Le devoir, 15 juin 1932, mercredi 15 juin 1932
Montréal, mercredi 15 juin 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration Rédaction : ., HArbour 1243 HArbour 3679 DEVOIR ^rant :.HArbour 4S97 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Vol.XXIII— No 136 TROIS SOU* LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA .$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8 00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 exemple de l’Alberta '»¦ i li.IB.— - .- — — Sachons donner aux discours de la “Saint-Jean-Baptiste” une allure pratique - Regardons autour de nous.- La collecte de Montréal - Notre petit coup de main H paraît qu’en Alberta on fête de très grand coeur la Saint-imn-liapti&iv.Mais notre confrère d'Edmonton, la Survivance, voudrait que la partie oratoire de ces fêtes prît une adliure pilais mreete, plus positive.Il nous apporte là-dessus quelques observations dont la portée dépassé les frontières de TAlberta et qui (peuvent susciter partout d’u'tiiies commentaires.Pourquoi, dit donc notre confrère, ne donnerait-on pas aux discours un objet précis, qui se rattache à quelque chose de concret, d'immédiatement réalisable?hn beaucoup d’endroits, l’expression: “discours de Saint-Jean-Baptiste”, est devenue synonyme de vide, de vaine déclamation.Pourquoi?Parce que l’on choisit les orateurs à la dernière minute, parce qu’on ne leur laisse pas le temps de réfléchir, même s ils en ont quelque goût, parce qu’on ne s’inquiète pas d’établir le moindre lien entre l'occasion et le thème des discours.FJ, pourtant, ce.s grandes réunions publiques qui groupent des milliers de Canadiens français pourraient être un excellent moyen de jeter dans F âme des nôtres des idées simples mais fécondes.Pourquoi, par exemple, les cercles de F A.C.F.A., qui exercent ou devraient exercer une influence profonde, ne prépareraient-ils pas une sorte de thème général particulièrement approprié aux circonstances de Formée?Pourquoi, dans chaque région locale déterminée, n’exa-minerait-on pas à F avance la situation locale et ne dirait-on pas: voici quel parait être notre besoin le plus urgent, le défaut auquel il importe de remédier au plus tôt?C'est là-dessus qu’il conviendrait peut-être d'insister en ce jour de la célébration de notre fête nationale.A notre humble avis, toute Saint-Jean-Baptiste devrait être pour les orateurs F occasion propice entre toutes de prononcer des discours qui développeraient des idées génératrices d'un patriotisme, convaincu et tenace.Nous permettrait-on de suggérer pour cette année un mot d ordre et quelques thèmes de discours qu’accepteraient tous nos centres où se célébrera la Saint-Jean-Baptiste?Le mot d’ordre pourrait être le suivant: “L’on ne conserve que ce que F on défend”.Voici maintenant quelques thèmes de discours: “Nécessité de faire partie de F Association canadienne-française de l’Alberta.-Iai raison d’être d’une telle Association —Le.français à l’école.—L'importance de maintenir et d’encourager notre journal français la Survivance en s'y abohnant, en y abonnant ses amis.”—etc.Et puis, quel beau thème s’offre à nos curés que celui du développement des vocations scaerdotales dans nos familles, toujours au point de vue de notre survivance.* * « Xatureli’cmewt, et c’était son strict devoir, la Survivance Jjose 1'accent sur les thèmes qui intéressent le plus directement l'Alberta; mais l’idée généraCe qu’elite développe vaut pour tons les coins du pays, pour tous les groupes français.Il y a des choses qu’il faut dire partout; il y a des thèmes qu'imposent les circonstances locales.Pour découvrir les uns et les autres, il n’est besoin que d’un minianuan de réflexion et d’observation.Que les orateurs prennent la peine de regarder autour d’eux.Ils auront tôt fait d’y découvrir la matière de vrais discours, de discours qui portent, qui laissent dans l'esprit des auditeurs quelques idées fortes, immédiatement utilisables, qui les incitent à l’action, à une action précise, nettement déterminée.Chez la plupart, ce n’est pas la bonne volonté qui manque, mais bien la claire vue de ce qu’il y aurait à faire.Que les hommes qui ont l’honneur de leur parler au jour de la Fête nationale s'efforcent donc de leur montrer ce qu’il y a à faire, non point dans un vague avenir, mais tout de suite, non point dans une région indéterminée, mais dans le coin de pays où ils habi-tent, avec les moyens dont ils disposent.Tout le monde connaît l’antique proverbe chinois: Si chacun balayait devant sa porte, la rue serait propre.Si chacun s’efforçait de faire ce qu’il y a à faire chez soi, la race et le pays tout entier s’en trouveraient vite mieux.D'ailleurs, quand nous parlons d’agir chez soi, avec ses propres moyens, on entend bien que cela ne veut pas dire, ne peut vouloir dire de ne ]H>int songer aux autres, aux groupes extérieurs'.Au contraire, — et combien de fois sommes-nous revenu sur ce thème?— nous tenons que, dans lia province de Québec particulièrement, on devrait toujours se demander: De quelle façon pouvons-nous aider les groupes plus faibles, dont la vie est plus difficile, qui sont nos véritables avant-postes?Mais il ne faut pas que le point d’interrogation reste dan» l'abstrait, iil faut qu’il se pose, qu’il s’incruste dans le concret: Que pouvons-nous faire ici, dans notre groupe?* * * Revenons — le temps presse — sur une idée d'ordre immédiatement pratique.Nous awns déjà demandé, nous demandons de nouveau s’il n’y aurait pas moyen, partout où se célébrera la Saint-Jean-Baptistc, d’organiser une petite collecte pour des oeuvres d’un caractère religieux ou national.C’est, il nous semble, une simple question d’initiative et d’organisation.Car, si durs que soient les temps, on voit assez qu'il se dépense encore beaucoup d'argent; et les petits ruisseaux font les grandes rivières.Avec des offrandes personnelles minimes, oii peut constituer une offrande colllective qui compte, et qui servira de très utile façon.Le tout est de savoir et de pouvoir grouper ces offrandes personnelles.I/C m “de d’action, aussi bien que l’objectif immédiat de la collecte, sont ^naturellement choses à déterminer d’après les besoins et les move ns des divers groupes.Mais il semble que partout on pourrait faire quelque chose.On s’y apprête d'ailleurs en certains endroits, et tout par-ticuilièrenient a Montréal.Il n’y aura point ici, le 24 juin, qu’une grande procession; il y aura une vente patriotique: insigne», boutons, etc., au bénéfice de laquelle on s'efforcera d’utiliser le vaste rassemblement que provoque la procession.Que cette vente obtienne le plus gros succès possible ! Ije l»énéfice permettra à la Saint-Jean-Baptiste de mieux aider le» oeuvres pour lesquelles on 1* sollicite sans cesse.Il lui permettra, grâce au dévouement de» vendeurs et vendeuses, et sans qu’il en coûte beaucoup à chacun des acheteum, de.faire un peu plus de bien.Il suffit d’avoir un peu approché la Saini-Jean-Baptiste pour savoir mie ce ne sont point le» occasions d’utile et féconde dépense qui mi manquent ! N’oublions donc point de lui donner, vendredi prochain, notre petit coup de main.- Omar HEROUX L’actualité Paradoxes J’at, sur ma table, depuis quelques jours, le rapport mensuel des naissances, mariaqes et décès du service provincial d’hygiène pour le mois de mars.Il est grand temps > que j’en parle, car chaque, fois quel mes yeux y tombent, les quelques lignes que je vais citer me chico-tent: Ce rapport préliminaire de mars 1932 est très favorable; les cnielques chiffres suivants démontrent d’ailleurs que le premier quart de 1932 a été exceptionnellement favorable, en ce qui regarde la mortalité.Comparativement à janvier et février, mars obtient un taux de mortalité générale de 12.0.soit 1.0 en plus; ceci est dû à une mortalité un peu plus forte par la grippe et les maladies pulmonaires., Quant à la mortalité infantile, depuis le début de l’année, elle marque une décroissance régulière, ce qui est à l’inverse de la natalité, tel que le démontre encore le petit tableau suivant.Ces constatations sont encourageantes; à certaines personnes, elles peuvent sembler paradoxales dans une période de crise.71 faut alors songer qu’en période de crise, la population encourt forcément un régime alimentaire propice à une meilleure santé.jan.IMîq Mortalité générale 11.0 11.0 12.0 Mortalité infantile 96.0 92.9 91.2 Natalité.25.0 27.7 27.2 Nuptialité .4.1 3.3 2.4 Les dictons populaires sont, on le sait, de la sagesse en comprimé, de l’expérience cristallisée.L’un d’eux dit que l’on creuse sa tombe avec ses dents.On voit, ct-dessus, une itllustration de son exactitude.Il est vrai qu’une autre expression populaire vent que celui qui a faim ait les dents longues.en quel cas le creusage tombal devrait aller plus vite avec la denture de celui nui ne mange pas assez qu’avec celle de celui qui mange trop.Mais passons.Ce qui ressort brillamment de ces statistiques, c’est que la tempérance, vertu obligatoire en temps de crise, ne perd jamais ses droits.On doit retrancher d’abord sur le superflu, proscrire Us excès et la santé en êpran-I ve de meilleurs effets.Même chez les petits! Cela semble mystérieux à première vue.Mats le mystère est vite percé quand on connaît l’un des grands meurtriers des enfants; le sirop calmant.Ce sirop coûte quelque chose et quand l’argent est rare ou manque totalement à la campagne, on ne peut se le procurer.On endure un peu mieux cris et crises enfantins et ce ne sont ni les criseB ni les cris gui tuent les ; nourrissons, mais ce sommeil per-\ fide, image et vestibule de la mort, gue les narcotiques procurent.i Mais.M.Taschereau verra là, hélas! une justification de ses pratiques fiscales.Il a fait la pyramide, la pyramide, à l’envers, des impôts de consommation.L'assujetti devrait s'écraser sous le fardeau.Au contraire, il se défend mieux que jamais, sa santé est florissante.Le repas à trente-cinq cents paie deux sous d l'Etat et c’est le.repas du miséreux qui n’en prend que pour sa creuse dent, comme on