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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 24 septembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-09-24, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.223 MONTREAL, VIBRCREDI 24 SEPTEMBRE, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidwnn* : CANADA.ET ETATS-UNIS .» .m UNION POSTALE.Édition Hebdomadaire : $a-.oo 96.00 CANADA.ETATS-UNIS .UNION POSTALE.$1.00 w>> $1.60 .r $2.00 DEVOIR Rédadtion et Administration î 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÊLÉPHC admin Dation : Main 7451 RÉDAC'i V" s - Main-7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! f r_'c: U QUESTION CONSTITUTIONNELLE M.Bordes ira-t-il à Londres à genoux ou debout ?S’il y avait besoin d’une preuve additionnelle du caractère permanent de la politigue que M.Borden veut inaugurer sous forme de “mesure d’urgence”, le premier ministre se charge de la fournir chaque fois qu’il aborde l’aspect constitutionnel de la question.A Halifax comme à Toronto, en mai dernier, M.Borden a réitéré les déclarations qu’il a faites maintes fois, avant comme après les élections de 1911, et qui peuvent toutes se résumer dans l’axiome qu’il formulait, le 24 février 1910, à la Chambre des Communes: “Responsibilitij for the Empire’s defence upon the high seas.has necessarily carried with it responsibility for and control of foreign policy.” — “La responsabilité de la défense de l’Empire, en haute mer., a nécessairement entraîné avec elle la responsabilité et la direction de la politique étrangère.” Dans son discours de Halifax, le premier ministre a représenté l’admission des ministres canadiens au Comité de la Défense impériale comme une forme rudimentaire mais effective et réelle de l’exercice de cette responsabilité politique, corollaire de la participation du Canada !t la défense navale de l’Empire.Je reviens à l’instant sur la valeur de cette représentation.Mais si M.Borden croit à l’interprétation qu’il en donne, se risquerait-il à affirmer que les autorités impériales ont concédé au Canada le droit de représentation, comme corollaire d’une contribution purement accidentelle, ne comportant aucun engagement, de la part du Canada, de prolonger cette action, sous une forme quelconque?M.Borden aurait-il accepté de participer au gouvernement de l’Empire s’il n’avait résolu de continuer à contribuer à la défense de l’Empire?A-t-il feint, au contraire, d’entrer dans le dessein des autorités impériales afin de mieux les duper?Après avoir éludé, sous les prétextes les plus fallacieux, les engagements qu’il a pris au Canada, se propose-t-il de se dégager subrepticement de ceux qu’il a contractés à Londres?S’il en était ainsi, le premier ministre serait de taille à rendre des points à son illustre adversaire.L’avenir dira s’il est capable d’une telle duplicité.* * * Revenons à la théorie constitutionnelle.Sur ce point, il convient de rendre témoignage à la constance de M.Borden.Depuis le 24 février 1910, il n'a perdu aucune occasion d’affirmer que si le Canada contribue à la défense générale de l’Empire, il doit participer à son gouvernement et à la direction de la politique étrangère de la Grande-Bretagne.A cet égard, l’attitude du leader conservateur a été plus logique et plus digne que celle de sir Wilfrid Laurier qui, après avoir dit aux gouvernants de l’Empire, en 1897: “Si vous voulez notre aide, appelez-nous dans vos conseils”, a engagé le Canada dans la participation aux guerres de l’Empire tout en refusant d’être consulté sur la politique impériale.Jamais M.Borden n’a été plus Catégorique sur ce point que le 24 novembre 1910, lorsqu’il se décida à appuyer la motion de M, Monk, réclamant la consultation populaire sur la “question générale de la contribution du Canada aux armements impériaux”.11 prononça alors ces paroles décisives: “If Canada and the other Dominions of the Empire are to take their part, as nations of this Empire in tire defense of the Empire as a whole, shall it be that we, contributing to that defence of the whole Empire, shall have absolutely, as citizens of the Empire, no voice touching the issues of peaoe or/war throughout the Empire ?I DO NO! THINK THAT SUCH WOULD BE A TOLERABLE CONDITION.I DO NOT BELIEVE THE PEOPLE OF CANADA WOULD FOR ONE MOMENT SUBMIT TO SUCH A CONDITION (1).Si le Canada et les autres possessions de l’Empire doivent prendre part, comme nations de l’Empire, à la défense d’ensemble de l’Empire, devons-nous, comme citoyens de l’Empire, contribuant à la défense de tout l’Empire, rester privés de toute voix délibérative dans les questions de guerre et de paix qui affectent l’Empire ?Cette situation, à mon avis, ne serait pas tolérable.Je ne crois pas que le peuple canadien se soumettrait un seul instant à cet état de choses.Une telle affirmation, quand M.Borden a encore sur la joue le soufflet de M.Harcourt et dans sa poche la dépêche de ce ministre l’avisant que ce comité est “purement consultatif”, et que la présence des ministres coloniaux n’a d’autre objet que de leur permettre de participer “à l’exécution de la politique” conçue, formulée et adoptée sans leur concours, par le seul gouvernement britannique, c’est raide.H est pénible de constater qu’un homme de la valexir de M.Borden en est rendu, après deux ans à peine d’exercice du pouvoir, à faire fi à ce point de la vérité et du respect de lui-même et d’autrui.Décidément, la politique impériale est fatale à la vertu de nos hommes d’Etat.Il est juste d’ajouter que M.Borden reconnaît que la présence d’un ministre canadien aux séances du comité ne peut être “une solution finale de ce grave problème”.“Mais, dit-il, le génie de notre race nous porte à procéder dans ces matières avec lenteur ;t circonspection”., “Il faut -se traîner, avant de savoir marcher”: — " Ve must creep before we walk.” Si c’est dans cette posture de poupon emma tlotté que le premier ministre du Canada va “se traîner” à Londres et msculer avec les hommes d’Etat les plus retors et les plus expérimentés de l’Europe les graves problèmes qui perturbent le pays depuis plus de quatre ans, inutile d’espérer qu’il décidera les maîtres de l’Empire à considérer les gouvernants des colonies comme leurs égaux.Si M.Borden a le moindre souci de sa dignité et de ses responsabilités, il ne se traînera pas, comme un poupon: il s lèvera et se tiendra debout, comme un homme; il parlera et agira en h >mme.Henri BOURASSA.L’an dernier, à Londres, où il parlait avec toute son autorité de premier ministre, M.Borden exprimait la même pensée sous une forme plus concise mais aussi claire, lorsqu’il déclarait que “le Canada n’a pas l’intention d’être une simple annexe — a mere adjunct — même de l’Empire britannique.” Dans les circonstances où cette parole fut prononcée, elle avait toutes les allures d’une riposte à la déclaration faite, l’année précédente, par le premier ministre britannique: “Les pouvoirs de l’Empire ne peuvent être partagés.” Tous les Canadiens, soucieux de leurs droits de citoyens britanniques et de leur dignité nationale, ne purent qu’applaudir à celte fière attitude.Le Devoir en loua l’esprit et en signala l’importance; mais avant de porter un jugement définitif, nous crûmes prudent d’attendre le premier ministre à l’oeuvre (2).Bien nous en prit, car la suite des évènements a prouvé que les actes de M.Borden n’ont guère répondu à ses paroles.* * * Lorsqu’il présenta son projet de contribution, le 5 décembre 1912 le premier ministre rappela, sans nommer l’auteur, la parole de M.As quith, que je viens de citer.Il réitéra,ses propres déclarations, et il ajouta que “non seulement les ministres de Sa Majesté, mais les chefs de l’opposition, en Angleterre, avaient explicitement accepté le principe” qu’il avait posé, c’est-à-dire le droit des colonies à la représentation dans les conseils de l’Empire.Il présenta l’admission des délégués coloniaux dans le Comité de la Défense de l’Empire comme une preuve de l’acquiescement des ministres britanniques et un commencement d’application de ce principe.IL dut bientôt déchanter.Dès le 11 décembre, M.Harcourt, ministre des èolonies, écrivit au Gouverneur-général pour rétablir les faits et dé finir la situation.Il rappela que le Comité de la défense n’est qu’un “corps purement consultatif, qui n’a et ne peut avoir, en aucune circonstance, aucun droit de diriger la politique; cette fonction étant et devant demeurer la prérogative exclusive du cabinet” britannique.L’admission des ministres coloniaux n’a d’autre objet que de leur donner une plus large part de responsabilité dans l’exécution de la politique ‘que les ministres britanniques ont le devoir de préparer":—“to frame”.Et il prenait le soin d’ajouter que son opinion “représente exactement les vues et les intentions du gouvernement de Sa Majesté.” C’était,» on le voit, la reprise, sous une forme accentuée et amplifiée, de la déclaration formelle de M.Asquith: “Ces pouvoirs ne peuvent être, partagés.” C’était le démenti le plus catégorique infligé à M.Borden qui, six jours auparavant, affirmait que les ministres britanniques avaient modifié leur attitude et que l’entrée ded délégués des colonies au Comité de la défense comportait la reconnaissance du principe Je la représentation coloniale.M.Bord en reçut le soufflet sans broncher.Il se borna à glisser si-èncieusement la lettre de M; Harcourt sur la table de la Chambre.Il releva le gant.quatre mois .plus tard, dans son fameux discours de Toronto, dont je signalai, dans le Devoir du 23 et du 24 mai, le ton me-laçant.Il conseilla aux ministres britanniques de porter leurs regards ut delà des rives des Iles britanniques.Il les avertit solennellement que “l’Empire ne pourrait se maintenir indéfiniment sous un régime qui prive les colonies de toute voix et de toute influence dans les conseils supérieurs de l’Empire.” Le premier ministre a repris à peuprès la même thèse à.Halifax, mais Mi termes fort adoucis.A Toronto, il semblait prêt à “tordre la queue lu lion”.A Halifax, il a paru presque disposé à lui baiser la patte."Vous nous faites, seigneur, En nous croquant, beaucoup d'honneur.” * * * M.Borden semble aujourd’hui tout glorieux du rôle humiliant que les autorités impériales ont assigné aux représentants des colonies.Tl exaile à outrance l’importance du Comité de la défense et l’inappréciable avantage pour le Canada d’y envoyer Sam Hughes ou M.Hazen passer quelques heures par année.Croyant sans doute (pie fort peu de Canadiens ont en l’occasion ou pris la peine de lire la dépêche péremptoire de M.Harcourt, il déclare que ce comité est l’un des “corps gouvernants — governing bodies — les plus remarquables des temps modernes.” Il affirme avec une tranquille audace que la présence passagère des ministres canadiens dans ce comité, assure “In coopération néces-inire des gouvernements coloniaux et du gouvernement de Sa Majesté dans les matières de défense impériale cl de politique étrangère.” Sévigny contre Sévigny M.Albert Sévigny nous adresse la lettre suivante, en nous affirmant que si nous la publions à l’endroit où parut notre dernier article sur son compte, nous l’oblige^ rons.Nous tenons beaucoup à obliger M.Sévigny, ne serait-ce qu’èn souvenir des heures où nous dénoncions ensemble la politique de M.Laurier et celle “non moins néfaste” de M.Borden.Voici donc son billet: Québec, 23 septembre 1913.Monsieur Orner Héroux, 71a, rue Saint-Jacques, Montréal.Monsieur, Le Devoir de lundi, le 22 septembre, publie un article signé par vous intitulé M.Sévigny, Vous m’attaquez à cause de mon vote et de mes discours sur la contribution.Je dois vous dire que j’ai voté pour la contribution parce que ma conscience et mon jugement m’ont dit que c’était mon devoir de le faire dans l’intérêt du Canada et de ’Empire dont nous faisons partie.Les discours que j’ai faits dans mon comté et au banquet Forget, je suis prêt à les répéter n’importe où et contre s'importe quel adversaire.Vous vous prétendez conscient de votre dignité de sujet britannique et soucieux de l’avenir de votre pays; c’est parce que j’ai la même nretention que j’ai cru bien faire en votant pour la contribution.Dites ce que vous voudrez de mes discours passés ou présents, maïs croyez bien que cela ne m’empêchera pas de parler en faveur de la contribution, telle que présentée BILLET DU SOIR.SA VIE.par Thon, premier ministre.Je considère les arguments en faveur de la contribution plus forts que les vôtres contre, et cela sans vouloir vous faire injure, c’est-à-dire sans employer l’un de vos arguments favoris.Si vous publiez cette lettre à l’endroit où vous avez publié votre article, vous obligerez, Votre dévoué.Albert SEVIGNY.