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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 14 avril 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1932-04-14, Collections de BAnQ.

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Montréal, jeudi 14 avril 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME • UONTRXAL TELEPHONE : .HArbour 1241^ SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Vol.XXIII —No 86 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne Directeur: HENRI bOUKASSA FAIS CE QUE DOIS! CANADA $ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE 10.00 Edition hebdomadaire CANADA .« 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Nos chemins de fer en 1931 et en 1932 Nos deux grands réseaux ferroviaires ont rendu publics leurs rapports annuels d’opérations, ces semaines-ci.L’on a signalé la semaine dernière, aux Communes, les difficultés financières des chemins de fer de l’Etat.Un comité parlementaire d’enquête poursuit des recherches à ce sujet, par le temps qui court, avant que la Chambre ne vote les crédits demandés par sir Henry Thornton et ses co-administrateurs, pour l’exercice 1932.Le temps est donc opportun d’analyser, fût-ce de façon superficielle, la situation présente de nos voies ferrées.Si elle n’est pas brillante, elle n’cst pas non plus exceptionnelle; car le président du Pacifique Canadien.M.K.W.Beatty, le dit dans son rapport annuel, “aucune entreprise n’a souffert danan-tage de la dépression mondiale que les chemins de fer du Canada et des Etatp-l’nis’’.C’est aussi ce que reconnaît M.Manion, ministre des chemins de fer, quand il déclare que “tous tes chemins de fer de ce continent gagnent encore moins présentement que l'an dernier, alors que leurs revenus furent plus bas que depuis longtemps”.* * * Pour ce qui est du Pacifique Canadien, ses revenus_ bruts ont été en 1931 de 142 millions et tiers environ contre 177 mii-lions et quart l’année précédente; et ses dépenses ont été de 11b millions et deux tiers l’an dernier contre 169 millions et tiers en 1930.Rien que dans le transport des marchandises, il a touché environ 24 million's et demi de moins qu’en 1931.et au transport des voyageurs, 8 millions et demi de moins.Il a eu l’an dernier un surplus d’opérations de 25 millions et deux tiers et un surplus net, toutes charges payées et tout compte fait de revenus spéciaux provenant de scs hôtels, de ses télégraphes, etc., d’environ 14 millions et demi, à même lequel il a versé à ses actionnaires des dividendes importants, quoique réduits.I^es revenus des chemins de fer de l’Etat (C.N.II.) ont diminué de semblable façon.Ils sont tombés de 222 millions et tiers en 1930 à 177 millions et quart pour 1931 ; les dépenses ont baissé de 195 millions et trois quarts pour 1930 à 169 millions et deux tiers en 1931; le surplus d’opération a baissé de 26 millions et demi en 1930 à moins de 7 millions et deux tiers en 1931.Au service des marchandises, le revenu a fléchi de plus de 31 millions en 1931 comparativement à 1930, qui ne fut pas une bonne année, et, au service des voyageurs, la baisse a été de près de 8 millions et demi.Tout compte fait des charges fixes et des intérêts dus, tant au gouvernemem sur ses avances qu’au public sur les emprunts en cours, le déficit net du revenu a passé de 61 millions et quart en 1930 à 84 millions et quart en 1931.Si Ton examine ensemble les opérations générales des chemins de fer de l’Etat, — de Montréal à Vancouver, — et celles de l’ancien Intercolonial et du Transcontinental National qui forment ce que l’on appelle “les lignes de l’Est” et sont au fond sous la même administration, on voit que le déficit net des revenus du C.N.R.pour 1931 est de 93 millions et demi; c’est 15 millions de plus qu’en 1930.Que l’on compare maintenant, pour finir cette série de chiffres effarants, les résultats des opéra lions, des deux grands réseaux ferroviaires canadiens pour 1931, et l’on constate entre autrés choses: que les revenus d’ensemble ont baissé dans la même proportion à peu près, — 40 millions au C.P.R.et 45 millions au C.N.R.; que les dépenses ont été réduites presque du même montant, — 27 millions au C.P.R.et 26 millions au C.N./?.; que le revenu du service des voyageurs a fléchi presque pareillement: .