Le devoir, 15 septembre 1913, lundi 15 septembre 1913
VOLUME IV—No.215 UN SOU LE NUMERO i MONTREAL, LUNDI 15 SEPTEMBRE, 19U ABONNEMENTS : Édition Quotidienne s CANADA ET ETATS-UNIS .$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : canada.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE.* , » , .$2.00 LE DEVOIR Rédadion et Administration 3 71a F1 * SAINT-JACQUES N T R E A L._i TÉLÉPHONÉS, ADMINISTi% ">N : Main 746i RÉDACTION \ Main 14bt Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! t / t * -Z- / ¦' 'Ô y V L’AUSTRALIE ET LTNDE CONFLIT IMPÉRIAL OÙ SERA M.BORDEN ?Lorsque les Australiens parlent de se protéger contre l’Asie, ils ne «e préoccupent pas seulement d’une attaque du Japon ou de la Chine, mais aussi et surtout de l’invasion des immigrants indous, sujets de j l’Angleterre et “citoyens de l’EmpU-e”, comme dirait notre premier mi-1 ‘«nifitre.Nous avons déjà cité à plusieurs reprises l’opinion d’un publiciste australien de marque, M.James Edmond.Elle vaut la peine d’être remise en lumière, car elle se rattache directement aux deux problèmes qui vont être soumis à la prochaine conférence.La flotte australienne, dit-il, existera d’abord pour que l’Australie demeure pays blanc, contre tout venant, puis en second lieu — et en second lieu seulement, — pour la défense de l’Empire le plus “coloré” du monde.Aux yeux des habitants des Iles britanniques.la conquête allemande apparaît comme le désastre suprême.Pour un grand nombre d’Australiens, la conquête allemande serait un malheur bien moindre qu’une forte immigration de leurs co-sujets des Indes ou d’ailleurs, tout loyaux et pacifiques qu’ils puissent être.En vérité, SI LA CONQUETE ALLEMANDE APPARAISSAIT COMME LA SEULE SAUVEGARDE CONTRE CETTE IMMIGRATION, ELLE SERAIT PEUT-ETRE ACCUEILLIE AVEC FAVEUR.Si un parlement impérial avait toute autorité pour décider que les sujets britanniques .de couleur ont, au même titre que les blancs, le droit de circuler et de s’établir dans toute partie de l’Empire, aucun bon Australien ne voudrait être représenté dans le parlement.S’il y a la moindre possibilité que les vaisseaux australiens, formant partie de la flotte impériale, soient placés sous l'autorité d’un gouvernement impérial qui aurait cet objet en vue, la masse du peuple australien n’a aucun besoin d’une flotte impériale.Plutôt n’avoir aucune flotte que de la voir entre les mains de l’ennemi; et, dans une telle occurrence, ce serait mettre les vaisseaux australiens entre les mains de l’ennemi.Notez bien que J’emnemi, c’est l’Angleterre et l’Empire.Puis, envisageant résolument l’éventualité d’une guerre intestine ,lont l’objet serait d’ouvrir les portes de l’Australie aux sujets de couleur de l’Angleterre, M.Edmond ajoute: L’Australie sait exactement de quel côté seront ses forces militaires dans ce conflit.La situation serait peut-être désespérée; mais ceci ne la détournerait pas un instant de sa détermination de rester pays de race blanche et de résister à toute attaque, tant qu’il lui resterait un coup de feu à tirer.Mais elle ne sait pas encore de quel côté serait sa petite flotte, si ses vaisseaux étaient incorporés dans une grande escadre impériale sous le commandement de l’Amirauté anglaise: elle serait fort aise de le savoir.Et il conclut, en déclarant, avec une crânerie quelque peu cynique, que l’Australie veut rester maîtresse de sa flotte afin de faire chanter la mère-patrie et lui imposer la reconnaissance du principe de l’Australie blanche.(1) * * C, On me pardonnera cette longue citation.Elle n’est pas nouvelle ; mais elle offre un intérêt tout actuel au moment où l’on annonce qu’une conférence impériale va étudier en même temps la combinaison de la politique australienne et de la politique canadienne, et la possibilité d’accepter les contributions des divers pays de l’Inde.*'-^aTrv drailt-, ïcs' Isêlég;;é"_ -.tHsfrsircns ne s’exprimeront pas'avec la franchise vigoureuse de M.Edmond.Ils subiront inévitablement l’influence des ministres anglais, qui ont plus d’un moyen d’apprivoiser les fiers Sicambres des colonies.Mais politiciens soumis au joug de l’opinion de leur pays, ils n’oseront assurément pas franchir les bonnes que leur impose le nationalisme australien, beaucoup plus accentué et plus intransigeant que le nationalisme canadien.Ils y seront d’autant plus contraints que la situation politique du nouveau ministère libéral est fort précaire.Il s’appuie sur une majorité de quelques voix à lu Chambre basse.Le parti ouvrier domine encore le Sénat électif.Or, le parti ouvrier est peut-être le plus violent des deux, sur cette question de l’Australie blanche, qui est, pour tous les Australiens, selon l’expression de M.Edmond, “non pas une théorie politique, mais un évangile”, qui compte “plus que la religion, plus que le drapeau, plus que l’Empire,” D’autre part, avec les ferments croissants de révolte aux Indes, voit-on d’ici les autorités impériales acceptant d’une main les contributions des Indous à la flotte impériale et signant de l’autre l’engagement de faire servir cette flotte à fermer les portes des colonies blanches de l’Empire aux “loyaux sujets de couleur” de Sa Majesté britannique?Les hommes d’Etat, qui avaient fait de la doctrine du “chacun pour soi” la base de l’organisme impérial, n’étaient peut-être pas aussi sots que le prétendent les néo-impérialistes.Les politiciens bruyants et les parvenus prétentieux qui se démè,-nent tant aujourd’hui pour “resserrer les liens de l’Empire” pourraient fort bien les rompre plus tôt que.ne l’auraient fait les disciples de Cob-den.* N* * Quels seront le rôle et l’attitude de M.Borden dans ce conflit?Pea-chera-t-il pour l’Inde ou pour l’Australie?Sera-t-il blanc ou jaune?Qu’il consulte là-dessus son ami McBride, aussi ardent pour ébnstruire des dreadnoughts que pour interdire aux Indous l’accès à la Colombie.Le premier ministre se prêtera-t-il à une combinaison qui engloberait à la fois la politique australienne, celle de M.Laurier et la sienne?Nous le saurons dans deux mois.Quant à nous, nous persistons à dire; le devoir du gouvernement canadien, c’est d’administrer les affaires du Canada.Le devoir du parlement canadien, c’est de pourvoir au bien-être et au développement du Canada.Le devoir du peuple canadien, c’est de peupler, d’organiser et de défendre le territoire canadien.^ Tout effort poursuivi en dehors de ceüe sphère, que la Providence, l’histoire et la constitution nous assignent, affaiblit d’autant le Canada et éventuellement l’Empire britannique.Au lieu d’aller à Londres s’occuper de choses qxil ne le regardent pas, le premier niinistiT du Canada devrait convoquer le parlement canadien et aborder résolument et sans retard les divers problèmes très urgents dont la solution est retardée d’année en année, parce que, depuis 1909, nos gouvernants et notre parlement ont employé les trois-quarts de leur temps à pérorer, sans rien faire, sur des questions qui ne concernent nullement le Canada.Les Australiens disent: “L’Australie aux Australiens!” Nous disons: “Le Canada aux Canadiens!” — et aussi: “Les Canadiens au Canada!” Henri BOURASSA.(1) “The Australian Fleet”, — National^ Review, juillet 1911.Pour la liberté Le Devoir a publié samedi le manifeste de TAssociatioin de l’Education de l’Ontario.Il indique à la fois la portée du nouveau règlement No 17 et l’attitude que prendront à son endroit les Canadiens-français.La source du conflit est évidente.Le gouvernement persiste, en dépit du bon sens et de l’expérience pédagogique, à vouloir faire de l’anglais la langue d’enseignement et de communication dans l’école bilingue, à moins d’impossibilité morale, et à limiter, comme si elle était une langue secondaire, l’enseignement du français.Il maintient en même temps le système de double inspection, source inévitable de multiples conflits.Nos compatriotes, désireux de faire apprendre l’anglais à leurs enfants, mais soucieux par-dessus tout de leur donner une formation bon sens, décident de maintenir leur énergique attitude de Tan dernier.Nous espérons que les syniffethies que leur prodigua la province de Québec, leur seront conservées aussi vives et, le cas échéant, aussi efficaces qu’elles peuvent être.Les nôtres, en tout cas, leur sont toujours fermmeent acquises, et nous leur souhaitons de tout coeur ce bien précieux entre tous: l’union dans la lutte.0.H.Sir Thomas Lipton a grand espoir de réussir dans son quatrième effort pour enlever la coupe America aux Américains.Voilà un trophée qui coûte aussi cher à ceux qui le défendent qu’à ceux qui le convoitent.# * * An parle ibeaucoup de réorganisation sur l’Intcrciolonial.Quoad M.Cochrane va-t-il nommer un Canadien-français dans le i coufonuu à leurs traditions et au person n cl ,supcrieia- 3 BILLET DU SOIR.LA MANIÈRE De grandes fêtes se, préparent en l'honneur de Louis Veuillot ; il faut espérer que les orateurs s’y pren-dont de bonne manière pour faire aimer leur personnage dont le culte esl parfois discuté, non toujours du fait de lui-même, mais à cause de certains fidèles aux ferveurs insupportables.L’admiration maladroite on mal formulée fait plus de dissidents qu’on ne pense, et l'Eglise en souffre.Ecoulez une petite histoire qui a le double mérite d’être vraie, et de pouvoir être contresignée par beaucoup d’honnêtes gens sachant écrire ou non.Pendant dix ans, sans le connaître, sans en posséder une page, j’ai cordialement détesté Veuillot.Il est l’unique écrivain contre qui j’aie pu prendre aussi violemment parti ! Le seul bruit de son nom m’était désagréable, — au moins ! C’est que, ce nom, je l’avais souvent entendu répéter avec un enthousiasme outran-cier ; c'est que, cet homme, je t’avais vn élever tellement au-dessus de tous les autres, comme un indiscutable dieu devant lequel devait s’agenouiller l'humanité commune que, j’en devins agacé, puis incrédule, puis imbécile ! On m’assurait que Veuillot était un grand défenseur de l’Eglise, ce qui ne me fâchait pas ; an écrivain de premier ordre, au style ferme, dont la bouche et la plume usaient le même langage, ce.que.j’appréciais fort, méprisant également l'hypocrite et le poltron ; et, pour terminer, que c’était un homme.un homme.un homme, enfin !.Le charme était rompu.Un jour que cette antipathie injustifiée me pesait davantage, — car je me rendais compte que j'avais tort, — je résolus de lire Veuillot impartialement, en tâchant d’effacer de ma mémoire tout ce qu’on m’en avait dit.Je tombai sur les Odeurs de Paris.Durant la première moitié du livre, je me balançais ntre Vadmiration contenue et l'envie mauvaise de fermer le volume.A la seconde moitié, j’étais conquis.Quel admirable écrivain, me disais-je, soulagé de ma haine ; et je me sentais coupable comme d’un long sacrilège ! Etais-je seul coupable ?Si, au lien de me faire involontairement détester Veuillot on me l’eût fait aimer en me le.représentant simplement comme un brave homme de chair et d’os, à la plume vigoureuse, à la foi robuste, tout de suite je l’eusse apprécié.Mais quoi ! C’êhiil une barre de fer pour l’inflexibilité des principes, un redoutable assommeur de francs maçons, toujours affamé du sang de ses adversaires 1 Avec ça, une âme de colombe suave et pure ! En somme, presque tout cela est vrai ; il fallait le dire autrement, et sans immoler tous les vaillants que la lutte religieuse avait révélés avant lui.J’aime Veuillot ; il est ferme et rude ; il est sincère.Il a combattu sans ménager sa peau : il s’est mis au blanc.Il n’a pas craint le mot, s’il abhorrait la chose.Aujourd’hui, Von biaise avec la vérité ; l’insinuation a supplanté l’affirmation directe ; la crainte de “se faire du tort” justifie les silences les plus honteux, et, les principes s’en vont se coucher avec les vieilles lunes ! Veuillot n’a pas connu ces lâchetés.Honneur à lui ! Albert LOZEAU.Sur le Pont d’Avignon.La presse associée nous annonçait ces jours derniers que le monde devient fou.Un service qui coûte aussi cher devrait pouvoir nous fournir des nouvelles un peu moins vieilles.« * * La convention des manufacturiers La convention-annuelle des manufacturiers canadiens s’ouvre demain à Halifax.Toujours intéressante à cause des questions dont elle s’occupe la réunion des chefs de l’industrie canadienne devrait 1 être davantage encore cette année à cause de la révision du tarif américain et des commentaires qu’elle inspire à une partie de la presse canadienne.Plusieurs journaux canadiens réclament en effet une diminution correspondante du tarif canadien.Quelle réponse les manufacturiers feront-ils à cette demande?fan dernier, on s’en rappelle, 1 association des Grain Growers interpella l’association des manufacturiers, par dépêche, en pleine séance de la convention, à propos du tarif en général et de la préférence anglaise en particulier.Pour le moment, ceux-ci qui paraissaient vouloir éviter un débat sur la"question fiscale, répondirent plutôt éva-sément.Peut-être seront-ils d’une autre opinion cette année, surtout si les libres échangistes de TOuest reviennent à la charge.Il est peu probable en tout cas qu’ils se prononcent en faveur d’une augmentation des droits dé douane.Le temps serait mal choisi pour un mouvement dans ce sens.Il est douteux que la presse protectionniste l’appuierait, et la presse libre échangiste hurlerait.'' II est vrai que l’association a pris en ces dernières années un développement considérable et acquis, de ce fait, une importance qu’on ne saurait méconnaître.Elle compte aujourd’hui un effectif de près de trois mille membres recrutés dans toutes les parties du pays sans excepter l’Ouest, et le capital qu’elle représente, le travail qu’elle fournit, les intérêts qu’elle peut affecter directement et indirectement en font une organisation qui dispose d’une influence énorme.Presque tous ses membres sont probablement protection nisi es en pratique sinon en théorie.Cependant, comme nous le faisions remarquer samedi, elle semble^-Htssez satisfaite du tarif actuel et comprendre qu’il .serait imprudent de demander plus.Mais la défensive ne signifie pas l’inaction.Et si les manufacturiers prévoient une révision p rochaine du tarif canadien, il va sans dire qu’ils exprimeront leur manière de voir.Que ce fût Tintention du cabinet actuel de toucher au tarif, cela est certain puisque dès sa première session ii demandait une commission pour en étudier les dctaiLs.Les conditions imposées par le Sénat ont fait rater le projet de commission, mais cela ne veut pas dire que le projet de révision soit abandonné.En certains milieux on paraît même croire que celle-ci se fera à la prochaine session.Si ces prévisions sont fondées on en trouvera sans doute l’indice dans les délibérations et les voeux de la convention qui commence demain.Jean DUMONT.M.L.A.Delorme La disparition prématurée de M.L.-A.Delorme creuse un vide profond et causera d’unanimes regrets dans le monde de la finance et de la mutualité.Mais le Devoir a des raisons toutes particulières d’hono-rer la mémoire de Thomme distingué qui vient de mourir.M.De lorme fut Ton de nos amis de la première heure.Membre de notre conseil d’administration, il a donné à notre oeuvre tout l’appui de sou expérience et de son dévouement, et nous avons pu, au cours de ces longues et intimes relations, apprécier ses hautes qualités de coeur et d’esprit.Nous prions Madame Delorme et sa famille d’agréer l’hommage de notre très respectueuse et très vive sympathie.On s’est occupé l’autre jour à Québec de perfectionner l’enseignement ménager.Pourvu qu’on ne confonde pus la perfection avec l’extravagance.