Le devoir, 16 avril 1932, samedi 16 avril 1932
Montreal, samedi 16 avril 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTRIAL TELEPHONE : .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4Ô97 LE DEVOIR Vol.XXIII — No 88 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA .$ «-00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE .J0.00 Edition hebdomadaire CANADA 2.00 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! e.-unis et union postale .3.oc ^Si r^Evangéline” disparaissait.** I L’actualité Une hypothèse qui ne se réalisera point, mais qui appelle d’utiles réflexions Mécanisation Les Allocations familiales Le Star annonçait cex jours-ci ! que Von doit suspendre les travaux 1 de chômage.Rçiief, but no more j relief work, intitulait-il son article.'• C’est le dole qui surgit à l’horizon, le dole humiliant et irritant ; propagateur de malaises, de paresse et de dissipation.crise actuelle lient à une infi- VII Les craintes qu elles provoquent en certains milieux * Il nous reste encore quelques , points à Iraitrr qui n’entraient pas nité de causes, plonge ses racines | ,j,ins |p des articles précé- multiptes dans bien des directions,, mais il est certain que la mfeani-) Whillon, dans son sation à outrance est parmi ces gnagP) rapporteur causes l'une des premieres, sinon la principale.Le bureau du travail, de Washington, auquel sont attachés des techniciens de première valeur, vient d’établir, apres une enquête de la machine.On travaille ferme de ce tèmps-ei au pays d’Evangélino.Les cercles de 1\A.C.J.C.y naissent avec une abondance qui au Ion se tous les espoirs.C’est plaisir de suivre jour par jour dans VEoangéline (et chaque semaine dans le Madawàska) le progrès de cette magnifique campagne.Les chefs de VA.C.J.C.ont su comprendre et reconnaître le Juste particularisme acadien, ils reçoivent Tardent, l’enthousiaste concours des boni mes les plus distingues du pays, ecclésiastiques en tête naturel lement.Ives collèges, pendant ce temps-là, la vieille société l’As* mption poursuivent léur bonne besogne, et le rapport de la approfondie, que dans la plupart omn.ission d’enquête sur l’enseignement permet d’espérer que j 'rou- le regime scolaire du Nouveau-Brunswick est a la veille d que j tutage perfectionné pour satisfai-salutaire ' ansformation.! re à tous tes besoins de consomma- VEvangéUnc, de son côté, solidement appuyée dans son coin par le Madawaska, fait écho à toutes les initiatives, stimule sorfbe pas % main-d’oeuvre dégagée les energies, tient en contact chefs et soldats, porte les mots d’ordre, crée l’atmosphère propice à l’action, explique et prépare les mouvements nécessaires.Par ses chroniques quotidiennes, elle garde les groupes en relations d’amitie, pourrait-on dire, elle maintient et accentue le sentiment de Tunité acadienne.—-Si VEoangéline disparaissait, disait l’autre jour Tun de nos amis d’Acadie, si VEoangéline disparaissait, qu’adviendrait-il de toute cette belle activité, de ces magnifiques espoirs?Qui lancerait, appuierait une campagne de publicité comme celle qui facilite actuellement le rapide progrès de TA.C.J.C„ qui déblaie pour elle les routes et lui prépare de nouveaux succès par le seul récit des succès d’hier?Qui, autour du rap-ixjrt de la Commission d’enquête, par exemple, maintiendrait la publicité nécessaire, donnerait aux arguments qui justifient la réforme un puissant retentissement, répondrait avec le même éclat aux objections qui peuvent être faites, dissiperait les préjugés, éclairerait amis et adversaires?Les rédacteurs de ŸEoan-qéline ne sont point les seuls à connaître cette question, mais qui, parmi les spécialistes, dispose d’un tel moyen d’atteindre .le grand public?Et à quoi servent les plus puissants arguments! ,,.,v‘Vih^.îJlrî un article, que je s’ils ne peuvent, par exemple, dépasser les murs d’une-salle de /„flini oü VmS débat Trécisé*-conferences?Qui viendra meme les entendre dans cette salle si le journal ne fait poinTautour de la conférence une certaine somme de publicité?Ah! il avait bien raison, cet homme d’oeuvres dont vous avez tant de fois cité le mot: La presse est l’oeuvre qui accotie toutes les oeuvres.Et nous le sentons bien dès que nous nous arrêtons à réfléchir sur ce qui se passe chez nous.L'Evangéline ne disparaîtra point.Mais si, par malheur, elle disparaissait, quel désastre ce serait! Qn n’y peut songer sans frémir.Et combien de temps faudrait-il pour remettre debout une oeuvre pareille?.Commission, dans ses conclusions, manifestent la crainte que les allo-ïoeations nient une fâcheuse réaction sur les salaires; elles contribueraient à les diminuer, tout au moins, à les rendre stationnaires.Les syndicats ouvriers de France et de Belgique avaient exprimé les mêmes griefs et les mêmes inquiétudes à l’égard des allocations, lorsqu’on commença à en faire i’aqplication.Ils redoutaient que les chefs de familles nombreuses, les plus catégoriques et les plus jrdents à réclamer la hausse des par l'utilisation ____ sans quoi il n’g aurait pas placé j salaires, n’y missent plus la même pour iéconomie.! véhémence, quand les allocations Or, on sait qu un i/iausfne/, aurajent pourvu à leurs charges quand il substitue la force motrice 1 familiales ù l’homme, le fait pour accroître sa ' Ces craintes n’étaient pas fon- prûduetion et réduire ses frais généraux on le salaire figure pour une part importante.De sorte qu’il est impossible d'apercevoir la fin de la crise et la stabilisation non seulement définitive mais simplement temporaire de l’industrie si on ne se décide à des mesures énergiques.Que faire?Jeter les machines existantes au vieux fer?Décourager, par ailleurs, des inventions nouvelles afin de ne pas aggraver le problème?Peut-être faudra-t-il g venir.Or, si on g vient, on pourra une fois de plus répéter qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil.Ces réflexions d’un Acadien ne trouveraient-elles pas de l’écho, chez tous ceux qui pensent, d’un bout à Tautre du pays, partout où existe une presse qui a pour objet premier ta défense de nos intérêts religieux et nationaux?Il