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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 16 juillet 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-07-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.164 MONTREAL, MERCREDI 16 JUILLET, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .$!VOO UNION POSTALE.Édition Hebdomadaire : CANADA.81.00 ETATS-UNIS % ^ $1.50 UNION POSTALE.82.00 RédcKftion et ’ dmini^tration : 71a RUE S/\ ÏACQUES MONT.^\ TÉLÉPHONES: '5 ADMINISTRATION .ain 7461 RÉDACTION : .Mun 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! AU PAYS DU BLE III Queltes que soient les transformations de l’agriculture dans l’Ouest, l’immense plaine qui s’élève graduellement des rives du Lac Supérieur aux contreforts des Rocheuses restera, selon toute -probabilité, un pays essentiellement rural.L’éloignement de la mer, la rareté des voies d’eau navigables et des sources d’énergie hydraulique, l’absence de minerais et de bois propres à la construction et à l’industrie, retarderont longtemps le développement industriel et commercial et maintiendront ces provinces dans leur situation de tributaires des scieries, des mines et des fabriques des provinces de l’Est, de la Colombie, des Etats-Unis et des pays d’Europe.La Saskatchewan et l’Alberta possèdent, il est vrai, des gisements assez étendus de charbon friable et bitumineux; et l’cn parle de découvertes sérieuses d’anthracite à l’est des Rocheuses.Il y a là un élément important pour la grande industrie; mais le coût de revient des matières premières sera d’ici longtemps, sinon toujours, un obstacle formidable.Sans doute, l’énorme production du sol permet à ces agriculteurs opulents de solder sans peine la valeur de leurs importations.Mais comme ils expédient une grande quantité de produits naturels, dont le rendement est faible par rapport à leur volume global, et qu’ils importent une quantité relativement restreinte de marchandises beaucoup plus f oùteuses, les compagnies de transport font porter au grain exporté une partie des frais de retour, ce qui diminue d’aulant les profits des récoltes.D’autre part, le tarif douanier augmente assez notablement le prix de revient des importations étrangères et des articles fabriqués dans les provinces de l’Est — ce qui comprend à peu près tout, sauf le blé, la viande et le charbon mou, peu propre au chauffage domestique.Enfin, le développement trop rapide de certaines villes, la folie des spéculations hasardeuses, les fluctuations considérables dans l’emploi des capitaux liquides, telles sont autant de causes qui maintienneni à un taux usuraire l’intérêt sur les emprunts et rendent fort onéreuses les opérations du crédit.Tout le monde paie aux banques un Iribut exorbitant.Il eàt parfaitement entendu que l’intérêt perçu est toujours de un à cinq pour cent plus élevé que le maximum légal de 7%, indiqué sur l’effet négocié.Aucun emprunteur ne refuse de payer la différence, — car il serait immédiatement boycotté par toutes les banques.Or, personne ne peut se passer de crédit.Aussi, dans les périodes de resserrement monétaire comme celle que nous traversons, on se plaint moins du taux de l’intérêt que de la difficulté d’obtenir de l’argent.Ainsi, le coût élevé des transports, la cherté des marchandises et la rareté de l’argent sont les trois inconvénients principaux qui résultent des conditions économiques des trois grandes provinces agricoles; et ces conditions tiennent, dans une large mesure, au caractère exclusivement "lirai du pays et à son encastrement dans un pays où les intérêts com-nerciaux et industriels grandissent sans cesse dans ses régions excentri-pies.* * * Si la population de l’Ouest vivait avec la simplicité primitive des anciennes peuplades de pasteurs, elle souffrirait peu de ces désavantages et ne tarderait pas à tirer de son énorme production agricole une aisance qui se transformerait bientôt en richesse.Mais elle a, au contraire, toutes les habitudes, les exigences et les besoins des peuples les plus prodigues.Qu’on approuve ou qu’on déplore cette condition, elle existe dé-‘initivement; cl ce serait une pure utopie que de vouloir ramener le.s Westerners aux moeurs des frappeurs et des Métis de 1850 — aussi vaine pie de chercher à faire revivre ici les jours où l’habitant tirait de la :erre et de l’industrie domestique tous les besoins de sa famille, depuis l'étoffe du pays jusqu’aux charrues à contre de bois dru*.Si les trois provinces de l’Ouest formaient un pays autonome, si leurs gouvernante et leurs financiers pouvaient entreprendre de résoudre leurs problèmes économiques conformément aux conditions intrinsèques du pays, d’accord avec les besoins, les aspirations, les préjugés même de la population, les causes de mécontentement ne tarderaient pas à disparaître, ou du moins elles perdraient beaucoup de leur force; et surtout elles cesseraient d’être une menace grandissante pour l’équilibre écono-aiique et l’unité nationale du Canada.De ces difficultés, les unes seraient résolues à la satisfaction du peuple; quant aux autres, les principales, on ne tarderait pas à s’apercevoir qu’elles tiennent aux conditions mêmes du pays; on s’y résignerait comme à l’inévitable.Mais les pouvoirs locaux n’ont aucune juridiction sur les causes ou les effets de ces difficultés économiques.D’autre part, les penseurs, les savants, les économistes, ou même les simples observateurs désintéressés, sont fort rares, dans ce pays d’action intense, de vie “pratique” et d’individualisme oulrancier.Personne ne songe donc à faire le partage entre les maux accidentels et guérissables et les irtconvénicnls irrémédiables et permanents.De là, les malédictions constantes contre les chemins de fer, le régime de protection et les banques; puis, la dénonciation du parlement fédéral qui, aux yeux d’un nombre croissent de Westerners, fait le.s chartes de eheniins de fer dans l’intérêt des compagnies, le tarif douanier sous les dictées de l’Association des Manufacturiers, et la Loi des Banques au seul bénéfice du trust de l’argent.De là, enfin, la méfiance croissante et la haine prochaine à l’endroit des autres provinces du Canada.Le Canada de l’Est apparaît à l’homme de l’Ouest comme la force brutale et égoïste qui profite de sa prépondérance numérique pour entraver le progrès de l’Ouest et l’exploiter à son profit.Sans doute, ce sentiment est fort étroit; il ignore des données nombreuses et essentielles, dont 1 i principale est que le bien-être national doit prédominer tout intérêt de province ou de région.Mate peut-on affirmer qu’il soit entièrement faux?En tout cas, ce sentiment existe et se propage, avec des variantes d’intensité, selon que le baromètre de la prospérité monte ou baisse.Il pose le problème le plus grave que le peuple canadien ait à résoudre — problème autrement impérieux pour le Canada que le péril allemand et la question navale.Nous essayerons dans un prochain article d’en saisir les données principales et de suggérer quelques solutions.Henri BOURASSA.Fausse impression SUR UNE PRETENDUE “FARCE” Le Soleil, de l'Ouest n’est pas très enthousiaste du congrès tenu aux Trois-Rivières par “les jeunes gens qui jouent aux gens sérieux” et prétend que l’impression qui fie dégage, à dislance, de ce congrès est celle-ci: “Ce n’est qu’une farce montée pour répondre aux critiques très sérieuses du Pays et d’une foule de gens intelligents qui veulent voir le levain du “sérieux” faire du “pain de chez nous” quelque rhose qui vaille.” Tl se demande, après avoir affirmé cette vérité, que M.de La Pa-licc n’aurait certes pas reniée, que "notre système scolaire a besoin d'amélioration”: “Pourquoi alors les jeunes gens se réunissent-ils pour proclamer la supériorité de Québec sur les aulres provinces, et affirmer leur foi dans le système actuel?Que n’ont-ils cherché plutôt à pousser l’opinion vers des réformes nécessaires?” Si le Soleil de l’Ouest avait daigné s’informer un peu de ce qui s’est passé aux Trois-Rivières, il aurait constaté que la réunion fut tout le contraire d’une farce et qu’on a éié loin d’y chanter uniquement les louanges du système actuel.4* * Si les rapporteurs du congres ont été obligés de faire des comparaisons entre le Québec et les autres provinces, c’est que, depuis quatre ou cinq ans particulièrement, on nous a attaqués sur ce terrain et qu’on a cherché à nous faire croire que nous sommes partout et en tout inférieurs à nos voisins.De cette prétendue infériorité on s’est ensuite fait, dans toutes les provinces, une arme contre l’école catholique et française.Il a donc bien fallu, une fois pour toutes, chercher la vérité sur ce point.La réponse des chiffres a parfois étonné ceux-là même qui se refusaient à accepter en bloc les accusations portées contre notre province.Ainsi, combien savaient que la présence moyenne dans nos écoles est supérieure de 15% à celle des écoles ontariennes, et que la proportion de la fréquentation moyenne sur la population de 5 à 2i ans esl plus élevée chez nous que dans toutes les provinces?Mais personne n’a voulu conclure des constalalions faites aux Trois-Rivières, personne ne voudra conclure des statistiques que M.Hervé Roch publie actuellement dans le Devoir, que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, cl qu’il n’y a plu*?aucun progrès à réaliser.Personne ne prétendra même que cela prouve que nos enfants restent assez longtemps à l’école.H faul améliorer et perfectionner sans cesse.On l’a dit et redit aux Trois-Rivières et l’on y a soumis plus de projets de réforme qu’il n’en avait été présenté depuis longtemps.