* # # Si inous devons continuer de vivre matériellement après la mort, comme le prétend un scientiste anglais, les risques des compagnies d’assurance-vie se trouvent tellement ajournés que cclles-ei devraient réduire proportionnellement le prix des primes.# # # A en juger par l’espace que les journaux jaunes de partis consacrent à Thaw, celui-ci éclipse faci-rement MM.Laurier et Borden.* * * Un mécanicien de locomotives affirme qu’une bonne proportion des accidents sur les chemins de fer américains sont dus à l’excessive vitesse réclamée par le public.Pour satisfaire cette passion rie 1a vitesse, dit-il, beaucoup de mécaniciens se ruinent avant le temps et sont obligés d’accepter des positions qui commandent des salaires de misère.Si le public, voyageur savait, ajoute-t-il, quelle dépense de nerfs l'excessive vitesse exige du mécanicien, il le supplierait d'aller moins vite.Le public sait mais il aime mieux n’y point penser.te&slüsm L’OPINION DES AUTRES LE PARTI ET LE PAYS “On a dit récemment que “!p premier ministre du Canada n’est pas le chef d’un parti mais le chef du pays.Il est bon de le répéter.Le zèle avec lequel nous faisons la politique dans ce pays nous porte à l’oublier.Nous prétendons tous, naturellement, mettre le pays avant le parti mais le fait que nous considérons toujours le premier ministre comme un chef de parti plutôt que le chef du pays semble montrer que notre pensée va plul au parti diVau pays.” — Sentinel Review, Woodstock.L’UTILISATION DES PRODUITS INFERIEURS “Les agriculteurs comme les manufacturiers devraient utiliser les produits inférieurs.En plusieurs cas leur utilisation représente la différence entre le gain et la perte de la culture d’une année.Un cultivateur du Texas acheta un appareil à fabriquer le cidre qu’il paya $30 et s’en servit pour faire du cidre et du vinaigre avec ses pommes de qualité inférieure.Une année il fabriqua ainsi (100 gallons de cidre et de vinaigre qui lui rapportèrent $425.—¦ Globc^Zpronta.LE PREMIER CONGRES EUCHARISTIQUE RE6IÛNAL S’EST TERMINE HIER Les grandes assises spirituelles de Sainte-Thérèse de Blainville ont remporté un éclatant succès.— Des milliers de personnes assistent à la procession hier après-midi.—L’allocution de l’abbé Fauteux à la messe.—Les travaux aux séances présidées par l’archevêque de Montréal et l’évêque auxiliaire UN RAPPORT DE M.L’ABBE CHAUMONT Malgré l’inclémence de la température, au cours de la plus grande partie de ia journée de samedi, la petite ville de Sainte-Thérèse de Blainville a gardé le cachet religieux que lui donnaient les jolies décorations dont presque toutes les maisons étaient ornées.Et c’est par un véritable triomphe à Jésu.s-Hostie que se sont terminées, hier soir, les fêtes du congrès eucharistique régional de Sainte-Thérèse.Une trentaine de mille personnes ont été témoins de la splendeur de ces fêtes inoubliables qui ont duré trois jours, mais dont les bienfaits se feront sentir pendant longtemps dans , les coeurs.Les citoyens de Sainte-Thérèse, comprenant que Dieu serait plus près d’eux durant ce congrès, s’y étaient préparés et ils assistèrent avec dévotion aux offices divins, lis ont été grandement intéressés par les conférences des congressistes.Ouvert vendredi par une superbe allocution de Mgr Bruchési, le congrès s’est continué durant la journée de samedi.Il y eut des conférences sacerdotales pour les prêtres, des réunions pour les instituteurs laïques et religieux, pour les pères et les mères dp famille.A toutes ces réunions présidées, soit par Mgr Bruchési, soit par Mgr Gauthier, des travaux ont été lus, traitant de l’Eucharistie au point de vue éducationnel et familial.Lorsr que les rapporteurs nommés avaient terminé la lecture de leur travail, le président de .la réunion résumait et commentait en quelques phrases les travaux donnés.Ces conférences on pris fin samedi.par la réunion des pères de famille.Hier c’était là Clôture du congrès.La ville de Sainte-Thérèse était pavoisée.toutes les résidences étaient décorées et dè* les premières heures de la journée, les convois amenaient des milliers et des milliers de fidèles à la messe pontificale et à la procession.SEANCE DES DAMES A 2 heures 30, samedi après-midi, se tenait dans la salle académique du séminaire la séance des dames, sous la présidence de Mgr Gauthier.Les rapports présentes ont eu trait aux devoirs des mères de familles envers leurs enfants, au point de vue de la formation religieuse.Au début de la séance, Mgr Gauthier demande aux dames de faire une prière afin que Dieu de nouveau gratifie le congrès de son beau soleil.RAPPORT DE M.S.COMTOIS M.S.Comtois, curé de Terrebonne, est Je premier rapporteur qui prend la parole.L’orateur débute en faisant une évocation d’un passage de l’évangile, celui où Notrc-Seigneur dit à se« disciples: “Laissez venir à moi les petits enfants”.“Dieu veut, dit-il, comme autrefois se donner aux petits enfants, Il veul qu’ils viennent à lui.Depuis longtemps, les petits enfants étaient éloignés de Lui, mais le Souverain Pontife a compris qu’il fallait les ramener à Jésus-Hostie.” Il s’adresse aux mères de familles, leur disant que c’est surtout à eles à faire ce premier travail de rapprochement de leurs enfants vers le Dieu de l’Eucharistie.“A la maison, dit-il, lorsque vous vous mettez en prière, Tenfant écoute, balbutie, cherche à vous imiter.“L’enfant se tourne donc instinctivement vers Dieu.Tout ce que vous lui dites, le ramène vers cet amour naïf qui fait tout son/char-me et sa beauté.” L’orateur dit en plus qu’il faut que l’enfant soit porté vers l’Eucharistie, c’est-à-dire que l’éducation qu’on lui a donnée dans ia famille ait un prolongement dans sa vie lorsqu’il a grandi.“L’enfant, dit-il, doit comprendre par lui-même la grandeur de l’acte qu’il accomplit.Pour que l’enfant devienne ce que Dieu veut qu’il soit, il faut qu’il apprenne à combattre et pour que ce travail soit efficace il n’y a pas de moyen plus grand et plus salutaire que la réception de la Sainte Eucharistie.Car c’est dans la communion fréquente qu’il trouvera un amour toujours de plus en plus grand envers Dieu.” L’orateur dit aux mères de famille que Dieu les a placées comme intermédiaires entre lui et leurs enfants.C'est elles qui feront germer cette vie divine dans leur coeur.La mère est sans contredit le nlus puissant moyen pour accomplir ce grand travail de transformation religieuse chez les enfants que Dieu leur a donnés.“Quant aux moyens à employer pour faire cette éducation religieuse de vos enfants, continue-t-il, il ne suffit pas de leur faire apprendre leurs prières; il faut aussi les leur expliquer, en se servant autant tpic possible du langage qu’ils etn-nloient ordinairement, mais sans d’autre part surcharger leur mémoire.“Il faut aussi leur donner des leçons de chose; elles leur découvriront plus facilement des vérités qui ne sont pas à la portée de leur intelligence, mais qui peuvent très bien être saisies par eux à condition qu’on les y fasse pénétrer’ à l’aide d’explications sensibles, c'est-à-dire concrètes.".Il termine rn disant aux mères de familles que c’est à elles qu'est dévolu, le soin do faire la vraie édu- cation religieuse de leurs enfants, que c’est à elles à les envoyer à Jésus.Sur la demande de Mgr Gauthier, «si quelqu’un a des remarques à faire sur L* rapport de M.Comtois, ie H.P.19 un tier, S.J., rapporte plusieurs anecdotes qui viennent confirmer les idées exprimées par le rapporteur.RAPPORT DE M.A.PAIEMENT M.A.Paiement, curé de Sainte-Adèle, est le rapporteur suivant.Il demande aux mères de familles de développer dans le coeur de leurs enfants les sentiments religieux et do les en faire vivre d’une vie intense.Il les met en garde cependant contre les moyens à prendre pour arriver à cette fin en 'leur disant qu’il faut les amener sensiblement vers l’amour de Jésus-Hostie, avec tact et modération.11 appuie surtout sur l’exemple et la force qu’il a sur le caractère de Tenfant.RAPPORT DE M.L.LAFONTAINE M.L.Lafontaine, P.S.S., curé d’Oka, est ie dernier rapporteur.Son rapport est un compendium des multiples devoirs des parents envoi's ieuns enfants.11 faut premièrement, qu’ils s’en fassent aimer, dit-il, et, de plus, qu’ils développent encore dans leur coeur Tamour de Jésus, il faut aussi qu’ils leur impriment la haine de lout ce qui est mal, les mauvaises lectures, par exemple.Pour arriver à ceite transformation des enfants, le seul moyen, dit le rapporteur, e«t la communion fréquente; c’est le seul en effet qui puisse développer, cïito,eux les vertus qui font les bons chrétiens et faire naître chez eux des germes de vocation sacerdotale et religieuse.Mgr Gauthier fait ensuite une courte allocution sur l’importance de la communion pour les enfants, parce que c’est Je grand désir de l’église.A 4 heures 30, déposition du T.S.Sacrement et salut solennel, dans la chapelle du séminaire, auquel officiait M.le chanoine Lepailleur, de Saint-Louis du Mile End.A l’orgue, le chant élitit fait par les élèves.SEANCE DES INSTITUTEURS ET DES INSTITUTRICES Pendant que se tenait la séance des dames à la salle académique du séminaire, avait lieu la séance des instituteurs et des institutrices, au couvent de la Congrégation Notre-Dame, sous la pa'éridenee de Mgr Bruchési.M.le chanoine !.A.Jasmin est le phremier conférencier qui prend la parole.Il choisit comme sujet de sa conférence: Les devoirs de l’éducateur, au point de vue de l’enseignement du catéchisme.Le conférencier Duggère d’abord certaines réformes et ses suggestions ont donné lieu à une intéressante discussion que Mgr Tarchevê-que a terminée par des réflexions judicieuses.Il a incidemment annoncé la publication prochaine d’un catéchisme unique ef^qui sera universellement mis en usage.C’est l’oeuvre de Sa Sainteté Pie X M.l’abbé J.Pi cotte, curé de La-chute, a parlé de l’apostolat de l’instituteur avec beaucoup d'éloquence.Le sujet des vocations sacerdotales e>t religieuses a été traité avec un à-propos remarquable par M.l’abbé E.Courval, curé de Sainte-Anne des Plaines.Il a expliqué tes moyens à prendre pour mettre fin à ce qu’il a appelé: La crise des vocations.Mgr l’archevêque a terminé la séance par des conseils aux éducateurs et aux pasteurs.Le R.P.Plantier, S.J., l’infatigable apôtre de l’action sociale catholique française, que TE.S.P.de Montréal a fait venir au Canada pour expliquer le fonctionnement de l’E.S.P.de Reims, est venu à la demande de Mgr l’archevêque expliquer sa mission en notre pays, c’est-à-dire asseoir .sur des bases solides les associations ouvrières catholiques au Canada, afin de résister au socialisme destructeur.SEANCE DES PERES DE FAMILLES Samedi soir, dans la salle académique du Séminaire, avait lieu l’ouverture de la séance des pères de famille, sous la présidence de Sa Grandeur Mgr Bruchési.Un grand nombre de personnes, les conseils municipaux de la ville et de la paroisse, les organisateurs du congres et plusieurs abbés assistaient à Ja séance ainsi que tout Je personnel du Séminaire au complet.Mgr commence la séance «par la prière puis adresse une courte allocution sur les travaux déjà présentés depuis le commencement du congrès.M.C.Chaumont, supérieur du Séminaire, esl le premier conférencier.Il donne l’intéressant travail suivant : RAPPORT DU Rév.M.CHAUMONT Monseigneur, A l'allégresse qui rayonne sur toutes les figures on voit que le père bien aime est au milieu de scs enfants.En effet nous vous aimons et nous vous admirons, Monseigneur.Soils lo souffle de votre apostolat, les oeuvres ont surgi nombreuses ou sc sont merveilleusement développées dans la cité de Ville-Marie et dans tout votre diocèse ; caisses populaires, cercles d’ouvriers, conférences de Saint-Vincent de Paul, retraites fermées, oeuvres de la jeunesse, oeuvre des séminaires et que d’autres encore ! Comme de Tapôtre saint Paul, votre patron et votre mo_ dèle, on peut dire que vous vous faites tout à tous.11 n’y a de champ d’action où ne s’exerce voire zèle.“Non est qui se abscondat a calore ejus”.En septembre 1910 se tenait dans votre ville archiépiscopale, sur les bords de notre grand fleuve, un congrès dont les échos du monde entier ont redit la magnificence et les bienfaisants résultats : congrès qui donnait un regain de force et de vitalité à l’individu, à la famille, à la société civile et religieuse.Pour en perpétuer les fruits, vous inaugurez l’oeuvre des congrès eucharistiques régionaux à Sainte-Thérèse, au milieu de cette belle et vaillante jeunesse que vous voulez soustraire au souffle néfaste du matérialisme, de Pindépendance, du naturalisme.Ces jeunes âmes où germent tant de mystérieuses espérances, vous voulez les consacrer au Christ aujourd’hui pour toujours.Votre présence comble nos voeux et nous vous offrons l’hommage de notre profonde gratitude.A vous tous, aussi, AIM.les congressistes, je .suis heureux de pouvoir souhaiter la plus cordiale bienvenue.A l’occasion de ce congrès nous attendons de la munificence divine des fruits de salut.Par toute la région les âmes voleront plus nombreuses ver.s le tabernacle; Jèsuf dans son Sacrement d'amour sera moins délaissé; à l’heure de son sacrifice sur l’autel plus de fidèle.» recevront ses grâces, à sa table il J aura des convives plus nombreux et plus affamés de sa chair sacrée.En ce séminaire, encore plus que par le passé, Jésus régnera en roi pour régner ensuite sur la société, La fin que se proposait AI.C.J.Ducharme en fondant cette maison d’éducation, celle que veulent atteindre les directeurs actuels, est belle entre toutes: façonner des âmes sacerdotales, des coeurs d’apôtres.M.Ducharme, ce prêtre à l’intelligence brillante, à l’énergique volonté, à Tâme vraiment apoÿtolimje après le rude labeur du ministère paroissial se faisait chaque soir humble professeur de latin.Il voulait ainsi donner à TEglise des prêtres, continuateurs de son oeuvre.Dieu réalisa ses désirs, même il les combla; car non seulement M.Ducharme fol’ma des prêtres mais il devint lui-même fondateur d’un Séminaire qui selon les termes du mandement que publia Mgr Bourget, te 18 décembre 1841, doit être un foyer de vocations.