dit; enfin, l’argent qui est dû au colon ne lui est pas payé parce que ces taxes ne rendent pas tout ce qu’on en attend et cependant, ce colon crève-la-faim ne crève pat, il vit, il résiste à la maladie, il résiste, d la mort.Ventre affamé n’a pas d'oreille.C’est en vain que la ca-rnarde appelle; on ne l’entend pas.Donc, plus M.Taschereau taxera le luxe, meilleure sera la santé dans la province de Québec.Et Fon peut dire, notamment, que les timbres qu’il affixe.aux flacons de la Commission des liqueurs sont une assurance de longue viè.Voilà les considérations vers lesquelles je glissais naturellement tantôt puisque je discutais cette question avec un expert en assurances.Celui-ci, tout en admettant la thèse et en faisant le compte des retentissements moraux des taxes somptuaires, me signalait une anomalie que je signale à mon tour d M.Taschereau, sûr d’avance qu’il n’en tiendra pas plus compte que d’une réclamation de colon.On tombe d’accord, dans le monde entier, pour assigner le gaspillage dans tous les domaines comme cause principale de la crise.Le crédit l’avait facilité ce gaspillage, mais, dit encore un proverbe, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise et la cruche du crédit tant prônée par des économistes non moins cruches a fini par se briser et l'humanité entière a eu te sort de Perrette et a vu la couvée de ses rives dispersée.On devrait donc à tontes forces, comme réaction, comme remède à la crise actuelle et à l'arrivée d’autres crises, encourager la prévoyance.L'Etat fait exactement le contraire; on fa taxe la prévoyance, mais l’imprévoyance échappe, par contre, à foute atteinte du fisc.Voici Pierre et Jean.Pierre, chef de famille, veut pourvoir à l'avenir des siens.Il prend pour cela le moyen le pins sûr et, d vrai dire, le seul moyen de se protéger quand on est gagne-petit, quelle que soit la meule qu’on tourne: U s'achète un capital an moyen de primes annuelles d’assurance.Et si sa mort survient, ses enfants et sa veuve ne manquent pas de pain, on a* le temps, comme on dit, de se retour- ner.Lui-même, s’il vit, ses vieux jours venus, ne sera pas à charge à l’Etat.Il pourra emprunter au besoin sur ses polices puisque ses enfants pourront pourvoir désormais à leurs propres besoins, voler de leurs propres ailes.Jean, lui, est célibataire.Il dissipe son bien, son temps, ses forces à tout vent.Quand il sera vieux, il n’aura pas un sou devant lut, et l’Etat, directement ou indirectement, l’aura à sa charge.L’Etat ne ne plaindra pas, car l’Etat a des tendresses pour ces prodigues, tandis qu’il taxe impitoyablement celui qui prend de l'assurance, qu'il ait un enfant ou qu’il en ait dix, peu importe.Sur chaque prime que l’assuré verse le fisc lui confisque un et trois quarts pour cent, sans compter que sa succession, si elle offre quelque surface, sera également taxée, meme en plein temps de crise où l’on voit des héritiers forcés de payer l’impôt sur ces valeurs dépréciées de 90 pour cent, aux taux de 19H0 ou de 1929.Donc l’Etat taxe la prévoyance.Pour remercier ceux qui lui disent; “Ni mes enfants, ni ma veuve ne seront à ta charge", il répond; “Tant mieux, car ils paieront pour ceux qui ne savent pas prévoir et chaque fois que tu mettras pour eux cent dollars de côté dans l’assurance, je te confisquerai un et trois quarts.Ce/a t'apprendra à te montrer si fier!" Et M.Taschereau est membre du conseil d’administration de deux importantes compagnies d'assurance dont l’une a fort besoin de se refaire et de se remettre à pratiquer la prévoyance qui est le fondement même de i’assurance-vie.Après cela, tirons l'échelle! Paul ANGER Bloc-notes Après un attentat La mort de M.Bernard, de I.ot-binière, assassiné par des pilleurs de banques, la semaine dernière, a vivement alerté la population rurale.Un quotidien québécois, le Soleil n'a pas travaillé à la calmer; car, dans un article sur les banques de campagne, il a fait entendre un tel son que ceux qui pourraient être tentes de s’improviser voleurs de banque ont dû trouver un encouragement considérable dans les réflexions du Siblett.Ce n’est assurément pas ce qu’il a voulu.Aussi son article a déjà suscité des protestations d'un peu partout, des mises au point sérieuses.Il en parait une aujourd’hui même dans la rubrique des lettres an Devoir.Il en a paru hier une première dans l’Action catholique, où l’on Invite le Soleil à ne pas exagérer de cette façon.Et le Soldi lui-même, dans sa page de rédaction, a publié hier sous la signature de M.Henri Desrivières, gérant de la Banque Canadienne Nationale, une lettre où celui-ci fait remarquer que "les banques no conservent pas dans les coffres de leurs succursales ou agences locales les fonds des déposants1’, ainsi que le Soleil l’a fait entendre, quand il a parlé des épargnes de toute la population d'un village enfermées dans le coffre-fort de la banque."Je me demande si les lecteurs qui ne sont pas au courant, et particulièrement les nombreux déposants des banques à la campagne, ne seront pas pris de panique en apprenant que leurs épargnes sont si mal protégées”, dit M.Desrivières.La conclusion, c'est celle-là même que formule notre correspondant d’aujourd’hui: “Les nouvelles du genre de celles que le Soleil a commentées doivent être traitées avec discrétion et jugement”.Autrement, l’on sème d’une part des germes de panique et de l'autre, on fait travailler l'imagination de gens qui n'attendent que l’occasion pour tenter nn coup de main criminel.On lenr dit: “Voyez les banques de campagne; elles sont sans protection et tontes pleines d’argent".Quoi d’étonnant si plus tard il y a là même de nombreux attentats?“Nos artistes canadiens” Le poste CKAC inaugurait hier une nouvelle série de programmes sons cette désignation et débutait avec M.Emiliano Renaud.Ce concert s’est accompagné d'un boniment inspiré de l’excellent mot d’ordre donné par M.Athnnase David, il y a peu de temps, dans l’une •de nos grapdes écoles.Il faut encourager les nûtres, a repris après lui le directeur du poste CKAC.Belle idée.Ne faudrait-il pas demander à la Presse, propriétaire de ce poste, de pratiquer elle-même ce qu’elle pnJconise?I) y a présentement trois programmes musicaux montés nu poste de la Presse, nui reviennent à intervalles fréquents; or il n’y figure à peu près que des musiciens d’origine étrangère, choisis de préférence à des Canadiens de langue française ou anglaise: et ces étrangers sont loin de valoir la , masse des artistes d’origine ran*-dienne parmi lesquels le poste CKAC pourrait exercer facilement ses prétendues bonnes dispositions à l’endroit des nêtres.Encourageons les nûtres?Certes; mais si CKAC commençait et continuait de le faire?Squires Le cabinet terre-nenvlen Squires vient de subir une défaite complète, aux élections de ces Jnurs-ci.Le chef de l’opposition, M.Alderdiee.qui propose de faire étudier par un comité apérinl un nouveau mode de gouvernement temporaire pour cette iler~un gouvernement par com- mission, c’est-à-dire une sorte de dictature, — a pris 21 des 27 comtés de l’ile, et Squires, ainsi que sa femme, tous deux candidats, ont été écrasés sous une masse de bulletins.Terre-Neuve a nettement répudié Squires, qui se tenait au pouvoir depuis des mois au moyen de manoeuvres calquées d’assez près sut le bill Dillon, de Québec, Les électeurs de l’tle ont néanmoins montré qu’ils restent capables, malgré les difficultés de leur situation et la crise qui sévit durement dans leur pays, d’une vigoureuse réaction politique, ils avaient failli, ces derniers mois, jeter leur premier ministre dans le port de Saint-Jean.Ils viennent d’user d’une méthode moins vigoureuse, mais aussi effective, pour s’en débarrasser.Lendemain de guerre En tout et partout, il y eut, pendant les quelques mois où les Etats-Unis prirent part à la grande guerre européenne, 360,300 morts, blessés eu soldats frappés de maladies, au fi ont ou dans les camps militaires américains.Or sait-on ce qu’il en a coûté à ce pays, jusqu’au 1er mors dernier, pour satisfaire une partie des réclamations des anciens soldats.de leurs familles, etc?Près de 5 milliards et demi de dollars.Et çn n’est pas fini; les vétérans ne sollicitaient-ils pas dernièrement l’octroi d’une nouvelle prime d’un milliard, à Tavant-veille des elections américaines et au moment où les finances publiques de leur pays sont dans un état de dépression considérable?Cinq milliards et demi, c’est deux fois le total de notre dette nationale, qui est pourtant énorme, eu égard à notre population et à ses ressources présentes.A quoi attribuer ces extraordinaires déboursés?A l’encouragement aveugle Que les congressmen et les politiciens américains de tout calibre ont donné de-pui« 1918 à toutes les réclamations des anciens soldats, aux déraisonnables tout comme aux raisonnables, — car ils en ont formulé de sensées à travers le nombre.Chez nous, les frais de pensions de tout genre, de la part «les anciens soldats, sont nombreux et élevés: mais ils sont loin d’atteindre, toutes proportions gardées, au niveau des sommes dépensées par ies Etats-Unis, sous la poussée et à cause, de la surenchère démagogique, pour ceux qui s’enrégimentèrent de 1916 à 1918 daps les armées américaines.Hindenburg révoque la dissolution des troupes d’assaut hitlériennes Le décret n’entrera en vigueur que vendredi -Les hitlériens pourront parler à la radio BERLIN, 15.