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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 10 septembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-09-10, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.211 ON SOU LE NUMERO MONTREAL, MERCREDI 10 SEPTEMBRE, 19H ABONNEMENTS Édition Quotidienne ; CANADA ET ETATS-UNIS.fS.OO UNION POSTALE.*6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.«1.00 ETATS-UNIS .UNION POSTALE.«1.50 «2.00 LE DEVOIR Réda&ion et Administration : 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÉLÉPK l* : ADMÏk \TION : Main 7461 RÉDAC1.\ - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! •-'y DEUX AUTRES “MISSIONNAIRES D’EMPIRE ” ( / > - M.SAMUEL ET SIR G.PARKER La “campagne d’éducation” impérialiste va bon train.Cette semaine, c’est le tour de M.Samuel.Le ministre des postes Semble, du reste, doué d’une jolie dose de tact et de diplomatie, L’ac-jcueil agréable qu’il a fait aux manifestations des bons Québécois témoigne de son intelligence des situations.La bonhomie narquoise avec laquelle il a douché l’enthousiasme de M.Pelletier est aussi de fort bon laloi.Espérons que le cathéchumène québécois de l'impérialisme profilera de la leçon et mettra un frein à l’incontinence de son loyalisme de fraîche date.A Winnipeg, M.Samuel, tout en se tenant dans une prudente réserve, semble avoir laissé davantage percer le bout de l’oreille.Il a pris ses auditeurs par le côté faible des coloniaux: la vanité et l’ignorance.Il a assuré que le peuple des Tics Britanniques tient les coloniaux en très haute estime; que les Anglais sont aussi fiers de leurs “concitoyens” des colonies qu’eux-mêmes sont orgueilleux de fgire par-lie de l’Empire.Croyons cela sur parole.Toutefois cette haute estime ne va pas, chez les Anglais, jusqu'au upoint de permettre aux coloniaux de participer au gouvernement de ^’Empire.Elle se manifeste exclusivement par des affirmations de plus Hen plus répétées que la mère-patrie est prête.à accepter les services |de ses colonies., Celle réciprocité de sentiments impériaux entre les citoyens et les Éujets de l’Empire ressemble â s’y méprendre à celle qui unit .un bon lïiiaître et un domestique soumis.* * * “Le parti libéral anglais a renoncé à la politique de Cobden et au liitle Englandism”, affirme M.Samuel.Pas tant que cela.Si le ministre des postes veut dire que le parti jîihéral anglais a cessé de proclamer que l’affranchissement des colonies jest le résultat naturel et désirable de leur développement, il a raison ; jet ce n’e.st peut-être pas ce que le parti libéral a fait de mieux, pour |il’Angleterre et pour les colonies.Mais s’il veut dire par là que le parti libéral est prêt à formuler .Une politique impériale de grande envergure, offrant aux colonies te ipartage des gloires et des fardeaux de l’Empire, il a tort — et il s’est fbien gardé d’aller jusque là, si l’on en juge par le court résumé télégraphique de son discours.Ce qui est vrai, c’est que les chefs du parti libéral sont pris entre 3es exigences de la situation extérieure de la Grande-Bretagne et la résolution intérieure qui la travaille.Us trouveraient fort pommode que Des colonies prissent sur elles une partie des charges militaires ds l’Empire et du budget naval de la mère-patrie, ce qui leur permettrait de consacrer de plus fortes sommes au bien-être économique du Royaume.L’égoïsme de cette attitude serait moins évident si le gouvernement britannique était prêt à offrir aux colonies une part de l’autorité impé-triale, comme conséquence de leur contribution aux charges de l’Empire.Mais il n’en est nullement ainsi.M.Asquith a déclaré sans équivoque à tous les ministres coloniaux réunis à Londres, en 1911, que les jBuiorités impériales refusent absolument de prendre les gouvernants des colonies en société.M.Tlurrourt a réitéré la notification à M.Borden lorsque le premier ministre canadien s’est permis de déclarer que \Ies ministres britanniques avaient changé d’attitude à cct égard.Nous avons reproduit à maintes reprises ces paroles décisives.Au (risque de paraître fastidieux, nous les rappellerons chaque fois que les “missionnaires d’Empire” viendront chercher à nous emmieller de telles-phrases.M.Samuel, pas plus que lord Haldane, n’a jusqu’ici prononcé une feule parole qui indique le moindre changement d’attitude de la part du gouvernement dont ils font partie.r * * M.'Samuel a touché, en passant, à la question irlandaise.Dès que l’Irlande jouira de son autonomie, affirme le ministre, elle sera aussi attachée à l’Empire que tout) autre pays britannique.Gela non plus, ce ! m’est pas très sûr.