Le devoir, 26 juillet 1913, samedi 26 juillet 1913
VOLUME FIV-No.173 MONTREAL, SAMEDI 26 JUILLET.1913 CN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE.$2.00 DEVOIR Rédadion et Administration 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! t t COMMENT ASSURER L’UNITÉ NATIONALE ?V NÉCESSITÉ D’AGIR PROMPTEMENT Ces remèdes indiqués à la hâte, je n’ai pas la ridicule prétention de les donner comme infaillibles, ni d’affirmer qu'ils soient tous susceptibles d’exécution immédiate et intégrale.Il en peut exister de meilleurs: je ne demande qu’à les connaître et à les faire connaître.Mais ce dont je suis persuadé, c’est que le mal est profond et que le conflit se prépare lentement mais sûrement.J’aurais cru manquer à mon devoir de modeste publiciste si je n’avais signalé les prodromes qui l’annoncent et analysé aussi exactement que possible les sentiments du peuple de l’Ouest à l’égard du Canada de l’Est, de la Confédération et de son gouvernement.Ces sentiments, en somme, ressemblent singulièrement à ceux des colons anglo-américains du dix-huitième siècle, à qui le parlement impérial imposait son tarif et ses lois de navigation et interdisait la liberté du commerce.Cette politique engendra la révolution, dont le Slump Act et la taxe sur le thé ne furent que les causes immédiates, la dernière goutte d’eau qui rompit la digue.Sans doute, il y a, entre les deux cas, deux différences radicales.La première, c’est que les provinces de l’Ouest font partie de la Confédération et sont représentées dans le parlement fédéral.A leurs griefs matériels ne vient donc pas s’ajouter le sentiment de la sujétion, qui fit crier aux Américains: „Yo taxation without representation.Mais cette circonstance n’est favorable à l’unité du Canada qu’à une condition: c’est que la majorité actuelle de l’Est ne profite pas de sa prépondérance pour ajourner par la seule force du nombre le conflit qui se prépare.* * * Du point de vue le plus élevé où sc puisse placer l’homme d’Etat soucieux de maintenir l’équilibre économique et l’unité nationale du pays, comme de l’angle le plus étroit qui fait l’horizon du banquier de Montréal ou du fabricant de Toronto, ce serait une erreur profonde de s’imaginer que la question serait réglée parce qu’on aurait remporté une ou deux élections générales en faisant appel aux intérêts protectionnistes de TEst et au jingoïsme anti-américain.Il ne faut pas perdre de vue que la population de l’Ouest, et par suite sa représentation au parlement fédéral, s’accroissent plus rapidement que celles des provinces de l’Est.On peut entrevoir le jour très (prochain où la députation des provinces de l’Ouest disposera à sa guise du tarif, des transports, des banques, et de tous les problèmes qui l’intéressent.Et qu’on en soit certain, les Westerners ne feront qu’un cas fort ^Secondaire des “droits acquis” — des fameux vested rights si souvent rvoqués par les hogs de la haute finance, de la haute industrie et du autcommerce, — surtout s’ils abordent la solution de ces problèmes avec un sentiment de revanche longtemps comprimé.J Ce jour viendra plus tôt qu’on ne le pense, avant même que l’Ouest fcsoit plus peuplé que l’Est, (pie les députés de l'Ouest soient plus nom-libreux que ceux de l’Est.Toute Thistoire du régime parlementaire enseigne qu’une minorité compacte et énergique peut parfois gouverner à son gré.T.es députés de T’Ouest ne forment encore qu’une fr action de la députation nationale; S mais ils ont prouvé, à plusieurs reprises, qu’ils savent profiter des rivalités entre les provinces de l’Est et leurs représentants, autant que de la faiblesse et des vices du gouvernement par les partis, pour se coaliser et faire iriompher les exigences de l’Ouest.Il ne faut pas oublier que, même clans leurs attitudes les plus radicales, il s’est toujours trouvé un certain nombre de députés de l’Est poulies appuyer au nom de convictions, d’intérêts ou dé passions identiques.Qu’en sera-t-il le jour où formant la majorité absolue du parlement, la députation de l’Ouest sera élue par un corps électoral en majorité composé d’éléments totalement étrangers au Canada?Croit-on que le souci de l'unité nationale pèsera fortement sur ses attitudes et ses décisions?Ceci marque la seconde différence, toute à notre détriment, entre la situation des colonies anglo-américaines dans l’Empire britannique, en 1774, et celle que les provinces cosmopolites de l’Ouest occuperont dans la Confédération canadienne d’ici vingt ou trente ans.Sous quelque angle qu’on envisage la quesiion, c’est cet aspect de la formation ethnique qui domine toùt.Les solutions économiques seront vaines, si les pouvoirs publics n’abordent pas résolument, avec une très grande largeur de vue, et une ferme volonté de la résoudre, cette partie très complexe du problème.C'est la plus importante, et aussi la plus difficile, car elle comporte les données les plus diverses d’ordre moral et intellectuel; clic touche au domaine des races, des nationalités, des affinités et des antipathies ethniques.El jusqu’ici, le parlement et l’opinion courante Ton! envisagée sous l’angle le plus faux.Henri BOURASSA.Le “ Soleil ” en colère Encore fâché, le Soleil.Et c’est toujours à propos des bonnes routes eu général et de la route Edouard VII en particulier.Jean Dumont ment effrontément, dit-il.Parce qu’il rappelle que le renouvellement des routes coûte plus cher que ne le prévoyait le ministre de l’agriculture?Mais c’est la mire vérité.Que l’on fasse du macadam à $5,000 du mille en certains endroits, cela est possible, mais que vaudra-t-il dans trois ou quatre ans?Le Soleil voudra-t-il nous dire ce que coûtera la route Montréal-Québec une fois terminée, si les travaux sont bien exécutés du fond à la surface, si l’on fait un chemin pour durer et non pour paraître?Quant à la route Edouard VII, le Soleil ne nie pas qu’elle va coûter cher et que les travaux languissent.Qu’avons-nous dit autre chose1?Nous avons même reconnu que la température était partiellement responsable de la durée et du prix de l’entreprise.Mais le Soldi, ministériel, voudrait que nous admettions de plus que toute la faute du délai et du coût retombe sur les gens de Laprairie.Eh bien non, nous ne l’admettrons pas parce que cela est faux.Le délai, en ce qui concerne Laprairie, est dû uniquement au désir du gouvernement d’avoir une contribution de 25 pour cent du coût total qu’il ne voulait uas ou ne pouvait nas fixer.La municipalité de Laprairie composée de libéraux et de conservateurs a refusé de procéder à l’aveugle et elle a bien fait, nous le répétons.Où en serait-elle aujourd’hui si elle avait accepté la proposition indéfinie du gouvernement?Toute la province entendrait ses protestations et la cause des bonnes routes en souffrirait.Il n’y a rien comme les marchés mal conçus et mal faits pour compromettre le meilleur des projets.Et si le gouvernement l’avait compris dès le début, il n’aurait pas été obligé d’amender sa loi deux ou trois fois depuis «t de revenir à chaque session confesser, en acceptant bribe par bribe ses suggestions, que M.Tellier avait raison de lui reprocher d’entreprendre un projet aussi vaste sans idée d’ensemble.En résumé, le gouvernement a procédé d’après le principe que les routes ne se feraient qu’en cachant aux contribuables le coût véritable des bons chemins.C’est de l’hypocrisie qui ne peut conduire ou’au désastre et nous l’avons dit.Tant pis si ça ne fait pas l’affaire du Soleil et de son inspirateur.Nous avons vu bien d’autres colères qui ne nous ont ni effrayé ni arrêté.J.D.BILLET MJ SOIR.Journal bien informé.J'avais mes doutes sur l’existence réelle de ce merveilleux produit intellectuel que devait être ‘‘le lecteur qui ne lit que la Patrie.” Depuis longtemps, je désirais rencontrer un spécimen de cette espèce intéressante, afin de vérifier ce qu’on m'en avait déjà dit et d’étudier de près cette créature du journal jaune.0, vous tous qui seriez dans le doute, an sujet de ce rare individu, oyez mon heureuse découverte et ne doutez plus, car je l’ai sous les yeux, en chair et en os et des mieux caractérisés! Mon voisin, à la campagne, est un homme dépourvu de personnalité, mais, par contre, doué d’une grande naïveté.Il n’a que des opinions flottantes, comme la plupart des politiciens de nos jours, qui me font penser au bouchon de liège de la ligne à pécher qui danse, monte et descend au gré des vagues.A force de gober des nouvelles, il a pris l’habitude de rester bouche bée, toutes les fois qu’on lui parle de quelque chose qu’il n’a pas vu dans la Patrie; et un “ouais!" moitié d’exclamation, moitié d’interrogation, s’échappe de sa bouche comme une bulle d’air qui mont ¦ à la surface de l’eau.Remarquez bien que je ne fais pas un crime à mon voisin de cet état d’esprit, qui pourrait êlre tout autre s’il lisait autre chose que le journal de la rue Sainte-Catherine; mais j’en ai, au contraire, grand’pitié.Je blâme seulement le journal de lui avoir déformé l’esprit au point de le rendre impropre, à toute autre chose que les racontars de la presse à sensation.Ah! vous croyez que j’exagère ?Eh?bien! jugez-en par vous-même.Je vais faire venir ce phénomène devant vous, et vous recueillerez la preuve de mes dires sur ses lèvres mêmes, dans le dialogue suivant; —Bourassa a un grand succès dans l’Ouest en ce moment, n’est-ce pas?—Ouais !!?¦—Tiens! Vous n’avez pas lu ça ?—Ne.on! Je n’ai pas vu ça dans la Patrie.—Avez-vous lu, par exemple, dans la Patrie ce curieux cas de télépathie.vous savez, quand elle s’est “adonnée" à pondre, le même jour et presque à la même heure, un article exactement semblable à celai de /’Evènement, de Québec, à 160 milles de distance?—Non!!.j’ai pas lu.—Mais, dites-moi donc, vous qui avez la chance de lire la Patrie, à qui en veut-elle quand elle déblatère contre les "sauveurs" de la race française au Canada?—Ch’sc pas, j’ai pas lu ça dans la Patrie! —Voyons, que je lui dis, légèrement impatienté, savez-vous quel était ce millionnaire généreux qui payait la reproduction des articles de la Patrie « 14 sous le pouce carré ?—Ne.on! ch’sé pas, j’Us rien que la Patrie.—Mais, mon cher ami, vous - me disiez, tout à l’heure, que vous lisiez la Patrie parce qu’elle vous donnait toutes les nouvelles; vous voyez bien qu’elle vous en chipe la moitié.Pourquoi ne lisez-vous pas un journal vraiment indépendant, qui n’a pas peur de parler?—Ah! oui.ben.vous savez bien.nous autres, on est pas assez instruits pour lire un journal de même.c’est bon pour des gens instruits comme vous autres.?Quand je vous disais que j’en avais déniché un, un “LECTEUR QUI NE UT QUE LA PATRIE”! Aiph.DUPETITBOIS.LES PENSIONS DE VIEILLESSE Et la législation européenne DEMAIN : Le “ Devoir ” publiera un article de M.Henri Bourassa sur le “ Péril de Timmigration Pour l’hôpital Sainte-Justine Les directrices de l’hôpital Sainte-Justine ont eu hier une double et fort heureuse surprise: deux personnes qui désirent garder l’anonymat ont fait don à l'hôpital Tune de cent, Tautre de cinq cents piastres.Qui voudra être le premier à suivre cet exemple?De toutes les oeuvres qui sollicitent la charité publique, il n’en est pas qui la mérite davantage et qui en appelle plus puissamment à la générosité de ceux qui la connaissent.Soigner les pauvres petits, les arracher à la mort ou à la longue Souffrance qui serait leur partage, c’est bien l'un de nos premiers devoirs.Nous avons déjà dit le bien fait par l’hôpital Sainte-Justine : pour en avoir une juste idée, il faut visiter la maison, il faut voir les petits malades et songer aux infirmes par exemple qu’un traitement approprié mettra en état de gagner leur vie, au lieu de traîner une existence misérable.L’un des crève-coeur des directrices, c’était et c’est malheureusement encore de refuser des pa- L’Angleterre, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la France, l’Allemagne ont leur système de pension de vieillesse.Comment fonctionne-t-il?En Angleterre les projets n’ont pas manqué.Depuis 1885, une vingtaine au moins ont été proposés et discutés.M.Charles Booth en avait un qui aurait exigé, dès le début, un budget de cent trente-cinq millions de piastres.Finalement, le parlement vota en 1908 le bill des pensions du vieil âge qui fut amendé en 1911 et dont i voici les grandes lignes.Toute personne âgée de 70 ans, résidant en Angleterre depuis 12 ans et dont le revenu annuel ne dépasse pas cent cinquante piastres, a droit aux bénéfices de la loi proportionnellement à son revenu.IExemple: celui dont le revenu an-inuel est de $150 reçoit 1 shelling par semaine tandis que celui dont |le revenu n’est que de cent pias-1 très reçoit cinq shellings par se-: maine.Ne peuvent bénéficier de la jloi les aliénés, les ivrognes condam-I nés depuis dix ans ou qui ont habi-j tuellement refusé de travailler.La Coi est administrée par une commission composée de représentants de l’Echiquier et des conseils de Londres, d’Edimbourg, de Dublin et du ministre des postes.En 1911, Sle nombre de personnes suscepti-jbles de bénéficier de la loi était |de 907,461 et le total des pensions de 43 millions de piastres environ.Le coût d’administration était évalué à 3 pour cent de cette somme.En Autriche, la loi des pensions du vieil âge date de 1906 mais elle s’est plutôt inspirée du principe coopératif.Elle oblige une certaine classe d’employés gagnant un salaire annuel de $120 de s’assurer dès l’âge de 18 ans.Les employés sont répartis en six catégories suivant leurs salaires, et le patron doit pa-'r la moitié ¦ la prime des fonctionnaires des* quatre premières catégories et les deux tiers de la nrime des employés des deux dernières.Une autre loi de 1908 établit l’assurance pour les petits négociants, les agriculteurs, les agents de commerce âgés de plus de 65 ans qui, moyennant une prime égale à une contribution de quatre ans, peuvent toucher la pension.Les ouvriers et les serviteurs bénéficient également de la loi, qui oblige aits-si les ouvriers et ouvrières à payer une contribution hebdomadaire.En cas de mort, le montant payé retourne aux héritiers et une femme qui se marie reçoit la moiité de la somme qu’elle a versée si sa contribution date de quatre ans.On calcule que dans dix ans les bénéficiaires auront payé 25 millions et que l’Etat aura fourni sept millions.Six ans auparavant, la Belgique avait voté sa loi sur les pensions de vieillesse qui ajoute la contribution de l’Etat à la contribution volontaire.Les avantages de cette loi sont réservés aux personnes qui contribuent à la “Caisse générale de retraite”, institution sous puissance de l’Etat et alliée aux caisses d’épargne.On peut contribuer à par-jtir de 16 ans mais pas plus de $12 par année.La part de l’Etat est de 12 sous par franc pour les membres nés depuis 1860; de 20 sous pour les membres nés entre 1855 et 1859; de 30 sous, pour les membres nés de 1850 à 1854 et ainsi de suite suivant l’âge.Mais la contribution de l’Etat cesse du moment que la contribution du bénéficiaire suffit pour lui assurer une rente annuelle de $72.Plusieurs provinces "supplémentent en outre la contribution du gouvernement.Ce système fonctionne très bien en Belgique où, à la fin de 1906, 850,000 personnes s’étalent inscrites à !a caisse (Je retraite, La loi pourvoit naturellement aux nécessiteux.En 1906, le chiffre total des pensions payées s’est élevé à 3 millions de piastres.Dès 1881, Bismark soumettait aux chambres un projet d’assurance obligatoire qui dut être abandonné pour diverses raisons.La loi actuelle date en réalité de 1889, bien que refondue depuis.Elle oblige tous les ouvriers, journaliers, serviteurs, marins, de s’assurer et L’INSTRUCTION PUBLIQUE DANS QUÉBEC VII fixe l’ùge de pension à 70 ans.La prime d’assurance est payable moitié par le patron, moitié par l’employé mais le patron en est responsable vis-à-vis de l’Etat.Celui-ci ajoute sa part et le tout forme le fonds commun.Quatorze millions de sujets contribuaient en 1910 et le nombre de pensionnaires de toutes catégories était d’un million tout près.L’assurance obligatoire n’existe pas en Italie, mais le gouvernement favorise le système de contribution volontaire.La loi pourvoit au paiement d’une annuité de $24 à $72 aux hommes âgés de 60 ans et aux femmes âgées de 55 ans qui ont contribué environ un sou par jour pendant vingt-cinq ans.L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont à peu près le même système maintenu entièrement aux frais de l’Etat.L’âge de pension est de 65 pour les hommes, de 60 pour les femmes en Australie, de 65 pour les hommes et de 55 pour les femmes en Nouvelle-Zélande.La pension est de $130 par année dans les deux cas, mais elle diminue en proportion de l’avoir du bénéficiaire, de façon à ce que le revenu personnel et la pension n’excède jamais $260 par année.En 1911, ce système a coûté dix millions et demi à l’Australie et près de deux millions à la Nouvelle-Zélande.C’est probablement au Danemark que revient l’initiative de la législation des pensions du vieil âge.La première loi du Danemark sur le sujet date de 20 ans déjà.Elle ne fixe aucune somme.Elle pourvoit simplement à assurer les vieux jours des sujets nécessiteux.Elle oblige les autorités locales à pourvoir aux besoins des personnes âgées de 60 ans et incapables de se subvenir à elles-mêmes.Le secours peut être donné en argent ou en nature.En certains endroits on donne de l’argent, en d’autres on donne la nourriture, le vêtement et le logement.A la fin de l’an les autorités locales produisent l’état de leurs dépenses de cette source au trésor qui en rembourse la moitié.En 1908, l’Etat a payé $2,201.-398.En somme, les systèmes de pension se résument à deux.Dans les pays anglais l’Etat se charge de tous les frais, ailleurs, l’Etat demande la contribution des individus.Quel est le meilleur?Il faudrait les avoir étudiés tous deux sur place et longuement pour se prononcer.On vante beaucoup celui de la Belgique, et celui d’Angleterre n’a pas encore duré assez longtemps pour créer des abus.La contribution individuelle encourage certainement mieux l’économie.Mais les conditions économiques, climatériques, sociales d’Amérique diffèrent lant de celles de ià-bas.Jean DUMONT.L’instruction obligatoire aux Etats-Unis.— Quelques chiffres lient s.C’est pourquoi elles ont décidé la construction du nouvel hôpital, dont les premières fondations sortent de terre.Mais, pour construire cet hôpital, pour l’outiller, il faut de l’argent, beaucoup d’argent.Avis à ceux qui veulent faire de bons placements, des placements qui rapportent joie nu donateur et bonheur aux petits.La Trésorière de l’hôpital vous attend.O.H.Sur le Pont d'Avignon.La Patrie s’offusque presque du silence que les hommes politiques du Royaume-Uni gardent, au sujet rte la participation du Canada à- la defense impériale.La Pairie est trop susceptible : les Anglais comprennent oue la question navale posée au Canada regarde uniquement les Canadiens, et iis ont Je bon sens de se taire voilà tout.Voir dans leur réserve une attitude peu flatteuse à l’endroit du Canada, c’est avoir beaucoup d’imagination, des lubies.