Le devoir, 2 octobre 1913, jeudi 2 octobre 1913
VOLUME IV—No.230 MONTREAL, JEUDI 2 OCTOBRE, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: THT* et Admin^ Édition -Quotidienne : M S a« M M M ^ M Ë M M M ' M M '' 71 a RUE SAINT-JACQUES CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 Wtim 1^8 Wj^pM Hggl M ^p| W&®, MONTREAL, union postale.$6.oo M| g|||R|| iW^ k^[ m ggl BBi ÜM wm&Æp _____ '¦}.Édition Hebdomadaire : ffl9 H ïM ^ g* ^ WÊ K ® M Kl TÉLÉPHONES : ^ ^ m^ÎNis- :;;;; :• ; : ;::::: îliî m J m J Jljr M J P® m W M m Hl administrai/^ %.?UNION postale., .$‘ uu ¦BBHOI ¦HHÉBI UÊB^ RÉDACTION î ^ ^%7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! % LA SECONDE LEHRE DE M.SEVIGNY M.Sévigny prend évidemment plaisir à notre conversation : on trouvera dans une autre page la nouvelle lettre qu’il vient de nous adres-ter.Elle est assez étonnante par le fond et par la forme pour que, de prime abord, on en puisse suspecter l’authenticité; mais les pièces de Eomparaison que nous avons entre les mains nous permettent d’affinner que c’est bien M.le député de Dorchester qui souhaite que nous ne poussions pas “la mesquinerie" jusqu’à lui “demander de ne pas prier pour la couronne de l'Empire." C’est encore lui, à n’en pas douter, qui déclare: “Vos beaux cris peuvent nourrir certaines passions, mais j’aime mieux la raison, SURTOUT DEPUIS QUE J'AI CONNU LE TRES IKK NORABLE R.-L.BORDEN QUI A TOUTE MA CONFIANCE." Cette “violente amour” pour la raison qui tient M.S-évigny, “surtout depuis qu’il a connu le très honorable R.-L.Borden", ne se manifeste cependant pas d’une façon très frappante dans sa dernière lettre.A parler franc, on y trouve même plus de cris — je n’ose dire de “beaux cris” — que de raisons.Est-ce l’inaptitude à concentrer ses pensées sur un objet déterminé, est-ce plutôt le désir de créer d’utiles diversions en portant le débat sur des sujets nouveaux, mais ces cris visent les objets les plus divers.Comme un premier-Montréal ne peut tout de même prendre les proportions d’un article de revue, nous serons bien obligé de ne relever que les paragraphes qui traitent du débat engagé entre M.Sévigny et nous; et, même dans ces paragraphes, il nous faudra encore ne prendre que l’essentiel.Que M.Monk, M.Bourassa ou le.s autres aient eu tort ou raison de prendre telle ou telle attitude sur la question du Kéwatin ou sur celle du Manitoba, cela n’a rien à faire d’ailleurs avec la propre attitude de M.Sévigny sur la question navale.Et, pour le moment, c’est de celle-là qu’il s’agit.* * * A Dans sa hâte à entasser les arguments, ou ce qui lui paraît tel, M.Sévigny ne s’aperçoit point que ses moyens de défense se détruisent l’un l’autre.C’est ainsi, par exemple, que, dans un paragraphe qui vise évidemment la question navale, il affirme que “pour sauver “sa peau”, c’est mieux de dire non, mais pour faire son devoir, c’est mieux de dire oui", et qu’il emploie une partie des paragraphes suivants à démontrer que son attitude .sur cette même question lui a valu l’appui des électeurs les plus influents de son comté et la sympathie d’hommes “très importants" dans le clergé, les professions libérales et les affaires.Quel risque courrait alors “sa peau”?L’ardeur de la passion et la volonté de justifier quand même sa volte-face le brouillent même avec l’arithmétique la plus élémentaire.C’est ainsi que, pour établir que le fardeau des taxes pèsera surtout sur le.s Anglo-Canadiens, il écrit: .“Il n’est pas exa.qéré de dire que nous sommes ici, dans Québec, vingt Canadiens-français contre un Anglais”.Or, les chiffres du dernier recensement accusent une population française de 1,605,339 âmes contre 316,103 citoyens d’origine britannique, ce qui fait à peu près un contre cinq, et non, un contre vingt.Même en élaguant de son calcul les Irlandais, les Ecossais et les Gallois, M.Sévigny resterait avec 153,295 Anglais, ce qui ne ferait pas tout à fait un contre onze.Nous espérons qu'il mettra plus de soin et d’attention dans le calcul de la prime d’assurance qu’il se dispose à payer à l’Angleterre.Autrement, il risquerait de se faire rudement mettre dedans par John Bull qui sait compter, lui.Et puisqu’il reprend cet argument de la prime d’assurance, vingt fois rebattu et qu’il a dû, comme tous ses anciens compagnons d’armes, vouer au ridicule, M.le député de Dorchester nous permettra bien de lui faire observer qu’une prime d’assurance est chose essentiellement temporaire et renouvefnble.Si la première prime doit être de $35,000.000, que seront les autres?Et jusqu’où est-il disposé à payer?La réponse serait intéressante pour ses électeurs et pour le grand public.» * *- M.Sévigny est aussi brouillé avec les faits qu’avec, les chiffres.Quand il écrit: “Vous auriez voulu, et je l’affirme, que les députés ministériels canadiens-français fissent bande à part sur cette (sdesKqn”, M.Sévigny ne peut ignorer qu’il affirme une fausseté: nous n’avons^ mais demandé aux députés ministériels canadiens-français de faire bande à part; nous avons demandé à tous les députés canadiens, quelle que fût leur origine, de rester fidèles à la tradition de Macdonald et de Blake, et nous avons invité tous ceux qui avaient pris des engagements précis, qu’ils fussent Anglo-Canadiens comme MM.Gordon et Smyth, ou Canadiens-français comme M.Sévigny et ses associés, à tenir la parole qu’ils avaient donnée à leurs électeurs.Cela ne nous semblait point excessif.M.Sévigny tient beaucoup à ce qu’on ne .suspecte pas ses bonnes intentions; il est moins scrupuleux à l’endroit des autres, et il écrit tranquillement que nous n’avons “jeté de beaux cris” que “pour soulever les passions et les préjugés, et rien que pour cela.” Nous ne nous attarderons pas à discuter avec M.Sévigny le degré de nos sincérités respectives, mais il nous permettra de lui faire observer qu’entre lui et nous il existe certaines différences: notre attitude d’aujourd’hui a d’abord l’avantage d’être la suite logique de notre attitude d’hier, tandis que la sienne contredit toutes ses déclarations anciennes; et, deuxièmement, cette fidélité à notre pensée nous vaut l’hostilité prévue, escomptée, de ceux qui détiennent présentement le pouvoir, tandis que sa volte-face lui assure la sympathie de tous ce,s messieurs.M.Sévigny, qui est un lettré, connaît le mot de Pascal sur les témoins qui se font hier.Ceux qui sacrifient à leurs convictions leurs intérêts ont aussi droit à quelque créance.* * •a Nous ne voudrions pas être désagréable à M.le député de Dorcesler, mais, franchement, il dépasse les bornes du cynisme quand il parle des ‘beaux cris ” que nous avons jetés “pour soulever les passions et les préjugés".M.Sévigny sait parfaitement que nous n’avons fait que répéter les cris auxquels il faisait si fièrement écho avant d’avoir “connu le très honorable R.-L.Borden".M.Sévigny sait parfaitement que nous n’avons pas écrit une ligne qui ne puisse être traduite en anglais et dont on ne trouve l’équivalent dans la presse antiimpérialiste anglaise.Et quand M.Sévigny écrit: “Vous ave: demandé à nos compatriotes de ne rien pager pour la paix et la salut de la couronne parce que l’autonomie en serait affectée", M.Sévigny, à moins qu’il n’ait perdu tout sens de la valeur des mots, sait qu’il se trompe et qu'il essaye de ïromper ses lecteurs.Nous n’avons fait que demander aux Canadiens de toute origine de consacrer leurs énergies au développement et à la défense de la partie de l’Empire dont ils ont la garde —- comme le fai-lait M.Sévigny avant d’être député ministériel; nous n’avons fait que répéter avec sir Henry Campbell Bannerman que le coût de la défense navale et la direction de la politique étrangère sont choses qui se tiennent; avec M.Doherty, que, dans l’état actuel de nos relations avec la métropole, le Canada n’a aucune obligation légale ou morale de contribuer à la défense générale de l’Empire — comme le disait et le répétait VI.Albert Sévigny avant d’avoir "connu le très honorable R.-L.Borden”.* * * Nous n’en finirions pus .s’il fallait relever une par une toutes les as-Jertions de M.Albert Sévigny, et cet article est déjà trop long.Allons donc au plus pressé, Le gros argument de M.Sévigny, ce paraît être que “le Canada fait partie de l’Empire britannique’’ et que "nous avons besoin de la suprématie de la marine anglaise pour le Canada comme pour le reste de l’Empire.” Je ferai observer à M.le député de Dorchester que ce n’est pas d’hier que “le Canada fait partie de l'Empire britannique".Le fait est même légèrement antérieur à l’élection de Drummond-Arthabaska et à la campagne du 21 septembre.Nous serions précisément curieux de savoir pourquoi ce fail, vieux de cent cinquante ans, l’impressionne de façon si différente, selon les dates et le.s circonstances.Et M.Sévigny croit-il vraiment que la suprématie de la marine impériale dépende de nos $35,000,000?S’il ne le croit pas et qu’il s’estime tout de même obligé — “surtout depuis qu’il a connu le très honorable R.-L.Rnrdcn" — de contribuer au maintien de cette suprématie, qu’est-il disposé à donner?(lar il peut être assuré qu’on lui demandera autre chose que le chant ,Iu God Save the King — ou du Domine, salvum fae rege/n —¦ office dont Il s’acquitte sans doute Irè.s bien et dans l’accomplissement duquel, il peut en prendre notre parole, aucun de nous ne songera à le gêner, Qmcr HER0UX.BILLET DU SOIR.LE SÉRIEUX.t .¦- AhI la force de celui qui sait garder son sérieux! Jeune homme qui avez la légitime ambition de réussir dans la vie, soyez grave.Le conseil est précieux, mais je vous te donne gratis.Soyez grave, jeune homme, et on croira que vous êtes toupie reste: habile, ingénieux, sagace, subtil, intelligent; soyez grave, et Von vous attribuera toutes les compétences, pour peu que vous vous les prêtiez mollement.Autrefois, il y a quelques années, on croyait à la toute-puissance du sourire.“S’il réussit celui-là, disait-on, c’est qu’il a le sourire.Et les Anglais tenaient pour la recette du succès “the smile that wont come off”.Mats on a changé tout cela.Aujourd’hui, le monde appartient aux gens graves.Ce qui, sur des lèvres souriantes, serait simple boutade, prend, dans une bouche grave, le poids et la portée d’une théorie.Un exemple entre mille.On sait que la British Medical Association a tenu récemment, à Londres, un congrès.Un congrès médical, nul ne l’ignore, n’a rien de folâtre.Quand un bonhomme en redingote et cravaté de noir y ouvre la bouche, on prend pour acquis qu’il va en sortir des paroles sérieuses, et que les i iroles seront d’autant plus sérieuses que la bouche sera grave.Or, à l’une des séances de ce don-grès, le docteur McDougall, d'Ox-ford, a exprimé, avec toute la morgue d’un directeur de funérailles en fonctions, cette, opinion à laquelle feu Alphonse Allais doit regretter de ne pas avoir pensé de son vivant: On a tort de faire des reproches aux gens qui rient des infortunes du prochain, car, en s’en moquant, ils font qu’on y attache moins d'importance.Carlyle n’avait attendu ni le congrès médical, ni le.docteur McDougall pour dire: “Beaucoup de petites choses, qui ne sont rien quand on en rit, deviennent des afflictions si on les prend trop au sérieux." Le docteur a donc pris à son compte une pensée de Carlyle; mais, afin sans doute d’éviter le plagiat, il Va employée mal à propos.Baudelaire disait que le rire est diabolique, qui se moque des petites infortunes d’autrui, parce qu’il suppose chez le rieur, cette suggestion de l’orgueil: “Ce n’est pas moi qui tomberait bêtement comme ça!.Moi, je suis solide sur mes pieds.” Et cette idée se rapproche beaucoup de fa menue charité qu’on enseigne dans les familles.Mais quel poids cela peut-il avoir à côté de la “théorie" du docteur McDougall?Baudelaire, c’est, je crois, un petit monsieur qui a fait des vers.Et te monde appartient aux gens sérieux.Léon LORRAIN.- ^ i f -J chemins dans Québec, comme le suggère un confrère ?Non.Mais il faut envisager sans crainte le pro-blême avec ses avantages comme avec ses obligations.Les bons chemins sont essentiels au progrès/agri-cole et l’argent qu’on dépense à les améliorer est bien placé, pourvu que la construction soit parfaite et que l’entretien soit suivi.Et la meilleure construction est en somme celle qui coûtera le moins à la longue.> Jean DUMONT.- W I —i- Châteauguay La campagne électorale de Châteauguay s’annonce très vive.Les deux partis ont un extrême intérêt à l’emporter et il est certain qu’ils ne négligeront aucun effort.La présence annoncée de MM.Laurier, Graham, Mackenzie King et des principaux chefs conservateurs donnera aux assemblées publiques un piquant et un intérêt particuliers.Le Devoir, absolument dégagé des partis et des cliques, se trouve dans la situation la plus favorable pour donner au public des comptes rendus absolument impartiaux.On a vu déjà que nous entendions suivre de très près les péripéties de la campagne.Nous continuerons.Notre journal sera représenté à chaque réunion publique importante, et le récit de la réunion sera publié sous la signature de témoins oculaires, Que ceux qui veulent être complètement et impartialement renseignés ne manquent donc pas de lire le journal.Sur le Pont d’Avignon.La récolte est finie partout, sauf dans Châteauguay.Elle ne fait que commencer, dans ce comté.Et elle promet d’être abondante.On sait pourquoi.* * * M.Gouin vient de donner un poste assez important à M.Ephrem Chouinard, un ancien journaliste québécois.C’est l’y ne des rares fois que l’un des deux partis politiques témoigne quelque peu de reconnaissance à l’un de ses journalistes.* * * Il y a cinquante mille Acadiens de langue française, dans la Nouvelle-Ecosse.Le Soleil remarque qu’ils n’ont pa» un seul député à Ottawa.C’est exact.Ils sont moins bien partagés que le petit groupe de langue anglaise de Québec; car celui-ci fait élire plusieurs députés de sa race, dans des circonscriptions où l’élément anglais est en grande minorité.C’est à croire (pi’il n’y a que les Canadiens de langue française qui sont tolérants au pays.Ils le sont même trop, parfois.* * Le congrès des bonnes routes Le congrès des bons chemins qui siège actuellement à Détroit, Michigan, doit nous montrer l’importance de cette oeuvre.Plus de .quatre mille délégués de toutes les parties de l’Amérique Nord sont réunis là pour étudier et discuter les meilleurs moyens de stimuler le progrès de l’oeuvre des bonnes routes et surtout d’en assurer la permanence par l’entretien.On a déjà dépensé beaucoup d’argent pour refaire la voirie aux Etats-Unis.L’un des conférenciers estime à cent millions de dollars les crédits affectés annuellement à cette fin.Mais l’on ne parait pas convaincu que les résultats soient proportionnés à la dépense.On se plaint de l’incompétence des sujets préposés à ces travaux, de l’ingérence p olitiique et du défaut d’entretien des chemins reconstruits.La construction de bons chemins n’est pas chose aussi facile qu’on pense, surtout en pays de climats extrêmes.M.Cochrane, ministre des chemins de fer à Ottawa, disait à la dernière session qu’il avait vu beaucoup de chemins reconstruits et très peu, reconstruits d’une façon parfaite.Le défaut principal est l’insuffisance du drainage.L’ingérence politique est un autre danger surtout quant au coût des travaux.Et.malheureusement, il h’est pas facile de l’élaguer complètement.Ceux-là même qui devront en souffrir le plus avec le temps, les contribuables, ne sont pas pressés de la combattre, de crainte de passer pour de mauvais partisans.Enfin, il y a l’entretien.Les meilleurs chemins ne peuvent durer indéfiniment s-'ils ne sont pas entretenus convenablement.Or l’entretien c’est la répartition des charges permanentes, sujet que les pouvoirs publics ne sont jamais pressés d’aborder.On a dit au congrès qu’aucun,chemin no devrait être constrùit avant qu’on ait pourvu à son entretien, et cela est très sage.Il est bien sûr que si les chemins qu’on fait dans la province de Québec ne sont pas entretenus parfaitement, tout seen à recommencer dans dix à quinze ans.Est-ce à dire qu’il vaut autant discontinuer la coaatruction des C est grâce au parti libéral que le lait, la crème et les oeufs, ainsi que le beurre, se vendent .si cher”, disait ces jours-ci, dans Châteauguay, un orateur libéral, M.Lemieux, s’il faut en croire les journaux.Voilà qui disposera énormément en faveur du parti libéral le consommateur des villes, qui paie prix double pour des aliments nécessaires sur toutes les tables.* » * Une dépêche aux journaux dit que le comté de l’Islet disparaîtrait, au prochain remaniement de la carte électorale et que M.le docteur Caquet serait nommé à un poste im-portant du service public.M.Paquet, — ce pauvre docteur Paquet! — se croirait évidemment plus en sûreté dans un fauteuil de fonctionnaire que dans la peau d’un candidat conservateur, aux prochaines élections.Mais il ne l’a pas encore, son fauteuil; et c’est ce qui l’inquiète.* * * Les organisateurs oppositionnis-tes, dans Châteauguay, feraient bien de surveiller le Canada, s’ils ne veulent pas qu’il gâte leur affaire.Ce matin, par exemple, il rapporte les paroles d’un conservateur qui aurait dit: “Il y a huit jours que nous avons commencé la lutte et nous n'avons pas encore une goutte de boisson, et te comité “liicke” pour nous donner de l'argent." Si c’est vrai, ce que rapporte le Canada, les libéraux, à supposer )u’ils perdent leur élection, auront donc mauvaise grâce, le lendemain, de crier à la corruption des électeurs par l’argent et par la boisson.* * • Quand M.Nantel va-t-il enfin ouvrir la bouche pour nous donner sas raisons d’être favorable à la dépense de 35 millions pour l’Emni-rc?* * 9 Avez-vous vu l'Empire"?M.partout.“la couronne de Sévigny la cherche * * * Le Canada ferait bien de ne pas parler trop souvent de la diminution de l’influence française à Ottawa.S’il persiste, il exposera ses amis à s entendre rappeler, au cours de 1 élection actuelle, que M.Laurier a été, sur ce point, le plus grand coupable.