* * * Avouerai-je que cette lettre me déçoit quelque peu, encore qu’elle confirme implicitement Vexactitude de notre compte rendu?Que M.Sévigny soit dLsposé, malgré tout ce que nous dirons de ses “discours passés ou présents”, à “parler en faveur de la contribution, telle que présentée par l’hon.premier ministre", et telle qu’éner-giquement dénoncée par lui-même dans le passé, nous n’en voulons point douter.Mais nous serions précisément curieux de savoir comment M.Sévigny accorde avec ses “discours passés" ses discours “présents” et pourquoi il prend aujourd’hui à son compte des arguments qu’il trouvait si médiocres sur les lèvres de ses adversaires d’hier.M.Sévigny se déclare prêt à “répéter n’importe où et contre réimporte quel adversaire” les discours qu’il a “faits dans son comté et au banquet Forget”; mais il ne doit pas oublier que son pire et son plus dangereux adversaire, c’est le Sévigny d’hier.S’il veut essayer de démontrer pourquoi celui-ci eut tort de prendre position avec M.Monk contre MM.Laurier et Borden, nous lui ouvrirons de nouveau, et très volontiers, nos colonnes.Nous ne nous objecterons même pas à ce.qu’il malmène un peu cet hérétique, moins scrupuleux que lui sur le choix des termes et qui dénonçait dans un style si vigoureux ceux qu’il accusait de vendre notre autonomie pour un plat de lentilles, pour un modeste traitement de è2,500 par année.(Discours de Vaudreuil, 21 août 1910).Sévigny contre Sévigny! Les paris sont ouverts.Orner HEROUX.“Elle a vécu notre vie, cette admirable femme".Le bronze s’anime, vif comme Té-clair, le mousquet est épaulé, une main minuscule d’enfant porte un doigt à la gâchette, le canon crache le.feu, Fécho vibre et l’orateur tombe foudroyé., Mais non, Madeleine de Verchè-res, fièrement campée sur son socle de pierre, n'a pas bougé.Son oeil perdu à l’horizon chercher toujours le perfide Iroquois.Il est là, déguisé, à ses pieds, pérorant de son larynx de ténor sans se douter de rien.“Elle a vécu notre vie, celle admirable femme’’., • ••••• «•••••• La petite Mat elon laissée seule avec un domes que au fortin de Verchères que garde une petite garnison, voit apparaître dans ta campagne le sanguinaire ennemi.Nouvelle Jeanne Hachette, lu fillette comprend le danger que courent ses compagnons ; sans hésitation, sans faiblesse, elle organise la résistance.Elle dit de sa voix frêle : “Il fW résister," et ’ geste, à défaut de l’intonation, a stimulé le courage de tous.Le Sauvage monte à Tas-saut ; tes rangs de cette poignée de braves que lhéroïque enfant conduit à la mort, se déciment, mais toujours l’ennemi est repoussé.Huit charge et huit jours durant, Made-jours durant, l’Indien revient à la Ion lui tient tête.Elle a décidé de mourir plutôt que de se rendre et rien ne lui fera trahir son serment.serviront très probablement aux prochaines élections fédérales.C’est donc une raison additionnelle de s’y intéreser.Car, même avec tous les droits de vote, on ne peut voter si Ton ne figure sur la liste.Jean DUMONT.Questions économiques Les vents froids de l'automne ont déjà ramené à la ville la légion de touristes qui, naguère encore, respiraient Fair pur et jouissaient des délices de la campagne, De tous ces excursionnistes fortunés qui ont passé la chaude saison dans des rêvei-ies poétiques en contemplant, qui les splendeurs de nos montagnes, qui les chalets d’agrément disséminés dans les vallées, combien ont connu tout ce qu’il y a de vie .pénible et de travail infructueux cachés dans ces fermes blanches qui ont l’air toutes joyeuses au grand soleil du bon Dieu ?Combien peuvent s’expliquer comment il se fait que les cultivateurs prennent en aversion leurs terres et leur profession, abandonnent la culture et désertent la campagne ?Et pourtant le mal existe ; et ce mal a des causes ; et pour ce mal, il QUESTION DU REFERENDUM Le conseil municipal ta renvoie encore une fois à la prochaine séance ; il y avait deux motions à l’ordre du jour.(1) Debates House of Commons, 1910-11, page 228.(2) .“M, Borden à Londres”—“Devoir” du 11 juillet 1912, Exposition d'aquarelles L’exposition d’aquarelles que faisait, au Saint-Lawrence Hall, M.Ludovic Leblanc, est officiellement terminée, mais M.Leblanc, qui détient encore des pièces fort intéressantes, se tiendra pour quelques jours à la disposition de ceux qui désireraient traiter avec lui soit à l’hôtel, soit à domicile.1! suffit de prendre rendez-vous avec lut par téléphone, chambre 106, Saint-Law-r.encc Hall.L’orateur, Joseph Rainville — il faut bien le nommer puisque c’est lui — termine : — “.et si nous venons réchauffer nos coeurs à l'héroïsme de cette noble ancêtre, c'est que nous nous souvenons.” VECU SA VIE !.IL SE SOUVIENT ! Il est fier de lui, car il ne sait pas que le sort Ta placé là tout simplement par amour du contraste.Nap.TELLIER.Veillez aux listes C’est l’un des défauts des Canadiens-français de se désintéresser de la confection des listes électora les, à la campagne surtout.On se fie généralement trop au secrétaire trésorier de la municipalité chargé de cette tâche.Il connaît tout le monde et c’est un brave homme, se dit-on, pour s’éviter une démarche à son bureau et l’examen de la lis te.Or, même avec la meilleure vo lonté du monde, un secrétaire-tré sorier peut oublier, et à plus forte raison si c’est un partisan aveugle et peu scrupuleux comme il y en a un certain nombre.Le plus sûr est donc de voir soi même si on est inscrit.Et c’est le temps.La liste doit être déposée depuis le 15 septembre et rester à la dispo sillon du public jusqu’au 30 sep tembre.C’est la province qui détermine le cens életcoral et elle Ta considé rablement modifié Tan dernier.Aujourd’hui presque tout le mon de peut être inscrit.H suffit d’être sujet anglais de naissance ou par naturalisation d’être domicilié dans la paroisse et d’être propriétaire, usufruitier, occupant, locataire ou sous-locataire, rentier, fils de propriétaire, d’usu fruitier, d'occupant de locataire fils de veuve, propriétaire, œcu panic, usufruitière, locataire ou sous-localaire, fils acjpptif, naviga teur possédant une valeur de 50 piastres, ouvrien gagnant en argent ou en nature dix piastres par mois.La loi est du reste très claire; il suffit de la consulter.L’essentiel est de constater si Ton est inscrit et si on ne Test pas de demander son inscription.Tout le monde ou à peu près ayant droit de vote, l’inscription des personnes privées du cens élcc toral est moins à craindre qu’au trefois.Il est tout de même bon de voir s’il n’y a pas d’abus.Les listes ou’on fait actuellement a certains remèdes.* # # Une des causes essentielles, pour ne pas dire la cause principale, de la faiblesse économique de la classe agricole, et par suite de la désertion des campagnes, c’est l’absence empiète de l’esprit d’association, le manque de groupement professionnel.Disons le mot, la mentalité coopérative n’est pas encore formée dans nos campagnes.Et cependant, tout le inonde reconnaît que la grande force du jour, c’est l’association.Dans les demie res pages d’un livre sur le Régime moderne, M.Taine écrit : contre le mal 'dont nous souffrons, il n’y plus qu’un remède véritable, et ce remède, c’est l’association.Ne serait-il pas temps de travailler à former la mentalité coopérât! ve de nos cultivateurs, de les grouper en associations paroissiales, de les mettre en état de se protéger réciproquement ?Pourquoi ne prendraient-ils pas, eux aussi, les moyens employés par les autres classes delà société ?Les médecins, les notaires, les dentistes, les chirurgiens, les commerçants, les aubergistes, les ouvriers maçons, les tailleurs de pierre, les peintres, les charpentiers, les menuisiers, les cordonniers, les bouchers, les barbiers, les charretiers, les cheminots, etc., etc., sont formés en associations pour défendre leurs droits et protéger les intérêts de leur profession.Les avocats eux-mêmes, — oui, oui, les avocats eux-mêmes, sentent le besoin de l’association ; ils s’unissent pour protéger leurs intérêts, tout comme les petits vendeurs de journaux et les cireurs de bottes.Pourtant, s’ils ont du talent pour protéger la veuve et l’orphelin, ils n’en manquent pas, règle générale, pour proléger aussi ce qui les louche d’un peu plus près.Pourquoi nos cultivateurs n’en feraient-ils pas autant ?Est-ce parce qu’ils seraient plus nombreux que toutes les autres associations réunies ensemble ?Raison de plus pour espérer de leur organisation des .avantages encore plus grands et plus tangibles.Aidons donc nos cultivateurs à former des sociétés coopératives agricoles.En travaillant pour eux, nous, les consommateurs de la ville, nous travaillons à sauvegarder nos intérêts.En doutez-vous ?Suivez mon petit raisonnement.Le but des sociétés coopératives, c’est la suppression des intermédiaires et la mise en contact immédiat des producteurs et des consommateurs, la mise en contact immé-,diat de ceux qui ont des produits à vendre et de ceux qui doivent en acheter ; c’est donc le rapprochement de ceux qui ont besoin les uns des autres, en supprimant, ou en réduisant au minimum, les organes de transmission.Ainsi, par exemple, nos bons fermiers — j’entends les fermiers honnêtes, et il y en a encore beaucoup — les fermiers honnêtes ont du bon lait à vendre, et ils le vendent à un prix relativement bas ; les consommateurs de la ville boivent du mauvais lait, et ils le paient excessivement cher.COMMENT CELA SE FAIT-IL ?.# * # C’est que, à cause du manque d’organisation, les membres de la société, qui ont besoin les uns des autres, se trouvent séparés les uns des autres.Entre eux, il y a comme qui dirait une sorte de cloison étanche qui empêche, ou qui gêne singulièrement, la circulation des rapports amicaux et commerciaux.Ces obstacles enlèvent aux consommateurs et aux producteurs jusqu’à la conscience même de la solidarité de leurs intérêts.Dieu veuille que le sentiment d’un antagonisme d’intérêts ne se soit pas glissé insensiblement dans Tcsprit des uns et des autres ! Il est donc de noire intérêt d’aider à l’organisation de la classe agricole.FaisonsJo : lo en rêpnn- La question du Vé fer end uni sur ’abolition de l’institution du bureau exécutif municipal a été Tob-.et des discussions habituelles à la séance du conseil d’hier.L’échevin Mayrand a présenté sa motion que le maire a dévlarée illégale, Técne-vin Martin a présenté la sienne qu’on a remise à plus tard, Téche-vi.n Boyd est arrivé avec une motion concernant la redistribution des quartiers, eue Téchevin Martin a fait renvoyer à huitaine.L’échevin Mayrand avait présenté à la dernière séance une motion qu’on envoya à Me Laurendeau >our qu’il se prononçât sur la léga-ité des termes; Me Laurendeau n’a pas encore fait son rapport.A la séance d’hier, Téchevin Mayrand présenta une nouvelle motion, selon un avis qu’il avait précédemment donné.Il demandait que le secrétaire municipal reçoive instruction de soumettre à l’électorat, le 3 novembre prochain, la question suivante: Etes-vous favorable au système actuel d’administration municipale par le bureau des commissaires ?11 demandait aussi aux commissaires de voter l’argent 'nécessaire pour donner suite à cette résolution.Le maire déclara que cette nouvelle motion u’etait pas plus légale que la première, laquelle est entre les mains de l’avocat municipal.Il conseilla à Téchevin Mayrand d'attendre le rapport de Me Laurendeau.L’échevin Martin présenta à son tour la motion suivante: “Que le greffier de la Cité reçoive Instructions de soumettre aux électeurs en général, conformément aux dispositions de la charte, le 3 novembre prochain, les questions suivantes: “Etes-vous favorable au "maintien du système actuel de Tad-“ministration de la Ville par un bureau des commissaires?Etes-vous “favorable à ce que Tadministra-“tion de la Ville «oit faite par un ‘conseil municipal et par des com-‘missions formées de membres du ‘conseil?” Les électeurs devant répondre par une croix vis-à-vis “oui” ou “non” en regard de chaque question.Pourvu toutefois que le Bureau des Commissaires vote les fonds nécessaires pour permettre au greffier de la Cité de donner effet à la résolution ci-dessus, et ce conseil prie instamment le Bureau de bien vouloir voter ces fonds.” L’échevin L.A.Lapointe proposa que l’étude de cette motion fût renvoyée à la prochaine séance, ce qui fut décidé par un vote de quinze voix contre sept, non sans que l’échevin Martin eût accusé les adversaires de .son projet d’avoir peur du verdict de l'électorat.dant par nos paroles et par nos écrits les vraies notions de l’association ; 2o en aidant à la formation des sociétés coopératives dans les paroisses, puisque ces Coopératives n’ont pas de plus grande ambition que celle de mettre en relations directes les parties dont les intérêts seraient, autrement, en perpétuel conflit ; 3o en payant quelques parts du Comptoir Coopératif de Montréal, qui est la Fédération de toutes ces Sociétés coopératives.COOPERATEUR.Sur le Pont d’Avignon.Le Witness, pardon! le Telegraph, prétend que M.Laurier ne garde le mandai de Soulanges que pour protester contre le double mandat dont se glorifie M.Forget M.Forget peut repondre de la même façon.Notre loi des élections est défectueuse.C’est une des cho ses que M.Borden avait promis de corriger.Oublie-t-il?