Le devoir, 20 août 1913, mercredi 20 août 1913
VOLUME IV—No.194 MONTREAL, MERCREDI 20 AOUT, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.*3.00 UNION POSTALE.*6.00 Édition Hebdomadaire : canada.*1.00 ETATS-UNIS .^ ^ .*1.50 UNION POSTALE.*2.00 Rédadion et Administration : 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Diredteur : HENRI jBOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! M.LAURIER A SAINT-HYACINTHE h LE “ VIEUX COQ ” CHANTE FAUX Depuis le 21 septembre 1911, les nationalistes étaient dans la jubilation: la loi de la marine allait être rappelée.Qu’obtinrent-ils du gouvernement Borden?Une contribution de $36,000,000.S’est-il trouvé un homme pour protester?Pas un.Le proverbe dit: “Ventre affamé n’a pas d’oreille”, nous devons dire pour les nationalistes: “Ventre affamé n’a pas de langue”.Telle a été, selon M.Laurier .Latitude, des nationalistes sur la politique navale du ministère Bordcn.Suit un long dithyrambe sur l’héroïsme quo le parti libéral a déployé en combattant de cape et d’épée, “le jour et la nuit”, l’abominable ¦projet de contribution “qui nous ramène au gouvernement du Canada par Downing Street’’.Cette dernière citation est empruntée au texte "sténographié” de la Presse.Du reste, dans les deux journaux, Presse et Canada, ’a pensée est la même, sauf qu’elle est beaucoup plus délayée dans le texte officiel et complet.Le “ventre” des nationalistes y revient jusqu’à quatre fois.Il est évident que l’orateur “à la langue d’argent” s’est appliqué à se mettre au diapason de ses admirateurs du Marché-à-ifoln.11 a réussi.Je ne sais quel organe digestif est en souffrance chez l’ex-premier-ministre ; mais quelque chose affecte certainement sa mémoire, car j’ai peine à croire qu’il eût, dans le plein exercice de ses facultés mentales, violé à ce point la vérité.Il est facile de prouver, par des citations précises : (lo) que les nationalistes ont demandé l'abrogation de la loi navale, (2o) que les nationalistes ont protesté sans cesse contre la contribution de trente-cinq millions, (3o) que M.Laurier et son parti ont accepté et voté le principe et le montant de cette contribution, * * -Sf En racontant les relations des nationalistes avec les deux partis, j’ai rappelé qu’après l’élection de Dnimmond-Arthabaska, M.Borden s’était rallié à la politique de M.Monk ; que dans son manifeste électoral de 1911, il évita toute allusion à un- “contribution d’urgence” et se borna à condamner la Loi navale ; qu’au début de la session de 1911-12, il déclara que le peuple avait rejeté la politique navale du cabinet Laurier autant que le projet de réciprocité ; qu’il confessa avoir modifié son opinion .sur le “péril” de l’Empire ; qu’il se borna enfin à demander un répit pour formuler sa politique et la soumettre au peuple.“Belter lo be right than to he in a hurry”, déclara-t-il aux applaudissements de tous.J’ai reproduit la dépêche de M.Pelletier à l’Evénement et à la Patrie, interprétant ainsi la pensée du premier ministre : “La politique [libérale; est abandonnée sans qu'il y ait même besoin d’un plébiscite et nous avons l’assurance que toute politique nouvelle sera soumise au peuple” (1) M.Laurier a complété la preuve en rappelant, à Saint-Hyacinthe, que le ministère avait répondu à une interpellation de M.Sévigny que la Loi navale Serait abrogée.Pour être exact, le leader de l’opposition aurait dû dire que l’in-terpcllation fut faite par M.Mondou et non par M.Sévigny.Mais il a commis tant d’erreurs plus graves qu’on oeut lui pardonner celle-ci.Toutefois, le détail a son importance pour M.Mondou, et aussi pour M.Sévigny.* Les nationalistes n’étaient donc nullement tenus de réclamer, dès la première session, l’abrogation de la Loi Laurier.Ils étaient justifia-bic'S de prendre pour acquis les déclarations du premier ministre et de lui accorder le sursis qu’il demandait.Toutefois, une longue expérience des politiciens m’ayant enseigné qu’il est dangereux de leur faire crédit trop longtemps, je publiai, dès le mois de février 1912, une série d’articles pour démontrer que le ministère devait proposer immédiatement l'abrogation de la Loi navale.Donc, première “absence de mémoire” de M.Laurier.* # *• M.Borden partit pour l’Angleterre.Dès son premier discours à , Londres, je «ornai la note d’alarme (2).Au cours de l'été, le Devoir (publia plusieurs articles pour mettre le public en garde contre la dc-' mande de contribution qui semblait poindre.Au banquet du 21 septembre, le premier ministre, revenu d’Angle-i terre, esquissa sa politique.Dès le 25, j’attaquai ouvertement la distinc-I tion qu’il voiilait faire entre une mesure “d’urgence” et une “politique J permanente”.Le 15 octobre, le Devoir annonçait et dénonçait la contribution, sauf que le chiffre indiqué était de trente millions.Le 22 octobre, dans un discours qu’il prononçait à Sorel, Sir Wilfrid Laurier annonçait aussi la contribution de trente millions.mais il ne la dénonçait pas.Deuxième absence de mémoire.