• Il ne semble pas que les ultra-loyalistes de l’Ulster se disposent à accepter le nouveau régime avec une gratitude extrême.Quant à la majorité du peuple irlandais, il est permis de douter qu’une victoire partielle, si durement et si lentement arrachée à l’obstination de l’Angleterre, fasse oublier du coup quatre à cinq siècles de gouvernement arbitraire et efface en un instant ee qu’un grand homme d’Etat anglais a appelé “la page la plus sombre de Phistoire de l’Angleterre”.Ajoutez à ce problème celui de la réforme de la tenure des terres, le fonctionnement difficile des lois d’assurance et de pension, la désagrégation morale dont l’hystérie dy^s suffragettes n’est qu’un symptôme,— sans parler de la désaffection aux Indes! —: voilà, assurément, de quoi occuper chez eux les hommes d’Etat, le parlement et le peuple du Royaume.Comme, d’aulre part, nous avons quelques questions à régler, qui ne concernent que le Canada, les deux pays y gagneraient beaucoup, je pense, si leurs gouvernants se mêlaient chacuns de leurs affaires.* * * Pendant que M.Samuel devisail à Winnipeg, un autre missionnaire d’Empire, de moindre importance, sir Gilbert Parker, prêchait à Vancouver.Celui-là tire sur la corde sentimentale.C’est bien dans ses cordes; M.Parker, on le sait, est l'auteur de plusieurs petits romans plutôt inoffensifs.Il a surtout parlé de la dette du Canada envers l’Angleterre.Du reste, ses objurgations ne manquent pas de bon sens.Il admet que le Canada ne doit rien aux Anglais, c’est-à-dire aux individus qui habitent actuellement le Royaume-Uni; mais il affirme que nous devons beaucoup à l’Angleterre, entité nationale, à cause des lois et des libertés qu’elle nous a accordées.C’est, on le voit, l’antienne banale, chantée si souvent par sir Wilfrid Laurier, depuis 1909.L’histoire véridique, et particulièrement les brochures de M.Ewart ont disposé de cette légende.?D’ailleurs, sir^ Gilbert Parker admettant que nous ne devons rien au (peuple anglais contemporain, il aurait quelque difficulté à prouver que nous devons acquitter la dclte contractée envers l’Angleterre du passé en payant le tribut à l’Angleterre du présent.Les sujets britanniques qui habitent le Canada, l’Australie ou toute autre colonie de l'Angleterre sont, par naissance oJ par adoption, les héritiers de l’Angleterre historique, autant que les Anglais et les Ecossais d’Europe.En se payant cette dette à eux-mêmes, au pays qu’ils habitent et dont ils sont responsables, ils acquittent leurs obligations de reconnaissance avec autant d’équité et infiniment plus d’intelligence que s’ils la payaient aux habitants du Royaume-Uni, à qui ils ne doivent rien.De plus, en concentrant leurs efforts et leurs sacrifices sur le seul pays britannique où ils possèdent des droits et exercent leur autorité politique, ils restent fidèles à la plus ancienne et la plus essentielle des traditions britanniques; et c'est par là qu’ils témoignent le plus élo-quemment qu’ils sonl dignes de leur titre et de leurs privilèges de citoyens britanniques.Henri BOURASSA.Acadiens et Canadiens Mgr Leblanc, évêque de Sainf-Ican, sera ce soir et demain l’hôte rie la paroisse rie Saint-Grégoire de Nicole! et son passage dans la paroisse sera l’occasion de grandes réj ouissances.Un manifestation mérile d’être particulièrement signalée parce qu’elle rappelle la dette (pie les Canadiens-français du Québec doivent à leurs frères d’Acadie.Un paroisse de Saint-Grégoire el la région avoisinante sont en gran- de partie peuplées de descendants d’Acndicns, et c’est pourquoi elles veulent aujourd’hui acclamer le premier évêque acadien.Mais ce groupement est loin d’être unique et il