•Et, malgré un incendie partiel en 1875, malgré l’effroyable conflagration du 5 octobre 1881, le séminaire a continué à faire germer dans les coeurs des vocations d’apôtres; il a donné toute une phalange de prêtres et d’apôtres laïques qui travaillent à la vigne du Seigneur, non seulement dans ce diocèse et lc< diocèses voisins, mais encore dans les plaines de TOuest canadien, aux Etals-Unis, en Italie, même dans ia brûlante Afrique.Si vous me demandez comment s’est levée cette moisson, je vous répondrai: les prêtres qui se sont succédé ici, professeurs et directeurs ont puisé dans l’Eucharistie leur zèle, leur désintéressement.L’Eucharistie leur a donné le courage d’accomplir leur grande mission.Après qu’ils s’étaient abreuvés du sang de l’Agneau, leurs lèvres devenaient éloquentes.Elles éclairaient les âmes, les convertissaient.Les hommes de ma génération n’ont pas oublié les appels de ces âmes eucharistiques qui, lorsque le jansénisme régnait encore, nous entraînaient à la table sainte.Si pour nos devanciers l'Eucharistie a été un moyen puissant de réaliser la fin du séminaire, nous n’en voulons point d’autre pour la poursuivre.Orienter nos élèvci vers le tabernacle, «nourrir et entretenir ce mouvement de communions quotidiennes tel est notre mot d’ordre.En votre présence, Monseigneur.Messieurs, je puis féliciter ces chers élèves d’avoir entendu notre appel.Iis ont été l’an dernier des ciboires vivants, puisque, sur une moyenne de 380 élèves, on a pu leur distribuer 93,000 hosties.A ce contact assidu du disciple et du Maître, dans ces colloques Intimes, ces tête-à-tête, ces coeurs à coeurs, apparaîtront des lumières, germeront des dévouements.L’Eu-charitle n’est-elle pas la source de tout apostolat?Deux notes, il me semblent, caractérisent Tapôtre; la possession de la vérité a Vétat de conviction et le dévouement toujours prêt à s'oublier et à se donner.Or, (’Eucharistie produit, la conviction et le dévouement.Prolongement de l’Incarnation, l’Eucharistie est le centre du dogme catholique.C’est Jésus-Christ; or, Jésus-Cnrist est essentiellement Verbe.Partout où il est, il parle, partout où il parle, il dissipe les ténèbres de l’Ignorance, fait retentir les accents de la vérité, exprime les clartés de la vie humaine et de la vie divine.Il est A'érité; et, chaque fois qu’il rencontre une âme à son banquet, il lui apprend le sens de sa révélation, lui fait voir la beauté de ses oracles, lu sagesse de scs préceptes, Ja suhli- (Suite à ta 2e.page) ï LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 15 SEPTEMBRE 191.3 VOL.IV.—No.215 LE PREMIER CONGRES EUCHARISTIQUE (Suite de la (ire paae) mité s ; (;.trde indépendante de Ville-Marie.1 âme populaire et mi on appelle le du q rès Sainl Sacrement, dédoublement de la conscience.Notre | Vi.— Choeur.Séminaristes en siècle de progrès et de bien être ma j da,inia!iques.Prêtres en chasubles, tériel nous porte à regarder toutes | Chanoines étrangers et de Montréal.Frimghwalr, Ont., 29 février 1910.‘‘Pendant trente-cinq uns let j’en ai maintenant plus de soixante-dix), j’ai soiittert terriblement de constipation.A quelque re-autOTité ! *»»**‘llement une petite merveille.Le système de signaux est mû par l’électri-îité.Ceci a pour avantage de donner an enseignement pratique aux étudiants en télégraphie.D’ailleurs les résultats obtenus sont plus éloquents que tous les commentaires: les nombreuses marques de félicitations des grandes compagnies de chemin de fer qui retiennent à l'avan-re les services de tous les élèves de M.Lalime, constituent la meilleure preuve de l’efficacité de sa méthode d’en-eeignement.Un seul point demandait une amélioration, et M.Lalime s’en est tiré avantageusement en obtenant du Grand-Tronc le privilège d’installer une proche télégraphique directe des bureaux de la compagnie à son école.L’on sait que pour un débutant expédier un message est chose relativement facile; la difficulté est de le recevoir à l’autre bout de la ligne, car chaque opérateur possède une manière absolument individuelle d’adresser, et une langue pratique seule permet de recevoir les messages avec une parfaite sûreté.L’innovation introduite par M.Lalime à son école permettra aux élèves de se familiariser avec la réception des messages et leur donner nécessairement une compétenoe supérieure Urne autre innovation, intéressante est renseignement de la télégraphie commerciale.Cette télégraphie, qui est celle des courtiers et aussi celle de la “Union Telegraph”, est différente de celle des compagnies de chemins de fer et offre une belle carrière, autant et peut-être davantage aux jeunes filles qu’aux jeunes gens.Nombre de jeunes filles se font avec la télégraphie commerciale de superbes salaires.Ce cours est sous la direction d’une demoiselle de la plus haute compétence.L’Ecole Commerciale Lalime compte cette année un plus grand nombre d’élèves encore que par le passé et nul doute qu’avec toutes ces améliorations elle ne peut que prendre un essor ÿlus considérable et rendre aux hommes d’affaires de plus grands services, en leur formant des jeunes gens et des jeunes filles d’une plus grande compétence.r COURRIER D’OTTAWA •*He notre oorrespondant) Ottawa, 12.— La compagnie des tramways fait tout son profit de l’exposition.Toutes les voitures pouvant être utilisées ont été mises en circulation.Lundi la compagnie a transporté cent mille personnes et mardi, cent dix-huit mille.Le commissaire Fortescue de la police à cheval du Nord-Ouest est à l’heure actuelle assez fort embarrassé.La police montée a toujours eu beaucoup de difficultés à faire du recrutement et voilà que maintenant les demandes d’entrée sont trop nombreuses et le commissaire est obligé de refuser des hommes qui feraient d excellents policiers.Au commencement de l’année les entrées avaient été si peu nombreuse que M.Fortescue a fait un voyage en Angleterre dans le but de recruter des hommes pour remplir les cadres.Aujourd’hui c’est tout le contraire.On attribue au manque de travail la course qui s’est faite dernièrement vers la gendarmerie.Hier midi, une grande foule de curieux s’était rassemblée en face des édifices du gouvernement à la Chambre, à la nouvelle que Peoli qui fait des ascensions d’aéroplane à l'exposition allait descendre sur la terrasse.L’aviateur vint en effet planer sur la ville et tournoya au-dessus des édifices parlementaires, mais il n’atterrit pas.Peoli voulait très bas et on pouvait discerner ses moindres mouvements.La foule fut fort désappointée de voir l’aéroplane reprendre la direction du Parc Lansdowne.A L’UNION NATIONALE Un groupe de membres de l’Union Nationale Française, a tenu, hier après-midi, une assemblée à l’Assistance Publique, sous la présidence de M.Jules Helbronner, dans le but de composer un bureau pour les prochaines élections de la société.Les 200 membres présents ont décidé d’exclure de leur programme toute idée politiques.CADAVRE DE NOUVEAU NE.Le corps d’un nouveau-né a été trouvé dans un puisard, sur la rue Cadieux.Ce sont des enfants qui ont averti le constable Gauthier du poste No 4 qu’un homme venait de jeter un paquet dans le puisard.Le petit cadavre a été déposé à la morgue.LES FUNERAILLES DE LA VICTIME.Malgré une pluie battante, une foule nombreuse assistait samedi aux funérailles d’Ida Robertson, cette fillette de treize ans, dont la mort tragique rue Notre-Dame, au commencement de la semaine dernière, a amené l'arrestation pour meurtre du nommé Pierre Valade.Les funérailles eurent lieu en l’église Sainte-Hélène et furent célébrées par M.l’abbé Légaré.Les porteurs des coins du poêle étaient M.et Mme Robertson, père et mère de la victime; Thomas et Albert, ses frères; Marguerite, sa soeur.L’inhumation a eu lieu au cimetière de la Côte-des-Neiges.BLESSE PAR UNE BALLE Rue Sherbrooke, Maisonneuve, un jeune homme, Roméo Plante, âgé de 18 ans et demeurant au No 242 rue Chabot, a reçu une balle au côté droit, à quelques lignes près du poumon.Plante se promenait vers trois heures et demie, hier après-midi, lorsque soudain il se sentit une douleur au côté et s’affaissa.On le transporta au poste, d’où l’on fit mander l’ambulance.A l’hôpital, l’on a logé la balle qui sera extraite aussitôt que les forces du blessé le permettront.La police a fait une battue à l’endroit de Patentât, mais sans aucun résultat.Plusieurs personnes, nous a-t-on dit, emploient les lots vacants de la rue Sherbrooke comme champs de tir.FRAPPE PAR UNE LOCOMOTIVE Euclide Bilodeau, âgé de 45 ans, demeurant au No 57 rue Saint-Ambroise, revenait d’une excursion de pêche, samedi soir, quand il fut frappé par un convoi du Canadien Nord, près du coin des rues Ontario et 1ère avenue.L’accident a eu lieu vers onze heures p.m.et la victime, après avoir passé le reste de la nuit sans connaissance, fut découverte dimanche, à 5 heures du matin.Bilodeau a une jambe brisée et souffre de blessures au visage.Son état ne donne pas de craintes sérieuses.EXPLOSION FATALE.Un Italien du nom de Frank Piri noniza, âgé de 30 ans, à l'emploi de la “Canadian Northern Railway Co.”, a été gravement blessé au tunnel de la montagne, samedi soir, vers 9 heures 30.L’ouvrier ne s’était pas retiré assez loin pour éviter l’explosion d’une charge de dynamite, et il fut enseveli sous des débris.Il a été transporté inconscient à l’hôpital Royal Victoria.Ce matin, on nous infonne qu’il est toujours dans le même état.Il souffre de graves blessures à la tête.MALLES POUR L’ANGLETERRE ET L’ETRANGER.Cette semaine, les malles pour l’Angleterre et l’Etranger seront fermés comme suit: Mardi, le Ifi septembre, à 7 h.30 a.m., pour le Tunisian.Mardi, le 16 septembre, à 1 h.p.m., pour La Savoie.Mardi, le 16 septembre, à 6 p.m., malle supplémentaire pour La Savoie.Jeudi, le 18 kseptembre, à 7 h.30 a.m., pour l’Empress of Ireland.Samedi, le 20 septembre, à 7 h.30 a.m., pour le Royal George.Les colis sont envoyés par tous les vapeurs canadiens.Les lettres enregistres doivent être déposées une demi-heure avant la fermeture des sacs.GRAVEMENT BRULEE Mme F.Corbeil, 50 ans, 45 rue Sainrt-Zotique, s’est douloureusement brûlée en essayant d’éteindre les flammes d’une lampe qui avait explosé.Le Dr Poulin, mandé sur les lieux, jugea prudent d’appeler l'ambulance et la blessée fut transportée à l’hôpital Royal-Victoria.VOL DE LIQUEURS Après avoir fracturé une porte en arrière, au Café Beaudoin, 60 Saint-François-Xavier, des voleurs se sont emparés d’une grande quantité de liqueurs de choix.On n’a aucun signalement des individus.NOYE REPECHE Lorsque le vapeur “Letitia” quitta son quai, samedi matin, le corps d’un membjBe de l’équipage, qui manquait depuis plus d’une semaine, revînt à la surface.Le copps de McGuire, c’est le nom du noyé, a été transporté à la morgue, où le coroner McMahon en a disposé.IL VOIT LA MORT DE PRES • j Fabien Lavoie, qui travaille à une maison en construction rue Papineau,} est .tombé samedi soir, d’un échafaudage haut de 25 pieds.C’est un vrai miracle que Lavoie soit arrivé en bas sur ses pieds ne s’infligeant d'autre blessure qu’une légère fracture à la} cheville du pied droit.DEUX ACCIDENS D’AUTO.Deux accidents d’automobile se sont} produits dans la journée d’hier.Dans l'un des cas, l’automobile de* M.Chambers se lança avec tous ses occupants dans la vitrine de la Compagnie de gramophone Berliner, rué Sainte-Catherine Ouest.M.Chambers et M.Robinson furent blessés; le premier a dû être transporté à l’hôpital.Le second accident est arrivé pres-qu’en même temps, vers 9 heures 80, hier matin.L’automobile de M.G.Lepage, demeurant 20 rue Bonsecours, était inoccupée devant sa porte, lorsqu’elle commença à descendre à une vitesse vertigineuse la pente de la rue Bonsecours et alla se précipiter dans la grande porte de l’église Bonsecours.Les dommages sont peu considérables.r •aüTI omobILES Modèles 1914 Modèles 1914 Le Pullman de la Route Il une Révélation en fait de Mécanique, Fini, Spécifications, Garanties, Accessoires et le Prix.6 cylindres, 4 cylindres, 4 cylindres.66 H.P., 44 H.P, 36 H.R, 7 Passagers.7 Passagers.5 Passagers.ECRIVEZ POUR CATALOGUE AVANT D’ACHETER.Toutes les parties ou pièces de la machine sont manufacturées par cette puissante compagnie.Le Char dont la Garantie est une Véritable Garantie VENEZ VOIR CES MACHINES A NOTRE GARAGE.PULLMAN GARAGE 20 RUE MARQUETTE, près du Parc Lafontaine.Téléphone St-Louis 3662 et 3663 ou E.N.HÉBERT, 180 rue Saint-Jacques.Chambre 102.Téléphone Main 5239.K.“ Surveillez 1® Dr Rutherford ” Dit Mme Curie au sujet de la radioactivité.Londres, 14.— Mme Curie déteste la publicité au point que même les membres .sont incapables de la distinguer des visiteurs ordinaires aux réunions.“Veuillez donc ne pas parler autant de moi dans votre journal,” a-t-elle dit à un reporter qui lui demandait une interview.“Pourquoi faire?Oui, j’ai découvert le radium, mais vous êtes trop pressés.Attendez pour voir ce que nous réservent les années qsû vont suivre.” Elle passe une grande partie de son temps avec le Dr Rutherford, professeur de physique à l’Université de Liverpool.Elle a dit au reporter que le Dr Rutherford était le seul homme qui réservât d’inestimables bienfaits à l’humanité comme résultat de ses propres découvertes sur le radium.“Je vous conseille, en Angleterre, dit-elle, de surveiller le Dr Rutherford.Ses travaux en matière de radioactivité m’ont bien surprise.Il est probable que prochainement des développements seront révélés, auprès desquels la découverte du radium n’était qu’un préliminaire.” Le tunnel de TAvenue du Parc Des fonctionnaires municipaux ont déclaré samedi, que la construction du tunnel de l'avenue du Parc, sous la traverse du Canadien Pacifique, serait remise à l’année prochaine, à cause des complications légales que l'expropriation du terrain a fait surgir.Il y a maintenant quatre ans que l’entreprise lut décidée, mais par suite de nombreux délais, les travaux n'ont jamais été commencés.Les résidants du district sont mê contents de ce nouveau retard.Une population nombreuse habite maintenant de l’autre coté de la traverse, et les enfants doivent la franchir deux fois chaque jour pour suivre les classes.Comme il faudra la plus grande partie de l’été prochain pour construire le tunnel, il est à peu près certain que cette partie de la ville n’aura pas le service de tramways qu’elle désire avant 1915 ou 1916.Québec souscrit $1,844 (Be notre correeponSant) Québec, 13.— Los souscriptions prélevées par la Société Saint-Jean-Baptistc de Québec pour venir en aide à l’Association d’Education d’Ontario ont rapporté la somme do $1,500.I.a société a souscrit elle-mè-me $344.92 ce qui fait on tout $1844.92 envoyées aux Canadiens-français d’Ontario, Les dynamiteurs d’Indi&napolis Indianapolis, Ind., 13.— Le substitut du procureur général Miller, a donné aujourd’hui en Cour d’Appel des Etats-Unis, à Chicago, les raisons que le gouvernement a de ne pas accorder un nouveau procès à 31 des 33 hommes qui ont été condamnés à la suite de la conspiration des dynamiteurs de l’hiver dernier.Le mémoire est l’un des plus longs que l’on ait vus dans le pays: il couvre 726 pages imprimées.Avez-vous besoin d’une Femme de Journée pour laver les planchers ou peintures, etc., de votre magasin ou à domicile, Communiquez avec la FLOOR GLEANING CO qui se fait une spécialité de fournir ce genre de service sur demande.Tél.Est 3836.706 SAINTE-CATHERINE EST.LE MEILLEUR GARAGE de la Ville est sans contredit AUTO-GARAGE United 375 à 381 rue ONTARIO Est Vous pouvez y mettre votre automobile en toute sécurité sans craindre qu’elle soie brisée ou que les étrangers y touchent.De plus, presque toutes les marchandises étant importées directement, vous payez de 10% à 25% meilleur marché que partout ailleurs; 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LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 15 SEPTEMBRE 1913 v'OL.IV.