Le devoir, 2 septembre 1913, mardi 2 septembre 1913
VOLUME IV—No.204 MONTREAL, MARDI 2 SEPTEMBRE, 191* * UN SOU LE NUMERO .ABONNEMENTS Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE.Édition Hebdomadaire : CANADA.ETATS-UNIS .UNION POSTALE.$3.00 $6.00 #1.00 $1.50 $2.00 DEVOIR Rédadhon et Adminiétraüoïkj 7la RUE SAINT-JACQUES MONTRE A L* v ^ ' TÉLÉPF r^S : .AD.^.'RATION : Main 7461 RÊDa v/ ' : - Main 7460 Direaeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! \ % i LORD HALDANE SON INTERVIEW A LA “ GAZETTE ” De tous les “missionnaires d’Empire” qui sont venus au Canada depuis quelques années, lord Haldane est assurément l’un des plus remarquables.Il occupe la plus haut* fonction judiciaire de l'Empire, celle de haut-chancelier, qui a rarement été confiée à un homme médiocre.Avant son entrée au ministère et son élévation à la pairie, M.Haldane était l’un des avocats les plus fréquemment employés par les gouvernements coloniaux pour les représenter devant le comité judiciaire recensement de 1871 montra que la Colombie Anglaise avait une population de 3,000 âmes dont les deux tiers étaient des sauvages, et le Manitoba, 25,000.Cependant, sir John A.Macdonald donna quatre représentants au Manitoba et 6 à la Colombie Anglaise, soit un député pour six mille électeurs quand le quotient de In représentation était beaucoup plus élevé dans le reste du pays.Etant donnée l’augmentation remarquable et rapide de la population de l’Ouest dont une bonne proportion vient de l’Est, il ne semblerait que juste d’accorder une com-pensatio.n aux provinces qui ont le nlus souffert du développement de l’Ouest.” — Herald, Montréal.M.Nantel regrette que lord Haldane niait pas fait allusion au péril allemand, nier après-midi, et qu’il n’en ait pas dit un moi, au Ritz, hier soir.* * * Lisons le discours de M.Borden, le premier: il ne faut pas le lire après celui de lord Haldane.* * * Les comparaisons sont odieuses: il ne faut pas comparer le loyalisme de lord Haldane à celui de M.Joseph Rainville.LE CHANCELIER D’ANGLETERRE Lord Haldane prononce un magnifique discours, à l’Association du Barreau Américain.—11 signale la nécessité d’une meilleure entente entre les nations.— Le Canada, le Royaume-Uni et les Etats-Unis doivent donner l’exemple à l’univers.La présence, à Montréal, pendant quelques heures, de lord Haldane, le premier chancelier du Royaume-Uni qui soit sorti d’Angleterre depuis le cardinal Wolsey, au temps d’Henri VIII, a donné un cachet de distinction spéciale à la réunion tenue hier après-midi par VAssociation du Barreau Américain, actuellement en conférence dans notre ville.En cette circonstance, plusieurs discours importants ont été prononcés.Il n’en est pas qui approche d’un tant soit peu près celui de lord Haldane.Hier matin, le premier ministre du Canada, M.R.L.Borden, partait à la réunion des délégués.Dans l’aprè.s-midi, lord Haldane, au théâtre Princess, prononçait la grande pièce d’éloquence que nous résumons ailleurs.Hier soir, dîner offert par le ministre canadien de la Justice, au chancelier anglais, puis réception au Musée des Beaux-Arts.* * Dès trois heures de l’après-midi, le théâtre Princess regorge de monde.Avocats, magistrats, journalistes, simples curieux, gens avides d’entendre parler l’un des hommes politiques les mieux connus du monde britannique, femmes de délégués, alliées à la magistrature ou au barreau, composent l’un des plus beaux auditoires qui se puissent grouper.Aux abords du'théâtre, rue Sainte-Catherine, une foule nombreuse attend le défilé des orateurs et des personnes remarquables qui participent au congrès.Les assistants saluent de- leurs acclamations l’ancien président américain, 5t.Taft, dont le visage jovial s’illumine d’un large rire, et qui, en dépit de sa forte corpulence, semble agile et souple.D’autres acclamations marquent l’arrivée de lord Haldane, au visage glabre, aux petits yeux fins de diplomate qui relèvent et embellissent, de leur expression, ce que la forte tète et le masque un peu empâté semblent avoir de trop matériel.Dans la salle, où la scène est décorée de drapeaux anglais, améri-cain« et français, une ovation signale l’entrée de lord Haldane.Il salue et sourit.Les préliminaires sont vite expédiés; il y a courtes remarques du président du plus haut tribunal américain, M.White, puis entrée en scène de lord Haldane, derechef salué d’unanimes applaudissements.LE DISCOURS DU CHANCELIER Les applaudissements à peine éteints, lord Haldane commence son discours C’est une pièce d’éloquence considérable, de grande envolée, comme seul un homme éminemment cultivé peut en prononcer une, après l’avoir coordonnée dans un puissant cerveau.Il faut lire le discours lui-même, dans le texte original, pour se faire une idée de sa valeur