suffirait de modifier les noms et quelques circonstances.Si \c Droit, la Liberté, Je Patriote, la Survivance disparaissaient, quebdéficit dans les moyens d’action, dans la fécondité des oeuvres catholiques et françaises de TOutaouais aux Rocheuses?Chez nous même, quelle baisse ne constaterait-on pas si certaines voix se taisaient, si elles ne venaient quotidiennement rappeler certaines choses, si elles ne maintenaient une certaine atmosphère, si elles n’imposaienttà l’attention publique certaines questions?C’est l’évidence même, et cette évidence devrait commander à tous ceux qui redoutent une pareille baisse, à tous ceux qui estiment que certains journaux font une besogne utile, de les aider de toute façon.Si ces feuilles n’ont pas besoin pour vivre d’une aide particulière, elles en ont toujours besoin pour acquérir un surcroît de force et d’influence.Ce surcroît de force et d’influence, ^’est autant d’ajouté à la puissance de Tanne que vous jugez utile.Alors.preci ment le problème qui nous intéres se.Ce n’est que depuis la révolu tion française, dit-il, que les inventions ont le privilège de bouleverser à leur gré le marché du travail.Bien que celles-ci fussent infiniment moins nombreuses et moins subversives sous la monarchie, on n’en permettait l’application que dans un domaine limité; de là l’origine des manufactures royales.Et ce, régime tutélaire existait même en Angleterre où .les lois furent ] tou fours plus libérales qu'en France.L’auteur cite à ce propos des ordonnances de la reine Elisabeth.Mais comment procéder de nos jours pour limiter l'exploitation des inventions sans décourager les inventeurs?L auteur, après avoir tourné et retourné le problème sous toutes ses faces, suggère, celte solution qui ne manque pas d'ingéniosité: L Etat taxe et taxe fortement l’industriel; il suffirait, pour empêcher r utilisation trop rapide des machines nouvelles susceptibles d engendrer de fortes perturbations economiques, de dégrever le patron flans la proportion où il évitera de déprécier sa machinerie dans son inventaire.Ceci signifie dans la pratique qu une machine dépréciée à raison de 10% pendant 10 ans peut ctre remplacée à ce moment sans perte de capital de la part de l’exploitant: une dépréciation* de 1% -i ’ eut serait dix fois plus long., pas que la proposition me.a’elre étudiée sérieusement?dées.Aujourd’hui toutes les unions ouvrières de France et de Belgique, même la Confédération Générale du Travail, se sont ralliées aux allocations.Une expérience de plus de douze années a montré que les salaires ne sont pas moins élevés dans les entreprises qui donnent des allocations que dans celles qui n’en donnent pas.Bien qu’on y verse l’allocation à partir du premier enfant, on n’a constaté “aucune régression dans le salaire, ni aucune réaction contre la hausse des salaires”.Sur ce point, les réponses recueillies eu Fmrope par les membres de la Commission, lors de leur voyage d’étude, sont unanimes et catégoriques.L’on peut , donc être sur qu’un régime d’allocations, commençant au troisième ou au quatrième enfant, aura encore moins d’influence contre la hausse des salaires que poursuivent les unions ouvrières.L’on craint que les pères de familles soienl moins ardents à revendiquer l'augmentation.Est-ce bien sûr?Le chef de famille, qui recevra à partir du troisième enfant une allocation qui ne couvrira forcément qu’une partie des frais d’entretien de celui-ci, res- t'era-t-il indifférent à l’élévation d’un salaire, déjà insuffisant, dans la majorité des cas, à procurer la subsistance convenable de sa fem-témoi-1 me et de ses deux premiers enfants?de lajll faut manquer de psychologie pour le rroire.Ouoi qu'il en soit, n''esl-il pas odieux et cruel do chercher a maintenir dans un régime de pauvreté et de misère une partie notable de nos families ouvrières afin de forcer les chefs de ces familles à crier phis fort leurs revendications et leurs plaintes?Surtout, quand il est démontré que le salaire familial relatif est une pure chimère, que la généralisation pleine du salaire vital est impossible dans la majorité des entreprises, et que les légères augmentations que l’on pourra obtenir ici ou là, avec les années, profiteront surtout aux célibataires et aux familles restreintes qui, déjà, ont les moyens de vivre largement.Prolonger la situation actuelle, c’est condamner des centaines de mille enfants “à vivre dans des conditions misérables, et les contraindre à se priver des choses nécessaires à la vie d’un être humain”, ainsi que le disait l’économiste australien, M Powers.Nous avons confiance que les membres des syndicats ouvriers, grâce à leur formation professionnelle, ont l’esprit assez ouvert aux idées de justice sociale pour comprendre le rôle bienfaisant que joueraient les allocations au bénéfice des ouvriers chargés de famille.En tout cas, il nous semble qu’une société comme celle du Bien-être de l’Enfant et de la Famille — Child and Family Welfare — n’est pas dans son rôle, lorsqu'elle s’oppose à l’institution des allocations, car elle travaille à perpétuer indéfiniment, en ce pays, la détresse de milliers de familles dont elle se sait fort bien incapa ble de soulager la misère.La conclusion s’impose avec une rigoureuse logique: il faut r„!^iwr,eri a co.n.si^érè depuis ne rien négliger de ce qui peut fortifier çes journaux.Mais la 9¦¦ m!>' • a .ma!’f"ne comme une logique, même la plus rigoureuse, n’incite pas toujours, hélas! à l’action utile.fants.ne vaudrait-il pas contre le régime instauré et pratiqué à Ten-droit de toute une presse?