« * * # M.Monk avait démissionné le 19 octobre — ce qui est une manière assez énergique, pour un ministre, de manifester son dissentiment.M.Coderre ramassa son portefeuille, ce (fui impliquait l’approbation de la politique condamnée par son prédécesseur.Les nationalistes protestèrent immédiatement.Dès le 29 octobre, M.Héroux indiquait la nécessité de forcer le nouveau ministre à arborer scs couleurs.Le 5 novembre, je dénonçais les efforts des ministres pour escamoter l’élection.Entre temps, nous avions fait savoir aux libéraux que nous étions prêts à appuyer un candidat d’opposition, un libéral même, pourvu qu’il prît exactement l’attitude mio la majorité libérale du Sénat devait adopter six mois plus tard.Tous les vrais libéraux voulaient la lutte.Le 1 novembre, clans une lettre à M.Letourneau, député provincial, M.Laurier commandait le désarmement sous prétexte qu’il ne connaissait nullement l'a politique navale du ministère.Or cette politique qu’il ignorait le 4 novembre, il la connaisait parfaitement le 22 octobre.Où sokr, le district attorney du comté de Dutchess, dans lequel Matteawan est .situé, a télégraphié qu’il se rendrait à Sherbrooke, porteur d’un mandait pour l’arrestation de Thaw, accusé de corruption.Ce délit permet de^ faire les procédures pour [’extradition du prévenu.De son côté, *,Thaw prétend que, passant au Canada pour se rendre à Détroit, les autorités du pays n’avaient pas le droitVde l’arrêter.Il cite le cas de Jack Johnson.THAW SERA RENVOYE AUX ETATS 4UN18 Ottawa, 20.—Harw Thaw sera déporté, parce que la Soi d’immigration mnadienne le classe \parmi les sujets ’’indésirables”.Telle! est la décision des autorités fédérales.Le département d'immigration a reçu la nouvelle de l’arrestation de Thaw, tard dans ( l’après-midi.Les Inspecteurs D.H.Reynolds et F.E.WhlUons ont aussitôt télégraphié au chef de police de Sherbrooke de mettre Thaw en arcestation d'après la loi d’immigration.LE PLUS-CELEBRE DES VINS TONIQUES ET APERITIFS FRANÇAIS II* n’y a qu’un véritable “DUBONNET” Un nom seulement siu la bouteille “DUBONNET” Méfiez-vous des imitations L CHAPUT, FUS 1 CIE UMTEE Seul* dépositaires pour le Canada, Montréal Le cas de Thaw est très clair.La section 40 de l’acte énumère les cas ses d’immigrants auxquels l’entrée du pays est fermée: les idiots, les imbéciles, les criminels et les insensés.La loi ajoute que dans le cas où ces personnes réussiraient à tromper la vigilance des officiers d’immigration, elles seraient aussitôt déportées.11 y a une exception, cependant, et il est intéressant de noter que le pugiliste Jack Johnson s’en est prévalu récemment.En effet, lorsqu’un sujet “indésirable” est muni d’un passeport pour se rendre dans un autre pays, une clause de la loi lui permet la libre circulation dans tout le Canada.On ne sait pas encore si Thaw a eu la précaution de se procurer ces papiers par l’entremise de ses avocats.Au département de la justice, on exprime plusieurs doutes sur le pouvoir de la cour d'accorder la requête en extradition.Dans le traité entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, la fuite d’un asile d’aliénés n’est pas mentionnée comme une offense, où le coupable doit être extradé.Mais il est certain que la légalité de l’arrestation de Thaw ne vient pas en conflit avec l’acte d’immigration.Les procédures pour la déportation sont très simples.Après l’arrestation du sujet, on l’identifie avec soin, puis il est reconduit dans son pays, à une distance de 70 milles à l’intérieur.La coutume exige que l’on notifie préalablement les officier du gouvernement américain.Thaw sera donc renvoyé dans l'Etat du New-Hampshire.Coaticook, 20 — Après une heure de consultation avec son avocat, Thaw comparaissait devant le pige de paix sous l’accusation suivante : “Que Harry K.Thaw qui était légalement condamné et emprisonné à vie, s’était partant illégalement enfui du pénitencier où 11 était détenu.” Le juge Dupuis fit les choses rondement.Thaw écouta l’acte d’accusation et ce fut tout.On ne lui permit pas d’instituer un procès.Avant que son avocat étonné eut pu faire entendre une objection, la cour avait donné Tordre de conduire le prisonnier, sans l’admettre sous caution, A la prison de Sherbrooke pour y subir une nouvelle comparution le lendemain matin.Abattu, Thaw attendit alors le rapide de 2 heures 30 oui devait Ta mener à Sherbrooke.Son avocat