et pour en admirer toute la richesse de pensées, exprimées dans un style simple, nerveux et souple, avec des mots usuels et qui ne trahissent ni l’effort, ni la recherche.!1 ne se prononce pas souvent de tels discours au Canada, % ni même dans l’Amérique.Force nous est de n’en donner qu’un résumé pâle et incomplet, car le texte couvre vingt-cinq pages d’une brochure format ordinaire, ou huit pleines colonnes d’un journal.Le délégué du gouvernement anglais commence par exprimer sa joie d'être au milieu des avocats du Nouveau-Monde.Il exprime son embarras du sujet à traiter, car, dit-il, en une telle circonstance il faut savoir limiter son discours et ne faire que suggérer, à vrai dire, à l'esprit de l’auditeur, ce qu’on voudrait pouvoir lui exposer au long.Quand on se trouve en face d’une assemblée comme celle-ica, dit-il, on pense naturellement au (futur de res trois nations,—Royaume-Uni, Etats-Unis et Canada,—futur qui dépend en grande mesure de l'influence d’hommes qui occupent une position comme la nôtre.Etats-Unis, Canada et Royaume-Uni forment ensemble un groupe unique, unique à cause d’un héritage commun de traditions, de circonstances et d’idéal.Et nulle part le caractère de cet héritage commun n’apparaît mieux que dans le domaine de la jurisprudence.Les avocats de ces trois pays pensent pour la plupart de manière analogue- Les divergences politiques n’ont, à aucune période, empêché ceci de se manifester de manière apparente.Où la lettre de leur loi est différente, l’esprit est le même, et il en a toujours ét ainsi, “bit, comme je parle des traditions historiques de notre ordre, et de ce qui semble être son devoir dans l’avenir, il me paraît que nous qui sommes ici réunis pouvons bien dire, comme les Spartiates : “Nous sommes ce que vous fûtes : nous serons ce que vous êtes”.Lord Haldane dit que cette identité d’esprit, qui non-seulement forme les liens de l’union, mais est aussi la cause de l’influence de l’ordre, peut difficilement se trouver chez d’autres nations.Et il croit que cette identité d’esprit, chez les avocats anglais, (américains et canadiens, leur impose le devoir de développer l’opinion publique et d’encourager les nations de ce groupe à développer et à reconnaître chez elles le caractère des obligalions qu’elles assument l’une à l’égard de l’autre.Il estime que ce n'est pas toutes les nations qui peuvent former nue société analogue.Leur langage, leurs intérêts, leur but communs rendent possibles celte union entre ces trois pays.Et c’est dans une telle société, si elle existe, que peut se développer la confiance internationale, nouvelle dans le monde.H estime que cette confiance internationale peut grandir sans nuire en rien à la liberté d’action ni à la souveraineté de ces grands pays.Ce ne sont pas seulement les traités ni les documents qui peu- vent la manifester.C’est une vie sociale plus intime et plus profonde; Et, cette confiance, elle se manifesterait aussi par ceci, que les nations cesseraient de se regarder avec soupçon, qu’elles se rapprocheraient pour abandonner la politique de l’éloignement.Ceci, naturellement, ne peut venir que par degrés, et il estime aussi que cette entente prendra bien plus de temps à s’accomplir entre toutes les nations qu'entre la Canada, le Royaume-Uni et le» Etats-Unis.Le ministre anglais remarque que, s’il a pu venir exposer ses idées à ce propos, H le doit au Roi d’Angleterre, qui lui a permis, à lui, chancelier de l’Etat, de quitter l’Angleterre pour quelques jours, comme le cardinal Wolsey l’avait fait au temps d'Henri VIII, et coitmie aucun chancelier ne l’a fait depuis, dans le Royaume-Uni, depuis plus de trois siècles.Et lord Haldane, transmet aux membres de l’association du barreau américain le message dont l’a chargé Georges V, message de succès, d’estime et de bienveillance Puis le chancelier du roi entreprend d’exposer "les raisons qui le portent à croire que l’ordre auquel lui et ses auditeurs appartiennent a une grande responsabilité, en ce qui a trait aux relations futures du Canada, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, entre eux”.H insiste sur ceci, que l'esprit de la jurisprudence, an Canada, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, est différent de celui qui existe dans les autres pays.Et, afin de le démontrer, il rappelle à ses auditeurs les principes et l’esprit de la loi ‘anglaise, intimement mêlés à l’histoire.Il est impossible, sans une étude fort approfondie, et une compréhension lange de la méthode historique, de comprendre la genèse et l’évolution du droit commun anglais.La ligne de démarcation entre le droit commun et l’équité, en Grande-Bretagne, a été établie par le chancelier du roi, office rempli autrefois, dit lord Haldane, par un évêque, un