“Persona non grata“ Le Times de Londres a publié ces semaines-ci la lettre d’un financier de Londres qui, de retour d’un voyage d’affaires au Canada, écrit, à propos de la délégation britannique à la prochaine conférence économique des Dominions et de la métropole à Ottawa: “Dans les cercles influents, l'on nous a fait entendre qu’il est absolument nécessaire que le représentant de la ______ _____________________ Grande-Bretagne soit peèionagrnla ; |es nombreuses, on devrait plutôt au Canada”.Ce qui fait réfléchir travailler à les diminuer: la quantité est ennemie de la qualité.Le Dr de Guchteneere dans son ouvrage: La limitation des naissances, a fait bonne justice de cette prétendue loi qui est une contrevérité.Les sociologues sérieux, aussi bien que les éducateurs, font remarquer, en effet, que Tenfant unique ou appartenant à une famille restreinte n’est généralement pas * * * Une crainte d'un autre genre préoccupe les eugénistes: les allocations pourraient avoir comme effet de multiplier démesurément les familles nombreuses dans les classes inférieures.Ce qu’ils considèrent comme un grand niai heur.L’eugé-nisine, en effet, vise à J’améliora-tion de la race par la multiplication des plus aptes — il est sous entendu que ceux-ci, se trouvent surtout dans les classes supérieures.Les partisans de cette doctrine tiennent comme principe fondamental qu’il faut préférer la qualité à la quantité; qu’il y a opposition entre ces deux choses.La famille nombreuse dans les classes inférieures ne fail, parait-il, que multiplier les êtres de qualité inférieure tant nu physique qu’au moral.Loin donc d’encourager les famil Nous n’exprimons pas ici de plainte personnelle, et nous avons mille raisons et plus de dire notre profonde reconnais sauce à tous ceux qui depuis vingt ans nous ont aidé à faire de: faire un mauvais parti au proprié-ce journal une arme puissante; mais Ton rencontre dans çç 'aire terrien qui introduit dans domaine des faits qui ont une singulière éloquence.t exploitation de son domaine une E est ains! quel un de nos confreres qui, dans une province! j perfectionnement de ta ma-eu majorité anglaise, mené une lutte splendide, et dans dos cir- chine agricole est pourtant lune constances que la dépression financière rend extrêmement dit- i cfrs grandes causes du chômage ficiles, faisait Tautre jour observer que la majeure partie des ^ clients de son atelier d'imprimerie — qui doit être Tune de ses principales sources de revenu — appartiennent à un élément qui est complètement étranger à ses aspirations propres.Ceux pour qui il se bat d’un bout de Tannée à Tautre ne songent ne désigne pas autrement?Est-ce impitoyable rivaie et il étaii' aver M.J .-H.Thomas sérail la per-ti du danger par son instinct lni 'sor,(l n"" gr La définition de l’or en lingots — La réduction de dix pour cent dans le traitement des fonctionnaires fédéraux — Passe d’armes entre le chef de l’opposition et le ministre des finances - Cette coupure affectera-t-elle les lieutenants-gouverneurs et les juges?- Un débat sur l’expédition des céréales par les ports des Provinces Maritimes Ottawa, 15 (D.N.C.).— Il y a quelques mois le gouvernement mettait l’embargo sur l’e.xportation de l’or.Cette décision était prise par un arrêté ministériel passé en vertu de la loi spéciale qui autorise le gouvernement à a^ir à sa discrétion “pour le maintien de l’ordre, de la paix et de la bonne administration”.Le gouvernement a bien l’intention de maintenir,cet embargo, mais apparemment il entend procéder autrement à l’avenir.Le ministre des finances, M.Rhodes, a fait voter en première lecture, cet après-midi, la résolution suivante qui ne fait qrue précéder un bill: Résolu qu’il est opportun de présenter un projet de loi pour stipuler que le gouverneur en son conseil peut, de temps à autre, prohiber l’exportation de l’or, soit sous la forme de monnaie, soit sous la forme de matières d’or, sauf en vertu de licences délivrées par le ministre aux banques canadiennes autorisées et que des règlements peuvent être élaborés à cet effet et des amendes être imposées pour contravention à ladite loi.Le bill qui sera bientôt présenté s’intitule: Loi de l’exportation de l’or.Ses principaux articles se lisent comme suit “•Le gouverneur en son conseil peut, au besoin et pour une ou plusieurs périodes, INTERDIRE l’exportation de l’or du Dominion du Canada, soit sous forme de monnaie, soit sous forme de lingot, sauf dans des cas jugés désirables par le minitre des finances et en vertu du permis émis par lui: toutefois, aucun de ces permis ne doit être émis à une autre banque qu’à une banque chartée du Canada.“(1) Le gouverneur en son conseil peut élablir les règlements qu’il juge nécessaires ou opportuns pour assurer l’exécution des dispositions et de l’intention de la présente loi.et pour définir au besoin, selon que l’occasion peut l’exiger, ce qui est censé être compris dans l’expression “lingot”, pour les fins de la présente loi.“(2) Tout règlement que le gouverneur en son conseil éatblit en vertu de la présente loi n’a de vigueur et d’effet qu’après qu’il a été publié dans la “ftazette du Canada”."Lorsqu'un règlement établi sous le régime des dispositions de l’article trois de la présente loi est en vigueur, quiconque, sans un permis émis par le ministre des finances ou en son nom.comme susdit.exporte ou tente d’exjiorter de l'or, soit sous forme de monnaie, sois sous forme de lingot, est passible, après déclaration sommaire de culpabilité, d’une amende d’au plus mille dollars ou de l'emprisonnement pendant au plus deux ans, ou des deux peines de l’amende et de l’emprisonnement.” Le bill donne au gouvernement le droit de définir par arrêté ministériel ce que c’est que l’or en lingots.Le gouvernement aurait-il l’intention d’interdire l’exportation de l’or sous la forme de bijoux ou de vaisselles?Par arrêté ministériel, en tout cas, le gouvernement pourra décréter que des bijoux et de la vaisselle d’or sont de l’or en lingot.La réduction de dix pour cent dans les salaires Les fonctionnaires fédéraux ont reçu aujourd’hui leur traitement pour la première quinzaine d’avril.Celte paie est réduite de dix pour cent.C’est la première fois que la réduction de dix pour cent s’applique.Le fait a donné lieu à une passe d'armes assez vive entre le chef de l’opposition, M.Mackenzie King, et le ministre des finances, M.Rhodes, au début de la séance des Communes.M.Mackenzie demande d'abord à M, Rhodes si le gouvernement a passé un arrêté ministériel à propos de la réduction de dix pour cent.M, Rhodes répond que le gouvernement n’en a rien fait, mais que des instruction ont quand même été données de retrancher dix pour cent sur tous les salaires.