essaya vainement de le rassurer.Il refusa de prendre toute nourriture.Au moment où il allait prendre le train, son appétit se réveilla et il lut fallut force œufs à la coque ainsi que deux sandwiches pour l’apaiser, cela sous les yeux d’une grande partie de la population de Coaticook.W.L.Shurtleff, avocat de cette ville, dont Thaw avait retenu les service^, a dénoncé comme illégale la comparution devant le juge Dupuis, déclarant qu’il ferait application ce matin pour obtenir en faveur de Thaw un href d’habeas corpus, préalablement A sa nouvelle comparution devant le commissaire en extradition de Sherbrooke.SI le bref lui est refusé, M.Shurtleff déclare que la décision du juge sera portée en appel.On croit que Thaw a l’intention d’écrire dans l’histoire de la jurisprudence canadienne une page des plus acerbes contre l’extradition et la déportation.THAW A L’HOPITAL Sherbrooke, 20 — Après que Thaw put passé quelques heures dans sa cellule, où on l’entendit grommeler sur la pauvreté de ce nouveau lieu de détention, il fut transféré dans une chambra richement meublée de T hôpital.Là, on lui demanda : —Pouvez vous nous dire, si, comme on Ta laissé entendre, voua avez réellement .urê qu’à votre sortie de Matteawan, vous causeriez des embarras à certaines personnes ?—Je n’ai aucune réponse à faire à de semblables sottises, a répandu le prisonnier., Et les reporters de terminer ici leur interview.Vinrent ensuite les photographes.Ils voulaient croquer le fameux millionnaire.Mais celui-ci trompa également leur attente.—Je ne puis consentir à ce que vous me demandez, dit-il, Je ne puis même y songer, tant que je n’aurai pas fait la toilette d’une nouvelle chemise et d’un autre faux-col.Je n'ai Pus encore eu 1« temps de changer de vêtements depuis mon départ de Mat-teawan.Les compagnons de Thaw renchérirent sur son peu de loquacité.Tout ce que.peuvent obtenir les journalistes, c'est une description de chacun d’eux : l'un à cinq pieds et neuf ponces, une figure douce, des yeux et des cheveux très noirs et une fairte carrure, Tautre est à peu près de la même grandeur, très maigre et d'un extérieur agréable.-4- Trains spéciaux pour Empress A l’occasion du départ de l’"Empres8 of Ireland” de Québec, jeudi, le 21 août, un train spécial pour Empress, comprenant wagons de colons, wagons de première classe et wagons-lits modèles, partira de Montréal, gare de la rue Windsor, à 8.30 p.m., mercredi, le 20 août.Un autre train spécial pour Empress, comprenant wagons de jour, wagons-buffets et wagons-lits, partira de la gare de la rue Windsor à 9.50 a.m., jeudi, le 21 août, se rendant directement aux abords du paquebot.Déjeuner-dîner servi à 9.15 a.m.-+- Il dénonce la mode ridicule ______ (Dp iioh* corronpondant) Québec, 19 — Dimanche dernier, à la messe parotsrflale, M.le curé Ooa-j selin, de Oharlesbourg, a dénoncé 1& (mode féminine des jupes étroites et j du décolletage.11 a déclaré A ses | paroissiennes, qu’il ne désire aucunement empêcher leg femmes de sa pa-! roisse de se Vêtir d’une manière fashionable mais qu'il lui semble que cela peut se faire eans qu’il leur faille porter les jupes étroites que l’on voit de nos jours et qui sont, bien sftr, moins que oonforUblaa.Québec, 20.— Une requête signée ; par les maires des municipalités prin- : cipales des Cantons de T Est et plu- I sieurs horaires d’affaires influents a ¦ été présentée à M.Allard, ministre des terres et forêts, demandant la construction de réservoirs à la source de la rivière Saint-François.Les pétitionnaires exposent les avantages qui résulteraient d’une telle entreprise et demandent que la Commission des Eaux Courantes soit chargée de préparer un rapport sur la praticabilité de ce pro'jet.Les membre» de la commission ont reçu, hier, au parlement, à une réunion privée, une délégation qui leur a exposé le projet, et Thon.8.N.Parent, le président, a assuré les délégués que la suggestion recevra la plus sérieuse attention des cammisaairea.M.Edmond Marcotte qui vient de quitter la gérance du “Soleil” après vingt-cinq ans de service a été, lundi l’objet s’une manifestation sympathique de la part du personnel du journal et de ses amis à l’occasion de son départ.Ceux-ci lui ont présenté une montre en or portant une inscription appropriée, avec chaîne et locquet et une bourse rondelette.La présentation eut lieu dans le salon de l’hôtel Mountain Hill et fut accompagnée d’une adresse et de plusieurs discours.Les délégués de la Chambre de Commerce de Québec à la convention qui se tiendra à Chicoutimi, les 25, 26 et 27 courant, seront MM.Jos.Picard, premier vice^prêsident, G.A.Vandry, J.G.Scott et E.T.Nesbitt.La' Commission Scolaire Protestante