“Les délais ayant été réduits a leur extrême limite, la lutte ne sera pas longue”, écrit la Patrie à propos de l’élection de Châteauguay.Cela, au mofns, c’est clair.* * * Si les deux partis sont en peine de trouver des candidats à l’élection de Châteauguay, pourquoi ne prennent-ils pas MM.Laurier et Forget?Un mandat de plus ou de moins, qu’est-ce que cela leur ferait?* * * L’Evénement trouve tout naturel que M.Forget garde deux mandats et cite le cas de M.Rodolphe Lemieux qui avait au moins le prétexte d’une procédure en invalidation.Et pourtant quelle indignation YEvénement n’éprouvait-il pas alors?¦*¦•*¦*¦ Un sénateur républicain propose de taxer de 75 pour cent les héritages dépassant cinquante millions.On ne pourra toujours pas soupçonner les journalistes qui commenteront ce projet do parler par intérêt personnel.* * * Un pensionnaire de la prison de Bordeaux s’est suicidé hier.Qu’est-ce que M.Gquin aurait donc pu faire de plus pour rendre le séjour de ces messieurs agréable?C’est décourageant.* * * M.Sévigny n’a pas raison de s’étonner si les arguments qu’il nous sert ne nous enthousiasment pas: il les trouvait lui-même si peu convaincants lorsqu’ils sortaient de la bouche de M.Rodolphe Lemieux.* * * Qui va diriger la lutte pour les ministéreis dans Châteauguay ?M.Nantel ou M.Coderre ?Le Canada dit que le gouvernement trouvera ses adversaires prêts pour la lutte de Châteauguay.Tant mieux.La campagne n’en sera que plus intéressante.w # * Le conseil municipal vient de se prononcer en faveur de la réduction des heures de travail pour les ouvriers à l’emploi de la cité.11 y aura des élections municipales prochainement.* * * Une dépêche de Québec annonce que les plans du champ d’artillerie projeté dans le comté de Québec, déposés au bureau d’enregistrement à Québec, sont disparus, on ne sait trop comment.Il se passe d’étranges choses parfois à Québec.* # « La plupart des orateurs rouges et bleus qui prendront part à la cam pgane dans Châteauguay ont déjà parlé pour et contre la contribution ou la marine.Quelqu’un qui parcourerait le comté, en récitant ces discours contradictoires et en rappelant les conditions dans lesquelles ils, ont été prononcés aiderait beaucoup les électeurs à préciesr les motifs do bien des voltefaces.“Le mensonge et l’iniquité sortent tout naturellement du Soleil comme, la fange sort de l’égout, et en se perdant lans la messe populaire, ils servent de pâture aux appétits tes plus vils d’une race de partisans fanatiques, préjugés et ignorants.” Ce qui précède est le début d'un article de l’Evénement à l’adresse du Soleil.El il y en a de même prèî de deux colonnes.On se donne ça à Québec ! # * * De combien l’argent qu’on va dépenser de paj^t et d’autre dans Ghà* tea'uguuy augmentera-t-il le coût da la vie ?Le Veilleur.L’OPINION DES AUTRES MAUVAIS ARGUMENT “Supposons qu’on tenterait de placer le comté de Glengarry dans ta province de Québec, e.st-ce que les gens de ce comté ne protesteraient pas?Tel est l’exemple que .sir Gilbert Parker a employé pour montrer l’injustice du Home Raie, L’exemple n’est ni loyal ni logique.Sir Gilbert Parker assistait à l’inauguration de la province de TAlber-ta en 1905.Qu’aurait-il pensé s’il avait trouvé la minorité d’une partie de l’Alberta en révolte ouverte parce que le gouvernement du Canada avait donné l’autonomie à la province d’Alberta?”—Herald, CaK gary.LE CANADA D’ABORD “Les manufacturiers canadiens ne devraient pas être embarrassés par la suggestion qu’on leur fait de favoriser le libre échange avec la Grande-Bretagne.Il est vrai qug l’Angleterre ouvre ses ports au Canada.Mais elle admet aussi sans imposer aucun droit les produits manufacturés des Etats-Unis et da tout autre pays.Du point de vua fiscal la Grande-Bretagne ne noug fait aucune faveur tandis que nous donnons des avantages exceptionnels aux manufacturiers britanniques.D’après le .gouvernement Lau-rier nous avons maintenu la préférence britannique dans l’espoir que la Grande-Bretagne donnerait une préférence aux produits canadiens sur le marché anglais.En fait, lé cabinet Laurier a dit aux ministre^ britanniques que si cette préférence ne venait point, le Canada sd considérerait libre d’agir suivant les conditions.Nous ne pouvons nous payer le luxe d’aider la mère-patrie à maintenir la politique ruineuse du libre échange pendant qua d’nutrcs nations conservent leur tarif élevé.Ut Grande-Bretagne n’a aucune raison de demander une 1U berté plus grande de commercé ivec le Canada jusqu’à ce qu’elld accorde un tarif préférentiel aux produits canadiens.Le Canada d'abord dans l’Empire est une.politique sage à suivre pour les Canadiens et personne ne devrait sd laisser tromper par la prétention que des considérations de loyauté nous obligent d’accepter une poüti-que fiscale en laquelle la masse des Canadiens ne croient pas.”—News, Toronto.TOUT CE QUE NOUS RECLAMONS “Nous nous refusons à croire que les Canadiens-anglais, traités généreusement dans lç Québec, ne puissent traiter avec justice — c’est tout ce (pie nous réclamons —¦ nos compatriotes d’Ontario.Il y faudrait peut-être quelque effort, mais pourtant nous sommes convaincus que si nos hommes politiques de langue française s’appliquaient davantage, dans leurs discours aux Anglais do ce pays, à faire voir la justesse de nos revendications nationales, que si nos Journaux exposaient plus souvent les thèses fondées en droit naturel, et qu’il suffit de développer quelque peu pour en montrer la légitimité, nu lieu do parler et d’écrire sur l’inévitable conciliation, nous sommes convaincus, disons-nous, que nos compatriotes de langue anglaise finiraient par comprendre que nous ne réclamons que Justice.Le droit naturel, après tout, de nous à eux, ne doit pas tant se muer.” — VActton Sociale, Québec. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 24 SEPTEMBRE 1913 VOL.IV.— No.223 QUATRE PERSONNES TUÉES DANS UNE COLLISION SUR L’INTERCOLONIAL Deux convois de m , jhandises se rencontrent près de Sa.-ville, N.B.— Les ingénieurs et c muffeurs des deux trains sont tués ei deux autres employés sont blessés.CHOSES MUNICIPALES Moncton, N.-B., 23.— Deux mécaniciens et deux chauffeurs tués et deux serrefreins mortellement blessés, des dommages d’au moins $40,000 à la ligne de l’I.C.R., entre Moncton et Halifax; tel est le bilan d’un accident de "hemin de fer qui s’est produit aujour d’hui, sur l’I.C.R.Les morts sont: Enoch Rushton, mécanicien, Moncton.Frank Lyons, mécanicien, Truro.Byron Pitts, chauffeur.Geo.Hingley, chauffeur.Les blessés sont: R.H.Sharpe, serrefrein, sur le 231.de Moncton.Bankss, serrefrein sur le 234, Truro.Deux trains de fret qui filaient a une vitesse de quinze milles à 1 heure sont venus en collision dans une courbe, à six milles de Sackville.I^es !o-romotives ont été démolies et vingt wagons de fret ont été télescopés et réduits en aiguillettes.La voie de l’Intereolonial, entre Moncton et Halifax, a été bloquée pendant (plusieurs heures et les voyageurs ont dû être transbordés d’un côté à l’autre des trains brisés.Le train No 231, connu sous le nom de “way freight”, sous la direction du conducteur Geo.Armstrong, de Moncton, mécanicien Enoch Rushton, se rendait à Moncton avec deux heures de retard.L’autre train, No 234, était sous la direction du conducteur John Macdonald, de Truro, et du mécanicien Frank Lyons.Lorsque les trains sont venus en présence, dans une courbe, les efforts des mécaniciens pour empêcher une cojlision ont été inutiles.Le feu s’est déclaré dans les débris à la suite de l’explosion de l’une des bouilloires et les quatre victimes ont été affreusement carbonisées.Les cadavres horriblement brûlés ont pu être retrouvés.On attribue la collision à une erreur de Rushton et d’Armstrong, du train No 231.TRIBUNE LIBRE ‘ Culbutes de cirque ” “ Evolutions grotesques ei.(lange-reuses telle est la façon admirable dont '.a “Presse”, le grand journal de Montréal, salue les admirables expériences des aviateurs français Pégoud et Chanteloup.Les maîtres de l’aviation française .avaient affirmé qu’un aéroplane bien combiné et bien construit ne pouvait pas chavirer, mais il restait à le démontrer.Un jeune aviateur, Pégoud, est venu se mettre à la disposition de Louis Blériot pour tenter de confirmer la théorie par des expériences pratiques.Le succès a récompensé son courage.Grâce à son sang-froid et grâce à l’excellente construction du monoplane Blériot i! a pu voler dans toutes les positions: verticalement, obliquement, couché sur une aile, renversé sur le clos et, pour finir, il vient de décrire un cèrcle complet dans le plan vertical.Chanteloup l’a imité sur un biplan.Sans doute, l'aviateur risquait sa vie; —comme tous nos aviateurs du reste -—mais en ce faisant, il a fait une démonstration technique d’un haut intérêt et dont l’avenir démontrera sans doute la grande portée pratique.Il faut avoir la vue bien courte pour ne pas percevoir tout le profit qu’en: retireront les autres aviateurs.S’il est prouvé qu’en conservant son sang-froid et en manoeuvrant àj propos son stabilisateur, Phomme-vo- ! lant peut toujours faire retomber son avion sur ses pattes, le problème de la sécurité est bien près d'être résolu,! sauf dans les cas d’explosion ou de rupture grave.Cette critique peu intelligente nous rappelle celle que nous avons lue dans un journal de Vancouver, il y a environ 4 ans.Un des pionniers de l’aviation, Blériot ou un autre, venait de faire bénir son monoplan par t’ar-chevêquc de Paris.La pacifique feuille se dit fort scandalisée de voir un prince de l’Eglise, dont la mission devrait être de prêcher la paix, “bénir un futur engin de destruction!” C’est curieux comme certaines gens ne peuvent voir les choses qu’à un seul point de vue.Les uns sont animés pas l’esprit de secte, les autres cèdent à une habitude invétérée de tout considérer au point de vue “spectacie".Il est certain que les exploits de Pégoud sont plus dangereux que ceux du ballon de la “Presse”.Ils sont plus intéressants aussi.Pégoud est plus fier d'avoir fait franchir à l’aviation française une nouvelle et victorieuse étape que d'avoir évolué devant une foule de spectateurs.Aucune considération monétaire ne paraît l’avoir poussé jusqu’à présent.Qu’il ait donc agi par amour de la gloire, mépris du danger, patriotisme, ambition de faire progresser une science, peu importe! ce sont là de nobles mobiles, bien dans les traditions françaises.Honneur à Pégoud! “GALLUS ’’.De retour du Congrès Médical de Londres Le docteur Z.H.Etnier et Mme Ethier, du carré Baint-Lonis, sont de retour d’un voyage, à Londres.Le Dr El hier représentait, au dernier congrès IntemaUional de médecins, l’Institut Royal Edward et la Société Médicale de Montréal.Sept mille cinq cents médecins, parmi lesquels so trouvaient les sommités médicales du monde entier ont suivi les travaux de ce congrès.Le docteur Ethier veut bien nous dire en quelques mots les impressions qu’il en rapporte.On a fait des communication retentissantes, dit il sur le traitement de la tuberculose et des déviations osseuses.Le docteur Abbott de Londres, en particulier, a expliqué un traitement tout â fa’lt nouveau pour la scoliose (déviation rachitique de la colonne vertébrale) .En matière de tuberculose, un professeur danois a démontré des résultats étonnants obtenus à l’aide d’un appareil permettant d’injecter dans le poumon de l’azote, de l’oxygène et de Ijair stérilisé.Ce traitement ne s'emploie que dans des cas de tuberculose avancés et a eu un succès très réel.Le professeur Landouzy, doyen de la Faculté de Paris, et le professeur Chauffard ont été vivement applaudi* pour nombre de communications remarquables.Les besoins On achètera des quartiers la maison ON DEMANDE DE NOUVELLES VOIES DE TRAMWAYS POUR LES QUARTIERS EXCENTRIQUES.Plusieurs cchevins demundenl des roules de tramways et leurs motions ont élc toutes envoyées aux commis-1 saires.Mentionnons parmi les pro-j jets les plus Importants les suivants : L’échevin Ménard demande les j routes suivantes pour le quartier | Bordeaux qui n’en a pas : lu.- LIGNE DK L’AVENUE DU PARC.Continuation de la ligne de l’avenue du Parc, à partir de l’avenue Van Horne à l’avenue de Beaumont, de la rue de Beaumont à la rue Greenshields, de la, rue Green-shields à ta rue Abraham.Retour par la même route.2.LIGNE DE LA RUE SAINT-LAURENT.