystes plus modernes appellent le pseudo-cha risme, c’est-a-dire la capacité d’em ployer les nouvelles techniques et en particulier les médias pour se rapprocher du peuple, pour lui parler de façon intime, ptour lui faire comprendre de façon simple et bienveillante sa vision — une vision présentée comme partagée et allant au coeur des valeurs de la communauté.En un mot, il passait bien le pel it écran, à la fois par naturel et parce qu’il en connaissait les techniques.La nouvelle méthode a-t-elle permis de choisir un chef approprié pour son temps et pour la situation où se trouve actuellement son parti ?Il semblerait que oui.Il ne pouvait être charismatique, arriver avec une vision personnelle de changements radicaux qui auraient contredit les idées du chef sortant si vénéré.Il ne peut que les institutionnaliser ou les perpétuer et continuer les dossiers inachevés — ceux qui sont les plus difficiles à mener à bonne fin et qui présentent la plus petite marge de manoeuvre.Il ne semble pas avoir de « fidèles », mais une bonne organisation qui, elle, est essentielle pour la bureaucratisation du pouvoir.Quelques-uns, proches de ce pouvoir, le trouvent distant et hautain.Mais pour beaucoup de membres plus éloignés, il paraîtrait jouir d’un pseudocharisme : il est naturel à la télévision, il a un bon sourire (remarqué même par la presse ontarienne), il inspire confiance.Sa prudence a,.-paraît, dans les circonstances actuelles, comme une qualité.L’ombre de son père lui accorde un certain prestige malgré que, pour ses critiques, elle fasse craindre le spectre d’un retour au style « union-nationaliste ».La méthode lui a accordé une légitimité indiscutable sur le parti, mais c’est à lui de se rallier les quelque 41 % qui n’ont pas voté pour sa candidature.La méthode a aussi donné un certain charisme au parti — en l’exposant au public comme parti innovateur, comme parti des « idées » où l’écologisme n’est pas ignoré, comme parti « propre » et comme parti démocratique.Le premier parti à avoir deux femmes candidates au leadership et dont les qua- Pholo PC Mme Pauline Marois et M.Pierre-Marc Johnson après la victoire du nouveau président du PQ, dimanche soir.lités professionnelles sont nettement ressorties.Un parti dont ses membres peuvent être fiers, capable de soulever, seul, en eux l’émotion et la loyauté.Mais c’est au nouveau chef de perpétuer celte image du parti et d'unifier l’organisation du parti autour de cette image, pour s’assurer que le Parti québécois survive au changement de chef.C’est là le grand défi de l’héritier d’un chef créateur de parti charismatique.Et ce défi requiert des qualités bien différentes de celles du premier leader.En fin de compte, c’est l’électorat québécois qui décidera si la nouvelle formule a choisi le chef qu’il juge le plus capable de le gunter vers la prospérité économique, la()uelle semble être à pré.seiit son souci principal.Les discours des candidat (e)s au dernier congrès en ont tenu compte en identifiant et eti attaquiint leur réel concurrenl politique.Il n’en reste pas moins (jue le terrain de combat oue parait avoir clioisi le Parti québécois pour les élections générales à venir, celui du naliona-lisme et de la prospérité économi que, ne sera certainement pas dénué d’écueils dans la conjoncture natio naleet inlernationalé actuelle et au milieu des débats sur le libre-échange avec les États-Unis.L'expérience des parents allophones de l’école Barthélémy-Vimont Le système scolaire freine la participation des parents JOSEPH XÉNOUPOULOS président du comité d’école L’ÉCOLE Barthélémy-Vimont est située dans Parc-Extension, ce quar-t ier multi ethnique plutôt isolé, encadré à l’est et au sud par deux voies ferrées, au nord par le boulevard Mé-tropolilain et à l’ouest par le « mur de la honte » de la « Town of Mount-Royal ».11 s’agit d’un quartier majoritairement habité par les immigrants d’une cinquantaine d’ethnies différentes.Autrefois, son école se mourait faute d’enfants; grâce à la loi 101, elle est maintenant bien en vie avec plus de 800 inscriptions.Imaginons que votre enfant fasse son primaire chez nous ; il aurait à sa disposition trois bâtiments différents, côtoierait plus de 35 ethnies, entendrait plus de 20 langues et fraterniserait avec une douzaine de religions; en quelques mots, si vous me permettez, il en verrait « de toutes les couleurs ».Il fréquenterait une école catholique française où, cu- rieusement, catholiques et francophones sont minoritaires.En effet, ces derniers ne comptent plus que pour 9 % de toute la clientèle en 1985 par rapport à 39 % en 1977.Certains prétendront que les francophones fuient cette « école des nations ».Je ne le crois pas.Cela serait plutôt dû à la dégringolade du taux de natalité de la famille québécoise moyenne qui est passé du premier au 15e rang en vingt ans, au chapitre de la procréation.Le caractère composite de notre école crée certaines situations uniques : certaines heureuses, d’autres moins.Le très grand nombre de races, groupes linguistiques, religieux et ethniques, interdit toute manifestation visible de racisme.Aussi l’enfant s’entourera-t-il d’amis venus du monde entier, avec leur propre culture, leur mode de vie, leur façon de penser et d’agir.Il vivra la situation que décrivent Robert Vachon et Kal-pana Das dans leur article commun au DEVOIR : « Une politique à réorienter », quand ils parlent de cette •I L’école aux deux « écoles » LU JEAN-PAUL COUPAL * Gérard Leclerc, La Bataille de l'école, Paris, Denoel, 1985, 336 pages.L«()l’P()SITIf)N entre « l’école ^laî((ue» et « l’école confes-•sionnelle » n’est pas un affron-lement lypiquemeni québécois.La France a vécu, au cours des dernières années, des problèmes soulevés par l’orientation donnée aux écoles par le gouvernement.Voici un livre (jui se propose de nous exposer les récentes luttes menées par les catholiques contre la loi Savary du gouvernement socialiste de Mitterrand, en vue de « concentrer » l’éducation dans les .seules mains de l’Étal, (lé- rard Leclerc est respon.sable des informations religieuses et de la rubrique éducation au Quotidien de Paris; aussi, tout au long de son récit, il ne cesse de manifester son « préjugé favorable » envers la cause catholique bien qu’il prétende, en dernier, vouloir « échapper aux pièges d’une synthèse forcément subjective».La proportion de temps suggéi ée par le sous-titre de « 15 siècles cThis-loire, trois ans de combat » n’est pas respectée dans le contenu du livre, pui.sque les « 15 siècles » ne sont vus qu’à travers un rapide survol.Pour Leclerc, celte revue historique a pour but d’« arracher à la laïcité .son vêtement de lin candide • (p.29) qui ne vLse qu’à couvrir le désir totalitaire de l’Etat tel qu’exprimé par les révolutionniares de 178k L’État moderne serait toujours porteur de ce germe totalitaire recouvert d’une morale positiviste et nationaliste.Le développement de Leclerc est parsemé de poncifs caractéristiques de l’historiographie française de droite.Contre les philosophes du XVIIIe siècle, il caricature a’abord : « Rousseau, écrivant VÊmile {son traité pédagogique) et abandonnant ses enfants de chair et d’os » (p.36) ; la déchristianisation vue comme oo-jectif premier et fondamental de la Révolution française : « D’ailleurs, cette dernière (l’Église), dès le départ, e.st la cible principale de la Révolution » (p, 36) ; le complot maçonnique contre la religion; même les témoignages larmoyants sur l’expulsion des jésuites et des congréganistes (p.49), etc.Bref, si l’auteur affirme qu’il veut éviter de sombrer dans une « vision manichéenne de l’histoire [qui] ne .sert jamais la lucidité ou simplement l’intelligence » Photo - Editeur otticiel du Québec.