>’e vaut-il pas mieux faire porter la réduction sur chaque paie bi-meu nolle, plutôt que de pratiquer plus lard une réduction rétroactive et partant plus considérable?ajoute M.Rhodes.l.c chef de l’opposition riposte que le gouvernement n’a.tout de même pas le droit d’agir comme il l< fait.En bill pour réduire les salaires de dix pour cent est bien soumis à la Chambre mais ce bill n’est pas voté.Il n’a même pas encore été adopté par.le comité plénier.Bien plus, l'indemnité des sénateurs se trouve réduite de dix pour cent bien qu'officiellement le Sénat ne sache même pas qu'une telle réductipn est proposéé.Les procédés du gouvernement sont arbitraires et illégaux.Le gouvernement, affirme M.Mackenzie King, n'a aiiciine autorité législative pour avoir agi comme il l'a fait.M.Rhodes répond que le budget des dépenses, pour l'exercice en cours a été soumis à la Chambre et que ce budget tient compte de la réduction de dix pour cent dans les salaires et dans les traitements.De plus, le bill des crédits provisoires tient compte également de cette même réduction.Le bill des crédits provisoires a bel et bien été voté par les deux Chambres et sanctionné par le gouverneur général.Le député de Québec-ouest, M.Power, demande si la réduction affecte les militaires.M.Rhodes ne sait pas au juste, mais il est sous l’impression que la paie des militaires n’est pas réduite.Le ministre des finances ne peut répondre à une autre question de M.Mackenzie King: Les lieutenants-gouverneurs et les juges subiront-ils la même réduction de dix pour cent?Les crédits ministériels La routine étant expédiée, la Chambre, au lieu de se remettre au débat sur le budget, s’est formée en comité plénier pour étudier les crédits ministériels, les crédits du budget des dépenses prévues pour l’exercice en cours.Le ministre du commerce et de l’industrie, M.Stevens, a été le premier à soumettre ses crédits.Un débat s’est tout de suite engagé à propos de l’expédition des céréales de l’Ouest par les ports des provinces maritimes.M.William Duff, député libéral d’Antigonish-Guysboro, soulève le débat en demandanl au ministre du commerce, M.H.-H, Stevens, combien de céréales avaient été exportées, l’année dernière, par les ports de Halifax et de Saint-Jean.M.Stevens répond quÿon a exporté 838,371 boisseaux par Halifax et 3,061,323 par Saint-Jean, N.-B.H explique qu’on n’a recours à ces deux havres qu'après la fermeture de la navigation sur le Saint-I.au-rent.De là ces faibles quantités.La faute en revient aussi à la carence d’initiàtive privée.Le rôle du gouvernement se résume à recommander le recours aux ports canadiens.Si l’exportateur préfère expédier ses céréales par des ports américains, le gouvernement peut difficilement intervenir.Le gouvernement a maintes fois souhaité que les Chambres de commerce et les hommes d’affaires s’intéressent davantage à cette question.Ils pourraient faire énormément pour nos ports.M.William Duff répond que les conservateurs des Provinces Maritimes ont critiqué le gouvernement libéral de 192(> à 1930 sous prétexte qu’il négligeait le port de Halifax, en 1930, pendant la campagne électorale, M.Bennett disait que s’il prenait le pouvoir il ferait en sorte que l’exportation des céréales canadiennes se fasse par les ports canadiens.Qu’est-il arrivé?La situation des havres des Provinces Maritimes est pire qu’elle ne le fût jamais.Mais qu’est-ce que M.Bennett n’a pas promis pendant sa campagne électorale?Pourquoi le gouvernement n’a-t-il rien fait pour doter les Provinces Maritimes d’un taux de transport ferroviaire qui aurait encouragé l’exportation des céréales par les havres du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse?Le député libéral de Hants-Kings.M.llsley, rappelle au gouvernement la requête faite en décembre dernier par le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, les maires de Halifax et de Dartmouth et plusieurs autres groupements des Provinces Maritimes, demandant un taux de transport de 19.34 cents les 100 livres pour les céréales expédiées de la tète des grands lacs auxqiorts de l’Atlantique.M.Stevens est disposé à encourager l'exportation des marchandises par les ports des Provinces Maritimes.Mais la question est très difficile.Pourquoi tenir à une réponse hâtive qui aboutirait à un non catégorique.Au contraire, si on prend la peine /d’étudier la situation on pourra peut-être en arriver à une réponse satisfaisante.Il n’y a rien de bien difficile Qu’est-ce qu’il y a de difficile là-dedans?sc demande M.Ralston.M.Stevens parle de question ardue.La cause des ports de l’Atlantique est pourtant claire et simple.La commission des chemins de fer a déjà consenti à réduire île 34.5 cents à 18.34 cents les 100 livres, le taux de transport des céréales entre Fort-Williams d autres lieux et le port de Québec.Lorsque le taux de transport pour Québec était de 34.5 cents, il était de 35.5 cents pour Halifax et Saint-Jean.Puisqu’on a consenti un taux de faveur à Québec, pourquoi ocln serait-il si difficile de consentir un taux de faveur aux ports de l’Atlantique?Les ports des provinces maritimes ne demandent qu’une chose, conserver entre leur taux et celui de Québec la différence d’un cent qui existait aupara- L’élévateur à grain ô’Albany Il aurait une capacité supérieure à celle du port de Montréal: 13 millions de boisseaux — Les avantages d’Albany Albany, 1(1 (S.P.C.) — Un élévateur de 13 millions de boisseaux est en voie de construction à Albany, mais ce port n’entrepose pas de céréales présentement.Cet élévateur lui assurerait une capacité supérieure à celle du port de Montréal.Depuis la nouvelle de la location d’un élévateur de 2,500,000 boisseaux par un puissant syndicat canadien, les négociants en grain d’Albany croient que ce port est destiné à devenir sous peu l’un des principaux de l’Amérique au point de vue de l'exportation des céréales.M.A.R.Roberts, ingénieur de Toronto, représentant du syndicat canadien, a dit que le groupe qu’il représente prévoit qu’Albany entreposera autant de grain que le port canadien de Fort-William, soit 70,-000,000 de boisseaux.Il a ajouté qu’hiver et été, Albany offre des avantages par rapport à Montréal.Les taux d’assurance relatifs au port de Montréal sont plus élevés que les taux relatifs à celui d’Albany, a-t-il dit.En outre, le port de Montréal est fermé l’hiver.En hiver, Albany est de 600 milles plus près du lac Ontario que ne l’est tout autre port canadien.