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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 24 octobre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-10-24, Collections de BAnQ.

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¥ VOLUME IV—No.249 MONTREAL, VENDREDI 24 OCTOBRE.1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : ^ion et Administration : Édition —Quotidienne : W Ê M M II 8 ' M M M H M ^ VUE union postale.$6.00 ^ ^ |1^| gg g mffl m£a*Êsr \ S s AV - Édition Hebdomadaire : | " «, fiSf ® B Bm '\ \ 0 eÎa^Înis îïi; J jÈÈ MW JÊÀ WË m ffl S.M ml *\ \^RATON: Main 7461 union postale—.uu ¦HhbI ¦HbhI éëêBêêbB Wm 1 ^tion : Main 7400 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! 4 V ) \ ii r ! I y v V % M.HIBBARD ET LA PRESSE LE DUEL McGIBBON=GRAHAM M.Hibbard a fait hier soir sur les responsabilités de la presse une conférence qui appellerait de nombreux commentaires.Nous n’en relèverons pour le moment qu’un passage, qui se rattache à vne question dont nous avons maintes fois parlé ces dernières semaines.M.Hibbard dit que le principal danger qui menace l’indépendance de la presse, c’est l’influence de l’argent, l’influence des fortunes toujours grandissantes et qui permettent à un certain nomKre d’individus de mettre la main sur les principales sources d’informations offertes au public.Votre seule sauvegarde, a-t-il dit à ses auditeurs, c’est une opinion publique, intelligente et alerte, qui jugera les journaux à leur réelle valeur et leur accordera la mesure d’influence qu’ils méritent.Très bien! Mais comment cette opinion publique pourra-Lelle exercer son jugement, si elle ignore quelles influences agissent ou peuvent agir sur les journaux?Et nous en revenons par là au point central du problème, qui a imposé aux Américains cette loi sur la publicité dont nous parlions lundi.Le journal, c’est à la fois un témoin et un juge.Il apportait jadis son témoignage et son opinion sur un certain nombre de question déterminées; il tend aujourd’hui à embrasser l’ensemble des intérêts humains.Il importe donc que pour lui, comme pour tous les autres témoins et juges, on sache s’il est compétent, s’il est libre d’attaches personnelles.Comment le saura-t-on si l’on ignore même son nom et sa personne?Et voilà pourquoi les Américains ont décidé que tout journal devra déclarer deux fois par an le nom de son directeur, de son rédacteur en chef, de ses administrateurs, de tous ceux de ses actionnaires ou porteurs d’obligations et garanties qui possèdent 1% ou plus du capital-actions nu des obligations.De cette façon, le public sait, dans une certaine mesure à tout le moins, si les hommes qui lui parlent ont qualité pour le faire et quels mobiles peuvent influer sur leurs paroles.M, Hibbard ne croit-il pas qu’il vaudrait mieux demander une réforme positive de ce genre que de se fier à la révolte d’une opinion publique qui peut être empoisonnée sans qu’elle ait même la possibilité de se défendre?Il en faudra venir là, pour les journaux comme pour les souscriptions électorales.M.Borden, avait promis de décréter la publicité des souscriptions électorales, il n’a pas encore racheté sa parole: peut-être se propose-t-il de régler les deux questions du même coup.Nous le souhaitons de tout coeur.* * * Puisque nous parlons de journaux, notons en passant que le duel McGibbon-Graham prend des proportions telles que de nouvelles poursuites judiciaires pourraient bien être intentées un jour ou l’autre.Dans .son numéro d’hier le Herald porte contre le Star une accusation directe de corruption et offre clairement d’en faire la preuve devant les tribunaux.I.es choses n’en peuvent rester là.Orner HEROUX.Les logements économiques à Toronto Vingt-six piastres et cinquante soüs, dix-sept piastres et douze piastres par mois, tels sont les prix de location fixés par la compagnie des logements économiques de Toronto pour trente-huit logements que compte sa première construction.Vingt-six piastres et cinquante sous payent un logement de six pièces, dix-sept piastres, un logement de quatre pièces, et douze piastres, un logement de deux pièces, en réalité de quatre, parce qu’on ne compte pas la chambre de bain et la cuisine qu’on appelle cuisinette pour faire comprendre que celle-ci est très petite.On trouvera peut-être que ces prix, mis en regard du petit nombre de pièces, sont encore assez élevés.Iis le paraissent moins quand on sait qu’ils procurent avec le logement le chauffage, le poêle à gaz, les appareils d’éclairage électrique, les toiles de fenêtre.Ajoutons aussi que ces logements, au dire de la compagnie du moins, Sont construits de façon à procurer le plus de confort possible et à épargner aux ménagères qui les habiteront beaucoup de travail manuel.Des trenleduiit logements de la première construction de la compagnie, six comptent six pièces, seize, quatre pièces, et seize, deux pièces, ou huit six et quatre pièces respectivement en comprenant les chambres de bain et les débarras du sous-sol.L’exécutif de la compagnie s’est adjoint quelques femmes d’expérience dont le concours lui a été très précieux pour la disposition des pièces et de la cuisine surtout.On a construit à toute épreuve, suivant l’expression populaire, afin de réduire au minimum les frais d’entretien et d’assurer ainsi un amortissement qui éteindra le capital au bout de quarante ans.Tout nouveau, tout beau, dit le proverbe, qui ne fait pas exception i Toronto plus qu’ailleurs.Le public invité à examiner la première construction de la compagnie, en est tout enthousiasmé.Les logements ont été loués dans le tempvS le le dire, et la compagnie cherche léjà de nouveaux terrains et des :apitaux additionnels pour donner tuile à ses projets.* * * On sait qu’une loi provinciale au-lorise les municipalités d’Ontario à garantir les valeurs des compagnies organisées dans le bul de constmi-re des logements économiques.C’est à eette législation que Toronto doit l’initiative dont on vient de voir les premiers résultats.A Lindsay, Berlin et autres endroits encore, on fait la même chose.Et M.Rowell, chef de l’opposition, vient de donner, à Hamilton, une conférence qui indique l’importance que prend cette question dans la province voisine.“Il ne s’agit pas de charité mais d’un problème économique, dit-il, Le problème du logement touche au bien-être général du peuple.Nous commençons, nssez timidement il est vrai, à nous occuper de la vie humaine plutôt que des intérêts capitalistes et des traditions.” Evidemment, la question du logement s’imposera davantage à l’attention des pouvoirs publics, avant longtemps.Jean DUMONT.-—-—«Mb- La récolte de Québec Le dernier bulletin du ministère provincial de l’agriculture nous donne le rendement approximatif de la récolte de Québec.C’est le dernier probablement pour cette année et à ce titre il est intéressant.En général la récolte a été bonne.C’est la note de presque tous les correspondants.Quelqunes-uns même qualifient le rendement excellent.Ar,genteuil, Deux-Montagnes, Ter-rebonne, Soulanges, se déclarent sa.tisfaits de la récolte.Bagot, Beau-harnois, Brome, Chambly, Château-guay, Drummond, Huntingdon, Iberville, Laprairie, Missisquoi, Na-pierville, Richelieu, tous les Cantons de l’Est, rapportent une récolte très bonoe, excellente même, à part le foin ci les fruits.Dorchester, la Beaucè, Lévis, Lot-binière, Mégantic, Nicolet, Belle-chasse, L’Islet, Montmagny, ont moins souffert de la sécheresse et le foin est meilleur là que dans la région de Montréal.Le grain est très beau et les pommes de terre sont abondantes.De Témiscouata à Gaspé, les patates ont souffert un ppu de la température, mais en général la récolte est bonne.Au nord du Saint-Laurent, de Chicoutimi à Québec, le foin a bien donné et les grains davantage encore.L’année est bonne.L’Assomption se plaint que la récolte est au-dessous de la moyenne.Joliette qu'elle est médiocre en certains endroits.Berthler a souffert de la sécheresse et des chenilles.Maskinongé a plus de foin que la température du printemps le faisait espérer.Montcalm, inquiet au début de la saison, est en somme satis, fait.Laibelle a une bonne récolte de foin, mais Pontiac en manquera probablement.Tém'iscamingue a récolté peu de foin mais d’excellente qualité, et beaucoup de grain.Le comté de Wright semble avoir le plus souffert.La moyenne générale, des récoltes dans la province de Québec est de 7!) pour cent, c’est-à-dire qu’elle est restée la même qu’en juillet dernier.En 1912 elle était de 80 p.c.Celte année, la meilleure récolle est celle de l’avoine (82 p.c.).Viennent ensuite le blé, l’orge, les racines fourragères et les pommes de terre (81 p.a), le blé-d’Inde et les fourrages verts (80 p.c.).Les récoltes les plus faibles sont les pommes et autres fruits (70 à 77 p.c.), les pâturages, le tabac, le lin et le seigle (78 p.c.)