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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 30 mars 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1932-03-30, Collections de BAnQ.

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Montreal, mercredi 30 mars 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME UONTRXAL TELEPHONE : .SERVICE DE NUIT : Administration : .Rédaction : .H Arbour 1241* .HArbour 1243 .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 L! DEVOIR Directeur: HEN Hi, bOUKASSA FAIS CE QUE DOIS! Vol.XXIII —No 73 TROIS SOUS LE ^NUMERO Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire CANADA.» 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 L’aide aux enfants infirmes Une nouvelle et très louable initiative Quelques journalistes, dont j’étais, ont visité, l’étc dernier, l’hôpital Sainte-Justine.De cette rapide visite, le moment le plus émouvant fut la courte halte dans chacune des classes des enfants infirmes.Ceux qui ont fréquenté les écoles paroissiales ont vu.sur les mêmes bancs qu’eux, des estropiés ou des bossus.En classe, ceux-là tenaient souvent un bon ran#, parfois le meilleur; mais la récréation leur était une souffrance.L’agitation, le motive ment de la cour scolaire les rejetaient dans un coin et ils étaient heureux quand “cet âge est sans pitié" leurs condisciples ne les tourmentaient pas, n’abusaient pas de leur faiblesse pour les faire cible de quolibets et de niches infâmes.A tel point que ces petits handicappés s’emm al irai p ni souvent; et je nie souviens d’un coup de béquille si rudement asséné, pour punir un petit bourreau de sa lâcheté, que celui-ci dut prendre le chemin de J’hôpital.La fréquentation à l’école des enfants normaux par les infirmes n’est bonne ni pour leur formation morale, ni pour la formation intellectuelle et physiquè.De plus, beaucoup de petits infirmes sont, à cause de leur degré d’infirmité, prisonniers du foyer.Nombreux dans une ville comme Montréal où les accidents de la rue sont si fréquents, ils étaient voués souvent à croupir dans l’ignorance.Les mères n’ont plus le temps de faire, même quand elles possèdent les connaissances voulues, l’instruction de leurs enfants.Nous avons cité ici même les statistiques d’une école dans un quartier bien noté qui démontraient que sur une classe de 26 élèves, moyenne d’âge six ans, trois, soit moins de douze poux’ cent, savaient faire le signe de la croix, à leur inscription à l’école.On peut concevoir, par là, quel eût été le sort des enfants infirmes, sans l’heureuse initiative de Sainte-Justine qui a ci'éé les classes à l’hôpital et, ce qui est plus essentiel encore, un service automobile qui va cueillir les petits à domicile et les y ramène, dans des conditions de confort et de sécurité parfaits.Dans cette école on se préoccupe parallèlement de l’éducation morale et de la rééducation physique des élèves.Les progrès, plus facilement mesurables dans ce dernier domaine, sont étonnants et nombre de petits garçons et de petites filles seront à même de surmonter leurs déficiences et de gagner eux-mêmes leur vie, ce qui est “le suprême honneur et le suprême bonheur des infirmes”, ne cesse de nous répéter l’excellent secrétaire, qui parle en connaissance de cause puisqu’il est aveugle lui-même, de l’Institut national des aveugles.Puisque la Commission scolaire catholique est'chargée de l’instruction des enfants à Montréal, il est équitable et normal qu’elle assume celle des enfants infirmes.Le président, M.Doré, l’a bien compris et a faifparlager ses vues à ses collègues.Cette proposition est arrivée à point; car l’école des infirmes de Sainte-Justine était débordée et depuis longtemps.L’initiative de l’hôpital aura quand même été extrêmement fructueuse, d’abord, parce qu’elle a déterminé le geste de la Commission scolaire, misé en présence d’une réussite parfaite, ce qui réfutait toutes les objections que soulève une nouvelle experience et, ensuite, parce que leurs protectrices, femmes à la tendresse raffinée, ne voulant pas se detacher de leurs petits protégés, se chargeront d’eux pendant une partie des vacances.Non seulement les petits infirmes recevront-ils une éducation adaptée à leur condition particulière, mais, au cours de l’été, ils bénéficieront d’un séjour à la campagne, tonique souverain pour tous les enfants, mais à plus haut degré encore pour les anormaux physiques.Ces dames se sont légalement incorporées en association sous le nom de Y Aide aux enfants infirmes.La devise de l’association est; Ensoleiller leur vie.Pour accomplir cette devise, l’association se propose d’assurer aux petits infirmes de Montréal “un secours permanent et efficace tant durant leurs études et leur apprentissage technique qu’après leur sortie de l’école”.On voit quelle xxetion vaste, variée elle s’esl taillée; mais elle veut, en plus, comme nous venons de le mentionner, par la fondation d’un camp d’été, littéralement ensoleiller la vie do ses protégés.Ce camp d’été sera construit dès cette année dans rilo des Soeurs grises, lac Saint-Louis, près de Châteauguay.Les religieuses donnent gratuitement le terrain cl assument la surveillance des petits.Reste à recueillir les fonds pour la construction des camps qui recevront trois contingents au cours de l’été, pour trois semaines chacun; chacun des contingents comptera environ 30 garçons et 20 filles.Annexée au camp on trouvera une infirmerie spéciale pour les cas d’orthopédie.Mais n’anticipons pas, ces détails seront portes à la connaissance du .' "e plus tard.Ce que nous voulons signaler dès maintenant, c'cst.le fait qu’il faudra, pour mener cette oeuvre à bien, une somme de $10,000.L’association est comme gênée de tendre la main à un pareil moment où tant d’appels sont faits à la charité privée.Que les appels soient nombreux, rien de plus vrai; qu’ils ne soient pas, cependant, disproportionnés aux besoins, c’est encore vrai.Mais dans le domaine de la charité comme dans d’autres, chacun suit son penchant.Grâce à de secrètes affinités, à de mystérieux accords, un coeur vibre à tel appel que tel autre laisse inerte.Ces dames de l’A.A.I.sont fortunées; elles sont îles avocates d’une oeuvre qui émeut profondément ceux qui la connaissent.Peu d’âmes sont insensibles au charme de l’enfance, moins encore le sont quand ce charme s’auréole de la souffrance, de la souffrance imméritée qui hausse l'infirme ali rôle de victime expiatoire.Nous ne doutons pas que cet appel pour le camp des petits infirmes ne soit entendu.La dureté des temps amollit la dureté des coeurs et il n'est personne qui ne veuille aider ces pclits, courageux et fiers, dans leur magnifique effort, pour rompre leurs e ntraves, se libérer, ne devoir qu’a eux-mêmes leur propre 1 subsistance, n’être pas une charge pour leurs proches ni pour In société, mais jouer pleinement le rôle qui leur était destiné et dont un accident ou une maladie les a voulu détourner.Louis DUPIRE s'il sc tourna vers les astres, fit de Vastronomie, ce qui n’est pas du tout la meme chose.¦— Alors, l'astrologie et les astrologues .—• Sont ressuscites.Si je te disais qu'aux Etats-Unis, pays où l'on se vante d’être pratique, de ne croire qu’à la science rigoureusement contrôlée, des astrologues font des fortunes énormes, recrutant parmi leurs clients réguliers des financiers, des banquiers, des industriels.des chanteurs, des artistes de tout genre?4 Chicago, tel astrologue a induit rent hommes d'affaires à lui t>rrsrr chacun fl,000 par (inner, en retour de quoi il leur expédie à intervalles périodiques une étude astrale, si l’on peut dire, selon laquelle ils devront faire telle affaire leltc semaine, à Idle heure, à Ici jour, parce qu’à relie minute précise, la conjonction d’Arcturus avec Neptune leur sera favorable, tandis qu’ils devront sc garder de commencer (elle autre affaire tel jour à telle heure, puisque Vénus, à ce moment-là, sera tout net en opposition avec Mars et que s’ils se risquent entre les deux, les pires catastrophes les attendent.