* * * ému, il est navré de ne pouvoir sister nu choc des partis dan district de Montréal.On le dit si fort chagrin de voir que le c te de ITslet va peut-être disparu de la carte fédérale.Sll y a un peu de bruit, aux as-semblées tenues dans Châteauguay, les organisateurs ministériels n’aù-rant qu’à faire prononcer un discours à M.Doherty, le ministre de la Justice.Le calme se rétablira vile ; M.Doherty est un excellent calmant.Le Veilleur, L’OPINION D’UN EXPERT LE CANAL WELLAND ET CELUI DE LA BAIE GEORGIENNE Lequel des deux offre le plus d’avantages au Canada ?,.Lc “Evening Chronicle” de Port-Arthur, Ontario, publie aujourd’hui même un travail remarquable de M.Joseph Redden, expert en matière de transport, sur les avantages que la construction du canal de la Baie Géorgienne offrirait au Canada, et les inconvénients multiples, pour le commerce canadien, qui suivront la réfection du canal Welland.On sait que ce dernier travail est entrepris par le ministère Borden, que celui-ci y dépensera plusieurs millions, et qu’il ne se hâte pas de commencer fa construction du canal dé la Baie ¦Géorgienne.Le “Evening Chronicle” nous a fait tenir ces jours-ci une'copie de l’étude de M.Redden.Comme le Devoir a toujours préconisé le creusement du canal de la Raie Géorgienne, et que l’exécution de cette, gigantesque entreprise, tout en bénéficiant au pays dans son entier, profiterait beaucoup à Montréal et aux comtés avoisinants, le Devoir estime qu’il doit porter à la connaissance de ses lecteurs les grandes lignes et les principaux arguments de l'article de M.Redden, article clair, complet, bourré d’arguments irréfutables, * * * M.Redden commence par rappeler que, au début de septembre dernier, à Fort-William, M.Cochrane, le ministre canadien des chemins de fer et canaux, disait : “Les navires changés de grain poun-ont faire plus rapidement leur trajet, en passant par le canal Welland, — route pour la plus grande partie tracée en des eaux non canalisées, — qu’ils ne le pourraient faire dans le canal de la Baie Géorgienne, au moyen duquel ils arriveraient plus tard aux ports océaniques.Le canal de la Baie Géorgienne sera étroit et je ne crois pas que les navires y puissent faire grand trajet la nuit, à moins qu’il ne soit fort bien éclairé.” Ces paroles, dit M.Redden, établissent, si le ministre les a réellement dites, — le texte en est emprunté au Morning Herald de Fort-William, 8 septembre, — qu’il ignore tout de la question, K.iju’il lisait même pas qu’il existe une question du transport au Canada, question dont la solution aura des conséquences heureuses ou désastreuses pour le développement ultérieur de notre pays, selon qu’elle sera bien ou mal faite.Les deux canaux Le réseau du canal Welland comprend, de Montréal aux lacs, 250 milles de routes fluviales ou canalisées.Le réseau de la Raie Géorgienne comprend à peu près 210 milles de voies navigables, en pleine eau, dans des chenaux d’au moins mille pieds de large, 66 milles de chenaux de trois cents pieds de large, et seulement 28 milles de canaux, contre 73 milles de canaux qu’il y a sur le parcours du réseau Wellând.Et il y a, en faveur du réseau de la Baie Géorgienne, ce fait, qu’il raccourcit de trois cents milles les trajet actuel du fond des grands lacs à Montréal par la route Welland.Les raisons que donne M.Cochrane pour le creusement et la réfection du canal Welland sont donc grotesques, (farcical,) puisque le canal de la Baie Géorgienne, de toutes manières, est préférable à l’autre réseau, pour la navigation, conclut M.Redden.Le grain va aux États-Unis A rheure actuelle, continue l’auteur, le Canada est en face d’un fort grave problème, celui de garder pour ses ports de navigation intérieure et ses ports océaniques,—surtout pour Fort-William et Port-Arthur, — le commerce et le transport de marchandises canadiennes.En 1912, 135 millions de boisseaux de grain et 3 millions de tonnes de houille américaine ont passé par ces deux ports.Au cours de ce mouvement d’échanges, les statistiques du ministère fédéral canadien éta-blisserff que le Canada a perdu le transport de 56 millions .de boisseaux de grain expédié de Port-Arthur et de Fort-William.Des quilles américaines ont transporté ce grain d’un port canadien à des ports américains des lacs inférieurs, d’où des chemins de fer américains, approvisionnés aux entrepôts américains, ont voituré ce grain à des ports océaniques américains, d’où il fut expédie en Europe par des transatlantiques américains.Et ces navires américains des lacs, au retour, portaient des chargements de charbon américain pour Fouest canadien.D’une année à l’autre, les intérêts américains monopolisent de plus en plus ce transport du grain et du charbon, sur les lacs ; ainsi, en 1912, tandis que les consignations expédiées de Fort-Arthur et de Fort-William aux ports canadiens des lacs inférieurs étaient de 45 pour cent plus considérables qu’en 1910.les expéditions de Port-Art.hur et de Fort-William aux ports américains, pour la même période, étaient do 145 pour cent plus fortes qu’en 1910.Le coulage en faveur des ports américains est donc énome; et, des 87 millions de boisseaux de blé canadien expédiés des ports canadiens de Fort-William el de Port-Arthur, en 1912, 31 millions seulement étaient à destination de ports canadiens.L’augmentation, cette année-là, en faveur des ports américains rst de 130 pour cent sur les statistiques dç l’année précédente.La came du coulage M.Redden dit que la cause de ce coulage déplorable, c’est l’absurdité de la route des canaux canadiens actuels.A l’heure présente, et dans les conditions actuelles, le creusage et la réfection du reseau Welland n’assurent pas et n’assureront pas, dun.» l’avenir, une égalité de conditions entre le transport marchand américain, sur les lacs, et le transport canadien.Les Etats-Unis ont, pour charger leurs navires de fret, au voyage de retour des ports du lac Supérieur, des minerais de fer.Los navires américains des lacs, qui jaugent de 5,000 à 12.000 tonnes, ont dans ces minerais une cargaisorf de tout repos; ils la transportent des ports du lac Supérieur à ceux du lac Erié, — distance de 850 milles, — au taux moyen de 55 soirs la tonne, et, le charbon, nu voyage d’aller, du lac Erié, à la tête du lac Supérieur, au taux moyen de 30 sous la tonne.Le blé et le charbon ne leur sont que des cargaisons incidentes; c’est le minerai de fer qui alimente la flotte de 350 navires américains qui font le service du fret sur les lacs.L’an dernier, 46 millions de tonnes de ces minerais ont passé les écluses du Sault-Sainte-Marie, à bord de transports américains de retour du fond du lac Supérieur.Aussi ces navires peuvent-ils transporter le blé à deux sous le boisseau, et.à de certaines époques, — en 1911, de mai à septembre, — pour .sept-hui-tièmes de .sou le boisseau, de Port-Arthur à Buffalo.Or, au Canada, les navires qui vont de l’est à l’ouest, ne peuvent compter, comme cargaison de tout repos, que sur les colis de marchandises {package freight) et c’est à cette espèce de cargaison que le Canada doit l’existence de la flotte moderne canadienne qui sillonne le.s grands lacs; il n’a que 12 ou 14 grands paquebots du type américain; 5 seulement peuvent se comparer, pour le tonnage, aux 350 navires des Etats-Unis qui transportent des minerais de fer, du charbon et du blé sur les grands lacs.Les cargaisons de minerais de fer et de charbon, à bord des navires canadiens, sont limitées, d’abord à cause du peu de développement de l’industrie des aciéries, dans le Canada central, ensuite à, cause de la concurrence du charbon américain.N’importe quel type de navire peut transporter du grain, pendant la saison de.navigation, et donc il n’y .: rien qui encourage nos armateurs-à ccnstruire des paquebots, type américain, qui puissent rivaliser avec ceux des Etats-Unis.Car le capitaliste qui se fait armateur n’ira pas construire, pour une saison de dix à douze semaines, — c’est la saison moyenne du transport intense du blé sur les lacs, — des navires de $300,000 à $400,000 qu’il ne pourra pas charger profitable-ment, cette saison terminée.L’armateur canadien se borne donc à construire des navires qui puissent pas.seï par les canaux canadiens.C’est à ce type do navires, qui transportent incidemment du blé, que Montréal doit sa prospérité, en tant que port d’expédition océanique du grain canadien, et port d’expédition, vers l’Ouest, de colis de marchandises, cargaison de repos de relie classe de navires.La réfection du canal Welland M.Redden esime que le creusage plus considérable du canal Welland et de tout ce réseau ne peut améliorer cette situation ni empêcher ce coulage.Au contraire, ce,s travaux aggraveraient la situation, écrit-il en toutes lettres.Ils faciliteraient certes la navigation, pour les 12 ou 14 gros navires canadiens; mais ceux-ci auraient, du fait même, accès plus facile aux ports américains des lacs inférieurs, sans avoir, pour cela, accès plus facile au port de Montréal.Ils ne pourraient prendre de cargaisons de charbon canadien, au retour, de manière à faire concurrence aux navires américains des lacs.“Un canal Wetland plus profond, cela permet tout simplement l'accès plus facile aux ports américains du lac Ontario, ports plus rapprochés de celui de New-York que ne l’est Buffalo, avec les 350 navires qui s’y déchargent." Ces 350 navires passeront donc par le canal Welland, battant pavillon américain; et c’est, du coup, empirer la situation, au, seul bénéfice du la marine marchande américaine des lacs, que de creuser davantage le canal Welland.Le creuser ne donnera pas de cargaison permanente aux navires canadiens; cela raccourcira de 447 à 324 milles le trajet de chemin de fer que les cargaisons de blé feront sur le territoire américain, des lac.s h New-York; cela amènera peut-être le creusage du canal américain Oswego-Hudson, ou, si cela ne l’amène pas, ça assurera toutc- f fois à la marine marchande américaine des lacs un plus grand mono-jpole du transport du blé canadien.IU serait même possible que, grâca à un canal Welland plus profond, le Canada aille prêter, sans en retirer un seul sou, dos moyens de transport plus faciles à cette marina américaine des lacs, sur une longueur de 1,220 milles.L’opération ne serait donc pas fructueuse pour lui; et c’est cependant cette opération que M.Cochrane facilite, puisqu’il a entrepris la réfection du canal Welland, au coût de plusieurs millions.Le canal de la Baie Géorgienne Le canal de la Baie Géorgienne, lui, assurerait le monopole du transport du grain canadien aux armateurs canadiens, aux ouvriers canadiens, aux ports canadiens.Lu creuser, ce serait donner au Canada la route la plus économique pour le transport de son grain, ce serait faire de Montréal le plus grand port de navigation intérieure, en Amérique, en faire le centre de distribution du grain canadien, puisque, hiver comme été, le blé, une fois rendu à Montréal, est à 300 milles à peine de Portland, à 330 milles de Boston, à 385 milles de New-York, tous ports d’expédition d’hiver, et à 480 miles de Saint-Jean, Nouyeau-Brunswick, soit à peine la distance de Buffalo à New-York.Montreal deviendrait un centre d’expédition du blé à l’année, non pas seulement pendant la période de navigation fluviale.La route du canal de la Baie Géorgienne ne développerai# pas la marine marchande américaine, non plus que le réseau des canaux américains.Si le gouvernement est sincère, s’il veut réellement choisir, des deux projets, le plus avantageux au Canada, qu’il fasse cesser les tra-yrutx au canal Welland, qu’il constitue une oommis'sion compétente et désintéressée, qui étudie les avantages des deux réseaux, Welland et Raie Géorgienne.Si, comma d’autres commissions et d'autres examens du problème l’ont prouvé, le i rojet du canal de la Baie Geor-giyone est pral;cable, celle rouie seule devrait être développée; car elle assure au Canada le monopole du transport de ses produits, elle lui donne même une partie du transport des produits des Etats de l’Ouest consignés vers les ports européens.et le pose en concurrent formidable de la marine marchande américaine, sur les lacs.De même aussi, cette route aurait pour effet de diminuer les taux de transport du grain et des autres marchandises.au bénéfice de l’agriculteur de l’Ouest et du propriétairo de houillères canadiennes dans les provinces de l’Est.Tandis que les EtsRs-Uni.s préparent tout pour s’assurer le monopole du commercé océanique canadien, il n’est pas permis au Canada de leur faciliter la manoeuvre, il ne lui est pas permis de ne pas développer, de son1 côté, les ressources naturelles ofl géographiques de son réseau de navigation intérieure, qui lui donneraient, s’il se mettait à la tâche, la suprématie dos grands lacs.Qu’on nomme une commission Que le gouvernement Borden, s’il est sérieux et soucieux des intérêts canadiens, nomme donc une commission composée d’hommes da l’art; que cette commission juge les deux projets, — le réseau Welland et le réseau de la Baie Géorgienne; qu’elle dise quel est le meilleur, celui qui servira le mieux les intérêts de tout le Canada, non pas seulement ceux d’une seule région, don# les habitants considèrent d’abord leurs gains personnels avant l’intérêt du pays.Que le gouvernement Bordcn n’aille pas se lancer dans l’entreprise de la réfection du canal Welland sans réfléchir, n’obéissant seulement qu’à des motifs d’ordre purement égoïste, à des mobiles politiques.Herbert Quick, un expert américain sur les questions de.transport, a dit: “Quand le Canada aura construit le canal de la Raie Géorgienne, il anéantira le commerce amèrU cain, des lacs à la mer." Que lé gouvernement canadien, donc* avant de creuser davantage le canal Welland, fasse établir par des ingénieurs compétents l’impossibilité du canal de la Baie Géorgienne?“car, tant que cela ne sera pas fait, préférer an creusage du canal de la Raie Géorgienne la réfection dit | canal Welland, c’est un crime national”, dit finalement M.Redden.Georges PELLETIER.L’OPINION DES AUTRES QUE FAIRE?“A Paris, on effraye les femmes de la société en leur disant que l’abus du thé fait croître les dents démesurément.Aux Etats-Unis, l’on Pretend que le café détruit les ncrl.s.Au Canada, l’on crie périodiquement que l’eau et le lait fourmillent de microbes de la typhoïde.A quoi les alarmistes prétendent-ils arriver?S iis ne ,se modèrent pas, le peuple finira pur s’adonner au whiskey ou se transformer en chameaux.” — Gazette, Montréal.LE PEUPLE NE- S’EST PAS PRONONCE “On annonce d’Ottawa que le bill d’urgence sera peut-être abandonné.La nouvelle peut être vraie ou fausse.Elle est donnée de façon à pouvoir être confirmée ou niée avec indignation suivant les exigences politiques.Elle peut être confirmée dans Châteauguay et niée dans Lanàrk-Sud.Bref, au lieu de traiter les électeurs comme des homines on joue avec eux comme avec, des enfants.Quel bon sens mi justice y a-t-il à dire que le Canaifi -néglige de faire son devoir, alors I que le Canada n’a pas eu l'occasion lue parler?Que M.Borden dise done ! franchement quelle est sa politique, ! s’il est pour la centralisation ou pour l’autonomie.Que le parlement et le peuple se prononcent.Un Ca-j nadien a le droit de dire ce qu’il i pense.Qu’il exerce son jugement et t qu’il parle carrément.Mais il na peut faire cela avant que la mies-Ition soit clairement posée.”—Star, ! Toronto.| REPRESENTATION INJUSTE “Le principe de la représentation dans l’Alberta et dans toutes les par-I tics du Canada est injuste.La représentation proportionnelle est le meilleur système.Elle donne à la minorité la représentation à laquelle celle-ci a droit.Et alors nous avons véritablement le gouvernement représentatif.Le système n’a pas été essayé en beaucoup d’endroits mais là où il l’a été il a donné de bons résultats.” — Albertan, Calgary.LIRE EN PAGE 3 : Le récit de la première assemblée contradictoire dans Châteauguay, par LOUIS DUPIRE, ' ê 2 LE DEVOIK, MONTREAL, JEUDI, & OCTOBRE 1913 VOL.IV.— No.230 NOS CORRESPONDANTS Une seconde lettre de M.Albert Sévigny L'IMMEUBLE Québec, 27 septembre 1913.Monsieur Orner Héroux, 71a, rue Saint-Jacques, Montréal.Monsieur, Je vous remercie d’avoir publié ’.a lettre que je vous ai adressée le 23 leptembre.Dans vos commentaires vous dites: “S’il veut essayer de démontrer pourquoi celui-ci eut tort de prendre position avec M.Monk contre MM.Laurier et Borden, nous lui ouvriroms de nouveau, et très volontiers, nos colon aes.” Je tiens à vous faire remarquer que ians ma lettre du 23 je me déclare en ,'aveur de la contribution telle que pré icntée par Thon, premier ministre et que j’ai voté contre la proposition Laurièr.Quant aux positions*prises par M.Monk, le “Devoir” en a/souvent parlé! le me souviens que le 1“ Devoir” a sévèrement critiqué M.Monk d’avoir adopté à la session de* 1911-12,^la position créée aux catholiques du ; Manitoba par le parti libéral et M.Bou-raasa en 1897.A ce sujet pourriez-vous me dire, vous qui avez toujours/prétendu que ’a minorité catholique du Manitoba avait été trompée et lâchîement sacrifiée en 1897, par le rèp^ement Lau-rier-Greenway, pourquoi M.Bouras-sa a approuvé ce règlement?Je lis dans le Hansard de 1898,*p.4713, les __________ j On a inscrit hier 51 transferts de propriétés dont les principaux sont Il vous plait de crier à l’opinion pu- i les suivants blique que j’ai trahi, que je me suis vendu et parmi ceux qui applaudissent, j'en vois un grand nombre qui trahissent chaque jour et qui ont vendu et trafiqué ce que les honnêtes gens respectent et ce que l’honneur commande de respecter.Après 12 ans de luttes, un homme roisse de Montréal politique est quelque peu cuirassé , Pour $20,000, l'hon.Arthur Boyer contre les injures et croyez bien que a vendu à M.N.Rombscck et autres je ne vous demande pas grâce, mais le lot 181 du cadastre de Lacuine.Ce d’autres reçoivent les blessures que lot est situé A l'angle des avenues vous leur faites et je dis pour ceux- Broadway et Boyer, là, qui ne peuvent parler, que mon j Pour $11,300, M.E.Letebvre à honneur vaut le vôtre et que vous vendu à Mme A.Laurin le Iqt 1339 calomniez quand vous m’accusez de du quartier Saint-Jean-Baptiste avec i- n rébidences portant les Nos 185 a 189 ., .de la rue Marquette.J ai vote pour :a contribution parce j Pour $9i5oo, M.L.K.McLaurin a que le Canada fait partie de 1 Empire veu(ju ^ McLaurin Brothers Ltd., le britannique et parce que je crois que lot 144 et une partie du lot 143 de la nous avons besoin de la suprématie ; vjué je Machine.de la murine anglaise pour^ le Canada | p0ur $10,557, M.N.Beaudet a ~mond les lots 130-ôte des Neiges.Pour $13,500, M.J.O.Gagnon a vendu à M.P.A.Fortier le lot 116 Pour $25,000, M.E.Dubreuil et autres ont vendu à MM.Dubreuil j Ltée., trois lots situés rue Saint-Hubert et portant les Nos 7-678 à 680 rie la Côte Saint-Louis.Pour $21,382 M.R.Wady et au- j très ont vendu à M.T.MoA.Stewart les lots 184-542 à 44 rie la pa "SflLADA" Un Triomphe dans la Qualité du THE Pur, sain et délicieux, avec un arôme prononcé qu’on ne trouve pas dans les THES ordinaires.En ~ de Plomb Seulement NOIR, VERT ET MELANGE paroles suivantes de M.Bourassa comme pour le reste de l’Empire.La'vendu à M.O.A.E: marine anglaise ne nous a jamais coû- 366 à 368 de la CC té un sou, ni un homme, ni une goutte de sang.Trouvez-moi un seul pays qui a vécu en paix comme le Canada du quartier Sainte Marie avec rêsi “Nous prétendons que la province de Québec n’a pas été trompée! au sujet de la question scolaire et i nous en avons eu la preuve maintes répétée depuis les élections dernières.’ Je crois que M.Bourassa a changé d’opinion à ce sujet, probablement parce que “sa conscience et son jugement” lui ont démontré» scs • erreurs d’alors.S'il avait pris position avec M.Monk, qu’auriez vous ditl?Vous savez mieux que^moi.M.Héroux, tous les reproches- publiés par le “Devoir” à l’adresse 1 des députés qui, en 1912 ont accepté rtir le Keewa-tin, le fait accompli par LM.Bourassa et ses amis de 189(i surula question des écoles du Manitoba.Vous me direz peut-ètre4que je suis plus près des “positions” que de la contribution, mais j'y reviens poux vous dire que si je n’ai *pas suivi M.Monk, il n’a aucun droit de me le reprocher et ici je vous déclare-que des raisons privées m’emptehent de vous en dire plus long.Vous trouvez que je rprends à mon compte ries arguments que je trouvais médiocres dans la bouche de mes ad versaire.' et vous vous basez sur le compte-rendu publié .dans le “Devoir”, de mon discours au banquet Forget.Comment prendrais-je les arguments de ces adversaires qui!ont une politique si différente de la contribution à mon sens?La polkique navale-des libéraux, est oermanentc et les conservateurs disent qu’avant d’adopté'- une politique permanente le peuple.sera consulté.Vous dites que je suis moi-même mon plus dangereux adversaire, à cause de mes discours passés.Si je suis a mêlé à voter après a voir bie n étudié cette question et que, ma consci#ice’ me dise de la .supporter, même-malgré mes discours passés, ne dois-je pas écouter ma conscience?Pour sauver “sa peau”, c’est mieux de dise non, mais pour faslre son.devoir c’esttmieux de dire oui.Notre autonomie (m’est aussi» chère qu'à n’invorie quel'Canadien et 1 or g veil manifesté par les députés de la Chambre des Communes quand ils parlent dulCana-da, me fait croire que vous n’avez pas le monopole»du patvi otisme.Après le-, discours prononcé par l’hon.premier ministre’ le 5 décembre 1912, j’aijcausé du projet dç contribution avec Iles députés conservateurs de toutes) les provinces .anglaises; je leur ai'demandé s’ils voteraient pour cette mesure ; «-s'ils croyaient que n leurs électeurs Hui étaient favorables» et tous, sans ' exception, m’ont rôpcxndu dansld’afirirmative.Plusieurs' électeurs de mon comté, et des plus' influents, qui m’avaient félicité de mon vu h.- sur la question lu Keewatin^ m’ont» engagé à supporter cette mesure eti si vous voulez me nommer un seul demies électeurs qui m’ait demandé» pan- lettre ou autrement de voter -contre, je donnerai ma démission.J’ai consulté dfes'hommes très importants du cierge, des professions libérales, des affa ires,, tous .