^8,439,000 au C.N.R.et $8,428,000 au C.P.R.; enfin, que la réduction des revenus pour transport de marchandises, de 31 millions au C.N.R., a été de 24 millions et demi environ au C.P.R.Celui-ci a 22,472 milles de voies, contre le C.N.R.25,258 milles.Le parallèle s’arrête là; car, tandis que le Pacifique a clos l’exercice de 1931 par un surplus net appréciable, quoique bien en bas de la normale, le Canadien National, lui, a ou l’un des déficits les plus considérables, sinon le plus considérable de son existence.Il est vrai que, d’après les prévisions de ses administrateurs, il compte réduire sensiblement celui de 1932; mais ils s’attendent à ce qu’il soit d’au moins 43 millions.Cela n’est pas rassurant.% * » La cause de cet état de choses, — ou plutôt les causes, car il yven a plusieurs, — M.Manion, ministre des chemins de fer à Ottawa, en a fait un tableau (1er avril, Débats des Communes) qui se résume à ceci: d'abord, nous avons construit trop de transcontinentaux dans le passé; où il y en avait un, où deux eussent amplement suffi, nous en avons laissé bâtir ou nous avons aidé à en construire trois, alors que la population du pays ne devait pas suffire avant des décades à en faire vivre deux convenablement, — avec cc résultat que le Canada est à l’heure présente le pays qui a le plus de milles de voies ferrées par tête, pour une population dispersée sur une vaste surface de territoire; ensuite, les deux grands transcontinentaux, selon le ministre, ont perdu de vue le fait que leur principale sobree de revenus, leur principale fonction, c'est le transport des marchandises, et qu’ils se sont engagés dans une intense et coûteuse concurrence pour le transport des voyageurs, la construction de grands hôtels, de paquebots, etc., lorsqu’ils eussent été mieux avisés de.limiter leurs activités dans ces domaines, de s’entendre même pour les restreindre à leur avantage commun;, en troisième lieu, ils ne se sont pas préparés ù subir la concurrence extérieure de la grande route, de l’automobile et de l’auto-ca-mion, qui a sensiblement taillé dans les revenus ferroviaires; enfin, la crise économique générale, qui atteint les chemins de fer de tout l’univers, ne pouvait pas ne pas affecter les nôtres, de façon sérieuse pour run et même dangereuse pour l’autre.Voilà la substance de ce qu’a dit M.Manion.En marge de quoi l’on peut ajouter ceci: le Pacifique a mieux résisté jusqu’ici, certes, parce qu’il a un volume de transport plus grand, un territoire mieux peuplé, qu’il existe depuis plus longtemps que l’autre, qu’on Ta construit selon un plan ordonné et préparé d’avance, tandis que le C N.R., lui, est sorti du mariage forcé de deux entreprises ferroviaires exécutées au hasard de promesses électorales, de complaisances politiques et d’audaces aussi imprévovantes que démesurément optimistes.En 1914, à la veille de la grande guerre dont nous subissons à l’heure présente les»contre-coups inquiétants, notre pays, qui n’avait pas huit millions d'âmes sur un territoire immense, avait des chemins de fer pour une quarantaine de millions d’hommes.Nous payons maintenant l'extravagance dont nos deux grands partis politiques portent la responsabilité solidaire.* * Que sortira-t-il de tout cela ?Le remaniement de notre régime ferroviaire, à coup sûr, d’ici mars 1933.L’on parle déjà moins de céder le réseau des chemins de fer de l’Etat au Pacifique Canadien, à des conditions onéreuses pour le pays, si elles allaient être avantageuses pour l’autre partie.On se rend compte que s’il y a eu excès de confiance, présomption, erreurs de tactique au Ù.N.R., le C.P.R.en a commis, lut aussi, sa large part et dont il subit les conséquences.L’on se dit que s’il paraît y avoir eu dans les chemins de fer de l’Etat certains abus, — ^’autant plus apparents qu’on met à les étaler une visible complaisance, & la commission parlementaire qui siège ccs semaines-ci, — il n’est pas du tout certain que la compagnie