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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 16 mai 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1932-05-16, Collections de BAnQ.

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Montréal, lundi 16 mai 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE SERVICE DE NUIT Administration : .HArbour 1241* HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 DEVOIR Directeur: HENRI fcOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Vol.XXIII —No 112 TROIS SOU-i LE NUMERO Abonnements par la poste ] Edition quotidienne CANADA.$ 6 00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 La succession du sénateur Girroir Le sénateur Girroir.qui vient de mourir à Ottawa, était d’origine acadienne.Girroir n’est qu’une autre façon d’orthographier Girouard, et Girouard, comme l’on sait, est un vieux nom acadien.Nous avons rencontré en Louisiane des Acadiens de ce nom.C’est même un Girouard qui nous disait là-bas: L'anglais, c'est une langue que je n’aime point parler."Ei l’on sait que Tune des Evangélines louisianaises portait précisément ce vieux nom d'Acadie.Comme, hélas! dès que meurt un homme public doit immédiatement se poser la question du successeur, le sénateur Poirier, en faisant l’éloge du sénateur Girroir, a pris soin de rappeler l’origine acadienne de ce dernier et de demander «pie son successeur appartienne au même groupe ethnique.Certains peuvent trouver regrettable que de pareilles questions se |>o sent, mais la diversité des groupes est un fait que rien ne peut supprimer et le meilleur moyen d’entretenir entre eux la paix et la concorde, c’est encore de donner à chacun une juste représentation.L'Euangéline, qui, tout en luttant pour assurer sa propre existence, mène le bon combat pour les siens et démontre ainsi, de la plus claire façon, son utilité profonde, reprend la demande du sénateur Poirier et l’illustre d’intéressantes considérations.Cette requête du dogen des sénateurs sera entendue, espéron&de, dit-elle.Car elle est parfaitement raisonnable et parfaitement justifiée.Les Acadiens des Provinces Maritimes sont représentés à la Chambre Haute du pays par trois des leurs actuellement.Ce sont les sénateurs Poirier, Bonjrque et Turgeon.Et tous trois sont du Nouveau-Brunswick.C’est dire que plusieurs groupements acadiens de la Nouvelle-Ecosse et de Vlle-du-Prince-Edouard sont sans représentant.Des groupements assez importants, comme on le sait.Sur nie, par exemple, tes nôtres comptent pour un septième de la population.Et pourtant ils n'ont à Ottawa ni sénateur, ni député.Les Acadiens de la Nouvelle-Ecosse sont dans la même situation.Ils sont, en tout, une soixantaine de mille, soit plus d’un dixième de la population totale de la province.Et eux aussi se trouvent par la mort de M.Girroir sans député et sans sénateur à Ottawa.Pour ce qui est de nos amis de file, les libéraux ont eu, en ces dernières années, deux occasions, si notre mémoire est bonne, de leur rendre justice.Mais ils n en ont pas profité.Cette attitude est d’autant plus impardonnable de leur jxirt que le parti libéral a toujours pu compter sur un vote considérable dans les paroisses acadiennes de Vile.Pourtant nous avions autrefois un sénateur sur Vile.C’était M.Arsenault qui avait été nommé par le gouvernement Mac.donald.Il eût été logique, à sa mort, de le remplacer mr un des nôtres.Le gouvernement libéral du temps en décida autrement.Et depuis trente ans il nous a été impossible ^'obtenir la rectification de cette erreur.H ne faudrait pas que ta même chose se répétât dans le cas de la Nouvelle-Ecosse.Serait-ce téméraire de notre part de compter en cette occurrence sur f appui des députés canadiens-français de la province de Québec et sur celui des ministres canadiens-français?Ils doivent être tes champions des minorités et doivent savoir, — bien que bon nombre d'entre eux l'oublient parfois, — qu'il g a des Français, héritiers des mêmes traditions, ailleurs que dans le Québec.Mais il ne faudrait jxis compter exclusivement sur l'aide de l'extérieur.Nos hommes influents, nos organisations feraient bien, dès maintenant, d'appuyer auprès de leurs députés respectifs la candidature d un Acadien « la succès-sion de M.Girroir.11 s’agit ici, beaucoup plus encore que d’une légitime reven-Jication ethnique, d’une question d’intérêt général, de paix et d ente^te^ ^ pQjnt ^ vue< je problème intéresse tout le monde, encore" qu’il soit parfaitement naturel que ce soit les Acadiens et leurs plus proches parents qui fassent d’abord valoir le point de vue qui tient particulièrement au coeur des citoyens de langue française des