* # * Mais encore faut-il savoir ce que l’on fait et où l’on va.Parce qu’un homme sent la nécessité de se rtnforcir et de prendre des toniques, il ne s’en suit point qu’il doive absorber indistinctement toutes les drogues que lui présentent les passants.Il en est de même en matière d’instruction publique.Si certaines prétendues “réformes” ont démontré ailleurs leur impuissance, pourquoi en charger notre province?Si d’autres sont condamnées par l’expérience et le bon sens, pourquoi les ramasser?Pourquoi ne pas chercher ailleurs le remède à des maux que nous partageons du reste, la plupart du temps, avec les pays vivant dans les mêmes conditions économiques ou climatériques?Et c’est ce qu’ont fait les congressistes des Trois-Rivières.Cela ne ressemblait pas du tout à une “farce”.Si farce il y a, elle est du côté de ceux qui blâment sans prendre la peine de s’informer.Orner HEROUX.BILLET DU SOIE.Contre les falsificateurs "Deux cent quatorze enfants de moins de cinq ans sont morts à Montréal, la semaine dernière”, disent les journaux.Nous avons pourtant des ‘‘officiers de santé", des inspecteurs d'aliments et même des grands congrès pour l’enfance, où Von parle pendant des semaines entières; mais le défilé des petits corbillards blancs n’en continue pas moins son interminable chaîne vers les cimetières.On arrête, par ci par là, des laitiers et des épiciers assassins; puis, comme si une vie se payait, on les renvoie à leur métier d’empoisonneur, après versement d’une amende dérisoire.Pour avoir raison de ces falsificateurs il faudrait leur faire boire et manger leurs produits frelatés.El pour cela point ne serait nécessaire à nos légistes de se creuser le cerveau à chercher un nouvel article de loi; il suffirait simplement d'appliquer une vieille ordonnance qui, pour être vieille de plus de 400 ans, n’en serait pas moins efficace.Oyez l’ordonnance promulguée en l’an de grâce 1481 par Messire Jacques de Tourzel, seigneur d’Allègrc, de Virevois, de Eiols, et du pays de Livradois, de Saint-Just, de Chome-lys et autres, terres: ".A tout homme ou femme qui aura vendu lait mouillé, sera mis un entonnoir dedans sa gorge, et ledit lait mouillé entonné, jusgues à tant qu’un médecin, ou barbier, dise qu’il ne peut, sans danger de mort, en cavalier davantage.“Tout homme on femme qui aura vendu beurre contenant navel, pierre ou antre rhose sera hién roide-ment attaché à notre pilori.Puis sera ledit beurre rudement posé sur sa tète, et laissé là tant que le soleil ne l’aura fait fondre.Pourront les chiens le venir lécher.“.Tout homme on femme qui aura vendu oeufs pourris ou gâlés sera pris au corps et exposé à noire pilori.Seront lesdits oeufs abandonnés aux enfants qui, par manière de passe-temps joyeux, s'ébattront à les lui lancer sur le visage ou dessus ses habillements pour faire rire le monde____” Le Champ de Mars dont l’utilité est assez problématique est tout désigné pour recevoir le pilori et là nos édiles pourraient, sans se déranger, assister au châtiment.Le spectacle vaudrait bien celui de l’hécatombe quotidienne dont ils sont les impassibles témoins.,.Max SOREL.- » -am - Les Oblats de Loweil Le Père Henri Walelle, supérieur de la- Communauté des Oblats à Lowell, et curé de la paroisse Saint-Joseph de cette ville, nous écrit pour protester contre une note parue dans le Devoir du 11 juillet 1913, sous le titre “Les Oblats de Lowell”, et dont les éléments étaient emprunté» à un journal franco-américain.La vérité, nous dit le Père Watcl-!e, la voici: “1) Le Révérend Père Biais, sur “des demandes instantes et réité-“rée.s, est ailé à Plattsburgh, N.-Y., “pour y prêcher une retraite aux “Soeurs Grises.“2) Le Révérend Père Riais, aillant que je sache, n’a reçu aucune "obédience pour un nouveau poste.“3) En aurait-il reçu une, que la "question de nationalité n’aurait “rien à y voir.“4) L’affirmation parue dans le "Devoir du 11 juillet, disant qu’au “presbytère Saint-Joseph de Lowell.le depart des Pères canadiens est devenu une maladie chronique “depuis quelques années, est une "nffirmatfoif gratuite, et contre la-“qucllc nous protestons.” Pour les bons chemins CANADA ET ETATS-UNIS.— UN PROJET AMERICAIN L'amélioration de la voirie préoccupe l’attention aux Etats-Unis comme au Canada.En certains endroits de la République, les chemins sont supérieurs aux nôtres, mais en général, ils sont loin d’être parfaits.Notre ministre de l’Agriculture à Québec disait au retour d’une grande convention tenue aux Etats - Unis qu’il suffisait de sortir un peu du Canada pour s’apercevoir qu’en somme nous n’étions pas aussi mal partagés que nous le croyions.Et cela est vrai.Certaines gravures américaines nous montrent dies chemins très rudimentaires.Par contre l’esprit public chez nos voisins s’éveille plus vite à la nécessité d’améliorer les routes.L’Etat de New-York a déjà voté cinquante millions dans ce but et on lui en demandera cinquante autres à l’automne.On se plaint, il est vrai, que l’argent est plutôt mal dépensé, que les bons chemins dans l’Etat de New-York, n’existent encore que dans la direction des riches propriétaires dont l’influence détermine trop la répartition dos octrois publics, et que 'Certaines routes ne sont actuellement d'aucune utilité à l’immense majorité de la population rurale.C’est l’abus probablement inséparable de notre système die gouvernement.Le Massachusetts commence aussi à jouir des bonnes routes.Mais la plus grande partie des états du centre et de l’oinest sont moins entreprenants.Or un système partiel de voirie ne peut être satisfaisant et c’est ce qui a amené M.Jonathan Bourne à (soumettre au gouvernement, de Washington un plan d’ensemble dont il donne les grandes lignes dans le Saturday Post.M.Bourne ne dissimule aucunement le coût énorme du renouvellement de la voirie américaine: il faudrait au bais mot trois milliards de dollars.Mais,dit-il, le coût d’exé-outrond'un projef’mc 'doit jamais le faire écarter quand on peut se procurer l’argent et démontrer ses avantages.Or les bons chemins ne signifient pas seulement le progrès du commerce, ils comportent encore une fréquentation scolaire plus assidue pendant plusieurs mois de l’année, le confort de la population rurale, l’accroissement de la valeur des terres et par conséquent de la richesse de la population agricole.M.Bourne reconnaît toutefois qu'une entreprise de cette nature demande en général, des ressources si considérables que tous les états ne sont pas actuellement capables de trouver seuls.11 suggère donc la coopération du pouvoir fédéral et des autorités locales.Et voici comment il résume sa proposition: “lo.L’état est meilleur juge que le pouvoir fédéral du caractère des améliorations à faire.“2o.Bien que le pouvoir fédéral ait quelque intérêt à Tamélioration et à l’entretient de la voirie, son intérêt est subordonné à celui de l’état, donc le contrôle de l’améliiona-tion des chemins doit être laissé à ce dernier."3o.Aucune aide fédérale ne devrait être donnée avant qu’un plan intelligible et définitif ait élé adopté, de façon à ce que l’argent dépensé une année soit le commencement des dépens as à faire dans dix ou vingt ans.Et ce plan devrait comprendre l'entretien aussi bien que la construction car il n’y a pais de pire erreur que de construire de bons chemins et de îles laisser sc détériorer ensuite.“4o.L’aide fédérale devrait être basée sur les besoins de chaque état en tenant spécialement compte des régions nouvelles.“5o.Le plan devrait être si clair et couvrir une période si longue qu’une fois les crédits votés, le Con.grès n’ait pas à y revenir chaque année”.La coopération du pouvoir fédéral et des autorités locales s'effec-tuenait surtout pour le prélèvement des deniers.Le crédit du gouvernement de Washington étant supérieur à celui des états, les emprunts seraient faits par Je pouvoir central à 3 pour cent cf le produit distribué entre les état >d’après leur étendue, leur pro-pulation.leuir valeur foncière et leur parcours de voirie.En échange de cet argent les états nemetteraient au trésor fédéral des obligations üc cinquante ans portant intérêt à 4 pour rent dont les trois quarts paieraient l’intérêt de trois pour cent et le quart rembourserait le capital à l’expiration du terme des obligations.M.Bourne dit qu’il vaut mieux laisser aux ét,ats le contrôle absolu de la confection des bonnes routes, mais en pratique, il soumet l’autorité locale à la juridiction fédérale par le fait qu’il assujetit la parti-] cipation locale aux avantages de la coopération fédérale à la condition] du plan d’ensemble et en outre à l’entretient des routes, sans quoi la subvention fédérale cessera.Une L’INSTRUCTION PUBLIQUE QUEBEC DANS commission fédérale composée de sénateurs et de députés serait chargée de voir à ce que l'argent soit bien dépensé.En somme, le coût de construction des chemins serait exclusivement aux friais des états; le pouvoir fédéral ne prêterait que son crédit.Quant à l’entretien, évalué à 4 pour cent du coût de construction, soit $500 environ par mille, le pouvoir fédéral jugeant que c’est le service essentiel à la durée des bonnes routes, y contribuerait dans une proportion de 50 pour cent, et en assurerait l’efficacité par le refus de payer en cas de négligence.C’est un projet qu’on trouvera peut-être intéressant au moment où la question des bons chemins se dis.ouïe beaucoup au Canada.Il ressemble par certain côté à celui du gouvernement Borden que l’esprit de parti renvoie d’une chambre à l’autre et d’une année à l’autre au détriment de la voderie.Il lui est cependant supérieur par l’attention qu’il porte à l’entretient des chemins une fois renouvelés.Car c’est de l’argent aux trois quarts gaspillé que celui dépensé pour construire de bons chemins qui seront mal entretenus.Jean DUMONT.- i^> > — - Sur le Pont d’Âvipon.Une question que pose le Grain Growers Guide aux politiciens : “Quelle partie du cadeau de quinze millions voté à Mackenzie et Mann par le parlement fédéral prendra le chemin de la caisse électorale des deux partis politiques?Une réponse vraie à cette question en dirait bien long.” Le Grain Growers Guide est par trop impertinent.N’est-ce pas, M.Laurier?N’est-ce pas, M.Borden?* * * Le ministère de la milice est en train de faire construire cinquante-deux arsenaux et salies d’exercices militaires, par tout le Canada; eteçl projette d’en établir d’autres.Qu’on en construise quelques-uns, s’il le faut, c’est bien.Mais les multiplier, quand certains fonctionnaires ont des traitements de famine et quand plusieurs d’entre eux travaillent dans des bureaux où les conditions hygiéniques sont pitoyables, c’est un peu raide.* * * L’Evénement écrit: “Quant à la représentation de la province de Québec,( avant et après 1911, elle est resiée la même numèriquemcnl; mais elle s’e.st certainement accrue si l’on tient compte de la valeur, du travail, et de l’influence de nos ministres.” L’Evénement esl optimiste : la valeur, le travail et Vinfluence de MM.Nantel et Coderre l’éblouissent, c’est certain.