—No.215 4 , LA VIE SPORTIVE Dans les Grandes Ligues de Baseball RESULTATS DES PARTIES DE SAMEDI ET DIMANCNE LIGUE INTERNATIONALE SAMEDI Providence.12 Baltimore .3 Providence.4 Baltimore .1 Toronto.8 Buffalo.2 Toronto.4 Buffalo.4 Jersey City.2 Newark .0 DIMANCHE Montréal .4 Rochester .3 (10 reprises) Rochester.2 Montréal .1 Newark.8 Jersey City .4 Jersey City.6 Newark.1 POSITION DES CLUBS G.P.Pc.Newark .90 56 616 Rochester .88 59 599 Baltimore .75 70 518 Buffalo .74 71 511 Montréal .70 , 72 493 Providence.68 78 466 Toronto .67 79 459 Jersey City .52 96 251 LIGUE AMERICAINE SAmEDI | New-York.4 Détroit .; Cleveland.3 Philadelphie .j Boston.3 Saint-Louis .Chicago.6 Washington .DIMANCHE Pas de partie.POSITION DES ( LU B S Philadelphie .Cleveland.LIGUE NATIONALE SAMEDI Pntsburg New-York.4 Pittsburg.8 New-York .Boston 3 * : Cincinnati.5 2 Boston.1 Cincinnati 4 Chicago.4 Brooklyn .Philadelphie.2 Saint-Louis DIMANCHE Détroit .Saint-Louis New-York .G.P.Pour.87 48 645 81 57 587 .78 58 573 .69 64 519 .71 68 511 .58 78 427 52 88 371 .49 84 369 Chicago.7 Philadelphie.7 St-Louis.7 POSITION New-York .Philadelphie.; Pittsburg .Chicago.^.Brooklyn .Boston .I Cincinnati .I St-Louis .New-York .Cincinnati ., Brooklyn .DES CLUBS G.89 80 73 78 58 57 58 49 P.46 49 53 59 75 74 82 93 P.c.659 621 579 566 436 435 427 345 LE BON SPORT AMATEUR LA TROISIEME GRANDE OLYMPIADE DE L’ASSOCIATION DE LA CASQUETTE AU PARC LAFONTAINE, HIER, A REMPORTE UN VERITABLE SUCCES.Un souffle de pur amateurisme a hier parcouru les pelouses du Parc Lafontaine, alors que l’Association de la Casquette donnait au public ama teur le spectacle de sa troisième grande Olympiade.Deux mille personnes tout près, ont suivi du commencement à la fin les évolutions des athlètes do La Casquette.Tous ont été amplement satisfaits et les organisateurs ont remportés un succès qui dépasse de beaucoup leurs espérances: “Il y a de grandes chances de voir s’implanter pour de bon cher, nos compatriotes le beau et bon sport amateur.” L’Olympiade était sous la direction immédiate du gérant-général de l’Association qui était habilement secondé par deux des plus populaires parmi les membres “seniors” de La Cas-ouette: MM.Emile Pinsonneault et J.Georges Dufresne.Les officiers des courses étaient MM.Emile Larose, E.Hébert et H.Moreau, tous du National, montrant bien par là la solidarité qui existe entre nos grandes associations sportives.Ces officiers ne se sont attiré que des éloges.Voci les résultats de cette troisième Olympiade: Course, 1 mille: 1er, E.Clouette, 6 min,; 2me, A.Lefebvre; 3me, T.Coo-ko.100 verges: 1er, Léo Savard, 13 secondes; 2me, Desjardins; 3me, A.Carmel.Saut en longueur arrêté: 1er, Desjardins, 8 pds; 2mc, A.Carmel, 7,8% pds; 3me, Léo Savard, 7.8 pieds.Course 220 vgs: 1er, Léo Nichol, 25 secondes; 2me, Léo Savard.Couse, trois milles: 1er, E.Clouette, 17.30 mins.; 2me, A.Lefebvre ; 3mc, Desehesnes.Saut en longueur avec course: 1er, Des jardins, 15 pds 3pces; 2me, A.Carmel, 14 pds 8 pces; 3me, Bluteau, 13 pds 10 pces.Course 880 vgs.: 1er A.Lefebvre, 2.30 min,.; 2me, Léo Nichol; 3me, Th.Cooke.Trois sauts: 1er, Desjardins, 32 pds 4 pces; 2me, A.Lefebvre, 31 pds 2 pces; 3me, Bluteau, 30 pds 9 pces.440.: 1er, Michad, 1.10 min.; 2me: Lefebvre; 3me, Cooke.Lancement d’un boulet de 20 livres: 1er, Adolphe Sauriol, 25 lbs 1 pce; 2me, Desjardins, 24 pds 3 pces; 3me, Galarneau, 20 pds 8 pces.Le Sport des Rois RESULTATS DES EPREUVES DISPUTEES SAMEDI AUX PISTES DU PARC DUFFERIN ET HAVR5I DE GRACE.Les frappeurs et les lanceurs des es majeures LES FRAPPEURS La course aux honneurs pour le plus haut pourcentage des frappeurs (!'¦ la ligue Américaine est très serrée.Cobb, du club Détroit, et Jackson,du , éilub Cleveland, sont actuellement ftgaux pour la première place avec îine moyenne de 376 chacun, suivant Qrs derniers relevés des pourcentages.Speaker, du club Boston, vient en deuxième place, dix points seulement en arrière des meneurs.Les autres bons cogneurs sont : Henricksen, Boston, 351 ; Nap.Lajoie.Cleveland, 341 ; E.Collins, Philadelphie, 335 ; Mclnnes, Philadelphie, 335 ; ! Chick Oandil, Washington, 327 ; I Baker, Philadelphie, 325 ; Schaefer, I Washington, 319.C.McDonald du club Boston est en tête de la ligue Nationale avec 359.Walsb, du club Philadelphie, est deux- 1 iême avec 357, mais il faut ajouter que ce joueur n’a pris part qu’à 25 parties.Les autres viennent dans' l’ordre suivant : Cravath, Philadelphie, 350, Daubert, Brooklyn, 348 ; , Tingling, Brooklyn, 347 ; Hyatt, ! Pittsburg, 338 ; R.Miller, Philadelphie, 333; Zinn, Boston, 333 ; Hess i Boston, 324 ; Viox, Pittsburg, 322.| LES LANCEURS Jim Vaugh, autrefois de la ligue ! Américaine et maintenant avec le Chicago, de la ligue Nationale, et Luhrsen, la recrue du club Pittsburg, bont actuellement en tète des lanceurs de la ligue Nationale pour parties gagnées et perdues tandis que Johnson du club Washington, mène dans la ligue Américaine.Les cinq meilleurs lanceurs des 11 gués Nationale et Américaine sont les suivants : LIGUE NATIONALE G.P.Vaugh, Chicago .S Luhrsen, Pittsburg.3 Demaree, New-York.14 Humphreys, Chicago .14 Coauer, Pittsburg .6 LIGUE AMERICAINE Johnson-, Washington .31 7 HoUick, Philadelphie.Il 4 Bender, Philadelphie .20 8 Falkenberg, Cleveland .20 8 Soehiing, Washington .15 6 Almeida est encore en tête LE CUBAIN QUI A PRIS PART A QUARANTE PARTIES EST EN PREMIERE POSITION CHEZ LES INTERNATIONALE AVEC .359.P.C.1000 1009 824 - 824 750 816 733 714 714 714 Tournoi de Golf LES MEILLEURS JOUEURS DE LA FRANCE.DE L'ANGLETERRE ET DU CANADA SE DISPUTERONT LA PALME A BROOKLINE, LA SEMAINE PROCHAINE.New-York, 16.— Un autre évène-nent sportif très intéressant vient ('ajouter A la longue liste -de 1913.C'est le grand tournoi inter-aational de Golf qu'l sera disputé la semaine prochaine à Brookline, Mass.A cause des inscriptions des pro-lessimnels de France, de l’Angleterre >t du Canada, ce tournoi suscite un Intérêt tout particulier et aussi des arrangements spéciaux ont été faits pour pouvoir accommoder et les participants et les nombreux spectateurs qui seront témoins des matchs disputés durant les quatre jours du tournoi.Les derniers rapports nous apprennent que plus de 150 joueurs participeront à ce concours et que l'on estime à 5,000 le nombre des spectateurs nul assisteront aux diverses rencontres.La présence d’Harry Vnrdon, Edward Ray, Wilfrid Reid et de Christopher Callway, représentant l'Angleterre, George Cummings et Keffer, représentant le Canada et Louis Tel-lier et Arnaud Massy, représentant la France, donna un.cachet t«ut .particulier A ce tournoi.Almeida, l’outfielder de nos Royals est encore en tête des frappeurs de la ligue Internationale avec un pourcentage de 359.Le Cubain a pris part à 40 parties.Voici le classement des autres frappeurs jusqu’à date : Almeida, Mont., 359; Simmons, Roch., 341; Mitchell, Prov., 331; Dem- | mitt, Ment., 330; McGraynor, Mont., 329; Midkiff, Bait., 325; Dalton,New., j 319; Swacina, New., 316; Kroy, Tor.j 313; Lennox, Mont., 312; Houser, ! Balt., 312; Deal, Prov., 312; Gowdy, Buf.309; W.Purtell, J.C., 304; Lush, Tor., 302; Northern, Now., ; 301; Murray, Buf., 301; Myers, New.\ 301; Roth, Bait., 292; Shean, Prov., j 298; Shultz, Tor., 297; Dick, Tor., ! 296; Cooper, Balt., 296; W.Bradley, j Tor., 295; H.Bradley, Tor., 294; j Laffite, •Prow, 294; Barger, New., ¦ 294; Lehr, Buf., 293; Vaughn, Buf., 292; Perry, J.C., 292; J.C.Martin, Rochester, 292; AUrn, Mont., 289; Jordan, Buf., 287; Egan, Balt., 287; Fabrique, Prov., 286; Smith, Roch., 285; McIntyre, Prov., 284; Ball, Balt., 284; Derick, Balt., 282; Roach, Buf., 282; Priest, Rich., 281; Does-cher, J.(’., 279; Deinging, Mont., 247;.Bues, .7.C,, 247; Esohen, J.C., 247; Holly, Tor., 246; Yeagee, Mont., 244; Paddock, Roch., 243; Williams, Roeg., 241; Maxwell, Tor., 239; E.Zimmerman, New., 336; H.Smith, New., 236; Bemis, Tor., 235; Miller, Mont., 235; O'Mara, Prov., 231; Calhoun, J.C., 228; £smond, Mont., 228; Madden, Mont., 227; Dale, Mont.226; J.Onslow, Prov., 225; Denim, J.C.225; .Gagnler, New., 224; Ens., Prov., 220; Ivee, New., 216; Schla-fly, J.C., 215; Graham, Tor., 215; B.Purtell, Mont., 214; Reisigle, Prov., 213; Hugos, Roch., 212; McMillan, Roch., 202; Parent, Balt., 277; Parent, Balt., 277; Hanford, Buff., 276; O’Hara, Tor., 276; W.Zimm, Newark, 275; Jacklitseh, Ro- chester, 269; Higgins, Nem., 269; Twombly, Balt., 267; Shaw, J.City, 265; Jamieson, Buff., 263; Wells, .1er.City, 261; Capron, Balt., 260; Kocher, Prov., 267; Trucsdale, Buff., 255; Breenm Roch., 254; Tooley, New., 255; Smith, Montréal, 254'; Jackson, Buff., 254; Beck, Buff., 254; Powell, Prov., 253; Getz, New., 553; Im Longe, Buff., 252; Corcoran, Balt., 252; Daniels, Balt., 252; C.Brown, Tor., 252; McConnell, Tor., 250.Révélations compromettantes Plusieurs Hauts fonctionnaires fédéraux seraient forcés de démissionner.Ottawa, 15.— T.R.Ferguson, C.R., de Winnipeg, qui fut nommé par le gouvernement Laurier pour faire une enquête sur l’aliénation du domaine public, a fait un rapport provisoire On croit que ce rapport contient des révélations surprenantes impliquant plusieurs hauts fonctionnaires du gouvernement, qui seront forcés de démissionner.Aucune mesure ne sera probablement prise avant le retour du Dr Roche, attendu que la plupart des fonctionnaires compromis appartiennent au ministère-de'Plutérieur.LE MEETING DE D0RVAL S’OUVRE AUJOURD’HUI LES INSCRIPTIONS SONT TRES NOMBREUSES ET ON PREVOIT UN IMMENSE SUCCES.— LE LIEUTENANT-GOUVERNEUR LANGE LIER PRESIDERA.— SEPT COURSES AU PROGRAMME.AU PARC DUFFERIN 1ère course, 5 furlongs — 1.Bâti, 116, Davenport, 12 à 1, 4 à 1, 2 à 1; 2.Dovivan, 116, Knight, 6 à 1, 2 à 1; 3.Kinder Lou, 111, Ward, 3 à 1 au pair, 1 à 2.— Temps, 1.04.Phew, Fleming, Maurice Reed, Christmas Daisy one aussi couru.2ème course, 5 furlongs — 1.Scarlet Pimpernel, 117, Franklin, 3 à 1, au pair, 1 à 2; 2.Hudas Sister, 114, Jackson, 8 à 1, 4 à 1, 2 à 1; 3.Alloha, 114, Meripol, 5 à 1, 2 à 1 au pair.— Temps, 1.03 3-5.La Sainrella, Fox Chaft, May Bride, Moonlight, Seaswell ont auS8’i couru.3ème course, 5 furlongs — 1.Pass On, 111, Jackson, 3 à 1, 1 à 2; 2.Field Flower, 111, Carroll, 6 à 1, 2 à 1; 3.Philopena, 111, McCarthy, 5 à 1, 2 à 1.— Temps, 1.03 2- 5.Gay, Bodkin, Sally, Savatm, Paul Davis et Johnny Wise ont aussi couru.4ème course, $300, .5 furlongs — 1.Ynca, 115, Halsey, 4 à 1, 3 à 2, 2 à 3; 2.Curious, 115, Knight, 3 à 1, 1 à 2; 3.Danus, 110, McCarthy, 3 à 2, 2 à 3.— Temps, 1.83.Herpes, Lady Robbins et Phew ont aussi couru.5ème course, 5 furlongs — 1.Dr Hollis, 116, Hanover, 8 à 1, 3 à 1; 2.Miss Dulin, 116, Gore, 3 à 1, 1 A 2; 3.Irish Lew, 116, Knight, 5 à 1, 2 à 1.— Temps, 1.03 1-5.Over the Sands, Delightful, Truc Step et Concarne ont aussi couru.Sème course, 5 furlongs.— 1.Veno Von, 111, McCarthy, 12 à 1, 4 à 1, 2 à 1; 2.Voroni, 111, Jackson, 2 à 1, 1 à 2; 3.Lucetta, 111, Warrington, 5 à 1, 2 à 1, —Temps 1.03 1-5.La Aurora, Stanley, Lutz, Pabella Case, Carrissimma, Jennie Wells, Mona Ami ont aussi couru.7ème course, $400, 7 furlongs.— 1.Colston, 102, Carter, 6 à 1, 2 à 1; 2.Dick Read, 112, Halsey, 4 à 1, 2 à 1; 3.Golden Treasure, 112, Davennort, 3 à 2, 2 à 3.— Temps 1.33 1-5.Nur Nugget, Brush, Stick Pin, Lena Hay et Palmar ont aussi couru.8tme course, 6 furlongs 1-2 — 1.Pierre Dumas', 112, Warrington, 2 à 1, 1 à 2; 2.Golliwogg, 112, Hal-say, 4 à 1, 3 à 2, 2 à 3; 3.Kit-tery, 112, Davenport, 6 ii 1, 2 à 1.— Temps, 1.21.White Heat, Yankee Lotus, GUpian, Modern Priscilla ont aussi couru.9ème course, 7 furlongg.— 1.Bara Dance, 117, Gore, 5 à 2, 1 à 2; 2.Star Ashland, 116, Knight, 5 à 1, 2 à 1; 3.Port Arlington, 116, Carter, 5 à 1, 2 à 1.— Temps, 1.33 3- 5.Excalibur, Kaufman, Noon, Dorothy Webb, Maxton ont aussi couru.A HAVRE DE GRACE 1ère course, 5 furlongs.—1.Galaxv, 109, Wolf, 7 à, 2, 6 à 5.là 3; ' 2 Karbhage, 111, Borel, 8 à 5, 3 à 5, 1 à 3; 3 Beau Père, 107, Butwell, 16 à 1, 6 à 1.— Temps, 1.01.Alice K., Hill Stream, Walters, Lady Grant, Violet May et Hilda’s Brother ont aussi couru.2ème course, 5 furlongs 1-2.— 1.Yankee Notions, 105, Karrick, 8 à 5, 3 à 5 ; 2.Housemaid, 110, Mus-grave, 6 à 5, 1 à 5; 3.Flying Yankee, 95, J.McTaggart, 8 à 1, 2 à 1, 4 A 5.— Temps', 1.07.Tartar, Vested Rights, Lady Lightning, Noble Grand et Wonderday ont aussi couru.3?me course, 1 mille 1-16.— 1.Grasmere, 100, Neylon, 3 à 5; 2.Billy Vanderveer, 103, Deronde, 8 à 1, 8 à 5, 3 à 5; 3.Col.Ashmeade, 100, A.Wilson, 9 à 5, 2 à 5.— Temps, 1.48, Set black, Servicence et Dr R.L.Swarnger ont aussi couru.' 4ème course, Handicap Royal Bine, 1 mille 70 verges — 1.Cock of the Walk, 126, Glass, 11 à 20; 2 Nightstick, 112, Ambrose, 11 à 4, là 4; 3 Flying Fairy, 114, Davies, 9 à 1, 4 A 5.— Temps, 1.45.5ème course, 1 mille 70 verges — 1.Sepulveda, 108, S.Taylor, 2 à 1, 4 à 5, là 2; 2.Taypay, 100, J.McTaggart, 3 à 1, au pair, 1 «à 2; 3.Frog, 106, Waldron, 8 à 1, 3 à à 1, 7 A 5, — Temps, 1.45 4-5.Gates, Inspector Lestrade, Eaton, Orbed Lad et Toy ont aussi couru.6>ème course, maidens, 5 furlongs 1-2.— 1.Armament, 106, Schutting-er, 5 A 1, 2 A 1; 2.First Charry, 103, J.McTaggart, 4 A 1, 2 à 1; 3 Unfurl, 103, Wolfe, 9 A 5, au Pair, 1 A 2.— Temps, t.08 2-5.Tandsticker, Applauder, Duke Hal, Chief Magistrate, Oaronome, Runaway, Foolfortune, Fool, Searsdale ont aussi couru.Le grand meeting d’automne du Dorval Park Jockey Club commence aujourd’hui et durera toute la semaine.On prévoit un immense succès en raison des inscriptions nombreuses et de la valeur des coureurs, en même temps que la qualité de la piste qui est l’une des meilleures de l’Amérique.Tous les jours, cinquante-quatre trains du Grand-Tronc et du Pacifique transporteront les fervents du turf à Dorval, pour la modique somme de 25 contins, aller et retour.Un autre détail intéressant dq l’organisation, c’est que la direction a décidé de ne charger qu’une piastre comme prix d’admission.La direction de la piste se compose de Sam N.Holman, Joseph A.Murphy et le capitane Thos.J.Clay, trois turfmen choisis parmi les mieux répu tés des grandes pistes européennes.Ije juge en charge sera J.J.Burke.Les autres officiers de la course comprennent A.D.Dade, starter; Sheridan Clarke, secrétaire des courses ; Herman Conkling, commis; W.M.Morrison, le docteur O.C.Farley, juge du paddock et N.F.Duquette, auditeur.La grande estrade a été construite d’après les plans et sous la surveillance de Sam N.Holman, ce qui veut dire que le public jouira de tout le confort désirable.LA REUNION EST TERMINEE MALGRE L’INCLEMENCE DE LA TEMPERATURE UNE ASSISTANCE NOMBREUSE A ETE PRESENTE A LA CLOTURE DU MEETING DE BLUE BONNETS.Dorval Park Jockey Club COURSES DU 15 ÀU 20 SEPTEMBRE Les trains partent de la gare Windsor à 1.30, 1.55, 2 20 C.P.R.BILLET DE RETOUR 25 cts.Retour immédiatement après la dernière course.ADMISSION (y compris la grande estrade) UNE PIASTRE.La pluie qui est tombée samedi avant-midi, a quelque peu nui aux courses de Blue Bonnets, samedi après-midi, car la piste était lourde et les favoris n’ont pu donner la mesure de leur force.I n excellent programme était à l'affiche à l’occasion de la fermeture de la réunion mais les propriétaires de chevaux ne voulurent rien risquer et c’est pourquoi les partants furent si peu nombreux.Trois des épreuves au programme étaient des stakes.Les bourses offertes durant ce meeting étaient les plus généreuses encore données à aucun meeting de la Canadian Racing Association.L’outsider Jim L., gagna la première course avec Obert en monte, Black Bay était le favori, mais fut défait par une longueur.Anavri so classa troisième.Hodge, le cheval si tenace de M.Coleman, s’adjugea la deuxième course, malgré une surcharge considérable.Après avoir laissé mener Water Lady pendant un certain temps, Burns demanda de l’al'liue à sa monture et Hodge prit les devants pour les garder .