$f, vf, Toronto, 16 (S.P.C.) -MM.F.K.Morrow et G.C.Leith, respectivement vice-président et gérant général des Toronto Elevators Limited ont déclaré ne rien connaître du syndicat canadien qui aurait loué un élévateur que l’on projette de construire à Albany, * * * Le syndicat que M.Roberts représente est censé avoir à sa disposition des élévateurs à Toronto et à Sorel.Le La conférence d’Ottawa Llandudno, Pavs de Galles, 16 (S.P.C.) — liL Stanley Baldwin, lord président du conseil du cabinet, a dit, dans un discours prononcé dans cette ville, que sous peine d’aboutir à un échec, les pays qui participeront à la conférence économique impériale' d’Ottawa devront se dépouiller de toute préoccupation d’intérêts égoïstes et n’envisager que la prospérité des peuples de l’Empire en général.L’heure d’été New-York, 16.(S.P.A.) D’après un rapport de l’association des marchands, l’heure d’économie de la jumière sera appliquée dans sept pays, cet été.v Aux Etats-Unis, quinze Etats l’observeront., Les six autres pays en question sont: le Canada, la France, la Hollande, la Grande-Bretagne, la Belgique et le Portugal.Délégués démocrates à Chicago Albany, 16.(S.P.A.) L’exgouverneur Alfred Smith, candidat, à l’élection présidentielle de 1928, et M.John W.Davis, candidat à celle de 1924, ont été choisis comme délégués du New-York à la convention que le parti démocrate tiendra à Chicago en juin.M.Houde n’a pas démissionné Hull, 16.(S.P.C.) - M.Aimé Guertin, député de Hull à l’Assemblée législative, whip du parti conservateur à Québec, a démenti la nouvelle que M.Camillien Houde avait démissionné comme chef de l’opposition.M.Guertin doit rencontrer M.Houde à Montréal aujourd'hui.L’affaire Kreuger Stockholm, 16.(S.P.A.) L'enquête sur les affaires de l'allu-mettier Ivar Kreuger.qui s’est suicidé à Paris récemment, a amené l’arrestation de trois hommes.Il paraît que les enquêteurs ont découvert, dans les effets de Kreuger, une quantité considérable de fausses obligations italiennes.Feu Mme Avila Decary Nous apprenons la mort survenue à Dorval, il y a quelques heures, de Mme Avila Décary, née Antoinette Aubry, à Pâge de 49 ans et 7 mois.Lui survivent: son mari, M.Avila Décary, ancien maire de Dorval, ses enfants: Charles, Remy, Joseph, André, Mathilde.Hélène et Thérèse.Feu Mme Décary était la soeur de M.l'abbé J.-B.Aubry, curé de Sto-Anne de Bellevue, et de Soeur St-Jean-de-Malha.des Soeurs de Sainte-Anne.de Lachine.Les funérailles auront lieu mardi matin à 9 heures 3ft, à l'église paroissiale de Dorval et l'inhumation au cimetière de Dorval.Le convoi funèbre partira du no 9, rue Saint-Joseph, a Dorval, à 9 heures 15.Le Devoir offre ses condoléances à la famille en deuil.vant.Cela n'est ni mystérieux ni difficile.Le débat sc prolonge jusqu’au moment où l'on entame la discussion sur les taux d’assurance maritime au port de Churchill.La Chambre s’ajourne sur cette question.Emile BENOIST du nouvel exécutif M.Cabias choisi comme président — Les membres sont MM.Desroches, Legault, Mo-nette et Bell — M.Trépanicr sera président du conseil — M.Arcand, maire suppléant — Aucun vote — Les chefs de file libéraux envahissent les galeries — M.Biggar se dit indépendant mais offre ses services — M.Fortin lance quel-ques briques Le nouveau comité exécutif qui va administrer ia ville de Montréal d'ici deux ou peut-être quatre ans.a été choisi hier, à la première assemblée tenue par le nouveau conseil municipal de Montréal.De même que les galeries du conseil avaient été envahies par les chefs de file conservateurs, il y a deux ans, de même hier, les chefs de file libéraux prenaient leur revanche pour acclamer le nouveau maire et M.Maurice Gabias.Une foule énorme avait envahi l’hôtel de ville et la presque totalité a dû rester en dehors faute d’espace dans la salle du conseil.Tout s'est passé de façon paisible.Sur proposition de M.Trépa-nier, MM.Gabias, Desroches, Legault, Monette et Bell ont été choisis, comme membres du'comité exécutif.M.Trépanicr, à son tour, a été nommé leader du conseil sur-proposition de MM.Gabias et Bell.M.Desroches, appuyé par M.Legault, a proposé M.Gabias comme président du comité exécutif.Enfin, M.Arcand.échevin de Bourget, a été choisi maire-suppléant, sur proposition de M.Quintal, appuyé par le Dr Deniers.Les motions ont été adoptées à l’unanimité, et aucun vote n’a été pris.Au début de la séance, M.Etienne Gauthier, greffier de la ville, a lu les minutes de la dernière séance, et la liste des échevins élus.Une .liasse de requêtes Il a produit ensuite une liasse de requêtes de diverses associations pour la nomination du comité exécutif.M.Léon Trépanicr a proposé le renvoi de ces requêtes aux archives, mais M.Hector Dupuis, échevin de Papineau, en a demandé la lecture.M.Gauthier a lu alors la nomenclature des requêtes en question où dans la majorité des cas on demandait la nomination d’un représentant ouvrier sur le comité exécutif.M.Trépanicr a alors proposé de nommer MM.Gabias, Desroches, Legault, Monette et Bell comme membres du comité exécutif.M.Biggar M.Biggar, anciep leader du conseil précédent, se lève alors et dit: Monsieur le Maire, "Je me présente à vous comme un membre franchement indépendant du Conseil municipal, grâce à la confiance que mes électeurs m’ont accordée et que j’apprécie hautement.Délibérément, je n’ai pris aucune part aux caucus et aux intrigues qui se sont succédé depuis le 4 avril, comme il est d'habitude aux périodes post-électorales."Je sens qu'au cours des deux prochaines années, j’aurai deux devoirs à remplir.D’abord celui de représenter la plus vaste circonscription électorale de Montréal, puis celui de représenter la population protestante de la métropole, deux de mes coreligionnaires ayant été défaits aux récentes élections.