* * •* Plusieurs agriculteurs du Minnesota émigrent parce qu’ils ne peuvent trouver à se marier, disent des gazettes de Minneapolis.Si c’est leur seule raison pour émigrer, ils font bien de ne pas venir s’établir dans l’Ouest canadien: les femmes y sont aussi rares que dans le Minnesota.*, # ¦* Le gouvernement de la province de Québec souscrit dix mille pias- tres au monument Cartier.C’est fort bien., Mais, ce qui serait tout aussi bien, e est que nos gouvernants soient un peu plus généreux pour les institutrices qui ont dû prendre leur retraite avec une pension risilde.* * * Le Soleil complimente le Daily Telegraph de son excellent libéralisme.Sir Hugh Graham hume cet encens.* * * M.Foster, le ministre canadien du commerce, vient de quitter la Chine pour aller continuer au Japon sa mission commerciale.Quel malheur pour l’Empire que M.Nantel n’ait pu aller à Tokio se renseigner sur place de l’imminence du péril japonais! Mais il est à Kaka-Meo, en train de préparer un mémoire sur le péril allemand.* # *¦ Les chenilles, le froid et les gelées ont fait un torl incalculable à tous les vergers de l’Est, disent les arboriculteurs, et il y aura disette de pommes, à l’automne.Il ne manquera pas de braves gens, chez les ennemis du gouver-nement pour dire que “au temps de M.Laurier, les pommiers donnaient bien plus de pommes.” De là à dire que si les vergers sont peu productifs cette année, la faute en e.st au gouvernement conservateur, il n’y a qu’un pas.Et plusieurs le franchiront.L’esprit de parti est un guide si sûr! * * « Un maire américain veut interdire, par une ordonnance, les robes trop légères que portent certaines elegantes.Il conviendrait d’abord de leur enseigner la modestie et la pudeur: et ça ne se fait pas à coups d’ordonnances.* * * Le ministre des postes est revenu d’une tournée à Elle d’Anticosti, disent les journaux.En haute mer, il doit avoir médité quelque bataille navale où il anéantirait la marine allemande : il est si patriote, notre ministre, si dévoué au sort de l’Empire! III Un coup d’oeil sur l’année 1910-1911 Où en est Québec en 1910-1911?SI nous ouvrons le rapport du Surintendant de ITnstructicn Publique, nous trouvons à la page XXI que le nombre des inscrits dans les écoles de toute catégorie est de 410,222.La population scolaire (voir page XXIII) est de 450,019, ne comprenant pas les enfants au dessus de 16 ans.Or, prenant du total des inscrits ceux qui le sont dans les écoles élémentaires, modèles et académiques, on a 389,123 moins 7,549 enfants au-dessus de 16 ans — soit 381,574 (voir page XXIII).Nous avons alors un pourcentage de 84.67 d’inscrits sur la population scolaire de 5 à 16 ans.A la page XXI, nous avons la présence moyenne ainsi divisée: Ecoles élémentaires, 73.82 p.e.; écoles modèles, 81.55 p.c.; écoles académiques, 84.82 pÆ., et pour la province, 77.53 p.c.* * * Quelle est pour la même année la situation d’Ontario et des autres provinces?Le rapport de l’Instruction Publique d’Ontario pour 1912, page XXIII, donne pour l’année 1910-1911 les chiffres suivants: population de 5 à 21 ans, 604,555; inscrits dans les écoles publiques et séparées, 459,948, soit 76.08 p.c.Présence moyenne: 281,984, soit 61.30 p.c.sur l’inscription, 46.64 p.c.sur la population.Or, si nous faisons le même calcul que pour l’année 1909-1910, afin de trouver une base uniforme entre Québec et Ontario, l’on a: ONTARIO — Population de 5 à 21 ans: 604,555 sur la population totale, 2,252,274, soit 25 p.c.Prenant alors 25 p.c.sur la population totale de Québec, 2,002,712, on trouve comme population de 5 à 21 ans, basée sur la même proportion qu’Ontario, 500,678.Donc, dans Québec, population de 5 à 21 ans.500,678 Inscrits (voir plus haut) de tout âge.389,123 Soit.77.71 p.c.La présence moyenne, avons-nous vu, est de 77.53 sur l’inscription.Et, par rapport à la population, no us trouvons à la page XXI les présences moyennes suivantes: Ecoles élémentaires.167,168 Ecoles modèles.86,758 Ecoles académiques.47,752 Total.301,678, soit 62 p.c.sur la population de 5 à 21 ans.NOUVELLE-ECOSSE:— (Voir rapport 1911, page X).Pas de population scolaire.Inscrits.102,910 Présence moyenne.61,250 Soil •••••*•*«».**, 59.5 p.c.XOUVEA U-BRUNS WICK :— (Voir rapport 1911-1912, page XI) Pas de population scolaire.1er semestre.2ème semestre.Inscrits.62,994 61,286 Présence moyenne.63.21 p.e, 69.82p.c.Soit.66.52 p.c.AJ.BERT A :— (Voir rapport de 1911, page 18).Pas de population scolaire.Inscrits.61,660 Présence moyenne.32,557 Soit.52.80 p.c.COLOMBIE-BRITANNIQUE:— (Voir rapport de 1911-12, page A 25).Pas de population scolaire.Inscrits.45,125 Présence moyenne.32,163 Soit.71.27 p.c.Pour résumer: Pourcentages de: l’inscription sur la fréquentation moyenne la population de lo sur la population 2o sur l’inscription 5 à 21 ans.Québec 77.71 62.77.53 Ontario.76.08 46.64 61.30 Nouvelle-Ecosse 59.5 N o uvea u-Brun s wick 66.52 Alberta 52.80 Colombie-Britannique 71.27 Que conclure de ces statistiques, sinon encore une fois la supério- En effet, si nous considérons, pour les deux seules provinces dont les rapports font mention de la population, l’inscription par rapport à ia population de 5 à 21 ans, Québec dépasse Ontario de 1.63 p.e.Si nous considérons la frécpientation, Québec tient encore le premier rang, tant par rapport à la population, soit 15.36 p.c.de plus qu’Ontario, que par rapport à l'inscription, soit 2.65 p.c.de plus que la Colombie et 16.23 p.c.qu’Ontario, ces provinces arrivant suivantes de Québec.-x- * *• Poussons plus loin les conclusions, et prenons pour toutes les provinces, la populayon de 5 à 21 ans par une proportion de 24 p.c.sur la population totale pour 1909-1910, telle que trouvée à l’article II et de 25 p.c.pour 1910-1911 (voir ci-dessus), et calculons le pourcenlagc de la fré-queniation sur cette population de 5 à 21 ans.Nous l’avons déjà pour les provinces de Québec, Ontario et Manitoba.Reslcnt les autres provinces.NOUVELLE-ECOSSE :— 1909- 1910 24 p.c.de la populalion totale: 492,338 (voir reeense-ment 1911, page VII, vol.I), soit 1 18,162; présence moyenne, 65,629 (voir rapport 1911, page X), soil 55.54 p.c.1910- 1911—25 p.c.de la population: 123,085; présence moyenne, 61,250 (voir idem), soit 49.70 p.c.XOUVEA U-BR UNS WICK 1910-1911—25 p.c.de la population: 351,889—87,962.Or, nous voyons à la page XI du rapport de 1911-1912 que la présence moyenne est de 63.21 sur une inscription de 62,994, soit 39,189.Donc, cette présence moyenne de 39,189 sur 87,962 donne 44.55 p.c.par rapport à la population de 5 à 21 ans.ALBERTA 1909-1910—24 p.c.de population: 374,663—89,919; présence moyenne, 29,611 (voir rapport 1910, page 18), soit 32.93 p.c.1910-1911—25 p.c.de population: 93,666; présence moyenne (voir idem), 32,557, soit 34.75 p.c.SASKATCHEWAN:— 1909-1910—24 p.c.de population : 492,432—118,183; présence moyenne, 33,772 (voir rapport 1910, page 16), soit 28.57 p.c.COL OMBIE-BRITA NNIQUE :— 1909-1910—24 p.c.de population : 392,480—94,195; présence moyenne, 28,094 (voir rapport 1911-12, page A 25), soit 29.82 p.c.1910-1911—25 p.c.de population: 98,120; présence moyenne (voir idem), 37,568, soit 38.29 p.c.Faisons le tableau «comparatif: Pourcentage de la fréquentation moyenne des enfants sur la popula- lion de 5 à 21 ans: 1909-1910 1910-1911 Québec • a • • • 60.96 62.Ontario a • a a a 46.59 46.64 Nouvelle-Ecosse.a a a a a 55.54 49.76 Nouveau-Brunswick.a • a a a — 44.55 Manitoba 47.03 DEMAIN : Un nouvel article de M.Henri Bourassa sur Uavenir de l’Ouest.Alberta.32.93 34.75 Saskatchewan.28.57 — Colombie-Britannique.29.82 38.29 Toutes les provinces du Canada ont l’instruction obligatoire, sauf Québec cl Manitoba.Vraiment, e.st-ee qu’en ne pourrait pus avoir des doutes sur l’efficacité d’une telle réforme?Hervé ROCH. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 16 JUILLET 1913 VOL.IV.— No.164 NOS CONDITIONS INDUSTRIELLES Le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, accuse certaines associations de faire une publicité exagérée au Canada, en Angleterre, dans le but d’inonder notre pays de travailleurs et d’arrêter ainsi la marche graduelle des salaires.UNE EXPLOSION DE FANATISME Le député de Frontenac, à la Législature de l’Ontario, déclare que le français devrait être limité à la province de Québec.a?Ottawa, IG.— Le CoagrJs des Métiers et du Travail du Canada vient de publier une brochure dans laquelle il expose que la Grande-Bretagne est lellement inondée de fausse» initions et de mauvaises stat'isti-î fournies par les bureaux de publicité, certaines associaticnt?de patrons, et autres du Canada.Tout cela serait fait dans le but d'amener au pays autant de travailleurs que possible afin de diminuer les gages, et augmenter les heures de travail, - avec le résultat que dans toutes nos grandes villes il existe une quantité de gens sans travail et vivant d'expédients ou au hasard de la vie.Le Congrès a décidé d'agir et de prévenir les unions de la Grande - Bretagne, dans le but d’arrêter cette grande affluence de travailleurs qui nous arrivent tous les mois avec une iausse idée du pays, et à cette fin il a adressé une communication en Angleterre signée par J.C.Watters, Ottawa,président du Conghès, Fred Bancroft, Toronto, vice-président et P.M.Draper, Ottawa, secrétaire.CE QU’ON Y DIT Voici cette communication : “En s’adressant aux travailleurs et aux artisans de la Grande-Bretagne le Congrès du travail du Canada désire attirer l’attention sur ce fait que ce n'est pas la première f(.is qu’on leur donne un avertissement officiel au sujet des conditions indus trielles du Canada.“Pendant plus de deux ans l’affluence des travailleurs de ia Grande-Bretagne ici a été quelque peu restreinte gr&ce aux avertissements an téricurs et à l’adoption de certaines lois ; cependant, l'ancien système de publicité est graduellement revenu en vogue, et aujourd’hui les bureaux de publicité et les différentes corporations canadiennes inondent complètement l'Angleterre d’annonces dans rous les journaux de ce pays, même da"s ceux de la classe ouvrière.“il en est résulté une augmentation extraordinaire dans l’immigra tion, et aujourd’hui toutes nos grandes villes, et plus particulièrement celles de l'ouest ont chacune leur population très considérable d’hom- | m»* sans travail.