‘usqu’à la fin devant Water Lady et Privet Petal.Le champ de la coupe Derby fut réduit à deux partants.Planover, Malamont et Cliff Stream déclarèrent forfait et cette retraite, tua l’intérêt de cette belle épreuve.The Rump s’adjugea cette course après avoir mené de bout en bout devant son seul adversaire Oudramon.Le Memorial Hendrie souffrit lui aussi du petit nombre de partants.Wickson et Jack Dennerlen se firent une belle lutte, oft Jack Dennerlen commença à donner des signes de faiblesse.Bello qui s’était tenu jusque là en troisième position prit les devants sur Jack Dennerlen et se classa de.uxièmc derrière Wickson.Le grand outsider Henry Ritte a défait le favori Rifle Brigade dans le Htake Champlain.Ces deux chevaux se firent une lutte serrée jusque dans la lign" droite où Henry Bitte prit les devants et les conserva suffisamment pour devancer Rifle Brigade sous le fil.Mediator se classa troisième.I Tamkard et Ella, Granr gagnèrent respectivement les deux dernières épreuves dans l’ordre de mention.Voici les résultats des épreuves disputées hier après-midi, à lu piste de Blue Bonnets: PREMIERE COURSE 1.Jim L., 105, N.Obert, 10 à 1; 1 à 1; « à 5; 2.BlackBay, 112, H.Watts 0 à 5, 1 à 2, 1 à 4; 3.Anavri, 110, D.Connelly, F.McKenney, 3 à 1 au pair.Temps, 1.08 2-5; George Karme, Toison d’Or, Sylvestris, Eatherolu, Double Fine, et Queed, ont aussi couru.DEUXIEME COURSE 1.Hodge, 128, G.Brown, 1 à 2, 1 à 4, I à 8.2.Water Lady, 08, II.Phillips Samuel Louis, 12 à 1, 2 à 1; 3.Prinet Pelai, 09, H.Gray, Mrs.L.A.Livingston, 10 à 1, 2 à 1; temps, 1.14 4-5.Minda et Fathom ont aussi couru.TROISIEME COURSE L The Rump, 112, G.Burns, 13 à 10; 2.Ondramon, 08, H.Gray, 3 à 5.Temps, 3.08 4-5.Deux partants seulement.QUATRIEME COURSE L Wickson, 150 ibs.1.Beamish, 8 to 5; 2.Bello, 154 lbs.Kermath, 6 to 5; 3.Jack Dennerlin, 145 lbs., Walker, 3 à 1.Temps, 6.34 1-5.CINQUIEME COURSE L Henry Hitt, 80 lbs., \V.Taylor, 2 à 1; Rifle Brigade, 08 lbs., H.Gray, t à 5; Mediator, 113 lbs., Burns, 2 à SIXIEME COURSE 1.Tankard.00 lbs., Gray, 5 à 1, 2 à 1, el au pair; Tadics, 104 Ibs., 1).Connelly, 7 à 1, 2 4-2 à L 3, Mother Ketchell, 102 lbs., Obert, 3 à 1, 6 à 5 3 à 5.Haberdasher, Napier, Spellbound, Ford, Myrtle, Marion, ont ans si couru.SEPTIEME COURSE L Ella Grane, 95 Ibs., Grav, 13 à 5, nu pair, 1 à 2; 2.Question Mark, 108 lbs., Gould, 3 à 1, 6 à 5, et 3 à 5; 3.Miss Jonah, 102 Ibs., Scharr, 15 à 1, 5 à 1, 2 à 2.Temps, 1.56 3-5.Lady Rankin, Good Day, Bernadotte, Woodcraft, ont aussi couru.Partie nulle entre Richmond et Athlétique CETTE JOUTE N’A PU ETRE ! CONTINUEE A CAUSE DE L’EX- i PI RATION DU TEMPS REGLE-MENTAIRE.—VOLTIGEUR TRIOMPHE DU CLUB BALMORAL.— DUCHESNIL A ETABLI UN RECORD.Près de 2,000 personnes Se sont rendus au parc Shamrock hier après-midi pour être témoins de la joute Richmond Athlétique.De résultat final de cette Partie qui n’a pu être terminée, à cause de l’expiration du temps règlementaire, a été du 2 A 2.Dans la deuxième joute, le grand Duchesnil in.nça pour les Voltigeurs en profita pour établir le joli record de 26 hommes retirés au bâton.Le score de la partie BalmoraUVoi-tigeur fut de 5 à 0 en faveur de l’ê-qoipe de Bert Deschamps.Voici les scores, des joutes d'hier : 1ère partie : .Richmond .200000000—2 3 3 Athlétique Batteries : .000100100—2 5 4 Ashton et Morin ; Carmel et Laporte.2ëme partie Balmoral .000000000—0 2 4 Voltigeurs ., .10001012X—5 9 1 Batteries : Rice et Coiaban Du- chesnil et Lemyre.Arbitres : MeEwen et Parks.POSITION DES CLUBS.G.P.P.C.Athlétique .8 1 889 Richmond.8 2 800 AU Montréal .6 3 667 Mascottes ., j 7 4 636 Voltigeur .4 5 444 V illerai 4 7 364 Balmoral 2 9 182 Hochelaga.1 9 100 Le club Cornwall s’est fait battre LES “AILES” DE WESTMOUNT REMPORTE LA PREMIERE PARTIE POUR LE CHAMPIONNAT DE LA N.L.U.— LE RESULTAT A ETE DE 8 A 4.— La première partie de la semi-finale a été jouée samedi au terrain de la M.A.A.A.a Westmount, et le club Montréal est sorti viutorieux des joueurs du club Cornwall par un résultat de 8 à 4.Cette joute était pour décider du championnat de la N.L.U., le plus grand nombre de points dans les deux parties de fin de saison, décidera des honneurs de la vieille ligue.La rencontre commença trois quarts d’heure en retard à cause d’une discus-tion soulevée pour savoir si les professionnels pouvaient participer à cette joute.Le Montréal voulait aligner Frank Ilogan et Jahnny Layden tandis que le Cornwall tenait à faire jouer Mark Cummings.Finalement ces trois joueurs prirent place sur leurs équipes respectives et la joute commença à la grande satisfaction des amateurs présents au terrain de Westmount.Les équipes s’alignèrent comme suit : Montréal Cornwall Fyon.Buts.Silmser! Finlayson.Points.Thompson Rafferty.Couverts .E.Deganne Mackerrow.Défenses .F.Cummins Brady.Défenses .F.Deganne que, trompant la surveillance de ses gardiens, il sortit au petit jour et s’engagea sur la voie, marchand devant lui sans but.Un train venant à passer le heurta sans que le mécanicien se doutât de rien.Le corps retomba sur la vive et fut aperçu par le mécanicien d’un autre train qui arrêta son convoi, mais pas avant que la locomotive eftt passé sur le cadavre, le rendant tout à fait méconnaissable.Il est curieux qu’un homme, si connu de son vivant que le fut M.Sullivan, n’ait été reconnu que si longtemps après sa mort et que son corps ait failli être enterré dans la fosse commune, car il y aurait été envoyé dès hier soir si l’identification n’avait pas été faite hier inatîn.Plusieurs personnes qui le connaissaient bien avaient vu le cadavre sans le reconnaître.Le coroner Hea-ly, qui connut M.Sullivan pendant plusieurs années, ne se douta pas que c’était lui en voyant le cadavre.Hier matin, un policeman, qui n’avait jamais vu M.Sullivan en personne et qui ne le connaissait que d'après des photographies, était de service à la morgue de la 20e rue est, où le cadavre avait été transporté.Il lui sembla, en voyant le corps, que c’était celui de l’ancien membre du congrès.Peu après, une foule de parents et d'amis du défunt, mandés à la me.-gue, reconnurent, en effet, M.Sullivan.La course du club Âpoilo LA GRANDE EPREUVE CYCLISTE DE CINQUANTE MILLES SERA DISPUTEE SAMEDI PROCHAIN.C’est samedi prochain qu’aura lieu A Montréal la grande course en bicyclette de 50 milles organisée par le club amateur “Apollo”.Le départ s’effectuera à 2 hrs ou 2 hrs 30 du Parc Delorimier.Les coureurs passeront par la petite rue Saint-Jérôme, tourneront à la.rue Papineau, puis à l'avenue Laurier pour se rendre jusqu’au chemin Ste-Catherine, puis ils prendront la belle route de la Côte des Neigas, traverseront la ville Saint-Laurent, Car-tierville, où ils s'arrêteront pour signer le registre, puis enfin se rendront à Sainte-Geneviève.Us signeront au bureau de poste de Sainte-Geneviève et reviendront au Parc Delorimier en passant par la même route.Les deux derniers milles de la course seront courus sur la piste même du Parc Delorimier.Les amateurs de courses en bicyclette seront admis j au Parc, Ils y verront le départ et I les deux derniers milles — la partie i la plus intéressante sans aucun doute — de la course.Entre le départ et l’arrivée des coureurs, il y aura au Parc Delorimier des sports' intéressants pour amuser les spectateurs.La direction du club “Apollo” ne veut rien ménager pour que ceux qui iront encourager les concurrents de sa grande course de 50 milles passent une après-midi très agréable au Parc Delorimier, le 20 septembre.Le club “Apollo” a droit à l’encouragement du public car il a fait depuis sa fondation des efforts très louables pour l’encouragement du sport amateur à Montréal.8a grande course de 50 milles ouverte à tous les bicyclistes-amateurs du Canada n’a pas été beaucoup annoncée encore et, cependant, Samedi dernier, il y avait déjà plus de vingt concurrents d’inscrits.Ceux qui ont vu la fameuse course de 20 milles dans les rues de Mpnt-i réal au mois d’août dernier ne manqueront pas d’aller au Parc Delorimier samedi prochain, La lista des inscriptions est ouverte à la maison du club, 325, rue rue Université.C’est là que l’on peut se procurer des billets.Colligan.Layden.McDonald.Walsh.Welsh.Centres .Degray .Attaques .Somerville .Attaques .Denneny Extérieurs.,M.Cummins Intérieurs Mike Cummins EN RAS D’UN BALCON Adélard Lapierre, âgé de 48 ans, est tombé samedi soir vers 7 heures 30, d’un balcon du troisième étage, à sa demeure, 687 rue Wolfe.Le blessé a été transporté A l’hôpital Notre-Dame- où- son état eBt’ crftiqaeV Arbitres: Pete Murphy et Tim Slattery.SOMMAIRE 1ère Période 1—Montréal McDonald .5.45 2—Montréal Colligan .11.00 3—Montréal Walsh .35 2ème Péri («de 4—Montréal Walsh 1.00 5—Cornwall Degray 2.20 6—Montréal Walsh .30 7—Cornwall M.Cummings.1.10 Sème Période.8—Cornwall Dennenny.6.30 9—Montréal Macdonald .4.30 4ème Période 10—Montrai Macdonald.12.05 Il Cornwall Degan 4.30 12—Montréal Macdonald .3.40 Résultat Cornwall, final Montréal, 8 “ Big Tim ” Sullivan LE CADAVRE DU POLITICIEN NEW-YORKAIS EST DECOUVERT A LA MORGUE DE NEW YORK.New-York, 15.— l^e mystère qui entourait la disparition de M.Timothy D.Sullivan, connu sous le nom de "Big Tun”, a été enfin éclairci.Un corps qui était A la morgue de Fordham depuis treize jours, a été reconnu comme étant celui de M.Sullivan.Le corps fut trouvé A deux cents pieds de Pelham Parkway, sur la voie du New York, New-Havan and Hartford, le 31 août.On sait que M.Sullivan ne jouissais plus, depuis nu certain temps,de toute» «es facultés.H est 'probable David a battu le record de Cîeghorn IL A FRANCHI LE MILLE EN 1.15 2-5.- LE RECORD PRECEDENT ETAIT DE 1.17 1-5.— RESUL- TATS DES EPREUVES D’HIER.Les courses de motocyclettes et de bicyclettes continuent à plaire au public montréalais.Hier après-midi une assistance assez nomÇireuSn s'était rendue au parc Delorimier pour voir nos meilleurs coureurs aux prises.Les épreuves furent des plue intéressantes et.un nouveau record fut établi.David „ fait mieux que Oleghorn; il n parcouru le mille en 1.15 2-5 tandis que le record antérieur était de 1.17 1-5.Voici les résultats des courses qui ont eu lieu hier : 1ère Course, bicycles, un mille — 1er y t-Plerre, 2.Lape rie, 3.Williski.— Temps, 1.22 4-5.2ème course, motocyclettes, essai du mille — David: 1 m.15 2-5.Il bat le record de Cleghorn, qui était de 1 m.171-5.Martineau : 1 m.16 3-5.3ème course, trois milles, moto.— 1er Martineau, 3.56 1-5.2.Cleghorn 3.David.4ème course.3 milles, bicycles.— 1er St-Plerro: temps, 9.32 2-5.2.Laperle.3.Lefebvre.5ème course, 5 milles, moto.— 1er Martineau: 6.25, 2 Cleghorn; 3 David.ùème course, 5 milles, bicycles, handicap.— 1er Williski, 150 verge»: 2 St-Pierre, scratch; 3 Lefebvre, 200 verges.Temps, 13,46 2-5.¦Jèrrie course, 5 milles, moto, handicap.— 1er Mnrt'n^au, scratch; 2 Cleghorn, 150 verges: 3 Brown, 1 tour.— Temps, 6.33 1-5.Dr Dufeutreullle, starter.A.Rarrère, A.V, Rousseau, ohro nomêbreurs.Juges, Roussel,-AuMn, •O'FarreL DANS LE Monde Ouvrier —n^pîiür LES MAGASINS COOPERATIFS Une sociétés coopérative de consommation est en bonne voie de formation à Montréal.Mais, elle doit recruter ses membres seulement parmi les employés de chemin de fer ou les employés de la compagnie des tramways.Cette société nouvelle, dont les noms des officiers seront prochainement divulgués, est J'une des branches de l’Association Canadienne des employés de chemin de fer, dont le siège principal est à Toronto, et qui a des ramifications à Ottawa, à Québec et en plusieurs autres villes.Elle est incorporée.L’organisateur général est M.F.R.Mitchell, bien connu dans les milieux ouvriers des chemins de fer.C’est la première fols qu’une tentative de, ce genre est essayée en notre ville d’une manière sérieuse et avec grandes chances de succès.L’institution des magasins coopératifs a pris naissance en Grande-Bretagne, au milieu du 17e siècle.Ses succès fut simplement merveilleux.Le premier magasin coopératif fut établi en 110, en Ecosse, pays alors très pauvre; l’argent y était chose inconnue, les habitants y échangeaient simplement entre eux, leurs produits.En 1862, les sociétés coopératives dans le monde étaient au nombre de deux millions.Durant ce laps de temps, en Grande-Bretagne, l’ensem-b’.e des capitaux s’était élevé de deux millions de dollars environ à $184,-000,000.En 1862, le total des ventes s’élevait à un peu plus de $11,000,000; en 1910, il s'éleva à $578 552,485.Le profit net en 1862 était de $827,000; en 1910.il fut de $55,993,500.Ces chiffres sont éloquents.Beaucoup se demandent comment il se fait que les magasins coopératifs ne soient pas établis à Montréal, et que le système lui-même y soit presque inconnu.Cependant, sur l’heureuse initiative de l'Association des employés de magasins de commerce et d’industrie, un cc-tamencernent de “système coopératif”, si l’on peut ainsi dire, a été mis en oeuvre, et déjà les membres se louent du résultat heureux de ce système.La nouvelle société des employés de chemins de fer va fournir aux autres ouvriers montréalais l’occasion de s’instruire, en attendant qu’ils sui-vënt Texatnple des travailleurs des autres pays.NOUVEAU DELEGUE L’Union des cordonniers finisseurs de Montréal, à sa dernière assemblée, vendredi soir, a élu M.A.Mathieu, en qualifiT de délégué au Congrès des Métiers et du Travail, qui s’ouvrira lundi prochain.De grands efforts sont faits par les organisateurs du Congrès, en vue d’amener toutes les organisations à se faire représenter à cette convention.REUNIONS POUR CE SOIR.3e lundi du mois: AU TEMPLE DU TRAVAIL: —Union des charpentiers-menuisiers.—-Union des employés des sciéries mécaniquea.—Union des charpentiers en fer.—Union des mireurs d’oeufs.A LA SALLE DIONNE: —Union des travailleurs en “stock”, des manufactures de chaussures.—Union des cordonniers monteur?et ouvriers en “turns”.A LA SALLE SAINT-JOSEPH: —Union des peintres décorateurs.A LA SALLE EMPIRE: —Union des machinistes de Lachi-ne.L’identité de la victime Baltimore, 14.— Le cadavre du “bookmaker” trouvé dans une maison vacante d’Ottawa, mardi dernier, serait celui d’un nommé Charles Robi-nowitz, et non d’Abe Rubenstein.s’il faut en croire les déclarations d’une dame Robiniwitz de cette ville.Celle-ci déclare que son mari l’a abandonnée il y a un an.Elle a reçu une lettre de lui, il y a quelques mois, l’avertissant qu'il quittait Chicago pour aller s’établir à Brooklyn.Elle ajoute que Robiniwitz suivait toutes les courses importantes de chevaux sous le nom de Robinson.Son père était rabbin à New-York où il fut tué dans une synagogue il y a vingt ans.Shapiro, Dreyfus et les femmes Simms et Bingham Ottawa, 14.