Provinces Maritimes., , Espérons que les détenteurs du pouvoir politique, éclaires par les premiers intéressés, sauront conserver à la minorité le siège du sénateur qui vient de disparaître.s Orner HEROUX La radio et le rapport Morand M.Taschereau a-t-il voulu répondre! U,C32£ une déclaration sensationnelle par Alexis GAGNON) II L'actualité Taxes Les journaux nous parlent, depuis quelque temps, d’un impôt .stir lé revenu qui serait crée par le qouvernement provincial.L’impôt sur le revenu est en soi une taxe très juste; en soi, car dans l’application elle ne frappe pas toujours ceux qui pourraient le mieux la payer, mais les salaries qui ne peuvent pas evader I impôt, vu que les employés du fisc ont à leur disposition une liste fournie par le patron, lequer est forcé de dénoncer tous ses salariés.Par contre, tes porteurs d’obligations portent celles-ci sans fatigue dans de secrets coffrets; et comme elles ne sont pas nominatives il est fort impossible de les suivre n ta piste., Shakespeare a beau dire-, whats In a name?nous croyons qu’il est très important de désigner un impôt par un nom seyant.Cet impôt frappant les salariés, surtout les salariés, sinon uniquement les salariés, devrait donc s’appeler l’impôt sur les salaires.Nous ne nous dissimulons pas.cependant, que le gouvernement provincial ne tient nas particulièrement ô ce nom.Il a.en effet, refusé de suivre l'exemple général.Dés la crise admise par les grands Industriels et Ifs grandes compagnies, voire les monopoles d'Etat et te gouvernement fédéral, ceux-ci ont songé à un moyen simple cTéqüilibrer leur budget; la réduction des salaires.Mais ce moyen si simple et qui pourrait être équitable, s’il n'était' pas appliqué arbitrairement par une prétendue justice aux yeux bandés, ne plait pas du tout à nos ministre provinciaux.Leur exemple a d’ailleurs été funeste; le gouvernement municipal est désormais dans l’orbite du gouvernement de Québec, plus que jamais, depuis que M.Taschereau a invité la jeunesse libérale ô célébrer la victoire de V.Finfret comme une victoire libérale.Et le gouvernement municipal te t/açde bien de toucher aux traitements des cche-vins et des fonctionnaires; il aime mieux couper des tètes que de.s salaires.On aime mieux un petit pain que pas de pain du tout; mais « l'hôtel de ville, on semble préférer que les gens qui mangent, mangent bjen ou mangent trop, et que les gens qui jeûnent, jeûnent bien on jeûnent trop.Enfin, on est pour t’efficien-ce tant vantée; on lient à ce que chacun fasse bien son métier et donne le meilleur rendement, le jeûneur comme le mangeur.L’impôt sur le revenu, comme nous venons de le voir, frappe surtout les salariés; mais il ne s’ensuit pas qu’on n’essaie pas d'y assujettir les hommes d'affaires.^ les capitalistes et les renliers.même si on n'y réussit pas toujours.Fcaticoup échappent au fisc, mais personne n’échappe à l'inquisition.Et cette taxe pourrait s'appeler très justement : l'inquisition fédérale.A l'inquisition fédérale se superposera bientôl l’inquisitiqn provinciale si les prédictions pessimistes se réalisent; de sorte que l’homme d’affaires devra passer une partie de son temps sur la sellette à répondre aux questions de M.Rhodes on de ses employés, et l'antre à rè-\ pondre aux questions de M.Taschereau on de ses fondés de pou voir.S'il lui en reste tdn temps), il l’occupera ô se mêler de ses affaires.Taules les taxes sont trarassiè-rrs, mais il n’y en a pas qui salent pins tracassières que les taxes paperassières.Il n’y en a pas non plus qui conduisent plus ô la fraude, au dot, à la rnllusian.aux évasion» lé-! gales de toute sorte.; t'ne loi, une seule loi, a fait, en quelques années, des Etats-l’nis la peuple le plus déréglé du monde: le ISème amendement a fait passer le gouvernement du pays des nwfns de M.Hoover entre cellçs d"Al Capone et de ses seïdes.Ce n’est plus, en effet, Washington qui gouverne, mais les pronriétalres de la flotte de minuscules embarcations qui • cernent les Etats-Unis à douze mil- Plusieurs systèmes ont été soumis.notamment à l'enquête du comité parlementaire.Les théoriciens de tous les systèmes imaginables, les représentants de la grosse finance, du commerce, de l’industrie, tout comme les universitaires et les éducateurs, ont fait valoir leur point de vue.Hendons tout de suite aux commissaires le témoignage d’avoir apporté à leur travail beaucoup d’assiduité, d’intelligence et de bonne volonté.Trois grands projets se sont dessinés.M.E.