."Rappelons une fols de plus, dit M.Nagai*!, que les bons cultivateurs qui cultivent des fourrages verts pour suppléer aux pâturages n’ont pas eu à souf- B1LLET DU SOIR.NOTRE PAIN QUOTIDIEN L’homme ne vit pas seulement.mais surtout de pain.C’est le premier de nos aliments.Et l’on nous racontait à l’école cette petite moralité : Un grand de la cour de France — du temps qu’il y avait une cour de France —- ayant malmené un boulanger, le roi ¦— à l’époque où il y avait un roi — le pria à dîner et lui fit servir les meilleurs mets, sauf du pain.Le courtisan s’en plaignit, mais le roi lui fit dire: “Si vous prisez tant le pain, que ne respectez-vous les boulangers?” Si le roi exigeait que le boulanger fût respecté, il tenait non moins à ce que celui-ci observât les plus strictes prescriptions de l’honnêteté.Et il y a apparence que les premiers boulangers de la colonie avaient la conscience large et le moule étroit, car dès qu’il y eût des hommes en Nouvelle-France, et qu'ils se fussent mis à boulanger, une loi fut promulguée, à Québec d’abord, puis aux Trois-Rivières, et enfin à Ville-Marie, fixant à trois et à six livres le.poids des pains susceptibles d’être vendus.Mais on a changé tout cela.En 1910, le 19 décembre, le conseil municipal votait, à la demande discrète des boulangers syndiques, un règlement autorisant la mise en vente de pains de quatre livres, de deux livres, d’une livre et demie, d'une livre, de moins de douze onces — bref, de tous les pains qu’on voudra.Alors, on ne demande plus, aujourd’hui, un pain de tel poids, mais un pain de tel prix.Quelqu’un relevait, sur le carnet d’une ménagère, cet article, qui en vaut un long sur la cherté de la vie: “Pain de 4 sous.6 sous.” En voici un pain de 4 sous, un pain ordinaire, pas trop bon : il pèse 11 onces: il revient donc à tout près de 6 sous la livre.Meus qui donc s’avise de calculer le prix de la livre de pain?Personne.Donc, le pain, en changeant de poids ou de forme, peut augmenter de prix sans qu’on s’en doute.Et nous n’avons pas, sur le coût du premier de nos aliments, des données plus précises que la ménagère dont la comptabilité mus fait sourire.Léon LORRAIN L’OPINÏON DES AUTRES PEU FLATTEUR “Une chose que l’enquête sur l’achat des terrains pour la cité nous apprend c’est que ni le conseil de Ville ni les citoyens ne devraient s’occuper beaucoup des expressions d opinion favorables à la dépense des deniers municipaux.Ces opinions peuvent être sincères.D’autre part elles peuvent être fabriquées par un agent de publicité qui ne s’inspire que du publicité qui ne s inspire que du désir de faire une traite sur le trésor municipal,” _ Gazette, Montréal.EN AVANT “Les Canadiens-français sont fermement résolus à ne pas céder.La rigueur n’abattra pas plus leur courage que les flatteries, et tout ce qu’ils demandent à l’heure actuelle c’est que les juristes compétents règlent une fois pour toutes cette querelle qui a trop longtemps duré en Ontario, et en Ontario seulement.“Notre province est la seule du Canada où la langue française, officielle à l’égal de .l’anglais dans tous les services fédéraux, soit persécutée d’une façon aussi'antinationale et antibritannique.“Il n’est pas un seul juge, en Angleterre, qui, après avoir examiné tous les aspects de la question, oserait se prononcer contre les réclamations des Canadiens-français, car il craindrait de perdre sa réputation de juriste.“Que tous les Canadiens-français se lèvent ensemble pour protester contre la législation Pyne, maintenant que in Commission des écoles séparées d’Ottawa a pris sa ferme décision d’hier soir.” — Le Temps Ottawa.UNE CAUSE DU MAL “L'homme est un animal terrien et son immigration vers les villes a été la cause de nombreux malheurs.La vague croissante de l’immoralité sociale, de la licence parmi les riches, du relâchement parmi les pauvres, est la conséquence directe des entassements dans les logements pourris où la vie privée est impossible et où les enfifnts sont obligés de grandir nu milieu de in débauche et de l’ivresse.Cet encombrement a fait de la vie une bataille pour l'existence pour le pauvre, et pour le riche une ignoble envie de s’enrichir davantage, sans travailler.L’intempérance.l'insuffisance de la nourriture, le mauvais logement et tous les autres maux qui finissent par la maladie découlent dans une large mesure de la dépendance des masses de ceux qui possèdent le sol.” — Telegraph, Saint-Jean, N.B.La bataille continue Le gouvernement ontarien semble disposé à prendre les premières sanctions contre la commission scolaire d’Ottawa et à lui retirer les octrois officiels.La bataille entre donc dans une nouvelle phase où nos compatriotes auront plus que jamais besoin de nos sympathies.Suivons d’un oeil attentif ce qui se passe dans l’Ontario.frir du manque d’herbe dans les districts où la sécheresse s’est faite sentir.” G.1).A CHATEAUGUAY DIMANCHE * Dimanche prochain sera grande fête à Chambly.L'Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal a pris l'initiative de célébrer dignement le centenaire de la bataille de Chateauguay.On s’attend à ce qu’au moins cinq à six cents personnes de Montréal assistent à la manifestation.On déposera des fleurs sur le monument de Salaberry et Von aura le plaisir d’entendre plusieurs de nos orateurs tes pins connus.Citons entre autres, MM.Rodolphe Lemieux, ancien ministre de la Marine, Armand Lavergne, député de Montmagny, Olivar Asselin, président de la Société Saint-Jean-Baptiste, René de Salaberry, l’un des descendants du héros.On a demandé à M.de Salaberry d’apporter avec lui l’épée du vaillant colonel.On la placera sur le monument pendant la manifestation.Bien que cette manifestation ne soit pas militaire, le tibème Régiment enverra une garde d’honneur.Le Sneme Régiment sera représenté par son état-major.Il y aura égalemcrü un fort détachement des cadets de Laval et de ceux du Mont Saint-Louis.Plusieurs des membres de la famille de Salaberry seront aussi présents.Les sociétés nationales sont invitées à se joindre à l’Association Sainl-Jean-Baptiste, pour cette célébration.Un convoi spécial quittera Montréal pour Chambly à t heure p.m.dimanche, pour revenir à 5 heures.Pour Ions renseignements on peut s’adresser à M.Emile Vaillancourt, Main 8355, Monument National.Les billets seront en vente à la gare Bonavcnture au prix de 55 sous pour adultes et 25 sous pour enfants.Des billets seront également en vente aux stations de Saint-Henri, de la Pointe Saint-Charles et de Saint-Lambert.Les enquêtes du DE VOIR L’IMMIGRA TION CANADIENNE IX Le voyage à destination f __________ Tandis que l’immigrant subissait les examens médical et civil, de! convois de chemins de fer se formaient le long de l’hôtel de l’immigra* t*on, sur les quais de la Jetée Louise.Les examens finis, l’immigrant une fois renseigné par les sociétés religieuses et les institutions de bienfaisance représentées à Québec, et approvisionné pour le long trajet en chemin de fer qui le mènera, à travers un pays étranger, à destination finale, c’est l’enrégislrement précipité des bagages entassés aux abords des voitures; les douaniers canadiens l’ont à peine regardé, car il n’y a guère d’articles de valeur, dans ces pauvres malles bossuées et usagées,, qui ont des années d’existence, et qui renferment dans leurs flancs un peu de linge et de menus souvenirs du pays abandonné, de l’autre côt4 des mers.Puis c’est la ruée vers les longues voitures où l'on s’empils.pour deux, trois ou quatre jours de route.UNE EXPLOITATION FRÉQUENTE L’immigrant qui s’embarque à Rotterdam, à Hambourg, à Trieste, et qui en est à son premier voyage, sans savoir rien de la géographie de l’Amérique, se fait assez souvent exploiter, par certains agents do transport outre-mer ; ils lui vendent des billets de chemin de fer à destination finale et le font voyager par telle route plutôt que par telle autre, — et par la plus longue, maintes fois, — parce qu’ils sont intéressés à l’expédier par telle compagnie, dont la commission à ses agents est plus élevée que celle de ses rivales.C’est ainsi que l’on a vu un immigrant parti du fond de la Russie, à destination d’un village de la Colombie Anglaise, arriver à Québec et, au lieu de prendre passage à bord d’un convoi du Pacifique Canadien, — qui l’aurait conduit en droite li- LÂ CRISE À L’ÉTAT AIGÜ Le gouvernement ontarien retire les ectrois aux écoles séparées de TOntario.