Le devoir, 4 août 1913, lundi 4 août 1913
VOLUME nr—No.18U MONTREAL, LUNDI 4 AOUT, 19U UN SOü LE NUMKKO ABONNEMENTS: a^HP* Rédaction et Administration : Étoùm^,«„„«, B H „¦ BB Ba" B I fl m B BB 71a RUE SAINT-JACQUES CANADA ET ETATS-UNIS.83.00 PwO ^^8 Wf^tÆ ^^1 Èé ’ Jj£W MON» REAL._ union postale.$6.oo pp$| ® Hpl fe: 4 r&Ès^.W —- Édition Hebdomadaire : — H “ ™ Wjt ||I ® M TÉLÉPHONE % e^-nis:^o ^ I J Pi m Ir M M adminisi t*ion:746i union postale.$2.00 BBbBBI ÉHbBS wBÊÊr ÆÊÊêÊêÈÊL WË ^üfegyÉr BBKhBi ^Br RÉDACTION Directeur : HENRI BOURASSA FA/S C£ QI/F DO/S / i Main 7460 L'URGENÜE CANADIENNE “Quand le Canada aura complété le canal de la Baie Géorgienne il létruira le commerce américain des lacs à la mer, et le glas de notre narine marchande sur les lacs aura sonné.” M.Herbert Quick, spécialiste américain en matière de transport, qui Jetait ce cri d’alarme il y a quekpies années, doit se rassurer.Bien que sollicité depuis des années de commencer ^éette eptreprise, le gouvernement canadien ne paraît pas très pressé de se mettre à l’oeuvre.Les partis ont changé de place à Ottawa mais le gouvernement n’a pas changé de dispositions.M.Laurier ne faisait rien parce qu’il prétendait a’avoir pas d’argent, disait-il; M.Borden ne fait rien, parce qu’il n’est pas sûr du «succès commercial du projet.Le canal de la Baie Géorgienne est certainement très discuté, mais guel est le projet de grande importance qui ne l’a pas été?Le canal Welland qu'on va élargir et creuser davantage ne l’est pas moins que le tracé de la Baie Géorgienne, et cependant l’on s’y met sans retard avec la perspective d’y dépenser quinze à vingt millions, et sans la certitude, d’en faire une voie qui bénéficie réellement aux ports canadiens, si l’on en croit l’opinion d’un grand nombre d’experts en matière de transport.Toute une région du Canada juge même très sévèrement cette action du gouvernement.Il se peut que la rivalité des intérêts préjuge l’opinion d’un certain nombre, mais il en est d’autres dont la situation doit garantir l’impartialité.Port Arthur, par exemple, n’a qu’un intérêt indirect à ce que les produits qui sortent de ses entrepôts prennent le détour du canal Welland plutôt que la route projetée de l’Ottawa, et Port Arthur est l’avocat le plus ardent de celle-ci.“A la tête des lacs, npus sommes, écrit son Board of Trade, en position de juger sans passion des deux routes par eau des provinces de l’Ouest à la mer, parce qu’il nous importe peu, du point de vue local, quelle route prennent les produits de l'Ouest passant par nos entrepôts, et conséquemment, nous pouvons considérer cette question libre de tout intérêt mesquin et uniquement du point de vue national.“Nous voyons aussi tous les jours et d’une façon beaucoup plus convaincante qu’au moyen de la statistique officielle la déperdition du commerce qui se fait par l’artère principale du système de transport canadien.Nous voulons parler du nombre considérable de vaisseaux américains que nous voyons, chaque année, chargés de centaines de mille tonnes de fret canadien destiné aux pays européens expédié vers les ports américains, pour être transbordé aux entrepôts et envoyé aux ports de mer américains.” * * ¦» # Et c’est là le point.La statistique de 1912 démontre que des cent millions de minois de grains transportés de Port Arthur aux ports de mer, près de la moitié, c’est-à-dire quarante-quatre millions, ont pris la route des Etats-Unis.On se rappelle le magnifique discours que M.Foster venait faire au Board of Trade de Montréal, il y a environ un an.