-W.Beatty, président du Pacifique Canadien, a soumis un projet de monopole privé pour contrôler la radio.Le plan Beatty pourvoit à la création d'une commission fédérale qui établirait les réglementations nécessaires.Les stations seraient exploitées par une corporation contrôlée par les chemins de fer, l’association des manufacturiers de radio et les propriétaires actuels des stations.Elle coopérerait avec des comités régionaux et les gouvernements provinciaux pour donner des programmes et serait assistée d'un comité consultatif formé des représentants des grands intérêts industriels, commerciaux, éducationnels et artistiques du pays.II convient de reconnaître que si la radio doit demeurer sous contrôle ries intérêts privés, le système Beatty est celui qui offre le : plus de garanties au public, parce | qu’il sérail dirigé par un grand nombre d’organisations importantes et responsables.Les deux régimes de nationalisation proposés Les deux autres systèmes ont été formulés dans'le rapport de la commission Aird-Frigon et dans un mémoire de la Ligue canadienne de la radio, ('.es deux systèmes recommandent ia nationalisation, l’établissement de stations ultra-puissantes et la limitation de l’annonce.Ils diffèrent quelque peu sur la question financière, en ce que la Ligue veut échelonner l’achat de la construction des stations sur une période plus longue.Les deux systèmes offrent aussi une différence très marquée quant à l'organisation des programmes.C’est ce que nous allons examiner avec l’étude du projet Morand, adopté par le comité parlementaire, car à part quelques variantes, il est fondé sur le projet de la Ligue.11 semble que le système préconisé par l’enquête parlementaire soit la .résultante directe du jugement rendu par le Conseil privé.Celui-ci a reconnu une autorité absolue et suprême au gouvernement fédéral en matière de radio, non seulement sur les longueurs d’ondes, mais aussi sur les programmes.Auparavant, pour des raisons d’ordre racial et linguistique, on s'accordait à reconnaître à chaque province le contrôle sur les programmes de radio.Aussi le rapport de la commission Aird-Frigon s’est-il inspiré de ce principe.Il a posé en principe que si la direction et l’exploitation technique des stations relevait du fédéral, par contre, les provinces restaient maîtresses absolues du choix des programmes.L’organisme central avait surtout pour fonction de favoriser la coopération entre les provinces soit pour l'échange des programmes, la transmission par chaînes, soit pour créer de l’émulation entre les provinces.Mais par la suite, le gouvernement provincial de Québec, mal inspiré dans cette affaire, émit des prétentions au contrôle des longueurs d’ondes et des stations êmet-trices et réceptrices.Pareille entreprise offrait un grave inconvénient.La province n’avait pas la moindre chance d’obtenir le contrôle technique de la radio; en plus elle mettait en jeu le contrôle des programmes, contrôle qui, jusqu’à-lors, avait été reconnu aux provinces.Le gouvernement eût été sagement inspiré de suivre là-dessus les suggestions de M.Maurice Duplessis, député des Trois-Rivières.M.Duplessis avait attiré l’attention du gouvernement provincial sur le danger.Il avait démontré clairement que la technique de la radio relevait nécessairement du fédéral, et qu’il était inutile de mettre en jeu le contrôle des programmes.On connaît la suite.La Cour suprême d’abord, puis le Conseil privé, décidèrent que non seulement le gouvernement fédéral contrôlait la distribution des longueurs d’onde et des stations, mais qu’il avait aussi juridiction sur les programmes.Ainsi notre province perdait, par une démarche inconsidérée et imprudente, un privilège que tout le monde consentait à lui reconnaître.Après l’arrêt du Conseil privé Or, le système préconisé par le comité parlementaire s’inspire directement du jugement du Conseil privé.Contrairement au système Aird-Frigon, le système Morand a pour base une Commission fédérale qui contrôle non seulement l’exploitation technique des stations, mais leurs programmes.Le système Morand s’apparente de près au régime anglais/avec un contrôle plus complet de la part de l'autorité centrale.Le système Aird-Frigon s'apparentait plutôt au régime allemand.Dans le système Morand nous avons une eofhttVtssion fédérale qui contrôle toute la radio et qni, après entente avec chaque gouvernement provincial, nomme un représentant dans chaque province.Or, cette question des programmes est précisément celle qui intéresse le plus la province de Québec.Elle était résolue pour le plus grand avantage de la province avec le rapport Aird-Frigon; et n’eût été la campagne de mauvaise foi et de mensonge menée contre ce système, c’est celui que nous aurions maintenant.Le système Morand laisse quelque incertitude.11 est impossible pour le moment de savoir quelle part