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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 29 septembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1913-09-29, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.227 MONTREAL, LUNDI 29 SEPTEMBRE, 191Î UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : CANADA.Édition Quotidienne : CANADA ET ErarS-UNIg $3.00 UNION POSTALE.» .«6.00 Édition Hebdomadaire : «1.00 ETATS-UNIS «.» •> * • * «1.50 UNION POSTALE.*____ , .«2.00 DEVOIR Rédaction et Administration : 7U RUE SAINT-JACQUES MO1 AL, Si < - TÊLÊPHL ADMIf RÉDAC O W •%, Direcfteur : HENRI BOURASSA J- M : Main 7461 Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! L’ECOLE SOCIALE POPULAIRE LES COURS DE DEMAIN h'fcùle.Saciul'e Populaire peut être fière de son succès d’hier; mais ce n'est qu’un début et qui lui laisserait un souvenir plutôt amer s’il n’était suivi de belles et fructueuses séances de travail.Une séance de ce genre était nécessaire pour frapper l’attention du public, pour éveiller sa curiosité et .sa sympathie, mais chacun l’entend bien, ce n’est point dans de pareilles réunions que se peut faire l’examen précis et détaillé que requièrent l’importance et la gravité des problèmes en cause.C'est maintenant que commence le travail particulièrement utile et fécond.Ainsi que le Devoir l’annonçait samedi, les cours du P.Plan-tier ont été distribués de telle façon qu’ils puissent s’adapter aux goûts et aux besoins particuliers de chaque groupe social.Il y a des cours pour le clergé — qui sont commencés de la semaine dernière; il y a des cours pour les hommes des classes dites aisées: professionnels, hommes d’affaires, etc., qui6 commenceront demain soir, à l’Université Laval; il y a des cours pour le monde du travail qui seront inaugurés dans la même salle mercredi soir; il y a enfin des cours pour les associations féminines affiliées à la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, pour les scholastiques des différents ordres religieux et pour les élèves de l’Ecole d’Enseignement Supérieur féminin.L’admission à tous ces cours est'absolument gratuite: il suffit de se procurer une carte qu’on pourra obtenir à l’entrée même de la salle.L’occasion est donc unique pour tous ceux (pii s’intéressent aux problèmes économiques et sociaux; ajoutons que le professeur est un nomme de haute expérience, d’esprit ouvert et qui est toujours prêt à répondre aux questions ou aux objections qu’on peut lui poser.* * Il est presque oiseux de souligner l’importance des problèmes “k étudier.La question sociale fait le fond des débats qui agitent, à l’heure actuelle, le monde entier.Le progrès du machinisme, le développement in-duslriel intensif la poseront bientôt chez nous dans toute Son ampleur.Elle y sera compliquée d’éléments nouveaux: la diversité d’origine et (je moeurs d’une forte partie des travailleurs de la grande industrie.Nous Voyons déjà surgir ici les principaux problèmes qui soni pour tous les penseurs de l’étranger un objet de préoccupation et d’angoisse.Les cours de l’Ecole Sociale Populaire nous permettent de profiter à la fois des dernières recherches de la science et de l’expérience des pays lès plus avancés de l’Europe.Il serait absurde de mépriser pareil avantage., Et la porte, encore une fois, est ouverte aux hommes de toutes les classes 't de tous les milieux.Chacun peut aller étudier, écouter et, s’il r besoin d’éclaircissemenls, poser des questions.Qu’on sache donc en profiter.Orner HEROUX.1 Les avantages de la ferme école Les journaux annoncent que M.(tuiirell invitera tous les ministres l’agriculture provinciaux à discu-!er avec lui le meilleur usage à faire des crédits qucVparlement fédéral met à leur disposition.L’idée est bonne.Voter de l’argent pour l’agriculture n’est pas tout, il faut surtout le dépenser à propos.Et je me demande si l’on dépense toujours à propos l’argent voté pour l’agriculture.Je ne mets pas les intentions en doute ; je trouve seulement qu’on s’attache trop à l’apparat.Par çxemple, que valent ces convois-écoles au point de vue pratique ?Beaucoup de cultivateurs, et de bons, avec qui j’en ai causé sérieusement, m’ont avoué qpe les résultats sont fort douteux.On voit k bord de ces convois, de beaux chevaux, de beaux grains, un étalage attrayant, mais cela n’a rien de bien nouveau.Nos gens savent que tout cela existe, que tout cela est possible.Ce qu’ils ne savent pas assez ou ce qu’ils négligent de mettre en pratique, ce sont les moyens d’obtenir ces résultats.Et je persiste à croire que l’on ne réussira dans une large mesure à les sortir de la routine qu’au moyen de la ferme-école.On a beau dire, des fermes expérimentales, nécessaires pour les grandes expériences dont les spécialistes tirent des conclusions d’in-térêt général, ne produiront jamais d’impression effective sur l’esprit du grand nombre des cultivateurs, lis en sont trop éloignés, iis ne peuvent communiquer avec la direc-lion que par