“En outre de cela, les associations ; de patrons n’oiu.cessé de mener une campagne en Angleterre dont le ré-! sultat ne peut être autre au Canada | que de diminuer les gages et aug-; menter le nombre d'heures de travail."Il y a ceüiement de machinistes et d’hommes de métiers de tous genre» au Canada aujourd’hui, qu’il n’y aura jamais assez d’ouvrage pour tous les employer, et ia plupart seront forcés d’exercer tous les métiers excepté le leur, pour se procurer de quoi vivre.“Le Congrès ne cesse de recevoir des plaintes de toutes les grandes villes canadiennes à ce su'jet, et la situation s’annonce bien mal pour cet automne et cet hiver.“Les immigrants qui viennent trouver des amis déjà établis ici,qui pourront s’occuper d’eux et leur procurer du travail, ont plu» d'avantage que i-.-s autres ; mais ceux qui viennent au pays sans en rien connaître, et qui quittent leur emploi de là-bas dans l’idée de pouvoir trouver mieux ici, se trompent grandement, et ils de-devraient bien se renseigner avant de s'embarquer.“La population du Dominion n’est que d’un peu plus de sept millions d’habitants, composée en grande par-tue de cultivateurs, et il est facile de comprendre que nos industries ne peuvent, pas donner de l’emploi à tous les nombreux machinistes et1 hommes de métiers qui nous arrivent tous les jours.“Nous faisons toutes ces déclarations dans le plus grand intérêt de ceux qui r.ut l'intention de venir s’établir au Canada.’’ (Signéj JAMES C.WATERS, Président.FRED BANCROFT, Vice-président.P.M.DRAPER, Secrétaire-trésorier.A l’appui de ces déclarations, le Congrès a ajouté de longues citations de journaux de Calgary, Vancouver et Régina.L'IMMEUBLE Winnipeg, 16.— Notre ville est prête à recevoir les délégués au Congrès de l'Immeuble qui s’ouvrira, ici, le lundi, 26 juillet.Tous les grands centres canadiens et américains y enverront des délégations.Le gouvernement manito-bain et la ville de Winnipeg ont reconnu l'importance de cette réunion et c’est le premier ministre, M.Roblin et le maire Ileaeon qui ouvriront le congrès le lundi matin.Parmi les orateurs on mentionne W.-I.Putman, président du Bureau Industriel : 1 .II.Crotty, président de la Bourse de l’Immeuble locale et E.S.-lurid, de Chicago, président de la National Association Real Estate Exchanges.Après la séance d’outverture, il y aura un lunch donné par la Bourse de Winnipeg aux congressistes.A l’issue du congrès, l’occasion sera offerte aux congressistes de visiter les champs de blé do l’Ouest en train spécial, qui partira de Winnipeg le 61 juillet pour faire le tour de la zone cultivable.Les villes de Cincinnati, Buffalo, Pittsburg, Indianapolis, Portland et I,os Angeles se disputeront l’honneur d’avoir ebe/ elles le prochain congrès.—La rue Dorchester Ouest deviendra sous peu, depuis que la Compagnie des Tramways y a établi une de ses lignes, une rue des plus commerciales.L’église méthodiste du carré Dominion, sera, paraît-il, démolie pour faire place à un magnifique édifice.M.J.M.Guerin qui en est l’acheteur est d'avis de commencer les Ira vaux au mois de mai prochain.L’église Saint-Georges a été vendue à un syndicat d’hôtels.—Jos E.Chicoine et frères ont vendu à Mme.N.Martinbault, le lot 12-17-33 Soint-Louis, 50 x 110 pieds, avec les maisons de la rue Hutchinson pour $21,250.—A.Campbell a vendu à C.Campbell le lot No 1309 et une pa"o!-3 du lot 1310, paroisse de Montréal, sur la rue Laporte, quartier Saint-Henri, pour la somme de $20,000.—J.P.Ewart a vendu à la City Ice Co., le lot 3259-97 d’une étendue de 15,700 pieds avec les édifices sur la rue Favard, quartier Saint-Gabriel, pour $18.900.—F.Théorét à C.Malouin, le lot N > 8494 de 50 x 100 pieds, avec les édifices Nos 842 à 848a rue Saint Va-lier du quartier Saint-Denis, pour la somme de $16,000.—W.H.Leed à A.Kellna la partie nord-ouest du lot 217-25, paroisse de Montréal, d’une étendue de 37 x 115 pieds, avec la résidence No 628 Avenue Victoria, Westmount, pour la somme de $15,000.—N.Talbot à J.Descotes, les lots 8-544 et 545 dans Hochelaga avec les édifices de la rue Letourneux pour $12,000.—J.B.Désiré a vendu à L.A.Bé-riau la partie nord-ouest du lot 8-251 et la partie sud-est du lot 8-250 avec les maisons de la.rue.Saint-Denis, quartier Saint-Denis, pour le montant de $12,000.—Thos.Gray à Mlle E.Lauzpn, les lots 252 et 253 quartier Saint Antoine, d’une étendue de 49 pieds par 76 rue des Seigneurs, peur la somme de $10.000.—Il n’y eut hier que 38 transferts d’immeubles le plus important était celui de la fermé No 209.à Saint-Laurent, pour la somme de $28,347, vendue à la Ross Realty par J.Barbour.—F.Théorêt a vendu à C.Malouin les lots 4030-237 et 263 de la paroisse de Montréal avec les édifices adjacents, sur le cbemin Lasalle, à Verdun, pour $22,740.Faits - Montréal IL RASE LA MOUT Antonio Yurzenke, âgé de 25 ans et demeurant au No 328 rue Saint-Timothée a failli être enseveli hier après-midi, par l’éboulement d’une tranchée dans laquelle il travaillait.On dut le transporter à l’hôpital Notre-Dame ou il souffre de là fracture de la jambe droite.LES FETES SUISSES Pour la première fois, en notre ville, la colonie suisse célébrera sa fête nationale d’indépendance le 1er août.Les fêtes auront lieu à l'hôtel Windsor et Fon s’attend à de grandes réjouissances.LE VICTORIAN ORDER OF NURSES.L’Ordre Victoria des Gardes-Malades vient de publier le rapport du mois de juin.La somme de leurs visites s’élève à 11,731.L’on a soigné 1,435 malades dont à 043 nouveaux.De ces malades, 56 durent être opérés.26 patients moururent.Voici d’après les religions, le nombre des visités et des soignés: protestants, 453; catholiques, 437; Anglais, 197; Russes, 113; Ecossais, 45; Grec, 1; Irlandais, 40; Américains, 15; Allemands, 12; Autrichiens, 10; Italiens, 5; Polonais, 4; Suédois, 4; Nègres, 3; Roumains, 1.EN BAS DE SA VOITURE Aimé Martineau, 24 ans, demeurant au No 1342 rue Saint-Dominique s’est fracturé la jambe hier midi en tombant de sa voiture.Il a été transpor té à l’hôpital Notre-Dame.Toronto, 16.— Le Dr J.-W.Edwards, député conservateur de Frontenac s’est livré à une débauche de fanatisme anti-français et anti-catholique à la démonstration orangiste faite ici .samedi dernier.Il a commencé par déclarer que les livres des écoles séparées glorifient les actes des ennemis de l’Angleterre et traitent les Féniens de patriotes.“Il y a, ajoute-t-il, une classe de gens au Canada qui veulent une république française sur les rives du Saint-Laurent, république qui serait dominée par l’Eglise Catholique Romaine.” F.t encore: La langue française doit être refoulée à l’Est de la rivè-re Ottawa.“Nous parlons, dit-il, de liberté civile et religieuse; nous avons la dernière, mais nous n’avons pas la liberté civile, si par liberté civile nous entendons le “fair play” et un traitement équitable.Les écoles séparées ont leur*, taxes qui sont perçues par les municipalités.Elles ont leurs propres livres et leurs propres inspecteurs.Leurs livres sont pleins de leurs doctrines religieuses; leur*» livres d’histoire ne font aucune allusion au massacre des Huguenots, mais ils glorifient plutôt les ennemis de l’Angleterre et traitent les Féniens de patriotes.” “Y a-t-il une église d’Etat au Canada?a ensuite demandé l’orateur.Si une église d’Etat est celle qui obtient des privlèges substantiels du parlement, le Canada a une église d’Etat, et nous savons quelle elle est.On nous a dit qu’en donnant trois dreadnoughts à la Grande-Bretagne, nous nous placerions sous la domination de Downing Street.On nous a dit que ce serait une mons-truosité d’accepter une suggestion de l’Amirauté britannique, parce que ce serait mettre notre autonomie en danger.Mais nous avons vu un délégué papal venir ici pour examiner notre législation et inspecter nos provinces avant qu’on en reculât les frontières.Nous avons vu le premier ministre et quarante députés au parlement fédéral le recevoir, nous avons vu l’Orateur, en costume d’apparat, marcher dans la procession du congrès eucharistique, escorté par un régiment en af- i | mes; mais nous n’avons jamais entendu dire que cela mettait notre autonomie.Vous étonnerez-vous maintenant qu’on ait insulté des mères en leur disant que leurs enfants son! illégitimes?“Bourassa, dans les veines de qui coule le sang de ses ancêtres tarés, nous dit que nous ne devons rien à la Grande-Bretagne.La Grande-Bretagne a dépensé plus de $300, 000,000 pour défendre le Canada et le contribuable anglais n’a jamais grogné.Elle nou.s a donné $25,000,-000, pour construire nos chemins de fer, elle a dépensé *20,000,000 pour compenser les Loyalistes de l’Empire-Uni des pertes de propriété qu'ils avaient faites.Et nous refuserions de lui donner $35,000,-000?" Au sujet de la question bilingue, l’orateur a déclaré avec violence que la langue française devra rester à l’Est de la rivière Ottawa.Il j a aussi parlé de ce qu’il appelle le senliment antibritannique des Québécois.“Je n’ai pas le droit, dit-il, de porter des accusations contre le peuple de cette province, mais quand je vois les conservateurs accuser les libéraux et les libéraux accuser les conservateurs de faire appel au cri de race, j’ai le droit de dire que son sentiment est anti britannique.Tl y a, au Canada, une certaine classe d’hommes qui veulent avoir une république française sur les rives du Saint-Laurent, république qui serait dominée par l’Eglise Catholique Romaine.Les Français ont demandé certains privilèges à sir James Whitney, mais je vous dis que s’il les accorde, si peu que ce Soit, il y a ici un Tory qui sera son adversaire et celui de son gouvernement.“Tanl qu’il y aura de l’opposition aux principes pour lesquels nous luttons, notre Ordre continuera à ne pas décider de se dissoudre, a déclaré le chanoine anglican Dixnn.Nous respectons les droits et les privilèges de l’Eglise Catholique Romaine, mais nous nous tenons sur la limite et nous lui disons: “Tu iras jusqu’ici et tu n’iras pas plus loin.” J’attribue ma Gué ison Uniquement ET ENTIEREMENT A L’USAGE DE “FRUIT-A-TIVES” Hull, Qué., 24 déc.1909.