de contrôle restera aux provinces.Tout dépend en effet, des pouvoirs qui seront octroyés à Tas-sistant-conunissaire et au comité consultatif que nommeront les provinces.Il est évident que si le contrôle entier reste entre les mains de la Commission fédérale, la situation pourra présenter de.s ennuis sérieux.Il vaut mieux, à tous points de vue, que la province reste maîtresse de ses programmes.De même il est bon également que la Commission fédérale ait certains pouvoirs pour intervenir, advenait! certaines manifestations de fanatisme.Mais il est clair que le théâtre (Suite à la 2éme page) comment des gouvernants un tan! soit peu sensés pourraient suivre un programme de conquêtes militaires et d'armements sur terre et sur mer qui mit à Iwnit de forces et de ressources une population déjà trop lourdement obérée.Mais ties considérations de cette sorte n’arrêtent jamais les balles de meurtriers décidés à commettre n’importe quel attentat pour terroriser les gouverna nés et s’emparer de la direction d’un pays.Méthodes singulières Le café brésilien ne s'est pas plus vendu que notre blé, ces années-ci, moins encore peut-être.11 s’en est constitué d’énormes réserves, dont l’existence a fait baisser les prix du marché.S'est-on avisé d’en profiter pour organiser de vastes distributions de café brut à des pays qui n’ont pas coutume d’en boire et, ainsi, tenter de créer de nouveaux groupes de consommateurs?Non pas.On n’a rien trouvé de mieux, pour enrayer la baisse des prix consécutive à la mévente, que de brûler des centaines de tonnes de café dans les locomotives, en guise de combustible, d’en jeter des milliers de sacs à la nier, d’en mettre des millions de livres au feu, un peu partout à travers le Brésil.On calcule que l’on en a détruit plus d’un million de sacs en pure perte, en un mois et que depuis onze mois, on a disposé ainsi de Ô millions de sacs, qui, normalement, eussent été répandus un peu partout à travers le inonde.Au lieu de rechercher de nouveaux clients, on s’est ingénié, au Brésil, à trouver différents modes de destruction du principal produit qu’exporte ce pays.Ailleurs, on a usé des mêmes procédés pour enrayer la baisse du sucre brut, du caoutchouc, etc.(’.’est tout ce qu'un monde industriel spécialisé à outrance a pu inventer pour essayer de raccourcir la crise.Cela donne quelque idée du manque de logique et de bon sens qui bout en partie déterminée.Pendant des années, l’on a encouragé la surproduction dans tous les domaines, avec ce résultat effanyit que des millions de sans-travail meurent aujourd'hui de faim ou souffrent de soif et de froid dans un univers où la crise est venue de ce qu’il v a de vastes excédents de combustible, de comestibles, d’articles manufacturés de toute sorte.Beau résultat d'une civilisation matérialisée à l’extrême, - et qui triomphe dans des pays où il n’y a jamais eu tant de miséreux.Selon lea journaux de ce matin, M.Alexandre Taschereau aurait dit au banquet des Chevaliers de Colomb, en parlant de l’Université de Montréal: “Ce que vous avex fait, messieurs, pour l’hôpital Laval.vous le pouvex aujourd’hui pour l’Université de Montréal.Il vous est possible de venir à son secours, non pour] la sauver — cette grande université ne peut pas périr —j mais pour lui permettre de traverser une période difficile! de son existence.Les Chevaliers de Colomb peuvent faire! auprès du public de la province un appel qui sera écouté.} Une telle oeuvre serait dans la ligne généreuse et noble] des oeuvres sociales accomplies par l'Ordre’’.On se demande, dans les cercles universitaires, si le premier ministre, en mentionnant particulièrement le fait que l'Université ne PEUT PAS PERIR, ne se proposait pas de répondre à la déclara-] tion d'un très haut personnage politique faite à un professeur) étranger attaché à l’Université de Montréal dans une réunion ré-j cente.Ce personnage aurait déclaré substantiellement ce qui] suit: “Reprenez donc le plus tôt possible votre chaire en France! et dites h X (également professeur à l’Université) de reprendre la] sienne.La situation de l'Université, mauvaise cette année, «eraf pire l’an prochain.L’Université a voulu se passer de nous des] politiciens de Québec): il faut qu’elle meure pour renaître plus] tard et être entre nos mains.Nous en avons assez des sdutanes’’.] Il va de soi que ces propos, rapportés à l’Université, ont créé] une véritable commotion.Si notre information est exacte, ils auraient même fait l'objet d’une réunion du conseil universitaire.] Sont-ils parvenus aux oreilles de M.Taschereau et, en parlant corn-] me il a parlé, voulait-il y répondre?Il n'y aurait è cela rien d’é-j tonnant.Coïncidence?les