— Alors, cet astrologue, c’est un Bahson céleste?- .4 peu près cela.Mais il y a mieux.A New-York arrivai! en 1899 une femme, de Boston qui s’intitulait astrologue experte.Au début, le propriétaire du petit hôtel où elle logeait ne voulut pas lui permettre d’exercer ce au'elle appelait “sa science’’ dans sa modeste chambre.Aujourd’hui elle a de luxueuses salles de consultations au Carnegie Hall, elle compte $50 par entrevue, elle refuse des clients à toute minute, ne reçoit que sur rendez-vous; elle a conseillé James J.Hill, Pierpont Morgan, Enrico Caruso, Mary Garden, et même l’ancien candidat à la présidence, H’.J.Bryan.Elle se vante d’avoir prédit ta panique de 1917.la mort d’Edouard Vit, celle de Caruso, et jusqu’au sexe d’un veau qui devait naitre d’une vache de prix qu'elle avait dans une ferme dont elle est propriétaire en Nouvelle-Angleterre, — car elle est maintenant riche à millions.Des financiers sérieux la fréquentent pour savoir s’ils doivent donner de l’avancement à tel ou tel membre de leur personnel, entreprendre telle grande affaire, augmenter ou diminuer tes traitements de leurs employés de confiance, et s’ils doivent avoir confiance en eux, et jusqu'à quel degré.Il y a plus que cela: on la consulte meme dans les affaires les plus intimes; — ainsi, se fait-elle demander, un couple doit-il Irriter d’avoir un enfant dans tel ou tel mois, ou serait-il préférable de l’avoir dans tel ou tel endroit?Les astres lui seraient-ils alors favorables ou dangereux?Elle résout ces cas.— Et des gens civilisés croient pareilles sornettes?— Disons plutôt des gens qui croient l’être et se moquent assez fréquemment de toute religion.Ce sont des matérialistes.Aussi cette astrologue, qui a fait fortune à exploiter la superstition de ces gens qui ne croient à rien donne-t-elle trois fois par semaine, A la radio, par l'entremise d'une chaîne de dix postes importants, des causeries astrologiques à base de réclame qui lui attirent des dizaines de nulle fettres chaque mois, avec chacune un dollar.Ainsi, le lendemain d’une de ces émissions elle a reçu 11.700 de ces lettres.- - Pour cite, l’astrologie est une science payante.Ça n’eit évidemment pas une “science purr”.Mais si l’on pense que dans ce pays, on s’étonne des superstitions de la | population noire du Sud et des ré-! publiques de Haïti et de Saint-Do-: mingtie, on parte avec un sourire | sceptique du voodoo cl des sorciers, I de la magic et l’on assimile les croyances religieuses les plus élevées à des superstitions, on nie la possibilité du miracle.— On se remémore te début de celte fable de La Fontaine: On antrolOBUB un jour ne lalaaa choir ! Au fond dTun puits On lui dit, ["Pauvre bftte i Tandis qu’A peine A tea pieds tu peux voir, Penses-tu lire au-dessus de ta tAte?" Jean LABRYE Nous lui souhaitons de longues années encore d'utiles services.Des chiffres et leur leçon Une dépêche d'Ottawa annonce ce matin , Thauvette, Tnfzke, Venlot, Vervillo.— 36 Travaillistes: MM.Heaps et Mitchell.2.Progressiste: M.Garland (Row R j ver)-1.Indépendant: M.Neil______1.Total: 40.Le marathon commence Le marathon oratoire — J] serait peut-être plus exact de comparer cela a une course à relais, — commence.Ça n est pas un orateur fougueux qui couvre la première étape de vingt minutes, mais l’ancien ministre du Travail, M.Heenan.Ce-nii-rj parle ù la façon de M.Gaulf, a la Législature de Québec, pour lui tout seul.Pour comprendre ses discours il faut avoir un don spécial d intuition auditive.M.Heenan observe qu il n’v n pas un seul mot dans la résolution ministérielle pour dire que les ehô-meurs recevront un sou de l’argent que le gouvernement, sans spécifier d’avance quel montant, entend dépenser pour le maintien de l’ordre, de la paix et de la bonne ad-ministration.F.t pour conclure* que le gouvernement présente nn bill de subsides, pour la somme qu’il voudra, et l’opposition va le lui voter.M.Wilfrid Girouard Un libéral ontarien, M.McMillan (Huron-Sud) brode sur les mêmes Pensées et M.Wilfrid Girouard.(Drummond-Arthabaska), parle en français.La loi spéciale votée à la dernière session n’a pas donné de bons résultats car la situation au lieu de s’améliorer devient pire.Pourquoi le gouvernement veut-il alors faire prolonger la durée de cette mesure?Simplement pnree que c’est la volonté de M.Bennett d’exercer In dictature en perma-nence.Mais comme tous les dictateurs, M.Bennett est un peureux it la meilleure preuve de cela c’est que tout récemment il faisait garder le parlement pour empêcher que des chômeurs parvinssent jusqu’à lui.M.Girouard demande que le gouvernement, 'dans son budget, pense aux agriculteurs de l’Est.Ceux-ci on* autant droit à l’encouragement de l’Etat que les agriculteurs de l’Ouest à qui l’on accorde une prime de 5 cents par boisseau de blé.exporté.M.Oscar Boulanger Le premier ministre, dit-il, a prétendu que si ce débat s’est prolongé c'est parce que les libéraux sont de mauvais perdants et ne peuvent oublier leur défaite de juillet d’il y a deux ans.Si le premier ministre veut voir rie vrais perdants, il n’a qu’à regarder dans les rangs de ses partisans.Les députés conservateurs québécois n’oiil pas encore digéré la défaite qui a été infligée à leur parti dans la province de Québec l’été dernier.Tout au long du débat actuel, des députés conservateurs ont vilipendé, rapetissé, insulté, sali leur province.C’est de lu politique dégoûtante.M.Dorion (Québec-Montmorency) pose un point d’ordre.11 veut que M.Boulanger retire ses paroles.M.Boulanger: Lesquelles?Comme M.Dorion n’insüde pas, M.Boulanger continue: Je dirai plus, je dirai que c’est une politique stupide.Pourquoi ces gens tiennent-ils à insulter leur province?C’est pourtant la seule de toutes les provinces canadiennes que le gouvernement fédéral ne soit pas obligé, à l’heure actuelle, de faire vivre au biberon.C’est M.Taschereau qui a su maintpnir les finances québécoises en bon état.M.Dorion: Vous voulez faire plaisir à M.Taschereau, vous attirer ses faveurs pour la prochaine élection dans Bellechnsse, dans le comté qui a battu Bourassa.M.Boulanger: J’espère avoir été élu et parvenir à me faire élire encore sur mes propres mérites.Comme M.Dorion intervient un peu plus tard, c’est Je Dr Denis qui riposte: Tâchez donc de comprendre le bon sens, grands dieux! M.Boulanger: Au lieu de salir leur province, les conservateurs québécois feraient mieux de suggérer au gouvernement de faire quelque chose pour les agriculteurs et les éleveurs.Qu’ils attendent donc d’être en famille pour laver leur linge sale.M.Dorion : Le linge québécois est tellement sale qu’il n’est plus lavable.Le Dr Denis: C’est pour cela que vous voulez Je passer au bleu?M.Boulanger dit que les bleus tiennent a reparler de conscription, qu’ils parlent donc d’une conscription qui s’impose à l’heure actuelle, celle de la richesse.Le Dr Thauvette député libéral de Vaudreuil-Soulanges avoue qu’il ne veut pas entreprendre de sc mettre au niveau des vieux parlementaires d’expérience non plus que d'économistes distingués, et il laisse à ceux-ci d’examiner la valeur de la résolution au point de vue constitutionnel et économique.Ce qui surprend le Dr Thauvct-te, ce qu'il veut constater, c’est que M.Bennett, après avoir tant promis, ait si peu tenu.La situation dans le pays le démontre surabondamment.Après avoir soutenu que la classe agricole de l’Ouest était prospère.le premier ministre demande maintenant au parlement de leur voter des secours de toutes sortes.Comment avoir confiance en quelqu'un qui s’est trompé de pareille façon et qui a négligé de s’occuper ÎΣS«« ?,ns à tour de rôle “Gamillicn”.In follelie Marie Savignae".le ”Ma-thieu national", relève l’hittoire du piccolo, parle de Gvrano et ajoute, qu’il aime autant M.Rinfret qua- L'anthropophagie en Afrique (Agence Fides) Oubangui, (Congo belge) Le 5 janvier dernier un agent du gouvernement allait arrêter, à une quarantaine de kilomètres de Bousin ga, un indigène qui tardait à paver ses impôts.Mais le contribuable récalcitrant saisit son arc, tua l’agent.et lui mangea le coeur et les cuisses.Emprisonné aussitôt, il avoua cyniquement son exploit! Les cas d’anthropophagie np seraient pas rares dans la région, mais restent dans le plus grand secret.parce que les nègres craignent les punitions sévères qu’ils encourraient s’ils venaient à être découverts.Ottawa, 30.