“Je tiens à vous féliciter.Monsieur le maire, sur votre élection aux honneurs de premier magistral de Montréal, honneurs dont je suis convaincu que vous serez digne.A la prochaine administration municipale je promets d’être loyal, et je suis disposé à l’aider généreusement au coin , des deux prochaines années."Déjà en septembre dernier, à l'occasion du congrès “des lionnes routes” tenu à Lucerne-in-Que-bec, je déclarais que: quiconque joue à la politique avec ses fonctions publiques mérite d'être bouté hors de la vie publique.Personnellement, j’ai constamment respecté ect.te opinion, cl je suis en droit d’espérer que les membres du nouveau conseil agiront de même.“Je n’ai demandé aucune fonction supplémentaire, et je n’en cherche pas.Si jamais des bon-netirs me sont faits, je les accepterai, mais uniquement au nom de la population que je représente, au nom des citoyens de mon quartier, qui me restèrent loyaux le 4 avril.“J’appuie la motion.” M.Fortin M Tancrède Fortin, ancien pré-j sident du comité exécutif, déclare qu'il n'a rien à dire contre les candidats proposés, car personnellement ils sont tous ses amis.Ils ont reçu un mandat du peuple et M.Fortin déclare qu’ils sauront sans doute le remplir et qu’il sera le premier à les aider.Tot#cfois, dit-il, je suis surpris qu’on n’ai» pas nommé un ouvrier comme membre du comité exéru-tii, surtout dans un temp* de crise semblable où l’on a besoin de Ions les éléments de coopération.De même, je constate que les anglo-protestants ne seront pas représentés dans le nouveau comité exécutif, alors que dans le comité exécutif précédent ils avaient leur juste part de représentation, puisque Nouvelle émeute à Auckland De nombreux blessés — Près de 300 arrestations — De» citoyens offrent leurs services à la police Auckland, Nouvelle-Zélande, 16.(S.P.C.) Pendant trois heures, hier soir, l’émeute a de nouveau fait rage dans les rues d’Auckland.Plus de 130 des sans-travail qui y ont participé ont été blessés, dont un certain nombre grièvement.Parmi les policiers employés à la répression des troubles, il y a eu une vingtaine de blessés.Il y a eu près de 300 arrestations.Les émeutiers ont tenté d'incendier un temple et cela a provoqué une profonde indignation parce que le pasteur de ce temple se voue depuis de longues années au service des pauvres.Comme jeudi soir, l’émeute a éclaté à la tombée de la nuit.De nouveau, des femmes étaient aux premiers rangs des émeutiers.La présence de cemaims de curieux a rendu difficile l’intervention de la police.En prévision d'émeutes semblables à celles d’Auckland, les citoyens de plusieurs autres villes du pays se sont inscrits nour prêter main-forte à 1a police.A Auckland, dès les premiers troubles, 1,200 citoyens ont offert leurs services à la police.Feu M.L.-P.Bouvier M.Louis-P.Bouvier, bien connu a travers le Canada comme président de la maison L.-P, Bouvier et Cie, de Toronto, est décédé à sa demeure hier, 27 avenue Parkwood, à l’âge de 82 ans.M.Bouvier était né à Jolietle, Québec, et descendait d’une famille de pionniers dans cette région.A l’âge de 14 ans, il entra au service de la maison Barber & Ellis.papetiers en gros, dont il devint gérant général.Pendant qu’il était à l’emploi de cette maison, il dessina et fit patenter la machine Be-iiance qui sert à envelopper et qui est aujourd’hui en usage à travers le monde entier.En 1899 il fonda sa propre maison sous le nom de L.-P.Bouvier & Cie dont il demeura président jusqu’à sa mort.Il laisse un fils, I).Bay Bouvier, de Ioronto; une fille, Mme Vernon G.Cardy, de Montréal, et un frère, C.-L.Bouvier, de Rochester, N.-Y.Sa première épouse.Esther Tyner Knill, mourut en 1910.et sa seconde épouse, Elizabeth Mae Corrigan, lui survit.Funérailles lundi.A 9 heures, à l'église du Saint-Rosaire, de Toronto.M.de Valera aurait l’appui des travaillistes Dublin, 16.(S.P.A.) — Le président de Valera a longuement débattu avec des chefs travaillistes, il y a quelques heures, la question de l’abrogation du serment d’allégeance.11 parait que les chefs travaillistes ont promis à M.de Valera l'appui qu’il lui faut pour faire adopter la mesure par le Dail Eireann.Le projet d’abrogation sera soumis au Bail le 2(1.L’élection de Royal Ottawa, 16 (S.P.C.) ~ On répé- tait hier soir dans la capitale que la date de l'élection partielle de Royal.Nouveau-Brunswick, sera annoncée sous peu: on parle du 13 juin pour la mise en nomination et du 20 juin pour l’élection elle-même.On sait que la circonscription de Royal est ouverte parce que M.George B.Jones, ex-ministre du travail, a démissionné en apprenant qn il avait violé sans le savoir la loi de la Chambre des Communes.La maison Jones Brothers, qui n’est pas incorporé?, a vendu des marchandises d’une valeur d’environ $700 dans le cours de 18 mois au gouvernement pour l'usage d une réserve indienne.Le règlement n’aurait pas été violé si la compagnie eût été incorporée.Le budget de la Hongrie Budapest, Hongrie, 16.(S.P.A.) Le budget de la Hongrie a été réduit à $141.(100,000, ce qui est à peu près le chiffre préconise par le comité financier de la Société des nations en octobre dernier.M.Weldon faisait partie du comité et que M.Biggar était leader du conseil.Au cours de la dernière élection, certains de mes collègues onl promis aux chômeurs qu’ils auraient du travail dès le lendemain de l’élection.Je ne dont(> pas que les chômeurs onl eu entière satisfaction depuis lors.Et le double mandat Je vois aussi que les opinions se sont notablement modifiées sur l’épineuse question du double mandat qui, il y a deux ans, soulevait tant de difficultés.Son Honneur le maire que i'ai le plaisir de féliciter, est en même temps député de Saint-Jacques, mon député.M.Gabias qui, tout à l’heure, sera élu président du comité exécutif est aussi, en plus d'ê-tn échevin de Sninte-Cunégonde et président du eomité exécutif, député provincial de Saint-Henri et président de la Commission métropolitaine.Je constate également que M.Taschereau n’a eu rien à voir