correspondance, ils ne sont pas portés à “l’écriture”, et quand ils écrivent, les renseignements qu’ils reçoivent ne sont pas toujours à leur portée.La ferme école du comté, cultivée d’une façon pratique, parfaitement sutretenue mais sans étalage superflu, la ferme école produisant sur place, et dirigée par un homme compétent, capable de faire toucher du doigt l’avantage pratique et immédiat de telle ou telle amélioration, rie faire comprendre au cultivateur l’intérêt qu’il a de changer petit à petit ses méthodes surannées, d’a-dopter toile culture plutôt que telle autre, mettrait au contraire la population agricole en contact direct avec l’enseignement de chaque jour et produirait, ce me semble, des résultats appréciables, ou c’est à désespérer de nos gens.Que de terrain perdu dans toutes nos campagnes I Ici c’est une savane, là c’est une pièce moins fertile mais qui pourrait cependant produire relativement bien si elle était traitée de façon intelligente, ailleurs ce sont des “clos” gâchés de tas de roches épars qu’il suffirait de ramasser pour gagner un acre de terrain, cl un acre c’est vingt à trente minois de grain ou deux tonnes de foin ou quantité de légumes.Il me semble qu’un bon maître de ferme école, actif et intéressé, réussirait facilement à convaincre nos gens qu’il y va de leur intérêt de travailler un peu plus et surtout de ne rien laisser perdre.Sans doute, toutes ces choses devraient se faire sans qu’on ait be- soin d’insister, mais puisqu’elles ne se font pas il faqt insister et persister, prêcher d’exemple.Peut-être aussi la ferme école locale donnerait-elle aux gens des villes le goût des choses agricoles et les intéresserait-elle davantage aux agriculteurs.Elles les familiariseraient avec les procédés de culture et up certain nopijn-e,,,surtout ceux qui ont encore dès racines à la campagne, deviendraient probablement de bons agents de p«:pagnnde don! l’encouragement aiderait à stimuler l’émulation.G.DALLA1RE.M.Bryan n’invente pas Le Herald se scandalisait l’autre jour d’une réclame du Commonwealth, le journal de M.Bryan, secrétaire d’Etat dansde cabinet Wilson, énonçant les avantages que la position officielle de son directeur lui assure pour renseigner parfaitement scs lecteurs.Le Herald a raison, M.Bryan pousse un peu loin le “j’m’en fi-chisme”.Mais il n’e-st pas nécessaire d’aller si loin pour trouver des exemples pareils.La distinction qu’on a faite entre certains journaux à l’occasion du discours de M.Borden sur la question navale en décembre dernier n’est rien autre chose qu’une exploitation du pouvoir au bénéfice des journaux ministériels.Et il est parfaitement connu que le procédé est d’usage quotidien à Ottawa et à Québec.La primeur dés nouvelles importantes est réservée aux journaux amis.Durant les sessions surtout le renseignement officiel devient un gros atout pour les ministres que les plus roués jouent avec une rare habileté.Un jour ils se confient exclusivement au représentant d’un journal, le lendemain à un autre et les journalistes, qui entendent la musique comme on dit, comprennent vite ce qu’il faut faire pour se remettre en faveur.C’est ainsi que l’on voit les projets les plus risqués présentés sous une couleur des plus sympathiques ou expliqués en détail avant que les députés en soient informés.Que voulez-vous?On a le pouvoir pour s’en servir.M.Bryan n’invente rien: il est seulement beaucoup plus franc que d’autres.L’exploitation à laquelle il se livre dure depuis longtemps chez nous.J.D.- ^ i i- Le français en .Angleterre Nous dédions aux bonnes gens qui sont incapables de voir un livre français sans frémir, cel extrait du Daily Mail Overseas Edition, du 6 septembre 1913, page 499: FHENCH POPULAR IN SCHOOLS The popularity of French as compared with English is the main feature of the class lists just issued of the examinations for certificates held in th* public schools by the Oxford and Cambridge Schools Examination Board.French was taken by 2,172 boys and girls, while 2.000 took English, and among the senior candidates not one gained distinc- tion in writing an English essay.LE FRANÇAIS POPULAIRE DANS LES ECOLES “La popularité du français, comparé à l’anglais, est le principal trait du tableau «u’on vient de publier, des examens pour certificats tenus dans les écoles publiques par le bureau d’examen des écoles d’Ox-ford et de Cambridge.Le française a été choisi par 2,171 garçons et filles, tandis que 2,000 choisissaient l’anglais.Parmi les candidats ditsi, “senior” pas un n’a écrit avec dis-( tinction un essai en anglais.” Cette note est extraite de l’un des, journaux de lord Northeliffe.Nous, pouvons ajouter que, lors de son passage à Montréal, celui-ci n’a pas caché sa surprise du fait que si peu d’Anglo-Canadiens prennent la peine d’apprendre le français.M.Le ministre des Travaux Publics, , Rogers, donne le démenti le plus catégorique à la nouvelle disant que son ministère a fait changer le nom de la-drague Sir \Vilfrid pour l’appeler P.W.D.