rivale n’a pas pratiqué les mêmes coutumes plus ou moins coûteuses.Au-dessus des députés qui ont mis à l’étude les crédits du C.N.R.pour 1932, il y a, pour tenter de tracer de nouvelles directives à nos deux réseaux ferroviaires, la commission fédérale nommée par le gouvernement Bennett ces mois derniers et qui a terminé son enquête par tout le pays.On ne pense pas qq’elle fasse tenir son rapport au ministère avant septembre ou octobre prochains, —ce qui veut dire qu’à la session de 1933 le parlement agira de façon définie.Entre temps, la plus grande coopération entre les deux chemins de fer, la pratique de la plus profonde économie, l’abandon de tout programme de construction nouvelle qui ne soit pas indispensable devront alléger quelque peu l’inquiétude du contribuable.Des optimistes parlent d'une, reprise sensible des affaires à la suite d’un accord possible entre Londres et Ottawa, dès juillet prochain, sur la question du blé de l’Ouest canadien.Si le blé allait marcher, ce serait le retour graduel à la prospérité, disent-ils; et les premiers à s’en ressentir, ce serait nos chemins de fer.Dieu fasse qu’ils aient raison! Georges PELLETIER A OTTAWA Critique du budget Rhodes, par MM.Bourassa et Woodsworth L’acrualité Une invention épatante Un camarade a découpé à mon intention dans un journal le filet suivant: UNE ARME CONTRE LES “RASEURS” Qui ne connaît ce J)avar,t effroyable dont la conversation ne sait pas se tarir et qui, pour mieux vous intéresser aux histoires déjà cent fois dites, vous tient par le bouton de votre pardessus ou bien, soucieux de votre bonne tenue, enlève un cheveu ou un fii égare sur votre veston?Quel mal n’a-t-on pas à se séparer d’un tel importun, qui, dix fois de suite, vous dit: “Au revoir!” mais garde sa main dans votre propre main, tendue pour un shake-hand rapide?L’ingéniosité allemande a trouvé un moyen radical pour se séparer rapidement des “raseurs”.C’est un porte-mine, en forme de stylo, dont le côté, opposé à la pointe, contient une petite cartouche chargée d’une légère quantité de gaz lacrymogène.Au cours de l’interminable conversation vous prenez votre stylo, puis, agissant sur le déclic, vous projetez alors vers le visage de votre interlocuteur le contenu de la cartouche.Et le bavard s’enfuit, éternuant, pleurant, mouchant et jurant! Mais vpus vous êtes débarrassé, sans doule Oour longtemps, des ’’gibernes” de l’indesirable camarade.* Sont-ce les Anglais qui ont frappé cette formule: la plume est plus puissante que l’épée?Quelle magnifique démonstration de son exactitude: le stylo est désormais manifestement plus puissant que l’épée.L’épée ne pourrait rien contre la glu du raseur.Ce personnage n’offre pas de prise.Impossible de Vexpulser par un mouvement de colère.Il ne provoque pas cette réaction violente.Il colle, tout simplement.Il colle; et comme, à chaque instant, on espère le voir partir, qu’il annonce dès les premiers mots qu’il entre en passant, qu'il sent court, qu’il connaît la valeur du temps, dn votre et du sien, on prend le parti d'économiser les mouvements comme l’homme menacé d'enlisement.A son long dévidage de spaghetti, on oppose de brefs cl tranchants monosyllabes.La conversation, pense-t-on, ne rebondira pas, va s'alanguir, tomber à plat.Erreur, erreur cent fois constatée, mais cent fois reprise.Le raseur reprend le même dévidage.Il est inépuisable parce qu’il tourne en rond, qu'il recommence où il paraissait devoir finir.liénie soit l’arme que nous devons à l’ingéniosité teutonne! Il n'est pas une poche de gilet qui ne doive compter cette seringue libératrice dans les bureaux où le travail ne peut pas attendre.Pas d’endroit, on le sait, où cela ne soit plus vrai que dans les journaux victimes de l’heure et où tout se fait à ta chaîne, même si la chaîne est invisible, comme dans les usines de Ford.Le train n’attend pas et pour ne pas le faire attendre il faut que les rotatives commencent à rouler à heure fixe et pour que cela soit possible la copie doit être donnée aux compositeurs, au moment voulu.Le raseur, le doux, le suave raseur n’ignorr pas ces lois.Il a soin de vous mettre au courant de sa science: “Je sais que vous êtes très pressé, dit-il, mais je ne serai pas longtemps." Et quand U est parti, U est convaincu qu’il n’a pas été longtemps.D'ailleurs, chacun a sa mesure personnelle pour le temps.Si le raseur rst resté un quart d’heure vous dire: de ta meilleure foi du monde qu'il vous a fait perdre une heure, tout comme un député (je crois qu'il est devenu juge depuis) déclarait, en pleine Chambre des Communes qu'il avait passé une semaine, un dimanche, à Toronto.