A la dernière élection.Nous avons en effet un maire indépendant cl nous voyons fraterniser MM.Gabias, Legault et Desroches avec M Trépa-nler.Je ne puis que faire des voeux pour que cette entente se continue.Après avoir allègrement lancé ces quelques briques, M.Fortin s'est ti: el le maire a demandé si la motion nommant le comité exécutif était adoptée.Après 1p séance, les nouveaux élur ont été entourés et vivement félicités.Un dentiste asphyxié par le gax Le Dr Bernard Lightstone.dentiste âgé de 46 ans, demeurant à 2282 avenue du Souvenir, a été trouvé à 7h.10 hier soir asphvxié par le gaz demeuré allumé dans son bureau de l’immeuble Medico Dental, 1396 rue Sainte-Catherine ouest.Le téléphone sonnait el l’un des employés de la maison passant, •s'étonna que le dentiste qui était dans son bureau ne répondit pàs.Quelques minutes plus tard, un parent téléphona à cet employé et lui dit de pénétrer dans le bureau de M.Lightstone et de lui demander pourquoi il u’était pas retourné à la maison.L’employé le fit et (Fautant plus facilement qu’il trouva la porte du bureau non fermée à clef.Il sentit alors une forte odeur de guz et trouva M.Lightstone étendu sur le plancher, le gaz allumé.Il fit venir le médecin et la policé.Brûlç à la figure M.Ubald Hébert, inspecteur en chef du système de.chauffage de la ville de Montréal, s’est fait brûler la figure hier soir en visitant l’installation des fournaises dans le nouvelle immeuble des quartiers gé néraux des incendies au parc Jcan-ne-Mance.vers 6 h.30 p.m.Accompagne de deux confrères, il se trouvait à passer près de la fournaise de l’éduice quand la porte de celle-ci s’ouvrit soudain et uue s'en échappa une bouffée de flammes qui l’atteignit à la figure.M.Hébert fut immédiatement conduit à l’hôpital SainNLue où l’on a déclaré que, quoique aiguës, les brûlures ne sont pas graves.Une enquête sur M.Aird et la ’’Beauharnois” Toronto, 16 7s7l\ C.).— M.W.W.Price, procureur général d’Ontario, a annoncé hier soir que Vile juge J.F.Orde conduira une enquête royale sur l’affaire du “cadeau” de *125,000 que M.Joihn ! Aird, fils, est censé avoir reçu de ' la “Beauharnois Coroporation”.M.| Price a fait connaître la décision ! du gouvernement en l’absence du | premier ministre, George S.Henry, qui est retenu chez lui par la grippe.M.Price a ajouté que M.le juge Middleton, qui avait déjà commencé une enquête sur quelques transactions de l’Hydro-électrique, vient de démissionner pour cause de maladie en recommandant que la ju-! ridiction de la commission soit ' élargie sic façon à comprend' .• l’af-I faire Aird._ Demande de bref contre M.Angrignon M.1.A.BONNIER VEUT FAIR1 J DEQUALTORltFJ) L’ECHEVI.N I) ! SAINT-PAUL j - i M.J.Bonnier, candidat défai | par M.J.B.A.Angrignon, dans 1 1 le quartier St-Paul, aux dernière ' élections municipales, a demand j un bref de quo warranto contre V j Angrignon, dans le but de le dé ; qualifier comme échevin.M.Bonnier allègue qu'au moi : d'avril 1931, M.Angrignon aurai I fait un transport d’acte de vent d’une propriété A sa fi?!e.Or le 1er ; demain du transport de la pro ; priété, celle-ci am ait été louée | raison de $125 par mois A la cil i de Montréal pour une période de D ! années, alors que la valeur locativ | réelle ne serait (pie de $40.Celt ! bâtisse aurait servi comme poste di police.Comme c’est rhaliiludde en pa reil cas.le juge a ordonné l'émis sion du bref (pii sera plaidé dan le cours ordinaire des procédures La requête a été présentée ei Cour de pratique.Le premier drapeau des Artisans Au nom de la Société des Artisans eanadiens-français, M.le colonel Rodolçhe Hédard.commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire-Iç-Grand et président des Artisans a présenté hier soir au Château de Ramezay le premier drapeau des Artisans confectionnée en 1882, à la Société de Numismatique et d’Ar-chcologie de Montréal.M.le notaire Victor Morin, président de la Société, a reçu le précieux don au nom de la Société cl a remercié les Artisans de cette excellente pensée, M.Bédard rappela les souvenirs que la bannière cinquantenaire garde dans scs plis et esquissa l’histoire de la Société des Artisans pendant cette période.Mgr G.H.LcPailleur, IM)., curé de la Nativité d'Hochelaga, ajouta quelques mois et commenta la devise des Artisans inscrite sur leur bannière: Justice, économie, bien-être.Il y eut rhant par le quatuor Alouette, accompagné au piano par M.Oscar O'Brien.MM.Tardieu et Stûnson confèrent Les représentants de la France et des Etats-Unis ont, paraît-il, fait disparaître au cours de leurs entretient d’hier quelques-unes des divergences d’opinion qui existaient entre ces deux pays en matière de désarmement Paris, 16 (S.P.A.) — Un membre de la délégation qui accompagne M.Stimson a annoncé que dans des entretiens qu’ils ont eus au ministère des affaires étrangères, le secrétaire d’Etat des Etats-Unis et le premier ministre Tardieu ont fait disparaître quelques-unes des di-veigcnces d’opinion des Etats-Unis et de la France en matière de désarmement.MM.Tardieu et Stifh-son, d'après ce porte-parole, ont résolu de tenter à Genève un effort pour concilier les propositions des deux pavs.On sait que la proposition que M.Hugh Gibson a formulée à Genève au nom des Etats-Unis veut la suppression d'armes dites d’agression.comme les chars d’assaut, l’artillerie lourde mobile et les gaz.Quant au projet français, en résumé, il consiste A doter la Société des nations d’une armée internationale pour assurer le maintien de la paix.La principale objection française à la proposition des Etats-Unis, c’est qu’elle ne garantit pas la sécurité.Le porte-parole de M.Stim-son a déclaré qu’au cours des entretiens que le secrétaire d’Etat ei le premier ministre ont eus il v a quelques heures, il a été franchement reconnu que la question de sécurité n’est pas la même pour le; Etats-Unis que pour la France.M.Stimson a dit A M.Tardieu que même s’ils n’y participaient pas, les Etats-Unis feraient bon accueil à tout projet européen pour la prévention de la guerre.M.Stimson a réaffirmé à M.Tardieu que les Etats-Unis n'ont pas