est fort peu de familles canadiennes-françaises qui n’aient un peu de sang acadien.Tout ce qui peut rappeler cette parenté contribue à resserrer les liens entre les deux rameaux de la race française.Mgr Leblanc a pu conslalcr déjà la sympathie profonde qu’inspirent sa personne et scs origines.La manifestation de Saint-Grégoire répond aux sentiments intimes de tous les Canadiens-français.O.H.BILLET DU SOIR.PROSPERITE Ce que nous avons grandi depuis la Confédération! Notre Dominion s'est, taille des provinces dans des lerritoires inviolés; des champignons // ont poussé, qui étaient des bourgs, qui furent des villages, et qui sonl des villes.Et elles ont essaimé tout alentour.Notre Ouest est la terre promise à l’émigration mondiale et nous recevons des colons à pleines soutes.Il n'est pas jusqu'à la vénérable province de Québec*qui, pomr se rajeunir, n'ait escamoté, telle une muscade, TUngava, plus grand que maints pays d'Europe.Et ce que nous avons prospéré! Les capitaux étrangers ont afflué ici tout comme les immigrants.Nos industries, à peine naissantes, rendaient déjà une surproduction, la quelle créait chez nous le fructueux commerce d'exportation.Tant et ;/ bien que, depuis vingt ans, les opérations de chaque année n’ont pas cessé d'accuser un progrès énorme sur celles des douze mois précédents.Nos rapports financiers ne sont pas de ternes états des frais et recettes; ce sont des records.Nous prospérons avec une frénésie propre à décourager la plus tenace opposition politique.Pendant quinze ans, les conservateurs s'épuisèrent à démontrer que notre pays prospérait, non pas à cause du gouvernement, mais en dépit du gouvernement; et les libéraux se dépensent, depuis deux ans, pour faire la même démonstration.Mais le fait -brutal, inattaquable, écrasant est là : nous prospérons.Et songez que nous n’en sommes encore qu’au huitième du "siècle du Canada”.Et, pourtant, le coût de la vie a déjà augmenté de 50 pour cenl.Pour peu que nous continuions à prospérer, il n'y aura plus moyen de vivre.Léon LORRAIN.- L’enquête judiciaire Les avocats de la Ville sont nommés, l’enquête sur les achats de terrains faits par les commissaires depuis le 1er février 1910 commencera demain devant M.le juge Fortin.Les ennemis du bureau des commissaires font grand état de cette enquête.En petit comité, ils se disent que c’est la mort de l’institution établie par le voeu que le peuple a émis le 21 septembre 1909.Tout haut, ils se défendent avec énergie d’avoir voulu même laisser croire qu’ils ont cru, fût-ce pendant la millionnième partie d’une seconde, à la malhonnêteté de quelqu’un; ils proclament qu’ils n’ont jamais porté d’accusation et ils s’offensent si Ton dit que leurs paroles renfermaient au moins des insinuations.Ils veulent voir clair dans tous ces achats, voilà tout.De leur côté, les commissaires disent que ce sont des accusations qu’on a proférées contre eux et ils veulent une empiète qui les lavera de tout soupçon.Peu leur importe que les échevins n’aient pas dit formellement: “J’accuse”, qu’ils se soient servis des articles de la Patrie et du Pays, au lieu de prendre les déclarations de ces journaux à leur charge, les commissaires s’en tiennent à ceci: On nous a accusés, nous nous défendons; tant pis pour qui en souffrira.On avouera qu’il est impossible de sortir de cette situation, sans une enquête à fond sur tous les achats de terrains.( Donc, l’enquête aura lieu.A moins que certains ne cherchent à obtenir un bref d’injonction.Cer-lains auraient été heureux que les commissaires déclarent illégale la motion par laquelle le conseil a nommé hier Mes Laflamme et Johnson, sous le prétexte que cette nomination élant un acte administratif aurait dû venir du bureau des commissaires.L’objection aurait de la valeur, mais les commissaires ont prévu le coup, puisque M.Lachapelle déclarait hier matin qu’il était d’avis de ratifier cette motion et qu’un peu plus tard, ses collègues, consultés par lui, se rangeaient à son avis.Ceux qui comptent sur cette corde n’avaient plus qu’une espérance: que l’avocat en chef déclarât que les commissaires n’ont pas le droit de ratifier la décision