#o 17.“It is a deli-'berate lie, and false in every parti-.cular'’, dit le ministre.Tant mieux, si le ministre dit vrai.Il y .a quelques mois, le cabinet Borden congédiait plusieurs fonctionnaires fédéraux, parce que, disait-il, iis avaient pris part à des manifestations politiques libérales.11 promettait de sévir contre tous les fonctionnaires qui agiraient de cette manière.Sur le Font d’Avignon.BILLET DU SOIR.MES CISEAUX ! Je ne suis pas tailleur ; je prétends au titre de journaliste)— mais je.n’ai pas de ciseaux.Et pourtant, les ciseaux sont l’arme du journaliste, sa baïonnette.Pas de aiseaur, le journaliste est presque stans arme Or, Y Evénement de samedi dernier, dans une correspondance datée de l’Islet, le 26 septembre, nomme, parmi certains orateurs qui s’efforcent de refaire une virginité politique à ce pauvre docteur Paquet, dans ITslet, une personne attachée au ministère des Contributions Indirectes, à Ottawa.Qu’est-ce que feront MM.Paquet et Nantel?Demanderont-ils la tète du fonctionnaire conservateur coupable?* * * d’attaque.Donnez-lui desi ciseaux.et il empêchera Maître D.A.La-fortune de dormir, et M.Albert Sé-vigny d’oublier ses anciens discours sur la marine.Or, je n’ai pas de ciseaux ; et oe.s deux politiciens striderrts rêvent., Je n’ai pas de ciseaux et le ministre des postes ronfle en wagon-pullman ; je n’ai pas de ciseaux, T4.HAINT-OKNI» Esl paru:— j “LES CI IRONIQUES" :') de Lean Lorrain Se vend 25 sous.Joli volume, couvenure illus* tràc en deux couleurs.Expédié franco contre envof de 27 cents au Devoir.EN VENTE AU DEVOIR ’ .r* VOL.rv.— No.227 LE DEVUlK, MONTREAL, LUNDI, 29 SEPTEMBRE 1913 3 POLITIQUE ETRANGERE L’AGITATION EN IRLANDE John Redmond, chef des nationalistes irlandais, répond avec calme et fermeté à sir Edward Carson LA CONFERENCE PROJETEE Londres, 29.—John Redmond, parlant à Cahirciveen, comtà de Kerry, hier après-midi, a dit qu’il se réjouit de voir approcher l’heureux moment où les Irlandais auront atteint le but pour lequel ils ont travaillé et souffert depuis des générations.C'est un lieu commun répété par leurs ennemis que l’Irlande est devenue apathique.M.Redmond dit que cette affirmation est manifestement fausse.Il est vrai que les Irlandais ont gardé le silence quand leurs adversaires hurlaient; qu’il ont été tranquilles et respectueux de la loi, pendant que les autres se vantaient de leurs illégalités, provoquaient l’émeute et versaient le sang.Nous avons, dit-il, prêché la bonne volonté et la conciliation à toutes les croyances, pendant qu’il ses livraient à des attaques meurtrières contre les ouvriers nationalistes inoffensifs.Nous n’avons fait aucune menace de violence, d'effusion de sang ou de révolution si nos désirs ne sont pas réalisés, pendant qu’ils ont menacé l’Empire et le roi lui-même de destruction par la guerre civile, si on ne leur permet pas d’opposer leur veto à un acte du parlement et de méconnaître les désirs manifestes des quatre-cinquièmes de leurs citoyens, “Notre attitude est une attitude de paix et de contrainte faite non d’an-tipàthie, mais de confiance en la justice et le triomphe certain de notre cause.Leur attitude de turbulence, d’illégalité et de mépris est née du désespoir.Ils savent que nous avons gagné la bataille; ils savent qu’ils ont perdu leur procès, qu’ils ont failli partout.Il n’est pas douteux que l’Empire est aujourd’hui unanime en faveur des prétentions de l’Irlande.Le “Home Rule” est la meilleure forme de réponse de la démocratie en Angleterre, en Ecosse et dans le Pays de Galles.L’APPEL A LA FORCE Puisque les arguments de nos adversaires ne l’ont pas emporté, il ne reste plus que la force.Est-ce que la minorité d’une seule province irlandaise va nous refuser la justice, parce que Carson dit qu’il n'y aura pas de justice?On ne peut s'étonner de ce que nos adversaires affichent le mépris histérique du désespoir, mais je regrette que le triomphe du “home rule” doive se traduire sous la forme d’une amère défaite politique pour une partie de nos concitoyens.Mais seul l’abandon du principe du “home rule” pourrait satisfaire ces hommes, et quand leur seul argument est une brutale fin de non recevoir, toutes les nations britanniques demandent que nous établissions le “home rule” san seux et malgré eux si c’est nécessaire.” M.Redmond dit que le projet de conférence aurait peut-être pu écarter, certaines difficultés s’il avait été accepté dans un esprit de conciliation; mais il a été rejeté avec une.brutale insolence par ceu-là même qu’il était destiné à rallier.Les nationalistes n’ont pas dit un mot parce qu’ils n’ont pas voulu compromettre le vague espoir d’obtenir le “home rule” du consentement de leurs adversaires.LA RUINE DE L’UESTER Cahirciveen, comté de Kerry, Irlande, 29.