* * * Les journaux annoncent que les fonctionnaires du ministère des postes, pour la province de Québec, vont offrir sous peu un cadeau à M.Pelletier, en reconnaissance des reformes nombreuses qu’il a faites pour améliorer leur sort, depuis quelques mois.M.Pelletier, c’est reconnu, traite ses subalternes avec beaucoup d’égards.Il y a bien du pour et du contre, dans cette affaire de cadeau ofert a un ministre qui continue d’exercer sa charge.Et il est évident que, à la prochaine session, la gauche ne manquera pas de faire ressortir tout le contre, sans se rappeler le cas de M.Fielding, où les donateurs des cent mille piastres sont toujours restés inconnus du public.* # * Un journal annonçait hier après-midi la rumeur de la disparition d’un financier, qui se serait enfui avec cinquante mille piastres.Peu de gens ont ajouté foi à cette rumeur, se disant: “Un financier qui a cinquante mille piastres en argent comptant, de ce temps-ci, à l’heure où tout le monde sc plaint de la pénurie d’argent?C’est un être fabuleux, il n’existe pas!” # # * La Patrie continue de prêcher la cdticilialion, la bonne entente, la concorde, aux gens de la minorité et parlait hier soir “des esprits brouillons qui commencent à faire de l’agitation dans la Saskatchewan.” Quels sont les résultats de l’instruction obligatoire aux Etats-Unis?Au RHODE ISLAND: La loi décréta en 1900 la fréquentation des enfants de 5 à 15 ans durant 16 semaines (voir rapport de 1911, p.XLIII).En 1900, la population de 5 à 15 ans était, d’après le recensement, de 82,239 .sur lesquels 71,882, soit 87.40 p.c.fréquentaient l’école.En 1910, la population de 5 à 15 ans étant de 103,071, 87,893, soit 85.08 p.c., fréquentèrent l’école, ce qui accuse un déficit de 2.32 p.c.(voir rapport de 1911, p.64), et la présence moyenne était de 69.87 p.c.(Voir rapport, p.44).Mettons en regard la population des enfants de 5 à 14 ans dans Québec, en 1909-1910 et 1910-1911.En 1910 (voir rapport 1909-10, p.22), la population de 5 à 14 ans se répartissait ainsi: garçons, 193,663; filles, 188,486, soit un total de 382,149 sur lequel 341,058 (168,774 garçons et 172,284 filles) ont fréquenté l’école, ce qui donne un pourcentage de 89.La présence moyenne (voir page XX) était de 78.23 p.c.Les chiffres de 1911 (voir rapport de 1910-1911, p.XXIII) accusent une population de 382,982 pour les 5 à 14 ans, population ainsi répartie: 193,552 garçons — 189,430 filles.Sur ces 382,982 enfants de 5 à 14 ans, 353,199 (174,654 garçons et 178,545 filles) ont fréquenté l’école, soit 92 p.c.La présence moyenne (voir page XXI) a été de 77.53 p.c.A la page 43 du rapport du Rhode Island, pour 1911, nous constatons que 1,090 enfants de 7 à 14 ans ne sont pas allés à l’école de l’année.A la page 62, rapport de M.Walter E.Ranger, commissaire des écoles publiques, daté du 31 décembre 1910, nous voyons que dans une période de 10 ans, c’est-à-dire que, de 1900 à 1910, le nombre des enfants de 5 à 15 ans n’allant pas à l’école a augmenté de 4,821, ce qui est, ajoute le même rapport, une augmentation de 46 p.c., tandis que l’augmentation de la population scolaire a été de 25 p.c.Il reste vrai, continue plus loin le rapport de M.Ranger, que l’état des dix dernières années est moins satisfaisant que la décade précédente durant laquelle le nombre des enfants n’allant pas à l’école avait diminué de 1,687.CALIFORNIE.La loi d’obligation scolaire de Californie (voir Lois scolaires, 1911, p.261) atteint les enfants de 8 à 14 ans pour le temps durant lequel l’école est ouverle.La page II du rapport 1908-1910 constate qu’en 1910, d’après le recensement, le nombre des enfants de 5 à 17 ans était de 460,238.Sur ce nombre 83,794 n’ont pas mis les pieds à l’école, soit 17 p.c.En 1909 (voir page X du même rapport), sur 469,472 enfants de 5 à 17 ans, 83,143 ne sont pas allés à l’école de l’s»inée, soit 17 p.c.La présence moyenne en 1910 était de 76.16 p.e.sur l’inscription et 63 p.c.sur la population de 5 à 17 ans (voir page VIII du rapport).Faisons la comparaison avec Québec .sur la population de 5 à 16 ans.En ouvrant le rapport de 1909-1910, à la page XXII.nous constatons que la population de 5 à 16 ans était de 440,152 sur lesquels les enfants qui ont fréquenté les écoles élémentaires, modèles et académiques seule-! ment représentent 374,547.En défalquant de ce chiffre les 7,338 qui avaient plus de 16 ans, nous restons avec un total de 367,209.Il reste donc 72,943 enfants qui ne sont pas allés dans les écoles élémentaires, modèles et académiques, soit 10 p.c.Or, nous savons que les collèges, les écoles normales, annexées aux normales, etc., sont fréquentées par au delà de 20,000 enfants sur lesquels se trouve un bon nombre de 5 à 16 ans, et que beaucoup d’autres fréquentent des écoles privées.La présence moyenne en 1910 étaif de 78.23 p.e.sur l’inscription (voir p.XX) et de 66 p.c.sur la population de 5 à 16 ans (voir idem) (293,035 de présence moyenne dans les écoles élémentaires, modèles et académiques sur 440,152).MAINE.Dans cet Etat les enfants de 7 à 15 ans sont soumis à renseignement obligatoire (voir Lois scolaires 1911, p.18) pour le temps durant lequel l’école est ouverte.La présence moyenne sur l’inscription, avons-nous vu à l’article IV, fut de 74.50 en 1910 et de 75.31 en 1911.A la page 23 du rapport de 1911, nous constatons qu’en 1910-1911, 3,478 enfants de 7 à là ans ne sont pas allés à l’école, et qu’en bhis 636 en ont été exemptés.VERMONT.Population de 8 à 10 ans en 1910: 44,386; ont fréquenté l’école: 41,-399, soit 93 p.c.(voir rapport 1912, pp.186-187).Québec pour la même année (voir rapport 1909-10, p.XX) donnait une population de 7 à 14 ans de 287.481, sur lesquels 274,285 ont fréquenté les écoles élémentaires, modèles et académiques seulement, soit 95 p.c.NEW-H AMPSHIRE.L’âge de renseignement obligatoire est de 8 à 14 ans (voir rapport 1912, p.70).A la page 387 du même rapport, la population de 5 à 16 ans donne pour 1911, 37,363 garçons, 37,365 filles, soit un total de 74,728.Comme présence moyenne nous trouvons 48,844, soit 65 p.c.sur la population.Dans Québec, voir rapport 1910-1911, la population de 5 à 16 ans est de 450,619 (p.XXIII) ; la présence moyenne dans les écoles élémentaires, modèles et académiques frequeniées par les enfants de 5 à 16 ans est de (p.XXI) 167,168 pour les écoles élémentaires, 86,758 pour les écoles modèles et 47,752 pour les écoles académiques, soit un total de 301,678 enfants représentant 67 p, c.sur la population de 5 à 16.MASSACHUSETTS.Cet Etat a l’instruction obligatoire (voir Lois revisées 1901, pp.41 et suiv.).La loi oblige tous les enfants de 7 à 14 ans à fréquenter l’école pendant le temps qu’elle est ouverte.Or, quelle fut en 1910 et 1911 la fréquentation des enfants de 7 à 14 ans?En 1910 (voir rapport 1912, pp.53-54), la population de 7 à 14 ans est de 410,385; ont fréquenté l’école, 343,315, soit 83.65 p.e.En 1911, (voir même rapport, pp.56-57), la population de 7 à 14 ans est de 415,-408; ont fréquenté l’école 347,819, soit 83.72 p.c.Pour la même population, Québec a la fréquentation suivante: (voir rapport 1909-1910 pour l’année 1910, p.XXII): 7 à 14 ans, 145,410 garçons.142,071 filles, soit un total de 287,481, sur lesquels 135,525 garçons et 138,760 filles, soit un total de 274,285 représentant 95 p.c., ont fréquenté l’école.En 1911 (voir rapport 1910-1911, p.XXIII), la population de 7 à 14 ans était de 146,418 garçons et 143,756 filles, soit un total de 290,174; ont fréquenté l’école: 138,842 garçons et 142,037 filles, soit un total de 280,-879 ou 96.7 p.c.de la population totale.Hervé ROCH.A l’heure où nos frères de la Saskatchewan s’unissent, non pas pour réclamer ce qui ne leur appartient pas, mais pour faire respecter des droits incontestables, ils goûteront sans doute les tirades aigrelettes et les sermons flasques des conciliateurs à outrance, fort peu empressés de prêcher la conciliation à ceux qui veulent proscrire le français de huit provinces canadiennes.Un député d’Ecosse, français du côté maternel, disait hier à un journaliste montréalais: "Je crois que nous parlons le français mieux que vous, mais votre parler a un charme qui plaît.C’est du terroir, sans doute, mais quel est celui qui a du français dans les veines et ne peut être réjoui en entendant parler les vieux patois de la Bretagne et de la Normandie?” Cest à croire que le journal cana-dien-français qui rapporte cette conversation avait envoyé un expert en patois.Il n’y en a guère dans certains journaux, où, d’habitude, l’on se contente de parler et d’écrire le français, sans patoiser.“Le conseil n’entend pas que les contrôleurs lui marchent sur les pieds”, disait élégamment un confrère, hier soir.On admettra que le conseil peut ne pas aimer cette façon de marcher.Le Veilleur.Le “Devoir” commence aujourd'hui la publication d’un nouveau roman: “LE CHOC DE LA VIE”, par Jeanne de Coulomb « LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 26 JUILLET 1913 VOL.IV.— No.173- i LOUIS par Maurice Talmeyr -i|ELLE SOUFFRIT VEUILLOT ! ItErriblEmEnt D£ Il ne doit pas être permis de commencer un article de journal par '.ne description d’aurore.Ecoutez ce pendant celle-ci : “ Sous un ciel nettoyé et magnifique j’ai fait quatre lieues dans l’odeur des foins coupés, au chant de.l’alouette et de “l’Ange-lus”, voyant tous les apprêts du lever de l’aurore, et c’est charmant.Elle a commencé par tirer ses rideaux et elle a jeté sur la terre un petit sourire d’un bleu rose, qui a tout animé.Soudain se sont dessinées les collines, les arbres ont poussé i, et les champs, peu à peu, sont devenus verts et blonds, de noirs qu’ils étaient Puis, l’aurore a ouvert sa fenêtre et passé la tête.J’ai vu tout son visage.C’est une physionomie pâlot-lais souriante, fraîche avec une teinte de mélancolie.Quelques étoile* restaient, par-ci, par-là, dans sa coiffure de nuit.Elle fit sa toilette et se pommada de tilleul et de foin, avec une pointe de sureau ; c’est son parfum du moment.Elle s’éclairait de plus en plus, et la terre, de plus en plus, se réjouissait de la voir ; tout s’anlnait, les oiseaux éclatèrent en chansons et me firent souvenir de faire ma prière comme ils faisaient la leur.” Les lettrés vraiment avertis ne s’é tonneront pas de lire le nom de Veuillot au bas de ces lignes délicieuses.Car ce joli lever d’aurore, est bien du redoutable polémiste, et non de sa jeunesse, mais de s«n âge le plus mûr.beau livre : trouverez même les pages les plus divertissantes, les plus désopilantes, que vous aurez peut-être jamais lu«M.Vous n’y trouverez jamais un de cee ricanements ni une de ces vilenies comme ceux qui ont déshonoré, auprès de tous les gens de tant soit peu d’honnêteté, le compère de Da-milaville ! Et toujours, avant tout, Veuillot est l’écrivain qui respecte le public, qui l’avertit, qui l’instruit, mais qui ne le courtise pas.Il ne va pas plus le relancer qu’il ne tient à en être recherché.Il suit le siècle, l’observe, et rien ne lui en échappe, mais il ne s’y mêle pas, il en reste distant.C’est un ermite, mais quel ermite, et avec quelle précision, sous quel jour infaillible, tout lui arrive toujours de partout, depuis les événements des Etats jusqu’aux potins des théâtres, dans la sûre clarté de sa retraite ! Il a comme une magnifique façon, et magnifiquement actuelle, de ne pas être de son temps, et de tout en connaître, de tout en remuer à fond, tout en dédaignant d’en être ! * * * LA FIEVRE D£ FOIN Jusqu’à ce que “Fruit-a-tives” complètement guérie.l’eût M.Eugène Tavernier, qui fut secrétaire et parent par alliance de Louis Veuillot, raconte qu’il lut disait en 1876 : —Les jeunes catholiques d’au our-d’hui ont de la chance.Lorsque La-cordaire et Montalembert commencè-Dans son attachant et rent la lutte pour la liberté de l’en-"Louis Veuillot, l’hom-’ geignement, la France croyante était me.le lutteur et l’écrivain’’, M.Eu j presque un désert.A présent, le dégêne Tavernier n’a pas manqué del sert est peuplé.On y voit la foule, citer cette fraîche et douce descnp- ; la vie, les oeuvres.Maintenant, les tien pour son charme particulière- j honrmes qui ont la foi et qui veulent ment exquis, et la simple mais écla- servir l’Eglise sont encadrés.Ils .0 me HLA KV K L.uP Cornwall Centre ,Ont,.27 novembre 1911.“J’ai été une martyre de la fièvre de foin pendant environ quinze ans ,et quelques fois je souffrais terriblement.Je consultai plusieurs méd'ecins et suivis leurs traitements — et j’essayai tous les remèdes dont j’entendis parler pour la fièvre de foin.Mais rien ne me fit de bien.Alors j’essayai “Fruit-a-tives” et ce remède me gué rit complètement.Je suis maintenant parfaitement bien et je veux dire à tous ceux qui souffrent de la fièvre de foin: “Essayez Fruit-a-tives”.Ce remède fait de fruits m’a guérie quand tous les autres traitements avaient i échoué, et je crois que c’est la guéri- tante vérité est que Veuillot depuis trouvent des appuis et des ressources Lon parfaite de cette terrible mala-sa mort, s est toujours classé peu à que les anciens ne connaissaient pas.j: ^ peu, mais de plus en plus solidement, Voilà pour nous faire réfléchir et parmi les dix ou douze plus grands espérer, et, pour les pessimistes, de écrivains français de tous les siècles, quoi chasser leurs idées noires.Mais Rien de surprenant si tant d’activité on pourrait peut-être aussi retourner préside en ce moment à la préparation de son centenaire, si tant de conférences se font partout, et si tant d’ouvrages ont déjà été publiés sur l'homme et son œuvre, notamment les quatre précieux volumes biographiques et documentaires d’Eugène Veuillot, la célèbre étude de M.Jules Lemaître, celles de M.le chanoine Lecigne dans “La Critique du Libéralisme”, et le livre récent de M.Tavernier, d’une si saisissante condensation.* # * L’un des grands traits de Louis Veuillot, et que M.le chanoine Lecigne comme M.Tavernier ont très justement remarqué, est de ne pas rechercher le public, de ne jamais rien faire pour le flatter ou se jeter à sa têtq.Vous ne trouverez pas chez lui un mot pour la galerie.On ne la vit jamais non plus eu quête des éditeurs, des journaux ou des devantures à la mode, et l’histoire de son premier contact avec ‘TUnivers” a mê me, à cet égard, quelque chose de pittoresquement symbolique.En 1840, 1’ “ Univers ”, tant de retentissement pauvre et obscur, occupait, rue des Fossés-Saint-Jacques, le plus triste logis -où pouvait loger un journal.Ayant déjà à oe moment-là passé par le “ligaro’ '.dirigé deux journaux de province et publié un livre admiré, Veuillot vint wn soir avec son frère Eugène dans ce' local de détresse pour y corriger une épreuve.C’était son premier article et sa première venue aujourd’hui au grand Veuillot ce qu’il disait ainsi il y a trente-sept ans, et lui répondre, le jour de son centenaire : —Vous aussi, vous avez eu de la chance, mais une chance dont on ne pouvait pas se douter de votre temps, et cette chance-là était d’écrire sous un régime tyrannique.Vous avez cru qu’il vous nuisait, miis il vous servait ! .Et la presse, libre de toute entrave mais pratiquant la liberté comme elle l’a pratiquée depuis quarante ans n’a-t-elle pas abouti et ne devait-elle pas presque forcément aboutir à son propre avilissement et à son propre discrédit ?Sans examiner si ua ré gime a tort ou raison, en droit, de brider ou de débrider la presse, 11 n’est pas niable qu’une certaine sélection résulte de certaines barrières, et qu’elle empêche une certaine cohue.Les journaux, au temps de Veuillot, représentaient ainsi un peu une académie.Beaucoup d’académiciens n'y étaient pas bons, mais c’était quand même une académie où destiné à j une parole comme celle du polémiste mais alors'de ’TUnivers”, fût-elle combattue Mme HENRY KEMP.” 50c.la boîte, 6 pour $2.50, — boîte d’essai 25c.Chez tous les marchands ou de “Fruit-a-tives” Limited, Ottawa.Contra lai MAUX DE TETE Quelle qu'en soit la cause, votre Mal de Tête bilieux ou nerveux cédera en quelques instants à Faction des POUDRES NERVINES de MATHIEU exemptes d’Oplum, de Morphine, de Chloral et autres Drogues Dangereuses.Recommandées contre Migraine, Névralgie, Etat fiévreux ou nerveux.Fatigue, Surmenage.26 Juillet 1913 COUPON No 6 a LE DEVOIR ” CONDITIONS Une série de 6 de ces coupons et quarante sous donnent droit à la fameuse CORDE A LINGE “Toujours prête”.Les abonnés de la banlieue et de la campagne devront ajouter 15 sous pour frais de poste et d'emballage.avec fureur, et précisément parce qu’elle l’était, ne pouvait pas ne pas avoir un écho exceptionnel.Aurait-elle eu le même au milieu du meeting innombrable et hurlant que représente la foule des journaux d'à présent ?C'est douteux.L’écrivain n'en serait pas moins immortel.Le lutteur n’aurait pas pu porter les coups retentissants qu’il a portés, et dans la maison, et il ' avait quelque!qui sembl«nt d’autant plus s'entendre I que le temps nous en éloigne clavan tage ! l’ar un phénomène saisissant, presque tout ce que Veuillot a écrit sur son époque peut, en effet, s’appliquer à la nôtre beaucoup plus encore qu’à la sienne.Tout ce qu’il dit de la guerre à la religion faite sous la forme à la fois fanatique et pharisaïque que nous voyons, de l’étrange situation légale perfidement imposée aux catholiques et do celle où Ton veut cyniquement ou hypocritement les 'nouer, du dévergondage du Roman, du Théâtre, roulage de cette voiture.Ces ressorts empêchent le balancement{excessifode côté et enlèvent tout danger de verser.Eclairage électrique La dynamo pour l’éclairage n’est pas combinée avec le démarreur, mais est entièrement séparée et est une unité indépendante et de ce chef, il est impossiblecd’a-voir des courts circuits.Equipement complet sur tous les modèles Générateur pour l’éclairage électrique, lampes d’avant, de côté et d’arrière, une jante Booth démontable supplémentaire, support pour pneus, lumières électriques au tablier et lampe d’inspection, capote avec rideaux Jiffy, coupe-vent, vélocimètre et horloge à combinaison.Un apôtre, un éducateur et un religieux modèle.Détroit, Midi., 26.