“We won’t be satisfied till every bushel of Canadian grain going over passes through Canadian ports”, disait-il.Et quelque temps après, son collègue, M.Hazen, répétait la même chose à l’inauguration de l’élévateur de la commission du havre.Belles paroles mais qui n’ont pas encore été suivies de résultats pratiques appréciables.Sans doute, l’on a fait et l’on fait encore beaucoup pour attirer le Commerce de transport en outillant mieux nos ports., A Montréal, à Saint-Jean, à Halifax, les facilités de transbordement sont bien, meilleures qu’àütrefdis.Mais cela ne suffit pas même pour le présent et cela suffira encore moins pour l’avenir.La production de l’Ouest augmenta d’année en année.Dans dix ans, les plaines de l’Ouest donneront peut-êirc cinq cent millions de boisseaux annuellement et même si une certaine proportion de ces produits prend la route de Panama et de la Baie d’Hudson, il restera encore un volume énorme d'échanges que les voies les plus avantageuses se disputeront.Le canal Welland .suffira-t-il?Evi-1 eminent non.Et surtout favorisera-t-il les ports de mer canadiens?Encore moins.Les chiffres fournis par le Board of Trade do Toronto, l’adversaire ie plus acharné du projet de la Baie Géorgienne, indiquent au contraire que ie canal Welland favorise beaucoup plus les ports américains.Voyez la progression rapide et énorme du transport des produits canadiens par voie américaine: Année 1908 1909 1910 1911 1912 Via les ports canadiens Vià les ports américains 37,359,463 37,296,735 38,271,487 36,378,535 53,217,861 14,087,078 15,972.860 16,640,800 32,548,065 44,185,353 C’est-à-dire que le transport des produits canadiens par Etats-Unis a triplé dans l’espace de cinq ans.Evidemment, M.Foster a raison de n’être pas satisfait.voie des L’opposition la plus vive au projet de la Baie Géorgienne vient de Toronto.C’est de là que part toute la littérature destinée à le déprécier auprès du gouvernement.Toronto a l’ambition de devenir port de mer par le creusement des canaux du Saint-Laurent sans lequel le creusement du canal Welland serait plutôt désastreux qu’utile pour le Canada.Et elle a gagné son point.Le canal Welland sera creusé et les canaux du Saint-Laurent te seront aussi.Ainsi en a décidé 1e gouvernement actuel et le débat provoqué à ce sujet à la fin de la dernière session a trop montré tes intérêts considérables en faveur de cette route qui existent au sein des deux partis pour espérer qu’on change d’avis.Ne cessons du moins d’insister sur l’importance et tes avantages do l’autre projet.Une grande partie de l’Ouest, l’Est d’Ontario, Québec et les provinces maritimes ont un intérêt commun dans te canal de la Baie Géorgienne.Qu’ils s’unissent, qu’ils insistent, qu’ils réclament.Car il y a urgence et c’est l’urgence canadienne, celle-là.Jean DUMONT.NOS DEPUTES VEILLENT A maintes reprises, en Grande-Bretagne, des parlementaires et des Journalistes ont discuté de l’opportunité, pour tes députés aux Communes, de modifier les méthodes de travail des députés.Tout récemment, un ancien député anglais, M.L.G.Chiozza Money, publiait à ce propos, dans la West-vinster Gazette (édition du 23 juillet), une étude où il réaffirme la nécessité d’une réforme, sur ce point.Après avoir fait valoir les nombreux inconvénients, pour les députés, tant sous le rapport de Thy-îicne que sur la qualité du travail accompli, des longues séances qui durent fort avant dans la nuit, M.Chiozza Money dit: "En ce qui a 'rait à l'ouvrage fait an parlement, zomme pour la plupart des autres lettres d’ouvrage, te Jour est le vâ-rilablc temps du travail pratique,” Il suggère donc que la semaine parlementaire ne comprenne que ;inq jours; les heures de travail seraient de onze heures du matin à six heures du soir, avec un court Intervalle pour le déjeuner, — sine heure au plus.De ces cinq jours de travail, il y en attrait trois réservés lux séances des Communes, pen-tant lesquels tes différentes coin-Hissions parlementaires chôme- raient.Les deux autres jours, seules