a demandé, hier soir, à la commission d’hygiène municipale d’établir l'inspection médicale obligatoire des enfants fréquentant les écoles protestantes de la ville.La commission demande qu’un médecin soit nommé pour faire cette inspection.La question sera soumise à un comité-conjoint des deux commissions.La Commission “d’Hygiène municipale a accepté, hier soir, l’offre des Sœurs de l’Asile Saint-Michel Archange au sujet de la construction du nouvel hôpital civique.En échange de L'annexion à la municipalité de Saint-Michel Archange du Sanatorium de Mastaï, les Sœurs de l’Asile cèdent à lu cité le terrain nécessaire pour la construction de l’hôpital qui sera confié à la direction des religieuses.Le nouvel hôpital coûtera environ 875.000.-f- Le journal de Ta venir Londres, 19.— Rober Donald, réducteur 'du “Daily Chronicle” et président de T Institut des Journalistes a donné une description frappante du journal do Tavemr, dans son discours présidentiel prononcé à la réunion annuelle de l’Institut, tenue à York.M.Donald dit que les journatnx seront moins nombreux que maintenant, qu'ils ne contiendront pas moins de matière à lire mais que le format sera moins considérable, les méthodes do distribution seront plus rapides et le tirage sera plus fort.“ On se servira de ballons et d’aéroplanes pour transporter les journaux aux rentres les plus éloignés.On emploiera aussi des trains électriques et dea motoplans circulant sur des voies spéciales.“ Dans les grands centres de poptir lation la distribution se fera au moyen de tubes pneumatiques.On publiera des éditions d’heure en heure nuit et jour.“ Los nouvelles seront reçues nu moyen du téléphone sans fil et le reporter aura toujours avec lui un appareil portatif, au moyen duquel il pourra communiquer avec son journal sans aller à un buteau de téléphone.Les nouvelles seront communiquées aux rédacteurs sous forme de colonnes imprimées.“ Aux endroits d’amusement publics, avec le cinématographe et le téléphone ou un autre moyen plus amusant toutes les nouvelles du jour seront publiées.“ Les gens pourront devenir trop paresseux pour lire, et les nouvelles seront communiquées aux maisons comme on distribue maintenant l'eau ou le gaz.Les gens pourront recevoir les nouvelles dans leurs jardins au moyen de phonographes perfectionnés.” -4- Revenu des postes Ottawa, 20.— Le revenu des postes est toujours indicateur de la prospérité du pays et de la condition dos affaires, or si on en juge par le revenu des quatre mois qui viennent de s’écouler, jamais le pays n’a été aussi prospère.Du 31 mars au 31 juillet 1913, le revenu des postes a été de 8L 142,658.Il y a dix ans les recettes pour la même période se chiffraient ù 31,735,243.Pour le mois de juillet, h-s recettes ont été de *1,286,974, contre 81,094,029 pour le même mois de 1912.I] y a dix ans, pour le mois do juillet 1903, les recettes furent de $388,470, -F-*- La situation navale Londres, 20 — Le “Daily Telegraph” public dans son édition d’hier la note suivante: “Si jamais l’administration a admis que sa force normale ne suffit pas aux besoins de l’Empire, M.Asouith vient de le faire, C'est une confession que nous sommes contents d'apprendre.Elle est A l’honneur du cabinet et de l'amirauté.Nous croyons qu’elle ne sera pas sans effet sur l'opinion publique, non seulement dans ce pays, mais dans les Dominions d'outre-mer.La situation navale demande l’action immédiate.” -4- La France à Lourdes Paris, 19.¦— Le pèlerinage national A l/ourdeg a rommetveé hier matin avec le départ du ” train jaune blanc”, suivi aujourd'hui par trente-deux autres.A bord desquels se trouvent des pèlerins de toutes 1rs principale* villes françaises, Lue fois A Paray-f.e-Monial, où se trouve In basilique, il y aura une messe de nuit, suivie d’une procession aux flambeaux, puis les pèlerins se rendront directement à Lourde*.A 4 heures 36, ce soir, un trnin blanc ramènera dans Iqjim foyers les haut délégués et tous les malades qui auront été guéris, nu cours de leur sêiour A Lourdes, PETITES ANNONCES f Cartes Professionnelles Les Escaliers et Balcons SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier EN FER De toute première qualité sont manufacturés par J.A.C0URTEMANCHE 1889 Rue Saint-Denis Nous appelons spécialement l'attention des COMMUNAUTES RELIGIEUSES, FABRIQUES, COMMISSIONS SCOLAIRES, ENTREPRENEURS D’EDIFICHS PUBLICS 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primes portant intérêt à 5 p.c.au peuple de Montréal.Il a remarqué que cela se fait dans l’Ouest avec avantage et que les villes sont les débitrices de leurs contribuables et non pas des banques étrangères.Dans les banques d’épargnes on a des