(S.P.A.) — Le président Hindenburg a signé aujourd’hui un décret révoquant la dissolution des troupes d’assaut hitlériennes.Toutefois, le décret n’entrera en vigueur que vendredi et le texte n’en sera publié que demain.Il était question de ce décret depuis plusieurs jours déjà.La gouvernement a fait, il y a quelques heures, un autre geste en faveur des hitlériens: il a révoqué l’interdiction que le cabinet Brüning leur avait faite d’utiliser le système national de radiodiffusion.Et M.Gustave Strasser, l’un des chefs hitlériens, a parlé à la radio des buts de son parti.A certains indices, on pense que la révocation de la dissolution de leurs troupes d’assaut n’assurera pas aux hitlériens toute la liberté d’action qu’ils désirent.Ceux-ci projetaient une manifestation monstre, en uniforme, à l’aérodrome de Tempelhof, mais, cef après-midi, la police berlinoise a laissé entendre que les manifestations politiques en plein air restent interdites.D’autre part, le gouvernement bavarois a rappelé que bien avant la dissolution des troupes hitlériennes, il avait interdit le port de toute espèce d’uniformes.Il a déclaré qu’il ne pourrait garantir le respect de l’ordre en Bavière, si les “nasis” sont autorisés à porter leurs uniformes.C.F.Le général Barrera arrêté à Barcelone ii nttnmmm i ¦¦ hm.—« m< ¦¦¦«—" — .Mi i i .M» On l’accuse d’avoir participé à une ^ , conspiration royaliste BARCELONE.Espsgne, 15.(S.P.A.) — Le généra! Emilio Barrera, l’un des Espagnols Iss plus influents tous la dictature Primo de Rivera, a été arrêté à son domicile, aujourd’hui, et accusé de participer à une conspiration pour rétablir le trône d'Alphonse XIII.Des officiers de la garnison de Barcelone seraient au nombre des conspirateurs.Le fils du général et le baron de Mora ont été arrêtée à Madrid relativement à cette conspiration.Le général sera interrogé dans la capitale en même temps qu’eux.Depuis six jours, la rumeur indique une conspiration royaliste.On croit que la police a décidé d’arrêter le général, après avoir vu son nom sur une liste trouvée au domicile du baron de Mora, au cours d’une perquisition.La police dit avoir trouvé chez le baron de Mora une lettre du duc de Miranda, secrétaire particulier d’Alphonse XIII, et des billets de chemins de fer indiquant que le baron est allé à Paris et à Eibar, où se trouve l’une des plus importantes armureries d’Espagne.Elle croit que les conspirateurs avaient rassemblé des armes chez M.de Mora, et qu’ils ont réussi à les faire disparaître avant la découverte de la conspiration."Lz Drame du Peuple acadien »• La prolongation du traité franco-canadien PARIS, 15.(S.P.A.) — Les importateurs français de blé pres-Un Eudiste, le R.P.J.-B.Jégn, ten|, |eur gouvernement de chercher un moyen de prolonger le nenuf traité de la France avec le Canada, qui expire à minuit.Le traité tableaux et une pose plastique de la expire, le blé canadien et d autres produits du dominion seront dispersion des Acadiens”, d’nprès frappés du tarif douanier maximum.l’ouvrage classique de l^uivrièrr, La Tragédie d'un Peuple.C’est un ouvrage de 120 pages, in-8, aver 12 photographies, hors texte, des principales scènes et de nombreuses vignettes artistiques.L’ouvrage, qui se vend 50 sous au Canada et dont les dépositaires sont les RR.IQ’.Alphonse Etienne, du Collège Sainte-Anne, Church Point (N.-E.), et Joseph Thomas, Collège du Sacré-Coeur, Bathurst, N.-B., est spécialement recommandé aux maisons d’enseignement, aux directeurs d’oeuvres de jeunesse.etc.produit intégral de la vente sera consacré à une oeuvre de recrutement sacerdotal.Il paraît que M.Jean Durand, ministre du commerce, a entamé des négociations avec le gouvernement canadien pour conclure une entente qui prolonge le traité dans l’intervalle de sa révision.Les élections de Terre-Neuve Le deuxième tirage est épuisé NOVS B El M P B I MO N S — L’ENCYCLIQUE “CAPITA TE CHPISTF’ Le deuxième tirage de FEn-eyeliaue “Caritate Christf" est épuisé.Nous allons réimprimer d’ici quelques tours.Nous prions donc que l’on continue à nous Le nombre des candidats libéraux élus reste 2 — La fiche de M.Alderdiee — M.Squires ne veut rien dire Saint-Jean, Terre-Neuve, 15.(S.p.C.) — Ce matin, deux nouveaux sièges se sont ajoutés aux 21 que l’opposition possédai! déjà.I>e résultat des élections générales de samedi est maintenant connu pour toutes les circonscriptions sauf une, celle de White-Bay.la?nombre des candidats libéraux élus reste 2.Il y a aussi un député indépendant.I.e chef du parti Terre-Neuve-Unie, M.F.-C.Alderiee, aura beau- iée aux urnes Les élections de Queensland Le chef du parti travailliste modéré n’aura pas une forte majorité pour gouverner Brisbane, Australie, 15 (S.P.C.) - Le chef du parti travailliste modéré, M.William Fprgan Smith, n’aura pas une forte majorité pour gouverner l’Etat de Queensland.Ce soir, on prévoit que les élections générales de samedi dernier lui auront donné 33 des 62 sièges de l’Assemblée législative.Les nationalistes du premier ministre A.E.Moore comptent présentement 27 sièges.En outre, un indépendant est élu.Une seule circonscription, celle d’Hamilton, n'est pas encore al-On croit que cette coup «le travail à faire dès son en- : circonscription, qui se prononcera trée en fonctions comme premier le 2 Juillet, élira un nationaliste, ministre.Il a promis une réorga-1 nlsation immédiate de l’administra-adresser les commandes.El/ès tion du pays.Il devra en outre seront servies te plus tôt possi- nommer une délégation à la Confé-ble, dans l'ordre de lenr arrivée, renas économique impériale qui Prix; 5 sous l’exemplaire, 50 commencera à Ottawa le 21.Il est sous la douzaine, franco; an possible que M.Alderdiee dirige en cent, $3.50, par cinq cents, $15, personne la délégation terreneu- vicnne à la conférence.au mille, $25, port en plus Adresser foutes les commandes au Service de Librairie dn Devoir, 430, rue Notre-Dame-est, Montréal.iTéi.HArbour 1241).Sir Richard Squires n’a pas en- En Mandchourie Tsitsibar, Mandchourie, 19, (S.P.A.) — Les troupes japonaises qui font campagne dans le nord se aont emparées des villes de Noho, de Ko-shan et de Toungpci qui forment une ligne de bataille d’environ 100 milles, après avoir défait l’armée sultats des élections de samedi.Votre journal, Tété Abonnement’ de 3 mois pour $1.25 Le temps est aux villégiatures, aux vacances.C'est la période du repos et des délassements.Vous quitterex peut-être Montréal pour quelquo temps.Mais si vous partes, ne partes pas seul.Faites-vous accompagner du ’ Devoir”; il continuera à vous renseigner et à vous distraire.Notre journal offre un abonnement à prix spécial: 3 mois pour $1.25, payable d’evence, pour tout abonnement par poste en dehors de le métropole et de la banlieue, au Canada.Frlère d'adresser toute remise au journal: ‘‘Le Devoir , Service des abonnements, 430 est, rue Notre-Dame, Montréal.core répond» aux demandes qu'on '*u Ré Métal Mah Chan C.han, qui est lui a faites de commenter les ré- « révolte contre le gouvernement de Manchoukouo.On dit que les i troupes chinoises battent en retrai-| te vers les montagnes de Hingan et | it entreftous les anciens: tel est dernier projet de l’Association Anciens du Collège St-Laurent i tenait hier soir sa réunion an-ueüe à l’Alma Mater.Ils étaient viron deux cents à flAner en upes sur letparterre eu évoquant s souvenirs d’autrefois avant le nquet offert!par les autorités du ollège.Après le banquet et le sa-t, Ils sont restés pour un bon ombre à veiller en If ami lie au par- AUocution du supérieur C'est le supérieur du Collège nt-Laurent, le R.P.Albert Cou-au, C.S.C., qui pirésldait au ban-et.Après avoir souhaité la bien-ue aux anciens, il a parlé de ’oeuvre capitale que les autorités la maison ont enfin réalisée, de a chapelle qui fait l’admiration étrangers et l'orgueil des an-’ens, de la chapelle qui semble im-lorer pour eux le succès et la pro-ection de tous leurs, intérêts.La ouscription des anciens a contri-è à défrayer le coût d’érection e cette chapelle, elle, a surtout ap-orté aux autorités œt appui mo-al qui leur a fait sentir quels liens Dissent tous les membres de la ande famille laurentienne.Après avoir rendu: hommage à n Excellence Mgr Limoges, le résident de l’Association des an-!ens.le p P.Cousineau poursuit n déel?» que les autorités du ollège s.cnt avec un intérêt qui ne se lasse jamais les» efforts que font les anciens pour réussir.Elles emercient les anciens de leur collaboration.Alors que nombre d’au-res collèges manquaient cette année d’élèves, le Collège Saint-Laurent en recevait autant que par le passé parce que ses anciens lui en envoyaient, parce qu'ils lui envoyaient leurs fils.Le R.P.Cousineau signale en passant les succès remportés à McGill par un jeune ancien, M.Geor- ! ges-Albert Champagne, qui vient i d’être reçu ingénieur-chimiste.Il signale aussi les débuts promet-i leurs de l’Association dramatique des anciens sous la direction de M.Philias Fillon, le censeur des spectacles de la cité de Montréal.Le R.p, Cousineau termine en déclarant que les Pères et les Frères de la Congrégation de Sainte-Croix essaient de donner à leurs élèves le sens le plus élevé possible des réalités de la vie en joignant le surnaturel au naturel.La charte de l'Association Le secrétaire, Me Armand Poupart, a ensuite donné lecture de la charte d’incorporation que l’Association des anciens vient d’obtenir du gouvernement de Québec.Et le R.P.0.Desrochèrs, G.S.C., un vétéran des missions du Bengale, a dit quelques mots pour saluer les anciens au nom de Son Excellence Mgr LePailleur et de tous les missionnaires qui travaillent à ses côtés dans le lointain diocèse de Chittagong.M.J.Donat Camirand a ensuite expliqué le but de la nouvelle charte et la nouvelle organisation que l’on veut donner à l'association.Les anciens, dit-il, sont au nombre de près de 3,000.Il faut que leur organe, le Laurentien, les atteigne tous.On a l’intention de le transformer en lui ajoutant une section sociale et une section commerciale.Un secrétariat permanent Excellence Mgr Limoges, qui nicipalitês oui peuvent contribuer Je me demande ce que les dépu-l'a enveloppée de la dignité de sa I financièrement?Quant aux autres, tés conservateurs de Montréal ont personne,et de son manteau de nous savons que ie gouvernement fait depuis deux ans qu’ils sont là.Prince ded’Eglise.Le but de Lasso- d’0//nw;o est prêt à s’entendre avec Dans quel domaine ont-ils donné ciation, dit-il, est l’emtr'aide frater-j/r* autorités provinciales et à pas- de l’emploi?Ce n’est pàs aux pos-nelie et l’on va tenter une organisa- * ser des règlements spéciaux pour /a-| tes où on a mis 127 employés sui blir un