- M .Garland, dépu- té progressiste de Row River, a rappelé que la France, il y a une semaine, a porté à 35 pour 100 le contingentement do blé étranger pouvant entrer dans la fabrication du pain français, et qu’hier même, des rapports de presse disaient que cette proportion venait d’être relevée à 40 pour HK>.Le député «Ibertain voulait savoir quelle part de blé du Canada entre dans ce contingentement de 35 qu de 40 pour 100 do blé étranger fixé par la France.(M.Bennett répond (pie son gouvernement est au courant des décrets français dont parle M.Garland mais qu’il est Impossible de dire, pour le moment, (|iieil avdlitage on pourra en tirer pour le blé canadien.Cependant, dit le premier rni-nisrte, le département des affaires extérieures apprend du représentant du Canada à Paris que la France a acheté du Canada, au cours de l’année dernière, 31,000,000 de boisseaux de blé, ce qui équivaut, dil M.Bennett, au double des achats de blé canadien par la France Su cours de n’importe laquelle des années rérenies.Décisions de la Cour d’appel La Cour d'appel a rendu ce matin les jugements suivants: Dresser ou le Roi, appel maintenu, sentence cassée; JJulner et Armstrong, appel rejeté avec dépens; Therrien et Beauchamp, appel maintenu avec dépens; Boon et 1c roi,, appel maintenu, sentence de 10 ans nu lieu de 20 et 20 coups de fouet; Stensler et le roi, appel maintenu, sentence cassée; Bcspatic et Hébert, appel rejeté; Halifax F'ire 1ns.et Pearson, appel rejeté, juge Lêtourneau dissident; Bolton et La bonté, appcil rejeté aver détiens, les juges Howard et Hall dissidents; C.haput et Hé bert.appel rejeté; ‘Roulianne et Maher, aoux causes, appels rejetés avec de-pens.Le nouveau gouvernement de Changchoun s'organise Changchoun, 30 (S.P.A.).Le nouveau gouvernement d'Henry Pou Yi, le dictateur de la Mandchourie fédérée, annonce aujourd’hui qu’il assumera le contrôle de tous les bureaux de douane le 1er avril et que les taux du tarif chinois ainsi que la procédure des douanes maritimes chinoises resteront en vigueur.Ive régime mandchou fera remise a l’inspectorat général de Changhaï de la portion des revenus que la Mandchourie verse habituellement pour le paiement des intérêts sur les obligations étrangères, dit le communiqué.d.es importations de la Chine proprement dite seront encore admises en franchise, au moins temporairement.Les articles importés de l’étranger et qui auront déjà acquitté un droit à leur entrée dans un port chinois seront aussi admis en franchise.Pendant que le gouvernement mandchou s’organise, les forces japonaises et les troupes provinciales du général Hsi Hsia continuent à travailler à supprimer la révolte dans la partie occidentale de la province de Kirin, révolte qui a menacé Changchoun même.Des aviateurs japonais ont survolé la ville de Nungan, à 35 raidies d’ici qui est assiégée par des troupes chinoises sous le commandement du général Li H-ai Tsing.lais aviateurs ont laissé tomber des notes où l’on promettait une récompense de 5,000 piastres mexicaines aux troupes provinciales si elles tenaient jusqu’à ce qu’elles aient ru reçu du secours.Des détachements de l'armée japonaise ont été envoyés en toute hâte au secours de la ville.Les aviateurs japonais ont déclaré qu’ils avaient bombardé les quartiers généraux du général f,i sur .les confins de la ville de Nungan.A la recherche de Lindbergh Norfolk, Virginie, 30 ,S.P.A.) — A son retour de Hopewell où il s’est rendu en avion pour rencontrer le colonel Lindbergh, le révérend H.Dobson-Peacock doit rencontrer aujourd’hui le contre-amiral Guv H, Burrage et M.John Hughes Curtis.On sait que les trois hommes prétendent avoir établi un contact avec les ravisseurs de l'enfant.Le Rév.Dobson-Pettcock a déclaré que Lindbergh leur a exprimé sa reconnaissance en les encourageant à poursuivre leurs démarches.Ÿ èé Saint-Louis, Missouri, 30 (S,P.A.) Un ex-bagnard noir a déclaré aujourd’hui aux autorités fédérales qu'il avait appris d «.gangsters que l’enlèvement du fils de Lindbergh avait été commis dans le but d'amener la libération d'Al Gapone, condamné à 11 ans de pénitencier.11 aurait aussi appris d'un gangster mourant l’endroit où l’enfant est gardé.Le procès Valade Le deuxième procès du sergent Hector Valade, chargé de l’escouade dos drogues pour la police municipale, est eomtnenicé depuis ce matin devant Je juge Wilson, en Cour du Banc du Roi.Hector Valade est accusé dans ce second procès d’avoir distribué illégalement d(A drogues, se rendant par là coupable d’un acte criminel en vertu de la loi fédérale qui régit la vente des narcotiques.lui présente cause a été menée contre Valade par la police fédérale sous la direction du sergent Zcnnitli et du caporal Hayniond.1, témoin Arthur Vian, entendu cet avant-midi, a expliqué la nature de ses relations avec l’accusé alors qu’il agissait comme agent de la police fédérale dans la cause qui s’est ajournée à deux heures cet après-midi.S.E.Mgr Villeneuve et l’A.C.J.C.Québec.3b.(D.N.C.) — Son Kx-cellence Mgr Villeneuve, O.M.I., bénit et approuve de tout coeur le double mouvement de PA.C.J.G.: orientation nouvelle et fédération des oeuvres de jeunesse.Désireuse d’être utile à la jeunesse, l’Association catholique de la jeunesse canadienne-française avait esquissé ce projet d’élargissement de scs cadres pour mieux atteindre les jeunes gens et ce projet de fédération des oeuvres existantes pour augmenter leur force.Le dernier congrès fédéral tenu à Québec avait approuvé rcs vues des chefs mais pour les mettre en pratique, chacune des unions régionales de FA.C-J.devait obtenir l’approbation de l’autorité diocésaine.(’/est rette autorisation enthousiaste que S.K.Mgr Villeneuve a donnée lundi soir, au comité régio-nal québécois.La loi des faillites Ottawa, 30.(D.N.C.) Au début de la séance, hier, aux Communes, M.Hrasset, député libéral de Gaspé.a déposé un bill pour modifier la loi des faillites.M.Rrasset a expliqué qu’il veut épargner à un débiteur insolvable le surcroît de dépenses qui résulte pour lui du fait d'être cité devant un tribunal ayant juridiction ailleurs que.dans le lieu de résidence du débiteur.