(a) De la rue Saint-Laurent, le long du chemin Créma-zie (Côte Saint-Laurent) jusqu’à l’avenue du Parc ; de l’avenue du Parc à la 48ième rue, de la 48ième rue à lu rue Srott-Ives, de la rue Scott-Ives à la rue DeSalaberi v en face de la prison, de la rue DeSalaberry à la rue Vahnont et de la rue Valmont au boulevard Goulu ; ou (b) du boulevard Saint-Laurent, le long de la première rue, au sud du boulevard Gouin, à la rue DeSalaberry, de la rue DeSalaberry à la rue Valmont et de la rue Valmont au boulevard Gouin : ou tout autre circuit conduisant du boulevard Saint-Laurent à la rue Valmont, quartier Bordeaux.Le retour dans tous les ras devant s’effectuer par la même route.L’échevin Bastien demande pour Ahuntsic une ligne qui partirait des! limites Nord du quartier Laurier] pour aller au boulevard Gouin, et j une ligne qui suivrait la rue Berri, du chemin Grémazie an boulevard Gouin.L’échevin Larivière demande un service plus efficace pour la Longue-Pointe.Tl voudrait avoir une double voie rue Notre-Dame, de Maisonneuve aux limites Est du quartier, de nouvelles lignes rue Boyce, rue Dickson et rue Desor-meaux.Il demande aussi le prix de passage unique de cinq sous.Fusion prochaine de deux sociétés Le “Mechanics’ Institute” et la Société d’Histoire Naturelle ont virtuellement décidé de se fusionner et ceux qui désirent cette fusion, espèrent voir la nouvelle charte soumise à la prochaine session de la Législature.La nouvelle société construira ses édifices sur le terrain de la “Natural History Society”.Le “Mechanics’ Institute” a en caisse la somme de $326,000 et la “Natural History’ Society ” possède, rue Mountain, un immeuble évalué à un quart de million.En plus de ces actifs, il y a des collections de livres d'histoire naturelle.Un cynique assassin Indianapolis, 24.— Le cadavre do îe, avait Invité le marchand à sa trouvé, hier soir dans une chambre d'hôtel, occupée par un jeune homme, enregistré sous le nom de “W.R.An derson, Louisville, Ky.De défunt avait une corde autour du cou et une halle dans la tête.Anderson, un v**yageur de commerce avait invité le marchand à s’a chambre, et djj.nç lVn^ tsiggè?,ij Ji déclaré avoir commis le meurtre flans le but de le voler.Un capitaine de goélette se noie Québec 24.— De capitaine FUlton Helley, de.la goélette Marie, s'eèt poyé accidentellement.On a retrou Vê son cadavre au quai Louis.De défunt, figé de 34 ans, laissa une *euve et quatre enfants.Un immigrant tombe à la mer Londres, 24.—Un Irlandais .-ommé John Eagan est tombé Hans l’océan jnrs de lu traversée du “Campania” folr’r Ecrive» lisiblement.PATRON No.4234 Nom .K ta •• «t •• •• •• •• •• •• •• •• • Ne.Rue Ville Mesure du busti De taille.Quand tous désire» us patron aolt pour fillette ay&aj.ns mentionne» jtmal» la m taira; mentionne» J »*• seulement. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 24 SEPTEMBRE 1913 VOL.IV.— No.223 U VIE SPORTIVE Zbysco a défait tous ses rivaux LE GRAND CHAMPION POLONAIS S'EST CLASSE PREMIER DANS LE TOURNOI DE LUTTE A TROUVILLE.CETTE RENCONTRE EST ATTENDUE IMPATIEMMENT Un grand nombre de nos sportsmen sont anxieux de voir aux prises Plourde Tremblay et une foule énorme va rendre ce soir au Parc Sohmer.et se DEUX MATCHES AU GENRE LIBRE, 2 DANS 3, A FINER Tremblay est prêt; il a terminé depuis deux jours son entraînement, voulant se présenter frais et dispos dans l'arène du Parc Sohmer, ce soir, et non pas surentrainé.Il sait qu’il a une grosse partie à jouer et comme il nous l’a déclaré hier, on ne saurait prendre trop de précaution quand on va engager une lutte acharnée ei, très probablement longue avec un athlète aussi fort, aussi souple et aussi expérimenté que l'est Pierre Plojrie.Cet après-midi, à 3 heures, les deux hommes seront pesés au Club Athlétique Canadien, de façon à ci qu’aucun doute ne puisse être permis an sujet de leur qualification comme poids-légers.Tremblay paraît être en- excellente forme, il ne souffre plus de rhumatismes et il a regagné toute sa souplesse, sa rapidité, sa puissance musculaire.Nous lui souhaitons, .quelques heures avant qu’il ne soit appelé à défendre ses chances et à nous prouver une fois de plus sa valeur, de forcer Plourde à reconnaîtfe en lui son maître.Nous avons appris d'autre part que' Simard et Henri Dubois, les deux; poids-lourds qui vont se disputer un i match, 2 dans 3, également à finir,: avant que Plourde et Tremblay n’en I viennent aux mains, sont impatients de se mesurer et ce match excitera, lui aussi, bien des émotions parmi les I spectateurs.Le protêt n’est pas considéré Le protêt présenté par le club Caughnawaga, au sujet de la joute du 14 courant, n’a pas été pris en considération par le président.Les Indiens n’ont pas fait le dépôt requis par la cons' titution.Les clubs Mascotte et Caugh-nawaga devront donc maintenant jouer dimanche prochain pour décider du championnat de la M.S.L.U., car les deux équipes sont actuellement sur un pied d’égalité.Le Sport des Rois A WOODBINE 1ère course, $500 , 3 ans, 6 furlongs: 1er, Marcoval, 105, Obert, 1ère place, $6.40, place $4.10, 3ème place, $3.40 ; 2e, Caper Sauce, 124, Connolly, place $8.40, 3e place, $6.20 ; 3e, Bursar, 106, Watts, 3e place, $16.30.Temps : 1.15 2-5, J.P.Connell, Belle of Lynville, Misa Edna, Fenwicki, Marybud, Maid of — 1.High Private, 108, Goose, $4.50 et $2.90; 3.Sleeth, 110, Henry, $3.40; 3.Harry Lauder, 102, Kede- riif.Temps—1.15 2-5.Melton Street a aussi couru.Les courses du Grand Circuit John Bowman, Floral Crown, Auater et Havrock ont aussi couru.2ème course, Novice Steeplechase, $700, 1 1-2 mille : 1er, Bayport,137, Kermath, 1ère place, $7.50, place, $3.80, 3e place, $3.50 ; 2e, Bryn- j down, 132, Heataerington, place ; Columbus, Ohio, 24.— Lord Dewêy, le gagnant des stakes de trot de Dê-Frome, j troit et de Syracuse, s’est adjugé son troisième coup de $10,000 en gagnant le Hoster-Oolumbus hier après-midi.C’était l’épreuve la plus richement dotée au programme de la journée, grand Circuit.Voici les résultats des courses : Classe 2.15, amble, 3 dans 5, $8.10, Sème place, set, 103, Dupée, $4.70 ; 3e, Svos- $1200, 3 épreuves disputées lundi 3e place, $6.20.Princess Margaret, par Hen- Lane.Cleo B., Orange, drick.Mary Direct, Mallow.Zanzibzibar .Clifford Hal, Erdkin.Polly Ann, Kyger .11 Patsy Dumas, Spence- Murphy .10 12 5 Rebel Pledge, Page.878 5 disi, 2 2 2 2 ret.Temps, 3.11.Frijc«lee, Cobourg Boy, | Lane.,.2 2 2 1 1 1 Hands All Around et Promoter one aussi couru.3e course, coupe Seagram, $1,000, 3 ans et plus, 11-16 mille : 1er, Rifle Brigade, 115, Obert, 1ère place, $2.40 ; 2e, VoBta, 106, Connslly.Temps : 1.52 2.5.4è»ie course, handicap Michaelmas, $1500, 2 ans, 6 furlongs : 1er, Hod- ge, 125, Burns, 1ère place, $7.00, j Rita Jay, Gordon place, $3.50, Sème place, $3.80 ; 2?, Great Scott, Valen- Surprising, 125, Rightmeyer, place, ! tine.8 9 8 ret.$4.60, Sème place, $5.00 ; 3e, Czar Nelda, Schnell, Gar- Michael, 105, Gould, 3e place,$13.70 , rison .7 10 10 ret.Temps : 1.12 3-5.Dark Rosaleen.Fa-j Vandola, Powell .12 9 12 taon.Water Lady, The Usher et j Volunteer, Lockhart, Southern Maid ont aussi couru.Shulter.dist.Sème course, $800, 4 ans, steeple-' Temps : 2.08 1-4, 2.09 1-4, 2.08 1-2, chase, handicap, 21-2 milles : 1er 2.07 1-4, 2.09 1-2, 2.10 1-4.Jack Dennerlen, 144, Walker, 1ère i Classe, 2.10, stake Capital City, place, $11.50, place, $5.50, 3e place, trot, 3 dans 5, $3,000 : $2.90 i; 2e, Melos, 130, Pemberton, Tommy Horn, Otto Wil- place, $7.20, 3e place, $2.90 : 3e, | kes, McDonald.112 1 12 1 Lizzie Flat, 146, Dupee, 3e place, Lady Grattan, Joe Grat-$2.50.Temps : 5.10.Brosseau et > tan, Cox .Motocyclettes et bicyclettes UN GRAND CHAMPIONNAT POUR LE RECORD DE L’HEURE EST ORGANISE POUR DIMANCHE PROCHAIN, AU PARC DELORI- MIER.La Tirillante victoire remportée par Adrien Lefèvre et Henri Raynal.deux des coureues réguliers du Parc Delo-rimier, a engagé le promoteur des courses à ce parc à organiser pour dimanche prochain un grand championnat pour le record de l’heure en bicyclettes.Tout coureur en bicyclettes sera admis à prendre part à cette course, lors même qu'il n’aurait pas de carte dûment signée, par les magnats du cyclisme.I>es motocyclistes de Delorimier se distinguent et peuvent se mesurer dlfis maintenant avec les champions du monde sur piste d’un demi-mille.A ceux qui pourraient croire ces avau cées exagérées, nous citerons des faits.Samedi dernier h Toronto, par un temps magnifique furent couru les championnats de Toronto en motocyclettes, sur le terrain de l’exposition.Le championnat de 5 milles fut remporté par Henry Cole, sur machine Thor, percée à fonds de course en 6 minuties 18 secondes.Or, le lendemain, sur la piste de Delorimier, a Pris une pluie abondante qui avait détrempé la piste et otbligé de remettre les courses, Mar'» neau suivi de près par Cleghorn et par David, courait les 5 milles en 6 minutes et 23 secondes.Trouville, 24.— Le Grand Critérium de Lutte de Combat qui passionne tous les sportsmen de Trouville depuis quinze jours, vient de se ; terminer.11 eiérait de dire que ce véritable [championnat motadial de "catch as catch can" s'est clôturé sur une apothéose, sur une soirée triomphale , si | cette grandiose manifestation sportive avait depuis ses débuts c«inu ! d'autres soirées que des triomphes.Et ce championnat est encore une victoire pour ce sport magnifique I qu’est la lutte de combat.Il y a trois rroiâ à peine que les sportsmen français ont vu pour la première lois cette lutte admirable.Fatigués de la lutte gréco-romaine avec ses interminables massages, et ses luttes sans résultats, les fervents du sport se sont passionnés pour ce "catch as catch can”, où toutes les prises sont permise», où l'adresse pure permet d’annihiler la force brute et le poids, ces deux facteurs de succès dans les autres luttes.Ces combats, où les deux hommes combattent avec acharnement, voire avec sauvagerie, ont séduit les sportemen et ce sport in-! connu U y a un an a dès mainte-I nant conquis droit de cité.' Tous ceux, qui, depuis le début du Critériurr, n’ont pas manqué une seule séance, s'étaient donné rendez vous une dernière fois autour du tapis.La «aile était d'une élégance raffinée et témoigna d'un enthousiasme fou.Il est vrai que le spectacle en valait la peinef La lutte finale entre Zbysko aîné et Myake fut en effet on ne peut plus belle.Pendant longtemps, les deux hommes luttèrent avec unç énergie admirable, et si Zbysko fiit déclaré vainqueur, Myake lui offrit une si •Plendide résistance qu’on peut dire qu’il est presque l’égal de son vainqueur.Cette lutte était encadrée par deux autres belles batailles qui permirent : la première, à Urbach dn vaincre de Ridder, après une belle résistance, et à Ladislas Zbysko, la révélation, de triompher d’Anglio.Au “ Gymnase Saint-Louis ” Depuis quelques mois Th.Bailes a tenu haut et ferme le drapeau du | "Gymnase St-Louis” contre tout venant.On attend encore le poids-léger qui le tombera.Bénard, parait-il veut se reprendre.Cette semaine Bailes devant prendre une petite vacance on introduira "un nouveau poulin dans le rond”, c’est William Duchesne qui tiendra et soutiendra le drapeau et l’honneur du Gymnase Saint-Louis.Demain soir, il rencontrera le champion poids-moyen de tout le district de Sherbrooke et de Québec, Joe Ouellette, pour un enjeu de $50.00 des deux cotés.Duchesne pèse 155 lbs, Ouellette, 170 lbs.Duchesne a déjà battu Ouellette il y a deux ans, ce dernier pesait 145 Ibs alors.Depuis les deux athlètes ont tous deux fait beaucoup de progrès.Ce sera une lutte des plus émouvantes.Qu'on se le dise.Tous les jeudis, Duchesne aura $50.00 à offrir à qui voudra risquer ‘Ta partie” avec lui.Lapointe, Jarry, Richard et Vincent sont invités “au bal chez Boulé,’’ Les Champions sont défaits Rêgina, Saak., 24.— Les Hamilton Tigers ont défait le Régina, champion de l’Ouest du Canada, par 26 à 4, hier après-midi.Malgré la température peu favorable plus de 2,500 personnes ont été témoins de cette rencontre.Les équipes s’alignaient comme suit : P i Malaga c.nt aussi couru.6ème course, $600, 3 ans et plus, 1 1-16 mille : 1er, Plate Glass, 119, Burns ; 2e.Airey, 94, Taylor ; 3e, Tactics, 102, Gould.Temps : 1.46 2-5.7ème course, $500, 3 ans et.plus, 1 mille 70 verges : lei\ Colston, 100 Carter ; 2e, Cogs, 108, Watts ; 3e, Henry Ritte, 97, Taylor.Temps : 1.44 3-5, Dr Holzberg, Springmass, Merry Lad, Feather Duster, Napier et Spellbound ont aussi couru.2 3 11 1 3 12 4 12 5 12 2 Marigold, Murphy.Dago, Grady.Echomoi-e, Valentine .5 4 10 1112 Ben Solock, Garrison .4 11 Tommy Finch, Castle .8 8 Densmoie, Spencer .6 9 Frank L., Amundsen .96 Altacoast, Dempsey .11 7 [Peter McCormick, V.I Shuller .Louise, J.Benyon .6 8 5 5 9 7 7 5 8 9 11 9 13 10 .12 13 13 10 7 .10 10 4 fret 2.10 1-4, 2.08 1-4, Temps : 2.07 1-4 2.09 1-4, 2.09 1-2.j Horse Review Futurity, ambleura A HAVRE-DE-GRACE i de 3 ans, 2 dans 3, $3,000 : 1ère course, 2 ans, 5 furlongs —1.j Homer Baughman, Gambetta, Valkyrie, 108, Ambrose, 2 à 1, 7 I WUke®.Ceers .1 1 à 10, 7 à 20; 2.Jonnnan, 108, Tlll5r Tip loi., Murphy Karrick, 8 à 5, 1 à 3; 3.Hildas Les parties dans les grandes ligues Voici les résultats des parties jouées hier après-midi dans les séries des ligues Américaine et Nationale : LIGUE AMERICAINE I A New-York : R.H.E.; Cleveland.000000001—i 4 0 New-York.300000000—3 9 1 Batteries : Falkenberg, Gregg, Rlanding et Carisch, O’Neill ; Caldwell et Gossett, Sweeney.A Philadelphie : Détroit .241000001— 8 12 2 Philadelphie .11-212132x—21 25 2 i Batteries : Williams, Comstock et Gibson ; Pennopp et Lapp.i A Washington : St-Louis .100010012—5 9 1 Washington.0010200000—3 8 2 Batteries : Taylor, Mitchell et Agnew, McAllister ; Groom et Henry.A Boston : (1ère partie) .Chicago.000002000—2 6 2 Boston .000010100—2 11 0 Batteries : Scott et Daly ; R.Collins et Thomas.Deuxième partie : Chicago.000020100—3 6 2 Boston.0000^0100—2 11 0 Batteries : Walsh, ' Russsll et Schalk ; Bedient, et Cady.POSITION DES “LE CERCLE PAROISSIAL” Grande assemblée générale de tous les membres ce soir, à 8 heures; cette assemblée est très importante, et tous les membres devront se faire un devoir d'y assister.E.POITRAS, Corr.Off.1, à 1, Brother, 108, Byrne, 6 à au pair.Temps1—1.01 2-5.Miss Cavanagh, Master Joe, Peacock, Ben Quince, Hillstream, Àhce K.et Fascinating ont aussi couru.2ème course, 3 ans et plus', 6 fur-longs — 1.Flamm: * ni, 108, Trox-ier, 7 A 5, 3 a 5, 1 A 3; 2.Silver Moon, 105, Robbins, 9 à 2, 7 à 5, 3 à 2; 3.Homecrest, 112, Ambrose, 10 à 1, 3 à 1, 3 à 2.Temps—1.14 5-8.Melville, Inferno Queen, A'enetinn et Montcalm ont aussi couru.Sème course, 3 ans et plus, 1 mille 70 verges.