(p.58), le ton sera tout au long du livre véritablement hagiographique lorsqu’il parlera des groupes catholiques et plutôt distant lorsqu’il parlera du gouvernement et des as.socia-tions laïques.C’est un exposé honnête, tant que nous le considérons à l’intérieur de la grille d’interprétation de l’auteur ! Dans la narration des faits, « l’idéologue catholique » cède la place au journaliste qui nous raconte alertement les luttes opposant les partis politiques et religieux autour de l’école libre (le droit à l’école privée et catholique).Pris entre des associations prônant l’école laïque et nationale et d’autres réclamant le maintien de l’école catholique, le gouvernement socialiste et la hiérarchie catholique e.ssaient de convenir d’un arrangement su.sceptible de calmer les esprits.réorientation des « relations entre cultures, non seulement vers l’accep-lalion mutuelle de leurs systèmes de vie, mais aussi vers l’émancipation de ce système et de son emprise sur chacun de nous : le démythifier, le démanteler, le déconstruire dans ses présupposés, sans le violenter et sans le détruire.Ne pas chercher une alternative, une solution idéale (il n’y en a pas ) mais des alternatives provisoires, dans un milieu restreint».Tout cela ne va pas sans difficultés.Comme nous l’avons relaté dans un de nos projets éducatifs, celui de 1980-81, cela crée un problème quelque fois insurmontable pour l’enseignant : « Ce qui suppose de la part de l'enseignant beaucoup de tact, de doigté, de respect des différences de tous genres, que ce soit, par exemple, au niveau des valeurs et des comportements véhiculés par les milieux familiaux ou à celui du mode et du rythme d’apprentissage.Dans de telles conditions, on ne s’improvise pas “enseignant" et “éducateur” et on ne devrait pas atterrir dans ce milieu par le pur hasard des procédures d’affectation en vigueur.» Depuis 1977, nous demandions l’impos.sible ; la .stabilité du personnel.Vous devez comprendre que l’enseignant muté à notre école fait face à une situation nouvelle pour lui et qu’une période d'adaptation est toujours néces.saire.Il doit se mettre à l’écoute de ses élèves.Le maître doit devenir disciple.Geste d’humilité que pre.sque tous acceptent de poser.Qui ne l’aura pas fait sera très malheureux à son travail ou alors inconscient.L’effort de compréhension est grandement apprécié par les enfants d’un groupe composé de ressorti.ssanls de sept, huit, neuf, voire 12 pays différents.Les parents sont également sensibles a cette manifestation d’ouverture et de sensibilité au vécu des communautés ethniques.Les parents ! Chacun de nous véhicule les caractéri.sliques permanentes du groupe dont il fait partie.Une des caractéristiques particulières de chaque groupe e.st celle de la perception que ce groupe se fait de l’école.Tous, d’où que nous venions, croyons à la vocation première de l’école qui est de dispenser l’enseignement obligatoire, d’instruire et d’éduquer nos enfants.Selon les groupes, l'échelle des valeurs ne .sera pas nécessairement la même.E.st-on conscient que nous sommes rarement d'accord lorsqu’il est question de normes de discipline, de principes religieux, d'éducation sexuelle ou de niveau de participation parentale ?("e.st ainsi que nous vivons, non seulement le voisinage des races mais aussi les chocs culturels, idéologi-que.s, philosophiques, religieux que cette coexistence implique.Ue mariage des cultures est cependant tel qu’il ne devrait pas être .source de conflits mais occasion d’enrichis- sement mutuel pour qui songe à en profiter.Malheureusement, plusieurs hésitent à s’engager dans ces discussions, préférant rester à l’écart.Pourquoi ?Plus que l’hétérogénéité ethnique, .socio-cuiturelle, socio-économique, religieuse ou même linguistique du groupe de parents, n’est-ce pas le système scolaire lui-même qui est le grand responsable de la non-pari icipat ion des parents, francophones ou allcqihones, a la vie de l’école L'allophone a tout intérêt à trouver des solutions sur le terrain, dans son milieu de vie, en l’absence de directives, voire d’intérêt pour les communautés culturelles venant du ministère de l’Édu cation et des commissions scolaires francophones.Ces dernières n’étaient aucunement prêles à accueillir la clientèle nombreu.se el hétérogène créée par les lois lingui.stiques.Pour encourager et faciliter la participation des parents allophones à l’école Barthélémy-Vimont, nous avons mis de l’avant des sous-comi-tés linguistiques de parents.Il y a eu un comité grec et un comilé créole pour 1984-1985.Il est encore trop tôt pour porter un jugement sur la [ler-tinence de ces sous-comités.Pour l’année scolaire qui commence, on a prévu des sous-comités hispanophone et du Sud-Est asiatique.Pour amener les parents allophones à participer à la vie de leur école, nous avons encore organi.sé diverses activités sous la direction de Mme Deni.se Dufre.sne, l'agent du milieu : soirées d’informalion avec les services d’interprètes (taux de participation de 40 % à plus de 80 % selon les groupes), .sondages, cours de français à l’intention des adultes et une fête multi-ethniqueoü la parti cipation a été remarquable, au point qu’il fallut scinder le groupe et réjiar-tir l’activité sur deux jours.Cette fête, grâce à l’ingéniosité de Mme Dufresne, impliquait les parents comme participants à part entière (artisanat, préparalion de mets tv piques, photos, monnaies, livres, etc.du pays d’origine), de même que pour l’organisation de l’exposition et pour pré^parer la dégustation des mets typiques des divers pavs d’origine.Elle exigeait égalemeni des en-.seignanls des tâches de préparation des elèves el de coordination, car tous participaient : certains (wur les chants en plusieurs langue.s, d’autres pour les danses ethniques, d’autres enfin pour les pièces de théâtre, mi mes el présentations musicales.Voilà une initiative qui prouve que.quelle que soit l’hétérogénéité du groupe des parents, qu'ils parlent ou non français, ils veulent el peuvent utilement participer.Us le font de bon coeur dès qu’on les valorise un tant soit peu.selon leur di.siHmibilité.P.S.; Oui, il y avait des chaiils et danses du (Québec.Ce sonl les en fanLs venus de pari oui dans le monde qui les ont exécutés. 10 Le Devoir, jeudi 3 octobre 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Johnson sens, des aspirations légitimes en termes d’institutions où s’exprime la majorité francophone, que ce soit le système judiciaire, l’immigration, les affaires linguistiques ou le code civil.» M.Johnson a par ailleurs fait des commentaires sur la campagne au leadership péquiste dont il vient de sortir vainqueur.Comme d’autres, il estime qu’une campagne de trois mois est beaucoup trop longue et devrait être ramenée à 45 jours.D’autre part, s’il a son mot à dire pour l’avenir, ce qui devrait être le cas, il fera en sorte que le président ne puisse démissionner le 20 juin, comme ce fut le cas pour M.Lévesque.M.Johnson a brièvement rencontré les journalistes en fin d’avant-midi, au Lac Delage, où il s’était retiré avec ses collaborateurs.Il a ensuite pris la route pour Montréal, où il a participé, avec la plupart des ministériels, à la mise sur le gril de M.Lévesque, au Palais des congrès.Mardi soir, M.Johnson a déclaré qu'il n’y a aucune obligation constitutionnelle ou législative voulant que les anciens ministres doivent à nouveau prêter serment s’ils restent au même poste.« C’est même l’exception, dit-il, qu’on réassermente des ministres dans les mêmes fonctions.On assermenté dses ministres qui ont de nouvelles responsabilités, La règle, c’est qu’il y a continuation du serment de membre du conseil des ministres en dépit du fait que le lieutenant-gouverneur a un nouveau conseil des ministres.» Toutefois, dans les trois cas précédents au Québec, le nouveau premier ministre (M.Paul Sauvé en septembre 1959, M.Antonio Barrette en janvier 1960, et M.Jean-Jacques Bertrand en octobre 1968) a fait prêter un nouveau serment à ses ministres, même si la plupart restaient au même poste.Par contre, M.John Turner, à Ottawa, l’an dernier, et M.P'rank Miller, à Toronto, n'ont pas fait prêter serment aux anciens ministres qui n’étaient pas mutés.Selon toute vraismblance, c’est la voie que M.Johnson a choisie, s’appuyant sur le fait que ce n’est pas le gouvernement qui démissionne, mais seulement le premier ministre.D’ailleurs, la loi sur l’exécutif stipule que le conseil exécutif est composé des personnes que le lieutenant-gouverneur juge à propos de nommer, et qui restent en office durant son bon plaisir.Ce bon plaisir, évidemment, est celui du premier mi-mstre.Si ce dernier ne signale pas de changements au représentant de la reine, les ministres restent en poste.M.Henri Brun, professseur de droit à Laval et expert en ces matières, signale que tous les ministres actuels le sont par la volonté de M.Lévesque et le resteront si telle est la volonté de M.Johnson.Ils sont en quelque sorte accrochés à sa veste.Il peut les laisser tous en place s’il le veut bien, c’est son choix et sa décision qui compte.Il peut décider de continuer avec l’équipe