“Pendant les douze dernières années, j’ai eu de douloureuses attaques de dyspepsie.Je ne pouvais digérer ma nourriture et tout ce que je pre nais me causait les douleurs les plus atroces à l’estomac.J’avais eu aussi une terrible attaque de constipation, et quelquefois, mes intestins ne fonctionnaient pas durant deux semaines.Trois médecins me soignèrent durant deux ans et me donnèrent toutes sortes de remèdes, mais ne me firent aucun bien.Mon poids fut réduit à 80 livres seulement et tous pensèrent que j’allais mourir.J’eus enfin la bonne fortune de faire l’essai de “Fruit-a-tives”, et aussitôt que je commençai à en prendre, je me sents mieux.Je continuai le traitement et, à ma grande joie, mon état s’améliora constamment.J’attribue ma guérison uniquement et entièrement à “Fruit-a-tives” et je ne puis assez louer ce remède qui m’a sauvé la vie.A tous ceux qui souffrent de dyspepsie et de constipation, je recommande “Fruit-a-tives” comme un remède miraculeux.” Mme ANDREW STAFFORD.50c.la boîte, 6 pour $2.50, boîte d’essai 25.Chez les arehands ou de “Fruit-a-tives” Limited, Ottawa.PETITES ANNONCES ! 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Géographie locale.Au commencement du siècle dernier plusieurs noms donnés à des endroits découverts par des géographes français furent, méconnus par l’Australie; on vient de rétablir sur les cartes de l’Etat les noms originaux de: baies de Danville, de Jussieu et de Messéna, caps Carnot, Tourncfort et Colbert, péninsules Rouge et Fleurieu.Londres, 16.— Les fiançailles du prince Arthur de Connaught et, de la princesse Alexandra Victoria, Duchesse de Fife, ont été officiellement annoncées, hier soir.Le, prince Arthur Frédéric Patrice Albert est le fils du duc de Connaught et Strathearn, gouverneur général du Canada.Il naquit le 13 janvier 1883.La princesse Alexandra Victoria est la fille aînée du feu duc de Fife ot de la princesse Louise Victoria, fille du roi Edouard VIT.Elle naquit le 17 mai 1891, La princesse Alexandra était à bord du navire “ Delhi ” en décembre, lorsque ce navire, desemparé par une terrible tempête, s’échoua sur les côtes du Maroc, à peu de distance du cap Sportel.T,e duc de Fife, la princesse Louise Victoria et les princesses Maud et Alexandra Victoria furent secourus par des chaloupes de sauvetage.Le dun de Fife mourut quelques semaines plus tard, à la suite de la misère qu’il avait endurée.Londres.16.— La presse anglaise accueille les fiançailles du prince Arthur de Connaught et de la duchesse Ida Fife, comme un heureux événement.Le prince Arthur est populaire dans la société et dans l’armée.Il a représenté le roi dans plusieurs cours étrangères.La duchesse aime à, mener une existence tranquille.File est l’une des femmes les plus riches de l’Angleterre.File possède environ 250,000 acres de terre.La stabilisation des aéroplanes Une découverte d'un inventeur américain.Funérailles du chanoine Marchand Ruade mortelle Une fillette meurt à la l'hôpitai à la suite d’une imprudence.Profitant do l’absence momenta- ] née de son grand père pour aller dans! une stalle de l’écurie et jouer avec1 le cheval, Laurette Boisjoly âgée de cinq ans, et demeurant au No 1459 rue Demontigny Est, a été si grièvement blessée qu’elle est morte en arrivant à l’hôpital Notre-Dame hier soir.La fillette avait toujours fait montre de sympathie pour les animaux et surtout les chevaux.Aussi est-ce pour cela que le grand père avait coutume chaque soir d’amener l’enfant avec lui, dans les écuries.Hier -soir, i! l’amena comme à l’ordinaire.Lorequ’il loisïât l’enfant seule pour aller chercher quelque chose, celle-ci s’empressa d’aller se jeter dans les pattes du cheval qui, d’une ruade, la lança dans la cour.La malheureuse enfant eût le courage de se j lever et courut vers sa mère que les! cris avaient attiré.Arrivée à ses ge-1 noux, elle s’évanouit.On la transporta à l’hôpital-Dame où elle mourut dès son arrivée, 11 y aura enquête.(De notre correspondant) Champlain, 16.— Les funérailles de M.le chanoine Pierre Marchand, ancien curé de la paroisse, et décédé subitement, à Trois-Rivières le 7 juillet, ont eu lieu à Champlain, vendredi.Les restes mortels furent exposés dans l’église dès la veille, et les paroissiens purent contempler encore une fois les traits vénérés de celui qui avait été un père tendre et dévoué pour chacun d’eux.Le service funèbre fut chanté par Mes-ire Cloutier, curé de Champlain.assisté des abbés Lessard et I rudel, comme diacre et sous-diacre.I,’église, transformée en chapelle ardente, était toute tendue de noir.Le choeur de chant, sous la direction de M.Pierre Germain, a très bien rendu ia messe des morts de Perrault.M, Hilarion Lahaie a fait entendre : Jésus Salvator.M.Henri Bouchard a chanté “Miserere Mei ” à l’offertoire.A l’élévation, MM.Pierre Germain, .1 os Lahissonnière et Gustave Marchand ont, rendu avec talent F “Ave verum”, de Roméo Poisson.M.Adrien Lamott et MM.Gustave et Pierre Marchand ont chanté successivement : “ O Salu-taris ", “ La Cloche tinte pour les morts ” et “ Dum Veneris ”.M.Arthur Marchand, neveu du défunt, tenait l’orgue.Un A t Oncle d’Amérique ” authentique (Service particulier) New-York, 16.— M.Christopher J.Lake, vice-président de la Lake Torpedo Boat Company et père de M.Simon Lake, inventeur du type de sous-marins qui porte son nom, a annoncé à l’Aéro-Club qu’il avait résolu le problème de la stabilisation des aéroplanes et qu’il ferait des expériences publiques au mois d’août prochain, à Bridgeport.M.Christopher Lake dit qu’il a appliqué à l’aéroplane les principes de la stabilisation des sous-marins, la navigation aérienne ressemblant beaucoup à la navigation sous-marine.Tant que ses brevets ne le mettront pas complètement à l’abri, M.Lake ne fera pas connaître son invention.Il a indiqué cependant les résultats de son application.Si un coup de vent frappe l’aéroplane ou si l’appareil tombe dans un trou d’air, il sera secoué légèrement, puis reprendra de lui-même son équilibre.L’inventeur a fait de multiples expériences avec des modèles réduits.Un appareil ayant été suspendu sens dessus dessous, le fil qui le retenait fut coupé, et l’aéroplane, se retournant, comme fait un chat, glissa doucement vers le sol.M.Lake dit qu’un appareil construit sur ses plans peut marcher à une vitesse réduite.Un pilote ne peut s’enlever à l’heure actuelle qu’à la condition de marcher à une allure rapide.L’aéroplane de AL Lake peut s’enlever même à une vitesse de quelques milles à l’heure.Jusqu’ici, M.Lake s’est servi d’un multiplan à plans disposés en escalier, mais il peut appliquer sa découverte aux biplans et ax monoplans.-— -?- Les fêtes françaises Les averses d’hier soir ont quelque peu compromis le succès de la Soirée des fêles françaises au Parc Dominion.mais, au demeurant, la foule a été presque aussi nombreuse que les autres soirs.La terrasse d’arrière du restaurant avait été aménagée en salle de danse et de nombreux couples ont évolué là pendant toute la soirée, aux s‘l,1,'.jusqu à raidi, jandi le aliéna joui | de juillet, 1918, pour la fourniture et la li [vraison h la station de pompage du bas j niveau, Avenue Atwater, d me.Nous reconnaissons volontiers que par suite d’excès de spéculation sur les terrains il y a de la gêne dan< l’Ouest.Cependant le mal est moins grand qu’on ne ait et il ne se trouve personne quelque peu au fait de la situation pour prétendre que la prospérité de l’Ouest soit en question.Et qui donc pourrait arrêter l’essor prodigieux de la prairie puisque sa prospérité dépend du soleil qui fait mûrir ses blés et des centaines de mille immigrants aux bras solides qui les moissonnent ?Quand on attaque le Canada on né manque donc jamais de parler de l’Ouest, puis ayant pris la prairie pour exemple, on généralise à tout le pays le mal dont elle souffre.Or à généraliser du particulier au général on s’expose à des mécomptes.C’est ainsi que dans l’Ouest on compte 500,000 habitants tandis qu’on en trouve 7,500,000 dans les vieilles provinces.Dans la confédération, l’Ouest joue le rôle du bébé dans la maison qui perce l’air de ses cris et dont les grandes personnes continuellement, s’occupent.Quelle que soit la situation dans l’Ouest, il est certain que la prospérité règne dans les Provinces Maritimes, dans Ontario et dans Québec.Un de nos plus grands marchands nous déclarait hier qu’en juin il vendu 10 p.c.de plus que pendant.1« mois correspondant de l’an dernier tandis que ses rentrées étaient de 25 p.c.supérieures.Nous avons assisté cette au deuxième coup de baisse, sur 1« v:iIlc^.Les vapeurs partent, tous les jours, pour Québec, et la Rivière Saguenay s 7.p0 p.M.BUREAU DES BILLETS DE LA R.S O.9-11 CARRE VICTORIA.TEL.MAIN 1731 GRAND TRUNK system Réseau à Voie Double le Plus Long dans leg provinreg de Québec et Ontario et la seule voie double entre Montréal.Toronto, Hamilton, Niagara Falls, London et Chicago.le pacifique Canadien MONTREAL ET TORONTO 9 hrs et 9 hrs 40 natiu.7 brs 30 et 10 hrt 30 »eir Wagons-salon, restaurant et bibliothèque eut les trains de Jour; wagons-lits Pullman éclairés à l’électricité, sur les trains de nuit.L'‘‘International Limited’' Le train le plus beau et le plus rapide au Canada.Pour Toronto, Chicago et pointa intermédiaires, tous les jours à 9 heures matin.Portland et les Cotes du Maine Tous les jours Dép.Montréal.8h.01 matin et 8h.15 soir.Arr.Portland.5h.45 soir et 7h matin.NEW LONDON ET PLAGES L’Express “Seashore” part de la gara Bonaventure chaque aoir à 8 h.30.Le train du matin part à 8 h.30.PARC ALGONQUIN Wagon salon-bibliothèque-buffet.ton* lea jours excepté le dimanche, de Montréal, 8 hrs.matin.Voies des Chemins de Fer et des Grands Lacs Entre l’Est et l’Ouest du Canada, vià Grand-Tronc et Northern Navigation Co.