— Quatre des cinq prisonniers qui furent arrêtés à Montréal il y a quelques jours à la suite de la mort mystérieuse de Rubenstein, le 28 août, ont comparu en cour de police aujourd’hui.On ne leur demanda pas s’ils plaidaient coupables ou non-coupables, et l’audience fut renvoyée à samedi procain.Les quatre prisonniers sont Nathan Shapiro, qui employait Rubenstein ; Charles Dreyfus qui était en compagnie de la victime le soir qu’elle disparut; Bessie Simms et Lottie Gingham, deux négresses qui étaient aussi en compagnie de Rubenstein le soir du meurtre.Le cinquième prisonnier, R.H.Duno, de Toronto, retenu comme témoin, comparut sous une accusation de vagabondage.Son procès fut aussi remis à huitaine.Des détectives ont trouvé sur Duno une clef du magasin vacant dans lequel le corps de Rubenstein fut découvert.Duno prétend qu'il était employé dans l’établissement.et qu’il garda la clef par erreur, lorsqu'il fut fermé.A.E.Fripp, C.R., MM.P., avocat de Shapiro et Dreyfus, a demandé à la cour d’admettre ses deux clients à caution, mais cette requête a été rejetée* Chemin de fer Canadien N®rd de Québec Comme le Pacifique Canadien supprimera son train qui partait de la gare Viger à 5.10 p.rr,., le vendredi seulement, après le 14 septembre, le train No 42 du Canadien Nord qui partait de Montfort à 4.40 p.m.sera discontinué après la date précitée et le train No 40 qui est censé partir de la Jonction de Montfort à 5.25 p.m.tous les jours excepté le vendredi et le dimanche circulera maintenant tous les jours excepté le dimanche et fera raccordement avec le train du Pacifique Canadien qui part de Montréal, gare de la place Viger à 4.50 p.m.J c Pacifique Canadien discontinuera aussi son train de 1.25 p.m.de la gare de la rue Windsor après samedi le 13 septembre le train No 44 du Canadien Nord sera par conséquent supprimé après cette date, et un train additionnel partira de la jonction de Montfort le samedi seulement à 3.40 p.m.arrivant à Huberdeau à 4.25 p.m.et faisant raccordement avec le train du Pacifique Canadien qui part de la gare de la Place Viger à 2.15 p.m.Le reste du service sur l’embranchement de Montfort demeurera le même jusqu’à avis contraire.r> 11 succombe à la suite d’uue querelle Toronto, 14.—A la suite d’une vive altercation avec son fils, M.James Gaynor, 67 ans.cousin de feu' le maire Gaynor, de New-York, a été trouvé mort à son domicile, 337 rue Mutual, hier soir.La police a arrêté h fils de la victime pour qu’il donne de: explications sur la mort, de son père M.Gaynor est un entrepreneur et il est en société avec son fils George.La dispute est venue au sujet de la construction d’une maison dans Rose-dale.Lorsque la discussion devint un peu vive, la ménagère Mme Wheeler se retira.Quelques minutes après M.George Gaynor alla la cherche» en toute hâte, en lui disant que son père venait de perdre connaissance.Les voisins furent appelés et on téléphona pour un médecin, mais ce der-.üier no»-put que constater la morii f VOL.IV.—No.215 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 15 SEPTEMBRE 1913 S CONGRES DES SERVICES SANITAIRES L’INTERCOLONIAL M.GUTELIUS ANNONCE QUE DES TRAVAUX IMPORTANTS VONT ETRE FAITS DANS LE BUT D’AMELIORER CE CHEMIN DE FER.Le programme officiel des séances.— Les sujets de discussion.Li* W Congrès annuel des Services Sanitaires de la Province de Québec Îiendra ?«s séances à l’Université .aval, les i'£; 17 et 18 du courant.Les problèmes les plus importants touchant l’hygiène publique seront traités, tel, la mortalité infantile, l'inspection médicale des écoles, la tuberculose, le logement, etc.Voici le programme officiel du congrès:— Mardi soir le 16, ouverture.Discours du maire Lavallée, de Mgr l'archevêque, de l’évêque anglican Farthing, de M.J.L.Décarie, secrétaire de la province.Deux conférences seront données, à cetle séance, dont l’une, par le docteur T.A.Star-key, professeur d’hygiène au McGill, sur “Les responsabilités des municipalités dans la mise en force des mesures sanitaires” et l’autre, par le docteur C.N.Valin, professeur d'hygiène à l’Université Laval, sur "Les avantages de l’hygiène publique”.PREMIER JOUR Après-midi: (a) Ouverture de la séance par le président de la Convention.(b) Annonces par le Secrétaire de li Convention.(c) Rapport du Comité sur l’enseignement de l’hygiène (Dr J.Edouard Laberge, rapporteur).Discussion ouverte par : Dr.L.P.de Grandpré, j>r.1.N.Chaussé, Dr.Léo Pariseau.(d) Rapport du Comité sur les maladies vénériennes (Dr.P.V.Faucher, rapporteur).—Discussion.A 4 heures 1-2, parade sur le Champ de Mars, de l’outillage muni cipal pour le nettoyage de la ville de Montréal.Le soir: séance de gala.DEUXIEME JOUR Matin — (0 a.m.) (a) Rapport du comité sur l'inspection médicale des écoles (Dr Arthur Simard, rapporteur) — Discussion ouverte par : Dr J.A.Beaudry, Dr L.P.de Grandpré, Dr A.Iv.Malouf.Dr E.Lavigne.(b) Législation étrangère relative à l'inspection médicale des écoles, par le Dr J.A.Baudouin.— Discussion.(c) De l'hygiène scolaire et de son influence sur le physique ci le moral des écoliers, par M.J.P.La-barre.Discussion par : Dr Léo Parizeau .(d) Démonstration pratique.L'établissement de la fiche sanitaire individuelle des écoliers (Dr J.Edouard Laberge).Après-midi 2 p.m.) (a) Comment peut intervenir l’autorité sanitaire municipale dans la lutte à faire contre la mortalité infantile, par le Dr Adélard Corsin.— Discussion ouverte par : Dr J.A.Rouleau, Dr J.A.Baudouin, Dr J.V Beaudry.(b) Inspection de la viande, par M.Killam.— Discussion.te) Les avantages économiques de l’hygiène publique, par le Dr C.N.Valin.— Discussion.(d) Aanalyse chimique du lait, par le Dr G.H.Baril.— Discussion par : Dr Léo Pariseau.(e) Analyse bactériologique du lait, par le Dr Arthur Bernier.— Discussion par : Dr Léo Pariseau.Soir — (a) L’application judicieuse de l’hygiène pratique dans nos municipalités, lutte contre les diverses maladies contagieuses, par le Dr C.R.Paquin.— Discussion , ouverte par ; Dr J.A.Beaudry, Dr Emile Nadeau, Dr J.A.Baudouin.(b) Rapport du comité sur la protection des cours d’eau.(Rapporteurs : MM.Janin et Meadows).(c) L’approvisionnement d’eau dans la province de Québec, par le Dr Mac-H.MeCready.— Discussion par M.James O.Meadows, ingénieur sanitaire.(d) Les réseaux d’égouts dans la province de Québec, ce que relève l’inspection, par M.Théo.Lafreniè-re, 1.C.— Discussion ouverte par : M.James O.Meadows, ingénieur sanitaire.TROISIEME JOUR Matin—(a) Ce que doit être l’organisation municipale pour la lutte contre la tuberculose, par le Dr Ad-jutor Savard.— Discussion ouverte par: Dr Eugène Grenier, Dr Emile Nadeau, Dr Th.Savary.(b) Le logement de l’ouvrier, par le Dr Edgar Couillard.— Discussion ouverte par: Dr Emile Nadeau, Dr J.A.Baudouin.(c) Ce que les inspecteurs régionaux pourraient faire pour améliorer le service des statistiques, par le Dr .1.W.Bonnier.— Discussion ouverte par: Dr M.O.B.Ward, Dr J.A .Beaudry.Après-midi—(a) La guerre aux mouches, par le Dr Lome Drum.— Discussion.(b) Enseignement de l’hygiène, par le Dr S.G.Paquin — Discussion.(c) La Variole et la pratique de la Vaccination, par le Dr J.-Edouard Laberge.— Discussion par: Dr J.'A.Beaudry, Dr Léo Pariseau.(dl Porteurs de bacilleis, par le Dr G.E.Martineau.— Discussion.(e) Paper, by Dr John Hayes.— Discussion.(f) .Conférence, par le Dr Henri Saint-Georges.—Discussion.(g) A travers les comptes rendus de nos conventions sanitaires, par le Dr Elzéar Pelletier,—Discussion.(h) Choix du lieu de réunion pour la prochaine convention.(i) Eletcion des officiers.Les nouvelles usines du Mont Rolland Samedi après-midi, une joyeuse i fête réunissait patrons et employés des manufactures de papier Rolland, ¦ à l’occasion de l’inauguration des usi-: nés du Mont-Rolland, (Sainte-Adèle).A leur arrivée, les visiteurs • de i Montréal ou de Saint-Jérôme furent j invités à faire la visite des usines.M.i L.J.Fauteux, l’entrepreneur de la i construction, se chargea de donner des j explications aux journalistes.Tout le | personnel était à son poste, et nous avons pu voir comment il se fait que des chiffons ou du bois peuvent devenir du papier.Lorsque la visite fut terminée, vers midi, tous furent conviés au banquet.Plusieurs orateurs adressèrent la parole: M.La brie, secrétaire de la com-i pagnie, porta la santé du président.Puis tour à tour parlèrent M.S.J.1 B.Rolland, président, MM.Jean, Hen-j ri, Pierre, Emile Rolland, directeurs de la compagnie.M.Berthie adressa la parole au nom des employés.M.Fauteux, avocat de Saint-Eusta-i ehe, fit un très beau discours que le manque d’espace nous empêche de re-produire.La santé de la presse fut portée par M.Marchand, et celle des dames, par le Dr Fournier.M.J.E.Brunet, représentant du “Canada”, répondit au nom de la presse.Les Laxalifs NA-DRU-CO différent en ceqn’il* ne donnent pas de colique, ne purgent pas ni ne causent de nausée, ni ne perdent leur efficacité par un emploi continu.Vous pouvez toujours vous y fier.25c.la boita chez taire phineaclen.Natlsnal Drag ami Chemical C*.al Canada, Urafled.Plus de quatre cents personnes ont pris part à la fête parmi lesquelles nous avons remarqué celles dont les noms suivent: MM.J.B.Rolland, président de la Compagnie Rolland, G.Rolland, vice-président ; Henri Rolland, gérant à Saint-Jérôme; Jean Rolland, gérant à Sainte-Adèle; Olivier Rolland, chimiste de Saint-Jérôme; Achille Rolland, assistant-gérant à Sainte-Adèle; Emile Rolland, directeur; A.Monet, sur-intendant à Sainte-Adèle; A.Lan-threr, comptable ; A.Desjardins, assistant-comptable; C.Dawson, gérant des ventes; Dr O.F.Mercier, Dr Voornier.L T'’brie, secrétaire de la Compagnie à Toronto, et F.Lortie, représentant de la Compagnie, à Quebec, etc., etc.Après la fête, nous avons eu le plai sir de causer avec M.S.J.B.Rollajid, le président de la compagnie: “Depuis trente ans que la compagnie est fondée, dit-il, nous n’avons jamais eu une seule grève.Vous pouvez peut-être me demander comment cela se fait.Eh bien, voici la manière dont les patrons traitent leurs ouvriers: ceux qui sont blessés à l’usine reçoivent leur salaire entier; ceux qui sont malades en reçoivent la moitié.Les vieux employés qui ne peuvent plus travailler reçoivent le même salaire jusqu’à leur mort.Dans une même famille, nous pouvons souvent compter jusqu’à cinq générations.Et chose particulière à nos ouvriers, ils sont presque tous propriétaires.En un mot, nous donnons à nos ouvriers ce que nous voudrions avoir si nous étions à leur -place.” Ces paroles n’ont pas besoin de commentaires, et il serait superflu de dire que l’union parfaite règne entre les ouvriers et les patrons, au Mont Rolland.-f- ACCIDENT D’AUTOMOBILE Hier soir, vers 8 heures 30, coin Inspecteur et Saint-Jacques, une automobile conduite par M.Louis Barbeau a renversé une jeune fille du nom de B.Huot, âgée de 17 ans.Après avoir été pansée à l’hôpital Notre-Dame, la jeune fille a pu retourner chez ses parents, 616 rua Saint-Jacques.M.F.P.Gutelius, gérant-général des chemins de fer du gouvernement, a déclaré, hier soir, qu’il y aurait des changements considérables d’apportés à ITntercolonial.On se propose de faire une réorganisation complète.Le nouveau programme comporte la création de deux nouveaux départements, la pose d’une voie double sur certains réseaux de la voie, l’insta dation du téléphone entre les gares de Moncton et de Saint-Jean, la construction de plusieurs gares, notamment une à Truro, celle-ci sera l’une des plus belles gares de tout le pays.Dans le premier des deux départements on s’occupera de la consommation du combustible.M.Robert Simpson en aura la gérance.M.B.K.COURTES DÉPÊCHES L’OR DANS LA COLOMBIE Vancouver, C.A., 16.—On a la confirmation de la nouvelle d’une découverte d’or sur le ruisseau Saybala, près de Teikway, C.A.Un nugget d’un pouce de circonférence a été trouvé.UN PORTRAIT DE WELLINGTON Londres, 15.—On vient de trouver un portrait du duc de Wellington dû au pinceau de Tunbridge Wells.Les commissaires de la Galerie Nationale sont à faire des démarches pour son acquisition.L’ELECTION DE MIDDLESEX EST London, Ont, 15.—L’échevin Frank Glass a été choisi comme candidat conservateur dans le comté d’East Middlesex pour le siège rendu vacant par la mort de M.Peter Elson, M.P.AVIATEUR ROUMAIN TUE Bucharest, Roumanie, 15.— Un aviateur du nom de Vlaicu s’est tué hier soir, dans un vol d’essai avec un aéroplane de son invention.Il avait l’intention de voler au-dessus des montagnes Carpathes.MOULIN INCENDIE Perth, N.-B., 14.— Le moulin à scie J.D.McLaughlin, à Three Brooks, a été détruit hier midi par un incendie.Les pertes sont de $10,-000.SUICIDE DANS LES CHUTES.Chutes Niagara, Ont., 14, — Un jeune homme, encore inconnu, s’est suicidé samedi dernier, en se jetant dans les chutes, près de Table Rock.-f- Notre poste rurale Ottawa, 15.—A la date du 1er septembre, il y avait au Canada, 1,675 routes rurales desservant près de 70.000 boîtes à lettres.De plus 511 routes étaient à l’étude, de sorte qu’il y avait 2,400 routes desservies ou sur le point d’être desservies.En 1911, il n’y avait que 614 routes faisant le service de 16,000 boîtes.Depuis 1911, le gouvernement a ouvert 1,390 nouveaux bureaux de poste de même que 675 nouveaux bureaux de mandats-poste.Depuis le 1er octobre 1911 jusqu’à présent, les sommes d’argent expédiées par mandats-poste indiquent une augmentation de$38,880,000.Le nombre des mandats-poste dans cette période s’est augmenté de 2,709.000 soit de 36 pour cent.Les sommes remises sur les billets postaux depuis cette époque indiquent une augmentation de 19 pour cent.Kluck a été nommé gérant du deuxième département qui pourvoira à l’achat, à la distribution et la pose des dormants.Les deux nouveaux gérants sont très capables.M.Gutelius veut ausisi augmenter la main-d’oeuvre dans les usines de la compagnie de manière que toutes les réparations, tant celles des wagons que celles des locomotives, soient faites par la compagnie sans qu’elle ait besoin de s’adresser ailleurs.Les nouvelles gares seront construites à Bathurst et Sussex, dans le Nouveau-Brunswick, et à Truro, dans la Nouvelle-Ecosse.On commencera incessamment des travaux de nivelage de la voie où le besoin s’en fait sentir.Aux Assises LE PROCES PHILIAS MAHEU.— QUELQUES MISES EN ACCUSATION ET QUATRE ORDONNANCES DE NON-LIEU.A l’ouverture de la séance de la cour d’Assises, samedi matin, les f [rands jurés ont fait rapport! dans es affaires suivantes: Mises en accusation : Aurelle L.Bélanger, vol; William Cassidy, vol; William Courtemanche, tentative de vol avec effraction; Luigi Villani, voies de fait grave.Ils ont prononcé le non-lieu dans les cas suivants : — Wilfrid Lagacé, Samuel Lipchits, John Lauden, Eaves, Thomas Poulos et Stephanos Psaris.Les grands jurés termineront leur besogne lundi.Le tribunal a commencé après, l’instruction de l’affaire Philias Mathieu, accusé d’avoir causé des blessures sérieuses, à un de ses compagnons de travail, Casimir Melsico-vitch, un Polonais, en le frappant dans le dos avec un fer rougi, aux usines Angus, le 17 juin dernier.L’audience a été remise à lundi immédiatement après l’appel des témoins.L’inculpé est en liberté sur caution.-«.- “ J’ai tué pour sauver mon père ” Leonard McGibbon accusé d’avoir, le 21 août dernier, tué son cousin John, a'déclaré samedi matin devant le magistrat Carrier de Sainte-Scholastique, qu'il avait agi ainsi pour sauver son père.L’enquête a été remise à ce matin.Samedi l’on a entendu trois témoins pour la défense: l’accusé, son frère et son père.Tous trois ont juré que le premier coup de feu avait été viré par le défunt.Tous les témoignages rendus samedi sont contradictoires à celui qui a été donné il y a une semaine par la sœur du défunt, Elizabeth McGibbon.