millions en dépôt et l’on ne paie qu’un intérêt de 3 pour cent.Croit-on que si la ville empruntait du peuple à un taux plus élevé, elle ne trouverait pas tout l’argent qu’il lui faut au pair?L’échevin Larivière est du même avis, les coupures devraient, dit-il, être plus petites que $100.L’échevin Martin revendique la paternité de ce projet.Lorsque, dit-il, il s’est présenté pour la première fois devant l’électorat, en 1904, c’était le premier article de son programme.Il est avec M.Lapointe, mais il prédit qu'on n’arrivera pas à établir ce projet sans avoir à lutter contre le capital.Du moins, dit-il, nous paierions à nos contribuables les deux millions et demi d’intérêt que nous versons dans les caisses de l’étranger.L’échevin Ward n’est pas partisan de ce projet, car sa réussite pourrait gêner les banques et par conséquent le commerce, mais il consentirait à l’essayer.M.le commissaire Lachapelle dit que l’emprunt temporaire demandé est destiné à payer des travaux faits à la requête des propriétaires et payables par eux, la ville ne faisant que des avances.Il pense que le projet posé par l’échevin Lapointe vaut la peine d’être étudié.Il croit la chose possible et dans ce cas désirable.Cependant les petits déposants pourraient-ils facilement acheter des obligations de $100 ou $200 et consentiraient-ils à attendre l’échéance pour rentrer dans leurs fonds?Tout de même la question mérite d'être mise à l’étude.Le conseil a décidé l’emprunt à l’unanimité.Le Monument Cartier Deux membres du comité spécial du Centenaire acceptent l'alternative proposée hier matin, à défaut de ce qu'ils demandaient.Le comité du Centenaire Cartier n'ayant pu obtenir de la Compagnie des Tramways qu’elle cédât sur la question de la pose du monument dans l’avenue du Parc, MM, E.W.Villeneuve et W.S.Maxwell ont envoyé au conseil la lettre suivante : Le comité du Centenaire Cartier demande que le monument Cartier soit placé au centre de l’avenue du Parc, en face de la rue Rachel, tel que montré dans notre plan.Il est convaincu que la compagnie des tramways peut facilement exploiter la courbe indiquée sur le plan pour la circulation de ses voitureef.Au cas où vous auriez des objections à donner contre l’emplacement ci-dessus mentionné, nous demandons celui du Parc Mont-Royal, en face de la rue Rachel, à la condition qu’un plan soit préparé par un architecte et un architecte paysagiste, travaillant en collaboration et payés par la ville, et qu’ils soient nommés par l’Association des Architectes de la Province de Québec et que leur plan soit sujet à l’approbation de cette association.Et de plus que le plan comprenne, le développement de la ferme Fletcher jusqu’à l’avenue Esplanade, de sorte que la rue Rachel puisse devenir plus tard un boulevard réunissant le parc Lafontaine au parc Mont-Royal, fournissant ainsi une avenue digne du monument.De la part du comité, Vos dévoués, K.W.VILLENEUVE, prés.W.S.MAXWELL.M.E.Dyonnet, auteur du premier projet, a refusé de signer cette lettre; il s'en tient à sa déclaration d'hier matin due, dans un parc, un monument doit passer avant le tramway, la beauté avant l’utilité.Us posent des questions L'êchevin Martin a demandé aux commissaires, à la séance du Conseil d’hier, pourquoi on avait fait, rue Papineau, un trottoir de douze pieds, quand les tuynux de service des maisons n'ont pas encore été posés.Le maire ayant décidé que le représentant de Papineau posait sa question d’une façon irrégulière, celui-ci se fâcha et déchira sa question.L'êchevin Larivière voulait savoir pourquoi le contrat du Montreal and Southern Counties Railway est encore chez le notaire ; ü croit que le maire en est la cause.M.Lavallée répondra â la prochaine séance.L'êchevin Larivière demande aussi si la Compagnie Canadienne d'A»to-bus a obtenu un délai pour commencer son service.L'êchevin Boyd demande aux Commissaire* d'étudier le percement de la rue Oatheart, de la rue Mansfield à la rue Metcalfe.UNE ENQUETE GENERALE L’ECHEVIN L.-A.LAPOINTE DECLARE AU CONSEIL QU’IL FAUT UNE COMMISSION ROYALE QUI ENQUETERA SUR TOUS LES SERVICES.— LES COMMISSAIRES SONT PRETS A L’ACCEPTER.L’échevin L.-A.Lapointe a déclaré au conseil, hier, qu’il faudra une enquête sur tous les services municipaux.Le conseil a renvoyé à huitaine le rapport par lequel les commissaires demandent d’ordonner une enquête judiciaire sur les accusations de J.A.Roberts.Il demande dans l’intervalle tous les documents se rapportant à d’autres accusation contre la police.L’échevin Lapointe qui a fait la motion a déclaré que le conseil n’est pas opposé à une enquête, surtout si le chef Campeau la demande.Mais il y a d’autres accusations contre des agents de police et il serait bon que tous les faits qui sont allégués contre la police soient soumis à la même et unique procédure.