—John Redmond, chef des nationaliste irlandais, a reçu un accueil splendide à son arrivée ici, et en réponses aux adresses qui lui ont été présentées à la salle Carnegie, il a tourné en ridicule la sotte copie que les leaders de.TUlster fournissent aux journaux.Il dit que !a fable du serpent de mer n’est rien en présence des “performances” de Carson et de ses amis.Il faudrait plusieurs millions de livres sterling par année pour établir un gouvernement provisoire en Irlande, a-t-il dit, car le gouvernement provisoire serait isolé entièrement du gouvernement impérial de Westminster et du gouvernement irlandais de Dublin; il n’aurait aucune part aux pensions aux vieillards, à la loi des assurances, et au service des postes.Les marchands de Belfast ne pourraient légalement retirer des chèques, donner des quittances légales, envoyer des lettres par la poste hors des limites du territoire soumis au gouvernement provisoire, ou se faire payer des dettes en dehors de l’Uls-ter.Il suffit d’examiner sérieusement le projet pour voir la gigantesque absurdité de la chose.L’anglcterre ne se laissera pas attraper par les propos de gouvernement provisoire, ni intimider par les mousquets de bois de TUlster.JAPON La Chine se soumet Elle présente des excuses au gouvernement japonais.Nankin, 29.— Le général Chang Hsun, commandant des troupes fédérales à Nankin, est allé au consultât du Japon, ce matin, en compagnie d’une escorte de cinquante soldats et il a fait les excuses demandées par le gouvernement de Tokio, pour le meurtre de trois Japonais à Nankin et Tin-suite faite au drapeau, lors des récents troubles.Le consul se déclara satisfait et assura* le général qu’il avertirait le gouvernement de la chose.Tokio, 28.— Les excuses du général Chang Hsun au consulat japonais de Nankin, ont eu un heureux effet.Elles ont éloigné toute menace actuelle de danger.PORTUGAL La situation au Portugal L'arrestation de plusieurs radicaux provoque une émeute.— Menace d’une grève générale.(Senlco dp la frpaap Assori^p) Lisbonne, 29.— Des dépêches de Torres Verirns, près de la frontière nord-est du Portugal, annoncent que l’arrestation d’un certain nombre de ¦adicaux par la police a causé de grands troubles qui ont nécessité l’intervention de la force armée.Huit personnes ont été tuées, plusieurs blessées et arrêtées.Le gouvernement qui avait commun* PARADES DES VOLONTAIRES Belfast, 29.— Quatorze bataillons de volontaires de TUlster, comprenant 11,000 hommes de Tarmée “No Home Rule”, ont paradé dans les rues de Belfast hier, drapeaux au vent et tambours -battants.Vingt mille spectateurs les ont acclamés.REDMOND ET CARSON Londres, 29.— M.Redmond a fait demander à sir Edward Carson de bien vouloir le rencontrer pour examiner article par article le bill du Home Rule.Le chef nationaliste a posé comme condition que le chef de TUlster reconnaisse d’abord le principe du Home Rule.En réponse à cette offre, sir Edward Carson écrit au “Daily Express” de Londres qu’il consent bien volontiers à avoir une entrevue avec M.Redmond.LA CONFERENCE D’EDIMBOURG Edimbourg, Ecosse, 29.— Le Très Honorable Alexander Ure, Lord Advocate d’Ecosse, dans un discours à ses électeurs prononcé hier, a parlé des troubles de TUlster.Il a déclaré que le gouvernement provisoire serait traité par les banques comme le sont les républiques de l’Amérique Méridionale et qu’il tomberait sous son propre poid en quelques semaines.Il a ajouté que le gouvernement consentirait à convoquer une réunion des chefs des différents partis politiques pour examiner la situation, mais à la condition que le principe d-u Home Rule soit accepté par tous.A cette condition, le gouvernement consentirait peut-être à augmenter la représentation de TUlster au parlement de Dublin.De plus, il écouterait toutes les propositions ayant trait à la liberté religieuse et éducationnelle de TUlster.L’orateur a terminé en disant que dès la semaine prochaine le gouvernement verra à convoquer une réunion des chefs politiques pour le réglement du différend.MANIFESTATIONS UNIONISTES Londres, 29.— Pendant que les leaders anglais sont à chercher la solution des difficultés que fait naître le Home Rule, les chefs irlandais continuent leur propagande d’opposition et d'attaques.John E.Redmond a prononcé deux discours hier à Cahir-civen, dans le comté de Kerry, en Irlande, et il a donné une réponse calme mais courageuse au récent défi de sir Edward Carson, Le chef des nationailistes irlandais a eu une réception enthousiaste et le conseil du comté de Kerry lui a lu une adresse.Dans son discours, Redmond a ridiculisé Tarmée et le gouvernement provisoire de sir Carson, et il a affirmé que la cause du Home Rule était gagnée.On a célébré hier dans les églises presbytériennes, méthodistes, baptis-tes et moriviennes du nord de l’Irlande, l'anniversaire de TUlster Day, alors que sir Edward Carson et ses partisans ont signé l’acte de résistance au bill du Home Rule.Sir Edward Carson et Frederick E.Smith assistaient à la cérémonie religieuse qui a eu lieu à TUlster Hall de Belfast._ Le prédicateur de l’église presbytérienne, le révérend Hal'lison, a déclaré que si le roi d’Angleterre