— Le diocèse de Grand Rapids, Michigan, vient de perdre dans la personne de l’abbé L.M.Prud’homme un des prêtres les plus aimés et estimés de l’Etat du Michi gan.Au soir du treize juillet, après une journée bien remplie, il tomba comme un soldat au poste du devoir.N’ayant pas de virai re, il avait célébré deux messes, fait deux sermons remarquables, chanté les vêpres, administré le baptême à un adulte, visité à 10 hrs p.m.un vieillard moribond qu’il avait baptisé le jeudi précédent et au moment où il s’apprêtait à prendre un repos mérité il fut frap pé par une attaque d’anévrisme et rendit sur les 11 hrs sa belle âme à son Créateur, en présence du Rév.P.Steffes.Ses funérailles ont eu Lieu à Manistee le 16 courant.Soixante-dix prêtres de toutes les parties du Michigan et un concours immense de fidèles de toutes les nationalités so pressaient dans le temple pour rendre un dernier hommage à celui qui était si cher à tous.En l’absence de Mgr Richter, le Grand Vicaire du diocèse, l’abbé M.J.Gallagher, officiait, assisté des abbés J.L.Poulin, curé de Notre-Dame de Bay City, et Timothy Luby , curé de Mt Morris.L’abbé Joseph Barrette, curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Carrolton et le Grand Vicaire proclamèrent dans d’éloquents panégyriques, l’un en fiançaic et l’autre en anglais les qualités sociales et les vertus imminentes du défunt.Ils insistèrent sur les sacrifices qu’il s’est imposés pour donner à la jeunesse une éducation chrétienne et sur son affabilité qui avait attiré à la pratique de la religion des centaines de personnes qui n’étaient pas de notre croyance.M.Prud’homme était né à Lavaltrie, le 22 iuin 1869.Après avoir fait de brillantes études classiques au collège de L’Assomption, il entrait en 1891 an Grand Séminaire de Montréal et était ordonné prêtre par Mgr Edouard Charles Fabre le 22 décembre 1894 pour le diocèse de Grand Rapids.Il fut d’abord envoyé comme vicaire à Traverse City, puis le 9 août 1895 il recevait sa nomination à la cure de Cadillac avec mission de grouper les catholiques des comtés de Wexford, Oceola, Missaukee, Benzie et Kalkaska.Le 22 février 1905 il était promu à la paroisse canadienne de la Sainte-Famille à Saginaw, et en juin 1911, il passait à celle de Sainte-Marie de Manistee.Les églises de Frankfort, de Cadillac, de Lake City, la restauration de 1 église de Manistee, et plusieurs chapelles restent les monuments de son zele aostolique.RAPPELEZ-VOUS QUE TOUTES LES ABBOTT-DETROIT SONT GARANTIES POUR LA DUREE DE LA VOITURE Victor LEVESQUE & là?rue BREBOEUF, AGENT.coin Parc Lafontaine & f L’Ecole Commerciale Lalime Limitée DE SAINT-HYACINTHE ^ Extrait d’une autre lettre de félicitations adressée à M.B.Lalime, principal de l’Ecole Lalime, au sujet de la compétence de ses élèves.Je dois vous dire que j’ai eu et que j’ai encore de vos élèves dans mon bureau qui me donnent entière satisfaction.Ces élèves ont absolument les qualifications pour remplir les fonctions qui leur sont assignées.J.G.AVARD, Courtier d’immeubles, Montréal.Montréal, 21 avril 1913.I Demandez le prospectus de L’ECOLE COMMERCIALE PRATIQUE LALIME, LIMITEE Saint-Hyacinthe, P.Q.wiaaiKigMIlBilHlBBKMBMaMMg LE SIMM k la PERFECTION J Un hôtel de $10,000,000 11 s’appellera le “Baltimore” et sera situé en plein New-York.AVEC Un Dollar vous ouvrez un Compte d’Epargne “Dében-tures Hypothécaires*’.Payez quand—et comme vous voulez.% N’acceptez plus 3% — Doubler votre revenu c’est doubler votre richesse.Actif $3,000,000.00.Livret mallé gratis â n’importe quelle adresse.New-\ork, 25.— L/e dernier hôtel construit à New-York est le Biltmo-re qui est presque terminé.Cet édifice s élève à l’endroit ou se trouvait autrefois le fameux pAturage des chevaux du colonel Vanderbilt.L’hôtel coûtera dix millions.Les devis ont été faits avec une science remarquable, il n’y a pas eu! d’excédent de dépenses en aucun cas.| L’hûtel entraînera donc un coût de I dix millions, pas un sou de moins et: pas un sou de plus.Le Biltmore est ! loué pour une période de quarante ar.i à un loyer total de près de $20,000,-1 000.L’ameublement sera luxueux.On peut avoir une idée de l’argent dépensé dans l’aménaigement par les chiffres suivants : Lingerie.$150,000 ANNEAUX DE MARIAGE Le plus beau choix en or solide :— 10K.de 53.00 à.$7.00 14K.de $5.50 à.$11.50 18K.de $6.50 à.$13.50 Tout anneau acheté cnez mol est gravé gratuitement.J.A.EMOND Horloger, bioutier et opticien 245 STE-CATHERINE-EST.Tél.Bell 4138.Mobilier Argenterie .Faience.Literie .« .,.Vins et cigares Naturellement, il 225.000 120.000 100,000 75.000 100.000 faut une petite armée pour le service d’un hôtel de dix millions, Le Biltmore aura deux cents garçons, 150 chefs et cuisiniers, 100 chasseurs, 100 femmes de chambre, 50 mécaniciens sans compter les •gérants, les assistants-gérants, les commis, les comptables, les couturières et les gardes-malades.Le tableau de distribution emploiera vingt-cinq personnes.Le Biltmore aura deux ou trois originalités.Il est construit tout près de la gare du New-York Central et il y aura 15 wagons souterrain# qui transporteront les voyageurs directement du train à l’hbtel.Il y aura une aile pour les hommes d’affaire seuls qui ne sera Jamais troublée par les frou-frou# des robes de fem mes.Le Biltmore sera aussi un des plus grands hotels du monde entier.Il aura un millier de chambres et 23 étages au-dessus du sol.Il y aura naturellement les bains turcs ordinaires dos grill rooms, les grandes et les petites salles A manger.des Jardins aériens, des serre#, des salles de club et de bals.Une eera jçanfc cialement pour le président pouvant être isolée du reste de l’hôtel et reliée au train souterrain par un service d’ascenseur spécial.11 est à nouer que le Biltmore a pris un soin spécial d’aménager pour ses employés des salles de bain, des salons, des salles à manger, etc.C’est un signe des tempis.Il poursuit J.H.Roberts Si John H.Roberts dépense en Angleterre, tout l’argent que lui ont donné avant son départ ses admirateurs et ses amis, il se trouvera devant le quart d’heure de Rabelais A son retour.Riley Hern, gérant du magasin Se-mi-Ready de la rue Sainte-Catherine, lui réclame par voie de justice, $45, pour des costumes divers.M.Hern dit que M.Roberts lui a donné un billet pour ce montant ; et que la banque A laquelle il l’a fait changer l’a présenté A l’expiration sans pouvoir se faire rembourser.La banque mit l’aflaire aux mains de son avocat.Ce journal est Imprimé au No 71a, rue Saint-Jacques, à Montréal, par "La Publicité” (à responsabilité Limitée).Henri Bourassa, directeutr gé- POUVOIR — CONFORT — DURABILITE La voiture faite pour nos routes, possédant autant de pouvoir, autant de confort, autant de luxe et aussi durable que les voitures se vendant le double de son prix, les centaines de clients satisfaits en 1912 en sont une preuve convaincante.Notre '•Cadillac” 1913 est de 50 p.c.Meilleure Le nouveau démarreur Delco en fait la voiture idéale pour les dames, — plus facile à mettre en route — plus facile à conduire — en un mot plus de plaisir à faire de l’automobilisme./rr;, ' 'tJ.i l AUTO DE TOURISME A 5 PLACES ROUSSEA U FRERES Limitée Tél.Main 7722 174 rue SAINT-ANTOINE AVIS AUX ENTREPRENEURS AVIS est par les présentes donné aux entrepreneurs qu’une extension de temps jusqu’au lundi le 28 juillet courant leur est accordée pour la préparation de leurs soumissions, en rapport avec la construction du Collège de Saint-Romuald de Farn-ham, P.Q.Les dites sou,missions devront être déposées au bureau de M.J.E.O.Demers, N.P., secrétaire-trésorier de la Commission Scolaire de Saint-Romuald de Famharn, à 7 heures p.m.le 28 courant.VIAU & VENNE, Architectes, 76 Saint-Gabriel, Montréal.Tél.Main 2714.Suicide d'un courtier (Service particulier} New-York, 25.— Robert Schroodcr, agent de change très A l’aise, s’est suicidé aujourd’hui en respirant du gaz, de la même façon que sa femme $ mis fin A eee jours U y a un am ¦-A.-.-i-.i-.ï.- - •-t-ai»,.— JL.VOL - ins et Résidences Assurez-vous à LA PREVOYANCE CAPITAL $500,000.00 AUSSI- ACCIDENTS .MALADIES, GLACES, GARANTIE DE FIDELITE, GARANTIE DE CONTRATS,RESPONSABILITE PATRONALE ASSURANCE D’AUTOMOBILES Bureau chel ; 160 rue St-Jacques, Montréal.Tél.Bell : Main 16?6 ANTIKOR LAURENCE Cwu *»*c*Lt du Cors S&kc.irncsct.MHS oounuPf [N VINTC PARTOUT Z 5 ‘ rnftNCO PAS LA POSTC A J LAURCNCC MONTREAL DOMINION GOAL CO, -LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS CHARBON DOMINION ponr VAPEUR , .PIGEON.PIGEON «.DAVIS.^ [ j i&üfc sWaw.v ê».jnijai Criblé, brut (run min#), mélangé (ilaek) l’onr renseignement* s’adresser mu BtTjtEAUX DE VENTE 112 rue St-Jacques .Montréal Xéléçhw# M$U 401 ~~ -' 4 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 26 JUILLET 1913 VOL.IV.— No.173 Notre Page Littéraire JOYEUSE ET DURAND AL La France, dans ce siècle, a deux grandes épées, Deux glaives, l’un royal et l’autre féodal, Dont les lames d’un flot divin furent trempées : L’une a pour nom Joyeuse, et l’autre Durandal.Roland eut Durandal, Charlemagne a Joyeuse, Somrs jumelles de gloire, héroïnes d'acier.Lu gui vivait du fer l’âme mystérieuse Que pour son oeuvre Dieu voulut s’associer.Toutes les deux dans les mêlées Entraient, jetant leur rude éclair, Et les bannières étoilées Les suivaient en flottant dans l’air! Quand elles faisaient leur ouvrage.L’étranger frémissait de rage.Sarrasins, Saxons ou Danois, Tourbe hurlante et carnassière, Tombaient dans la rouge poussière De ces formidables tournois! Durandal a conquis l’Espagne; Joyeuse a conquis le Lombard; Chacune à sa noble compagne Pouvait dire* : "Voici ma part! Toutes les deux ont, par le monde, Suivi, chassé, l’armée immonde, Vaincu les païens en tout lieu.Après mille et mille batailles.Aucune d'elles n’a d’entrailles, Pas plus que le glaive de Dieu! Hélas! la même fin ne leur est pas donnée: Joyeuse est fière et libre après tant de combats, Et quand Roland périt dans la sombre journée, Durandal des païens fut captive là-bas! Elle est captive encore, et la France la pleure; Mais le sort différent laisse l’honneur égal.Et la France, attendant quelque chance meilleure, Aime du même amour Joyeuse et Durandal! Henri de BORNIEH.JEUNESSE D’AUJOURD’HUI PAR FRANÇOIS VINCENT i i D’un fort intéressant article où M.jTrancis Vincent étudie à son tour la i renaissance catholique dans la jeu-iJiesse contemporaine : Seul parmi nos écrivains qui jeomptent, M.Victor Giraud a manifesté quelque scepticisme, non pas, [il est vrai, sur la réalité des souffles généreux qui soulèvent notre Jeunesse, mais sur leur nouveauté, rai.Giraud plaide pour sa généra-ftion à lui, pour cette génération qui Ment de franchir la quarantième ?année.II la voit, naturellement, pelle, fervente, idéaliste, aussi belle, ïussi fervente, je n’ose dire aussi chrétienne, puisqu’il ne la considè-fre pas spécialement du point de ;vue chrétien, mais aussi spiritualisme que la génération présente.Nos Jeunes gens sont à ses yeux tels que furent leurs maîtres, et si nous les trouvons délectables à contempler, t'est que leurs maîtres furent beaux fct bons, comme disaient les Grecs: I Oserai-je l’avouer, écrit-il dans le ïFigaro?J’y ai retrouvé—dans ces Enquêtes,—presque trait pour trait, les sentiments et les idées qu’on ous attribuait à nous-mêmes, il y a ingt ans.Des écrivains qui si-naient Emile Faguet, Edouard Rod, ci même, publiaient sur nous des Articles.D’autres qui se nommaient jPaul Bourget, Eugènc-Melehior de fVogüé nous dédiaient d’éloquentes ïPréfaces.Tous, ou presque tous, lavaient en poire jeunesse la plus grande confiance.Et le portrait qu’ils traçaient de nous ressemblait presque à s’y méprendre, à celui que Tqn nous trace de la jeunesse d’aujouVl’hui.Notre jeunesse, il y a vingt ans, était encore anonyme; à présent, elle s’appelle André Beaunier, André Belessort, Louis Bertrand, Henry Bordeaux, René Boylesve, Henri Brémond, Jacques des Gâchons, Georges Goyau, Edouard Le Roy, André Pératé.” M.Victor Giraud a raison de faire scintiller ces noms — auxquels il faudrait ajouter le sien, — et d’en tirer vanité pour sa génération.Mais oublie-t-il que plusieurs des plus illustres, parmi ceux qu’il cite, jet notamment Boylesve, Bordeaux, [Beaunier, n’ont pas toujours tenu [la position intellectuelle où nous les [voyons aujourd’hui fixés.Je ne par.‘le pas de Brémond qui, aux environs de la vingt-cinquième année, avait quelques chances d’être bon catholique, étant alors Jésuite.Je parle de tous les autres.A l’heure où Vogué leur adressait json lyrique appel: A ceux qui ont .vingt ans.la plupart n'avaient pas [encore fait leurs dents de lait ni Jeur mue spirituelle.Comme Henry Bordeaux, ils ne devaient que plus tard rallier la Maison.Pour l’heure, ils voguaient sur les nuées norvégiennes et s’abandonnaient à l’aile de la chimère.Ni Péguy, n’avait compris le miracle de Jeanne d’Arc, mi Claudel ni James n’avaient enten.du l’Annonce faite à Marie, ni Baumann n’avait médité dans les sanc-jtuaires de ses Villes saintes, ni iBeaunier n’avait retrouvé son moi.[Qui donc, dans cette génération, quand elle avait vingt ans, si Ton excepte Georges Goyau, M.Giraud Jui-même et quelques rari nantes, B lirait lancé ces vigoureux défis à toutes les incroyances, ces cris passionnés d’une foi brûlante et nette 'tomme il en tombe presque chaque Jour de la plume des Mauriac, Vallé-ry-Radot, Lafon, Lamamié, Renau-'din, Maritain, Dumcsnil, Billaud, Fa-Vct, Nesmy, Chérel, Guia-rd, Gonin, Montier, des Cognets, Brillant.Tous ces jeunes gens déjà célèbres et dont aucun n’a dépassé sensiblement la trentaine, sont chrétiens avec une telle crânerie d’allure qu’en d’autres temps leur attitude eût passé pour insolence! Ils sont simplement adaptés à leur époque, et quand ils élèvent la voix, leurs paroles le plus effrontément mystiques trouvent une longue résonance dans les âmes françaises.On écoute aujourd’hui sans sourire des déclarations comme celle qui outrait le premier numéro des Cahiers de l’Amitié de France: “Pour nous, disaient les jeunes rédacteurs, le Christ n’est pas un inaccessible Idéal, mais une personnalité vivante, descendue en notre chair, se distribuant à tous dans son Eucharistie.Pour nous.l’Eglise est son épouse infaillible.Pour nous enfin, le sacrifice de la messe, les sacrements, la communion des saints.sont des réalités spirituelles où se renouvellent et s’exaltent toutes nos orces.Telle est la sève qui alimentera nos Cahiers.,.A celte heu.re où des milliers d’âmes ont soif de cette eau sans cesse jaillissante, nous venons à nos frères, humblement, dans un grand désir de plus de justice et île beauté; nous ne pré.tendons ni ne voulons rien apporter de neuf, mais pleinement soumis au magistère de l’Eglise, nous travaillerons à ramener la sensibilité si dispersée, la pensée si inquiète à cet équilibre magnifique où les maintient le règne de la grâce”.Et ces jeunes gens ne sont pas seulement de petits aèdes chantant sur de mystiques flûtiaux, liliaccès fléfoiles et pâles fleurs de sacristie.ce sont à la fois des critiques et desj philosophes! Ces Louis de Gonzague sont au fait de la pensée d’en face! Ils pensent et savent autant qu’homme de France et donnent les raisons de leur foi aussi souvent qu’on les en prie.Leur première revue l’Amitié de France, d’où sortirent les Cahiers, était et demeure une revue philosophique.Et leur phalange est en liaison directe avec l’ensemble de leur génération.Ils n’en sont que l’extrême fleur et la quintessence.Toute une immense jeunesse sent en soi sourdre le besoin d’un dogme dont les meilleurs redisent la formule claire : “On a beau détruire et oublier le dogme, disait Sully-Pim d’homme, il nous en reste le vague et puissant charme d’un hymne dont on ne se rappelle plus une note, mais dont l’impression lointaine subsiste.” Ils sont une tribu nombreuse aujourd’hui qui ont retenu toutes les notes de l’hymne et qui le chantent avec une allégresse et certitude d'accent sur quoi la masse entière des artistes prend envie de chanter à Tunisson.Nos écrivains sont en ce moment les maîtres du choeur.Si nous en voulons l’assurance, recueillons l’aveu de nos plus impétueux adversaires.Le radical Paul Brûlât écrivait, Tan dernier, dans le radical Evénement: “Depuis quelque temps nous assistons à ce spectacle curieux: certains esprits prétendus d’élite, littérateurs et artistes.vont maintenant à l’église, retournent aux anciennes croyances, aux dogmes.Sont-ce là quelques exemples isolés?Non, c’est un mouvement assez général que nous constatons dans le monde des lettres, un état d’esprit qui gagne, se répand, se fait constagieux.Ces conversions religieuses d’écrivains, de peintres, d’hommes d’art sont plus nombreuses qu’on ne suppose."Gau-deamus igitur.II est peu de semai nés, en effet, que nous n’apprenions la conversion de quelque artiste où écrivain.Il y a quelques mois c’était celle de Charles Morice qui, dans son opuscule: le Retour ou mes raisons, nous disait “l’abandon volontaire, total, définitif et fervent” qu’il faisait de son âme à la grâce.Presque en même temps la presse nous informait que le poète Francis Gaillard, directeur de la Revue du temps présent, entrait au Séminaire d’Issy, cependant que M.Olivier Hourcade, directeur de la Revue de France, entrait au noviciat des Bénédictins.Nous vérifions ainsi ce que Paul Claudel écri.vait tout récemment à Charles Morice : “Quand je me suis converti, il y a quelque vingt-ans, j'étais à peu près le seul poète chrétien de ma génération.Aujourd'hui, je vois de tous les côtés la lumière du Christ reparaître dans les âmes nobles.Partout, comme aux jours, les plus sombres do la barbarie, la religion apparaît comme Je seul refuge assuré de ceux qui vivent autrement que pour le ventre," C’est dans le même sens que le socialiste franc-maçon Marcel Sembat écrivait, à la fin de Tannée dernière, dans une revue d’un laïcisme parfaitement pur: "Il y a des périodes littéraires au cours desquelles le vent souffle contre l’Eglise : le XVIIIe siècle fut ia plus fameuse; plus près de nous, la fin du second Empire.Mais il y a d’autres périodes où le vent souffle pour l’Eglise, et il semble que nous soyons tout près d’une de ccl- les-la.Le sentiment religieux est en grande faveur dans les cercles poétiques et les jeunes revues littéraires.Surtout, et ceci est un symp tome très significatif et un indice révélateur, surtout la libre-pensée n’excite plus dans ces milieux aucun enthousiasme.Osons dire plus : il y a des jeunes gens distingués, des artistes tout frémissants de vie,tourmentés de l’oeuvre prochaine, auxquels l’irréligion inspire une véritable horreur”.La presse a fait un sort à ces lignes de Sembat.Elles le méritaient.Nous n’avons une foi totale qu’en nos adversaires! Lorsqu’il eut phi à M.Sembat de remarquer qu’un vent de christianisme soufflait sur les lettres françaises, mille des nôtres, qui passaient dans la vie sombre et amer, sentirent incontinent ûn souffle printanier qui leur caressait le front.Mais Sembat n’a pas tout dit : Ce n’est pas la littérature seule qui s'ouvre à l’inspiration religieuse, le monde entier des arts est en effort de renouvellement chrétien.Si les “catholiques des beaux-arts” ont cru pouvoir se constituer en association corporative, n’est-ce pas peut-être qu’ils se sentaient assez forts pour n’être plus qu’une dérisoire petite confrérie?Organisés par un jeune architecte de trente-cinq ans, M.Régnault, ils sont dès maintenant près d’un millier, tribu fervente, riche surtout d’éléments jeunes.Leur catholicisme, ils le déploient comme une bannière au vent.Sur les murs de leurs ateliers ils affichent bravement les heures de messe ou de communion aux églises parisiennes, et pendant la nuit du bal des Quat’z-Arts.que d’or, giaques fantaisies ont dénaturé, ils s’assemblent au Sacré-Coeur en adoration réparatrice.A leur tête, on relèverait presque tous les grands noms de la peinture, de la musique, de T architecture, de la statuaire.On y trouve : Injalbcrt, F’orain, Jean-Paul Laurens, Luc Olivier-Merson, Tony-Robert Fleury, Dau-met, Bernier, Pascal, Poüpot, Maurice Denis, Desvallières, Pessart, Marqueste, Redon, Hulot Commerce, Théodore Dubois, Widor, Vincent d’Indy___L’association vivait pros- père et silencieuse, quand, l’hiver dernier, elle entra dans la gloire, présentée au grand public par René Bazin qui la harangua au dessert de son cinquantième dîner fraternel : “Vous vous nommer catholiques des beaux-arts, leur disait l’éminent académicien, au soir du 11 janvier 1913.Titre .magnifique 1 II exprime le meilleur de Tâme: sa foi religieuse, et avec elle son plus bel amour, Tart, qui est du voisinage de Dieu et un peu de sa lumière.Sans doute, au siècle passé, le XIXe, on a vu de grands artistes catholiques.Mais un mouvement d’ensemble et de jeunesse, une assemblée liée par une grande espérance commune, toute une fraternité d’ouvriers de l’oeuvre attendue, nécessaire et prochaine, voilà qui est nouveau.Vous êtes des précurseurs, de jeunes chefs de file.Bien d’autres hommes s’engageront après vous dans la voie où vous êtes.Et déjlà nos adversaires ont le sentiment de ce renouveau qu’ils n’ont point appelé de leurs voeux.Dans ce pays qu’on a tout fait pour abêtir et pour salir, un miracle — est-ce que tous les printemps n’en sont pas un ?