// TJ’p eut pas.en Chambre, de protestations, car lout te monde sait que dans la ville puritaine le dimanche est long an moins comme un jour sans pain.GrAce au stylo libérateur, nous voilà en possession de l'arme rêvée, admirablement adaptée à sa fin.La mise en scène est tout ce qu'il y a de plus naturel.On sort de sa poche un stylo, (chaque poche de jonmaltste oh d'homme d'affaires en contiènt un).On le manie un instant avant de prendre une note; toute conversation importante doit laisser sa trace sur le papier — verba volant — et te raseur est bien persuadé que ta sienne est de cette sorte.Le doigt glisse distraitement sur le cylindre: un déclic! Voilà votre raseur qui plonge dans sa poche pour en retirer un mouchoir, qui éternue, qui pleure comme une fontaine et qui, finalement, gagne la porte.Il n’a rien vu ni compris; car le raseur a le don de se laisser séduire par les riens qu’il débite, d’admirer au fur et à mesure qu’il sort de sa bouche le fil de.sa conversation gluante.Il est absorbé dans le contentement de soi, ravi par la vohtfnjé de celte éjaculation.Parler est pour lui ne rien dire, est pour lui la mesure suprême du contentement et, comme pour le prodigue, de jeter son argent par | il a blâmé le ministre (les finances les fenêtres.De fait, la parole est de n’avoir pas procuré aux iourna-d’argent, le temps qu'elle fait per- \ listes de langue française une copie dre aussi; le raseur rst donc un | française de son discours du bud-grand gaspilleur d'argent.Il n'a | get, alors qu’il remettait une copie pas appris que le silence est d'or.\ do ce même discours, en langue an-Et voilà que les conditions écono- glaise évidemment, aux joiirnnüs-miques se portent à sa rescousse; \ tes de langue anglaise.On permet-car si nous avons le bi-mitallisme, Ira s un courriériste parlementaire l'étalon-argent comme l’étalon-or, j de langue française de remercier silence et bavardage s’équivaudront, j tout de suite M.Howard, Son inh r-Dépression, dépression, que de cri- vention ne changera peut-être rien Le député de Labelle examine les nouveaux impôts et en signale les défauts - Les erreurs d’un régime capitaliste sans contrôle efficace — Le dosage des impôts - M.Woodsworth et l’étatisation des mines d’or - M.Howard et l’absence de français dans la distribution du discours du budget MM.BENNETtIET RHODES REÇOIVENT DES COMPLIMENTS MELES DE RESERVES les chefs des grandes institutions financières devraient ouvrir enfin les yeux, s’entendre avec les chefs da l’Etat — et d’Etat fédéral, provincial et municipal - pour assurer une meilleure distribution de la richesse, Autrement ectte distribution se produira quand même, mais sous l’influence de la fores brutale.Ce n’est pas chose à souhaiter, loin de là, mais c’est chose à prévoir, Vaut mieux, prévoir que de se boucher les yeux devant le danger., Depuis la guerre, l’on a proposé maints remèdes pour la guérison du mal dont souffre le monde entier.Tous manquent d’un élément (Par Emile DENOISTl Ottawa.14 (D.N.C.) Le débat sur le budget s'est continué, cel après-midi.11 v a eu quatre discours.M.A.M.Edwards, député conservateur de Waterloo-Sud.s’csl d’abord efforcé de fairft l’éloge du gouvernemejit.M.Henri Bourassa, député indépendant de Labelle, lui a succédé; nous résumons ci-dessous, aussi substantiellement que possible, son discours.Le député libéral de Sherbrooke, M.C.R.Howard, a parlé après M.Bourassa; avec beaucoup do raison, mes on commet en ton nom! Paul ANGER Blo c-notes pour le moment, mais fatalement, ; un gouvernement libéral finira nar I remplacer le gouvernement conser-j valeur présent.Le dernier orateur de la journée j fut M.1.S.Woodsworth, député ! travailliste de Winnipeg.Après avoir fait quelques considérations sur l’or on tant qu’etalon monétaire, sur l’or pur de nos mines, M.Woodsworth a fait remarner la gravité quer que le budget présenté par M.