Çanad.ie.nsj; français, et ils mlonUconsbille de supporter celte .mesure.Vous (auriez voulu, et je 1 affirme, que les députés ministériels cana-diens-framçais fissent bande à part sur cette ousestion.C’était votre affaire et.s’iJVse fût agi d’une question nationale ptour les Cenadiens-fran-çais, j’auraisVdit comme» vous.Je n’ai pa.s’*.suivi vos»conseils et je ne le regrette) pas.Je n’ai^ pas jeté de beaux criswcomme vous » l’avez fait pour soulevero’es passions et les préjugés.et rien (que pour cela, mais j’ai agi.en toute liberté et sincérité et je vous défie de\ m’apporter une seule preuve au eonltraire.depuis cent ans.Et si vous me re pondez que nous ne devons pas cette paix à la puissance de l’Angleterre, nous ne sommes pas d’accord, mais je crois sincèrement que cette puissance est d’importance vitale pour l’avenir de notre pays et c’est à l’avenir qu’il faut songer.Je serais enchanté de voir les puissances mettre fin aux armements scandaleux qu’elles font chaque année, mais la volonté des hommes n’a pu solutionner ce problème et dites-moi s’il est en votre pouvoir de le résoudre.Plusieurs suggestions ont été faites sans résultats pratiques et jusqu’à l'obtention de ces résultats, l'Angleterre n’a pas droit et ne peut pas per-die -sa suprématie, dont profite tout l’Empire et le Canada qui en fait paitie.S’il en coûte $35,000,000 à un pays fiche comme le nôtre, qui n’a jamais connu la guerre depuis cent ans, afin de ne pas la connaître à l’avenir, en conservant la marine impériale suprême, ne croyez-vous pas que nous payons une prime d’assurance digne de l’intérêt en jeu ?J’ose le croire, au risque de vous scandaliser.Dans ce pays il n’y a qu’une province française et il n’est pas exagéré de dîfp que nous sommes ici dans Québec 20 Canadiens-français contre un Anglais et cependant nous constatons que dans la perception des taxes de notre gouvernement provincial nos ompatriotes anglais payent plus que nous.Je sais que les gouvernements ne sont pas faits pour l’argent, mais pour les hommes, mais vous m’admet-• trez que l’argent n’est pas inutile.Répartisses maintenant $35,000,000 sur nos neuf provinces et dites-moi s'il sera ruineux pour les Canadiens-français de payer leur part.Je sais que vous allez me répondre en alléguant la question de principe et sur cette question je ne m'accorde avec vous tant qu’il me faudra dire que le Canada fait partie de l’Empire Britannique et que cet Empire doit être respecté par ses ennemis.Les Canadiens-français veulent la suprématie de l’Empire 4quand ils prient pour son souverain soit en chantant le “ God save the King ”, soit le “Domine Salvum fac regem" dans nos églises, chaque dimanche.Vous avez demandé à nos compatriotes de ne rien payer pour la paix, le salut de la couronne parce que l’autonomie en serait affectée.J’espère que l’autonomie ne sera jamais menacée par nos prières et que vous ne pousserez pas la mesquinerie jusqu’à nous demander de ne pas prier pour la couronne de l’Empire.On sert mieux son pays par “un acte sage que par un beau cri” et en votant pour la contribution j'ai cru agir sagement.Vos beaux cris peuvent nourrir certaines passions, mais j’aime mieux la raison, surtout depuis que j’ai connu le très honorable R.I,.Borden qui a toute ma confiance.T-a “position” que j’ai prise avec lui s’accorde avec mon honneur, mon intelligence et ma conscience et je laisse à l’histoire son jugement sur les chefs' des autres “positions”.Votre dévoué, dence sur la rue Cartier Pour $15,816, la Côte Saint-Luc Realties Ltd., a vendu à M.P.H.Holland et autres les lots 69-512 à 38 de la paroisse de Montréal.Pour $12,619, la succession Robert Ward Shepherd a vendu à M.H.VI-pond les lots 150 243 à 247 de la Côte des Neiges.Faits - Montréal A LA COMMISSION DES INCENDIES.Au cours de l’enquête sur l’incendie arrivé Je 3 septembre dans la boutique d’un plombier, 93 rue Dominion, un témoin a déclaré aux commissaires des incendies qu’il avait allumé le feu accidentellement en jetant une allumette enflammée sur le plancher couvert d'huile.Il se trouvait près d’un baril de gazoline qui fit explosion et propagea l’incendie.On n’a pas trouvé l’origine de l’incendie allumé dans un magasin de chaussures au No 223 rue des Carrières, ainsi que celui dans un garde-robe à la résidence de M.Kenneth Walsh, 326 Dorchester Ouest.M.Brossard, dont les écuries et hangars brûlèrent au No 481 Saint-Zotique, le 30 septembre, a déclaré à l’enquête que le feu avait été mis par malice car il avait visité tout l’établissement la veille à 7 heures du soir, et n’avait rien trouvé d’anormal.DROLE D’AFFAIRE Les parents et amis des deux per sonnes renversées mardi après midi, dans le nord de la ville, par une voiture de livraison, n’ayant pas fait de démarches pour l’arrestation du conducteur de la voiture, (Wlui-ci, un nommé F.Saint-Pierre, de la rue Saint-Denis Nord, est encore en liberté.La première victime, Mlle Alice Barrette, est dans un état critique à l’hôpital Victoria.Quant à la jeune Marie Printemps, elle se rétablit quelque peu à sa demeure.ILS SPBIRONT LEUR PROCES Mathias Di Palmas, arrêté pour avoir été trouvé en possession de marchandises volées à M- Monet, 7 Chemin Sainte-Catherine, a comparu hier après-midi devant le juge Lafontaine.Un bambin de 12 ans, arrêté pour vol, a témoigné contre Palma, disant que celui-ci savait bien que ies objets qu’on lui vendait étaient volés.L’examen volontaire a été fixé au 9.LE CHANTAGE.| Félix Jolicoeur, un ancien agent de police, et Robert Cairn, commis, ont comparu devant le magistrat Lafontaine, hier après-midi, sous l’accusation d'avoir obtenu de l’argent sous de faux prétextes.Tous deux devront subir leur procès.L’examen volontaire aura lieu le 9.Albert SEVIGNV.-f- C’est faux Ottawa, 2.— Le Révérend Père Stanton, l’instructeur de l’équipe de rugby Ottawa, nie qu’il a fait des offres à certains joueurs de rugby des autres villes pour les enrôler avec les Ottawa en retour de leurs études gratuites à l’Université.Dutch Becker des Alerts de Hamilton, avait été approché, disent les rumeurs, par le Père Stanton après la joute de samedi der nier pour le décider à s’inscrire comme étudiant à l’Université.Le Révérend Père Stanton nie tout et répète qu’il n’a jamais violé les lois du sport comme certaines gens cherchent à le faire croire.New-York est visité par une tempête furieuse Deux personnes sont tuées et plusieurs autres blessées.— D’énormes dommages causés par la vent et la pluie.New-York, 1.— Une pluie torrentielle, poussée par un vent violent, s’est abattue sur la ville cet après-midi, inondant les rues, interrompant la circulation des tramways et causant des dommages matériels qu’il est encore impossible d’estimer ce soir.Deux personnes furent tuées et plusieurs autres blessées.Les éclairs et le tonnerre se mirent de la partie, et la foudre tomba sur plusieurs poteaux et édifices.Quelques incendies se déclarèrent, mais Ja pluie qui tombait abondamment éteignit les flammes.Aux gares la plupart des trains arrivèrent en retard.Le trafic sur le pont Brooklyn ce soir était excessivement considérable, car pendant l’orage la circulation dans les rues fut interrompue.A Newark, New-Jersey, la rivière Passaic, déborda et inonda les rues de la ville; à New-Y’ork, il est tombé 3.32 pouces d’eau en deux heu-»-es.A six heures ce soir, il en était tombé près de cinq pouces.Thomas Walsh, préposé an départ des tramways dans le Métropolitain, tomba sur le rail chargé d’électricité et fut tué.L’autre victime, est un nommé Hugh Clark de Jersey City, (jui fut également électrocuté en touchant à un avertisseur électrique.OTTAWA ET HULL LES EXPROPRIATIONS PAR LE GOUVERNEMENT.— LE MINISTRE DES POSTES DE RETOUR A OTTAWA.— UE TRAFIC SI R UE PONT D'OTTAWA.— UN IMPRUDENT.— LA COMMISSION D’ EM BELLI S8 EM EN T D OIT A -WA.— LES CLASSES INDUSTRIELLES OUVRENT LUNDI.— ABONDANCE DE MAIN D’OEUVRE DANS LES CHANTIERS.— UN JOURNALISTE AURA SOIN DU POULAILLER DE L’ETAT.— IL RETOURNE AL BAGNE POUR UNE PERIODE DE 2# ANS.— NOUVELLES DE HULL.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES (De notre corresDonaant) APPRENTIS DEMANDES .APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuite, positions assurées.S’adrês ser: Modem Barber College, 62 Bouk Saint-Lauretit, Montréal.AGENTS DEMANDES Hommes et femmes, pour la ville et la campagne.Position très lucrative.Travail facile.Pour renseignements supplémentaires, s’adresser au géiant, 801 Notre-Dame Est.Que ferait Jennings Bryan ?Si un consul canadien, aux Etats-Unis, lui demandait de changer certaines scènes dans les drames cinématographiques américains?Vancouver, 1.— Le général Wilbur, consul américain à Vancouver, est allô voir l’honorable W.J.Bowser, procureur-général, pour lui remettre un message du secrétaire d’Etat, William J.Bryan, demandant que le bureau de censure des pellicules cinématogra-’ phiques» ne soit pas aussi sévère pour défendre l’apparition du drapeau amé ricain sur la toile des cinémas.M-Bowser a refusé d’accéder à cette demande, disant à M.Wilbur de s’infor mer auprès de M.Bryan pour savoir Ce qu’il ferait si un consul canadien aux Etats-Unis lui demandait de changer certaines scènes dans les drames cinématographiques américains.BLESSE PAR UN ARBRE.Alexandre Champagne, âgé de 35 ans, a été amené de Granville Bay, Que., à l'hôpital Royal Victoria, souffrant d’un fracture du dos et de blessures internes.Champagne ti'avail-lait dans le bois, quand un arbre l’écrasa, dans sa chute.L’état du blessé est critique.Il est marié et père de deux- enfants.UNE CHUTE DE 40 PIEDS.Le jeune Frédéric Gagné, âgé de 10 ans, est tombé d’une hauteur de 40 pieds hier, à 2 30 p.m., à la maison de ses parents.On l’a relevé inconscient et conduit à l’hôpital Notre-Dame.Après examen des médecins on a constaté qu’il n’avait aucune fracture, ni blessure graves.Il sera sur pied sous peu.EBOUILLANTEE A MORT.La petite Alberta Forte, fillette de 2 ans, de Frank Forte, 918 Durocher, a été ébouillantée hier, en jouant dans la cuisine.Elle renversa une chaudière d’eau bouillante laissée sur le plancher et se brûla mortellement.Transportée au Royal Victoria, elle y mourut à minuit.Rapport mensuel de l’Hotel des Postes La direction de FHôtel des Postes communique le rapport suivant des opérations faites durant le mois de septembre.Nous y ajoutons celui du mois correspondant de 1912.1913 Vente des timbres.$117,943.63 Permis.2,093.35 Postage des journaux.5,645.99 Loyer des casiers.64.99 À LOUER A LOUER 3 logements, eau chaude, fixtures électriques, Nos 885 et 887 rue Durocher, Outremont.1 logement chauffé par propriétaire, No 992 Est rue Sherbrooke.S’adresser à J.A.Nadeau, Phone; Main 2431, 35 rue St-Jacques.CHAMBRE A LOUER 1338 Delorrmier, maison électricité.Prix modéré.privée, A VENDRE ORFEBVRE M.Joseph Bourgouln, de l’Epiphanie, Qué., demande un bon orfèvre comme engagé, el vendrait ou louerait son magasin de bijouterie, etc., établi depuis 28 ans, pour cau-_ se de maladie et d’âge, il abandon- Ottawa, 1.Le gouvernement fe- ;nej-ajf S’adresser à l’adresse ci-haut déral a payé, durant les deux derniè | mentionnée, res semaines, environ $200,000 aux propriétaires des terrafns expropriés par le gouvernement rue Wellington.Dans la plupart des cas les choses ont été arrangées à l’amiable.Il reste cependant un bon nombre de propriétaires qui n’ont pas encore été vus.Les officiers du département des Travaux Publics s’occupent de régler les contestations et avant peu le gouvernement sera propriétaire de toute la partie requise pour les nouveaux édifices.* * * M.L.P.Pelletier est de retour à Ottawa depuis hier, de sa tournée dans l’Ouest.M.Pelletier s’est déclaré enthousiasmé de l’Ouest- La semaine prochaine, le ministre aura une longue conférence officielle avec l’hon.Herbert Samuel.Les deux ministres discuteront de plusieurs questions d’intérêt commun pour les deux pays.* *• -s Le pont d’Ottawa, quoiqu’il ne soit pas très grand, accuse cependant pour le mois de septembre une augmentation dans le volume du commerce.Les droits de douanes perçus durant le mois, s’élèvent à $173,928.34 comparés à $162,413.34, revenu des douanes durant le mois de septembre 1912.* * # Oscar Jolicoeur, demeurant au No 298 Division, a été douloureusement blessé à la tête hier avant-midi, ave-t.'ue Gladstone.Il paraîtrait que Jolicoeur se tenait accroché à un tramway de l’avenue Gladstone quand son bicycle rencontra une pierre- Jolicoeur fut projeté violemment sur le sol et s’infligea une sérieuse blessure à la tête.Un des voyageurs du tramway s’aperçut de l’accident et attira l'attention du conducteur.Tous deux descendirent et trouvèrent Jolicoeur gisant inconscient sur la chaussée.Le blessé fut immédiatement transporté à l’hôpital où les médecins l’examinèrent.On ne croit pas qu’il y ait fracture du crâne.1912 Vente des timbres.Permis.Postage des journaux.Loyer des casiers.$125,735.96 $103,719.19 3,049^77 5,661.45 66.82 Augmentation.DICTIONNAIRE CASSELLS Anglais-français - français-anglais \es hommes de chantiers ne manqueront pas cette année, disent les agents de placement dont les bureaux sont assiégés tows les jours.Le plus grand nombre des hommes cependant sont des Polonais et d’autres étrangers.Les Canadiens fi-ançais ont la préférence cependant, car ils sont plus habitués à ce genre d’ouvrage.Vu l’abondance des hommes, les salaires ont diminué et ies hommes qui gagnaient $35 Pan dernier doivent se contenter de $30 cette année.# * * Les différents départements du service civil ont reçu ordre de se mettre immédiatement à la préparation des estimés afin que tout soit prêt pour le milieu d'octobre.Certaines gens y voient un indice que la session commencera en novembre.D’autre prétendent que c’est par mesure de prudence à cause de l’aug mentation des estimés.Dans certains cas, il y aura des retards à cause de cette augmentation, et ce serait pour obvier à cet inconvénient que le travail est fait de bonne heure.* * * La rumeur circule que M.Geo.Robertson, ancien rédacteur du “Poultry Guide”, sera nommé pour remplacer M.A.G- Gilbert, comme surintendant du poulailler à la Périmé Expérimentale.M.Robertson s’occupe beaucoup de l’élevage des poules à sa ferme de Hogs’ Back, et c'est une autorité en aviculture.Il a été juge à plusieurs expositions, et fait encore des conférence sur l’élevage des volailles, La nomination du successeur de M.Gilbert se fera sous peu et il est presque certain que M.Robertson sera choisi.* * * Joseph I,auzon, récidiviste sorti récemment du pénitencier de Kingston, après neuf années de détention d’une sentence de vingt ans, a été condamné hier après-midi, aux assises, à dix ans d'emprisonnement au pénitencier.Lauzon était accusé d’attentat à la pudeur.Il devra maintenant passer vint et un ans à l’ombre.NOUVELLES DE HULL Wilfrid I.ambert de la rue Autumn, qui blessait sa belle-mère, Mme Ash, d'un coup de feu en tentant de tirer sur sa femme, a comparu hier devant le magistrat Goyette.L'accusé a été condamné à subir son procès aux pro chaînes assises criminelles.* # * Le conseil de la Pointe Gatineau vient à son tour de s’adresser au gou vernement provincial pour lui demander de prendre sur ses charges le pont qui relie Hull à Pointe Gatineau.Le | maire Lafortune et le député Gen-dron se rendront à Québec ces jours-ci pour porter la re-quête du conseil.IMPRIMERIE A VENDRE Occasion pour un Imprimeur d’entrer en affaires.Une imprimerie mo derne avec outillage complet, prêt à fonctionner, à vendre à moins que la moitié du prix coûtant, y compris la possession -de “L’Echo de Granby” et de “The Granby Echo”, et un bon assortiment de papeterie.Ce commerce payait bien et peut redevenir très profitable à l’acheteur.Granby est une bonne ville manufacturière et l’édifice et l’imprimerie sont situés au centre S’adresser à Miller & Richard, Toronto.Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNJERE, F-J-, C.R., avocat, 76 nie Saint-Gabriel.Tél.Bell, Main 2679.LEOPOLD BARRY, L L.B.Avocat-Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques, Chambre 44.Tél.Bell, Main 1973.Boîte Postale 350.— Adresse télégriphiqu# “Kahae, 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ville a le pouvoir de faire un règlement mais pour les autos de place seulement.Pour être écniitable envers tout le monde, il faudrait ne pas passer de règlement du tout, ou bien obtenir de la législature le pouvoir de faire un règlement incluant dans ses prescriptions toutes les voitures-automobiles sans distinction.-?- L’ “ Olympic ” à Que«nst«wn Londres, 2.— La compagnie White Star a publié un bulletin officiel annonçant qu'à l'avenir ie transatlantique Olympic n’aurait plus un servi ce de passagers A Queenstown.Les autres navires tout de même, continueront à arrêter à ce port.ARGENT A PRETER.ACHAT CREANCES R.Lalanne, notaire, 72 Notre-Dame Est.Tél.Main 1860, Montréal.ASSURANCES ’ Pour tous genres d’assurances, JOSEPH COURTOIS, 263 Visitation.Tél.Est 985, Montréal.Achète aussi les balances de prix do vente.T.TOUPIN Expert-comptable, agent d’assurances.2196 rue Saint-Denis, Montréal.Tél.Saint-Louis 7585.Dr M.LEMOYNE 267 SHERBROOKE EST (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, 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(LOUIS DUPIRE).Ormstown, 2 — Les deux adver-yaires de la campagne politique de Ghâteauguay se sont mesurés, hier soir, pour la première fois, en assemblée contradictoire.Ormstown est une ville, en grande majorité écossaise.Les auditeurs d’hier soir ont écouté avec un flegme plus qu’anglais l’un et l’autre candidats.Les applaudissements partaient des mêmes groupes composés de tout jeunes gens, et nous les avons vus acclamer tour à tour le libéral et le conservateur ; peu d’interruptions, une attention courtoise et une patience remarquable, ainsi se résume la physionomie de celte réunion de 450 personnes.Pendant le discours d’un des partisans de M.Fisher, une voix a crié dans la salle : “Fisher is wanted at home”.Ce fut l’incident principal de la soirée.Les quelques conservateurs que nous avons vus après la réunion, nous ont dit qu’il feraient de cette interruption le cri de la campagne.M.Fisher, M.Lemieux cl les autres orateurs libéraux ont ignoré les nationalistes.M.Morris et ses amis ont observé la même discrétion.Tour à tour MM.Lemieux et Alban Germain se sont reprochés de ne point préciser la politique de leur parti respectif au sujet de la question navale.M.Germain a demandé à M.Lemieux de bien vouloir dire d’une façon précise s’il était en faveur de l’ancienne politique Laurier ou si, reprochant au gouvernement de n’avoir pas consulté l’électorat sur la contribution, il entendait par là se rallier à ceux qui demandent un plébiscite.Comme M.Lemieux n'avait pas la réplique, les auditeurs d’Ormstown devront attendre, pour être renseignés, à une assemblée subséquente.M.Lemieux parlant avant M.Germain avait fait remarquer que le candidat conservateur laisse ses partisans dans un doute douloureux au sujet de la politique navale Borden.Aucun des orateurs qui ont parlé après ce semblant de défi ne l’a relevé.M.Dubois, le candidat conservateur indépendant, n’était pas à l'assemblée, mais on affirme qu’il a l’intention de persister jusqu’au bout et qu’il figurera, pour la première fois en public, à la mise en nomination, samedi.M.Fisher dans son discours s’est contenté de faire l’historique du libéralisme et du conservatisme, discutant au passage le budget actuel, qui est exactement le double de relui des libéraux en 1911.M.Morris n beaucoup insisté sur la façon dont il a été choisi ; il est heureux que la convention conservatrice ait clé unanime, comme il l’est également d’avoir contre lui un “étranger”, ce qui met, prétend-il, toutes les chances de son côté.Notons, au passage, une phrase type do son discours qui b paru déranger un instant l’impassibilité de l’assistance : “Je suis fier, a-t-il dit, de pouvoir déclarer qu’il n’y a pas un électeur de Châ-teauguay qui puisse prétendre que Jim Morris lui a fait tort pour un sou.” M.SYDNEY FISHER Le candidat de l’opposition déclare, au début de .son discours, qu’il est libéral par expérience et par conviction et est déterminé à soutenir, pendant toute sa vie, les principes du libéralisme qu’il croit justes.Il répète ce qu'il a dit à la convention de Sainte-Martine, soit, qu’il est un étranger, mais qu’il compte, quand même, sur l’appui des libéraux, étant le représentant de sir Wilfrid Laurier.Tl est libéral, non pas par par-tisannerie, mais par conviction.M.Fisher rappelle à ce propos l’origine du libéralisme r?l du conservatisme.Le conservatisme est le parti du riche, le parti qui respecte le monopole et la fortune.Le libéralisme, au contraire, né comme l’autre doctrine, en Angleterre, prend la défense du commun, du peuple.CVs! lui qui a opéré, en Grande-Bretagne comme au Canada, les changements politiques qui permettent actuellement au peuple de jouir d’un juste contrôle dans les affaires publiques.Tandis que les conservateurs ont toujours pris leurs ordres en Angleterre, les libéraux n’ont jamais écouté que la voix du peuple.LA QUESTION NAVALE On retrouve la même différence de politique dans la question de la marine.Cependant, au début, en 1909, les conservateurs reconnaissaient comme les libéraux la nécessité de la marine.Plus lard les to-rys faiblirent, quand dans Québec.certaines gens (c’est ainsi que M.Fisher désigne les nationalistes) s’opposèrent avec fermeté à donner tout secours à l’Angleterre.Tout le monde sait que les trois mil istres français du cabinet ont étr élus comme nationalistes; cependant, quand M.Bordcn a parlé de contribution, et que M.Monk, ki r chef, a jugé à propos de se retirer, ils sont restés, faisant, tout à coup, leur affaire de ce qui faisait celle des jingoes, leurs anciens ennemis.M.Fisher est opposé à la contribution Borden, parce que le libéralisme condamne toute dépense que le peuple ne peul critiquer et contrôler.On dit dans les journaux tory,s que M.Laurier doit dépenser plus que M.Borden, et cependant l’a-mendement du chef de l’opposition portait une dépense de $35,000,000.Et d’ailleurs, M.Borden s’arrêtera-t-il lui aussi à .