délibérément formé une ligue contre la France.Il lui a dit qu’au contraire, les Etats-Unis ont constaté avec surprise que la France n'agréait pas leur projet, parce que le gouvernement des Etats-Unis espé rait que tout ce qui •jfidait à accroître la sécurité sera.» accepté de la France.Dans une interview, M.Stimson a dit que le pacte Rriand-Kcllogg esl une espèce de symbole de la France et des Etats-Unis.M.Tardieu a publié le communiqué suivant; Nous avons été très heureux de renouer des relations qui remontent A plus de vingt ans et d’avoir pu examiner en toute liberté d'esprit et en toute amitié toutes les questions qui intéressent les deux pays, particulièrement celles qui sont en discussion à la conférence de désarmement de Genève.M.Stimson est parti pour Geneve il y a quelques heures.Dans le diocèse de Montréal Il y a 214 paroisses, 1,227 prêtres.et 793,375 catholiques dont 710,264 Canadiens de langue française, 52,954 Canadiens de langue anglaise, et 13,425 Italiens D’après l’annuaire le Canada Ecclésiastique que vient de publier la Librairie Branche min, il y a, dans le diocèse de Montréal, 214 paroisses, dont 114 dans la ville et la banr lieue de la métropole, 18 chapelles publiques, 29 dessertes, dont 10 d’été seulement.Le nombre des prêtres réguliers est de 531 et celui des prêtres séculiers, de 696, soit un total de 1,227.Le nombre des catholiques dans Je diocèse est de 793,375 dont 710,-264 Canadiens de langue française; 52,954 Canadiens de langue anglaise (Anglais, Irlandais.Ecossais); 2.500 Lithuaniens, 3,800 Polonais, 1.500 Allemands, 3,000 Hongrois, 250 Chinois.13,435 Italiens, 1,800 Sauvages.Rites orientaux: Ukra-niens catholiques, 4.800; Slovaques, 1,200; Syriens dans la cité, 482.jubilé sacerdotal des abbés Couin Québec, 15.(D.N.C.) — Une fêle toute intime, marquera le mardi, 3 mai prochain, à Grondines.le jubilé r!‘or sacerdotal de M.les abbés Charles et Arthur Gouin.Vu l’étal de santé des vénérés jubilaires.aucune manifestation publique n’aura lieu à cette occasion.Seuls M.le élire de paroisse et quelques confrères et amis des jubilaires se réuniront le midi, à leur domicile, pour leur présenter leurs sincères félicitations et leurs meilleurs 'voeux.M.Bracken félicite la “Massey-Harrisn Winnipeg.16 (S.P.C.) Le premier ministre du Manitoba.M.Bracken, a loué la “Massey Harris Company” d’avoir réduit de 10 p.cent scs créances sur les cultivateurs qui ont acheté d’elle des instruments aratoires.Par ce geste, a dit M.Bracken, la compagnie se trouvera à partager le fardeau qui pèse sur les cultivateurs par suite de l’avilissement des prix des produits agricoles.C’est une preuve tangible du désir de cetle compagnie d’aider les cultivateurs à surmonter le* difficultés présentea.( I L6 DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 16 AVRIL 1932 VOLUME XXIII — No £ INHUMÉ! Visitez Notre Rayon de Papier- tenture Choix immense autant que varié Bas Prix i * Samedi, 16 avril 1932 i Comme In coiwerlure d'un vieux I livre, Dont les feuillets sont arrachés, | Mais pour cela l'ouvrage, ne sera pas perdu, Car il reparaitra.Comme il le crogait.Comment prononcer Foch Si vous diles que c’est le coq Frappant et de taille'et d’estoc; Si vous dites que c’est un roc, Prononcez: Fock! Mais si, devant ce fils de Hoche, i)nin Vous voyez de Kronprinz alboche, Que sa vaillante épée embroche, Prononcez: Foche! Nisiar * * * Moustiques musiciens Une revue donne quelques conseils curieux aux victimes des une nouvelle et meilleure édition, Hevue et corrigée Par L'Auteur.* * * Question de français 1.hônorâblf gentleman somnole dans son fauteuil auprès d’une la rn?xU*ti7-n2iÆni ,r!.Cjmn.,rî«l0ê;» bl‘‘ ^argée d’un ‘ lourd flacon de a Pn^pffct i whisky.Son f*Is> Jim.dix ans.fait un detail 1res important, hn effet, , , , ¦ fi«v,iir fruneaU l5ans «ouïe a un ae ces uesocuvre» il parait que toute personne e har a é es ïenrcs sont ^les pauvres pour rant un costume ou une jaquette ' our lui nleins d’ohscurité HH nn ^ V^m^r une existence de luxe et jaune rebute complètement les Pouiiiu pleins qoPsi unie.Uit-on.jp (.onfort! mes.Tout compte fait, il eût été préférable et, purait-il, plus economique de tourner en Afrique, où nombre de fleuves sont encombrés d’hippopotames qui, eux, ne se font pas prier pour se montrer., ¥ ¥ * Trop d’éloquence Depuis son voyage en Russie, Bernard Shaw sè laisse volontiers aller à d'expansives improvisations sur les méfaits et iniquités du régime capitaliste.C’est ain^i qu’au cours d’une causerie organisée par des étudiants, il a voulu illustrer sa pensée par un effet oratoire: -—Voyez cette automobile stationnée dans la rue.File appartient sans doute à un de ces désoeuvrés VERRE?et MONTURES à la portée de toutes les bourses Faltec-vous examiner 265 S * LES YEUX rue Sainte- “ - — p*r Catherine est I ¦ Spéei*iute« optomé- 6703 I- triste» *t opticleAs Tait * Favreau, Ltée Ucencli Sucrursale: 6890 St-Hubert (côté ouest» DOI.8355 !406 St-Dénis 343 Stc-Catherino 6793 St-Hubort 1210 Sangufnet.jaune rebute complètement moustiques, tandis que le blèu ma rinc est leur couleur favorite.Les moustiques sont musiciens; ils sont attirés par les sons et les orateurs sont plus exposé à leurs morsures que les taciturnes.Les modulations d’un violon les attirent ainsi que les sons d’un saxophone.l.a voix d’une personne attire un ou deux moustiques, tandis qu’un violon en amènera par centaines.* * * Le centenaire du porte-plume Cet objet si utile le; dit-on : le?il ne sait jamais Comment peut-on bien dire avec cùeur?Il se tourne vers son père: Pp.uv.je dirai le coeur ou la coeur?L'honorable gentleman, dans son dtmi-sommeil, murmure: — Li-queur.¥¦ * ¥ Souvenir de la censure Une anecdote sur Ja censure exercée contre la presse pendant la guerre.La Roumanie venait d'entrer en encore que guerre contre les puissances cen de nos jours le stylographe s’ef- traies.Les journaux parisiens an-force de lui donner un air désuet | noncèr«nt la nouvelle.L’un d’eux — n a que cent ans d age La plu- |a présenta comme un événement aCT-u s!
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