secrétariat permanent au collège même.Le secrétaire, qui devrait donner tout son temps aux anciens, serait nommé par les autorités du collège.Les anciens seraient appelés à communiquer fréquemment avec lui afin de lui donner toutes les nouvelles susceptibles d’intéreser les vieux camarades.Quelle force ce serait si tous les anciens étaient en relations étroites les uns avec les autres! Si un ancien n besoin des services d’uh inédecin ou d’un avocat, pourquoi ne pas consulter la liste des anciens?Si un ancien a quelque chose à acheter, pourquoi ne pas s» demander Vil n’y aurait pas un au tre ancien en mesure de le lui vendre?Un ancien sans emploi pourrait peut-être en trouver un grâce à un autre ancien en s’adressant au secrétariat.Et M.Camirand suggère de compléter cette organisation en établissant une “carte d'ancien” qui serait distribuée par les autorités du collège et qui permettrait à tous les laurentiens de se reconnaître entre eux.S.E.Mgr Limoge» Le président de l’association, Son Excellence Mgr Eugène Limoges, constate avec plaisir que les s sainte- anciens sont venus encore plus nombreux que l'an passé et que.ce sont en majorité des “plus de 30 ans”, ce qui constitue un bon exem-p'.eyLa souscription, dit-il, a été un peu faible et les autorités du collège devront faire face chaque année à des charges considérables pour achever de payer la nouvelle chapelle.Que les anciens versent leur abonnement au Laurentien, qu’ils encouragent les représenta-! lions dramatiques de l’association, I qu'ils sachent faire leur part.Les temps sont difficiles, continue Mgr Limoges, mats il faut avoir ! confiance en l’avenir et se rappe-i 1er le miracle des cinq pains et des i deux imisons accompli par Notre- 3.jonew.1» 19 juin (Il lis •-» r i , .COUTuas - a Luchute le 14.à, 22 ms., Seigneur en faveur de la rouie im-Isnrhe Alice Couture, fille de Chwles- prévoyante qui l’avait suivi dans le désert.Nous avons probablement été imprévoyants pendant les années d’abondance, nous avons pio-bablement abusé des biens qui nous étaient donnés.Revenons à Dieu, faisons pénitence comme le Pape nous le demande, donnons-lui notre coeur et U se penchera sur nous.“Chercher d’abord le royaume de Dieu et sa justice et le reste Avb «Te décès PILON.— A SalnU-TUérè»*, 1# 12 Juin ItiU.décédée A 40 ans, Héléne Rousseau.ipouM de M.J.-Albert Pilon, avocat.Fu néralllee le Jeudi.19 courant, \ Sainte rhéréee.à 9 heure* du matin, heure avancée.Sépulture au cimetière paroissial Parents et amis sont prièa d'y assister sane autre invitation.Nécrologie BEACDOm - A Montréal, le 11.i 71 ins.Mme Carme Beaudodu.née Victoria Beauregard.BERUBE — A Verdun, le 1».à SI ans.Mme veuve André Bérubé, née Edith Tremblay B URSULE — A Montréal, le 13.è 70 ans.Joe.Bureüe, èpaua de Marle-I-oulse Re-nols et de feu Elzlre Chagnon.CHARTIEZ - A Montréal, le 13.à 6 ena.Marcel Chartier, fila de Gilbert Ohartle* *t de Lucienne Lamy.COMTOIS —• Mme Barthélemy Comtois, réc Roelna Lafontaine, a Ste-Ellaabeth.Po.Jollette.le 13 Juin.projet.Il est peu probable gu'Ottawa consente à mettre à la disposition de Québec de l’argent pour aider les colons détà établis.La loi votée précise que l’argent offert devra être employé à combattre le chômage qui sévit actuellement dans les villes, en établissant un certain nombre de chômeurs sur des terres.L’hon.Gordon irait à l’encontre des dispositions de la loi, s’il affectait aux colons déjà établis l’argent dont il dispose.Il faut donc que Québec accepte le projet d'Ottawa, quitte à conclure des arrangements spéciaux pour les municipalités gui seraient en mauvaise posture financière.Autrement nous allons nous trouver dans cette position ridicule: les autres provinces vont se prévaloir des avantages offerts par Ottawa et Québec paiera pour établir leurs chômeurs sur des terres sans bénéficier pour elle-même des mêmes avantages.C’est déjà trop que nous payions pour la pension des vieillards des autres provinces sans aucun retour pour le.% nôtres! Va-t-tl falloir maintenant nous saigner pour établir leurs enfants?Nous avons l'an dernier placé en-__ i viron six mille familles sur des ! terres.Cette politique a reçu l'ap-Nonsine pahtTons que des lettres , probation unanime.C’est un excel-signées.ou des communications j lent commencement.Le gouvernement pourrait peut-être croire que l'effort fait l’an passé est suffisant, qu’il faut s'arrêter pour le moment.C’est ce que donnerait à penser ta rumeur que l’hon.Lafertè aurait demandé qu’on applique l'argent d’Ottawo à aider les colons déjà établis.Ce serait une erreur qui pourrait nous coûter cher.De toutes les provinces du Canada, Québec est celle qui possède le Don puissante pour y parvenir, clllter l’exécution du Que tous les.anciens accordent une loyale collaboration à leurs officiers, convaincus que s'ils sont unis ils en retireront unjgrand profit pour le bonheur de leur vie et pour le succès de leurs affaires.Le but de l’association est encore d’aider l’Alma Mater à poursuivre son oeuvre incomparable d’éfluca-tiom.Les officiers ne veulent oppri-mer'personner.Aux plusipuissants, ils (temanderont plus; au moins forts,dis demanderont i moins.A tous cepemdant, ils demanderont la fidélité autvieux collègeifde Saint-Laurent.A la chapelle Le banquet.a été suivi tFun Salut chanté par Son Excellence; Mgr Limoges, assisté des RR.PP.Boulay et Vanier.C.S.C.Le R.P.Laurent Parent, C.S.C.M.le Dr Victor Parent et M.P.E.Corbeil onLexécuté pendant le salut'une pièce»à cappella.M.Lucien4 Manseau, professeur de musique au collège; et organiste \à Saint-Jean de lai Croix, touchait! l'orgue.LETTRES Aül DEVOIR ^ ^ ¦ o 1 fsj 11 C: v UU Ut® v v/»*ea 11 v*»a • Vv«« v* l/Association a rintention [ accompagnées d’une lettre sianée.avec adresse authentique.Nous ne nrenons oas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique: Les offres d'Ottawa POURQUOI 1TL FAUT LES ACCEPTER Ottawa, le 11 juin.1332.M.le Rédacteur, Arr cours de h dernière session, le gouvernement fédéral a fait passer une excellente loi qui l'autorise à aider les provinces dans la lutte contre le chômage en contribuant à établir les chômeurs sur des terres.L’honorable- Gordon, ministre de la Colonisation, a envoyé aux gouvernements des neuf provinces de la Confédération un télégramme dans lequel il offre de contribuer à l’établissement des chômeurs jusqu'à concurrence d'un montant de $200, pourvu que la province verse une somme équivalente et que les municipalités en fassent autant.Cette nouvelle a été accueillie le pavé, sans compter plus de 300 maîtres de postes qui ont été congédiés dans la province de Québec.Alors qu’il y a dans la province 23 députés conservateurs qui n’ont rien obtenu, pouvez-vous espérer que vous aurez quelque chose?Non, c’est une promesse fallacieu-1 se, c’est la dernière qu’ils font dans Montréal.C’est une prime au chantage que de venir dire aux citoyens de Maisonneuve: élisez un conser-! valeur et vous aurez ensuite du patronage.Le Dr Denis s’y connaît en fait de cataplasmes; il vous dira ce qu’il faut au gouvernement Ben- : nett, que c’est une élection générale; c’est la meilleure purgation qu’il peut prendre.M.Jean parle ensuite.Les élections partielles ne sont généralement pas aussi importantes que les élections générales, dit-il.mais l’élection actuelle a une importance considérable.Nous avons un gouvernement qui nous a .fait des promesses, nous avons vu l’effet du remède qu’il a appliqué.M.Bennett vous demande si vous êtes satisfaits de l’administration qu’il nous donne depuis deux ans.Si vous lui êtes favorables vous allez continuer à être administrés de la même manière.Nous, libéraux, avons été au pouvoir de 1896 à 1911.Vous vous rappelez tous comme il faisait bon de vivre dans notre pays, on disait que le XXp siècle était le siècle du Canada.Notre ville de Montréal prenait son essor.Eh 1911, nous avons cru bon de changer d’administration, nous étions probablement fatigués d’être heureux.Vous savez ce qui s’est passé pendant 10 ans.On se retranche derrière la grande guerre.Mais nous ne parlerons pas de la guerre dans cette MILLET ROUX & LAFON LIMITEE Produit* Bolentmque* Sélectionné* et Instrumenta pour 1* médecin* et la chirurgie ont l’honneur diviser le Corps médical qu’ils ont ouvert leur magasin d’expoeition 1215, rue Saint-Denis Tél.MArqucttc 8495 JMrurgl-n'ix do GEN-le Pula.ln*trum*nt* c.v TILB «t CIE d* Electricité médlcaJ* dr* établla**-manta CHIN AILLE, d* c*rl».Rayon* X de* établlMars«ati R CA.csEL.d* Paru.Matériel et mobilier d* salle* o'opé-ration et d'hôpital.DEVIS SUR ' DEMANDS SERVICE “95 p.c.des maladies ont leur cause dans la colonne vertébrale".