— M.Genest, président de la Commission, dénonce le gouvernement LA VISITE DE L'INSPECTEUR SUMMERBY Ottawa, 24.—L’inspecteur Summer-by continue sa tournée infructueuse des “écoles vides”.Arrivé à l'école Garneau, rue Cum-berlandj à 1 heu.;.20, hier après-midi, il vit défiler devant lui toute la troupe de bambins qui prenaient prestement la porte.“La journée est si belle pour un congé”, disaient-ils.Et les moqueurs ajoutaient: “M.l’Inspecteur devrait venir plus souvent”.Les journalistes n’ont pu recueillir les impressions immédiates de M.Summerby, inspecteur des écoles vides.(Serves particulier) Ottawa.24.— La Commission des Ecoles Séparées d’Ottawa, a reçu hier du Département de l’Education un avis l’informant que le gouvernement retranchait à la Commission les octrois habituels.La raison en est “que le département n’a reçu de l’inspecteur aucun rapport, l’assurant que les règlements ont été observés.¦ La communication du département fait remarquer que d’après la section 107 des règlements, les commissaires peuvent être, tenus personnellement responsables me l’argent perdu par leur négligence.Ce qui signifierait que les commissaires pourraient être obligés de verser une somme égale à l’octroi du gouvernement.C’est évidemment là un nouveau moyen d’intimidation dont l’effet ne sera pas aussi important que ne l’espère le gouvernement.LA REPONSE DE LA COMMISSION (Service de la Presse AssociSe) Ottawa, 24.— M.Samuel Genest, président de la commission des écoles séparées d’Ontario, vient de lancer le gant au gouvernement de sa province.Celui-ci a retiré le subside qu’il accordait à ces écoles sous prétexte que le bureau des commissaires refusait d’observer les règlements en rapport avec la question bilingue.M.Genest dit: “Nous sommes privés de ce don parce que nous refusons d’obéir à la loi.Le gouvernement oublie que nous basons notre conduite sur une loi du Dominion qui a plus d’autorité que la sienne; et quand le gouvernement d’Ontario ou le département de l’éducation promulgue une loi qui, non seulement est injuste et despotique, mais vient en conflit avec l'Acte de d’Amérique Britannique du Nord, c’est le devoir des fidéi-eetn-missaires du bureau des écoles sépa rées de dire au gouvernement qu’il excède ses droits et de lui résister.L’acte du gouvernement de retirer le don au bureau des écoles séparées qui y ont un droit indéniable en vertu de l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord, est la pire injustice que d’on puisse imaginer.C’est du simple chantage; on veut nous voler nos enfants en nous enlevant, à nous les parents, le contrôle de leur éducation.On peut comparer leur attitude exécrable à celle des “gangsters” de New York qui en enlevant des enfants prélèvent une rançon sur les parents.A mon avis, c’est même pire.” Sur le Pont d’Avignon.La Gazette de ce matin commente l’arrestation, à Vancouver, de quarante-six Hindous qui voudraient entrer en Colombie, et ajoute ; “L’hostilité à leur endroit semble être aussi forte dans cette partie de l’Empire qu’en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans T Afrique-Sud.Ceci n’est pas de nature à disposer favorablement les indigènes de l’Inde Anglaise à l’endroit de la race dominante.” L’on peut ajouter que de tels faits, survenus sur differents points de l’Empire, ajournent indéfiniment l’accomplissement du rêve impérialiste et préparent à la métropole d’autres dangers plus réels et plus menaçants que le péril allemand.#• * * La prison de Bordeaux est trop loin pour y enfermer les gens condamnés à de courts internements, disent les autorités policières de Montréal.Elle nous a bien coûté quelques millions, si elle est si loin ; mais ça n’est pas une raison pourquoi M.Gouin n’en construirait pas une autre.* * * On vient de retrouver, fixé dans une banquise, au nord de la Sibérie, un navire disparu depuis six ans.C’est un contemporain du dernier discours de M.Nantel.* * * Une suffragette anglaise, qui se mariait hier matin, a refusé de promettre obéissance à son mari, comme le veut la formule anglaise sacramentelle.Le mari a consenti à ce qu’elle passât outre.C’est sans doute lui qui devra désormais obéir, gne et dans le moins de temps possible, à destination, — monter à bord d’un autre convoi qui le menait d’abord à Détroit, puis à Chicago, et de là à Saint-Paul, puis à Seattle, à travers les Etats-Unis.Certaines agences d’outre-mer, —¦ les plus nombreuses, disons-le, — vendent un billet direct à l’immigrant, qui, de ce fait, économise quelques jours de trajet, et le prix de quelques piastres d’approvisionnement, pendant son voyage.Lors de l’arrivée à Québec, il se trouve parfois que les immigrants n’ont pas encore leur billet de chemin de fer à destination finale.Ils ont préféré attendre de ce côté-ci pour l’acheter, .soit qu’ils n’aient pas eu assez d’argent pour le faire, lors de l’embarquement, soit qu’ils fussent encore hésitants, à cette heure-là, sur le choix de l’endroit où se fixer, soit encore (pie des amis les aient prévenus qu’ils iraient les rencontrer à Québec, afin de leur faciliter l’arrivée au Canada.Si ces voyageurs ont l’adresse de leurs amis déjà rendus ici, avec des indications quant à la voie ferrée à prendre pour aller les rejoindre, tout va bien.Ils n’ont, au débarquement, qu’à s’informer d’un des membres du personnel de l’immigration, sur les lieux, et l’on aura tôt fait de les guider aux bureaux de ce chemin de fer même, à l’hôtel de l’immigration.Mais il en va autrement de ceux qui ne connaissent personne ici, •n’ont aucune adresse, aucune indication spéciale, et ignorent par quel réseau de voies ferrées ils doivent voyager pour se rendre le plus vite possible au terme de leur émigration.Ceux-là, parfois, se font exploiter.Us sont la proie du premier agent venu: il les amène au guichet de la compagnie qu’il représente et leur fera acheter, par exemple, un billet à destination de Régina, Saskatchewan, qui les oblige à passer par Toronto, Détroit, Chicago, Saint-Paul et Winnipeg, au lieu de s’en alicr tout simplement par la voie de Montréal-Ottawa-Fort-William, la plus directe et la plus courte; elle a aussi l’avantage d’être en terre canadienne, tandis que l’autre passe surtout sur le territoire américain, Au lieu de s’en aller par le nord du lac Supérieur, l’immigrant trompé passe donc au sud des lacs Huron, Michigan et Supérieur, puis doit revenir vers le nord, ce qui allonge considérablement la durée du trajet.Ajoutons à cela qu’il doit, au cours de ce détour, avoir affaire aux inspecteurs de l’immigration américaine, à Détroit, à son entrée aux Etats-Unis, puis peut-être encore aux inspecteurs canadiens, à la frontière manilobaine; et l’entretien de sa famille, pendant tout ce.surplus de trajet, que lui a imposé un agent trop zélé pour le.s intérêts de la compagnie qu’il représente, coûte encore une somme assez considérable, au pauvre diable qui n’a déjà pas trop d’argent pour s’établir sur une lerro nouvelle, ou pour vivre en se cherchant du travail.LA LIGNE LA PLUS COURTE A Ellis Island, au port de New-York, des inspecteurs spécialement nommés à cette fin indiquent à chaque immigrant qui a besoin d’un billet de chemin de fer la voie la plus courte pour se rendre à destination.Ces fonctionnaires, versés dans la connaissance de la géographie, et qui savent quels réseaux de voies ferrées donnent le service le plus direct entre New-York et Omaha, ou New-York et Santa-Fé, par exemple, conduisent l’immigrant au guichet de telle ou telle compagnie, et, de ce fait, économisent du temps et de l’argent au nouvel-arrivé.Leur titre de fonctionnaires fédéraux, soumis à la juridiction du ministère du commerce, duquel relèvent les principaux services de l’immigration américaine, exige qu’ils soient impartiaux, n’aient pas de préférence pour telle ligne plutôt que pour telle autre, et leur confère une autorilé inconnue dans notre service d’immigration, où ce poste n’existe pas.Il est bien vrai, paraît-il, que le gouvernement canadien, à la suito de plaintes faites par certaines personnes, et d’abus flagrants, a jadis nommé un fonctionnaire de ce genre, à Québec.Ce service spécial a donné un excellent service, le temps qu’il a existé, c’est-à-dire pendant quelques semaines.Cette