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l’Ouest du Canada.vià Chicago, en vente chaque mardi, Jusqu’au 28 octobre, à prix très réduits.Billets bons pour deux mois.Billets de retour à la Cote du Pacifique Retour, 31 octobre.Privilège d’arrêts.BUREAUX EN VILLE 122 rue Saint Jacques.Tél.Main 6905.Hôtel Windsor ou gare Bonaventure DUPUIS & POIRIER INCORPORE AVIS est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été ac-Bemain* cordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes en date Paciîiquè, organisé selon le procédé , MVïL^upurx Classique, a .Londres et New-Y&rk à|M.Gustave Poirier, Jos.Philippe Dupuis, G.la fois.N’ayant plus à tirer parti 5apoléon Monty- tous marchands de bois, les dp faits nmivant A lo Hcrmuir 3eUvv p^emiers da Montréal, les deux autres ae Iaixs pouvant a la rigueur etrd de Verdun, et Philippe Morin, contremaître, interprétés défavorablement les ! de Verdun, dans les buts suivants: baissiera de Wall Street ont eu re- ! Aj:’était absorbé dans la contemplation d’une blanche apparition qui s’avançait vers eux.Après quelques semaines d'absence, Anaïs lui sembla plus belle en core, plus affinée, dans la sveltesse de sa laille et la grâce de sa démarche.On eût dil qu’elle était devenue coquette et qu’elle voulait plaire.Cependant son front pur s’élait empreint d’une ombre légère, .son regard plus profond révélait que la jeune fille, mûrie par l’épreuve, devenait plus femme.Elle sourit de loin aux deux artistes.A cette radieuse vision, Raoul sentit s’envoler toutes ses belles resolution's de froideur et d’indifférence.Il comprit qu’ils ne pourrait plus s’éloigner de ce doux objet qui faisait le charme de scs yeux et la joie de son âme, de celle bonne cl mal- heureuse Anaïs pour laquelle il sacrifierait tout sans aucun regret.Dès les premiers instants de la rencontre, Raoul fit trêve aux échanges de compliments banals pour répondre aux préoccupations secrètes de la jeune fille.—Mademoiselle, nous allons vaincre.—Oh! monsieur, puissiez-vous dire vrai! J’ai si longtemps douté! Tant de fois le sort s’est tourné contre nous.U est vrai, que nous étions seules, alors, que nous n'avions le concours d’amis dévoués.Charles Mercier se jeta en travers de l’idylle.Le boiteux est reparti â Honfleur, nous avons quelques heures de liberté, veillons à ne pas perdre de temps.—Qu’as-tu fait de mes toiles?demanda Raoul à son ami.L’on m’a dit que mes bagages sont ici, je pen- sais qu’il s’agissait des tableaux.—11 fallait qu’on les vit passer, pour leur donner au moins quelque authenticité.Charles s’interrompit.—Veuillez nous excuser, mademoiselle, dit-il à Anaïs, de parler ainsi en énigmes devant vous.Mon ami a peint quelques toiles destinées à votre persécuteur, et il pense que la seule vue des sujets qui y sont représentés suffira pour mettre en fuite l’homme qui se fait appeler Robert Haudricourt.La jeune fille se iourna vers Raoul.—Vous avez fail cela?—J’ai pensé, répondit le jeune homme, que le coupable se condamnera ainsi en silence, et sans aucun scandale pour personne.Anaïs saisit la nuJtt du jeune peintre.—Oh! merci, monsieur! cria-t-elle avec effusion.Elle s’arrêta court; un doute traversa son esprit, et ce fut d’une voix altérée qu’elle reprit: —-Vous ne connaissez pas les audaces de cet homme.11 affectera de ne pas comprendre, et il passera outre.—Oh! dans ce cas, malheur à lui! dit Raoul d’une voix «ombre et avec un accent qui effraya ses deux in-terlocuteurs.Oui, malheur à lui! continua-t-il, tragique, car le nwct a parle et je sais le moyen de le faire parler en- core.—Rravo! répondit Charles Mercier; mais tu ne vas pas, je suppose, provoquer ton homme ici même, au milieu de toute cette gent.curieuse?—Certes, non, nous devons autant que possible éviter un scandale.• Anaïs remercia d’un regard le jeune homme puis elle ajouta: —Messieurs, si mon concours peut vous être utile, vous savez qu’il vous est acquis, sinon, ma place est auprès de ma pauvre mère qui s’est aussi gravement laissé abuser par un imposteur.Raoul de SenneviMe s’empressa de répondre avec délicatesse: —Mme d’Hêtreval n’a vu dans les prétentions de M.Robert que le côté le plus nol le d’apparence; elle a pensé rendre justice au cadet de son mari et donner un protecteur à sa famille.Nous sommes persuadés, mon ami et moi que la personne du boiteux lui est indifférente, et qu’il est bien près de lui devenir antipathique.—Puissiez-vous dire vrai, monsieur.El la jeune fille se disposa à s’éloigner.Les cheveux au vent, le teint animé, sautillant avec des cris joyeux, Louis d’ilclreval survint en ce moment.—'Bonjour soeur, bonjour M.Charles el M.Raoul! Ah! que je suis crntonl de vous revoir.Puis il s’accrocha au bras de M.de Senneville.J’ai appris que vous avez rapporté des tableaux pour les offrir à M.Robert.vous allez me les montrer, voulez-vous?Raoul prit un air taquin: Les enfants peuvent-ils comprendre les choses de l’art?—Oh! répondit Louis, vexé, je ne suis plus un enfant; j’ai quinze ans passés, et je suis le chef de la branche aînée des Haudricourt.—Tiens! pensa Charles Mercier, l’orgueil se réveille dans cette jeune intelligence, pourquoi n’en pas profiter.Raoul continuait ses persiflages.—Mon pauvre Louis, jusqu’à ce jour vous n’avez guère agi en chef.avez-vous seulement songé à rechercher les auteurs de l’attentat du printemps dernier.L'adolescent, confus, baissa la tète.—C’e-st M.Robert qui m’a dit que ce serait peine perdue.—M.Robert a e.u tort, déclara Charles Mercier.—Il m’a ainsi arrêté bien des fois, crin le jeune homme; désormais, il n’en sera plus ainsi.—Pourtant il acquerra des titres qui lui donneront autorité sur vous?—Je prétends le contraire.Si la branche cadette se décide à faire souche, le rejeton de la branche aînée sort de la tutelle.—Oh! oht jeune homme, M.Robert ne l’admettra pas ainsi.—Il n’importe, je soutiendrai mes droits et mes prérogatives.—Vraiment! mais vous serez brisé dans cette lutte.—Hé, messieurs, ne puis-je donc compter sur votre concours, sur le vôtre surtout, M.de Senneville.Vous nie conduirez auprès d’un amiral à qui je dirai mon intention d’être marin et de relever 'le nom d’Haudricourt.—Bravo! jeune homme, voilà de nobles et généreuses intentions.—Pourquoi donc, demanda Charles Mercier, recherchez-vous le patronage de Raoul qui est un peintre plutôt que celui de M.Robert, qui fut jadis un marin.Pourquoi?fit l’adolescent avec une moue dédaigneuse, parce que M.Robert n’a dû être qu’un navigateur fort médiocre, puisqu’il n’a conservé aucunes relations parmi les officiers de la marine de l'Etat, tandis que M.de Senneville est en rapports constants avec eux.—Je serai fier de vous présenter, dit Raoul.Je viendrai vous rappeler cette promesse dit Louis.en attendant vous allez me montrer les tableaux.—Petit curieux! Us n’ont rien d’intéressant, dit le peintre.—Ce sont des machines à faire parler les muets! ajouta Charles Mercier avec, un malin sourire.—Vous tenez fort à les voir?demanda Raoul, prenant une decision irapide.—Oht oui! —Soit, vous viendrez avec nous les installer au manoir d’en bas.ce sera une surprise pour M.Robert.—Bravo! merci! cria l’enfant en battant des mains.—Nous irons tout de suite.Allez quérir le vieux afin qu’il nous aida à transporter les châssis.L’enfant s’éloigna vers le pavillon du jardin de l’entrée du château.Les deux artistes restés seuls, commencèrent une conversation h voix basse, achevant de dresser leurs batteries pour l’assaut final.Un roulement de voiture sur le sable les interrompit.M.Haudricourt revenait de Honneur, rassuré, certain du succès.Dans les bureaux maritimes, comme dans ceux de l'état-civil, aucune trace de la mort de Robert Haudri-court n’existait.Il avait ses papiers, ses états de service jusqu’à la fin du blocus.Donc le papier de la veille n’était pas l’annonce d'un$ révélation gênante, mais une mystification, une mauvaise plaisanterie.La be 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 16 JUILLET 1913 VOL.IV.— No.164 TEMPÉRATURE Bulletin d'après le thermomètre de Mearn et Harrison^ 35 rue Notre-Dame Est, R.de Meslé, Gérant.Aujourd’hui maximum .78 Même date l’an dernier .77 Aujourd’hui minimum .55 Même date l’an dernier.55 DEMAIN BEAU ET CHAUD;ORAGES PROBABLES Toronto, 16.— Beau temps modérément chaud dans tout le p^ys.Lacs et Baie Géorgienne.— Beau et chaud.Demain, vent frais du sud-est au sud-ouest.Haut Saint-Laurent et Ottawa.—Demain beau et modérément chaud; pluie vers la nuit.Bas Saint-Laurent et Golfe.—Vent léger; modérément chaud aujourd’hui et demain.Provinces Maritimes.—Vent frais aujourd’hui et demain.LES NOMS ?Quand en viendront-ils aux prises?C’est la question que ne peuvent manquer de se poser tous ceux qui suivent d’un peu près le Daily Telegraph et le Herald nouvelle manière.A vrai dire, le Herald paraît plus arefisé que l’autre d’entamer la ba-laille.Il n’a pas manqué une occa-lion depuis quelques jours de pi-pier ou de provoquer son adver-laire.Hier encore, il reproduisait me dépêche.d’Ottawa au Toronto World où l’on affirmait que sir Hugh Graham est engagé à fond ians l’afflaire du Telegraph (is head and shoulders in the.Daily Telegraph project) et que J’article-programme du Daily Telegraph a été écrit par “le principal rédac-leur lory et impérialiste du Daily Star.D’autre part, le Herald qualifie son voisin d’“organe des Tramways”.Tout cela est bien intéressant, et le public serait fort curieux de savoir quelles sont les forces réelles qui ont fait surgir de la tombe du Witness le journal nouveau.Mais il ne serait pas moins curieux de savoir qui remplace au Herald MM.Abraham et Brierley.Les deux journaux pourraient s’entendre pour publier cette magnifique information.-1- Feu J.A.Charette, N.P.Le 15 du courant, s’est éteint à Saint-Henri, de Mascouehe.à l’âge de 34 ans et 8 mois, le notaire J.-A.Charette.Il naquit à Sainte-Marguerite, lac Masson, le l(ï novembre 1878, du mariage de Albine Charleboiis et de Luc Charette, bourgeois de l’Assomption.Après de brillantes études faites nu collège de l’Assomption, il entrait au bureau de M.le molaire E.Lemire de l’Assomption.Il suivit aussi les cours de TUniversité Laval.Admis à la pratique du notariat, le 15 juillet, 1004, il s’établit aussi-lot à Saint-Henri de .Mascouehe où U a toujours exercé sa profession depuis.Le 18 octobre de la même innée, il épousait Solange Richer le Montréal.De ce mariage, sont nés cinq en-îamts dont quatre survivants.Ce sont Rolland, Victor, Guy, et Gustave.Le notaire Charette était le neveu de Sa Grandeur Mgr Ovide Charle-bois, vicaire apostolique du Kéwa-tin et ides Pères Guillaume et Charles Chanlebois, O.M.I., d’Ottawa, le frère, de M.l'abbé Théodule Charette, vicaire à la Pointe-Claire et le beau-frère de Gustave Lamothe, avocat et du Dr.H.Richer.Le notaire Charette était avantageusement connu dans les cercles professionnels et il ne comptait que des amis parmi ses confrères.Les funérailles auront Heu, vendredi le 18 du courant à Saint-H oui de Mas-couche.Le service ne commencera qu’a-près l’arrivée du premier train de l’avant-midi sur le Pacifique Canadien.Après le.service, le convoi funèbre se dirigera vers le cimetière de la Côte-des-Neiges où se fera Tinhu-mation.