• La deuxième lecture est remise à plus tard.' Le tarif des traversées Les représentants des principales compagnies de transport maritime discutent une réduction des taux de traversées transatlantiques Bruxelles.30 (S.P.A.) Les représentants des principales compagnies de transport maritime sont réunis ce matin pour discuter une réduction des taux de passage pour la traversée de l’Atlantique.La conférence se tient à huis clos.L’agenda de la conférence est secret, mais on sait que plusieurs compagnies veulent réduire leurs taux de façon radicale afin de stimuler Je tourisme pendant la prochaine saison de vacances.On prétend que deux compagnies anglaises et les United States Lines préconisent cette réduction des taux.Le Pacifique Canadien, la compagnie Cunard, les compagnies allemandes, françaises, danoises, suédoises et italiennes répondent que otite réduction apportera aux compagnies une perte brute de revenus sans augmenter U* nombre des voyageurs.Il est possible qu’un communiqué officiel soit publié à l'issue de la conférence.Lorsque la réunion s'est ajournée cet après-midi, on disait qu'une réduction de 20 p.c.avait été suggérée, mais que la plupart des compagnies européennes ne voulaient qu’une réduction de i5 p.c.H serait aussi question d'une réduction des navires affectés au service de l'Atlantique du nord.M.Bruning n’ira pas à Londres M.de Buelow le représentera Berlin.30 (S.P.A.) - Le chancelier Brüning a annoncé au premier ministre de Grande-Bretagne.M.MacDonald, qu’il n’ira pas à la conférence que la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et l’Allemagne doivent tenir à Londres sous peu, mais qu'il s’y fera représenter par le sous-secrétaire d'Etat, Bernard de Buelow.D'après un porte-parole du ministère des affaires étrangères, la décision que le premier ministre de France a prise de voir M.MacDonald avant la conférence et de revenir à Paris sans attendre l'ouverture a porté le chancelier Brüning et le ministre des affaires étrangères d’Italie à conclure que leur presence ne serait pas nécessaire.M.Brüning croit qu’il doit rester en Allemagne, sauf si les autres gouvernements se font représenter à la conférence par quelques-uns de leurs principaux membres.Les banques et la “Beauharnois" Ottawa.30 (D.NC.) -.Le premier ministre ne lient évidemment à fournir à la Chambre aucune information au sujet des garanties que son gouvernement a consenties à certaines banques à propos,des travaux de la Beauharnois.M.Euler, ancien ministre du revenu national, a déjà posé plusieurs interpellations à ce sujet mais sans obtenir de réponse.M.Charles Stewart, ancien ministre de l’intérieur, est revenu à la charge hier après-midi mais sans plus de succès.Il a demande si le gouvernement a garanti auprès des banques certains crédits que celles-ci ont consentis à la Beauharnois.M.Bennett a simplement répondu que l’interpellation de M.Stewart servira d avis à une question qui sera inscrite au prochain feuilleton.Mais comme le gouvernement ne répond aux questions que si la chose lui convient, la réponse de M.Bennett ne l’engage pas à fournir a l’opposition les renseignements qu elle veut obtenir.L'entrevue aura lieu lundi Londres, 30 (S.P.A.) L'entrevue entre le premier ministre de * France, M.Tardieu, et le premier ministre Ramsay MacDonald aura lieu à Londres lundi.Le secrétaire des affaires étrangères, sir John Simon, le chancelier de l’échiquier, M.Neville Chamberlain et peut-être aussi M.Walter Buuciinan, président du Board of Trade, accompagneront M.MacDonald.M.Tardieu sera accompagné de son ministre des finances, M.Pierre Flandin.La conférence de la France, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne et de Fftalie s’il y en a une - aura lieu probablement à Genève, le mois prochain.Nos entrevues La réponse de l'Irlande Dublin, 30 (S.P.A.) On croit que le haut-commissaire Dulanty se rendra en Angleterre ce soir pour remettre au secrétaire d’Etat pour les Dominions.M.J.H.Thomas, la réponse de l’Etat libre «l’Irlande aux déclarations du gouvernement britannique et celle de la rétention des annuités foncières.Cette réponse, M.de Valera e» ses ministres l’ont préparée il y a plusieurs heures, au cours d’une longue conférence.Le procureur «rnern! a été chargé de la rédiger Le sens n’en a pas été révélé.Le T.R.P.F.-M.Roberge, C.S.V.Supérieur général des Clercs de Saint-Viateur Le Très Révérend Père F.-M.Roberge, supérieur général des Clercs de Saint-Viateur, est arrivé hier à Montréal, de Belgique où se trouve la maison-mère.Tl a bien voulu recevoir ce matin un représentant du Devoir et il a causé avec lui de la situation des maisons de sa congrégation en Espagne et des choses de la Belgique.Profondément religieux et aimablement condescendant, le Père Roberge a déclaré que la grande préoccupation du conseil général de la congrégation à l’heure ac-tuelle, c’est l’avenir des Clercs de Saint-Viateur et de leurs sept maisons en Espagne.Déjà les religieux jésuites ont été chassés par décret spécial, il est vrai, dit-il, que tout jésuites qu’ils sont, ils sont .sortis par une porte et sont rentrés par une autre.De sorte que sur 4,5110, il en reste bien encore 3,500 en Espagne.Nous avons toutefois l’espoir, reprit-il, et cela nous le tenons d’un membre de l’ambassade, que la Constitution espagnole sera révisée à la suite des protestations qui se sont élevées de la France, de la Belgique, de la Suisse, de l’Italie, de la Hollande et même de l’Allemagne et que cette revision comportera le biffage de l’article relatif à l’expulsion des religieux faisant du commerce, de l’enseignement ainsi que celles qui font le 4èmc voeu d’obéissance à Une puissance étrangère soit les Jésuites qui, en plus des trois voeux réguliers, promettent obéissance au Pape.Présentement nos religieux sont exposés à recevoir l’ordre de quitter l’Espagne, mais d’un autre côté la Constitution leur défend de le faire sans qu’ils aient reçu un décret.car autrement leurs biens seraient immédiatement confisqués.Ka situation est par conséquent compliquée.Tous les gens indépendants et renseignés prévoient que 1 article en question sautera lors de la révision de la Constitution espagnole.Le Père Roberge nous parle avec plaisir ensuite de la situation religieuse en Belgique, sa nouvelle patrie d’adoption, qu’il a étudiée el scrutée.Depuis la guerre, dit-il, on parle beaucoup de la Belgique, petit peuple de 8 millions d’habitants qui est glorieusement sorti du conflit.L’Eglise jouit d’une liberté eniière en Belgique.Aussi son apostolat est plus facile et plus fé~ coud auprès des populations.Le clergé n y a pas eu à subir, depuis longtemps du moins, dit-il de la persécution religieusse.Cela lui il permis de m» livrer sans entraves au ministère paroissial el a 1 enseignement.Ce n’est pas à dire qu il n’a pas eu à hitler.Mais les catholiques combattent en Belgique sur un tout autre terrain que ne le font les catholiques en Angleterre.en Allemagne et en Amérique.Les ennemis les plus dangereux de 1 Eglise belge ne sont ni les protestant ni Jes Juifs ces derniers sont au nombre de 75,000, dont 4.>,000 à Anvers et 20,000 a Bruxelles _ majs |(, so,.ja|jsim, H le libéralisme.Le libéral belge est essentiellement rebelle en général « tout dogme, à toute croyance im-posee; il est souvent libre-penseur, Pcii lois franc-maçon.Le clergé reçoit une formation qui le prepare a toutes les oeuvres: Paroissial, enseignement, oeuvres sociales, etc.U» clergé est encore subventionné pur l’Klnt (Meini t,"iil en S(>il indépendant re r • Iruilement est bien mini-ne.Les eveques reçoivent $2,500 les vicaires généraux, $800; les chanoines.