période écoulée, le fonctionnaire a disparu, et le poste fut aboli.On ne sait trop quelle fut la raison de cette rétrogression.Dans certains cercles, l’on affirme que l’influence secrète da certaines compagnies de chemins de fer, puissantes auprès des gouvernants canadiens, fut pour quelque chose dans l’abolition de ce nouveau service.A tout événement, il est regrettable que, sur ce point, le, Canada n’ait pas suivi l’exemple des Etats-Unis, pour le plus grand bien do l'immigrant.Et, sur ce point encore, une réforme s’impose, pour la prochaine saison.Une fois le Canada pourvu de deux ou trois transcontinentaux, — à l’heure présente, le Pacifique Canadien est le seul chemin de fer canadien cpii traverse tout le pays, mais, dans une couple d’années le Grand Tronc Pacifique et le Nord Canadien auront complété leurs réseaux, et le.s exploiteront, -— cet abus devra forcément disparaître.Mais il faut le proscrire dès la saison prochaine d’immigration.EN VOITURE Un agriculteur belge, M.Bauwens, délégué en mission par son gouvernement, aux Etats-Unis, afin d’y étudier les méthodes de la culture américaine, s’en retourne en Belgique, disent les journaux de la république, en rapportant à son gouvernement que l’agriculteur américain ne cultive pas sa terre, mais ne fait que la remuer quelque peu.Et la presse des Etats-Unis admet que, si l’on compare ce qui se fait aux Etats-Unis à ce qui se fait en Belgique, quant à l’exploitation raisonnée du sol, par les cultivateurs, le rapport de M.Bauwens est bien fondé.Qu’est-ce que M.Bauwens dirait donc, s’il avait visité la terre canadienne, plus fertile en courtiers d’immeubles, — elle nous en donne une moisson nouvelle tous les deux mois, — qu’en produits agricoles ?* # * M.Borden, à une manifestation que le barreau et la magistrature de Québec lui faisaient hier, a confessé en plaisantant qu’un rêve de sa vie de jeune avocat ne s’accomplira pas : il avait pensé qu’il deviendrait juge, un jour.Bast, M.Coderre ne l’avait jamais rêvé, lui, parions-le ; et cependant il le deviendra bien.* * « Deux cent quarante-sept mineurs viennent d’être ensevelis vivants dans une mine de charbon américaine.Octobre aura été fécond en catastrophes : celle du Volturno, où 150 passagers se noyaient, celle du Zeppelin L II, dont l’explosion tuait 28 fonctionnaires allemands haut situés, celle d’une mine du pays de Galles, qui ensevelissait 525 mineurs, et plusieurs accidents d’aéroplane.Mais il reste au monde attristé Jos.Rainville et Albert Sévigny, dont les chants mélodieux feront tôt oublier ces deuils nationaux.* * * Il y a longtemps qu’on n’avait pa.s entendu parler de M.D.-A.La-fortune, le Lespérance de Montcalm.Hier, M.Lafnrtunc disait, à l’assemblée publique relative à l’exposition de 1917: “Que le comité ne comprenne pas des constructeurs, des médecins, des lailleurs.Il devrait se composer d'agriculteurs.C’est ceux qui s’occupent d'agriculture qui savent qu’on pent pas exposer un veau à Montréal.Dn n’a pas de place.Venez à Saint-Laurent, chez nous,” Avis ù qui de droit! Ep Veilleur, Seuls les immigrants d’entrepont débarquent de navire à Québec même, et, de là, se rendent à Montréal en chemin de fer.Les voyageurs de seconde, eux, pour la plupart, remontent le fleuve en paquebot, jusqu'à Montréal, sauf ceux des Empresses.Mais, de Montréal même, tons le.s immigrante à destination de l’Ouest, ou de l’Ontario, se rencontrent, aux gares lîonaventure et Windsor, d’où le Grand Tronc et le Pacifique les distribuent à travers le Canada.Le passager d’entrepont a un billet de chemin de fer qui l’oblige à voyager en seconde, d’habitude.Les vendredi et samedi de chaque semaine, des milliers de ces voyageurs, amenés à Montréal par convois spéciaux, en repartent quelques heures à peine après leur arrivée, .sans avoir rien vu, à vrai dire, des provinces de l’Est, qui resteront ignorées pour eux, et où ils ont eu, pour la plupart, avec les représentants de l’Etat, des relations qui ne les disposent guère favorablement envers le pouvoir fédéral.La plupart des immigrants, logés Dieu sait comme, dans les paquebots qui les ont amenés ici, sont contents de quitter le navire pour le chemin de fer.Certains connaissent si peu les conditions du voyage que, à Québec même, dès le débarquement, il n’est pas rare de les entendre s’informer, auprès de ceux qui parlent leur langue, .s’ils continueront de voyager en paquebot.Nous mous rappelons une paysanne venue de Poncvej, en Lithuanie, se rendant dans le sud de la Saskatchewan, avec scs deux fillettes blondes, proprement vêtues, et qui manifestait son grand plaisir de s’en aller en chemin de fer, de Québec jusqu'à la gare lointaine où l’attendait son mari, au Canada depuis trois ans.D’un geste, elle désignait les enfants pâlottes, qui surveillaient, en habillant comme des oiselets, un humble ballot de vêtements, — tout leur bagage, —• et disait au missionnaire qui la renseignait t “A bord, c’était {.SUITE A LA 2èmt PAGE) LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 24 OCTOBRE 1913 VOr IV.— No.219 malpropre, la nourriture était mauvaise, nous avons été malades, maisl nous voici.Nous prenons le chemin de fer, lant mici^x, mon Père! Dans quatre jours, j’aurai donc retrouvé mon mari, noos vivrons sur la ^ terre qu’il cultive et qui produit bien, m’écrit-il.Dieu soit béni, si nous pouvons-enfin vivre tranquilles ici!" Et, pendant deux, trois, quatre jours, ce: tiens, empilés dans des wagons de seconde, couchés Sur des banquettes de bois ou d osier, nou.ris frugalement, feront encore un ou deux mille milles de trajet, afin d’aller «’établir en pays neuf.Et, soit sur le quai d’une gare de grande ville tumultueuse, soit à un arrêt perdu dans les replis de la plaine de l’Ouest, un soir, le train laissera ce groupe bruyant de Russes, ce jeune | ménage polonais silencieux, ces Galiciens aux manteaux de peaux de moutons, ces Bulgares bien découplés, qui viennent accroître la population canadienne.S'assimileront-ils?On ne sait.Mais l’arrivée de chacun d’eux complique la solution du problème qui inquiète déjà les sociologues et ceux qui .se demandent ce que sera la nation canadienne de lemain.LUNDI: Ceux t/ni restent en arrière, à Québec.Georges PELLETIER L*ASSISTANCE MATERNELLE LE THES REVEREND P.NAGE PARIE DE LA CHARITE Un auditoire distingué applaudit le savant dominicain, hier soir, au Monument National.Des artistes agréables donnent un concert.VENDEUSES DE FLEURS Le P.liage a parlé, hier soir, au Monument National, de “La Charité’’, [.’auditoire venu pour encourager l’oeuvre de l’Assistance Maternelle se composait de quelques centaines de personnes de la meilleure société.On trouvera plus bas, au complet, la causerie de l’éloquent Supérieur des Frères Prêcheurs.Celui-ci a été présenté par le docteur Bruneau qui, en une langue sobre et élégante, a fait son éloge et l’éloge de l’Assistance Maternelle.Le concert a obtenu un succès mérité.D’excellents artistes figuraient au programme: Mlle Clara Bédard, sourde au rappel très malheureusement pour l'auditoire, a dit avec délicatesse et avec âme les vers de Musset à qui Césarée Gaeotti a ajouté la magie de la musique; elle a rendu toute la grâce nuancée de “Nos rêves sont des papillons”.Malheureusement, ces deux morceaux étaient trop courts.M.Saucier a fort bien interprété, suivant son ordinaire, “l’Hymne à la Nuit” et a donné en rappel le “Vous vivez au milieu des fleurs” de Théodore Dubois.Mlles Malepart et P.D’Amour ont donné en duo de violon et de piano La Finale de la Septième Sonate de Bpethoven; elles ont donné ensuite, l’une après l’autre, les “Cloches du Soir” et à “Ma Bien-Aimée”, la “Romance” de Paul Viardot et la “Danse Hongroise” de Brahms, toutes deux ont un joli talent au bouton qui, avec un peu de travail, fleurira.On remarquait dans les loges Jes dames patronnesses de l’Association sir Alexandre Lacoste, M.le juge Chauvin, le docteur Bruneau et nombre d’autres.Des jeunes filles, toutes jolies et toutes vendeuses zélées, offraient des bonbons et des fleurs.Le P.liage a parlé en ces termes: C’est avec le plus grand plaisir que j’ai accepté de me présenter devant vous, ce soir, pour recommander à votre généreuse sympathie l’Oeuvre, tout récemment fondée, de l'Assistance Maternelle.Ce qu’est cette oeuvre, quel est son but et son fonctionnement, quelle misère spéciale elle ambitionne de soulager, quels dévouements elle a déjà suscités, et enfin quels développements elle espère acquérir, j'aurai l’occasion de vous