— 1 Billy Vaudeveer, 107, Derondc, 4 à 5, 7 à 20; 2.Bonnie Eloise, 104, ,T.MeTaggart, SAS, 9 A 20; 3.Frog, 104, Waldron, 7 à 1, 3 à 2, 11 à 20.— Temps—1.45 3-5.Ursamajor, Daingerlield, Big Dipper et Whisper Belle ont aussi couru.4ème course, Eastern Short Handicap, 2 arrii furlongs 1-2 — 1 Tra nid 102, Karrick, 5 A 1, 6 A 2; 2.Northerner, 102, Wolfe, 6 A 1, 2 A 1, 4 A 5; 3.Uncle Mun, 105, Mus-grave, 25 A 1, 8 A 1, 4 A 1.— Temps—1.07.Add’e M.Gainer, Roamer et Mater Pomette Bleu ont aussi couru.Sème course, 3 ans, 1 mille 70 verges.— 1.Dartworth, 100, MeTaggart, 3 à 2, là 3; 2.Populve-da, 106, Dronde, 4 A 5, 1 à 4; 3.Aenier, 103, Waldron, 13 Al, 4 A 1, 6 A 5.Temns—1.44 1-5.Gates, Ralph Lloyd et O.TT.Buster ont aussi couru.fième course, A réclamer, 6 fur-longs.— 1 Ann Tilly, 93, MeTaggart, 13 A 5, au Pair, 1 A 2; 2.Rcno, 98, Campbell, 6 A 1, 2 A 1, 4 A 5; 3, Horace E.109, Wolfe, 7 A 1, 5 A 2, 6 A 5.Temps—1.14 4-5.Margemm.Grenida, Chryseis, key in the Straw, Cordie F.et Direct Gentry, Amundsen.3 3 Baba Yuga, Dickerson.4 4 Gentry Deforest, Osborn.5 5 Temps : 2.10 1-4, 2.09 1-4.Classe 2.10, troL 3 dans 5,$10,000 Lord Dewey, Admiral Dewey Snedeker .Ill Fan Patch, Snow.3 3 2 Star Winter, McDonald .2 4 4 Judson Girl, Cox.5 2 5 Vaster.Spencer .8 8 3 Harry Js., Tyson .4 5 7 Nata Prime, Wright.6 6 6 Reusans, Geers.7 7 8 Temp» : 2.06 3-4, 2.08 1-2, 2.06 3-4 Classe 2.09, ambleurs, 3 dans 5, $1200, (non terminée) : Lowanda, Col.Loomis, Maxwell.19 8 Don Patch, Dan Patch, Jamison.10 10 CLUBS G.P.p.c.! 94 49 658 ; 83 62 569 82 63 566 i 79 66 525 i 74 72 507 ! 72 84 425 i 53 88 376 | 55 92 374 j Philadelphie Cleveland.Washington.Boston .Chicago.j Détroit.New-York.St-Louis.LIGUE ' A Pittsburg, Brooklyn .Pittsburg .Batteries : Yingling et Fischer Shenn, Mamoux et Simon.Deuxième partie : Brooklyn .000000001—1 10 Pittsburg.000000000—0 5 Batteries Rucker et Fisher Conzeiman et Gibson.POSITION DES CLUBS NATIONALE (1ère partie) ; .002021100—6 .001000000—1 Ligue de la Cité LES MEILLEURS LANCEURS DE CETTE LIGUE SERONT EN SCENE DIMANCHE PROCHAIN AU PARC SHAMROCK.Chacun sait la beauté du programme du dimanche dans les séries de la ligue de la Cité lorsque les clubs Richmond et Athlétique sont intéressés.Dimanche prochain nous verrons les Richmond aux prises avec les Voltigeurs et du train que va Duchesnil, depuis son retour de Pittsfield, il ne serait pas surprenant de voir les Millionnaires éprouver une défaite des mieux conditionnées.C’est IA d’ailleurs, la précletion de ceux qui croient que les frappeurs des Richmond ne pourront faire bonne contenance devant le lanceur des Voltigeurs.Mais il ne faut cependant pas oublier que Freddie Ashton, Paquette et St-Martin seront A l’affut pour j prévenir toute débandade du côté des : Richmond.Quoi qu’il advienne, les amateurs j peuvent être assurés d'assister à un J grand duel entre les lanceurs expê-I rimentés, ayant tous fait un sttage j avec clubs du baseball organisé.T,es Balmoral rencontreront les j Athlétiques dans la deuxième joute au programme.Billy Innés craint évidemment pour sea lauriers, car il s’est enquis auprès des autorités de la ligue pour savoir si Tuero, de retour de Jersey City serait éligible.Les Balmoral ont toujours des' retours A la forme très dangereux pour n’importe quel club de la ligue de la Cité, en en gérant sage Billy Jones prend ses précautions.Nous verrons donc du baseball de j choix dimanche prochain au Sham-; rock.12 8 Ligue Nationale de Quilles ROYAL VS CANADIEN Royal H.Bastien .Nettie Ethan, McBride .2 Princess Patch, Murphy.7 Nellie O., McKeller.4 Red Wilkes, jr., Mettler .3 The Assessor, Geers.5 Possibility, Swain.9 Irish Lad, Nuckols.8 Marietta, Hollenback.Temp» : 2.06 1-4, 2.06 1 4 5 10 7 9 dist.2.07 1-4.New-York .Philadelphie.Chicago.j Pittsburg.Boston.Brooklyn.CincinnAti.St-Louis.G.P.P.c.J.93 47 664 82 54 603 82 62 572 75 68 525 A.R.62 77 446 62 78 443 62 84 425 50 97 339 200 170 189—559 991 Les séries mondiales ELLES COMMENCERONT PROBABLEMENT le 7 Octobre—les BILLETS SE VENDRONT UN.DEUX ET TROIS DOLLARS.Maisonneuve vs Northmount Dimanche prochain le Northmount recevra la vi.,ta des champions de la Canadien St-Laurent 100 160 179—439 Laçasse .157 134 95—386 Majorité pour Royal — 166.825 Tur- Misrs Iron A LOUISVILLE 1ère course, 6 furlongs — 1 Mask, 107, Kederls, $2.80 et $2.30.B.Leochares, 105, Buxton, $2.60.3 Helen Bamee, 108, Small.Temps— 1.10 4-5.Samuel R., Mayer ont auss'i couru.2èfrm?course, 5 furlongs 1-2.— 1.Bradley’s Choice, 117, Loftus, $12.00 15.60 et $3.30.2.Edith W., 100, McCabe, $11.20 et $4.10; 3.Little Nephew, 120, KiRingsworth $2.75.Temps—1.06.Osaple, Gracilla et Soalurf ont riis-fri count.3ème course, 1 mille et 1 furlongs.I ligue Maisonneuve, la partie promet d’étre très contestée vu que le club j Northmount a 18 victoires A son La Commission crédit, la dernière est celle d’avoir ill se réunira la [battu les Jérnmiens sur leur propre pour arrêter les j terrain par le résultat de 8 A 6.séries mondiales j Notre lanceur a retiré 16 hommes au bAton au lieu de 11, c’est encore plus beau.La partie de dimanche prochain commencera A 3 hrs précises.Las amateurs de baseball ne devraient pas y manquer, le terrain est situé au coin des rues Decelles et Al-bani, tous les chars qui font le tour de la montagne passent IA.Donc en foule dimanche A la C.Preston, H.J.McLaughlin, D.W.Markham, Claude Banagan, J.R.Marshall, J.M.Wallon, T.Scrivener, C.A.Moss, A.H.Soohn, Donald Ross, A.J.Bea et Stap-iey Kerr.Instruction obligatoire Le Dr Finnic proposera son bill d nouveau.Il est très probable que le Dr John F.Finnie, M.P.P., proposera de nouveau son projet de loi imposant l’obligation scolaire pour les écoles protestantes de la province, dès l’ouverture de la session.Il a déü'ffjré hier, en ef-.w fet, à quelqu’un qui lui posait une question à ce sujet: ‘‘Je crois qu’il est très probable que la mesure sera présentée de nouveau, attendu que tous les pays civilisés du monde ont adopté cette loi, à l’exception de Québec.” “On dit que plusieurs députés de langue anglaise à la législature donneront sur cette question un vote contraire à celui de la dernière session et une fois que les députés anglais seront unis, la majorité ne fera probablement pas d’opposition à la me-I sure.Elections générales à Terreneuve Sa'int-Jean, Terreneuve, 24.— 1,’hon Walter Davidson, gouverneur de Terreneuve, a dissous les Chambres hier et a proclamé que les élection» générales auraient lieu le 30 octobre.Le premier ministre, Sir Edward P.Morris et Sir Robert Bond, l’ex-premier ministre, maintenant chef d’opposition, se préparent à conduire une active tampagne.Châteauguay et Middlesex-Est Les élections partielles dans ces deux comtés auront lieu en octobre.Ottawa, 24.— Deux élections partielles pour remplir les vacances à la Chambre des Communes auront lieu en octobre: celles de Middlesex-Est et Châteauguay.Dans Middlesex-Est, la nomination aura lieu le 14 et le scrutin le 21.W.B.Harding, de Thom-dale est l’officier rapporteur désigné.L’échevin Frank Glass, de London, a été choisi récemment comme candidat conservateur.Samedi, les libéraux du comté ont choisi M.R.G.Fisher, avocat, comme porte-drapeau.L’élection de Châteauguay aura lieu le 11 octobre; la nomination est fixée au 4.L’officier-rapporteur sera M.J.E.C.Bumbray, avocat.Le candidat conservateur sera M.James Morris ou M.Wm Creig.Le candidat libéral n’est pas encore désigné, mais on croit que ce sera M.Sydney Fisher, ancien ministre de l’Agriculture dans le cabinet Laurier.DANS LE Monde Ouvrier 12 Une école qui existait 3200 ans av.J.C.Philadelphie, Pe , 24 — La décou- verte de l’existence de la première école du monde, où les premiers professeurs de la Liturgie se rassemblaient pour donnèr leurrf cours,vient d’etre faite par le professeur Stephen Herbert Langdon, occupant la chaire d’Asieriologie à Oxford, qui fait actuellement des recherches dan-, la* collection de Nippur, à l'Université de Pensylvanie.Les tablettes, qui subissent l’examen du professeur Lang-don, ont été recueillies au cours de trois expéditions faites à Nippur ian.3 la partie sud de l’ancienne Baby lone.‘‘J’ai pu constater, dit le Dr Lang-flon, après un examen minutieux de tes tablettes que les prêtres avaient une école dans le temple de Nippur, vers l’année 3,200 avant Jésus-Christ et que cette école eut une durée d’environ 1000 ans.“A ces prêtres, continue-t-il, nous devons les cérémonies liturgiques qui te sont répandues par tout Babylone .t l’Assyrie et c;i4 ont influencé jusqu’il la Grèce et, Rome.Ils étaient les professeurs d’une grande université, le centre le plus important d’en-«e'gnement de l’époque.>e crois que c’est la première école 0* monde •t c’est pour cette raislTn que la pré-lente collection de ^Université de Pensylvanie doit être de la plus grande valeur pour ses étudiants.“Sa découverte établira plus clairement à leurs esprits le fait que l'origine des ordres religieux eif etait dans l’antiquité la plus reculée et Que l’un d’entre eux, d’une importance incontestable pour eux, s’était établi dans un temple près de Nippur.” Mort de Sir Albert de Rutzen Londres, 23.—Sir Albert de Rutzen, qui s’était retiré dernièrement d,e la magistrature, est mort hier, à l'âge de 82 ans.Il fut longtemps magistrat à la Cour de Police de Ban Street, où il présida le procès de Crippen et plusieurs autres causes célèbres.iptrt des gens se trouât bien de l’etaplc cranel des atits NA BRl-C© cement, complètement s malaise, ils débarras organisme des matières des qui empoisonnent ng et diminuent la lé.a boils diet wire bèarmacUn iaJ Drue end Chemical Co.of Canede, Lirohed.I 76F Victime du Rayon X Philadelphie, 24 — Le Dr Charles Lester Leonard, expert dans les travaux au Rayon X, est mort hier à Atlantic City, martyr de la science à laquelle il avait consacré sa vie.Constamment exposé aux rayons de l’appareil il contracta une maladie qui déconcerta les meilleurs chirurgiens.Il y a neuf ans, la main dont il se servait pour guider la lumière du Rayon X devint affectée.La médecine fut impuissante et l’on dut amputer la main.Mais la maladie s’était propagée et quelques années plus tard il fut obligé de se laisser enlever le bras.Il crut être définitivement sauf et se remit à l’ouvrage avant d’être guéri.La mystérieuse maladie se répandit al°rs Par tout le corps.C'est alors qu’il décida de S’enfuir à Atlantic City, croyant que l’air de la mer le remettrait en santé.Contrairement à ses espérances, quelques jours après son arrivée sur la plage, il était contraint de s’aliter et mourait quelques jours plus tard.Le père du Dr Leonard, M.Hayden Leonard, est sérieusement malade à sa demeure de Philadelphie; la nouvelle de la mort de son fils va, cçolt-on, nuire considérablement à spn retour à la santé.Les victimes du Rayon X sont très nombreuses.Les Drs Harry W.Cox, de Londres et Baker, médecin hien connu du Connecticut, sont morts à peu près dans les mêmes circonstances que le Dr Leonard.AU CONGRES DES METIERS.Le Congrès des Métiers et du Travail a tenu, hier, dans l’après-midi, la séance la plus mouvementée de la session.Des attaques violentes, contre le ministre du travail, et contre le gouvernement fédéral furent faites, par presque tous les orateurs de la journée.On a attaqué le ministre à propos de la grève des charpentiers-menuisiers du port, que, paraît-il, il s'était engagé de régler, et qu’il n'a pas réglé du tout.On a pris à partie le gouvernement fédéral à propos de la loi d'immigration qu’on l’accuse de ne pas faire respecter.Les délégués de la Colombie-Anglaise ont vivement blâmé le gouvernement