— a préparé aine élite puissante, décidée, enthousiaste, de catholiques, de quoi revivifier toute la France.On peut déjà prévoir une renaissance religieuse, que verront s’épanouir les plus jeunes d’entre vous.” Les arts ont repris le contact avec la grande tradition chrétienne, ils replongent leurs racines au vieux sol français d’où jaillit autrefois l’incomparable floraison des grandes oeuvres classiques.Francis VINCENT.La Revue pratique d’apologitique du 15 juin.ZOLA PAR G.LEC1GNE Nous détachons d’un article public dans l’Univers par M.C.Leci-gne, à l’occasion d’une récente fête en l’honneur de Zola, ces dures, mais justes paroles:— “Je me souviens d’un mot que je surpris sur les lèvres d’un ouvrier, à la porte d’une usine, le lendemain du jour où le Syndicat de la trahison nationale conduisit lu dépouille de Zola dans le temple profané.Le brave homme dépliait son journal; il en lut deux lignes aux camarades Il y eut sur ces visages une grimace qui exprimait du dégoût : “Zola au Panthéon! Ils en ont une santé!.” telle fut la conclusion du rude lecteur.“Ils en ont une santé!” Cet ouvrier traduisait en son langage fruste l’impression que l’apothéose de Zola laissa dans Tâme du peuple.Ces hommes n’avaient peut-être pas lui une ligne du grand stercoraire; il leur apparaissait de loin sous l’image d’un brasseur de fange.Il évoquait à leur esprit le fantôme d’un de ces travailleurs qui opèrent à la lueur clignotante des becs de gaz et qui sont les associés d’une Compagnie dont le seul titre de gloire est d'être nocturne et inodore.Conduire cet homme-là au Panthéon, c’était pour eux la suprême effronterie, une sorte de sacrilège qui ’es froissait à la fois dans leurs vagues instincts religieux et leurs délicatesses morales.Ils avaient peut-être chanté au sortir d’un meeting de folie : “Le Christ à l’écurie 1”, mais ils ne savaient sur quel air fredonner lu nouvelle ch an son : "Zola au Panthéon 1” Zola au Panthéon!.En quel cerveau fumeux, détraqué, ce para' doxe a-t-il pu naître ?.Dans le temple où flottait encore le mystique parfum îles fleurs et de l’encens, on installa cela.cette immondi-ce, cette odeur, ce lourd cercueil dont les planches scellées laissaient échapper comme un relent de pestilence.A la ¦dernière page de Nona, Zola s’attarde à décrire le cadavre de son héroïne.“C’était un charnier, une pelletée de chair corrompue, jetée là sur un coussin.1.Il semblait que le virus pris par elle dans les ruisseaux,,, ce ferment dont elle avait empoisonné un peu- ple, venait de lui remonter au visage et Tavait pourri.“L’oeuvre de Zola ressemble à ce cadavre.D’un sanctuaire national, ia Démocratie avait commencé par faire un temple païen; elle fit, ce jour-là, une espèce de cloaque.Je ne serais pas étonné si nos grands hommes, frissonnant d’horreur à la pensée qu’on pourrait leur imposer un jour le contact posthume de Zola, ajoutaient désormais ce codicile à leur testament : “Je défends que l’on conduise mes cendres au Panthéon !” U y avait, dans l’histoire humaine, un nom et un souvenir adorés, le plus beau de tous les noms, le plus saint de tous les souvenirs.Rousseau, en une heure de lucidité, s’inclinait devant eux.Napoléon à Sainte-Hélène les évoquait avec un attendrissement qui réveillait toutes ses croyances enfantines; Renan lui-même n’y touchait qu’avec une sorte de religion involontaire.Zola vint; il mit sa grosse et lourde patte de manieur de boue sur l’Evangile ouvert.U prit ce nom-là et il affubla du nom de Jésus-Christ une espèce de crapule de village, un paysan, toujours gris, suant et puant l’alcool et dont le simple signalement serait un défi aux pudeurs les plus sommaires.Il y avait, dans la théologie catholique,une page en laquelle les moins croyants saluaient au moins un mythe gracieux, un symbole de poésie grandiose: TEden biblique, avec son couple primitif, son arbre défendu, son drame douloureux, son archange vengeur.Zola vint; il ouvrit la Bible, comme il avait ouvert l’Evangile.Du Paradis, il fit le Paradou, un jardin aux tonnelles indulgentes, une façon de parc du Moulin-Rouge; d’Adam et d’Eve, il fit Serge et Albine, deux êtres au coeur lourd de passions, aux mains lourdes de péché; de l’Archange, il fit Archangias, le frère gardien du Paradou qui dort sur le seuil, son bâton de cornouiller dans les doigts.“11 ronflait au milieu des ronces, la face au soleil, sans que son cuir tanné eût un frisson.Un essaim de grosses mouches volait au-dessus de sa bouche ouverte.” L’enluminure biblique n’est plus qu’un chromo à attacher à la cloison des guinguettes.Il y avait, là-bas, sur les pentes de MassabieMe, une grotte bénie, la grotte du mystère et du miracle : une Vierge souriante, une enfant en extase, un églantier en fleurs.Zola vint à Lourdes.De la Vierge, il fit un vague fantôme pareil à ceux qu’évoque la Palladina; de Bernadette, il fit une hystérique, quelque cliente enlevée à la clinique de Charcot; de l’églantier fleuri, il fit une lourde couronne pour en ensanglanter le front de la douce et pure voyante.Il y avait une ville qui était un musée pour les artistes, un trésor pour les savants, un sanctuaire pour les croyants.Zola vint à Rome.Louis Veuillot avait écrit le Parfum de Rome: Zola écrivit quelque chose qui pourrait bien s’intituler les Odeurs de Rome.Pour certaines narines, il n’y a pas de parfums; il n’y a que des odeurs.Et de la ville sainte, il fit une façon de Cosmopolis où se donnent rendez-vous toutes les intrigues ambitieuses, les crimes stendhaliens et tous les fantoches du mélodrame.Un Guide pour Rome, avec des gravures obscènes, la Ville Eternelle ne lui avait inspiré que cela.Il y avait, dans nos annales françaises, une page sanglante, infiniment triste, belle cependant d’inutile héroïsme et de mélancolique gloire.Un ennemi avait dit, en voyant nos soldats se ruer contre les siens avec la furie de notre race et notre superbe dédain de la mort: "Oh! les braves gens!.E.Zola se donne le même spectacle.Mais sous sa plume, le grand désastre ne fut plus que la Débâcle; l’armée des pauvres héros ne fut plus qu’un troupeau de bêtes que Ton conduit à la boucherie.Et il fit de son oeuvre un pamphlet si odieux que l’Allemagne Ta pieusement accueillie, traduite, illustrée, et qu’à la première page elle a eu le droit de représenter un soldat français foulé aux pieds, étranglé à la (gorge par un soldat prussien.Il y avait au monde une belle langue pudique comme une vierge de cloître, claire comme l’eau des fontaines, légère comme un vol d’oi.seau.Zola vint; il ouvrit le dictionnaire français, comme il avait ouvert l’Evangile et la Bible.Et le sacrilège fut consommé 1___Au bout de l’instrument qui servait de plume à cet homme-là, la langue de nos pères se fit grossière jusqu'à l’inimondice, canaille jusqu’aux propos d’ivrognes, plus lourde qu’une charretée de moellons.Il l’obligea à jurer, à cracher, à vo miir, à plaisanter dans l'argot de Belleville, à rire avec le rictus de Ménilmontant, à se vautrer dans le fumier des Halles et à se souiller dans la boue noire et gluante de Germinal.O ma langue, la langue de Racine, de Bossuet et de L.Veuillot, il faudra des siècles pour te faire oublier d’avoir un jour passé par les lèvres de ce Satyre 1 Il y avait.Il y avait.Je n’en finirais pas de raconter les profanations commises «par Zola.Il fait penser vraiment à celui que je viens de nommer, au Satyre de Hugo, au maroufle que le poète a représenté embusque dans TOlympe.Il vivait là, chassant, rêvant, parmi [les branches, Nuit et jour, poursuivant les va-[gues formes blanches, C’était un garnement de dieu fort [mal fané.Tout craignait ce Sylvain à toute [heure allumé, Son oeil lascif errait, la nuit, com-[me une flamme.Comme une flamme.comme un feu follet, une de ces lueurs qui montent le soir des charniers, des fosses où fermente la chair corrompue et dont no® "’"nies croyaient qu'ils rond ii les fondrières vers Tabir.mort.C.LECIGNE.CYCLE MORBIDE LES PILULES ROUGES Dépuratives et fortifiantes, chassent la maladie et refont la santé de toutes les femmes débiles qu’elles réparent les lésions causées par ces diverses intoxications, parce qu’elles rendent, au moyen d’un apport d’oxygène, aux cellules leur énergie vitale ; parce qu’elles ramènent à leur condition normale les millions de cellules qui travaillent en harmonie dans cette essence; parce qu’elles réintègrent au sang toute sa pureté et qu’elles chassent la maladie incapable alors d’exister dans le corps humain, pas plus qu’un microbe ne peut vivre dans un feu ardent ou dans un froid au Klondike.Voici d’ailleurs un exemple de guérison, nous pourrions même dire de guérison multiple: Compagnie Chimique Franco-Américaine, 274 rue Saint-Denis, Montréal.Les maladies des femmes sont en général localisées dans un cycle morbide; c’est presque toujours le même cercle vicieux des troubles intimes, des maladies de l’estomac et des nerfs.Ces maladies sont dangereuses surtout par leur marche qui va toujours en s’augmentant et par leurs conséquences.Chez les jeunes filles, ces troubles entraînent l’hystérie, Tanémie, la neurasthénie.Chez la jeune femme, c’est une oeuvre d’épuisement et de débilité.Enfin, à l’âge critique, ces malaises se transforment souvent en tumeurs malignes difficiles à guérir.Le symptôme principal, c’est une grande lassitude, un état de faiblesse, de fatigue douloureuse dans tous les membres et particulièrement aux jambes et aux reins.C’est un besoin constant de repos, assise ou couchée.Allongée, la malade ne sent plus rien, mais sitôt debout, il se produit une sensation de poids qui tombe et tous les malaises recommencent.Bref, depuis le matin jusqu’au soir, ces malades éprouvent une souffrance indéfinissable, continuelle qui les énerve et les épuise.Les yeux sont creux, la langue chargée, le visage blême et fatigué, le corps amaigri et c’est la preuve que les aliments ne nourrissent pas la malade; l’estomac est dérangé, inapte à digérer les aliments.On ne peut pas avoir bonne mine ni être bien portante, si les aliments vous restent non digérés sur Tes-tomac.Ils ne font dans ce cas que peu ou point de bien; au contraire ils servent à former des acides nuisibles qui se répandent dans votre sang et sont la eau.se de la constipation, des excès de bile, des maux de tête, des insomnies, des douleurs, dans l’estomac, la poitrine et le dos, des étourdissements et de la dépression mentale.C’est le moment où la femme menace de tomber la proie des germes nocifs de ces fameux microbes dont son corps est la proie désignée.Les microbes vivent dans notre organisme sans inconvénient pour celui-ci, à condition qu’il soit dans un état normal de santé et de résistance.Mais, si, par suite d’excès de travail, de nourriture, d’émotion; si, en raison de manque d’air, de lumière, d’exercice, par cause de mauvaise alimentation, veilles, privations, déceptions, chagrins, les cellules sont affaiblies, alors l’organisme se laisse envahir par des microbes contre lesquels il n’a plus la force de résister.Or, les microbes secrétent des poisons violents,To* xines qui se répandent dans la circulation, tuent les globules rouges et détruisent les cellules.Que faut-il faire alors?Il faut désintoxiquer l’organisme au moyen d’un remède dépuratif, c’est-à-dire éliminer les poisons que les microbes déversent dans le sang.11 faut aussi fortifier les globules rouges et, par suite, donner à l’organisme la force qui lui manque pour lutter contre le microbe envahisseur et générateur des toxiques, donner aux tissus et aux cellules touchés par le poison de quoi se régénérer.Il n’y a pas à cette fin de remède plus efficace que les Pilules Rouges; dépuratives, elles expulsent de la cellule, du sang, des tissus, tous les déchets, toutes les toxines qui les encombrent qu’ils soient d’origine microbienne, chimique ou organique; fortifiantes, parce CONSULTATIONS GRATUITES.— A toutes les femmes qui souffrent, quFsont faibles, nous-conseillons une visite aux Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, au No.274 rue Saint-Denis, Montréal, au cours de laquelle elles apprendront gratuitement non seulement comment se traiter sûrement, recouvrer les force.qu’elles ont perdues, mais aussi les moyens de préserver leur santé pour l’avenir- Les femmes malades qui ne peuvent se rendre à nos bureaux, sont invitées à écrire à nos médecins.Consultations (tou6 les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 8 heures du soir.Les Pilules Rouges, jamais vendues autrement qu’en boîtes de 60 pilules et portant Tétiquette de la Compagnie Chimique Fran'co-Américain e, se trouvent chez tous les marchan ds die remèdes.Nous les envoy ons aussi, p ar la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 60c pour une boîte, $2.50 pour six boites.Toutes les let-trep doivent être adressées : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Denis, Montréal.Messieurs, Je suis bien heureuse de vous annoncer qu’aprës avoir pris sept boites de Pilules Rouges seulement, je suis parfaitement guérie et me trouve en excellente santé- Jamais je n'aurais pu espérer me voir rétablie à si peu de frais, en songeant que j’étais malade depuis un an presque.La cause première de ma maladie était une pleurésie que j’avais négligé de soigner, et à force de retarder et de laisser faire, le mal était devenu insurmontable.Il augmentait toujours et j’essayais de toutes sortes de remèdes, mais rien n’y faisait.C’est alors que je me suis rappelé l’adresse des Pilules Rouges que j’avais lue dans les journaux, et que je vous ai écrit.Cela a été un bonheur pour moi parce qu’aussitôt que j’ai commencé à prendre de ces bonnes pilules, il s'est produit une amélioration qui s’est ensuite constamment accentuée jusqu’à mon rétablissement complet.J'ai une de mes soeurs à Chicoutimi, qui est dans le même état que moi, mais elle ne connaît pas au juste l’efficacité de vos pilules.Elle m’a dit que si elles me guérissaient, elle les prendrait en confiance et que si vous publiez mon certificat elle en fera usage immédiatement.Après avoir lu cette lettre, je ne doute pas qu’elle vous écrive immédiatement.J’ai aussi à Brunswick, Me., une cousine qui-rialt de moi quand j’ai commencé à me soigner avec les Pilules Rouges; mais elle m’a dit que si elle&sont aussi bonnes que Je prétends et si les journaux annoncent ma guérison, elle en prendra aussi.En voilà encore une qui sera bien heureuse de me savoir grosse et grasse, mol qui avais les yeux cernés et les joues creuses, et quf,-maintenant, respire la santé.Je vous ai donné aussi une autre pratique d'unrdame qui était sur le point d’aller à l’hôpital lorsque Je l’en al empêchée pour lui faire prendre les Pilules Rouges-qul l’ont guérie.Tout ce monde là a maintenant une confiance absolue dans les Pilules Rouges qui sont le meilleur remède des femmes”.—Votre dévouée, Dame EMELY BERGERON Bartlett, N.H.mm UNE MINUTE Suffit pour gonfler n’importe quel genre de pneus si vous vous servez du tube Sparklets Dans Tintérêt de l’économie et de votre auto, ne manquez pas de venir examiner ces tubes.Demandez une brochure explicative.-L'ESSAYER C'EST LADOPTER- 5c et 10c V.E ClGKfc •‘ClAlW®' En vente partout LA CIE DE TABAC CLUBMEN | Tél.St-Loui.6635 698 PAPINb.AU Une fontaine commémorative du Parc Jeanne - Mance M.W.H.Atherton, eecretntre de la ligue du progrès civique de Montréal a adressé la lettre suivante au mnlre A T occasion de l'érection d’une fontaine Parc Jeanne Mance.Son Honneur le Maire de Montréal, A la demande du "Oregor Memorial Committee'’, J'ai le plaisir de Nous vous l’enverrons franco.J.V.H.BOUSQUET 416 Rue Amherst Téléphone Est 106 ( de Bousquet & Sarault, courtiers en immeubles.) vous offrir, pour la ville, la fontaine êrigé.e sur le Parc Jeanne Mance.Le monument sculpté par Henri Hébert et placé par J.C.Ficher est formé d’une colonne de pierre à sable do Tlndiana, haute de sept pheds et demi, surmontée de trois dauphins.Sur chaque face, il y a un bassin avec un jet d’eau il même duquel Ton boit.: Sur chaque face de la fontaine, Ton peut lire : "A good citizen."—- Un bon citoyen.— "Leigh R.Gregor 1860-1912.” La mort subite du professeur Gregor au moment où il s’occupait presque exclusivement de la ligue du progrès civique de Montréal, a été la cause de T érection de ce monument fourni grâce à la générosité des Ca nadiens-français et anglais.Comme il s'intéressait particulièrement au bien être des entants, le site choisi ne peut être mieux approprié.Je suis chargé de vous remercier d'avoir accepté de fournir l'eau et d'avoir permis l’installation de cette fontaine sur le Parc, encourageant ainsi la ligue du progrès civique.J'ai l’honneur d’être Votre tout dévoué W.IL ATHERTON, Secrétaire actif.EN VENTE AU DEVOIR Est paru:— “A ROUT PORTANT” do Nap, Tellier Le vol.franco 27cls VOL.IV.