archevêque ou un cardinal.Peu à peu, le chancelier est devenu un juge, un magistrat, puisqu'il administrait la justice.Le chancelier, au début de ses fonctions, vivait près du roi, il avait l’oreille du roi, et, encore aujourd’hui, le chancelier ne le devient pas à cause d’un ordre écrit, d’un brevet quelconque, mais simplement à cause de la translation que le roi lui fait, de la main, à la main, du grand sceau du Royaume.C’est au temps où les chanceliers du roi étaient choisis parmi des hommes d’Eglise que la ligne de démarcation entre le droit commun anglais et l’équité s'établit, sous l’influence des lois romaines et canoniques.Mais, à compter des chanceliers laïques, depuis Charles I, les cours de loi et les cours d’équité se rapprochent, la fusion s’opère enfin.La loi ne se codifie pas, elle s’établit à l’aide de précédents, de sentences et d’arrêts rendus par les juges.Il y a sans (doute des statuts codifiés, mais Us ne sont pas à l’origine du droit, ils l’enregistrent seulement.“De tels codes, chez nous, ne naissent qu’à la fin du jour, quand nous avons porté le poids et la chaleur de celui-ci, et quand le voyage approche de sa fin”.ALLUSION AU DROIT FRANÇAIS Le chancelier, à ce point de son discours, fait une allusion au droit français qui a laissé de profondes Souque à la corde ; l’équipe Burrill l’emporte sur l’équipe Marineau et gagne les prix offerts par M.Alf.Beaudry et la C.O.C.Course aux bottines : 1er prix, M.Sévère Martin ; 2e, M.Maurice Roy; 3e, M.M.Cadorette ; 4e, M.Arsenault.Donateurs : MM.Chenier et Cie, René et Duplessis, Baker Glove Mfg., le “Bien Public”.Course d’un quart de mille pour les enfants de 16 ans : cinq prix.1er, M.Avila Savard ; 2e, M.Aimé Boisvert ; 3e, M.Louis Lamy ; 4e, M.Charles Rocheteau ; 5e, M.Arthur Raymond.Donateurs : MM.Emile Berthiaume, Blais et Frère, A.Boisseau, Baker Glove Mfg.et pharmacie Peltier.Course des hommes gras ; prix offerts par MM.Tessier et Bureau, députés, gagnés, le 1er par M.Willi» Abran, le 2e par M.Benjamin Thibault, le 3e par M.Joseph Morris-sette.Saut en hauteur : 4 prix.1er, M.Frédéric Godon ; 2e, M.Alfred Frenette ; 3e, M.Joseph Lacroix ; 4e, M.Emile Panneton.Donateurs : MM, E.Mailhot et Frère, Robert Ryan, Philippe Panneton, C.B.Morrissette.Course aux patates : 4e prix.1er, M.Antonio Robert ; 2e, M.L.D.Ouellette ; 3e, M.J.A.V.Maillet ; 4e, M.Joseph Boisvert.Donateurs : MM.A.Fugère, O.Rocheleau, Cio d’imprimerie et d’Immeublos, J.A.Charbonueau.core une fois les ouvriers, puis un feu d’artifice fut tiré jusqu’à très tard dans la soirée.LA FETE A QUEBEC (De notre correspondant) Québec, 2.— Les trois grandes or- MAISONS D’EDUCATION CONSERVATOIRE RACICOT 195 RUE BERRI Tél.Est 5515 Cours : Piano, Chant, Orgue, Théorie.Harmonie, Violon, Elocution, etc.Obtention de diplômes à tous les degrés.Pour renseignements, s’adresser ï N di rectriee.Mlle RACICOT, tous les jours de 9 heures a.m., à 8 heures p.m., le •iMnanclie excepté.ECOLE NORMALE JACQUES-CARTIER La rentrée des élèves fixée jusqu’ici au 4 du courant est remise à plus tard, à raison des réparations qui se font actuellement à Técole.LE PRINCIPAL.College Mont - Saint-Betnard SOREL, P.Q.Commerce, Littérature, Mathématiques, Sciences Souque à la corde : prix offerts par M.Alfred Aubry et la G.O.C., gagnés par l’équipe Canada Iron contre les journaliers.Course de 100 verges : 5 prix.1er, M.Jos.Bouchard ; 2e, M.Philippe Rivard ; 3e, M.Armand Courteau ; 4e, M.Elphège Nolin ; 5e, M.Robert Thivierge.Donateurs : MM.O.Cari-gnan et Fils, Joseph hfccroix, Faquin et Frère, Genest et Cloutier.Course des officiers de syndicats : 4 prix.1er, M.Antonio Robert ; 2a, M.Edouard Béliveau ; 3e, M.Alcide Lemire ; 4e, M.Armand Mottet.Prix de consolation : M.Joseph Langerin.Donateurs : MM.J.L.Fortin, J.W.Britten, R.Ryan, pharmacie Normand et Jos.Levasseur.Course des membres du conseil général et des présidents de syndicats : 5e prix.1er, M.Jos.Lacroix ; 2e, M.Emile Mottet ; 3e, M.H.P.Boisvert; 4e, M.Alfred Frenette ; 5e, M.Elz.Perrault.Prix de consolation : M.André Courteaud.Donateurs : MM.Alex.Carignan, L.Magny et Cie, P.A.Gouin, A.S.de Carufel, Baker Glove Mfg.et M.Tabbé J.Massicotte.AU DOMINION PARK (LACHINE) La Fête du Travail a été célébrée d’une façon grandiose au Parc Domi nion de Lachine, hier.La fête était sous le patronage de M.Tabbé J.E.Provost, curé.Vers 9 heures, la procession défila à travers les rues du village ; une quarantaine de chars allégoriques magnifiquement ornés, représentaient les différentes branches de l’industrie et du commerce.Sur le parcours on pouvait lire les inscriptions suivantes: “Honneur aux ouvriers; Vive les paroissiens; Vive notre écherin!” Au retour une grand’messe fut chantée en plein air.M.Tabbé E.A.Deschamps officiait.MM.les