-f- Trains spéciaux pour Empress A l'occasion du départ de 1’ “Empress of Ireland’’ de Québec, jeudi le 18 septembre, un train “spécial pour Empress”, comprenant wagons de colons, wagons de première classe et wagon-buffet et wagon-salon parti-rêal, gare de la rue Windsor à 8.30 p.m.mercredi le 17 septembre.Un autre train “spécial pour Empress”, comprenant wagons de jour, wagons-buffet et wagon-salon partira de la gare de la rue Windsor à 9.50 a.m.jeudi le 18 septembre se rendant directement aux abords du paquebot à Québec.Déjeuner-dîner prêt à 9.15 a.m.r, Grande Exposition — de — FOURRURES Nous exposons en ce moment dans nos salons tous les modèles les plus nouveaux et toutes les dernières créations de Paris et de New-York.Choix sans précédent et qui ne peut être égalé par aucune autre maison sur ce continent.Nos prix sont toujours aussi modérés que possibles.Chas.Desjardins & Cie, LIMITEE.130 RUE SAINT-DENIS r DC UE DC m DG DE TEL.SEUL.ST-LOUIS 6124 INSTITUT GAU8E 193 AVE.MONT-ROYAL OUEST NOUS TRAITONS AVEC SUCCES Cancers, Rhumatismes, Ulcères, Maladies chroniques, Neurasthénie et Affections nerveuses.Maladies du Sang.Nos méthodes sont efficaces parce qu'elles agissent sur le sang.L BROCHURE GRATUITE EXPEDIEE SUR DEMANDE.J IL—Il-|[=tF ni 3C =3C J Automne 1913 MESDAMES, Vous êtes respectueusement invitées à assister à notre Ouverture des Modes qui se continuera toute cette semaine.Vous y verrez exposées les plus élégantes créations des grands centres de la mode dans les CHAPEAUX, COSTUMES, MANTEAUX, SOIE FIES, ETOFFES A COSTUMES, etc.pas de cartes par la malle.le PACIFIQUE Canadien TORONTO *9.OS .m., et *10.00 p.m.à I.pare Union WAGON-OBSERVATOIRE BIBLIOTHEQUE, SALON AU TRAIN DU JOUR *11.00 p.m., à la gare de la rue Yonsre WAGONS A COMPARTIMENTS ET WAGONS-LITS ECLAIRES A L’ELECTRICITE PISTE DE COURSES DE DORVAL Lundi.15 septembre De la gare Windsor, 1.30 p.m., 1.55 p.m., 2.20 p.m.; retour après la dernière course.Billets simples, loc, retour 25c.TRAINS SPECIAUX POUR EMPRESS De la rue Windsor 8.30 p.m.17 septembre 9.50 a.m.18 septembre Directement aux abords du paquebot.TAUX REDUITS POUR LA COTE DU PACIFIQUE Du 25 sept., au 10 oct.Vancouver, Victoria, Seattle, Portland, Sat Franciscp, etc.EXCURSIONS DE COLONS Billets d’aller et retour en vente par Winnipeg, Edmonton et gares intermédiaires.Tous les mardis jusqu’au 28 octobre.Limite 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Caron demandeur, vs.Henri Lnngluis, défendeur.Le 24me jour de septembre 1913, h dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.133 Ave.de l’Epée, en la ci-lé de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur.saisis en cette cause, consistant en meubles et articles de ménage.Conditions: urgent comptant.THOMAS N.PROULX, H.C.S.Montréal, 15 septembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No.3604.Canadian Consolidated Lands Ltd., demanderesse, vs.J.A.Prévost et ('de., défendeurs.Le 2-îme jour de septembre 1913.à dix heures de l’a-vant-inidi, à la place, d’affaires des dits défendeurs, au No.10 rue Saint-Jean, chambre 400 en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des (lits défendeurs, saisis en cette cause, consistant en un typewriter, meubles, etc.Conditions : argent comptant.C.T.JETTE, H.C.S.Montréal, 13 septembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.8929.-Arthur I.a-frenière, demandeur, vs.\l»'x.Bryson.Le 24me.jour de septembre 1913, à dix heures de l’avant-midi, au No.170, 8inc Avenue à Rosemont, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice, 1rs biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en couchette en fer, etc., etc.Conditions : argent comptant.ELLE ROCHON, H.C.S.Montréal, 15 septembre 1913.Comme nous n’envoyons nous prions nos clients de prendre cette annonce comme invitation et de venir visiter notre exposition qui aura un éclat sans précédent.Filiatrault & Lesage La Populaire Maison Canadienne-fr ançaise.429 BOULEVARD SAINT-LAURENT MODISTE : Mlle A.CHAMBERLAND.f-n'ÿt'Y Iîs§$s iff.îïï SUR une machine à écrire ordinaire essayer d'augmenter la vitesse dans l’opération c’est sacrifier la netteté de la copie.Invariablement les lettres (caractères) se superposent, car la dépression n’est pas régulière.Mais avec l’UNDERWOOD la copie est toujours nette, que vous écriviez 127 mots à la minute ou seulement 30.Cette perfection de mécanisme provient de la tension individuelle et de l’uniformité de la dépression des touches.Avez-vous une UNDERWOOD?United Typewriter Go.Limited 109 NOTRE-DAME OUEST, MONTREAL Et dans toutes les principales villes du Canada Renseignement ménager (De notre correspondant) Québec, 13.— A la réunion des chefs de l’enseignement agricole et I ménager dans la province, tenue jeudi au parlement, un vœu important a été émis au sujet de l’enseignement 1 à être donné aux institutrices qui a 1 été omis dans le.compte rendu paru hier.Les délégués avaient à repondre à la question suivante : “Quel ; enseignement ménager et agricole j doit-on donner aux instituteurs et Institutrices dans les Ecoles Normales ?” Après discussion, le vœu suivant a été adopté sur motion de M.le chanoine G.Dauth, vice-rccteur de l’Université Laval : “Un enseignement ménager et agricole doit continuer à être donné ré g 1 ''renient aux élèves-instituteurs et institutrices dans les Ecoles Normales au moyen de conférences et cours abrégés, par des conférenciers et professeurs d’agriculture.Afin qu’il y Bit de la suite dans cet enseignement les sujets à être traités devront être déterminés par les officiers du ministère do l’Agriculture.” PROVINCE DE QUEBEC, district de Mon-t réal, Cour de Circuit No.85.‘.2.Donat Hoch de Montréal, demandeur, vs.!.Gravel, de Montréal, défendeur.Ce vingt-quatrième juin- de septembre 1913, il dix heures de.l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.353 rue DeLanaudière, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meul les de ménage, etc.Conditions : argent comptant, M.J.A.DECELEES, H.C.S.Montréal, 15 septembre 1913.Est paru "LES CHRONIQUES" de Leon Lorrain Sr vend 23 sous-Joli volume, couverture illuss Irée en deux couleurs.Expédié franco contre envol de 27 cents au Devoir.m o» M Feuilleton du DEVOIR LE Nouveau Dodeur par JULES PRAVIEUX a (Suite) II Bri’iiay-sur-Andurge, “chef - lieu de canton”, est une manière de petite capitale, un “centre”, pour la région.Celte métropole de cinq mille deux cent quinze habitants commande à quinze villages peuples de cultivateurs, de fermiers, d’“ele-veurs”,e! qui reconnaissent de bonne grâce la suprématie de ses foires et de ses marchés, ('.’est “la ville” pour tous les gens de la région.Il faudrait être bien envieux pour chicaner à Brenay la dénomination de ville ! Parcourez scs rues pavées et bordées de trottoirs ; lisez les enseignes de ses magasins qui ne se gênent pas pour s'intituler “bazars’, “comptoirs” ; regardez ses maisons dont plusieurs — principalement dans la rue “de la Tour”, le quartier riche — veulent se donner des airs de villas, de chalets avec la plaque émaillé qui leur décerne un nom romantique, et vous saurez que vous n’èlcs pas à la campagne, mais bel et bien en ville.Et s’il vous prenait fantaisie d’en douter, un coup d’oeil aux trois bureaux d’octroi qui gardent les trois entrées de Brenay vous convaincrait que vous n’èles pus chez les nègres, niais chez des citadins de France conscients de leurs charges encore plus que de leurs droits, et qui savent ce que payer veut dire.Du reste, il y a dix ans, lu mairie n’ii-t-cllc pas été promue sur place au rang d’“hôtcl de ville” : elle en porte glorieusement ie titre inscrit en lettres d’or au plus haut de sa façade.Brenay-sur-Andarge est réputée, jalousée et même quelque peu raillée pour sa coquetterie de petite ville qui veut copier Ve.rney, le chef-lieu: vous trouverez des gens pour lui imputer à crime son goût des élégances de la vie.Le tablier blanc brodé y est de rigueur pour les petites bonnes qui s’en vont en courses; les dames n’y sont pas autorisées à se montrer sans chapeau par les rues, et lorsqu’elles se font visite, elles doivent tenir à la main leur, porte-cartes, ostensiblement.Les messieurs n’y sortent qu’en gants, et onl, au mois de juin, des pardessus de demi-snison.Il y a un abattoir: c’est la ville.¦ Les dames de la bourgeoisie, “ces dames”, comme on les désigne à Brenay et comme elles s’appellent elles-mêmes pour se distinguer des “femmes”, y forment une façon ; d'aristocratie sans grande morgue, mais non sans prétentions.On se voit, on sc reçoit, on a son “jour” avec tasse de thé, où l’on grignote des petits fours en même temps que la vie du prochain qu’on épluche, qu’on épluche! Brenay passe dans le canton pour une “ville à potins”.Il est vrai que de diables de “po-lins” y trottent par les rues, entrent dans Imites les maisons, passent d’un salon à l’autre et retournent au lavoir qui trop souvent les a vus naître.Où donc est le prodige?Des potins ont toujours couru toutes les petites villes depuis si longtemps qu’il y a des femmes et qui parlent.Y’ous entendrez dire un peu partout dans le canton: “Oh! Brenay est un pays de rentiers!” De fait, les rentiers originaires de Brenay ou d’ailleurs y sont nombreux.Des retraités, d’anciens fonctionnaires y ont pris racine, attirés ou retenus sur les rives de l’Andarge par les ! facilités de chasse et de pêche que leur procure la région, par l’agrément des relations qu’ils comptent s’y faire, ci peut-être aussi — mais il serait téméraire de l’affirmer — ' par la grâce du paysage.Cette vallée de l’Andarge que Brenay domine de ki colline où, jadiQ ®tius la protection d’un seigneur fïNdal, des maisons s’étaient groupées autour d’un château, n’a rien, dans ses aspects, de tourmenté, de pittoresque, de “bords du Rhin”.Avec son horizon fermé par la ligne bleue des premiers monts du Morvan, ses vastes prairies où les troupeaux de boeufs font de grandes taches blanches, scs bouquets de bois, sa rivière qui y promène familièrement sa nonchalance de couleuvre, la vallée où, dans les temps lointains, Brenay est venue so poser au flanc d’un coteau, semble créée pour le repos des yeux et de l’âme.On voudrait être rentier pour s’y établir, y endormir ses rancoeurs dans la monotonie des jours, laisser flâner ses rêves au bord de la paresseuse Andarge, connaître le bonheur de vivre sans s’en apercevoir.Comment expliquer que Brenay-sur-Andarge, avec ses cinq mille habitants, n’eût pas encore ses deux ou trois médecins ?Le docteur Chanteau, qui y exerçail depuis quarante ans, avait toujours élé seul de sa profession.En dépit de son caractère raboteux, de sa science un peu vieillotte, il y jouissait d’une autorité telle, l’estime qui s’attachait à son nom y ressemblait si bien à de la popularité, qu’il paraissait défier la concurrence.Il ne chômait jamais.Aux époques de l’année où soufflait un vent de grippe, où l’on éternuait, toussai!, se mouchait un peu partout dans la ville, le docteur Chanteau ne savait où donner de la tête, mais il venait à bout de ce surcroît de travail, en prescrivant invariablement à tous la potion gommeuse qu'on prend “par cuillerées à soupe toutes les deux heures” et le cataplasme qu'on «'Applique “sur la poitrine et entre les épaules”.F.t quand les temps étaient révolus, celle tempête d'éternuements, de toux se calmait tout aussi bien que si une bande de docteurs armés d'ordonnaners plus savantes eût été là pour l’anéantir.Puisque cet état de choses durait depuis quarante ans.quelles raisons y avail-il donc de le changer?Tout le monde s'en trouvait bien, et l’épidémie passée, personne ne se plaignait, ni les vivants ni les morts, les vivants parce qu’ils n’étaient pas morts, les morts parce que, par état, ils sont toujours contents.Aussi, tous les jeunes médecins à la recherche d’un posle, qui venaient pour con-naîlre la situation, repartaienl-il.s découragés.Le docteur Chanteau était, pour Brenay-sur-Andarge, une habitude, une tradition: c’était là sa force avec laquelle les autres médecins n’osaient entrer en lutte.Pierre Bravières avait eu plus d’audace: lorsqu’il eut passé sa thèse, il vint à Brenay faire sa petite enquête.Consulté par lui, l’abbé Tha-rot, curé-doyen, ne put déconseiller ail jeune homme de .s’y fixer.C’était de (vint coeur que l’abbé Tharot, curé-doyen de Brenay-sur-Andarge, avait offert l’hospitalité du presbytère au nouveau médecin.Pierre Bravières était le neveu de son ancien condisciple, de son ami l’abbé Perrière, curé-arehiprètre de la cathédrale de Verney.Celui-ci avait recommandé Pierre à la solli-ritude du curé de Brenay.Aussi, lorsque le jeune homme s’était pré-senlé, l’abbé Tharot lui avait fait très bon accueil.Comme le docteur Bravières lui annonçait qu’il venait de louer la maison de l’ancien notaire, mais qu’il ne pourrait l'habiter avant plusieurs semaines à cause des réparations jugées nécessaires, l’abbé Tharot lui avait demandé: -—Et en attendant, où logerez-vou s ?—Je prendrai pension, et j’aurai ma chambre à l’hôtel du Commerce, avait répondu le jeune homme.—Cet hôtel du Commerce, avait dit l’abbé Tharot, est le meilleur de Brenay, assurément, mais vous y serez bien peu chez vous; les jours de marché, dp foire, vous vivrez dans la cohue, la bousculade.Le presbytère que la commune a consenti à me louer un prix, en somme, aceptable, est vaste, trop vaste pour mon vicaire et pour moi.Je puis vous offrir une chambre, deux chambres, plus si vous le voulez! F.t si le menu d’un curé do campagne ne vous fait pas peur, c’est ici que vous prendrez vos repas.Le jeune médecin avait protesté tout d’abord: “Oh! mais ce .serait de l’indiscrétion, il était très touché, mais vraimenti .” L'abbé Tharot avait insisté.L’offre était faite d’une façon manifestement si cordiale que Pierre Bravières l'avait acceptée.(.1 suivre) LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 15 SEPTEMBRE 1913 VOL.IV.—No.21?Bulletin d'après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame Est.R.de Mes- le, gérant.Aujourd’hui maximum.Même date l’an dernier.Aujourd’hui minimum.Même date l’an dernier.BAROMETRE.8 h.matin, 30.40; 11 h.tin, 30.38; midi, 30.36.DEMAIN beau et frais.56 65 36 50 (Service de la Presse Associée) Toronto, 15.—Le temps est beau et frais en général dans tout le Canada.Dans l’Ontario il a gelé- assez fort ces jours-ci.Lacs et Baie Géorgienne : Vents frais de l’Est, beau aujourd’hui.Mardi averses locales.Haut Saint-Laurent et Ottawa: Beau et plus frais aujourd’hui et demain.Bas Saint-Laurent et Golfe, Provinces Maritimes : Vents modérés, beau et frais aujourd’hui et demain.LES ACHATS DE TERRAINS température I L’ENQUETE municipale sur ||i$ MIRACLES CE LOURDESlOù Acheter Demain (Enregistré conformément à la loi du Parle ni eut du Canada, par L.-P.Deslongchaïups, au Ministère de l’Agriculture) Elle est commencée depuis ce matin devant le juge Fortin.— Témoignages de M M.Stewart Howard, James Walsh, Mme Walsh, Etienne Peliand et Hubert Villeneuve.L Adhémar Delorme Cet industriel bien connu s’est éteint hier, après une carrière bien rem-1 Mme r\VaLsh,‘' 1;ünë"c!e.s “ vendeuses’.L’enquêle sur une partie de l’administration de la ville, demandée par les commissaires ei les échc-vins, .s’est ouverte, ce matin, sous la présidence de M.le juge Fortin.Me Lamothe, qui représenté les citoyens de la ville de Montréal ave-c Me Johnson, s’esf adressé au public pour avoir toutes les informations possibles sur les transactions qui ont été faites par la ville pour rachat de terrains.M.le juge Fortin a déclaré.