— No.173 / LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 26 JUILLET lyib / LES PLANTES D’APPARTEMENT Un irrésistible besoin, un esorte de Xiostalgie de la vie ancestrale pousse l'homme à se rapprocher de la nature.Quand il ne peut aller à elle, c’est elle qu'il fait venir à lui.De là l’usa-p d’introduire, fleurs et plantes dans Ja décoration de nos demeures.Et tet usage est vieux comme le monde ; t>n le retrouve chez tous les peuples, h travers toutes les civilisations : ‘"O brahmane vénérable, dit la femme îles Vedas, apporte-moi le bassin d’or bù j’ai planté le lotus bleu, la fleur couleur du ciel qui rend moins amères les trahisons de l’amour.” Ce goût de la décoration florale de te, “domiculture”, ainsi qu’on l’a nom-teée, s’est démocratisé, comme toutes les choses de luxe.Aujourd’hui le «omptueux palmier tend à remplacer l’humble pot de giroflées dans les plus humbles demeures.; Il n’est donc pas sans intérêt de Rechercher quelles plantes se prêtent re mieux à cette destination et comblent on peut les adopter aux exigen-fces du milieu.Et, d’abord, existe-t-il des plantes *0’appartement ?A vrai dire non.Il n’y a pas de plantes d’appartement, pas plus qu’il ti y a d’oiseaux de voillères ou de poisscms d’hquarium a dit avec Paison, M.Henri Bloudeau.Les plantes vivent dans l’air comprimé des maisons “quoique” et non “parce que”.Voyons donc quelles sont celles qui peuvent vivre quoique placées dans Ses conditions anormales et comment ïes soins attentifs peuvent suppléer à tout ce qui leur manque.Ce qu’il faut chercher, a quit tout, quand on achète des plantes d’appariement, ce sont des individus robustes, susceptibles de résister au régi- mc anémiant de la prison qui les attend.Cn ne choisira donc que des plantes saines, trapues, vigoureuses.Les feuilles luisantes et d’un beau vert dénotent une santé prospère ; au rontraire, les arbustes dont .les Leuilles commencent il jaunir où sont parsemées de taches devront être é-tartés.Ces stigmates dénotent, en î’fet, la presence d’insectes qui travaillent à la destruction de la plante.Mais ces précautions ne suffisent pas.La plante la plus robuste transportée dans un appartement dont la température moyenne oscille autour de dix degrés ne tardera nas à dépérir.Tl faut qu’elle soit acclimatée, préparée à cette transition.L'acheteur devra donc s’enquérir des conditions dans lesquelles la plante a été cultivée et ne pas lui imposer un brusque changement de température auquel la plupart ne résisteraient pas.Cette précaution pr:se, il n’a plus qu’à donner à sa fragile pensionnaire les soins qui Lui conviennent.Une question délicate est celle de l’arrcssge, Quelle quantité d’eau donner au", plantes d’appartement?C’est là un point qui préoccupe toujours la maîtresse de maison.Pas assez d’eau, la plante s'étiole et meurt; trop d’eau, elle pourrit.L’excès d’arrosage ne cause pas moins de mécomptes que son insuffisance.L’eau devra être distribuée régulièrement.Gardez-vous de faire comme ces imprévoyants qui, ayant oublié un jour d’arroser leurs fleurs s’empressent, le lendemain, de leur donner la ration double.Noyer les gens pour les désaltérer est un procédé qui rappelle celui de Gribouille.Pour le même motif, si le pot reposa dans une assiette, ayez soin de ne pas laisser dans le récipient l’eau qui s’y répand par le drain: elle ferait pourrir les racines.La température de l’eau a également son importance.Ne l’employez pas trop froide, principalement en hiver; servez-vous d’eau à la température de la pièce et donnez-en modérément.La plante, en effet, ne réclame pas 1a même quantité d’eau à l’époque des grands froids qui paralysent sa vitalité qu’au printemps ou l’été, alors que les organes 'Sont en pleine ' auBOK’HP.ms vF'l LE PLUS CELEBRE DES Viî'iS TONIQUES ET APERITIFS FRANÇAIS Il n’y a qu’un véritable “DUBONNET” Un nom seulement sur la bouteille “ DUBONNET* Méfiez-vous des imitations L.CHAPtiï, FILS 4 GIE USITEE Seuls dépositaires pour le Canada, Montréal activité.Ne perdons pas de vue d’ailleurs que, d’une façon générale, la végétation est plus lente dans les appartements que dans les serres.L’arrosage, par suite, doit s’y faire moins abondamment.Mais ce n’est pas seulement par ses racines que se nourrit la plante.Ses organes aériens concourent aussi à sa nutrition.C’est au moyen de leurs feuilles qu’elles s’assimilent l’acide carbonique de l’air.Mais, pour cela, l’action de la lumière est nécessaire.Vous n’avez pas été sans remarquer qu’une plante placée à proximité d’une fenêtre se courbe du côté d’où vient la lumière.C’est si vrai que, pour empêcher sa déformation, on doit fréquemment modifier son orientation.Donnez donc de la lumière à vos plantes puisque d'instinct elles la réclament.Mais n’allez pas jusqu’à les exposer aux rayons éclatants du soleil.Ce serait risquer de les griller.Enfin, est-il nécessaire de le dire, la plante a besoin d’air.C’est son élément.Elle s’étiole à la chaleur sèche de nos demeures où les calorifères conspirent contre la santé de tous les êtres.C’est une erreur de croire que les plantes dites tropicales se plaisent dans les locaux surchauffés.La température qui leur convient varie suivant les espèces, mais l’air confiné de nos demeures leur est pernicieux.On devra les mettre en contact avec l’air extérieur dès qu’un temps doux et sans brouillard le permet.Les sortir est encore le mieux, en ayant soin d’éviter les trop brusques changements de température.Si on ne peut les exposer en plein air, on ouvrira les fenêtres en les préservant toutefois des courants d’air, dont les effets sont désastreux.Les plantes sont, on Te voit, des êtres impressionnables et sensitifs qui exigent de grands ménagements.Quiconque désire leur gracieux voisinage doit bien se pénétrer de leurs besoins, j’ailais dire de leurs aspirations, apprendre à connaître les préférences de chacune et s’efforcer de les satisfaire.Les plantes vertes susceptibles de concourir à la décoration de nos demeures sont nombreuses.Parmi elles, le palmier tient certainement la première place.Robuste et tolérant, il est un hôte très conciliant, toujours prêt à se plier aux circonstances et à faire bon marché des petits ennuis de l’existence.Aussi est-il très recherché.Qu’il s’agisse de garnir une serre, de meubler un coin de salon, de décorer un escalier, c’est à lui qu’on s’adresse.11 est de toutes les fêtes, partout où il y a un monument à inaugurer, un centenaire à célébrer, on le voit arriver la mine épanouie, le geste protecteur, et sa présence n’est pas moins nécessaire à ces solennités que les flots d’éloquence officielle.Il existe de nombreuses variétés de palmiers.Sur laquelle doit-on porter son choix ?Cela dépend des circonstances, du climat et de l’effet décoratif qu’on se propose d’obtenir.Nous pouvons indiquer entre autres : Le “phœnix”, cultivé en plein air dans le Midi de la France.Très ornemental avec tes tiges élancées, peu exigeant, il fournit une longue carrière pourvu qu’on ne lui refuse pas les soins les plus élémentaires.Moins rustique que le “phoenix”, le “latania” est recherché pour ses belles feuilles en éventail et son aspect vraiment décoratif.Le robuste “kentia” est également très employé pour la décoration des intérieurs.Mais ce sont les “cocos” qui fournissent le plus gracieux des palmiers d’omement.Certaines variétés de cocos atteignent des proportions considérables, quelques-uns mesurent jusqu’à cinq à six mètres de hauteur.Ce n’est pas de ceux-là que je parle ; l’exiguité de nos maisons modernes se prêterait mal à leur emploi ; mais d’autres sont de dimensions minuscules.Le " cocos veddeliaua”, le plus délicat des palmier, avec ses feuilles légères et finement découpées, est tellement menu que, même adulte, on peut le planter dans des pots de très petite taille et l’employer pour la décoration des tables.Citons encore le “corypha” d’Australie, garni de belles et larges feuilles supportées par des pétioles armées d’aiguillons.C'est le plus rustique des palmiers u’appartements.“L’a-rêca”, qu’il ne faut pas confondre avec le kentia, auquel il ressemble un peu.Ce dernier est d’une substance plus charnue que les autres palmiers, il se distingue notamment du kentia par une sorte d’éperon qu’il porte à son pied.Cette variété demande beaucoup d’eau.Je ne puis énumérer ici les nombreuses espèces de palmiers qui s’offrent au choix de la maîtresse de maison.Chacune s’inspirera de son goût personnel, des ressources qui lui seront offertes.L’essentiel est de ne faire appel qu’à des variétés bien rustiques et n’acheter que des plantes en bon état de résistance.Les plantes exotiques, Si répandu que soit aujourd'hui leur emploi,mettent dans la banalité de nos maisons modernes une note toujours pittoresque.Elles nous parlent de ces lointains pays que tant de nous, hélas ! ne connaîtront jamais.A ce titre,elles sont bienfaisantes, car elles noua apportent un peu de rêve.Ch.Brillaud de Laujardière.(Le "Gaulois ”,) Quelques Bons Marchés Immobiliers Rue Waverley Ensemble ou séparément : deux ! maisons adjacentes de trois appartements chacune, en pierre et brique, bâties comme des forteresses.L‘.a logem.inférieurs ont 8 pièces, avec parquet et boiserie bois dur, cave béton 10 pds haut, et chauff.eau ch.; 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La plus belle terre de l’Ile Perrot, (en face de Dorion et de Pile aux Pins) , 132 arpents avec magnifique cottage de 12 pièces, $40,000, peu de comptant.A dix minutes du pont de Vaudreuil.Admirablement située pour villégiature.Une terre voisine, moins grande, s'est vendue $50,000.Vaudra $1,000 de l’arpent le jour (très prochain) où pont pour voitures sera construit.Il y a cinq cents richards à Montréal, qui devraient acheter cet te terre pour s’en faire un domaine comme les plus beaux de Senneville et de Beaconsfield.Occasion unique pour trois jours seulement.Pour $53,000 : maison de rapport toute en brique, planchers bols dur, boiserie acajou, (oui, mes amis, acajou ! ) dans un des plus beaux quartiers de Montréal, à 15 minutes des bureaux, revenu brut plus de 12 p.c.$12,000 seulement comptant, $10,000 dans 8 mois, $10,000 dans 18 mois et $25,000 dans 3 ans, avec intérêt de 6 1-2 p.c.Ne serait pas cher à $75,000.Le propriétaire paie la peine d’avoir été lui aussi un peu fou aux jours d'abondance.N’ayez pas pitié de sa misère, profitez-en ! AVIS LEGAUX PROVINCE DE QUEBEC, district ds Montréal.Cour de Circuit.No 9006.Michel l^acroix, cultivateur, de Ste-Scholastique, district de Terrebonne, demandeur ; va Moïse Paquette, da ; Montréal, défendeur, l^e quatrième jour : d'août ]913, à une heure de Paprès-mldi.au domicile du dit défendeur, au No 1*216 rue Cartier, en la cité de ’ Montréal, seront vendus par autorité j de justice les biens et effets du dit dé-I fendeur, saisis en cette cause, consis-! tant en meubles de ménage, etc., etc.! Conditions : Argent comptant.L.»l.8.RACETTE, H.C.8.Montréal, 25 juillet 1913, I PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-jréal, Cour de Circuit No.7541.—Aarun Wer* 1 shopp, demandeur, vs.J.E.Marchand, défen* j deur, Israel Faquin, tiers-saiaie.Le 7me 'jour d’août 1913.h onze heures de l'avant-j midi, au domicile du dit ners-saisi.au No.1303 rue Cartier en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens ; et effets du dit tiers-saisi, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.I Conditions : argent comptant, li.DRAIN-VILLE, H.C.S.Montréal, 25 juillet 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.12186.—W.Hand-field, demandeur, vs.C.Rabinovitch, défendeur.Le 7me jour d’août 1913.à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No.30 rue Duluth Ouest en la cité de Montréal seront vendus par autorité de justice, les biens et effets du dit défendeur, sal-| sis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc .Conditions : argent comptant.| R.DRAINVILLE.H.C.S.Montréal, 25 juillet 3 913.Crédit Métropolitain {limitée) MEMBRE DE LA BOURSE IMMOBILIÈRE DE MONTRÉAL Rue Saint-Jacques, 74 - - Téléphone ; Main 6455 -STRAiGHTJO THE MARK-^^- - fifc£;DftOit/AU BUT.-'- PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.2382.—E.Goldfine and Son, demandeurs, vs.B.Capson défen-1 deur, et Alfred Filion, tiers-saisie.Le 7me jour d’août 1913, à onze heures de l'avant-midi, au domicile du dit tiers-saisi, rue Contrecoeur, près de la rue Notre-Dame, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit tiers-' saisi, saisis en cette cause, consistant en j portes, chassis.etc.Conditions : argent comptant.R.DRAINVILLE.H.C.S.Montréal, 25 juillet 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour de Circuit No.3099.—Mrs.S.Se-lick, demandeur, vs.H.T.Kaiserman.défen.deur.Le 7mc jour d’août 1913 à deux heu res de l’après-midi, nu domicile, du dit défendeur, au No.6 Ave.des Pins Est.en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant cn meubles de ménagie, etc.Conditions : argent comptant.R.DRAINVILLE.H.C.S.Montréal.25 juillet 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Ri-mouski.Cour de Circuit No.873.—Joseph Fortier, demandeur, vs.De G.DnchAne et vir.défenderesse.Le 6me jour d’août 1913, & onze heures de l’avant-midi, au domicile du dit demander, au No.348 rue Borri, en la cité d« Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dît demandeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.R.DRAINVILLE.H.C.S.Montréal, 25 juillet 1913.Directeur-gérant : OLIVAR ASS KLIN Année 29eme UN PLACEMENT-PRATIQUE, TANGIBLE, PROFITABLE «e L’achat d’un ou plusieurs lots de nos propriétés sur les bords du Lac Saint-Louis est pour vou« un placement sûr et judicieux, quelle que soit votre position financière.Strathmore, Dorval, Valois, Lakeside, Pointe-Claire Un district augmentant rapidement—qui grandit en population, en valeur, en amélioration, et dans l'estime publique.DEMANDE ET VALEURS Les lots se vendent rapidement en dépit des rapports du marché monétaire.Pourquoi?demande existe et nous pouvons y suppléer.Constatez par vous-même pourquoi les valeurs montent où le terrain est en si grande demande.Une visite sur les propriétés vous convain- Avantages Spéciaux DU PIED El PLUS CONDITIONS ÊT PROFITS, 10 POUR CENT COMPTANT ET $5 PAR MOIS PAR LOT Ces conditions faciles et bien connues de Mardi ont fait la fortune pour d’autres, et vous aideront.Nous pouvons vendre à des prix aussi bas parce que nous avons acheté le terrain avant la grande hausse des v&ieurs sur les bords du Lac.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.10257.—Jean-Edouard Charbonnenu, demandeur, vs.Henri Lasnier, défendeur.Le 4me jour d’août 1913 à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaires du défendeur, au No.550 rue .Saint-Denis, en la cité de Montreal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en machine à rayons X, ameublements, etc.Conditions : argent comptant.R.DRAINVILLE, H.C.S.Montréal, 25 juillet 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district dt> Montréal, Cour de Circuit No.2427.—George Le-gnult, demandeur, vs.Amédée Aubut.défendeur.Le 4mp jour d’août 1913.ft dix heures de l'avant-midi, nu domicile du dit défendeur, ou No.1G9 rue Moreau, en la cité de Montréal.seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause,.consistant en meubles et articles de ménage.Conditions : urgent comptant.THOMAS N.PROULX, H.C.S.Montréal.25 juillet 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.6457.—Victor Côté demandeur, vs.Dominica Sanctili, épouse de Venanza Andrea, défenderesse.Le 5me joui d’août 1913 ft dix heures de l’avant-midi, an domicile de la dite défenderesse, au No.184 rue Hadley en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en eefrte cause.consistant en cheval, voiture, bois, etc.Conditions : argent comptant.R.DRAINVILLE H C fi 7 Montréal, 25 juillet 1913.sur^chaque propriété, 46 trains quotidiennement, On est à installer.Gares du C.P.R., et du G.T.R billets de commutation 8 cents.Chemins nivelés,* trottoirs en ciment les égoûts.l’eau et la luimere électrique.COMMANDES PAR LA POSTE Les demandes de renseignements par la poste reçoivent uns attention spéciaae.Demandez un spécitaen du choix spécial des meilleurs lots pour placement.(Nos bureaux - chefs sont fermés 4 5 heures p.m„ en juillet et août, et à 1 heure n m le 1 succursales sur le propriétés mêmes, ouverts tout le samedi après-midi et toute la journée du dimanche.Nos'aut^mobnes rencontrent tous les trams, tous les jours à Strathmore.’ ° auvumoDiies 6 POUR CENT TRIMESTRIELLEMENT Pour revenu stable et généreux achetez les Débentures-Or-Première-Hypothèque du Mar-cil Trust, rapportant 6 pour cent, l’an, payable tous les trois mois.Dénominations de $100, et multiples.29ième Année.Etablie 1885.Incorporée 1913.Capital payé : $1,000.000.00.Réserve, $1,500,000.00.MARCIL TRUST COMPANY LIMITED Tél.M.3791.Tous Depts.180 EUE SAINT-JACQUES, MONTREAL Veuillez mailer livret à NOM 29eme ,000,000.(L.D.) innee ¦ rrrreui 6 POUR CENT INTERET COMPOSE Avec Un Dollar vous ouvres un compte de *‘Débenture Or-Première - Hypothèque” (par la poste ou personnellement), rapportant l’intérêt composé trimestriellement sur tout montant.Absolument garanti par première Hypothèque sur Immeubles de la Cité de Montréal et un actif de $3,000,000.“Payez quand — et comme vous voulez*V, Le cabinet péruvien Lima, Pérou, 26.— L« cabiniff péruvien, formé le 17 juin, et ayant à sa tête le Dr Aurelio Souza, comme président et ministre de l’intérieur, a donné sa démission hier.Village incendié en Saskatchewan Saskatoon, Sask., 26.— Le village de Brock, Saskatchewan, a été com- plètement détruit par une conflagration.J.e feu s’est déclaré dans une remise et les flammes, activées par le vent, ont bientôt pris des proportions considerables.C’était le jour de la foire annuelle, et il y avait plus de mille visiteurs à Brock.Stengel s’est infligé des blessures si graves qu’il est mort quelques heures plus tard à.l’hôpital.Schaefer a aussi été blessé, mais il guérira.Autre victime de l’aviation Francfort-sur-Mein.Allemagne, 26.— Au cours d'uni vol d’essai, hier, un aéroplane portant l’aviateur Schaefer et un mécanicien du notin de Stengel, est tombé d’uiu' grande hauteur sur le Accident du travail (De notre correspondant) Québec, 26.— Un employé des moulins de la Cie do Pulpe de Chicoutimi, du nom de Desbions, a été blessé, par une machine dont il faisait le net PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-real, Cour de Circuit No.6033.