dire toutes ces choses au cours de cette causerie, dans le moment et au début même, de notre entretien, je veux vous affirmer que l’Oeuvre de l’Assistance Maternelle mérite de prendre place parmi les nombreuses et gram-des oeuvres de charité qui se partagent la générosité montréalaise, générosité inépuisable, à laquelle on ne saurait manquer de rendre hommage, sans manquer du même coup aux plus élémentaires devoirs de justice et de reconnaissance.Oui, il est incontestable, il est évident à tous les yeux qui ne se ferment pas de parti pris, que Montréal excelle à pratiquer la vertu d’excellence, la charité, vertu humaine et vertu divine, vertu qui, sans contredit a fait la plus grande force de notre religion et lui a donné ses héros et ses martyrs,—vertu qui apparaît comme le couronnement de l’édifice moral que nous devons tous construire en nous,—vertu qui est enfin un prodige et un miracle, prodige de dévouement qui tue l’égoïsme dans le coeur humain, miracle d’abnégation qui se perpétue à travers les siècles et par lequel nous pouvons répondre au défi lancé par nos ennemis qui vont partout disant : “Où sont donc vos miracles en la fin du siècle qui est clos et au commencement du siècle qui se lève?” Notre miracle, répon- dons-nous, le voici: il est permanent; il s’appelle la charité.La charité devient ainsi, comme on l’a dit, l’or, par l’éclat duquel la religion catholique attire tout à elle, et cette comparaison est juste, non seulement parce que la charité aime à répandre son or sur les misères des pauvres,—ce qui dans la charité même est encore secondaire—mais parce que notre imagination, cherchant ce qu’il y a de plus précieux au monde pour qualifier la charité, n’a su trouver une plus adéquate analogie.Aussi, appelera-t-on un coeur d’or, le coeur généreux, large, compatissant, sympathique à toutes les souffrances, fidèle à toutes ses amitiés, en un mot, le coeur charitable.De cela il me semble qu’il faille conclure que le coeur vaut mieux que l’esprit.On ne dira jamais: un esprit d'or; tout au plus, dira-t-on que c’est du vif argent.Le P.Lacordaire g exprimé cette pensée avec l’élévation d’âme qui le caractérise : S’il fallait dresser un autel à quelque chose d’humain, j’aimerais mieux adorer la poussière du coeur que la poussière du génie.Or, mesdames qui m’écoutez, puisqu’il est prouvé que le coeur est votre apanage, en supposant même que l’esprit soit l’apanage de l'autre moitié du genre humain, soyez encore fières que la part qui vous.est échue.Gardez jalousement votre or, votre coeur d’or; laissez aux hommes, s’ils y tiennent leur esprit, tout en ayant soin de solliciter, pour les fins de la charité, leur argent le plus vif et le plus authentique.Au reste, vous avez compris depuis longtemps que la charité est une vertu, et que comme telle, elle a son siège dans la volonté, ou si vous le voulez, dans le coeur, en tout cas, dans une faculté supérieure, mais non pas dans la sensiblité, encore moins dans la sentimentalité.On n’est point nécessairement charitable, parce que l'on a la larme facilement jaillissante, encore que de savoir pleurer sur les malheurs d’autri soit une preuve non équivoque de sincère pitié, quand ces pleurs vient du coeur avant de sauter aux yeux.LA SENSIBILITE Vous affirmerais-je néanmoins que toute sensibilité est une imperfection dont il faut purifier la charité?Nullement, et vous parlant bientôt de la miséricorde, j’aurai à vous montrer comment et jusqu’à quel point il est permis et même exigé d’exercer sa sensibilité.Mais autre chose est une sensibilité réglée par la volonté, autre chose est une sensiblerie qui n’est qu'une affaire de nerfs — et la sentimentalité qui n’est que la contrefaçon du sentiment véritable.Celle-ci tue.le coeur, celle-là l’atrophie, elle le rend anémique.Jean-Jacques Rousseau pleurait à la vue de pervenches qui se mouraient, et ce sentimental se débarrassait sur les hospices de la peine d’élever ses enfants.Que fait donc la charité-vertu, la charité-volonté?D’abord, elle comprend que l’exercice de la charité est un devoir, un précepte, un commandement nouveau, a dit le Christ, et elle remplit ce devoir, elle observe ce pré-ceipte, elle pratique ce commandement nouveau, dût-elle ne trouver en cet exercice aucune consolation, aucune joie sensible, aucune satisfaction du coeur.En fait, il est impossible qu’il en soit toujours ainsi, car on se sent toujours meilleur après avoir fait du bien aux autres.Mais ce que je voudrais implanter, ainsi qu’une conviction, en vos ftmes, c'est que la charité est.une obliga- Unc série de 6 de ccs coupons et CLNQIÎANTE-CINQ sous donnent droit au Dictionnaire alphabétique et logique Mgr Elie Blanc.L’envoi par la malle exigera un supplément de VINGT sous pour les frais d’emballage et d’expédition.Coupon No 5 CONDITIONS 24 Octobre 1913 Un deuxième envoi du dictionnaire français de Mgr Elie Blanc nous arrive, en même temps qu’une demande de la part du public de prolonger les conditions auxquelles on peut se le procurer.L’administration du “Devoir” comprenant l’importance d’un bon dictionnaire et désireuse de fournir au plus grand nombre possible l’occasion de se le procurer à bon marché y consent.Inutile de revenir sur les avantages du dictionnaire Blanc: c’est le dictionnaire en vogue.Ok ¦ ¦ ¦ tion de conscience, qu’ellé ne consis-1 si l'on est spécialiste.Des vies hu- ' te pas dés lors dans le plaisir de la inaine» se consument tout entières à faire, ni dans l’amour de la personne l’étude d’une spécialité, à qui on la fait, ni dans la délecta- L’ihustre el bienfaisant Pasteur en tion que Ton éprouve à l’avoir faite, reste un témoignage vivant! Que de “Le •'devoir, a écrit le P.Bidon, n’est jours passés dans l’examen d’un mini le plaisir, ni l’amour, ni même le ; crobe mortifère, et quels services ren-sacrifice fait par amour pour quel- dus à l’humanité souffrante! Or, la qu’un”.La vraie charité s’élève av-religion a, elle aussi, ses spécialités, dessus de ces considérations humai- La charité appelle à son aide des spé-nes.Elle voit Dieu dans le prochain eialistes qu’elle_inspire, qu’elle excite, qu'elle secourt, elle s’illusionne aux: dont elle est même plus que l’inspira-clartés surnaturelles, elle n’attend trice et plus que 1 excitatrice, puisqu’elle en est la mère, mère féconde au sein de laquelle toutes les générosités, viennent puiser la vie, pour al- A LA POLICE que d’en haul sa seule récompense.LE DESINTERESSEMENT !er ensuite se répandre sur le monde Or, c’est précisément dans cette ,je [’ignorance ou de la barbarie, sur question de récompense que 1 imper- :e je ]a souffrance physique ou fretien peut se produire, si l'on m e ;a souffrance morale, sur le mon-prend pas garde que la sensibilité, je ,ju maîhcur et même de la faute, froissée par l’ingratitude humain , quelque nom que nous appelions le arrive quelquefois à ralentir, même \ monde, il faut bien finir par le dési-arrêter l'élan du cœur et de la bonté.g.ner sous ie nOTn ,je m0nae de la mi-Combier de personnes, jusque-là gê- sère.Et c’est donc contre la misère néreusts, voient se tarir dans leur qU’i] So fait une conjuration bénie de Ames les sources de la charité, prétendant que la faute en est à l’ingratitude du pauvre et que c’est elle qui desséche ces sources ! Ah ! si vous comptez trop sur la reconnaissance de ce monde, vous montrez par IA qu’il y a de la recherche personnelle dans l’exercice de votre charité et que dès lors celle-ci n’est point la vraie charité que le devoir impose et que Dieu bénit.Pour être vraiment charitable, pour l’Gtre surnaturelle-ment, pour l’C-tre persévéramment, il faut quasi faire son deuil de la reconnaissance humaine.C’est une fleur trop rare dans les vastes champs du monde, pour qu’il soit donné à tous de la cueillir et d’en respirer le parfum.Que voulez-vous ?Les ingratitudes sont Tes épines qui entourent forcément la rose, et la sagesse consiste à dire avec Joubert: Au lieu de me plaindre de ce que la rose a des épines, je me félicite de ce que le buisson porte des fleurs.En un mot, et je termine par ce mot, la première série de mes réflexions, la charité-vertu, sans abdiquer tout l’élément sensible, ne le regarde pas comme essentiel à son existence et A son développement.Elle suit sa route, sans regarder A droite si la louange va l’accompagner, sans regarder à gauche si la critique la guette, et si au terme de cette route elle ne trouve pas la reconnaissance humaine, elle s’en console aisément par l’espérance d’une