de cette province, et l’hon.McBride, personnellement, pour avoir, pendant la grève des mineurs de l’île de Vancouver, ordonné à la milice de charger contre les grévistes, dont plusieurs sont en prison.Une résolution de sympathie a été adressée aux grévistes et aux prisonniers.Enfin, on a attaqué la majorité de la chambre des communes, pour avoir négligé, au moment du traité avec le Japon, de respecter les voeux des ouvriers qui demandent depuis si longtemps l’abolition du travail asiatique, en Canada.Des résolutions blâmant indirectement le gouvernement ou les ministres ont été adoptées, à “unanimité.Une dernière résolution, concernant les rapports entre le capital et le travail a été adoptée, après une sérieuse discussion.Dans cette résolution, le Congrès recommande aux ouvriers de s’instruire sur la valeur du travail, comme pouvoir d'achat.C’est la théorie de Karl Marx dont le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, recommande Tétude approfondie aux ouvriers de ce pays.Au sortir de l’assemblée, les délégués ont commenté, de façon diverse, le vote approuvant cette dernière résolution.Ce qui prouve que tout n’est pas dit sur cette question.AUTOUR DU TEMPLE DU TRAVAIL.Sous ce titre, nous avons publié récemment un article dans lequel nous avons exposé que plusieurs unions ouvrières cessaient de tenir leurs assemblées au Temple du Travail.Dans la nécessité où nous sommes de renseigner le public, nous avons publié les faits tels qu’ils sont, mais notre intention est loin de vouloir discréditer le Temple du Travail.La lettre nous est adressée, par le président de l’Union des briqueteurs, qui est propriétaire de cet édifice; Désireux avant tout de rendre justice, nous la publions avec plaisir, d’autant plus qu’elle ne contredit pas les faits avancés, mais les explique amicalement: Au rédacteur ouvrier du “Devoir”.Cher Monsieur, Dernièrement, je lisais dans votre chronique ouvrière un entrefilet intitulé: “Autour du Temple du Travail”, qui était de nature, selon mon opinion et celle de mes confrères, à être dommageable aux intérêts des propriétaires du susdit édifice: l’Union des Bri-quetiers.Les requérants ont l'appui de l’union internationale des débardeurs.L’union des “checkers” de navires et celle des manutenteurs de charbon font cause commune avec les débardeurs.Si les compagnies maritimes accordent l’augmentation, Saint-Jean paiera à ses employés du port un meilleur salaire que Boston, Portland, Montréal et Halifax.Voici l’échelle des nouveaux prix : Au lieu de gagner 35 cts de l’heure en été, et 30 cts en hiver, les ouvriers recevront 40 cts de l'heure toute Tannée, et 45 cts pour le travail de nuit.Le dimanche au lieu de 60 cts de l’heure, ils en demandent 90.Si on les oblige de travailler aux heures des repas, il faudra payer temps double, $1.20 le dimanche et $1.35 le dimanche soir.Pour les nuits du dimanche un taux de 90 cts de l’heure a été fixé par l’union.Les arrimeurs auront à régler une question difficile, les débardeurs n’ayant pas eu d’augmentation depuis 1898.REUNIONS POUR CE SOIR 4ème mardi du mois: AU TEMPLE DU TRAVAIL: —Union des relieurs.—Union des journaliers.—Conseil de district des charpentiers menuisiers.A LA SALLE DIONNE: —Union des travailleurs en chaussures.A LA SALLE SAINT-ONGE: —Union des tailleurs de pierre.A LA SALLE COLONIALE: —Union des électriciens.L’IMMEUBLE UN MESSAGE D’UNE FEMME AUX AUTRES Une randonnée magnifique de Garros (Service de la Presse Associée) Bizerte, Tunis, 23.— Roland G.Garros, aviateur français, a terminé aujourd’hui une randonnée magnifique.Il a volé de Saint-Rapha]l, Fran ce, jusqu’ici, qui est le port le plus au nord de Tunis, parcourant, au-dessus de la Méditerranée, une distance de 550 à 600 milles en sept heures et 53 minutes.Il quitta Saint-Raphaël à 5 heures 52 ©t arriva ici à 1 heure 45.COURRIER D’OTTAWA LES INCENDIAIRES.— CONGRES D’INSTITUTEURS ANGLAIS.— IL PLEUT.— CE QU’ON TROUVE DANS LA RIVIERE.— VOL A HULL.(De notre correspondant) Ottawa, 24.— Le chef Graham, du département des incendies, est parfaitement convaincu qu’une bande d’incendiaires opèrent ac-tullement en ville.Samedi dernier deux incendies ont éclaté rue Hi-deau et ont causé des dommages assez serjeux.Des allumettes ont été trouvées ainsi que des linges imbibes d’huile.Les deux incendies de samedi soir ont eu lieu dans une cour ayant un passage ouvert sur la rue.Le cher Graham recommande en conséquence à tous les citoyens ayant des cours ouvertes d’y mettre des barrières et de les tenir fermées le soir.* * 9 L’Association des Insiituteurs du comté de Carleton tiendra ici les 9 et 10 octobre un congrès.Le programme officiel a été arrêté hier.La première journée sera consacrée â la présentation des rapports, nomination de comités et élection des officiers.Le professeur J.W.Hobertson donnera aux congressistes une conférence sur “L’éducation en Ecosse”.Le deuxième jour les instituteurs iront en excursion à Montréal.La pluie est tombée en grande abondance durant la journée de dimanche.Les.rapports officiels —Pour $60,000, MM.Dupré et Marquette ont acheté les lots 35-1 et 2 de la paroisse de Montréal.Ces lots sont situés sur le Chemin Sainte-Catherine, à Outremont.—Pour $8,250, M.J.Bithell a vendu à M.I.Beaubien, la propriété portant las Nos 76 et 78 de la rue Plessis.Il n’y a pas longtemps, l’acheteur achetait la même propriété pour $7,000.—Pour $190,700, M.J.Versailles a vendu à MM.Roy et Langelier, courtiers d'immeubles, 493 lots vacants situés à la Pointe-aux-Trembles.Ces lots seront revendus à ceux qui désireront construire des maisons dans cette localité.—On a inscrit hier 55 transferts de propriétés dont les principaux sont les suivants: —Pour $22,400, M.J.A.Roy a vendu à M.J.A.Morin, les lots 32-7 à 30 et 39 de la paroisse de Montréal.Cas lots sont situés sur la rue Duro-cher et contiennent 22,400 pieds car rés.—Pour $12,000, Mme A.Ewan a vendu à la succession R.Wilson-Smith, une partie du lot 218-21 de la paroisse de Montréal avec résidence portant le No 622 de l'avenue Grosvenor.—Pour $13,000, Mme W.T.Hart a vendu à M.L.P.Perham, les lots 5-649 et 650 de la Côte Saint-Louis.Ces lots sont situés sur l’avenue Saint-Jcan-Baptiste.—Pour $12,000, M.W.Drouin a vendu à M.H.Guertin la partie sud-ouest des lots 3334-1, 3335-5 et 3335-4 de la paroisse de Montréal avec résidence portant les Nos 417 à 421 de la rue Charlevoix.—Pour $10,000, M.J.T.Pilon a vendu à Mme A.Robitaille une partie du lot 22-55 de la Paroisse de Montréal avec résidences érigées sur l’avenue Mont Royal.Pour $12,500, M.D.P.Perrin a vendu à M.J.C.Tardiff une partie du lot 34a-245 de la paroisse de Montréal, avec édifices portant les Nos 743 à 745a de l’avenue Bloomfield.—Pour $10,800, M.J.O.Lepage a vendu à Mme N.Blouin le lot 34a-2 et une partie du lot 34aT de la paroisse de Montréal avec résidence portant le No 262 de l’avenue de 1 Epée.Iniinè, rt maintenant déposé au Pour $7,600, Mme E.Gratton a ven-:so2.ssi6ni Angeles, San Diego, Mexico City, etc.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l’Ouest du Canada, viâ Chicago, chaque mardi, jusqu’au 28 octobre.Bon*-’ pour deux mois.CHANGEMENT D’HORAIRE Un changement général dans l’horaire sera fait le 28 septembre.Des horaires contenant tous détails seront fournis sur demande aux agents du Grand-Tronc.BUREAUX EN VILLE î 122 rue Saint-Jacques, angle St-Françoia-Xavier.Tél.Main C905, Hôtel Windsor et gare Bonaventure.î , \ AT * tv 1(1 î .ns» i i i Toutes les personnes mentionnées au dit du d M.A.Fiche le lot 4669-26 fie Itllrôle comme sujettes au paiement de rontri-paroisse de Montréal avec résidences |hution foncière sont par les présentes som-portant les Nos 128 et 130 de la rue Jacques Hertel.La statistique du mouvement im mobilier durant le mois d’août vient de paraître.Comme on le verra, il s’est fait deux fois plus de ventes dans le quartier Saint-Denis que dans tout 1 on ira autre quartier.Le nombre total des transactions enregistrées est de 852, représentant une valeur totale de $6,842,114, contre 1,144, représentant $11,770,060 durant le mois correspondant en 1912.|niées d’en payer le montant au soussigné, h son dit bureau, dans les dix jours de cette date, sans autre avis’.CHAS.ÀRNOLDI.Trésorier de la Cité.Bureau du Trésorier de la Cité, Hôtel de Ville, 23 septembre 1913.Les bureaux de placement Le Conseil des Métiers et du Travail ayant demandé au Conseil municipal d’abolir tous les bureaux de placement à l’exception de ceux de la Ville et du gouvernement provincial, Me Laurendeau donne l'opinion que la Ville n’a que le porivoit de réglementer ces bureaux.Pour donner suite au voeu exprimé par le Conseil des Métiers, il lui faudra l’autorisation de la législature.Après avoir nommé les différentes ; donnent 1.26 pouce d’eau, unions qui ont quitté notre “Temple” pour aller ailleurs, et encore celles qui s'apprêtent à faire de même,' pour des raisons que vous avez données et que je résumerais à l’inconvenance de son site, vous semblez insinuer que le Temple du Travail, en autant que tel, finira par ne plus avoir sa raison d’être.Nous croyons que cela semble être un discrédit à notre endroit.Nous admettons que nous avons perdu certaines unions locataires, mais ce n’est pas du tout tant pour les raisons que vous avez signalées — qui sont bonnes en soi, mais, et c’est un fait reconnu, le site central et avantageux de notre édifice l’emporte sur cela — que parce que ces unions, forcées par leur accroissement, ont dû quitter nos salles devenues trop petites pour elles, pour aller se loger dans un local plus grand.Rien de plus naturel.Voilà tout.Mais il ne faut croire pour cela que nos salles restent vides: loin de là; nous les relouons à d’autres organisations moins nombreuses ou plus jeunes, et, certes, elles ne nous manquent pas.Espérant, M.le rédacteur, que vous nous obligerez en publiant cette lettre, je vous remercie d’avance au nom de l’Union des Brlquetiers, et je me souscris avec respect, Alfred CHARPENTIER fils, président.LES DEBARDEURS JEAN.DE SAINT- Saint-Jean, N.-B.24.—Une grève générale des débardeurs pourrait bien causer un ralentissement des affaires, cet hiver, dans le port, si Ton n’en vient pas à une entente entre employés et patrons.L’union a envoyé la liste de ses réclamations et donne jusqu’au 16 de novembre, aux compagnies, pour les accorder.Les fermiers des districts voisins ont exprimé leur satisfaction, ear les céréales avaient depuis quelque temps besoin de pluie.Il esi tombé durant le mois 2 pouces 1-2 de pluie à Ottawa et dans le Voisinage.Ceci est un record sur les autres mois de Tannée, mais cependant c’est au-dessous de la quantité tombée durant le mois d’août de Tannée dernière.* * •*¦ Les ouvriers qui travaillent à soulever la vieille prise d’eau ont trouvé dans le tuyau tout un assortiment de ferblanterie et un assortiment de revendeur.Parmi lc« articles trouvés il y avait un carrosse de bébé, un bicycle, plusieurs brouettes, des pelles, et toute une batterie de cuisine des mieux assorties.Il y avait aussi des centaines de boîtes de ferblanc et même plusieurs billots qui dormaient au fond des grandes conduites.Les tuyaux sont quand même en assez bonne condition et le travail de répnrage se poursuit rapidement.VOL A HULL Les bureaux de D.C.Simon & Company, agents d’assurance, rue Main, Hull, ont été visités par des voleurs durant la nuit de dimanche.Deux piastres ont été enlevées dans le registre mais le coffre-fort nui -contenait $200 n’a pas été louché.Le registre fut trouvé brisé, dans la cour en arrière des bureaux.On croit que le vol est le fait de quelques Jeunes garçonnets.La Revue Hebdomadaire PARTIE LITTERAIRE Général Aubier — Le Combat de cavalerie: les doctrines et les réalités.André Lichtenberger — Le Sang nouveau (I) .Emile Magne — Stations thermales Paul Acker — Pour ta Jeune Fille : l’œuvre des maisons de famille.Louis Foisll — Poésies.Pauline Gueuble — Récit de ses aventures en Russie et en Sibéris (1821-1827) .(Publié par Mme A.Fieri) (VI) (fin) .François Le Grix — Les Livres.L’Actualité : revue des revues françaises.— Les Faits et les Idées au jour le jour.— Revue économique et financière.— La Vie mondaine.—Courrier théâtral — L’Art décoratif.— La Vie pratique.— Chronique sportive.On s’abonne à M.Léon Lorrain, au "Devoir”.Avis Public TAXE SCOLAIRE AVIS est pnr les présentes donné, conformément au statut 32 Viet., Chap.Ifi.mie les rôles de contribution foncière pour les divers quartiers de la ville, pourront être examinés par les Commissaires d’Ecolcs ou par toute personne ou corporation, pendant trente jours h partir de cette date, afin de leur permettre de déposer entre mes mains toutes plaintes qu'ils auront à faire quant aux omissions ou inscriptions erronées dans les rôles de la taxe scolaire.