$35,000,000?Il annonce une politique permanente.Si, elle ne coûte rien, elle ne vaudra rien, on en peut être sûr.LE BAILLON On a fait voter la loi de la marine au moyen du bâillon, et on a cité M.Fisher pour prouver que les libéraux étaient en faveur de cette tactique.Cependant, en 1911, lors du débat sur la réciprocité, les libéraux avaient une excellente occasion d’appliquer le bâillon.Us ne l’ont pas fait, parce que c’était contre-les principes libéraux ; ils sont allés devant le peuple.Les conservateurs ont eu peur d’en faire autant ; ils ne veulent pas perdre le pouvoir.M.Sydney Fisher avoue qu’il s’esl, en effet, déclaré jadis en faveur d’une loi de clôture, mais il s’agissait d’un projet étudié en comité et régulièrement soumis aux Chambres, comme on l’a fait en Angleterre.Tel 'n’était pas le règlement des conservateurs.Il a pris la forme d’une simple motion imposée de force.LA QUESTION FISCALE lion navale.Mais il faut faire face aux événements devant lesquels on xe trouve placé.M.Morgan fait un tableau terrible de la situation dans laquelle -se trouve l’Angleterre, cette île qui n’a que sa marine pour se défendre.Sans sa marine, l’Allemagne serait encore quelque chose — l’Angleter?re, rien.On reproche aux conservateurs de prendre leurs ordres de Downing Street, mais si c’est l’Angleterre qu’on- veut aider il faut bien savoir ce qu’il lui faut.M.ROD.LEMIEUX L’ex-ministre des postes affirme en commençant que M.Morgan a imaginé, tout .seul, le parti libéral-conservateur, il n’existe pas de parti hybride de cette façon.M.Morgan a encore prétendu que les libéraux étaient opposés à la Confédération, comme si McKenzie et George Brown n’étaient pas cause, au contraire, que nous avons la constitution actuelle, au lieu d’une simple union législative.L’orateur se demande dans quel manuel M.Morgan a lu son histoire.M.Morris ne sait pas encore s’il est pour une marine ou s’il est contre.11 est important, cependant, que l’on soit fixé là-dessus.Les torys qui reprochaient leurs gaspillages aux libéraux indiquent, dans leurs estimés, qu’ils vont dépenser cette année plus de deux fois ’’ancien budget libérai.Dans cet énorme budget de $250,-000,000 il y a plus de $28,000,000 pour les travaux publics.Les libéraux en dépensaient $8,000,000 en 1911.Ceci s’explique cependant parce qu’on assure que l’hon.Bob.Rogers s’est vanté qu’il savait gagner des élections.Les libéraux dépensaient, en 1911, $6,500,000 ; encore y avait-il la construction inusitée de casernes à Esquimau cl Halifax, les conservateurs en veulent dépenser $10,000,-000, plus $3,000,000 pour la construction de certaines casernes.M.iFsher croit cette dépense insensée.Il n’a pas peur de la guerre, nous sommes en bons termes avec les Etats-Unis.On n’a rien à craindre de ITncle Sam tant qu’il y aura dans Châteauguay des Canadiens-français descendant de de Salaber-ry.(Applaudissements prolongés.) JAMES MORRIS (On l’applaudit vigoureusement dans un coin de la salle.) Le candidat conservateur dit qu’il a constaté que son adversaire a glissé légèrement, sur la façon dont il a été choisi.Lui n’a pas peur d'en parler, car il a été élu, du premier coup, à l’unanimité.Le jour de la convention libérale, un chef rouge s’est absenté parce qu’il avait honte de la façon dont on faisait fonctionner la machine politique pour imposer un homme dont on ne voulait pas.En réponse à une interruption, il dit qu’il n’a pas honte de la politique conservatrice et qu’il n’a pas raison d’en avoir honte.Ne sont-ce pas les conservateurs qui ont fait la confédération et qui ont construit, malgré l’opposition acharnée des libéraux, le Pacifique Canadien ?M Morris prend la même attitude sur la question de la marine qu’il y a deux ans.Il a horreur du militarisme qui écrase les contribuables ; c’est pourquoi il combattait la loi Laurier qui était le premier pas dans ce sens.La politique de M.Borden remédie à tout cela.Elle donne un secours à l’Angleterre et n’introduit pas chez nous le militarisme.LA REDISTRIBUTION M.Morris annonce (pie le gouvernement va réparti/ les comtés et qi.ron va probablement diviser Châteauguay.Si M.Fisher y va, à Ottawa, il ne pourra rien contre cela, mais on comprend facilement que M.Morris saura empêcher, lui, candidat du gouvernement, cette division dont on ne veut pas.Le candidat conservateur explique ensuite la raison des travaux qu’on fait à Châteauguay.Ces travaux ne sont pa.s une manoeuvre électorale, ils ont été demandés au ministre des travaux publics par une délégation composée de libéraux et de conservateurs et M.Rogers .n’a fait faire exactement que ce qu’on lui demandait, d’après les plans des ingénieurs.M.G.F.LEGGATT Les conservateurs sp vantent d’avoir fait la Confédération, mais les libéraux n’y ont-ils pas consenti?Ce n’est qtie depuis 1896, que tout le monde peut vivre au Canada, et que le flot d’immigration a cessé d’aller du nord au sud, et revient, au contraire, du sud au nord.Laurier a fait l’Ouest.M.Leggatt prononce ensuite un éloge de M.Fisher, mais quelqu’un lui crie; —“He is needed at home!” Ce à quoi M.Leggatt répond : “But he is still more needed at Ottawa.than your friend, Mr.Morris." M.E, A, W.MORGAN M.Morgan fait remarquer nue M.Fisher a parlé du torysme qui n’est pas à confondra avec le parti libé-ral-conservateur.On a reproché aux consetArateurs de ne pa.s prendre l’intérêt du peuple, mais n’est-ce pas eux qui ont proposé une loi sur les chemins (pii a été rejetée par la majorité libérale du Sénat, de même nue la loi de contribution aux écoles d’agriculture?Il ne devrait pas y avoir de ques- M.Lemieux a tenté ensuite de démontrer que les conservateurs sont des protectionnistes à outrance et sont responsables de l’augmentation du coup de la vie.L’un d’eux a même dit qu’il serait bon qu’on élevât la barrière du tarif jusqu’au ciel.Le député de Rouvllle établit plus .Iqin le parallèle entre la politique j Borden et la politique Laurier, au sujet de la marine.Les libéraux sont les autonomistes et les conservateurs, les impérialistes, les jingoes.Tandis (pie les premiers veulent d’une marine, sous notre contrôle absolu, les seconds retournent 75 ans en arrière, cl se remettent à prendre les ordres de Downing Street, oublieux du sang de nos pères qui a coulé en 1837, pour la conquête des libertés dont nous jouissons actuellement.M.Morgan a donné la réplique à M.Lemieux ; il a été suivi de M.Alban Germain, qui a demandé à M.Lemieux de dire franchement s’il était pour la politique Bourassa — le plébiscite — ou pour l’ancienne politique Laurier, d’une marine canadienne.Il est important d’être net.clair, cl précis à ce sujet.A la fin de la réunion, M.McMaster, parlant en faveur de M.Fisher, n narré quelques histoires qui ont fort diverti l’assistance excédée.BIBLIOGRAPHIE Le Clergé et les Etudes Sociales Tel est le titre d’une intéressante brochure que vient de publier l’Ecole Sociale Populaire de Montréal (1).Elle contient avec une pressante invitation à s’adonner aux études sociales, des renseignements précieux, des directions et un programme d’études qui peuvent être de la plus grande utilité./ L’auteur, le R.P.Archambault, S.J., nous fait connaître les diverses méthodes d’enseignement social préconisées et mises en oeuvre dans les grands séminaires de France, de Belgique, d’Italie et d’autres pays d’Europe.Il nous révèle aussi les efforts tentés au Canada dans quelques séminaires et dans les scolasticats de quelques communautés religieuses, pour y introduire l’étude de la sociologie.Jusqu’ici, au Conada, ce sont les cercles d’études sociales, organisés en marge de l’enseignement ordinaire, qui semblent surtout en faveur.Un cercle de ce genre existe même parmi les prêtres de Montréal.Sous le-patronage de S.G.Mgr Bruchési, une trentaine de prêtres se réunissent tous les quinze jours, dans les salons de l’archevêché, pour l'étude des questions sociales.C’est un grand pas vers la réalisation d’un voeu cher aux Souverains Pontifes Léon XIII et Pie X.“Nous désirons, écrivait Léon XIII aux évêques d’Italie, qu’à la fin de leur éducation dans les séminaires, les aspirants au sacerdoce reçoivent l’enseignement des documents pontificaux qui concernent la question sociale et la démocratie chrétienne”.Les cours de sociologie récemment inaugurés à l’Université Laval et au Monument National par le R.P.Plan-tier, S.J., donnent à ces études un regain d'activité.Les membres du clergé, il fallait s’y attendre; chaleureusement invités par Mgr l’Archevêque, se montrent particulièrement empressés à profiter de l’occasion qui leur est offerte, persuadés que des devoirs nouveaux leur seront bientôt imposés.En effet, dans notre province, seul le clergé pouira donner au mouvement social l’orientation qu’il doit avoir.Il est temps d’exposer à nos ouvriers les saines théories et de réagir contre des hardiesses dangereuses qui pénètrent dans l’esprit d’hommes honnêtes, mais peu avertis et mal renseignés.Et ce sont les prêtres qui sont tout* désignés pour donner au peuple l’enseignement social dont il a besoin.“Former les idées sociales du clergé, écrivait le comte de Mun en 1907, voilà, à nos yeux une des plus urgentes nécessités de notre temps.” Le zèle de nos évêques et de nos prêtres à seconder les louables initiatives de l’Ecole Sociale Populaire nous permet d’espérer les plus heureux résultats du mouvement qui porte actuellement les esprits vers les études sociales.OEUVRES de FRÉDÉRIC MASSON 22 volumes, reliure empire, grand format, études Napoléoniennes.“L’HOMME, SON OEUVRE, SA FAMILLE ET SON TEMPS", $50.00—$1.33 par mois; 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elle es tactuellement, sans chef au mandat bien défini, mais elle exprime couramment son opinion et condamne sans réserve l’administration actuelle.Au sein de ce dernier courant, des clubs ouvriers municipaux se sont formés, qui vont diriger la campagne.A la tête de ces clubs se trouve, M.J.A.Guérin, qui fut déjà candidat ouvrier malheureux au bureau des commissaires.Il est rumeur qu’un groupe d’échevins qui en veulent au bureau de contrôle, ayant perdu l’espoir d’abolir ce bureau, a décidé de s’en emparer.Un ouvrier aurait été déjà choisi, pour faire la lutte à M.Joseph Ainey, qui sera de nouveau, candidat.POUR RETABLIR LA PAIX.¦JC ir ir ar 3G DC ©e 1 0 >.o L L TEL.OfLL-ST-LOUIS 6124 INSTITUT GAUBE 193 AVE.MONT-ROYAL , OUEST NOUS TRAITONS AVEC SUCCES Cancers, Rhumatismes, Ulcères, Maladies chroniques.Neurasthénie et Affections nerveuses.Maladies du Sang.Nos méthodes sont efficaces paru qu'elles agissent sur le sang.C, K‘ ' ’ BROCHURE GRATUITE EXPEDIEE?SUR#DEMANDE.1 L'J J DC DC DC DC DC LE TRAITEMENT GATLIN Un traitement scientifique de haute valeur contre l’habitude de la boisson.Ce traitement s’est acquis une si haute réputation, a obtenu des résultats si remarquables qu’il est difficile de comprendre comment des milliers d’hommes et de femmes sont aujourd’hui les victimes de l’intempérance, alors qu'ils pourraient être facilement et complètement guéris de toute soif et de tout désir de liqueurs alcooliques en TROIS JOURS Ces malheureux ont probablement essayé divers “remèdes” qu’on leur avait indiqués, et, ayant perdu courage, croient qu’il n’y a plus pour eux rien à faire que de “grincer des dents et d’endurer”.Ne commettez plus d’erreur de ce genre.Un traitement inefficace vous mettra inévitablement dans un plus grand embarras encore.Rendez-vous tout do suite à l’Institut Gatlin, suivez le traitement Gatlin et dans trois jours vous vous apercevrez qu’il y aura guérison positive.Votre appétit reviendra, vos nerfs seront parfaitement raffermis, la langueur et la dépression se dissiperont comme des cauchemars.Vous aurez tous les jours la volonté et le pouvoir d’agir, qui vous conduiront au succès.En conséquence la différence de votre état mental et physique avant et après le traitement sera très remarquable, non seulement pour vous-même, mais aussi pour vos amis.Quand ceux-ci en chercheront la cause, vous pourrez en toute justice les faire profiter de votre expérience s’ils en ont besoin.C’est là la seule sorte de témoignage que la Gatlin Institute Company réclame.On se fera un plaisir en tout temps de fournir des renseignements complets par téléphone, par poste ou à notre bureau.Venez, écrivez ou téléphonez maintenant.' Gatlin Institute Co., Ltd, 893 rue Sainte-Catherine Ouest, (angle de la rue Saint-Marc), Montréal.Tel.Uptown 462.Habitude des drogues aussi guérie à l’Institut Gatlin.Fourrures Confectionnées EN GROS ET EN DÉTAIL Nous invitons cordialement les personnes désirant acheter des FOURRURES, à venir visiter notre établissement.Nous avons un immense stock de FOURRURES de toutes sortes à des prix défiant toute concurrence.Nous faisons une spécialité de MANTES et MANTEAUX de MOU-ON de PERSE, de VISON, de “HUDSON SEAL”, de SEAL, et de SEAL ELECTRIQUE.Tous ces vêtements sont confectionnés dans nos ateliers par des ouvriers experts en fourrures et ne sont mis en vente qu’après minutieuse inspection.Nos modèles—tous exclusifs — sont toujours du meilleur goût et très en faveur parmi la clientèle la plus élégante.CHAS.DESJARDINS & Oie GROS — 130 rue Saint-Denis — DETAIL DEMENAGEMENT AMERICAN EXPRESS COMPANY NATIONAL EXPRESS COMPANY (Autrefois dans l’Edifice Canadian Express, rue McGill) AMERICAN EXPRESS COMPANY DEPARTEMENT DE LA FINANCE (Autrefois dans l’Edifice Transportation) AMERICAN EXPRESS COMPANY DEPART.DU FRET ETRANGER (Autrefois dans l’Edifice du Board of Trade) AMERICAN AND NATIONAL EXPRESS CO.DEPARTEMENT DE COURTAGE Maintenant au Découpez ce coupon et envoyez-Ie par poste aujourd’hui THE GATLIN INSTITUTE CO., Ltd.893 rue Ste-Catherine Ouest, Montréal.Veuillez m’envoyer In brochure et les renseignements sur votre Traitement de Trois Jours contre l’habitude de lu boisson.I) Comité permanent: MM.Clermont, Leclair, Lindsay, Laurin et Lecrénier; délégués au Conseil des Métiers de la Construction: MM.Métivier, O.Jette et Alp.Jetté.A l’issue de rassemblée des discours furent prononcés par MM.Latreille, Métivier, Girard, Lindsay, Maisonneu ve et autres.Une résolution de remerciements fut votée à l’adresse «des of ficiers sortant de charge.231 RUE ST-JACQUES TELEPHONE MAIN 5070 ECHANGE PRIVE BUREAU DE LA GARE : Angle des rues St-Jacques et de la Montagne MEILLEURE QUALITE Balcons & Escaliers EN FER Clôtures, Marquises, Etc.Nous sollicitons la clientèle des Fabriques, Commissions scolaires, Corporations, etc.J.A.Courtemanche, Tél.St-Louis 4840 1889 SAINT-DENIS REUNIONS POUR CE SOIR.1er jeudi du mois: Pas de voie rue Vitré MAISONS D’ÉDUCATION On connaît la division malheureuse qui existe, depuis deux ans, parmi les ouvriers organisés de Québec.«Cette division nuit considérablement à la cause ouvrière dans la vieille capitale.C’est pourquoi, bon nombre de dirigeants honnêtes et sincères voudraient la voir cesser.C’est au clergé qu’ils viennent de s’adresser, pour rétablir la paix parmi les ouvriers de Québec, estimant avec raison, que le clergé a toute autorité et toute compétence pour atteindre un but si désirable.En effet, jeudi soir, l’assemblée Papineau, au cours de son assemblée régulière a résolu de demander, ses bons • off ices, au Révérend Lagneux, curé de Saint-Roch, dont les ouvriers connaissent le dévouement et le zèle, pour la cause des travailleurs.PA» DE GREVE Sur un rapport de l’un des chefs de la grève des ouvriers en confection de vêtements de Montréal, certains journaux avaient publié que les trois cents ouvriers et ouvrièrej qui travaillent à l’emploi de la maison Elkin, à Joliet-te, avaient déclaré la grève, par sym pathie pour les grévistes d'e Montréal.Nous sommes en mesure et nous sommes autorisés à démentir catégoriquement cette nouvelle.A Joliette, tous les quvriers-à l’em ploi de la maison Elkin continuent à travailler “plein temps” et rien n’indique qu'ils tient l’intention de soulever le moindre conflit, dans les circonstances présentes.A Montréal, la grève est dans le “statu quo”.Cependant, aux ateliers de la maison Vinéberg, sur le boulevard Saint-Laurent, de nombreux ouvriers, en dépit des piquets et des grévistes, continuent à travailler.LES TAILLEURS DE PIERRE L'Association des tailleurs de pierre a procédé à l’élection générale de ses officiers, hier soir, à la salle Saint-Onge.D’un avis unanime, M.Achille Latreille, membre de cette union, fut prié de présider la séance d’élection.Le scrutin a donné le résultat suivant: Président, M.Joseph Métivier, réélu Vice-président, M.R.Lindsay.Secrétaire-financier, M.Octave Jetté, réélu.Trésorier, M.,Alphonse Jetté, jr.Secrétaire-correspondant, M.Joseph Poulin, réélu.Gardien, M.P.Duplessis.AU TEMPLE DU TRAVAIL: —Conseil des Métiers et du Travail.-*-— L'enquête sur le pénitencier de Kingston Kingston, 2.— Ea commission qui fait enquête sur l’administration du pénitencier de Kingston, A la suite (les accusations du Dr Edwards, député au fédéral, a ajourné ses séances à la mi-octobre, alors que l’inspecteur Hughes sera de retour de l'Ouest.A la séance du jour, le.Dr Platt, ancien gouverneur du pénitencier de Kingston a rendu son témoignage.Il a parlé des réglements en vigueur.D'après lui, toutes les modifications recommandées par les inspecteurs devraient être soumises au parlement et approuvées, Il favorise l’établissement d'une école dans le pénitencier.Le Dr Flatt déclare que le système de la mise en liberté des prisonniers sur parole n’avait pas do résultats pratiques appréciables, car le public ne croit pas à la vertu des prisonniers libérés.-+- Les contretemps d'une actrice New-York, 2 — Marie Lloyd, une actrice anglaise vaudevilliste, qui est arrivée hier à New-York à bord de P'Olympir”, venant de Southampton, devra aller faire un four à Ellis Island où elle comparaîtra devant une commission d'enquête, pour avoir fait,la traversée avec un homme qui a nom Bernard Dillon et dont elle s’élail fait passer pour la femme jusqu’à ce qu'elle fûl reconnue par sa soeur, Mlle Alice Lloyd, à son débarque à New-York, -f- L’abbé Lindsay en Europe Québec, 1.— M.l’abbé S.Georges Lindsay, archiviste de l’Archevêché, et directeur de “La Nouvelle-France”, s'embarquera samedi sur le “Ruthe-nian'’, de la ligne C.P.R., pour un voyage de repos en Europe.Pendant son absence, M.l’abbé Huard aura la direction de “La Nouvelle-France”.L’ingénieur de la Ville fait rapport aux commissaires contre la pose de rails dans cette rue tant qu’elle sera aussi étroite.La Compagnie des Tramways ne pourra pas, du moins pour le moment, construire une voie simple sur la rue Vitré, entre les rues Côté et Chenneville, comme elle en faisait la demande à la ville de Montréal.Le rapport de l’ingénieur municipal, G.R.MacLeod, qui a été adopté par les Commissaires, hier, dit que cette rue n’a que 20 pieds de largeur, et qu’il s’y fait un trafic trop considérable pour permettre la construction d’une voie ferrée.Conformément aux recommandations de M.MacLeod, les Commissaires ont décidé de faire au Conseil Municipal un rapport recommandant de permettre à la Compagnie des Tramways de construire une voie simple sur la rue de Fleurimont, de la rue Christophe Colomb à la rue Normanville, pour lui permettre de transporter dans les carrière abandonnées de ce district le matériel provenant des excavations pratiquées dans d'autres rues.Cependant, cette permission ne devra être accordée que temporairement et seulement pour le remplissage de la carrière.Le bureau dos Commissaires a soumis, hier, à l’ingénieur MacLeod, de nouvelles suggestions des échevins Bastien, Ménard et Houlé pour la construction de voies de tramways dans leurs quartiers.NE SOYEZ PAS PERPLEXE La perplexité nuit toujours.Celui qui est perplexe, perd souvent son temps.I n jeune homme actif, plein de vigueur et désireux de se préparer un bel avenir ne doit pas être perplexe.Il doit songer aux luttes futures de In vie et bien s’outiller.Comme l’ouvrier sans outil, le jeune homme qui n’a pas l’instruction, qu’il devrait avoir n’avance à rien.Nous donnons un cours commercial complet.Demandez notre prospectus L’Ecole Commerciale Pratique LALiME LIMITÉE Saint-Hyacinthe, P.Q, WATlir 198 Sainte Oatharlpe Ouest, Montréal Fondé en 1895 POSITIONS ASSUREES Prospectai sur demands.Tél.Main 309 Ajucus Oaza.Prlnc.DOMINION GOAL CO, -LIMITED-t MINEURS ET EXPEDITEURS ds Charbon Dominion pout Vapour Criblé brut (run mino), mdlaugd (slack) Pour rsnselgnoments s’adresser sua BUREAUX DE VENTS 112 ru* Salut-Jacques.Montréal Téléphona Main 401 Est paru :— "A BOUT PORTANT” de Nap.T’ellier Le vol.franco.27cta ' EN VENTE AU DEVOIR 3715^7 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 2 OCTOBRE 1913 VOL.IV.