-4- L'oeuvre en faveur des noirs aux Etats-Unis le Rév.Père Pacifique Roy, des Jo-féphites du Sacré-Cœur, missionnaires des noirs du Sud, est, de passage à Montréal.le hurt, de son voyage au Canada est le faire connaître l’œuvre des Missions Noires de la Louisiane.11 se publie déjà à cet effet depuis trois ans, une revue bi mensuelle, intitulée “ L’Ami des Noirs ”, dont le Rév.Père Pacifique Roy est directeur.Ceux que voudraient obtenir quelques renseignements sur l’œuvre des Missions Noires et son principal organe, devront s’adresser à 1040 avenue Helorimier.Tél.Saint-Louis 1525 -4- U avait présidé au procès de Louis Riel Ottawa, 16.— L’honorable Hugh Richardson, jurisconsulte, est décédé hier ù Ottawa, à Tâge de 87 ans.Avant de prendre sa retraite, il fut Mge de la Cour Suprême des Territoi-fes du Nord-Ouest et présida le procès de Rie], Il laisse pour déplorer sa perte trois enfants : Mme Ermantin-ger, Saint-Thomas ; M.Hugh Richard «on, Winnipeg, et Mme P.Macdonald, flttawa.Les funérailles auront lieu à saint-Thomas, Ont., jeudi prochain.JEUNES FILLES On demande des jeunes filles pour travailler 2 hrs y2 par jours dans le département de l’expédition au “Devoir”.S’adresserà H.Meunier de à 5 hrs.^ p.m.LE MEXIQUE EN DANGER PENDANT QUE LES ETATS-UNIS SE PREPARENT A PROTEGER PAR LES ARMES, LES AMERICAINS ETABUS AU MEXIQUE, LE PRESIDENT HUERTA, REÇOIT D’UN REBELLE L’ORDRE DE DEMISSIONNER.L’AMBASSADEUR WILSON (Service particulier) Passe de l’Aigle, Mexique, 16.— Venustiano Carranza, commandant en chef des armées constitutionnalistes du Mexique, a envoyé la dépêche suivante au président Huerta: “Senor ex-general Victoriano Huerta, Palacio Nacional, Mexico.“On m’apprend les manifestations anti-américaines suscitées par vous comme dernier moyen de vous maintenir au pouvoir.Je désire vous informer qu’au nom du peuple du Mexique dont la majorité est constitution naliste, que nous protestons contre cette conduite qui amènera entre les Etats-Unis et nous un conflit inutile.Je me réserve de vous demander raison de cette nouvelle trahison.(Signé): V.CARRANZA.Carranza a établi ses quartiers généraux dans la ville de Nadadoes, à quelques milles de Moradova, d’où les rebelles ont été chassés par les troupes fédérales.L’AMBASSADEUR WILSON RAP PELE A WASHINGTON (Service particulier) Washington, 16.— Le président Wilson a eu ce matin avec le secrétaire Bryan une conférence sur les différents aspects de la situation mexicaine d’après les questions des puissances étrangères au sujet de l’attitude des Etats-Unis.Il a ensuite ordonné à M.Henry Lane Wiison, ambassadeur à Mexico, de se rendre à Washington immédiatement pour conférer avec lui.L’ambassadeur Wilson partira en toute hâte pour la capitale américaine, et il s’embarquera à Vera-Cruz sur le “Michigan” ou le “Louisiana”, pour éviter tout retard dans l’attente d’un paquebot.Les fonctionnaires, ici, croient que l’interruption presque totale du trafic de chemin de fer entre Mexico et Igis Etats-Unis forcera l’ambassadeur à faire le voyage par eau.On ne l’attend pas ici avant le 23 juillet, au plus tôt.Dans les cercles officiels et diplomatiques, on croit qu’une déclaration importante de l’attitude des Etats-Unis sur la situation sera faite à la suite des conférences de l’ambassadeur Wilson avec le président et le secrétaire Bryan.-4- ^Institut Fraser Il se pourrait qu’il déménage dans une rue plus tranquille, le bruit et le manque d’espace se faisant trop sentir.L’Institut Fraser va probablement déménager.Le comité de direction trouve que le bruit des tramways et du trafic qui se fait dans les rues Dorchester et de TUniversité nuit aux lecteurs et l’espace commence à devenir rare, plusieurs collections ayant dû être empaquetées et déposées dans les caves.On n’a pas encore choisi d’emplacement, mais on pense qu’il vaudrait mieux avoir un édifice dans une rue tranquille quoique assez rapprochée des tramways.On a cependant refusé une offre de $200,000, soit $20 le pied, il n’y a pas longtemps, pour l’immeuble actuel.Le comité a rompu les négociations avec la Société d’Histoire Naturelle et le Mechanic’s Institute.Il donne pour raison qu’il possède une riche bibliothèque qu’il mettrait à la disposition des deux autres sociétés, sans recevoir grand’chose en retour.La Bibliothèque Fraser sera fermée pendant tout le mois d’août.-4- Aviateur Militaire Tué (Seryice particulier) Jucterberg, 16.— Le lieutenant Stoll, aviateur de l’armée allemande, est mort aujourd'hui des suites des blessures reçues dans un accident survenu récemment au cours d’une descente.Le lieutenant avait fait un vol avec passager quand sa machine en descendant s’est accrochée dans la cime d’un arbre et a capoté.Le militaire s’est gravement blessé et son compagnon n’a eu aucun mal.¦-¥- Le bill Newland-Clayton est approuvé par les deux Chambres Washington, 15.— Le président de la République des Etats-Unis et la Chambre des représentants ont signé le bill Newland-Clayton.Ce bill comporte la création d’un bureau de conciliation et de médiation dirigé par un commissaire auquel les unions des employes* des chemins de fer de l’Est sont prêtes à soumettre leur litige cocernant la grève déclarée par environ 80,000 employés de ces compagnies.Cependant les employés ont consenti à attendre la décision des compagnies jusqu’à demain après-midi.Les fonctionnaires de ces compagnies vont présenter leur cause aux médiateurs dès que le président Wiison les aura convoqués.La nouvelle ldi est passée sans difficulté devant les deux Chambres du Congrès.Plus tard, dans l’après-midi, elle était soumise à la signature du président.-1- Encore un mystère Ottawa, 16 — L’enquête du Coroner sur l’accident de chemin qui s’est produit près de cette ville le 25 juin et qui a coûté la vie à huit personnes, s’est terminée hier soir.Les jurés ont déclaré *‘ne pouvoir déterminer la cause de cet accident,”- LES MASSACRES DE SERES Un communiqué officiel affirme la nouvelle du massacre de la population macédonienne de Seres par les Bulgares.Profitant de la faiblesse de la Bulgane/Ia Turquie déciderait de tenter la reprise d’Andrinople.LA GUERRE FRATRICIDE Salonique, 16.— Auguste Kral, consul général à Salonicjue, a envoyé au gouvernement autrichien la confirmation de la nouvelle que les Bulgares, avant de battre en retraite, ont incendié la ville macédonienne de Sérès, massacré et brûlé vifs un grand nombre des habitants.Les trois-quarts de cette ville autrefois florissante de 30,000 habitants ne .sont plus qu’une masse de ruines fumantes, dit M.Kral, qui arrive de Serès où il s’est rendu compte de la situation.I] avait reçu l’ordre de faire une enquête sur l’incendie du vice-consulat autrichien et l’enlèvement du vice-consul George C.Klatko par les Bulgares en maraude.De Doiran, ville située à 40 milles au nord-ouest de Salonique, on rapporte aussi d’horribles histoires de massacres.Les musulmans de cette région ont écrit une déclaration contresignée par trois prêtres bulgares de l’endroit, disant que les Bulgares ont égorgé 30,000 musulmans des districts environnants, qui avaient cherché refuge à Doiran.LA TURQUIE VEUT REPRENDRE ANDRINOPLE Constantinople, 16.— Le gouvernement turc est décidé à pousser plus loin la marche des troupes ottomanes, jusqu’à la place forte d’Andrinople prise oar les Bulgares après un siège des plus longs et des plus meurtriers./ Bien que l’on se montre tout à fait réticent à ce sujet au ministère de la guerre, il est entendu que le gouvernement est bien décidé à prendre cette attitude afin de se fortifier dans J’opinion des citoyens de la Turquie.Le gouvernement a, paraît-il, l’intention de prendre sur lui l’audacieuse initiative de modifier les frontières actuelles de la Thrace et de donner à cette province son autonomie.L’entente des négociations de la paix portait éependant .que la Turquie devait respecter les nouvelles frontières crées entre elle et la Bulgarie.Les puissances européennes n’ont fait entendre jusqu’ici aucune protestation.PROMOTIONS SUR LE “ DESCARTES ” A l’occasion du 14 juillet, dix-sept marins reçoivent ce matin la nouvelle de leur promotion.Les marins du Descartes garderont un bon souvenir de leur séjour à Montréal, s’il faut en croire les témoignages que nous avons recueillis de leurs bouches, ce matin, à bord, mais il y en a dix-sept qui auront une raison spéciale de se rappeler avec plaisir la journée d’hier.Ce sont ceux qui ont reçu leur avis de promotion comme premier, second maître ou comme quartier-mailre, à l’occasion du 14 juillet.Dans l'année il est d’usage de faire paraître à V officiel le jour de la fête nationale les promotions de l’armée de terre et de mer; le communiqué du ministère de la marine est arrivé ici hier.Voici la liste des promus, avec leur nouveau grade: Hubert, 1er maitrc-manoeuvricr-signaleur.Niger, maître-inanocuvrier-signa-leur.Nozach, maître-chauffeur.Mezon, 2ième maître - manoeu-vrier-signaleur.Guillou, 2/ème maître-mécanicien.Le Dantec, 2ièrne maitrc-chauf-feur.| Deuffic, 2ième maître-boulanger-coq.i QUARTIERS-MAITRES.Anselme, quartier-maitre-manoeu-vrier-signaleur.Person, quarlier-maüve-manoeu-vrier-signaleur.Guidai, canonnier.Deniel, canonnier.Bourdiec, canonnier.Bourdain, clairon.Cren, charpentier.Larieu, boulanger-coq.Costiou, chauffeur.Rizien, fourrier.Le grade de quartier-maître correspond à celui de caporal dans l’année de terre; le grade de second-mai/re à celui de sergent, celui de premier-maître au grade de sergent-major.Les premiers et seconds-maitres quittent le béret pour porter une casquette, semblable à celle des officiers, mais Us ont le veston au ilieu de la redingote.En attendant de pouvoir se faire faire des uniformes à leur rentrée en France, ils portent un galon d’or cousu sur la manche de leur vareuse de marin.Les écoles de l’Ontario LA SUPERIORITE DES ECOLES SEPAREES SUR LES ECOLES PUBLIQUES.Toronlo, 16.— 82 pour cent des élèves des écoles catholiques ont passé avec succès.72 pour cent des élèves des écoles protestantes ont passé avec succès.Les chiffres ci-dessus indiquant la proportion de,s élèves qui ont subi avec succès les examens d'entrée à Toronto ont provoqué dans les milieux éducationnels de la ville des commentaires aigres-doux.Le record établi par Tlmstitut de La Salle et le couvent Saint-Joseph en faisant pasesr 206 candidats sur 239 — une moyenne de 86 pour cent — est splendide.CLASSES TROP ENCOMBREES Les classes de l’école publique régulière sont beaucoup trop encombrées, a dit un principal bien connu, et plus tôt nous éliminerons le bois mort et les frelons, le mieux ce sera pour les enfants et le système en général.Il y a aussi beaucoup tnep de diversions en dehors de l’é-côle proprement dite.