—C.O.Lippé, demandeur, vs.B.A.Leprohon, défendeur, et De R.A.Miraglea et al., tiers-saisie.Le 6me jour d’&ftût 1913.ft dix heures de bavant midi, à la place d’affaires de la dite tiers saisie, au No.211 rue Amherst en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite tiers-saisie, saisie en cette cause, consistant en pupitre, miroir, et marchandises.Conditions : argent comptant.R.DRAINVILLE, H.C.S.Montréail, 25 juillet 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district do Mont-résl, Cour Supérieure, No.8330.—Jean-j Edouard Chnrbonneau, demandeur, va.Earnest Lessard, défendeur.Le 4me Jour d’août 1913.h onze heures de l’avuni-fnidi, au domicile du dit défendeur, au No.953 rue fiaint-André, en la cité de Montréal, seront vendu* par autorité de, justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en eetta cause, ronsistanf en meubles do ménage, etc.Conditions t argent comptant.R.DRAINVILLE, H.C.S.Montréal, 25 juillet 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-1 réal.Cor de Circuit No.7040.—Canadian Je*J wish Times Publishing Co., desmandoresso.vs.Joseph St-Denis défendeur.Le septième jour d’août 1913 ft dix heures do Pavant-ml-di.ft la place d’affaires du défendeur, au No, 1125 rue Saint-I>aurcnt en la cité do Mont* réal.seront vendus par autorité de ln«tic« les biens et effets du dit défendeur, saisis etf cette cause, consistant en meubles de ména^ go.etc.Conditions : argent comptant.N.W.SMITH, H.C.S.Montréal.24 juillet 1913.i toy age, hier.On no croit pas qu’il survive.LA MAISON DU MOUTON DE PERSE C’est maintenant le vrai temps pour vos REPARAGES DE FOURRURES, spécialement vos manteaux en mouton de Perse.En donnant votre ordre maintenant voue serez certain d’avoir vos fourrures prêtes pour les premiers froids, et ce à meilleur marché que si vous attendiez à plus tard.McCombers & Gummings 373 HUE ST-PAUL Angle Saint-Sulpice iimiisiBii 170 3 3>aw FEUILLETON DU DEVOIR Le Secret du Muet par J.Romain Le Monnier son indolence avait failli la précipiter furent le choc qui réveilla son âme.En quelques mois, les qualités latentes de cette femme se révélèrent et s’épanouirent.Le départ de son fils avait égale- rions.Et à son tour elle devint silencieuse, en même temps qu’un cercle bleu entourait ses yeux où les larmes étaient proches.Mme d’Hêtreval aperçut le trou- 31 (Suite) Il sentit particulièrement ce que sa présence en ce logis, propriété des Haudrieourt avait d’insolite et II voulut s’en excuser et chercher des prétextes à une prompte retraite.Mais Louis Haudrieourt, à qui la fréquentafion du monde avait déjà donné quelque perspicacité, ne fut pas dupe de ses explications em-bar rasées.Il s’approcha du ucintre et lui dit sur un ton amical mais qui ne permettait pas une dérobade: —Mon cher monsieur, je vous emmène au Beauvoir.Nul autre que vous ne doit apprendre à ma mère le couronnement de vos patientes recherches.Il ajouta avec un sourire: —Nous sommes de» gens xolitai- l’aumône d’une soirée.Raoul de Senneville sentit nu’à demeurer en ces lieux, ses viriles résolutions de fuir Anaïs et de comprimer ses sentiments subiraient de rudes assauts; mais il ne pouvait sans offense pour ses hôtes, décliner l’invitation.Il monta donc au château.Les épreuves de ces derniers temps avaient transformé Mme d’Hêtreval.M.de Senneville ne retrouva plus la créole indolente et insouciante qu’il avait connue l’année précédente.Ce fut une châtelaine qui le reçut, avec des grâces exotiques dans le geste et dans l’intonation des phrases; mais en plus une gravité d’expression, une élévation de pensées jusqu’alors inconnues chez Mme Haudrieourt.Le drame de la coupure des ro- }cs, vous ne nous refuserez pas ^ches, la vue de^iteMmo duns'Ixyprel ment aiguillonné chez elle l’amour i foie cle sa fille et s’en émut.La gêne maternel, et la nonchalante damejdc paoi,i ne hli échappa pas da-qm se laissait jadis bercer ne cher-1 vantagej Cf ;m )KH1| ,]G quelques ins- en arriva à chait plus qu’à procurer autour d’elle, et surtout à ses enfants de la joie et du bonheur.XXIII HORIZON D’AZUR Fidèle à ses engagements tacites, Raoul de Senneville se montra toute cette soirée d’une réserve, discrétion inaccoutumée.Il annonça son départ pour le lendemain même et ne parla que par monosyllabes, laissant le jeune marin fournir tout seul matière à la conversation par des récits de bord.A plusieurs reprises Mlle d’Hêtreval lui demanda s’il n’était point souffrant.A chaque fois l’artiste répondit par la négative, mais sans lever les yeux sur son interlocutrice.Anaïs qui se faisait une fête de revoir le jeune homme se sentit blessée au coeur par cette froideur qu’elle sentit voulue.Ne pouvant en deviner les causes réelles, la jeune fille lui donna le motif le plus plausible, en supposant que M.de Sen- tants de réflexion ell celle conclusion: “Ce jeune homme éprouve un sentiment réel pour Anaïs, mais, pour une raison qui nous échappe, il veut contraindre, et dissimuler.Il cn souffre.Un indifférent se montrerait plus à l’aise et donne-d’une!,a‘* réplique à mon fils.Sentant que prolonger celle situation serait pénible pour eux tous, elle marqua de bonne heure le moment de la retraite; mais elle eut bien soin de manifester son dé-sh’ — qui pour un hôte devenait un ordre — de montrer au jeune peintre, Je lendemain matin, l’éclaircie opérée dans les futaies pour donner une vue nouvelle sur la mer.Lorsqu’il sortit à l’air frais du matin, Raoul de Senneville aperçut Mme d’Hêtreval qui l’attendait devant le perron.—Venez donc, dit-elle, vous allez manquer l’effet du soleil éclairant les lignes de la Ilève dont on aperçoit la blancheur dans le lointain.Le jeune homme suivit docfle-ment, et bientôt, saisi par le senti neville^partait .flffce- ment artistique et par Ja prédilec- tion qu’il apportait aux spectacles toujours variés de la grande mer, il exprima son admiration devant le panorama découvert nar de judicieux abattages d’arbres et de buissons.•—Vous paraissez reposé, dit alors la châtelaine, hier, vous étiez taciturne., la fatigue sans doule?—Oui, madame, la fatigue.—Voilà que cela vous reprend, vous redevenez sans voix, vous qui découvrez si bien les secrets des muets, pensez-vous donc que vos propres secrets soient impénétrables?Raoul se sentit trembler d’émoi et peut-être aussi d’espoir.—Vous souffrez de tortures morales, parce que vous n’avez pas de confident, ni de guide, et vous errez à l’aventure au risque de manquer votre vie et de marcher sur votre coeur.Raoul, profondément troublé, voulut formuler une vague protestation,.—Votre émotion vous trahit, poursuivit Mme d’Hètreval.Louis m’a raconté par le menu la scène d’hier; il m’a dit votre enthousiasme lors de la découverte des derniers secrets de ce traître de Canteleu.Il m’a dit également que votre embarras et votre mutisme datent de l’instant précis où Rouvray a parlé de l’immense fortune qui nous sera restituée, avec l’honneur du nom de Haudrieourt, Eist-ce bien exact.—Oui.madame.—Cela signifie, mon cher monsieur, qu’en fier gentilhomme, vous avez craint de passer pour un aventurier qui réclame en paiement d’un service la main d’une riche héritière.—Un de Senneville, madame, est incapable d’un calcul quelconque.—Je le sais fort bien, monsieur, mais dans la famille d’Hêtreval la reconnaissance prime tous les autres sentiments, sachez-le, et elle ne se traduit que par des actes.Raoul de Senneville, vous n’avez plus de mère, accepterez-vous d’être mon fils aîné?.Le jeune homme resta muet de surprise, mais ses yeux lancèrent un tel éclat d’espoir que Mme d’Hètreval lut la réponse.Elle entr’ou-vrit scs bras dans lesquels le peintre se jeta tout ému, ne pouvant croire à la réalité d’une telle joie.La châtelaine le gronda doucement.—Par un faux point d’honneur, vous seriez parti sans rien dire, et vous auriez causé votre malheur et celui d’Anaïs, car., elle vous aime éperdûment.Là, remettez-vous, et attendez quelques instants: je vais envoyer ma fille de ce côté, il faudra bien que vous lui parliez; car, ajouta-t-elle avec un sourire mutin et en plaçant un doigt sur ses lèvres, si je vous ai arraché votre secret, monsieur le muet, Anaïs ne pourra vous faire sa déclaration la première.L’oeil perdu sur les vagues irradiées de lumière et dont le murmure berceur montait jusqu’à lui, Raoul de Senneville échafauda des rêves d’avenir et de bonheur, radieux, poursuivi jusqu’à l’infini | comme la ligne insaisissable de l’ho-|rizon où se confondent l’azur de la jmer et des cieux.FIN Faillite cTune coopération J.a Rome Coopérative Association,, fondée il y a six mois, comme épicerie, ' est cn banqueroute et ceux qui y avaient placé leur argent n’espèrent i pas cn retirer un sou.Le fondateur do la maison, \Y.IVellcr, est mort, ce qui a amené la déconfiture de l'association.On y plaçait de 25 sous à 81 par semaine.Au bout de six mois on touchait six pour cent de rabais sur les marchandises achetées ; au bout du deux ans, on pouvait retirer le montant de son capital en marchandises seulement ; au bout de dix ans, on touchait le capital placé.LAgÊr> LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 26 JUILLET 1913 VOL.IV.— No.173 N LA VIE SPORTIVE DANS LE BIG FOUR TOUS LES AMATEURS LOCAUX DEVRAIENT SE RENDRE AU PARC MASCOTTE CET APRES-MIDI CAR LA JOUTE AU PRO-GRAMME VAUDRA LA PEINE D'ETRE VUE.LES REGATES DU CHAMPETRE UNE GRANDE FETE NAUTIQUE AURA LIEU AUJOURD’HUI ET DEMAIN A MONTREAL EST.—COURSES EN CHALOUPES, EN CANOTS ET EN YACHTS.Les amateurs du sport nautique seront servis à souhaits aujourd'hui et demain s’ils daignent se rendre à Montréal-Est.En effet, le Club Champêtre Canadien, tiendra ses régates annuelles et tous savent que cette association par excellence fait toujours les choses en grand.La journée d’aujourd’hui sera consacrée aux courses en chaloupes et en canots, et celle de demain aux courses de yachts.Le nombre des inscriptions nous assure des courses très contestées et très importantes.Les principaux yachts de la province prendront part aux épreuves de demain et se disputeront l’une des plus belles collections de coupes et de trophées vues à Montréal.Le free for ail de 25 milles sera certainement un événement sensationnel.Après les courses, il y aura une sauterie et illumination, etc.Les clubs qui ont promis de prendre part à ces régates et qui ont inscrits leurs rameurs sont: Cartierville, Grand-Tronc, Longueuil, Lachine, St-Lambert et Champêtre.Il y aura six canots de guerre.La journée d’aujourd’hui se terminera par un hop.Il n’y a pas moins de 44 yachts d’inscrits pour les courses demain.En voici la liste: Marie II, à M.Luther, Hydro- Dans la ligue Internationale PARC DOMINION MEILLEUR QUE JAMAIS OUVERT TOUS LES JOURS DE 1 P.M.A MINUIT.MERVEILLEUX! MERVEILLEUX! LES ROYALS ONT PERDU HIER LA PREMIERE PARTIE DE LA SERIE AVEC BALTIMORE PAR UN RESULTAT DE 3 A 2.— LES AUTRES JOUTES.Toronto.Jersey City.plane; Grégoire VH, à Pyke Putman Co., Hydroplane: Helen III, à Pyke Putnam Co., Hydroplane; Jovial, à E.E.Kent, Hydroplane; Désiré 1er, à A.Lebrun; Le Piron, à H.Viger ; Reeves, à W Reeves; F.A.S.à H.Scott; Jacqueline I, à Léon Rolland, jNewark.Jacqueline III, à J.L.Frigon; Majes- Rochester.tic, à A.Racette; Jem, à J.E.Morin; Baltimure .3 and 7 à E.Dionne; Glory, à E.Buffalo.Dionne; Margot, à R.Drouin; Bébé, Providence.à Jos Jean; La Sirène, à Jean Ver- Montréal.sailles; Beauharnois Boy No 2, à Jos.Jean ; Uno, à A.L.Gingras ; Lisette, à A.P.Côté; Roudy, à S.Normandin; L.L, à Z.Gauthier; Bel-oeil, à H.Chagnon; Beauharnois Boy No 1, à A.Viau; Dick Dong, à Dick Dunn; Linda, à N.Beaudreau; Roda, à J.A.Miron; Gaspard, à J.Poirier; Sport, à C.Galibert; XXX, à A.Briè-re; Busy, à M.De Ross; Lorette, à M.Gadoury; Catin, à Ed.Lachevra-tière; Villeniarie, à A.Gélinas; XX, à I.Archambault; Le Citron, à A.Ohatillon; Ema, à J.B.Raceite; Bs.3, J.L.Dozois; Nomma, à E.E.Kent.Dimanche soir, à 9 heures 30, il y PARTIES D’HIER Baltimore, 3 r, Montréal, 2.Newark, 3 ; Toronto, 1.Rochester, 14 ; Jersey-City, Providence, 7 ; Buffalo, 4.6.POSITION CLUBS.G.F.P.C 64 30 681 54 42 563 47 47 500 46 49 484 44 51 463 42 50 457 42 54 438 40 55 421 Les Irlandais et les Indiens seront prés certain qu’il ne laissera pas ses aux prises dans quelques heures au joueurs au milieu de la saison.Le , parc Mascotte, angle des rues Onta- président et les officiers du Club ' rio et Delorimier.Cette joute est la Athlétique Canadien ont donné ordre { plus importante de la saison, car les à leurs équipiers de jouer “unique- ! deux équipes qui se disputeront la ment” à la crosse.F .es joutes de cet- ! victoire sont en excellente forme et te année à Montréal ont été intéres-comme le Tecumseh a de grandes santés jusqu'à date et ce n’est pas! chances de déloger l’Irish-Oanadian l’Irish-Canadian qui gâtera la saison de la tête de la ligue, il n’y a pas à en recourant à la rudesse.Le prési-douter un seul moment de la valeur dent Percy Quinn a nommé MM.Coude la partie d’aujourd’hui.! sineau et St-Père pour arbitrer cette Les Irish-Canadians attendent les joute.Tecumseh avec la confiance d’un club Le National est parti hier soir pour certain de son affaire.Les joueurs de .Toronto.Le club canadien-français Kavanagh réalisent tous les efforts n’embarquera sur le terrain qui a prés qu’ils auront à déployer pour vaincre [avoir reçu la promesse formelle que les visiteurs.Querrie sera sur l'ali- les Beachers viendront jouer leur par-gnement des Indiens, car il est à peu tie de retour à Montréal.T ’OURAGAN D’OMAHA -L' INONDATION DF DAY INONDATION DE DAYTON La plus grande production mécanique Vingt mille personnes l’ont vue la Et vous?encore vue à Montréal, semaine dernière.MAZZETTA __________________Le seul chenal du monde comballanl les flaainies Spectacle de l’Ouest sauvage de Dickey: 73—personnages—75 Les 10 représentations en une d’Hamilton—10.NINA S EARL, LA FEMME MENESTREL 40 — jolies filles — 40 LES SAUVAGES PYGMEES La plus grande attraction du Parc.L’arbitre est bien qualifié JOUTES D’AUJOURD’HUI Baltimore à Montréal.Newark à Toronto (2) .Providence à Buffalo (2) .Jersey-City à Rochester (2) .DEFAIT PAR UN POINT Baltimore a battu Montréal hier après-midi par un score de 3 à 2.Danforth était en forme et il méritait de gagner par un blanchissage.Des erreurs par Maisel et Derrick permirent à Montréal de compter ses deux points.L’erreur de Mason fit M.PAI T.LEFEBVRE.ENTRAINEUR DE L’IRISH CANADIAN.A ETE DESIGNE POUR ARBITRER LA RENCONTRE MASCOTTE - CASQUETTE DEMAIN AU PARC MASCOTTE.UNE JOUTE PRELIMINAIRE ENTRE JUNIORS.aura grande illumination et feu d’ar- compter le premler point de8 oriolcH] lce- ! mais les deux autres furent le résul- La direction du club Champêtre a tat de coups à propos.Des coups fait construire de spacieuses estra- ! simples par Bail et Houser firent des pour les régates.H y aura une centaine de sièges à 50 cents.La Cie des Tramways donnera un service spécial pour ces deux jours de régates.entrer le point gagnant à la neuvi^ me Le président Barrow assistait cette partie.BALTIMORE Ab.R.H.Po.A.E AU PARC VIAUVILLE DEMAIN APRÈS - MIDI Maisel, 3b.Cooper, r.f.Bail, 2b.Derrick, s.s.Houser, 1b.Capron, c.f.Twombly, l.f .Egan, c.Danforth, p.L’EQUIPE DE LA CASQUETE PRENDRA-T-ELLE LA TETE DE LA LIGUE DE BASEBALL MAISONNEUVE.— LE CAPITAINE DU-PRAS EST CONFIANT.— SON ADVERSAIRE LE MAISONNEUVE SE DIT CERTAIN DE VAICRE.— LE ROYAL VS LE CANADA.3 2 13 4 0 2 2 3 114 3 0 0 1 4 0 17 4 0 0 3 2 0 2 0 .3 0 07 3 0 0 0 Totaux La double attraction qui sera donnée demain aux habitués du paie Viauville amènera un fort contingent d’amateurs.Plus qde janais les jouîtes de la ligue Maisonneuve deviennent intéressantes, à mesure que Be dessinent plus cia,rement les am Initions d’un chacun.Les Maisonneuve n’ont pas, à l’heu-kre actuelle, de plus dangereux c e-I currents que les équipiers de.La Cas-1 quette, eonduits par le capitaine Du-Ipras.L’alignement des deux équi-J)e8, l’une contre l’autre, demain au .Dare Viauville, réglera bien des choice*.D'abmrd, La Casquette a déjà ¦été battue une fois antérieurement [par Maisonneuve, sur un ralliement )À la dernière reprise.tPuis, le club de Dupras n’a subi au-«un revers depuis cette malencon-Itreuse défaite aux mains des leaders, p’est-à-dire, depuis le 1er juin.Enfin la rivalité wst excessivement développée esbre les deux équipes.La Casquette est l’une des plus re-Houtables agrégations de joueurs de la ligue Maisonneuve et le soin qu’ont apporté les membres du club ^Maisonneuve à leurs pratiques régulières, cette semaine, témoigne forte- Almeida, c.f.Yeager, 3b.4 Demmitt, l.f.3 Lennox.2b.4 Allen, r.f.3 Esmond, 2b.4 ! Purtell, s.s.3 ment en faveur des hommes du capi- Madden, c.3 taine Dupras.Aussi, cette joute est- Mason, p.3 elle le sujet de maints commentaires.Mason, p.3 On suppute les chances des deux xMullin.1 clubs mais en général on émet xxBurns.1 l’opinion que La Casquette peut, à __ l’instar du Saint-Louis, faire baisser les couleurs du club Maisonneuve.Oet exploit, si les joueurs du capitaine Dupras l’accomplissent, leur donnera .29 3 7 27 9 3 MONTREAL Ab.R.H.Po.A.E.pour ainsi d'ire la tête de la ligue.A feux de tout tenter pour le réussir.La récompense en vaut bien la peine.Le Royal et le Canada ouvriront les hostilités.Ces deux clubs ont de grandes ambitions, et une défaite pour eux, demain, les éliminerait certainement de la course vers le championnat.Aussi sont-ils déterminés à faire un effort suprême pour arracher la victoire et se l’approprier.Là encore, les amateurs seront satisfaits des performances de nos jeunes, et ils s'en retourneront dans leurs foyers, contents d’avoir passé un bel après-midi, tout en ayant encouragé les efforts de nos amateurs, j Onslow! Le prix d'admission est ridiculement | \ Toronto bas, et tous devraient profiter de Newark cette aubaine pour aller assister à Toronto un double header, aussi attrayant.Totaux .33 2 5 27 8 1 (x) Frappa pr.ur Allen à la 9ème.(xx> Frappa pour Purtell à la 9e.Résultats par reprises : Baltimore.001001001—3 Montréal.000020000—2 SOMMAIRE Deux buts, Yeager, Maisel ; laissés sur les buts, Montréal, 5 ; Baltimore 4 ; buts volés, Twombly, 2, Maisel ; C.de sacrifice, Egan, Derrick ; buts sur balles, de Mason, 4, de Danforth, 1 ; retirée au bâton! par DanfoSth, 5, par Mason, 2 Temps : 1.40.Arbitres, Nallin et Owens.AUTRES PARTIES Providence.Buffalo .Frill et Gowdy .020100103—7 10 1 .200100100—4 9 2 ; Mitchell, Sline et Ligue Canadienne IÆS London.Ottawa.JOUTES D’HIER ., .030010000— 4 .000300000— 3 Clements et Barton Fisher.A Guelph : Brantford.10000000— 1 Guelph.022400110—10 Donahue et Lee, Higgins A Rochester Rochester .Jersey City.Wilhelm et Davis et Blair.,110001000—3 9 .000000001—1 6 Brown, Graham.34020140x—14 11 7 .000201111— 6 10 6 Jacklitsch ; Manser, 3 I Crothors, Steiger, Hock et "Matteaon ; Kmbat, Kane et I.age.A Beterboro :j 'Berlin.001710000- 0 11 2 Beterboro.010123000— 7 11 5 Bradshaw, Auld et Stroh ; Tracey et McNcal.A Hamilton : St-Thomas.000002000 2 3 1 Hamilton.010000000— 1 4 3 Patrick et BOS1TION Clermont ct Goose ; Dunn.2 Mort d’un écrivain français DES CLUBS G.B.B.