du conseil; mais Me Laurendeau s’est prononcé pour la procédure indiquée par M.Lachapelle, et le bureau a légalisé l’acte, du conseil.Les principales questions qui viendront devant la commission d’enquête sont celles des achats de terrain pour la ferme d’épondage d’Ahunlsic, pour le percement de la rue Sherbrooke et du boulevard Saint-Joseph, pour les postes de police et de pompiers, les parcs, pour rélargissement de la rue Notre-Dame dans Sainte-Cunégondc, pour les boulevards de l’aqueduc, etc.Il y a de quoi occuper la commission pendant des semaines, mais, quelles que soient les espérances de ceux-ci ou de ceux-là, personne ne peut dire d’avance que l’enquête révélera quoi que ee soit de dommageable aux commissaires, Quant au conseil, il n’est pas pour ,1e moment en cause, puisqu’il n’est Un canard ministériel Le correspondant particulier de la Gazette, à Ottawa, annonce, dans les termes suivants, la candidature de M.Henri Bourassa dans le comté de Châtcauguay: Ottawa, 8.—On déclare ici, ce soir, que Henri Bourassa, le chef nationaliste, ancien député libéral de Labelle au parlement fédéral, se présentera à l’élection partielle de Châtcauguay.Ceci est une nouvelle complication d’une situation qui a déjà donné une foule d’ennuis aux libéraux depuis que le siège de Châteauguay est devenu vacant par la mort de l’ancien député, M.J.P.Brown.La première impression était que Thon.Sydney Fisher choisirait ce comté comme moyen de satisfaire son ambition de retourner au parlement.La bisbille s’ensuivit, et sir Wilfrid Laurier trouva nécessaire de visiter le comté en personne peur aplanir les choses Cette démarche n’obtint qu’un succès partiel, le camp libéral s’étant divisé en deux factions.Maintenant la rumeur circule que Henri Bourassa va entrer en lice à Châteauguay.Comme la politique navale de sir Wilfrid Laurier, telle que définie dans son discours de Saint-Hyacinthe, est j absolument nationaliste, il n’y aura pas de place pour une candidature libérale si M.Bourassa se présente dans Châteauguay.En ce cas, le vote libéral irait de droit aux nationalistes.Ce canard ministériel affiche trop ouvertement sa tare d’oj-igine.H a été manifestement couvé sous Taile d’un ministre, qui veut être trop habile et qui n’y réussit guère.Le premier objet est d’empêcher un rapprochement entre les nationalistes et les libéraux; le deuxième, d accentuer les sols préjugés des badauds contre le nationalisme; le troisième, de fortifier les bons lu-rys dans la foi ministérielle, en leur faisant croire à l’identité du programme nationaliste et de la politique libérale.C’est beaucoup trop à la fois pour ia finesse el les forces d’un ministre tory.Donnons-lui une chance de se reposer.M.Bourassa ne sera pas candidat dans le comté de ChâtcaugViay.H.B.Sur le Pont d’Avignon.Une dépêche d/4itawa d^nne à croire que le bill naval ne sera pas présenté de nouveau à la prochaine session.Tant mieux .si le gouvernement commence à comprendre qu’il vaut mieux pour lui s’occuper de nos affaires.* * * Pourquoi une amirauté si la marine pouvail être dirigée de la Chambre des Communes?se serait demandé sir Richard McBride actuellement à Londres.Et pourquoi un parlement canadien si ce n’est pas pour diriger les affaires du Canada?peut-on lui répondre.* *- * L’enquête sur l’expropriation des terrains pour fins municipales n’est pas encore commencée qu’on prévoit déjà des complications à propos de la nomination des avocats.Cela promet.* * * Le Canada rappelle les anciennes déclarations de l’Evénement sur la question navale.A quoi \ Evènement peut riposter en citant les anciens écrits du Canada sur la même question.Tous les deux ont en effet dénoncé d’abord et approuvé ensuile la participation à .la défense navale de l’Empire avec celte seule différence que le Canada frit le plus violent des deux.C’est le cas de la poêle se moquant du chaudron.* * # M.Sôvigny, député de Dorchester, occupe ses dimanches à haranguer ses électeurs sur la question navale.Il paraît; — c’est.VEvént-ment qui l’affirme, — que sa popularité grandit de jour en jour.Faut-il croire que les braves gens de Dorchester aiment un homme qui tourne bien?Attendons.