abbés Latour et Chabot agissaient comme diacre et sous-diacre.Les abbés Charleboir et Caillé agissaient comme maîtres de cérémonie.Les Pères Filodeau, O.M.I., P.Bourgeoys, S.J., et Bourque, des Frères Prêcheurs, ainsi que les abbés Perrier, Keefer, Aubertin, Desnoyers, Granger et Robert étaient au nombre des assistants.Le sermon de circonstance fut donné par le Père Bourgeoys,’ S.J.Il traita de la prudence que doit avoir l’ouvrier catholique dans ses rapports avec les protestants et des dangers de la presse jaune et surtout antichrétienne de même que des romans immoraux.Dans Taprès-midi, des jeux et des courses avaient été organisés au Parc Lasalle.De riches prix furent distribués aux vainqueurs.Voici la liste des donateurs: Prix des donateurs: F.D.Monk, $10.00; Philémon Cousi-neu, $5.00; J.T.Rathweli, $5.00; M.J.Stark, $5.00; Léopold Léger, $5.00; Arthur Leblanc, $5.00 ; Robert Massie, $5.00; Alcide Leclaire, $5.00; LePailleur et Frères, $5.00; J.A.Thesse-rault, $3.00; Willie Bleau, $1.00.LE SOIR A 8 heures, hier soir, 15,000 .personnes se pressaient autour de l’estrade où devaient se donner les discours.M.le curé Provost après avoir, en quelques mots remercié ses paroissiens, donna lecture de la lettre suivante: Québec, le 7 août 1013.Monsieur Tabbé J.E.Provost, Curé, Lachine.Cher Monsieur Tabbé, C’est bien aimable à vous d’avoir pensé à m’inviter à la fête de vos ouvriers le 1er septembre prochain.Je regrette beaucoup d’être dans l’impossibilité d’accepter votre invitation, car j’ai promis d’assister à la bénédiction du collège de Granby, à cette même date.Je vous prie de bien vouloir agréer, avec mes remerciements, l’expression de mes sentiments bien respectueux et bien dévoués.LOMER GOUIN.Puis M.le curé présenta à l’auditoire, M.S.J.Gauthier, M.P.P., député de Saint-Hyacinthe.Celui ci félicita les ouvriers d’avoir commencé une si belle journée par un acte religieux: l’assistance à la messe.“Tant que la population ouvrière, dit-il, comprendra que son meilleur ami est le prêtre, elle pourra toujours se féliciter et ses revendications seront toujours écou- plus importante cette année qu’à Portées." > dinairo.Presque tous les corps He nié- Puis le Père Bourgeoys, S.J., adres- tiers étaient représentés par un bon se la parole : “Les meneurs de gré- nombre de figurants.Qua: te far fares ves et les fauteurs de discordes di- avaient, été engagées pour la circons-sent aux ouvriers qu’ils sont traités tance et accompagnaient les quatre en esclaves et en parias, qu’ils sont sections de la parade.Les chars allèles damnés de l’enfer industriel.On goriques, au nombre d’une dizaine, fu-pourrait plutôt dire de l’industrie rent très admirés.Parmi les pr .-a-que c’est Tenfer des âmes.I paux on remarquait ceux des brique- .I tours, des papetiers, des maçons, des Ils sont aveugles ceux qui ne voit charpentiers, dans la question sociale qu’un théo- j Son Honneur le maire Ellis, ainsi rème économique.i T16 (ies représentants du bureau des Renan dans sa “Vie de Jésus” commissaires et du conseil de ville avous «ne “l’Evangile a toujours été figuraient dans la procession.Environ le supreme remède à la vie vulgaire cinq cents personnes marchaient dans et un suprême "sursum corda.” Emile le défilé.Faguet, un autre sceptique, a dit : .a parade se forma sur la rue Wol- “Le dernier mot du progrès c’est en- 'lng,on à 1 extrémité ouest.Le défilé Sit# incomparable, installations !es piua modernes, Education et instruction très aoi-gnéea.Le Cours est essentiellement BILINGUE.Les jeunes élèves sont l’objet d’une alien* tion toute spéciale.Prospectus sur demande.Rentrée : le S septembre.ganisations ouvrières de Québec auxquelles sont affiliés tous les corps de métiers de la ville ont célébré, hier, par des fêtes religieuses et des réjouissances publiques, la Fête du Tra vail.La température était idéalement belle et la célébration a été couronnée du meilleur succès.Les unions ouvrières de Québec forment trois grandes affiliations qui célébraient séparément la fête des ouvriers.Ces associations sont: Le Conseil Central National des Métiers et du Travail de Québec qui comprend les unions ouvrières nationales, le Conseil Central National du District de Québec, auquel sont affiliées les unions nationales indépendantes, et le Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec qui se compose des unions internationales.La célébration organisée sous lés auspices du Conseil Central National des Métiers et du Travail de Québec a débuté, dimanche soir, par un salut solennel chanté dans l’église de Saint-Sauveur.Des centaines d’ouvriers y assistaient et le temple ne pouvait les contenir tous.Le R.P.Lelièvre, Tami par excellence des ouvriers, prononça une courte allocution qui fut suivie de la bénédiction