— No.230 Notre Page Féminine Lettre de Fadette Sous un soleil très doux imité par le brouillard fin d'automne qui met un tulle bleu sur les choses, nous avons marché jusqu’au cimetière rustique qù va dormir, sous la terre, le petit amoureux des fleurs que les fleurs ont tué en le caressant.Petit être à peine conscient, il a passé sept années en ce monde affairé, nouant à peine avec ses peux vaques d’enfant naissant, ne disant rien avec sa bouche muette, ne pensant pas avec sa petite âme végétative comme celle des fleurs, que seules, avec sa mère, il connut et aima.Ce petit était le grand favori de tout le village, et chacun lui portait des fleurs qu'on lui passait dans sa petite cage sur la galerie, où stt maman était forcée de renfermer de crainte d’accident, car Jeannot se serait jeté en souriant dans n’importe quel danger.Cet enclos, fermé sur la rue, avait une issue dans la maison, où Jeannot pouvait retrouver sa maman, qui lavait et frottait du lundi matin au samedi soir, étant veuve et pauvre avec quatre enfants dont Jeannot qui avait un peu les allures d'un petit animal.I.’hiver, Jeannot devait bien s’ennuyer; l'été, assis parmi ses fleurs, dont sa volière était toujours remplie, il semblait très satisfait et avec un gazouillement doux de bébé, il contait sans cesse des histoires à ses fleurs qui comprenaient peut-être son mystérieux langage.Or, voici ce gui arriva avant-hier.Une famille de la ville quittant sa maison de campagne, les enfants eurent l’idée de faire à Jeannot une grande fête, et de lui apporter toutes les belles fleurs du jardin condamnées à sécher sur pied.Ce furent des allées et venues joyeuses entre le cottage et la pauvre demeure, et les fleurs montèrent en las autour du petit, ravi, qui en criait de plaisir.Une menace d’orage fit s’enfuir les petits voisins, la maman venait dt sortir pour une course au près.Fido ronflait auprès de Jeannot qui eut, je ne sais pourquoi, l’idée, de transporter ses fleurs dans un grand placard de la salle d'entrée où il avait, paraît-il, l’habitude de jouer en laissant la porte ouverte.Le pauvre petit repoussa-t-il la porte en s’endormant sur les pavots et les marguerites?Tout ce que nous savons, c’est que la mère ne trouvant pas Jeannot sur la galerie, et ne le voyant pas dans les deux pièces du petit logis, se mit ri le chercher dans le village auprès des puits et sur la grève! Elle courut ainsi longtemps.et quand elle trouva son petit enfant, il s'était endormi pour toujours sut son lit de fleurs.Non, vraiment, on ne peut plaindre le pauvre mignon, et il n’y avail pas de tristesse à l'emporter, couché encore sous des masses de fleurs, dans la fosse garnie de branches de sapin parfumé, où son petit corps gracieux, dans bien longtemps, deviendra peut-être une fleur aussi, pendant que l’ârne libérée cannait maintenant les secrets du bon Dieu que nous ignorons, nous! - FADETTE.OCTOBRE Octobre douloureux qui pleure et saigne, .ajoute La gloire de sa pourpre à la simarre d’or De la vaste forêt qu’un mystère veloute.Ivre d’angoisse, au loin, sonne le dernier cor.Fiançant la candeur à l’auguste tristesse, La bise d’un archet sanglotant fait courir Des lamentas plaintifs, dont la douceur oppresse La forêt qui se meurt et s’écoute mourir.La forêt fait songer aux vierges poitrinaires -Qui meurent à vingt ans et qui, sur des coussins, Croisent, pour les garder croisés sous les suaires Leurs pauvres petits pieds et leurs petites mains, f De la pitié s'émeut profondément en elle; Et de très vieilles gens, du bois mort sur le dos, La traversent courbés, en traînant la semelle, Sous le poids de la vie et le poids des fardeaux.• Sa bonté s’attendrit et se fond en clémence, Avant de se draper dims son hautain dédain.On sent que la forêt mélancolique pense.Pense aux foyers sans feu près des huches sans pain.Charles POISSON.tlon de Favras ! C’est ainsi qu’elle apprend la mort de sam mari ! La pauvre femme, frappée au cœur,ehan-celle et tombe évanouie.j Quand elle reprend ses sens, elle [voit son malheur au comble, mais elle est forte, elle se raidit contre la douleur, car elle pense à ses enfants, à ces chers orphelins.Que vont-ils , devenir, privés du meilleur des pères, et séparés de leur mère ?Mais on n’a plus d’intérêt à la tenir en prison • c’est aujourd’hui la veuve du supplicié ; an la remet en liberté.| Sa situation est affreuse ; elle reste sans ressources.Sa maigre pension est absordé» pour longtemps par les dettes du ménage, et elle a deux enfants fl élever ! Elle ne se .laisse pas abattre ; l’amour maternel lui donne le courage dè lutter LES ÉPOUSES HÉROÏQUES MADAME DE FAVRAS C'était un mariage d’amour qui avait uni le marquis de Favras, capitaine au régiment de Belzunee, à la fille du prince d'Anhalt.Tandis qu’il guerroyait en Allemagne, le hasard d’une rencontre heureuse les avait'miP ! mair8> ‘a 'fut" conduit à en présence ; jeunes tous deux, 1 1 Scroué et mis 8ecret Rvait vingt-huit ans, elle vingt-qua tre (rue aujourd’hui détruite qui se trouvait près1 de la rue Montorgueill) |, des individus se jetèrent pur lui et l’emmenèrent à l'Hôtel de Ville, d’où, après uu interrogatoire som- l’Abbaye, Dans le même moment, un aide de camp de La Fayette, accompagné d’une troupe armée, se présentait au logis de Mme de Favras.A cette vue, la pauvre femme compritvque le complot était découvert, mais elle conserva tout son courage et, sans plainte, elle se laissa arrêter et mener à la prison où son mari était déjà enfermé.Oette double arrestation présageait pour le mari, et peut-être aussi pour la femme, lep plus grands malheurs; ils ne se laissèrent abattre ni l’un ni l’autre par leur infortune, et, ayant obtenu la permission de correspondre, ils1 s’écrivirent, de leur cachot, les lettres les plus émouvantes et les plus touchantes où se soit jamais exprimé l’amour le plus tendre et le plus! passionné.Le premier billet est envoyé par Mme de Favras : “Où es-tu, mon ami ?Que fais-tu ?Je vois que tu es détenu, mais où ?Je l’ignore.Tu connais mes sentiments et mon amour; je ne mê plaindrai jamais d’éprouver le même sort que toi,quel qu’il puisse être.Je reviens à mes , enfants (une fille, nommée Caroline, lisante.Des epoux étaient revenus | ]eur était née, trente-quatre mois au-ïn 1n,nu * mise du comte de Luxembourg, Fa- ! ‘"ais ces doux épanchements, su-vrns fut sollicité d’organiser un corn, ^"''«« consolation des époux séparés, plot destiné ft enlever le roi, à le L Le 13 ianvler' tonduire dans une ville-frontière; 'on avras puis, avec lui ou sans lui, le comte jtrnhl par Morel, par la plupart de de Provence prendrait les meaures! né- CBllx à , n co£fl£ ,t cessaires pour dissoudre 'Assemblée comte de Provence n’ose se compro- & janvier a commencé, et et rétablir l’autorité royale.Favrad accepta avec joie le rôle qu'on lui proposait; il se chargea de Recruter une troupe d’individus résonne,, et il se mit aussitôt en carnpa-rgne.Tout sembla rapidement aller Selon ses désirs; il croyait avoir mettre en le défendant.La populace demande sa tête ; les juges la lui donnent.Le 18 février, il est condamné à mort, et l’exécution a lieu le lendemain.Mme de Davras est toujours enfermée à l'Abbaye.Elle n’est pas ac- trouvê dans un officier de la garde ensée pourtant, mais un membre du fcationale, nommé Morel, et dans quelques autres personnages du mê me genre, des auxiliaires dévoués, Capables de diriger les hommes enrôlé» pour faire le coup.Le 24 décem Ibre, il sortait du Luxembourg, où il avait eu un dernier rendez-vous avec M.de la Ferlé, trésorier du comte de Provence; il était environ huit hautes et demie.La nuit était tombée; )) marchait ft pas pressés, car 11 savait que sa femme l’attendait impa-'tamment, lorsque, rue Beaurepaire comité des recherches a donné la raison de sa détention : " Mme de Favras ne sera mise en liberté qu’après le jugement de son mari ; nous ne voulons pas qu'elle intrigue et puisse solliciter en sa faveur.” Le 20 février, elle est dans son cachot, anxieuse, angoissée ; depuis deux jour» elle n'a aucune nouvelle de son mari '; elle attend dans la fièvre.Tout ft coup, une voix monte de la rue ( elle tend l’oreille ; un crieur de journaux annonce l'exéeu- Un littérateur français, M.Maurice Boucher, a publié, en 1902, quelques récits du Moyen-Age dont il R’qet efforcé de conserver le rythme naïf et l’inspiration ingénue.Un de oes poèmes est intitulé; “La Fille de France”.La fille du Roi de France doit être mariée au Roi des Anglais, et ne voudrait que d’un Français pour époux.Il lui faut cependant se résigner pour la paix du royaume, et bientôt, la voilà qui s’embarque avec l’Anglais maudit.Debout sur le pont du navire, elle regarde fuir la terre, et, les yeux fixés sur le rivage français qui s’efface à l’horizon, l’àme oppressée déjà par un sentiment d’exil, elle reste indifférente aux côtés de son époux.L’Anglais, irrité, veut lui bander les yeux; mais la princesse sent se réveiller en elle l’orgueil de sa race et lui déclare, impérieuse; Je veux jusqu’au bout voir ma douce France, Laissez-moi, Sire, je le veux! Elle débarque et l’on essaye de lui faire baiser le drapeau anglais; elle refutfe et salue d’autres couleurs qu’elle ne verra plus: Adieu, dit-elle, lys du roi de France, Qui parsemez son bleu drapeau.Un festin l’attend; elle ne mange pas, car elle ne peut goûter, du pain anglais : Roi, ce què, je veux, c’est du pain de France, Répond-elle, garde le tien.En.lisant ces minimes choses gonflées de sentiment comme le cœur des tout petits, je me disais, rêveur,mais rêvant à des faits très réels: Il y ai de par le monde catholique, une multitude imposante d’âmes vraiment royales qui ont juré dès l’enfance de ne jamais appartenir à un autre époux que Jésus-Christ, de ne jamais suivre d’autre drapeau que le sien ni s’asseoir à une autre table que la sienne.Mais, à peine ont-elles manifesté tout haut leurs prétentions qu’une Volonté se dresse à l’encontre, parfois dure et implacable, parfois alarmée et suppliante ; la volonté des parents.Quelques-uns font obstacle aux projets de leurs filles, (pour ce qif a rapport aux garçons, on dirait qu’ils ont davantage le respect de l’initiative masculine) sans même vouloir exposer les motifs de leur opposition.D’autres s’empressent d’invoquer à grands cris l’intérêt du royaume et l’intérêt de l'enfant.Et la passion, je ne trouve guère d'autre mot, jette sur tçut cela un voile si opaque qu'il faut plaindre à l’avance tout personnage osant faire intrusion dans leur domaine et leur reprocher d’obéir à l’amour ins f nctif, à la vanité, à l’orgueil ou à l'ambition.Ici voudraient bien trouver place de piquant» souvenirs personnels, mais je crains de ralentir “le cas”.Il me faut ajouter, en effet, à la catégorie, des opposants celle des temporisants.On n’a pas la moindre objection de principe ni la moindre répugnance à ce que la jeune fille siève à un moment donné sa voie et se consacre au service religieux, mais pn exige, au préalable, un stage mondain assez prolongé pour lui permettre d’apprécier les deux genres d’existence et de prendre plus tard, oh! le plus tard possible, une résolution mûrie par l’expérience.Ici, nouveau partage: les uns, parmi les temporisants, me paraissent naïfs1 et sincères et n’ont guère à se faire pardonner qu'une certaine ignorance doctrinale et un manque absolu du senef de l'observation; tandis que les autres tendent au jeune âge un piège ignominieux et s’efforceront, durant la fameuse période d’initiation, de mul-rlplier les rencontres, les fête» et les spectacles, dans l'espoir d’ébranler et au risque de corrompre l'adolescente qui déjà portait le monde en soi.Mais tous, ignorants ou pervers, gens à plaindre ou à blâmer, causent A l'heure actuelle un tort Incalculfybi’e A leur mère, la st.tnte Eglise.Et ces aveugles qui assument allègrement le métier de conducteurs d'aveugles me déterminent malgré moi,, pour ainsi dire, à parler vocation de ce point de vue particulier.Car c'est toujours une entreprise) assez délicate de pénétrer au sein des familles pour y brandir le glaive des séparations ! Comme A l’heure de ces tristes départs auxquels je songe présentement, nous allons, si vous voulez, brusquer les choses en formulant tout de suite la conclusion de notre travail : IL EST DEFENDU AUX PARENTS COMME A TOUTE AUTRE PERSONNE D’EMPECHER EFFICACEMENT, SANS UN SERIEUX MOTIF, LA VOCATION RELIGIEUSE D’UNE JEUNE FILLE, SOUS PEINE DE PECHE MORTEL ET D’EXCOMMUNICATION, DE MEME QU’IL SERAIT GRAVEMENT TEMERAIRE DE LEUR PART DE RETARDER CETTE VOCATION SANS RAISON SUFFISANTE.A cause de leur liaison intime avec le salut des âmes, le choix des différents états de vie relève, non pas de l’autorité formelle du père et de la mère, mais de la volonté de DieUl le premier père et la première providence de l’enfant.Cette volonté divine est découverte ou transmise à l'élu par l’appel de l’Eglse, quand 11 s’agit de vocation sacerdotale, par un attrait de la nature et de la grâce, quand il s’agit de vocation religieuse, et par certains goûts et aptitudes, quand il s’agit des carrières profanes.Et comme Dieu lui-même dispose des avenirs avec rm absolu respect de la liberté individuelle, il s’ensuit que le choix d’une vocation relève en second lieu de la volonté de l’enfant, le premier et principal intéressé.De sorte que les parents' qui imposent directement leurs vues dans cette affaire entrent aux prises avec Dieu, dont Us semblent contester la suprême domination, et avec l’enfant dont Jls foulent aux pieds les préro-| gatives naturelles.Ce mot “dlreete-[ ment” nous laisse entendre qu’ils i peuvent contribuer au bon choix de [l’enfant par exhortation, conseil ou ! permission, comme ils doivent s’op-! poteer, par toutes las ressources en leur pouvoir, à une décision qi * leur semblerait pernicieuse ou malhonnête.Pleine et entière responsabilité quand il s'agit d’un mauvais choix, autorité reléguée ft l’arrière-plan quand il s’agit d’un choix convenaifle qui leur déplaît, j’admets bien qu’en tout ceci la position des parents devient ennuyeuse; mais la nature et la loi morale l'exigent de la sorte et la cacuistique n’y peut rien.Ces principes ne sauraient offrir la moindre contradiction avec celui que .(’énonçais dans un précédent article: “Qui donne la vie doit pourvoir aux exigences de la vie”.Les parents ont déjà satisfait au summum de leurs obligations, lorsque, tout en tenant compte des circonstances, ils ont mis leur enfant “en état” de se choisir un état.Leur providence ne saurait s’étendre plus loin, si ce n’est dans la mesure et les cas précités.Voici l’heure où une^jeune fille va commencer de vivre sa vie personnelle.Elle est tout près de formidables échéances.C’est l’affaire d’un instant pour les parents de la déterminer au mariage.Mais bientôt commencera la longue exécution du contrat.Quelles garanties peuvent-ils fournir touchant l’humeur du mari, les caprices de la fortune et l’oppression des charges domestiques?Us peuvent d’un mot créer un foyer.Mais ce foyer créé par eux sans mission ni grâce d'état ils verront les pierres s’effriter une à une et les cendres voler au vent En les supposant encore dévoués à leur fille au moment de l’épreuve, il est à craindre que leur impuissance alors n’arrête leur dévouement.Conçoit-on maintenant, avec ces données sûres du meilleur enseignement chrétien, que le refus formel ou l'obstruction systématique en présence d’une vocation religieuse puisse devenir aisément un cas grave?Mépriser le droit de'Dieu dans une conjoncture où sa gloire est à ce point intéressée, fouler aux pieds le droit | de l’enfant quand il y va manifestement du salut de son âme, c'est une énormit|é que seuls peuvent excuser au début l’ignorance, l’émoi des brusques nouvelles et les transports d’un ntiment paternel ou maternel qui se roit évincé.Une fois l’émotion cal-iee et la lumière offerte, l’obstination es parents devient faute grave, et si rave qu'une sentence extrême a été lortée contre les coupables et que la aune fille d’âge nubile se trouve au-orisée à enfreindre ouvertement leur fense.On excepte le cas de néces-•ité domestique, bien entendu.Voici ^ailleurs le texte de saint Thomas i’Aquin à ce sujet: “Contrairement à l’ordre naturel des choses, il arrive parfois que ce sont les parents qui 'ont besoin de l’assistance physique de leurs enfants.Si donc ils se 'trouvent dans une nécessité telle que ‘seul y pourrait subvenir commodé-‘ment le secours de l’enfant, celui-ci ’ne peut entrer en religion sans leur ‘consentement.“Hors ce cas de dite nécessité, l’en-‘fant peut décider sans eux et malgré eux; car, une fois passées les “années de puberté, il dispose libre-“ment de son avenir, surtout en ce “qui concerne le service divin”.Et voici maintenant le texte de la condamnation portée par le Saint Concile de rente: “Le Saint Synode soumet à l’anathéme ceux qui, d’une façon ou d’autre et sans une juste cause,' empêchent une jeune fille de prendre le voile ou d’émettre les voeux de religion”.Et l’on doit entendre, d’après l’opinion précitée de saint Thomas, que la “juste cause” dont il est fait mention dans cette sentence est la nécessité domestique, et non pas la crainte des séparations ni le désir de perpétuer un nom, de célébrer des fiançailles ou d’utiliser des revenus.Voilà la dure doctrine.On ne saurait résoudre avec le sentiment ce problème aux ter/ibles échéances; rien ne sert de recourir aux ménagements et de proposer des issues douteuses; et le meilleur ami des familles est encore le casuiste inopportun et touche-à-tout qui vient sans ambages leur dire la vérité sur d’imprescriptibles devoirs et d'essentielles conditions de salut.Sans opposer de refus catégoriques à la vocation de leurs filles, la plupart des parents, de nos jours, exigent un délai considérable en vue “d’éprouver cette vocation”.Le péché des temporisants de m%pvaise foi comporte la même gravité, sinon les mêmes peines, que celui des opposants: leur attitude étant la même, voilée de perfidie.Quant aux temporisants de bonne foi, il faut bien dire que, généralement, ils errent et font errer, “errantes et in errorem mittentes”.Que de vocations .perdues de la sorte, et combien d’autres affaiolies, énervées par ces quelques mois ou quelques années d’une expérience le plus souvent mutile et très souvent dangereuse ! Inutile et dangereuse, parce qu’elle est incomplète.Si l’on pouvait, durant cette période de recherche, dessiller les yeux à une jeune fille, lui révéler les secrets du monde et les secrets de familles et la rançon dont il faut payer certains bonheurs, elle obtiendrait, en fin de compte, assez d’éléments comparés pour asseoir son jugement et motiver ses préférences.Mais quel père ou quelle mère voudrait ainsi pousser jusqu'au bout la brutale initiation ?Tout au contraire, on s’efforce, dans l’entourage de la débutante, par une savante organisation et des propos habiles autant que mensongers, de lui peindre la vie comme un ciel d’Orient et de la lui faire goûter dans ses tranches les plus savoureuses.Dès lors, ne va lait-il pas mieux lui laisser ignorer complètement le monde, c’est-à-dire ne lui en laisser connaître que ce qu’elle eût pu découvrir au-dedans d’el-le-mènre ?Cette ignorance toute relative ne fait point obstacle et donne lieu parfois à de surprenantes intuitions.La plupart des saints ignoraient ainsi le monde et savaient en parler merveilleusement.Un peu d’analyse personnelle, avec l’aide de la grâce, supplée fort bien l’incursion à travers les plaisirs du siècle, car le monde, en définitive, n’est que la projection au dehors, la réduction en usages et la codification en maximes des multiples tendances désordonnées que chacun, librement, peut constater en soi.Mais revenons à la fillette que l’on entraîne sans cesse aux réceptions, aux théâtres, aux villégiatures et aux parcs.Grâce, précisément, à la complicité