récompense plus haute: celle de sa conscience qui est celle de Dieu.LA MISERICORDE J’ai hâte, mesdames et messieurs, d’arriver à cette spécialisation de la charité, dont nous avons à nous occuper tout particulièrement ce soir, et qui s’appelle la miséricorde.De la cha rite qui se donne à la charité qui s’apitoie pour secourir, il n’y a qu’un pas, et ce pas, c’est la misère qui le fait franchir.La vraie charité s’étneul souvent, et elle prend alors un des plus beaux noms qui servent à expri nier les émotions pathétiques de l’âme humaine: elle se nomme la pitié, la douce pitié, comme disait Shakes peare.Votre coeur, oh! de grâce, ou-vrez-le bien large à la pitié.Ne l’occupez pas autant de lui-même, de ses mécomptes, de ses dépits, de ses chagrins; versez-en la liqueur précieuse sur tous ces pauvres pieds et dans tous ces pauvres coeurs qui s’ensanglantent aux épines d’un chemin plus dur que le vôtre.Que vos oeuvres de charité, que vos aumônes, que vos dévouement apparaissent parmi les hivers de la souffrance, ainsi que de belles roses remontantes: il s’en exhalera un parfum qui répandra la joie autour de vous, parfum si pur et si éthéré que Dieu seul est tout à fait digne de le respirer.Cet arôme est celui de la pitié.Ah oui! se laisser prendre ainsi par la charité qui amollit le coeur et fait palpiter les entrailles, renverser en soi-même les dures murailles de l’é-goïmc, et par de larges brèches, recevoir en son âme l’émotion divine de la pitié; au seiri du dénûment, ne pas ou blier des démiments plus grands; au sein de la richesse, ne pas s’enfermer dans la possession solitaire, ne point s’isoler de la foule qui gémit et qui pâtit; ouvrir ses oreilles à la clameur douloureuse qui passe sur nous, sorte de rafale grossie de cris de colère, de menaces aigües, de révoltes et de tant de désillusions; s’incliner vers les abandonnés en proie à la faim du corps, ou aux ténèbres de l’esprit, ou aux détresses du coeur, que vient encore aviver d’isolement dans lequel on a comme la sensation du désert; aux délaissés, aux torturés de la vie, aux vaincus de l’existence, aux aveugles du monde moral, aux orphelins de toutes les amours, donner l’aumône d’une pensée, d’un souvenir, d’une prié re, et d’un sou; ne point oublier les pleurs qu'aucune main n’essuie, ni les râles de l’agonie qui se perdent dans la nuit noire, ni des vagissements des nouveau-nés, ni les sanglots des mères; eu un mot, ouvrir s-on Ame assez grande pour qu’el le embrasse dans son affection toutes les misères de ce monde, oui voilà de la charité et de la meilleure, voilà de la miséricorde et de la plus pure, voilà de la Pitié et de la plus sainte ! Et qui donc parmi nous'n’eu serait pas capable ?Le mérite n’est pas ici de donner plus ou moins de secours matériels; le mérite est dans la générosité du cœur et dans l’oubli de soi-même pour ne penser qu’aux autres.Or, remarquez que c’est là précisément la caractéristique do la religion du Christ.Détacher de l’Evangile la page où est consignée la doctrine de la miséricorde, c’est le mutiler, c’est l'anéantir.Et telle est, à ce point de vue, la puissance de transformation donnée à l’Eglise que, entre le philosophe Sénèque et l’Apôtre saint Paul, il y a toute la distance de la question miséricordieuse.“Mis-ericordia animi vitlum est”, dit le philosophe païen; la miséricorde est un vice de l’esprit.“Pour mol, répond fièrement l’apôtre chrétien, je dépenserai tout bien volontiers, et je me dépenserai moi-même pour le salut de Vos Ames.Entre ccs deux paroles, le monde avait, entendu la sentence du Christ: “Heureux les miséricordieux" sentence qui a été le point de départ d'un immense mouvement et qui a renouvelé le monde moral et social.Désormais le malheur cessera d’être un crime, l’infortune un vice,, la compassion une faiblesse.Plus One cela: on ne sera chrétien que dons la mesure où l’on sera miséricordieux, et on aura le droit de suspecter les autres vertus, si elles ne sont auréolées du rayon de la miséricorde.Un cœur sec p’a jamais lu ou n’a jamais compris l’Evangile, et quand vous voudrez suivre le Christ lui-même dans son histoire, suivez-U», je vous en conjure, A la trace de ses miséricordes.Vous oui doutez de sa divinité, vous comprendrez qu’il n’est pas possible à un homme d'être aussi miséricordieux, et voué qui croyez en sa divinité, vous comprendrez que votre s rte de foi doit se doubler d'un acte d’amour.La miséricorde, ai-je dit, est une spécialisation de la charité, qui compatit A la misère pour la secourir.Nous vivons dans un siècle de rçiécia-lisatlon.A l'heure qu’il est, et dans toutes les branches de la science, de la médecine, de l’art, de la littérature, on ne peut avoir d’influence que UN KLEPTOMANE Vers une heure et demie hier après-midi, l’agent Chaput a arrêté un nommé Franeau Drouin, accusé d’avoir volé pour $5.00 d’objets au bazar Woolworth.L’accusé ayant plaidé coupable a été condamné à huit jours de prison.IL AIMAIT LES CHOUX.Un nommé Edouard Daignault, sans demeure connue, a comparu ce matin devant le magistrat Lanctôt sous l’accusation d’avoir volé pour $5.00 de choux dans le potager de M.Octave Derepentigny, côte des Neiges.Le procès de l’accusé aura lieu mercredi prochain.VOLEURS DE POULES toutes les forces de la miséricorde.Uagent Barrette a arrêté hier soir, Celle-.-i s'attaque à celle-là; c’est en- un nctnmé Albanie Bougie, et Jean tre l’une et l’autre un combat sans | Savard, accusés d'avoir volé pour trêve, ni repos; partout où la misère j $7.00 de poules, propriété de Pierre marque un être humain de sa hideuse empreinte, la miséricorde accourt pour effacer la tache.Oh! combien est admirable, cette légion d’anges de la miséricorde sillonnant tous les champs dévastés par la misère pour y jeter la semence de la pitié et y faire germer l’espérance! Oui, tous sont aamirables, depuis la religieuse obscure qui, dans une salle d’école chasse de la tête d’un enfant la misère de l’ignorance, jusqu’à l’écrivain illustre qui dissipe dans les esprits de sa génération la misère du doute, depuis le médecin qui traite sa profession à l’égal d’un sacerdoce, jusqu’au prêtre qui voit dans son sacerdoce le traitement divin des âmes, depuis le jeune homme qui met sa foi sous la protectioh de la charité en s’enrôlant sous la bannière du grand Ozanam, jusqu’à la femme du monde qui, pendant quelques heures s’exile de son foyer et de ses aises pour aller porter à une autre femme, mère comme elle, mais pauvre et malheureuse, l’aumône d’un fraternel coup de main et d’une assistance qui, toute de charité pour la visitée, sera pour la visiteuse toute de mérite et d’honneur.(La suite demain) IL PREND DES DEUX MAINS L’AGENT DE LA VILLEE DIT QU’IL A REÇU UNE COMMISSION ET $5.000 DU VENDEUR DES TERRAINS DESTINES A L’INCINERATEUR DU NORD.Bougie, père de l’accusé.Tous deux ont plaidé non coupable.UN RECIDIVISTE L.B.Bastien, condamné plusieurs fois pour refus de pourvoir, et séparé de sa femme de corps et de biens, a été condamné ce matin en Cour de police, ipar le magistrat Lafontaine, à 2 mois de prison pour avoir menacé sa femme de mort, et $5.00 ou un mois, pour avoir frappé une dame Gagnon, propriétaire de la maison de pension où demeurait Mme Bastien.VOL D’AUTO Hier soir, des voleurs ont pénétré par effraction dans le garage de Nelson Laior.de, 187 rue Saint-Denis, et y ont volé une auto de tourisme de $2,500, portant le numéro 7980.La police informe.POUR AVOIR TENU UNE MAISON DE JEU.Wang Chang, trouvé coupable d’avoir tenu une maison de jeu au No 34 rue Lagauchetière, a été condamné ce matin à $100 d’amende.Les autres joueurs ont été condamnés mercredi dernier à $20.00 d'amende chacun.NE PECHONS PAS L’ACHIGAN en temps prohibé.Un citoyen de Pier-reville, C.Capistran, a été condamné à $5.00 d’amende et les frais pour avoir pêché et essayé de vendre, en temps prohibé, deux achigans.4 I r Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNTEKL, F.J., C.R., avo-I cat, 70 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell, j Main 2679.Tel.Hell Main 197.'!.Adresse télégraphique j Codes : Western Un.Umv.EU.“Yrrab ’ Montréal LEOPOLD BARRY LL.B.Avocat et Procureur Edifice Banque Ottawa, J24 rue St-Jacques Chambre 41.—Montréal Les victimes du “ Volturno ” Habits de Gala et Tuxedo Les modèles d’automne Fashion-Craft viennent d’arriver des ateliers.Chaque vêtement est une représentation de l’art du tailleur.Ils sont d’un fini qu'on ne trouve pas dans l’habit de gala ordinaire, et chaque complet a un cachet tout particulier.Prix : de $30.00 à $50.00 Etablissements ^HIOM-eRAFT.Max Beauvais, Limitée, rue Saint-Jacques.Dubé Limitée, -163, rue Sainte-Catherine Ouest.A.A.Roy, 169 rue Sainte-Catherine Est.Boite Postale 356.