$500; |es curés, $400 les vicaires, $300, En dehors des oeuvres parois- H ¦ri’n;,n rcniarOUe un mouvement ties intense en Belgique pour les oeuvres sociales et missionnaires sous quelque forme qu’elles se pré-sentenf.Le clergé séculier rivalise de zèle p( de dévoueihcnt avec Je clergé régulier.Depuis une douzaine d années surtout le clergé •l’est préoccupé de développer el de fortifier les oeuvres d’action catholique.Le nombre des religieux el reli gieuses.poursuit le Père Roberge, a augmente dans de fortes proportions en Belgique dans ce dernier quart de siècle.Depuis la guerre, ( est jilutôl vers les communautés austères - Franciscains, Trappistes, Capucins que le mou veinent semble s'accentuer.On compte actuellement 57,000 religieux en Belgique dont 12,000 Pères et Frères et 45,000 religieuses.Sur ce nombre.près de la moitié se consacrent à renseignement.On peut en juger par les nombreux centres d’instruction el d'éducation répandus en Belgique.En tenant compte de sa population on peut dire que la Belgique est peut-être le pays où les oeuvres de l'enseignement suscitent le plus d'activités.I) y a toutefois des défections, dit le Père Roberge.Les efforts déployés par les maîtres chrétiens dans rinstruction et l’éducation de l’enfance et de la jeunesse, ne donnent malheureusement pas toujours les résultats attendus.S’il est juste d’admettre que la Belgique est restée, (tans son ensemble, un pays catholique, un pa>s de fidèles, en ce sens que, très généralement, les enfants sont baptisés et font leur première communion, on fient se demander avec quelle fidélité ces millions de baptisés conservent les pratiques religieuses.On rniistatc que In vie catholique diffère beaucoup d’une région à l’autre, qu’il Les négociations sinojaponaises Elles sont suspendues et doivent reprendre demain — Escarmouche entre Japonais et Chinois Changhaï, 30 (S.P.A.) — Suivant les autorités militaires japonaises, une escarmouche entre soldats japonais et soldats chinois, à Chia-cuangnüao, a marqué la suspension des négociations de paix, aujourd’hui.Ces négociations doivent recommencer demain.J,es Japonais disent que dans cette escarmouche, ils ont repoussé les Chinois hors d'une partie da la zone établie par les autorités japonaises.Les négociateurs japonais affir-menl que les négociations de paix ont été retardées parce que les délégués chinois n’ont pas l’autorité et la compétence nécessaires pour prendre des décisions.D’autre part, les Chinois accusent les Japonais de chercher à faire échouer les négociations.Suivant un rapport de la police municipale de Changhaï, pendant les hostilités, (il civils ont été tués et 216 ont été blessés dans la concession internationale, 314 projectiles sont tombés dans cette concession, y endommageant 262 immeubles.En outre, pendant les hostili-tés.486,000 personnes ont été privées de leur gagne-pain, par suite de la suspension des affaires dans la concession.L'achat du blé canadien par la Grèce Athènes.30 (S.P.A.) —* On annonce aujourd’hui que les négociations en cours pour l’achat de blé du Canada et des Etats-Unis par la Grèce n’ont pas encore donné de résultats définis.Quant aux négociations avec l’Argentine, elles sont rompues.La radiophonie aux Etats-Unis Washington, 30 (S.P.C.) _ I e gouvernement des Etats-Unis prévoit qu’il devra lutter, à la conférence mondiale de Madrid, en juin, pour garder les fréquences radiophoniques qu’il a obtenues à la conférence de Washington en 1927 Il enverra une forte délégation, composée tout probablement du sous-secrétaire d’Etat William R.Çastle; du général Saltzman, président de la commission fédérale de la radio; du sénateur White, du Mnine, ou du sénateur Dill, de 'Vasbington, el de nombreux ex-perts.BX HO fit si- locale Le marché est apathique •hé ‘l|ti aPafhirkel a avancé de - ii Brazif,an a reculé de 1-4, Mc-Uoll a été on vedette mais il est resU‘ a .) 1-2.Gurd a reculé de 1-2 a 15, Lindsav d’une fraction tandis que Abitibi privilégié s’est avancé de 1-4.d MAU.STHFÆT Les cours s’améliorent N'ew-A ork, 30 Ees cours se sont lentement améliorés ce matin et plusieurs des titres faibles hier ont gagné un point et plus aujourd’hui.American Telephone.U.S.Steel, American Gan, Drug, Case et DuPont se sont avancés de 1 à I 1-2.Beatrice Creamery cj International 1 elephone se sont aussi quelqua peu améliorés.Westinghouse, dont les directeurs se réunissent aujourd'hui pour prendre une décision quant au dividende, a légèrement fléchi.W.T.Grant a touché un nouveau bas.Goodyear Rubber a perdu un i>oint.s’agisse de grandes paroisses urbaines ou de [ictits villages pauvres, Dans certaines villes très importantes du Hainault et de Liège, 70 à 80 pour cent ne fréquentent plus l’église, mais dans d’autres tout le monde fait ses Pâques.Sur les 500,000 jeunes gens ou jeunes filles de 14 à 22 ans employés dans les ateliers et usines, pins des trois quarts échappent à l’influence du prêtre et seraient à jamais perdus pour le catholicisme sans l’Association de la jeunesse ouvrière chrétienne.Mais le principal ennemi de l’ouvrier, c’est ie socialisme qui pénètre et enveloppe la masse des travailleurs à l'usine ci à l’atelier.Si on y ajoute une licence toujours plus grande des lectures et des théâtres, des cinémas, des toilettes, des annonces, des affiches, de tous les spectacles, on aura là les principales causes de la perversion de la jeunesse ouvrière.La collaboration dévouée et empressée des trois éléments; séculier, régulier et laïque, produit la plus heureuse influence sur les populations et permet d’entretenir les plus belles espérances pour le catholicisme et le maintien de la paix religieuse en Belgique.Au cours des semaines prochaines.le supérieur général des Clercs de Saint-Viateur fera la visite des maisons de sa congrégation dans le Canada: Montréal, Joliette.Rigaud.Sully.Otterburn (Manitoba), et aux Etats-Unis: Bourbonnais et autres.Il retournera en Belgique vers le milieu de l'été. LE DEVOIR.MONTREAL.MERCREDI 4U MARS 19jZ VuLUMt XXIII — No VS La canalisation du St-Laurent Dans une lettre à M.R.B.Bennett, M.L.-A.Taschereau réitère l'opposition de son gouvernement au projet de creusage du fleuve, de Montréal aux Grands Lacs, et d'un développement des forces hydroélectriques sur ce parcours — Objections d’ensemble et objections de détails Québec, 30 — M.L.-A.Taschereau, premier ministre de la province de Québec, vient d’adresser la lettre suivante à M.R.B.Hen-nett au sujet du projet de canalisation du Saint-Laurent: CABINET nu PREMIER MINISTRE Province de Québec.Québec, le 20 mars 1932.Le Très Honorable R.B.Bennett.Premier ministre du Canada.Ottawa.Cher monsieur Bennett, J’ai eu l’honneur de vous rencontrer dernièrement, à Ottawa, avec plusieurs de vos collègues, alors que vous m’avez exposé les «ran* des lignes d’un projet de canalisation du Saint-Laurent, dépuis Montréal jusqu’aux Grands Lacs, et d’un développement de forces hydroélectriques sur ce parcours de notre grand fleuve national.Je vous ai fait part, au cours de notre conference, des objections que je voyais à votre projet, objections partagées, je le crois, par la grande majorité de la population de notre province, mais ie vous ai déclaré toutefois que j’en causerais avec mes collègues et leur rapporterais les représentations que vous m’avez adressées ainsi uu’aüx messieurs qui m’accompagnaient a la conférence.Je crois maintenant qu’il est de mon devoir de vous informer que le gouvernement de Québec n’a pas changé sa manière de voir, attitude du reste pleinement partagée, et à la presque unanimité, par notre Législature, au cours de la session qui vient de se terminer.Votre projet qui a deux objets en vue, navigation et développement de forcés hydrauliques, comprendrait, si j’ai bien saisi votre pensée, trois stages différents: 1.La partie du Saint-Laurent, dite internationale, entre le Canada et les Etats-Unis ou plutôt entre la province d’Ontario et 1 Etat de New-York; 2.L’étendue que comprend, pour partie, le canal Bcauharnois actuellement en construction; 3.Et, enfin, tout près de Montréal.les Rapides de Lachine.Permettez-moi de parler d’abord des objections au projet dans son ensemble; nous examinerons ensuite les objections particulières aux trois sections que j’ai mention-} nées ci-haut.Tout un volume pourrait être ?crit à ce sujet; je me contenterai te résumer très succinctement nos s objections.1.Le coût de l’entreprise.11 sera j