—A.Walton, M.D., gradué de Harvard.Dr L.Hurtubise CHIROPRATICIEN Gradué de Palmer Membre det CH.B.et Q.C.B.1578, Mont-Royal Est Pour render-vou*: Tél.FRrontenac 5339 Renseignements »ur la chlropr»tl-lur votre ca* gratuitement.que pour votre caa en particulier donne» i.emporte sur tous// Longues Feuilles de Remplissage « • Grand Format e Qualité Supérieure • Couverture en Sumatra plus faible percentage de popula- rons pas ne .a guerre uan» ceue % J rp élection, nous avons assez d autres /ion rurale.D apres [e dernier re .laoi ia censément, sur 1000 habitants, 631 demeurent dans les villes et 369 seulement dans les campagnes.La crise que subissent actuellement les cultivateurs n'est pas de nature à enrayer l'exode vers les villes qui sévit depuis la guerre.Cette disproportion de population qui existe chez nous au détriment des campagnes explique le glissement rapide de notre natalité depuis 10 uns.Sous avions 37.6 de natalité par mille en 1921; ce taux est descendu à 27.2 pour 1rs quatre premiers mois de 1932.C'esl une choses à traiter.Mais en 1921 la dette était de 82,440,000,000; les impôts que nous ne connaissions pas sous l’administration Laurier s’étaient multipliés, et lorsque nouü avons pris l’administration le Canada s’en allait à la ruine.Nous avons mis M.King à la tête !de notre gouvernement.Nous avons fait pour le mieux, nous avons diminué la dette et diminué les impôts.Nous avons surtout développé le commerce du pays, en ouvrant des marchés à nos produits.Nous avons passé des traités avec plus de 53 pays pour écouler nos produits.En 1930 nous voulions soumettre au peuple une politique de ta- i rifs compensateurs envers les pays | qui nous fermaient leurs portes; | nous voulions aussi continuer notre politique d’ouverture des marchés.Le peuple ne nous a pas renvoyés au pouvoir.Deux ans à peine se sont passés depuis.M.Bennett est au pouvoir.Quelle est la situation?Ai-je besoin de vous la décrire, ne la connaissez-vous pas tous, n’en souffrez-vous pas tous?CIGARES Mon adversaire a dit hier soir, au prospérité du Canada; où sont-elles euve, que M.J grandeur et la , «u M marché de Maisonneuve, que M.jcette grandeur et cette prospérité Bennett voulait (Suite à la page 6) î&VffS&K f «ÎS/"VW, a «.a/ A la mière fois qn’Ottaiva contribue fi- f‘rg”ce- ., rare\ rïï,r;.r,t â SI rom Zmmi, Mm ' Informé ! I» presque toutes les provinces ont ne pein>/> ,n1* n» précé- dent 'Max(BeauVais^ rue St Jacifues O.Stock complet à grand rabais — CALENDRIER- VOLUMCXXMI —No 136 DERNIERE HEUEE Montréal, mercredi 15 juin 1932 , — DEMAIN — Dr main: JEUDI, 16 Juin 19î2 Saint JEAN-FRANÇOIS R*sU, confesieur.Lever du soleil, 4 h.04.Coucher du soleil, 7 h.44.Lever de la lune, 6 h.15.Coucher de la lune, 1 h.SS.Nouvelle lune, le 4, à « h 16 m.du matin.Premier Quart., le 11, à 4 h .39 m.du soir.Pleine lune, le 18, à 7 hres 38 m du matin Dernier quart, le 25, à 3 h.36 m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de P“A.B.C.” et de la “C.D.N.A.” PLUTOT BEAU MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 88.MFme date l’an dernier 78.Minimum aujourd'hui SS.Même date l’an dernier 58.BAROMETRE 10 heure* a m.29.72.11 heures a.m.29.73.Midi: 29.73 .Chiffres fournis par Ta Maison M.-R.ds Me»>5.1610 St-Denis, Montréal.La convention de Chicago M.MacNider, ministre des Etats-Unis à Ottawa, sera peut-être le prochain vice-président de son pays — L’opposition contre Curtis — La séance d’hier manquait d'enthousiasme — Le sénateur Dickinson a ignoré la prohibition dans son discours d’ouverture — De nombreux sièges vides Chicago, 15 (S.P.C.) — M.Hanford MacNider, ministre des Etats-tnis au Canada, n’a pas voulu faire la_ moindre déclaration lorsqu'on lui a parlé des chances qu'il a d’être choisi comme candidat républicain à la vice-présidence des Etats-Unis.M.MacNider.qui assiste à la convention comme président de 1’E.r-Service Men's Republican League et qui fut commandant de la Légion américaine, est l’homme qui a apporté tout le vote du centre-ouest et celui des vétérans au président Hoover à la convention de 1928.Ce qui diminue ses chances, c’est que l’Etat d’où il vient ne commande qu’un petit nombre de votes pour l’élection du président et que l’on sera tenté cette année d’aller chercher le candidat dans un Etat populeux afin d’améliorer les chances du parti.Pronostics Chicago, 15 (par Ken Clark, de la Canadian Press) — Il pourrait se faire que M.Hanford MacNider, ministre des Etats-Unis à Ottawa, soit le prochain vice-président des Etats-Unis.Il est bien probable que le vice-président Charles Curtis sera de nouveau choisi par la convention nationale républicaine qui a tenu hier une première séance dénuée de tout enthousiasme, mais il y a beaucoup d’opposition parmi les délégués contre le vieux chef républicain du Kansas qui est maintenant âgé de 73 ans.S’il s’agit de se choisir un politicien plus jeune et plus adroit pour faire la lutte aux côtés du président Hoover, c’est le général Charles Gates Dawes, ancien ambassadeur en Grande-Bretagne et ancien-président, qui a les meilleures chances.Les autres candidats sont M.Pat Hurley, secrétaire de la guerre, M.Walter Edge, ambassadeur en France, M.le sénateur Walcott, du Connecticut, un confident du président Hoover, le colonel MacNider et d’autres encore.Si les délégués décident de ne pas choisir M.Curtis, le champ est libre.La rumeur qui veut que le vice-président Curtis ne soit pas de nouveau choisi par les délégués s’appuie sur des fondements plus sérieux que les conversations que l’on peut entendre dans les corridors avoisinant la salle où se tient la convention.Peu d’ent'housiasme On s’accorde généralement à dire que le président Hoover aura besoin de tout l’appui possible pour remporter la victoire aux élections de.novembre.Les observateurs font remarquer qu’il n’y eut que très peu d'enthousiasme manifesté par les loyaux républicains, lorsque le sénateur Dickinson, de l’Iowa, mentionna son nom au cours de son discours d’inauguration.La salle n’était remplie qu'aux deux tiers et on n’entendit que des applaudissements ne commande qui ne sc prolongèrent pas pendant une minute.M.Curtis, qui est un américain de vieille souche et un fidèle serviteur de la cause républicaine dans le centre-ouest, faisait l’affaire en 1928.alors que le sentiment républicain était très fort.Cette année, la situation est bien différente et les stratèges du parti républicain veulent des candidats qui soient en mesure de faire nlus une de tirer leur épingle du jeu.Et l’on croit que le président Hoover ne serait pas fâché d'avoir l'appui d'un vice-président qui serait un conseiller et une force au Congrès en même temps qu’un fidèle partisan.La prohibition Dans son discours d’ouverture, hier, M.le sénateur Dickinson a complètement ignoré la question de prohibition.Après avoir fait allusion h Abraham Lincoln et à “un autre grand Américain, Herbert Hoover", il a montré tout ce que l'administration a fait pour résoudre les problèmes créés par la crise économique, louant la création de la Reconstruction Corporation et le travail qu'elle a accompli sops la direction de M.Dawes.îx* sénateur de l'Iown n'a pas ménagé les obstructionnistes démocrates qui n’ont cessé d’entraver l’action du président depuis deux ans.11 a traité de la question agricole â laquelle il s'esl touiours intéressé et il a montré comment le Farm Poard, créé par le président en 1929, a permis aux coopératives d’agriculteurs de traverser la crise.Apathie manifeste Les attaques du sénateur Dickinson contre les démocrates, sa condamnation du “radicalisme” et l'éloge qu’il a fait du parti républicain ont provoqué des applaudissements par-ci par-lâ, mais ceux qui ont l'habitude de ces conventions s'accordent à dire qu'ils n'ont jamais vu autant d'apathie â une séance d’ouverture.Tout le monde était en retard, nombre de sièges étaient vides et les gens sortaient, rentraient, fumaient et causaient Pour obtenir des précisions Le consul général intérimaire de Grande-Bretagne à New-York se rendra probablement chez Mme Morrow pour enquêter sur la mort de Violette Sharpe Englewood, New-Jersey, 15 (S.P.A.).On croit que le consul général intéri maire de Gna n de-Bretagne-à New-York se reudra bientôt chez Mme Morrow, à Englewood, pour obtenir des précisions sur les circonstances de la mort de la domestique Violette Sharpe, qui s’est suicidée comme des policiers allaient lui faire subir un nouvel interrogatoire sur l’enlèvement du petit 1 Lindbergh.Le secrétaire des affaire étrangères de Grande-Bretagne a chargé le consul intérimaire de faire un rapport sur le suicide de la jeune femme.On a exprimé l’opinion que les interrogatoires de la police ont pu énerver Violette Sharpe au point de la porter à se tuer, bien qu’elle n’eût pas été mêlée au crime.La police affirme avoir procédé sans rudesse.Le consul général intérimaire, M.E.-W.-G.Shepherd, projette d’assister aux funérailles, qui auront lieu ainjourd’hui.Le gouverneur du New-Jersey, M.A.-Harry Moore, dit qu’il accordera une entière collaboration au représentant du gouvernement britannique chargé d'enquêter sur ‘la mort de Violette Sharpe.Il a fait remarquer qu’il a appuyé la police du New-Jersey dans toute la mesure possible, au cours de l’enquête sur l’enlèvement et le meurtre du petit Lindbergh.Elle avait épousé George Paine Londres, 15 (S.P.A.).— Selon > “Daily Herald”, Mile Emily Sharpe a dit, dans une interview, que Violette Sharpe, sa soeur, avait épousé à Londres un nommé George Paine.Sauf Emily, aucun membre de la famille n'avait été mis au courant.Un coup de revolver au parlement belge Bruxelles, 15 (S.P.A.) — Une détonation de revolver dans la tribune du public a causé beaucoup d’émoi à la Chambre des députés cet après-midi, au cours d'un débat.Un homme a été arrêté.Il paraît avoir fai( feu dans la direction des socialistes, mais personne n’a été atteint.Bref contre le maire de Bellefeuille Le maire de Poigte-Claire devra comparaître pour répondre aux allégations de M.Legault M.le juge Boyer a émis ce matin un bref de gug warranto contre le maire de Pointe-Claire, lui enjoignant de comparaître pour répondre aux allégations de la requête présentée par M.Joseph Legault.M.Joseph Legault, marchand de Pointe-Claire, prétend que M.Ernest de Bellefeuille, maire de cette ville, élu par acclamation le 29 juin 1931, n’a pas le droit d’exercer cette charge parce qu’il n’avait pas le droit d’être mis en nomination, ne possédant pas alors, en son nom ou au nom de sa femme, des biens-fonds pour une valeur de $600 après déduction faite de toute hypothèque ou privilèges, comme exige la loi.Il prétend de plus que M.de Bel-j lefeuille n’a pas été assermenté comme maire, et demande à la Cour de déclarer qu’il usurpe ses fonctions, et de le condamner à une amende de $400 comme prévu par la loi.Avant l’émission du bref ce matin, le procureur de M.de Belie-feuille a produit une réponse à la requête.L’intimé dit qu’il a été assermenté comme maire le 6 juillet 1931 à la première assemblée du conseil, en présence du greffier de la ville, par l'officier rapporteur qui était en même temps trésorier de la ville.De plus, dès que la requête pour bref de quo warranto lui a été signifiée, l'intimé s’est fait assermen-ter de nouveau, pour plus de précaution.devant le greffier lui-mê, me, le 22 mai.L’intimé soumet que les frais, s’il y en a.soient à la charge de la mise-en-cause, la ville de Pointe-Claire, puisque ce sont ses officiers qui ont fait la procédure attaquée.Il nie ce qui dans la requête a trait à la qualification foncière.Les annuités foncières en Irlande pendant le Dickinson.discours du sénateur Une résolution de 50 mots Washington, 15 (S.P.C.) — Plusieurs chefs démocrates, qui voudraient bien épargner à leur parti les ennuis que la question de prohibition cause aux républicains â Chicago, sc sont mis à la tâche pour rédiger dès aujourd’hui une resolution qui définirait l’attitude ! du parti sur celle question épincu-i se et qui aurait chance d'être adop-! tée à l’unanimité.Cette résolution J ne contiendrait pas beaucoup plus i de 50 mots afin de ne pas surchar-! ger le programme du parti que l’on veut limiter à 1,900 mots.Le sens de la résolution serait que le parti démocrate se déclare favorable au rappel de la loi de prohibition par un amendement qui remet aux Etats le soin de contrôler la manufacture et la vente des boissons alcooliques.