avait assisté à la parade militaire de samedi, il n’aurait plus peur de l’Allemagne, avec une telle armée pour le soutenir dans une guerre avec ce pays.A Liverpool, trois mille protestants ont procédé dans les rues avant d’assister au service religieux.A Londres, on croit que la réunion du château Broderick, à laquelle assistent le premier ministre, M.Asquith, Winston Churchill, Lloyd George et Walter Runciman, président du Bureau d’Agriculture, à pour but d’étudier la suggestion ) ite par Lloyd George, de mener une campagne en Irlande pour expliquer à la population le plan de la répartition des terres.Les nationalistes s’étant engagés à appuyer toutes les mesures du gouvernement à la condition que celui-ci fasse voter le bill du Home Rule, il est inutile de penser que le gouvernement songe à briser sa promesse.Par conséquent La réunion au château Brode-rik ne peut avoir pour but la question de savoir comment le gouvernement transigera avec les oppositionnistes.Après la grande revue de Tarmée du gouvernement provisoire de TUlster, samedi, un groupe de nationhlis-tes s’est jeté sur une automobile pour enlever un drapeau Union Jack.Un des occupants tira un coup de revolver qui atteignit un bambin à la jambe.de cette arrestation, a interdit la publications des journaux royalistes et ultra-radicaux.Les membres des syndicats ont décidé de déclarer une grève générale pour pro-tester contre l’arrestation de leurs camarades impliqués dans le complot contre le premier ministre.La date en sera fixée dans les vingt-quatre heures.ANGLETERRE L’escadre des Antilles Londres, 29.— Les croiseurs “8of-lofk”, “Berwick” et “Lancaster”, composant le 4ème escadron des Antilles Anglaises, ont quitté Davenport, hier.Le navire “Monmouth” laissera la s ta ion navale de Chine pour les rejoindre.MGR FORBES QUITTE SAINT-JEAN-BAPTISTE Sa Grandeur l’évêque élu de Joliette fait ses adieux à ses anciennes ouailles accourues de toute la paroisse pour lui présenter leurs hommages TOUCHANTE CEREMONIE Mgr Forbes, hier après-midi, a fait ses adieux aux paroissiens de l’église Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Toute la paroisse s’était rendue à l’église, voulant rendre ses hommages au nouvel évêque de Joliette.Les vicaires de la paroisse, messieurs les abbés J.A.Lefebvre, Charles de Lamirande, Auguste Paré et Hector Quesnel étaient présents aux côtés de Mgr Forbes.On remarquait aussi deux prêtres, enfants de la paroisse, MM.les abbés Arthur et Orner Dçschênes, l’un professeur au collège de Saint-Jean et l'autre vicaire au Sacré-Coeur.Le choeur de chant, sous la direction habile de M.J.A.Boucher, maître de chapelle, rendit une jolie cantate.Puis M.le Dr Verner, marguil-lier, lut à Mgr Forbes, au nom de la paroisse, une adresse félicitant {e nouvel évêque de la faveur marquée que lui témoignait l’Eglise, le remer- ciant pour le bien accompli durant les deux courtes années de son ministère à Saint-Jean-Baptiste et déplorant son départ.L’adresse qui est enluminée, fut ensuite présentée à Mgr Forbes qui l’accepta avec gratitude et émotion, et dit à ses paroissiens combien il était content de l’estime qu’ils lui témoignaient en cette occasion et combien il regrettait de les laisser, eux qui n’avaient eu que respect et estime pour leur curé et s’étaient toujours montrés des paroissiens dans toute l’acceptation du mot.La cérémonie se termina par la bénédiction solennelle du Très Saint Sacrement.De nombreux et riches cadeaux furent envoyés à Monseigneur par les paroissiens, et le nouveau titulaire de Saint-Jean-Baptiste, le Rév.Dubuc.On a aussi admiré une crosse épiscopale qui est certainement une des plus belles de la province.Le colonel de Fuente est le troisième candidat sur la liste, les deux autres étant le général Félix Diaz et Frederico Gamboa.Ce dernier a été choisi par la faction catholique.Il est intéressant de connaître Topinion de Diaz sur son adversaire Gàmboa.Voici ce qu’il en dit: ¦ “Frederico Gamboa est un honnête homme, a déclaré Diaz, et s’il est élu il apportera un esprit large, à la direction des affaires de son pays.Je ferait la lutte -quand même.Mes amis m’ont choisi, mais je leur ai demandé de ne pas trop se dépenser pour moi.Si je suis élu, je ferai mon possible pour rétablir Tordre et la justice dans mon pays.Mon programme est un programme libéral, qui assumera la liberté de conscience dans toutes les religions”.Diaz quittera demain le Havre pour le Mexique.Il déclare qu’il n’a pas été rappelé par le gouvernement du Mexique mais qu’il s’en retourne de son propre chef ayant terminé sa mission en Europe.Biarritz, France, 28.— Le général Porfirio Diaz déclare qu’il n’a reçu aucun message du département de la guerre au Mexique, le priant de retourner dans son pays.Il croit que le message a dû être adressé au général Félix Diaz et les journaux ont confondu les deux noms.Mexico, 28.