énorme; rappelez-vous que Pana- ; ma.Suez et Welland ont colite trois i fois ce que les ingénieurs avaient pensé.Notre jeune pays, ou il v a tant de choses a faire, est-il bien : en état, dans cette période de crise financière, d’ajouter au fardeau i qui l’écrase une entreprise dont les; résultats sont très problématiques, j o Ces travaux ne bénéficieront ni “à Québec, ni à la Colombie an-1 glaise ni aux Provinces Maritimes, très peu à celles de 1 Ouest qui si ; montrent assez indifférentes et ce-j pendant elles seront appelées a > .’ontribuer, ainsi que Quebec eu particulier, qui donne au an tiers de ses revenus.3.Au point de vue navigation.Middle West américain en profitera probablement, mais devons-nous faire ce sacrifice pour un pays qui n’est pas le nôtre et qui nous | ferme pratiquement son marche?4.Comment voulez-vous que celle route fluviale puisse payer et rencontrer ses frais quand elle sera fermée pendant cinq mois de l’année, donc capital improductif pour tes cinq douzièmes de sa valeur?5.Si cette roule sert à transpor-er les ressources de l’Ouest, vous j ,-réez une concurrence ruineuse a nos chemins de fer dont la situa- 1 iion actuelle doit être une sourer d’angoisse pour vous comme pour tous les Canadiens.Du reste, beaucoup du grain de l’Ouest se dirige maintenant vers Vancouver et quelque peu par la paie d'Hudson dont la voie ferrée a coûté au Canada $00,000,000.Est-ce votre intention de détourner ces expéditions de ces nouveaux débouchés après les sacrifices que nous avons faits pour les créer?6.Les Etats-Unis, a-t-on dit, seraient prêts à financer une partie du développement sur le territoire canadien.Notre fierté nationale s'v oppose.Si, seuls, nous n’avons lias les moyens de mener l'entreprise à bonne fin, chez nous, n'y pensons plus.Et d’ailleurs, ne craignez-vous pas des conflits futurs en donnant a nos voisins plus qu’une servitude, l’affirmation peut-être d'un droit de propriété, sur notre grande artère nationale, on plein territoire canadien?7.Etes-vous bien certain que ces immenses travaux n’affecteront pas le cours du fleuve et ne diminueront pas son niveau à Montréal et en aval de notre port national de manière à lui nuire considérablement?Des ingénieurs le craignent sérieusement.Il sera peut-être trop ;ard pour le réaliser quand les travaux seront faits et les dépenses encourues.8.Ce que nos voisins veulent surtout, c’est du pouvoir électrique dont ils ont un pressant besoin.L’exportation de l’énergie électrique Nous en savons quelque chose h Juébec où, constamment, on tente des efforts pour permettre l’exportation de notre énergie électrique.menls hydrauliques ont amené le capital étranger et surtout améri-1 cain.Croit-on que ces capitalistes j ne seraient pas restés chez eux, où I ils ont un marché beaucoup plus i vaste, si le Canada ne leur avait offert précisément ce qui leur man-que?Seulement dans la province de Québec, nous avons 10,0(40,000 de chevaux-vapeur qui n’attendent qu’à être exploités.Pourquoi ne pas commencer pour nous et chez nous?Ces 2.000,000 II.P.que vous voulez créer dans la zone, internationale vont arrêter notre développement pendant de nombreusès années et nous priver des revenus que nous en retirerions.D’ailleurs, les Etats-Unis n’en font pas un secret.La route fluviale est un camouflage; ce qu’on veut, c’est l’énergie électrique.Voici ce que le S'eut York Times disait bien franchement à ce sujet.le 18 avril 1928: "There Hic Western farmers are I far more interested in the.possibilities of the Hudson liay roule, and the prospects of increased exportation throinjh the Pacific ports.It is probable indeed that this costly project mould hardly have been considered seriously unless it has been linked up with another scheme for the provision, ninny the same route, of enormous amounts of hydro-electric power.Canada is a vast storehouse of waterpower, and stands second among the countries of the world in the use made of her great resources.'' Et la Chambre de Commerce de Rome, N'.-Y., ajoutait tout récemment : "The committee felt that navigation on the St.Lawrence is of secondary importance to power development."The St.Lawrence seems desti-\tied to become increasingly important as a source of power and Us valley Ihe site of one of the world's greatest industrial districts of the future.’’ Examinons maintenant séparément les trois sections du projet.Les trois sections o'u projet Nous voulons commencer, m’avez-vous dit, lors de la conférence, par la section internationale entre Ontario et New-York.Le Canada et les Etats-Unis, construiraient cette section à frais communs et la province d’Ontario rembourserait au gouvernement canadien les frais occasionnés pour le développement des forces hydrauliques au fur et à mesure qu’elle en aurait besoin.Je crois que c’est là, si je vous ai bien compris, le projet soumis à Ontario.Me permettez-vous «le vous dire, tout d’abord, que vous commencez par le mauvais bout?Après cette section, il en reste deux autres: Bcauharnois et Lachine.Supposons que cette dernière partie ne se fasse pas, vous aurez une solution de continuité dans votre route fluviale et les travaux, à la partie supérieure, seront inutiles.Cela prendra huit à dix ans avant que la section de Lachine ne se construise, m’avez-vous dit.Serez-vous encore au pouvoir à cette époque?Le gouvernement d’alors, quel qu’il soit, voudra-t-il continuer votre projet?L’opinion publique lui sera-t-elle favorable?Ne Ta ban donnera-t-on pas, comme les terminais de Montréal, pour des motifs peut-être excellents?Mais il y a plus.Je n'ai aucune ! nada, sur la référence qui a été soumise à ce tribunal, est tellement favorable aux provinces, qu’il est bien difficile pour le Canada d’essayer de prendre le contrôle d’une de nos plus précieuses ressources naturelles: l'énergie électrique, à laquelle est attache l'avenir commercial et industriel de notre province.On nous dit bien qu’on veut respecter notre souveraineté sous ce rapport; mais il i»c suffit pas de nous offrir de jolies phrases que des actes viennent démentir.Loin de moi de vouloir faire de ce problème une question oolili-que; les intérêts en jeu qui touchent à l’avenir de notre pavs et lui sont intimement liés sont supérieurs à nos divisions politiques et bien au-dessus de nos chicanes de parti et c’est vous, cou ine Canadien et chef d’un grand pays, conscient que vous êtes, j’en suis convaincu, de vos lourdes responsahi-vaincu, de vos lourdes responsabilités, que je prie, ainsi que vos collègues, surtout ceux qui représentent notre province, dans votre cabinet, «le ne jias vous prêter à ce projet néfaste.Il créera des dissensions et îles amertumes qui ne pourront que nuire à l'unité nationale que tout bon Canadien a à coeur.Vous m’avez dit, au cours (ie la conférence, que vous ne faisiez que donner suite à un projet conçu sous le règne de votre prédécesseur.Peut-être, mais projet assez vague, alors seulement à l’étude et auquel je me suis opposé de toutes mes forces.Nous étions du reste à une époque de grande prospérité.J’ai reçu à cette époque des compli- ¦ ments très flatteurs de vos journaux' et ma manière «ie voir a été approuvée publiquement par des hommes de votre parti, très près de j vous aujourd’hui dans le conseil de la nation.Ajouterais-je que notre Législature, au cours de la dernière session, a condamné ce projet à !n presque unanimité et une motion proposée par un député conservateur, M.J.