• M.Dawes n’accepterait pas Washington, 15 (S, P.A.) M.Charles Gates Dawes a formellement déclaré aujourd’hui qu’il n’accepterait pas d'être candidat républicain à la vice-présidence.Le général Dawes, qui a été vice-président îles Etats-Unis, sort aujourd'hui de charge comme président de la corporation de reconstruction financière.Un compromis Chicago, 15 (S.P.A.).—Le sous-I comité des résolutions à qui l’on ! avait confié la charge de rédiger l'artide du programme républicain ! qui se rapporte à la prohibiiion ! s es! ajournée de bonne heure ce I matin, après avoir réussi à s’enten-1 dre pour soumettre un projet de rédaction.AL le sénu.teair Daniel i Hastings, du Delaware, a déclaré : que celle résolution peut être con-| sidérée comme un “compromis".Il a ajouté que ce projet de rédaction serait soumis aux délégations des Etats les plus considérables après 'l'avoir été au comité des résoln-Inins.Otto procédure esl inusitée.Os délégués qui siégeaient à huis clos depuis onze heures dinsoir paraissaient fatigués et anxieux d'échapper aux journalistes.Les chefs dii parti ont laissé entendre hier soir que l'on s’efforce-l rait de gagner les chefs prohibi-| Uonnistes les plus larges d’idées.Plusieurs d’entre eux ont réclamé, au cas où le 18e Amendement serait rappelé, que le Congrès soit tenu de présenter un amendement â lui substituer; ils demandent aussi que la question de la prohibition soit soumise, non pas aux conventions des Etats, mais aux législatures.l^s chefs "urnides" se sont immédiatement mis à l’oeuvre pour préparer un rapport minoritaire nue M.le sénateur Hiram Bingham, du UonnectieiH, doit se charger de défendre devant la convention.Le compromis prévoit un substitut à apporter au 18ètne amendement pour protéger les Etats “secs” au cas où le peuple se prononcerait par referendum en faveur du rap pel de la prohibition.Londres, 15 (S.P.C.) — Les annuités sur les terres que les agriculteurs irlandais doivent payer par l’intermédiaire du gouverne-i ment de l'Etat libre aux détenteurs ! de l’Irish Land Stock ne sont pas I dues aujourd’hui comme on l’a prétendu, mais elles sont dues “avant le 30 juin ou le 30 juin”.Le gouvernement de l’Etat libre avait cependant pris l’habitude de s’acquitter de ces paiements semi-annuels les 15 juin et 15 décembre.Le fait que le gouvernement de l’Etat libre n'a pas encore pavé les annuités du dernier semestre ne signifie donc pas encore qu’il ne 'es j paiera pas mais le gouvernement républicain de Valera semble bien déterminé à cesser les paiements.Il faut annoncer dans les journaux La Malbaie, 15 (S.P.C.) — Les j membres de la Canadian Electrical Association sont en congrès sous la présidence de M.G.R.Atchison.M.Alexandre Taschereau parlera au banquet de demain soir.Dans un rapport, un des comités recommande de continuer à annoncer dans les journaux.C'est le meilleur moyen d’amélioçer la situation de l’Industrie électrique, surtout en temps de dépression.La candidature de M.Bouchard à la mairie St-Hyacinthe, Tô (D.N.C.) — On est à faire signer des requêtes dans tous les quartiers de la ville de St-Hyacinthe pour prier M.T.D.Hou-| chard, orateur de l’Assemblée législative, de se porter candidat â In mairie aux prochaines élections municipales qui auront lieu nu mois de juillet prochain.La mise en nomination sera le 4 juillet et la votation le 11 juillet.Comme on le sait M.Bouchard a été maire pendant plusieurs termes.i “Loi morale et Pain quotidien ; PAR L’ABBE JEAN BERGERON i Tant que la crise présente ne se-i ra pas terminée, tous les économis-; tes et les financiers tetiteront d’çn i chercher les causes et de suggérer j des remèdes.C'est mie question qui a fait rouler beaucoup d’encre, mais on ne saurait s'en désintéresser, parce qu'elle touche à toutes les elasses de la société.M.l'abbé Jean Bergeron, dans le volume “Loi morale et Pain quo* tidien" qu’il vient de publier aux Editions Albert Lévesque, envisage le côté religieux de la question.II pose comme point de départ que le mal a pour cause l’abus des appétits sensuels.Mettant en regard la doctrine évangélique et relie employée par les gouvernements contemporains, il tire d’intéressantes leçons qui jettent vicie lumière non-vcllc sur le sujet.L'ouvrage abonde en observations pénétrantes, en raisonnements profonds, en conclusions sages et éclairées.I.e volume, enrichi d'une lettre-nréfnce de Son Excellence Mgr f,'0,'r.cÎ!Jsnn4j nsenitom P n f reWH vn,m,»n,l n ! , , ne.P"S Parier UC SOU administration et de faire toute sa du contingenitoment relati vementt à la conférence impériale.Celle question du coati,ngemtefnient est manifestement des plus délicates.Le débal de jeudi aura une grande importance.La Chambre débattra sans doute tontes les dispositions que le gouvernement a prises pour k conférence d’Ottawa.Malgré la perspective du débat, le gouvernement a été interpellé il y a quelques heures sur l’attkude qu il prendra, à la conférence, en matière de production forestière britannique et sur la question transport des marchandises 1 Empire par des navires britanniques! Le comte Winterton a interrogé le premier ministre intérimaire Baldwin sur la question de la production forestière britannique.11 Rii a demandé si cette question sera confiée à foule la délégation britannique, à la conférence d’Ottawa, ou campagne sur le dos de M.Bennett.La politivjue fédérale aura joué un grand rôle dans celte campagne provinciale.Les conservateurs s’efforcent de montrer qu’il sera plus facile de s’entendre avec les autorités fédérales si la province est dirigée par un gouvernement ami de celui de M.Bennett tandis que les autres mettent les conditions défavorables où sc trouve J Ouesf aujourd'hui sur le compte du;de la politique tarifaire conserva-dc trice.Totaig gagne la course montant de protection qu’achète une prime si modique.{'Confederation Life Association, Toronto/ Prière de m’envoger des détail» au sujet de vos polices à revenu mensuel et de vos certificats de pension.Nom .-4 dresse Prière d’écrire très lisiblement ou en caractères d'imprimerie Confederation Life „ .Association.: Siège Social TORONTO 5 * VOYEZ le SAGUENAY pour $ TOUT COMPRIS Trantport, repas et cmichette • ¦ ¦ du dîner du.soir du dipart au petit di.jeûner du matin du retour.M I os luxueux paquebots longent la rive nord, ce qui vous permet d’admirer aes sites les plus pittoresques.Us pénètrent jusque dans la Baie Trinité, sauvsqge et déserte, gardée par les formidables sentinelles de aes caps, et se rendent k la tête de la navigation, sur le Fleuve Saguenay.Cabines confortablement aména-géea.Cuisine exquise.Danse aux joyeux accords de l'orchestre du bord.On peut aussi se procurer des cabines à deux lits, avec baignoire.Trois nuits et deux jours, de Montréal et retour.On s* renseigne sur les dates des departs et Von retient ea cabine aux bureaux ci-dessouet I AN ADA STEAMSHIP LINES 715 SQUARE VICTORIA MONTRÉAL LAncaater 0231 HAtel Mout-RoyaT PLateau 1863 HAtel Wind»o4 PLateau 7443 flAtel Queen4» M Arquette 8336 RAtel Ford i PLateau 7019 MS1TF L’Association canadicnne-fran-se de l’Ile Perrot par Mgr Bourget, caise des aveugles exécutera de la institutions de venir voir ces exhi-11 v aura fanfare et feu d’artifice, musique et des chants populaires, bits intéressants avant lp rommen- M.E-W.Beatty, président du Pacifique Canadien, a annoncé hier CH AUSSI'- Bue M.John Leslie, vice-président et trésorier de cette compagnie, allait prendre sa retraite le 1er juillet Les sections des monteurs, ma-j prochain, après 53 années de loyaux chinistcs.Ireesers, cuir a semelles services au F’acifique Cana- TRAVA1LLEI HS RES dien et à ses filiales.M.Leslie sera remplacé par M.E.-E.Lloyd, actuellement contrôleur de la compagnie, lequel sera à son tour remplacé par son présent assistant, M.L.-B.Unwin.M.E.-A.Leslie, fils du vice-président démissionnaire, deviendra contrôleur adjoint.Mort étrange d'un avocat d'Ottawa Ottawa, 15 (S.P.C.) — William Johnston, avocat et sportsman bien connu dans la capitale, a été trouvé mort dans la voûte de son bureau, hier après-midi, avec une carabine à ses pieds.Il avait le crâne fracassé.AVIS A PROPOS DE LA GRAMMAIRE DE L’ACADEMIE MADERE ALGER • NAPLES • GRECE • TERRE SAINTE • EGYPTE • INDE • CEYLAN • JAVA SIAM • HONG-KONG • CHINE • JAPON • HONOLULU • PANAMA VISITEZ LE MONDE Par rimpitss^Britam en Croisière Mondiale 129 JOURS • 81 PORTS ET AUTRES VILLES De NEW-YORK, le 3 décembre Réservez maintenant Il ne nous reste plus un seul exemplaire en mains, mais nous avons ordonné une nouvelle quantité qui nous parviendra prochainement.On est prié de continuer de commander quand même: l’expédition s»ra faite dès l’arrivée des nouveaux exemplaires.Grammaire de l’Académie, reliure souple toile, $1,50 franco, SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR, 430, Notre-Dame est, Montréal Pour brochurcne deacriptive et renaeigneroent* complet» *’•dresser tu bureau de* ¦ersrlce* rmH.time*, gare Windsor; au bureau de la ville, 1000, rue Ste-Catherine O., ou à D.R.Ke&eiyiv 201, rue St-Jacquea, O., PLateau 2îêl.