du Saint-Sacrement.Les ouvriers sortirent ensuite sur le parterre de l’église où eut lieu une manifestation en l’honneur du Sacré Coeur, autour du monument élève en face de l’église.La foule chanta des cantiques et le R.P.Lelièvre prit de nouveau la parole.Le monument de même que les abords de Téglise étaient décorés et illuminés; la ma nifestation fut d’une caractère très imposant.Suivant la coutume, hier, le Conseil Central National des Métires et du Travail fit une grande procession à travers les rues de la ville.Le cortè ge comprenait les membres de quinze unions ouvrières, un détachement de la police et de la brigade du feu, et un grand nombre d’invités, dont S.H.le maire et plusieurs membres du Conseil municipal.On remarquait aussi plusieurs chars allégoriques dans la procession.Le défilé s’est fait par les rues Bagot, Massue, Saint-Luc, Hermine, Demer, Boulevard Langelier, Saint-Valier, Saint-Paul, Saint-Pierre, Marché Champlain, Dalhousie, Saint-André, Saint-Paul, Saint-Joseph jusqu’à la Bourse du Travail.Dans Taprès-midi, un programme d’amusements a été exécuté sur les les terrains de l’Exposition où une foule considérable s’était portée.Ce programme renfermait des courses à pieds ouvertes aux membres des diverses unions ouvrières, courses de chevaux, vaudeville, ascension en ballon, etc.Le Conseil Central National du Travail du District de Québec avait organisé également une fête religieuse et civile qui a obtenu un succès.La partie religieuse de la célébration eut lieu à Téglise de Saint-Malo, où une messe solennelle a été chanté par M.Tabbé F.X.Bourque, assisté des abbés Laçasse et Guay, vicaires de cette pa roisse, comme diacre et sous-diacre.M.Tabbé Lavergne, vicare de N.-D.de Lévis, a fait le sermon de circonstance.Pendant !a messe, une quête a été faite par les officiers de l’Association.Une assistance considérable était présente à la cérémonie religieuse.Des amusements ont eu lieu au Kent House, dans Taprès-midi.Au programme figurait une série de courses pour lesquelles de jolis prix étaient offerts.Un grand nombre de personnes y ont pris part.Le Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et de Lévis a fait chanter des messes aux intentions de ses membres dans les églises de Saint-Jean-Baptiste, de Saint-Roch et de Saint-Sauveur.L’après-midi, eut lieu un grand pique-nique au Cap Tourmente où un nombreux contigent accompagna les ouvriers.Les amusements variés et nombreux ont été très populaires.Le bon ordre a régné partout et tout s’est passé à la .louange des ouvriers.A OTTAWA La parade annuelle des ouvriers à l’occasion de la fête du Travail a été LETTRE D’UN "ANCIEN” Révérend Frère Supérieur,—Il voue fer» peut-être plaisir d’appienttri’ que je suis actuellement au service du ‘'MOXTERAL DAILY STAR') comme traducteur et rédacteur d'annonces, à un salaire initial de 1200 dollars par année.En voua annonçant cette nouvelle,, je ne puis m’empêcher d^xprlmer ma satisfaction d'avoir complété mes études au COLLEGE MONT SAINT-BERNARD.Etant constamment dans la mêlée des af-faites de la métropole, j’ai pu constater que de bonnes études jointes fi une forte trempe morale sont dee gages de sucrés: je dois dire à l’honneur de mon ALMA MATER, qu’elle forme l’esprit et le coeur des jeunes gens qu’elle élève de manière a les outiller parfaitement pour la vie.Agréez, Rév.Frère Supérieur, avec mes plus vifs remerciements, l’expression de mes lentiments les plus respectueux.Votre tout dévoué, Charles J.BRINDAMOUR.COURS PARTICULIERS DE MLLE BE AU PR.632 RUE SAINT-DENIS Réouverture, 1er et 2 septembre-Les élèves pourront s’inscrire à partir du 15 août.St Anselm's College RAWDON, Qué.Collège Commercial, anglais, sous la direction des Clercs de Saint Viateur.Rentrée, 3 septembre.Pour informations, s’adresser au Rév.Père L.Lauzon.C.S.V., directeur.flTpHNATifiM 198 Sainte-Catherine Ouest, Montréal Fondé en 1865 REOUVERTURE Lü 18 AOUT Prospectus sur demande.Tél.Main 309 AnfUa Caza.Prino.Séminaire St-CMes Borromée SHERBROOKE, ‘ ^lon., eoTps.dpf f,on?" aussi le fils de Dieu, et il souffre et P r’ ^ ce V1 e’ *a d(‘ il est humilié.Et au pied de cet ou- a C;"d?du Gmuterneur lea plâtriers.vrier de ee fils de charnentier les , °Y,riers P^tners, les papetiers, vner, de ce ms ae cnarpentier, les ]-Agathe des Monta, le 5 septembre 1913, vendredi à l'hôtel L’Allier, à 2 hrs.p.m.; A Sainte-Adèle, Je 6 septembre 1913 ¦samedi à l’hôtel Aubert, à 2 hra.p.m.; Dans la soirée de chacun de ces Jours, vere 8 hrs.p.m.aura lieu Une série de conférences illustrées à bord du convoi agricole ainsi que des explications sur les animaux de race pure et certaines machines agricoles qui seront à bord du convoi.Nos députés, MM.W.B,.Nantel et Jean B.B.Prévost ont été invités ê assister et il est