— Le général Porfirio Diaz, ex-président du Mexique a été rappelé ici par le département de la guerre.On le prie de revenir prendre son poste dans Tarmée active.Le général Diaz a aussitôt envoyé une dé^ pêche au département, l’avertissant qu’il recevrait de lui une longue lettre au sujet de cette sommation.Le général Diaz est actuellement à Biarritz, en France.Il est reconnu que le général est trop vieux pour repren-le service dans Tarmée.En quittant le Mexique, il avait déclaré qu’il ne reviendrait pas dans le cas d’une invasion étrangère.FIN DE LA REVOLTE Mexico, 27.—Par ordre du président Huerta, on a expédié aujourd’hui des dépêches à tous les consuls du Mexique, leur disant que la révolution était terminée et que les élections se feraient sur le programme du gouvernement.DEROUTE COMPLETE Piedras Negras, Mexique, 28.—Des dépêches reçues de Sabinas et de Bar-roteran annoncent que Tarmée constitutionnelle est en pleine déroute et fuit vers la frantière poursuivie par dix-huit cents soldats de Tarmée fédérale.Les Américains qui furent chassés de ces districts la semaine dernière, sont arrivés ici aujourd’hui.Ils annoncent que les immenses propriétés minières de Mener, d’Aguajita, de Ro-sita et d’Esperanza ont été détruites par les rebelles qui ne voulaient pas qu’elles tombent entre les mains de Tarmée fédérale.On rapporte qu’au moins trois mille habitants de ces régions sont en fuite vesr Piedras Negras et la frontière.Dans le cours de la lutte qui a duré deux jours, plusieurs soldats ont été tués.La bataille a commencé au sud d’Aura, où Tarmée Constitutionnelle s'était retirée derrière des retranchements pour arrêter la marche de Tarmée fédérale.Les troupes du gouvernement étaient commandées par le général Mon.Elles ont suivi la voie du Mexican National Railway, dont les rails ont été enlevés par les rebelles.Musquiz fut abandonnée par Tarmée constitutionnelle.Les prisonniers furent fusillés lorsque les révolutionnaires apprirent la prise de Barro-teau par Tarmée fédérale.Ce soir, l’armée vaincue s’est réunie à Sabines, où elle repoussera demain l’attaque des fédéraux.Pourquoi ne pat réduire vos primes Pourquoi ne pas profiter des avantages offerts par l'Agence Générale d assurances, Limitée, ei vous êtes I obligé de porter de l’assurance con-, tre 1 incendie, etc., etc., en réduisant i vos primes par votre participation I aux profits ?Adressez-vous aux re-J présentants de l’Agence pour plus amples renseignements, cela ne coûte rien et peut vous rapporter beau-icoup.Bureau : 94 Notre-Datoo | uest, Tél.M.7202.r DANS LE Monde Ouvrier MEXIQUE Trois candidats à la présidence Le colonel David de Fuente fera la lutte contre Félix Diaz et Frederico Gamboa.—Une dépêche à Porfirio Diaz le rappelant au Mexique.Mexico, 29.—Le colonel David de Fuente, ancien ministre des Travaux Publics dans le cabinet Huerta, pose sa candidature à la présidence.Il se réclame du parti libéfal républicain.Le premier à qui on ait offert cette candidature est le général Aurelio Blanquet, ministre de la guerre; le général Blanquet a déclaré qu'il ne tenait pas à se présenter.Concours de golf pour dames A l’occasion de ce concours des trains partiront de la gare de la rue Windsor, à 7.35 a.m., 8.0'5 a.m., et midi et quart arrêtant au terrain de golf.Le train au retour partira des terrains de golf à 6.32 p.m., arrivant à la gare de la rue Windsor, à 6.50.r.La santé de Thaw (Sorvlcn la Presse Associe») Concord, N.H., 29.— Malgré tous les Boine de son médecin, Thaw n’a pu avc.tr raison de la toux (pii s'est tait sienne de lui depuis son arrivée A Concord, Comme il est obligé de faire une grosse somme d’ouvrage au cours de ses entretiens avec son secrétaire, on dit que le fameux fugitif a beaucoup maigre.Ce satané malaisie tracasse fort eca amis.FIN D’UNE CONVENTION.Le congrès ouvrier du Canada a clos sa convention samedi vers 2 h.p.m., après avoir siégé depuis 8 h.30 le matin.Comme il restait à examiner une dizaine de rapports et près de soixante-idix propositions différentes, on doit admettre que c’est “à la vapeur” que les délégués en dépit de la longueur de la séance ont été obligés de procéder.Parmi les propositions d'intérêt général qui ont été discutées on distingue une proposition relative au maintien de la loi sur les différends industriels.Dans les conventions précédentes, les délégués du congrès ouvrier s’élaient montrés pen sympathiques à cette loi.Même à la convention de Calgary une résolution avait été adoptée demandant le rappel pur et simple de cette loi.Mais samedi dernier une proposition nouvelle fut faite, approuvant cette loi, en principe, et confiant au comité exécutif le soin de préparer des amendements à la loi, s’il y a lieu.Les délégués des provinces de l’Ouest votèrent en masse contre la loi, tandis que les délégués des provinces de l’Est, y compris Québec et une partie d’Ontario, ont voté en sa faveur.L’n projet de résolution en faveur du parti socialiste fut rejeté à une très grande majorité.Les orateurs ont déclaré que le congrès des métiers et du tx-avail du