( HAS.ARNOLDI, Trésorier de la Cité.Bureau du Trésorier de In Cité, Hôtel «le Ville, Montréal, 23 septembre 1913.Est L‘ paru:— “A BOUT PORTANT” de Nap.i eilier vol.franco.27cts EN VENTÊTu DEVOIR Le comte de Beaucaire tente de se suicider Aberdeen, Ecosse, 23 — Le comte Howic De Beaucaire, que l’on croit tire, le diplomate français remplissant les fonctions de ministre au Danemark, a tenté de se suicider ce marin dans une chambre d’hftfcel de cette ville.Le comte Horric De Beaucaire f, êt partie du service diplomatique de le, France depuis 1876.Il a représenté son pays en Allemagne, en Egypte, en Serbie, à Tunis et dans plusieurs colonies françaises de l’Afrique Nord.Ses titres sont ceux de Comte Charles Prosper Maurice Horric De Beaucaire, né le 15 mai 1854.Il est officier de la Légion d’Hon-neur.CE N’EST PAS DE BEAUCAIRE.Aberdeen, Ecosse, 23.—Un individu que Ton croit, être un comte français, mais qui n’a pas encore été identifié, a tenté de se suicider, ce matin, dans sa chambre d’hôtel.On crut d’abord que cet individu était le comte Horric de Beaucaire, ex-ambassadeur de France au Danemark.11 avait inscrit ce nom dans SOUMISSIONS DEMANDEES Des soumissions cachetées seront reçues jusqu’au mardi, le 30 septembre courant (1913), pour les travaux de chauffage et de ventilation re construction d’un collège à Saint-Romuald de Farnham, P.Q.Elles devront être accompagnées d’un chèque accepté représentant 5 p.c.de leur montant, et adressées à M.J.E.O.Demers, N.P., secrétaire-trésorier de la Commission Scolaire de Saint-Romuald de Farnham, comté Missisquoi, P.Q.La Commission Scolaire ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions.Les plans et devis sont visibles aux bureaux des architectes Viau & Ven-ne, 76 Saint-Gabriel, Montréal, tous les jours, de 9 heures a.m.à 6 heures p.m., de même qu’au bureau du secrétaire-trésorier de la Commission Scolaire à Farnham, P.Q.VIAU & VENNE.Architectes, 76 rue Saint-Gabriel, Te! Main 2714., Montréal.THB QUEEN SKIRT & CLOAK COMPANY INCORPORATED AVIS ost donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, 11 a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes en date du huitTèine jour de septembre 1913, constituant en corporation MM.Samuel Gerald Tritt, avocat, Hyman S.Burnsteln, Noah Stern, marchands, Joseph Dresner, ingénieur, et Edna Urquhart, sténographe, de la cité de Montréal, dans les buts suivants : Exercer le commerce en gros et en détail de commerçants «le vêtements pour dames, fournisseurs et manufacturiers de toutes sortes de vêtements pour «lames, manufacturiers de drap, et commerçants de toutes sortes de lainages et cotonnades, tissu* et autres fournitures de tailleurs.Tirer, faire, endosser, exécuter et émettre des billets promissoires, lettres de change, et autres effets négociables ou transférables ; Agir comme agents pour les marchands, commerçants et manufacturiers de tous effets, articles «m marchandises; Acquérir et prendre soit comme une affaire en opération ou autrement, les affaires, entreprises, actif et les obligations d« toute personne, société nu corporation faisant des affaires semblables ou dès affaires en rapport à celles de cette compagnie.et d< les payer s«»it «‘n tout ou en partie en ar-gent ou en tout ou en partie en actions ne* quittées de cett” compagnie; Acquérir par achat, bail ou autrement, «tu entreprendre toutes ou aucune partie d s affaires, biens ou obligations de toute personne ou compagnie faisant toutes affaires que la dite compagnie est autorisée h faire, ou possédant des biens convenables pour les fins de cette compagnie et de les payer en actions acquittées de cette compagnie; Faire tout contrat avec toute personne ou compagnie pour services devant être rendus par telle personne en argent ou en actions acquittées «le cette compagnie, ou partie en argent et partie en actions acquittées de cette compagnie; Demanrfer, acheter, ou acquérir autrement les marques de commerce, patentes, brevets d’inventions, licences, concessions et autres droits semblables, conférant un dror exclusif ou non éxclusif ou limité d’utiliser ou tout secret ou autre renseignemen quant ô toute invention qui peut paraître capable, d’être employée pour aucune des fins de la compagnie, ou dont l'acquisition peut «‘tre destinée, directement ou indirectement, au bénéfice de cette compagnie e' employer, exercer, développer ou octroyet des licences en rapport d’iceux «ni mettre à profit autrement les biens, droits ou ren> seignements ainsi acquis; En général acheter, prendre à bail, ou et échange, louer ou acquérir autrement toutes propriétés mobilières et immobilières, et tous les droits ou privilèges que cette campa ' de jugera nécessaires ou utiDu pour les fins uc ses affaires et en particulier les terres, bâtisses, droits, machines, matériel et fonds de commerce; Prendre ou acquérir autrement et posséder des actions dans toute autre compagnie ayant des objets en tout ou en partie semblables à ceux de cette compagnie, ou faisant des affaires capables d’être conduites directement ou indirectement pour le.bénéfice de c«*tte compagnie; Vendre, améliorer, conduire, développer, échanger, louer, mettre ô profit tous ou aucune partie des biens et droits de la compagnie, en disposer ou en faire, le commerce autrement; S’amalgamer avec toutes autres compagnies ayant des objets semblables en tout ou en partie à ceux «le cette compagnie; Payer à même les fonds de la compagnie tous les frais et dépenses de la compagnie, et en rapport à l’incorporation et «irganisa-tion d’icefle; Les pouvoirs spécifiés dans aucun des susdits paragraphes ne seront pas limités pai les déductions ou termes de tout autre paragraphe, sous le nom de “The Queen Skirl & Clonk Company Incorporated”, avec ur capital de vingt mille piastres ($20,000.00) divisé en «leux cents (200) actions de ceni piastres ($100.00) chacune.La principale place d’affaires de la corpo ration, sera dans la cité «le Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce huitième jour de septembre 1913.C.J.SIMARD, Sous-secrétaire de la province.MARGOLESE A TBITT.Procureurs de “The Queen Skirt & Cloal Company Incorporated”.le registre de Thôtel.Mais après informations, on apprit que le comte de Beaucaire était décédé le 28 mars dernier.A NOS AMIS Le “Devoir” est outillé nour fato l'es Itnnresslnns dans tous les oenm.uuvraoe oarantl."LES CUHONIQUES” de Léon Lorrain Se vend 25 sous.Joli volume, couverture illustrée en deux couleurs.Expédié franco contre envol de 27 cents au Devoir.EN VENTE AU DEVOIR Feuilleton du DEVOIR LE Nouveau Dodeur par JULES PRAVIEUX .10 (Suite) - -Tiens, s'écria Mme Chanteau, le nouveau médecin ! Le docteur Chanteau qui lisait Bon journal ne fit qu’un bon vers in fenêtre : —Comment, c’est ça ! fil-il amer -t dédaigneux.Ce deux pour trois ms t Ca n’a pas deux liards de vie, et ça vient ici guérir les autres ! fiiiéris-toi donc toi-même, espèce de petit crevé I A la prochaine réunion du conseil municipal, je demande qu’on agrandisse le cimetière.Les Mien's de ce gamin-là ne tarderont pas à le peupler ! Mais il n’est pas si mal que ça.dit timidement Mme Chanteau.Je le trouve distingué.-’-C'est vrai, ajouta Françoise.—Distingué, cette espèce de petit vi aire, s’écria le docteur, distingue I —Mais, papa, objecta doucement Françoise qui voulait badiner pour calmer son père, Tautre jour, tu l’appelais un séminariste : aujourd’hui, tu le traites de vicaire.Il n’a pas eu le temps d’avancer si vite ! —Allons, défends-le ! grommela le médecin.11 réussira le gaillard : il a pour lui le clergé et les femmes.Vous verrez : cette vieille engelure de mère Legros ne va pas tarder à aller lui confier ses sept maladies qui sont toutes si extraordinaires qu’aucun médecin n’en a jamais entendu parler ! Le lendemain du jour où Pierre Bruvières et le doyen avaient fait ù Saint-Martindes-Didis leur prome- nade en automobile, comme la famille était réunie, un après-midi, vers cinq heures, dans le cabinet du docteur, la servante annonça : —-Monsieur, il y a quelqu’un dans le couloir.—Qui?fit le docteur Chanteau, un âne?un homme?—Ce n’est pas un homme, dit la servante, il est bien habillé et il porte un binocle : c’est un monsieur.Je crois bien que c’est le nouveau médecin.Oui, c’est lui, j’en suis sûre, pas grand, une petite moustache noire, et puis il est joli.Mme Chanteau avait laissé tomber sur le parquet le tricot de laine auquel elle travaillait.Françoise, qui tapissait un dos de fauteuil, restait immobile, l’aiguille levée, les yeux fixés sur son père.Le vieux médecin qui ne doutait pas que le “monsieur” fût son concur,-rent, avait sursauté.Ses sourcils s’élaient contractée.—Comment! s’écria-t-il faisant mine de se lever comme pour aller expulser l’intrus, cet individu-là, ici! Chez moi! Il ose.Les deux femmes, avec des gestes eonsternés, lui montraient que la porte du cabinet était restée ouverte, que, par conséquent, le visiteur pouvait tout entendre.—Papa, murmura Françoise, il faut le recevoir.Les convenances.—Oui, je t’assure, Charles, les convenances.ajouta Mme Chanteau.—Les convenances! fit le médecin d’une voix qu’enflait une indignation véhémente, des convenances avec, ce monsieur-là! Ah! par exemple! Est-ce qu'il s’est occupé de savoir oc qui me convenait à moil Eh bien, il ne me convient pas de le voir de près.Qu’il aille chanter ses vêpres ailleurs le vicaire du curé! Françoise se leva et alla vers son père.Elle -se fit persuasive, caressante.Elle passa ses bras autour du eou du docteur et l'embrassa eu répétant: —Reçois-le, papa, reçois-le.—Oh! oui, Charles, reçois-le, je t’en conjure, disait Mme Chanteau joignant les mains.-—Non! dit d’un ton rude le vieux médecin dégageant sa tète des bras de Françoise, non! non! non! Tandis que se passait celte petite «cène, la servante était restée dans le cabinet, les bras ballants, ne sachant quelle réponse elle devait porter: —Alors, monsieur, finit-elle par demander, qu’est-ce qu'il faut que je lui dise au monsieur?—Dile-s-lui qu'il est un imbécile! proféra le docteur, La servante, Tair embarrassé, revint vers le docteur Bravières.—M’sieu, il dit qu’il n’est pas là, balbutla-t-elle lourdement pour interpréter, au mieux des '‘convenances”, les paroles du docteur Chanteau que le Jeune médecin connais- sait, du reste, pour les avoir toules entendues.—-C’est bien, fit simplement le docteur Bravières qui se couvrit et gagna la porte.—Qu'allons-nous devenir?s’écrii Mme Chanteau.—Mon Dieu! Mon Dieu! fit Françoise avec de-s soupirs.Qu’est-ce qu’il va dire de nous?—Ça gémit tout le temps les femmes! dit le docteur Chanteau.Eh bien, quoi! la .situation est nette maintenant.On va se dévorer: c'est la guerre.Le docteur Chanteau ne s’abusait point: c’était la guerre.IV Libéré des quelques scrupules qui pouvaient le retenir, blessé de l’altitude intransigeante de son confrère, le docteur Bravières se prit à saccager de son mieux la clientèle du docteur Chanteau.Il y mit du savoir-faire et de la bonne grâce.Le jeune homme rendit visite aux notables de Brcnay et de« environs: il reçut partout bon accueil, dans la noblesse, le tiers état, et même le demi-tiers état, dans ces familles de petits commerçants assez nombreuses dans la région qui attendaient d’avoir vendu leur fonds pour entrer définitivement en bourgeoisie.On était flatté de la démarche du jeune docteur qu’on s’accordait à trouver “aimable”, '‘distingué”.Pierre savait «’ouvrir le chemin des sympathies: il n’ignorait pas qu’un des moyens les plus sûrs pour s’attirer l’estime des bourgeois de Brcnay, c’était de louanger leur petite ville.Admirer un “pays”, c’est faire compliment à ceux qui l’habitent.A l’interrogation qu’on lui posait partout: "Eh bien, monsieur le docteur, comment trouvez-vous Brcnay?” Pierre répondait: "Ravissant, c’est le plus joli coin du département.” Et il en détaillait les agréments en homme qui avait su déjà les apprécier.Sans doute, on ne voulait pas prendre l’engagement de quitter le docteur Chanteau qui était, depuis tant d’années, le médecin de la famille, mais on insinuait que si l’occasion s’offrait un jour, si le vieux médecin venait à prendre sa retraite,— on donnait même à entendre que Theure avait sonné pour lui de se reposer, — on n’hésiterait pas à «c confier aux soins du jeune docteur.La plupart, en parlant ainsi, étaient sincères: ils ne se sentaient pas assez braves, assez libres de leurs actes pour abandonner le dorteur Chanteau, mais la trahison était dans leur coeur.Les “dames” de Brenay se singularisaient par leur enthousiasme.A leur “jour” elles ne parlaient que du jeune docteur, s'intéressaient à ses débuts, s’accordaient toutes à lui prédire le.succès.QiirlqucA-une« d’entre elles regrettaient de se trop bien porter, et s’évertuaient, sans le dire, à se découvrir quelque obscure petite maladie: elles enviaient Mme Legros qui, avec ses sept maladies, avait sept fois le droit de recourir aux conseils du charmant docteur.Aussi, Tétoile du docteur Chanteau pâlissait.Elle est bien redoutable.la loi des contrastes.L’apparition d’une trop jolie femme dans un salon éclaire la laideur des autres.Depuis la venue du docteur Bravières, le tempérament d’“ours” du docteur Chanteau s’accusait en relief sur Tesprit de ces dames qui faisaient des comparaisons entre les deux hommes inves-lis du prestige de guérisseurs: elles s’étonnaient d’avoir si longtemps, et sans trop de répugnance, préposé à la garde de leur santé un médecin do manières aussi abruptes et qui ne croyait pas à la neurasthénie, ce mal à la mode et toujours très bien porté.Le docteur Bravières recruta aussi des clients parmi les ouvriers, cultivateurs, bûcherons, journaliers.Il avait pour eux l'attrait du “médecin nouveau", celui qui détient peut-être le secret (te remettre à neuf les organismes usés par les maladies chroniques.