actuelle ou repartir à zéro en reformant un nouveau cabinet et en informant le lieutenant-gouverneur.L’important, c’est qu’il exerce sa liberté et le manifeste clairement.Par exemple, il est plus facile de former un nouveau cabinet et d’en exclure un ou quelques anciens membres,, s’il le veut ainsi, que de le ou les chasser par la suite.Tous ceux qui ont eu l’occasion de côtoyer M.Johnson depuis dimanche soir se félicitent de son état d’esprit, de sa manière précise et directe d’aborder les questions, que ce soit avec l’exécutif du parti, le personnel du conseil exécutif, les ministres et députés qui sont près de lui.On explique son quasi mutisme par le fait qu’il ne veut pas parler pour rien mais, dit-on, il prépare des choses, de grands coups pour les semâmes à venir.Il ne veut pas alimenter les rumeurs et son cabinet se fait aussi discret que lui sur ses projets et intentions.Il veut changer de style et de manière de gouverner, assure-t-on, utilisant tous les éléments disparates et les 60 députés à sa disposition.Entretemps, les rumeurs les plus diverses circulent sur la colline parlementaire.Certaines veulent que M.Johnson accepte l’offre de MM.Yves Duhaime et Yves Bérubé de terminer leur mandat sur les banquettes arrière, à titre de simples députés.Si tel était le cas, M.Bernard Landry ou M.lean Garon accéderait aux Finances.Quant à Mme Pauline Marois, on opine qu’elle sera nommée vice-premier ministre, à la place de M.Marc-André Bédard, qui resterait toutefois leader parlementaire du gouvernement.Il y aurait par ailleurs un nouveau ministre de la Justice, poste qu’occupe M.Johnson lui-même.Il garderait pour lui les Affaires intergouvemementales canadiennes, pour dinger les discussions constitutionnelles, auxquelles il attache la plus haute importance.3 octobre par la PC at l'AP 1981.Ip.s nalionali.stes empn.son-nés en Irlande du Nord arrêtent le.s grèves de la faim qui ont coûté la vie à dix d'entre eux 1977 Mme Indira Gandhi e.st accusée de corruption et arrêtée 1971: mi.se en orbite lunaire de la sonde automatique soviétique l.una 19 I9«9: création par les pays mem bres du FMI des droits de tirages .spéciaux (DTS), premier .système monétaire non fondé sur l’or I9S2.explosion de la première bombe atomique britannique dans le Pacifique, au large de l'Australie.Concernant les personnalités de l’extérieur, plusieurs noms sont mentionnés, mais aucune confirmation n’était encore venue hier soir.Plusieurs députés espèrent par ailleurs être appelés au conseil des ministres, mais, comme d’habitude, il y aura, s’il en est bientôt, peu d’élus au saint des saints ministériel.Les noms des députés René Blouin (Rousseau), David Payne (Vachon), Jean-Pierre Charbonneau (Verche-res) comptent parmi les principaux aspirants.^ Hudson plus de 60 films, tels que Magnificent Obsession (1954), Giant (1956), Written in the Wind (1956), ou A Farewell to Arms (UAdieu aux armes, d’après Hemingway, en 1958).Le cas de Rock Hudson, première personnalité internationale du cinéma atteinte du sida, avait contribué à attirer l’attention du monde entier sur cette maladie lorsque l’acteur avait été hospitalisé en juillet dernier une deuxième fois à Paris, où il avait subi un premier traitement en 1984.Rock Hudson, qui avait découvert cette année-là qu’il était atteint du sida, avait été rapatrié le 30 juillet dernier par avion spécial et avait ensuite été hospitalisé pendant trois semaines au centre médical de l’Université de Los Angeles, avant de regagner sa résidence de Beverly Hills.L’annonce de sa maladie avait créé une véritable psychose dans les milieux du cinéma à Hollywood, qui se sont mobilisés pour lutter contre le sida.Un gala avait été organisé le 19 septembre dernier à Los Angeles en faveur des victimes de cette maladie, gala qui avait amassé plus d’un million de dollars.« Je ne suis pas heureux d’être malade, mais si cela peut aider les autres, je sais au moins que mon malheur a eu quelques résultats positifs », avait déclaré l’acteur dans un message lu par l’actrice Elisabeth Taylor au cours de ce gala.Rock Hudson, au moment de sa mort, travaillait à la rédaction d’un livre de mémoires.Mon histoire, dont les droits d’auteur devaient revenir à plusieurs fondations, dont l’une portant son nom, destinées à recueillir des fonds pour la lutte contre le sida.Sur la fin de sa carrière au cinéma, Rock Hudson, devenu également vedette du petit écran, avait tourné dans le feuilleton Dynasty à côté de Linda Evans.Il y jouait le rôle d’un aventurier milliardaire.Des grands films épiques des années 50 au clinquant feuilleton Dynasty, Rock Hudson aura traversé plus de 30 années de cinéma sans que se ternisse son image du parfait héros romantique.Sa haute stature (1 m 90), ses traits classiques et sa forte présence, qui devaient le servir autant dans les wesferns que dans les comédies, lui ouvrirent les portes des studios d’Hollywood dès 1948.Pourtant, les débuts n’avaient pas été si faciles pour celui qui s’appelait alors de son vrai nom Roy Scherer.Après ses études secondaires, il avait travaillé dans les courriers aériens, puis était devenu mécanicien d’aviation pendant la Deuxième Guerre mondiale.Revenu à la vie civile, il avait conduit des camions et occupé divers petits emplois, avant de venir au cinéma, grâce aux efforts d’un agent opiniâtre.Scherer fit faire des jaquettes pour ses dents et consentit sans enthousiasme à changer son nom pour Rock Hudson, que son agent trouvait plus percutant.Rien ne lui fut épargné dans son apprentissage du septième art : chant, danse, escrime, équitation et, bien sûr, comédie.Ce fut là le plus dur.11 ne lui fallut pas moins de 38 essais avant de pouvoir articuler sans faute une réplique, dans son premier film.Fighter Squadron, sorti en 1948.Mais il s’accrocha, et avec les années 50 vinrent les succès.Ce fut d’abord Magnificent Obsession ( Le Secret magnifique) en 1954, mais surtout Giant (Géant, 1956) où il fut cité pour un Oscar, au même titre que James Dean qui jouait également dans ce film de George Stevens, avec Elizabeth Taylor.Deux ans plus tard, il recevait le prix de l’acteur de l’année du magazine Look.Au total, il tourna une trentaine de films en 20 ans, parmi lesquels Written on the IV/nd (1956), A Gathering of Eagles (Le Téléphone rouge, 1963), Man’s Favorite S'porf (1964), Tobrouk {\%7), fee Station Zebra (1968) et The Hornet’s Nest (1970).Dans les années soixante, il augmenta son répertoire de mélodrames et de films d’aventures avec des comédies de moeurs, figurant souvent à côté de l’actrice Doris Day.Puis, il vint à la télévision, en tenant la vedette dans les années 70 d’un feuilleton célèbre aux États-Unis, McMHland and Wife.Récemment, ü avait joué dans plu.sieurs épisodes de Dynasty, mais la saison s’é-tait achevée sur un accident d’avion dans lequel .son personnage était impliqué, lais.sant planer l’incertitude sur sa réapparition lors de la reprise de la série.De sa vie privée on savait peu de choses.Rock Hudson l’ayant toujours farouchement protégée.En 1955, huit jours avant .son trentième anniversaire, il avait épousé Phyllis Gates, la .secrétaire de .son agent.Le couple devait se séparer un an plus tard, mais ne divorça qu’en 19.58.En dehors de la scène.Rock H ud-.son manquait de confiance en lui, .se dépréciait fréquemment et citait à l’envi le.s rares critiques négatives qui tombaient .sous .son regard.H vivait isolé dans une maison de Beverly HilLs, avec quatre chiens.Mais, pour des millions d’Améri-caias, cet aspect taciturne de sa personnalité ne faisait qu’ajouter au charme de Rock Hudson.Récemment, un historien du cinéma avait écrit de lui qu’il était le traditionnel héros romantique dans une époque où cette catégorie de personnes e.st extrêmement rare.4 Gorbatchev des étoiles qu’il a quahfié de « tentative de transférer la rivalité militaire dans l’espace extra-atmosphérique ».Si les États-Unis, « instigateurs de cette entreprise s’entêtaient à continuer dans la voie périlleuse qu’ils ont tracée, le monde devra effectivement faire face à des temps rudes», a-t-il souligné.Le secrétaire général soviétique a aussi souhaité « voir croire le rôle de l’Europe ».Le chef de l’État français lui a fait écho en admettant l’espoir que « l’esprit d’ouverture l’emporte sur l’incompréhension».Le porte-parole n’a pas répondu à la question de savoir si les droits de l’homme en Union Soviétique avaient été