de leur littoral.Ce redoublement des lois de l’impôt sur le revenu, qui cultivent le chantage et la fraude comme on cultive des plantes et» couche chaude, aura tôt pour effet d’achever la pourriture de nos moeurs.Qui sauve la surface sauve tnnl, dit l'apophtegme américain.Et nos deux gouvernements auront sauvé leur face on leur surface: car ils ont promis de ne pas réduire les salaires et ils auront tenu, d’autant plus facilement qu'il est fort difficile de tirer la ligne entre les salaires et les indemnités et de réduire les salaires sans réduire les indemnités.Or, les Indemnités, ça les touche et ils les touchent.En promettant de, ne pas réduire les salaires, ils étaient d'autant plus de bonne fol que cria revenait d dire qu'ils pr se voulaient faire aucune peine, même légère.Chaque fois que les politiciens nous feront des déclarations semblables, rroyons-les.Dans l'interminable liste de promesses électorales qui s'en vont û vau-l'eau, celle-là est la radieuse exception qni confirme la règle.NESSUS Le “Progrès du Saguenay” Chicoutimi, H- Le Progrès du Saguenay gnnonor qu’il suspend sa publication pour un mois.Son atelier et sa librairie restent ouverts.^ ^ ,____ Les Buissonnets” La bénédiction de la nouvelle demeure des “Ruissonnets'’.qui devait avoir lieu le 17 mai.est ajournée.A cause de certains travaux urgents.| Bloc-notes Attentats Il y a une dizaine de Jours, le président de la République française.M.Doumrr, tombait sous les balles d’un assassin d’origine russe; on ne sait eneore s’il s’agit là d'un crime politique, ou de l’acte d'un fanatique déséquilibré.D’ordinaire, pareil attentat est bientôt suivi de quelques autres./>]a n'a pas manqué.cette fois.Hier soir, un groupe 2t.Dans les deux cas.In responsabilité de ces meurtres politiques Incombe à l’élément japonais ultra-militariste qui ne recule pas devant le terrorisme pour tâcher de gagner ses huis.La bureaucratie et la caste militaire ont toujours considéré avec méfiance ceux des hommes politiques du Japon qui ont hésité à verser Hans le bellicisme nulran-cier.L'on a trouvé dans les irnprl-mé* parus sous la signature du groupe politique dont font partie les assassins de M.Ituikai des dénonciations du régime politique présent au Japon, accusé de tiédeur par les prétendus réformateurs dont le principal grief contre les gouvernants, c’est qu’ils ne pratiqueraient pas un impérialisme désordonné.Vu la crise économique présente, qui *e fait sentir au Ja-i pon comme ailleurs, on ne voit pas t'ne revue montréalaise, Technique, bulletin des écoles techniques provinciales, note que depuis l'J2/ plusieurs apprentis typographes ont obtenu des mentions honorables et même des prix à un concours annuel ouvert aux apprentis du Québec et de plus difficile dans le métier de pronostiqueur, ça n’est pas tant de pronostiquer que de pronostiquer juste.I^es journalistes d’aujourd'hui qui manquent leur coup quand ils risquent des pronostics peuvent se consoler a la pensée que leurs prédécesseurs ne faisaient pus beaucoup mieux.M.Ernest Bilodeau, que les lecteurs du Devoir connaissant bien, nous fournit à ce propos une pièce intéressante.Le 4 octobre loû5.un journaliste écrivait, dans le Courrier du Canada en parlant des édifices parlementaires que l’on était alors à bâtir; “Os vastes i constructions, la bibliothèque sur-! tout, seront à l’épreuve du feu’’.Malgré le pronostic bien inten-| lionne de ce journaliste optimiste, les édifices parlementaires n’en devaient fias moins, line cinquantaine d'années plus tard, être dé-i truit par l’incendie.Mais la pièce (pie nous signale M.Bilodeau et qu’il a d’ailleurs fait transcrire à notre demande, mérite d'être citée en entier.11 s’agit d'un article anonyme, intitulé: La , future capitale.Eu Dtft5, Ottawa ! venait à peine d’être désigné par la reine Victoria, non ‘pas comme capitale du pays mais comme siège du gouvernement d'Union des deux : Canadas.Ottawa ne devait devenir la capitale du Canada que deux ans plus tard, en 18(17, «[très l’adoption de l’acte fédératif.Voici ce qu’écrivait, le 4 octobre IMiâ, dans le Courrier du Canada, un journaliste anonyme; “Les édifices publics d’Ottawa ne sont aucunement, à l’extérieur du moins, au-dessous de leur réputation.Ils forment les trois côtés d’un vaste parallélogramme qui s’cMivr?sur une rue large.où il y a déjà quelques belles maisons, entre autres la succursale de la Banque de Québec et l'imprimerie de M.De.sbarals.Lorsque toutes les baraques qui encombrent l'espace du centre auront été enlevées, lorsque le terrain aura été nivelé «d embelli; lorsqu'une grille élégante aura été posée sur la rue et ipte la grande lotir centrale