(A suivre) LABEïV 'ÜIÏ.UR 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 24 SEPTEMBRE 1913 VOL.IV.— No.22.7 TEMPÉRATURE \ Bulletin d’après le thermomètre de Hearn & Harrison, 35 rue Notre-Dame Est, R.de Meslé, gérant.Aujourd'hui maximum .62 Même date l’an dernier .62 Aujourd’hui minimum .45 Même date l’an dernier .54 BAROMETRE: 8 h.atin : 30.23; 11 h.matin: 30.21; midi: 30.20.DEMAIN BEAU ET DOUX.Toronto, 24.— Temps beau et frais dans la plupart des provinces.Gelée dans les provinces de l’Ouest et dans l’Ontario.Lacs et Baie Géorgienne.—• Vents du sud modérés, avec température un peu plus élevée.Jeudi, beau et plus chaud.Ottawa et haut du Saint Lau rent.— Vents modérés; plus chaud aujourd’hui et demain.Bas du fleuve et golfe.— Modéré, vents frais.Beau aujourd’hui et demain.Provinces Maritimes.—Vents de l’ouest et du nord.Beau aujourd’hui et demain.REFORME ILES TERRAINS DE LA ELECTORALE LES REPUBLICAINS DE L’ETAT DE NEW - YORK VEULENT CHANGER LE MODE DE NOMI-NATION DES CANDIDATS A LA PRESIDENCE.UNE CONVENTION Le dictionnaire Cassell Le succès obtenu pur le diction-lairc Blanc a été tel que nous avons pensé à en offrir un autre aux lecteurs du Devoir.Cette, fois, il s’unit d'un diction-taire anglais-français et français-viglais.Celui-ci .est aussi indispensable jue l’autre, au Canada surtout.Bags bilingue, il faut parler ces ieux langues et les bien parler, V'est le moyen de montrer notre supériorité.Le Devoir, gui tient à la conservation de la langue française mais gui veut aussi que scs compatriotes maîtrisent la langue anglaise, offre donc à tous ses lecteurs l'occasion d'acquérir à prix très modique l’instrument de transition entre les deux langues.Et c'est un bon instrument.Le dictionnaire Cassell a été révisé avec soin par des autorités en la matière.On y trouve ta définition précise de tous les mots difficiles.C’est un ouvrage nécessaire, indispensable ineme pour ceux qui croient bien comprendre l'anglais.En anglais comme en toute autre langue, il y a des nuances qu’on reconnaît mais qu’on ne peut définir; le bon dictionnaire nous les fait toucher.On se rend compte d’ailleurs de l’importance d’un bon dictionnaire ear le nombre si considérable de demandes que nous avons reçues dans le premier cas montre combien l'idée du Devoir a été appré-tiée.Nul doute qu'il en sera de même vour le dictionnaire Cassell.Le prix du Devoir est en litre si avantageux.La série de coupons comprise, il représente une réduction de 25 pour cent du prix des librairies.Premier coupon dans le Devoir du 29 septembre courant.La Bataille de Châteauguay UNE LETTRE DE SIR LOMER GOUIN AU SECRETAIRE DU CENTENAIRE.M.Armand Grenier, avocat, secrétaire du Centenaire de la Bataille de Châteauguay, a reçu la lettre suivante du Premier-ministre de la province : Cher monsieur : — J’ai bien reçu votre lettre dans la.'luelie vous me faites part de la formation d’un comité, qui se chargera d’organiser une démonstration patriotique à l’occasion du centenaire rie la bataille de Châteauguay.L’idée de rappeler le souvenir fies grands anniversaires de la patrie est excellente et, pour ma part, je ne saurais trop féliciter les promoteurs de ce mouvement.Soyez persuadé que c’est de tout mon coeur que j’approuve ce projet que vous avez eu 1 amabilité de me soumettre, et j’ai lieu de croire qu’il n’y a pas un seul Canadien qui ne soit fier de la commémoration de cette glorieuse et importante victoire.Les Canadiens-français et les Canadiens-anglais ne sauraient comprendre nulle part mieux que sur le sol de Châteauguay qu’ils sont frères dans la confederation canadienne, et la fête que vous préparez a par conséquent double raison d’être.J’ai cependant un regret, et c’est celui de ne pouvoir accepter l’honneur que vous me faites de prendre la parole à cette occasion, les travaux de la Conférence interprovinciale devant me retenir à Ottawa à cette date du 26 octobre.Je vous prie de vouloir bien Iransmettre, avec mes remerciements, mes meilleurs voeux de .succès aux membres de votre comité et agréer l’expression de mes sentiments dévoués.LOMER GOUIN.(Service de la Presse Associée) New-York, 24.— La convention républicaine de l’Etat a décidé hier soir de recommander une convention nationale spéciale pour changer le mode de nomination des candidats à la présidence.Le plan proposé réduirait le nombre des délégués nationaux alloués aux Etats démocrates du Sud et atteindrait le but poursuivi par les partisans de Théodore Roosevelt à la convention de Chicago.La convention avait été convoquée pour nommer des candidats aux postes de juge en chef et de juge pu-né de la Cour d’Appel de l’Etat, et elle a rempli ce devoir en nommant, respectivement, William E.Werner, de Rochester, actuellement juge pu-né élu, et Frank H.Hiscock, de Syracuse, juge de la Cour Suprême, qui siège en Cour d’Àppel en vertu d’une nomination du gouverneur.Les délégués ont manifesté leur intérêt pour la politique de parti sur les questions nationales et pour le parti progressiste.La “plateforme” et les discours ont indiqué une attitude de conciliation à l’égard des progressistes.Aucune allusion n’a été faite au colonel Roosevelt, bien qu’on ait dénoncé la révocation des juges et des décisions judiciaires.On a parlé à maintes reprises de l’élection municipale de New-York.Les orateurs se sont prononcés en faveur de John Purroy Mitchell comme candidat à la mairie.RUE SHERBROOKE L’enquête s’est continuée ce matin sans rien révéler de sensationnel.-On cite un témoin qui n’a rien eu à faire avec les achats, et qui ne sai't rien.L’enquête sur les achats -de terrains de la rue Sherbrooke s’esl continuée ce matin, sans révelér ien de sensationnel.Tous les témoins, comme ceux des jours précédents, ont déclaré qu’ils n’avaient donné un sou à âme qui vive pour cent à M.Champagne qui a agi comme son agent pour ces ventes.11 n’a pas payé un seul sou à qui que ce soit, en dehors de cela.Il ne connaît aucun cas de corruption.Il a su que M.Tremblay await transporté des lots à M.E.Go- Mort subite du R.P.Caisse Volume-Rapport du Congrès de la Langue-Française Tous les souscripteurs de Montréal à cet ouvrage voudront bien s’adresser sans retard, au No 1075 rue Ra chel, où, sur production de leur carte de membre, on leur livrera le volume ' luquel ils ont droit.Opérateur Demandé On demande un opérateur sur machine Monoline.S’adresser au ‘Devoi r” 71a Saint-Jacques.On demande immédi- atement un jeune garçon de 16 à 18 ans pour travailler dans le département de l’expédition du “Devoir”.S’adresser à H.Meunier, département d’expédition.Ce vénérable fils de Loyola meurt subitement pendant qu’il s’en revenait de Saint-Louis, Missouri, à Montréal.Le supérieur des BR.PP.Jésuites recevait ce matin une dépêche du coroner de^ Chutes Niagara lui apprenant que le R.P.Caisse venait de mourir subitement.On ne sait pas encore si j le révérend père est mort dans le convoi qui le ramenait de St-Louis, Missouri, à Montréal.Le coroner ne donne aucun détail et demande ce qu’il doit faire.Le R.P.Bellemare est parti par te premier train a* i d’aller chercher la dépouille mortelle.La mort du R.P.Caisse n’a pas été sans1 causer une douloureuse surprise dans les cercles religieux.Il venait de prêcher une retraite de huit jours aux Religieuses Auxiliatrices du Purgatoire, à Saint-Louis, Missouri, et était en excellente santé.Sa perte sera vivement regrettée.C’était un homme aux manières affables et un parfait religieux.Théophile Caisse naquit à Saint-Paul de Joliette le 31 décembre, 1844.Il fit ses études classiques au collège de l’Assomption où son cours étant terminé, il enseigna pendant cinq ans.Le 14 août 1869, il entrait au Noviciat du Sault au Récollet.Subséquemment il étudia la philosophie pendant trois ans à Woodstock, Maryland, puis, pendant quatre ans, la théologie en Angleterre.Il a enseigné pendant deux ans à New-York et pendant trois ans au Collège 8te-Marie, à Montréal.Après avoir occupé la chaire d'Ecriture Sainte au Séminaire des Trois-Rivières et au Scolasticat de l’immaculée Conception, à Montréal, il tomba malade et fut envoyé à Monaco Pour récupérer ses forces.Il demeura là-bas pendant cinq ans.A son retour, en 1893, il exerça 1© ministère à Québec jusqu’en 1897.De cette année à 1907, il occupa différents postes à l’église de l’immaculée Conception, à Montréal.Envoyé dans l’Ouest, il passa une année à Fort William et quatre ans à Port Arthur.Depuis un an U était au Collège Ste-Marie.La communauté des RR.PP.Jésuites perd un bon et fidèle serviteur dont la mort prématurée met fi>n à une carrière bien remplie.Les funérailles auront lieu à 8 hrs 30, vendredi prochain à l’église du Geeù.i awu « «inv nui.wvv.< < > 11 ii ci h.j u rie ues lois a ai.îz,.tio M.Edmond Ducharme a été l’a- din, mais il ne lui a jamais deman gent de M.Isaïe Préfontaine, pour|dé les motifs de ces transporte, la vente de ses terrains.Il s’est oc-I m.Côme Daoust a vendu un ter-cupe, pour le conseil municipal de , ,-aib à M.A.Desroches, le 20 août Maisonneuve, d’acheter les terrains 11912.Ce terrain était situé rue Jo-necessaires à l’ouverture de la rue Miette .sur le nouveau tracé de la rue Sherbrooke dans le territoire de i Sherbrooke.M.J.L.Xault, inspec-cette ville.Maisonneuve a acheté les jleur du service municipal des ali- sous ie pied.L’agent ue ia vine ue |qu n accepta, il reçut alors un pro-Maisonneuve était un M.Auger dont i têt de MM.Desroches et Naull lui il était lui-troême l’employé et à qui j enjoignant de ne pas vendre à la il a fait rapport.Les lots qu’il a i ville.achetés avaient front sur des rues ] M.J.L.Nault, inspecteur au ser-déjà ouvertes et perpendiculaires ! vice de la Ville, a agi pour M.A.au Iraeé de la rue Sherbrooke.jDesrqches en demandant une op-M.Ducharme n’a rien eu à faire jtion à M.Daoust.Avant ce jour, il avec les achats faits dans Montréal, jn’avait jamais entendu parler de 11 ne ptu dire ce qu’il pense des j l’expropriation, ne s’occupant au-prix payés à Montréal ; il croit ce- çunement de politique municipale, pendant que le fait que c’était pour 111 a :>8i pour M.De.sroches qui, ouvrir la rue Sherbrooke explique P0111’ le recompenser, lui a fait re-l’augmentation des prix.nu.se de .son cnmntc d’Aniceri» ri« M.A.Arcand, constructeur, a vendu quatre lots à la Ville de Montréal pour l’ouverture de la rue Sherbrooke.Il les avait payés 60 AUTOUR DE L'ELECTION LES MINISTERIELS CHOISISSENT DEMAIN LEUR CANDIDAT, DANS CHATEAUGUAY, ET f-ES LIBERAUX, MARDI._ CEUX QU’ON MENTIONNE.LUTTE EN PERSPECTIVE mise de son compte d’épicerie de 8296.42 dû depuis un certain nombre d’années.Il a aussi procuré à M.Desroches un autre lot appartenant à M.Leduc, de Saint-Eustache, L’élection de Châteauguay met en mouvement les forces des ministériels et de l’opposition.Le candidat de l’un et l’autre côté.ne sera lancé, naturellement, qu’après ia convention, demain, à 11 heures, à Sainte-Martine pour les conservateurs, et mardi à la même heure, et dans la même municipalité, pour lez libéraux, mais, en attendant, on les prépare dans les officines des clans politiques qui sont les comités d’organisation.Hier, M.Lemieux a eu une conférence de 2 heures avec M.Séverin Létourneau, organisateur des rouges.Fait significatif, M.Sydney Fisher assistait à cette conférence.De l’avis de tous les oppositionistes que nous avons rencontrés, il est certain que toutes les autres ambitions s’effaceront devant celle de l’organisateur du bureau politique de l’opposition à Ottawa qui paye, depuis longtemps, de sa personne et de sa bourse.Chez les conservateurs, on met d’avant M.James Morris qui a déjà été sur les rangs en 1911.Il est vrai qu’un homme du comté nous ddsai tee matin, qu’à une certaine réunion publique tenue à Saint-Crysostôme, à laquelle assistaient M.Francis Fauteux, M.Tancrède Marsil et M.Hospice Desrosiers, M.James Morris s’est déclaré contre la politique Borden et contre la .Sherbrooke, il les avait payés 60 ! a m.i^euuc, ne aauu-nusmGne, politique Laurier, et qu’il a même ajou sous le pied au notaire Larivée, !.,
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