— Adresse téléfcraphiqus “Niihac, Montreal*’.Té!.Main 1250-1251.Codes : Lichen.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PEOCUHEUB Edifice Transportation.— Lue Saint-Jacques.ARTHUR GIBE A U LT, B.A., L L.L.Avocat 54 Notre-Dame-Est, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Désery, Hochelaga.Tél.Bell.LaSalle 987, Montréal.MONTREAL 154 9-13 M.Aristide Robert a continué, hier Cent après-midi son témoignage, à l’enquête judiciaire, concernant l’achat des terrains de M.Charles Larin pour la Ville; celle-ci devait lui payer une commission de 2 pour cent.Il raconte ce qui suit: “J'ai d’abord téléphoné à MM.Martineau et Prénoveau que je pensais être les propriétaires, quelqu’un in’a répondu que c’était M.Horace Prénoveau qui s’occupait de la chose, et qu’il était employé à l’hôtel de yille.Je suis allé voir ce dernier dans la soirée et il m'a dit qu’il avait donné une option à M.Larin.Je suis allé voir M.Larin et je lui ai demandé de me faire un juste et dernier prix pour son terrain, ajoutant que j’étais le représentant d’une compagnie qui désirait acheter et qui paierait comptant.M.Larin m’a répondu qu’il ne vendrait pas à moins de 35 cents le pied, et que en plus il avait donné une option pour quelque jours; il ne pourrait donc vendre avant 'l’expiration du temps fixé pour cette option.Le lendemain.je suis retourné chez M.Larin: il était absent; revenu chez moi, j’ai téléphoné à sa demeure et j’ai appris qu’il était malade, mais que si je voulais me rendre je serais reçu dans sa chambre.• Quand j’arrivai, il était en compagnie de M.Horace Prénoveau et d’un autre monsieur qeu je ne connais pas.Je lui ai demandé de nouveau de me faire un dernier prix, et je lui ai offert §35,000.Il m’a répondu qu’il songerait à l’affaire et me rendrait réponse dans quelques jours.Peu de temps après," M.Larin venait ¦me voir à la banque et me donnait une option écrite pour $35.000.J’érivis alors une lettre au maire et je la lui apportai, moi-même.” —Les commissaires ont-ils trouvé le prix exagéré?—Non.—Avez-vous reçu d’autre commission que celle que vous a payée la ville?—Oui, j!ai reçu $5,000 de M.Larin.—Vous avez payé vous-même M.Larin du prix de ses terrains?—Oui, je lui en ai payé le prix, soit $21,800.—M.Larin vous a ensuite remis $5,000 ?—Oui.—Pourquoi cette espèce de jeu ; pourquoi donniez-vous d’une main le plein montant, et retiriez-vous $5,000 de l’autre, plutôt que d’avoir retenu sur le prix des terrains ce que M.Larin devait vous payer?—Je voulais tenir la chose secrète, afin de conserver la confiance des commissaires et la commission que la ville devait me payer.—Vous avez eu une autre commission de la ville?—Oui, j’ai reçu $700.—Pourquoi M.Larin vous a-t-il payé cette grosse commission de $5,000?—Je vis un jour dans un journal, sous le titre: “Belle transaction dans le nord de la ville”, que M.Larin venait d’acheter au prix de $20,000 le terrain en question.C’était pendant que j’étais en négociation avec lui, et peu de jours après que je lui eus offert $36,000.Je suis allé le voir et lui ai exposé que cette annonce ferait probablement manquer la transaction attendu qu’elle pourrait tomber sous les yeux de ceux dont j’étais le mandataire et que ces derniers ne consen-tiraient probablement pas à lui faire faire un aussi gros profit.M.Larin a beaucoup réfléchi, puis il m’a répondu que réellement M venait de faire une bévue en faisant publier cette nouvelle et il m'a alors promis de me donner $5,000 si je faisais effectuer quand même la transaction.Le témoin dit qu’il n’a pas informé les commissaires de la somme mentionnée dans les journaux et personne ne lui a dit qu’il avait vu l’annonce dont il parle.M.Larin est de nouveau appelé.—Qui a fait publier cette annonce dans les journaux?—C'est moi.—Pourquoi l’avez-vous fait?—Parce que je ne connaissais pas mieux.—Avez-vous vu quelqu’un avant de promettre ce $6,000 à M.Robert?—J’ai consulté mon associé M.Prénoveau.—Avez-vous donné un écrit pour assurer celte commission?—Non, je n’en ai pas donné.M.Robert revient alors dans la boîte pour exhiber ses différents livrets de banque et les différents chèques dont on s’est servi pour effectuer la transuctioiu deux passagers et trente-deux matelots ont péri.(Service de la Presse Associée) New-York, 24.— Le total des pertes de vie, lors du kAee-nt désastre du Volturno, a été estimé hier soir, par la Compagnie Uranium à 134 dont 32 membres de l’équipage.Le Capitaine Griffiths, du “Star of Ireland”, qui est arrivé hier de Cardiff, a dit qu’il avait rencontrer le Volturno à une distance d’environ 120 milles à l’ouest de la scène du désastre où il avait été abandonné.AVIS LEGAUX PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réol, Cour Supérieure No.3878.Dame Aurore Tremblay, des cité et district de Montréal.épouse commune en biens de Joseph A.Cadm, dit Deslauriers, allas Godin, Journalier, ci-devant des cité et district de Québec, et maintenant de lieux inconnus, due-nient autorisée à ester en justice, demanderesse.Le dit Joseph A.Cadin dit Deslauriers alias Godin, defendeur.Il est ordonné au défendeur, de comparaître dans le mois.T.DEPATI E, Dép.Protonotaire.Montréal, 21 octobre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont real, Cour de Circuit No.11237.—T.Charrette et al., vs.L.E.Olscampes.l e tme jour de novembre 1913, à dix heures de l’avant-midi.au domicile et place d’affaires du dit défendeur, au No.313 Ave.Lalonde, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité tie justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en \’i-trine, comptoir, etc.Conditions : argent comptant.A.L API EURE, H.C.S.Montréal, 23 octobre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.15731.S.Poirier, vs.A.Qüinel.Le 3me jour de novembre 1913, à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No.512 rue Magdalen en lu esté de Montréal, seront vendu* par autorité tie justice, les biens et effets du (lia défendeur, saisis en cette eau e, consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comptant.ED.DESROCHES, H.C.S.Montréal, 23 octobre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No.4250.—B.T.Campbell, demandeur, vs.F.H.Heath, défendeur.Le âme jour de novembre 1913, à dix heures de Bavant-midi, au bureau de la Standard Photo Engraving Co., Ltd.au No.302 rue Lagauchetière Ouest, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en 18 parts de Capital Stock of the Standard Photo Engraving Co., Ltd.dé la valeur de $100 chaque.Conditions: argent comptant.\V.\V.SMITH, H.C.S.Montréal, 21 octobre 1913 PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adres ser: Modem Barber College, 62 Boui.Saint-Laurent, Montréal.A VENDRE A VENDRE Plusieurs magasins cigares, tabacs, épiceries, maisons meublées pour louer des chambres, merceries, magasins chaussures, pharmacies, clôs de bois, etc.Les personnes désirant vendre leurs commerces, adressez-vous Jean Castelli, 120 Sainte-Catherine Est, Bâtisse “La Patrie”.Etabli depuis 23 ans.Tél.Est 4563.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réid, Cour de Circuit No.1C175.Dupuis et Poirier, vs.Epi lus Laurin.Le 5me jour de novembre 1913 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.177 rue Cardinal, en la cite de Montréal, .seront .endus par autorité de justice, les biens et effets dudit défendeur, saisis en cette cause.Conditions : argent comptant.J.GAU-DRY, H.C.S.Montréal, 21 octobre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No.1951.