des Chambres du J’arlement aura été achevée, il sera difficile de trouver un plus beau coup d’oeil que celui de l’ensemble de ces vastes constructions, fa-s deux édifices destinés aux ministères, placés en face l’un H l’autre, quoique se correspondant parfaitement, ne snnl point tout à fait semblables.Celui qui est à la droite du spectateur a une tour élevée au centre et parait avoir, sur le tout, des dimensinoîl un peu plus grandes que l’autre.! Cette différence est de bon goût et rompt la monotonie de l’ensemble.j Il est à regretter qu'une semblable] inspiration n’ait point présidé à la] distribution intérieure et que l’on] se soit avisé, par exemple, de faire] les deux salles du Conseil et de l'Assemblée absolument semblables,] Bien que l’Assemblée ait réellement j plus de pouvoir el d'initiative, la construction et l'étiquette donnent j la préséance au Conseil, et une plus] riche décoration aurait dû faire] sentir la différence qui existe dans] les attributions du corps qui repré-1 sente ici le Sénat ou la Chambra] des lords.De plus, l'étranger, le vl* sitéur (pii s'attend à voir deux salles et à qui l’on montrera la même j salle répétée se trouvera désappointé, et pour bien dire volé.“ï-a biblothésnie.qui forme une immense rotonde en arrière des) salles du parlement, nVst encore] rendue qu’au second étage.Une] bonne nouvelle à donner à nos lec-j leurs, c’est qu’il n’enfre presque] point de ÎK)is dans tous ces édtfl-] «¦es.Le marbre et la pierre sont] partout, à l'intérieur comme à l’ex-j j té rieur, les matériaux dont nn s’estj servi.Dans tous les corridors, dans j presque toutes les salles, pn a des] parquets en ciment nn lieu de planchers.Os vastes constructions, iaj bibliothèque surtout, seront à! l'épreuve du feu.” Il faut bien admettre que jusqu'à! I présent le journaliste anonyme qui ! écrivait en IHtiô dans le Courrier i da Canada ne s’est trompé que partiellement dans ses pronostics.L’incendie parlementaire d’il y al une quinzaine d'années a épargné la bibliothèque.Cela démontre-t-il cependant que la bibliothèque soit réellement à l’épreuve du feu?Elle Ta été une fois.Le serait-elle cnco-| Te dans des circonstances semblables?rçimilt BENOIST Avis à ceux qui voyagent; Tous billets, Europe et partout, émis au tarif des compagnies — Hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeports, etc., — service complet — LE DEVOIR-VOYAGES.430 Notre-Dame Est.Téléphonez HArbour 1241.mTBEamn«j>i Hâtez-vous de donner vos commandes ! POUR CEUX QUI VEULENT PROPAGER “LE DOSSIER DE DOLLARD” Plusieurs ont déjà ninnifeslé l'intention de répandre le prochain numéro du Document qui contiendra l'élude critique de M.l’abbé Groulx sur le Dossier de Dollard.Nous les prions de se hâter d’adresser leurs commandes nu Service de Librairie du Devoir, l.'IO, rue Notre-Dame est (fél.Harbour 1211), Montréal.Car la brochure serti mise sous presse incessamment.11 faut, en effet, on le comprend, que ceux qui l’auront d’abord commandée puissent la recevoir en temps utile pour distribution à la fête de Dollard ou les jours précédents.Répandre la brochure, c'est nn excellent moyen de faire connaître les héros.Ceux dont les commandes ne pourront être sentes h même le premier tirage risquent d’être en retard.Qu’on se hâte donc! Prix: J0 sous l’exemplaire, $1 la douzaine, franco.Au cent, .$7; par quantités de 500, $30; au mille, $30, port en plus dans ces derniers cas. LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 MAS 19ÎZ VOLUME XXIII — No 112 u Collège de Saint-Henri trict de Québec compte 31 maisons.) où 416 frères, aidés de 41 scolasti- ! ques, de 60 novices et de 100 iuvé- i nistes, élaborent l’enseignement de 10.347 élèves.A Montréal, il v a 31 maisons, 541 frères.58 srolasti- Le terrorisme au Japon s fêles du soixantième anniversaire de fondation — Messe pontificale par S.E.Mgr Langlois — Banquet — Les allocutions — Soirée récréati- nnvireï’ iuvénistes et j Le premier ministre Inukai est 15.161 é eves.Les totaux pour le , , • „ Canada tout entier se chiffrent tue a coups de revolvers par ve Les fêtes du soixantenaire du ollège Saint-Henri se sont termi-ées hier.Dans la matinée, à 10h., 1 y a eu défilé du collège dans le ,uartier, puis messe pontificale cé-ébrée par S.E.Mgr Langlois, évè-ue de Valleyfield; dans l’après-idi, banquet, sous la présidence le Son Excellence, et dans la soi-ée, séance récréative.Au banquet.Son Excellence a épondtt à la santé du clergé.