-rr: fl’est, p«rMHthodrs artrn-iwd-êtrr rvonr vfM En Allemagne Les dernières dépêches d'Allemagne ne font que Jo probable de laifjl exemple, un coup de tonnerre que j d'empêcher un certain nombre de la suppression par le gouvernement j citoyens de boucler leur propre du Reich des troupes d’assaut de | budget.\Le budget de M.Rhodes, si Hitler.Une sorte d’armée parait on jVxamine de près, comprend avoir été constituée par les nazis Qu’adviendra-t-il maintenant des 400,000 hommes qui la composaient?Ixmrs cadres, officiellement brisés, rentreront-ils simplement dans la foule, sans plus de tapage?('.hose qui mérite plus d’attention d’abord une diminution du nombre des fonctionnaires et ensuite une hausse des impôts.Il n’est lias impossible que le gouvernement parvienne ainsi à boucler son budget.Mais le gouvernement n’aurait-il nu, e.nose qui morne purs u aueniion j ^ .,¦ > i., qu’on ne lui en accorde générale- ment: ces troupes d’assaut, qui se; meme fin .Ni or » I composaient pour la grande majo-| son ro'e «mime étalon mon rité de sans-travail, recevaient un j taire, pourquoi ne pas 1 abandon-traitement régulier.Cela, comme I ner?les énormes frais de propagande) Le gouvernement pourrait ex-1 qu’implique la quasi-fantastique I proprier 1rs ruines d or et eonsrri-eampagne des nazis, suppose des1 re la main-d’oeuvre qu’il faut pour déboursés très considérables.Mes exploiter.Présentement l'or ne D’où vient tout cet argent?Quels; profite qu’à quelques individus.Si puissants coffres-forts alimentent ce l’or est vraiment necessaire comme formidable tapage?Pour subvenir ( moyen d’échange, pourquoi le gou-à de pareils débours, il doit subsis-1 vernement ne s’empare-t-il pas de ter en Allemagne «les fortunes qui ! toutes nos mines qui produisent de sont encore solides, l’or?Le premier résultat indirect du ! M.Bennett finira peut-être par décret de suppression sera proba-j accepter cette suggestion de M blement d'ajouter à la virulence de; Woodsworth.In lutte électorale dans les cinq; # ÿ ÿ Etats, y compris la Prusse et la Ba- yom résumons le discours de M.vière, où l’on fera le 24 avril le n,,nrj Bourassa qui a été applaudi tantôt par la droite, tantôt par la gauche, quelquefois même par des députés des deux côtés de la Chambre en même temps.choix des assemblées législatives locales.Les “cheminées à quatre bâtons” Connaissez-vous les cheminées à quatre bâtons?Nous osons en douter.Voici ce que nous apprend à leur sujet le directeur de fa Rnfte aux questions du Rien Public, des Trois-Rivières.M.HENRI BOURASSA On lui avait demandé: i lx: député «le Labelle n'est pas de I l’avis de quelqusemns des orateurs ! qui l’ont précédé et qui ont attaché ! „nè grande importance à la question du tarif.Dans le débat actuel, ! il ne s'agit pas du tarif.Le ministre ! des Finances a bel et bien déclaré ! qu'il n’a pas l’intention de proposer de modifications tarifaires De quoi étaient fabriquées les „vant ]a conférence économknie in-rhrminées de nos maisons vers teritnpèriale du mois de Juillet.Et 1715?; |(i gouvernement a raison d’agir Si en ce temps on avait de la bri- ainsi.qae au Canada, d'où venait-elle?Trois propositions sont actuelle-.,, ment devant la Chambre: le sous- Ln question visait particulière-: nnipn,tom(,nt Gardiner, l’amendement, c’est évident, le pays triflu- j mrn| Bniston et les résolutions bud-vion.La réponse rst d’intérêt gé-, gètalres du ministre des Finances, ral, car le cas des Trois-Rivières ne J yj Bourassa approuve le chef prodevait pas être unique.Elle dit | grossiste dans bien des choses qu'il donc: a dites en pri*sent,»nt son sous- r | * ., , amendement.Il approuve notam- Les cheminées des maisons pan-.m(,nt s;l dénonciation du régime ca- vres étaient ce qu on appelait dan* \v) c\i*U.dans les le temps des 'cheminées à quatre de civilisation occidentale,plus bâtons'.Elles étaient formées de j particulièrement en Amérique; tel “quatre longues et fortes perches qu";i ps,(i j| nc p,,,,! produire «jiie de plantées en carré, rejointes entre tprrjB|os conséquences.La guerre elles par des réseaux de harts et le tout enduit de terre glaise rl de mortier." Les personnes qui en avaient les moyens pouvaient se payer le luxe d'une cheminée en brique qui était fabriquée ici meme.Il y avait une briqueterie aux Trois-Rivières, dès Iftül; on In mentionne en cette année-là.