‘ PACIFIQUE CANADIEN LA PLUS GRANDE ORGANISATION nE VOYAGES AU MONDE ss.Aves-vous besoin de bon» !»« ivre»?Adrostex-voua au Service 4e librairie du “Devoir", 430 rue Notre-Dame eat, Montréal.(Téléphona: HArbour 1241 ¦ VOLUME XXIII — No 136 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 15 JUIN 1932 S cmme Estayu Is Campasi V^ltaldt LyiHi L Plnttum L*opinion des autres -j- Nous publions, sous cstta rubrique, fous commcntuircs, sppricistions, critiques su sujet des chroniques psruei ds' j eetts pat*, ou toutj opinion dmlso sur une qusition d’intérêt féminin ou général par ms llus elle cherche à se dégager, plus ses lens semblent Impossible» i rompre".L a-Mme se creuse devant elle de plus en plus, et les moyens humains montrent leur impuissance a atténuer la détresse qui l'afflige.Le Chef suprême de I'Bglla*.confiant dans les promesses d'en Haut, ne craint pas de dire ouvertement au monde que la détresse qui l'aocable ne trouvera pas de remède sans le recours à la prière C'es-t donc une tris louable Initiative que ce pèlerinage dont 11 faut savoir gré é la Ligue catholique féminine.Elle mérite quelque reconnaissance de la part de la société.Noua profitons de l’occasion pour faire connaître une oeuvre qui est de création récente et qui mérite la sympathie de tous ceux qui ont k coeur l'assainissement des moeurs dans notre société La Ligue catholique féminine s’annonce comme une "oeuvre d'éducation sociale auprès des femmes de tout a«e, de toutes conditions en tout ce qui touche a la sauvegarde des moeurs chrétiennes".Bile a en vue les diverses causes qui engendrent le relâchement dans la pratique de la pudeur et de la modestie: toilettes, auto, plages, cinéma.Elle se propose d'unir son action à celle des bonnes volontés qui composent les groupements paroissiaux: dames de 8te-Anne Enfants de Marie, etc., et par un travail commun, d'opposer une digue moins délabrée au torrent Impétueux de volupté qui arrache les âmes sans défense et tes emporte vers leur ruine.Elle a l'ambition et l'eapolr de susciter de» apôtres parmi tant de pereonne» qui trouveraient un réel bonheur à se dévouer pour une bonne cause.La Ligue recrute se» membres dans les milieux les plus divers; la femme de rang y coudoie la, femme de la plus humble condition: la fille portent diplôme d'étude; marche dans les rangs fc côté de la petite ouvrière.L'enrôlement dans la Ligue se fait Individuellement.On y distribue un petit bulletin d'adhésion que chaque membre est tenu d'envoyer, après "avoir signé, au secrétariat de l'oeuvre, chez les Soeur» de Notre-Dame du Bon-Conseil, S035 rue de la Roche.Oe bulletin d'adhésion est le signe de ralliement d- la Ligue.Par lui, les membres s'engagent h respecter la morale, et, é user de leur influence par le bon exemple et la parole à la faire obaerver par le* émaa qui en dépendent.Tl va de soi que ic milieu le plus favorable et le mieux préparé A cette propagande.sera, l'association paroissiale.C'est avec raison que l'on a vu favorablement apparaître cette Ligue.L'on a vite compris que loin d'entraver le bon fonctionnement de la congrégation paroissiale, elle lui viendra puissamment en aide.Au surplus elle ne demande guère de travail ft ses membres, ni non plus n'tm-pœe d'autre» obUgatlona que celles commandées k toutes bonnes chrétiennes.Seule la secrétaire devra assumer la plus grosse part de l'ouvrage, qui consistera dans la correspondance avec le Conseil diocésain.Voici d'ailleurs comment se compose en résumé toute l’organisation paroissiale.Une présidente est choisie par le directeur de la Congrégation des Dames de 8te-Anne.Puis une secrétaire correspondante qui pourrait être prise parmi les Enfante de Marie.Elle sert de cheville ouvrière de la Ligue Comme c'est sur elle que reviendra tout le travail de la correspondance, 11 '-t nécessaire qu'elle puisse manier la plume, | et, qu'elle oit de» loisirs.Il n’en manque pas, très sûrement.Quatre autres conseillère» choisies moitié chez les Dames de Bte-Anne, moitié chez les Enfante de Marie.Pour le recrutement le directeur fait appel.dons une réunion de la congrégation, aux membres qui désirent s'enrôler; après leur avoir expliqué la nature de l'engagement.11 distribue lea bulletins qui sont envovfs an secrétariat.Plus de 20 narols-sés dans Montréal ont.déjà répondu favorablement en constituant leur conseil, et plus de 10,000 membres ont signé le bulletin d'adhéaion.Certaines paroisses comptent au delà de 1,000 adhérente# chacune.Le comité paroissial est relié à un conseil diocésain qui a son siège chez les Soeurs de Notre-Dame du Bon-Conseil qui ont entre les mains le secrétariat de l'oeuvre.La présidente de ce conseil est choisie par l'Autorité diocésaine, aussi bien que son directeur.Les autres membres sont choisis et élus à rassemblée générale.composée de* déléguées des diverse» paroisses.La déléguée peut être la présidente, ou une autre dame ou demoiselle, ou encore mieux, peut-être, la secrétaire, qui pourra être une très bonne conseillère.parce que souvent mieux Informée, Cest là que l'on étudie les problèmes qui Intéressent les bonne* moeurs et 1s j gloire de Dieu A la suite de ces assemblées ; un mot d'ordre approuvé par l'autorité du i diocèse est.transmis à chacun de» grou- i pements afin de servir de direction à tous Le directeur en fait le sujet de son Instruction dans sa réunion mensuelle.Ce travail auprès des adultes, quelque ; excellent qu’il puisse paraître, ne sem- j bleraJt pas complet sans la création des avant-garde» dans les écoles.Il Importe souvent1 nement de faire l'é-dupatlon de l'enfance.Aussi bien les Supérieures générales dse diverses communautés ont-elles accueilli très favorablement l'Idée de créer des avant-gardes chez les ftllettns de moins de quinze ans Plusieurs école# et couvent» ont produit dans leur sein leur» avant-gardes respectives.A l’action et à la prière, la Ligue Joint la prière publique.Le prochain pèlerinage en témoigne suffisamment.81 la licence des moeurs a pu être pour quelque choee dans l’épreuve qui pèse sur nous, la Ligue désire, par cet acte public à l'Oratoire 8t-Jo-c.eph.contribuer à apaiser la colère de Dieu et à nous obtenir un peu de soulagement.O'tat pourquoi 11 faut répondre à cet appel en courant par milliers aux pieds du bon saint Joseph, demain.X.A.N.b.— Le ralliement pour toutes les dames et demoiselle» se fera au collège Notre-Dame, en face de l'Oratoire Saint-Joseph entre sept heures et sept heures et demie pm, Les A.F.A.C.C A L’ORATOIRE SAINT-JOSEPH Eh Ligue catholique féminine, sous la présidence de Mme Edmond Brossard, orgnnige présentement un pèlerinage à l’Oratoire Saint-Joseph pour demain 16 juin, à 7 heure» et demie du soir iheure a va urée).La directrice représentante du district de Montréal pour le* A.F.A.C, G», prie Instamment toutes les anriennes élèves des couvents de Montréal et des environ* de se Joindre aux membre» de la Ligue catholique féminine, pour faire de ce pèlerinage une belle manifestation de notre fol et de notre confiance en l’intercession de saint Joseph, pour obtenir en faveur de l'Eglise canadienne et de son peuple la protection du Dieu Tout-Puissant, Encore.tout bouleversée Ceux qu'elle aime , ., eont le» premiers à souffrir quemi eee douleur» mensuelle», hnsent s-s eerii.Le Composé Végéut d» Lydia E.Plnfchum «mil»»»toit son agoni» effrate.- UN MENU PAR SEMAINE PETIT CARNET BEAI'LI EI’-MKLANCON lye notaire et Mme R.H.Beau-lieu.de Montréal, annoncent le mariage de leur fille, Madeleine, avec le notaire Horace Melaivçon, de Verdun, fil* de M.et Mme Victor Melawçon, de SUtulIlaume d’I p-ton.La bénédiction nuptiale leur sera donnée en l’églUe Saint-Paul de Montréal, le Jeudi, 3l> Juin, à 8 heure».Pa» de faire-part.SOUPE A LA FERMIERE — CROQUETTES DE PANAIS COTELETTES D’AGNEAU -GATEAU A LA FECULE SOUPE A LA FERMIERE 2 grillades de lard salé- 2 branches de céleri — 2 oignon», 2 carottes.20 gousses de fèves, 2 pintes d’eau ou de bouillon.Faire fondre les grillades de lard salé et ajouter les oignons coupés, les carottes, le céleri, le» fèves en gousses coupées finement; laisser cuire 5 minutes en remuant de temps en temps.Verser alors deux pintes d'eau ou de bouillon et laisser bouillir jusqu'à ce que les légume.» soient tendres.Servir.CROQUETTES DE PANAIS 4 panais, 2 oeufs, 1 c.à table de beurre, 1-4 tasse de lait, 3 c.à table de farine, chapelure, sel.Cuire les panais, les écraser finement et leur ajouter les oeufs, le lait, le beurre, la farine et le sel.Façonner de petites boulettes que vous roulez dans la chapelure.Faire cuire dans la grande friture.Servir 1 ou 2 croquettes par convive.COTELETTES D’AGNEAU 5 à 6 côtelettes d’agneau.3 c.à fable de matière grasse, persil, sel et poivre.Parer les côtelettes d'agneau et les faire cuire dans une poêle contenant la matière grar,se chauffée à l’avance.Assaisonner vers la fin de la cuisson et servir avec persil* GATEAU A LA FECULE 4 oeufs, 1 tasse de sucre.1-2 tasse de féeule.1 c.à thé de poudre à pâte, 1-2 c.à thé d’essence de vanille.Battra Ips jaunes d’oeufs jusqu’à ce qu’ils moussent et leur ajouter le sucre, puis la fécule tamisée avec la poudre à pâte.D’autre part, monter les blancs d’oeufs en neige ferme et les incorporer légèrement à la préparation.Parfumer à la vanille et faire cuire à four modéré.La messe du 24 juin -L A l’église Salnt-Jean-BapfUte —• Le R.R.T.