“Le lergé, a-t-il dit, qui est toujours à a tète des organisations faites our la propriété nationale, est eureux d’avoir avec lu! aujour-’hui les représentants de toutes es classes avec qui il a toujours larché la main dans la main.” “Il n’est pas bon, ajoute l’ora-eur, de se décourager, car le de-ouragement est le pire des reniées aux malheurs qui frappent ae-uellement l'humanité, parce qu'il e guérit aucun de nos maux t qu’au contraire il les engendre j t les aggrave tous”.11 ne s’agit pas e cet optimisme qui nous fait licenser au delà de nos moyens.Au 'ontraire il s'agit d’ètre aussi pru-ent que confiant, d’économiser fin d'être en mesure de profiter de la prospérité lorsqu’elle nous reviendra."C’est pour cela”, termine l’orateur, “que je vous souhaite lumière.force, amour, l’amour du bon Dieu avec toutes les consolations que l’Esprit consolateur apporte en ce jour de la Pentecôte”.Un scolasticat universitaire Le R.F.Sérapion, assistant du Visiteur général, a répondu à la santé des Frères des Ecoles Chrétiennes.H a exposé les projets de cet Institut.Les Frères des Ecoles Chrétiennes viennent d’être appelés par Mgr l’archevêque de Montréal à fonder l’Institut pédagogique Saint-Georges.Ils ont acheté sur le flanc du Mont-Royal, auprès de la nouvelle université, un terrain sur lequel ils construiront, lorsque les circonstances le permettront.un scolasticat universitaire où les frèrês possédant un diplôme d’enseignement supérieur : pourront préparer leur licence ou doctorat en pédagogie.Cet institut organise a Ottawa une Ecole normale qui a obtenu du gouvernement d’Ontario une subvention annuelle.Mais les activités des Frères des Ecoles Chrétiennes de Montréal ne rayonnent pas seulement chez nous.Ils ouvriront bientôt à Hakodate, dans le nord du .lapon, une école qui dépendra ntièrement du district de Mont-éal.Lorsque le scolasticat universi-aire sera établi, l’Institut pédagogique Saint-Georges, actuellement nstallé au Mont-Saint-Louis, s’y ransportera.L’Institut des frères des Ecoles ¦hrétiennes, fondé en 1681 par aint Jean-Baptiste de La Salle, .'est répandu dans 27 pavs.tant in-idèles que chrétiens, nu nombre lesquels plusieurs colonies anglai-es de grande importance.Au Ca-lada.leur ordre est partagé en rois districts.Montréal.Québec et roronto.Dans le district de ro-onto se trouvent 16 maisons, et 33 frères voient à l’instruction et à 'éducation de plusieurs milliers l’élèves; ils sont aidés dans leur ravail de 13 scolastiques, de 1/ lovices et de 50 juvénistes.Le dis- done par 78 maisons, 1,090 frères, 112 scolastiques.140 novices, 300 juvénistes et 28,890 élèves.On sait que le gouvernement vient d’accorder à différentes mai- i sons des Frères des Ecoles chrétiennes dans la province de Que- j bec une équivalence de diplômes j avec l’Ecole Normale.au neuf jeunes militaires —- Au même moment, des bombes éclataient dans cinq immeubles de Tokio — Des sous-lieutenants de la marine et des anciens cadets se livrent à la police Les statistiques indiquaient , ., ., , , 31 décembre 1930 que l’Institut rlstes militaires ont blesse mortelle-comptait dans le monde entier, 18,-; n,?nt à coups de revolvers le pre-366 sujets répartis entre 1269 mai-1 ministre du .lapon, M.Suyoshi sons et que ce personnel enseignait ! Inukai, H >' a quelques heures.Au à SORTIS élèves.même moment, des bombes écla- taient dans cinq immeubles de la A la messe capitale, y compris l'immeuble où 1 le parti politique de Inukai, Seiyu-A la messe, les diacres d'honneur kaï, a ses quartiers généraux, étaient M.le curé Roux et M.l'abbé j Dans quelques-uns de ces immeu- Fokin, 16.(S.P.A.) — Des terro- „x •UbU*«>*n» a.-Justin», cédé S 14 ans, U mois.Jean Raby^ Ma Joseph Raby et d Edna Bonhomme^ i corps est exposé S la demeure de s parents.No 7727 rue St-Denis.Avis s funérailles plus tard.FASSE — A l'hôpital Notre-Dame le mal A l'Age de S3 ans est décédée Ma-Angéltna-Céllna Olroux, épouse de Do-t Tassé.Funérailles mercredi le 18 a heures A réalise du Bon PaaWur , Laval-s-Raptdff Le renvoi funèbre partira sa demeure.S46 Boulevard des Fratries 8 h.45 Sépulture au cimetière de 1a ite des Neiges Parents et, amis sont lés d’assister.Nécrologie trer.Les cinq hommes ont été blessés.Le premier ministre cüiit alors en train de causer avec un M.Tanaka.F i entendant les coups de revolvers diriges contre les policiers et le domestique, la belle-fille de M.Inukai s’est précipitée chez son bcau-nè • • pour lu; dire de fuir, Mais M.InukHÏ a refusé.Lorsque les assassins ont fait irruption dans la pièce, M Inukai leur a adressé d’énergiques reproches.