probable qu’ils adresseront la parole.Dans l'après-midi et la soirée, M.A.L.Gareau procédera A l’enregistrement des pouliches ardennàiees croisées et de race pure ardennaise.Cet enregistrement est gratuit.Tout le monde est invité A assister, Les dames sont admises.U y aura cinq conférenciers du gouvernement de Québec, entre autres : MM.O.E.Dallaire, A.L.Gareau, Dr Dauth M.V., A.Pasquet, de l’Ecole d’Agriculture de Sainte-Anne de la Pocatière, etc., etc.plètement, par le feu, dans la nuit de jeudi A vendredi dernier.L’édifice construit en bols, A deux étages, était évalué A vingt mille piastres et il y a pour quatre mille piastres d’assurances.Une cinquantaine d’hommes se trouvent sans emploi comme conséquence de cet incendie.C’e&'t la troisième fois que le feu détruit un édifice construit A cet endroit.On ignore l'origine du feu qui occasionnera un retard considérable aux travaux du collège car les entrepreneurs avaient fait faire IA les portes et les chassis.Manufacture détruite à Jonquières «De rstre corresDocSant) Québec, 2.— La manufacture de portes et de chassis de la Compagnie Manufacturière de Jonquières Liml-iée, à Jonquières, a été détruite com- Changements ecclésiastiques fD« notr«- eorre*Bon«»ntP Québec, 2.— Par décision de S.G.Mgr l’archevêque les changements ecclésiastiques suivants ont été faits après les retraites des prêtres du diocèse : M.l’abbé Zéphirln Raymond, vicaire A Saint-Pascal.M.l’abbé Joseph A.Dumas, vicaire à Saint-Romuald.M.l’abbé Philippe Shaientcs, vicaire A Sainte-Anne de la Pocatière.M.l’abbé Wilfrid Lemieux, vicaire A Saint-Ephrem.M.l'abbé Eugène Dumas, vicaire à Saint-Jean Port-Joli.M.l’abbé Gédéon Dauvageau, curé de Stadacona.PORTER CHARLTON.Côme, Italie, 2 — Porter Charlton, le jeune Américain qui a été récemment extradé des Etats-Unis pour subir son procès sous l’accusation du meurtre de sa femme, en 1910, a subi un long interrogatoire préliminaire.Le juge Rognoni, juge d’instrucion.Signor Mellini, avocat de Charlton, et Signor Vitali, l’interprète officiel, se sont rendus au palais de justice ce matin.Le résultat de cet interrogatoire est tenu secret.Le procès aura probablement lieu en novembre.AVIATEURS BLESSES.Londres, 2 — L’aviateur André De-buissey et deux passagers ont été fortement contusionnés hier soir dans la chute d’un aéroplane.Debuissey était monté sur sa machine à Hendon, dans l’après-midi, placé second dans la course.Il partit alors pour Aldershot, avec les deux passagers, pour livrer la machine aux autorités militaires.Près de Maidenhead, la machine commença à mal fonctionner.Debuissey essaya alors de descendre en vol plané, mais la machine capota à cinquante pieds de hauteur.Pris sous les débris, il fut blessé plus sérieusement que ses compagnons de route.COLUSION A BATISCAN.Québec, 2 — Durant le brouillard, hier matin, le “Montréal” est venu en collision avec le “Querida", au mouillage à Batiscan.Aucun des navires n’a cependant été avarié.TUEES DANS UN ACCIDENT DE VOITURE.Toronto, 2 — Deux dames, Mmes William Wilson et Susan Marshall, onf.été tuées hier lorsque la voiture qu’elles montaient fut soudainement renversée par le jeune cheval qui les transportait.ORAGES ET CHALEUR EN FRANCE.Paris, 2 — Après une longue période de chaleur et de sécherese, de violents orages sont signalés de tous les points de la France.Les plus violents ont éclaté dans le sud et dans le centre ; dans beaucoup d’endroits les récoltes sont to-i talement perdues.A Montauban, à Agen, à Pau, de véritables cyclones se sont déchaînés; plusieurs personnes ont été tuées ou blessées par la foudre.A Arras et à Beauvais, la foudre est tombée en plusieurs endroits ; les dégâts sont considérables.A Paris, les violentes pluies tombées ces jours derniers ont causé un éboulement sur la rive gauche, dans les chantiers du Métropolitain.AUX GRANDS MAUX.Naples, 2 — Un grand nombre d’ouvriers furieux du mauvais service des trains à Torregavetd ont attaqué aujourd’hui un train à Agnano.Us ont forcé les voyageurs à en descendre, ont renversé la locomotive et mis le feu à deux wagons.La police était peu nombreuse dans les environs et fut incapable de calmer les meneurs.On fit venir des troupes qui chargèrent à nlusieurs reprises.Plusieurs personnes ont été blessées.Il y eut de nombreuses arrestations.MATHURIN REGNIER Doutes et questions sur l’atticisme français PAR CHARLES MAURRAS (l'Action française) Pendant que le.Sénat combine une près »ur cotte âme commune de nos fête nationale pour le deuxième cen- véritables poètes.Elle eat si mé-tenaire de Diderot, Matlmrin Régnier connue, au fond ! Je ne sais quel a dû se contenter, pour son troisième faux goût, étiqueté classique, et qui centenaire, d’une gloire municipale.La ne l'est pas, nous étc«ifferait dans