de son petit monde intérieur, elle prend plaisir peu à peu aux manifestations du grand monde.Incapable de distinguer entre un attrait spécial et le commun penchant pour tout ce qui exalte ou réjouit la nature, elle commence à croire qu’elle s'était ignorée jusqu’à présent.C’est le premier choc et d'autres suivront bientôt.Pendant ce temps, la grâce se retire de façon insensible, car le Dieu jaloux ne prise guère ces atermoiments.Lui qui refusa à l’un des disciples le délai de vaquer à la sépulture de son père.Et un jour, au grand triomphe de ses proches, la jeune désabusée se découvre une vocation pour le monde.Il est vrai qu'en mainte occurrence, ce triomphe dure peu.Ayant multiplié ses expertises, celle qui aspirait au cloître finit souvent par dépouiller toute naïveté et tout scrupule ; et, la voyant rentrer si tard, le papa et la maman s’aperçoivent que, décisêment, elle en sait trop long et elle en mène trop large! Je ne veux paint nier l'utilité et parfois la nécessité du stage mondain en de certaines circonstances : v.g.lorsque la santé de la jeune fille, une trop grande incertitude au sujet de sa vocation, des embarras de familles, etc., paraissent s'opposer à son entrée immédiate au cloître.Mais Il ne faut pas que l’exception devienne la loi.On pourrait alors redouter deux nouvelles alternatives moins graves cependant que la perte de toute vocation.La vie religieuse étant de pur conseil et non de pré cepte, il peut arriver que la jeune fille, cédant aux pressions de son entourage, abandonne son premier dessein pour entrer dans l’état conjugal, sans que Dieu lui tienne compte de l’aveugle ingérence des parents.Elle pourra même y rencontrer le bonheur et mener une vie bienfaisante.Mais de là aux sublimités de l’idéal monastique et aux fécondes ardeurs d’une existence à base de dévouement et de sacrifice, il y a une distance très marquée, et les coupable» pourront toujours s’inquiéter d’avoir réduit â l'étroit horizon du foyer les perspectives immenses de la contemplation et de l’qÿostolat.D’autre fois, il arrive que la vocation religieuse persiste njplgré tout ; après avoir gaspillé une part considérable de ses énergies, de son cœur et de son temps la jeune fille se décide enfin à rompre avec le siècle.Mais la période de transition est atroce.Certains oiseaux subissent aisément le régime de la cage, s'ils sont capturé» dès les première» semaine» de leur migration mais ils traînent de l’aile misérablement, quand il» ont pu, auparavant, apprendre toutes les chansons, visiter tou» les massifs et tournoyer ft toute» le» brises.Or, il n’rst point permis de traîner l’aile dans les cloîtres du Beigneur, où, s’il est vrai de dire que le» murailles sont, épaisses et sombres, le ciel est néanmoins toujours ouvert au-dessus des têts» pour Inviter les Ame» libres à s'élever sans cesse.Connaît-on la superbe réponse de la fillê de Montalemhert A la veille d'entrer au Carmel ?Le père avait fait volontiers son sacrifice, mais il se livrait à une sorte d'enqutfe te sur le» motdfs déterminant» de ce brusque départ.11 interroge un Jour: "La vie que l’on t’a faite ici pourtant me semble bonne, auralg-tu donc éprouvé en secret quelque amère dé- Fourrures VENTE SPÉCIALE DE BELLES FOURRURES Nouus offrons actuellement une quantité limitée de beaux Manteaux — EN- Mouton de Perse de45,48,50 ps.de longueur,toutes les tailles à $175.— $200.— $225.— Ces manteaux sont tous des plus nouveaux Styles et magnifiquement finis.Les intéressés ne devraient pas manquer de les voir.O.NORM ANDIN 257 Ste-Catherine Ouest A l’Ouest de là rue Bleury ception ?” Pour toute réponse, la î jeune fille passe dans l’apartement .voisin et rapporte de la bibliothèque un volume des “Moines d’Occident.” j“Mon père, dit-elle, vous m'avez ap-! pris, dans cet ouvrage, qu'il fallait apporter au service de Dieu autre chose que des cœurs flétris et des ; courages fatigués !” Le Comte fondit en larmes.Larmès saintes et vertueuses, devons-nous ajouter.Il 'en est d’autres qu’un antique Doc-[ teur, dans une semblable circonstan-| ce, osa qualifier ce rebelles : “ re- ; bellibus lacrymis.” fr.M.A.LAMARCHE, des fr.prêcheur».“Le Rosaire”, août 1913.Recettes de cuisine CANARD A L’ITALIENNE.—Faites cuire un canard avec tm verre de vin blanc sec et un verre de bouillon, du sel et du poivre.Laissez réduire pour former une sauce en ajoutant deux cuillerées d'huile, du persil, de la ciboule, une gousse d’ail, des champignons hachés, une pincée de farine.CANARD SAUVAGE, SAUCE A LA GELEE DE GROSSEILLES.— Coupez la desserte de canards sauvages en morceaux nets et à peu près d’égale grandeur.Faites-les réchauffer doucement dans une sauce faite avec une grande cuillerée à bouche de beurre, un demi-gobelet de gelée de groseilles et un quart de pinte de Porto que vous ajoutez goutte à goutte quand le beurre et la gelée sont fondus.Le porto peut être remplacé par un verre de madère.CANARD AUX PETITS POIS ET AUX AUTRES LEGUMES.— Lorsque votre canard sera cuit, vous le dresserez et le masquerez avec un ragoût de petits pois.Vous en userez de même pour le canard aux petits oignons.LANGUES DE MOUTON AU BLANC.— Après avoir fait dégorger les langues de mouton, faites-les bouillir dans de l’eau salée, poivrée et avec les légumes du pot-au-feu.Pelez-les chaudes.Faites une bonne sauce blanche avec le bouillon de la cuisson des langues.Mettez-y de beaux champignons moyens, très frais et très blancs, que vous avez fait cuire dans le même bouillon.Ajoutez un jeune d’oeuf.Coupez les langues en deux dans le sens de la longueur et arran-gez-les joliment sur un plat rond bien chauffé.Versez la sauce sur les langues et servez brûlant.PERDRIX AUX LENTILLES.— Suivez la direction qui précède pour les perdrix aux choux, mais au lieu de ces derniers, pirenez un de-miard de lentilles bien lavées, que vous jetterez dans un demiard d’eau avec du sel, poivre, persil, thym, têtes de clous.Faites cuire le tout en brassant une heure; et un verre de vin blanc avant de tirer.LANGUE DE BOEUF FRAICHE.—Faites bouillir la langue de boeuf pendant deux heures en y ajoutant une poignée de sel.Pelez-la et fendez la sur toute sa longueur sans pourtant la couper en deux.Faites roussir un bon morceau de beurre, délayez-y une cuillerée de farine et allongez à Taide de quatre ou cinq cuillerées de bouillon et d’un verre à vin de Bordeaux.Ajoutez à la sauce un quart de livres de raisins blonds secs, du poivre, un peu de sel et de noix de muscade, quelques clous de girofle, deux ou trois échalotes finement hachées et un filet de vinaigre.Laissez cuire doucement le tout pen-une demi-heure, déposez y un instant la langue de boeuf, que vous découperez à table, servie dans sa sauce bien brûlante.LANGUE DE BOEUF A L’ECARLATE.— Après avoir enlevé le cornet d’une langue de boeuf, mebtez-la griller sur de la braise ardente, afin de pouvoir la débarrasse# de sa peau.Quand cette opération est terminée, mettez-la dans un vase de terre qui ferme bien.Frottez-là avec du poivre et un peu de salpêtre, entourez-la de sol blanc; ajoutez quelques clous de girofle, thym, laurier.Au bout de vingt-quatre heures, frottez la de nouveau avec du sel, et ajoutez en chaque jour à mesure qu’il fond.Laissez ainsi baigner votre langue pendant douze ou quinze jours, en ayant soin de la retourner souvent; faites-ia cuire ou faites-la sécher trois jour» à la cheminée, fermée dans un boyau.Avant de la faire cuire, faites la dégorger pendant deux heures, inet-tez la dans une marmite pleine d’eau avec oignon, clou de girofle, thym, laurier; îaissez-la refroidir dans sa cuisson, puis égouttez-la et la servez froide pour entrée.La cuisson doit être lente, afin que la langue ne se réduise pas trop.LANGUE DE BOEUF AUX CORNICHONS.— Faites dégorger votre langue et blanchir ensuite pendant une demi-heure; mettez la ensuite refroidir, vous la parerez; prenez des lardons que vous assaisonnerez avec du sel, du gros poivre, des quatre épices, du persil et des ciboules hachés très fin, piquez-en votre langue, et faites-la cuire avec un bon assaisonnement de fines herbes, dans une casserole, avec quelques bardes de lard, quelques tranches de veau et de boeuf, carottes, oignons, épices diverses ; mouillez votre cuisson avec du bouillon, laissez cuire votre langue à petit feu pendant quatre heures; au moment de la servir vous ôtez la peau de dessus; ayez du coulis roux dans lequel vous mettrez des cornichonr bien hachés.Dressez votre langue, ef arrosez-la de cette sauce.LANGUE BRAISEE.— Lardez d< gros lard bien assaisonnée comme i! est dit ci-dessus, une langue de boeuf que vous aurez fait dégorger, après en avoir enlevé le cornet, bien, soigneusement ratissée et dépouillée de sa peau; mettez-la cuire dans une marmite, avec du bouillon, du vin blanc, des carottes, des oignons.Quand elle aura bouilli quelque temps, cou-vrez la bien; diminuez le feu de.dessous, mettez-en dessus, et laissez-lf mijoter pendant environ cinq heures ; passez le fond ; quand elle sera cuite, mouillez-la d’un peu d’espagnole; servez votre langue entourée de légumes, et arrosez le tout avec votre sauce.LANGUE DE BOEUF SALEE.-Faites-la cuire sans bouillon jusqu'à ce que vous puissiez lever la peau ; laissez-la refroidir, et la tranchez mince avant de servir.MANIERE DE DECOUPER LE CANARD.— On commence par lever les filets sur l’estomac, ensuite les membres.LANGUES DE PORC FOURREES — Otez le cornet; échaudez pour enlever la première peau, mettez dans une terrine avec eau, sel, salpêtre, laurier, thym, genièvre ; ne ménagez pas ces trois aromates.Laissez mariner cinq ou six jours, dans un endroit frais; fourrez dans un boyau que vous suspendez dans la cheminée pour le sécher et fumer plus ou moins longtemps, selon votre goût.Faites cuire comme le jambon et servez froid.La langue se coupe en travers et par rouelles moyennes; la partie entre les deux extrémités est la plus délicate.« Pour vous, Mesdames Revue mensuelle illustrée, publiée I Montréal, 1263, avenue Delorimier Tél.Saint-Louis 8557.MME GAETANE DE MONTREUIL directrice.Littérature, beaux-arts théâtre, hygiène, mode, cuisine, etc Abonnement une piastre par année Envoyez dix cents pour avoir un nu mêro spécimen.r.Bibliographie “LE CORRESPONDANT” 10 Septembre 1913.La Conclusion des Affaires Baikal ques.— La Faillite de l’Europe.—xj Le Jansénisme d’Alfred de Vigr d’après des documents nouveaux.A propos du ROème anniversaire de mort du poète.— Léon Séché.Un dernier mot sur l'offensive al mande par la Belgique, avec une « te.— Général Maitrot.Sur l’Eau.— Les excursions es vales de Mlle de Bunsen.— M.And; A propos de la mort de Bebel.Ijes socialistes et les nouvelles loisn litaires.— Robert de Boyer Monl gut.Les frasques de la comtes.se Katl — Nouvelle adaptée de l'allemand p Mlle Cécile de Vaulx.—E.Von Adlei feld.L’Aventure d’Alexandre Andryar d’après ses Mémoires, sa correspo dance, les lettres de sa famille et ses ami®.— IL — Fin.— Henri Noussanne.Ce qu’il faut dire.— Toujours 1 poudres de la marine.— Une “Cotnl nazione”, — xxx.Poésie: Hosannah! — Pierre Bouchaud.Notes et Aperçus, — I* comtevs Agénor de Gasparin.— A propos i centenaire de sa naissance.— L' Berger.Revue des Sciences, — Francis Ma re.Chronique politique.lie» contre-courants de la politiqi extérieure russe.— Un mémoire co fidentiel du baron de Rosen.— xx Bulletin bibliographique. i VOL.IV.— No.230 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 2 OCTOBRE 1913 5 i \ i 4 V / ?f 4 i i IMPORTANTES MESURES CONTRE LES INCENDIES La Chambre de Commerce de Montréal adopte hier un rapport très intéressant qui traite de la prévention contre les incendies.—L’hygiène et la propreté dans les hôtels de campagne.—Révision des règlements de la Chambre et appel aux membres Plusieurs membres et le bureau entier de la Chambre de Commerce de Montréal assistaient hier après-midi à la réunion mensuelle.M.J.A.Fortier présidait.Après lecture du procès-verbal de la dernière assemblée, le secrétaire communiqua une invitation du club Montefiore priant l’un des di recteurs d'assister à un banquet que ce club offrira le 9 octobre à Thon.M.Samuels.Mercredi prochain, les membres de la Chambre iront visiter l’Ecole Technique.Tous sont priés de se rendre à l’Ecole pour trois heures.Il n’y aura pas de séance hebdomadaire ce jour-là.Le président souhaite la bienvenue à M.J.F.Loisel, nouveau conseiller de la Chambre.Celui ci assure les membres de son entier dévouement.On a discuté assez longuement les meilleurs moyens d’avertir tous les membres qu’il y aurait une prochaine revision des règlements de la Chambre, puis on a lu les rapports suivants qui ont été adoptés à l’unanimité.LA PREVENTION DES INCENDIES Rapport du Comité des Affaires Municipales Le comité des affaires municipales s’est réuni le vendredi, 26 septembre 1913, sous ]a présidence de M.S.D.Joubert, président.Assistaient à cette réunion: MM.Adélard Fortier, président de la Chambré, W.U.Boivin, secrétaire^; Ludger Gravel, J.O.Labreeque et Alcide Chaussé, inspecteur municipal des bâtiments, invité.Le comité avait à prendre en considération un mémoire préparé par : un comité spécial nommé pour étu-i dier les moyens de prévenir les in-: cendies.Ce mémoire attribue à trois causes principales la fréquence des incendies qui causent tant de dommages à Montréal; ces causes sont : lo.— La défectuosité dans la construction; 2o.— La négligence, l'imprudence et la malpropreté des ménagères dans les résidences ; 3o.— Le crime d’incendie, encouragé parfois par les compagnies d’assurances ¦ qui émettent des polices trop facilement.Reprenant une à une ces.causes, et ayant étudié les moyens suggérés par le comité ci-dessus, votre comité a l’honneur de faire rapport.lo.DEFECTUOSITE DANS LA CONSTRUCTION.— Pour ce qui est de la construction, votre comité recommande: (a) de prier les autorités municipales de faire part à la Chambre du projet de règlement sur la construction qui sera .soumis au bureau des commissaires et au conseil, dans un avenir très rapproché ; de plus il recommande (b) que dès maintenant le nombre des inspecteurs municipaux des bâtisses soit augmenté afin d’as'surer une surveillance plus étroite et plus, attentive de l'observation des lois de la construction durant l’édification des bâtisses.2o.POUR METTRE FIN A LA NEGLIGENCE, L’IMPRUDENCE ET A LA MALPROPRETE DES MENAGERES — dans les résidences, le comité pour la prévention des incendies, suggère d’abord qu’une campagne d’éducation soit entreprise pour mieux faire comprendre aux ménagères leurs responsabilités, et que le nombre des inspecteurs des incendies soit augmenté.(a) Quant à la campagne, d’éducation, votre c'omité recommande qu’elle soit entreprise dès maintenant à l'école même pour habituer les enta ms à la prudence et à la propreté ; à cette fin, nous suggérons que les commissions scolaires et l’Ecole ménagère entreprennent elles-mêmes cette campagne et enseignent aux enfants les moyens de prévenir les indies ; elles pourraient obtenir tous les renseignements à ce sujet, en s'adressant â la “National Fire Prevention Association’’ à Boston, qui possède toute une organisation à cet effet.(b) Pour ce qui est d’augmenter la nombre des inspecteurs des incendies à Montréal, votre comité approuve ce moyen et demande que les inspecteurs soient en nombre suffisant pour couvrir tout le territoire de Montréal, et qurils soient sous les ordres du chef des pompiers qui dirigera lui-même le travail de ses hommes ; (c) Le mémoire que nous avons étudié, propose aussi que toutes les matières inflammables et les cendres chaudes soient, mises dans des réceptacles en métal ; nous reconnaissons que déjà la loi municipale pourvoit à cette obligation ; mais nous recommandons que son observation Soit de plus en plus exigée ; (d) La défense de fumer dans les maisons de commerce et les édifices publics que recommande le comité de \a prévention des incendies, nous paraît d'une application impossible,une nesure plus dangereuse et préjudlcia-ile pour les patrons.Il est en effet à peu près impossible 3'empêcher le public,qui est le client, 3e fumer dans un établissement de commecce ; il est aussi très difficile d'empêcher les employés de respecter eette défense ; de plus cette défense sst plus dangereuse, parce qu’il est prouvé que souvent des incendies ont lté allumés par d’imprudents employés qui, craignant de se faire surprendre à fumer, jettent n’importe où sans prendre garde, leur pipe ou leur cigarette'allumée, à l’arrivée du patron ; cette mesure serait enfin préjudiciable nu patron, perce qu’il arrive tous les jours dans les maisons où il est interdit de fumer, que des smployês quittent le travail et vont le cacher dans un coin reculé de l’établissement pour fumer, faisant perdre ainsi un temps précieux et cher â leur patron.Enfin la défense de fumer, sous peine de faire perdre l’assurance à ceux qui auraient à souffrir d’un incendie par l’imprudence d’un fumeur, ne saurait non plus être recommandée; le patron ne pouvant être la victime d’une infraction qu’il ne peut empê-îher.Toutefois pour aider la campagne mtreprise pour la prévention des in-îendies, votre comité se fait un devoir d’inviter les patrons et les chefs d'établissements à exercer une surreillance phA étroite et plus sévère «t à prendre toutes les précautions ifin d’éviter tout accident par l’imprudence des employés et du public.t (e) La Cour des Commissaires des Incendies devrait avoir des pouvoirs plus considérables, dit le mémoire ; on demande que les commissaires des incendies aient non seulement le pouvoir de faire des enquêtes mais aussi d’imposer des amendes.Votre comité ne croit pas devoir approuver cette suggestion, étant d'opinion que déjà les commissaires ont tous les pouvoirs pour découvrir les coupables et pour les faire punir en les livrant à la justice.3o.Le crime d’incendie, qui est une troisième cause des feux est déjà puni sévèrement par la loi et recherché par les commissaires des incendies.Votre comité n'a donc rien à suggérer de plus sur ce point.(a) Seulement votre comité est d’opinion que le crime d’incendie serait moins fréquent si les compagnies d’assurances étaient plus sévères et si elles n'émettaient de police qu’a-près une minutieuse enquête, et pour des montants qui ne seraient pas exagérés, autrement elles donnent l’avantage aux gens malhonnêtes de réaliser de gros profits par le feu.Votre comité, sur ce point, est absolument d’accord avec le comité pour la prévention des incendies.Le tout respectueusement soumis, S.D.JOUBERT, Président du comité.Montréal, 1er octobre 1913.L’AMELIORATION DES HOTELS A LA CAMPAGNE.Rapport du comité des voyageurs de commerce.Le comité des voyageurs de^ commerce s’est réuni le samedi, 27 septembre 1913, sous la présidence de M.J.F.Loisel, président.Etaient aussi présents: MM.Adélard Fortier, président de la Chambre; W.U.Boivin, secrétaire; Raoul Du-pré, L.N.Veilleux, H.Pinet, J.Emile Roy, J.A.Brais, Ludger Gravel, et A.H.Hardy, invités.Votre comité s’est occupé encore de l’amélioration des hôtels et notamment de la constitution d’un registre des hôtels de la campagne.En vue de travailler à l’amélioration des hôtels à la campagne, le conseil de la Chambre, à son assemblée spéciale du 29 juillet, a décidé de tenir au secrétariat de la Chambre, un registre des plaintes formulées sur la tenue des hôtels.Votre comité, reconnaissant l’avantage d’un tel registre, demande, afin de lui assurer toute l’utilité et l’efficacité désirées qu’il contienne, en tête des diverses colonnes les rubriques suivantes:— lo.Nom de l’endroit; 2o.Nom de l’hôtel et du propriétaire; 3o.Nature de la plainte formulée; 4o.Nom de l’auteur de la plainte; 5o.Date de la lettre adressée à l’hô-telier transmettant la plainte formulée; 6o.Date de la lettre adressée à l’inspecteur des hôtels, s’il en est un de nommé, l’invitant à visiter l’hôtel en question; lo.Date de la-réponse reçue de l’hôtelier; 8o.Date de la réponse reçue de l’inspecteur.9o.Remarques diverses.Votre comité recommande aussi que ce registre soit “réparé au plus tôt, et tenu avec soin, il invite de même tout le public voyageur à renseigner la Chambre sur la tenue des hôtels, et que les plaintes formulées le soient toujours consciencieusement en tenant compte de l’endroit et des bonnes dispositions du propriétaire de l’établissement.Le tout humblement soumis, J.F.LOISEL, Président du comit-.->- Tremblement de terre à Panama Ils ne durent que quelques secondes mais ils plongent les habitants de la zone du canal dans une grande ira yeur.Panama, 1.