( London.42 Guelph .39 Ottawa.10 St-Thomas .37 Beterboro .34 Hamilton.32 Berlin .Brantford.Paris.25.— M.Atmand Gréhatival, conseiller municipal de Pans, et conseiller général de la Seine est mart aujourd’hui en son domicile, 47 rue de la Villette.Il avait été prêsi-,5b2 dent du conseil municipal de Patin •5J de 1900 à 1901.M.Grébauval.qui .no2 qui était né en 18G4 à Amiens (Som-.515 me) , était l’auteur des œuvres sui-.471 vantes : ,377 ‘‘La Gabelou", .333 “Au Pays Corse “Au pays Bleu" Pour arbitrer la rencontre de demain entre les équipes de crosse de La Casquette et du Mascotte, les officiers do la- Montreal Senior Lacrosse.Union ont fait choix d’un, homme d’une compétence reconnue, absolument indépendant de la ligue et dont l’autorité sera immédiatement admise à la fois par les joueurs et par le public.Cet arbitre n’est attire que M.Paul Lefebvre, le dévoué, l'énergique entraîneur de l’Irish Canadian, un des hommes qui connaissent le mieux ici le sport de la crosse.En plus de ses connaissances approfondies, AL Paul Lefebvre a beaucoup de fermeté et une grande rapidité de coup d’œil et de décision.Gare à ceux qui essaieraient d’enfreindre les règlements ! Mais il est peut probable que Marché de Montréal BEURRE Crémerie extra fin.24 1-4 à 21 1 2 Crémerie extra 23 i-2 à 21 Beurre de crémerie.21 1-2 à 22 1 2 FROMAGE Ouest, extra fin 13 1-4 à 13 1-8 Cantons de 1 Est, ex- tra fin 13 à 13 1-2 Québec, extra fin 12 3-4 à 12 3-8 Seconde qualité 10 à 12 1-2 Menu spécial à la carte à l’Hôte! Riverview, l'endroit le plus pittoresque de .Montréal.Fanfare Vander Meersclien 40 MUSICIENS IE 40 LE FOIN Extra, No L.$14.00 à 15.00 Extra, No 2.13.50 à 14.09 Ordinaire, No 2.12.50 à 13.00 No 3.11,00 à 11.50 Luzerne, mixte.10.00 à 10.50 Canadienne, l’Ouest .Extra, No Fourrage.Sarrasin No 0.AVOINE No de 1, pour 40 1-2 à 40 3-4 A 40 1 4 à 53 AVOINE ROULEE Avoine roulée, le baril Avoine roulée, le sac.4.55 2.15 l’arbitre sera obligé de sévir souvent,[Maïs, le baril'.3 50 Maïs, le sac 1.65 LES OEUFS car tous les joueurs savent qu’il ne fait pas bon de jouer au plus malin avec lui.De nouveaux joueurs ont été recru- 0eufa „raig «9 par les deux équipes ; G.Dussault, choisi; bol^ gimple.27 1 entraîneur de 1 équipe de la Casquet- ordinaire, boîte simple.23 te a très bon espoir de voir ses hem- Seconde qualité, boîte simple 18 à 19 mes vaincre les joueurs du Mascotte, LE MIEL Blanc.je à 17 Brun .:4 à 15 1-2 Blanc, coulé.n \-2 à 12 à 09 Brun, coulé.08 LA FARINE res, baril de bois .Manitoba, patentes, blé do printemps, premiè- baril, en sacs mais ceux-ci disent, de leur côté, qu’ils ménagent des surprises aux supporteurs de la Casquette.Il y aura du beau jeu de crosse cet après-midi au Parc Mascotte ! Il y aura une joute préliminaire entre le Mascotte junior et une autre bonne équipe : cette joute commencera à 2 heures p.m.Pour la joute Manitoba, patentes, bio principale, on mettra la balle au jeu de printemps, premiè-à 3.30 heures.Un grand nombre de partisans des deux équipes du Mascotte et de la Casquette seront au terrain du Mascotte pour encourager les joueurs et on s’attend à voir des Manitoba, patentes, ble passes très brillantes et une lutte très acharnée, bien que non brutale.,r •* , Le prix d admission au terrain .n’est que de 25c : c’est donc réelle ment un prix populaire, à la portée Manitoba de toutes les bourses.Le but pour- en bois suivi par les officiers de la Montreal Manitoba, forte, baril, Senior Lacrosse Union est avant tout en sacs.de développer le goût du sport parmi P.lc’ d’hiver choisi, pa-notre jeunesse, de former d’excellents j tentes, baril en bois .joueurs qui prendront un jour la pla- Straights rollers, blé ce de certains professionnels.Un but d’hiver, baril en bois aussi honnête et patriotique mérite Straights rollers, blé l’encouragement de tous les vrais d’hiver, baril en sportsmen ! 5.60 4.90 de printemps, secondes, baril de bois .blé de printemps, secondes, baril en saces.forte, baril, 5.10 5.10 5.00 4.70 5.35 4.75 à 4.85 Les parties dans les grandes ligues Voici les résultats des parties jouées hier après-midi dans les séries des ligues Américaines et Nationale: LIGUE AMERICAINE Ohicagy.101102000—5 9 2 Byston.01023001x—7 11 3 Oicottc, Russell, Benz, Scnalk et Kuhn ; Bedient, Leonard et Carrigan.Detroit.000000000—0 4 3 Philadelphie .00000040x—4 2 4 Dubuc et Stanage ; Shawkey et Lapp.Cleveland .0000110000001—3 00 4 New-York .1000001000000—2 9 3 Mitchell et O’Neill ; Fisher, McConnell et Gossett.St-Louis .30040010000000—8 14 3 Washington .30301001000000—8 14 3 Baumgardner, Weilman, Agnew, Alexander et McAllister ; Engle, Hughes, Johnson, Henry et Ainsmith.POSITION DES CLUBS Blé d’hiver, extra sec.ISSU 0 k; è, 1.S5 à 2.in 2.00 Son, la tonne.Recoupes, la tonne.j Gm, la tonne .Moulée pure, la tonne.Moulée mêlée, la tonne." E.$19.00 21.00 28.00 à 30.00 à 26.00 à 30.00 32.00 23.0') VOLAILLES Dindes, Ibs.Canard.Ibs.Poulet, Ibs.Gibier à plume.Ibs.22 à 24c 18 à 20c 13 à 21c 15 à 17c de Québec MONTREAL ET QUEBEC La Cigarette Egyptienne Parfaite Masp ero Frères Caire, Egypte No.22, Bouts unis .No.31, Bouts en liège No.37, Bouts unis .No.41, Bouts unis .10 pour 15c 10 pour 15c 10 pour 25c 10 pour 50c Les cigarettes Maspero sont universellement reconnues comme étant les Clqarettes Egyptiennes les plus parfaites sur le marché.Elles sont fumées dans l’univers entier G.P.Pourc.Philadelphie .65 27 .707 Cleveland .37 .602 Washington .r,2 39 .671 Chicago 4?, .526 Boston .4.1 46 .483 Iletroit .39 58 .402 St-Louis .38 59 .392 New-York .28 60 .318 LIGUE NATIONALE Philadelphie .290000000— 2 6 4 Pittsburg.32031102x—12 8 1 j Seaton, Chalmers, Marshall et Kil-lifer, Dooin ; Hendrix et Simon.POSITION DES CLUBS G.P.Pourc.New-York .26 .701 Philadelphie .50 34 .595 Chicago .46 42 .521 Pittsburg 43 .511 Brooklyn .39 43 .476 Boston 49 .430 St-Louis .32 54 .386 Cincinnati .56 .385 Ligue de la Cité UN CHANGEMENT S’OPERERA PEUT-ETRE DANS LE CLASSEMENT DES EQUIPES DE CETTE LIGUE APRES LES JOUTES DE DEMAIN Ali SHAMROCK.Le classement des clubs de la ligua de la Cité éprouverait un remaniement si les clubs AU Montreal et Hochelaga triomphaient demain nu terrain des Shamrocks.Une défaite pour les Ath létiques mettrait tou» les clubs du Ito,première division sur un pied d’éga-fiai et le triomphe des joueurs du *Rout ” opérerait le même changement chez les eluhs de la deuxième division.Les amateurs attendent les résultats de ees parties avec unie impatience bien facile à comprendre, ear les joutes ultérieures ne seraient, que plus intéressante».La joute Athlétique-All-Montrcal commencera à 2.00 p.tn.POUR TOUS * .VOS TRAVAUX •I roui roule» •voir un envn-ge 1 oigne et bien leit.donnez rot eenmtndet eu “ DEVOIR ” 71a ST-JACQUES Tfl.Main 74(1 Cl) Jnurnal est Imprlmfl au No, 71», ruo Haint-Jacques, K Montréal, par ''La Publicité" responsabilité Limitée), llcuri Uou-11.dlr-“"Béh ram, directeur gérant.Sans égaux pour la vitesse, le confort, la qualité de l’équipement et du service.Prochain Départ “ROYAL GEORGE” 26 Juillet MONTREAL — QUEBEC — BRISTOL COMPAGNIE DE NAVIGATION DU CANADIEN NORD Limitée 226-230 St-Jacques, 530 Stc-Catherine Ouest, 286 rue St-Jacques, 128 St-Jacques, 9 Boulevard St-Laurent où tout agent de navigation ou de chemin de fer HOTEL LAC ST-JOSEPH LAC SAINT-JOSEPH, P.Q.OUVERT LE 10 JUIN Pour brochures, renseignements, loyer de cottages, s’adresser à H.B Wollen, gérant Lac Saint-Joseph, P.Q-, ou à l’assistant agent-gônéral des passagers, chemin de fer Can* dieu Nord, Montréal.JUVENAT DES CLERCS DE SAINT-VIATEUR Bsmo Pèlerinage à Saime-Ânne de Beaupré PAR LE PACIFIQUE CANADIEN ÏÆ 3G JUTIJJLET 1013 sous la direction des Clercs de Saint Viateiu*.Prix du passage, aller et retour: Adulte* $3.00.Enfants, do 5 à 12 ans, $1.50.—1er train, horaire: Gar - Vigor, 8.00 .P.M.: Mil.* End.8.18 P.M.; Bordeaux.8.25 P.M.; Laval Me»-Rapides, 8.28 P.M.; St M irt in .1 on< « ,* , 8.40 P.M.; St-Vinceut-de-Paul.8.48 P.M.; St-François-de-Sales.8.5 8 P.M.; Terrubo .ha 9.02 P.M.; Mascouche, 9.10 P.M.; Cabane-Ronde, 9.17 P.M.; L’Epiphanie, 9.35 P.M.: Berth ier-Jonction.9.50 P.M.Les pèlerins de Bert hier et des Iles auront à leur disposition ni train de raccordement entre Berthiervill»; et Berthier Jonction ; il quittera la gar de Berthier-ville à 9.30 heures P.M.2me train: Départ de la gare Viger a 10.30 heures P.M.sam arrêt de Montréal à Sainte-Anne.Wagon-lit.— ü'n wagon-lit sera attaché au dernier train.—$1.50 par lit.—Le lit doit être retenu d’avance.Retour.—Départ de Sainte-Anne, dt manche, le 27 juillet, à 11.00 heures A.M.Départ de Québec, dimanche, le 27 juillet, i 2.15 heures P.M.Arrivée à Montréal, dimanche, le 27 juillet, h 8.30 heures P.M.N.P>.-Pour informations, Tél.Bell: St-Louis 519.Spécial: Aux paroisses de St-Jérômo.Sf Eustache, Ste-Thérèsc et Ste-Rose.Prix du passage, aller et retour: Adultes, $3.00.En fants, $1.50.Billets du pèlerinuge bons sur trains réguliers.Horaires.—Départ: S! Jure nie.7.24 P.M.; St-Eustache, 7.45 P.M.; Chicot, 7.50 P.M.; S te-Thé rose, 8.05 P.M.; R.-se mere, 8,09 P.M.; Ste-Rose, 8.12 P.M.; St-Martin-.lonction, attendre le train du pèlerinage Retour: St-Mnrtin-.Jonetion 8.22 PM.; train spécial pour St-Eustache et stations iiun média ires.—Pèlerins de St-Jérônio attendent le train régulier, 10.46 P.M.Tous les billots sont bons pour 3 jours, î\ Québec.Les billets du pèlerinage sont bons sur tous les trains, de Sainte-Anne Québec et d« Québec à Montréal, (excepté le train de 1.30 P.M.; jusqu'au 30 juillet, train du matin.8.2" La Route Pittoresque 9 a.m., tous les jours excepté le dimanche.Wagonbuffet salon, équipement sans égal.Service direct pour l’Epiphanie, Joliette.Grand’Mère et Shawinigan Falls.MONTAGNES DES LAURENTIDES L’embranchement d« Montfort, du Canadien Nord, dessert la plus belle partie du district des lacs des Laurentides, le chemin de fer longe les lacs.Morin Heights, Montfort, Lac des Seize Iles, Weir.Arundel et Huber-deau.RAWDON La montagne la plus près de Montréal, seulement deux heures.Deux trains par jour, excellent service de fin de semaine.DISTRICT DU LAC SAINT JEAN On peut atteindre ce paradis des “spoirt-men,’ par le Canadien Nord de Québec et le Québec et Lac Saint-Jean.Les taux de fin de semaine sont maintenant en vigueur.Bureau des billets en ville.226-230 nie St-Jacques.Téléphone Main 6570; Hôtel Wind sor.Téléphone, Uptown 1187.ou g;ire de la rue Sainte-Catherine Est, Lasnlle, 141.AVIS est donné au public que, en vertu! de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes en [ date du septième jour de ju:n 1913, consti-i tuant en corporation MM.Napoléon Turcot, maître plombier, Ovila Hogue, commerçant, | Evangéliste Lalohde, maître forgeron, Louis A qui la Carrière, manufacturier, et Charles i Wilbrod Roclieleau, courtier en assurance, | tous de la cité do Montréal, dans les buts j suivants :— Communiquer, contracter, transiger, faire i toutes conventions qu’ils jugeront à propos, j avec toutes compagnies, corporations, associations, sociétés, autorisés h faire des opérations d’assurance sur lu vie et contre les ae- ! cidents.contre le feu, la foudre, le vent, contre les maladies, les bris de glaces, des chaudières à vapeur, les animaux, les automobiles, de garanties ou de cautionnement, et en général avec toutes corporations, associations, sociétés assumant toutes sortes de risques autres que les risques maritimes.Solliciter, obtenir, accepter, signer, transporter.résilier, annuler, payer, acquitter pour le compte et bénéfice de telle compagnie, corporation, association, société et sans obliger personnellement, toute police d’assurance évaluée ou à découvert, toute offre et toute proposition drassurance, recevoir, recouvrer par voie de justice ou autrement le montant do toute prime et en donner quittance.donner, recevoir, contrôler comme ar-bitres ou autrement, le montant de toute pri- < et en donner tout avis, toute réclamation t toute preuve se rapportant à telle réclamation, et en général, agir avec tout assuré ou toute autre personne comme les mandataires de telle compagnie, corporation, association ou société dans les limites de leur pouvoirs ou mandats; Exiger de telle compagnie, corporation, association.société, toute rémunération convenue ou établie par les usages en matière d’assurance, et à en poursuivre le recouvrement en justice; S’associer, ou faire toute convention qu’ils jugeront h propos avec toute personne, compagnie ou association s’occupant du courtage d’assürancu, et fixer leur part ou rémunération ; Acquérir, posséder, disposer comme bon leur semblera de tout local, papeterie, et enseignes pour les fins ci-dessus mentionnées; Et en général agir comme courtiers ou agents d’assurance et faire toute chose se rapportant à la dite profession de courtier ou agents d’assurance; En plus, acquérir, posséder, vendre, transporter, louer, hypothéquer, échanger ou autrement disposer pour leur propre compte de .toutes propriétés mobilières et immobilières ou aucun intérêt ou droit en icelles.Négocier entre toute personne, compagnie ou association.tout achat, vente, transport, échange, cession de toutes propriétés, mobilières et immobilières ou d’aucun intérêt ou droit en icelles, exiger de telle personne, compagnie ou association, toute commission ou rémunération convenue ou fixée par l’usage ou la loi, et en général, faire toute chose se rapportant plus spécialement au commerce des immeubles.sous le nom de “Agence Générale (l’Assurance, Limitée’’, avec un capital de quinze mille piastres ($15,000.00), divisé en quinze cents (1500) actions de dix piastres ($10.00) chacune.La principale place d’affaires de la corporation.sera à Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province.ce septième jour de juin 1013.C.J.SIMARD,- 2635 Sous-secrétaire de la province.J.H.SA VARIA, notaire.Procureur des Requérants.Réseau à Voie Double le Plus Long de tout chemin de fer dans les de Québec et Ontario et la scuK ble entre Montréal, Toronto, Niagara Falls, London et Chicagt provinces voie don-Hamilton, MONTREAL ET TORONTO 9hrs et 9 ht: 40 matia.7hrs 30 et 10 hrs 30 soir Wagons.salon, restaurant et bibliothèque sur les trains rte jour; wa;.«i£ lits Pullman ccl .i-rés à l’électricité, sur Isa trains de nuit.[/“International Limited” Le train le plus beau ct le plus rapide au Canada.Pour Toronto, Chicago et points internié» diaires, tous les jours à 9 heurt s, mutin.Portland et les Cotes du Maine le Tous Dép.Montréal.8b.01 matin ut 8h.15 bMp.Arr.Portland, 5h.45 soir cl 7U matin.PARC ROLLAND LIMITEE A y is est donné au public qu'en vertu de la loi d.s compagnies de Québec, il a été accordé par lu lieutenant gouverneur de ia ovince de Québec, des lettres patentes en date du neuf juillet 1913, constituant en corporation MM.Wilfrid Duquette, entrepreneur, Wilfrid Lajeunosse, entrepreneur, Azarins Jo s up h Bibeau, gentilhomme, Pierre Rolland et Léon Rolland industriels, George Bélanger, dentiste, Edouard Doray, comptable, de la cité do Montréal, dans les buts suivants: Acheter partie de la terre No.12, Saiilt-ni Récollet, connue sous le nom de “Nice'', issu mer les dettes et obligations des proprié tairus actuels, ct donner en paiement des parts de la compagnie; Agir comme courtiers d'immeubles, courût rs d'assurance et transiger toutes les affaires du ressort des courtiers d'immeubles ou d’assurance; Acheter, échanger, louer de toute autre ompagnic ou individu tout commerça du mG-ie genre, y compris l’ûctir, le roulant ou équipement et donner en paiement des parts de la compagnie ou de l’argent; Acheter, louer ou se prmMtrer tout immeuble qudl est jugé nécessaire dans le but pour lequel la compagnie est incorporée et don-i u en paiement des parts de la compagnie ou de 1'argent; Acheter, louer, vendre ou disposer de tout bien, meubles et immeubles; Hypothéquer les immeubles de la cornpn-5nie et emprunter sur iceux; (’(instruire, maintenir et exploiter led propriétés de la compagnie ou celles que la com-lagnif* achètera; Subdiviser les tories de la compngnin ou elles qu’elle pourra acquérir, faire les rues, xenvatinns et «U/tres travaux en rapport avec ' iniélioration de ses prouriétés; Faire tous les actes autorisés par la loi des compagnies de Québec, en autant que ces ac-s sont d'accord avec tes réglements do la •mpngnle, sous la nom de “parc Rolland, imitée”, nvci* un capital de qnnranto-nnut ille piastres ($40.000.00), divisé en mille neuf* cent soixante (1900) action» do vingt-cinq pinstri'H ($25.00) chacune.I n principale place d’nffalrea de la corporation, sera h Montréal.Daté du bureau du secréta Ire de In pro-viiiüo, ce neuvième jour de juillet 1013.O.T.SIMARD, , Soui-aecrêtalre do la proviuoo.NEW LONDON ET PLAGES L'Express “Seashore” part do la gate Bouaventvn'e chaque soir à 8 h.30.La train ' du matin part à .3 h.30.PARC ALGONQUIN 9 heures 1-2 du Montreal.Wagon-salon bibliothèque-buffet, tous les jours ,-:.cupté U dimanche, de Montréal, 8 heures, matin.Voies des Chemins tie Ferei des Brands Lacs Entre PE si ct l'Ouest du Canada.Grand-Tronc et Northern -Navigation Co.Yiû Batnia, Luc Huron, Lac Supérieur et Fort William.Tauji de fin de semaine maintenant en vigueur EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l'Ouest du On-nnda, vift Chicago, en vente chaque mardi, jusqu’au 28 octobre, à prix très réduits Billets bons pour deux mois.Billet» de retour à la Cote du Pacifique Retour, 31 octobre, l’rlvilêw «i’urrôts.BUREAUX EN VILLE 123 rue Saint-Jacques, angle Rl.-1'i iinçois-Xnvier.Tél.Main Ii90r>.Hôtel Windsor ou gare Bonaventurc.LE TEAIN LE PLUS RAPIDE POUR LA COTE DU MAINE PORTLAND, OLD ORCHARD ET KENNEBUNK Ls.gare Windsor 9.00 a.m., et 9.15 p.m.CALEDONIA SPRING Cinq trains chaque Jour.BILLETS DE FIN DE SEMAINE MAINTENANT EN VENTE SERVICE DES GRANDS LACS La route rapide pour l’Ouest.TAUX REDUITS Aux endroits sur la Côte Nord du Pacifique ban Francisco et Los Angeles TORONTO *9.06 a.m., rt *10.00 p.m.A la gar8 Union WAGON-SALON SUR TRAIN DU JOUR *11.00 p.m., 6 la gare do la rue Yong,.WAGONS A COMPARTIMENTS ET WA GONS-LITS ECLAIRES A L’ELEOTRICITl EXCURSIONS DE COLONS Urtlcts d nller ct retour en vente pour Win nipi-g, Edmonton et gares intermédiaires Ions les mardi» jusqu’au 30 octobre Limit, mois.do retour BUREAUX DES BILLETS : 111 143 rue Saint Jacques.T&l.Main 8121 aux gares Plact l’Hôtel Windsor, et Vig»r et Windsor.“V “LES CHRONIQUES" de Leon Lorrain Su vend 2!) sous.Joli volume, couverture illus* liée en deux couleurs.Expédié franco contre envol de 27 cents au Devoir.EN VENTE AU DEVOIR, / I ï VOL.IV.