-P.Sauvé, fils «le votre ministre «les Postes, sc lisait comme suit en partie: “Cette Chambre invite le gouvernement de cette province à ne pas conclure d’engagements relativement au développement des forces hydrauliques du Saint-Laurent sans l’autorisation spéciale de la Législature.” Ce voeu a etc adopté par la Chambre.Puis-je espérer que venant d’un de vos amis politiques, il fera disparaître toute idée de nar-tisannene et que vous voudrez bien vous v rendre?J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Premier ministre.Votre humble serviteur.(Signé> L.-A.TASCHEREAU Commission pédagogique des écoles LE RAPPORT D’UN CHEF DE SERVICE LES DIPLOMES D'INSTITUTRICES service.meme mois, la des éco-di versos a eu dé- LA RADIO RADIO-GAZETTE Mercredi, le 30 mars — A4 h.15, poste CK AC.pro-i gramme intitulé le Quart «I heur ji.100.et les rèevpfirtations, de t'iOl.OOO.ou (l.S p.lui».L’a!' rniiipnrnison avec le mois liK'eedeut, les imiiorlalions ont monté de £7,937,000 et les ré-oxi)or-tatiuiis de £213.00(1, tandis que les expoi'talioiis tombaient de £1.112.-OÜO.En général, la situation des industries fondamentales 11'a pas changé, mais il v a des signes d’a-mélioraliuii dans certaines branches.J.CS chiffres du clminage accusent une diminution de 38,000 par rapport à janvier.L’indice des frets maritimes compilé jiar la Chamber of Shipping, à 19.33, révèle une augmentation de .">.11'> par rapport à janvier, et il est au même point qu’il y a un an.Les fonds d’Etat anglais ont eu un maiThé actif et à la hausse à cause des perspectives budgétaires excellentes, de l’espoir d'une (liiuinu-tioii d'impôts et de l'aniélioration de la sifualioii eu Grande-Hrelagne.ETATS-IMS Les nouvelles industrielles et commerciales sont décidénieut mêlées.Dans la finance, amélioration évidente.Ce ehangemeiil est probablement dû en grande iiarlie à l’action de la Reconstruction Finance Corporation ainsi qu’à l'aiipli-cafion de la loi Glas.s-Steagall pour élargir le mouvement de l’esconij)-le et renforcer la piditiqiie de crédit de la Réserve Fédérale.la's perpectives des r»rix sont meilleures.Certains produif.s sont tombés à de nouveaux bas, notamment le sucre brut, mais d’autres, en revanche, on avancé légèrement.Ix's ventes d'aiitos ont • élé désappointantes et, par con.séquent, les commandes de matériel de l’industrie automobile ont été lentes.L’augmentation anlicijiée de la production de l'acier, qui se maintient autour de 2.$ p.c.de la capacité totale, ne s’est pas produite, mais on entretient l'espoir que l’amélioration de la situation des banques et (lu crédit s’étendra à l’industrie et au eonimeree.On ne constate pas d’augmentation du tonnage ferroviaire, de sorte que la réduction des salaires de 10 p.c.n’a amené jusqu’ici aucune majoration des reeetlcs.Les exportations américaines en février s’élèvent à $1,$.'),000.00(1.soit .$24.000,-000 de plus que les $1.31.000,000 d’importations.Pour les deux jire-miors mois, les exjiorlatioiis ont atteint $.305,000,000 et les importations, .$267,0()(),00().Les ventes d’immeubles ron.notaire — 1933.Oit* de Verdun.Ave Laurendeau, Vacant.Lot No 4679-134 Terrain 25 X 100 pieds.The Suburban.Laud Cu , AP.Gu-Oaa.$450.D.Canwron.notaire—1932 Ave Bannsntyne.Vacant.Lot No 4879-679 Terrain 25 X 95 plods The Suburban Land t'o , à L.Perron, $400.D, Cameron, nofilre, 1933.Laurier.Rue 8t-Zotlque, bAt.Nos 256, 258.Lot No 10-1550.Terrain 20 x 58 pda.L.S.Antonio A Dame J.Dalgnault, $7,000 .5.Côté, notaire—1932 Préfontalne.— Pue Nlcolet.BAt, No» 1420 A 1426.Lot No 23-446.partie 447, Terrain 4,168 pieds, E Abel A J.Rlopel, $26.200.- G Baudouin, notaire—1932 Rue Cuvillier.Bât.Nos 3518.3520.Lot No 29-654.Terrain 25 x 95 pieds.J.A.Crevler A G.McLean, $7,000.J.-E.Forget, notaire—1932, Rosemont.Rue De» Ecores.BAt.Nos 6511 A 6515.Lot No 208-971.Terrain 25 X 105 pieds J.DeHllet.» A Dame N.Sou-chereau, $10 100.H.Valade, notaire- 1932.Rue Des Eoore.».Vacant.TjOt No 206-728 W Bezeau a A.St-Onge.$850.H.'v'alade, notaire—1932.Rue De» Ecores.vacant, lot.partie N 308-814.Terrain 18 pd» x 105 pieds.1 Lajoie A F.Poentx, $100.H Valade, ne taire—1932.Ste-Marle.Rue Messier, vacant», Lot No 1301-58 A 60 Terrain 51,10 a 82 pieds.O.St-Jean A A Gravel.*6,250.— H.Valade, notaire—1932.St-Denis.— Rue St-André, bât.Nos 5836.5836.Lot No 7-459.Terrain 25 x 87 pieds.Dame N.Rlopel à M S.Superior, $2.000.A.Valois, notaire—1932.Vllleray — BAt, No 584 rue Guizot, BAt Nos 8286 à 8294 St-Gérard.Lot No 2629-977.Terrain 26 x 90 pieds.E.Girard A Dame H.Lamarche.$13,750.A.I.arose, notaire—1932.^ ___ Cours des trusts fixes Can.American Trust - Can, Inter, Trust .Corp.Trust nouv.Cumulative Trust .'First Custodian .'Second Custodian .•Dlv.Trust ¦ A" .*Do, "B" .•Do."C .First Ail Canadian .•Independence Trust .•Low Priced .North Amer.T.New •United P’ixed •United 1ns Trust •United N Y.Bond Trust •United 011 Trust North Amer.T.S.New Do, vieux Cumulative T S.New Corp.T.S Accum.Do.Dlstrlb.Five-Year Fixed T.3.Old Corp.T S .Offre Uem 3'* 3»* compagnies de PLACEMENTS A •Amer, Pounders Com.•British Type Inv.•Can.For.Inv.com.•Equity Inv.Com.•Fed.Cap.Trust Fund, T.8."A" Do- "B" .Great Brit, and Can.Inv.Lou.Can.luv.•Nat.Bond and Share .Nation-Wide Sec.•'B" .•United Common Trust •U.8.Electric L.and P."A" Do "B” .•Fonds américains.30.sans compter le déficit de $4,000,000 qui attend l’administration à la fin de Tannée.Il est temps de mettre fin au régime de terreur, de destitutions, d’extravagances qu’a été l'administration Houde.Dette autorisée et dette émise M.Weldon, membre de l’exécutif de Montréal, demande aux électeurs de faire la distinction — La Cité a été autorisée à emprunter $40.500,000 mais n’a emprunté que $21.21 2.000 depuis deux ans — La dette municipale n’a été augmentée que de $21,000,000 et la somme de $13,000,000 a dû être prise pour solder les dettes des administrations precedentes— Explications M.NV.S.NVeldon, membre du comité exécutif, a exposé son programme, hier soir, à la radio, par le poste CKAC.M.NVeldon a discuté surtout la situation financière de la cité de Montréal.Nos adversaires, dit-il, font un méli-mélo de toute la question financière afin de tromper les électeurs, au sujet tic la dette de Montréal.H faut distinguer, dit-il.entre la dette autorisée et la dette émise.La dette autorisée comprend les sommes que la cité a le droit d’emprunter.La dette émise comprend seulement les sommes que la cité a empruntées.La cité ne paie d’intérêts et ne doit que la dette émise.Donnons plutôt un exemple: Supposons qu'urfe personne veut entrer en affaires et s’en va chez le banquier.Celui-ci autorise la personne à emprunter «10,000: c’est la dette autorisée, Mais la personne se contente d’emprunter $2,000: c'est la dette émise.Va-t-on prétendre que la personne a une dette de $10,000 envers la banque, parce que la banque lui permet d'emprunter $10,-000?Combien doit la personne, $2,001) ou $10,000?Nos adversaires sont tellement ferrés sur les questions de finance, qu’ils ne sont même pas capables de faire la distinction.La cité de Nlontréal a obtenu la permission d'emprunter $40,500,-000.Mais clic n’a emprunté que $21.212,000 depuis deux ans.La dette n’a donc augmenté depuis deux ans.que de $21,000,000.et non pas (le $40,000,000.D’ailleurs sur celle somme de •$21.212,000.l'administration actuelle a dû prendre $10,500,000.pour payer les dépenses faites par l’administration Desroches.11 faut y ajouter $2,000.000, empruntés pour renouvellement d'emprunt sur la dette de Maisonneuve, plus $643.-009, pour renouvellement d'un emprunt fait en 1021 et non pourvu.Cela veut dire que sur cette somme de $21,000,000 dans l’augmentation de la dette, l’administration actuelle a dû prendre $13,000,000 rien que pour solder les dettes des ad-mini.