— Deux secousses sismiques d’une intensité beaucoup plus grande que celles qui ont déjà eu lieu depuis que les Américains ont pris possession de la zone du canal se sont fait sentir à 11 heures^20.Elles ont été senties de la ville de Panama jusqu’à Colon Les édifices ont été ébranlés jusque dans leurs fondations.Les cloches des églises sonnaient, les portes ont été ouvertes et les citoyens qui étaient à dormir ont été précipités à bas de leurs lits.La première secousse a duré cinq secondes et la deuxième dix secondes.A minuit il y avait beaucoup de gens_ dans les rues.Ceux qui sont originaires de la Jamaïque et d’Italie sont fort effrayés.Les premiers ont été témoins du désastre de Kingston.D’après les instruments sismogra-phiques, il y eut deux légères secousses, mais elles passèrent inaperçues.Le mouvement général semblait venir de l’Ouest et se diriger vers l’Est.Aucun édifice n’a subi de dommages sérieux non plus qu’au canal.-»- Mort tragique du président de l’Auto Club de Sydney Sydney, N.E., 1.— M.T.P.Mason, de la compagnie Shaw and Mason Limited et président de la Cape Breton Automaifle Association, fut blessé mortellement aujourd’hui, lorsque l’automobile qu’il conduisait es't tombée dans nn fossé sur le bord de la route.M.Mason fut écrasé sous la machine.On le transporta â l’hA-pital et il mourut au bout de quelques heures.-*- L’élection de South Bruce Ottawa, 2 — L’élection partielle de Bruce Sud aura lieu au cours d’octobre.La nomination se fera le 23 et l’élection le 30.La vacance de Bruce Sud est nécessitée par la nomination de M.J.J, Donnelly, M, P, coramo sénateur, •.POLITIQUE ETRANGERE f - - ,, .L’AFFAIRE SULZER L’ancien gouverneur de l’Etat de New-York et sa femme comparaîtront comme témoins prochainement Albany, N.-Y., 2.— La, poursuite contre le gouverneur Sulzer devant la “Court of Impeachment”, s’est accordé un repos après avoir produit tous ses témoins.La cour reprendra ses séances cet après-midi, ajors que la défense présentera plusieurs motions préliminaires avanif de commencer sa preuve.C’est l’intention des avocats du gouverneur de demander à la cour un délai avant de présenter son premier témoin- Celui-ci sera probablement Lewis A.Sareeky, le secrétaire de M.Sulzer pendant sa tournée électorale.La poursuite n’a pu réussir à le faire comparaître comme témoin, bien qu’il ait reçu un subpoena- Sa-recky a endossé plusieurs chèques donnés à M.Sulzer pendant sa campagne et dont il n’a pas été rendu compte.LES TEMOINS DE LA DEFENSE On s’attend à ce que M.Sulzer comparaisse comme témoin, ainsi que son épouse.Le gouverneur se défendra de n’avoir pas rendu compte de certains chèques reçus, parce que ces chèques constituaient des dons personnels.De son côté, Mme Sulzer expliquera probablement les transactions faites avec les financiers de Wall Street comme étant des spéculations personnelles.On ne sait pas si Frederick L.Cold-well, l’agent financier du gouverneur, sera appelé dans la boîte aux témoins par la défense.Jusqu’ici Coldwell fut introuvable.Seuls, les avocats de Sul-®r sont tenus au courant de ses allées et venues.Ils consentent à ce qu’il comparaisse comme témoin, à la condition qu’il ne soit pas arrêté pour n’avoir pas répondu à l'appel du comi- * ETATS-UNIS Le tarif américain Les sénateurs réunis en caucus approuvent le bill.Les clauses relatives à la taxe sur le coton sont réservées pour une mesure ultérieure.Washington, 2.— Après un caucus au cours duquel la discussion fut parfois très anîmée, les sénateurs démocrates qui ne voulaient pas accepter le rapport du comité, ont résolu d’abandonner la lutte et de se rallier aux chefs.Les démocrates qui assistaient au caucus ont décidé de laisser de côté la clause sur le coton à terme, pour en faire une mesure spéciale.Conséquemment, l’amendement du sénateur Clark et le plan offert comme compromis à la chambre par le représentant Underwood seront biffés, par le sénat- Après le caucus, le sénateur Simmons a déclaré qu’il était confiant que le sénat terminerait demain toutes les délibérations sur la révision du tarif.Il a dit qu’une motion serait d’abord présentée à l’effet d’accepter le rapport du comité.Ensuite, il présentera lui-même une seconde motion pour que le sénat rejette le compromis Smith-Lever-Underwood sur l’impôt du coton à terme.Cette motion sera acceptée par le sénat et il est probable qu’une fois rapport fait à la chambre de la décision des sénateurs, les représentants de leur côté consentiront à retirer la clause sur le coton à terme.Le bill sera ensuite envoyé au président pour qu’il y mette sa signature.Le sénateur Lewis de l’Illinois au caucus de ce soir, a présenté une proposition pour obliger les sénateurs à voter comme le caucus le déciderait.Malgré la prédiction du sénateur Simmons, certains démocrates et républicains désirent discuter à fond le rapport du comité.Dans ce cas, le bill ne serait pas présenté au président avant samedi-ou le commencement de la semaine prochaine.Le caucus de ce soir s’est prolongé et la discussion fut très animée à certains moments.Finalement les récalcitrants cessèrent leur opposition et le rapport du comité sera accepté, à l’exception de la clause sur le coton à terme- té Frawley, qui lui avait fail signifier un subpoena.Les avocats de la poursuite se déclarent impuissants à empêcher l’arrestation de Coldwell.' Le lieutenant L.M.Josephtal, qui paya une dette de $26,762 contractée par le gouverneur chez Harris et Fuller, d’après un témoin, sera appelé comme témoin».Il est arrivé à Albany hier soir, de retour de New-York et d’Europe.Son témoignage, croit-on.généralement, sera favorable à Sulzer Plusieurs témoins assignés, parmi lesquels se trouvent William J.Conners, de Buffalo, et Hugh J.Reilly, de New-York, constructeur de chemins de fer pour le gouvernement de Cuba, n’ont pas été appelés à témoigner.Peut-être seront-ils de nouveau appelés après l’audition des témoins de la défense.Us ont contribué tous deux aux fonds de la campagne de Sulzer GRAVES DECLARATIONS Le dernier témoin de la poursuite fut John B.Gray, qui a fait le fameux compte No 500 de Frederick L.Coldwell.Gray a déclaré que Coldwell lui avait avoué que ce compte était celui de Sulzer.Gray a ajouté qu/il avait personnellement contribué aux fonds de ipagne du gouverenur, après ( dwell lui eut fait comprendre î contribution ferait l’affaire de -!¦ bureau après les élections.Coldwell aurait déclaré à Gray un certain jour qu’il vint acheter une obligation, que cette obligation était pour une dame.Gray ne se rappelle pas le nom de cette dame.Le témoin n’a pu donner d’indication précise du fait que le compte No 500 serait celui du gouverneur.* GRECE De nouvelles hostilités se préparent Athènes, 1.— La Grèce se prépare à reprendre la guerre avec la Turquie et les réservistes ont été rappelés sous les drapeaux.L’évacuation immédiat^ de Dedeagatch a été ordonnée.LES SERBES EN ALBANIE Belgrade, 1.— Les officiers serbes annonçent qu’ils reprennent l’offensive en Albanie.L’armée serbe a réoccupé Dobria et Ochrida.Les Serbes sont plus nombreux que les Albanais, et ces derniers battent en retraite.UNE NOTE D’ESSAAD PACHA Essaad Pacha a adressé aujourd’hui une note à la Serbie désapprouvant les soulèvements des Albanais sur le territoire serbe, mais il ajoute qu’il aidera les Albanais au cas où les Serbes pénétreraient sur le territoire de l’Albanie.On dit aussi qu’Essaad Pacha est à négocier pour régler les difficultés de la Turquie avec le gouvernement provisoire de l’Albanie- ANGLETERRE Rivalité amicale entre le Canada et l'Australie Londres, 2.— Le “Standard and Empire" ¦ sous le titre: “Rivalité amicale: Les Dominions luttent concurremment pour des hommes et de l’argent” dit que l’heure actuelle est grosse de promeases pour l’avenir des colonies.Le Canada, falt-il remarquer, été le premier des Dominions qui réalisa la nécessité de peupler son territoire.Il n’a épargné aucune peine et aucune dépense pour faire connaître aux colons et aux capitalistes de la mère patrie les occasions excellentes pour eux de venir y faire des placements ou s’y établir.L’Australie est entrée depuis quelque^ années dans les vues du Canada.Ces deux grandes confédérations britanniques rivalisent d’ardeur aujourd'hui pour arrêter l'immigration aux Etats-Unis.Elles poursuivent une même fin: celle de faire prospérer de plus en plus le domaine qui leur a été confié.COMPAGNIE PROSPÈRE EN DIX ANS, LE REVENU BRUT ANNUEL DE LA COMPAGNIE DU PACIFIQUE CANADIEN S'EST ELEVE DE $43,000,000 A $139,000,000- L’optimisme était la note dominante à l’assemblée annuelle du C.P.R., tenue hier à la salle des directeurs, au bureau général de la compagnie, rue blés qu’en 1911, et grâce au retour de la confiance que ne manquera pas de produire la récolte dont le pays a été gratifié, il y a tout lieu d’espérer encore une année d'abondance.Depuis le commencement de l’année, le capital-actions a été considérablement accru par de ¦'nouvelles émissions d’actions, et les fonds ainsi perdus ont été d’une grande utilité pour l’exécution de travaux importants et essentiels à la prospérité future de la compagnie.On a ainsi procuré du travail à des milliers de personnes qui, autrement, seraient restées sans emploi, et on a facilité dans une large mesure la circulation au moment où le besoin s’en faisait sentir davantage Windsor.Un murmure d’approbation s’est fait entendre après le discours de sir Thomas Shaughnessy.Le rapport, modeste dans le groupement magistral des faits, dans les vastes généralisations et les pronostics pour l’avenir, donne une impression de confiance.Le président a fait allusion à l’importance des recettes de l’année, sans manquer de signaler en même temps la diminution qu’elles ont subie dernièrement et qui n’indique aucunement des conditions permanentes dans le Dominion.Au contraire, l’abortdance des récoltes et l’amélioration du marché monétaire qui est maintenant apparente, font prévoir une autre année satisfaisante Le président a parlé des dépenses, qui ont atteint un chiffre formidable; on ne peut cependant songer à en arrêter l’accroissement.En dix ans, le revenu brut annuel a passé de $43,-000,000 à $139,000,000, et si le Canada continue à se développer pendant les dix années à venir comme il s’est développé dans le passé, une augmentai tion proportionnée se produira pendant cette période — pourvu que la compagnie ait les routes, l’équipement et les facilités pjpir disposer du trafic mieux que qui que ce soit.Sir Thomas a fait une reviie rapi de des oeuvres de la compagnie, des fruits de son activité, des moyens dont elle dispose pour faire de l’argent, de ce qui lui manque pour réaliser de plus gros bénéfices.I-es recettes brutes ont été de $140,000,000, Une baisse sensible s’est fait sentir depuis quelque temps dans les revenus, due à la diminution du trafic vers l’Ouest, au ralentissement de la construction et au fléchissement des autres industries dans tout le Canada.Les recet $283,000,000 DE CAPITAL Cette année, les obligations, les debentures et les actions de la compagnie, y compris la récente émission de $60,000,000, représentent $283,000,-000 de plus qu’en 1903.Sur ce montant ,$124,000,000 ont été emplyés à la construction, à l’acquisition de nouvelles lignes et à l’achat de nouveaux navires fluviaux et océaniques.Les additions à l’équipement en wa- fons et en locomotives ont absorbé 10,000,000.Les autres $58,000,000 ont été employés en améliorations générales à la propriété, ainsi qu’un supplément de recettes provenant de primes sur l’émission des actions et d’autres sources, au montant de $105,-000,000.LES NAVIRES ET LES HOTELS.Les navires de la compagnie sur l’Atlantique représentent un tonnage brut de 146,361 tonnes.Leurs recettes ont été appliquées au remboursement de leur coût à la compagnie.Les paquebots transpacifiques sont utiles pour apporter du trafic au réseau du chemin de fer, mais ils n’ont jamais été très profitables.Le trafic de l’Atlantique est aussi très variable d’année en année, mais on peut s’attendre à un revenu net de $2,000,-000 provenant annuellement des deux flottes, après avoir pourvu au service des intérêts et au coût de la déprédation des navires.La plupart des hôtels do la compagnie donnent un bon revenu, mais quelques-uns, qui sont des accessoires nécessaires au service des touristes, sont maintenus à perte.En somme, cependant„le service des hôtels donne un profit raisonnable, Après l’adoption du tries dans tout le Lanada.Les recet- Après l’adoption du rapport, Pastes ebj adopté ujuo eprie dejésedur Les Dernières Créations Toutes les grandeurs Tous les dessins Tous les tons Prix pour convenir à toutes les bourses.de Rugs et Tapis Rugs en Tapestry Rugs en Bruxelles Rugs en velours Rugs en Âxminster Rugs en Wilton Le choix d’un tapis et d’une carpette est très important car il peut ajouter au cachet de l’appartement comme il peut en détruire absolument l’effet.Une carpette bien -choisie remplit l’appartement d’une atmosphère raffinée.Aussi est-il important de s’adresser à une maison responsable où le département est dirigé par un acheteur compétent.Pour faciliter le choix de nos tapis nous avons fait installer le “ rack” le plus modèrne.Grâce à lui vous pouvez acheter sans fatigue et de plus ce qui est très important vous voyez le rug dans sa pleine grandeur au lieu de n’en voir qu’une lisière et souvent un coin seulement.En moins d’une demi-heure vous pouvez faire un choix judicieux parmi deux cents rugs suspendus.Grâce à une disposition spéciale de lumières vous pouvez les voir soit à la lumière du jour, soit à la lumière artificielle.Les carpettes que nous avons actuellement en stock sont importées directement des manufactures anglaises et représentent le plus beau choix que vous puissiez trouver sur le marché canadien.Leur texture est des plus habiles et leurs dessins et couleurs leur donnent un aspect riche et soyeux.Nous avons toutes les grandeurs et leur prix est à la portée de toutes les bourses.Nous nous occupons spécialement des carpettes faites à ordre.Téléphone E^l 6819 DIRECTEURS : 637-639 Ste-Catherine Eét, coin Beaudry EN FACE DU THEATRE NATIONAL Daignault, Président.N.de O.Brault, Vice-Président.Geo.O.Leroux, See.-Très.F Saey.Ttireoteur.Alf.Boyt», Directeur lions autorisant les directeurs à réaliser les grandes entreprises indiquées dans le rapport annuel: Construction de nouvelles lignes, de doubles voies, de tunnels, etc.; achat de nouveaux paquebots.Les quatre directeurs sortants : MM.D.McNicoll, C.R.Hosmer, Robert Mackay et James Dunsmuir, (qui étaient rééligibles)—ont été nommés à l’unanimité pour une période de quatre ans.Un lunch a eu lieu après l’assemblée.Jugement sur l'enquête du “ Wakatane ” Le capitaine et le pilote sévèrement blâmés.La cour d’enquête sur l’accident du “Wakatane” survenu à Indian Cove, le 13 septembre dernier, a enlevé le certificat du pilote Louis-Tref.flé Delisle pour le reste de la saison et Ta de plus condamné à payer tous les frais de l’enquête.Le commandant Saint-Georges Lindsay a aussi vertement réprimandé le capitaine I.Herbert Squires, mais considérant son ignorance des règlements de la navigation, ne s’est pas prononcé sur Toppor-tunité de lui enlever son certificat.Le président de l’enquête était assisté des capitaines Francis Nash et R.S.Clift.Les accidents du travail Une décision intéressante est rendue en Cour Supérieure, hier.Toute compagnie propriétaire de machineries dans une usine est responsable des accidents causés par ces machines quand bien même elles seraient sous la direction d’un autre entrepreneur qui engagerait lui-même des hommes pour opérer ces machines.Telle est la décision rendue hier après-midi par un jury de la Cour Supérieure dans la cause de Desparois vs Frothinghnm et Workman.Comme on se le rappelle le jeune Desparois en passant près d’une poulie avait été accroche par une vis attenante à cette poulie et grièvement blessé.Son père intenta alors une action de $10,000 contre la compagnie qui devra payer $3,000 ,de damimages au père d’après la décision du jury.Le juge Guerin cependant ne rendra son jugement que lundi matin.Les avocats de la défense en appelleront, paraît-il, de cette décision.-?- Au Congrès des membres de l'église anglicane Un pasteur se déclare en faveur du divorce.Southampton, 2 — Le T.R.Herbert Hensley Hanson, pasteur de Durham, a créé toute une sensation au congrès de l’église anglicane, qui sc tient actuellement à Southampton, en se déclarant, dans un discours, tout à fait en faveur du divorce.Il a laissé entendre que l’augmentation des divorces ne devait pas être attribuée à une licence effrénée, mais bien au fait qu’il était l’expression du respect de soi-même.Tun des facteurs qui distinguent le vrai chrétien, et dont le siècle actuel semble se faire fi d’une façon méprisable.C’est une erreur, a-t-il dit, d’atta- oher de Tmupurtancc sur les statis- N Les modèles de demain viennent justement de nous arriver et constituent un.étalage plus qu’intéressant dans nos salles'd’exposition.Ces modes ont l’air essentiellement élégant et de bon goût.Les fourrures favorites sont les v suivantes : PHOQUE, TAUPE ‘ PHOQUE DE L’HUDSON, MOUTON DE PERSE, CHAT SAUVAGE, LEOPARD ET RENARD Les prix sont strictement bas chez Laberge, Chevalier & Cie MONTREAL: 509 rue St-Paul ^ Winnipeg; 224 Bloc Phoenix.tiques du divorce ; ce qui importe avant tout c’est la question de moralité.D’autres délégués ont insisté, à la grande satisfaction de la foule, pour que l’église anglicane maintiennent ses anciennes doctrines sur l'indissolubilité du mariage. 0 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 2 OCTOBRE 1913 V OL.IV.— No.230 SPORTIVE Dans le monde LA VERSION DE du baseball MAISONNEUVE LES JOUTES D'HIER RAYMOND CAZEAUX PREND DEUX CHUTES SUR PERELLI Pratique de clubi sur les allées du Canadien -,e Béarnais tombe l’Italien en 42 et 22 minutes.—Le match ne fut pas des plus intéressants.—La semaine prochaine Mort Henderson sera l’adversaire du fougueux Français Raymond Cazeaux a fait sa rentrée ni parc Sohmer.11 a débuté de superbe façon; il prit deux chutes consécutives sur son adversaire, John Perelli en 42 et 22 minutes.Le match d’hier soir a été, comme on le prévoyait, disputé au genre libre.Les deux hommes ne se ménagèrent pas; les taloches étaient à l’ordre du jour et en maintes circonstances Cazeaux dut abandonner scs prises car son adversaire, pour se dégager, s'atta-(gifiil à la moustache du Béarnais.L'arbitre Bourque n’eut pas la tâche trop facile et Cazeaux se permit même de lui arracher sa chemise sur le dos.Cet incident amusa beaucoup '’assistance.La semaine prochaine le Béar-i.tis aura à faire face à Mort Hen-Jeison, de Rochester.CAZEAUX ET PERELLI Au signal les deux hommes s’em-idignent et se donnent quelques légères giffles.Cazeaux va le premier •iu tapis mais se relève aussitôt et après être resté quelques instants debout Perelli esl ammerté âif matelas et Raymond lui applique un half Nelson, mais sans effet.Le Béarnais conserve cependant l’avantage et l’Italien lui serre les orteils.Pe-relli se porte à l’attaque mais les deux hommes sont bientôt hors les câbles.Aucune prise effective n’a été appliquée jusqu’ici.Cazeaux tente de jeter Perelli en bas de la scène, et Bourque a beaucoup de dill'i-eulté à faire lâcher pirse nu fougueux Béarnais.Cazeaux échappe à une prise dangereuse grâce à sa force phénoménale.Perelli prend une ceinture, mais Cazeaux se dégage.Perelli tire la moustache et Raymond se fait lâcher en lui administrant un coup de genou.Le match n’est nullement intéressant dans ces vingt premières minutes.Les deux hommes vont hors du matelas et bousculent les spectateurs.Bourque les pousse dans l’arène et Pe- Nous tenons de source sûre que l'équipe du Canadien saura se montrer à la hauteur de sa tâche cette année, dans la classe “A” de la nous verrons des joueurs de valeur batailler pour le championnat, De-sautels, Meunier, Macé, Vincent,Lambert et Bolduc sauront se classer dans les premiers.Les joueurs de la classe "B” ne resteront pas en arriére de leurs at-nés et nous promettent de faire des Cazeaux croit BC0I'es qui égaliseront ceux de la classe "A”.Cette équipe est formée relit va sur le dos.pour un moment que l’arbitre ____________ .a accordé une chute.Perelli est de MM- w- Balthazar, Guernon, Ma-mécontent et se retire.Les deux r,ien’ Montézano, Allard, Bédard et hommes reviennent en scène quel- Chapui.Les quilles n’ont qu'à bien ques minutes plus tard et Cazeaux ®* vient près d’être tombé, mais Pe- Une Pratique de ces deux clubs relli perd sa prise.L’Italien prend aur.a lieu vendredi soir de cette se- .,T.il - i mAITlP fl 11 T o11&ac H11 e>1nU A + Vi 14 + _ LIGUE AMERICAINE Philadelphie .000000000—0 3 1 Washington.OOOOOOOlx—I 3 1 Bohen et McAvoy; Bentley, Gallia et McBride.Cleveland.1000300^—8 13 3 Détroit.000000001—1 4 3 Gregg et O’Neill; Comstock, House et Gibson.POSITION DES CLUBS LE MAIRE MICHAUD ET Me L.