les commissions travailleraient; la Chambre ne tiendrait pas de séances.De la sorte, tes députés ne seraient pas contraints de diviser leur journée entre tes séances des commissions et celle de la Chambre, de commencer, — ceux qui travaillent, — à suivre des séances dès onze heures du matin, de continuer ce travail jusqu'à une heure de l’après-midi, pour assister ensuite aux séances des Communes, qui se prolongent fort avant dans la nuit, et de négliger de la sorte une foule d’affaires, parce qu'ils n’ont pas le temps de tes étudier à loisir.La proposition de M.Chiozza Money est excellente.Elle pourrait profiler à nos législateurs fédéraux.Car te régime des Communes, à Otawa, ressemble fort à celui des Communes anglaises, Tous nos députés ne travaillent pas.Mais ceux qui travaillent 1c font dans des conditions pénibles.Prenons le cas d’un député membre de commissions diverses, désireux de suivre aussi la besogne faite aux Communes.Il doit être au parlement, cinq jours nu moins par semaine, à neuf heures du matin, pour dépouiller son courrier, faire sa correspondance et faire maintes démarches dans les ministères, où ii doit attendre, dans l’anticham- bre, Je-bon plaisir de tel ou tel fonctionnaire nullement obséquieux à l’égard de la masse des députés, s’il Test à l’endroit de cinq ou six aspirants-ministres en vue.Dès dix heures et demie, les commissions cbmmencent leur travail, et souvent le poursuivent jusqu’à une heure.A trois heures de l’après-midi, tes séances des Communes s’ouvrent, puis se continuent de huit heures, jusqu’à minuit ou une heure du matin, quand elles ne se prolongent pas jusque vers les deux heures : mettons qu’elles cessent en moyenne à minuit.Et, si nous comptons les heures de travail du député qui fait réellement son devoir, nous verrons qu’elles se chiffrent à onze heures par jour, à peu près, toutes passées dans des pièces où l’atmosphère est irrespirable; — car on fume, dans les salles des commissions, elles sont de véritables étuves où la chaleur est suffocante, il n’y entre pas d’air frais; et, aux Communes, la salie des séances peu éclairée, si ce n’est par le plafond de verre dépoli au-dessus duquel brûlent des lampes électriques, est comme un compartiment étanche où la température moyenne est de soixante-quinze degrés, tandis que les rares fenêtres sont soigneusement calfeutrées contre l'air extérieur.On s’imagine aisément quel excellent champ d’opérations ont là les microbes de toutes sortes que le parlement héberge avec ses députés et qu’il protège contre les rayons de soleil bienfaisant et les bouffées d’air qui mettraient un peu de clarté dans les idées, tout en purifiant l’atmosphère.Quant aux séances de nuit, elles sont assez fréquentes.Il est facile de deviner quel travail ne s’y fait pas, quelle Autulité s’y gaspille, tandis que trois ou quatre forts en poumons y pérorent infatigablement.On peut compter que, à chaque session, les députés passent cinq ou six nuits blanches, en attendant un vote.‘‘After eleven o’clock, the Chamber is not a Parliament, but a bear-garden”, — "A compter de onze heures, la Chambre n’est pas an parlement, mais une fosse aux ours”, — dit M.Chiozza Money, dans la Westminster Gazette : et ceci peut aussi s’appliquer aux Communes canadiennes, où, dès dix heures, par les soirs de vote ou de séance qui s’annonce comme devant durer fort avant dans la nuit; la tabagie, les couloirs, le restaurant, la buvette regorgent de députés qui tuent le temps en s’amusant, mais sans nul profit, ni pour eux ni pour leurs maîtres, les électeurs.Et ceux qui on! assisté aux deux séances d’une semaine, sans nul répit, pendant la dernière .session, y ont vu les députés dormir sur Jes banquettes ou -sur te parquet, d’autres, entrer dans la salie des