évoqués en privé.Il a indiqué que les relations bilatérales seraient étudiées lors des prochains entretiens.Dans son toast à l’Élysée, le président français a néanmoins évoqué les accords d’Helsinki et, quelques heures plus tôt, en accueillant la délégation soviétique à sa descente d’avion il avait fait état des « conflits, souffrances, atteintes à la dignité et aux droits qui frappent aujourd’hui les hommes».En juin 1984 au Kremlin, le président français avait publiquement déploré le sort d’Andrei Sakharov.Quinze mois plus tard, il devait appartenir au numéro un soviétique, dans son interview télévisée, de prononcer le nom d’Anatoli Chtcha-ranski.Aucune manifestation d’importance n’a marqué le séjour à Paris de M.Gorbatchev et de son épouse, arrivés dans l’après-midi par une chaleur torride.Les entretiens ont été « confidentiels » ainsi que l’a souligné le porte-parole du Kremlin, M.Leonid Zamia-tine.Il a toutefois indiqué qu’ils avaient porté, outre sur les relations Création de la Fondation André-Laurendeau Les amis du premier ministre ne Font pas épargné FRANÇOIS BARBEAU Avec tout le respect qu’on lui devait encore hier soir en sa quaUté de premier ministre du Québec, M.René Lévesque n’a pas été épargné par ses amis qui lui avaient organisé une réception « intime » à laquelle 1,500 personnes avaient été invitées au Palais des Congrès de Montréal.Le nouveau premier ministre du Québec, M.Pierre Marc Johnson, n’a pas été épargné lui non plus par l’humour froid des amis de M.Lévesque.La soirée a commencé avec quelques minutes de retard, comme pour faire honneur à M.Lévesque dont la ponctualité est légendaire.Ce retard a permis aux journalistes d’apprendre que les amis de M.Lévesque, avec les bénéfices de la soirée, lui savaient offert une toile de Paul-Émile Borduas, Végétations minérales, évaluée à $ 25,000 environ, et que le solde des profits de la soirée, environ 1 100,000, irait à la création d’une fondation en la mémoire d’un ex-rédacteur en chef du DEVOIR, M.André Laurendeau, pour encourager l’exceUence en journalisme.C’est à la demande de M.Lévesque lui-même, a expliqué le directeur général du Palais des Congrès de Montréal, M.Yves Michaud, que ce solde sera consacré à une fondation pour le journalisme.M.Lévesque, a expliqué M.Mi-chaud, n’a pas voulu que la fondations porte son nom mais plutôt celui de M.Laurendeau, un journaliste qu’il a beaucoup admiré.La famille d’André Laurendeau a d’ailleurs ac- cepté qu’une fondation portant son nom soit créée.Les quelque 1,500 invités ont été très sages en attendant que la soirée proprement dite commence.C’est le comédien Yvon Deschamps qui servait de maître de cérémonie et qui a ouvert les « hostilités » en faisant un bref historique de la carrière de M.Lévesque.M.Michaud lui a succédé à la tribune en lisant un télégramme du premier ministre du Canada, M.Mulroney, dans lequel ce dernier lui souhaite de quitter la politique sans laisser trop de bleus, « même si tu laisses des bleus derrière toi ».La blague a laissé un froid dans la salle pendant quelques instants.C’est l’humoriste Guy Fournier qui avait préparé la soirée et signait les blagues du maître de cérémonie.bilatérales, sur « certains problèmes régionaux » ainsi que, dans le domaine international, sur le prochain « ommet » de Genève dont « il a été question ».4 Ambassades « Demander à tous les autres employés et à leurs personnes à charge d’éviter les contacts avec la presse », ajoute-t-on.Soulignant que « dans certains pays, la protection offerte (par le gouvernement hôte) n’est pas adé- quate », le document explique que des ravisseurs peuvent être motivés par un grief personnel à l’endroit des autorités canadiennes (comme au moment de l’occupation de l’ambassade du Canada à Beyrouth en 1976) ou par des protestations contre des politiques du gouvernement canadien (comme dans le cas de la chasse aux phoques).La circulaire estime que des « dissidents » cherchant à « embarrasser les autorités locales » peuvent également élire de prendre des otages, tout comme les individus cherchant à obtenir la libération de collègues détenus ou la reconnaissance d’un mouvement de libération nationale.La section la plus expurgée du document, rédigé en anglais et en français, concerne les dispositions prises par Ottawa pour la « gestion des crises ».Elle l’a été en vertu d’un article de la Loi d’accès à l’information qui stipule que le gouvernement peut empêcher la divulgation d’informations qui risquerait de porter préjudice « à la conduite des affaires internationales, à la défense du Canada ou d’États alliés (.) ou à la prévention ou à la répression d’activités hostiles ou subversives».LE COMPTE GLOBAL louchez de î'iruérêl chaaiî- A ic nv s;ir chaque cioUar, Le compte Global a toujours été un compte pratique permettant de répondre à tous vos besoins en services bancaires.Maintenant, il vous offre en plus un taux d'intérêt comparable à celui des dépôts à terme à 30 jours sans les pénalités de retrait avant l'échéance et sans l'immobilisation de vos fonds pour une période fixe.Voici les divers paliers 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ENCORE MIEUX QU’UN DÉPÔT À TERME.BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE *Aviiiu le U' novcnihri- l‘)85, soljc minmnini cxino 100$ Offert tliins l.i plup.iri'ile iin'' siiaiirs.iles, .1 Hex tms tidii oimmerei.iles Il CAHIER 2 Montréal, jeudi 3 octobre 1985 EN UN COUP D’OEIL DEPENSES^ POUR LES UETEMENTS ET LES MEUBLES ?12 MOIS TERMINES EN JUIN 1984 ¦ 12 MOIS TERMINES EN JUIN 1985 111 II I ALTA.PER 1ETC MAN.ONT.SASK.QC ATL.SOURCE RECHERCHE CLAYTON LES AFFAIRES -EN gUELaUES LIGNES JOCELIN DUMAS ¦ PETRO-CANADA CONCLUT L ACHA T DEL ACTIF DE GULF Petro-Canada a conclu l’achat de certains éléments de l’actif de Gulf qui comprennent des activités de Gulf dans les secteurs de la raffinerie, de la distribution et de la commercialisation, et ce, pour les régions de l’Ouest du Canada, l’Ontario, le Yukon, et les Territoires du Nord-Ouest, exception faite de la raffinerie de Gulf à Edmonton.Petro-Canada Inc.a donné son accord pour acquérir la raffinerie d’Edmonton au prix de $ 275 millions d’ici au 27 février 1987.Petro-Canada Inc.a payé $ 311 millions au comptant pour les biens immobilisés acquis le 30 septembre et $ 300 millions pour le fonds de roulement y afférent.Les biens immobilisés comprennent une usine de raffinage et de lubrification à Clarkson, Ontario; une usine d’asphalte à Moose Jaw, Saskatchewan; une participation dans la raffinerie de Port Moody en Colombie-Britannique; et des participations dans plusieurs pipelines, édifices administratifs et autres biens immobiliers.¦ MPA Vidéo émet ses actions à $ 4.25 Le distributeur de vidéocassettes MPA Vidéo a déposé hier auprès de la Commission des valeurs mobilières du Québec un prospectus définitif pour un premier appel pubUc à l'épargne sous forme d’actions ordinaires; le montant total de l’émission est de 13,506,250, soit 825,000 actions ordinaires à $ 4.25 l’action.Les actions ordinaires offertes sont admissibles à un régime d’épargne-actions du Québec et donneront droit à une déduction égale à 150 % de leur coût d’acquisition.Le preneur ferme de ce placement est Geoffrion, Leclerc.La Société exerce ses activités surtout au Québec, ain.si que dans l’est de l’Ontario et dans les provinces de l’Atlantique, et distribue des vidéocassettes pré-enregis-trées auprès de plus de 2,300 points de vente au détail dans l’est du Canada.¦ Le fonds de solidarité (FTQ) émet de nouvelles actions À l’occasion d’une assemblée spéciale, les actionnaires du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) ont approuvé la création de deux nouvelles catégories d’actions, qui s’ajoutent aux actions A destinées aux investisseurs individuels.La catégorie B permet désormais à des institutions et organismes d’acquérir du capital-actions du Fonds.La catégorie G permet à la FTQ d’acquérir du capital-actions du Fonds, pour un montant de $ 10 millions, suite à une subvention qui lui a été versée à cet effet par le gouvernement du Canada.¦ Harding vend son usine de Drummondville pour $ 2.2 millions .La compagnie Harding Carpets a confirmé hier avoir vendu à une compagnie nouvellement formée ses terrains, bâtiments et équipements manufacturiers de sa division située à Drummondville au Québec pour la somme de $ 2.2 millions.Cette vente permettra à Harding de consolider toute sa production aux usines de Brantford et Colling-wood en Ontario.Le produit net de la vente sera utilisé par la compagnie pour réduire sa dette à long terme.