à l'occasion d'une attaque des Iroquois contre notre ville.Elle était située dans la Commune, on il y avait une terre excellente pour fabriquer de la brique.L'ingénieur Franqnct, en 1751, propose de construire un mur d’enceinte aux Trois-Rivières aver de la brique qu'on y fabriquait ; R prétend que ce mur coûterait moins cher que s’il était fabriqué en pierres qu’on est obligé d'aller chercher à huit on dix milles de distance.Le 20 août 17Û0, M.de Ramesny, pour la somme de cinquante livres, céda à n’a fait que hâter les choses, préci piter la crise.H est vrai, ainsi que l’a dit M.Gardiner, que ce régime est d’ins-titution récente.Mais le régime capitaliste ne date pas «te la découverte de la machine à vapeur.La mécanisation de l’industrie n’est survenue que comme eneourage- Mgr de Saint-Vallier le fourneau à briques qui était situé dans la Commune, "au delà des Moulins ", C.’est une fort ingéni"' idée que de susciter ainsi et de rt'sfai-re par un système de questions et de réponses la curiosité historhrue.Tel qui ne lirait point un article en forme se laissera sûrement prendre par ces notules d’allures variées et dont ehaetine ne demande qu’un minimum d'attention.O.H.ment matériel A l’établissement du i esscn*'ol : la simplicité.L’économie, vertu de l'heure Ce n’cst pas par des lois, par des trucs financiers que le monde ya reprendre son équilibre.U s’agiL pour les particuliers comme pour les Fltats, «ie revenir au bon sens.Etats et particuliers ont perdu la tête depuis vingt ans.Le temps do la guerre et la période qui l'a immédiatement suivi a été comme la période d’ébriété complète.Il s’agit maintenant pour le monde de sa nettoyer l’esprit, de reprendre son assiette.Il était de mode autrefois d’essayer de se dessaouler en prenant, la matin, un peu de gin ou un peu de whisky.Cette mode est disparue.Les temps sont changés.Il faut reconnaître les droits du bon sens et «le l’hygiène.Le bon sens exige maintenant que nous devenions absolument sobres.L'économie n'est plus chose facultative mais chose de rigueur.11 ne faut pas apprendre aux gens à dépenser davantage mais à dépenser moins et mieux.L’exemple doit d’abord partir des gouvernements, des institutions publiques, des grandes entreprises iudustrielies, de tous ceux qui dépensent beaucoup d’argent.Il faut que tout le monde pense à dépenser selon ses moyens.Quand il en sera ainsi, les pauvres seront mieux traités par les riches, Le gouvernement fédéral doit évidemment penser à réduire ses dépenses, à comprimer la dette du pays.Il ne faut pas tout de même retrancher sur le nécessaire; mais sans être forcé à cela, si fe ministre des finances comparait la dépense des ministères u y a vingt ans et aujourd’hui, ne trouverait-il pas le moyen de réduire la dépense de façon assez substantielle?L’économie ainsi réalisée pourrait permettre de secourir des gens qui sont dans la plus grande d êtres je.M.Bourassa nc veut pas entreprendre d’examiner nu long la question «le notre dette nationale* Cela pourrait nous entraîner en d'inter-iiunanies considérations dans le domaine international.Mais notre gouvernement devrait comprendra qu'il est de son devoir, chaque fois qu’il a l’occasion d'être représenté dans mie réunion internationale, de demander l’annulation des dettes «le guerre pour tous les pays.Tant qu’une telfe annulation n’aura pas été consentie par tous les intéressés, le monde ne connaîtra pas de repos ni de stabilité.L’amendement de M.Ralston Quant A l'amendement de M.Ralston, M.Bourassa considère qu’il ne correspond pas au discours qui l'a précédé.Le
de

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