ville de Vanves aura fait toute seule Bes conventions ! Celui-ci voudrait les frais de l’humble fête, et nos identifier tout uniment l’art classi-grands premiers rôles littéraires n’ont dne â la divine noblesse et pudeur pas cru nécessaire de se déranger racinienne.L’autre éliminerait,sous pour »i peu.Pourtant, la crudité vio-j d’atticisme et de convenance lente 'de certaines peintures de Mathu- loute vivacité, toute brusquerie.Il rin Régnier ne le cédait on rien à celle aurait plus moyen de lancer un de Diderot.11 y ajoutait un grand mot vif- ni un Propos dur ! Pour-style.Mais il n’a pas poussé aux idées , 1® lyrisme, par exemple,^ com- révolutionnaires.11 n’a pas construit inle ^ surplus 1 épigramme.Vit de l'anarchie.Il ne s’est pas inscrit nu panthéon de la République.Belle, vive et forte figure de notre rapidité, de chaleur, de détours et de j retours soudains.Il n'y a pas de ! rapport nécessaire entre le classicis-poésie, Mathurin Régnier ne fut pas, “e ” ^ P^riod,= du cicéronitn ron-de première grandeur, ^ ! douillard On a usé à force de se les une étoile Musset a peut-être un peu forcé la note de l’admiration, mais il ne faudrait pas le prendre pour un satellite ni pour un reflet pur et simple.Il croit continuer Ronsard, il combat renvoyer ces mot» de raison, d'harmonie, de mesure, et voici qu’ils prêtent à de si vifs malentendus, il» forment une si riche collection de contresens que, personne ne les comprenant plus au juste, on en vidnt à se àprement Malherbe il défend la Pléia- figurer les contemporains de Phidias de ou plutôt les defauts, les faibles (tous à peu près collés au bandeau ses, les tics de ses maures ronsardi- ü’tmg frise, allant sants, il -somme les nouveaux venus, l’école des puristes et des réformateurs, d’égaler seulement la gloire de son oncle Desportes et de s’assurer comme lui.dix mlTW earns de rente, De l’honneur, de l'estime.A tous, il leur reproche leur état de simples critiques et de grammairiens sans génie : S’ils ont l’eeprit si bon et l'intellect si haut, I>e jugement si clair, qu'ils fassent un ouvrage Rirhe d’invention, de aena et de langage.Qu’ils composent un* oeuvre, on verra ai île livre Après mille et mille ans sera digne de vivre.au d'un pas de pro- Quand on songe que ce défi malheur reux s’adressait aux pères et maîtres directs de l’école la plus brillante, la plus féconde, la plus haute, la plus pure de l’art poétique français et que Régnier gasconnait là le chef du choeur des cession, le visage composé, l’oeil muet à l’alignement.Or, c’était des gens terriblement éveillés, allants et remuants et que le souci de déranger leurs précieuses lignes, n’empêche jamais de bouger ; leur art, leur éloquence, leur philosophie et leur p®V sie &e distingue d’abord par un air de vitalité Intense, par un caractère de profonde réalité.Lisez Platon, ou Dêmosthène, ou Aristophane, ou Homère.Même la pire traduction vous en donnera des nouvelles.De la raison ?parbleu ! De l'harmonie?sans doute ! De la mesure ?Infiniment.Mal» d’une autre manière que le mode figé, raidi et stéréotypé que l'on croit.Il Pensait (|ue c’était un Cancer d’Estomac I Les tortures de la dyspepsie chronique guéries par “Fruit-a-tives” Sydney Mines, N.-E., 25 janv.1910.“Pendant plusieurs années j’ai souffert des tortures causées par Tindi-gestion et la dyspepsie.Il y a deux ans, j’étais si mal que je vomissais constamment ma nourriture et que j’avais perdu 25 livres de mon poids.Je craignais que mon mal fut le cancer.“Je lus ce qui se rapportait à “F.ruit-a-tives” et les merveilleuses guérisons que ce remède effectuait, et je décidai d’en faire Fessai.Après en avoir pris trois boîtes, j’éprouvai un grand soulagement pour le mieux, et maintenant je puis dire que “Fruit a-tives” m’a guéri, quand tous les autres traitement avaient échoué, et je remercie sincèrement Dieu de m’avoir fait connaître “Fruit-a-tives”.EDWIN ORAM, Sr.50c la boîte.G pour $2.50, boîte d'essai, 25c.Chez les marchands ou de “Fruit-a-tives” Limited, Ottawa.le PACIFIQUE Canadien EXCURSIONS de MOISSONNEURS A WINNIPEG $10.00 SEPTEMBRE 3 DJ: ails sur demande.TORONTO •9.05 «.m., et •10.U0 p.m.à U gare Union WAGON-OBSERVATOIRE BIBLIOTHEQUE, SALON AU TRAIN DE JOUR •1100 p.m., à la gare de la rue Tonge WAGONS A COMPARTIMENTS ET WA< GONS-LITS ECLAIRES A L'ELECTRICITE EXPOSITIONS I TORONTO Départ.2.3.4 «tpt.flO.Ot Limite do retour 0 Sept.Départ par chemin de fer.retour par ba- teau départ jusqu'au 4 Limite de retour 9 $14.00 la ville couronnée de violettes et s’approche des rivages de Galilée, plus sa beauté en s’affermissant ae dessine et, d’un atticisme un peu convenu, atteint aux justes mesures, aux lignes épurées d® l’art véritable et parfait.La raison en cat simple Sincérité Passionnée, sérieux profond, vue directe des choses, conception claire et cependant émue des idées maîtresses, il peut y avoir d’autres charmés dans le charme complexe de la vraie beauté.Mais voilà les premiers qui sont requis, et qui donnent au reste, même au Jeu de l’artiste et même au sourire d'Athènes toute la vertu de leur signification.Charles MAURRAS.Les nouveaux candidats de East York Markham, Ont., 2.