séances, un peu gris, une flûte aux lèvres, le,s vêtements en désordre, et, les plus sages, leurs souliers enlevés, une couverture de voyage sur le dos, un bonnet de nuit sur la tête, ronfler comme des tuyaux d’orgue; ils entretiennent peu d’illusion sur tes résultats pratiques obtenus par des séances de cette durée, où la vitalité s’épuise dans une vraie débauche parlementaire.La vie de député, — que celui-ci travaille ou s’amuse,—ruine à coup sûr, à l’heure présente, les trois quarts de ceux qui la mènent un tant soit peu longtemps.Elle mine aussi ceux que leurs fonctions obligent de la suivre de près.11 faut réformer absolument les méthodes de travail de nos parlementaires, dans leur avantage comme dans celui du pays.La proposition Chiozza Money est pleine de bon sens.Il importe que l’un de nos législateurs s’en fasse l’apôtre, dans notre parlement canadien, et tente d’en faire comprendre tes avantages à nos législateurs.Le pays y gagnerait certes d’avoir des lois mieux faites, dans de meilleures conditions de travail, et qui se ressentiraient moins sans doute de l’épuisement physique des députés, vers les fins do sessions.Georfles PELLETIER.Le “ News ” et les chemins de fer Le News, de Toronto, demande instamment au cabinet Borden un chemin de fer national de l’Atlantique au Pacifique.“Quand l’occasion se présenta de construire un chemin de fer de Québec au Pacifique, dit-il, le gouvernement utilisa délibérément l’argent et le crédit du Canada au profit d’une autre corporation privée.Le gouvernement Borden ne devrait cependant pas accepter l’action de sir Wilfrid Laurier comme te dernier mot du contrôle des voies ferrées au Canada.Il est peut-être encore posiblc d’acquérir Tune des compagnies privées on de prolonger TIntereolonial jusqu’au Pacifique.” Acquérir une compagnie privée.Laquelle?La rumeur a circulé récemment que te Canadian Northern vendrait sa voie.Elle a été niée presque aussitôt, mais on sait ce que valent ordinairement ces dénégations.Le News est loin d’être un ennemi de Mackenzie et Mann.BILLET DU SOIR.L’IMPRÉVU.Les eugénistes américains sont dans la peine.Et.ma foi, ils ont bien sujet de se désoler.Leur première expérience, tentée dans les conditions les plus favorables possible, et gui promettait d’être très concluante, a échoué piteusement.C'est à Lynn.dans le Massachusetts, qu’ils expérimentaient.Ils découvrirent un jour, sur les bords de la baie de Nohant, l’homme parfait et la femme idéale, deux sujets merveilleux sur lesquels ils fondèrent de grandes espérances.Une etude très poussée révéla aux eugénistes qui n'e se sentaient plus de joie, que ces deux êtres semblaient créés expressément pour faire triompher l’eugénisme.Tous deux avaient une généalogie impeccable, un magnifique pedigree, quoi! Glissons sur le détail anatomique et disons tout de suite que lui, c’était un Apollon et elle, une Vénus.Et les eugénistes se mirent à les couver, si on peut dire, avec amour.Si ion pouvait unir, songeaient-ils, ce surhomme et celte surfemme, ils produiraient des surenfants, qui témoigneraient de l’excellence de l'eugénisme.Grâce à la mise én oeuvre de moyens dont les eugénistes américains ont le secret, Apollon et Vénus se rencontrèrent, comme par hasard, se connurent, s’aimèrent et, enfin, se marièrent.Et les eugénistes se mi relut auvrCs parce que les homards étaient officiers de Montréal: le lieutenant-¦colonel Meighen, du 1er Régiment 3es Gardes de Grenadiers, le Major Peers Davidson, du 5e Royal Highlanders, le Lieutenant Colonel Oetell, du 65e Régiment et le Major Louis Leduc, de l’Etat-Major de Division, lui a fait du service lors de la guerre Sud Africaine.Ces officiers partiront à la fin de ce mois pour l’Angleterre, oh le Col.Sam.Hughes et le Lt.