¦ Une filiale de Dome Petroleum vend certains éléments d’actif La société Dome Petroleum a annoncé que sa filiale, Cyprus Anvil Mining Corporation (CAMC), a signé un accord portant sur la vente de certains éléments de l’actif de CAMC à la société Curragh Resources.Ces éléments de l’actif comprennent des mines de plomb, de zinc, et d’argent situées à Faro, ainsi que d’autres éléments d’actif au Yukon et la participation de CAMC dans le gisement Cirque en Colombie-Britannique.On prévoit la réalisation de l’accord très prochainement, sous réserve de conformité avec certaines conditions préalables.¦ Le Trust Général émet $ 30 millions de billets en sous-ordre M.Maurice .lodoin, président et chef de la direction du Trust Général du Canada, annonce que la société a convenu d’émettre un montant de $ 30 millions de billets en sous-ordre à long terme.Ce financement a été souscrit par Lévesque, Beaubien Inc.et Gordon Capital Corporation.Les billets viennent à échéance le 25 octobre 2010, mais comportent un privilège de conversion en actions privilégiées perpétuelles au gré des détenteurs et de l’émetteur après cing (5) ans de la date d’émission.Les titres portent intérêt à taux variable.Le produit de cette émission sera ajouté aux fonds généraux et permettra de poursuivre le programme d’expansion du Trust Général du Canada tant au Québec qu’en Ontario.TCO compense Toption sur les obligations fédérales I A rkV'ÀciHûnf Hii r'Ancoil ot nr* M.J.A.MacKnight, président du conseil et président de Trans Canada ( iptions Inc.(TCO), a annoncé que le conseil d’administration de la société, avec le soutien des présidents des trois bourses actionnaires, a accepté de garantir et de compenser l’option sur les obligations du gouvernement du Canada, 11 % % à échéance le 21 février 2003 qui a été inscrite à la cote de la Bourse à terme de Toronto à la mi-septembre.Dans l’intérêt public, il est jugé préférable d’avoir une seule société de compensation pour la négociation des contrats d’options.À cet effet, le conseil d’administration de TCO a aussi approuvé la formation d’un comité de négociation pour procéder immédiatement à la négociation de la fusion d’üpérations Interboursières Inc.(IMS) et de Trans Canada Options Inc.M.Huntly W.F.McKay, président de la Bourse à terme de Toronto (TFE) et d’IMS, et le conseil d’administration de TFE ont également désigné un comité de négociation dans le but d’atteindre le même objectif au 15 décembre 1985.¦ Du Pont Canada subventionne la recherche paraindustrielle Du Pont Canada a octroyé une subvention de $ 1,50,000 destinée à appuyer la recherche para-industrielle sur les polymères à l’Université Queen.Cette subvention et les $ 500,000 fournis par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, un organisme fédéral, aideront à créer une chaire de recherche industrielle dans le department de chimie de l’université La Commission des vaieurs mobiiières fait enquête Les renseignements contenus dans un prospectus de la Banque Commerciale auraient été erronés TORONTO (PC) - L’affaire de la faillite de la Banque Commerciale du Canada a connu un nouveau rebondissement hier, alors que la Commission des valeurs mobilières du Québec annonçait avoir ouvert une enquête afin de vérifier l’authenticité des renseignements pubüés dans un prospectus de l’institution financière à l’occasion d’une émission d’actions privilégiées d’une valeur de $30 millions.Un prospectus est un document que les compagnies doivent présenter lors de toute émission d’actions et qui comporte l’ensemble des informations utiles aux investisseurs éventuels : situation financière de l’entreprise, projets d’investissement, etc.Le directeur des Affaires juridiques de la Commission des valeurs mobilières, M.Jacques Labelle, a révélé que l’organisme a reçu le man- dat de vérifier l’exactitude des données qui figurent dans le prospectus publié par la Banque Commerciale le 1er janvier 1984.L’enquête a été autorisée par décret vendredi dernier.Deux médecins montréalais contestent actuellement la justesse des données divulguées dans le prospec- tus en question devant la Cour supérieure du Québec.Les deux iniestisseurs prétendent avoir perdu $ 450,000 lors de l’effondrement de la banque albertaine.Leurs actions auraient chuté une première fois de $ 16 à $ 3.25, au lendemain de la remise à flot de la BCC par le gouvernement fédéral en mars dernier.Après l’annonce de la faillite de la banque le 1er septembre ’’-'rnier, ces actions ne valaient pii.'- .papier sur lequel elles étaient imprimées.Les avocats des plaignants soutiennent que dans son prospectus, la BCC avait omis de préciser qu'un montant de $ 10 millions de prêts transférés à la banque d’Edmonton à partir de sa filiale américaine — la Banque Commerciale de Californie — n’avait en fait aucune valeur.Le document aurait en outre passé sous silence une série de plaintes de la part des autorités bancaires américaines au sujet de l’institution californienne.Mise en faillite il y a un mois, la Banque Commerciale peut quand même faire l’objet de poursuites judiciaires s’il est prou\’é que son prospectus contenait des renseignements erronés.Une telle infraction peut entraîner une amende allant de $ 5,000 à $ 100,000, en vertu de l’article 204 de ta loi québécoise sur les valeurs mo-bihères.S’il s’avère que le document ne contenait pas tous les renseignements requis, ce sont les dirigeants de la BCC qui devront répondre aux accusations de l’organisme québécois.Les agents de valeurs mobilières qui ont vendu les actions ne seront pas nécessairement inculpés parce qu’il est po.ssible qu’ils aient été eux aussi induits en erreur.Près de $3 milliards injectés en trois ans dans l'économie du Québec Le dernier rapport de Corvée-Habitation contient des résultats exceptionnels CLAUDE TURCOTTE En remettant hier à M.Jacques Rochefort, ministre de l’Habitation et de la Protection du consommateur, le troisième et dernier rapport annuel de Corvée-Habitation, M.Claude Legault, qui a présidé le conseil d’administration de cet organisme particulier, s’est dit convaincu que Corvée-Habitation passera à l’histoire à cause des performances exceptionnelles qu’elle a suscitées aussi bien dans l’industrie de la construction que dans la collaboration des gens de plusieurs milieux et disciplines.M.Legault a fait remarquer que pendant les trois années de son existence, Corvée-Habitation a eu des effets bénéfiques lout à fait évidents et constants sur l’industrie de la construction.Ainsi, en 1982 la construction domiciliaire au Québec a augmenté de 22 %, alors qu’elle baissait de 34 % ailleurs au Canada.En 1983, les mises en chantier au Québec ont augmenté de 70%, comparativement à 20 % ailleurs En 1984, les mises en chantier ont progressé de 40 % au Québec alors qu’on enregistrait des baisses ailleurs au Canada.au Canada.En 1984, il y a une nouvelle hausse de 40 % de la croissance au Québec, pendant que dans le reste du Canada, on enregistrait une baisse de ’24%.Pendant ces trois années, Corvée-Habitation a permis l’injection de $ 2.9 milliards dans l’économie québécoise, créant en même temps 57,000 emplois.Selon M.Legault, l’impact sur la qualité de la vie est tout aussi important que la dimension économique.Toutefois, M.Legault a formulé le mot de la fin de la façon suivante : « Toute bonne chose doit avoir une fin.ne serait-ce que pour faire place à d'autres bonnes choses.Le programme Corvée-Habitation ne teriiiinedonc.Quant à moi, je SUIS persuadé qu’il passera à l’histoire.Corvée-Habitation n'a-t-elle pas fait la preuve qu’au Québec les gens de tous les milieux, de toutes les disciplines peuvent s’unir, .se concerter, travailler ensemble à la réalisation d’un grand projet commun » Corvée-Habitation a d’abord été une idée proposée par la Fédération des travailleurs du Québec en invitant le gouvernement du Québec, les employeurs et les institutions financières à participer avec les travailleurs de la construction à un effort spécial et à des contributions financières pour relancer l’industrie de la construction domiciliaire.On était alors en pleine récession économique.Enveioppe budgétaire de $ 600,000 La Caisse de dépôt aide les courtiers dans leurs services de recherche PAUL DURIVAGE La Caisse de dépôt et placement du Québec a adopte une série de mesures afin d’appuyer les courtiers qui augmenteront leur effectif dans les services de recherche boursière au Québec, a annoncé le président du conseil et directeur général, M.Jean Campeau, au cours d’une allocution prononcée devant l’Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales, à Montréal.