-M.Lamarche, O.P., fera la sermon de circonstance — Distribution de pain bénit l/e comité formé par le» officiers ! généraux de la .Société Saint-Jean-Baptiste pour l’organisation de la i messe du 24 Juin proehain, est le suivant: M.Maurice Tessier (directeur général), président; M.Alexandre Cousineau, vice-président; M.Hormlsda* Laflcur, secrétaire; membres: MM.J.M.Richard, Arthur l^indry, J.O.Pl-neault, Walter Lefebvre.Eudber Lefebvre, Camille Dupui», J.L.A.Charbonneau.L.M.Gagnon, E.J.F.Surprenant, W.Victor Meek et A.Lafrenière.Ce comité a résolu de faire renat-tr, encore cette année, la tradition très ancienne de la distribution du pain bénit pendant le saint office, lors de la messe qui sera célébrée le 24 Juin, à l’église Saint-JeaniBaptiste, rue Rachel est.I/1 pain bénit est gracieusement four-| ni par la Maison I.Caron, Limitée, 6212 me St-Hubert.Le sermon de circonstance sera prononcé par Je R.P.Thomas-Marie I-amarche, O.P, I,e comité est assuré de la présence de personnalité» du monde civil, ministres fédéraux, provinciaux, sénateurs, députés, consuls, membres du conseil municipal et des représentants de toutes le» sociétés nationales et patriotiques.Le comité de la messe invite donc le public à se rendre en foule vendredi, le 24 juin prochain, à l’église Saint-Jean-Baptlsfe, coin des rues Rachel et Henri Julien, pour affirmer sa foi et offrir un spectacle édifiant aux milliers de visiteurs qui seront de passage dans notre ville ce jour-lù.Do plus, ce semble un bon moyen d implorer Dieu, comme peuple par l’entremise de notre sain* patron, de mettre fin à la crise économique que nous traversons.L’entrée est libre.Aucune carte d’admission n’est nécessaire*.Feu Mme J.-A.Pîlon A Sainte-Thérèse, le 12 courant, est décédée, à l’âge de 4ft ans, Hélène Rousseau, femme de M- J.-Al-bert Pilon, avocat.Elle laisse son mari, un fils, Pierre Pilon; son père et sa mère, M.et Mme Emmanuel Rousseau, de Nicole!; ses frères, Rorh et Louis, de Shawinigan; Lucien et Alphonse.des Trois-Rivières; Lorenzo, Irénée et Jean-Paul, de Nicole!; Gérard, curé de Niagara Falls, N.-Y.; le R.P.Ronaventure.de Nico-let.0.M, C.Ottawa; se,» soeurs.Germaine, garde-malade, et Irène.Elle était la belle-soeur du Dr Pierre-C.Pilon, de Paynesville Mines, et de Mme Samuel Desjardins, de .Sainte*-Thérèse.Ses funérailles auront lieu è Sainte-Thérèse, demain.Le service sera chanté en l’église paroissiale, à 9 h.30.Nouveautés canadiennes COURS miYGTENE DU Dr Ban-doin.Beau volume de plu» de 600 page», format 6x9, Edition uni* versitairc avec 27 gravure» dan* le texte.Préface du Dr L.de L.Harwood.Belle reliure pleine toile.Au comptoir 12.50, par la poste 92.75.POUR LA MERE ET LTNFIR* MIERE par le Dr Gaston Lapierre.Comment prévenir le» maladies de» enfants.Manuel pratique de puériculture pour guider celles qui ont la mission d’élever l'enfant.Volume de plu» de 200 page», for- mat 5x7 1-2, Reliure plein» toile.Au comptoir $1.25; par la poste 91,35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DE\01H, 430 Notre-Dame est.Mont* réal.NLty/ 4X*OHPrtHeNTiJB\ mftüisffDuRtuofts.I sÛR.rmcsa.SAW couitua- -ji«r— -— UNE QUESTION PAR MOIS La femme hors du foyer U travail da la feuima marié» «n dehor* du foyer, en procurant l’indépandanca féminlaa, #-f-il amené une amélioration dan* la famille »t dan* la *ociété.ou bi»n y a-t-il lieu de a’en plaindre?(Sujet proposé par Mm» M.-D.Lavallé») * * * Cette question s'adresse d fous les lecteurs et lectrices de cette page.Leur réponse sera publiée sous In rubrique "L'optnion des autres".On est prié de donner son nom et son adresse; l'Incognito sera respecté s! on le désire.Adresser tout envol éi la Page Féminine, le Devoir, C.P.4020.Montréal.Le* réponses d la question en litige seront acceptées du 15 juin au 15 Inillet seulement.y.Les plut belles vacances de votre vie EUROPE ANGLETERRE — BELGIQUE h HOLLANDE; — FRANCE ^ 26 jour» ^ ' ¦" tou* frais comprit, $171.'jj $263; $397.36 jour» — Angleterre, Belgique, Hollande, Allemagne, Suisse, France .51 jour» — Angleterre, Belgique, Hollande, Allemagne, Suisse, Italie, France Départ de Montréal et Québec, 25 JUIN 1932 I bord du somptueux “LAURENTIC” INSCRIVEZ-VOUS DE BONNE HEURE POUR OBTENIR LES MEILLEURES PLACES Pro*pectu: détaillé sur demande.S’INSCRIRE SANS RETARD LE DEVOIR —1 Service des Voyages 430, Notre-Dame E*t — Montréal Assurances-bagage et assident Chèques de voyage Passeport» jr.sffliMiffltlîlMlIPM -= ^ — p p?lys fi Feuilleton du ’’Devoir" q ¦¦mmmmmmm .I U Erreur d’une Mère ! Par Victor Fêli 0 % S % 43 & 43.(suite) Il la maintenait avec une énergie déculpée par le danger.Elle se retrouva debout, prête à retomber.Cependant, il put atteindre les frêles épaules, la soutenir, puis l’attirer, l’attirer, et la tête blonde, toute fléchissante, se trouva près de son visage.Oh! les baisers qu'il mit sur la petite figure si pâle, si pâle! Ces baisers qui la rendirent à la vie plus que l'air et 1» lumière, pgrce qu'ils étaient le pardon et la joie! Elle battit des paupières, le regardau — Jacques, tu me crois?balbutia-t-elle.— Oui.ma chérie, ma Guite! Mets tes bras autour de mon cou.Je vais t’enlever.Raidi dans un suprême élan, il la souleva de terre.Elle s'aidait elle-même de fout son pouvoir.Souple et mince, elle essaya de se glisser au dehors par l'étroite coupure.Que de tentatives vaines! Là-haut, le rocher osrillait peut-être, pensait Jacques.Tout à coup il eut un cri de bonheur, Sauvée! Elle était sau-I vée, elle était là.Il l'emporta, Tentraina sur le chemin, loin de la grotte, des rocs, de l’éboulement.de In montagne, de tout danger.Puis il s’arrêta, à bout de forces, assis bord de la route, soutenant dans ses bras la jeune femme I incapable de faire un pas, mais un indicible bonheur était en eux.Alors, seuls dans la campagne déserte, sous le ciel qui redevenait limpide, ils se dirent qu’ils recommençaient leur vie et demandèrent humblement le secours de Dieu.Ensuite Jacques se leva et regarda s’il apercevait quelqu’un.L’orage passait, et bientôt, en effet, un paysan apparut à peu de distan-i ce.l,e jeune homme le héla, et.lorsqu’il fut près d'eux, il demeura j confondu à leur aspect, puis courut au village prévenir le chauffeur d’Henri Paleneq.L’auto fut là rapidement, et, un peu plus tard, chacun s'empressait, à In maison, autour de la rescapée et de son sau-j veur.Le docteur Casavieil, appelé bien vite, les soigna en silence, avec son j bon sourire mélancolique, et quand | la Jeune femme, étendue dans son 1 lit, s’endormit d'un profond s&in- nieil, et qu’il eut achevé le pansement des blessures peu graves, mais nombreuses, de Jacques, il allait se retirer, lorsque le jeune homme lui dit: - Mon ami.mon ami très cher, inconnu il y a si peu de temps, et désormais en ma vie pour toujours, que dites-vous «le eet affreux épisode?— Je dis qu’il “fallait" eela.- Comment?Il fallait ces instants d’agonie?Oui.il “fallait" cela pour sanctifier ce nouveau départ.Bénissez Dieu, qui vous a rappelé sa présenre et l'obligation fie l’implorer.Oui, pauvres larves que nous sommes, et qui prétendons nous ti-! rer d’affaires seuls! , Il demeura silencieux une minute, puis s’écria flans l’émoi du ter-I rible souvenir: Docteur, je reverrai toujours, j toujours, rette barrière irrévocable dressée soudain devant moi comme la punition de mon orgueil, mon inertie, l’abandon de mes devoirs d’homme, de chrétien.— Reconnaissez-vous l’appel di- vin?Il vous a ‘‘fallu” regarder en haut, dénué que vous étiez de tout autre secours.C’est un visible enseignement.(,)ue Dieu soit, d’abord, en cette vie heureuse que vous allez refaire.Oui! Merci! Je vais te suivre d’enthousiasme.— Ah! non, certes! Pas d’enthousiasme.J’ai trop vu le peu que je vaux.— Et mol, alors.?— Et toi?Et tou» ici-bas, qui hier rette excavation, parce que le» pluies d’un nouvel orage pourraient entraîner l'éboulement.la rendre béante de nouveau, et vois-tu qu’on s’y abritât encore?Que pareille effroyable histoire pût recommencer?Pas de çal Je veux avoir payé Le médecin s’éloigna, et Jacques, pouvons tomber si vite, faillir, som- pour tous.pensif, suivait de l’oeil la lourde jbrer ou nous trainer misérable-silhouette de l’humble héros, si ment!.Des larves, mon vieux, des averti au sens chrétien.! larves, comme je le disais tout à Puis ce fut le retour de Madeleine et d’Henri, leur émotion à la vue du blessé et au récit qu'il leur fit de l'atroce aventure.Bientôt Mme Paleneq A propos, je C’est une très bonne idée.Jacques se souleva sur son coude, et avec son air de combat de jadis: Dis donc, tu vas me choisir une demi-douzaine de “purs", des rouges meilleur teint de l’endroit.l’heure à Casavieil.l'adonte, Casavieil.— Tu dis?— Je dis que je veux le tirer, voulut non de son héroïque mission fiiia-K'» fo™ travailler ces messieurs, et s’installer auprès du lit de Mar- le, ce n'est pas possible,-— mais verront comment un aristo et guérite, qui reposait toujours épui-Aii faire une vie plus normale, le !un «mi des pâlichons sen tire.Et ; sée et tranquille, niais que son ma-J rapprocher de ses pairs, le remet-.ri ne voulait pas quitter pour quejtre, autant que cela se pourra, en le premier regard de la jeune fem-j contact avec les milieux scientifi-mc tombât sur lui à son réveil, afin ques qu’il aimait, qu'elle fût aussitôt en paix.Ccpen-‘ dant, il consentit à regagner sa s’ils veulent causer, on causera! Henri était radieux.“Ah! mon ami, je.| Mais Jacques poussa une «xela-.,, mation et quittait en hâte s» chai»* — Ce sera difficile.longue.— Voudrais-tu me dire ce qui “Qu’as-tu?** ^ n’est pas difficile sou* le soleil?et le força à s'étendre sur la chaise ! Crois-tu que j’avais toutes mes ai- (A longue Aussitôt, dans une joie un j^-haut, pour cueillir Margue-; - ^ peu fébrile, mais si profonde, il!rjt, nu fond de cette abominable- O \omnst mt ww»d»ag a» M».4M, grotte?Ah! tu sais, demain, j’y ro- chambre, oû Paleneq l'accompagna •— Henri, je repars dans la ba taille.et je t'enrôle! monte avec une équipe de Farigou- M Hmitifd lais, que tu me donneras, pour c.1 '/2 .2>/4 .P/2 .478 .2% 8'/4 .25'/2 .12% .7'/2 .36 .7 Vi .9 Vi .12 PRIVILEGIEES ' 73 .37 ' BANQUES .124 8'/4 25 Vi 13 9'A 47/8 8 25% 12% 9% 25 Royale .'29 4 30% 10 P/2 2>/4 P/2 5 2% 8 ’ 25% 13 7'/a 36 7% 9% 12 73 37 124 129 '/s -F % + >/4 Vs + - 1 Bourse de New-York Conn fournis par la maison GEOFFRION * RAINVILLE, rourtlert, 225, rue Notre-Dame ouest.Montréal C N.R 4' Dans une revue qu’il a toite de .la situation, le président de Brari- No 2 .$11.09 ,l'r Lan Traction, M.Miller Lnsh.a de- Np 3 .»e.'\,y; claré
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