-Col.A.F MacLeod seront les hôtes du Gouvernement.atteints de maladie.Les femmes catholiques Les sociétés féminines catholiques du monde entier en fédération internationale.POLITIQUE ETRANGERE FRANCE L’emprunt mexicain Paris, 4.—A la Chambre des députée, samedi, M.Perissoud, député de .eine-et-Marne, a présenté une motion concernant l’emprunt mexicain.Les quarante signatures de la motion dont la présence était nécessaire MEXIQUE Une déclaration du président Huerta Mexico, 4.— Le président provisoire Huerta ne tolérera pas l’intervention étrangère dans l’oeuvre de paci- fication qu’il a entreprise.Il se pro- a la Chambre, afin de permettre la , p0se de rester à la présidence et n’ae-cbscussion de la dite motion n étant In.remettre son interpellation après les vacances, disant: “D’ici à la fin des vacances je vous assure qu’aucune approbation officielle ne sera donnée et qu’aucune nouvelle émission ne sera autorisée tant que la situation au Mexique ne le permettra pas.De toutes façons le gouvernement s’opposera à une semblable émission.” Rixe entre militaires et antimilitaristes Paris, 4.—Durant une retraite militaire qui a eu lieu hier soir, .un conflit s’est élevé entre les militaristes et les anti-militaristes.Au Boulevard Poissonnière et au Faubourg Saint-Martin, la police a été obligée d’intervenir.Plusieurs arrestations ont été faites.Conseil général de l’Algérie Paris, 4.—Les élections pour le renouvellement partiel du conseil général ont eu lieu hier, dans tous les départements, à l’exception de celui de la Seine.L’Algérie a réélu M.Bar-thou, premier ministre.Au nombre des autres élus sont: M.Baudin, ministre de la marine; M.Morce, ministre des colonies; M.Ché-ron, ministre du travail; M.Dumont, ministre des finances; M.Deschanel, président de la Chambre; et M.Del-cassé, ambassadeur à Saint-Pétersbourg.- Patriotisme breton Brest, 4.— Sous la présidence de Mme Chocheprat, femme du vice-amiral préfet maritime de Brest, un comité vient de se former pour faire appel aux femmes de Bretagne en vue d’offrir à la France, par souscription, un nouveau cuirassé qui porte le nom de leur vieille province, son pavillon de combat.AUSTRALIE Mort de sir Wm Lyne Un politicien australien remarquable.Londres, 4.—La mort de sir William Lyne, à l’âge avancé de 70 ans, annoncée à Sydney, Nouvelle-Galles du Sud, hier, fait disparaître l’une des figures les plus remarquables de la politique australienne.Il avait siégé au parlement pendant 33 ans et il avait été défait aux dernières élections fédérales.Foncièrement protectionniste, il était l’auteur du tarif actuel qui accorde une magnifique préférence aux marchandises anglaises.Depuis la fusion Deakin-Cook, il s’était rallié au parti ouvrier.té rieur, a publié ce soir, au nom du président.“Le général Huerta, dit le Dr Vin-ta, ne démissionnera pas.Encore moins permettra-tril à des nationaux ou à des étrangers de mettre la main à une question qui implique son honneur et celui de la nation.Je dirai encore plus: le général Huerta a contracté envers la nation et le^fcnde entier, l’obligation de rétablir iMfiaix dans la république du Mexique.” .HOLLANDE Un nouveau cabinet La Haye, 4.—Le DrKirkBoss, membre libéral démocrate de la Chambre des Députés, qui avait entrepris de former un cabinet avec les représentants des différents partis, a abandonné ce projet malgré le désir exprimé par la reine Wilhelmine.Il fut impossible au Dr Boss d’amener les socialistes à accepter des portefeuilles dans ce cabinet.yLa formation d’un nouveau mindstè-fe est rendue nécessaire par la démission, en juin dernier, du premier ministre Théodorus et de ses collègues.CHINE La révolution en Chine Elle est presque terminée Londres, 4.— Une dépêche de Pékin au “Times”, dit que la guerre est virtuellement finie.Les chefs révolutionnaires ont disoaru.Dans les Balkans Ce que veut la Bulgarie.