-aprè.s M.Lamothe, d’ailleurs, que l’enquête allait un peu à l’aventure et qu’il faut l’aide de toutes les bonnes volontés pour qu’on découvre les irrégularités qui onl pu se commettre dans l’administration municipale.M.Fortin a suggéré à M.Lamothe de produire les numéros des journaux où l’administration municipale est prise à partie, pour faire de ces accusations un fonds à l’enquête.L’enquête a porte ce matin .sur l’achat d’un champ d’épuration h Ahuntsic.Cincr témoins ont été entendus: M.Howard, surintendant des égouts de la ville de Montréal plie.C’est avec un bien vif regret que nous avons appris, ce matin, Ja mort de M.L.Adhémar Delorme, ex-secrétaire-trésorier de la maison Laporte, Martin et Cic, Idée.Pendant trente ans il fut au service de cette importante maison de commerce : durant les douze premières armées comme employé et depuis 18111 il était un des principaux associés de la maison, dans laquelle il remplissait les fonctions de secrétaire-trésorier.Au mois de mars dernier, sa santé laissant à désirer, il dut donner sa démission, espérant que le repos lui permettrait de se rétablir plus promptement.Mais, malheureusement, la maladie dont il souffrait est une de celles qui ne pardonnent pas, et sans (pie rien ne fit prévoir un si prompt dénouement, à cinq heures, dimanche matin, il s’élei-gnait au milieu des siens, à la suite d’une syncope.Bien qu’étant relativement jeune, M.Delorme avait une carrière bien remplie.Dans plusieurs circonstances il fut appelé à des positions publiques importantes.Il fut pendant plusieurs années éehevin de la vil h' de Saint-Henri et l’un des plus jeunes marguilliers de cette paroisse.Depuis quatre ans, il résidait dans la paroisse de Saint-Viateur d’Outre-mont.Au mois de janvier dernier, il avait été choisi comme marguülier de cetle nouvelle paroisse.M.Delorme était aussi un mutualiste convaincu et dans ses heures de loisirs il contribua dans une grande mesure à l’organisation et au progrès d’un certain nombre de nos sociétés canadiennes.Il fut l'un des principaux organisateurs de l’Union Saint-Joseph de Saint-Henri et pendant quelques années son président.Lors de la fondations de l’Alliance Nationale, en 1892, il était au nombre des cent fondateurs.C’est lui qui organisa le Cercle Saint-Henri, 'No 12.Pendant deux termes il fut membre du bureau exécutif de l’Alliance Nationale, en qualité de directeur.Tous ceux qui ont eu l’avantage M.Walsh qui agissait au nom de sa femme; M.Etienne Peliand qui a conduit l’achat au nom de la Ville, et M.Hubert Villeneuve, l’agent avec lequel M.Peliand a traité.Les deux derniers témoins sont de beaucoup les plus importants.C’est M.Stunrd Howard, le premier témoin, qui, en sa qualité de chef de M.Peliand, l’a chargé de s’enquérir de l’achat d’un champ d’épuration pour l’égout collecteur du nord de la ville.Tl déclare dans son témoignage qu’il a eu soin de dire à son subal-erne qui est chargé spécialement des égouts, de donner à entendre qu’il n’agissait pas au nom de la ville mais en son nom propre.Une fois qu’il a reçu l’option de Al.Peliand pour 67.460 dollars, il a trouvé la chose raisonnable et l’a transmise à M.Tanin, son chef.Il déclare qu’il n’a jamais touché la moindre commission ni récompense et que personne à sa connaissance n’en a touché, non plus.Il a agi sans cons Tl ter les commissaires.Al.et Aime Walsh comnarais-sent ensuite, l’un après l’autre.Tous les deux disent en somme la même chose.AT.AValsh, au nom de sa femme, a vendu un terrain qu’il avait acheté 40 cents le pieds, dans un but de spéculation quelques mois auparavant, ù 00 cents le pied.Il a mis à la banque ce qui lui restait du nrix de vente après en avilir déduit l’hypothèque, soit $5,171.M.Peliand remplace AT.Walsh dans la boîte aux témoins.Il est ingénieur en charge des égouts, sous les ordreà-cll' M.Howard, depuis trois ans.AL Howard lui a donné Tordre a\i printemps de s’occuper de trouver un champ d’épuration pour l’égout collecteur du nord de la ville.Il s’est donc mis en quête d’un terrain.Après une enquête sommaire, il a trouvé que les terrains ayant front sur la rivière des Prairies et situés entre le boulevard Gouin et Ahuntsic, étaient les plus convenablement situés, d’autant plus qu’un des propriétaires de terrains voisins lui avait déclaré qu’il ne les céderait qu'à $1.00 le pied.AI.Paie-.- ment qui n’avait pas le temps de de le connaître apprendront aveA-s'occuper ,(le i>achat lui a donc con- regret sa mort prématurée, car ils perdent en lui un ami sincère et généreux.Al.Delorme naquit le 15 mars 1869.Le 3 juillet 1889 il épousait Aille Alphonsine Duquette.Tl laisse pour pleurer sa perte son épouse et nuit enfants : MM.Léonidas, Lucien, René, Alaurice et Ailles Jeanne, Juliette, Germaine et Gilherte.Lui survivent aussi, son père, Ai.Louis Delorme, ses frères : Hormisdas, secrétaire actuel de la maison Laporte, Martin et Fie, Idée, et Arthur Delorme, inspecteur à la banque d’Ho-rhelaga.Il était aussi le beau-frère rie M, dis.Duquette, 2nd vice-président général et inspecteur en chef de l’Alliance Nationale, et de AIAl.Philiza.Alexandre, Osias et Emile Duquette.Les funérailles auront lieu mardi, le seize courant.Le service sera •hanté à 8 heures 30 a.in., à l'église 3e Saint-Viateur d’Outremont.Une invitation à M.Lavallée M.E.H.Scammell, secrétaire or-{anisatef de l'Association du cente-laire de la paix anglo-américaine, a adressé au maire Lavallée une lettre l’invitant à faire partie du comité général de la célébration.Le caucus des échevins « - Le caucus des échevins a consacré la plus grande partie de la séance ce matin, à la discussion du choix d'un pvocat pour remplacer Ale N.K.V.a flamme à l’enquête su* les expropriations.Il est probable que le Conseil priera les Commissaires cet après-midi de nommer M.Ernest Pélissier, C.R.Il est probable aussi que le Conseil refusera de nouveau de voter Ï1500 pour une expertise relativamelnt h la traverse de l’île Sainte-Hélène.-4- Àu Cap de ia Madeleine ON RACONTE UNE GUERISON SOUDAINE Des personnes dignes de foi nous Rapportent qu’une guérison soudaine et d’apparences extraordinaires Fast produite hier, pendant un pèlerinage au Cap de la Madeleine.Une dame Puquin, âgée de trente ins et venant de Saint-Tite, comté e Champlain, souffrait, depuis ombre d’années, d’une faiblesse de a vue telle qu’elle percevait à pei-he les objets à quelques pas d’elle, vers les deux heures et demie, pen-Jant la bénédiction des malades Bar l’ostensoir, elle s’écria sou-lain: “Je vois, je vois.” La cérémonie terminée, M.le turé de Saint-Tite présenta à Mme Taquin une carte imprimée en petits caractères qu’elle lut, avec une grande facilité.Nous racontons les faits tels ïtu’ils nous ont été relatés, en Ini/-Kant naturellement aux autorités fompétentes le soin d’en apprécier e caractère et la portée reels.-.4- De retour M.F’.A.G.I-rspérRncr.agmt «téi.prnl rie )n New York Life mt arrivé hier d'un vnvnRe ni Virginie, où II était allé assister tu rongrér des membres du "Club de 8200,-, 00” do Ja Xew'York Life, fié les négociations avec tous les propriétaires qui avaient donné des promesses de vente à AI.Bruns, delà St Lawrence Land Company, syndicat à qui appartenaient les terrains.AT.Peliand déclara à AI.Bruns qu’un groupe d’amis voulaient avoir des lots pour construire des collages.11 connaissait AL ATlleneuve pour avoir acheté de lui ces terrains.Lui donnant la même raison qu’à M.Bruns, il le chargea de voir les propriétaires des promesses de vente.AI.le juge Fortin.Quelqu’un savait-M que la ville avait besoin de ces terrains ?—Personne, à ma connaissance.AI.Peliand affirme qu’il n’a vu personne des officiers de la ville, des échevins et des commissaires au sujet de l’achat du terrain.Il ne pouvait être question de commission puisqu’il traitait directement avec l’agent.Ale Lamothe.— Est-ce que ça ne vous a pas frappé que AI.Villeneuve, qui était votre agent, agissait, tout à coup, comme propriétaire des terrains ?—Je ne suis pas expert en affaires je n’ai pas fait attention à ce détail ; -’ai simplement trane’mis A M.Howard, après l’avoir à peine lue; la demande d’option.Par Me Lamothe — Avez-vous revu M.Villeneuve, depuis ?—Quelquefois.—Vous a^t-il offert une récompense ?—Non, je crois qu’il était de mauvaise humeur parce aue je ne lui a vai ET pas dit que j*ach etais pour la ville, car, en ces cas, il aurait de-mandé beaucoup plus cher.Par M.Fortin —¦ Croyez-vous que le terrain valait réellement 80c le pied ?—Je ne suis pas expert en immeubles, mais je croie qu’il le vaut.Ale Lamothe — Vous aviez acheté ces terrains de.M.Villeneuve 7 —Oui.—Quand ?—L’année dernière.—Etiez-vous en retard dans vos crédits, au mois d’avril ?—Non.—M.Villeneuve vous a-t-il offert des accommodements ?—Non, il n’en était pas capable, depuis l’achat des terrains je traite directement avec la compagnie.M.Hubert Villeneuve succède à M.Peliand.Il s’occupe exclusivement d'immeubles depuis un an et demi.Il a signé l’option du 8 avril 1913, comprenant les terrains cédés plus tard à la ville.Il connaissait très bien la valeur des terrains.Ale Lamothe — Qu’est-ce (tue vous a demandé M.Peliand ?M.Villeneuve raconte l’histoire de M.Peliand à propos des1 cottages.Ale Gustave Lamothe demande à M.Villeneuve de produire ses chèques qu’il ft touchés pour la vente du terrain.M.Villeneuve — Je n’ai pas de carnet de chèques.Chaque mois, je vérifie mes chèques, d’après mon livre de banque.—Vous n’avez pas de carnet de chèque ?—Non, je vérifie mes chèques et je les jette au panier.—Voua n’avez pas vos chèques ?—Non, je les ai jetés au feu.At.Villeneuve ajoute qu'il avait offert les mêmes terrains à la ville autrefois et que M.Laurendeau les avait fait refuser.M.Villeneuve a payé 61 cts du pied et a revendu à 80 cts.M.Burns n’a rien reçu de Al.Ville-neuve et celui-ci ne sait pas ce qu’il a pu recevoir d’autres.Il a vu M.Peliand une fois pour la discussion du prix des terrains.M.Peliand, censé agir au nom d’un syndicat, offrait 60 Cts.M.Villeneuve demandait 80 cts et ne s’est décidé que lr.rsqu’11 a vu que M.Villeneuve allait se retirer.Il jure que jusqu’au 22 avril, il n’avait aucun soupçon que la ville était l’acheteur.Me Lamothe — Est-ce que vous n’ê-tes pas patronisé par une compagnie dont le maire do ATontrêal est le président, dont les commissaires sont les directeurs.—Aucunement.Après quelques remarques du juge, la séance est remise à cet après-midi.L’expert médical du Daily Mail publie les résultats de son enquête.I-ondrcs, 15 — Le correspondant médical du Daily Mail, qui s’est rendu à Lourdes, où 10,000 pèlerins s’étaient réunis, afin de faire une enquête.sur les prétendues guérisons miraculeuses qui y sont opérées, télégraphie une description de trois nouvelles guérisons au sujet desquelles, dit-il, tout Lourdes palpite d’émotion.Le premier cas est celui d'une femme de 51 ans, qui avait depuis qualre ans une jambe complètement percluse de rhumatisme.< Elle ne pouvait se traîner qu’avec les plus grandes difficultés et avec ries béquilles.En revenant d’une visite au sanctuaire, elle sentit soudain la force revenir à sa jambe, jeta scs béquilles et marcha facilement et sans douleur pour la première tois depuis quatre ans.Le second cas est celui d’une fit-k-Ltc de 9 ans, qui était sourde et muette, et affligée de la danse de Saint-Guy, à la suite d’une attaque de fièvre scarlatine, il y a trois ans.Samedi matin, pendant qu’elle s’habillait, elle surprit sa mère en disant : “J’ai perdu mon swlier.” Ensuite, pendant qu’on lui faisait subir un examen médical, cile put parler et ne ressentit plus rien des secousses caractéristiques de la danse de Saint-Guy.Son système auditif est encore quelque peu défectueux, de Toreille droite, mais il paraît normal >de l’oreille gauche.Le troisième cas est celui d’un garçon de 7 ans, qui souffrait de tuberculose à un degré avancé ¦' la cuisse, ne marchant qu’avec des béquilles.Après une visite à la piscine, il déclara tout à coup qu’il n’avait plus besoin de ses bé-quilles et marcha sans leur secours.Tous les cas décrits précédemment par le correspondant continuent à S’améliorer.Grace Alaloney, qui a recouvré l’usage d'un genou, il y a quelques jours, à la suite d’une paralysie de neuf ans, peut maintenant suivre toutes les processions à pied et sans s’aider de béquilles.Michel Downey, de Belfast, qui, par suite d’infirmités résultant de la sciatique, ne pouvait marcher sans béquilles, a brusquement jeté ses béquilles-et continue de jouir de J’usage de ses jambes.EUGÈNE VIÂU Nouveaux Magasins Ste - CatU3 Est coin Alaisonneuve.Manteaux pesants gris, pour dames.Valeurs $8.00 ei $10.00.Spécial $4.95 $5.95 50 jolis costumes en tweed gris et drab, nouveaux.Valeur de $18.00.Spécial.200 belles blouses de toile et flanelle, genre tailleur, haute nouveauté, 34 à 44, à $2.50 $2.95 '• $3.50 Visitez notre département de modes, cette semaine.Le rendez-vous des élégantes à la fontaine.MEUBLES NOUVEAUX ET DE LUXE TOUS LES 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propagation' de la foi ; Ils combattteiit le socialisme et S’occupent d’améliorer la situation de la classe pauvre.En Franco, le gouvernement a cessé sa lutte contre 1rs institutions religieuses.On ferine bien, ici et lù, quelques hôpitaux rrli-gicux et quelques écoles; mais, on ((ruera 1, le clergé nVst plus entravé dans son oeuvre et les catholiques accomplissent leurs devoirs religieux sans encombres.Kn Allemagne, l’Union du Peuple, qui compte 7,6,-000 membres, accomplit un travail gigantesque.lille.publie des brochures, des pamphlets, des journaux, par millions chaque année et les répand dans le peuple.Le K.P.Hingston n suivi la semaine sociale à Versailles comme délégué 44: la (.a-thollc Social Guild d'Angleterre et de Montréal.Il a rencontré lù (les représentants de plusieurs pays de l’Altiériquo du Sud.t La réunion comptait un millier de délégués et le cardinal Amette présida les principales séances.Enfin, partout le révérend père a remarque un grand progrès.Le travail do propagande religieuse en Europe est plus efficace qu’il ne l’a jamais été.Son identité (Service de !n Presse Associée) .New-York, 15.-— A la suite de Parresta-tmn, du prêtre allemand Schmidt, pour l’assassinat d’une jeune fille, Mgr Lax-ell-, vicaire-général du diocèse de New-York, déclare que les autorités religieuses ont com-mencé nne enquête afin de savoir si Hans Schmidt, n’est pas un imposteur qui aurait réussi à se faire accepter par l'archevêque de N ew-York, au moyen de faux documents.SCHMIDT EN ALLEMAGNE (Service de la Presse Associée) Mainz, Allemagne, 15.— Le "Journal" prétend que Johannes Hans Schmidt appartenait au diocèse de Mainz, mais qu’il en avait été chassé par son évêque pour inconduite.A Munich, Schmidt aurait été plus tard, arrêté pour fraude.Il aurait quitté 1 Allemagne, sous le coup d’une excommunication.Aux Assises PRIMAS MAHEU A ETE MATIN.ACQUITTE CE Marie Dubois et Marie-Louise Lnlnnde, accusée» cio vol ont obtenu d’avoir leur procès en cour des sessions.—E.7.,Tallin, accusé de vente de photographie» obscènes subira son procès, en cour des sessions, à la demande laite ce mutin par son avocat.Me Jules Deslorlmicr», au président du tribunal le juge Trenhol-me.Phillns M dieu accusé d’avoir infligé avec un fer rougi des blessures grave» ti un Russe du nom
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