— No.17.3 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, 26 JUILLET 1913 7 SERAIT-CE LE RETOUR DE LA MONARCHIE?La situation politique est très brouillée au Brésil.—Quelques opinions le corri'spondant i!r la “ C'roix” lui /'frit de Montevideo, à la date du 9 juin : Montevideo, 9 juin 1913.lin vent de désordre et d’inquiétudo réelle dans les hautes sphères de l'actualité brésilienne.Kn des cas pareils, un correspondant de journal devait s'efforcer de mettre quelque clarté à ses renaeienemente.'l parviendrai-je ?Sincèrement, j eu.doute.veinent pour restaurer la monarchie."Nous qui aimons la République et ; qui sommes disposés à nous sacrifier | pour elle, nous devons nous estimer heureui de posséder des hommes tels que le sénateur Pinheiro Machado, j "Aussi je désire qu’on confie les deaunfcs de la patrie à sa main vigoureuse et à son activité infatigable.Les violents incidents qui viennent de se produire à la Chambré des députés de Rio-de-Janeiro ne font que confirmer le sentiment de ceux qui considèrent comme fort dangereuse la situation politique do ce pays.Cette ¦j” vùtuation s’aggrave encore du fait de la prochaine élection présidentielle.Le malaise régnant, il est vrai, provient en grande partie d’un état financier et économique très peu satisfaisant, comme vient de le démontrer M.Kraneisco Salles avant d’abandonner h' ministère des Finances.Mais il convient de l’attribuer aussi à l’absence de grandes organisations de partis ayant un caractère national, telles qu’il en existe dans toutes les nations de constitution démocratique.Le pays n’en possède pas dans le vrai sens du mot.De là vient que ce sont le président, ses ministres, les présidents d’Etat et leurs amis du Parlement qt’ii arrêtent, en comité, la désignation de la personne qui sera investie du pouvoir suprême.Le parti soi-disant “ républicain-eon-servateeir est une pure fiction.Il est constitué par les éléments militaires, et pour la plupart maçonnisés, qui obéissent au premier magistrat.L’in-tnrvention de ce dernier est si active que le Conseil directeur se réunit au palais présidentiel de Cattete.C’est de là que le maréchal Fonseca a lancé la candidature de son ami le général Pinheiro Machado point- lui succéder dans h> gouvernement de la République.I n tel fait est trouvé si naturel, au Brésil, quo les journaux officiels font la chronique, de ees réunions comme é’il s’agissait d’une assemblée publique.En vertu de ees procédés, le chef de l’Etat a demandé des explications à l’Etat de San Pablo : le directoire conservateur du Heu a, en effet, refusé d’adhérer à la candidature préférée du maréchal.Comme acte de conciliation, le ministre de l’Intérieur et chef du Cabinet, M.Rivadavia, a offert, alors la vice-présidence de la République au président de l’Etat de Rio-de-Janeiro, M.Oliveira Botelho, qui a perdu également la faveur du maréchal pour sa résistance dans le même sens.Le Chef du Cabinet, voulant justifier son intervention dans le }eu des candidatures, a fait des déclarations fort graves et qui, malgré leur hyperholisme quelque peu tropical, révèlent les difficultés de l’heure prétente : "Mes fonctions de ministre, a dit M.Rivadavia Correa, ne m’empèmhent ;pas de juger la candidature de Pinheiro Machado comme l’unique qui soit acceptable dans la situation actuelle en ce moment où l’anarchie ¦enable vouloir renaître dans le pays."l.e gouvernement est en pleine banqueroute.Les meilleurs républicains commencent A perdre leur confiance , dans la bonté du régime.Pour com-'bKe de déiesiltre et comme ewemplie d’audace, déjà il se prépare un mou- riUT AUTREFOIS US DYSPEPTIQUE INVÉTëRë Miiofentoi ano plilslr II Jouit do m repu Voici un cas qui paraissait aussi grava que le vôtre puisse possiblement l’être.Ceci est l’expression de Mr, H.J.Brown, 384, Rue Bathurst.Toronto, en ses propres paroles : "Messieurs—J’éprouve un grand plaisir à vous faire part du bien que m’ont procuré vos Tablettes Na^Dni Co contre la Dyspepsie, et je puis volontiers lesrecomœander.J'avais nne dyspepsie bien déterminée, avec tous sea pitoyables Symptômes, et j'essayai à peu près toutes les cures annoncées mais sans aucun succès, Vous avez dans les Tablette» Na-I>ru-Co contre la Dyspepsie, le meilleur agent curatif que j’al pu trouver, J’éprouve maintenant un tel plaisir è Jouir de mes repas, qui conséquemment «ne nonrissent, que je désire leo pro clamer ici pour le bénéfice des autres.' Lofait qne de nombreuses prescription: ou de solt-disOt cures, ne vous aieni pas soulagé, ne signifie pas que vom devez continuer à souffrir.Essayez les Tablettes Na-Dru-C-contre la Dyspepsie et vous verrez ave.quelle rapidité ce remède vous soulage ; etdonucradel'impulsionàvotrr s-lorm et à son fonctionnement normal.Si von» n'êtes pas soulagé, vous r*"-.remboursé.50c.la boîte chez votn pharmacien.National Drug and w Oo.of Canada, Limited 1*»/* L’opposition à Pinheiro Maehado prit naissance dans le parti officiel de l’Etat de Minas Geraes, lequel fut imité peu après par ceux de San Pablo, Pernambuco, Bahia et d'autres.Elle amena une scission dans le parti conservateur, où il se forma un grcsipe important appelé la "coalition", dans le but de soutenir la candidature, d’abord de l’ex-président Campos Salles (1) , puis celle de son ancien collègue, Rodriguez Alves, actuel président de l’Etat de San Pablo.Ce groupe revient aujourd'hui à son premier candidat Sampos Salles, qui parait remplacer actuellement le général Maehado dans les préférences du Comité de Cattete.Pourtant, les deux groupes ne sont pas encore arrivés, à s’entendre, car les "coalisés” en échange de leur acceptation de la candidature Campos Salles, exigent ipi’on leur reconnaisse le droit de désigner le vice-président.En face de cette dissidence, le nom du général Pinheiro Maehado s'offre derechef comme une solution : du reste, il parait que telle a toujours été la préférence du président Fonseca et de son entourage.Celle de Campos Salles trouve, au surplus de grandes résistances chez les autres éléments, et même elle a été à peu près ruinée par le personnage lui-même.Quand on 'en parla il y a un mois, M.Campos Salles déclara au correspondant de "A Nolte” (le "Soir”) , à San Pablo, que ses 72 ans ne lui laissaient pas les forces nécessaires pour gouverner le pays, et que “dans ces circonstances, son gouvernement risquait d'être exercé par d’autres que lui, ce à quoi il ne se résoudrait jamais”.Il faut avouer qu’une grande partie de l’opinion partage de tout point cette façon de penser, on ne peut plus franche.Mais.est-ce faiblesse .désinvolture ou trafic de la dernière heure?.voilà que le vieux politicien revient sur sa décision et, oubliant ses déclarations antérieures, se place de nouveau résolument sur les ranigs.On peut penser si cette sin-guMère volte-face a contribué à mettre de l’ordre dans le gâchis.* * * Quoi qu’il en soit, que le candidat officiel s’appelle Pinheiro Maehado ou Campos Salles, il se trouvera toujours en face d’une opposition redoutable.Malheureusement, ses adversaires jouissent d’une organisation électorale aussi défectueuse que celle du parti soi-disant conservateur.Disons un mot d’un autre groupe.C’est le parti appelé “civil”: il réunit tous ceux qui combattent la secte militaire, maçonniquement organisée, qui domine le Brésil depuis l’avènement du présdent Fonseca.Son fondateur et leader est le vaillant sénateur catholique Ruy Barbosa.Quels sont ses éléments?Il est difficile de l’établir.Comme nous l’avons dit plus haut, il n'existe pas au Brésil d’organisations démocratiques ayant un caractère national et une action permanente.Un tel fait est dû en majeure partie, à ce que chaque Etat contient des groupes politiques réduisant leur activité au rayon des frontières locales.On a ainsi un petit nombre de chefs d’Etat qui, à la prochaine élection, prêteront leur appui aux “civils".Un petit nombre, ai-je dit, car les différentes interventions militaires du maréchal Fonseca ont supprimé la plupart des hommes politiques dé cette nuance.En somme, tout fait prévoir que, au dernier moment, la bataille se livrera entre la candidature militaire de Pinheiro Maehado ou de tout autre du même bateau, et la candidature civile de Ruy Barbosa, qui semble concentrer toutes les tendances contraires.Cette dernière est plus particulièrement favorisée par la situation intérieure jugée très délicate par les hommes les plus éminents, ce qui confirme les pronostics pessimistes du ministre Rivadavia Correa.* * * Autre péril.Le sénateur républicain "civil”, le docteur Barbosa Lima, en une Interview au rédacteur de “A Gazeta das Noticias”, a déclaré que la restauration monarchique, n’est pas impossible au Brésil, surtout si l’on songe que la situation actuelle produit un dégoût (disgusto) général.Ce dégoût s’étend jusqu’aux classes militaires, et c’est ainsi que les idées monarchiques gagnent forcément du I terrain, malgré l’organisation électorale encore imparfaite de leurs te- ! nants.Elles commencent à avoir de ! nombreux adeptes.Un autre personnage du parti civil, le député de la capitale fédérale, M.Ireneo Maehado, faisant allusion à la prochaine lutte présidentielle, a dit à un rédacteur du “Correlo da Manha ” (Courrier du Matin) que "cette fois, le cas se décidera plutôt par les armes que par les urnes.’’ Pour établir ce pronostic, il a ajouté : “Le droit de vote est supprimé au Brésil.Or, il est impossible que ce pays constitue dans l’histoire du monde une misérable exception.Je ne sais si le peuple est déjà fatigué de souffrir tant d’humiliations et de se voir si tristement dupé.Mais, tout lasse.et même l’esclavage.’’ Ces jugements, que nous trouvons fort généralisés dans la presse brésilienne, révèlent que les scènes violentes de la Chambre pourraient bien n’être que le prélude d’événements beaucoup plus graves.ALER.(1) La lettre était écrite avant la mort de Campos Salles, survenue il y a quelques jours seulement.IDUFUIS FRERES.lUnlMaJ Le Parc Dominion Des milliers de personnes affamées de plaisir se sont ruées, la semaine dernière vers le Parc Dominion afin d’y respirer un peu plus d'air frais.C’est en effet un refuge contre les nuages de poussière et les bruits de toute sorte.Les amusements les plus connus sont les Chutes, les Montagnes Russes, le Vieux Moulin, les Vagues de l’Océan et la Roue de plaisir.Le Carroussel depuis l’ouverture du parc, n’a cessé de faire fortune.Le café River View, sans contredit l’endroit idéal de Montréal, est peut-être le seul endroit pour prendre un bon repas tout en se rafraîchissant par les douces brises du Saint-Laurent.Les deux nouvelles attractions offertes récemment au public, le cyclone d’Omaha et l'inondation de Dayton ont fait d’excellentes recettes, la semaine dernière et continueront à attirer des foules considérables.Ces attractions gant très coûteuses à caust du mécanisme ingénieux qui les actionne.La direction n’a rien épargné pour rendre cette attraction des plus intéressantes et instructives.La première de ces scènes représente la ville d'Oma-ha, ses édifices, ses églises, si bien représentés que l’on s’imagine voir la ville même.Ceux qui visitent le parc ne devraient pas manquer d’assister à ce spectacle.Le programme du théâtre de vaudeville est des meilleurs.Vingt des plus récentes chansons de New-York sont au programme.11 y aura également six changements de costumes importés directement de J’aris.Loriires et New-York.M.Dickey, propriétaire du cirque Wild West, en représentations actuelles au parc, a apporté plus d’un changement à son programme qui ne manquera pas de satisfaire les plus exigeants.La scène représentera une ville minière avec ses différents édifices donnant une idée parfaite de la vie 'des mineurs.Les vingt indiens prendront part aux représentations.Le programme musical préparé par le professeur Vander Meerschens contiendra et des morceaux classiques et des morceaux populaires.Il y a deux eoneerts chaque jour, à 2 heures et à 8 heures.Kearney P.Speedy, réputé comme étant le meilleur plongeur au monde et qui a déjà été au parc durant fi semaines, il y a quatre ans.est de retour parmi nous à la grande satisfaction de tons.Speedy nlonge du haut d’une échelle de 100 pieds dans un réservoir ayant 10 pieds 8, contenant 3S pouces d’eau.Du 31 d’août au 2 septembre auront lieu les fêtes belges données par la société belge de Montréal.A cette occasion il y aura ’des attractions spéciales.Il y aura aussi une grande tombola avec de magnifiques prix aux heureux gagnants.De jolies filles vendront aux spectateurs des fleurs au profit de l’œuvre.|DUPUIS FRERES, Limité*.! (DUPUIS FRERES.Limité*.! 1 Lundi, Vente Remarquable des plus Beaux Tissus Lavables de la Saison Pièces Complètes et Coupons — Tables d’Occasions — Vendeurs Supplémentaires — Valeurs Exceptionnelles BEAU VOILE CHIFFON, fabrication anglaise, largeur de 40 pouces, en noir et blanc seulement Spéc-ial .LINON ET MOUSSELINE.—1,000 verges seulement de linon et mousseline, fond blanc avec dessins de fleurs et effets bor- 4 Q _ dure.Largeur de 40 pouces.Régulier 39c.Spécial .“ ^ ^ MOUSSELINE SUISSE A POIS ET CARREAUTEE, avec pois et carreaux de différentes grandeurs.-Valeur de 18c.Spécial 10c NANSOUK, largeur de 40 pouces, très désirable pour 4g — sous-vêtements.Spécial.FOULARDINE AVEC BORDURE FANTAISIE Ressemblant à la soie, beau fini brillant, nuances exquises pour toilettes de rue, bordure avec dessins bulgares.Valeur régu- 4 Q — lière jusqu’à 35c.Spécial.“ ^ Les quantités sont limitées.NOUVEAUX GUINGANS, à carreaux ou à rayures, en plusieurs styles.Largeur de 30 pouces.Valeur régulière de 25c.4 0 — Spécial.*OC CREPES FLEURIS, jolis effets, aussi couleurs unies.4 — Régulier 19c et 25c.Tant qu’il y en aura à.GUINGAN ZEPHIR, magnifiques dessins écossais, aussi dessins rayés et couleurs unies.Grand choix.Valeurs de 18c, 4 ^ pour.NOUVELLE PERCALE, fond pâle ou foncé, teintes 4 solides.Régulier 15c, pour.A éCm C VOILE FRANÇAIS AVEC POIS DORES Largeur de 27 pouces, à fond blanc avec pois dorés, — beau tissu parisien.Valeur régulière de 50c.Spécial .uiaaÙ, 637-39 RUE SAINTE-CATHERINE EST, angle Beaudry La Compagnie BRODEUR LIMITEE 533 Ste-Catherinc Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-Pierre 1 s is&w&rs; r.’ffs ploie des machines nm.W.irs ù «létermmaton des employés, force fut au surintendant de retirer son “No french need apply''.Il répondit aux ouvriers de retourner à l’on, vrage et qu’ils auraient ce qu'ils de- Ces machines semblables à celles a éclaté déjà.G’cst tout ce que i'nî fl,ue V(>,ls voyez, je les ni manipu- „nj„ J Innc -.i.lées avec un moteur électrique ici même, à Beloeil, et il ne s’est jamais produit le plus petit accident.Me Beaudry demande si une boite étant renversée brusquement peu! produire une explosion.lls —-Oui; mais il arrivera que la la chose ne «e produira qu’une fois m- sur quo4re-v 1 ngt-dix-nouf.Après le témoignage du DR DUMONT, le coroner jugeant ces témoignages suffisants demanda aux jurés de rendre leur verdict.Ce qu’ils firent après avoir délibéré pendant quel- V0S MEUBLES ?Chez Archambault ANGLE St-Oenis et Rachel Verre Taillé 20 p.c, de réduction sur le prix do vente de toutes nos marchandises à nos 3 magasins ne détail.PRIX DE GROS à notre magasin de gros, 86 nie Saint-Pierre.Nous attirons votre attention sur notre magasin de gros.Vous avez à ce magasin l'avantage d’un meilleur choix de verre taillé, et durant juillet nous y vendrons toutes nos marchandises au prix du gros.SPECIAL la plus ial $£8 Joli bol A punch, beau verre taillé de belle qualité, valeur exclusive de $35.Spécial Exactement le même modèle en verre pressé,avec 6 gobelets.Régulier $2.50.Spécial .$3 NOTRE VENTE de JUILLET obtient un gros succès Nombreuses sont leg personnes qui en ont déjà profité; mais nous sommes organisés pour accommoder encore beaucoup de monde.Les quatre étages de notre nouveau local agrandi regorgent des meubles les plus nouveaux et nous pouvons sans conteste nous vanter do pouvoir vous faire voir le plus grand choix de meubles du haut de la ville, qui peut même rivaliser avec les plus grands de Montreal.Il y va de votre intérêt de nous voir et profiter de l’escompte de 25 pour cent à 33 1-3 pour cent, que nous allouerons sur tous nos meubles durant ce mois.Nous garderons la marchandise jusqu’à vous en ayez besoin.ce quo mandaient.De plus, les charpentiers Canadiens-français, qui sont sous les ordres de contremaîtres de nationalité étrangère, ne comprenant ni ne par.lant le français, sont en bulle aux vilénies de ces étrangers.On ne s’adresse pas à eux sans les injurier, ils sont commandés d’une manière brutale et chaque jour on en destitue un certain nombre qui n’ont d’autre tort que d’être Canadiens-français, Sur environ soixante-quinze charpentiers employés à ce chantier, il arrive fréquemment qu’une vingtaine soient renvoyés le soir et remplacés.Et ce sont souvent de meilleurs employés que ceux qui restent que l’on renvoie ainsi pour les remplacer par d’autres qui ne valent pas mieux qu’eux.Les ouvriers Canadiens-français prétendent avoir droit de parler français à Québec, comme partout ailleurs.Us sont ici, chez eux, et par conséquent libres de parler leur langue.Ils, veulent des contrcmüîtres qui comprennent le français et c’est leur intention de discontinuer de travailler, si cet état de choses ne change pas.Il est probable, cependant, qu’on s’adressera au ministre du travail pour obtenir justice avant d’en arriver là.| En travaillant aux usines An vers quatre heures hier après-m Joseph Ohampaux âgé de 49 ans demeurant au No 207 rue Desery s le crâne broyé sous la chute d’ pièce de fer.Le cadavre est à morgue où il y aura enquête.New-York, 25.— Robert Schrooder, Huent de change très â l’aise, s’est milcidé aujourd’hui en respirant du gaz, de la même façon que sa femme a mis fin à ses jours il y a un an.DECES LEVEQUE.— A Montréal le 4 juillet 1913, à l’âge de 83 ans, est décédé M.Michel Lévêque, architecte.Les funérailles auront lieu lundi, le 28 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, No 10 Avenue Laval, à _8 heures 30 a,m., pour se rendre à l’église Notre-Dame, où le service sera célébré, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation, Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.WILLIAMS.— A Beloeil St le 24 juillet 1913, à l’âge de 1S est décédée Marie-Thérèse, en fa Pierre Williams.Les funérailles auront lieu courant.Le convoi funèbre parti la demeure de son père, à 9 heu m., pour se rendre à l’église parc le où le service sera célébré, et au cimetière paroissial, lieu de pulture.Parente et amis sont priés d’ sister sans autre invitation.
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