“Tirez, si vous osez”, leur a-t-il dit.Ils ont répondu en (ai-sant feu.Le premier ministre est tombé, le visage ensoiglanté.Le visiteur a aussi été biessé.On n’a négligé aucun moyen pour sauver la vie de M.Inukai.Plusieurs transfusions de sang ont été pratiquées.Mais le premier ministre, qui était âgé de 77 ans, a succombé six heures après l’agression.Trois heures après la mort de M.Inukai.les pouvoirs .du premier ministre étaient rapidement transmis au ministre ries finances, M.Korekiyo Takahashi, en une brève cérémonie au palais impérial.Les immeubles où des bombes ont explosé pendant le meurtre de M.Inukai, sont, outre tes quartiers généraux de Seiyukaï: les bureaux rie la police métropolitaine dans le village de Sakurdamon, à proximité du palais impérial, la Banque du Japon, la banque Mitsubishi et l’hôtel particulier du comté Makino, garde du sceau privé.Cinq ban-! des en automobiles ont perpétré ces coups.Les.dégâts ne sont pas très considérables.* Deuxième assassinat C’est la deuxième fois en moins rie douze ans qu'un premier ministre vigoureusement opposé à la bureaucratie et au militarisme au sein du gouvernement japonais, meurt assassiné.En 1921, en effet, le premier ministre Takashi Ha-ra.chef du parti Seiyukaï, comme 'était M.Inukai, était tué à coups Ce soir à la Palestre Nationale ' Le Bon juge’ Les lundi et mardi soirs.16 et 17 mai courant.M.Louis-Philippe Hébert donnera à la Palestre Nationale, rue Cherrier, sa cent cinquantième représentation de "Bon Théâtre".A cette occasion il mettra à l’affiche "LE BON JUGE”, célèbre comédie en trois aefes d’A.Bisson., - .-, La soirée du 16 mai sera présidée C”I'teI?uPfr »nJ^un'* honlmp par les honorables juges Gonzalve Dé-1 ' ans’ noo Ichi Nakaoka.saulmers.L.-J.-M.Loranger, E.Fabre-Surveyer, P Cousineau, C.A.Wilson, et L.Coderre.La soiree du 17 ma.sera présidée par le R.P.Joseph Paré, S aumônier-général de l’A.C.J.C.Tous les interprètes de La Société Dramatique Paroissiale seront de la dis- La mort rie M, Hara causa l’effritement du Seiyukaï.Les difsi-rients formèrent le Minseitô.Il fallut la main vigoureuse rie M.Inukai pour relever le Seiyukaï.M.Inukai avait commencé sa carrière lors rie l’inauguration du système rie gouvernement représentn- ïLAIN A Montréal, le 13 é *5 en*.tiqvie Blain.époux de Marie-Louise St- 9LÀNCHIT — A Montréal, le 12, A 34 ».Marle-Relne B*nécal.épouse de Lud- Blanchet SOTVIN — A Montréal, le 14.A R2 an*, nest Bolvtn, époux dé feu Laura Dage- is COMTOIS — A Montréal, le 13, A 78 an», génie Comtois.DANSERKAU — A Montréal, le 13 A 47 ».Ermenonda Pilon, épouse de feu Wll-d Danxpreau DESROCHERS — A Laval-des-Raplde*.13.A 75 an», Vltallen De»rocher», époux 1ère» noce» de Léonle Ouimet et en »e-ndes d'Anastarte Charbonneau.OIRARD — A Montréal le 12.A 34 ans, Iphia Girard, époux de Léa Chevalier LEBEAU — A Montréal, A 48 an».J.-H beau.LABELLE — A Montréal, le t3 A 48 an» aile Labelle.époux de Marte-Jeanne Jllon LALONDE - A Verdun, le t3.A 77 ans.m» Joseph Lalcnde.née Emma Malche-isa.MANTHA A Verdun, le 13.à 5# an*, mond Mantha PAQUETTE - A Montréal, le 13, A 82 s, Marie-Louise Vlger, épouse de Joseph quette.9T-JEAN — A Montréal, le 13.A 12 an», ¦rmalne-Héléne 8t-Je»n, fille de Léger -Jean et de Marie-Anne Ponton.Téléphone.FRontcnac 31 M.(Communiqué) Un enfant sc noie dans la Yamaska tribution avec Hector Charland dans le!1'!' Japon, en 1880.Comme mvm-rôle-titre.I lire du rlub politique Kakushin Billets en vente tous les jours à la I (rlub de réforme), dont l'origine re-Palestre Nat onalc, 840 rue Cherrier, | montait au fameux parti progressiste du comte Okuma, M, Inukai avait participé à la lutte contre la bureaucratie, au début du présent siècle.Chargé de relever le Seiyukaï, M.Inukai y réussit si bien qu'en 1929, il devenait président rie ce —- parti.En 1931, après la chine à Saint-Hyacinthe, 16 (D.N.C.) bref intervalle rie deux cabinets Esdras Catien, âgé de 9 ans.en-'1 une bonne partir rie faut d’Osias Galien, rie Ragot, s'est ! J issu du Seiyukaï, se ral- noyé accidentellement samedi nia-j, ” * *,,ukai.Cette défection, tin à 150 pieds de la demeure rie M nnestlon mandchoue et le malaise SOS parents.! économique causaient bientôt la L’enfant s'amusait à pêcher dans l/,1 U|'’ c.i.jneî'vvni»**”1! ¦ ^'nse*’ la rivière Yamaska avec un Petit ‘s M,k'- .camarade.André Pion, âgé rie 12 j; ' Salon- ans, lorsque pour une raison in-1 Llijl; ' ' eteran des hommes politiques japonais et à qui lem- onseil, former le repêcher mais trop tard pour lui ! r',u enbinet.M.Inukai ne sauver la vie.Le Dr C.-K.Auger, A0, !“'P/*/pnr(X'r de Sainte-Hélène rie Ragot, mérie- ! , ,, ,'s nu.,m'res rie la ans, lorsque pour une raison m-! .ni;, connue il disparut sous Ponde, Aux ^ j r! a ‘F11 cris du jeune Pion, les voisins ar- w toujours rc t'VM; ti,:a^'i^,réus*iî ^Inn nouveau nih.neL^M.Im.L cin légiste, rendit mort accidentelle.un verdict de , RU
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