Canada ne soutenait aucun parti, pas même le parti socialiste.Un autre projet de résolution fut présenté, demandant aux comités exécutifs des provinces et aux conseils centraux du travail de toute la Puissance, d’activer le plus possible le travail de propagande en faveur des unions internationales affiliées à la Fédération Américaine du Travail.Plusieurs résolutions ont été adoptées sons forme de voeux pour être présentées au gouvernement provincial de Québec.La convention demande d’abond que le gouvernement apporte une attention spéciale à l’inspection des échafaudages sur les bâtisses en construction et particulièrement dans la construction des ponts métalliques et tous travaux de charpenterie en fer ; les proposeurs de cette résolution ont relevé, avec âcreté, que lt gouvernement de Québec était négligent sur ce point el que nombre d’accidents qui arrivent serait évites si les inspecteurs faisaient leur devoir.Lne resolution unanime-ment adoptée demande l'abolition Pure et simple des bureaux de placement.Une proposition tendant à obliger les gouvernements provinciaux ou municipaux à faire des règlements plus modernes pour la construction des logements ouvriers fut laissée sur la table et tout corps central du travail est autorisé à demander les sortes de règlements qui conviendront plus particulièrement à chaque localité.A midi la séance allait être levée lorsqu’un délégué proposa “que la séance continue jusqu’à complète expédition des affaires soumises à cette convention”, ce qui fut adopte.Enfin, vers 2 h.p.m., le comité des remerciements fut introduit e! déposa son rapport.Dans ce document, qui fut approuvé par acclamation, des remerciements sont offerts à la ville de Montréal au nom de toute la convention, aux citoyens, à Tadministration municipale, aux journaux, aux organisateurs du congrès et aux unions ouvrières de Montréal.Le président, M.J.C.Watters, re-merma en son nom personnel les delegués pour l’honneur qu’ils lui ont fait de le réélire à son poste et prononça la clôture de la 2»ème convention du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Les délégués eanudiens-français chantèrent alors d’une voix vibrante l’hymne national “O Canada, terre de nos aïeux”, et on se sépara en proie à un grand enthousiasme.NOUVEAUX OFFICIERS.M.Raoul Lefebvre, agent d’affaires de 1 union des plâtriers depuis sept ans, a été réélu à ce poste vendredi soir, sans opposition.M.F.Denis, de Montréal a été nommé membre du comité qui doit surveiller le dépouillement du scrutin pour le .yole referendum qui a etc donné dernièrement dans toutes les unions locales de charpentiers men us i ers de l’Amérique du Nord, au sujet de la fusion des deux grandes sociétés de charpentiers : la Fraternité Unie et la Société Amalgamée.M, F.Denis partira ces jours-ci pour Indianapolis où a lieu le dépouillement du scrutin, REUNIONS POUR CE SOIR, Sème LUNDI DU MOIS ; Au Temple du Travail : Union des charpentiers menuisiers.Union des employés des manu-! THCMMB SX £ASX AMEUBLEMENT DE UVING-R00M EN CHÊNE FUMÉ Tables Ovales et Rendes Pupitres Lampes Fauteuils Berçantes 22 Cellerenes Avec la tombée des feuill Avant-coureur de Thiver, il n blotti dans un bon fauteuil, h faut savoir meubler votre liv puis la berçante pour le visit zines, la bibliothèque qui rem tout invité apprécie toujours, cise, donne aux choses un ca 1 table de boudoir chêne solide, largeur 40 pouces, avec tablettes de chaque côté pour magazines, tiroir au centre avec tout le matériel à écrire, pieds carrés, fini chêne fumé; 1 fauteuil en chêne fumé, siège en cuir Boston et dossier avec barreaux; 1 fauteuil en chêne fuinè, siège en jonc et dossier avec barreaux; 1 sofa en chêne fumé, longueur 47 pouces,avec même siège que ^ £» mm us* ne fauteuil.Le set rwjjb M m B complet pour .es et les jours pluvieux de l’automne, le froid fait déjà son apparition, ous fait penser aux bonnes et longues soirées passées au coin du feu, limant la parfum que répand un Havana.Mais pour jouir ainsi, il ing-room et le rendre intime.C’est le fauteuil confortable et douillet, eur et le sofa qui complète.La table sous laquelle on place les maga-place souvent un ami et enfin, et non le moindre, la cellerette que N’oubliez pas le dôme électrique ou à .gaz qui, par sa lumière indéchet particulier.Autres fauteuils et berçantes recouverts en vrai cuir pour : $15.00, $16.00, $17.50, $19.00, $22.50, $25.00, $27.50 et $30.00.Tables rondes, 20 pouces de diamètre, régulier g** mm $8.00, pour .Table en chêne, fumé avec tablettes, g r a n -deur, 38 x 20, pour .