“ Nous avons en ce moment toutes sortes d'enquêtes sur les bras, celle des achats de terrain, celle de l'affaire Frisco, celle des comptes du service d'incendie, que les intéressés ont fait arrêter par un bref d’injonction, celle que nous n’avons pas voulu accorder aux assureurs sur le fonctionnement du service de l’eau.A ce compte c’est une Enquête Royale qu’il nous faut faire, car nous ne pouvons demander à un juge de faire une enquête et à un autre juge d’en faire une autre.” L’échevin Boyd est aussi en faveur d’une enquête g'énérale.L’ééchevin Séguin déclare qu’il ne voterait jamais pour l’enquête demandée par M.John H.Roberts, qu’il donnerait plutôt sa démission, M.Roberts s’est servi de gibiers de prison pour ternir la réputation sans tache du Surintendant de la Police.Il a porté des accusations qui ne tiennent pas debout et qu’il n’a pas été capable de prouver.M.Séguin dit qu’il ne votera jamais pour qu’une somme de $20,-000 soit dépensée dans une enquête de la sorte, alors que la Ville a tant besoin de cet argent.Les petits enfants meurent par centaines, le corps municipal a les bras chargés de toutes sortes de travaux, et c’est dans ce temps-là qu’on veut voter $20,000 pour une enquête judiciaire demandée par le nommé Roberts.Plusieurs autres échevins, dont l’échevin Martin, se sont déclarés pour une enquête générale, mais ne veulent pas seulement d’une enqute sur le service de la police.Le commissaire Lachapelle dit que si le conseil municipal croit qu’il faut une Enquête Roya:e, le bureau, loin de s’y opposer, dira oui.M.Lachapelle dit qu’il y a d’autres accusations que celles de Roberts contre la police et le conseil doit à ce service important de ne pas le laisser sous le coup de soupçons dommageables.Accusations M.J.G.H.Duperron, ex-contra-maîcre à l’emploi de la Ville qui a déjà envoyé au conseil une déclaration assermentée dans laquelle il accusait un contremaître d’excorquer de l’argent aux journaliers qu’il engageait, a envoyé au conseil, hier, une longue lettre dans laquelle il dit que dans certaines rues orn a fait du béton de 3 pouces seulement au lieu de 6 pouces, qu’ailleurs il y six con-remattres pour vingt-cinq hommes, qu’on gaspille des matériaux.Il accuse les ingénieurs de la voirie de négligence et prétend qu’on se sert de blocs de granit, encore bons pour faire des pavages, comme fondation pour le pavage du Champ de Mars en asphalte.La lettre a été transmise au bureau des commissaires qui devra faire rapport.—+-— La Commission Impériale du Commerce Ottawa, 19.— Il est entendu qua la prochaine session de la Commission Impériale du Commerce sera tenue au Canada, probablement cet automne ou au commencement de l’hiver.Une résolution à cet effet a été adoptée à la dernière conférence im périale.Le but de cette commission est de faire des enquêtes sur les r dations de diverses parties de l’Empire au point de vue du commerce et de l’immigration, et du transport des marchandises.La commission a siégé l’été dernier en Angleterre et elle a tenu des séances ce printemps et cet été en Nouvelle Zélande.L’hon.Foster y représentait le Canada.La Commission siégera dans les diverses villes du Dominion.M.Foster reviendra au Canada vers le 25 août.-4- Noces noir, rorrrsponènm) Québor, 19.— CVtte srninitio, au* chnnti'-rs île construction Oilmour, i« Saint-Joseph de Lêvis, on commencera la construction d'un nouveau caisson destiné aux quais de ta Commission du port.Co sera le sixième que l’on construit A cet endroit.Il y a rarement eu autant d’activité que cette année à res chantiers, T,c* travaux commencée depuis le printemps occupant 160 A 170 hommes dont les sa Inires sont en moyenne de $3 par jour, ce qui représente une liste de paye liebaotnadaire de plus de $3,000, V l’automne, lorsqu'il faudra dis-continuer ces travaux, on mettra probablement deux nu trots rhnlnnds pour Aire lancés le printemps prochain et qui occuperont un bon nombre d’ouvriers toute la saison d’inver.AVOCATS BOURBONNIERE, F.J., C.R., avo cat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell, Main 2679.LEOPOLD BARRY, L.L.B.Avocat-Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St Jacques, Chambre 44.Tél.Bell, Main 1973.Botte Postale 356.— Adresse télégraphique “Nahac, Montréal’*.Tél.Main 1250-1251.Codes : Liebers.West.Un C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Rus Saint-Jacquse.ARTHUR GIBEAULT, B.A.L.L.L Avocat 54 Notre-Dame-Est, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Désery, Hochelaga.Tél.Bell.LaSalle 987, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téî.