« Nous croyons que la présence d’un plus grand nombre d’analystes financiers améliorera la qualité des services offerts à la Caisse de dépôt et à l'ensemble de la communauté financière québécoise.La proximité d’experts spécialisés dans l’analyse des titres boursiers rendra le milieu financier, particulièrement celui de Montréal, plus stimulant et accroîtra l’offre actuellement trop faible dans ce secteur», a-t-il déclaré.En pratique, c’est un budget de près de $ 600,000 qui a été alloué à cette fin.Ceci consiste en des allocations supplémentaires tirées à même les commissions de courtage versées.C’est-à-dire que la Caisse accordera un plus fort volume de transactions financières qu’elle ne l’aurait fait autrement aux maisons qui répondront à ses attentes particulières.Pour comprendre ce que représente cet apport, il faut savoir que la Caisse, avec plus de $ 21 milliards d’actif sous gestion, a versé jusqu'à $ 3 millions en commissions aux courtiers dans les bonnes années d’activité boursière.Cette année, où la tendance boursière est moins accommodante, elle prévoit y débourser environ $1.25 million.M.Campeau a signalé qu’une dizaine de firmes avaient déjà procédé à l'embauche d’analystes additionnels en poste à Montréal.Il souhaite en voir une dizaine d’autres s’établir à court terme.Le programme suggère le recrutement et la formation de jeunes diplômés, mais il encourage égale ment les entreprises à amener dans le secteur de la recherche des professionnels de l’extérieur du Québec.M.Campeau n’a pas caché qu’il cherchait ainsi à Inciter des courtiers montréalais à rapatrier les ana- 1 Photo CP M.Jean Campeau, président-directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec lystes qu’ils emploient à Toronto.Il a dit que c’était une « situation gênante » que d’être obligé d’appeler à Toronto pour obtenir un commentaire sur l’industrie forestière québécoise, le secteur étant ici à découvert.Il a aussi insisté sur l’importance d’intéresser les analystes aux nouveaux titres québécois inscrits à la Bourse de Montréal, la plupart du temps à la faveur du régime d’épargne-actions du Québec.« Nous avons pour ces titres un intérêt grandissant et les courtiers doivent satisfaire le client », a-t-il déclaré.La Caisse ne consacre cependant pour le moment qu'un faible pourcentage de .son portefeuille à l’achat de ces titres.« Peut-être que si un analyste nous en présentait les qualités, nous y investirions plus, ce qui pourrait signifier des commissions plus importantes pour le courtier qui l’emploie », a commenté M.Campeau.S’il a qualifié ce .secteur des entreprises en développement de « névralgique », il a avoué qu’on n’avait pas encore mis au point de stratégies quant à la façon pour la Caisse d’exercer une influence.Il a cependant promis des développements à ce sujet pour l’année prochaine.S'il soutient que la présence d’un nombre accru d’analystes à Montréal sera profitable à l’ensemble de la communauté financière, le président de la Caisse ne croit pas utile que ses propres analystes, dont on vante par ailleurs les qualités, dévoilent publiquement leurs opinions.« Vous allez attendre longtemps avant de nous voir dévoiler nos stratégies et nos petits secrets », a déclaré le président de la Caisse qui publie par ailleurs depuis 1983 un commentaire semestriel sur la conjoncture économique.Téléglobe doit conserver son monopole QUEBEC (PC) - « Téléglobe Canada représente une .somme d’acquis considérables à la fois sur les plans technologique et économique et il importe de protéger et de .soutenir ces acquis dans le cadre d’une éventuelle privatisation.» C’est ce qu’a déclaré hier le ministre des Communications, M, ,Iean-François Bertrand, lors d’une conférence de presse tenue deux semaines exactement avant la fin de l’appel d’offres lancé par Ottawa en vue de la privati.sation de la .société d’Ftat.M.Bertrand a remis à la presse copie d’une lettre au sujet de Téléglobe, qu’il a adressée à M.Benoît Bouchard, ministre par intérim des Communications du fédéral.Téléglobe Canada « doit poursuivre son développement à Montréal, conserver son monopole et demeurer une entreprise indépendante », affirme M.Bertrand.Le fait que le siège social de Téléglobe Canada soit installé à Montréal et que cette ville constitue sa principale place d’affaires est parmi les acquis de la société d’Ftat que le mini.stre a soulignés.La privatisation de la société d’Fltat doit donc repo.ser sur la vocation internationale de Montréal et sur la concentration des effectifs compétents et opérationnels qui s'y retrouvent, affirme M.Bertrand.« La nouvelle situation qui se présente avec la privatisation doit être l'occasion de reconnaître à Montréal cette mission importante, et d’y favoriser dans l’avenir des retombées positives aux plans économique et technologique», a-l-il ajouté.M.Bertrand a souligné par ailleurs que le maintien du monopole de Téléglobe sur les télécommunications internationales constitue une condition essentielle pour assurer la viabilité de l'entreprise.« Le gouvernement du Québec estime que le secteur des télécommunications internationales doit demeurer en situation de monopole aussi longtemps que Voir page 12 : Tél*glob« 12 Le Devoir, jeudi 3 octobre 1985 LE DEVOIR ECONOMietUE Grâce à rentente avec la C.E.S.A.Les ventes d’ordinateurs d’Ogivar s’élèveront à plus de $ 20 millions JOCELIN DUMAS Le jeune manufacturier d’ordinateur québécois Ogivar recevra des commandes qui pourraient dépasser les $ 20 millions en conséquence à une entente intervenue avec la coalition des étudiants et étudiantes en économique et en sciences de l’ad-ministration du Québec (C.K.S.A.).M.Patrick Gauthier, vice-président et directeur général d’Ogivar, a précisé au DEVOIR que ce contrat est le plus important jamais décroché par l’entreprise fondée en juin 1983 qui prévoit réaliser des ventes de $ 8 millions (excluant le contrat de la C.E.S.A.) pour son prochain exercice financier.La C.E.S.A.est la deuxième coalition d’étudiants à être formée au Québec et regroupe des associations étudiantes universitaires d’économie, d’agro-économie et des sciences de l’administration.Ce rassemblement d’environ 21,000 étudiants répartis à travers la province se veut le fruit d’un désir commun de tous les membres; celui d’entrer de plain-pied dans le virage pédagogique en procédant à un achat groupé de matériel micro-informatique financé par une aide gouvernementale.Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la science et de la technologie, M.Yves Bérubé, a annoncé hier que le gouvernement du Québec acceptait d’encourager l’initiative en accordant une garantie sur les prêts engagés pour l’achat d’un micro-ordinateur.Bénéficiant du même appui, la première coaUtion regroupant les étudiants de génie du Québec avait choisi un ordinateur de la compagnie Philips Micom.Après un processus de sélection comportant six phases, le C.E.S.A.a plutôt fait porté ,son choix sur le Panama X T fabriqué par Ogivar à Saint-Laurent.Une étude entreprise par le gouvernement fédéral classait à l’automne 1984 le Panama AT comme le meilleur ordinateur compatible sur le marché canadien, devançant ainsi 17 ordinateurs dont les plus prestigieux.La C.E.S.A.considère que le Panama X 7’est un des outils informatiques les plus aptes à faciliter la réalisation de ses objectifs.Le Panama XTavec écran ca- thodique est habituellement vendu au détail à 13,200.Les étudiants profitant de l’escompte obtenu par la C.E.S.A.pourront se le procurer à un prix de $2,050.Notons qu’en août dernier Ogivar signait une entente de distribution avec Computerland.« Les 12 centres de distribution qui nous sont ainsi accessibles sont présents dans les villes où l’on y trouve aussi des universités, note M.Gauthier.Le réseau est donc 12 fois plus grand que celui de la première coalition.» Actuellement, environ seulement 2,500 des 10,000 étudiants formant la coalition des étudiants de génie auraient acquis un ordinateur Philips.M.Gauthier entend aller chercher le reste de cette clientèle par une offre qu’il juge des plus concurrentielles.