$15.25 Tables, 3(1 x 24, avec tablettes eu dessous, chêne g» «m mm fumé, pour .g Tables ovales, 45 pouces, (venant seulement d’arriver) tablettes en dessous, pour $19.00 Quatre jolies lampes, seulement, eu chêne fumé, hauteur 6 pieds, abat-jour en verre plombé, 20 x 20.avec frange verte, connection toute prête.Régulier $lfi, £F» ejj ,# AC P°ur.4>1 1, Vente Spéciale de Douillettes Mardi Une centaine de ces magnifiques douillettes pour lit double seront mises en vente mardi, à un prix d'introduction.Importation nouvelle, longueur 6 pieds, largeur 5 pieds.Couleurs verte, bleu tendre, bleue foncée, rose, rouge, brune, violette, mauve, vieux rose, Persanes et Orientales, soie, satin et satinette, toutes sont remplies de duvet de première qualité.Se vendant régulièrement «$13.50 Mardi pour .Se vendant régulièrement $12.00.Mardi, pour .$9,39 S3* Ci S* Se vendant regu- ^ mm ^ lièrement «$11.00.Mardi pour .*** Se vendant régulièrement $8.75.Mardi pour ,.Se vendant régulièrement $0.50, Mardi pour .Un lot spécial de 25 sera mis en vente lundi $5.89 $4.39 $2.65 Couvertes Pure Laine $3.30 Un lot de soixante-quinze couvertes en laine de 5 II)s, largeur 56 pouces, longueur 80 pouces.Douces et moëlleuses.Jolie bordure bleue.Celte couverte vous plaira certainement à première vue.Vendues regulierement $5.0 0, pour.«P *2» » «S «SJ?Nous ajouterons à cette vente, pour la rendre encore plus intéressante, une ligne de couvertes de 7 Ibs, grandeur 68 x 86.Régulier 86.75, pour $4.98, et couvertes de 8 Ibs, 72 x 90.Régulier $7.75, pour Jg qg Ce Poêle est Absolument ce qui Convient pour une Cuisine de Moyenne Grandeur i 1 Ce magnifique poêle de grandeur proportionnée, fait d’acier mat, couleur uniforme.Gril Duplex.Bordure nickelée.Très beau réchaud.Une valeur réelle de $30.00.Spécialement destiné OlfTfe pour cuisine de grandeur moyenne.Six senlenient à Autres sortes de numéros plus grands.Poêles en fonte avec réchaud $21.75, $23, $25.00 A $35.00 $32.00 A $75.00 « 1 O L TEL.'8ELLÆT-LOOIS 61Z4 INSTITUT GAUBE 193 AVE.' MONT-ROYAL OUEST NOUS TRAITONS ^ AVEC SUCCES / Cancers, Rhumatismes, Ulcères, Maladies chroniques.Neurasthénie et Affections nerveuses.Maladies du Sang.’ -v Nos méthodes Sont efficaces parce qu'elles agissent sur le sang, BROCHURE., GRATUITE EXPEDIEE SUR .DEMANDE.ils3D ?nr 3E 30 30 ir 31=3 factures de portes et de châssis et ébénistes.Union des charpentiers en fer.A la salle Dionne : Union des cordonniers monteurs.Union des travailleurs en “stock” des manufactures de chaussures.Une course qui finit mai (ftprvice de la Presse Associée) Winchester, Ky., 29 — Un nommé White et son cousin Charles Hollin revenaient en voiture de T église hier matin.Dans une autre voiture étaient M.et Mme Kills Brandun-burg.Histoire de s’amuser, on mit les chevaux au grand trot et il en résulta une course à qui dépasserait l’autre.Lorsque le cheval de White tenta de dépasser celui de Brandun-burg, les deux voitures s’accrochèrent.Celle de White fut renversée.Il s’ensuivit une altercation entre les oocupants.Brandunburg sortit ^ revolver et ouvrit le feu.Hollin et White répondirent.Brandunburg reçut une halle dans la tête et sa femme fut blessée A l’épaule.White tomba sous le coup d’une halle dans l'abdomen.Brandunburg est mort.Quant fi.sa lemm-o et White, on ne croit pas' qu'ils survivent A leurs blessures.Hollin est «ous arrêt TROIS PETITS LIVRES QU’IL FAUT LIRF.Billets du soir MeuxUrar série) d’Albert LOZEAU À bout portant de Nap.TELUER ’’N Chroniques de Léon LORRAIN En vente au Devoir et dans toutes les librairies CHAQUE VOLUME 25c ; FRANCO 27c ^50453 4 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 29 SEPTEMBRE 1913 VOL.IV.— No.227 LA VIE SPORTIVE RICHMOND ET ! Le tournoi à ATHLETIQUE k M'A-A-A- VICTORIEUX DANS LE MONDE DU BASEBALL! [ ! AU "CERCLE Les parties de samedi et d’hier LIGUE AMERICAINE SAMEDI Boston.• Philadelphie Détroit.7—Cleveland.Détroit.4—Cleveland.Washington.S—New.York .Chicago.S—St-Louis.DIMANCHE LIGUE NATIONALE SAMEDI 3 Boston.9—Philadelphie 6 Brooklyn.4-—New-York .3 Chicago.11—Cincinnati., 3 Pittsburg.4—St-Louis.DIMANCHE Chicago 61-Louis .1—Cleveland • ¦ , .o .1 ; Cincinnati 2—Chicago.POSITION DES CLUBS Chicago '.5—Cincinnati .3 G.p.P.C.POSITION DES CLUBS Philadelphie .96 51 654 G.P.P.C.Washington .85 63 574 New York.96 47 671 Cleveland.83 65 561 Philadelphie.85 57 599 Roston 68 525 Chicago 85 65 570 Chicago 77 72 517 Boston 65 78 455 Détroit 85 430 Brooklyn 62 82 431 New-York.53 91 368 Cincinnati 63 87 420 B t-Louis 55 95 367 St-Louis 98 338 PAROISSIAL ” Ce soir, aux salles du Cercle Paroissial, assemblée générale de la section des raquetleurs, lies questions très importantes y seront discutées et en y fera l’élection des officiers pour l’année 191314.Que tous soient présents sans faute.L.L.SIC A RI), Secrétaire.'L’ECOLE SAINTE ANNE REMPOR-! TE LES HONNEURS.— LES ELEVES DE NOS EQOLES CA- _____ ! THOL1QUES SE SONT CLASSES AVEC AVANTAGE.ASHTON A DONNE LA VICTOIRE i -; ! A TTrtntrSaïrrT HIE^ APRES-MIDI.! Les championnats disputés samedi ! NE REÇlJT PAS dernier à la M.A.A.A., entre les éco- DROIT D'0ATTEffiE.-TLETBA™ ^ ^ ^ 1 MORAL EST DECLASSE.|^g réBUltatA’ Les catholiques élèves de nos I v^.uuv.uhu«b sont classés I r „ , .iavesc grand honneur dans plusieurs i Les deux parties de baseoall jouées ; épreuves rit'* (!fniS Sfn/ri
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