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camille Tessier, L.L.B.PA TTERSON & LA VER Y AVOCATS-PROCUREUKS SUITE 111 180 ST-JACQUES Tél.Bell Main S960 Cable Witpon W.Patterson.C.K., Salluste karery, B.C.I.M.Lavery a son bureau du soir, 1 Saint-Thomas, Longueui! 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résumé de cette réponse.Un message de M.Lind annonçant que le président Huerta et lui avaient Bu une conférence très cordiale.Une dénégation du chargé d’affaires, O’Shaughnessy, autorisé par le président Huerta, à l’effet de nier que le Mexique avait envoyé un ultimatum aux Etats-Unis.Dans le résumé de la note officielle du président Huerta, envoyé à Washington par M.Lind, se trouvent les principales raisons du refus du gouvernement mexicain d'accepter la médiation des Etats-Unis.Les termes de la note officielle sont très amicaux.A Washington, plusieurs membres du gouvernement jettent la responsabilité de l’histoire de l'ultimatum sur Senor Urrutia, ministre de l’Intérieur du Mexique.La confiance renaît dans les cercles officiels et on espère que tout conflit entre les deux pays est maintenant écarté.UN JEUNE HOMME A PERI DANS L’INCENDIE DE LA RUE SAINT-PIERRE En pénétrant dans l’édifice, les pompiers découvrent le cadavre d’Alphonse Caron.—Plusieurs pompiers ont été blessés.L’ENTREE EN FRANCHISE DU SUCRE AUX ETATS-UNIS Le projet du président Wilson, à cet effet, remporte un succès au Sénat américain.—Le projet de réforme monétaire sera probablement l’objet de changements radicaux.Washington, 20.— Le programme du président Wilson sur l’entrée du sucre en franchise, à partir de 1916, a remporté hier un plein succès, au sénat.Tous les démocrates, à l’exception des .sénateurs Ransdell et Thornton, de la Louisiane, se sont unis pour faire rejeter les amendements Bristow, Morris et Gallinger contre la suppression des droits sur 1© sucre.Les débats ne furent pas aussi animés que Ton s’y attendait, et seuls les deux sénateurs de la Louisiane ont déserté la majorité démocrate pour s’unir aux républicains.UN AMENDEMENT L’amendement du sénateur Bristow comportait une réduction graduelle sur les droits du présent tarif de $1.90 par cent livres de sucre.Ceci aurait établi un tarif définitif de 97 cents sur le sucre venant de Cuba, qui fournit la plus grande-quantité de ce produit aux Etats-Unis.L’amendement fut défait par un vote de 39 à 34.Sans l’absence des trois sénateurs républicains Works, Sterling et Lip-pett et du progressiste Poindexter, le vote aurait probablement été de 39 à 38.LA LAINE EN FRANCHISE On croit généralement que le succès remporté par les démocrates sur cette importante clause va avoir pour effet de hâter les délibérations sur les autres points du bill.Il y aura une rude bataille lorsqu’on discutera l’entrée de la laine en franchise.Mais les démocrates sont confiants que Tissue de la lutte leur sera de nouveau favorable.Avant la fin de la séance de ce soir le sénat a terminé Tétude de l’échelle des droits sur les toniques à base d’alcool.Et le sénateur Lippett attaqua aussitôt la clause du bill, sur l’entrée de la laine en franchise.LA REFORME MONETAIRE Washington, 20.— L’étude du bill sur la réforme de la législation du cours de l’argent a pris des développements inattendus, hier.Les complications s’annoncent nombreuses et les plans du président Wilson vont être .sérieusement dérangés.Le sénateur Owen, président du comité qui s’occupe de cette importante réforme, et un des parrains du bill original, a déclaré aujourd’hui qu’il s’opposerait à certaines de ses clauses.C’est ainsi qu’il ne veut pas de la création de douze banques d’épargne régionales, comme le comporte la mesure dans sa forme actuelle.LE BILL SERAIT REFAIT Le sénateu r*Owen a fait connaître sa résolution à une conférence des membres démocrates du comité, qui s’occupe de ce bill sur le cours de l’argent.Plusieurs de ses collègues ont alors proposé de faire faire au Sénat l’étude d’une mesure spéciale, introduite récemment dans le bill par le sénateur Lea.Elle aura un effet temporaire et a trait à la modification de la loi Aldrich-Vreeland, qui porte sur un cours spécial de l’argent, en temps de crise.On voudrait accorder plus de .latitude aux banques nationales, dans le cas d’urgence.La décision du sénateur Owen et du comité embarrasse quelque peu les chefs démocrates.Us se demandent si les groupes discordants finiront par s’entendre, afin de procéder à la passation du bill, à cette session du congrès.