—Raymond Létourncux, demandeur, vs.Raymond Charron et al.Le quatrième Jour d( novembre 1913, à dix heures de Bavant-midi, au domicile du .lit défendeur, 15ü rue Montcalm, et il la place d’affaires en arrière du No.208 rue Beaudry, en In cite de Montréal, seront vendus par autorité «le justice les biens et effets du dit défendeur, Raymond Charron, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argnt comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 21 octobre 1913.AUTOMOBILES de seconde main à vendre, de to-u-s prix.Ecrivez à L.Baril, Warwick, Qué.A VENDRE Un engin à vapeur type Corlis, système le plus économique, 30 forces, avec bouilloire de 50 forces, en excellente condition, et pouvant porter 100 livres de pression, à vendre à bas prix.Ces appareils peuvent être vus chez MM.Casavant Frères, facteurs d’orgues à Saint-Hyacinthe.A vendre aussi un moteur à gaz ou à gazoline, de 5 forces, en bonne conditions.Pour information s’adresser au même endroit.LAMOTHE & TESSILR, Avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Plaça d’Armes, Montréal.Tél.xviain 3555.J.C.Lamothe, LLD., C.R., Camille Tessier, LL.B.PATTERSON & LAVE R Y AVOCATS-PROCUREURS SUITE 111 ISO ST-JACQUES Tel.Bell Altiin 3960 Cabie Wilpon W.Patterson, C.R., Salluste Lavery, B.C.L.M.Lavery a son bureau du soir, 1 Saint-Thomas.Longueuil • pot- 597^ ANATOLE VANIER, E.A., L L.B.AVOCAT Tél.Main 213.Chambre 53.97, rue 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le Moi, demandeur, vs.Medori Francesco.Le quatrième jour de novembre 1913, à dix heures de l avant-midi, au domicile et place d’affaires du dit défendeur, au No.48 rue Saint-Timothée, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du il It défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, épiceries, etc.Conditions : argent comptant.J.K.COUTU, H.C.S.Montréal, 23 octobre 1913.PROVINCE DK QUKBEC, district de Montréal, (Unir Supérieure No.1974.Swift Canadian Ltd.vs.N.Sklirakis et al.Le tme jour de novembre 1913, h dix heures de l’avant-midi.à In place d’affaires du défendeur, au No.330 rue Sainte-Catherine en la cité de Montréal, seront vendus par autorité* de justice les biens et effets tui dit défendeur, suisis en cette cause, consistant en meubles de restaurant.Conditions : argent comptant.C.T.JKTTK, H.C.S.Montréal, 21 novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, dans la Cour de Circuit du district de Montréal, No.13740.The Consolidated Optical Co., corps politique et incorporé, ayant son principal bureau d’affaires en la cité et le district de Montréal, demanderesse, vs.James Cartell, docteur ci-devnnt du même lieu et maintenant de lieux Inconnus, défendeur.Il est ordonné nu défendeur, de comparaître thins le mois.Par ordre, S.K.MKUNIKB, Député Greffier de In dite Cour.J.K.C.BUMURAY, procureur de In demanderesse.Montréal, 23 octobre 1913.A vendre, dresser par Simsoii.1911 OAKLAND Automobile “Oakland” à vendre, en parfait ordre.S’adresser par lettre à L.K.Ouimet, Parc Laval, Qué.1912 BUICK Automobile de seconde main, à vendre.Proposition avantageuse pour prompt acheteur.S’adresser à P.Brault, 178 Saint-Antoine, Montréal.1911 MAXWELL Une automobile “Maxwell” ù vendre.Un bon marché h faire.S’adresser à M.L.P.Corbeau, 421 Saint-Jacques, Montréal.1911 MAXWELL A vendre, besoin d’argent, s’adresser par écrit, (il l’arc Ave.Montréal.Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements s’adresser aim 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I pièces du vasle établissement mo-1 ! derne.Les salles, décorées pour la | | circonstance, offraient avec leurs ' j banderoles, un joli coup d’oeil.Un orchestre ajoutait à la note joyeuse de la réunion.Athlétique Canadien.Le lut- j | M.Beaubien, président de la leur de l’Assomption aura à t bra rie, conduisit les visiteurs IjKir toul l’établissement, fourni.s-[sant toutes les explications néces-! saires.i Une réunion intime termina cette | inspection, les ‘invités s’assemblant | dans les bureaux prives où l’on servi! un lunch excellent.Le maire Lavallée adressa la pa- l i 4— faire face à Lumdin.C’esl donc dire que notre compatriote aura une nouvelle occasion de se faire valoir.Nous profitons * or,,.,» v.„, „„ rf=uM- Kt.,e\ 1V i à s'"ï: & re des grandes ligues se termine le et au pair ; 3e, Pharoah, 114, Davies, GUI Temps • 5 mins 3-5 31 aoflt, afin de laisser le mois de 5 à 1, 2 à 1.Temps : 1.48 2-5.j Saut en longueur.- 1er,' Bricker, septembre pour cette série entre li- Kormak, Floral Crown, Charles F.Toronto ; 2e, Cronyn, R.M.C., 3e gués, au cours de laquelle chaque clun Grainger, Car, Reno, Dr Burch et j Klein, McGill.' de chaque ligue rencontrera les huit La Sainrella ont aussi couru, clubs de l’autre ligue, jouant en tout ^ LATONIA trente-deux parties.F J'ai pensé à ce plan pendant quelque temps, a déclaré, hier, M.Drey- ses preneurs dans la première course j pièds, 4 pouces 1-2.fuss, et je suggérerai à la prochaine ! d’hier.j Course à obstacles.— 1er, Brown, assemblée de la ligue.J0 n'ai aucun Voici les résultats des épreuves: | Toronto ; 2e, Cushing, McGill ; 3e, doute de ne pouvoir convaincre les j l®re course, 3 ans et plus, 5 fur- | Bricker, Toronto.Temps .18 2-5.autres propriétaires de clubs de mettre ce plan à l’essai., $56.00, 2ème place $24.00, Sème place, | McGill.Temps : .56 2-5 $11.40; 2.Cutie B., (field) 102 1-2,! 3 milles.—1er, Cambridge, MeGill ; nnt deux parties chez lui, puis, deux Vandusen, 2ème place, $12.40, Sème 2e, cllùL Torooto ; 3e, Morris R.à l’étranger, devrait recevoir lÀppro- ! P!ace- ^ > 3.Maud McKee, 100, M.C.Temps : 17 minutes, 23 so- batiou du public, et être une vérita-1 Genton, Seme place, $43.60 103 Tl me semble que cette série spéciale de 32 parties, chaque club jou- Brillant succès du Cercle Paroissial ONE FOULE ELEGANTE ASSISTE AU CONCERT EUCHRE DE CETTE ASSOCIATION.Le Euchre de cette association a rapporté un véritable succès donné A leur salle, car pas moins de 500 personnes y assistaient.L'organisation complète peut être fier de son succès et peut constater de sa bonne réputation.Un programme ohoiai a été exécuté par l’Orchestre du cercle sous la direction de M.Jean Blouin Un goftter délicieux fut servi gratuitement.Pour donner un cachet paternel la Cercle Paroissial Savait Inviter tous las clubs de raquetteurs et plusieurs ont répondu à l’appel.La table d’honneur était présidé par M et Mme Gernaey, président de l’Union des Raquetteurs et M.J, A.Noël de t'ourville, président général du Cercle Paroissial, accompagné de Mlle Dé-Bormeau.Plusieurs pièces d’or ont Sté offertes comme prix spécial en plus les prix nombreux et riches pour les amateurs de Euchre.Les prix ont Hé gagnés par les personnes suivantes : 9 Parties : Mlle A.Dfsormeau, Mme Pesant.Mlle Desgroseülers.Mme Gamache, Mme.Rivet, M.W.Gigras, 31.Gernaey.8 Parties : Mlle Boucher, Mlle Laporte, Mme Gauthier, Mlle d’Aurey Mme Parent, Mlle B.Valllancourt, Mlle J.Deneau, Mlle G.Beauchesne, Mme P, Charron, Mme J.A.Pinet, Mlle F.Charron, Mlle Olivier, Mlle e’.Sicard, M.A.Desjardins, E.Marchand, J.Major et Coulant.7 Parties Mlle B.Landry, Mme S.Mathieu, Mlle Dumouchèlle, Mlle 3.Benoit, Mlle Charron, Mlle J.A.Benoit, Mme T.Paquette, Mme La-anoureux, Mme H.Lamoureux, Mme E.Marchand, Mlle J.Lambert, Mlle A.Dumouchel, Mlle E.Lahell», Mlle R.Charhonn au, Mlle Bergeron, M.K.Poitras, M.J.A.Pinet, M.E.Allard, M.J.A.Rousseau, M.E.Lo-ranger.Prix de consolation : Mme Gernaey.ble attraction.Elle sera, de plus, profitable à tous les propriétaires de clubs, ce que le système actuel n’est pas.“Je crois que l’occasion de voir ici, en septembre, tous les clubs de l'autre ligue, garderait chez les '‘fans’’, le bel enthousiasme des mois de juillet et août, et ce devrait être la même chose dans les “Tel que c'est, aujoiird a que les clubs qui remportent les championnats et ceux qui finissent deuxième pour faire de jolis profits, Si mon plan est adopté, il donnera aux six autres clubs de la ligue une occasion d’augmenter leg leurs, et à leurs clients quelque chose de nouveau qu’ils apprécieront’’.Dreyfuss stipule, dans son plan, que les joueurs, pour la série entre ligues, ne recevront juste que leur salaire.UN SOUVENIR Ottawa, 24 — Frank Harris, l'an-rien joueur de baseball du club St.-Patrtck', est actuellement possesseur du casque que “Home Run Baker” a porté pendant les dernières séries mondiales.Après la dernière partie jouée à New-York,, Harris demanda à Baker de lui donner son casque comme souvenir.“Mais je contracterai le rhume en allant à l’hAtel”, lui ré- Temps, 1,16 3-5.Envy, Lamode, Syringa, Ursula, Emma, Herpes, Brighstone, Mae Taft, Chanticler et June W, ont aussi couru.2ème course, 3 ans et plus, 1 mille et 1 furlong: 1.Ocean Queen, 109, Benton, 1ère place, $8.30; 2ème place, $4.60; 3ème place, $3.70; 2.Effendi, 116, Bore], -d'hui, il n’y g3â ’ °9’ Henry’ tieme Piace’ Temps, 1.49 1-5.Pliant, Billy Baker, Orperth, Gordie | F., et White Heat, ont aussi couru.3ème course, 8 ans, 5 1-2 furlongs : 1.Maud B.L., 105, Reogh, 1ère! condes.Course -à relai.—1er Toronto.Les frères Patrick ont fait un bon marché LA COMMISSION NATIONALE DE HOCKEY EST TOUTE A L’AVANTAGE DES CLUBS DE L’OUEST.Ottawa, 24 — Les amateurs locaux place $12.40, Sème place 87.40, 3, m
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