« Nous allons tout simplement offrir aux étudiants en génie les mêmes conditions de financement que celles de la C.E.S.A.Ils auront ainsi au moins le choix entre deux produits, mais préféreront sans doute le Panama qui est de qualité supérieure à l’appareil de ce fabricant de téléviseurs (Philips).» M.Luc Poliquin, administrateur de la C.E.S.A., fait observer que la maîtrise de la micro-informatique est devenue un facteur déterminant pour tous les étudiants arrivant sur le marché du travail.« Nous nous devons de prendre le virage et de nous mettre à l’heure de la nouvelle technologie.C’est en prenant en main, en se mobilisant et en s’organisant que nous répondrons à nos besoins qui, de toute évidence, sont très valables.La détermination de la relève, qui veut modeler son savoir-faire à l’efficacité et à la réussite, rendra le Québec encore plus fort.Et c’est en faisant en sorte d’améliorer substantiellement notre formation que nous atteindrons notre force.» Avec un personnel d’une moyenne d’âge de 28 ans, Ogivar constitue un exemple vivant du dynamisme et de la compétence de la jeunesse.Encore peu connue, la société Ogivar compte tout de même parmi ses clients des noms comme Revenu Canada, Bell Canada, Gaz Métropolitain, International Vidéo Corp., Manitoba Telephone, etc.Le contrat de la C.E.S.A.marque une importante étape dans la croissance de l’entreprise qui comptera bientôt 63 employés et ouvrira un bureau en Californie.MICRO ORDINATEUR FISCALITE À la vente d’une oeuvre d’art, seule la moitié du gain en capital est imposable GÉRALD SÉGUIN, c.a.Associé de Coopers & Lybrand/Laliberlé Lanctôt Une oeuvre d’art devrait être achetée simplement parce qu’elle plaît.Mais pour ceux a qui le plaisir matériel ne répugne pas, cette jouissance cérébrale peut être agrémentée de certains avantages fiscaux et d’une protection contre l’inflation.Les oeuvres d’art, à l’exception de celles détenues par les marchands ou les artistes, sont des biens en capital aux fins de l’impôt.Par conséquent, seule la moitié de tout gain est imposable; exprimé différemment, le taux d’imposition n’est que la moitié de celui s’appliquant au revenu ordinaire.Ce bien en capital se distingue cependant des autres parce qu’il sert principalement à l’usage ou à l’agrément personnel de son propriétaire.Le législateur reconnaît cette distinction en l’identifiant comme un bien à usage personnel et en décrétant que toute estampe, gravure, dessin, tableau ou autre oeuvre d’art de même nature, sont des biens à usage personnel désignés.Ce statut particulier permet à toute oeuvre d’art d’avoir un coût fiscal de $ 1,000 nonobstant qu’elle ait été achetée à un prix moindre.Ce résultat est obtenu en stipulant que le coût est le plus élevé du prix de vente ou de $ 1,000.C’est ainsi qu’une Uthographie ayant coûté $ 250 aurait un gain en capital non imposable de $ 750 si elle était vendue $ 1,500.La nouvelle exemption à vie de $ 500,000 des gains en capital annoncée par Michael Wilson, le ministre des Finances fédéral, comprend également les oeuvres d’art.On sait que le Québec a annoncé une exemption de $ 50,000 à ce titre, c’est-à-dire $ 20,000 en 1985 et $ 30,000 en 1986.Une perte en capital provenant de l’aliénation d’une oeuvre d’art peut être appliquée contre un gain en capital de meme nature contrairement a une perte sur un objet à usage personnel qui n’est jamais déductible.Celte perte peut être reportée sur les trois années précédant et les sept années suivant l’année au cours de laquelle la perte a été encourue.Par ailleurs, le don d’une oeuvre d’art reconnue par la Commission canadienne d’examen des exportations de biens culturels permet au donateur d’aliéner l’objet à la juste valeur marchande sans impôt sur le gain en capital en découlant et de déduire au titre de dons de charité une somme identique.Ces dons doivent être faits à des établissements désignés ou à des administrations publiques au Canada.Les pertes sont déductibles, mais seulement contre les gains en capital provenant des biens a usage personnel désignés.Le contribuable qui voudrait éviter la paperasserie requise pour un don décrit au paragraphe précédant pourrait donner des oeuvres d’art à des organismes de charité inscrits, à des municipalités canadiennes, à Le Canada doit favoriser les exportations OTTAWA (P(’) — l.e Canada devra y mettre le prix s’il veut faire face à la compétition internationale et accroître ses ventes à l’étranger.Des six pays les plus industrialisés, le Canada est le moins généreux dans ses subventions destinées à fa-vori.ser les exportations.("est le constat fait par le Conference Board du Canada dans une étude publiée hier.Selon l’organisme, les tentatives internationales de limiter la surenchère des subventions aux exportations "ont en général été inefficaces et ont trainé derrière les innovations’’ de financement destiné à attirer de nouveaux clients.L’environnement du commerce international est caractérisé par la pré.sence de tarifs et de subventions de pays compétiteurs, constate l’étude qui poursuit : « Dans cet environnement, un pays qui ne fournil pas de subventions à l’exportation peut perdre des marchés internationaux et du même coup de l’activité économique », Selon l’auteur de l’étude, .M.Syed Sajjadur Rahman, il appartient aux politiciens de décider si l’accroissement des exportations est une priorité nationale.» Si le Canada décide de promouvoir les exiKirlations, il doit décider du prix qu’il est prêt à payer », d’ajouter l’économiste r'i ^ Téléglobe tous les gouvernements ne .se .seront pas entendus sur une (xililique nationale des télécommunications.» 'l’éléglobe ne devrait pas non plus être contrôlée par un groupe particulier, a soutenu M Bertrand, qui a propo.sé que les actions de la société d’Étal .soient réparties le plus largement po.s.sible auprès des compagnies de télécommunications, des in.slilutions financière.s, des citoyens ordinaires, ainsi que de ses [iropres employés.« La privali.sation doit notamment s’appuyer sur l’expérience de ceux et de celles qui ont bâti l’enlrepri.se », et l’expertise des employés de Télé globe devrait être reconnue dans la gestion de la nouvelle société, a dit M.Bertrand.\ VENDREDI 11 OCTOBRE 20H30 GRATUIT Enregistre pour dIMusion ultérieure a ASA Radio Québec Billets Au Quictiel du SPECTRUM tous les tours de tOh » I8tt et les tours de spectacles lusqu a ?h 3t6 0 Ste Catherine Metro Place des Arts ml 861 5851 Découpez cette annonce pour obtenir un billet gratuit à notre guichet.Sans titre de Paul-Emile Borduas certains organismes sans but lucratif ou à l’État.La déduction du revenu est limitée cependant à 20 % par année et la somme convenue ne peut être inférieure au coût ni supérieure à la juste valeur marchande de l’objet.De plus, le donataire doit utiliser directement l’oeuvre dans le cadre de ses activités.Le report des dons de charité sur cinq ans et la nouvelle exonération des gains en capital rendent encore plus intéressante l’utilisation de dons de ce genre.Une oeuvre d’art peut être amortie aux fins fiscales si elle est acquise par une entreprise.Cette déduction fiscale était largement utilisée par les entreprises avant le 12 novembre 1981, date à laquelle des restrictions ont été instaurées quant au montant à déduire à ce titre.Entre autres, les nouvelles règles stipulent que seules les oeuvres d’artistes canadiens décrites ci-dessous peuvent être amorties ; ( 1 ) une estampe, une gravure, un dessin, un tableau, une sculpture ou une autre oeuvre d’art de nature semblable, dont le coût, pour le contribuable, n’est pas inférieur à $ 200; (2) une tapisserie ou un tapis tissé à la main ou une application faite à la main dont le coût, pour le contribuable, n’est pas inférieur à $ 215 le mètre carré.Les objets d’art ci-après peuvent également être amortis et il n’est pas requis qu’ils aient été exécutés par un artiste canadien ; (1) une gravure, une lithographie, une gravure sur bois ou une carte, faite après 1900; ou (2) un meuble d’époque ou tout autre objet d’époque fabriqué il y a moins de 100 ans avant la date de son acquisition, dont le coût pour le contribuable est inférieur à $ 1,000.L’amortissement est calculé au taux de 20 % sur le solde dégressif et est assujetti à la règle de la demi-an-née, c’est-à-dire la moitié de la déduction est permise dans