— MM.Albert Chamberlain, de Toronto, et George S.Henry, de Lansing, ont été nommés hier comme les futures candidats au siège vacant de M.Alex.McGowan (East York) .Les Engrais Chimiques “International” donnent les Meilleurs résultats et des plus Payants.LA LETTRE SUIVANTE EN EST UNE PREUVE CONVAINCANTE Saint-Georges.Beauc«, le 7 juillet 1913.M.GEO.TANGUAY, Québec, Monsieur, Je vous écris quelques lignes pour vous donner de mes nouvelles qui sont excellentes.Te commence & recevoir dee félicitations de vos engrais chimiques "INTERNATIONAL".tous les jours et je vous assure nue les résultats sont bien beaux.J’ai visité plusieurs champs et je suis re-stê surpris de voir les résultats.Si c’était possible, veuillez donc m’envoyer des enseignas pour mettre dans les Champs, et tur les routes, je crois que cola nous aidera encore à en vendre.Votre tout dévoué, (Signé) P HI LE A S QUIRION.Pour renseignement*, veuille* vous adresser 48 nie Saint-Paul, Québec.Spéciaux pour Empress A l’occasion du départ de ‘T'Em-press r»' Britain” de Québec, jeudi, le 4 septembre, un train "spécial pour Empress”, comprenant wagons de colons, voitures de première classe et wagons-lits modèles, partira de Montréal, gare de la rue Windsor, à 8.30 p.m., mercredi le 3 septembre.Un train “spécial pour Empress" comprenant des wagons de jour, wa-gnns-buffets-salons, partira de la gare de la rue Windsor à 9.50 a.m., jeudi, le 4 septembre se rendant directement aux abords du paquebot à Québec.Le déjeuner dans le wagon-buffet est prêt à 9.15 a.m.r Puisque nous y voici, pourquoi ne pas le dire ?Cet art et ce goût se distinguent par la déci&ion.Sa plus grande beauté lui vient de ce qu’il sait choisir au plus vif de la eonver-, , sation et de la pensée.Pensant vi- rt.-i-rn et bien, il choisit d’abord le par- - le ,riid et Bajazet „, | fait.Polyphile et Jules Lemattre le Misanthrope et Le Fables •! n’aiment rien que la fleur de tout, sans parler des disciple» qne ces por- Ces deux athéniens ne sont donc pas eurs de lyre, comme toujours, se re-I dilettant.Us diffèrent du moins cruterent parrni les prosateurs, l’iro- (j« ce dilettantisme qui pratique en me en apparaît un peu plus que bouf- art un goût irrésolu, composite, fonne.Mais elle est aussi très instruc- flottant et qui, à force d’être large Elections de la C.M.B.A.B^ptFmbre ptembre.SHERBROOKE Départ, 2.6 srpt.Départ, 3, 4.5 S*pt.Limite de retour, 8 Sept.OTTAWA Départ du 5 au 13 sept, inclusivement $3.35 Départ.8.10.12 aept.$2.50 Limite de retour, 17 sept.$3.20 $2.4C Des Trains Spéciaux pour Empres» partiront de la gare de 1» me Windsor k 8.30 p.m , mercredi, le 8 septembre et à 9.50 a.m.jeudi, le 4 septembre’, falsont raccwdement avec le S.M.R.Empre«s of Britain qui part de Québec jeudi le 4 septembre.Le* trains se rendent directement au* abords du paquebot.EXCURSIONS DE COLONS Billet* d’aller et retour en vente par Winnipeg, Edmonton et gare* intermédiairea.Tous les mardis jusqu’au 28 octobre.Limita do retour 2 mois.BUREAUX DES BILLETS ! 141-143 rue Saint-Jacques.Tél.Main 812S ou à l’Hôtel Windsor, et aux gares Place Viger et Windsor.tivo, cetie ironie.Elle est'-très bien faite pour dorfner du cœur et de l’ft-me aux jeunes contemporains qui ont entrepris de renouveler de nos jours l’héroïque entreprise du vieux Malherbe, alors estimé si jeune et si fat ! Les fortes et pure4 “ Disciplines ” d’Henri Clourard peuvent fonder bien des espérances et pas mal de dédain sur la mésaventure de Mathurin Régnier ; les plus âpres censeurs de la ou dn le vouloir être, en devient tout à fait obtus.Le choix de la meaure vraie et de la raison juste suppose au contraire dans l’âme cette vue générale et souveraine, ce coup d’oeil de chef et de roi.Tous les maîtres atti-ques, en quelque temps et quelque pays qu’ils aient vécu, se font reconnaître à cela.Cela est compatible avec le mouvement de toutes les humeurs et les convenances de tous les nouvelle Renaissance seront tranquil- sujets.L'un a la pasoion souriante, lement remis en place par l’avonir si l’éloquence dorée, l’autre une séche-comme Malherbe et les siens, Clcward res8e et une précision vibrante, mais et ses amis savent persévérer.aucun, dans les belles heures où 11 est Malherbe avait raison, Régnier ilui-mêm® au complet, n’écoute molle- avait tort.Il avait tort dans les ment le Bon
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