“On accorde trop d’importance au sport, à l’exercice des cadets, aux jeux et à une douzaine d’autres diversions qui prennent aux enfants le temps qu’ils devraient donner au travail, et ceci est particulièrement malheureux au printemps, quand ils ont besoin de toute leur énergie pour revoir leurs matières pour le grand examen final de juin.Nous voulons plus de temps à consacrer à des matières de l’importance de l’épellation et de Tarithmétiquc, et moins de temps pris à Téeole pour les concours et les ligues de sport interscolaires.LES AFFAIRES “D’un autre côté, les écoles séparées réservent plus complètement ieur énergie au travail réel à faire.Elles n’entreprennent pas d’enseigner les sciences domestiques ou les travaux manuels, comme nous faisons dans les écoles régulières, et ceci donne plus de temps à consacrer aux études purement académiques.“Mais nous avons l’espoir que cel automne verra le commencement d’une révision du cours de l’école régulière, qui éliminera une fois pour toutes le bois mort inutile et nous permettra d'embrasser plus complètement les matières qui forment la base du véritable enseignement public.” Les écoles protestantes, ou écoles publiques régulières, ont fait passer 1,294 élèves sur 1,790, une moyenne de 72 pour cent; et le nombre total des élèves de toutes les écoles publiques qui ont passé est de 1,500 sur un total de 2,029 candidats, soit une moyenne de 74 pour cent.Dévouement de deux Indiens Ils se passent de nourriture et l’un d’eux perd un de ses enfants en secourant des blancs malades et dépourvus de tout.Ottawa, 16.— Le sous-ministère des Affaires Indiennes va récompenser deux sauvages de la réserve Babi-ne, dans la Colombie Anglaise, les chefs Weèmanosekis et Sam Batiste, pour le dévouement qu’ils ont témoigné à des blancs.Weemanoseekis a eu soin d’un fou pendant l’hiver ; un mineur malade, privé de tout qui attendait ses compagnons, lesquels ne revinrent pas.Les provisions épuisées, le malheureux qui était à 200 milles de toute civilisation, perdit l'esprit.Le chef eut soin de lui jusqu’à ce qu’il fut mieux.Sam Batiste fournit pendant une partie de l’hiver des vivres à deux prospecteurs et se passa même de nourriture, ainsi qu# sa famille.Il ne put sauver la vie qu’à l’un des deux blancs.Batiste perdit un de ses enfants des suites des privations qu’il avait souffertes pour d’autres.On veut récompenser ces deux dévouements comme ils le méritent.Les épiciers en gros Quebec, 16.— La convention ide I Association des Epiciers en Gros s est terminée hier par l’élection des nouveaux officiers.M.Z.Hébert, de Montréal a été élu président.Les vice-présidents provinciaux élus sont: pour Québec, M.Armand Cha-put, Montréal; Ontario, M.J.M.Dillon, London; Manitoba, M.R.R.Wilson, Winnipeg; Alberta, M.John Home de Calgary; Saskatchewan, i , .' Lurton, Régin®; Colombie-Anglaise, M.A.E.McLeod, Victoria; Nouvea.u-Brunswick, M.\V.C.Cross, Saint-Jean.Les délégués ont assisté à un lunch offert par les memibrcts locaux de l’Association après la convention et sont partis par le convoi de cinq heures pour leurs villes respectives.-4- L’octroi agricole pour la province de Québec Québec, 16 — M.Caron, ministre de l’agriculture, à Québec, est de retour d’Ottawa où iï était allé rencontrer M.Periey, ministre intérimaire, de l’agriculture, au sujet de l’octroi fédéral pour l’encouragement de l’agriculture.M.Ferley a promis au ministre provincial qu-il donnera dans quelques jours une réponse favorable aux demandes que celui-ci lui a soumises.On croit que Tocfcrd à la province de Québec sera de $153,000, ce sera le plus considérable après celui de la province d’Ontario, LES CHINOIS EN REVOLTE Où Acheter Demain (Enregistra conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Dealongchamps.au Ministère de T Agriculture) VOS MEUBLES?CA«je Archambault ANGLE St-Denis et Rachel RÉDUCTION DE 25 à 33", % Durant ce mois, nous accordons une réduction (spéciale de 25 à 33 1-3 pour cent sur tous nos meubles.C’est le temps d’acheter à bon marché.Nous fermons à 6 heures p.m.excepté les lundi et earned!, d’ici au 15 septembre.La Compagnie BRODEUR UtfXTEB 533 Ste-Cafherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-Pierre Verre Taillé 20 p.c.de réduction sur le prix de vente de toutes nos marchandises à nos B magasins ne détail.PRIX DE GROS à notre magasin ne gros, 86 me Baint-Pierre.Nous attirons votre attention sur notre magasin de gros.Vous avez à ce magasin l'avantage d’un meilleur choix de verre taillé, et durant juillet nou« y vendrons toutes nos marchandises au prix du gros.SPECIAL Joli ho! à punch, beau verre taillé de la pTua belle qualité, valeur exclusive de $35.Spécial $28 Exactement le même modèle en verre pressé,avec 6 gobelets.Réguljer $2.50.SpéciaJ .$2 J9 tea Disques Columbia s’adaptent à tous les 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attaqués, ils prendront les mesures qu’ils jugeront nécessaires por se défendre.On dit que cette attaque vient de ce que le consulat a permis l’extradition de deux révolutionnaires chinois qui s’étaient réfugiés dans la concession allemande de Hankéou.-4.- Les clubs de billard La Ville a le droit de refuser aux clubs Je pool et de billard de les incorporer, dit Me Laurendeau, dans une communication aux commissaires.Il en coûte moins cher pour un permis de club que pour celui d’une salle de billard ordinaire et les clubs peuvent tenir leurs portes ouvertes toute la nuit, tandis que les salles ordinaires doivent fermer à 1 heure du matin.Me Laurendeau fait aussi rapport qu’il serait nécessaire d’introduire dans la charte un amendement par lequel la Ville pourrait révoquer l’incorporation accordée aux clubs qui violent la loi.Sa lettre sera envoyée à la commission de législation, -*.- TEL.EST 4510 aJIgnSBEaBKmmmsmmmtmm ¦ Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST Popeline noire tout 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enquête.Les avocats de la ville ont décidé, après consultation, q’il faudra obtenir l’autorisation du procureur-général pour tenir l’enquête judiciaire demandée par le conseil municipal à la recommandation des commissaires sur l’affaire des terrains d’Ahuntsic et les autres achats de terrains faits depuis trois ans.On aurait pu se passer de cette autorisation s’il ne s’était agi que de la question des terrains d’Ahntsic, car il y a une sorte d’accusation formelle, mais on se propose d’y joindre tous les autres achats, il faudra renvoyer l’affaire au procureur-général.Il est probable que les avocats de la ville se récuseront, comme ils l’ont fait lors de l’enquête royale de 1909.A cette époque les avocats étaient nommés par le conseil et il s’agissait de défendre certains échevins; aujourd’hui, ce sont les commissaires qui sont en jeu, et les avocats, qui sont nommés par le conseil, dépendent du bureau quant à leur traitement.-±- Phare incendié (De notre corresponCant) Québec, 16 — L’agent du département de la marine ici a été informé hier que la maison du gardien du phare de Pillars a été détruite par le feu.Les dépendances ont aussi été consumées et le gardien a perdu tout son mobilier et ses provisions.Les pertes se chiffrent à plus de $2,000.Le "Druid” a été envoyé aussitôt avec des provisions pour la famille du gardien et les matériaux nécessaires à la reconstruction de sa maison.-4-i— L’Association Indépendante La rumeur que nous donnions hier de l’organisation d’une association nouvelle de citoyens est confirmée, mais quelqu’un aurait été indiscret.La fondation de l’Association Indépendante des Citoyens que nous donnions hier comme rumeur est chose certaine et nous a été confirmée ce matin.Il paraîtrait cependant qu’elle n’aurait été connue que grâce à une indiscrétion qui serait en même temps une erreur de tactique.On projetait en effet de compléter l’organisation avant de la faire connaître au public.Cette indiscrétion ennuierait fort les membres de l’association, dont on ne donne cependant pas encore les noms; mais* elle n’aurait en même temps pas d’autre effet que de faire hâter le trq^il d’organisation.—S-4- La tempérance dans l’armée ( Service particuLier) Halifax, 16.— Le colonel Sam Hughes, ministre de la milice ne laissera pas se passer sans une punition exemplaire la conduite de certains officiers qui se sont grisés à un banquet qu’il a donné en Thon, neiur de sir Ian Hamilton, ici, vendredi dernier.Il a demandé au colonel Rutherford, com mandant d,e la sixième division à Halifax, comment il se fait que certains officiers tant de l’armée régulière que de la milice active montrent une tendance si marquée à verser dans l’abus iles liqueurs enivrantes.—Rez-de-chaussée.—Roz-de-chaussée.D.GAGNON & CIE Magasin à Rayons Angle ST-LAURENT et DORCHESTER N.-G.LIMITEE Grand Magasin de Meubles 471-477 Ste-Catherine Est Département de l’Epicerie Pour réaliser des économies sur vos achats d’épicerie, nous vous suggérons une petite commande à notre département.Aucun département de la mai-son n’est dispensé d’offrir ses bargains au public pendant juillet.Lises les ligne- suivautes: — Tomaies en boîte, 12c; pois canadien ou français, 11 l-2c; blé-d’Inàc.10c la boîte, 3 pour 28c; Corn Starch, 3 paquets pour 20c; savon Comfort nu Sunny Monday, fl pour 25e; sardines & l’huile, 8 boîtes, 25e; saumon rose, 2 boîtes.25c; Polly Prime 10c la boîte, 3 pour 25e; Gilinour Cleaner, 9c la boîte.3 pour 25e; bon beurre, 28c la livre; beurre de crémerie superfin.31c; oeufs, 24c et 28e la douzaine; graisse très pure, 20c la livre; Jelly-O, 3 paquets, 25c.Valiquette Achetez ves Meubles durent Juillet et Ménagez 20 p.c.d'Escompte L’escompte de 20 p.c., ici est véritable parce que tous les prix sont faits en chiffres roods.Plusieurs perso-nm.es a v a lent remarqué certains prix durant juin et sont revemus pondlalnt ce mois demander les articles à 20 p.c., de.réduction.Si vous avez besoin d’un meuble aehe-tez-de maintenant puisque vous 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