>1 rat ion s précédentes.L'administration actuelle a donc augmenté la dette, en deux années, de seulement 8 millions de dollars, soit $2,500,000 pour les travaux de chômage et $5.000,000 pour travaux de pavages, trottoirs et expropriations.Ainsi donc, l'administration actuelle agi sagement et elle n'a pas inconsidérément augmenté la dette, malgré les grands travaux nécessités par le chômage.H suffit pour s’en convaincre de fad'f comparaison avec les administrations précédentes: De 1922 à 1924.la dette emise d* la cité a été augmentée de $10.-600,000; de 1924 à '926 la dette émise a augmenté $15,500.000* de 1920 à 1928 la dette émise a augmenté de $13.000,000; de 19*8 à 1930, la dette émise a augmente de 825.000.000.M.NVeldon avertit ses adversaires de ne plus confondre la delte autorisée avec la dette émise, et nue i s'il leur arrive aue I® banque i veuille leur avancer $10,000.ils no se croient pas obligés de rembourser 810,000, quand ils n ont emprunté que $2,000.L'administration actuelle n est donc responsable de 1 auamenla-tion de la dette, depuis dmPi.ans.que pour $8,300.000.Encore là-dessus faut-il compter 1rs sommes tle-jK'iisées pour travaux de chômage.M ’ X'-A O M w }M h * > y.YSSÇv; r Garçons et garçonnets fifty I dans quelques jours la neige sera complètement disparue .soyez prêts pour la première ballade .dans votre wagonnet CHAMPION .demandez à maman les légers complets si confortables pour le jeu! .PARENTS .profitez de cette vente et des prix qu elle comporte.Complets sans manches Ages: 2 à 6 JQ ans.Chacun, ?XJ' Jolis complets Ages: 2 à 6 AQ ans.Chacun, *ty Beaux complets lavables Age*: 2 à 8 ¦» ans.Chacun, J.*v/V/ Tissus lavables tons de rouge, vert, bleu, jaune et autres, de teintes combinées.Corsage blanc ou crème et pantalon en broadcloth tan, jaune, bleu 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remercier toutes les personnes qui ont pria part & ce concours.Personne ne songera à blâmer la ville sur ce point, quand elle faisait exécuter pour la moitié du prix, des travaux urgents.“Quand certaines gens viennent affirmer que nous avons augmenté la dette de la cité de 840,000,000.c'est une fausseté; ils trompent délibérément la population et en voici la preuve irréfutable.Car celte somme de $40,000,000 comprend les sommes suivantes pour différents travaux, sommes dont pas un sou n’a été dépensé ni même em-prunté: ¦ $200,000 pour le système d éclairage et (l'alarmes; $200,000 pour travaux d’aqueduc; $5,000,Û0_0_ pour conduits souterrains; $6,5511000 pour l'égout de la rivière Saint-Pierre; $5,800,000 pour l’égout du nord; $2,500,000 pour Tégoui de la rue Mont-Royal; 81,585,000 pour le tunnel Wellington; $1,000,000 pour te marché Ronsecours; SaOO.OOO pour le marché de la rue Rachel; $135,000 pour le marché du nord; soit une somme globale de $23,-470,000 à déduire sur $4U;nmv 000, somme dont pas un sou n a été emprunté encore.M.NVeldon a énuméré les travaux faits par l'administration actuelle et noté que la taxe n'aynil pas été augmentée, que le dernier exercice financier s’était termine avec un surplus de $150,000 et que le prochain exercice se boudera sans déficit._____ t ._ • Assemblée de M.Bisser L’cchevin de Notre-Dame de Grâce parle des expropriation* — M.Charlc* Duquette l’appuie M.Téehcvin NV.H.Biggar, qui sollicite un renouvellement de mandat dans le quartier Notre-Da-me-de-Grûcc.a répondu hier soir a son adversaire, M.Baikie, qui (au toute sa campagne sur la question des expropriations.iLes contribuables de Notre-Dame de Grâce, dit-il.paieront pour les expropriations qui se sont faites dans le quartier lorsqu’il sera décidé que les citoyens de tous les quartiers en feront autant, pas avant.Ils ne paieront pas un sou tant que l’on n’aura pas trouvé une solution au problème des expropriations dans toute la ville, soit que le rapport de la commission Alnlson-Duquette soit adopté, soit qu’il soit modifié.11 ne coûtera que 75 sous par $1,000 d'évaluation aux contribuables de Notre-Dame de Grâce pour la première année et le coût ira en diminuant pour tomber à rien au bout de 17 ans.De M.Gerald Almond.M.l èche-vin Biggar a déclaré que dans sa jeune ambition il avait risqué les ; doigts dans un four très chaud I pour tâcher d’atteindre les marrons délectables, mais qu'il est encore ' temps pour lui de les retirer s’il ne veut pas se brûler les doigts pour la vie.M Charles Duquette, ex-maire de ! Montréal, est venu apporter son ap-! pui A M.Biggar dont il a loué l'indépendance à Thôtel de ville.H a demandé aux citoyens de protester le 4 avril contre ceux qui ont rendu nécessaire une élection alors que M.Biggar aurait dû être élu par acclamation.M.Almond appuie M.Houde Me Gerald Almond a ouvert sa campagne contre M.Téchevln Biggar dans Notre-Dame de Grâce hier soir en tenant une assemblée à l’école Herbert-Symonds.H était accompagné du colonel Hugh Wnl-kem, candidat à l’échevinage dans St-Laurcnt, du colonel Paul Hanson, de Me Jean-Joseph Penverne et de Mc E.C.Weey, c.r.Le candidat a déclaré qu’il est conservateur et qu’il appuie M.Houde parce qu'il n’y a pas un maire qui ait fait autant pour la population anglaise de Montréal.M.Rinfret, dit-il, se moque des électeurs de Montréal en se prétendant indépendant: il est aussi indépendant que Gandhi est impérialiste et que le premier ministre Bennett est libéral.S’il est élu, on le verra se tourner du côté de M.Taschereau cl attendre qu’il lui dise quoi faire.Me Almond s’est ensuite déclaré en faveur d’une revision des règlements de construction et d’une redistribution des quartiers afin que la représentatior soit juste et équitable.Assemblée de M.Henri Une encyclopédie sur le Christ; son histoire, sa doctrine jésus et la vie de l’Humanité, Jésus dans l’Art et la Littérature LC CHRIST Les spécialistes les plus qualifiés: religieux de diver* ordre», prêtres et laïques ont travaillé à la réalisation de cette oeuvre magistrale PLAN DE L’OUVRAGE Le monde |uif.Le Mcîsi» INTRODUCTION, — L’empire romain.-annoncé dans l’Ancien Testament.1ère PARTIE - L’Hiitoire do |ésu*.— Les sources secondaires.—Le* Evangiles.— La critique évangélique — L’enfant et la vie caché a.Le ministère public.— La Passion et la Résurrection.— L enseignement de lésus.2e PARTIE - Qui est fétus?— La loi de la première génération - Du Ile au IVc siècle.Les controverses christologiques.La théologie de Tlncamation.— La psychologie du Christ.—~ La Redemption, 3e PARTIE.Ictus dans la vie religieuse et morale de l’Humanité.-— Le Christ dans l'Eglise.— Le Christ dans la prière chrétienné — L Eucharistie — Le culte du Saint-Sacrement - Le culte du Sacré-Coeur.— Le Christ-Roi.—- L’Imitation de Jésus-Christ.— Jésus hors de TEglise.4e PARTIE.— jésus dans T Art et dans la Littératurt.— La peinture et la sculpture* Le crucifix.— La musique.— Jésus dans la littérature.— Les Vies de Jésus.— "Christus vivit”.Un vol.cartonné (format S'A x 8) 1.200 pp., 500 gravures 4.00 PRECEDEMMENT PARUS DANS LA MEME COtLECTION: “LES MANUELS DU CATHOLIQUE D’ACTiON” Eecletia, 20e mille, 1 vol.cart.Liturgia."Encyclopédie Liturgique".12e mille, 1 vr I.cart.Gommant j’élèva mon entant, pai Mme Cay, Louis Cousin, Dr Besson, 23e mille, 1 vu', cart.3.00 3.00 2.00 Service de Librairie du DEVOIR 430 Notre-Dame i»t il Montreal Lamarre M.Henri 1.amarre, échevin sortant île charge qui pose de nouveau sa candidature dans le quartiei Montcalm, tiendra une assemblée ce soir, au nouveau poste de police, angle des rues Delorimier et Saint-Zotique.Tl sera accompagné d« M.Téchevin NVeldon, membre du comité exécutif, et de plusieurs au très orateurs.^ ^ M.Prézeau à l’école Saint-Arsène M.NVilfrid Prézeau, Candida dans Villeray, tiendra une assem blée ce soir, à 8 heures 30, au nu méro G972 Christophe-Colomb (école Saint-Arsène).M.Prézeau tient à démentir le! rumeurs de sa retraite dans la luth actuelle.Il restera candidat jus qu’au bout.f æmmm
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