•* * ¦ Un vacance judiciaire est terminée.On commence aujourd’hui l’audition de plusieurs causes parmi lesquelles ne figure pas celle de l.a-lumière.Pour peu que cela continue, l’affaire Lalumière durera autant qûfe celle de" Thaw.• # * •# “La guerre civile approche”, écril l’Evénement d’hier.Les malins croiront peut-être que c’est en prévision de ce malheur que M.Pelletier (s’est éloigné de Québec.Rassu-rons-les: la guerre civile dont parle ce journal est celle du Mexique.* * * Sans comparer sir Wilfrid Usurier à Dieu et son étoile à celles du ciel, comme le fait un journal ministériel hier soir, il faut admettre que la décision du gouvernement de débaptiser Tun des dragueurs qui portait le nom du chef libéral, est d’une étroitesse d’esprit qui confine à la folie.* * * D’après Windermere du Star, le péril qui menace l’Empire no serait plus dans la mer du Nord mais dans la Méditerrannée où les Italiens se mettent à construire des dreadnoughts.M.Borden en profitera peut-être pour rajeunir son urgence.# # # On annonce la démission prochaine de M.Sifton de la présidenre de la commission de conservation.C’est peut-être un malheur.M.Sif-ton est l’un de res hommes qui ayant accaparé beaucoup, a un grand intérêt personne! à bien ron-server.Lr Veilleur.pas l’accusé et qu’il n’est pas, A rc qu’il prétend, l’accusateur.Est-ce à dire qu'on ne cherrhern pas A mettre quelque.s-uns de ses membres en cause?On ne peut le dire, mais l’enquête sera intéressante.Ercd.PELLETIER.Elections partielles De part et d’autres Ton commence à parler d’élections partielles.Il y a actuellement quatre sièges vacants, trois dans Ontario : Ua-nark-Sud, Bruce-Sud et Middlesex-Est, et un dans Québec : Châteauguay ; mais la nomination de quelques députés à des fonctions judiciaires créera probablement quelques nouvelles vacances prochainement.Lanark Sud et Middlesex Est sont des comtés fortement conservateurs tandis que Bruce Sud et Châteauguay sont des comtés très divisés, ia majorité ne dépassant pas beaucoup cent voix dans les deux ras d’une façon générale.Il est donc probable que l’effort des deux partis se portera sur ces deux dernières divisions et davantage encore sur Châteauguay où le gouvernement a tout intérêt à gagner.Cette fois M.Laurier ne pourra plus prétexter qu’il ne connaît pas la politique ministérielle pour s’abstenir.Dans les cercles ministériels on s’attend à la retraite prochaine de MM.Coderre et Nantel.On va même'jusqu’à dire qu’il faut absolument que les trois ministres canadiens-français disparaissent avant les prochaines élections générales.Mais nulle part on ne parle de Soulanges et Montmorency dont MM* Laurier et Forget continuent de détenir le mandat en vertu de quel droit, personne ne le sait.- ii»—»—— - Entrepôts élévateurs .M.Ross, président de la commission du port, a déclaré hier que non seulement la commission construira de nouveaux entrepôts et élévateurs, mais qu’elle agrandira ceux qui existent déjà.Cela met fin à la rumeur basée sur l’expression d’opinion de M.Seath, secrétaire de la commission, que la construction de nouveaux entrepôts serait probablement ajour-n ée.La commission entend évidemment ne rien négliger dans l'intérêt du port de Montréal.Qu’elle travaille aussi à faire de Montréal un port libre.L’GPÏMQN DES AUTRES L’EFFET DE LA RECOLTE “Notre magnifique récolte de grains a déjà eu son effet pour le bien de notre pays.Elle a réduit les pessimistes au silence, accru la confiance de nos hommes d’affaires et relâché les cordons de la bourse des prêteurs anglais.La nouvelle récolte donne une nouvelle poussée à ce grand pays.” — Mail our rendre à la peau le velouté et la soupire.prix.25c ct50c Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST LIMITEE EUGÈNE VIAU Nouveaux Magasins Sle ¦ Catherine Est coin Maisonneuve.MEUBLES NOUVEAUX KT DE LUXE TOUS LES STYLES ELEGANTS, Aussi TAPIS, TENTURES, Etc., du meilleur goût.v.Ci).uM,u.„ll éj - • ' ' y,;,,.!.Tel.Est 6819.637-39 STE CATHERINE EST, angle Beaudry, MONTREAL.! 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de

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