—La paix serait bientôt signée.ANGLETERRE Les desseins de Keir Hardie Londres, 4.— James Kair Hardie, parlant hier à Dowlais, a dit que quand l’heure sera venue pour lui de déposer le harnais—on lui a dit que cela pourrait arriver subitement — il espère que ceux qui resteront pourront dire que, quelque fût le vieux Keir Hardie, il est resté fidèle à la classe d’où il est sorti.Londres, 4.—- D’après une dépêche de Bucharest à la compagnie de l’Exchange Telegraph, la Bulgarie a soumis des contre- propositions aux demandes des alliés, à la conférence de Bucharest, aujourd’hui.Les' propositions bulgares stipulent que la ligne de frontière devra partir de la vieille frontière bulgare et descendre vers le nord entre Kimranovo et Egri-Palanka; de là entre Veles et Istif, jusqu’à Murichovo, près de Mo-nastir et de là, par voie de Moglen, Geogbel et Kilkish et à l’ouest de Se-rer, jusqu’au golfe de Orfam.Une telle frontière donnerait possession à la Bulgarie des villagee de Kotchana, Istip, Strunutza, Serer et Kavala.La Bulgarie a refusé de reconnaître et même d’écouter la demande des alliés pour une indemnité de guerre.CONFERENCE DE LA PAIX Les contre-propositions présentées par la Bulgarie à la conférence de la paix, sont considérées comme constituant le maximum de ses demandes.Conséquemment, un rabais est presque certain.D’après les opinions exprimées dans les_cercles officiels, la paix sera signée avec cette stipulation que tous les points encore en litige après la conférence seront réglés par les puissances.Les massacres dans les Balkans Un grand Anglais Hommage rendu à M.Asquith r l’un de ses adversaires politiques De terribles cruautés ont été exercées contre les Grecs, dit un rapport officiel.Londres, 3.— Un adversaire politique de M.Asquith a rendu un hommage signalé au premier ministre, cette semaine.Le “Pali Mail Magazine” dit de lui: x “En ces jours où l’on parle trop des Irlandais, des Ecossais et des Gallois, il reste un çrand Anglais.” Ce témoigne est rendu à l’occasion de la condamnation à l’amende prononcée contre le second fils du premier ministre, Cyril, qui, à l’exception de son père et de son frère aîné, a remporté les honneurs universitaires.Cyril a été condamné pour avoir conduit une automobile qui ne portait pas de lumières.ALLEMAGNE Le scandale Krupp .6 à la* barreCl"du tSl*.JüiÆd’un hom- L’incident du drapeau à Saskatoon Ottawa, 4.— Le renvoi récent d’un trompette du régiment des Fusiliers Se Saskatoon, accusé d’avoir foulé aux pieds le drapeau américain, a Soulevé de fortes protestations dans la ville.Le ministre de la Milice et de ia Défense a reçu plusieurs télégrammes à cet effet.Un grand nombre d’officiers veulent donner leur démission si l’on ne réintègre pas dans ses ,'onctions le trompette renvoyé.Ce dernier, dit-on, avait raison de Saint-Louis, 4.—A la 12ième Convention Nationale des Sociétés Catholiques, à Milwaukee, du 10 au 14 août, on jettera les bases d’une ligue catholique de femmes et l’on discutera la formation d’une fédération catholique internationale, dans laquelle les fédérations d’Irlande, d’Angleterre, d’Allemagne, rie France, d’Italie, d’Autriche, de Belgique, du Canada et de l’Amérique du Sud seront représentées.C’est ce qu’a annoncé samedi le secrétaire Anthony Matre.La convention s’ouvrira ar une grand'messe pontificale, célébrée par le Cardinal Gibbons ne Baltimore.L’archevêque Keane, de Dubuque, fera le sermon.Mgr Ireland, archevêque de Saint-Paul, prononcera le principal discours à une grande assemblée publique, le 11 août.Taire ce qu’il a fait; l’Américaine, des __ mains de laquelle le drapeau fut arra Ilrî tyiaiii*|'|*iAt* Ha 17
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