-J.-S.MORIN DECLARENT QUE LA VILLE DE MONTREAL NE S’EST PAS OCCUPEE DE LEURS LETTRES CONCERNANT L’OUVERTURE DE LA RUE SHERBROOKE.le PACIFIQUE f Camasien TORONTO *9.05 a.m., *t *10.00 p.m., à la sare Union WAGON-OBSERVATOIRE BIBLIOTHEQUE.SALON AU TRAIN DU JOUR •11.00 p.m.à la gara de la rue Yongo WAGONS A COMPARTIMENTS ET WAGONS-LITS ECLAIRES A L'ELECTRICITE Obligations du fonds consolidé DE LA CITE DE MONTREAL t G.P.c.F’hiladelphie .95 55 633 Washington .88 63 583 Cleveland 65 564 Boston 69 531 Chicago 72 521 Détroit 86 419 St-Louis 94 373 New-York 55 93 372 un full Nelson, puis un ciseau de télé, mais Cazeaux se dégage.Cazeaux s’assure une prise de fourche mais ne peut la conserver et John se porte à l’attaque, mais Cazeaux revient dessus et tombe son homme pour la première fois en 12 minu-ies.DEUXIEME REPRISE maine aux allées du club Athlétique Canadien.Ligue Nationale de Quilles R.CHAMPETRE vs CANADIEN CHAMPETRE Desrochers.131 159 129—419 .127 132 136—395 La deuxième reprise fut beaucoup r> 7 moins longue, et.jeu de Cazeaux | Ijatorte élait plus serré et l’Italien fil plu ! sieurs fois connaissance avec le ta- „ ,, ^TT,VT pjj^ I C Ain ADIEN lieux fois, pourtant, Cazeaux fut Âj St-Laurent .178 114 menace par une prise de tête que lui appliqua Perelli, mais qui n'eut aucun effet.Cazeaux, à son tour, par un coup d’Arpin, amena Perelli bien péès de la chute, mais comme ils étaient sur les bords du matelas, 1 arbitre fit lâcher prise au bouillant Caezaux, qui tourna sa fureur con- p ^-o tre lui.C'est ici que se place un r' Rob“rt .lo8 incident comique qui provoqua Thi-j nuuB11-.tarifé du publie.Cazeaux, furieux, I sc jette sur l’arbitre et lui arrache nnvAi sa chemise, dont un morceau lui! nui al R.Laçasse 100- 116 153 134—403 Maj.poin Champêtre : 19 ROYAL vs NATIONAL NATIONAL 208 154—520 145 190 184—519 reste dans la main.Bourque ne sourcille pas cl ordonne aux deux hommes de continuer la lutte.Les prises se succèdent mais Cazeaux domine nettement son adversaire qu’il finit par écraser au tapis par un ramassement de jambe compliqué d’une prise d’épaule.Temps, 22 m.Les luttes préliminaires ont clé très intéressantes.Tremblay bat II.Duchesne; Laurin et Connell font bille nulle; Boyon gagne deux chutes sur Legall et W.Diichèsnc et Mi-char font lutte nulle.H.Bastien.J.B.Desroehers 156 145 154 167 1039 158—459 193—514 Maj.pour National : POSITION DES CLUBS National.Royal.Champêtre Canadien.G.P.Points 1 3586 .3 1 4046 .2 2 3210 4 3271 Gun Cotton gagne | versalres sont (lignes l’un de l’autre jOt c'est pourquoi Hubert leur a Ifl donnC‘ la p1are d’honneur “ur son 1C oLvC^JlCUSlfloC Programme de courses de -dimanche - I prochain APRES-MIDI.— LES FAVORIS ONT REMPORTE LA PLUPART DES EPREUVES.A LA REUNION DE LAUREL HIER1 , Claoi^îe d’une >mPortance en dehors de 1 ordinaire cette course ne sera ou’un supplément au programme que jnous offre tous les dimanches le sym-j pattlique et habile promoteur des PsIapcAn^i’ • mhPeL,nK °'! Empire on ne me ferait cal de courses s est ouvert hier.pas supprimer mes courses de Biey- Voici les résultats des épreuves.- dettes et de Motocyclettes à Delon-0 ^eT|g'lee, 108, J.McTaggart, 3 à mier.Trouver des champions chez >; 2.Lady Lightning, 115, Deronde, les nôtres telle est ma devise, noue.A 5, 3.Bob Lynch, 112, Gentry, dit Hubert ; il y en a, j’en suis sûr, '00, à 1, 10 à 1, 3 à 5., Temps— donnons-leur l'occasion de se produi-L.lfi.|re et encourageons-les.Le but est Surpass et Afterglow ont aussi grand et il mérite le sacrifice de quel-ioiini.ques intérêts pécuniaires immédiats." 2ême course, Laurel, steeplechase, I remarquables performances des milles.— 1.Gun Cotton, 153, Al- Saint-Pierre, des Lefebvre, des David, A— J , l'OU- ne manque pas ici ; ce qu’il noua man-I Que je l’ai dit et le répéterai tou- Gateman Malaca Radlev Rn„ jol‘rti’ c'est de trouver quelqu'un qui aussi enuru Y n ont ! mettant de côté toute considération ' ' monétaire, prenne à coeur de faire „ Cfmrse, Illuepomt.5 furlongs Bortjr (itî l’ombre les beaux athlètes , ' 1- Busan B., 98, Callahan, 20 que nous possédons et les mettre de à.1, 8 à 1, 3 à V; 2.Czar Mi- l'ayant.chael’ 108, Watts, 30 à 1, 12 A 1, | Il ne s'agit lias simplement de »• a 1; 2.Northerner, 103, Wolfe, 8 chanter “ Il est né d’une race forte”, A 5, 4 à 5, 2 A 5.Temps—1.09 il faut le prouver ; c'est mon but et 2-5.rien ne m'en fera, dévier.(lari, Hura.kan, Humiliation, Naiad I Nous ne devons qu’applaudir A, Greenbrae-, (’rossbun et Brave Cunar d’iwwsi généreuses et sportives paro- en, 9 A 10; 2.Major Head, 147 de8 Martineau, des Cleg horn me pro Seating, 50 à 1, 8 à 1 3 à 1- 3' v octobre.Des horaires contenant tous détails seront fournis sur demande aux agents du Grand-Tronc.BUREAUX EN VILLE : 122 rue Saint-Jacques, angle St-François-Xavier.Tél.Main (5905, Hôtel Windsor et gare Bonaventiire.Exposition Commerciale ARENA Ouverture Mercredi Soir LA COMPAGNIE DES TERRAINS DE LAPRAIRIE, LIMITEE .AVIS est donné au public qu’en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la pros mçe de Quebec, des lettres patentes eu date du dix-neuvième jour d'aoùt 1913 rmnî'Viar .°" MM.Joseph Char- ruuu et Edouard Charruau, agents d'irn- !.V.CUp h’ 'JVso- „iP“te (tu bureau du secrétaire de la pro-vince, ce dix-neuvième jour d’aoùt 1911 G.J.SIMARD,' Sous-secretnire.de la province „ CINQ-MARS UT CINQ-MAHs" ’ Procureurs de ‘ La Compagnie des Terrain, de Lapraine, Limitée”.Jana iiuiunt* garantie de mesure nrccis ’ h; chemin public qui la’ vuse, et est ainsi bornée au nord par les res de la cote Saint-François-Xavier, au 2.08 1 4, 2.07 1-2, 2.07 1-4 bourse, $1,200 (non A NOS AMIS U “Devoir” est outillé cour rata des Imoresslnns dans tous les aenr« Ouvraoe aarana.Nouveau record Londres, 2.— Une.automobile rte 30 H.P.a franchi hier 1078 milles et 460 verges A Brooklanrts en 12 heures.Cette performance, bat par 163 milles le record établi l’an dernier par W O.Scott, sur la même piste.Barry-Durnan Une dépêche d’Angleterre annonce qu'Emest Barry, le champion rameur du monde, désire arranger une rencontre avec Eddie Durnan, rte Toronto, le détenteur du championnat d’Amérique.t] est cependant peu probable que la rencontie ait lieu cette année.Temps 2.11 1-4.2.10, amble terminée) Sellers D., Garrison.12 4 Nellie G., McKeiler .2 16 Lewando, Valentine.8 9 1 Don Patch.Jamison.H 3 2 Princeés Patch, Murphy.9 6 2 Irish Lad, Mallow.J 5 7 Nellie Eathan, McBride.10 4 5 King B., Arlington, Stevens 6 7 8 Hal J., Armstrong.3 10 ds Star Brino, Spencer.5 8 ds Ellen D., McA lister .7 ds Temps : 2.10 1-4, 2.08 1-4, 2.08 1-4.La “ Nakamun Asphalt and Oil Co.lyondres, 2.— Le "Times", journal financier de Londres, sous le titre "A Canadian Job Lot", fait des commentaires sur l'offre du "Canadian Industrial Development Co” concernant la Vente de 100.000 parts de la "Nakamun Asphalt and OU Co", A trois shillings.Il dit que la S valeur des propriétés est très peu élevée.Tél.St-Loul» jiiî DEMERS & GAUTHIER PoliiMuit et Rembourreiy* SPECIALITE : Répiratton de meubles antique».OT4 SAIN’T-UKMS* FAITES FAIRE VOS IMPRI ïSSIONS Vous obtiendrez toujours satisfaction en donnant vos com-mandes à notre bureau.:: :: :: Nous sommes outillés pour tous les gênai e tra- res vaux, a 1: Demandez n o s prix avant de donner vos commandes ailleurs.:: :: :: AU DEVOIR TELEPHONE MAIN 7461 71a RUE SX-JACQUES AVIS.—Demande a été faite à la corpora-tion de la ville de Maisonneuve, pour per-mission d eriger une boutique dr voiturier sur les lots numéro cadastral, 17-364 subdivisions Nus.90-91, du quartier Ouest, -uo Bastien.A.TOUSIGNAÎÎT, 182 rue Mai g,,! neuve.Montréal, 2 octobre 1913.AVIS LEGAUX PROVINCE 1)L QUEBEC, district de Montréal, Lour Supérieure No.1354.-~City of West mount, corps politique et incorporé QyAnJ s» principale place d’affaires en la cité de Westmount, dans le district de Mont-rea!, demandeur, vs.Samuel Bishop de la ¦ville de Bathurst, dans la Province du Nou-venu-BrqnswIck, William Herbert Evans des Cite et district de Montréal, et Dame Maud Katherine Evans, de lieux inconnus, épouse séparée de biens du dit William Herbert Lvans, et ce dernier pour autoriser son épouse, défendeurs.I! est ordonné aux défendeurs, Samuel Bishop, De Maud Katherine Lvans, de comparaître dans le mois M A XIM1 LIEN M ER( d ER, Dép.Protonotaire.F.S.MACLENNAN, w Avocat du demandeur.Montreal, 30 septembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réai, Cour Supérieure No.196.-Jacques Phaneuf, vs.Honorius Qulnty.Le Ifme four d octobre 1913, à dix heures de l’nvant-midi, ou domicile du dit défendeur, au No.11 rue Drolet, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et efrets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Condi-R°hs ^argent comptant.ED.DESROCHES, Montréal, 2 octobre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour Supérieure No.4445.—Maurice Lo-TJhgrr» demandeur, vs.M.Kerr, alias Kert, détendeur.Le onzième Jour d’octobre 1913, à dix heures de l’avant-midi, au lieu d’rm-magasinnge chez J.B.Bnillargeon, Ltd., au No.331 rue Ontario Est en la cité de Montreal.seront vendus par autorité de justice» les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause,consistant en meubles de mé- E^rburb1'!?r!'0'1* : IUK 15c styles.Valeurs de $4.98 et $5.50, pour .$3.98 11 MS, fruifcol UE MAGASIN DU PEUPLE l W.BEMICLERK, Ïiw-Prriidoat VENDREDI Occasions du Vendredi en fait d’Articles pour Hommes et Garçonnets BOTTINES LACEES OU BOUTONNEES EN CHEVREAU OU CUIR VERNI, pour demoiselles, derniers styles.Grandeurs 6, 9 et 13 seulement.Régulier $2.00 compagnies du Pacifique Canadien, et Allan ont déachats de terrains.Le choix du con- ^ de faire de lft ville d’Halifax seil ayant été ratifié par le bureau des commissaires.Me Charles Laurendeau, avocat en chef de la cité, s’est rendu auprès de Me Gonzalve Deeaulniers hier matin et l’a informé officiellement de sa nomination.Me port d’hiver, pour la malle royale d’après une dépêche reçu par T.A.S.de Wolf & Son, agents du C.P.R.Sam Hughes banqueté par ses officiers Québec, 1.—Une dépêche reçue ici, annonce que l’honorable Sam Hughes, ministre de la milice, a été l’hôte d’honneur à un banquet donné par les officiers de la milice canadienne qu’il a conduits en Europe.Lord Brooke, Sir Frederick William Taylor, M.Norton Griffith et M.Hi-chens étaient au nombre des convives.Un certain nombre des officiers s’embarqueront samedi pour revenir au pays.Les navires devant faire le service sont : l’Empresa of Britain, l’Em-r, , ¦ , < j ,press of Ireland et les nouveaux pa- ^fulmers’ a répondu qu’il acceptait q,lebots de la ligne Allan, le Calga- avec plaisir.Serrefrein tué par un convoi North Bay, 2.— Robert Beatty je cette ville, serrefrein sur les trains du O.P.R.s’est fait frapper à mort par un train hier près de Parry Sound sur la route Toronto-Sudbury.rian et l’Alsat'ian.La dépêche affirme que ces navires ne feront pas escale à Saint-Jean.Tous partiront les samedis.Mort tragique d’un industriel Guelph, Ont., 1.—Andrew Richardson, constructeur de moulins, a été écrasé à mort par un convoi du C.P.La mine Sterling vendue au Montreal Trust Toronto, 1.— Pour la troisième fois depuis un an, M.Alcorn a mis en vente dans un enchère tenu à la salle Osgoode, la mine Sterling.Cette fois, il p trouvé un acheteur.La mine devient la propriété du plus haut enchérisseur, la Montreal Trust R., venant de Toronto.La victime j Company, qui versera $230,000, prix était âgée de 70 ans.| qe vente.Couvrepieds Marseilles fini sntin, longueurs de 2% à 3 verges, tfSQ Notre prix spéeial.SERVIETTES POUR LA VERRERIE, ourlées prêtes pour l’usage, grande dimension; aussi SERVIETTES POUR LA VAISSELLE, grandeurs assorties.Valeur régulière de 15e et 18e chaeune.'Fournaise?Venez donc alors voir nos lignes.Nous en avons un bel assortiment à des prix raisonnables.J.N.Archambault 949 rue Saint-Denis, coin Rachel PHARMACIE Lecours et Lanctôt 510 STE-CATHERINE EST Coin St-Denis.Montréal.Téléphone! : Eût 4608 833-2770 TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST L’annonce de nos grandes oc-__________________ casions du vendredi parait en page 7.Il y va de votre intérêt d’en prendre connaissance.Winnipeg, 2.—Plus de 26 millions de minots de blé ont subi l’inspection pour le premier mois de la récolte de 1913.La valeur monétaire de ce blé est au prix régulier du marché, de vingt-deux millions et quart.La valeur moyenne par minot est de 9 cents plus basse que l’année dernière, alors que l’inspection de septembre comportait cinq millions et demi de minots à une valeur de $5,000,000.Les chiffres du mois passé démontrent une activité sans précédent dans l’expédition et ne seront pas ébalés avant bien des années.Tout a été favorable au transport, un soleil brillant a lui tout le mois, hâtant les récoltes et les battages.Les compagnies de chemins de fer ont fait des efforts extraordinaires pour éviter l’encombrement et jusqu’ici une disette de chars n’est pas à craindre.Ces avantages auront comme résultat de hâter les paiements de dettes des fermiers aux banques, aux manufactures et aux marchands.Une poursuite de $5,000 (De notre corres-pon^ant) Québec, 2.— L’épouse de M.Léon Nadeau qui a été tué il y a quelques semaines, dans un accident d’automobile, à l’Ange Gardien, a pris une action en dommages de $5,000 contre M.Ignace Sharpies de cette ville propriétaire de l’automobile que le dVunt occupait lorsqu’il a.trouvé la mort.Madame Nadeau tient Sharpies responsable de la mort de son mari, parce que le défunt n’avait pas l’expérience nécessaire pour conduire l’automobile que Sharpies lui a confiée.A la morgue ENQUETE SERIEUSE L’enquête sur Siméon Descent mort samedi de blessures causées par un train en mouvement est remise à mardi à 10 heures.Le coroner Mac Mahon dit que Descent, inspecteur de trains, n’était pas assez protégé et recommande aux jurés de bien étudier cette question et croit le verdict de la plus haute importance.DEUXIEME INCONNU.Un autre inconnu est mort hier soir à la prison de Bordeaux- Le coroner ira y tenir une enquête cet après-midi.D.GAGNON & CIE Magasin a Rayons Angle ST-LAURENT et DORCHESTER N.-G.Valiquette LIMITEE 6rand Magasin da Meubles 471-477 Ste-Catherine Est Rideaux de Fenêtre Passez une demi-h ment des rideaux av draperies de fenêtre notre Madras clair e ires ,d’été, vendu à 1 re vos besoins ; 50 p blanc, crème et color patrons différents.65c, 70e, 75c et plus LI.MITKK La Banque d'Angleterre Londres, 2.— Après une longue discussion les directeurs' de la Banque d'Angleterre ont décidé aujourd’hui de porter le taux de i& banque à cinq pour cent.Ils ont adopté cette mesure afin de protéger la réserve de l’institution qui, cette semaine, a été diminuée de plus de $10,000,000 par des exportations en Egypte.EUGÈNE VIAU Nouveaux Magasins Sts-Catherine Est coin Maisonneuve.Accident de chemin de fer Welland, 2.— AS hrs 50 ce.matin, un train du chemin de fer Toronto, Hamilton et Buffalo, a sauté en bas de la voie dans une courbe, près de Sainte-Anne.La locomotive et six wagons ont déraillé mais sont restés debout.Deux voyageurs ont été blessés légèrement.Cet accident a obstrué la ligne et le trafic a dû être fait sur le Grand Tronc et le pont suspendu! NOUS ATTIRONS SPECIALEMENT L’ATTENTION de ceux qui désirent acheter une couchette en cuivre sur deux valeurs extraordinaire :— , ., „ Xo.1.—Poteaux de 2 pouces, barres supérieures, 2 pouces, intercalaires de % pouces, cuivre satiné ou brillant.Régulier $35.00.Spécial .$23.2o No.2.-WPoteuux de 2V> pouces.Intercalaires de 1 pouce, cuivre satiné ou brillant, style carré.Régulier $45.00.Spécial.#.828.00 D’autres valeurs excellentes à des prix incroyables sont exposées dans nos yltrines.Tel.Est 6819.637-39 STE CATHERINE EST, angle Beaudry, MONTREAL.Tamponnement sur le C.P.R.à Gull Lake, Sask.Winnipeg, 2.— D’après certaines dépêches que vient de recevoir le C.P.R., le rapide de Toronto, allant vers l’Est, a enfoncé, hier soir, un train de fret, à l’arrêt sur la voie principale, à Gull Lake, Saskatchewan.Personne n’a été blessé grièvement- L'aviateur allemand Steffen quitte la France Boulogne, France, 2.— Les autorités françaises ont permis hier le départ de France de l’officier allemand Steffen, qui est venu atterrir ici avec son aéroplane le 29 septembre dernier.Il est parti par voie ferrée avec son aéroplane complètement démonté- Avant de laisser le territoire français, il a remercié les autorités françaises de la courtoisie dont elles avaient usé envers lui et leur a déclaré qu’il n’avait dû atterrir en France que parce qu’une saute de vent l’avait farce à de faire.Les barrières de péage Les maires de Montréal-Ouest, de 8aint-Pterre aux Liene, de Lachitie et de Laeallo sont convoqués par la commission des chemin* à ba'Tléro pour discuter la commutation de» chemins A péage.La conférence aura Heu le 9 octobre, à 2 hrs 30 aux bureaux de la commission 224 rue Saint-Jacques.La Compagnie BRODEUR LIMITEE 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-La u rent 86 St-Pi«rr* Qu^st-ce qu’un cinéma ?LE JUGE LEET LE DEFINIT HIER EN DEBOUTANT UNE ACTION INTENTEE PAR LE BUREAU DU REVENU.Il y a quelque temps, Te percepteur du Revenu Provincial, M.L.H.Boisseau, intentait une action contre la People’s Amusement Company, pro-prétaire d’un théâtre de vaudeville et de vues animées rue Notre-Dame Ouest, parce que la compagnie ne voulait pas payer la nouvelle taxe de $200, imposée aux théâtres de vues animées.La People’s Amusement alléguait que son théâtre n’était pas un théâtre de vues animées,_ qui n’étalent qu’un© partie secondaire de la représentation, mais un théâtre de vaudeville.Le juge Leet, (levant qui s’est instruite la cause, hier après-midi, a tranché la question.“Un théâtre, dit-il, où il y a des acteurs, une scène, des décors, ou le mécanisme requis, n’est pas un théâtre de vues animées, bien que l’on y représente des vues animées”, L’action fut donc déboutée et par conséquent les théâtres de ce genre n’auront pus à payor lu taxe de $500 et celle de $200.G.C.Papineau-Couture représentait la People’s Amusement.DECES Entretiens Quotidiens JOURS D’AUTOMNE, qu’ils soient ensoleillés ou non, n’en sont pas moins des temps à rhumes.Les Pastilles LIBERIA contre l’enrou-ment et les laryngites.Le Sirop de SAVOYANE COMPOSE, contre la toux, sont des remèdes efficaces et recomniandab les.Avant d’Acheter vos Epiceries comparez les prix suivants : et venez constater et que nous avançons, chaque article est garanti comme de la meilleure marque: Corn Starch, 4 paquets, pour 25c.Vermicelli ou macaroni, 3 boites, 25c.Fèves vertes ou jaunes, 3 boîtes, 25c.Corn Flake, Quaker ou Krinklc, 3 pa- guets, 25c.Cornichons mélangés, 10c, 3 livres, 25.rosses boites fèves au lard, 10c.Sardines à l’huile.6 boîtes, 25c.Riz Patna.4 livres, 24c.Sauce Worcestershire, 10c la bouteille., 3 pyuu 25c.Beurre crémerie de choix.eure à notre départe-ant de choisir vos s.Demandez à voir t frais pour les fenê-a verge pour satisfai-ouces de largeur, é ; des douzaines de Prix, la verge, 50c, jusqu’à $1.25.60c, 75c et 90c pour 43c 55 doz.de centres de table en dentelle Battenberg, dans les plus nouveaux dessins, 30 par 3 0.Prix spécial pour vendredi et samedi.VOYEZ NOS HABILLEMENTS ET PARDESSUS DE GARÇONS AU 2ème ETAGE.MESDAMES Vous êtes cordialement invitées à visiter notre département de modes et confections, vous y trouverez les plus hautes nouveautés en fait de chapeaux, costumes, manteaux, bl ouses, gilets de laine, etc.Nos prix sont des plus économiques.LAMPES ELECTRIQUES POUR ECLAIRAGE INDIRECT Lampe de 14 pouces.$40.oo Lampe de 15 pouces.$44.tto Lampe de 16 pouces.$48.00 Ces lampes sont de joli modèle, en porcelaine transparente 4’Autriche peinte à la main, avec monture en argent.MARTIN,—Kn cette ville, le 2 octobre cou-rinit, Dnmc Veuve Moïse Mnrtiu, née Henriette Watkins, à l’éRu de 78 ans, et six mois.DECES A MONTREAL BI8SONNKTTE, Ueorges, 1 mois, en de Kmilc Bissonnette, ,|ournnlter, rue \ Ungton, 1295.CONTANT, l.èdn Thlhnudeau, 42 ans.f me de Cléophas Contant, régleur, rue de imudiérr, 48.COULOMBE, Marie-Anne, 2 mois, en: de Charles Coulombs, menuisier, rue ! 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