l’année d’acquisition.Depuis le 12 novembre 1981, il est donc beaucoup moins intéressant pour une entreprise d’inclure les oeuvres d’art à titre de biens amortissables.De plus, l’exemption à vie de $ 500,000 des gains en capital ne s’applique qu’aux particuliers ; certainement une autre bonne raison pour ne pas détenir les objets d’art dans une société.Une oeuvre d’art peut être louée tout simplement ou louée avec une option d’achat.Dans ce dernier cas, la dépense de loyer pour une entreprise ne sera pas admise si la somme payée à la levée de l’option n’est pas raisonnable.Dans ces circonstances, le fisc juge qu’il y a eu achat : la dépense de loyer se trouve ainsi convertie en amortissement.Les frais inhérents à la pos.session d’oeuvres d’art, par exemple, les primes d’assurance et les intérêts, ne seront pas déductibles dans la plupart des cas puisqu’ils n’auront pas été engagés pour gagner ou produire un revenu.Tout gain net ainsi réputé au décès sur toutes les oeuvres d’art détenues à cette date sera admissible à l’exemption des gains en capital.Cependant, toute perte nette ne sera pas déductible et ne pourra être portée qu’en diminution de gains en capital de même nature réalisés lors des trois années précédant celle du décès.1^5 «lOTIDIEnS à midouE (Jo i\i *'n \ iiiua4r iian\ louirs lf\ pmvimry MiufvnCohtmhtf Hnionniiim-.au (Juf'ht't vrti lrrrr\'t'uve i>u la licmaniir rU à l'élude Photo Jacquot Qranlar Uniglobe a accordé 270 franchises d’agence de voyage dans le monde entier depuis 1979.de doubler ses franchises en Amérique du Nord et veut s’installer au cours des dix prochaines années dans toutes les Mandes régions de la planète.Elle a déjà commencé l’exploration de l’Europe, avec l’intention précise d'y ouvrir ses premières franchises en 1987.« Nous recevons des offres d’acheteurs d’un peu partout à travers le monde.D’ici à quelques années le nom d’Uniglobe sera aussi connu que celui de MacDonald », soutienl-l-il.Four appuyer cette prédiction, M.Charlwood s’est présenté à Montréal cette semaine avec « un vétéran de l’empire MacDonald » ayant vendu ses trois restaurants et’acheté les droits de franchise d’Uniglobe pour le Québec.Il s’agit de M.Andy Ge-racimo.De plus, le directeur régional d’Uniglobe pour le Québec est M.Gilles Rodrigue, qui était à l’emploi des Restaurants MacDonald du Canada depuis 1974.Pour sa part, .M.Charlwood agit à la fois comme président-directeur général d’Uniglobe International et de Century 21 pour le Canada.Cette dernière entreprise fut créée en 1976 et se spécialise dans les transactions immobilières.Elle possède 330 bureaux à travers le Canada.Les franchises Century 21 du Canada sont reliées à une organisation internationale qui comprend 6.300 bureaux.M.Charlwood est né en Allemagne en 1941; il a vécu en France et au Royaume-Uni avant d’émigrbr au Canada en 1966.Il a travaillé comme agent de voyages pour plusieurs compagnies aériennes, dont CP Air.En 1971, il se lance dans l’immobilier et vend 118 maisons dans les 15 premiers mois en Colombie-Britannique.Il a obtenu la franchise de Century 21 [Kiur le Canada en 1975.Le juge Estey ouvre avec douceur le brûlant dossier sur les faillites bancaires OTTAWA (PC) — Conscient de la controverse que sa commission soulève, le juge de la Cour suprême Willard Estey a engagé en douceur hier le brûlant dossier des faillites bancaires dans l’engregage de l’enquête judiciaire.« Nous ne sommes pas l’organisation la plus bienvenue en ville », a admis le juge Estey dès sa première et fort brève audience hier.Devant une salle bondée de journalistes, le juge s’est fait lire le mandat que lui a confié le gouvernement et a remis à lundi la prochaine audience.Chargée de lever le voile sur les deux premières faillites bancaires au Canada depuis 60 ans, la commission d’enquête présidée par M.Estey a soulevé la controverse chez les partis d’opposition, qui s’inquiètent qu’on demande à un représentant du pouvoir judiciaire de trancher des décisions politiques.Ayant reçu son mandat lundi seulement, la commission qui se penchera sur les failUtes de la Nor-banque et de la Banque Commerciale débutera ses travaux lundi prochain, a expliqué le juge aux nombreux journalistes massés dans l’austère salle de la Cour fédérale.Le juge s’est refusé à tout commentaire sur l’opportunité de juger des décisions politiques des ministres ou sur leur comparution éventuelle devant la commission.En septembre, la décision du gouvernement de rembourser près de $ 1 milliard aux déposants non assurés des deux banques avait soulevé un débat acrimonieux aux Communes.Ne pouvant s’entendre sur un comité parlementaire avec l’opposition, le gouvernement décidait lundi dernier de repousser ce dossier chaud dans les mains d’un juge de la Cour suprême, procédure sans précédent.L’Opposition a vainement demande la liste des déposants, afin que l’argent des contribuables ne serve pas à rembourser « des fantômes».Évoquant la confidentialité prévue par la Loi des banques, le gouvernement a toujours refusé de fournir ces listes, mais cette semaine la ministre d’État aux Finances, Mme Barbara McDougall, a indiqué que le juge Estey pour rait tes obtenir.Conseiller du gouvernement, l’avocat torontois John Sopinka, de la firme Stakeman Elliott, a refusé de prédire le moment où l’enquête pourra être terminée.Dans le mandat du gouvernement, aucune échéance n’est précisée bien qu’on demande au juge de procéder avec célérité.un salon présenté par \ LUtilV£RS!TÉ POPULAIRE LE MONDE DES r* UN SUPERMARCHÉ D'IDÉES PAYANTES INVENTIONS 25 millions d'inventions à votre portée! un potentiel d'affaires inimaginable.venez magasiner des idées et des solutions.Il suffit de voir avec votre imagination.Une collaboration du Journal LE DEVOIR 9 au 13 OCTOBRE CENTRE MUNICIPAL DES CONGRÈS» QUÉBEC mercredi à vendredi: 12 h â 19 h (réservé aux gens d’affaires) Passeport: 8 S (5 jours, conférences, carte personnalisée) samedi, dimanche: 12 h â 18 h (gens d’affaires et grand public) Billet d'une journée: 5 $ B Le Devoir, jeudi 3 octobre 1985 LE DEVOIR ECONOMIOUE TORONTO L’indice cède 4 points 'IH)li()NT() (l’C) — Les cours sont retombés dans une acti\ ité modérée hier à la Bourse de Toronto l.in-dice composé a cédé 4.40 points et affichait 2t>46.06 au teiiiie de la séance.(^uelijue 11 âO millions d'actions ont changé de main comparativement à 14.8 millions le jour précérient.Dans les \alein.s industrielle.s, Canatiian Pacific Limited a [lerdu 1-4 à ÿlti 1-4.Heed Stenhuuse 14 à $37 34, Bell l^nterprl.se,s 12 à $41 et Dome Petroleum 4 cents à $'2.«.ï.Seagram f'o.a gagné 2 1-8 à $36 3-8 et II udsons Bay 1 3-8 à $27 34.Dans le secleur des mine.s, Kcho Bay a cédé 1-8 à $17 3-4 et Pacific l'rans-Ocean 19 cents à $1.96.Pamour Porcupine a pris 7-8 à $9 1-8 et Rio Algom 14 à $22 34.Du côté des pétroles.Total Petroleum North .¦\me-nca monte de 1-2 à $21 et Omega Hydrocarbons de 1-8 à $7 3-8.A.samera Inc.est stationnaire à $12 1-2.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE TSE 300 AuHMirM Pétrol* at gaz i 2646.06 Variations das titres ?^3,26 i 4218,07 Produits industrials 1793,70 I 3272,46 Produits da consommcition Vantfi Denison B P 6000 Denison w 26200 Deveicon 6500 Dexle% l3Vk Multi w 5000 56 55 56 $9'* 91* 9Vb ' 4 Muscocho 6200 355 3X 3X $6 Musco pr 3X $14 131* 14 $20 ^ MV» 20V- NB Tel p 200 $16V4 I6V4 16V% \50'i X''î X'* — ' t NftdLiht A 1IX $17'4 17V* 17’'- $7’/8 7'* 7’* '* NfIdLSl?Z54 $5V4 51* 5’% $101* 101* 101* '/R NfIdL 514 600 $5V4 51% SV% $13Vi 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Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A C D Mois Prix I Nv 5 Nv 6 P Nv 7 Nv 7 P Fb 25 Fb 25 P Fb 27'%P Fb 30 P Fb 32'%P My 27'?Mv 27'/:P My 30 My 32’% Mv 32'%P Nv 25 Nv 25 P Nv 27'îP Nv 32'% Jn 12'/?P Jn 15 Jn 15 P DC 10 Dc 10 P Oc 12'?Dc 15 P JO 12'% JO 12V?P Jo 15 P Jo 17'% Jo 17’?P Jo 20 Jo 20 P Ap 12’/?P Ap 15 Ap 15 P Ap 17'%P Oc 12'% Oc 12'%P Oc 15 Oc 15 P Oc 17'% Oc 17V?P Oc 20 Oc 20 P JO 27'% JO 27V2P Jo 30 JO 30 P Jo 32'% JO 32'%P JO 35 Jo 35 P Ap 27’?Ap 27'?P Ap 30 Ap 30 P Ap 32'% Ap 32V?P Oc 27’% Oc 27'%P Oc 30 P Oc 32'%P Oc 35 Oc 35 P Oc 37'/?Oc 37’%P BC BC BC BC Tel Oc 25 BC Tel Oc 25 BCE Fb 40 BCE Fb 40 BCE Fb 45 Fb 47' ?Tel Oc 20 P 1 Tel Oc 72v?135 ' Tel Oc 77'%P 5 10 P 120 245 P 85 P 395 30 Fb47'?P MH $6^ $4‘?My 40 Mv 40 My 45 My 45 Nv 35 Nv 35 290 315 P 125 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