«¦ * DANS LES BALKANS La Turquie voudrait forcer la Bulgarie à traiter directement avec elle relativement à Toccupation d'Andrinople.Le “Devoir” donnait hier de brefs détails sur Tincendie qui, au moment où nous allions sous presse, éclatait à la bâtisse située au No 93 Saint-Pierre.Cet édifice est actuellement en réparation et par conséquent vacant.Le feu commencé au quatrième étage, comme on le suppose, s’est propagé si rapidement, qu’à son arrivée, le sous-chef Mann a cru prudent de demander de Taide.L’édifice incendié est situé entre les maisons Caverhill et Learmont et la Central Electric; à cet endroit la rue, très étroite, rendait le travail des pompiers encore plus pénible.Mais tout était si bien organisé qu’au bout d’une heure le feu était sous contrôle.Lorsque les pompiers purent pénétrer dans l’édifice quelle ne fut pas leur surprise de trouver, mort asphyxié, un jeune homme de 15 ans, Alphonse Caron, qui était depuis quelques jours au service de George Hees & fils.Ces messieurs devaient occuper sous peu la maison incendiée.Le corps de Caron, qui demeurait avec sa mère, 103 Saint-Augustin, Saint-Henri, a été transporté à la morgue pour l’enquête.Deux pompiers ont aussi été blessés au cours de l’incendie.Ce sont: J.E.Laviolette, du poste vîo 11 qui en tombant au bas d’une échelle s’est blessé au pied; il a été transporté à l’hôpital Victoria.A.Lachance, du poste No 7, s’est infligé des coupures aux mains; il a été pansé sur les lieux.Les pertes sont importantes.Au No 93, la maison Caverhill & Learmont surtout, subit des pertes considérables.Le bon ordre a été maintenu par un cordon de policiers sous les ordres du sous-chef Vebert et du capitaine Bourgeois.Le service des tramways interrompu sur la rue Notre-Dame, a été rétabli sur la rue Craig, par M.A.Ga boury.rentrèrent à Bar-le-Duc.De son côté, M.Barthou, président du conseil, le préfet et les membres du parlement l’accompagnant, ont inaugué l’hôtel de l’Union populaire de l’enseignement posscolaire.Garros, Audemars, de nombreux officiers aviateurs, évoluèrent aux applaudissements de la foule.Le président les félicita et regagna C.om-mercy.La municipalité a offert ensuite un banquet; on prononça des discours, à Tissue desquels une visite fut faite à l’hôpital, où le président remit au maire quinze cents francs pour les pauvres.Le président est rentré ensuite à Sampigny.ANGLETERRE Un complot contre Kitchener Londres, 20.—Le “Daily Express” raconte que le gouvernement a découvert un complot formé par les nationalistes égyptiens, dans le but d’assassiner le vicomte Kitchener, agent anglais et consul général en Egypte depuis 1911.La police de Scotland Yard fait rechercher un étudiant égyptien,récemment de passage à Oxford, que l’on croit être l’auteur du complot.Ce dernier était étroitement lié avec Mohamed Farid bey, Egyptien très en vue dans le parti extrême nationaliste.Au congrès national égyptien, tenu à Genève en 1910, le territoire français ayant été interdit, Farid bey déclara que le programme du parti jeu-jne égyptien pouvait se résumer en deux mots : “Evacuation et constitution”.Il déclara que rien ne pouvait entraver ce programme, pas même les discours des ministres anglais.Sofia, 20.— Après un engagement avec la petite garnison’ bulgare, les Turcs sont parvenus à occuper Ku-chuk-Kakvak, dans le district de Gu-muljina.On croit que l’intention de la Turquie est de s’emparer du territoire situé à Touest de la rivière Mesta, non pas dans dans le but de l’occuper d’une façon permanente, mais afin de forcer la Bulgarie de s’aboucher directement avec elle, concernant la question d’Andrinople, et prévenir ainsi l’intervention des puissances.Certains faits permettent de penser que la Grèce agit de connivence avec ia Turquie.Elle vient de déclarer qu’elle est prête à évacuer Xanthi, Cumul jina et Dedeadgateh jeudi prochain à condition que la Bulgarie en fasse l’occupation dans les vingt-quatre heures qui suivront.Cette occupation est regardée comme impossible K cause des difficultés de communication.La Bulgarie a donc demandé de remettre la chose au 28 août prochain.On est d’opinion cependant que la Grèce va poursuivre sa politique et permettre par conséquent aux Turcs S’occuper ces villes avant l’arrivée des ulgares.NOTE DE LA TURQUIE AUX PUISSANCES Constantinople, 20.— Le Conseil des Ministres a pris la décision hier d’envoyer une note aux puissances, leur annonçant que la Turquie était consentante d'évacuer tout le territoire à Touest de la rivière Maritza, à FRANCE Les anti-militaristes Paris, 20.—Quatre antimilitaristes, arrêtés dernièrement pour avoir troublé les retraites militaires du samedi noir, ont été condamnés à huit jours tie prison.Ils étaient poursuivis également ponr outrages aux agents.Le président Poincaré
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